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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1994-08-20, Collections de BAnQ.

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[" Cahier spécial sur Véducation: réussir l école ¦¦ ¦rrr^.in .\u2019**j&** fcS* V«:.*&£sy ' .* M ; M ' Bfle Mi chel Venne ?a semaine a été riche en engagements de ce genre et l\u2019on voit bien que M.Parizeau, qui vogue avec assurance vers une victoire le 12 , septembre, dit le moins de choses possible qui lui noueraient les mains de manière irréversible.S\u2019il prend le pouvoir, il aura de la latitude.Déjà, dès les premiers jours de la campagne, il prévenait les Québécois: le gouvernement est cassé, il n\u2019y aura pas de marge de manœuvre à distribuer; on ne pourra pas faire beaucoup dès le début, après le 12 septembre, à l\u2019égard de l\u2019égalité des chances; on n\u2019aura pas les moyens d\u2019abolir le ticket de deux dollars sur les médicaments des personnes âgées.Ce ticket, disait-il, il n\u2019en veut pas, il ne l\u2019aime pas, il désire tant l\u2019abolir, mais il ne s\u2019y engage pas.«C\u2019est pas parce qu\u2019on est en campagne électorale qu\u2019on peut dire n\u2019importe quoi», répète-t-il.Sur tel sujet: on verra quand on sera au pouvoir, il faut consulter les livres, il faut faire des études, il faut mettre les maires dans le coup, on ne peut pas décider de ça tout seuls.Ainsi, cette semaine, il a dit qu\u2019il ferait des compressions budgétaires, lui aussi.«Je vous assure qu\u2019il y a un certain nombre d\u2019endroits dans le gouvernement où il y a encore des ponctions à faire», a-t-il soutenu.Mais ces ponctions seront de quelle ampleur?«Je ne vais pas faire de commentaires avant d\u2019être là (au gouvernement).» Il répétait hier devant les délégués de la FTQ: «Il y aura des alternatives aux lois 102 et 198» sur le gel des salaires et la réduction de la taille de la fonction publique.Lesquelles?«J\u2019ai quelques idées là-dessus qui vont passablement loin».Mercredi, il a promis à Montréal des mesures d\u2019urgence pour mettre fin à l\u2019étranglement fiscal qui fait fuir les entreprises et les emplois vers les banlieues.Mais quelles mesures adoptera-t-il?Il y aura «peut-être» une première ouverture à un partage de la taxe de vente.Mais «on verra».Car ça ne sert à rien, dit-il, que lui-même lance des propositions sans savoir si elles correspondent à l\u2019écho que les municipalités veulent avoir.Ce même après-midi, il rencontrait les groupes communautaires de Pointe-Saint-Charles, bardé de bonnes intentions et de bons mots pour le travail essentiel de ces bénévoles.Il leur a promis une politique de reconnaissance et de financement garanti sur trois ans.Les organisations d\u2019aide aux pauvres, aux analphabètes et aux mal-logés veulent savoir si le niveau de leurs budgets, sabrés depuis des années, sera rétabli sous un gouvernement péquiste.Réponse: les budgets seront augmentés au fur et à mesure que l\u2019argent deviendra disponible.«Ça ne servirait à rien de promettre la lune, puisque la lune n\u2019est pas exactement à notre portée.» Il a laissé les gens sur leur faim, sceptiques, cyniques.«Comme alternative politique, ça fait dur», dit leur porte-parole, qui voit chez Parizeau le, même discours qu\u2019au Parti libéral: les finances de l\u2019État ne permettent pas d\u2019améliorer l\u2019aide à l\u2019action communautaire.Jeudi, à Laval, M.Parizeau a dit qu\u2019il fallait une station de métro, une usine d\u2019épuration des eaux et un hôpital.Mais sans dire quand ils seront construits, ni dans quel ordre.Les priorités, il faudra «quelques lunchs» entre lui et les maires de la région pour les établir.Il paiera le lunch.«C\u2019est mon seul engagement.» Les projets seront réalisés au fur et à mesure que l\u2019argent deviendra disponible.Que dit-il de plus que les libéraux à cet égard?: On sait dpnc que M.Parizeau va comprimer les dépenses de l\u2019État, qu\u2019il va proposer un nouveau pacte fis-èal à Montréal et qu\u2019il y aura des investissements à Laval.L\u2019action communautaire aura un appui.La vertu, quoi.Mais pour les détails, il se ménage une marge de manœuvre béante, tant sur les modalités que sur le calendrier.Sera-ce avant ou après le référendum?A plusieurs reprises, Il a évoqué les philosophes grecs qui, paraît-il, disaient que «l\u2019on démontre le mouvement en marchant».Eh! bien, demande le chef péquiste, donnez-nous l\u2019occasion de vous faire cette démonstration.«Nous allons bouger, nous allons démontrer le mouvement en marchant» Il pourrait ajouter «Faites-nous donc confiance.» Un peu comme Mme Kim Campbell qui, au début de la campagne fédérale au terme de laquelle son parti fut rayé de la carte du pays (à deux sièges près), disait: «Croyez-en moi!» LES ARTS FFM: André Forcier et le feu sacré PAGE C 1 LE MONDE Clinton ne veut plus des réfugiés cubains PAGE A 7 FORMES Comme un bon pain sorti du four PAGEC10 LES SPORTS Carbonneau s9en va à St.Louis PAGE B 8 Agenda \t\t.C8 Ixs Arts\t\t.Cl Avis publics.\t.B6 Classées\t\t.B7 Économie\t\t.Bl Éditorial\t\t.A8 Le monde\t\t.A6 Mots croisés.\t.B6 1x8 sports\t\t.B8 Montréal Nuageux avec éclaircies.Averses ou orages.Max: 28.Dimanche: nuageux.Max: 24 Québec Ennuagement.Max: 24.Dimanche: nuageux.Max: 24 Détails en B 4 Le flou artistique des promesses de Parizeau Quatre points d\u2019écart Les libéraux ont réussi à gruger le vote francophone du Parti québécois PIERRE O\u2019NEILL LE DEVOIR Le Parti québécois continue de dominer le Parti libéral dans les intentions de vote des Québécois, quoique son avance se soit amoindrie.Un sondage réalisé pour le compte du Devoir, du réseau TVA et du quotidien The Globe and Mail révèle que l\u2019écart entre les deux partis n\u2019est plus que de quatre points.Il démontre qu\u2019en cette première demie de campagne, les libéraux ont réussi à gruger le vote francophone.INTENTIONS DE VOTE PROVINCIALES (sondage Le Devoir, TVA, the Globe and Mail) so %r Effectuées du 13 au 18 août auprès de 1020 répondants, pour un taux de participation de 62,1 %, cette enquête d\u2019opinion publique accorde 49,4 % au PQ, 45,4 % au PLQ, 3,3 % à l\u2019Action démocratique, 0,7 % au Parti Égalité et 1,3 % aux autres partis.La méthodologie publiée en page A-10 situe la marge d\u2019erreur à plus ou moins 3,1 % dans 19 cas sur 20.Ces conclusions s\u2019inscrivent dans la tendance amor- VOIR PAGE A 10: SONDAGE 40 Sondage Le Devoir, TVA, Globe & Mail 16-20 juillet 1994 Sondage Le Devoir, TVA, Globe & Mail 13-18 août 1994 Parti libéral Parti québécois Action démocratique Parti égalité Autres Le feuilleton du Devoir 9- La maison Après avoir sillonné un peu le monde, Rémi aspire à vivre en paix.Le voici qui se rapporte à son patron adoré, avec l\u2019idée de prendre congé.LOUIS HAMELIN La silhouette s\u2019était voûtée, la voix semblait plus lasse.Il me tournait toujours le dos.\u2014 Votre dernier, hum, scoop sur Haiti nous a coûté cher, Fassol.Mais j\u2019ai trouvé un petit travail qui vous empêchera de nuire un moment: vous allez nous écrire la suite de Oka Indigne.Faites-nous un beau grand roman international et universel qui se passe à Montréal, Fassol! \u2014 Il n\u2019y a si pas longtemps, on me considérait comme un illettré fonctionnel.VOIR PAGE A 10: MAISON Est-ce cela qu\u2019on appelle le flou artistique, cette façon qu\u2019a le chef du Parti québécois de promettre sans s\u2019engager, d\u2019indiquer une direction sans déterminer le point d\u2019arrivée, de déballer de bonnes intentions tout en se ménageant une marge de manœuvre?Les portes se referment Élections mexicaines Salinas souhaite-t-il la victoire?ILLUSTRATION: BRUCE ROBERTS VOIR AUSSI EN PAGE A 4 B Guitouni qualifie Mario Dumont de lâche B Daniel Johnson veut créer une industrie québécoise de l\u2019automobile électrique B Parizeau s\u2019engage à réviser les privatisations de sociétés d\u2019État Neuf partis participeront aux élections présidentielles et législatives de demain, et les candidats de trois d\u2019entre eux peuvent prétendre à la présidence de la République.Une première, dans un pays dominé depuis soixante-cinq ans par le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), alors que la nouvelle transparence peut profiter au Parti d\u2019action nationale (PAN, conservateur), ou au Parti de la révolution démocratique (PRD, centre gauche).BERTRAND DE LA GRANGE LE MONDE PHOTO AP DES REFUGIES rwandais traversaient la frontière du Zaïre, hier, peu avant sa fermeture par les autorités zaïroise.Des milliers de Rwandais d\u2019origine Indue ont fui la zone humanitaire sûre établie dans le sud du Rwanda dans la crainte de représailles après le retrait des forces françaises.Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, de 15 OOO à 20 000 réfugiés ont atteint hier la ville frontière zaïroise de Buka-vu.Voir nos informations en page A 6.Le président Carlos Salinas souhaite-t-il vraiment la victoire de sa formation politique, le PRI, aux élections qui auront lieu dimanche?Certains secteurs du PRI commencent en effet,à s\u2019interroger sur les véritables intentions du chef de l\u2019État à la suite de ses récentes interventions publiques contre la fraude électorale, qui a per- VOIR PAGE A 10: SALINAS A 2 I) K V 0 I R .I, K S S A M K I) I 2 I) K T I) I M A N Ç, Il K 2 A (I II T I !» !» L E S A C T U A LIT E S Plans de fertilisation intégrée Le MEF a fait des concessions aux producteurs agricoles Les environnementalistes et les milieux de la santé ont été exclus de la table de concertation LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Les plans globaux de fertilisation intégrée (PGFI), qui pourraient remplacer les normes d\u2019épandage des fumiers en vigueur jusqu\u2019à présent, contiennent des concessions aux producteurs agricoles qui équivalent à des permis de polluer valables, dans certains cas, jusqu\u2019à l\u2019an 2000.Et ces concessions du gouvernement s\u2019expliquent par le fait que le ministre de l\u2019Environnement et de la Faune, M.Pierre Paradis, a réservé aux seuls producteurs agricoles et aux représentants municipaux \u2014 en y excluant les environnementalistes et les milieux de la santé \u2014 l\u2019accès à la table de concertation provinciale, où se sont finalement négociés depuis janvier les termes du projet de règlement sur la réduction de la pollution d\u2019origine agricole., Telles sont les principales failles décelées depuis quelques jours par l\u2019Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) dans le projet de règlement qui sera officiellement publié le 31 août dans la Gazette officielle après avoir été entériné par le cabinet provincial la semaine dernière.M.Paradis en a divulgué quelques éléments jeudi dans le cadre de deux assemblées électorales tenues à Berthier et à Saint-Jean-de-Matha.Le projet de règlement impose aux agriculteurs de se doter d\u2019un plan global de fertilisation, qui ajuste les quantités de fumier à la capacité d\u2019absorption de leurs sols et les oblige à utiliser toute cette matière organique avant de recourir aux engrais chimiques, dont l\u2019utilisation a augmenté de 500 % en une génération au Québec.Ces plans de fertilisation devront être élaborés par des agronomes et les agriculteurs seront invités à effectuer un autocontrôlé de leurs épandages en tenant un registre à cette fin des endroits, des quantités épandues et des dates d\u2019arrosage.Selon le directeur général de l\u2019UQCN, M.Christian Simard, une première analyse de cet important projet de règlement révèle qu\u2019il entrera en vigueur progressivement, ce qui équivaut à accorder des permis de polluer dont on peut questionner la pertinence.Ainsi, le règlement prévoit contrôler à partir de mars 1996 les parcelles de terre où les agriculteurs épandent au delà de la capacité des sols.Un an de plus est accordé aux exploitations animales aux prises avec des déjections animales sous forme de fumier liquide.Ce n\u2019est qu\u2019en mars 1998, d\u2019autre part, que les autres élevages seront assujettis et les cultures les plus exigeantes en engrais chimiques ne vont finalement devoir privilégier les engrais naturels