Le devoir, 20 septembre 1994, Page(s) complémentaire(s)
[" -> FONDÉ EN 191 LE DEVOIR Vol.I.X X X V No 2 I H ?MO N T II K A K M A II I) O S K I' T K M II II K I) j) (i .) c T I' S T v y I o r » il I o S .\"i o P K H S E C T I V E S La révolution téléphonique De la défense de la veuve et de Vorphelin à la déréglementation tous azimuts Deux ans, c\u2019est une éternité dans l\u2019industrie des télécommunications.C\u2019est suffisant en tout cas pour permettre au président du CRTC, Keith Spicer, de faire un virage complet, de passer de l\u2019émouvante défense de la veuve et de l'orphelin \u2014 et de celle du service téléphonique local à bas prix \u2014 aux perspectives enivrantes de l\u2019autoroute de l\u2019information et de la déréglementation tous azimuts.Il y a deux ans, le CRTC rendait sa fameuse décision 92-12 qui autorisait la concurrence dans l\u2019interurbain mais préservait les bas tarifs du seivi-ce local.On voyait dans ces tarifs financés à même les bénéfices de l\u2019interurbain l\u2019expression des préoccupations sociales des Canadiens, une autre façon de se distinguer des Américains.Riches et pauvres de toutes les régions du pays se rejoignent sur ce point: ils jouissent de bas tarifs pour le service téléphonique de base.Bell Canada qui avait voulu toucher au début des années 80 à cette sacro-sainte caractéristique «nationale» en avait pris plein la gueule devant le CRTC, seule dans son coin à défendre l\u2019hérésie.L\u2019an dernier, Bell, invoquant les pertes de revenus engendrées par la concurrence dans l\u2019interurbain, revenait à la charge.La compagnie demandait des hausses de tarifs de son service local variant de 50 % à 60 % selon les régions.Le CRTC l\u2019a vertement éconduite, Keith Spicer quali- Robert Du trisac ?fiant les demandes de Bell de «majorations injustifiées».Aujourd\u2019hui, les mêmes majorations, tempérées parce qu\u2019étalées sur trois ans, apparaissent parfaitement acceptables, voire absolument nécessaires à l\u2019essor des télécommunications au Canada.Le CRTC a accordé une hausse de 6 $ par mois, ou environ 50 % du tarif actuel.Ne cherchez pas de savants calculs dans la décision du CRTC: ils ne sont pas là, contrairement à l\u2019habitude.Ce sont des hausses décrétées au pif qui feront que le service téléphonique local au pays ne sera pratiquement plus subventionné par l\u2019interurbain.En conférence de presse, M.Spicer a expliqué que les abonnés du téléphone paieront moins de 50 % de ce qu\u2019ils payaient il y a 30 ans.Mince consolation! Comme si Hydro-Québec doublait ses tarifs en mentionnant que nous payions l\u2019électricité trois fois plus cher au début du siècle.Mais des arguments pour revoir la réglementation des compagnies de téléphone, le CRTC en possède.Et de solides.En rétrospective, sa décision d\u2019introduire la concurrence dans l\u2019interurbain proposait un cadre transitoire qui n\u2019a pas tenu deux ans.En ce sens, c\u2019est sa décision de vendredi dernier qui amorce la véritable révolution dans les télécommunications canadiennes.Dans cette révision du cadre réglementaire des compagnies de téléphone, le CRTC change complètement de logique.L\u2019organisme se convertit à l\u2019ère du «tout numérique» et reconnaît l\u2019inévitable convergence des moyens de communications électroniques.Câ-blodistributeurs, compagnies de téléphone, radiodiffu-seurs, même combat.Le service de base, c\u2019est maintenant un service de «télécommunications»; il ne se limite plus au service téléphonique.Dans le réseau local maintenant ouvert à la concurrence, on transmettra de la voix mais aussi des images et des données.Bell peut maintenant penser se lancer dans la vidéo à la demande et dans les réseaux transactionnels, donner le change à UBI, le réseau électronique mis au point par Vidéotron.Le CRTC reste coi, à tout le moins vague, sur les corollaires