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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1994-08-20, Collections de BAnQ.

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[" Cahier spécial sur Véducation: réussir l'école FONDÉ EN 1910 Vo1 .LXXXV - No 19 2 ?M 0 N T R Ë A 1-.I, E S S A M E 1)1 2 0 Ë T I) I M A N C 11 E 2 1 A « U T 1 9 9 I I C A II I E R S - 1.30$ ?T I» S VQ LES ARTS FFM: André Forcier et le feu sacré PAGEC 1 LE MONDE Clinton ne veut plus des réfugiés cubains PAGE A 7 FORMES Comme un bon pain sorti du four PAGE C 10 LES SPORTS Carbonneau s'en va à St.Louis PAGE B 8 .i.o Michel Venne ?PERSPECTIVES Le flou artistique des promesses de Parizeau Est-ce cela qu\u2019on appelle le flou artistique, cette façon qu\u2019a le chef du Parti québécois de promettre sans s\u2019engager, d\u2019indiquer une direction sans déterminer le point d\u2019arrivée, de déballer de bonnes intentions tout en se ménageant une marge de manœuvre?a semaine a été riche en engagements de ce genre et l\u2019on voit bien que M.Parizeau, qui vogue avec assurance vers une victoire le 12 septembre, dit le moins de choses possible Ui.qui lui noueraient les mains de manière irréversible.S\u2019il prend le pouvoir, il aura de la latitude.Déjà, dès les premiers jours de la campagne, il prévenait les Québécois: le gouvernement est cassé, il n\u2019y aura pas de marge de manœuvre à distribuer; on ne pourra pas faire beaucoup dès le début, après le 12 septembre, à l\u2019égard de l\u2019égalité des chances; on n\u2019aura pas les moyens d\u2019abolir le ticket de deux dollars sur m\t¦ les médicaments des personnes I\tip\tâgées.Ce ticket, disait-il, il n\u2019en veut À Steggh.\tpas, il ne l\u2019aime pas, il désire tant l\u2019abolir, mais il ne s\u2019y engage pas.«C\u2019est pas parce qu\u2019on est en campagne électorale qu\u2019on peut dire n\u2019importe quoi», répète-t-il.Sur tel sujet: on verra quand on sera au pouvoir, il faut consulter les livres, il faut faire des études, il faut mettre les maires dans le coup, on ne peut pas décider de ça tout seuls.Ainsi, cette semaine, il a dit qu\u2019il ferait des compressions budgétaires, lui aussi.«Je vous assure qu\u2019il y a un certain nombre d\u2019endroits dans le gouvernement où il y a encore des ponctions à faire», a-t-il soutenu.Mais ces ponctions seront de quelle ampleur?«Je ne vais pas faire de commentaires avant d\u2019être là (au gouvernement).» Il répétait hier devant les délégués de la FTQ: «Il y aura des alternatives aux lois 102 et 198» sur le gel des salaires et la réduction de la taille de la fonction publique.Lesquelles?«J\u2019ai quelques idées là-dessus qui vont passablement loin».Mercredi, il a promis à Montréal des mesures d\u2019urgence pour mettre fin à l\u2019étranglement fiscal qui fait fuir les entreprises et les emplois vers les banlieues.Mais quelles mesures adoptera-t-il?Il y aura «peut-être» une première ouverture à un partage de la taxe de vente.Mais «on verra».Car ça ne sert à rien, dit-il, que lui-même lance des propositions sans savoir si elles correspondent à l\u2019écho que les municipalités veulent avoir.Ce même après-midi, il rencontrait les groupes communautaires de Pointe-Saint-Charles, bardé de bonnes intentions et de bons mots pour le travail essentiel de ces bénévoles.Il leur a promis une politique de reconnaissance et de financement garanti sur trois ans.Les organisations d\u2019aide aux pauvres, aux analphabètes et aux mal-logés veulent savoir si le niveau de leurs budgets, sabrés depuis des années, sera rétabli sous un gouvernement péquiste.Réponse: les budgets seront augmentés au fur et à mesure que l\u2019argent deviendra disponible.«Ça ne servirait à rien de promettre la lune, puisque la lune n\u2019est pas exactement à notre portée.» II\ta laissé les gens sur leur faim, sceptiques, cyniques.«Comme alternative politique, ça fait dur», dit leur porte-parole, qui voit chez Parizeau le, même discours qu\u2019au Parti libéral: les finances de l\u2019Etat ne permettent pas d\u2019améliorer l\u2019aide à l\u2019action communautaire.Jeudi, à Laval, M.Parizeau a dit qu\u2019il fallait une station de métro, une usine d\u2019épuration des eaux et un hôpital.Mais sans dire quand ils seront construits, ni dans quel ordre.Les priorités, il faudra «quelques lunchs» entre lui et les maires de la région pour les établir.Il paiera le lunch.«C\u2019est mon seul engagement» Les projets seront réalisés au fur et à mesure que l\u2019argent deviendra disponible.Que dit-il de plus que les libéraux à cet égard?On sait dqnc que M.Parizeau va comprimer les dépenses de l\u2019État, qu\u2019il va proposer un nouveau pacte fiscal à Montréal et qu\u2019il y aura des investissements à Laval.L\u2019action communautaire aura un appui.La vertu, quoi.Mais pour les détails, il se ménage une marge de manœuvre béante, tant sur les modalités que sur le calendrier.Sera-ce avant ou après le référendum?A plusieurs reprises, Il a évoqué les philosophes grecs qui, paraît-il, disaient que «l\u2019on démontre le mouvement en marchant».Eh! bien, demande le chef pé-quiste, donnez-nous l\u2019occasion de vous faire cette démonstration.