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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1994-08-20, Collections de BAnQ.

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[" I.K I) K V OIK.I.K S S A M K I» I 2 (I K T I) I M A N (' Il K 2 I A 0 U T I ü III ?LE ?Cinéma Page C3 Disques Page C5 Livres Page C6 Agenda culturel Page C8 Arts visuels Page C9 Formes Page CIO ?JAZZ & BLUES Charlie gagne le référendum! SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR C\u2019est encore l\u2019été, mais on sait déjà quel est le disque de l\u2019année: Always Say Goodbye confectionné par Charlie Haden, chef de file du quartet de l\u2019ouest, soit, pour parler franc, le Quartet West.C\u2019est pas pour rire, mais il y a quatre mois, lorsqu\u2019il est sorti, on vous l\u2019avait dit que cette mise en scène musicale de l\u2019univers de Raymond Chandler et Dashiell Hammett finirait 1995 en tête du palmarès.Alors, comment ça s\u2019est passé?A chaque été, depuis 42 ans maintenant, les critiques ès jazz du globe envoient sous pli leurs choix musicaux à l\u2019attention du magazine américain Down Beat.Et cette année, Haden a obtenu 35 votes, trois de plus que le Blue Light \u2019Til Dawn de Cassandra Wilson qui a doublé Randy Weston par une voix seulement.Le pianiste de Tanger, le compositeur de Hi-Fly, a récolté 31 voix pour Volcano Blues sur étiquette Antilles.Sa vraie place est entre Haden et Wilson, ne serait-ce que pour souligner la beauté de la pièce Mystery of Love.Son album est splendide.Après Haden, Wilson et Weston, on retrouve le jeune Joshua Redman.Son Wish, sur étiquette Warner, a gagné 30 votes.Sonny Rollins, Wynton Marsalis, Joe Lovano et John Scofield suivent dans l\u2019ordre.Entre nous, l\u2019album de Rollins est si sirupeux, si indigent, qu\u2019on aurait mieux fait de l\u2019envoyer dans les oubliettes.Charlie Haden est en tête.Randy Weston est troisième.Ils ont le même producteur.Son nom?Jean-Philippe Allard.Normalement, le Allard, il aurait du être nommé producteur de l\u2019année.Deux sur cinq, c\u2019est plus que la moyenne, c\u2019est du record.Qui plus est, le label qu\u2019il dirige, on parle de la division jazz uniquement, soit Verve, a remporté la palme du meilleur label avec 196 votes, loin, très loin devant Blue Note.Normalement, lorsqu\u2019on est le producteur de Charlie Haden et de Randy Weston, le patron de la meilleure étiquette de l\u2019année, on devrait hériter du titre de producteur no 1.Et bien non! Allard, non seulement il n\u2019a pas eu droit à ce qu\u2019il lui revenait de droit, il n\u2019a même pas eu un vote.C\u2019est pas couillon.C\u2019est débile.Le roi Ubu du jazz L\u2019artiste de l\u2019année?Wynton Marsalis avec 65 votes, devant Joe Lovano avec 57 et Charlie Haden avec 53.Marsalis, il a gagné parce qu\u2019en plus de s\u2019occuper de ses propres affaires, il s\u2019occupe beaucoup des affaires du jazz.11 est musicien, docteur, conférencier, touche à tout, ambulancier.Il est le roi Ubu du jazz.En plus d\u2019être artiste de l\u2019année, Wynton Marsalis a gagné le titre de formation de l\u2019année avec 13 voix de plus que le quartet de Charlie Haden.Art Ensemble of Chicago suit avec 61 votes devant Phil Woods, le Modem Jazz Quartet et Bobby Watson.Question composition, c\u2019est Weston, Randy Weston, qui s\u2019est retrouvé en tête avec 65 voix, trois de plus que Muhal Richard Abrams et quatre de plus que Henry Thread-gill.Que Caria Bley se glisse en quatrième position est une aberration.Si elle a séduit en son temps en nous faisant le coup des sonorités à la Nino Rotta et à la Kurt Weill, elle ne fait plus illusion.Elle dort sur ses lauriers.Et puis, de YOpéra de quat\u2019sous on