d\u2019une telle convergence des technologies, notamment la propriété de ces réseaux enchevêtrés et l\u2019émergence de partenariats entre les câblodistribu-teurs et les compagnies de téléphone.Dans de tels échanges de bons procédés, Bell et ses pairs ont le gros bout du bâton.Pas besoin d\u2019un cours de Capitalisme 101 pour comprendre l\u2019avantage que leur confère leur taille: à l\u2019heure actuelle, les compagnies de téléphone génèrent dix fois plus de revenus que les entreprises de câblodistribution.Si on suppute encore toutes les implications de la décision, la direction donnée par le CRTC est claire.Son vice-président Bud Sherman a bien résumé la position de l\u2019organisme: «Le CRTC est maintenant prêt à envisager la déréglementation totale des télécommunications.» Outre les compagnies de téléphone, les grands joueurs des télécommunications sont restés bouche bée devant l\u2019ampleur de la réforme mise en place par le CRTC, à l\u2019exception de Sprint Canada, le courageux concurrent dans l\u2019interurbain.Rogers n\u2019a émis aucun commentaire, Vidéotron non plus, tout comme Unitel qui se plaint ces jours-ci de la vive concurrence dans l'interurbain.En revanche, Bell Canada et ses pairs jubilent.Les compagnies de téléphone ont gagné sur presque tous les tableaux, le reste n\u2019est que fioritures.Elles obtiennent des tarifs locaux avec lesquels elles peuvent vivre et reçoivent le feu vert pour leur autoroute électronique.Et c\u2019est autour de ce concept d\u2019autoroute électronique, de ce réseau de réseaux, que s\u2019articule le cadre conçu par le CRTC.Un cadre rêvé pour les compagnies de téléphone traditionnelles qui, délivrées de leur carcan réglementaire, pourront en devenir les maîtres d\u2019œuvre.Du moins, c\u2019est ce qu\u2019elles lisent en filigrane.INDEX MÉTÉO Agenda \t Avis publics.\t.B6 .B4 Classées\t\t.A4 \tH 8 Économie\t\t.B2 Éditorial\t\t.A6 Le monde\t\t.A5 Mots croisés.\t.A4 Les sports\t\t.B5 Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Max: 22 Québec Ciel variable.Max: 19 Détails en B4 CULTURE Les Rolling Stones à Montréal le 5 décembre PAGE B 8 POLITIQUE Coon-Conie demande la protection américaine PAGE A 4 LES ACTUALITÉS Effet de serre: pire que prévu, selon Greenpeace PAGE A 2 Clinton tente de justifier ses concessions Si\tDes milliers d\u2019Haïtiens acclament les forces américaines B Consternation chez les proches du président Aristide D\u2019APRÈS REUTER ET AFP ïton \u2014 Le président Bill Clinton a cherché minimiser les lacunes et les incertitudes de l\u2019accord avec les militaires haïtiens et à rassurer le public américain sur le sort des 15 000 hommes qui ont commencé à débarquer en Haïti.A Port-au-Prince, des milliers d\u2019Haïtiens ont bien accueilli les militaires américains.Toutefois, en soirée, des policiers haïtiens armés de matraques et de fusils semi-automatiques ont frappé des manifestants qui scandaient des slogans de soutien au président en exil Jean-Bertrand Aristide.Une dizaine de policiers en uniformes et des miliciens en civil ont chassé les manifestants qui s\u2019étaient rassem- blés à l\u2019entrée du port pour saluer l\u2019arrivée des soldats américains.A Washington et au Canada, certains proches du président Jean-Bertrand Aristide ont fait part de leur consternation après la signature de l\u2019accord.Au cours d\u2019une conférence de presse à la Maison-Blanche en compagnie des trois médiateurs américains \u2014 l\u2019ancien président Jimmy Carter, l\u2019ancien chef d\u2019état-major Colin Powell et le sénateur Sam Nunn \u2014, il a souligné que l\u2019intervention militaire en Haïti serait «limitée dans le temps et dans son objet».Certes, a-t-il reconnu, la situation en Haïti demeure «difficile et incertaine» et l\u2019opération américaine «comporte des risques».Mais les troupes américaines se déploient désormais dans «de meilleures conditions» que si elles avaient dû chasser de force les militaires putschistes.