Le devoir, 20 septembre 1994, Cahier A
[" ?FONDÉ EN 1910\t?i.x x x v I.K M A H I) I 2 0 S K I» T K M K K K I !» !» I 10 r o ii l o S 5 c M 0 N T R K A I 2 I 8 (i .1 < ¦ Robert Dutrisac PERSPECTIVES La révolution téléphonique De la défense de la veuve et de Vorphelin à la déréglementation tous azimuts Deux ans, c\u2019est une éternité dans l\u2019industrie des télécommunications.C\u2019est suffisant en tout cas pour permettre au président du CRTC, Keith Spicer, de faire un virage complet, de passer de l\u2019émouvante défense de la veuve et de l\u2019orphelin \u2014 et de celle du service téléphonique local à bas prix \u2014 aux perspectives enivrantes de l\u2019autoroute de l\u2019information et de la déréglementation tous azimuts.Il y a deux ans, le CRTC rendait sa fameuse décision 92-12 qui autorisait la concurrence dans l\u2019interurbain mais préservait les bas tarifs du service local.On voyait dans ces tarifs financés à même les bénéfices de l\u2019interurbain l\u2019expression préoccupations sociales des Canadiens, une autre façon de se distinguer des Américains.Riches et pauvres de toutes les régions du pays se rejoignent sur ce point: ils jouissent de bas tarifs pour le service téléphonique de base.Bell Canada qui avait voulu toucher au début des années 80 à cette sacro-sainte caractéristique «nationale» en avait pris plein la gueule devant le CRTC, seule dans son coin à défendre l\u2019hérésie.L\u2019an dernier, Bell, invoquant les pertes de revenus engendrées par la concurrence dans l\u2019interurbain, revels XSr\tnait à la charge.La compagnie de- mandait des hausses de tarife de son service local variant de 50 % à 60 % selon les régions.Le CRTC l\u2019a vertement éconduite, Keith Spicer qualifiant les demandes de Bell de «majorations injustifiées».Aujourd\u2019hui, les mêmes majorations, tempérées parce qu\u2019étalées sur trois ans, apparaissent parfaitement acceptables, voire absolument nécessaires à l\u2019essor des télécommunications au Canada.Le CRTC a accordé une hausse de 6 $ par mois, ou environ 50 % du tarif actuel.Ne cherchez pas de savants calculs dans la décision du CRTC: ils ne sont pas là, contrairement à l\u2019habitude.Ce sont des hausses décrétées au pif qui feront que le service téléphonique local au pays ne sera pratiquement plus subventionné par l\u2019interurbain.En conférence de presse, M.Spicer a expliqué que les abonnés du téléphone paieront moins de 50 % de ce qu\u2019ils payaient il y a 30 ans.Mince consolation! Comme si Hydro-Québec doublait ses tarifs en mentionnant que nous payions l\u2019électricité trois fois plus cher au début du siècle.Mais des arguments pour revoir la réglementation des compagnies de téléphone, le CRTC en possède.Et de solides.En rétrospective, sa décision d\u2019introduire la concurrence dans l\u2019interurbain proposait un cadre transitoire qui n\u2019a pas tenu deux ans.En ce sens, c\u2019est sa décision de vendredi dernier qui amorce la véritable révolution dans les télécommunications canadiennes.Dans cette révision du cadre réglementaire des compagnies de téléphone, le CRTC change complètement de logique.L\u2019organisme se convertit à l\u2019ère du «tout numérique» et reconnaît l\u2019inévitable convergence des moyens de communications électroniques.Câ-blodistributeurs, compagnies de téléphone, radiodiffu-seurs, même combat.Le service de base, c\u2019est maintenant un service de «télécommunications»; il ne se limite plus au service téléphonique.Dans le réseau local maintenant ouvert à la concurrence, on transmettra de la voix mais aussi des images et des données.Bell peut maintenant penser se lancer dans la vidéo à la demande et dans les réseaux transactionnels, donner le change à UBI, le réseau électronique mis au point par Vidéotron.Le CRTC reste coi, à tout le moins vague, sur les corollaires d\u2019une telle convergence des technologies, notamment la propriété de ces réseaux enchevêtrés et l\u2019émergence de partenariats entre les câblodistribu-teurs et les compagnies de téléphone.Dans de tels échanges de bons procédés, Bell et ses pairs ont le gros bout du bâton.Pas besoin d\u2019un cours de Capitalisme 101 pour comprendre l\u2019avantage que leur confère leur taille: à l\u2019heure actuelle, les compagnies de téléphone génèrent dix fois plus de revenus que les entreprises de câblodistribution.Si on suppute encore toutes les implications de la décision, la direction donnée par le CKTC est claire.Son vice-président Bud Sherman a bien résumé la position de l\u2019organisme: «Le CRTC est maintenant prêt à envisager la déréglementation totale des télécommunications.» Outre les compagnies de téléphone, les grands joueurs des télécommunications sont restés bouche bée devant l\u2019ampleur de la réforme mise en place par le CRTC, à l\u2019exception de Sprint Canada, le courageux concurrent dans l\u2019interurbain.Rogers n\u2019a émis aucun commentaire, Vidéotron non plus, tout comme Unitel qui se plaint ces jour&ci de la vive concurrence dans l\u2019interurbain.En revanche, Bell Canada et ses pairs jubilent.Les compagnies de téléphone ont gagné sur presque tous les tableaux, le reste n\u2019est que fioritures.Elles obtiennent des tarifs locaux avec lesquels elles peuvent vivre et reçoivent le feu vert pour leur autoroute électronique.Et c\u2019est autour de ce concept d\u2019autoroute électronique, de ce réseau de réseaux, que s\u2019articule le cadre conçu par le CRTC.Un cadre rêvé pour les compagnies de téléphone traditionnelles qui, délivrées de leur carcan réglementaire, pourront en devenir les maîtres d\u2019œuvre.Du moins, c\u2019est ce qu\u2019elles lisent en filigrane.INDEX\t \t,.B6 Avis publics.\t.154 Classées\t\t.M \t.158 Économie\t\t.B2 Éditorial\t\t.A6 G- monde\t\t.A5 Mots croisés.\t.A4 Les sports\t\t.B5 MÉTÉO Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Max: 22 Québec Ciel variable.Max: 19 i) Détails en B4 CULTURE Les Rolling Stones à Montréal le 5 décembre PAGE B 8 POLITIQUE # Coon-Come demande la protection américaine PAGE A 4 LES ACTUALITÉS Effet de serre: pire que prévu, selon Greenpeace PAGE A 2 Clinton tente de justifier ses concessions ¦ Des milliers d\u2019Haïtiens accueillent les forces US avec enthousiasme ¦ Consternation chez les proches du président Aristide D\u2019APRÈS REUTER ET AFP \\ATashington \u2014 Le président Bill Clinton a cherché VV hier à minimiser les lacunes et les incertitudes de l\u2019accord avec les militaires haïtiens et à rassurer le public américain sur le sort des 15 000 hommes qui ont commencé à débarquer en Haïti.A Port-au-Prince, des milliers d\u2019Haïtiens ont bien accueilli les militaires américains.Toutefois, en soirée, des policiers haïtiens armés de matraques et de fusils semi-automatiques ont frappé des manifestants qui scandaient des slogans de soutien au président en exil Jean-Bertrand Aristide.Une dizaine de policiers en uniformes et des miliciens en civil ont chassé les manifestants qui s\u2019étaient rassem- blés à l\u2019entrée du port pour saluer l'arrivée des soldats américains.A Washington et au Canada, certains proches du président Jean-Bertrand Aristide ont fait part de leur consternation après la signature de l\u2019accord.Au cours d\u2019une conférence de presse à la Maison-Blanche en compagnie des trois médiateurs américains \u2014 l\u2019ancien président Jimmy Carter, l\u2019ancien chef d\u2019état-major Colin Powell et le sénateur Sam Nunn \u2014, il a souligné que l\u2019intervention militaire en Haïti serait «limitée dans le temps et dans son objet».Certes, a-t-il reconnu, la situation en Haïti demeure «difficile et incertaine» et l\u2019opération américaine «comporte des risques».Mais les troupes américaines se dè ploient désormais dans «de meilleures conditions» que si elles avaient dû chasser de force les militaires putschistes.\u2022Li protection des vies américaines est notre priorité», a-t-il affirmé.VOIR PAGE A 8: HAÏTI VOIR AUSSI EN PAGES AB, A5 ET A6 P Jonassaint a forcé les généraux PI Une occupation douloureuse et cruelle entre 1915 et 1934 g Editorial: Marché de dupes à Port-au-Prince g La diaspora se désole: triste jour pour Haïti WÊtttm mm1 ï-v.v i*-* PHOTO JACQUES NADEAU C\u2019est une déclaration de guerre «contre ceux qui ont permis qu\u2019une telle chose arrive» que le président de la Fédération des policiers municipaux du Québec, Jean-Guy Roch, a faite hier aux responsables de l\u2019opération policière de la Sûreté du Québec contre le poste de police de Chambly.M.Roch a annoncé que la Fédération, pour la première fois de son histoire, intentait une poursuite contre les responsables de l\u2019opération et la SQ, et qu\u2019elle allait défendre ses cinq membres accusés au criminel.Les policiers municipaux déclarent la guerre à la SQ 44 corps de police appuient les policiers de Chambly RACHEL DUCLOS LE DEVOIR Les policiers municipaux du Québec déchirent la guerre à la Sûreté du Québec qui, selon eux, n\u2019a pas respecté les droits fondamentaux dans son opération du premier septembre dernier contre le poste de police de Chambly.Les policiers municipaux n\u2019acceptent pas la façon dont la Sûreté du Québec a investi le poste de la police municipale de Chambly et poursuivent en justice le corps de police provincial et les responsables de l\u2019opération Brigade.Plus de 400 policiers municipaux, représentant 44 corps de police du Québec, sont venus à Chambly, hier, en uniforme et avec leurs voitures de patrouille, pour signifier leur appui à la Fédération des policiers du Québec qui les représente et aux policiers de Chambly.Les policiers appuient sans réserve les actions de leur fédération, à en juger par les forts applaudissements qui suivaient les phrases les plus radicales du président, Jean-Guy Roch.La Fédération des policiers du Québec, pour la première fois de son histoire, a décidé d\u2019assumer la défense de ses cinq membres qui ont été accusés d\u2019actes criminels.Elle poursuit également les responsables de l\u2019opération Brigade contre le poste de police de Chambly en dommages pour atteinte à la dignité, l\u2019honneur et la réputation des 21 policiers de Chambly et de leur famille, violation de leur vie privée et détention illégale, ainsi que pour compenser les dommages qu\u2019ils ont subis.