commence à abuser.Il n\u2019y a pas que cela dans la vie.C\u2019est vrai quoi! Ras-le-bol à la fin de ces rééditions sous couvert de nouveauté d\u2019oeuvres authentiques.C\u2019est pas clair?Bon.Prenez Kurt Weill.Il a écrit des choses magiques.Vraiment chouettes.11 était un compositeur de première.Un as du tire-bouchon sonore cher aux prolos.Bien.Depuis plusieurs années, il ne se passe pas une année sans que des producteurs, genre Hal Willner, nous fassent le coup de la rénovation des musiques dansantes chères à Weill.Le fond du coup en question est économique.Pensez-y, en empruntant des pièces écrites en 1928, c\u2019est le cas de YOpéra qui nous occupe, vous n\u2019avez pas à débourser un radis à titre de droit d\u2019auteur.Parce qu\u2019après cinquante ans, ça tombe dans le domaine public.En fait, le comble de cette histoire c\u2019est que Henry Threadgill ait juste VOIR PAGE C 2 : RÉFÉRENDUM ; ; ; m PHOTO JACQUES GRENIER Œfig mm WfmMX wmm ffi Août célèbre traditionnellement le départ des hirondelles et le retour du Festival des films du Monde.Et jeudi marquera le début du dix-huitième FFM, qui roulera jusqu\u2019au 5 septembre, « Deux films québéco is se retrouvent en compétition.La Vie d\u2019un héros de Micheline Lanctôt et Le vent du Wyoming d\u2019André Forcier.Ça faisait quatre ans qu\u2019on n\u2019avait pas goûté au cocktail épicé de la poésie Forcier.Tout le monde attend le film, Qu\u2019en dit l\u2019auteur?ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Il y a des hommes comme ça qui se donnent des airs grognons mais qui sont tout sensibles au fond, comme une amande cachée dans une coque épineuse.Le cinéaste André Forcier par exemple.Il vous teste un peu, il grommelle, vous observe derrière le rempart de ses lunettes fumées, puis si ses bougonnements vous font rire plutôt que vous ratatiner, il s'adoucit, devient gentil, tel un gros matou aux griffes rétractées.On le rencontre ces jours-ci chez lui à Longueuil.Dans son jardin où il accorde des entrevues.Il faut dire que la sortie d'un film d\u2019André Foncier, c\u2019est toujours un événement.A cause de cet univers si personnel aux accents ducharmiens qui compose sa signature: quelque chose entre la poésie, le sanglot, le coup de poing et le blues du last call.Le vent du Wyoming, son dernier long métrage, sera lancé au FFM, en compétition.Une histoire inventée l\u2019avait été avant lui en 90.raflant le prix du public.Cette fois, on verra.Dans son œuvre, il y a des balises qui portent pour ses fans le nom de L\u2019eau chaude l\u2019eau frette, d'Au clair de la lune.Depuis le temps qu\u2019on le surnomme «l'enfant terrible du cinéma», l\u2019étiquette lui a fait grincer des dents année après année, puis à 47 ans, il s\u2019est mis à y prendre plaisir, forcément.Enfant terrible, ouais! Pourquoi pas?Il revendique une immaturité.Les poètes, c\u2019est bien connu, ça ne vieillit pas.Même les poètes du macadam.Mais certains deviennent quand même presque heureux dans une maison de banlieue de Longueuil,* avec une femme et trois enfants, des jolies cabanes à oiseaux et la bécane pour se promener à la barre du jour, quand tout dort encore.Dans ses films, Forcier est urbain et suburbain.Dans la vie, il a sa petite oasis, pour lui garder le moral.Parfois, ça prend ça.Avec un peu de vodka pour arroser le tout D\u2019amour et de trahison La vie.il la décrit comme une espèce de course du rat.avec une illusion de réussite sociale à laquelle tous participent, lui le premier.Alors il transforme ses contradictions en ironie.