qu\u2019à partir de mars 1999.Ainsi, la levée, dès décembre, du moratoire sur la production porcine dans le bassin de la rivière L\u2019Assomption, promise jeudi par le ministre Paradis, pourrait avoir des effets dommageables pour ce cours d\u2019eau s\u2019il donnait lieu, par exemple, à une reprise des activités polluantes d\u2019ici l\u2019entrée en vigueur «progressive» des nouvelles normes.Selon M.Simard, «le ministre de l\u2019Environnement a oublié, une fois de plus, que les environnementalistes et les milieux de la santé font partie de sa clientèle.Ils auraient dû être présents à sa table de concertation élargie.Au lieu de cela, il a placé son ministère dans une situation de pression insupportable de la part des producteurs agricoles, ce qui ne nous assure pas, bien au contraire, que l\u2019environnement et la santé publique seront vraiment protégés.M.Paradis aurait notamment pu demander des avis au ministère de la Santé sur les dispositions de son règlement.La formule qu\u2019il a utilisée est beaucoup plus susceptible de créer de faux consensus que de régler vraiment des problèmes.» M.Simard reconnaît cependant que, globalement, ce projet de contrôle de la pollution agricole, la grande oubliée des stratégies d\u2019assainissement depuis 1978, est «sûrement mieux que l\u2019actuel règlement, qui n\u2019a rien réglé».Mais, ajoute-t-il, si l\u2019idée d\u2019une gestion globale de la pollution agricole est intéressante, rien ne dit que le projet du ministre s\u2019attaque à tous ou aux principaux problèmes environnementaux engendrés par l\u2019activité agricole.Le porte-parole du plus important groupe environnemental québécois ajoute que la complexité de ce règlement et le nombre important des exemptions qu\u2019il prévoit «font en sorte qu\u2019on risque de se retrouver avec un règlement dont les effets seront beaucoup plus théoriques que réels».Au Congrès mondial acadien L\u2019Acadie invite le Québec à se brancher Jean-Marie Nadeau veut définir «enfin» des rapports créatifs avec la province JEAN DION LE DEVOIR Moncton \u2014 L\u2019Acadie sait qu\u2019elle n\u2019aura à compter que sur ses propres moyens pour assurer son avenir, mais il serait bénéfique pour tous que le Québec se branche une fois pour toutes quant à son avenir au sein de la fédération canadienne.Dans un Congrès mondial acadien où les allusions directes à la délicate question québécoise auront été plutôt rares, c\u2019est le concepteur du CMA, Jean-Marie Nadeau, qui a lancé ce pavé, hier, lors d\u2019un discours prononcé devant quelque 200 personnes réunies à l\u2019Université de Moncton.«Souhaitons que nos frères et sœurs québécois arrêtent de téter sur leurs décisions à prendre pour que nous puissions enfin définir des rapports de cohabitation plus harmonieux et créatifs», a déclaré M.Nadeau, qui avait le premier évoqué l\u2019idée d\u2019un rassemblement des Acadiens du monde, en 1988.Du même souffle, l\u2019ancien secrétaire général de la Société nationale des Acadiens a toutefois appelé les siens à cesser de faire porter aux Québécois le poids de la culpabilité quant au sort de la francophonie canadienne.«Il va falloir que certains d\u2019entre nous arrêtent de se faire complices du monde anglophone en faisant du \u201cQuébec-bashing\u201d à la moindre occasion.Nous ne pourrons pas définir de rapports sains et adultes avec le Québec en le dénigrant continuellement.» «Mais il est vrai que le Québec doit lui aussi s\u2019amender en conséquence en faisant montre de plus d\u2019ouverture et d\u2019intérêt pour ce que nous sommes.Notre Congrès en a peut-être jeté les bases», a-t-il dit, avant d\u2019ajouter qu\u2019à l\u2019inverse, «l\u2019Acadie est prête à aider le Québec à se définir».Nationaliste acadien engagé ne détestant pas la controverse, reconnu pour son franc-parler, voire ses prises de position «marginales», Jean-Marie Nadeau n\u2019en a pas moins été accueilli avec beaucoup d\u2019enthousiasme, hier.Son long plaidoyer pour la fin des querelles intestines et l\u2019unité «des Acadies» lui a valu maintes ovations.Loin du repli sur soi, «le nationalisme acadien qui m\u2019intéresse est un nationalisme porteur d\u2019ouverture sur le monde, solidaire des luttes pour l\u2019amélioration des rapports Nord-Sud, l\u2019écologie, contre le racisme, pour l\u2019égalité des hommes et des femmes», a-t-il mentionné.Sur l\u2019avenir du Canada, M.Nadeau a signalé que plusieurs Acadiens estimaient qu\u2019ils devaient à un fédéralisme fort et centralisé d\u2019être rendus là où ils se trouvent aujourd\u2019hui.«Et ils ont en grande partie raison.Mais je leur rappelle que la conjoncture économique et politique a changé et changera encore.Le fédéralisme canadien est en train de se transformer.Plus que jamais, nous devons compter sur nos propres moyens.» Dans ce pays changeant, on pourrait être tenté de blâmer les forces centrifuges de la francophonie.S\u2019il dit ne plus croire que la volonté d\u2019autonomie prenne nécessairement la forme d\u2019un pays pour le Québec ou d\u2019une province pour l\u2019Acadie, Jean-Marie Nadeau soutient qu\u2019«il est de plus en plus clair que tant la volonté autonomiste des Québécois que celle des Acadiens est devenue incontournable», même si «la formule juridique à retenir n\u2019existe pas encore».Tellement incontournable, en fait, que les tenants d\u2019un nationalisme coast to coast devront bien s\u2019astreindre à regarder la vérité en face et «considérer les forces nationales de l\u2019Acadie et du Québec comme étant aussi des valeurs positives dans la reprise en main et la redéfinition de ce pays qui devrait être aussi grand dans son âme que dans sa géographie».Et de conclure avec un message clair: «Ayons l\u2019intelligence de reconnaître que ce sont probablement les forces séparatistes de l\u2019Ouest qui menacent le plus l\u2019apparente unité du Canada, beaucoup plus que les forces indépendantistes du Québec ou autonomistes de l\u2019Acadie qui se veulent avant tout l\u2019expression d\u2019une maturité et d\u2019une volonté modernes de gérer leurs propres affaires, pour nous, contre personne.» CARNETS ACADIENS ?WARREN PERRIN POURSUIT SON COMBAT Moncton \u2014 L\u2019avocat louisianais Warren Perrin poursuit sa lutte pour obtenir du gouvernement britannique qu\u2019il décrète officiellement la fin de l\u2019exil des Acadiens, qui remonte au Grand Dérangement de 1755.On sait que Londres n\u2019a jamais résilié l\u2019ordre de déportation.Me Perrin a déposé une requête en 1990, mais les choses stagnent depuis et sont toujours au stade de la discussion entre avocats.Il a été spontanément applaudi, mercredi dernier à Moncton, lorsqu\u2019il a soutenu qu\u2019il «n\u2019abandonnerait jamais» sa requête, dût-il la porter devant les tribunaux.Plusieurs espéraient que la reine Elizabeth II, qui était de passage en Nouvelle-Ecosse il y a quelques jours, profite de l\u2019occasion pour faire ses excuses au peuple acadien.Une pétition a d\u2019ailleurs circulé à ce sujet.Mais Sa Majesté n\u2019a pas bronché.De felles démarches ne suscitent toutefois pas l\u2019unanimité.A l\u2019ouverture du Sommet des femmes en Acadie, l\u2019écrivaine Antonine Maillet a fait connaître son désaccord, arguant que «si je fais ça (demander des excuses), je devrai demander pardon parce que mes ancêtres ont massacré les Indiens».La réponse de Saturn au fameux « vente sous pression, très peu pour moi, merci.» Saturn SL 1 M 199$/mois.36 mois.Versement initial de 1 870$.Chez Saturn, pas de pression, pas de cachotteries ! 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Prétextant qu\u2019il «ne savait pas faire ça», l\u2019Acadien de descendance Gilles Vigneault a refusé à plusieurs reprises d\u2019agir à titre de conférencier dans le cadre du Congrès, mais il a fini par plier devant l\u2019insistance d\u2019An-tonine Maillet qui, «quand elle a quelque chose dans la tête, ne l\u2019a pas dans le bout de l\u2019orteil».Le fils du poète l\u2019aurait aussi convaincu en lui disant: «Papa, tu as passé pour un chanteur pendant 34 ans, tu peux bien passer pour un conférencier pendant une demi-heure!» Vu la dispersion des sites, il est presque impossible de chiffrer, même approximativement, l\u2019affluence à ce Congrès mondial acadien.Même les objectifs des organisateurs ont beaucoup varié, de 20 000 à 50 000.Mais chose certaine, l\u2019événement a donné un sérieux coup de pouce à l\u2019économie du sud-est du Nouveau-Brunswick, et en particulier de la région de Moncton déjà florissante.Restaurateurs et hôteliers ont particulièrement profité de la manne.Et que dire des entreprises de location de voitures! Leurs affaires allaient tellement bien que l\u2019équipe de CTV, qui suivait la tournée du premier ministre Chrétien, a dû se contenter du seul véhicule disponible et se rendre dans le village de Saint-Louis-de-Kent en.limousine surdimensionnée extra-luxueuse.Plusieurs organismes ont choisi de faire coïncider une assemblée avec la tenue du Congrès mondial acadien.C\u2019est notamment le cas de la Conférence des peuples de langue française, dont le comité permanent s\u2019est dit inquiet de la place du français dans la révolution audiovisuelle et la future autoroute de l\u2019information.La CPLF, qui compte des associations membres dans cinq pays, a demandé qu\u2019une conférence interministérielle soit convoquée sur le sujet.Le secrétaire général de la Conférence, Philippe Destat-te, de Wallonie, a de plus profité de l\u2019occasion pour soutenir que la souveraineté du Québec «ne serait pas la fin du monde, au contraire» pour les autres francophones d\u2019Amérique.«Un Québec souverain sera plus fort pour assumer ses devoirs de solidarité» avec ceux-ci, a-t-il commenté.Jean Dion siroi Élections fA\tMONTRE DIABOLO ^\tLOUIS CARTIER Les montres Cartier sont en vente exclusivement dans les boutiques Cartier et chez les concessionaires Cartier agréés.Chaque montre est accompagnée d'un certificat d'authenticité.Cartier lie rt Ue k f>\u2018s ?b ta 22 ê le 21«6uf Je plus amples renseignements.osez sans frais, de 9 h à 22 h.7 jours par semaine: de l'extérieur de Québec 1 800 461-0422 de la région de Québec 528-0422 ou malentendantes iü§i ^\t06^>4 Parce qu\u2019un vote, ça compte -i ) i - Iri i\u2014¦ \u2022S) I\")\tFFM i , C\u2019est le temps de magasiner ses films i , j ODILE TREMBLAY LE DEVOIR C\u2019est aujourd\u2019hui que ça commence.Bien avant jeudi pro-' chain, à l\u2019ouverture du 18e Festival des films du monde qui durera jusqu\u2019au 5 septembre, les cinéphiles peuvent aller faire la queue au ciné-, i, ma Parisien, programme en main, pour magasiner des films, acheter L, les billets.Quoi choisir?Là est la ! \u2018 question.Bien évidemment, il y a r de tout, du meilleur et du pire.Des 11 très attendus qui décevront, des petits films de rien du tout qui créeront l\u2019événement.Le Devoir a vu quelques films , dans les festivals, d\u2019autres sont précédés par une rumeur positive.^ Voici certaines suggestions, pistes, ' \" pour vous démêler dans la jungle , j ,de la programmation.,, * Du côté québécois, pas vu encoure, le dernier André Forcier Le Vent du Wyoming, très attendu par ceux qui goûtent la poésie blessée et pudique de créateur d\u2019Au Clair de la lune.Du Micheline Lanctôt, La vie d\u2019un héros, on peut espérer une mécanique huilée, la petite .musique d\u2019un style sensible, une voix personnelle qui résonne, sans chichi.En compétition, le dernier Claude Miller (le cinéaste de Mortelle randonnée et de L\u2019Accompagnatri-, , ce) recevait jeudi une critique assassine dans le journal Le Monde, parlant de «l\u2019impuissance d\u2019un cinéaste désemparé qui cherche en vain de nouvelles recettes dans l\u2019ar-rière-cuisine».Dure critique?On verra.Mon coup de cœur absolu à Cannes: Soleil trompeur du Russe Nikita Mikhalkov, qui fera la clôture du P'FM.Le cinéaste d\u2019Urga et des Yeux Noirs fait ici une œuvre de lumière.Nul mieux que Mikhal-~\u2019.