«Di protection des vies américaines est notre priorité», a-t-il affirmé.VOIR PAGE A 8: HAÏTI VOIR AUSSI EN PAGES A3, A5 ET A6 ¦Jonassaint a forcé les généraux ¦\tUne occupation douloureuse et cruelle entre 1915 et 1934 ¦\tEditorial: Marché de dupes à Port-au-Prince ¦\tLa diaspora se désole: triste jour pour Haïti fl hambly PHOTO JACQUES NADEAU C\u2019est une déclaration de guerre «contre ceux qui ont permis qu\u2019une telle chose arrive» que le président de la Fédération des policiers municipaux du Québec, Jean-Guy Roch, a faite hier aux responsables de l\u2019opération policière de la Sûreté du Québec contre le poste de police de Chambly.M.Roch a annoncé que la Fédération, pour la première fois de son histoire, intentait une poursuite contre les responsables de l\u2019opération et la SQ, et qu\u2019elle allait défendre ses cinq membres accusés au criminel.Les policiers municipaux déclarent la guerre à la SQ 44 corps de police appuient les policiers de Chambly RACHEL DUCLOS LE DEVOIR Les policiers municipaux du Québec déclarent la guerre à la Sûreté du Québec qui, selon eux, n\u2019a pas respecté les droits fondamentaux dans son opération du premier septembre dernier contre le poste de police de Chambly.Les policiers municipaux n\u2019acceptent pas la façon dont la Sûreté du Québec a investi le poste de la police municipale de Chambly et poursuivent en justice le corps de police provincial et les responsables de l\u2019opération Brigade.Plus de 400 policiers municipaux, représentant 44 corps de police du Québec, sont venus à Chambly, hier, en uniforme et avec leurs voitures de patrouille, pour signifier leur appui à la Fédération des policiers du Québec qui les représente et aux policiers de Chambly.Les policiers appuient sans réserve les actions de leur fédération, à en juger par les forts applaudissements qui suivaient les phrases les plus radicales du président, Jean-Guy Roch.La Fédération des policiers du Québec, pour la première fois de son histoire, a décidé d\u2019assumer la défense de ses cinq membres qui ont été accusés d\u2019actes criminels.Elle poursuit également les responsables de l\u2019opération Brigade contre le poste de police de Chambly en dommages pour atteinte à la dignité, l\u2019honneur et la réputation des 21 policiers de Chambly et de leur famille, violation de leur vie privée et détention illégale, ainsi que pour compenser les dommages qu\u2019ils ont subis.«Ce sont tous les corps de police municipaux qui se sentent lésés par l\u2019action de la Sûreté du Québec», affirme Jean-Guy Roch, président de la Fédération.Les policiers municipaux reprochent à la Sûreté du Québec VOIR PAGE A 8: SQ De la disgrâce à la renommée La dernière intervention de Jimmy Carter en Haïti le place favori pour l\u2019obtention du prix Nobel de la paix D\u2019APRES REUTER ET AFP Washington \u2014 Pour la deuxième fois en trois mois, Jimmy Carter est allé au secours du président Bill Clinton en réussissant un coup diplomatique de dernière minute qui marque un formidable retour en scène de l\u2019ancien président et lui permet même d\u2019espérer le prix Nobel de la paix.L\u2019ex-président Carter est parvenu dimanche soir à éloigner de Haiti le spectre d\u2019une invasion américaine, venant à bout de l\u2019obstination des dirigeants militaires haïtiens en leur arrachant un accord de retrait du pouvoir.Même si l\u2019homme fort d\u2019Haïti, le général Raoul Cédras, n\u2019a cédé aux injonctions de Washington qu\u2019après avoir appris que les avions américains avaient décollé de Caroline du Nord, l\u2019ancien président, à la tête d\u2019une délégation américaine, a joué un rôle crucial dans cette solution pacifique de la crise.Au terme de négociations qui se sont poursuivies à Port-au-Prince, au-delà de toute attente, Jimmy Carter a même résisté aux pressions de la Maison-Blanche qui, devant l\u2019obstination des dirigeants militaires haïtiens, lui conseillaient de mettre un terme à sa mission de bons offices pour laisser parler la force.Selon des sources proches des négociateurs, Jimmy Carter, connu pour s\u2019exprimer d\u2019une voix calme, a su s\u2019adresser de façon brutale aux militaires haïtiens.