«Je crois à la délicatesse du cœur», déclare le faux bougon.Même s\u2019il est né dans le faubourg à mélasse, le cinéaste a fait ses études à Longueuil.C\u2019est toujours demeuré «sa» ville.Mais Forcier se rappelle des temps d\u2019errance, de 1969 à 1971 quand il était un sans-abri à Montréal à qui les bonnes âmes prêtaient la clé des compagnies de films pour y dormir la nuit.Il tournait tout de même, mettant les quelques sous qu\u2019il gagnait dans le financement de ses premiers films.C\u2019est beau le feu sacré.Que lui a apporté le succès?«Des femmes», répond-t-il tout de go.Avant, il ne «pognait» pas».Success is sexy, comme disait l\u2019autre.îl dit que le poésie se résume à ce qui nous échappe, que c\u2019est une sub-stance faite d\u2019amour aussi.«On aime VOIR PAGE C 2: FORCIER A1A ;(] 2 I.K I) I-: V II I II , I.K S SAM li I) I 20 K T I) I M A N I' 2 1 AO II T I il III FORCIER «La vie n\u2019est vivable que sous hypnose» SUITE DE I.A PAGE C 1 par caprice», ajoute-t-il.Le cinéma, pour lui, c\u2019est l\u2019occasion en or d\u2019organiser ses caprices.Le Vent du Wyoming parle donc d\u2019amour, mais aussi de trahison, de la famille sur laquelle on s\u2019écorche et d\u2019une quête du merveilleux.11 y aura un club de boxe, un bar, et une mère qui pique le chum de sa fille, un couvent de sœurs et une chanteuse qui se prend pour Piaf.Michel Côté, France Castel, Marc Messier, le Français François Cluzet sont de la distribution.C\u2019est bien connu: Forcier écrit pour des acteurs en particulier.Et il fait jouer souvent les mêmes.«Un acteur, c\u2019est comme une maîtresse.Ça peut être meilleur la deuxième ou la troisième fois», dit-il.Jean Lapointe l\u2019a inspiré de L\u2019eau chaude à Une histoire inventée.Il a créé pour lui le rôle du mari cocu et malheureux duVent du Wyoming.Mais Lapointe était pris, alors il s\u2019est tourné vers Michel Côté, autre figure familière de l\u2019univers Forcier qui hit une blanche apparition dans Au clair de la lune.«Michel Côté c\u2019est un grand \u201cvaudevillier\u201d, un acteur d\u2019âme et un gars habile», lance-t-il.Aujourd\u2019hui il essaie également une «nouvelle»; Sarah-Jeanne Salvy, la fille de Louise Marleau et de Jean Salvy, dont il aime la dégaine.«Je suis un voleur d\u2019acteurs, dit-il.Sans donner d\u2019indications, je leur demande d\u2019abord de dire leurs répliques.Puis je pirate leurs idées.» Le Vent du Wyoming est à ses yeux son film le plus accompli.«D\u2019habitude, la dérision l\u2019emporte sur l\u2019émotion.Cette fois, j\u2019ai voulu que l\u2019émotion s\u2019installe directement.» Quand il dirige, Forcier sait où il s\u2019en va, mais à l\u2019heure d\u2019écrire ses scénarios, il vit dans son angoisse qui lui colle à la peau «derrière cette apparence de suffisance».Perfectionniste, l\u2019enfant terrible.11 peut aligner quinze lignes avant de réduire, pour arriver finalement à l\u2019octosyllabe.Une réplique du film résume à ses yeux le propos du Vent du Wyoming, celle proférée par le Grand Albert, alias Marc Messier, hypnotiseur de son état.«La vie n\u2019est vivable que sous hypnose.» «Enivrez-vous», disait avant lui Baudelaire.Forcier a voulu aborder à travers ce film le thème de la trahison des aînés, puisque la maman (France Castel) roucoulera avec l\u2019amoureux de sa fille.«C\u2019est difficile, dit-il, de faire un film sans mettre des mères et des filles.Vu que le cinéma, c\u2019est une immense psychanalyse.Les baby boomers sont une génération d\u2019égoïstes issus de parents peureux», ajoute-t-il.Forcier travaille déjà à son prochain scénario, lequel parlera de cinéma, de cécité et de tragédie.Un aveugle qui aura le cinéma enfoui au fond de lui, avec les difficultés et les défis qui en découlent D\u2019ici là, Le Vent du Wyoming recevra-t-il bon accueil?Mystère! En tous cas, le réalisateur prend la responsabilité de tout, triomphe ou bide, précisant qu\u2019il a fait le film qu\u2019il voulait, avec un budget honorable (4 millions$), 37 jours de tournage.