«Ce sont tous les corps de police municipaux qui se sentent lésés par l\u2019action de la Sûreté du Québec», affirme Jean-Guy Roch, président de la Fédération.Les policiers municipaux reprochent à la Sûreté du Québec VOIR PAGE A 8: SQ De la disgrâce à la renommée La dernière intervention de Jimmy Carter en Haïti le place favori pour Vobtention du prix Nobel de la paix D\u2019APRÈS REUTER ET AFP ashington \u2014 Pour la deuxième fois en trois mois, Jimmy Carter est allé au secours du président Bill Clinton en réussissant un coup diplomatique de dernière minute qui marque un formidable retour en scène de l\u2019ancien président et lui permet même d\u2019espérer le prix Nobel de la paix.L\u2019ex-président Carter est parvenu dimanche soir à éloigner de Haïti le spectre d\u2019une invasion américaine, venant à bout de l\u2019obstination des dirigeants militaires haïtiens en leur arrachant un accord de retrait du pouvoir.Même si l\u2019homme fort d\u2019Haïti, le général Raoul Cédras, n\u2019a cédé aux injonctions de Washington qu\u2019après avoir appris que les avions américains avaient décollé de Caroline du Nord, l\u2019ancien président, à la tête d\u2019une délégation américaine, a joué un rôle crucial dans cette solution pacifique de la crise.Au terme de négociations qui se sont poursuivies à Port-au-Prince, au-delà de toute attente, Jimmy Carter a même résisté aux pressions de la Maison-Blanche qui, devant l\u2019obstination des dirigeants militaires haïtiens, lui conseillaient de mettre un terme à sa mission de bons offices pour laisser parler la force.Selon des sources proches des négociateurs, Jimmy Carter, connu pour s\u2019exprimer d\u2019une voix calme, a su s\u2019adresser de façon brutale aux militaires haïtiens.«Il a été très, très dur» a commenté une source citée hier par le Washington Post, évoquant même le recours à la contrainte physique.Sa stature et sa qualité d\u2019ancien chef de l\u2019État ont en partie permis à Jimmy Carter d\u2019arracher cette solution diplomatique qui ouvre la voie à un retour au pouvoir en Haïti du président élu Jean-Bertrand Aristide.Cet accord place Carter en position de favori pour l\u2019obtention du prix Nobel de la paix, qui sera décerné le 14 octobre à Oslo.Si, à la tête de la Maison-Blanche, Jimmy Carter n\u2019a guère convaincu ses concitoyens, il A pieds joints dans le bain de Funité nationale Bouchard et Manning dénoncent l'approche centralisatrice de Chrétien JEAN DION DE NOTRE BUREAU D\u2019OTTAWA Déjà éclaboussé par l\u2019élection du Parti québécois, le Parlement du Canada a plongé à pieds joints dans le bain de l\u2019unité nationale, hier, à l\u2019occasion de la reprise de ses travaux pour la session automnale.Au moment où plane sur les Communes l\u2019ombre d\u2019une .campagne référendaire, Lucien Bouchard et Preston Manning se sont chargés de rappeler au gouvernement libéral qu\u2019ils le talonneraient aussi souvent que possible sur la question de l\u2019avenir du Canada (et du Québec) et qu\u2019Ottawa aura à rendre compte de ses actions à cet égard.Marquée par des hommages au député bloquiste Gaston Péloquin, décédé il y a trois semaines dans un accident de la route, la journée d\u2019hier a cependant donné lieu à des débats moins intenses et plus brefs que prévu, surtout après trois mois d\u2019ajournement fertiles en événements.Les moments les plus palpitants sont d\u2019ailleurs survenus à l\u2019extérieur de la Chambre, lorsque M.Bouchard a été «cuisiné» par des journalistes au sujet de l\u2019échéance référendaire.Lors de la période des questions, tant M.Bouchard VOIR PAGE A 8: UNITÉ VOIR PAGE A 8: CARTER \\.«y __^ La Mercedes-Benz E320 La Classe E À partir de 55 995 $ Alerte à Peffet de serre Une étude de Greenpeace international conclut que les indices d'un réchauffement planétaire apparaissent plus rapidement que prévu LO UIS \u2022 G11.L K S FRANCOS H K I.!\u2022: Il I VOIR Les indices d\u2019un réchauffement accéléré de la planète non seulement se multiplient mais ils apparaissent plus ra paiement que prévu par les autorités in ternationales, soutient Greenpeace inter national dans un rapport rendu public hier partout dans le monde.Ce rapport note, mois par mois, de mai 1990 à mars 1994, toutes les études scientifiques, les observations d'agents économiques comme les grandes sociétés d\u2019assurance, tous les phénomènes ¦météorologiques et biologiques ains que les cataclysmes qui tendent à dé montrer l\u2019existence du méga-phénomè ne environnemental de l\u2019effet de serre.Le Groupe intergouvememental d\u2019ex perts sur l\u2019évolution du climat (GIEC) chargé par l\u2019ONU en 1990 de faire h' point sur l\u2019effet de serre, avait non seulement conclu qu\u2019on pouvait lui attribuer désormais une origine humaine mais qu\u2019on eiv verrait apparaître les premiers signes vers l\u2019an 2000.Ces signes devaient être, pour l\u2019essentiel, une hausse mesurable des température continentales et marines, une intern b111 cation des sécheresses, la fonte des glaciers, un dérèglement des climats dont la manifestation la plus visible sera l\u2019augmentation du nombre de cyclones et de cataclysmes naturels, Ces changements, prédisaient-ils, ai laient rapidement profiter aux insectes et aux maladies tropicales, jusque-là incapables d\u2019envahir les régions tempérées ou froides.Greenpeace international a donc compilé plusieurs centaines d\u2019indices, relevés par les journaux, les chercheurs et .les gouvernements depuis quatre ans, qui, considérés ensemble, tendent à dé-montrer, a son avis, que 1rs manifestation du méga-phénomene se pointent de cinq à dix ans plus tôt que prévu.Plusieurs pays et régions ont accusé, note Greenpeace, des augmentations de température «moyenne» de plus de 0,5 degrés centigrades, dont la Nouvelle-Zélande et certaines régions des Etats-Unis.Au Canada, les mesures prises dans le permafrost indiquent que sa température s\u2019est élevée en moyenne de 1,5 degrés entre 1970 et 1992.Des réchauffements tout aussi importants ont été notés dans l\u2019eau des mers, au fond de la Méditerranée comme au large des côtes, ce qui va dans le même sens que le recul des grands glaciers d\u2019Europe et d\u2019Asie.Greenpeace note que les huit années les plus chaudes «connues» ont été relevées dans la décennie 1980.Si 1990 a battu tous les records connus de réchauffement, 1991 vient en troisième place même si l\u2019éruption du Pinatubo, aux Philippines, a créé un filtre solaire autour de la planète, qui l\u2019a refroidie.On fait état aussi de rapports, comme en Grande-Bretagne, de pays qui prévoient à court terme la noyade d\u2019importants territoires côtiers.Greenpeace cite aussi les verdicts de plusieurs sociétés d\u2019assurance, qui prévoient un effondrement de leur industrie si le rythme des catastrophes se poursuit.lueurs experts attribuent de moins en moins ces problèmes aux caprices de la météo mais de plus en plus à un phénomène d\u2019envergure climatique.Greenpeace Québec a divulgué hier ce rapport sur le site même de la future centrale thermique de Québec (projet Polsky), officiellement appuyé par la CUQ.Son porte-parole, François Tanguay, a accusé le gouvernement et Hydro-Qué-bec de lancer ces projets de centrales en contravention des engagements du Canada à Rio de diminuer ses émissions de ko/ a effet df serre.«Ce n\u2019est pas parce que le Québec affiche un bon bilan en matière de gaz à effet de serre, en raison du recours massif à l\u2019hydroélectricité, que cela nous excuse de polluer davantage en nous réfugiant derrière le piètre bilan des autres.Nous espérons que le premier ministre Jacques Parizeau va honorer sa promesse de geler toute nouvelle approbation de centrale thermique en cogénération tant qu\u2019une audience générale n\u2019aura pas permis de savoir s\u2019il est opportun ou pas d\u2019aller dans cette direction.» Nous Tout Ce Qu\u2019ils Savent, Mais Nous Ne Leur Avons Pas Appris L\u2019obssssion, cela ne s\u2019apprend pas.Et, depuis plus de 100 ans, Mercedes-Benz a comme idée fixe de construire les automobiles les plus perfectionnées au monde.Depuis plus de cent ans, notre exquise obsession a conduit les autres .constructeurs automobiles de frustration en frustration.® Prenez la Classe E 1995, par exemple \u2014 autre sujet de tracas.Pensez aussi aux dispositifs d\u2019importance majeure qui viennent ajouter aux plus de 10 000 brevets obtenus par Mercedes-Benz depuis un siècle, et vous commencez peut-être à comprendre comment nos cent ans d\u2019avance peuvent troubler nos concurrents.® Déjà, ces derniers achètent, mettent en pièces et étudient les modèles de notre Classe E.Un de ces jours, ils les imiteront sans vergogne.Mais, à mesure qu\u2019ils fouillent dans notre passé, nous aurons, comme toujours, forgé de l\u2019avant, créé de nouvelles voitures, et ouvert l\u2019avenir.C\u2019est dans nos gènes.Et ils le savent bien.® Pour en savoir plus, composez le 1 800 387-0100.® Meraderfenz Canada Inc.1994.Toronto, Ont.Membre du groupe Dalmlcr-Bcnz.Près de 29 % des femmes agressées par leur conjoint Ottawa (PC) \u2014 Plus d'une Canadienne sur quatre, mariée ou vivant en union libre, affirme avoir été agressée par son conjoint, selon Statistique Canada.Près de 29 % des femmes disent avoir, à un moment ou l\u2019autre de leur vie de couple, été agressées physiquement ou sexuellement \u2014 des gestes qui peuvent faire l\u2019objet d\u2019accusations en vertu du Code criminel.Ces résultats, fruits d\u2019une vaste enquête sur la violence faite aux femmes menée en 1993, révèlent que peu de femmes ont rapporté à la police les agressions dont elles ont été victimes et un nombre encore moins élevé ont cherché de l\u2019aide professionnelle.Les conséquences de la violence conjugale ne se résument pas aux seules blessures physiques, indique Statistique Canada dans son bulletin Tendances sociales canadiennes.«Les femmes sont souvent aux prises avec des souffrances émotionnelles à la suite d\u2019une agression, entretenant des sentiments de colère, de méfiance et de peur.«Les enfants témoins de la violence faite à leur mère peuvent subir de graves traumatismes et risquent plus que tout autre enfant de vivre à l\u2019âge adulte une relation de couple semblable, perpétuant ainsi le cycle de la violence.» Cet article s\u2019inspire de l\u2019analyse détaillée d\u2019une vaste étude de 1,9 million de dollars dont les résultats ont été publiés en novembre.L\u2019enquête a démontré que: ¦ Les femmes dont le conjoint est détenteur d\u2019un diplôme universitaire étaient moins susceptibles que les autres femmes de rapporter des actes de violence conjugate; ¦ Les femmes ayant des revenus annuels inférieurs à 15 000 dollars étaient deux fois plus susceptibles que les femmes ayant des revenus plus élevés de rapporter une agression par leur conjoint; H Les femmes vivant en union libre étaient plus susceptibles que les femmes mariées de rapporter avoir été agressées par leur conjoint; ¦ Une victime sur cinq a affirmé avoir été agressée au cours de sa grossesse; ¦ Quelque 312 000 femmes ont précisé que l\u2019agression avait eu lieu l\u2019année précédant le sondage; H De toutes les femmes consultées, celles âgées entre 18 et 24 ans étaient en général quatre fois plus susceptibles que les autres de rapporter un acte de violence conjugale l\u2019année précédant l\u2019étude.La plupart des femmes ont été agressées plus d\u2019une fois et de plusieurs façons, indique Statistique Canada.Sang contaminé: la Croix-Rouge comptait sur le flair des infirmières ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Pendant deux ans, le directeur médical du Centre de transfusion de la Croix-Rouge, à Montréal, s\u2019en est remis au flair des infirmières pour détecter les donneurs de sang susceptibles d\u2019être porteurs du virus du sida, soit de 1983 à 1985.Même si la Croix-Rouge avait identifié publiquement en mars 1983 sept groupes à risque et même si des cas de transmission du sida à la suite