\u2019t kov peut mettre en scène le bonheur, puis le malheur qui s\u2019abat sur | ' lui comme un oiseau de proie.Attention, chef-d\u2019œuvre.Merveilleux Rouge, le dernier vo-¦ 1 let de la trilogie française de Kieslowski.Ni mystérieux comme Dieu, ni froid comme Blanc, plus simplement humain, rempli de ten-.dresse et d\u2019espoir, un dialogue 1 entre un juge à la retraite (Trinti-gnant) et une jeune femme douce (Irène Jacob) qui compose aussi une leçon de vie.Du frère de Mikhalkov, Andreï ' \u2018 Konchalowsky, un film très russe ___contemporain, montrant un revire- Minent chez ce cinéaste qui a roulé \"\"sa bosse partout.Très russe parce que mêlant le désespoir d\u2019une société en pénurie de tout, et surtout d\u2019idéal, avec cet humour grinçant jet le trou vide de l\u2019avenir qui caractérise ce peuple.'\u201cÇî! Un très beau film iranien, Au tra-%* I M A N ( II hi 21 All I' T I !» Ill A I LE ELECTIONS QUEBEC Johnson veut créer une industrie québécoise de Pautomobile électrique PAUL CAUCHON LE DEVOIR S\u2019il n\u2019en tient qu\u2019au premier ministre Johnson, dans quelques années le Québec pourra exporter de par le monde une voiture électrique entièrement conçue et fabriquée ici.Dans ce qui apparaît comme la promesse la plus surprenante de la campagne électorale, le premier ministre Daniel Johnson a en effet promis hier d\u2019investir 100 millions de dollars en quatre ans pour «susciter l\u2019émergence d\u2019une industrie québécoise du véhicule électrique».C\u2019est le Fonds de développement technologique qui sera doté d\u2019une nouvelle enveloppe budgétaire à cette fin.Daniel Johnson veut carrément voir naître un nouveau secteur industriel qui pourra concevoir une voiture de ce genre au Québec et la commercialiser partout dans le monde.Pourquoi l\u2019État devrait-il donner un tel coup de pouce à une industrie qui demeure encore aléatoire, c\u2019est le moins qu\u2019on puisse dire?«C\u2019est une question de volonté politique», répond Daniel Johnson, qui explique que si l\u2019industrie automobile canadienne s\u2019est installée en Ontario près de Detroit pour des raisons géographiques, «la prochaine étape sera basée sur la technologie, et il faut tout de suite assurer la présence du Québec dans ce secteur».Le chef du Parti libéral rappelle que l\u2019automobile propulsée à l\u2019électricité prendra «son envol» d\u2019ici cinq ans.Ainsi, en Californie, les constructeurs automobiles sont tenus de vendre, dès 1998,2 % de leur production sous forme de véhicules électriques, un pourcentage qui atteindra 10 % en 2003.Ce type de réglementation est actuellement à l\u2019étude dans plusieurs États américains.Le gouvernement américain envisage également dans deux ans de forcer les propriétaires de flottes de véhicules à utiliser un certain pourcentage de voitures propulsés par des modes alternatifs, particulièrement l\u2019électricité et le gaz naturel.Daniel Johnson a évoqué hier plusieurs atouts du Qué- bec dans cette course qui se dessine autour de la commercialisation d\u2019une telle voiture: l\u2019Institut de recherche en électricité (IREQ), une filiale d\u2019Hydro-Québec, travaille sur le développement de batteries compactes, le Québec compte une usine d\u2019assemblage majeure à Sainte-Thérèse, Bombardier possède déjà une expertise mondiale dans la fabrication de véhicules de tout genre, bref Daniel Johnson espère rassembler les universités, les centres de recherche, le gouvernement et l\u2019industrie privée autour de cet objectif commun.Pour réaliser ce projet, M.Johnson présidera, s\u2019il est réélu, un comité aviseur formé de Laurent Beaudoin, président de Bombardier, Micheline Bouchard, du Groupe DMR, Yves Landry, président de Chrysler Canada, Richard Drouin, président d\u2019Hydro-Québec, David Johnston, ancien recteur de l\u2019Université McGill, ainsi que le ministre de l\u2019Industrie, du Commerce et de la Science, Gérald Tremblay.Quelle allure aura cette voiture?Sera-t-elle adaptée au climat québécois?«Je ne le sais pas encore, répond le premier ministre, ce que nous annonçons aujourd\u2019hui, c\u2019est une initiative de conception.» Mais le gouvernement s\u2019engage à acheter au moins 100 véhicules électriques conçus au Québec, à titre de démonstration.Le Conseil du patronat du Québec a pris la peine, hier, d\u2019émettre un communiqué pour féliciter le gouvernement de cette initiative, mais cette promesse n\u2019est pas nécessairement à la veille de se réaliser.Daniel Johnson faisait cette annonce hier à l\u2019École polytechnique de Montréal, et des ingénieurs sur place doutaient un peu de la réalisation du projet.On fait particulièrement valoir que si le véhicule électrique existe depuis des décennies, le principal obstacle à sa commercialisation massive demeure la batterie, dont la conception a déjà nécessité des milliards de dollars un peu partout dans le monde, sans qu\u2019on soit parvenu à régler les problèmes techniques.On semblait donc douter que le Québec puisse résoudre ce problème en quatre ans avec 100 millions de dollars.Guitouni crie au racisme Débat des chefs L\u2019ADM en appellera lundi Elle discutera avec les autres partis en fin de semaine D\u2019APRÈS LA PRESSE CANADIENNE L\u2019Action démocratique du Québec (ADQ) en appellera lundi de la décision de la Cour supérieure du Québec, qui a rejeté hier sa requête en injonction, pour forcer le consortium de diffuseurs à inviter Mario Dumont à un débat télévisé des chefs.Mais auparavant, l\u2019ADQ entreprendra une ultime séance de pourparlers avec le Parti libéral et le Parti québécois.Ce que demande l\u2019ADQ est «incompatible avec uri jugement en injonction interlocutoire», souligne le juge André Denis.Il a rendu sa décision dès ja reprise de l\u2019audience, hier matin, sans entendre comme prévu les avocats du Parti québécois et du consortium des trois stations de télévision.Si la Cour accordait une telle requête, stipule le juge, «elle devrait l\u2019accompagner d\u2019un catalogue de directives, de solutions alternatives, voire d\u2019un plan d\u2019émission qui ultimement rendrait inutile la présence d\u2019un réalisateur ou de journalistes».Les dirigeants de l\u2019Action démocratique ont été visiblement surpris par la décision du juge Denis, mais ils n\u2019ont pas tardé à réagir.«On veut tenter de faire un règlement hors cour avec le Parti québécois et le Parti libéral.S\u2019ils ne manifestent pas publiquement le désir que l\u2019on fasse partie du débat en fin de semaine, on ira en appel lundi», affirme André Néron, directeur général de la campagne électorale à l\u2019ADQ.L\u2019avocat du consortium se demande pourquoi l\u2019Action démocratique désire se pourvoir de la Cour d\u2019appel.«Ce serait futile et dilatoire», a indiqué Marc-André Blanchard.L\u2019ihscription d\u2019un appel, qui pourrait être faite au début de la semaine prochaine, n\u2019aurait pas d\u2019effet suspensif juridique envers les diffuseurs, selon Claude Carignan, avocat de l\u2019ADQ.Toutefois, M.Blanchard a dit: «Il y en a qui refusent de participer (au débat), tant qu\u2019il y a des procédures.» «Qui ça?» «Je ne sais pas.» Le pourvoi en Cour d\u2019appel impose une étape préalable: un juge de ce tribunal doit décider si un banc complet entendra bel et bien la cause.Selon le consortium (TVA, Radio-Canada, Radio-Québec), le fait d\u2019inviter ou non quelqu\u2019un à un débat relève de sa seule discrétion.Le péquis-te Jacques Parizeau et le libéral Daniel Johnson sont invités le lundi 29 août.Au PQ, a indiqué simplement le porte-parole Jean Royer, «dès que le consortium nous convoquera à la prochaine réunion (préparatoire au débat), nous y serons».MARTINE TURENNE LE DEVOIR Moncef Guitouni, le candidat et président déchu de l\u2019Action démocratique du Québec, a crié au «racisme», à la «machination», et il a qualifié Mario Dumont et l\u2019exécutif de son parti «d\u2019immoraux et de lâches».Le psychosociologue, objet d\u2019un portrait peu flatteur au magazine télé Le Point, mercredi soir, qui lui a coûté la présidence de son parti et entaché sérieusement sa réputation, était dans tous ses états hier, lors d\u2019une conférence de presse qu\u2019il a convoquée pour faire état de ses bons et loyaux services envers le Québec.Moncef Guitouni se dit victime d\u2019une campagne de salissage.«Je n\u2019arrive pas à expliquer cet acharnement et cette férocité à mon égard, a-t-il dit.C\u2019est de la machination et du racisme.» Il a qualifié de mensonges éhontés tout ce qui a été dit sur lui ces derniers jours.Et il a annoncé d\u2019emblée qu\u2019il porterait plain- te au Conseil de presse, à l\u2019ombudsman de Radio-Canada, à la Commision de droits de la personne et qu\u2019il poursuivrait pour atteinte à sa réputation les personnes qui ont témoigné dans le reportage du Point.Il a aussi affirmé qu\u2019il contestait la décision de l\u2019ADQ et qu\u2019il entendait se présenter comme candidat de ce parti dans Marie-Victorin.Il a saisit Pierre F.Côté de l\u2019affaire.«C\u2019est une question de principes, a-t-il dit.Si le directeur des élections donne raison à l\u2019Action démocratique, je vais me présenter comme indépendant.» Il a ajouté que l\u2019ADQ appartenait à tout le monde, et surtout pas uniquement à Mario Dumont.Moncef Guitouni était accompagné hier de quelques-uns des 112 membres de la Société de recherche en orientation humaine (SROH).Ces derniers se sont sentis directement attaqués par le reportage du Point.«Nous songeons à des poursuites», a dit la psychologue Solange Delorme, qui est vice-présidente de la SROH.Elle a été interviewée pendant plus d\u2019une heure par la journa- liste du Point mais n\u2019apparaît pas dans le reportage.Rappelons que le reportage du Point mettait en relief certaines pratiques professionnelles douteuses de M.Guitouni (des témoins l\u2019accusent de faire durer indéfiniment ses thérapies, de former autour de lui un véritable culte de la personnalité, une ambiance sectaire, etc.).On y apprenait aussi que des renseignements incomplets et mensongers sont contenus dans son curriculum vitæ et qu\u2019il était en conflit d\u2019intérêts lors de l\u2019octroi de certaines subventions.Moncef Guitouni a visionné le reportage en compagnie de Mario Dumont et de l\u2019exécutif de l\u2019ADQ, réunis d\u2019urgence mercredi soir pour prendre une décision sur son compte.Aussitôt le reportage terminé, a dit hier Moncef Guitouni, il a senti l\u2019hostilité grandir et «une condamnation sans preuve» à son égard.Il ne pouvait même pas se défendre, a-t-il dit.«On me parlait sans arrêt du bien du parti, ajoute-t-il, on ne voulait pas m\u2019écouter.Ils ont été lâches et immoraux.» FESTIVAL FESTIVAL FESTIVAL FESTIVAL FESTIVAL FESTIVAL LE DEVOIR SW FM LONGUEUR.Notre! Parc St-Mark, Vieux-Long ueuil le\t)} Un repas gastronomique ' JJn tour du monde ^plaisirs delà table/ ûà mets et des boissons de 30ptt\\s! Animations - Jeux - tournis - Déiiioustnttious citliiuiirei - t.tc.naHDHEHSHESlI L; ADRESSE VILLE.CODEPOSTAL.TÉL(.|.Question mathématique: ([4 x 2] + 20 *2) - 3 = Les règlements de ce concours sont disponibles à nos bureaux.Aucun facsimile.Je suis abonné(e) au Devoir.J\u2019achète Le Devoir à:.qui ont continué, en un flot régulier, de se diriger vers Bukavu, ville frontière face à la Zone humanitaire sûre installée par l\u2019opération française Turquoise.De source sûre à Kinshasa, la capitale, la frontière a été fermée dans le sens Rwanda-Zaïre, tandis que les mouvements de retour vers le Rwanda restent libres, a-t-on appris en fin d\u2019après-midi.Plus tôt dans la journée, l\u2019envoyé spécial de l\u2019AFP au poste-frontière de Ruzizi 1, dans le secteur de Bukavu au sud du lac Kivu, a compté quelque 120 piétons par minute sur chacun des deux petits ponts de bois permettant le franchissement de la frontière.La veille, 23 000 personnes avaient ainsi gagné le Zaïre, selon le poste de commandement français de Cyangugu, tandis que les agences de l\u2019ONU en ont compté 11 000.Bukavu n'est pas Goma Le Zaïre ne veut pas d\u2019un second Goma, ville du nord du lac Kivu (à 120 km au nord de Bukavu), submergée en quatre jours à la mi-juillet par plus d\u2019un million de réfugiés.Bukavu, font remarquer des sources informées à Kinshasa, n\u2019a strictement pas les capacités de Goma pour accueillir une telle marée humaine.Les autorités estiment qu\u2019il incombe aux autorités de Kigali, sous la pression de la communauté internationale, de mettre tous moyens en œuvre pour favoriser le retour de ses ressortissants au Rwanda et empêcher un nouvel exode vers le Zaïre.La fermeture de la frontière risque de piéger des centaines de milliers de déplacés rwandais dans le sud-ouest de leur pays, au moment où les soldats français de l\u2019opération Turquoise plient bagages et s\u2019apprêtent à passer la main, demain à mi- nuit, aux Casques bleus de la Mis sion des Nations unies d\u2019assistance au Rwanda (MINUAR II) dans la zone humanitaire sûre (ZHS).Roméo Dallaire quitte optimiste Le général canadien Roméo Dal laire, commandant en chef sortant de la MINUAR qui devait quitter Kigali hier après-midi au ternie de sa mission d\u2019un an au Rwanda, s\u2019est déclaré «optimiste» quant au rçtour des centaines de milliers de réfugiés chez eux.