«Ce sont mes choix.Je les ai accomplis.» Amen.il H» s ip .i-.'i «Je suis un voleur d\u2019acteurs, avoue André Forcier.Sans donner d\u2019indications, je leur demande d\u2019abord de dire leurs répliques.Puis je pirate leurs idées.» .I ¦¦ 1 HlÉiÉ ,\t1 O*.V ;\t'! fi\"\ty L\u2019affiche suggestive du nouveau Forcier, Le Vent du Wyoming, laisse présager un film sulfureux.REFERENDUM Et Randy Weston dans tout ça?SUITE DE LA PAGE C 1 un vote de plus que Carla Bley.C est pas une blague, c'est une misère.Surtout que ni Lester Bowie, ni Butch Morris, ni Julius Hemphill ne sont dans les parages.Faut dire, que ces trois-là n\u2019ont pas des mines, musicalement s\u2019entend, à réjouir les petits-bourgeois.C\u2019est dit.Saxo, piano et contrebasse Où en sommes-nous?Ah! Les saxos.Au ténor, Joe Henderson a doublé .Sonny Rollins qui a dépassé Joe Lovano qui a devancé David Murray lequel a fait un pied de nez à Johnny Griffin,, Joshua Redman fermant la marche.A l\u2019alto, Jackie McLean rayonne davantage que Phil Woods, Bobby Watson, Omette Coleman, Frank Morgan, Benny Carter et Anthony Braxton.Dans l\u2019ensemble, il n\u2019y a pas grand-chose à souligner.Sauf que Murray devrait être en avant de Sonny Rollins.Quant à Anthony Braxton, qu\u2019il se soit placé dans la catégorie saxe alto est un non-sens.Remarquez qu\u2019avec les amants de la musique schizo, il n\u2019y a rien à comprendre.Chose certaine que ni Arthur Blythe, ni Oliver Lake ne soient là tient du bizarre.Au piano, Tommy Flanagan a gagné le gros lot.Cecil Taylo le suit qui devance Kenny Barron, Hank Jones, Don Pullen et.Keith Jarrett.Eh, misère! Du Jarrett, beaucoup sont encore gourmands.Ça nous serine le coco avec une musique maigre depuis des lunes, et ça trouve le moyen de prendre la place de Randy Weston et de Jay McShann, Cedar Walton et John Hicks.On en passe.Des vertes et de§ pas mûres.A la contrebasse, Charlie Haden chapeaute Dave Holland, Ray Brown, Ron Carter, Christian McBride et Milt Hinton.Haden, on l\u2019aime bien.Même beaucoup.Mais bon.qu\u2019il soit sacré meilleur contrebassiste de l\u2019année, il y a comme qui dirait de l\u2019eau dans le gaz de la critique.Il est bon, le Charlie, ça c\u2019est certain.Mais pas autant que Ron Carter ou Ray Brown.Et lui-même le sait que cela n\u2019a pas de sens.Ça c\u2019est certain.Bon, changeons de sujet.Parlons débarquement en Normandie mais restons dans le jazz.Il y a cinquante ans, les Alliés débarquent.Les Américains des Alliés avaient dans leurs sacs des disques.Des albums produits et payés par l\u2019armée américaine.Des trucs qui étaient interdits de vente pour la simple raison que ces disques étaient donnés aux trouffions.Le 6 juin dernier, on a souligné le cinquantième anniversaire du débarquement.La revue française Jazz Magazine a eu l\u2019idée, l\u2019idée géniale, de rassembler ces morceaux, ces pièces de Benny Goodman et Louis Armstrong, Count Basie et Hots Lips Page, Billie Holiday et Art Tatum, et de nous les refiler gratis.Pour être précis, vous déboursez 6,50 $, soit le coût régulier de la revue, et vous obtenez ce compact qui est absolument splendide.Les patrons de Jazz Magazine sont des pieds-nickelés.Vive les pieds-nickelés! Orchestrez votre BRH saison 94-95 ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL CHARLES DUTOIT VOTRE CHOIX Choisissez 1 concert Choisissez 1 concert Choisissez 1 concert Choisissez 2 concerts 11-12 octobre i 28-29 novembre Charles Dutoit, chef Horacio Gutiérrez, piano Rachmaninov: Concerto pour piano no 3 4-5 octobre Charles Dutoit, chef Cho-Liang Lin, violon Sibelius: Concerto