d\u2019une transfusion sanguine avaient été signalés, la Croix-Rouge ne commencera qu\u2019en avril 1985 à distribuer un questionnaire susceptible d\u2019aider les.donneurs de sang à évaluer s\u2019ils sont ou non à risque.C\u2019est ce qui ressort du témoignage rendu hier par Raymond Guévin, directeur médical, de 1964 à 1986, du Centre de transfusion, à Montréal, de la Société de la Croix-Rouge, devant la Commission d\u2019enquête sur l\u2019approvisionnement en sang au Canada qui en est à sa deuxième semaine de travaux à Montréal.Les groupes identifiés par la Croix-Rouge comprennent: les malades de sida et ceux présentant des symptômes de cette maladie; les hommes homosexuels ou bisexuels ayant une vie sexuelle active avec plusieurs partenaires; les Haïtiens récemment émigrés, les toxicomanes passés et présents; et les partenaires sexuels de ces groupes à risque.C\u2019est au moment où le Dr Guévin était interrogé sur les moyens qu\u2019il avait mis en place pour détecter parmi les donneurs ceux qui étaient à risque, qu\u2019il a parlé de flair et d\u2019intuition: «Dans le domaine médical et infirmier, a-t-il expliqué, on développe une perception très bonne pour évaluer la catégorie à laquelle peut appartenir le donneur de sang.» «Quand on traite des cas de sida, on développe une facilité, de l\u2019intuition à distinguer à quel groupe à risque appartient le patient.» I.K I) K V (» I K .I- E M A K D I 2 0 S K I* T K M It It K I HIM LE DEVOIR MONTREAL «Triste jour pour Haïti» La diaspora se désole de Vaccord américano-haïtien LE DEVOIR .O'ouj) monté», «farce monunien-« taie», «comédie sans nom», «jour triste pour Haïti», les réactions de la communauté haïtienne de Montréal allaient tous dans le même sens hier, 24 heures après l'annonce d\u2019un accord entre les émissaires du gouvernement américain et les dirigeants de la junte au pouvoir à Haïti.Cet accord, qui prévoit le départ du général Cédras et de ses lieutenants à la mi-octobre, est très mal perçu dans la diaspora, puisque personne, justement, ne croit à ce départ Amnistie ou pas.«L\u2019Accord de Governor\u2019s Island prévoyait le départ de Cédras en 1993, rappelle Pérard Joseph, de la Coordination de la résistance haïtienne.Comment se fait-il qu\u2019il soit encore-là?Sa parole et sa signature n\u2019ont aucune valeur.D\u2019où l\u2019inquiétude.» Cédras n\u2019a pas signé l\u2019entente.Jo-nassaint l\u2019a fait «C\u2019est encore pire», dit-il.' Et l\u2019armée américaine ?«Les soldats viennent collaborer avec les militaires.Oui, collaborer.C\u2019est écrit dans l\u2019accord.» Mais ce qui fait le plus mal aux Haï1 tiens, c\u2019est de voir encore une fois que Cédras et ses lieutenants s\u2019en tirent indemnes, et que l\u2019accord ne souffle pas mot du retour à la démocratie dans File.On critique vivement l\u2019émissaire américain, Jimmy Carter, d\u2019avoir posé sa griffe sur un document qui ne dit rien des libertés civiles à Haïti.Qui ne dit rien non plus des civils armés et du retour au pouvoir du président Aristide.«Raoul Cédras et sa bande auront un mois pour préparer l\u2019amnistie qui leur convient et placer leurs hommes aux bons endroits avant de partir.C\u2019est révoltant», lance Jean-Claude Icart, de la communauté chrétienne des Haïtiens de Montréal.«Quelle faction du gouvernement écrira et votera cette amnistie?Quelle sera l\u2019ampleur de cette amnistie?Personne, sauf Cédras, ne sait où il s\u2019en va.» Pour Serge Bouchereau, de la Coordination de la résistance haïtienne, il s\u2019agit d\u2019une farce monumentale.«Qui aurait cru que Cédras sortirait de ces discussions plus fort que jamais.L\u2019invasion américaine n\u2019a pas eu lieu, l\u2019embargo est levé, l\u2019amnistie s\u2019en vient, sa sécurité est assurée, sa fortune sera bientôt récupérée.» Pour Roger Edmond, même désolation: l\u2019accord n\u2019est qu\u2019une manœuvre visant à retarder le retour à la démocratie, dit-il, une parfaite illustration de la politique américaine, ponctuée de pas en avant et de pas en arrière.«Il est impensable d\u2019imaginer que Jean-Bertrand Aristide retournera à la tête du pays avec des tortionnaires à ses côtés.On a humilié le président et le peuple haïtien.» Florence Colas, du Mouvement de résistance haïtienne, estime, elle, que «les Haïtiens n\u2019ont rien à attendre» de cet accord et que «l\u2019humiliation est totale».EN BREF ?TRAVAUX SUR LA 15: EN AVANT LA PHASE 6 (Le Devoir) \u2014 Les usagers de l\u2019autoroute 15 prendront note que la phase 6 des travaux qui seront réalisés entre l\u2019avenue Atwater et le Pont de File des Sœurs est commencée depuis 19 heures hier.En direction Sud, une seule voie de disponible du lundi au jeudi entre 20h et 6h30.Idem du vendredi au samedi entre 23h et 9h, du samedi au dimanche entre 18h et 9h, ainsi que du dimanche au lundi entre 18h et 6h30.En direction nord, une seule voie sera accessible du lundi au jeudi de 19h à 5h, du vendredi au samedi de 19h à llh, du samedi au dimanche de 21h à llh et du dimanche au lundi de 23h à 5h.-?- NOMINATION AU CONGRÈS JUIF M.Jack Jedwab a été nommé hier directeur général du Congrès juif du Canada, région du Québec.Né à Montréal, M.Jedwab est détenteur d\u2019un baccalauréat en économie et en histoire et donne, depuis 88, des cours sur les minorités au Québec à l\u2019Université McGill et l\u2019Université du Québec à Montréal.M.Jedwab est membre du conseil régional de la création d\u2019emploi pour File de Montréal.Il succède à Michael Crelinsten à la direction générale du conseil.S?1*» .w .PHOTO JAUJUES NADEAU L\u2019œil vigilant, le maire Jean Doré, entouré des maires Peter Trent de Westmount et Gilles Vaillancourt de Laval, avertit le nouveau gouvernement «On ne peut pas banaliser la région de Montréal compte tenu de son rôle stratégique.» Parizeau élu, les maires de la région de Montréal fourbissent leurs armes KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Pour forcer la reconnaissance du caractère spécifique de Montréal et de sa région auprès de Québec, les 135 maires et préfets veulent développer le plus large consensus possible entre eux et définir une vision commune de la région métropolitaine.«Si tout le monde partage la même connaissance du problème, on arrivera sans doute à s\u2019entendre sur les solutions.Jamais une solution imposée n\u2019atteindra le même résultat», a déclaré hier en conférence de presse le maire de Laval, Gilles Vaillancourt.Le maire Jean Doré abonde dans le même sens.«Plus il y aura de consensus à l\u2019échelle régionale, plus l\u2019arrimage avec les structures gouvernementales sera simple», dit-il.Pour se donner cette voix solidaire, les dirigeants municipaux participeront au colloque des maires et préfets du Grand Montréal qui aura lieu les 25 et 26 novembre prochains.Sous le thème «Bâtir le Grand Montréal.un défi collectif», l\u2019événement prendra Failure d\u2019une affirmation face au gouvernement péquiste.«Les élus municipaux veulent jouer un rôle et non pas se le faire dicter», précise le maire de Westmount et président de la Conférence des maires de la banlieue de Montréal, Peter Trent.Ce mouvement s\u2019est amorcé l\u2019automne dernier, avec quelques difficultés d\u2019ailleurs, alors que le Groupe de tra- vail sur Montréal et sa région (GTMR) s\u2019apprêtait à déposer son rapport commandé par l\u2019ancien ministre des Affaires municipales, Claude Ryan.Les maires de la Rive-Sud avaient boycotté la première édition du colloque et le maire Doré n\u2019y avait fait qu\u2019acte de présence.Un an plus tard, l\u2019analyse du GTMR connue, les élus ont pris les devants alors que Jacques Parizeau promettait de se pencher sur la question métropolitaine avec, en toile de fond, l\u2019intention de nommer des délégués pour chacune des régions.«On ne peut pas traiter Montréal comme la dernière région du Québec.On commentera sur la base d\u2019une proposition que fera le,nouveau premier ministre.Mais le message est clair: on ne peut pas banaliser la région de Montréal compte tenu de son rôle stratégique.Il n\u2019y a pas d\u2019avenir au Québec si la métropole n\u2019est pas performante au niveau économique», soutient le maire Doré.Deux projets seront présentés à l\u2019ensemble des élus: la création d\u2019un institut de leadership régional ainsi qu\u2019un fonds de promotion internationale.Dans ce dernier cas, il s\u2019agit d\u2019établir une stratégie, des cibles et une mission communes à l\u2019étranger.«Ça n\u2019empêchera jamais une entreprise de s\u2019implanter où elle estime avoir le meilleur environnement.Cela dit, on peut lui faciliter le travail en convenant entre nous d\u2019un certain nombre de règles du jeu qui font qu\u2019on ne se pile pas sur les pieds», explique Jean Doré.Ia\u2018 port du hidjab dans les écoles -^- La CEQ souhaite l\u2019adoption d\u2019une politique d\u2019éducation interculturelle CAROLINE MONT PETIT LE DEVOIR Le gouvernement du Québec devrait adopter une politique d'ouverture en matière d\u2019éducation interculturelle, valable pour l\u2019ensemble des écoles de la province.Cela permettrait aux directions d\u2019école de File de Montréal de se positionner notamment par rapport au port du hidjab, ce fameux voile porté par certaines étudiantes musulmanes.ainsi que par rapport a d\u2019autres manifestations culturelles et religieuses.C\u2019est ce qu\u2019a déclaré hier Mme Lorraine Pagé, présidente de la Centrale de l\u2019enseignement du Québec.Tout en prônant l\u2019école laïque, Mme Pagé souhaite que des accommodements se fassent, tant du côté du gouvernement, des commissions scolaires et des écoles que du côté des communautés culturelles, pour favoriser l\u2019intégration des immigrants à la culture scolaire québécoise.L\u2019école québécoise devrait être tolérante envers la diversité religieuse et culturelle, selon la CEQ, et ainsi accepter certaines manifestations religieuses comme le port du hidjab.A cet égard, la présidente de la CEQ mentionne les cas types qui créent de la confusion dans le milieu scolaire.Outre le port du hidjab, qui est interdit dans certaines écoles, notamment à l\u2019école Louis-Riel de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM) où cela a créé cette année une importante polémique, des conflits peuvent découler notamment de l\u2019imposition le port du short à certaines filles au cours d\u2019éducation physique, lors du ramadan, cette période au cours de laquelle certains jeunes musulmans jeûnent même à l\u2019école, et durant les congés fériés prévus par certaines religions, qui entrent ainsi en contradiction avec le calendrier scolaire.Ainsi, Mme Pagé ne croit pas qu\u2019une élève devrait être dispensée d\u2019un cours d\u2019éducation physique pai ce quelle ne peut pas porter le short, en vertu de sa religion, mais elle croit cependant que cette même fdle devrait être autorisée à porter un pantalon pendant ce cours.Par ailleurs, certaines écoles n'offrent pas, a la cafeteria, un menu adapte aux différentes communautés culturelles qui les fréquentent.L\u2019immigration ne se distribue pas cependant de façon uniforme.C\u2019est pourquoi les politiques