«La question est de savoir quand et comment ils vont revenir», a-t-il estimé en souhaitant que les «éléments subversifs» qui, dans les camps de réfugiés, continuent d\u2019empêcher les Rwandais de rentrer chez eux, puissent être identifiés.«Nous avons le mandat, la force dissuasive, l\u2019entraînement et la détermination nécessaires pour remplir notre mission» dans la ZHS, a affirmé l\u2019officier avant sa relève par son compatriote le général Guy Tousignant.D\u2019ici dimanche soir à minuit, environ 2000 Casques bleus seront déployés dans la zone, a précisé le gé néral Dallaire: un bataillon ghanéen est déjà en place dans la,région de Gikongoro, plus de 400 Ethiopiens se trouvent dans la préfecture de Cyangugu, 160 autres doivent s\u2019y rendre par la roule et le reste du bataillon sera déposé directement en avion à Cyangugu.Par ailleurs, au même moment, les 489 soldats africains qui opé raient aux côtés des Français dans la préfecture de Kibuye (nord de la ZHS) passeront eux aussi sous commandement de la MINUAR qui attendent, en outre, des renforts du Malawi, de Zambie et de Tunisie notamment.EN BREF ?SON AVOCAT VOLE LA VEDETTE À CARLOS Paris (AFP) \u2014 L\u2019un des deux avocats de Carlos, Me Jacques Vergés, présenté comme un «émissaire» du terroriste par les archives de la Stasi (police politique est-allemande), a menacé hier à Paris de faire de nouvelles révélations sur d\u2019éventuelles négociations entre le gouvernement socialiste français et les mouvements terroristes des années quatre-vingt.«Que je sois dans ce dossier, fait peur: je pourrais dénoncer l\u2019atmosphère de panique qui agitait le gouvernement socialiste de l\u2019époque», a déclaré à l\u2019AFP le défenseur de Carlos.Me Vergés, le plus médiatique des avocats français, a l\u2019intention de poursuivre le quotidien Le Monde qui depuis jeudi publie des documents compromettants de la Stasi sur son compte et croit savoir vendredi que le juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière aurait l\u2019intention de joindre à sa procédure contre Carlos les éléments impliquant Me Vergés.l\u2019ONU.Un porte-parole de la Force de protection des Nations Unies (FORPRONU) à Sarajevo, le major Dacre Holloway, a précisé que cette reddition avait eu lieu en fin d\u2019après-midi, mais a souligné que le sort du chef rebelle était toujours inconnu.Il a ajouté que ces dernières forces d\u2019Abdic, quelque 300 à 400 combattants, s\u2019étaient rendues au cinquième corps d\u2019armée bosniaque, mais que leurs armes devaient être remises au bataillon français de la FORPRONU déployé dans la région.ABDIC ABDIQUE Sarajevo (AFP) \u2014 Les deux dernières brigades fidèles à Fikret Ab-dic, le dirigeant sécessionniste musulman du nord de la poche de Bi-hac (nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine), se sont rendues hier à l\u2019armée régulière bosniaque, a annoncé HUIT COLLABOS NAZIS POURRAIENT ÊTRE EXPULSÉS DU CANADA Ottawa \u2014 Les enquêteurs de la «section canadienne des crimes de guerre, au ministère de la Justice, ont recommandé au gouvernement canadien d\u2019expulser huit personnes sou|> çonnées d\u2019avoir collaboré avec lçs nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.Le gouvernement fédéral a essayé de poursuivre en justice des criminels de guerre, mais soit lé; tribunaux les ont acquittés, soit les preuves faisaient défaut pour engager un procès.Les autorités semblent recourir à une autre méthode, l\u2019expulsion.Une vingtaine de personnes pourraient faire l\u2019objet d\u2019une enquête sur leur passé.h&fW^êcôis a-t-il tcujfwfsjofoveu' le compte du Réseau M et des quotidien Mais qu^apraqur f afetat < ^¦^arioDumont est ce quwapp Avec Stéphan Bureau emaines du vote?électeurs?Est-ce que le Parti libéral a réussi à renverser la vapeur?Un nouveau sondage de la firme Sondagem, réalisé pour et Globe and Mail, fait le point sur les intentions de vote des Québécois à trois semaines des élections.Mario Dumont?ippeff^un enfant prodige de la politique.Stéphan Bureau a suivi le chef de l'Action démocratique du Québec pendant 24 heures, campagne de Mario Dumont et sur les remous provoqués par l'affaire Guitouni.stion d'enclenchement?vons beaucoup parlé, mais qu'est-ce que cela veut dire exactement.Que nous réservent les lendemains de l'éventuelle élection t le point de vue d'un constitutionnaliste.en collaboration avec LE DEVOIR D1C ^25072967285 'v*~ '\t'' ¦ \"*' ¦éJnr*; \u2022 : DU 1er AU 20 AOUT Les soldes Roche-Bobois, c\u2019est le moment idéal pour changer de salon ou de chambre à coucher, pour dénicher un petit meuble en rotin ou craquer pour un nouveau canapé.Du l^r au 20 août parmi, les meubles d\u2019expositions, les fins de séries, Vérin.ALAIN D'ÀSTOUS LES RÉSIDENCES DE VILLE supérieures à R-2QOO MANTES Les résidences de ville performantes : le confort y est garanti.#\tÀ deux pas du métro, de l\u2019autoroute 15, de l\u2019Université de Montréal et de trois hôpitaux: #\tFacture énergétique exceptionnellement réduite; #\tÉtanchéité exceptionnelle: #\tNiveau très élev é d\u2019isolation thermique et phonique, murs : R=32.toiture : R=G4; #\tVitrage au gaz Argon et enduit à faible émissivité: #\tVentilation à récupération de chaleur et à purification électronique de l'air; #\tConsommation d\u2019eau limitée aux salles d\u2019eau avec contrôle des pressions et des températures: #\tAnalyse énergétique étudiée par SIRICON de l\u2019Université Concordia.Pour information, communiquer avec LES DÉVELOPPEMENTS SOPARGE INC.au 343-1689 OU 749-8961.Heures régulières de visites : du lundi au jeudi de 17 h oo à 20 h oo.1679-81.run Liiti DE LA CÔTE SAINTE-CATHERINE.MONTRÉAL (QUÉBEC) Tremblement de terre en Algérie Lhélico à la rescousse des sinistrés B ou Hanifia (AFP) \u2014 Vingt-quatre heures après qu\u2019un séisme eut soulevé la terre dans l\u2019ouest algérien, causant la mort de plus de 150 personnes, l\u2019hélicoptère reste l\u2019espoir des milliers de sinistrés encore isolés dans des zones montagneuses difficiles d\u2019accès, C\u2019est par hélicoptère en effet que l\u2019eau, les vivres et les premières équipes médicales sont acheminés sur les divers lieux de la catastrophe, redonnant espoir aux sinistrés traumatisés et vivant le calvaire de l\u2019isolement dans une chaleur pesante.Selon le dernier bilan officiel, 164 personnes ont trouvé la mort dans le tremblement de terre et 289 ont été blessées, dont 176 ont été gardés en observation dans les hôpitaux des villes voisines.En outre, les autorités ont dénombré 1423 familles sans abri, soit quelque dix mille personnes, selon des chiffres officiels.Le séisme a surtout frappé des populations démunies habitant dans des villages ruraux disséminés dans les montagnes et construits le plus souvent de matériaux hétéroclites ou en «toub» (pisé).Pour leur éviter d\u2019être arrachés par les vents qui soufflent fort en hiver sur ces hauteurs, les toits de tôle ondulée étaient fixés par de grosses pierres, dont la chute brutale a causé d\u2019énormes dégâts et fait de nombreuses victimes.L\u2019armée algérienne a déployé depuis jeudi des moyens héliportés importants pour porter secours à des milliers de villageois perdus dans les montagnes de Béni Chougrane, autour de Mascara (360 km à l\u2019ouest d\u2019Alger).Trois ans plus tard, les putschistes prédisent le retour de l'URSS Moscou (AFP) \u2014 Trois ans après le coup d\u2019Etat manqué d\u2019août 1991, un petit millier de démocrates ont célébré hier cet anniversaire, tandis que les putschistes, ayant retrouvé toute leur assurance avec l\u2019acquittement de l\u2019un d\u2019eux et l\u2019amnistie des autres, prédisaient le retour prochain à l\u2019URSS.Seuls quelques centaines de manifestants se sont rassemblés vendredi soir près de la «Maison blanche», l\u2019ancien parlement russe, que des dizaines de milliers de «défenseurs de la démocratie» étaient venus protéger les 19, 20 et 21 août.Environ 500 communistes avaient de leur côté manifesté un peu plus tôt dans la journée, mais contre les manœuvres militaires conjointes russo-américaines.L\u2019an dernier, communistes et démocrates avaient rassemblé chacun environ 5000 personnes dans deux manifestations qui s\u2019étaient retrouvées face à face, s\u2019inju- riant avec colère par-dessus le cordon de policiers qui les séparait.L'indifférence de cette année correspond à l\u2019évolution de la perception générale de ces trois jours d\u2019août 1991, qui ont perdu de leur importance dans la mémoire collective au fil des bouleversements politiques qu\u2019a connu la Russie depuis.Et les putschistes, amnistiés par le parlement en février, et leurs partisans n\u2019hésitaient pas hier à affirmer que «si des élections libres avaient lieu actuellement dans toute Tex-URSS, la majorité voterait pour rétablir l\u2019union».«Ce n\u2019est pas la première fois que le pays éclate ainsi.En 1917, la grande Russie a éclaté, pour se rassembler à nouveau, dans l'URSS, en 1922.Aujourd\u2019hui, l\u2019urgence est encore plus aiguë, et le processus va être encore plus rapide», a ainsi affirmé Georgui Tikhonov, ex-député de l\u2019URSS et leader du mouvement ultranationaliste Soyouz (Union).INTRODUCTION À .L'ANALYSE DES DONNÉES ISSUES D'UNE ENQUÊTE A I 1 III I A /»T/M II* BOBOIS Montréal, 1425, boul.René-Lévésque Ouest, H3G 1T7 Tél.: (514) 871-9070 DERNIERS JOURS 2039097 108 niversitaire Ce livré s'adresse à la personne qui souhaite apprendre à analyser des données d'enquête à un niveau élémentaire.Écrit dans un langage accessible, il présente les principes fondamentaux de .l'analyse statistique des données de façon pratique.ISBN 2-7601-3339-7 (182 p.) 23,95$ LIBRAIRIE GUÉRIN UNlVERSlTAIRE-UQAM\tj 335, rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) Tél.: (514) 284-2210 Télécopieur: (514) 284-1849\tÆSA LIBRAIRIE GUÉRIN UNIVERSITAIRE ET COLLEGIAL 168-170, rue Sainte-Catherine Est\t/YJWjfir.Montréal (Québec) H2X 1K9 Tél.: (514) 861-5647 Télécopieur: (514) 861-5307 LIBRAIRIE GUÉRIN (primaire et secondaire) 4560.rue Suint-Denis Montréal (Québec) H2.I 213 Tel.: (514) 849-1112 Télécopieur: (514) 849-6360\tÆ\tJ » LIBRAIRIE GUÉRIN (manuels d'occasion)\tr\tÆ 4440.rue Saint-Denis\tfÆrf Montréal (Québec) H2.I 21.1\t^ f Tél.: (514) 843-6241\t/ * LIBRAIRIE GUÉRIN (manuels et littérature)\tS Station Métro-Lonnueui! Lungueuil (Québec) J4K 2T4\tr > Tél.: (514) 677-6525\t-\tguérill Î!Æ\u2018 - §\t4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada Tel.: (514)842-3481 Tél«:.: (514) 842-4923 COMMENT NE PAS CRAQUER A CES PRIX-LÀ?prototypes, salons cuir ou tissu, bahuts, tables et chaises, contemporains ou de style, tapis et lampes, choisissez la décoration que vous aimez et meublez votre maison à prix de rêve.Ne manquez pas les soldes Roche-Bobois.ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE PHOTO AI\u2019 Deux cent trente-six Cubains ont été repêchés hier mais ne seront pas conduits en territoire US.