«Il a été très, très dur» a commenté une source citée hier par le Washington Post, évoquant même le recours à la contrainte physique.Sa stature et sa qualité d\u2019ancien chef de l\u2019Etat ont en partie permis à Jimmy Carter d\u2019arracher cette solution diplomatique qui ouvre la voie à un retour au pouvoir en Haïti du président élu Jean-Bertrand Aristide.Cet accord place Carter en position de favori pour l\u2019obtention du prix Nobel de la paix, qui sera décerné le 14 octobre à Oslo.Si, à la tête de la Maison-Blanche, Jimmy Carter n\u2019a guère convaincu ses concitoyens, il VOIR PAGE A 8: CARTER À pieds joints dans le bain de l\u2019unité nationale Bouchard et Manning dénoncent rapproche centralisatrice de Chrétien JEAN DION DE NOTRE BUREAU D\u2019OTTAWA Déjà éclaboussé par l\u2019élection du Parti québécois, le Parlement du Canada a plongé à pieds joints dans le bain de l\u2019unité nationale, hier, à l\u2019occasion de la reprise de ses travaux pour la session automnale.Au moment où plane sur les Communes l\u2019ombre d\u2019une campagne référendaire, Lucien Bouchard et Preston Manning se sont chargés de rappeler au gouvernement libéral qu\u2019ils le talonneraient aussi souvent que possible sur la question de l\u2019avenir du Canada (et du Québec) et qu\u2019Otta-wa aura à rendre compte de ses actions à cet égard.Marquée par des hommages au député bloquiste Gaston Péloquin, décédé il y a trois semaines dans un accident de la route, la journée d\u2019hier a cependant donné lieu à des débats moins intenses et plus brefs que prévu, surtout après trois mois d\u2019ajournement fertiles en événements.Les moments les plus palpitants sont d\u2019ailleurs survenus à l\u2019extérieur de la Chambre, lorsque M.Bouchard a été «cuisiné» par des journalistes au sujet de l\u2019échéance référendaire.Lors de la période des questions, tant M.Bouchard VOIR PAGE A 8: UNITÉ A 8 I.E I) E V o I It , I.E M A It D I 2 0 S E I* T E M H It E I II H 4 LE DEVOIR i m UALITES \u2022 \u2022 HAITI «Ils doivent partir» SUITE DE LA PAGE 1 Les États-Unis ont l\u2019intention de passer le relais «rapidement» aux (5000 hommes de la Mission de l\u2019ONU en Haïti qui doivent notamment réformer l\u2019armée et la police haïtiennes.Selon les sondages, la majorité du public américain demeurait réticente à toute intervention en Haïti.Certains membres du Congrès, reçus lundi matin par Bill Clinton à la Maison-Blanche, ont exprimé des réserves sur le contenu de l\u2019accord et souligné les concessions faites aux militaires haïtiens.Un président «ne peut pas mener sa politique étrangère par sondages», a rétorqué Bill Çtjnton.Interrogé sur l\u2019impunité dont bénéficieront le général Cédras et ses adjoints et la possibilité qui leur est laissée de rester en Haïti, il a répondu: «Ils doivent partir (du pays) et ils partiront probablement», mais sans pouvoir Rassurer formellement.L\u2019accord prévoit que les militaires devront quitter le pouvoir \u2014 mais pas nécessairement le pays \u2014 avant le 15 octobre.L\u2019objectif de la mission Carter était qu\u2019ils auittent le pouvoir» et c\u2019est là l\u2019essentiel, a assuré M.inton.L\u2019amnistie promise aux militaires \u2014 que M.Clinton a lui-même accusés de graves exactions \u2014 était prévue dans l\u2019accord dit de Governor\u2019s Island, a-t-il rappelé.Après avoir signé cet accord en juillet 1993, Raoul Cédras avait renié sa parole et était resté au pouvoir.Tout en espérant que «la bonne foi et la raison prévaudront», Bill Clinton a menacé «d\u2019imposer l\u2019application» de l\u2019accord s\u2019il le faut.