édic-tées par Québec devraient être mises en place dans les differentes communautés scolaires avec la collaboration du milieu, selon la CEQ.Selon les données présentées hier par Jocelyn Berthelot, également de la CEQ, un élève sur cinq fréquentant une école de File de Montréal est né à l\u2019extérieur du Canada et un élève sur quatre ne parle ni l\u2019anglais ni le frapçais.A la commission scolaire Sainte-Croix, c\u2019est un élève sur deux qui ne parle ni l\u2019anglais ni le français, et à la CECM, c\u2019est un élève sur trois.Dans ces commissions scolaires, il faudra donc «aller plus loin», dit Mme Pagé, en élaborant une politique d\u2019intégration.Par ailleurs, le Québec est la seule province canadienne à ne pas avoir de politique en matière interculturelle, a-t-elle ajouté.Aussi, dit-elle, les programmes d\u2019études devraient être révisés en fonction des réalités internationales et des diversités culturelles et religieuses.Du matériel didactique, développant chez l\u2019ensemble des élèves des attitudes de tolérance et d\u2019ouverture sur le monde, serait également nécessaire, selon la CEQ, comme des programmes de formation et de perfectionnement des maîtres pour les aider à s\u2019adapter aux fluctuations de la clientèle scolaire.Lorraine Pagé Prolonger les heures de cours: Lorraine Pagé n\u2019est pas contre LE DEVOIR Lorraine Pagé ne s\u2019oppose pas à ce que les commissions scolaires offrent des services aux étudiants en dehors des heures de classe, comme le proposent les commissaires du nouveau parti COURS, qui se présente aux élections scolaires de la CECM.Interrogée sur la question en conférence de presse hier, Mme Pagé a tenu à souligner que cette prolongation de la journée d\u2019études ne devrait cependant pas être coerci- tive pour l\u2019élève: le verbe «apprendre» se conjugue difficilement à l\u2019impératif, a-t-elle fait valoir.Aussi, dit-elle, les commissions scolaires pourraient s\u2019engager à offrir des services aux élèves, et veiller à ce que ces services soient de qualité pour inciter ces derniers à rester après les heures de classe.Cette expérience a déjà été faite, poursuit Mme Pagé, dans le cadre de l\u2019aide aux devoirs assurée par des bénévoles dans certaines régions du Québec.Course à la mairie de Longueuil L\u2019efficacité municipale passe par le gel des taxes, dit Gladu JEAN CHARTIER LE DEVOIR Le chef du Parti municipal de Longueuil, Claude Gladu, a rendu publique sa plate-forme électorale hier soir lors d\u2019une assemblée publique.Il a d\u2019abord et avant tout réitéré son engagement ferme de geler les taxes pour les quatre prochaines années.Longueuil n\u2019a pas encore été frappé par un nouveau rôle d\u2019évaluation foncière à l\u2019instar des municipalités de la CUM, nouveau rôle qui rendrait difficile un tel engagement.Il affirme que cela ne se fera pas au détriment des services offerts à la population.«Le gel des taxes nous permettra de réinventer notre gestion afin d\u2019être plus efficace et de faire les choses différemment», affir-me-t-il de manière sibylline.Pour respecter son engagement, Claude Gladu entend geler les dépenses municipales pour toute la durée du prochain mandat, contrôler rigoureusement le service de la dette ainsi que la masse salariale et ne pas hausser les salaires des élus municipaux pendant quatre ans.A vrai dire, M.Gladu entend faire plaisir à tout le monde.Il compte en effet donner priorité à l\u2019amélioration de la qualité de la vie et il défendra des programmes d\u2019accès à la propriété, en favorisant notamment l\u2019augmentation du nombre de logements sociaux et la poursuite de la rénovation résidentielle.Le dauphin du maire sortant à Longueuil entend aussi créer une corporation de développement économique.«Il faut à la fois soutenir les entreprises déjà établies chez nous et en recruter de nouvelles dans le secteur tertiaire», a-t-il dit.Le Parti municipal de Longueuil a complété son équipe le 6 juin dernier, qui comprend sept femmes sur 20 candidats.On y trouve six conseillers sortants et deux candidats qui furent conseillers jusqu\u2019en 1990.Autrement dit, le candidat à la mairie de l\u2019un des deux autres partis, André Fiset, a pour adversaires d\u2019anciens partisans à qui on a demandé de reprendre du service dans le camp adverse.Pour le coup d\u2019envoi de sa campagne, Claude Gladu s\u2019est aussi engagé à rapprocher les élus de la population au lendemain de l\u2019élection à la mairie.Depuis hier soir, la campagne électorale municipale de Longueuil est bel et bien lancée par le successeur du parti du maire sortant ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIETE INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 55.ST-JACOUES.MONTRÉAL.QUÉBEC H2Y3X2 Fa (514) 845-7874 Tél.: (514198 R-OM-C Jla maîtxiic du IntanqiGCu mS&Zrn paisas !©\u20acH!-BOBOIS PARIS Canapé 3 places \"Caractère\".Canapé 3 places \"Signature\".Conapé 3 ploces \"Capri\".Montréal.1425, Boul.René Lévesque Ouest.H3G 1T7.Tél.(514) 871 90 70.TORONTO \u2022 VANCOUVER \u2022 PARIS \u2022 LONDRES \u2022 GENÈVE \u2022 NEW YORK \u2022 BEVERLY HILLS \u2022 WASHINGTON \u2022 TOKYO \u2022 SÉOUL I, JJ |) K V I) I It .I.K M A It I) 1\t2 0 K I* T K M It It K I !» I» I A I IÆ DEVON! POLITIQUE ALENA: un Québec souverain devrait négocier son adhésion, prévient Mexico NORMAN DELIS LE PRESSE CANADIENNE Québec \u2014 Un éventuel Québec souverain devrait renégocier sa participation à l\u2019Accord de libre-échange nord-américain (AI.KNA), estime l\u2019ambassadrice du Mexique au Canada, Sandra Fuentes-Berain.Interrogée par la presse en marge de son intervention au Congrès de la Chambre de commerce du Canada, Mme Fuentes a soutenu que «tout nouveau pays qui voudrait participer à l\u2019Accord serait obiigé de suivre toute la procédure qui a été établie pour les nouvelles adhésions».Ces procédures ont été négociées par les trois signataires, soit le Mexique, le Canada et les Etats-Unis.Mme Fuentes se défend de vouloir se mêler de la politique interne dù Canada.Mais elle ne croit pas qu\u2019une province jouisse automatiquement des droits qui ont été consentis au gouvernement fédéral.«La négociation qui a été faite l\u2019a été avec le Canada, pas avec les provinces», a-t-elle dit.Lors de leur comparution en 1992 devant une commission parlementaire de l\u2019Assemblée nationale qui étudiait l\u2019accession du Québec à la souveraineté, les experts entendus étaient divisés sur cette question de l\u2019adhésion du Québec à l\u2019ALENA.Plusieurs soutenaient que le Québec pourrait d\u2019office adhérer à l\u2019Accord de libre-échange, en invoquant la Convention du droit international des Nations unies (1978), tandis que d\u2019autres ont soutenu au contraire que le Québec souverain devrait renégocier sa participation à cet accord international.Mme Fuentes-Berain a par ailleurs expliqué qu\u2019après cinq mois d\u2019accord de libre-échange, le commerce canado-mexicain avait crû de façon considérable, soit de 42 % par rapport à la même période de cinq mois en 1993.«Depuis le début de l\u2019année, des douzaines d\u2019entreprises canadiennes ont annoncé des investissements au Mexique dans les secteurs miniers, alimentaires ou manufacturiers», a dit l\u2019ambassadrice.Par ailleurs, c\u2019est une entreprise mexicaine.Ipsat Mexicana, qui a acheté la société d\u2019Etat Sidbec-Dos-co, un investissement qui a assuré 2400 emplois au Québec.Pour améliorer ces relations commerciales, Mme Fuentes a suggéré aux Canadiens de mettre de côté leurs préjugés sur le Mexique et de s\u2019informer.Elle a déploré que très peu de médias d\u2019information canadiens aient des journalistes en place au Mexique tandis que sept journalistes mexicains sont en poste au Canada.Le Mexique est devenu un pays plus fort et plus démocratique, dont îa transformation est remarquable, a-t-elle dit.Comme preuve, elle a cité le fait qu\u2019entre 1988 et 1993, l\u2019inflation avait chuté de 160 à 8 %, le déficit qui représentait 13 % du produit intérieur brut (PIB) s\u2019est converti en un surplus et plus de 800 entreprises d\u2019Etat ont été privatisées.Entre-temps, les dépenses de nature sociale ont grimpé de 93 % et représentent maintenant 10 % du PIB.Enfin, le salaire des travailleurs a grimpé d\u2019environ 30 % pendant la même période.T É L.: 9 8 5 - 3 3 4 4 Coon-Come réclame pour les autochtones du Québec la protection des Etats-Unis Le grand chef cri déclare à Washington que les autochtones redoutent le recours à la force contre eux dans un Québec souverain CHRIS MORRIS PRESSE CANADIENNE Washington \u2014 Le grand chef cri du Québec, Matthew Coon-Come, a affirmé devant un auditoire américain que les autochtones se sentent menacés par la souveraineté du Québec et il demande aux Etats-Unis de veiller aux intérêts des autochtones au Québec.Il dit craindre que les souverainistes n\u2019emploient la force contre les autochtones si ceux-ci refusaient (le faire partie d\u2019un Québec indépendant.Le leader cri était de passage hier à Washington pour y prononcer un discours devant un groupe d\u2019Américains influents, dont des fonctionnaires du département d\u2019Etat, au sujet des perspectives d\u2019avenir des autochtones advenant l\u2019accession du Québec à la souveraineté.«Nous nous demandons si la force sera employée contre les Cris si nous affirmons notre droit de choisir», a-t-il dit.«Les souverainistes assurent que tout se passera paisiblement et raisonnablement.Mais ils an- noncent qu\u2019ils vont former une armée (.) Je ne peux que penser qu\u2019un des objectifs d\u2019une armée québécoise sera de s\u2019occuper des peuples autochtones qui refuseraient de se séparer du Canada.» L\u2019orateur a ensuite demandé à son auditoire d\u2019être vigilant à l\u2019égard du Québec.Après son discours, prononcé au Centre d\u2019études stratégiques et internationales, un organisme respecté à Washington, M.Coon-Come a affirmé aux journalistes que le risque de violence est réel et «effrayant»\u2019.«Pour (que le Québec soit) reconnu comme pays, les conseillers des souverainistes leur disent qu\u2019ils doivent être perçus comme ayant le contrôle sur leur territoire.» Les représentants du département d\u2019Etat présents ont refusé de commenter le discours de M.Coon-Comp, se bornant à réitérer la position officielle des États-Unis à l\u2019égard du Québec: on préférerait que le Canada demeure uni, mais c\u2019est aux Québécois de décider.Une conseillère du Parti québécois qui assistait à cette conférence a cependant qualifié les propos de M.Coon-Come de «tentative de faire peur».«Vous ne pouvez pas prendre cela pour une opinion sérieuse», a déclaré Anne I.égaré.