«Direction Cuba» Les boat people seront maintenant détournés vers la base américaine de Guantanamo Les garde-côtes américains ont intercepté hier après-midi 236 Cubains qui tentaient de gagner les États-Unis malgré l'annonce par le président Bill Clinton que ces «réfugiés illégaux» recueillis en mer seraient maintenant dirigés vers la base de Guantanamo à Cuba.Ceux qui arriveront quand même sur les côtes des américaines seront détenus en attendant que leur statut soit déterminé.D'APRÈS AFP La Havane \u2014 Le président Fidel Castro a obtenu partiellement satisfaction hier de Bill Clinton, qui a annoncé la fin de l\u2019accueil privilégié des réfugiés cubains aux Etats-Unis, mais la décision de rapatrier une partie de ceux-ci vers la base de Guantanamo risque, selon les observateurs à La Havane, de susciter un regain de tension autour de l\u2019enclave américaine en territoire cubain.Peu après l\u2019annonce par le président Clinton de la fin de 28 ans d\u2019une politique d\u2019exception en faveur des seuls réfugiés de nationalité cubaine, qui seront à présent «traités comme les autres» immigrants, l\u2019exode de centaines de «balseros» fuyant l\u2019île pour les États-Unis se poursuivaient toujours.Hier en milieu d\u2019après-midi, les garde-côtes cubains ne : s\u2019opposaient toujours pas au départ des candidats à l\u2019exil, dont le flux vers la Floride s\u2019était considérablement accéléré ces derniers jours, après l\u2019annonce par Fidel Castro de l\u2019ouverture des frontières, afin de faire en sorte que Washington cesse d\u2019«encourager» l\u2019émigration illégale cubaine.Selon des mineurs persistantes parmi les centaines de personnes massées à Cojimar, l\u2019un des principaux points de départ des boat people, situé près de La Havane, les garde-côtes cubains pourraient mettre un terme aux sorties illégales avant la fin de la journée.Ces sorties illégales pourraient cependant se tarir d\u2019elles-mêmes en raison de la propagation rapide dans la population cubaine du message délivré par Bill Clinton.La radio national,e cubaine a annoncé avec promptitude la décision des États-Unis d\u2019appréhender les Cubains qui réussiront à gagner le territoire américain et de déporter vers la base navale de Guantanamo ceux qui se-i ront recueillis en mer.Les autorités de La Havane i n\u2019avaient cependant toujours pas fait connaître leur réaction au discours de Bill Clinton à 17h, hier.Le président cubain avait pour la première fois mena- cé de laisser à nouveau libre cours à l\u2019émigration illégale \u2014 comme il l\u2019avait déjà fait en 1980 en laissant partir de Mariel 128 000 Cubains vers la Floride \u2014 le 5 août dernier, après de violents incidents à La Havane, consécutifs au détournement de plusieurs vedettes de la baie de La Havane vers les, États-Unis.Le chef de l\u2019État avait également convié les États-Unis à «un débat de fond» sur les relations entre les deux pays, incluant le thème de l\u2019embargo économique et commercial maintenu depuis plus de 30 ans par Washington contre La Havane, mais il n\u2019a pas obtenu gain de cause à ce propos.Le président Clinton a en effet réaffirmé le bien-fondé de cet embargo, qui constitue selon La Havane l\u2019une des causes fondamentales, avec la disparition de l\u2019URSS, de la difficile situation économique de Cuba.L\u2019afflux récent de réfugiés cubains constitue par contre «une tentative de sang-froid pour maintenir la poigne de Castro sur Cuba», a affirmé le président américain, qui a condamné «le refus obstiné» du dirigeant cubain de libéraliser son régime.«Je suis convaincu que les Américains, et la communauté cubaine de Floride tout comme l\u2019ensemble de la population de Floride, ne veulent pas voir se renouveler l\u2019opération Mariel et ne veulent pas voir M.Castrq» exporter les effets de sa politique économique aux États-Unis, a affirmé M.Clinton.Guantanamo cernée Le transfert des boat people cubains vers la base de Guantanamo, située à mille kilomètres à l\u2019est de La Havane, entraînera immanquablement, selon les milieux diplomatiques à La Havane, un redoublement des critiques cubaines contre la présence militaire américaine sur le sol cubain.Au cours des dernières semaines, lçs autorités cubaines ont tiré à boulets rouges sur les États-Unis, accusés de «jouer avec le feu» en entassant des milliers de boat people haïtiens dans la base, foyer de tension permanent entre La Havane et Washington.Les incidents qui ont eu lieu récemment entre les militaires américains et plusieurs centEiines de ces réfugiés haïtiens risquent de dégénérer et d\u2019entraîner un conflit armé entre forces américaines et cubaines massées sur place, a estimé Granma, l\u2019organe officiel du Parti Communiste Cubain.Les autorités cubaines ont demandé, avec une insistance croissante ces dentiers mois, la restitution de l\u2019enclave, occupée selon elles «illégalement, contre la volonté du peuple et du gouvernement cubains».LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 55, ST-JACQUES.MONTRÉAL.QUÉBEC H2Y 3X2 Fax: (514)845-7874 Tél.:(514) 98 R«0*B»l«C Pu maitiiic dci intanqilyfei I, E I) E V 0 1 R .LES S A M E 1) I 2 0 ET I) I M A N C II E 2 I A (I U T I !» il EDITORIAL f Dangers industriels Lise Bissonnette S\u2019il tient vraiment à rester premier ministre, M.Daniel Johnson ferait bien de ne pas emprunter trop aux Jics de son homologue fédéral, surtout en matière constitutionnelle où M.Jean Chrétien n\u2019est surtout pas l\u2019idole du peuple.C omme l\u2019homme qu\u2019il ne veut pourtant pas voir à ses côtés durant la campagne, M.Johnson s\u2019amuse ces jours-ci aux dépens de «l\u2019industrie constitutionnelle».Il ne veut pas la relancer, explique-t-il, aucun électeur ne lui en parle, il veut se consacrer à l\u2019économie et, bien sûr, «créer des emplois».Le _________ style duplessiste en moins, il fait dangereusement écho au premier ministre du Canada qui ridiculise les constitutionnalistes en général et M.lion Dion en particulier, dans des entrevues où il les accüse de s\u2019être intéressés aux problèmes du Canada pbur leur propre profit ou amusement ¦ Qutre le fait que la contribution intellectuelle de M.Dihn à la compréhension de ce pays est depuis tou-jotirs et sans conteste mille fois supérieure à celle de M: Chrétien, il aurait avantage à lire les derniers ouvrages du célèbre professeur, qui ne sont pas constitutionnels, et qui lui permettraient d\u2019apprendre enfin un \u2022Québec qu\u2019il a fait profession d\u2019ignorer et qui le lui rètid bien en lui refusant son soutien.Et il ne devrait pàL'se montrer aussi ingrat envers une «industrie» à laquelle il a participé avec tant de zèle, en 1981-1982, que son rôle dans le rapatriement de la constitution passe pour un faite de sa carrière et lui a valu, hors Qué-bï& d\u2019indéfectibles admirateurs.J^n s\u2019en prenant à une «industrie» que leurs propres gouvernements ont grasseient subventionnée depuis des années et qui a fait vivre bien moins d\u2019universitaires que d\u2019amis de leurs partis, les deux premiers ministres ne leurrent personne.Ils seraient les premiers à relancer la discussion constitutionnelle s\u2019il leyf restait quelque espoir ou assurance de pouvoir trouver un terrain de réconciliation durable entre le Québec et le Canada.Leurs échecs des dernières années, le blocage de toutes les voies de changement, l\u2019impuissance des élites politiques canadiennes, telle estria raison de leur inaction.Et de l\u2019impasse qu\u2019ils tentent de conjurer en affectant l\u2019indifférence, dans le cas de M.Johnson, et la dérision dans le cas de M.Chrétien.Malgré ce que M.Johnson laisse entendre pour fai-re diversion, personne, au Québec ou au Canada, ne sLlihaite que reprenne le débat constitutionnel dans la foijilée et à la mode de Meech ou de Charlottetown, qui doivent en effet reposer en paix.Les indigestes et futiles devinettes autour du sens de la «société distincte» coiffait leur temps et ont assez leurré les citoyens.Le tfjêèor public ne peut plus payer des thérapies aussi milles qu\u2019extravagantes sous forme de commissions et groupes de travail à la Spicer.- Mais à peu près personne, du moins au Québec, nJën déduit que le statu quo fait l\u2019affaire.Aucune me-sjjtA de l\u2019opinion publique ne permet de l\u2019affirmer et clçst bien pourquoi M.Johnson tente de passer la rampe en évoquant, timidement, le caractère «évolu-tifr'du fédéralisme canadien.Au lieu de se consacrer à-ïe faire bouger sur papier, cherche-t-il à faire comprendre, il le fera changer sur le terrain.Et il y combattra pour la «décentralisation» en laquelle il a toujours cru, c\u2019est un fait, qui serait d\u2019ailleurs mieux -JT?êr: M.Johnson n esquivera pas l\u2019impasse du Canada.connu s\u2019il l\u2019avait affirmé plus souvent.Admettons un instant que voilà l\u2019alternative à la relance de l\u2019industrie constitutionnelle.Comment M.Johnson s\u2019y prendra-t-il?Quels sont ses objectifs?Dans quels domaines entend-il réclamer et obtenir une décentralisation?Par quels moyens?Voilà l\u2019immense trou dans son programme, donc dans sa crédibilité.Depuis huit mois qu\u2019il a remplacé M.Bourassa, M.Johnson n\u2019a pas une seule fois lancé une initiative qui pourrait illustrer son désir de voir le fédéralisme «évoluer» dans sa direction préférée.D s\u2019est contenté de réagir au coup par coup aux avancées du gouvernement fédéral, qui lui n\u2019est surtout pas inactif, au mieux en contestant un peu, au pire en se laissant manger pour éviter les chicanes qui apporteraient de l\u2019eau au moulin souverainiste.Il est vrai, comme il le rappelait jeudi, qu\u2019il a refusé de participer à la conférence fédérale-provinciale sur les programmes sociaux, où le ministre canadien du Développement des ressources humaines, M.Lloyd Axworthy, s\u2019apprêtait à déposer la réforme la plus centralisatrice de l\u2019histoire du pays.Mais qu\u2019a-t-il à opposer à M.Axworthy, qui se prépare à revenir à la charge dès le lendemain de l\u2019élection québécoise?Il n\u2019yi a pas l\u2019ombre d\u2019une proposition en vue.À moins que M.Johnson soit devenu adepte de la résistance passive, et qu\u2019il nous en explique bientôt la vertu, il tient la meilleure recette pour se faire massacrer.Encore faudrait-il, d\u2019ailleurs, savoir résister.Dans la plupart des dossiers où passe le rouleau compresseur, le Québec des derniers mois est aussi absent ou facile à berner que le Québec des dernières années.Après avoir tardivement crié au loup devant la fermeture du Collège militaire de Saint-Jean-sur-Riche-lieu, M.Johnson et ses ministres se sont contentés d\u2019une «entente» aussi inachevée qu\u2019imprécise, qui leur fait payer le plus gros de la note et décime l\u2019institution.Et ils n\u2019ont même pas crié, pas émis le moindre murmure, quand M.Axworthy a continué à envahir le champ de l\u2019enseignement secondaire, son collègue M.Ouellet celui de l\u2019enseignement supérieur, et sa collègue madame Marleau celui de la santé.Elle annonçait même, la semaine dernière, qu\u2019elle entendait se mêler du problème de la répartition des médecins! On attend encore une réplique audible de Qpébec.Ce n\u2019est pas en évoquant les bonnes relations inteiprovin-ciales \u2014 qui n\u2019ont rien à voir avec les visées fédérales \u2014 ou encore la bonne marche du programme d\u2019infrastructures \u2014par définition éphémère et électoral comme pas un \u2014 que M.Johnson va convaincre qui1 conque de la direction favorable que prendrait le fédéralisme sous sa gouverne.D y a un monde entre préférer la décentralisation en théorie, et prendre les moyens de l\u2019obtenir en pratique.M.Bourassa avait un faible pour le fédéralisme à l\u2019européenne, en devisait avec élégance, mais n\u2019a jamais livré le moindre combat pour y arriver.Jusqu\u2019à nouvel ordre, le «fédéralisme évolutif» de M.Johnson est une construction de l\u2019esprit, aussi fumeuse que les jeux de mots de Meech ou de Charlottetown.