«Nous demeurons prêts à remplir nos obligations de quelque façon que ce soit», a-t-il affirmé.Des milliers d\u2019Haïtiens enthousiastes se sont massés hier en bord de mer pour accueillir les troupes américaines débarquées p;ir hélicoptères ou par bateaux pour entamer l'opération «Ramener la démocratie».Les Haïtiens vivant dans les bidonvilles de Port-au-Prince ont dans leur grande majorité appris avec soulagement l\u2019accord conclu dans la nuit de dimanche à hier.Bill Clinton a avoué hier qu\u2019il était sur le point d\u2019ordonner à Jimmy Carter et aux autres négociateurs de quitter Haïti, avant de déclencher l\u2019invasion du pays, lorsque l\u2019accord a été obtenu.«J\u2019ai dit au président Carter: \u201cC\u2019est très inconfortable pour moi.Nous sommes amis depuis longtemps.Mais je vais devoir vous ordonner de partir dans les 30 minutes.Vous devez partir\u201d», a dit Clinton lors d\u2019une conférence de presse.Des responsables du département de la Défense ont précisé que des hélicoptères de combat et des avions Awacs de surveillance étaient déjà en vol lorsque l\u2019opération a été annulée.Carter a expliqué que l\u2019imminence de l\u2019invasion avait contribué à convaincre les militaires haï-tiens à abandonner le pouvoir.Un correspondant de Reuter, David Lawsky, a indiqué que l\u2019invasion avait été stoppée trois minutes avant que les forces spéciales d\u2019intervention de la marine américaine ne larguent à la mer des canots pour entamer l\u2019attaque d\u2019un port, dans le nord du pays.Selon les termes de l\u2019accord, le président Aristide devrait maintenant pouvoir revenir au pouvoir après trois années d\u2019exil.Dans l\u2019heure qui a suivi l\u2019arrivée des premières troupes américaines, des hélicoptères survolaient la totalité de la capitale de 1,5 million d\u2019habitants, dans le cadre de l\u2019opération.Le général Hugh Shelton, commandant des forces américaines pour l\u2019opération, a reconnu qu\u2019il coopérait entièrement avec les responsables militaires haïtiens.L\u2019intervention ne fait cependant pas l\u2019unanimité parmi les Haïtiens.«Je ne suis pas d\u2019humeur à déclarer quoi que ce soit.Vous ne pouvez pas me demander si je suis heureux de l\u2019occupation américaine», a par exemple dit le sénateur Abrene Cadet.Im bourgeqisie haïtienne avait dans sa majorité soutenu le coup d\u2019Etat militaire et ensuite tenté d\u2019empêcher le retour d\u2019Aristide, élu en décembre 1990 et renversé sept mois plus tard.Le sénateur n\u2019a pas donné de précision particulière sur l\u2019attitude du Parlement quand lui sera soumise une loi d\u2019amnistie générale prévue par l\u2019accord de dimanche.Il y a un an, confronté au même enjeu, le Parlement n\u2019avait pas dégagé de majorité pour approuver l\u2019amnistie des crimes commis par la junte militaire.Dans une première réaction, l'ambassadeur haïtien à Ottawa, Emmanuel Ambroise, fidèle au président Aristide, a condamné l\u2019accord américano-haïtien, refusant de «donner son aval à des manœuvres qui ne reflètent ni la vision ni la volonté du peuple haïtien».Dans un bref communiqué publié hier soir, l\u2019ambassadeur précise que «le gouvernement constitutionnel a été informé de la mission de dernière heure en Haïti» mais qu\u2019il n\u2019avait «pas été consulté».