pour violon Schumann: Symphonie no 4 2 octobre Charles Dutoit, chef Helen Huang, piano Mozart: Concerto pour piano no 23.K.488 20-21 septembre Charles Dutoit, chef Manon Feubcl.soprano James Ehnes, violon LE MYTHE DE FAUST Muhai Tang, chef Sabine Meyer, clarinette Mozart: Concerto pour clarinette, K.622 7-8 décembre Alexander Lazarev, chef Elisabeth Leonskaja, piano Liszt: Concerto pour piano no 2 Tchaikovski: Symphonie no 5 6 novembre Samuel Wong, chef Marc-André Hamelin, piano Saint-Saëns: Concerto pour piano no 2 22-23 novembre Bramwell Tovey, chef Artur Fizzaro.piano LA RUSSIE 7-8 février Hans Vonk, chef M.-Danielle Parent, soprano Vladimir Spivakov, violon Mozart: Concerto pour violon no 5, K.219 Brahms: Symphonie no 4 27-28 février Frans Brueggen, chef Beethoven: Symphonie no 2 Beethoven: Symphonie no 3 «Eroica» 5 février Kirk Muspratt, chef Juliette Rang, violon Mendelssohn: Concerto pour violon 17-18 janvier Robert Spano, chef Chantal juillet, violon L'AMERIQUE 28-29 mars Charles Dutoit, chef Eldar Nebolsin, piano Tchaikovski: Concerto pour piano no I 7-8 mars Roger Norrington, chef Mozart: Symphonie no 36.K.425 «Linz» Bruckner: Symphonie no 3 (version originale) 19 mars Charles Dutoit, chef Pascal Rogé, piano Rachmaninov: Danses symphoniques 16-17 mai Charles Dutoit, chef Ignat Solzhenitsyn, piano Beethoven: Concerto pour piano no 5 «Empereur» 23-24 mai Charles Dutoit, chef Olii Mustonen, piano Prokofiev: Concerto pour piano no 3 Bizet: Symphonie en do 14 mai Charles Dutoit, chef Léo Grinhauz, violoncelle Angelina Réaux, soprano Weill: Cabaret \u2014 Berlin 1930 La dérie DECOUVERTE ESSO .J.21-22 février Julius Rudcl, chef Gwynne Geyer, soprano VIENNE 2-3 mai Jacques Lacombc.chef Gino Quilico, baryton L\u2019OPÉRA ITALIEN ?mpériale 5 concerto au choix à pr ix modiqueo de 47,96$ à 156,34$ (taxes incluses) un simple appel suffit! 842-9951 4 A 0 l! T I !» il I I) I M A N C II K I.K S S A M K I) 1 I) K V 0 I H CINÉMA «ÆÈÈÊË&-: i timm TEST DE MO! QU ON MAX\u2019 AJOUTE All \u2018JUSQUE UHE DIMEMSIOH CANINE QUI \u201cl/Nf DfCOUVfRIf Mf CAMfRON DIAZ C'fST RARf r fojer Ikfrt, CMCAGO SUN-IiMfS VÆIQMH1!\" TOUS CRAQUER! iRttSWIp (Aon/ D! 5805 ZERO AMOS, LA COMÉDIE PRIfHttI DE TOUS EH AMERIQUE A EAIE UHE SEAR OE .\u2018MAX\u2019 #4 imi I uiu\t~\t¦- _\t- , ^.i.i It D( NIRO DU MONDE CAHIN! \u2022 Smon Wlouttyiia; PRESENTE EN SON DTS DIGITAL CFP info-film: 866-0111-1 zzRoo \" Un duel d\u2019acteurs royal - M.A.Lussier.CIBL PURE FORMALITE PARISIEN 866-3856 480Stc-CathcrineQ.& CIBL FAMOUS PLAYERS D'après l'ouvrage de REGINE DEFORGES LE P CAHIER VOLÉ Un film de CHRISTINE UPINSKA DANS CERTAINS CINÉMAS STE-THERESE 9?94«4 Pim Str-Thr*ff se& SST-HYACINTHE «« UPjf'____________ 3 GRANBY \u201d6-6906 HeuMtely» *]ST-BASILE «'\u2022«« M?67 BouE l.«ur*r\t(S JF1VALLEYFIELD 37M003 Lio*P*n* 2ème film aux ciné-parcs .\tITKOMËtti gEaBi\u2014 D'IE-PARC CHATEAUGUAV ¦ CINE-PARC ST-HILAIRE i\u2018 l-Ojp-MUfT+f UJÏfilU\tMUM* IIS* H7M07 CINE-PARC ORFORD ¦CINE-PARC JOLIETTE -VERSION ORIGINALE ANGLAISE \u2014 MANTENANT OUVERT ?présenté en \u2014r»y]\u2014 «\trr- m il l'wii'in\tHi m\u2014¦ mu \u2014\u2014 - \u2014- ncOTE-OES-NEiGES ^«-«IWPOINTE-CLAIRE w nu Wi tro Co*r WCARREFOUR UVil^niu Limoboui i»cw*a«r 6 Ill.l^l\u2014Mtn I 'IfllIM\tI \\m ¦ bée 171 P|a,jh.^hh bm «Un film d'une sensibilité et d\u2019une fraîcheur exquises.» \u2022 Huguette Roberge.La Presse itannenbaum mina stacTP La Reine k ?: chef-d\u2019œuvre ?: très bon ?: bon ?