«Nous allons bouger, nous allons démontrer le mouvement en marchant» Il pourrait ajouter «Faites-nous donc confiance.» Un peu comme Mme Kim Campbell qui, au début de la campagne fédérale au terme de laquelle son parti fut rayé de la carte du pays (à deux sièges près), disait: «Croyez-en moi!» INDEX MÉTÉO Agenda \t\t.,C8 Les Arts\t\t.Cl Avis publics.\t.B6 Classées\t\t\t,.B7 Économie\t\t.Bl Éditorial\t\t.A8 Le monde\t\t.Ad Mots croisés.\t.B6 Les sports.B8 Montréal Nuageux avec éclaircies.Averses ou orages.Max: 28.Dimanche: nuageux.Max: 24 Québec Ennuagement.Max: 24.Dimanche: nuageux.Max: 24 Détails en B 4 Quatre points d\u2019écart Les libéraux ont réussi à gruger le vote francophone du Parti québécois INTENTIONS DE VOTE PROVINCIALE^ (sondage Le Devoir, TVA, the Globe and Mail) 51,3 PIERRE O\u2019NEILL LE DEVOIR Le Parti québécois continue de dominer le Parti libéral dans les intentions de vote des Québécois, quoique son avance se soit amoindrie.Un sondage réalisé pour le compte du Devoir, du réseau TVA et du quotidien The Globe and Mail révèle que l\u2019écart entre les deux partis n\u2019est plus que de quatre points.Il démontre qu\u2019en cette première demie de campagne, les libéraux ont réussi à gruger le vote francophone.Effectuées du 13 au 18 août auprès de 1020 répondants, pour un taux de participation de 62,1 %, cette enquête d\u2019opinion publique accorde 49,4 % au PQ, 45,4 % au PLQ, 3,3 % à l\u2019Action démocratique, 0,7 % au Parti Égalité et 1,3 % aux autres partis.La méthodologie publiée en page A-10 situe la marge d\u2019erreur à plus ou moins 3,1 % dans 19 cas sur 20.Ces conclusions s\u2019inscrivent dans la tendance amor- VOIR PAGE A 10: SONDAGE Sondage Le Devoir, TVA.Globe & Mail : - 16-20 juillet 1994 Sondage Le Devoii*, ' TVA, Globe & Mail 13-18 août 1994 Parti libéral Parti Action québécois démocratique Parti égalité Autres Le Zaïre ferme sa frontière ÉLECTIONS QUÉBEC VOIR AUSSI EN PAGE A 4 î Guitouni qualifie Mario Dumont de lâche B Daniel Johnson veut créer une industrie québécoise de l\u2019automobile électrique Parizeau s\u2019engage à réviser les privatisations de sociétés d\u2019État Élections mexicaines PHOTO AP DES REFUGIES rwandais traversaient la frontière du Zaïre, hier, peu avant sa fermeture par les autorités zaïroise.Des milliers de Rwandais d\u2019origine hutue ont fui la zone humanitaire sûre établie dans le sud du Rwanda dans la crainte de représailles après le retrait des forces françaises.Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, de 15 000 à 20 000 réfugiés ont atteint hier la ville frontière zaïroise de Buka-vu.Voir nos informations en page A 6.Salinas souhaite-t-il la victoire?Neuf partis participeront aux élections présidentielles et législatives de demain, et les candidats de trois d\u2019entre eux peuvent prétendre à la présidence de la République.Une première, dans un pays dominé depuis soixante-cinq ans par le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), alors que la nouvelle transparence peut profiter au Parti d\u2019action nationale (PAN, conservateur), ou au Parti de la révolution démocratique (PRD, centre gauche).BERTRAND DE LA GRANGE LE MONDE Le président Carlos Salinas souhaite-t-il vraiment la victoire de sa formation politique, le PRI, aux élections qui auront lieu dimanche?Certains secteurs du PRI commencent en effet,à s\u2019interroger sur les véritables intentions du chef de l\u2019État à la suite de ses récentes interventions publiques contre la fraude électorale, qui a per- VOIR PAGE A 10: SALINAS Le feuilleton du Devoir 9- La maison Après avoir sillonné un peu le monde, Rémi aspire à vivre en paix.Le voici qui se rapporte à son patron adoré, avec l\u2019idée de prendre congé.LOUIS HAMELIN La silhouette s\u2019était voûtée, la voix semblait plus lasse.Il me tournait toujours le dos.\u2014 Votre dernier, hum.scoop sur Haiti nous a coûté cher, Fassol.Mais j'ai trouvé un petit travail qui vous empêchera de nuire un moment: vous allez nous écrire la suite de Oka Indigne.Faites-nous un beau grand roman international et universel qui se passe à Montréal.Fassol! \u2014 Il n'y a si pas longtemps, on me considérait comme un illettré fonctionnel.VOIR PAGE A 10: MAISON Is ILLUSTRATION: BRUCE ROBERTS ( A I, ic I) E V 0 I It .I.E S S A M K I» I ^ K T I) I M A N ( Il K 2 1 AO Û T I » I) I 0 ELECTIONS 01 Débat des chefs I L\u2019ADM en appellera lundi Ej,le discutera avec lejs autres partis en jfin de semaine L déci s Quép< en tiun Duih cheik prer parli 'i que K C co: jon< juge sion mati les con: D\u2019APRICS LA PRESSE CANADIENNE Action démocratique du Québec ( ADQ) en appellera lundi de la ion de la Cour supérieure du ec, qui a rejeté hier sa requête injonction, pour forcer le consor-de diffuseurs à inviter Mario ont à un débat télévisé des .Mais auparavant, l\u2019ADQ entre dra une ultime séance de pour-rs avec le Parti libéral et le Parti amp; ecois.que demande l\u2019ADQ est «in-atible avec un jugement en in-cjtion interlocutoire», souligne le André Denis.Il a rendu sa décidés la reprise de l\u2019audience, hier n, sans entendre comme prévu vocats du Parti québécois et du ortium des trois stations de télé- visk n.Si la Cour accordait une telle re-quê e, stipule le juge, «elle devrait l\u2019acc ompagner d\u2019un catalogue de direct ves, de solutions alternatives, voir ; d\u2019un plan d\u2019émission qui ulti-mer lent rendrait inutile la présence d\u2019un réalisateur ou de journalistes».L ;s dirigeants de l\u2019Action démo-crat que ont été visiblement surpris par a décision du juge Denis, mais ils n ont pas tardé à réagir.