«Le Québec est une démocratie et les Américains le savent, il n\u2019y a pas de raison d\u2019employer la violence contre des citoyens qui respectent la loi.» M.Coon-Come a cependant laissé entendre que les autochtones du nord du Québec pourraient ne pas respecter les lois d\u2019un Québec indépendant.Le ministre fédéral des Affaires indiennes, Ron Irwin, a déclenché une controverse, plus tôt cette année, en affirmant que les autochtones québécois auraient le droit à l\u2019autodétermination, si la province quittait le Canada, ce que contestent le PQ et le Bloc québécois.Matthew Coon-Come Haïti: bientôt l\u2019envoi d\u2019une force canadienne Ottawa (PC) \u2014 Heureux des progrès réalisés ce week-end dans le dossier haïtien, le gouvernement canadien songe à débattre cette semaine au Parlement de l\u2019envoi d\u2019un contingent militaire pour la seconde phase de l\u2019opération des Nations unies en Haiti.Le débarquement américain amorcé hier matin constitue la première phase de la mission onusienne, soit l\u2019établissement des conditions nécessaires au retour du président élu Jean-Bertrand Aristide et le départ du pouvoir de la junte militaire dirigée par le général Raoul Cédras.La seconde phase doit suivre à une date indéterminée.Il s\u2019agit d\u2019une mission de maintien de la paix à laquelle doivent participer plusieurs pays, dont le Canada.Le ministre des Affaires étrangères André Ouellet l\u2019a reconfirmé hier mais il ne pouvait préciser la taille du contingent prévu.Les chiffres qui circulent actuellement oscillent entre 500 et 600 militaires.«Nous participerons à la mission de maintien de la paix des Nations unies qui commencera dès que la situa- tion sera propice», a indiqué M.Ouellet.Il a ajouté qu\u2019il consultait les autres partis fédéraux pour tenir, dès cette semaine, un débat parlementaire sur la question.Le gouvernement canadien compte aussi, s\u2019il en reçoit la demande, investir «des dizaines de millions de dollars» pour des projets de développement, notamment dans les domaines de l\u2019éducation, de l\u2019agriculture et de la reforestation.«Dès que le président Aristide sera dans son pays, qu\u2019il reprendra la direction de son pays et demandera de l\u2019aide, nous serons prêts, immédiatement, à y répondre positivement», a ajouté le ministre.«Nous allons aider le gouvernement Aristide aussitôt que le président sera revenu dans son pays et sera en charge des opérations.» Dans le cadre d\u2019un premier apcord conclu en juillet 1993 à Governor\u2019s Island, dans l\u2019État de New York, Ottawa s\u2019était engagé à envoyer une centaine d\u2019officiers de la Gendarmerie royale du Canada pour aider à la formation des forces policières haïtiennes.Johnson retarde son départ Québec (PC) \u2014 Le premier ministre Daniel Johnson a accepté, sur la demande de Jacques Parizeau, de retarder de trois jours sa démission qui surviendra le lundi 26 septembre.Jusqu\u2019à hier, il était prévu que le chef du gouvernement libéral quitte officiellement ses fonctions vendredi prochain, le 23 septembre, et que son gouvernement démissionne seulement le lundi suivant.Jacques Parizeau a demandé à M.Johnson de demeurer premier ministre jusqu\u2019au 26 afin d\u2019éviter tout délai entre la démission du gouvernement actuel et l\u2019assermentation du nouveau gouvernement du Parti québécois.ANNONCES CLASSÉES F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 I * N * D * E *X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 \u2022 199\tIMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100-150 Achat-vente-échange 130'199 Location 200 \u2022 299\tIMMOBILIER COMMERCIAL 200 \u2022 250 Achat-vente-échange 251 \u2022 299 Location 300 \u2022 399\tMARCHANDISES 400 \u2022 499\tOFFRES D\u2019EMPLOI 500 \u2022 599\tPROPOSITIONS D\u2019AFFAIRES ET DE SERVICES 600 \u2022 699\tVÉHICULES MOTS CROISES 1\t2 3 4\t5 6\t7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 .6 7 8\tI 10 11 12 m - nw* a ¦¦ I.2- 3- ¦ Com- HORIZONTALEMENT 1- Fils du fils.\u2014 Caesium.Lion de mer.¦ mode.Donnerez un reflet de miroitement.\u2014 Eau-de-vie.Pourvoir.\u2014 Suite de phénomènes qui se suivent dans un ordre déterminé.Iridium.\u2014 Empereur.\u2014 Cercle.Variété de prune.\u2014 Navire à voile hollandais.Dirige dans une nouvelle direction.Ion négatif.\u2014 Revu.Dévêtu.\u2014 Salle de l'Antiquité.\u2014 Venus au monde.Femelle de l'âne.Mâle de l'oie.\u2014 Qui a des angles égaux.Baudet.\u2014 Adolescence.3- 4- 5- 6- mois.Amalgame d'étain.\u2014 Nuance.\u2014 Mesure agraire.Horripilerions.Troisième personne.de la Lieutenant.10- 11- 12- 9- 10- 11- 12- Métal.l'embryon.Panneau.\u2022 gros os.Chef-lieu Nièvre.\u2014 \u2014\tGaz.Saint.\u2014 Rugir.\u2014 Germanium.Habitation de neige.\u2014\tEndossement.Achalandage.\u2014 Notre-Seigneur.Monnaie d'Extrême-Orient.\u2014 Cube.\u2014 Lichen.Solution d\u2019hier .Wa VERTICALEMENT \u201e 1- Arbre.\u2014 Serpent à lunettes.2- \u2022 -Sansonnet.\u2014 Douze ,RE AJ t Z-ONIT.-¦ MPTMrfZPEi imroa IMAS.T, .nTmn oéTm S'£> - £ t rangBmCPo C' 0 S E I' T V.M B It E M» » I I I) E E S A i Les films populaires américains cet été L\u2019ordinaire dans l\u2019extraordinaire Hollywood utilise de façon systématique la même recette payante PAUL WARREN Professeur de cinéma, département des littératures, Université ImvüI Auteur de Le secret (lu star system américain, L'Hexagone, 1990.1 importe de faire un bilan de ce qui nous a été donné à voir, cet été, dans les films populaires américains.Pour la bonne raison que c\u2019est ce cinéma qui rem- - plit les salles et, surtout, que c\u2019est à travers ce cinéma que le gros du public tire une bonne part de sa perception des Etats-Unis.Entre juin et août, je me suis payé une bonne dizaine de ces gros blockbusters hollywoodiens qui ont déferlé sur nos écrans.Les sociologues de l\u2019art commercial ont, depuis toujours, noté que l\u2019un des ressorts classiques de l\u2019œuvre populaire consistait dans la confrontation brutale entre la banalité quotidienne et l\u2019extraordinaire.Or, ce ressort a fait bondir les spectateurs sur leurs sièges tout au long de l\u2019été.Avec une telle constance et redondance qu\u2019il ne fait aucun doute que l\u2019industrie du film de Los Angeles qui investit des sommes astronomiques pour la fabrication de ses produits (120 millions$ pour True lies) fait désormais bloc dans l\u2019utilisation systématique de la même recette payante.En fait, et au bout du compte, l\u2019industrie s\u2019est piégée inexorablement.La technologie de l\u2019image et du son s\u2019est tellement développée que, pour donner à la machine une nourriture adéquate à bouffer, l\u2019extraordinaire doit, obligatoirement, s\u2019emballer jusqu\u2019à la démesure et, étrangement, comme si cela allait de soi, se caricaturer en stéréotypes.En contrepartie, puisqu\u2019il faut bien que joue le ressort classique de l\u2019opposition, l\u2019ordinaire se dégrade dans le lieu commun du cliché.Dans Mask, le montage entre ces deux univers est exemplaire: quand le héros se masque, nous assistons à une déflagration visuelle et sonore qui nous projette en plein cartoon de Walt Disney; quand il enlève son masque, l\u2019écran se dégonfle et nous retombons dans un ordinaire tellement banal qu'il De nous reste plus qu\u2019à attendre patiemment le remasquage.Mais la technique n\u2019est pas innocente.Elle contamine sournoisement le contenu.Ce qui est grave dans ce jeu à répétition du dualisme cinématographique, c\u2019est que, dans l\u2019esprit brumeux des réalisateurs-/>adtagm des grands studios, s\u2019est formée l\u2019idée qu\u2019il n\u2019y a que l\u2019extraordinaire qui puisse régler les problèmes du commun des mortels.Qu\u2019on en juge.Un jeune garçon dont la mère est morte et le père absent voit se réaliser son rêve d\u2019une famille nucléaire idéale par l\u2019irruption des anges du ciel dans le terre-à-terre de la réalité médiocre du sport {Angels on the Outfield).Un adolescent, issu d\u2019un père ivrogne et d\u2019une mère droguée, est sauvé de la délinquance par la chance inespérée qui lui échoit de plonger dans une histoire exaltante de gangsters (Vie Client).Une mère volage et sa fille chapardeuse, toutes deux frustrées par la platitude de leur vie au foyer, retrouvent du piquant à leur existence en même temps que les vertus conjugale et filiale, à même les coups d\u2019éclat inespérés du mari et père (True Lies).Une journaliste superficielle et de connivence avec l\u2019opportunisme des cotes d\u2019écoute se transforme au contact d\u2019un homme simple et pur qui triomphe du big business par des inventions miraculeuses (The Hudsuc-ker Proxy).Une jeune hippie alcoolique qui se dégrade dans la réalité sordide de la drogue se transfigure sous l\u2019effet de l\u2019amour indéfectible d\u2019un arriéré mental qui accomplit des exploits phénoménaux (Forrest Gump).Une jeune femme un peu anarchiste et qui a perdu son permis de conduire par excès de vitesse se dépasse et retrouve goût à la vie sous l\u2019influence d\u2019un jeune flic qui se livre à des actions sensationnelles et héroïques (Speed).Ce qui frappe dans ces histoires puériles à forte saveur paternaliste et misogyne (comme l\u2019a bien noté l\u2019excellent critique du Devoir, Bernard Boulad), c\u2019est le mépris pour la vie ordinaire.On est à des années lumières de la grande période du néoréalisme italien où l\u2019on examinait le réel avec respect pour découvrir combien l'ordinaire pouvait être extraordinaire.L\u2019hollywoodisme récolte ce qu\u2019il sème depuis toujours: à force de traficoter l\u2019image fictive pour qu\u2019elle nous apparaisse plus réelle que la réalité, il en arrive à nous dire, par une étrange pirouette, que c\u2019est la fiction et la fiction la plus débridée qui va sauver l\u2019homme de sa réalité trop réelle, ennuyante et débilitante.J\u2019imagine le jeune garçon qui a regardé Speed et Tme Lies d\u2019un œil extatique, regarder son père qui est un simple appariteur d\u2019école.Il est évident, pour quiconque connaît raisonnablement l\u2019histoire des Etats-Unis, que ce qui la structure de fond en comble, c\u2019est l\u2019opposition civilisation/sauvagerie.Le grand historien F.J.Turner en était convaincu.Récemment, le sociologue français, Denis Duclos, a repris le même thème dans son livre Le complexe du loup-garou: la fascination de la violence dans la culture américaine.Pour exprimer, filmiquement, le couple antinomique américain, Hollywood, depuis ses origines westerns où il fallait bien rendre en image l\u2019attelage bon/vilain, poursuivi/poursuivant, a rodé de façon systématique la structure éminemment cinématographique de l\u2019alternance des champs: celui du civilisé et sa contrepartie, le contrechamp du sauvage.Le hic, c\u2019est que ces champs-là n\u2019ont pas été travaillés, ils n\u2019ont pas été labourés en profondeur.Bien sûr, la technologie s\u2019est beaucoup développée.Mais au niveau des contenus, les deux champs parallèles sont demeurés en friche.Le terroriste fou de Speed ou Blow Out n\u2019est qu\u2019un pâle reflet du démoniaque Mabuse (1922) et les tueurs à gage de Vie Client ou de Clear and Immediate Danger retrouvent les traits des gangsters des films noirs des années 30; par ailleurs, le comportement des héros dans leur train-train quotidien n\u2019a pas vraiment changé depuis le temps de I.ubitsch et Capra.Mais pourquoi en changerait-on?Le mercantile Hollywood comprend parfaitement que le montage des deux champs antinomiques attire d\u2019autant plus les spectateurs qu\u2019il leur permet