\tquelconque très faible ^W)i : pur cauchemar ANDRE ?De l\u2019Américain George Miller.Le classique film pour toute la famille qui raconte l\u2019amitié entre un animal et ses maîtres.L\u2019originalité d\u2019André, c\u2019est que l\u2019animal est un phoque, fort attachant par ailleurs, qui danse, fait la grimace, adore la télé et surtout sa petite maîtresse Toni et son papa Goué par Keith Carradine).Le film, avec les limites et les ficelles du genre, est vraiment sympathique et émouvant.Andre fait la conquête de tous.Les enfants l\u2019adoreront.Odile Tremblay THE SELLING 0F A SERIAL KILLER ?\t?1/2 Documentaire de Nick Broomfield.En Floride, en 1990-91, une prostituée tue six, peut-être sept de ses clients.Elle plaide la légitime défense et est condamnée à la chaise électrique.Plus encore qu\u2019aux motivations de la meurtrière, le réalisateur s\u2019intéresse aux marchandages auxquels se livrent ceux et celles qui veulent médiatiser, «fictionnaliser» l\u2019histoire d\u2019Aileen Wuomos.Un document qui laisse pantois.Au Cinémas de Paris jusqu\u2019au 25 août.Francine Laurendeau CIAO, PROFESSORE! ?De Lina Wertmiiller.Un professeur du nord de l\u2019Italie vient enseigner à Corzano, dans le sud profond.D\u2019abord ulcéré par les mentalités, il s\u2019attache à ses petits élèves.Drôle, touchant et savoureux.En v.o.sous-titré en anglais.Au Cinéma Egyptien.Francine Laurendeau LE BÂTARD DE DIEU Un pur produit psychotronique signé par le producteur français Christian Fechner.Le film raconte l\u2019histoire d\u2019un enfant abandonné à qui on a coupé le nez et qui, dans la France profonde du XVIe siècle, est entraîné dans une série de mésaventures hautement rocambolesques.Moines pervers, bourreaux sans merci, bandits des grands chemins, héros rebondissant comme une boule de billard.Tout y est, sur des décors de carton-pâte et un jeu digpe des pires productions de série B.A lire au second degré pour le délire kitsch ou à fuir.Odile Tremblay AIRHEADS ?De Michael Lehmann.Trois rockers paumés, en mal de reconnaissance, prennent en otages les employés d\u2019une station de radio et exigent de faire tourner leur démo.Comédie satirique d\u2019un pitoyable niveau intellectuel qui sabote le talent de trois bons acteurs, Brendan Fraser, Steve Buscemi et Joe Mantegna.Vivement déconseillé, même sur cassette.Bernard Botilad BHAJI ON THE BEACH ?De Gurinder Chada.Des femmes d\u2019origine asiatique font une excursion vers une station balnéaire, en Angleterre.Cette exploration attentive, drôle et affectueuse des problèmes de transplantation d\u2019une culture à l\u2019autre est éminemment sympathique et éclairante, malgré ses maladresses.Francine Laurendeau Trésors australiens CLAUDE BERRI présente un film de PATRICE CHEREAU ISABELLE ADJANI \u2022 DANIEL AUTEUIL JEAN-HUGUES ANGLADE VINCENT PEREZ \u2022 VIRNA LISI .* PHOTO CINEPLEX ODEON FILMS Aileen Wuomos dans The Selling of A Serial Killer, un documentaire produit et réalisé par Nick Broomfield.À la Bourse du crime Washington (AP) \u2014 Les archives cinématographiques nationales d\u2019Australie ont laissé filer plus de 1600 vieux films américains \u2014 des comédies de Harold Lloyd, des films d\u2019entreprises et des pages d\u2019information filmées \u2014 pour permettre leur restauration en sol américain.Plusieurs de ces bandes filmées, qui sont parvenues récemment à la bibliothèque du Congrès américain dans un camion réfrigéré, seraient dans bien des cas les dernières copies de ces œuvres, sinon des films inconnus à ce jour.«J\u2019ai l\u2019impression d\u2019accéder à la caverne d\u2019Aladin, s\u2019extasiait récemment Susan Dalton, archiviste de l\u2019Institut américain du cinéma et coordonnatrice du projet.Les Australiens viennent de nous donner une grande partie de notre histoire filmée et nous les adorons pour ce geste.» En vérité, des filins datant de la première moitié du 20e siècle ont été donnés par la National Film and Sound Archive d\u2019Australie.Ils ont été obtenus par les Australiens en concordance à une campagne dans le but de préserver leur propre industrie du cinéma.