«On veut tenl er de faire un règlement hors cou \u2022 avec le Parti québécois et le Part i libéral.S\u2019ils ne manifestent pas pub iquement le désir que l\u2019on fasse part e du débat en fin de semaine, on ira i m appel lundi», affirme André Nér m, directeur général de la cam-pag le électorale à l\u2019ADQ.L avocat du consortium se demande j ourquoi l\u2019Action démocratique dés re se pourvoir de la Cour d\u2019appel.«Ce serait futile et dilatoire», a indi jué Marc-André Blanchard.L inscription d\u2019un appel, qui pourrait être faite au début de la semaine pro :haine, n\u2019aurait pas d\u2019effet suspensif juridique envers les diffuseurs, selon Claude Carignan, avocat de 11ADQ.Toutefois, M.Blanchard a dit: | I ï 0 K T I) I M A N (' HE 2 I A 0 il T I il !* I ?LE DEVOIR ?ACTUALITES SALINAS Scepticisme SUITE DE LA PAGE 1 mis au parti officiel de se maintenir au pouvoir depuis 1929.À deux reprises en un peu plus d\u2019un mois, M.Salinas a senti le besoin de convoquer les gouverneurs des trente et un Etats de la fédération, pour leur expliquer qu\u2019ils devraient faire preuve de «neutralité» et d\u2019«impartialité» le jour du scrutin.11 a tenu le même discours devant plus de deux mille maires du PRI, tout aussi peu habitués à entendre ce genre dç conseil de la part de leur dirigeant suprême.A l\u2019adresse de ceux qui n\u2019au-rajent pas encore compris le message, le chef de l\u2019État a expliqué qu\u2019il remettrait le pouvoir, le 1er décembre, «au vainqueur, quel qu\u2019il soit», laissant ainsi entrevoir la possibilité d\u2019une alternance au pouvoir., Lapalissade?Sans doute.Sauf au Mexique, ou les déclarations de M.Salinas ont fait la une de fous les journaux.«L\u2019engagement du président contribue de manière significative à l\u2019effort entrepris par le pays pour donner à ces élections une p|us grande crédibilité que par le passé», écrit î\u2019çditorialiste du quotidien indépendant La Jornada, qui ajoute: «Si ce genre de déclarations peut être considéré comme une évidence dans d\u2019autres pays, chez nous elle confirme que des changements sont en cours au sein de notre système politique et de la société mexicaine.» \u201e i Le candidat du PRI à la présidence, Ernesto Zedillo, a reconnu que «l\u2019alternance était normale dans un pays démocratique», ajoutant dans la foulée qu\u2019il espérait que cela ne se produise pas au Mexique.Les nombreux sondages publiés ces derniers mois semblent lui donner raison et lui accordent en moyenne plus de 40 % des intentions de vote, contre environ 20 % au candidat çpnservateur du PAN, Diego Fernandez de Ce-vallos, et à peine 10 % à Cuauhtemoc Cardenas, dp PRD.Mais les sondages sont tout aussi peu crédibles au Mexique que les processus électoraux.En 1988, M.Cardenas, déjà candidat, obtenait 25 % des intentions de vote.Il allait finalement remporter 31,1 % des suffrages, devançant largement le PAN (16,8 %), qui était jusqu\u2019alors la deuxième force politique du pays.Les deux partis d\u2019opposition dénoncèrent à l\u2019époque la victoire «frauduleuse» de Carlos Salinas qui, avec 50,7 % des suffrages, avait pourtant obtenu le plus mauvais sco-rç de l\u2019histoire du PRI., Mal élu, le président Salinas s\u2019engagea, dès ^>n entrée en fonctions, a garantir la «transparence du processus électoral».î Simultanément, le président Salinas avait entrepris une vaste réforme économique passant ppr la privatisation de centaines d\u2019entreprises, y compris la banque, et par la négociation d\u2019un traité de libre-échangp avec son principal partenaire commercial, les États-Unis, et avec le Canada.L\u2019Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) est entré en vigueur le 1er janvier, date que les rebelles «zapatistes» \u2014 ce n\u2019est pas un hasard \u2014 ont çhoisie pour s\u2019emparer de plusieurs villes dans l\u2019Etat du Chiapas, frontalier avec le Guatemala.L\u2019Armée zapatiste de libération nationale a provoqué un vaste mouvement de solidarité dans l\u2019ensemble du pays autour d\u2019une série de revendications qui vont de la justice sociale à l\u2019organisation d\u2019élections libres, en passant par la renégociation de l\u2019ALENA.L\u2019insurrection aura duré à peine une dizaine de jours, mais les zapatistes contrôlent toujours, huit mois plus tard, un territoire relativement important.Le réveil a été brutal pour le président Salinas, qui avait parié sur l\u2019entrée du Mexique dans le monde industriel et a vu son rêve se