de reconnaître leurs vieilles images plutôt que d\u2019en connaître de nouvelles.Plus de 2 mil-liards$ de recettes [jour les seules 14 semaines d\u2019écran de cet été.Paradoxalement, c\u2019est dans cette exacerbation de l\u2019opposition entre l'ordinaire et l\u2019extraordinaire que quelque chose est peut-être en train de se passer du côté d\u2019Hollywood.Dans les séquences de Mask où le héros abandonne sa pauvre réalité pour s\u2019éclater en fiction, les images, sous l\u2019effet de la numérisation, sont tellement prises de folie, elles font tant et si bien qu\u2019elles se décollent de leur support matériel.Pour ne plus valoir que pour elles-mêmes.On les regarde sans s\u2019y engager.On ne quitte pas son siège pour s\u2019installer dans l\u2019écran.On est commp devant une peinture non figurative.A l\u2019inverse, dans les séquences où le héros enlève son masque, les images sont tellement plates et bidimensionnelles qu\u2019elles prennent le masque de la fiction.Au bout du compte, le cinéma cesse de se prendre à notre réalité et on peut s\u2019occuper dp ses affaires sans en être encombré.A ce propos de la fiction qui se démasque comme fiction, c\u2019est peut-être Natural Born Killers d\u2019Oliver Stone qui se révèle le film le plus intéressant de l\u2019été.Il est vrai, comme on l\u2019a dit et redit, que c\u2019est le film le plus violent de l\u2019année.Pourtant, ses images interreliées par un montage extrêmement élaboré (3000 plans) sont à ce point «capotées» qu\u2019elles perdent leur référent immédiat à la réalité.Nous gardons nos distances.Au contrarie de JFK où Stone a travaillé fort pour que fonctionne à fond l\u2019impression de réalité, avec Natural Born Killers, nous sommes devant une reconstitution formelle, surréaliste, de la violence du monde.Comme devant Guernica de Picasso ou une fresque de Bosch.À force de traficoter l\u2019image fictive pour qu\u2019elle apparaisse plus réelle que la réalité, Phollywoodisme arrive à dire que c\u2019est la fiction la plus débridée qui va sauver l\u2019homme de sa réalité trop réelle.PHOTOS ARCHIVES À propos de la fiction qui se démasque comme fiction, c\u2019est peut-être Natural Born Killers d\u2019Oliver Stone qui se révèle le film le plus intéressant de l\u2019été.Une scène du film The Mask.' À La façade du Motordrome Une œuvre magistrale à Fintégrité trahie PHYLLIS LAMBERT Directrice du Centre canadien d\u2019architecture Avec la collaboration de Michèle Picard, chargée de recherche, département des archives, CG4 \u201dj| i la façade du Motordrome, conçue par Er- Snest Cormier en 1919, fait l\u2019objet de cette communication, c\u2019est qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une œuvre magistrale dont le propriétaire a entrepris de trahir l\u2019intégrité.Si cette façade est méconnue, c\u2019est que pendant des années elle a été masquée en partie par un bandeau festonné.Ernest Cormier (1885-1980) fut f architecte canadien le plus important de la première moitié du XXe siècle.Ses œuvres significatives telles l\u2019Université de Montréal, la Cour suprême du Canada à Ottawa et le National Printing Bureau à Hull ont marqué leur époque.Diplômé de l\u2019Ecole des beaux-arts de Paris, il fut boursier de là British School de Rome.Le Motordrome est le premier projet qu\u2019il réalisa dès son retour d\u2019Europe où il a parfait son apprentissage pendant plus de 10 ans (1908-1918).Le bâtiment situé au 312, rue Sherbrooke Est, le Motordrome, est précieux puisqu\u2019il est, entre autres, le premier showroom au Canada.Il est attaché à un vaste garage s\u2019étendant sur six étages.Ce type de bâtiment était justement d\u2019un grand intérêt en Europe, surtout en.France où Auguste Perret et Henri Sauvage innovent à Paris.Tout le génie de ce bâtiment est résumé dans sa façade qui est le phare de l\u2019entreprise.Cette façade remarquable en verre contraste avec les édifices victoriens de pierres grises qui la jouxtent.Constituée d\u2019une légère baie convexe, divisée en trois travées, cette façade à la composition architecturale sobre, représente «l\u2019art difficile d\u2019être simple», comme l\u2019affirme Ludwig Mies van der Rohe.Un bandeau de cuivre ceint la vitrine par le haut, tandis qu une allège de marbre la soutient et que deux colonnes de marbre rose l\u2019encadrent.\t.L\u2019objet, à l\u2019origine l\u2019automobile, était nus en valeur par ce ballon de verre d\u2019une élégance pure.L entrée à la salle de montre se faisait par un espace en retrait situé a droite de la façade.Le problème, c\u2019est qu\u2019on veut crever le ballon.Les promoteurs START.Buzz et le Centre international d\u2019art contemporain (CLAC) proposent d\u2019introduire une entrée dans le centre de la vitrine.«Ils tuent donc la chose qu\u2019ils aiment», ces «ils» qui prétendent promouvoir 1 art, la peinture, la sculpture et accessoirement 1 architectu- Le Motordrome déjà altéré deviendra-t-il une autre «maison Van Horne» ou un «hangar d\u2019hydravions» déjà démolis, dont les archives restent le seul témoin?re.Étonnant qu\u2019une organisation vouée à l\u2019art puisse se jouer d\u2019un autre art avec tant de désinvolture.Comment est-il possible que l\u2019entrepreneur et le propriétaire aient pu faire une proposition aussi irrespectueuse sur une œuvre architecturale d\u2019importance?Outre le respect des promoteurs, défenseurs et férus d\u2019art que sont START et CIAC, cette façade aurait dû avoir un protecteur: la commission Jacques-Viger.Tel que le mentionne Héritage Montréal dans sa lettre parue dans votre quotidien la semaine dernière, la Commission doit établir un processus de consultations publiques.De fait, ses membres se réunissent à huis clos, comme ceux de la Commission des biens culturels, ne semblent pas faire de recherche, ne consultent pas les archives (nous le savons puisque les archives du Motordrome sont au Centre canadien d\u2019architecture) et n\u2019engagent pas l\u2019expertise des différents intervenants.Le mandat de la commission nous laisse donc sur notre faim.Le manque d\u2019égards accordés à la façade du Motordrome nous rappelle un dossier similaire dans lequel la Commission des biens culturels fit preuve, faute de consultation, d\u2019un laxisme impardonnable, celui des bâtiments en face de l\u2019établissement des sœurs grises.Cependant, les consultations publiques nous ont bien démontré l\u2019efficacité de la concertation.C\u2019est grâce à cela que les Montréalais sont arrivés à un résultat remarqué au Vieux-Port, au maintien de l\u2019Hôtel-Dieu au centre-ville et à l\u2019amélioration des plans d\u2019agrandissement du Holt Renfrew après réclamation devant le comité-conseil d\u2019arrondissement.Peut-être pourrions-nous suggérer que le processus de consultations publiques soient adopté par la Commission Jacques Viger, ainsi que par la Commission des biens spirituels?Montréal a perdu plusieurs témoins d\u2019époques révolues par méconnaissance, par manque d'intérêt.Iœ Motordrome déjà altéré deviendra-t-il dans l\u2019histoire de Montréal une autre «maison Van Home» ou un «hangar d\u2019hydravions» déjà démolis, dont les archives restent le seul témoin alors quelles devraient être le point de départ d\u2019études, de restauration, de rénovation adéquate et respectueuse?Il est encore temps de sauver cette façade.Des études architecturales valables recommandent le rétablissement de l\u2019entrée sur la droite de la façade, comme dans son état d\u2019origine.La conscientisation et la bonne volonté des promoteurs, propriétaires et locataires permettraient ainsi d\u2019éviter cette perte, ce désastre.Consultation publique: pourquoi le secret?JOSHUA WOLFE Directeur par intérim des programmes Héritage Montréal ¦\" -|| ans un article intitulé «En D voiture.Du rififi dans la réno», Sophie Gironnay se demandait pourquoi Héritage Montréal n\u2019avait u=J pas réagi au projet de transformation architecturale de la façade signée Ernest Cormier au 312, me Sherbrooke Est.Il n\u2019y a pas là de mystère.Comme l\u2019auteure l\u2019écrit, ce projet a bien été examiné par la Commission Jacques-Viger.Toutefois, les travaux de cette commission, qui agit comme outil de consultation pour le Service de l\u2019habitation et du développement urbain (SHDU) de la Ville, sont confidentiels.Le public en général et les organismes de promotion du patrimoine, comme Héritage Montréal, ne sont pas informés des sujets qui sont examinés par cette commission.La Commission Jacques-Viger fait partie des outils de consultation dont le RCM a doté la Ville de Montréal: comités conseils d\u2019arrondissement, Comité sur la protection des biens culturels, Bureau de consultation de Montréal.Le mandat de la Commission Jacques-Viger, constituée en 1992, est d\u2019évaluer l\u2019intégration des projets dans leur milieu et lorsqu\u2019il y a lieu, leur impact sur les éléments architecturaux déjà en place.La Commission se prononce sur la foi d\u2019un rapport du SHDU.D\u2019après l\u2019administration municipale, le huis clos sur les débats à la Commission Jacques-Viger se justifie par la nécessité pour les experts qu\u2019elle regroupe (architectes, urbanistes, historiens et autres spécialistes) de dialoguer avec le promoteur et son architecte dans une atmosphère de collaboration, sans les contraintes que présupposent des audiences publiques.Cette délicatesse à l\u2019endroit des promoteurs et architectes n\u2019est pas toujours la règle: les comités de contrôle de l\u2019architecture et du desi- gn urbain d\u2019autres grandes villes américaines, San Francisco et La Nouvelle-Orléans par exemple, se réunissent en public pour au moins la présentation de chaque projet par le promoteur.Leur mode de fonctionnement permet à toute personne intéressée, dont les voisins et les comités de citoyens, de donner des avis.Dans le cas de l'immeuble Cormier, le «Motordrome», conçu en 1919 comme point de vente de voitures, il semble que les membres de la Commission Viger n\u2019aient pas accordé une très grande importance à la façade.S'il avait été permis aux historiens de l\u2019architecture et aux organismes de promotion comme Héritage Montréal de suppléer au dossier communiqué aux membres de la Commission, il aurait été possible de faire valoir les qualités et éléments novateurs de l\u2019architecture de cette façade, précurseurs de la modernité au Québec.Il fut le concepteur notamment de l\u2019immeuble principal de l\u2019Université de Montréal, de l\u2019ancien palais de justice (maintenant le Conservatoire de musique et d\u2019art dramatique) et de l\u2019immeuble de la Cour suprême à Ottawa.La façade du Motordrome demandait donc également une considération spéciale en raison de ce que fut son auteur.L\u2019intérêt d\u2019une participation active du public, spécialisé ou tout simplement intéressé, à l\u2019examen des projets immobiliers dans les secteurs-clés de la Ville, est évident.Le processus d\u2019approbation devrait comprendre l\u2019affichage sur les lieux et la publication et la diffusion des listes de projets à être considérés par la Commission Jacques-Viger.Celle-ci devrait également se réunir en public, quitte à permettre une session ultérieure à huis clos pour des discussions entre la Commission et le promoteur et ses architectes.Une telle procédure plus transparente aurait pu permettre d\u2019éviter l\u2019erreur causée par la méconnaissance de la valeur architecturale de la façade du Motordrome.L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l\u2019information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Mont-petit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Guy Taillefer (adjoint au directeur de l\u2019information)', Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales)', Martin Duclos et Désirée Szucsany (relecteurs)', Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l\u2019information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Roland-Yves Carignan.Pierre Cayouette (livres), Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay; à l\u2019information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l\u2019information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Trudel; à l\u2019information politique: Pierre O\u2019Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne(cor- \u2022 respondant parlementaire à Québec); Serge ; Chapleau (caricaturiste); à l\u2019information sportive: Yves d\u2019Avignon; Denise Babin, Marie-Claude Petit (commis).Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).'La ' Documentation: Gilles Paré (directeur)'; Manon Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ Lucie Pinsonneault (directrice), Yves Williams (superviseur, Avis publics et annonces classées), Jacqueline Avril, Daniel Barbeau, Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Sylvie Hanna, Christiane Legault, Suzanne Miscevic, Micheline Ruelland, Monique Verreault (publicitaires); Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon, Olivier Ziii-da (commis); Michèle Bouchard (secrétaire).L\u2019ADMINISTRATION Henry Rledl (contrôleur), Nicole Carmel (coordihatrlcé des services comptables); Florine Cormier, : Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Nathalie , Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, ( Linda Thériault (adjointe à l'administration).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Christianne Benjamin (directrice).Johanne Brien (secrétaire), Manon Blanchette, Monique L\u2019Heureux.Lise Lachapelle.Rachelle Leclerc-Venne.LA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Guy-Renaud Ki-rouac (directeur), Chrystian Guy (superviseur à la promotion des abonnements).LA PRODUCTION Marie-France Turgeon ¦ (directrice de la production), Richard Des-: Cormiers (responsable du système informa\u2014 tique), Johanne Brunet, Danielle Cantara.Caroline Des Rosiers, Lynda Di Ce'sàre,' Marie-Josée Hudon, Michael Schneider\u2019, \u2019 Christiane Vaillant.LE CONSEIL DC DEVOIR INC.Pierre Bourgie (prétident).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (president).Roger Boisvert (vice-président et directeur général). I.K I) R V 0 I K .I.K M A It IM 2 I) S K I* T E M K K K I II II 1 A 8 LE DEVOIK HAITI «Ils doivent partir» SUITE 1)E LA PAGE 1 Les États-Unis ont l\u2019intention de passer le relais «rapidement» aux 6000 hommes de la Mission de l\u2019ONU en Haiti qui doivent notamment réformer l'armée et la police haïtiennes.Selon les sondages, la majorité du public américain demeurait réticente à toute intervention en Haïti.Certains membres du Congrès, reçus lundi matin par Bill Clinton à la Maison-Blanche, ont exprimé des réserves sur le contenu de l\u2019accord et souligné les concessions faites aux militaires haïtiens.Un président «ne peut pas mener sa politique étrangère par sondages», a rétorqué Bill Clinton.Interrogé sur l\u2019impunité dont bénéficieront le général Cédras et ses adjoints et la possibilité qui leur est laissée de rester en Haïti, il a répondu: «Ils doivent partir (du pays) et ils partiront probablement», mais sans pouvoir fassurer formellement L\u2019accord prévoit que les militaires devront quitter le pouvoir \u2014 mais pas nécessairement le pays \u2014 avant le 15 octobre.L\u2019objectif de la mission Carter était qu\u2019ils auittent le pouvoir» et c\u2019est là l\u2019essentiel, a assuré M.inton.L\u2019amnistie promise aux militaires \u2014 que M.Clinton a lui-même accusés de graves exactions \u2014 était prévue dans l\u2019accord dit de Governor\u2019s Island, a-t-il rappelé.Après avoir signé cet accord en juillet 1993, Raoul Cédras avait renié sa parole et était resté au pouvoir.Tout en espérant que «la bonne foi et la raison prévaudront», Bill Clinton a menacé «d\u2019imposer l'application» de l\u2019accord s\u2019il le faut.«Nous demeurons prêts à remplir nos obligations de quelque façon que ce soit», a-t-il affirme.Des milliers d\u2019Haïtiens enthousiastes se sont massés hier en bord de mer pour accueillir les troupes américaines débarquées par hélicoptères ou par bateaux pour entamer l\u2019opération «Ramener la démocratie».Les Haïtiens vivant dans les bidonvilles de Port-au-Prince ont dans leur grande majorité appris avec soulagement l\u2019accord conclu dans la nuit de dimanche à hier.Bill Clinton a avoué hier qu\u2019il était sur le point d\u2019ordonner à Jimmy Carter et aux autres négociateurs de quitter Haïti, avant de déclencher l\u2019invasion du pays, lorsque l\u2019accord a été obtenu.«J\u2019ai dit au président Carter: \u201cC\u2019est très inconfortable pour moi.Nous sommes amis depuis longtemps.Mais je vais devoir vous ordonner de partir dans les 30 minutes.Vous devez partir\u2019\u2019», a dit Clinton lors d\u2019une conférence de presse.Des responsables du département de la Défense ont précisé que des hélicoptères de combat et des avions Awacs de surveillance étaient déjà en vol lorsque l\u2019opération a été annulée.Carter a expliqué que l\u2019imminence de l\u2019invasion avait contribué à convaincre les militaires haïtiens à abandonner le pouvoir.Un correspondant de Reuter, David Lawsky, a indiqué SQ Une campagne de salissage que l'invasion avait été stoppée trois minutes avant que les forces spéciales d\u2019intervention de la marine américaine ne larguent à la mer des canots pour entamer l'attaque d\u2019un port, dans le nord du pays.Selon les termes de l\u2019accord, le président Aristide devrait maintenant pouvoir revenir au pouvoir après trois années d'exil.Dans l\u2019heure qui a suivi l\u2019arrivée des premières troupes américaines, des hélicoptères survolaient la totalité de la capitale de 1,5 million d\u2019habitants, dans le cadre de l\u2019opération.Le général Hugh Shelton, commandant des forces américaines pour l\u2019opération, a reconnu qu\u2019il coopérait entièrement avec les responsables militaires haïtiens.L\u2019intervention ne fait cependant pas l\u2019unanimité parmi les Haïtiens.-Je ne suis pas d\u2019humeur à déclarer quoi que ce soit.Vous ne pouvez pas me demander si je suis heureux de l'occupation américaine», a par exemple dit le sénateur Abrene Cadet.La bourgeqisie haïtienne avait dans sa majorité soutenu le coup d\u2019Etat militaire et ensuite tenté d\u2019empêcher le retour d\u2019Aristide, élu en décembre 1990 et renversé sept mois plus tard.Le sénateur n\u2019a pas donné de précision particulière sur l\u2019attitude du Parlement quand lui sera soumise une loi d\u2019amnistie générale prévue par l\u2019accord de dimanche.Il y a un an, confronté au même enjeu, le Parlement n\u2019avait pas dégagé de majorité pour approuver l\u2019amnistie des crimes commis par la junte militaire.Dans une première réaction, l\u2019ambassadeur haïtien à Ottawa, Emmanuel Ambroise, fidèle au président Aristide, a condamné l\u2019accord américano-haïtien, refusant de «donner son aval à des manœuvres qui ne reflètent ni la vision ni la volonté du peuple haïtien».Dans un bref communiqué publié Mer soir, l\u2019ambassadeur précise que «le gouvernement constitutionnel a été informé de la mission de dernière heure en Haïti» mais qu\u2019il n\u2019avait «pas été consulté».«Il (le gouvernement constitutionnel) ne peut donc (.) en aucun cas être considéré comme partie prenante de l\u2019accord signé», poursuit le texte, destiné à «tous les organes de presse et à tous ceux qui luttent en vue d\u2019une solution vraiment heureuse à la crise haïtienne.» Plus de 3000 soldats américains ont débarqué en Haiti en fin de la journée et 15 000 environ débarqueront avant la fin de la semaine.Leur principale mission sera de rétablir l\u2019ordre dans le pays et de préparer le retour du président renversé.Une seconde phase d\u2019intervention commencera alors pour apporter une assistance humanitaire et former une nouvelle force de police.Shelton a précisé que l\u2019armée haïtienne allait également déployer des hommes pour éviter toute violence ou actes de représailles.CARTER Une retraite discrète SUITE DE LA PAGE 1 d\u2019avoir enquêté pendant cinq mois, pour ne porter que des accusations mineures.Le policier Yvon Guérin a été accusé de trafic de stéroïdes et d\u2019entreposage non sécuritaire d\u2019armes à feu, Gary Massicotte est accusé d\u2019avoir tenu une maison de jeu au bar Le Clem, Michel Valériot-te est accusé de possession d\u2019une arme à autorisation restreinte ailleurs qu\u2019à l\u2019endroit autorisé, Denis Boucher est accusé de fraude envers l\u2019assurance-vie et Marc Laurin d\u2019abus de confiance en fournissant des renseignements appartenant au centre de renseignements policiers du Québec.Les rumeurs voulaient que certains policiers de Chambly, entre autres, trempent dans le trafic de stupéfiants, tiennent des maisons de débauche et soient associés avec la mafia.«Je ne comprends pas comment la Sûreté du Québec a pu faire une telle intervention», soutient Jean-Guy Roch.Un fonds spécial a été créé pour assumer la défense des policiers de Chambly.Pour M.Roch, la SQ s\u2019est laissé manipuler par l\u2019ancien directeur de police, Fernand Gagnon, frustré de voir que son mandat n\u2019était pas renouvelé.«Gagnon est ami avec des gens influents à la SQ.Il avait deux raisons de faire circuler de telles rumeurs: les policiers de Chambly ont signé une pétition contre lui et la municipalité n\u2019a pas renouvelé son contrat.Nous, on est sûrs qu\u2019il n\u2019y avait pas de raison pour la SQ d\u2019agir comme elle l\u2019a fait» Dans une mise en demeure envoyée aujourd\u2019hui au directeur général de la SQ, Robert Lavigne, la Fédération des policiers du Québec demande entre autres que la «campagne de salissage» envers les policiers de Chambly «cesse immédiatement», que «des mises au point publiques» soient faites quant aux rumeurs qui circulent sur les policiers de Chambly.La Sûreté du Québec considère que les accusations qu\u2019elle a portées sont suffisantes pour justifier l\u2019opération qui s\u2019est déroulée à Chambly et la tutelle actuelle du poste de police.«Vous allez me dire que vendre des stéroïdes, ce n\u2019est rien?», a argué Robert Poëti, porte-parole de la SQ.La Fédération des policiers du Québec conteste les méthodes employées par la Sûreté du Québec lors de l\u2019enquête.Elle affirme que les 42 personnes interrogées et emmenées soit à la base militaire de Longue-Pointe, soit à la prison Parthenais, n\u2019avaient pas le droit d\u2019aller aux toilettes seules et n\u2019ont pas pu manger avant plu- sieurs heures.Elles n\u2019avaient pas non plus droit au téléphone.