«Il (le gouvernement constitutionnel) ne peut donc (.) en aucun cas être considéré comme partie prenante de l'accord signé», poursuit le texte, destiné à «tous les organes de presse et à tous ceux qui luttent en vue d\u2019une solution vraiment heureuse à la crise haïtienne.» Plus de 3000 soldats américains ont débarqué en Haïti en fin de la journée et 15 000 environ débarqueront avant la fin de la semaine.Leur principale mission sera de rétablir l\u2019ordre dans le pays et de préparer le retour du président renversé.Une seconde phase d'intervention commencera alors pour apporter une assistance humanitaire et former une nouvelle force de police.Shelton a précisé que l\u2019armée haïtienne allait également déployer des hommes pour éviter toute violence ou actes de représailles.SQ Une campagne de salissage SUITE DE LA PAGE 1 d\u2019avoir enquêté pendant cinq mois, pour ne porter que des accusations mineures.Le policier Yvon Guérin a été accusé de trafic de stéroïdes et d\u2019entreposage non sécuritaire d\u2019armes à feu, Gary Massicotte est accusé d'avoir tenu une maison de jeu au bar Le Clem, Michel Valériot-te est accusé de possession d\u2019une arme à autorisation restreinte ailleurs qu\u2019à l\u2019endroit autorisé, Denis Boucher est accusé de fraude envers l\u2019assurance-vie et Marc Laurin d\u2019abus de confiance en fournissant des renseignements appartenant au centre de renseignements policiers du Québec.Les rumeurs voulaient que certains policiers de Chambly, entre autres, trempent dans le trafic de stupéfiants, tiennent des maisons de débauche et soient associés avec la mafia.«Je ne comprends pas comment la Sûreté du Québec a pu faire une telle intervention», soutient Jean-Guy Roch.Un fonds spécial a été créé pour assumer la défense des policiers de Chambly.Pour M.Roch, la SQ s\u2019est laissé manipuler par l\u2019ancien directeur de police, Fernand Gagnon, frustré de voir que son mandat n\u2019était pas renouvelé.«Gagnon est ami avec des gens influents à la SQ.Il avait deux raisons de faire circuler de telles rumeurs: les policiers de Chambly ont signé une pétition contre lui et la municipalité n\u2019a pas renouvelé son contrat Nous, on est sûrs qu\u2019il n\u2019y avait pas ' de raison pour la SQ d\u2019agir comme elle l\u2019a fait.» Dans une mise en demeure envoyée aujourd\u2019hui au directeur général de la SQ, Robert Lavigne, la Fédération des policiers du Québec demande entre autres que la «campagne de salissage» envers les policiers de Chambly «cesse immédiatement», que «des mises au point publiques» soient faites quant aux rumeurs qui circulent sur les policiers de Chambly.La Sûreté du Québec considère que les accusations qu\u2019elle a portées sont suffisantes pour justifier l\u2019opération qui s\u2019est déroulée à Chambly et la tutelle actuelle du poste de police.«Vous allez me dire que vendre des stéroïdes, ce n\u2019est rien?», a argué Robert Poëti, porte-parole de la SQ.La Fédération des policiers du Québec conteste les méthodes employées par la Sûreté du Québec lors de l\u2019enquête.Elle affirme que les 42 personnes interrogées et emmenées soit à la base militaire de Longue-Pointe, soit à la prison Parthenais, n\u2019avaient pas le droit d\u2019aller aux toilettes seules et n\u2019ont pas pu manger avant plu- sieurs heures.Elles n\u2019avaient pas non plus droit au téléphone.«Une conjointe a été obligée de prendre sa douche devant une policière de la SQ, une autre de s\u2019habiller devant plusieurs policiers.11 est difficile de prétendre qu\u2019elles avaient la liberté de mouvement», dit M.Roch.La SQ conteste et affirme que les personnes interrogées l\u2019ont été de leur plein gré.«Cinq personnes ont été arrêtées, les autres ont été rencontrées.Ces gens ont été traités comme des citoyens qui veulent collaborer, ils ont été rencontrés, affirme M.Poëti.En aucune façon les gens n\u2019ont été placés en état d\u2019arrestation.» M.Poëti insiste sur le fait que l\u2019opération policière qui s\u2019est déroulée à Chambly fait partie de la vaste opération Brigade qui a eu lieu en même temps dans 19 villes de la province et qui a conduit à l\u2019arrestation de 42 personnes et à la saisie d\u2019explosifs, de stupéfiants, d\u2019alcool de contrebande et de fausse monnaie.Denis Boucher, policier depuis dix ans à Chambly, a été accusé de fraude.Suspendu avec solde, comme ses quatre collègues, il attend son procès, prévu pour le 18 octobre.La municipalité de Chambly devra entre-temps décider si elle réintègre les accusés dans leurs fonctions en attendant leur procès ou si elle maintient leur suspension.Le policier affirme que l\u2019accusation portée contre lui «est la plus grosse injustice» qu\u2019il ait vue en dix ans de carrière.