transformer peu à peu en cauchemar.Le 23 mars, le candidat du PRI à l\u2019élection présidentielle, Luis-Donaldo Colosio, était assassiné lors d\u2019uq meeting à Tijuana, près de la frontière avec les États-Unis.La mort du dauphin de M.Salinas \u2014 la plupart des Mexicains sont convaincus qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un règlement de comptes ,au sein du PRI \u2014 a été un coup dur: le chef de l\u2019État devait désormais faire face à l\u2019aile conservatrice de son parti, qui conteste sa politique économique, le rapprochement avec les États-Unis et la reprise des relations diplomatiques avec le Vatican.L\u2019affrontement avec la vieille garde a finalement été remporté par M.Salinas, qui a réussi à barrer la route au candidat des «dinosaures» et a imposer le sien, prnesto Zedillo, jeune technocrate formé aux États-Unis comme la plupart des «hommes du président».Il lui a pourtant fallu faire des concessions en associant certains secteurs de la vieille garde à la campagne électorale du nouveau dauphin.Il restait alors à peine cinq mois avant le scrutin, et M.Zedillo avait besoin de l\u2019appui de tous pour remettre en marche l\u2019énorme machine électorale du PRI.Reprenant à son compte les arguments de l\u2019op-positjon de gauche, l\u2019ancien ministre du Plan et de l\u2019Éducation a promis de «construire une société plus juste et de corriger les énormes contrastes sociaux»; le pouvoir d\u2019achat des salariés est plus bas aujourd\u2019hui qu\u2019en 1980, tandis que les grosses fortunes sont plus nombreuses.Sur le plan politique, l\u2019engagement de M.Zedillo à démocratiser le PRI et à établir une séparation claire entre le parti et l\u2019État a été reçu avec le plus profond scepticisme par l\u2019opposition et les commentateurs de la presse indépendante.SONDAGE Le clivage des générations SUITE UE LA PAGE 1 cée en début de campagne, alors que le SONDAGEM du 21 juillet dernier témoignait d\u2019un écart de sept points: 51,3 % au PQ, 43,6 % au PLQ, 3,1 % à l\u2019Action démocratique, 1,3 % au Parti Égalité et 0,7 % aux autres partis.La nouvelle enquête de SONDAGEM indique une légère fluctuation du comportement électoral sur l\u2019île de Montréal, où 52,2 % des intentions de vote vont au Parti libéral et 43,6 % au Parti québécois.Il s\u2019agit là d\u2019un gain de quelques décimales par rapport au sondage de juillet.Dans la région de Québec, la situation n\u2019a pas bougé, le PQ y maintenant une avance considérable avec 54,1 % des voix contre 32,2 % au PLQ.C\u2019est en province que l\u2019on observe les variations les plus significatives, le Parti québécois y recueillant 53,3 % contre 40 % au PLQ.Pour les libéraux, il s\u2019agit là d\u2019une remontée sensible par rapport à juillet.En regard de la langue maternelle des répondants, le sondage identifie également un léger déplacement du vote.57,1 % des francophones, 6,6 % des anglophones et 16,6 % des allophones déclarent leur intention de voter en faveur du Parti québécois.Alors que 37,1 % des francophones, 91 % des anglophones et 79,6 % des allophones continuent de préférer le Parti libéral.Ce qui tend à démontrer que les appuis du PQ ont faiblement régressé chez les francophones et qu\u2019ils ont augmenté chez les allophones.Les fluctuations ainsi observées en région et chez les francophones sont-elles suffisantes pour avoir un effet sur le résultat des élections du 12 septembre?Le président de la maison SONDAGEM est pour sa part convaincu que non.Selon M.Jean Noi-seux, l\u2019avance du PQ chez les francophones et notamment en province est encore trop considérable pour que les libéraux puissent espérer y faire des gains substantiels.A son avis, ce léger rétrécissement de l\u2019écart, s\u2019il demeure ce qu\u2019il est, ne pourra faire plus que de réduire les majorités péquistes dans un certain nombre de comtés.Le clivage des générations continue par ailleurs de marquer la répartition du vote.Les jeunes préfèrent très majoritairement le PQ alors que les plus vieux votent massivement pour le PLQ.Entre les deux, le vote des personnes âgées de 35 à 54 ans se divise à parts égales entre les deux partis.Les sondeurs ont voulu vérifier la solidité des intentions de vote.«Personnellement, diriez-vous que vous savez déjà pour qui voter à ce moment-ci ou que votre choix n\u2019est pas définitif et qu\u2019il peut encore changer au cours de la campagne électorale?» A cette question posée en juillet, plus de la moitié des personnes interrogées avaient répondu que leur choix pouvait encore changer.Aujourd\u2019hui, l\u2019ambivalence a fait place à une relative certitude.Seulement 35 % avouent encore leurs hésitations, alors que 57,9 % affirment avoir fait un choix définitif.Ce qui fait dire à Jean Noiseux que les possibilités du PLQ de gruger le vote mou sont de plus en plus minces.Quant au déroulement de la campagne, 36,4 % s\u2019en disent assez satisfaits, 33,8 % en sont peu satisfaits et 15,5 % se proclament pas du tout satisfaits.Comme on devait s\u2019y attendre, les insatisfaits sont nettement plus nombreux parmi