«Une conjointe a été obligée de prendre sa douche devant une policière de la SQ, une autre de s\u2019habiller devant plusieurs policiers.Il est difficile de prétendre qu\u2019elles avaient la liberté de mouvement», dit M.Roch.La SQ conteste et affirme que les personnes interrogées l\u2019ont été de leur plein gré.«Cinq personnes ont été arrêtées, les autres ont été rencontrées.Ces gens ont été traités comme des citoyens qui veulent collaborer, ils ont été rencontrés, affirme M.Poëti.En aucune façon les gens n\u2019ont été placés en état d\u2019arrestation.» M.Poëti insiste sur le fait que l\u2019opération policière qui s\u2019est déroulée à Chambly fait partie de la vaste opération Brigade qui a eu lieu en même temps dans 19 villes de la province et qui a conduit à l\u2019arrestation de 42 personnes et à la saisie d\u2019explosifs, de stupéfiants, d\u2019alcool de contrebande et de fausse monnaie.Denis Boucher, policier depuis dix ans à Chambly, a été accusé de fraude.Suspendu avec solde, comme ses quatre collègues, il attend son procès, prévu pour le 18 octobre.La municipalité de Chambly devra entre-temps décider si elle réintègre les accusés dans leurs fonctions en attendant leur procès ou si elle maintient leur suspension.Le policier affirme que l\u2019accusation portée contre lui «est la plus grosse injustice» qu\u2019il ait vue en dix ans de carrière.«Je tiens à dire à quel point les policiers de Chambly s\u2019impliquent bénévolement dans leur milieu pour aider la population», dit-il.En 1988, une enquête sur le corps de police de Chambly n\u2019avait pas abouti.La SQ considère qu\u2019elle a finalement réussi à prouver des choses que trois enquêtes différentes n\u2019avaient pas réussi à prouver.«Le scandale, il n\u2019est pas à Chambly, il est à la SQ qui a entrepris une enquête biaisée», soutient le président de la Fédération des policiers du Québec.«Il faudrait un conseil de sécurité pour encadrer les activités de la SQ», croit-il.Le ministre de la Sécurité publique, Robert Middlemiss, n\u2019a pas eu le temps de parler du dossier avec son attaché de presse et n\u2019a donc pas retourné notre appel.En attendant, les policiers municipaux affirment qu\u2019ils vont continuer de collaborer avec les «verts».«Je peux collaborer avec n\u2019importe qui mais je ne suis pas obligé de lui serrer la main ni de lui donner des tapes dans le dos», affirme M.Roch.UNITE À quand le référendum?SUITE DE LA PAGE 1 que M.Manning ont attaqué leur vis-à-vis Jean Chrétien, l\u2019accusant chacun à sa façon de se mal comporter dans la conduite des affaires du pays.Les deux ont fait référence au discours prononcé dimanche à Québec par le premier ministre, qui y a annoncé son intention de consolider l\u2019unité du Canada en proposant une réforme des programmes sociaux et une réduction du déficit Et les deux ont dénoncé son approche centralisatrice.Pour Lucien Bouchard, Ottawa devrait «prendre acte» de l\u2019élection d\u2019un gouvernement voué à la souveraineté du Québec «plutôt que de faire l\u2019autruche».«Comment a demandé le chef du Bloc, le premier ministre peut-il penser que son offre de collaboration faite au nouveau gouvernement du Québec est crédible alors qu\u2019au même moment dans la réforme envisagée des programmes sociaux, son entêtement centralisateur provoque un affrontement majeur, non seulement avec le Québec, mais avec d\u2019autres provinces?» Il a reproché à M.Chrétien de frire des offres au Québec «d\u2019un ton suave» alors qu\u2019il devrait «d\u2019abord respecter ses compétences et ses responsabilités plutôt que de chercher à les envahir davantage (par) une offensive éhontée contre les positions constitutionnelles du Québec».Un bon début, a-t-il mentionné, consisterait à lui transférer l\u2019exclusivité des compétences en matière de formation de la main-d\u2019œuvre.Le premier ministre a répliqué que lui-même n\u2019avait pas encorê vu la version finale du projet de réforme, et donc que M.Bouchard «ne sait pas de quoi il parle».Les gouvernements provinciaux, a-t-il ajouté, s\u2019entendent pour dire que les programmes sociaux doivent être modernisés, et ije suis surpris de voir que le chef de l\u2019opposition veut conserver le statu quo».De son côté, Preston Manning s\u2019en est pris au fait que M.Chrétien «répète des choses qu\u2019il a déjà dites cent fois» èts\u2019en tient à des «demi-mesures trop timides», alors que l\u2019unité nationale commande des «réformes hardies»: équilibre budgétaire, diminutions d\u2019impôts et programmes sociaux décentralisés et abordables.«Les normes du gouvernement sont trop basses, et son échéancier est trop long», a critiqué le chef réformiste.En verve, M.Chrétien a renvoyé la balle à son opposant, arguant que «si on devait appliquer la recette du Reform, on créerait immédiatement une grave récession au Canada».En retirant d\u2019un seul coup 40 ou 50 milliards de dollars de l\u2019économie, le taux de chômage doublerait, a-t-il dit Quoi qu\u2019il en soit, ces brefs échanges pourraient avoir donné le ton à la session parlementaire.Mais si Ottawa continue de contourner le débat référendaire en promettant un «bon gouvernement» et en pressant le PQ d\u2019en finir au plus vite, les journalistes, eux, voulaient en savoir davantage sur l\u2019échéance référendaire.Silencieux depuis un bon moment à cet égard, Lucien Bouchard a ainsi été pris à partie, hier, au cours d\u2019un point de presse particulièrement échevelé où il a déployé des trésors d\u2019ambiguïté.Et selon le chef du Bloc, les souverainistes du Québec ne tiendront un référendum que lorsqu\u2019ils croiront avoir une bonne chance de le remporter.M.Bouchard n\u2019est pas allé jusqu\u2019à dire si les délais fixés par Jacques Parizeau \u2014 «huit à dix mois, par exemple», puis «en 1995» \u2014 pourraient être prolongés, mais il n\u2019a pas dit le contraire non plus.«H faut que le référendum soit gagné, et M.Parizeau a pris des engagements sur un échéancier, avec des tempéraments.Il est certain que M.Parizeau est celui qui va fixer la date du référendum, et il va le frire en fonction des engagements qu\u2019il a contractés et de la réalité», a-t-il dit, avant toutefois d\u2019ajouter que «d\u2019aucune façon les souverainistes ne vont-ils s\u2019engager dans un référendum perdant».Et s\u2019il apparaît qu\u2019ils ne peuvent le gagner?M.Bouchard a refusé de répondre aux questions «hypothétiques», se contentant d\u2019indiquer que la période qui s\u2019étend jusqu\u2019à la fin de 1995, «c\u2019est long en politique».Tout au plus y a-t-il «deux contraintes: il y a une engagement de pris pour frire le référendum rapidement, et il faut que nous le gagnions».Pour le chef bloquiste, il y aurait un réel danger à courir vers la défaite.Et lorsque Jean Chrétien dit espérer que la question sera réglée à temps pour le 1er juillet 1995, il qualifie ce délai de «prématuré».«Le Québec ne tirerait aucun avantage d\u2019une défaite.C\u2019est ce que M.Chrétien espère.Pourquoi M.Chrétien est-il si enthousiaste à l\u2019égard d\u2019un référendum prématuré?Parce qu\u2019il pense qu\u2019il pourrait le gagner.Ce que M.Chrétien aimerait, c\u2019est d\u2019avoir un Québec affaibli et divisé par un référendum que nous perdrions afin qu\u2019il puisse continuer la job qu\u2019il avait frite à René Lévesque en 1981.» «D n\u2019aura pas ce plaisir.» SUITE DE LA PAGE 1 s\u2019est par contre forgé une solide réputation de médiateur international pour désamorcer de nombreuses crises potentiellement explosives.Pour la seule année 1994, ce démocrate de Géorgie est parvenu à apaiser les tensions dans deux des points les plus chauds du globe.En juin dernier, tout d\u2019abord, il s\u2019est rendu en Corée du Nord, à sa propre initiative, pour y résoudre des divergences en matière nucléaire qui menaçaient de dégénérer en conflit dans la péninsule coréenne.Dimanche, il a conduit avec succès une mission chargée par le président Bill Clinton de convaincre la junte militaire haïtienne de quitter le pouvoir sans effusion de sang et éviter ainsi une invasion du pays.Tous ces efforts pourraient lui valoir cette année le prix Nobel de la pajx, estiment les observateurs.Président des États-Unis de 1977 à 1981, Jimmy Carter avait fait campagne pour le rétablissement de l\u2019intégrité et de la compétence du gouvernement.Mais la crise économique et la prise d\u2019otages américains en Iran lui ont fait perdre le pouvoir au profit du républicain Ronald Reagan.Il retourna alors dans sa Géorgie natale pour une retraite discrète, où il mit à profit l\u2019expérience acquise pendant la négociation des accords israélo-égyptiens de Camp David, signés le 26 mars 1979, pour acquérir une véritable stature de médiateur international et d\u2019infatigable globe-trotter de la paix.Tout au long de ces années, il a notamment favorisé les ppurparlers de paix entre l\u2019Éthiopie et les rebelles de l\u2019Erythrée et conduit une délégation d\u2019observateurs lors des élections de 1990 au Nicaragua.Il a également conduit une mission d\u2019observation lors des élections au Panama en 1989 et avait alors dénoncé les irrégularités commises par l\u2019homme fort du pays, le général Manuel Noriega.Des années passées à la tête des États-Unis, il a lui-même dressé un bilan en demi-teintes.«J\u2019ai essayé de toutes mes forces, tenté des choses justes, mais pas toujours avec succès.Peut-être étais-je naïf d\u2019une certaine manière», a-t-il dit à propos de sa présidence.«Le plus grand échec fut un échec politique.Je ne suis jamais parvenu à convaincre le peuple américain que j\u2019étais un dirigeant énergique et fort.» «Les gens qui estimaient que (sa présence) à la Maison-Blanche était un désastre le considèrent maintenant comme un modèle d\u2019homme d\u2019État chevronné», tempère aujourd\u2019hui l\u2019éditorialiste Mary McGro-ry- Les contribuables paieront pour les conjoints PRESSE CANADIENNE Ottawa \u2014 Les contribuables devront continuer à payer les billets d\u2019avion des conjoints de députés et sénateurs qui participent à des congrès parlementaires à l\u2019étranger, en vertu de règlements qui seront déposés cet automne.C\u2019est ce qu\u2019a affirmé lundi le Bloc québécois.Selon le Bloc, les membres du sous-comité du Bureau de la régie interne des Communes, qui surveille les dépenses du gouvernement, ont accepté ces règles à l\u2019unanimité.Le whip du Bloc, Gilles Duceppe, a déclaré que les libéraux veulent continuer à utiliser l\u2019argent des contribuables pour payer les billets d\u2019avion des conjoints aux conférences où des activités sont prévues pour les époux et épouses des parlementaires.Les députés du Bloc et du Reform Party membres du sous-comité voulaient faire cesser cette pratique, a poursuivi M.Duceppe, «mais les libéraux n\u2019étaient pas d\u2019accord».LIQÜIDATION CHOC ! 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