«Je tiens à dire à quel point les policiers de Chambly s\u2019impliquent bénévolement dans leur milieu pour aider la population», dit-il.En 1988, une enquête sur le corps de police de Chambly n\u2019avait pas abouti.La SQ considère qu\u2019elle a finalement réussi à prouver des choses que trois enquêtes différentes n\u2019avaient pas réussi à prouver.«Le scandale, il n\u2019est pas à Chambly, il est à la SQ qui a entrepris une enquête biaisée», soutient le président de la Fédération des policiers du Québec.«Il faudrait un conseil de sécurité pour encadrer les activités de la SQ», croit-il.Le ministre de la Sécurité publique, Robert Middlemiss, n\u2019a pas eu le temps de parler du dossier avec son attaché de presse et n\u2019a donc pas retourné notre appel.En attendant, les policiers municipaux affirment qu\u2019ils vont continuer de collaborer avec les «verts».«Je peux collaborer avec n\u2019importe qui mais je ne suis pas obligé de lui serrer la main ni de lui donner des tapes dans le dos», affirme M.Roch.UNITE À quand le référendum?SUITE DE LA PAGE 1 que M.Manning ont attaqué leur vis-à-vis Jean Chrétien, l\u2019accusant chacun à sa façon de se mal comporter dans la conduite des affaires du pays.Les deux ont fait référence au discours prononcé dimanche à Québec par le premier ministre, qui y a annoncé son intention de consolider l\u2019unité du Canada en proposant une réforme des programmes sociaux et une réduction du déficit Et les deux ont dénoncé son approche centralisatrice.Pour Lucien Bouchard, Ottawa devrait «prendre acte» de l\u2019élection d\u2019un gouvernement voué à la souveraineté du Québec «plutôt que de faire l\u2019autruche».¦ «Comment, a demandé le chef du Bloc, le premier ministre peut-il penser que son offre de collaboration faite au nouveau gouvernement du Québec est crédible alors qu\u2019au même moment, dans la réforme envisagée des programmes sociaux, son entêtement centralisateur provoque un affrontement majeur, non seulement avec le Québec, mais avec d\u2019autres provinces?» Il a reproché à M.Chrétien de faire des offres au Québec «d\u2019un ton suave» alors qu\u2019il devrait «d\u2019abord respecter ses compétences et ses responsabilités plutôt que de chercher à les envahir davantage (par) une offensive éhontée contre les positions constitutionnelles du Québec».Un bon début, a-t-il mentionné, consisterait à lui transférer l\u2019exclusivité des compétences en matière de formation de la main-d\u2019œuvre.Le premier ministre a répliqué que lui-même n\u2019avait pas encore vu la version finale du projet de réforme, et donc que M.Bouchard «ne sait pas de quoi il parle».Les gouvernements provinciaux, a-t-il ajouté, s\u2019entendent pour dire que les programmes sociaux doivent être modernisés, et «je suis surpris de voir que le chef de l\u2019opposition veut conserver le statu quo».De son côté, Preston Manning s\u2019en est pris au fait que M.Chrétien «répète des choses qu\u2019il a déjà dites cent fois» et s\u2019en tient à des «demi-mesures trop timides», alors que l\u2019unité nationale commande des «réformes hardies»: équilibre budgétaire, diminutions d\u2019impôts et programmes sociaux décentralisés et abordables.