À moins qu\u2019il s\u2019engage résolument à en définir le programme et les moyens, et on ne voit rien venir, le premier ministre risque de s\u2019enliser comme son prédécesseur.;'i La cour des chefs Jusqu\u2019à ce jour, l\u2019électorat québécois s\u2019est fait courtiser par des cadeaux à shveur régionale promis par les chefs des deux principales formations politiques.Cela est bien! -¦Cependant, à quelques semaines dü jour du scrutin, la population québécoise ignore toujours quelles sont lèfrprincipales valeurs véhiculées partie Parti québécois et le Parti libérai du Québec.Bien sûr, les médias rappellent que les principaux enjeux électoraux portent sur la création d\u2019emplois ou sur l\u2019enclenchement du processus d\u2019accession à la souveraineté du Québec.Mais il m\u2019apparaît essentiel que d es sujets d\u2019intérêt pour le devenir d e notre collectivité soient abordés, n ofàmment la gestion des soins de santé, la qualité du système public coéducation, le déficit gouvernemental, la fiscalité des individus et des e ntreprises, le rôle de l\u2019État, la vio-1 ;nce dans notre société, l\u2019immigra-t orj, la question autochtone et la pla-de du Québec dans la confédération canadienne.Pierre Lemoyne Èai/al, 12 août 1994 ; Poids lourds au volant M.(Jean-Robert Sansfacon, bravo piodr votre éditorial sur la conduite des poids lourds! Il est grand temps de prendre des mesures.J\u2018en ai une ajutre à vous proposer.En Colombie-Britannique, les chauffeurs professionnels paient le triple des amendes quand iis enfreignent les règle-mehts.Et les policiers ne font pas de qadeau, ni aux autobus de la ville, ni ajux taxis, ni aux camions de livraison stationnés en double devant une place vide, ni même aux piétons dont le sport favori est de traverser fame au feu rouge.S la peur est le début de la sages- LETTRES -?- se, encore faut-il appliquer les règlements.Avez-vous déjà vu un policier verbaliser un chauffeur d\u2019autobus qui démarre au feu orange?C\u2019est certainement dans le professionnalisme que réside une partie de la solution.Pourquoi ne pas l\u2019aider un peu?Denis Cottin Consultant en tourisme Montréal, 12 août 1994 Petite politique Depuis le début de la campagne 'électorale, Daniel Johnson sacrifie les intérêts du Québec sur l\u2019autel de la politique partisane.S\u2019adressant à la haute finance américaine en juin dernier, il avait mis ses auditeurs en garde contre l\u2019avènement d\u2019un gouvernement péquiste.Puis, il s\u2019en est pris à M.Ouellet, qui disait à des investisseurs de Hong Kong qu\u2019un Québec gouverné par le Parti québécois demeurerait propice aux investissements étrangers.Idem pour l\u2019économiste McCallum de la Banque Royale qui prédisait la croissance, quel que soit le gouvernement à Québec; même chose pour l\u2019institut J.P.Morgan qui encourage l\u2019achat d\u2019obligations du Québec.Décidément, M.Johnson semble se soucier davantage de l\u2019intérêt de son parti que de celui du Québec.Paul-André Allard Montréal, 15 août 1994 L\u2019appartenance au Canada Il est possible et important d\u2019établir un dialogue entre anglophones et francophones.La polarisation entre nous a été artificiellement créée et accentuée par ceux qui ont d\u2019autres buts.Je crois que nous avons plus de points communs que de différences, mais personne ne semble vouloir en parler.Je suis sûr que les francophones attachent tout autant d\u2019im- portance que moi aux droits individuels, au fédéralisme et au bilinguisme.Je trouve très surprenant que lors du débat sur la souveraineté, parmi tous les mythes, stéréotypes, demi-vérités et mensonges délibérés qu\u2019on invoque, personne n\u2019ait songé à dire aux souverainistes: «Voici ce que votre appartenance au Canada vous a apporté.» Je dirais à Lucien Bouchard: «Quel autre pays au monde vous laisserait voyager à ses frais pour répandre partout votre message de désintégration de ce même pays?N\u2019est-ce pas la meilleure preuve que vous y jouissez d\u2019une totale liberté?Tenez-vous vraiment à vous en séparer?» Aux souverainistes, je dirais: «Vous faites partie d\u2019un grand pays plein de diversité et d\u2019opportunités, d\u2019une société humaine qui respecte les droits de la personne, qui assure pension de vieillesse, soins médicaux et prestations aux sans-emploi, tout en vous protégeant de l\u2019hégémonie américaine.Non seulement vous faites partie du Canada, mais vous le gouvernez déjà en partie! Souhaitez-vous vraiment vous en séparer?» À tous les francophones du Québec, je dirais: «La meilleure façon de protéger votre langue et votre culture, c\u2019est de les rendre accueillantes et ouvertes à tous.Je ne suis peut-être pas parfaitement bilingue, mais je fais de mon mieux pour collaborer avec vous et faire du Québec un endroit où il fait bon vivre.Allez-vous laisser les politiciens et les bureaucrates vous dicter à quelle école aller?Quelle langue parler?Les laisserez-vous vous priver des droits dont le Canada leur a permis, à eux, de bénéficier?Souhaitez-vous vraiment vous en séparer?» Saul Zeidel Montréal, 10 août 1994 La mi-campagne du Québec 1 y a ceux qui aiment les campagnes électorales et les autres.Le premier groupe est composé d\u2019individus sympathiques, en paix avec le fisc et eux-mêmes, des optimistes et des cyniques selon le cas, mais qui sont tous convaincus d\u2019une vérité fondamentale: la supériorité de l\u2019être humain sur le végétal.Je fais partie des autres.Pour le fisc, cela va, mais quant à l\u2019intériorité du végétal, je n\u2019en sais rien.Jean Rostand, à qui on demanda un jour pourquoi les arbres vivaient aussi vieux, répondit tout simplement «Mais parce qu\u2019ils ne bougent pas.» Je sais que les campagnes électorales sont la condition nécessaire à l\u2019existence d\u2019une vie démocratique et qu\u2019elles sont fort utiles pour ramener nos politiciens sur terre, mais je me demande toujours comment eux (sans parler de la terre) vont sortir de l\u2019expérience.Mal dans la plupart des cas.Je ne connais pas un seul politicien qui soit sorti grandi de l\u2019expérience électorale.Certes, ils vous disent tous le contraire et, si vous leur en donnez la chance, ils vont vous répéter un petit boniment gentil sur la nécessité d\u2019aller vers le peuple.Mais allez donc y voir.Ces gens-là bougent trop.Occasionnellement, il arrive qu\u2019une campagne électorale permette à des individus de montrer la valeur de leurs années.Je n\u2019ai pas d\u2019exemple sous la main, mais je suis certain qu\u2019on doit pouvoir en trouver une bonne douzaine.Disons deux ou trois.Le plus souvent, c\u2019est le pire qui émerge et il faut être franchement sadique pour jouir du spectacle.Il y a des façons de s\u2019en prévenir, mais il faut être avocat (ou avoir voulu l\u2019être) pour les connaître.René Lévesque et Lucien Bouchard, par exemple, m\u2019ont toujours impressionné par leur capacité à réduire considérablement leurs attentes et leurs espoirs dans le genre humain.Ils s\u2019attendent toujours au pire et ce dernier le leur rend bien.Je n\u2019ai jamais vu René Lévesque surpris et déçu à la fois, pas même au lendemain du référendum ou du rapatriement imposé de la Constitution canadienne.En beau chrisse, oui, mais jamais désemparé.DANIEL LATOUCHE ?Je ne sais pas si la présente campagne est «plus pire» que les autres, mais elles nous donnent passablement d\u2019occasions de désespérer de la condition humaine.Prenez Daniel Johnson, un type plutôt sympathique, du genre de ceux avec qui on joue au tennis le vendredi soir et à qui on demande s\u2019il est content de sa nouvelle Buick.Bref, on voudrait l\u2019avoir comme dentiste.On le savait certes néolibéral à la Thatcher, mais avait-il vraiment besoin de nous le démontrer par un tel mépris pour tous ceux que le développement économique laisse de côté?Je n\u2019ai jamais aimé voir Robert Bourassa plier l\u2019échine comme il le faisait si souvent.Je n\u2019aime pas non plus voir son successeur se laisser emprisonner par un dogme auquel plus personne ne croit Parlant de Robert Bourassa, cela me met mal à l\u2019aise de lire dans les journaux qu\u2019il ne s\u2019est pas du tout offusqué de voir son successeur le renier de la sorte.Cela fait partie du jeu électoral, semble-t-il croire.Vous pouvez faire confiance à M.Bourassa pour toujours trouver une nouvelle façon d\u2019abaisser la barre, même lorsqu\u2019il s\u2019agit de sa propre place dans l\u2019histoire.Et puis, pourquoi donc Daniel Johnson s\u2019est-il senti obligé de se dissocier ainsi de politiques qu\u2019il avait lui-même mises de l\u2019avant?Pour montrer qu\u2019il était vraiment le chef?En douterait-il lui-même?* J\u2019enrage quand j\u2019entends une des meilleures ministres du gouvernement Bourassa, Mme Frulla, y aller d\u2019une déclaration aussi ridicule que son avertissement récent sur les dangers que la souveraineté du Québec faisait courir à la culture française en France.Comment une femme intelligente, qui non seulement connaît ses dossiers mais qui est capable de les défendre avec une énergie sans pareille, peut-elle en arriver à professer de telles énormités?Comment peut elle demeurer silencieuse lorsque son chef déclare que les questions constitutionnelles n\u2019intéressent personne et que sous un éventuel gouvernement Johnson le Québec se contentera de veiller à son autonomie?\ti ! Je n\u2019arrive pas à croire que pas un seul ministre ou candidat libéral n\u2019ait encore trouvé le courage de se lever pour protester contre les petites manœuvres cléricales de dernière minute de monseigneur Claude Ryan qui profite de ses derniers moments au pouvoir pour distribuer des subventions à ses amis les vicaires présumée ment pour réparer leurs clochers.Même Duplessis ne sentait pas le besoin de payer comptant lorsqu\u2019il voulait se ménager les bonnes grâces du clergé.\ti ; ,¦ Bon d\u2019accord, j\u2019ai l\u2019indignation facile et la surprise encore plus.J\u2019ai été élevé comme cela.J\u2019arrive même à être surpris lorsque La Presse titre sur huit colonnes que le PQ refuse de parler de son option lors du débat télévisé.Pourquoi ne pas carrément demander à l\u2019organisateur en chef fi; béral de faire les manchettes du jour; nal?J\u2019ai la même réaction quand je vois John McCullum, le nouvel économiste en chef de la Banque Royale, sentir le besoin d\u2019écrire aux journaux pour s\u2019excuser d\u2019avoir pu laisser entendre qu\u2019une victoire péquiste p,tt souverainiste n\u2019entraînerait pas nécessairement le Québec sur la voie de la catastrophe économique.n .Heureusement qu\u2019il y a Jacques Parizeau.La semaine dernière, j\u2019ai décliné toutes les réserves que son style de campagne cool et relax suscitât chez moi.Une semaine plus tard, je n\u2019ai pas changé d\u2019avis, mais je dois dire que comme beaucoup d\u2019autres, j\u2019adore l\u2019entendre réagir lorsqu\u2019on lui rapporte une bourde de l\u2019un de ses candidats ou qu\u2019un journaliste tente de le mettre en boîte.Admettre comme il l\u2019a fait que les deux premières semaines de la campagne péquiste n\u2019avaient pas été un modèle d\u2019organif sation, il faut le faire.En refusant ainsi de nier les évidences, il confirme sa volonté de ne pas perdre le contact avec la réalité* campagne électorale ou pas.L\u2019homme sonne vrai, et pas seulement lorsqu\u2019il rit\t* | A PROPOS -?- .de boucler sa ceinture Le port de la ceinture de sécurité est devenu beaucoup plus fréquent qu\u2019il ne l\u2019était, dans une large mesure à la suite de l\u2019adoption de nouvelles lois provinciales et de mesures particulières pour en assurer l\u2019application.En 1990,79% des répondants ont déclaré qu\u2019ils portaient toujours la ceinture de sécurité, comparativement à 66% en 1985.En 1990, c\u2019est en Colombie-Britannique et au Québec qu\u2019il y avait les plus fortes proportions de répondants ayant déclaré qu\u2019ils portaient toujours la ceinture de sécurité (respectivement 87% et 85%) et au Manitoba et à l\u2019Ile-du-Prince-Édouard que les proportions étaient les plus faibles (respectivement 64% et 66%).Dans les autres provinces, environ les trois quarts des répondants ont dit qu\u2019ils portaient toujours la ceinture de séf curité.En outre, dans toutes les provinces, les femmes étaient relativement plus nombreuses (86%) que le^ hommes (72%) à toujours porter la ceinture de sécurité.Tendances sociales canadiennes, Statistique Canada, été 1994.