les voteurs péquistes.Si, sur certaines questions, les Québécois ont des vues opposées, ils font consensus quand vient le temps de désigner le vainqueur du 12 septembre.Plus de la moitié (51 %) sont persuadés que c\u2019est le Parti québécois qui va remporter ces élections.Seulement 28,3 % optent pour le PLQ.Ce qui laisse croire que bien des libéraux sont défaitistes.Le Devoir publiera dans son édition de lundi les conclusions de la deuxième tranche de ce sondage réalisé par la maison SONDAGEM.L\u2019on y trouvera des données fort instructives sur les grands enjeux de cette campagne, sur ce que pensent les Québécois de l\u2019état du dossier constitutionnel, des aspirations souverainistes du PQ et de leurs chefs politiques.D\u2019autres résultats lundi Les lecteurs du Devoir trouveront dans notre édition de lundi d\u2019autres résultats du sondage SONDAGEM.Nous analyserons la réaction du public à l\u2019égard des chefs des deux grands partis politiques et des principaux éléments de leurs programmes politiques.Ces résultats seront aussi présentés dans le cadre de l\u2019émission L\u2019Evénement diffusée dimanche soir à 22 heures sur les ondes de TVA et animée par Stéphan Bureau.LE VOTE DES FRANCOPHONES 607.57,1 50 40 30 20 10 0 \u202237,1 ]] Parti libéral g Parti québécois ¦ Action démocratique | Parti égalité ; | Autres Méthodologie Ce sondage sur les opinions et motivations des Québécois a été réalisé exclusivement pour le réseau TVA, Le Devoir et le Globe and Mail.Pour cette étude, Sondagem inc.a réalisé 1020 entretiens téléphoniques auprès d\u2019un échantillon représentatif de la population du Québec.L\u2019échantillon comprenant cinq strates (trois pour la région de Montréal, une pour la région de Québec et une pour le reste de la province) a été généré par ordinateur, une technique qui permet de rejoindre les abonnés dont le numéro de téléphone est confidentiel.A partir de 1642 numéros de téléphone valides, 1020 entretiens ont été complétés, donnant un taux de réponse de 62,1 %.Aucune substitution de ménages ou de personnes n\u2019était autorisée dans ce sondage.Tous les entretiens ont été réalisés en central téléphonique à partir de Montréal, du 13 au 18 août.En retenant un seuil de confiance de 95 %, on estime la marge d\u2019erreur maximale d\u2019un tel sondage à plus ou moins 3,1 % dans 19 cas sur 20.TOUS DROITS RÉSERVÉS .1 1m présente étude d\u2019opinion publique a été réalisée par l\u2019institut de sondage SONDAGEM pour LE DEVOIR/TVA/THE GLOBE AND MAIL Toute reproduction ou diffusion, en tout ou en partie, de ses résultats est interdite sans la mention «Un sondage SONDAGEM réalisé pour LE DEVOIR/TVA/THE GLOBE AND MAIL LL IL -I iu -) 1?MAISON «Vous vous trompez, Fassol.Vous reviendrez pour me tuer.» SUITE DE LA PAGE 1 * \u2014 L\u2019important est que nous allons vous assurer les rrtoyens d\u2019un grand succès de librairie.Et d\u2019abord, la paix.Votre compagne a laissé ici un message dans lequel elle v0us fait part de son intention de rompre.Elle n\u2019aimait pas te ton de vos cartes postales, et puis, nous lui avons fourni quelques éclaircissements sur vos activités paraprofession-nelles, telles ces fréquentions spéciales à Trébizonde, ou ce coup de foudre africain, ou encore cette dernière nuit f33a5; pubbcité: (514) 9853399.% ¦B_________I.K I) I'j V 1>IH, I.K S S A M K l> I - o K T I) I M A N C || K 2 I A I) fl T I !) !) | \u2014\t\u2014» Le Devoir.?- LES SPORTS Carbo troqué à St.Louis Le Canadien obtient en retour Jim Montgomery, un centre de 25 ans MARIO SIMAKI) PRESSE CANADIENNE Le Canadien a tourné une page d\u2019histoire, hier, en échangeant Guy Carbon-neau, son capitaine, leader, porte-parole unanime parmi les joueurs et soldat indéfectible des 12 dernières saisons.Carbon-neau a été cédé aux Blues de St.Louis en retour du joueur de centre Jim Montgomery, un Montréalais de 25 ans.«C\u2019est un des moments les plus difficiles et ingrats pour un directeur général», a déclaré d\u2019emblée le directeur général Serge Savard, avant de faire l\u2019annonce de la transaction en conférence de presse, en fin d\u2019après-midi.«Il fallait faire de la place pour des plus jeunes.Nous lui avons trouvé une bonne organisation où il pourra passer les deux ou trois dernières saisons de sa carrière.Les Blues ont une bonne équipe et déménageront dans un nouvel aréna.«Il est toujours délicat d\u2019échanger un vétéran à Montréal.Je sais qu\u2019il y aura des réactions négatives.Mais il y en aura aussi si ne je fais pas tout en mon possible pour améliorer l\u2019équipe», a ajouté Savard.Carbonneau est âgé de 34 ans et en aura 35 au cours de la prochaine saison.Il a disputé 79 matches la saison dernière, inscrivant 14 buts et 24 passes.Montgomery, qui s\u2019exprime fort bien en français, a présenté un dossier de six buts et 14 passes en 67 matches avec les Blues au cours de la saison 1993-1994, sa première dans la LNH.Il a surtout évolué au sein du quatrième trio.L\u2019entraîneur Jacques Demers a annoncé la nouvelle de l\u2019échange à Carbonneau, hier midi dans un restaurant du centre-ville.Carbonneau n\u2019avait pas réclamé de transaction.