«Ils ont parcouru tout le pays pour soutirer aux leurs toutes ces pellicules nitrate, a ajouté Dalton.Ils ont réussi.» Les films traités au nitrate, qui étaient produits à compter de 1880 jusqu\u2019en 1951, se décomposent sous l\u2019effet de la chaleur, de la moisissure et lorsqu\u2019ils entrent en contact avec de faibles acides.Certains ont été détruits quand on a tenté d\u2019en récupérer l\u2019argent par procédé d\u2019émulsion.Malheureusement, moins de la moitié des films tournés avant 1951 ont été récupérés.Plusieurs bandes expédiées par les Australiens n\u2019ont pu être encore identifiées, explique Dalton.Parmi ces pertes, An Indian Sunbeam (1912), mettant en vedette Broncho Billy Anderson, le premier film au monde illustrant un cowboy comme tête d\u2019affiche; Among the Mourners, une comédie de Keystone réalisé en 1914 avec en proue Charlie Chase; et Bringin\u2019 Home the Bacon (1924), un des premiers features avec Jean Arthur à titre de vedette.Des surprises aussi telles que Once Every Ten Minutes et Peculiar Patients\u2019 Pranks (1915), considérées les seules copies encore disponibles illustrant les premières élucubrations du comédien Harold Lloyd.Ces réalisations américaines avaient été expédiées en Australie pour une exposition quelque temps après avoir été complétées, au début du siècle.Curieusement, les coûts pour le retour à bon port de ces productions étaient à ce point élevés qu\u2019ils étaient restées en Australie.Plus de 98 % de cès œuvres sont sur pellicule nitrate et la plupart sont considérées comme des «orphelins», n\u2019étant plus régies par copyright ou appartenant à des producteurs disparus depuis.Les Archives australiennes, n\u2019ayant pas les moyens de préserver ces vestiges du cinéma américain, les ont offerts aux Américains en octobre dernier.Ces productions seront divisées parmi les principales entreprises d\u2019archives américaines dans le but de les restaurer.THE SELLING OF A SERIAL KILLER Documentaire produit et réalisé par Nick Broomfield.Image: Barry Ac-kroyd.Montage: Richard M.Lewis, Rick Vick.Musique originale: David Bergeaud.USA, 1993.87 minutes.V.o.anglaise.Au Cinéma de Paris jusqu\u2019au 25 août.FRANCINE LAURENDEAU Oui, c\u2019est une histoire horrible que je vais vous résumer, mais ne vous voilez pas la face.Il ne s\u2019agit pas d\u2019une «fiction» où votre sensibilité risque d\u2019être agressée par le sang et la violence.C\u2019est seulement un documentaire dans lequel un réalisateur tente de découvrir la vérité en posant des questions à des hommes et à des femmes \u2014 à deux femmes en particulier \u2014 qui ont vécu cette histoire horrible ou qui s\u2019y sont intéressés pour des raisons plus ou moins avouables.Prostituée dans la trentaine, Aileen Wuomos vit en Floride, recrute ses clients le long de la route et opère le plus souvent dans leur voiture.Lesbienne, elle vit depuis cinq ans avec la même compagne.En décembre 1989, on trouve dans les bois de la région le cadavre criblé de balles d\u2019un homme de 51 ans.Tout au long de l\u2019année suivante, six hommes seront assassinés dans les mêmes conditions.En janvier 1991, Aileen Wuornos est arrêtée.Après une conversation téléphonique avec son amante (qui disparaîtra aussitôt du tableau), elle se déclare seule coupable de ces sept meurtres.Ses conseillers sont Steven Glazer, un avocat au profil professionnel pour le moins douteux, et Arlene Pralle, propriétaire d\u2019un élevage chevalin, qui, en novembre 1991, adopte légalement l\u2019orpheline de trente-cinq ans.Incroyable mais vrai.Car Aileen n\u2019a plus de mère