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOORASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédactenren chef BERNARD DESCÔTEAUX Directeur délégué à l'administration FRANÇOIS THOUIN Directeur de l'information BENOiT AUBIN Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, ROCH CÔTÉ Rédacteurs en chef adjoints JEAN ROBERT SANSFAÇON, CHRISTINE HOUDE 2050, rne de Blenry, 9e étage, Montréal (Québec) H3A 3M9.Tél.: (5 14) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS REPRISE , l I.K I) K V 0 I H Oui au PQ, c\u2019est oui à la souveraineté fa prochaine élection exige une réflexion à long terme MICHEL LAMY MA science politique Université iMval L\u2019auteur est politicologue et s\u2019intéresse particulièrement ara partis politiques et au nationalisme québécois.Il est à rédiger un essai, f.révu pour la fin de l'année, traitant i e l\u2019enjeu référendaire au Québec en 1995, si le Parti québécois prend le pouvoir en septembre.A l\u2019évidence, la présente campagne électorale, malgré qu\u2019elle soit axée sur plusieurs thèmes, réfère toujours à l\u2019indépendance du Québec en toile de fond.Pour la première fois, les échéances liées à la souveraineté sont clairement énoncées par le Fjarti québécois.j Depuis l\u2019échec de l\u2019Accord du lâc Meech en 1990, le discours proprement souverainiste a regagné ulne certaine popularité, après une morosité nationaliste qui fut le lot djes années 1980.1 Cette idée de souveraineté a été stimulée par certains événements ponctuels, tels la Commission Bélanger-Campeau, les propos souvent acrimonieux du Canada anglais envers le Québec, l\u2019échec de l\u2019entente de Charlottetown et l\u2019élection de 54 députés bloquistes à Ottawa.Une référence obligée -\tConcrètement, la souveraineté du Québec est devenue plus que jamais une référence obligée dans les discours politiques, tant au Québec qu\u2019au Canada anglais.Mais si la question de l\u2019indépendance du Québec reste assez lar-gtefnent prisée dans l\u2019actualité courante, on ne peut pas en dire autant de la ferveur souverainiste au sein de l\u2019électorat québécois.\u2022\tlies différents sondages de juillet 1990 à aujourd\u2019hui indiquent que l\u2019option prônant un Québec libre de ses destinées et souverain recueille de moins en moins d\u2019ad-hérents.\u2018 De façon claire, qu\u2019est-ce que delà signifie pour l\u2019avenir, compte tferiu des échéances que nous Connaissons de la part du camp sbu'verainiste?\u2022\tEn examinant l\u2019opinion et les différentes tendances de la population québécoise, il semble y avoir péril en la demeure pour le Parti cfiiébécois concernant l\u2019éventuel référendum sur la souveraineté qüé le gouvernement de Jacques Pârizeau tiendrait d\u2019ici juin 1995, s-\u2019lhest élu le 12 septembre prochain.¦ Si la ferveur souverainiste ne reprend pas du gallon, et malgré une question très claire et une dé-rhOhstration efficace de l\u2019échec du fédéralisme canadien, le Parti québécois pourrait éventuellement perdre sa consultation sur la souveraineté, eio , ! ) Une certaine iii\tlogique \u2022\u2022 Advenant une défaite référendaire! pour les péquistes en 1995, comment le Québec pourrait-il dorénavant affronter le reste du Ca-rta\u2019da après une deuxième bavure du genre en moins de 15 ans?En fait, au lieu d\u2019avoir à porter l\u2019humiliation de la défaite référendaire en fin de mandat comme le gouvernement Lévesque, le gou-vUmement Parizeau aurait à vivre avec elle pour le reste de son mandat de quatre ans.Différent scénario, même résulta, La question que doivent se poser les Québécois lorsqu'ils seront dans l\u2019isoloir est donc la suivante: «Qu\u2019est-ce qui est fondamentalement souhaitable pour l\u2019avenir du Québec?» -\tIl n\u2019y a pas à disserter ici de la Validité de la thèse souverainiste mais plutôt d\u2019une certaine logique dont doit faire preuve l\u2019électeur.' Ceux qui voteront pour le Parti québécois à la présente élection doivent comprendre que ce faisant, la cohérence voudrait qu\u2019ils répondent «oui» au référendum sur la souveraineté 10 mois plus tprd.La souveraineté est clairement c evenue le cœur de la plate-forme c u PQ.! Un vote pour le PQ peut être relié à court terme à un désir de qhangement de gouvernement, mais à long terme, il engage au processus de la souveraineté.Si un électeur refuse de donner son appui aux péquistes en raison de leur pption indépendantiste, mais qu\u2019il «eut chasser les libéraux du pouvoir, il devrait alors se tourner «ers les tiers partis.I.V.S S A M K l> I 2 0 I- T 1) 1 M A X C II K 2 1 A O i Dim !) !) A rées dans son milieu de vie par les circons; i tances.Pour certains, cette attitude de détermination.semble à la fois à propos et recommandable pour nous, Canadiens, à ce moment décisif de notre histoire.Pour le colon typique de la Nouvelle-France au XVIIIe siècle, la préservation de la vie et la protection de la famillé I constituaient les préoccupations primordiales de l\u2019existenr j ce quotidienne.Dans cette optique, la lutte qui s\u2019est dérou; > lée sur les plaines d\u2019Abraham entre les armées de Mont- \u2018 calm et de Wolfe n\u2019a eu pour effet que de placer le payé ' sous une «nouvelle administration».Heureusement, cette «nouvelle administration» a su lé- ) \u2022 giférer avec justice et prévoyance en faisant adopter l\u2019Acte j de Québec de 1774, loi qui assurait la présence et l\u2019influeti:, ce continues des francophones dans le développement ; subséquent du Canada.La même loi renfermait égalé1 \u2019 ment des garanties de liberté à l\u2019égard de la langue, de la < religion et du droit civil.\t_\t~î.i} Une décennie plus tard, environ 40 000 réfugiés anglor j phones en provenance des 13 colonies américaines s\u2019inè ; tallent au Canada.Refusant de rompre le lien avec l\u2019Angle^ terre à la suite de la guerre de l\u2019Indépendance américaine, ces Loyalistes doivent affronter les multiples défis reliés à1 leur établissement sur le territoire canadien, où ils sont, déterminés à refaire leur vie collective.Le même gouvernement qui avait favorisé l\u2019intégration des «Canadiens» francophones a su accueillir à leur tour les Loyalistes, en promouvant leur implantation un peu partout dans l\u2019est du pays.Pendant la guerre de 1812, des Canadiens de langue française combattent aux côtés de leurs concitoyens anglophones pour défendre les libertés acquises sous le régime anglais, libertés fondées sur la reconnaissance à la IK) Une politique -u-> 1 in d\u2019isolement en matière linguistique : JC T) risquerait de , \\) compromettre la ' J possibilité pour le ^ Québec de se développer.r> ) fois de la Couronne britannique et de la culture française.3 j La réalité du melting-pot américain témoigne clairement du fait que ni la Couronne, ni le «fait français» n\u2019aurait pu, résister à la victoire des révolutionnaires.Depuis cette époque lointaine, le Canada connaît beaucoup de rebellés1 ainsi qu\u2019un grand nombre d\u2019activistes politiques.Et pouri i tant, comme le démontre notre histoire commune depuis deux siècles, Canadiens français et Loyalistes n\u2019ont jamais, cessé de collaborer pour bâtir le Canada moderne et pour \u2018 assurer sa survie comme présence distincte en Amériquë1 du Nord.\t\"> r f Par ailleurs, des données statistiques récentes sur la démographie mondiale indiquent qu\u2019un nombre sans précé-, dent d\u2019individus sont aujourd\u2019hui des «migrants».Ces jfë placements importants de populations créent des tensions sociales que l\u2019on ne peut plus méconnaître.Quel est l'im-; pact social de ce phénomène sur le Québec qui, à l\u2019aube î du XXIe siècle, continue à définir son identité et son rôle?| Quelles politiques nos leaders doivent-ils adopter en vue: d\u2019assurer la stabilité et la prospérité de notre société?L\u2019histoire se répète! Des Loyalistes contemporains, dès-! rendants des premiers immigrants, voudraient propofeèf1 des éléments de réponse qu\u2019ils estiment sages à ces inter- i rogations fondamentales.L\u2019une des exigences indispensables au progrès d\u2019une société est la stabilité sur les plans politique, social et moral, laquelle peut seule assurer la : paix, la prospérité et la croissance économique.Une autre réalité incontournable est le statut de l\u2019anglais comme langue internationale du commerce, des sciences et de la technologie.Une politique d\u2019isolement en matière linguistique risquerait donc de compromettre la possibilité pour le Québec de se développer de concert avec les princiri paux pays industrialisés du rrfonde.D y a deux siècles, les «Canadiens» et les «Anglais» ont ¦ tous bénéficié des politiques saines et sages adoptées paT) le gouvernement de l\u2019époque.Tout compte fait, ils ont; écrit ainsi un formidable chapitre premier à la petite histoire de notre pays.Aujourd\u2019hui encore, on trouve en général i au sein de la «grande famille canadienne» le désir sincère ( d\u2019accommoder les aspirations du Québec.Pour que lçl Québec puisse assumer avec dignité la place légitime que; lui réserve l\u2019histoire, il doit chercher d\u2019abord à conserver f la place d\u2019honneur qu\u2019il occupe actuellement à l\u2019intérieur! d\u2019un Canada reconnu, respecté et bienveillant L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l\u2019information générale et métropoB-taine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Frao-coeur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Guy Taillefer (adjoint au directeur ae l\u2019information); Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques).Diane Précourt (pages éditoriales)-, Martin Duclos et Désirée Szucsany (relecteurs) -, Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , à l\u2019information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon,.Roland-Yves Carignan, Pierre Cayouette (livres).Paule des Rivières, Ma-' rie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay; à l\u2019information écono-1 inique: Gérard Bérubé (responsable).Robert Dutrisac, Claude Lévesque,; Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l'information internationale: Jocelyn, Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Trudel; à l\u2019information politique: Pierre O'Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa).Gilles Lesage.(correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel yenne,.(correspondant parlementaire à Québec); Serge Chapleau (caricaturiste); à l'information sportive: Yves d'Avignon; Denise Babin, Marie-Hélène Alarie (secrétaires à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur); Manon Scptt, Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICTIÉ Lucie Rnsonneault (directrice), Jacqueline Avril, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Johanne Guibeau, Jean-Yves Guilbert, Christiane Legault, Monique Verreault (publicitaires); Micheline Turgeon, Oii-vier Zuida (commis); Michèle Bouchard (secrétaire).L\u2019ADMINISTRATION Henry Riedl (contrôleur).Nicole Carmel (coordinatrice des services( comptables); Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Nathalie Perrier, Danielle Ponton.Danielle Ross, Linda Thériault (adjointeàTad-ministration).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE1 Christianne Benjamin (directrice).Johanne Brien (secrétaire).Manon Blanchette, Monique L'Heureux, Lise Lachapelle.Rachelle Leclerc-Ven-., ne, Jean-Marc Ste-Marie (superviseur aux promotions des abonnements).LÀ PROMOTION ET LES RELATIONS PLIBUQUES Guy-Renaud Mrouac (directeur).LA PRODUCTION Marie-France Ttugeon (directif ce de ta production), Sylvain Darcy (directeur de l'informatique).Johanne, Brunet.DanieDe Cantara.Richard DesCormiers, Caroline Des Rosiers.Lynda Di Cesare.Marie-Josée Hudon.Michael Schneider.Christianè VaülanL Les annonces classées et avis publics: Yves Williams (superviseur) Jean de Billy, Marlène Côté.Sylvie Laporte.Pierrette Rousseau, Micheline Rueiland.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Pierre Bourgie {président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Cou turc (presides/b Roger Boisvert (vicepréadent et directeur général). A 10 I.K I) K V 0 I H .I, K S SAM K DI 20 K T I) I M A N C II K 2 I A 0 I! T I II II I LE' ACTUAL TES SAUNAS «Au vainqueur, quel qu\u2019il soit» SUITE DE LA PAGE 1 \u2022\u2022 # mis au parti officiel de se maintenir au pouvoir depuis 1929.