«Je tenais à le rencontrer plutôt que de lui dire par téléphone comme nous le faisons habituellement, a indiqué Demers.Je lui ai dit qu\u2019il partait en gagneur dans une ville très exigeante, et que très peu d\u2019athlètes auraient pu en faire autant dans un tel contexte.Il pourra terminer sa carrière dans une ville où il y aura moins de pression.» Savard et Demers ont précisé que l\u2019échange de Carbonneau n\u2019avait rien à voir avec les déclarations controversées du joueur de centre au cours des dernières séries éliminatoires.Carbonneau avait entre autres reproché à Demers d\u2019accorder une trop grande importance à Patrick Roy au cours de la série contre les Bruins de Boston.Rien à voir non plus, selon Savard, avec les négociations en vue d\u2019un nouveau contrat.«Carbonneau a toujours donné franchement son opinion et je suis capable de vivre avec ça», a dit Demers.«Les négociations de contrat ou même le fait qu\u2019il soit le représentant des joueurs n\u2019ont rien à voir avec la transac- tion, a dit Savard.Nous lui avions fait une offre de contrat d\u2019une saison plus une année d\u2019option avant la date limite du 10 août.Nous ne savions toujours pas quel salaire il désirait pour la prochaine saison.» Carbonneau avait empoché 750 000 $ la saison dernière avec le Canadien.On se souvient que ses relations avaient été tendues avec Savard lors des négociations de son dernier contrat.«Ce qui s\u2019est passé alors faisait partie du jeu des négociations, et une fois l\u2019affaire réglée j\u2019avais tout oublié, a dit Savard.Je ne suis pas rancunier.La vengeance est l\u2019âme des faibles.» La succession Le départ de Carbonneau aura sans doute l\u2019effet d\u2019une secousse sismique au sein du Canadien.Mais Savard et Demers ne s\u2019en inquiètent pas.«Carbonneau était un gr and leader, tout comme Bob Gainey qui l\u2019a précédé comme capitaine, a dit Demers.Mais la vie continue.Nous avons Kirk Muller et Vincent Damphousse, de qui nous espérons qu'il joue un plus grand rôle la saison prochaine.Il y a d\u2019autres jeunes aussi qui devront se lever dans le vestiaire.Je pense entre autres à Lyle Odelein qui l\u2019a fait à quelques occasions la saison dernière.» Demers et Savard ont indiqué que le prochain capitaine du Canadien sera désigné au cours des semaines à venir.Les deux hommes semblent plus enclins à désigner eux-même le capitaine, plutôt que de s\u2019en remettre à un scrutin des joueurs.«La dernière fois que nous l\u2019avons fait par scrutin, deux joueurs ont terminé à égalité (Carbonneau et Chris Chelios), ce qui a causé un malaise au sein de l\u2019équipe, a dit Savard.On a vu cette semaine que la direction des Maple Leafs de Toronto a elle-même choisi son capitaine (Doug Gilmour).Mais même si nous devions procéder par scrutin, nous avons une bonne idée du joueur qui serait choisi.» Si Savard n\u2019a nommé personne, Muller paraît être le candidat tout désigné pour succéder à Carbonneau.Il sera par contre plus difficile pour le Canadien, voire impossible, de trouver un spécialiste de la défensive qui sera l\u2019égal de Carbonneau pour contrer les meilleurs joueurs adverses.Carbonneau a remporté trois fois le trophée Frank J.Selke qui honore le meilleur attaquant défensif de la LNH.«Brian Savage et Craig Ferguson sont deux jeunes qui pourraient faire ce travail, a dit Demers.Ferguson a été notre capitaine avec les Canadiens de Fredericton et il était le leader de l\u2019équipe.Ces deux joueurs pourraient évoluer au centre sur le quatrième trio.» Savard n\u2019a pas écarté la possibilité d\u2019un autre échange pour améliorer l\u2019équipe à la position de centre.Jeux du Commonwealth médaille à un Québécois Internationaux de tennis du Canada i \u2022 r \"\t^ Fin du rêve de Baudone GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Nathalie Baudone a été éliminée en quarts-de-finale, mais elle quittera Montréal heureuse d\u2019avoir amélioré sa 163e place au classement mondial.Baudone, qui n\u2019avait jamais été aussi loin dans un tournoi majeur, a même remporté le premier set de son match contre la sixième joueuse mondiale, la Japonaise Kimiko Date, mais son beau rêve n\u2019a pu résister à la fatigue et elle a perdu 4-6, 6-2, 6-0, après avoir précédemment sorti les 13e et neuvième têtes de série, Nathalie Tauziat et Lori McNeil.Tout ça après avoir dû gagner sa place par deux victoires aux qualifications.Date, troisième tête de série, a ainsi rejoint les deux premières favorites, Steffi Graf et Arantxa Sanchez Vicario, sa prochaine adversaire, en demi-finale des Internationaux du Canada, tandis que Mary Pierce, classée quatrième, grande favorite pour accéder à ce quatuor d\u2019élite, a aisément battu en soirée l\u2019Autrichienne Judith Wiesmer, 32e jbüeuse mondiale (6-1,6-1).Graf a éliminé Gabriela Sabatini 7-5, 6-0 et Sanchez a sorti Katerina Maleeva 6-2, 6-1.Graf sera opposée aujourd\u2019hui à Pierce, tandis que Sachez Vicario affrontera Date.