et son père s\u2019est suicidé en prison quand elle était toute petite.Elle a eu une enfance et une jeunesse épouvantables et si elle a tué, soutient-elle, c\u2019est en état de légitime défense parce que ses clients étaient des sadiques.Un psychologue avance l\u2019hypothèse qu\u2019elle aurait subconsciemment tenté, à répétition, de tuer son père.Mais au fur et à mesure que progresse l\u2019enquête, on a l\u2019impression que ce n\u2019est pas tant les motivations de la criminelle que cherche Nick Broomfield.Ce qu\u2019il tend à mettre en lumière, c\u2019est plutôt la vénalité de ceux et celles qui disent vouloir protéger l\u2019accusée mais qui en réalité réclament de l\u2019argent.De l\u2019argent pour accorder des interviews à Broomfield, de l\u2019argent pour lui faire rencontrer Aileen, condamnée à mort depuis mars 1992 \u2014 ce qui nous vaut du reste l\u2019édifiante démonstra- tion d\u2019une exécution sur la chaise électrique.De l\u2019argent pour procurer de la documentation aux journalistes et aux auteurs d\u2019éventuels best-sellers, de l\u2019argent pour fournir aux pro-, ducteurs le matériel dont ils ont besoin pour faire écrire un scénario à couper le souffle.On sort pantois en même temps qu\u2019un peu frustré car ce film déconcertant pose plus de questions qu\u2019il ne donne de réponses.On aimerait pouvoir mieux cerner la personnalité, désarçonnante, d\u2019Aileen.On aimerait comprendre entre autres pourquoi sa maîtresse (apparemment au courant depuis le début et peut-être même complice) l\u2019a aussi brutalement laissé tomber.Mais on est surtout médusé devant le cynisme de tous ceux qui veulent commercialiser, qui veulent «fictionnaliser» une telle tragédie humaine.D\u2019autant plus que l'héroïne de la tragédie est une femme, la première «tueuse en série».La gloire.Dans le dernier Monde Diplomatique, un article intitulé Pourquoi tant de «tueurs en série» aux Etats-Unis?ne s\u2019intéresse pas à l\u2019affaire Wuomos mais pousse dans une autre voie l\u2019exploration de la question.Son auteur est le sociologue Denis Duclos, auteur notamment du Complexe du Loup-garou, la fascination de la violence dans la culture américaine (La Découverte, Paris, 1994).«Le châtiment d\u2019une déviance maléfique, constate-t-il, a permis à la société américaine de réaffirmer, contre tous les guerriers fous et autres individus sauvages, les valeurs de la loi.Mais ce n\u2019est pas si simple, car la plupart de ces grands criminels deviennent, par le biais de la fiction de masse \u2014 films d\u2019épouvante, romans policiers, séries télévisées \u2014 des héros fascinants pour le monde entier.» Il rappelle que comme, aux Etats-Unis, la scénographie du crime terrorisant est produite par des cohortes de narrateurs médiatisés, la «productivité» du criminel réside non seulement dans le nombre de ses actes, mais «dans la reprise et la répétition de son personnage par le biographe, le romancier, le cinéaste, de telle façon qu\u2019il finit par devenir un véritable mythe, lui-même multiplié».Si le sujet vous intéresse, je vous conseille fortement de lire ce texte substantiel et d\u2019aller voir The Selling of a Serial Killer.Aux dernières nouvelles, Aileen Wuomos était toujours incarcérée, donc toujours vivante.LE DOOM!.RICHARD « ^ABBITTIBBI |pP NOUVEAU SPECTACLE \"S / \u2022 «Chaude était la nuit.» / 22 \u2022 23 * 24 septembre 20h30 HR SPÉCTRUIÏl I^Hw JI8 STI CAtHimNt O ®PI s Arts n iaumn«.bOlrtK !-J (ml Ml saSUDrtolsouSooelnim PlÆ Mtm.lèr» d* U Cultur* impmam c»c; A«m,n,-mc.ou 1 8606 *** *\tS.«.#¦ Ü » I, K I) K V 0 I H .I, K S S A M EDI 2 U E T I» I M A N PHOTO ALAIN LAFOREST D1C 59 ^999^9999113244 "]
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