À deux reprises en un peu plus d\u2019un mois, M.Salinas a senti le besoin dp convoquer les gouverneurs des trente et un Etats de la fédération, pour leur expliquer qu\u2019ils devraient faire preuve de «neutralité» et d\u2019«impartialité» le jour du scrutin.Il a tenu le même discours devant plus de deux mille maires du PRI, tout aussi peu habitués à entendre ce genre de conseil de la part de leur dirigeant suprême.A l\u2019adresse de ceux qui n\u2019auraienf pas encore compris le message, le chef de l\u2019Etat a expliqué qu\u2019il remettrait le pouvoir, le 1er décembre, «au vainqueur, quel qu\u2019il soit», laissant ainsi entrevoir la possibilité d\u2019une alternance au pouvoir.' Lapalissade?Sans doute.Sauf au Mexique, ou lés déclarations de M.Salinas ont fait la une de tous les journaux.«L\u2019engagement du président contribue de manière significative à l\u2019effort entrepris par le pays pour donner à ces élections itrie plus grande crédibilité que par le passé», écrit l\u2019éditorialiste du quotidien indépendant La Jornada, qui ajoute: «Si ce genre de déclarations peut être considéré comme une évidence dans d\u2019autres pays, chez nous elle confirme que des Changements sont en cours au sein de notre système politique et de la société mexicaine.» Le candidat du PRI à la présidence, Ernesto Zedillo, a reconnu que «l\u2019alternance était normale dans un pays démocratique», ajoutant dans la foulée qu\u2019il espérait que cela ne se produise pas aù Mexique.Les nombreux sondages publiés éés derniers mois semblent lui donner raison et liii accordent en moyenne plus de 40 % des intentions de vote, contre environ 20 % au candidat conservateur du PAN, Diego Fernandez de Ce-vkllos, et à peine 10 % à Cuauhtemoc Cardenas, düPRD.\u2019 Mais les sondages sont tout aussi peu crédibles au Mexique que les processus électoraux.Ëh 1988, M.Cardenas, déjà candidat, obtenait 25 % 'des intentions de vote.Il allait finalement remporter 31,1 % des suffrages, devançant largement lë'PAN (16,8 %), qui était jusqu\u2019alors la deuxième force politique du pays.Les deux partis d\u2019op-pdsition dénoncèrent à l\u2019époque la victoire «frauduleuse» de Carlos Salinas qui, avec 50,7 % des suffrages, avait pourtant obtenu le plus mauvais sebre de l\u2019histoire du PRI.L,Mal élu, le président Salinas s\u2019engagea, dès Soin entrée en fonctions, a garantir la «transparence du processus électoral».: 'Simultanément, le président Salinas avait entrepris une vaste réforme économique passant par la privatisation de centaines d\u2019entreprises, y compris la banque, et par la négociation d\u2019un traité de libre-échange avec son principal partenaire commercial, les Etats-Unis, et avec le Canada.L\u2019Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) est entré en vigueur le 1er janvier, date que les rebelles «zapatistes» \u2014 ce n\u2019est pas un hasard \u2014 ont chqisie pour s\u2019emparer de plusieurs villes dans l\u2019Etat du Chiapas, frontalier avec le Guatemala.L\u2019Armée zapatiste de libération nationale a provoqué un vaste mouvement de solidarité dans l\u2019ensemble du pays autour d\u2019une série de revendications qui vont de la justice sociale à l\u2019organisation d\u2019élections libres, en passant par la renégociation de l\u2019ALENA.L\u2019insurrection aura duré à peine une dizaine de jours, mais les zapatistes contrôlent toujours, huit mois plus tard, un territoire relativement important.Le réveil a été brutal pour le président Salinas, qui avait parié sur l\u2019entrée du Mexique dans le monde industriel et a vu son rêve se transformer peu à peu en cauchemar.Le 23 mars, le candidat du PRI à l\u2019élection présidentielle, Luis-Donaldo Colosio, était assassiné lors d\u2019un jneeting à Tijuana, près de la frontière avec les Etats-Unis.La mort du dauphin de M.Salinas \u2014 la plupart des Mexicains sont convaincus qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un règlement de comptes aq sein du PRI \u2014 a été un coup dur: le chef de l\u2019État devait désormais faire face à l\u2019aile conservatrice de son parti, qui conteste sa poljtique économique, le rapprochement avec les États-Unis et la reprise des relations diplomatiques avec le Vatican.L\u2019affrontement avec la vieille garde a finalement été remporté par M.Salinas, qui a réussi à barrer la route au candidat des «dinosaures» et a imposer le sien, Erpesto Zedillo, jeune technocrate formé aux États-Unis comme la plupart des «hommes du président».Il lui a pourtant fallu faire des concessions en associant certains secteurs de la vieille garde à la campagne électorale du nouveau dauphin.Il restait alors à peine cinq mois avant le scrutin, et M.Zedillo avait besoin de l\u2019appui de tous pour remettre en marche l\u2019énorme machine électorale du PRI.Reprenant à son compte les arguments de l\u2019oppositiqn de gauche, l\u2019ancien ministre du Plan et de l\u2019Éducation a promis de «construire une société plus juste et de corriger les énormes contrastes sociaux»; le pouvoir d\u2019achat des salariés est plus bas aujourd\u2019hui qu\u2019en 1980, tandis que les grosses fortunes sont plus nombreuses.Sur le plan politique, l\u2019engagement de M.Zedillo à démocratiser le PRI et à établir une séparation claire entre le parti et l\u2019État a été reçu avec le plus profond scepticisme par l\u2019opposition et les commentateurs de la presse indépendante.SONDAGE LE VOIE DES FRANCOPHONES 60% SUITE DE LA PAGE 1 cée en début de campagne, alors que le SONDAGEM du 21 juillet dernier témoignait d\u2019un écart de sept points: 51,3 % au PQ, 43,6 % au PLQ, 3,1 % à l\u2019Action démocratique, 1,3 % au Parti Égalité et 0,7 % aux autres partis.La nouvelle enquête de SONDAGEM indique une légère fluctuation du comportement électoral sur l\u2019île de Montréal, où 52,2 % des intentions de vote vont au Parti libéral et 43,6 % au Parti québécois.Il s\u2019agit là d\u2019un gain de quelques décimales par rapport au sondage de juillet.Dans la région de Québec, la situation,n\u2019a pas bougé, le PQ y maintenant une avance considérable avec 54,1 % des voix contre 32,2 % au PLQ.C\u2019est en province que l\u2019on observe les variations les plus significatives, le Parti québécois y recueillant 53,3 % contre 40 % au PLQ.Pour les libéraux, il s\u2019agit là d\u2019une remontée sensible par rapport à juillet.En regard de la langue maternelle des répondants, le sondage identifie également un léger déplacement du vote.57,1 % des francophones, 6,6 % des anglophones et 16,6 % des allophones déclarent leur intention de voter en faveur du Parti québécois.Alors que 37,1 % des francophones, 91 % des anglophones et 79,6 % des allophones continuent de préférer le Parti libéral.Ce qui tend à démontrer que les appuis du PQ ont faiblement régressé chez les francophones et qu\u2019ils ont augmenté chez les allophones.Les fluctuations ainsi observées en région et chez les francophones sont-elles suffisantes pour avoir un effet sur le résultat des élections du 12 septembre?Le président de la maison SONDAGEM est pour sa part convaincu que non.Selon M.Jean Noi-seux, l\u2019avance du PQ chez les francophones et notamment en province est encore trop considérable pour que les libéraux puissent espérer y faire des gains substantiels.A son avis, ce léger rétrécissement de l\u2019écart, s\u2019il demeure ce qu\u2019il est, ne pourra faire plus que de réduire les majorités péquistes dans un certain nombre de comtés.Le clivage des générations continue par ailleurs de marquer la répartition du vote.Les jeunes préfèrent très majoritairement le PQ alors que les plus vieux votent massivement pour le PLQ.Entre les deux, le vote des personnes âgées de 35 à 54 ans se divise à parts égales entre les deux partis.Les sondeurs ont voulu vérifier la solidité des intentions de vote.«Personnellement, diriez-vous que vous savez déjà pour qui voter à ce moment-ci ou que votre choix n\u2019est pas définitif et qu\u2019il peut encore changer au cours de la campagne électorale?» A cette question posée en juillet, plus de la moitié des personnes interrogées avaient répondu que leur choix pouvait encore changer.Aujourd\u2019hui, l\u2019ambivalence a fait place à une relative certitude.Seulement 35 % avouent encore leurs hésitations, alors que 57,9 % affirment avoir fait un choix définitif.Ce qui fait dire à Jean Noiseux que les possibilités du PLQ de gruger le vote mou sont de plus en plus minces.Quant au déroulement de la campagne, 36,4 % s\u2019en disent assez satisfaits, 33,8 % en sont peu satisfaits et 15,5 % se proclament pas du tout satisfaits.Comme on devait s\u2019y attendre, les insatisfaits sont nettement plus nombreux parmi les voteurs péquistes.Si, sur certaines questions, les Québécois ont des vues opposées, ils font consensus quand vient le temps de désigner le vainqueur du 12 septembre.Plus de la moitié (51 %) sont persuadés que c\u2019est le Parti québécois qui va remporter ces élections.Seulement 28,3 % optent pour le PLQ.Ce qui laisse croire que bien des libéraux sont défaitistes.Le Devoir publiera dans son édition de lundi les conclusions de la deuxième tranche de ce sondage réalisé par la maison SONDAGEM.L\u2019on y trouvera des données fort instructives sur les grands enjeux de cette campagne, sur ce que pensent les Québécois de l\u2019état du dossier constitutionnel, des aspirations souverainistes du PQ et de leurs chefs politiques.50 40 30 20 - 10 -0 -37,1- -57,1\t \t[] Parti libéral \tffi Parti québécois \t¦a Action ¦i démocratique Parti égalité 5 4 Autres D\u2019autres résultats lundi Les lecteurs du Devoir trouveront dans notre édition de lundi d\u2019autres résultats du sondage SONDAGEM.Nous analyserons la réaction du public à l\u2019égard des chefs des deux grands partis politiques et des principaux éléments de leurs programmes politiques.Ces résultats seront aussi présentés dans le cadre de l\u2019émission L\u2019Evénement diffusée dimanche soir à 22 heures sur les ondes de TVA et animée par Stéphan Bureau.Méthodologie Ce sondage sur les opinions et motivations des Québécois a été réalisé exclusivement pour le réseau TVA Le Devoir et le Globe and Mail.Pour cette étude, Sondagem inc.a réalisé 1020 entretiens téléphoniques auprès d\u2019un échantillon représentatif de la population du Québec.L\u2019échantillon comprenant cinq strates (trois pour la région de Mont: réal, une pour la région de Québec et une pour le reste de la province) a été généré par ordinateur, une technique qui permet de rejoindre les abonnés dont le numéro de téléphone est confidentiel.A partir de 1642 numéros de téléphone valides, 1020 entrer tiens ont été complétés, donnant un taux de réponse de 62,1 %.Aucune substitution de ménages ou de personnes n\u2019était autorisée dans ce sondage.Tous les entretiens ont été réalisés en central téléphonique à partir de Montréal, du 13 au 18 août.En retenant un seuil de confiance de 95 %, on estime la marge d\u2019erreur maximale d\u2019un tel sondage à plus ou moins 3,1 % dans 19 cas sur 20.-\u2014\u2014T- TOUS DROITS RÉSERVÉS La présente étude d\u2019opinion publique a été réalisée par l\u2019institut de sondage SONDAGEM pour LE DEVOIR/TVA/THE GLOBE AND MAIL Toute reproduction ou diffiision} en tout ou en partie, de ses résultats est interdite sans la mention «Un sondage SONDAGEM réalisé pour LE DEVOIR/TVA/THE GLOBE AND MAIL * ir< \u2022îl .j I -il :e; MAISON «Vous vous trompez, Fassol Vous reviendrez pour me tuer.» SUITE DE LA PAGE 1 .>\u2014 L\u2019important est que nous allons vous assurer les rnpyens d\u2019un grand succès de librairie.Et d\u2019abord, la paix.Votre compagne a laissé ici un message dans lequel elle vqus fait part de son intention de rompre.Elle n\u2019aimait pas lè\u2019.ton de vos cartes postales, et puis, nous lui avons fourni quelques éclaircissements sur vos activités paraprofession-nelles, telles ces fréquentions spéciales à Trébizonde, ou ce coup de foudre africain, ou encore cette dernière nuit folle à Port-au-Prince, hmmm?Vous allez pouvoir travailler tranquille.
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