«J\u2019aurais aimé me rendre en demi-finale, mais j\u2019ai commencé à ressentir la fatigue au deuxième set», a expliqué l\u2019Italienne née de mère belge au pays de Jacques Brel, où elle a vécu et joué au tennis jusqu\u2019à l\u2019âge de 12 ans.La première MARC DELBÈS PRESSE CANADIENNE Victoria \u2014 Le Lavallois Jean-François Sénécal a tenu parole.Après avoir prédit la veille qu\u2019il remporterait la première médaille d\u2019or des XVe Jeux du Commonwealth, Sénécal et son coéquipier Wayne Sorensen de Calgary ont enlevé l\u2019épreuve par équipe à la carabine à air comprimé.Et Sénécal s\u2019est même permis un nouveau record du Commonwealth avec 589 points sur une possibilité de 600.L\u2019ancien record (583 pts) appartenait à Guy Lorion depuis les Jeux d\u2019Auckland en 1990.Au classement par équipes, ils ont compilé un total de 1166 points, un autre record des Jeux.«Je la voulais tellement cette médaille, a raconté ravi l\u2019ingénieur de 33 ans.Au début de la semaine, j\u2019avais fait part à Wayne de mon désir de l\u2019emporter.«J\u2019étais donc très confiant ce matin lorsque j\u2019ai entrepris la compétition et je savais que nous pouvions aller jusqu\u2019au bout si Wayne était aussi solide que moi.» Le Canada a aussi remporté trois autres MARC DELBÈS PRESSE CANADIENNE Victoria \u2014 Ayant obtenu l\u2019assurance de son médecin personnel que son genou ne risque rien et qu\u2019il pourra donner son maximum, Bruny Surin sera au départ du 100 mètres des Jeux du Commonwealth, lundi.«J\u2019ai pris la décision de courir après avoir discuté avec mon médecin à Montréal, le Dr Pierre Anger, et après avoir consulté les physiothérapeutes de l\u2019équipe, a précisé Surin.Mon médecin est convaincu que je ne risque rien et il m\u2019a encouragé à donner médailles lors de cette première journée quand les Ontariennes Sharon Cozzarin et Helen Smith ont enlevé l'argent au pistolet par équipe, tandis que Christina Ashcroft et Linda Zzulga ont mérité le bronze à la carabine petit calibre position couchée.L\u2019autre médaille canadienne appartient à l\u2019équipe féminine inscrite au 50 km contre la montre composé de Clara Hughes, Anne Samplonius, Alison Sydor et Lesley Tomlinson, qui a gagné l\u2019argent.Pour l\u2019une des rares fois, le champ de tir Heal était l\u2019objet d\u2019une attention spéciale, hier matin, puisque on y décernait la première médaille des Jeux.«Il y avait plein de spectateurs et de nombreux journalistes, a poursuivi Sénécal.Nous ne sommes pas habitués à une telle attention.Cette victoire a vraiment valeur de symbole car elle stimule toute l\u2019équipe et je vous assure que nous allons remporter plusieurs autres médailles à ces Jeux.» Le médaillé d\u2019or se promettait de fêter sa mon maximum.» Bruny Surin avoue qu\u2019il a broyé du noir en début de semaine lorsqu\u2019il a ressenti une légère douleur à son genou gauche, lors d\u2019un entraînement, celui où il a subi une arthroscopie le mois dernier pour un problème au ménisque.«Le Dr Anger m\u2019a expliqué qu\u2019il est normal de ressentir de temps en temps une petite douleur mais que cela ne m\u2019empêchera pas d\u2019être à 100 % de mes capacités pour la course.» Bien entendu, le sprinter de Pierrefond reconnaît que le défi sera de taille pour lui aux Jeux du Commonwealth.victoire avec les membres de l\u2019équipe et de faire un tour au centre-ville en soirée, avant de reprendre l\u2019entraînement dès aujourd\u2019hui.Sénécal revendique maintenant six médailles en quatre participation?aux Jeux du Commonwealth.A ses derniers Jeux, en 1990, il avait aussi ramené de l\u2019or mais à la carabine libre aux trois positions.Les Canadiens ont devancé le duo anglais composé de Christopher Hector et Nige} Wallace (1161 pts) et l\u2019équipe d\u2019Ecosse formée de Robert Law et David Rattray (1143).Même s\u2019il a obtenu un très bon score, Sénécal a admis qu\u2019il avait éprouvé des ennuis au début de ses six séries de tir, valant 100 points chacune.«Je n\u2019avais pas le bon rythme, a-t-il expliqué.C\u2019était peut-être une question de nervosité mais, heureusement, j\u2019ai fini très fort.» Sénécal pourrait décrocher une autre médaille, mardi, lors de l\u2019épreuve individuelle dans la même discipline.«Mon objectif prioritaire cette année était de courir le 100 mètres sous la barre des 10 secondes et j\u2019entends me battre contre le chronomètre, a-t-il confié.Mais je ne peux ignorer Linford Christie, Frank Fredricks, les Nigérians Olapade Adeniken et Daniel Effiong.Il me faudra aussi courir contre mes adversaires.Le plus coriace sera définitivement Christie, qui a gagné un course cet été à Zurich en 10,05 secondes sous la pluie.» Surin est suffisamment rassuré sur l\u2019état de son genou qu\u2019il a également confirmé sa présence au sein de l\u2019équipe canadienne du relais 4 x 100 mètres.Bruny Surin dans les blocs lundi Jean-François Sénécal rafle l\u2019or à la carabine à air comprimé par équipe.GILLE MARCOTTE ?Une Picasso de la raquette C\u2019était avant-hier aux Internationaux de tennis féminin du Canada et sur le court central une longue blonde était en train de se faire passer à tabac par une petite noiraude.Tellement que le match avait débuté depuis un quart-d\u2019heure à peine, quand tout à coup on s\u2019est mis à jouer au ping-pong sur la galerie de la presse du stade Jarry.Ping! «Elle ne niaise pas avec la balle, celle-là!» Pong! «.est pas payée à l\u2019heure, elle, est payée à \u2019job!» Ping! «Y aura pas de période supplémentaire.» Pong! «Elle fait ça vite parce que sa mère l\u2019attend à l\u2019hôtel pour aller magasiner.» Ainsi de suite.Ainsi donc, de gros classiques de l\u2019humour lourd pesaient de tout leur poids sur le vétuste balcon juché au sommet des gradins tandis qu\u2019en bas une Espagnole de 22 ans était en train d\u2019écraser une pauvre fille du Kazakhstan.Ce n\u2019était pas un match, c\u2019était à peine une formalité pour la numéro 2 du tournoi, Arantxa Sanchez Vicario, qui a mis moins d\u2019une heure à démolir Elena Li-khovtseva.Vite, une douche et vingt minutes plus tard la «tennis-seuse» de Barcelone arrivait à la salle des entrevues, accompagnée de son père Emilio.La crinière noire à peine séchée, Arantxa est allé prendre place dans le décor de rotin blanc.Un choc.Du perchoir de la presse, elle m\u2019avait un peu rappelé Nadia Comaneci, quand elle s\u2019est présentée sur le court, vaguement racoleuse, avec sa queue de cheval, son bandeau blanc, sa jupe rouge, son blouson rouge et blanc et ses chaussures bien assorties.Look bien calculé, comme d\u2019ailleurs la plupart de ses camarades: ça fait partie de la game.Mais aussi une impression d\u2019assurance tranquille, l\u2019aif hyperconcentré, toute à son œuvre.Comme Nadia.A dix pieds, c\u2019est autre chose.La Picasso de la raquette, qui talonne la numéro un mondiale Steffi Graf, est une costaude.Une pièce de femme.Pas grande, cinq et six, mais large d\u2019épaules, massive, 124 livres, le visage même un peu grassouillet: un bloc.Qui se déplace vite.On comprend en la voyant la puissance de son jeu de pieds, qui rappelle celui d\u2019un boxeur, et celle de son coup droit, qui tient souvent de l\u2019uppercut.Elle parlait de tout ça en anglais à tous ceux qui lui posaient des questions, en anglais, quand une collègue américaine lui demanda si c\u2019était vrai qu\u2019elle était polyglotte et, si oui, dans quelles langues pouvait-elle s\u2019exprimer?Elle a répondu: «Espagnol, anglais, français, italien, allemand.» Et quelqu\u2019un lui a fait penser qu\u2019elle en oubliait une: «Ah oui! le catalan aussi, bien sûr», a-t-elle ajouté.La question suivante est venue en français et elle a répondu en français que non, elle n\u2019avait pas l\u2019intention de se retirer aussi jeune que sa grande idole Steffi Graf, 25 ans, qui parle d\u2019accrocher très bientôt sa raquette.Faut dire que l\u2019Allemande a commencé de bonne heure: à 13 ans chez les pros.Arantxa, elle,, a commencé à 17 ans et se donne encore six, sept ans: «A ce moment-là, ce sera le temps de commencer à faire une famille», planifie-t-elle.«Une grosse.?», demande un journaliste.Elle a répondu, pudiquement, d\u2019un sourire qui pouvait vouloir dire: «Probablement.» Si tel étajt le cas, elle n\u2019aurait pas de problème de gardienne.A vrai dire, elle pourrait s\u2019offrir une garderie au complet.Mlle Sanchez Vicario a gagné depuis qu\u2019elle œuvre dans le grand cirque du WTATour (World Tennis Association) la somme de 5 347 351 dollars.Tel qu\u2019indiqué dans le grand bottin de la WTA, petit outil destiné à instruire les travailleurs de l\u2019information, dans lequel on apprend en outre qu\u2019Arantxa aime le poulet, les pâtes, les Beatles, Phil Collins, Bruce Springsteen, la bicyclette, le soccer, le basketball, Dis-neyworld ainsi que son père Emilio Sanchez, ingénieur, et sa mère Marisa Vicario, prof.Dans tout ce qu\u2019on ne dit pas, il y a son grand amour des bêtes et du français, faut croire, étant donné qu\u2019elle a deux chiens, qui n\u2019ont toutefois pas fait le voyage.Elle les a baptisés rien de moins que Roland et Garros.En l\u2019honneur du grand tournoi français.Mignon, n\u2019est-ce-pas?Personnellement, je serais tenté d\u2019opter pour Saint-Pierre et Miquelon.S\u2019ils étaient savants, très savants, eh! bien là, mes amis, je songerais à Sanchez et Vicario.En hommage à une grande joueuse de tennis de Barcelone, qui a encore gagné hier, qui joue en demi-finale aujourd\u2019hui.Parions qu\u2019elle atteindra la finale de dimanche: 150 000 dollars à la gagnante.Olé, olé! LES CONCESSIONNAIRES VOLVO DE LA RÉGION MÉTROPOLITAINE HH La Familiale 850 Sportsivagon \t\t \t\t Y\\ Extension earan Volvo VOUS SOUHAITENT UNE BONNE JOURNÉE, EN TOUTE SÉCURITÉ! SAINT-HYACINTHE\tGREENFIELD-PARK\tMONTRÉAL\tSAINT-LÉONARD\tLAVAL Automobile Chicoine Inc\tVolvo Rive-sud\tUp-Town Auto Ltée\tJohn Scotti Auto Ltée\tBoni.St-Martin Auto 855 rue Johnson\t845 boul.'Taschereau\t5055 rue Paré\t430 rue Jarry est\t1430 boul.Saint-Martin (514) 875-3999\t672-2720\t737-6666\t725-9394\t667-4960 SAINTE- AGATHE Garage Franke Inc.180 rue Principale (819)326-4775 "]
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