«Les nonnes du gouvernement sont trop basses, et son échéancier est trop long», a critiqué le chef réformiste.En verve, M.Chrétien a renvoyé la balle à son opposant, arguant que «si on devait appliquer la recette du Reform, on créerait immédiatement une grave récession au Canada».En retirant d\u2019un seul coup 40 ou 50 milliards de dollars de l\u2019économie, le taux de chômage doublerait, a-t-il dit Quoi qu\u2019il en soit, ces brefs échanges pourraient avoir donné le ton à la session parlementaire.Mais si Ottawa continue de contourner le débat référendaire en promettant un «bon gouvernement» et en pressant le PQ d\u2019en finir au plus vite, les journalistes, eux, voulaient en savoir davantage sur l\u2019échéance référendaire.Silencieux depuis un bon moment à cet égard, Lucien Bouchard a ainsi été pris à partie, hier, au cours d\u2019un point de presse particulièrement échevelé où il a déployé des trésors d\u2019ambiguïté.Et selon le chef du Bloc, les souverainistes du Québec ne tiendront un référendum que lorsqu\u2019ils croiront avoir une bonne chance de le remporter.M.Bouchard n\u2019est pas allé |usqu\u2019à dire si les délais fixés par Jacques Parizeau \u2014 «huit à dix mois, par exemple», puis «en 1995» \u2014 pourraient être prolongés, mais il n\u2019a pas dit le contraire non plus.«Il faut que le référendum soit gagné, et M.Parizeau a pris des engagements sur un échéancier, avec des tempéraments.Il est certain que M.Parizeau est celui qui va fixer la date du référendum, et il va le faire en fonction des engagements qu\u2019il a contractés et de la réalité», a-t-il dit, avant toutefois d\u2019ajouter que «d\u2019aucune façon les souverainistes ne vont-ils s\u2019engager dans un référendum perdant».Et s\u2019il apparaît qu\u2019ils ne peuvent le gagner?M.Bouchard a refusé de répondre aux questions «hypothétiques», se contentant d\u2019indiquer que la période qui s\u2019étend jusqu\u2019à la fin de 1995, «c\u2019est long en politique».Tout au plus y a-t-il «deux contraintes: il y a une engagement de pris pour faire le référendum rapidement, et il faut que nous le gagnions».Pour le chef bloquiste, il y aurait un réel danger à courir vers la défaite.Et lorsque Jean Chrétien dit espérer que la question sera réglée à temps pour le 1er juillet 1995, il qualifie ce délai de «prématuré».«Le Québec ne tirerait aucun avantage d\u2019une défaite.C\u2019est ce que M.Chrétien espère.Pourquoi M.Chrétien est-il si enthousiaste à l\u2019égard d\u2019un référendum prématuré?Parce qu\u2019il pense qu\u2019il pourrait le gagner.Ce que M.Chrétien aimerait, c\u2019est d\u2019avoir un Québec affaibli et divisé par un référendum que nous perdrions afin qu\u2019il puisse continuer la job qu\u2019il avait faite à René Lévesque en 1981.» «Il n\u2019aura pas ce plaisir.» CARTER Une retraite discrète SUITE DE LA PAGE 1 s\u2019est par contre forgé une solide réputation de médiateur international pour désamorcer de nombreuses crises potentiellement explosives.Pour la seule année 1994, ce démocrate de Géorgie est parvenu à apaiser les tensions dans deux des points les plus chauds du globe.En juin dernier, tout d\u2019abord, il s\u2019est rendu en Corée du Nord, à sa propre initiative, pour y résoudre des divergences en matière nucléaire qui menaçaient de dégénérer en conflit dans la péninsule coréenne.Dimanche, il a conduit avec succès une mission chargée par le président Bill Clinton de convaincre la junte militaire haïtienne de quitter le pouvoir sans effusion de sang et éviter ainsi une invasion du pays.Tous ces efforts pourraient lui valoir cette année le prix Nobel de la pajx, estiment les observateurs.Président des Etats-Unis de 1977 à 1981, Jimmy Carter avait fait campagne pour le rétablissement de l\u2019intégrité et de la compétence du gouvernement.Mais la crise économique et la prise d\u2019otages américains en Iran lui ont fait perdre le pouvoir au profit du républicain Ronald Reagan.Il retourna alors dans sa Géorgie natale pour une retraite discrète, où il mit à profit l\u2019expérience acquise pendant la négociation des accords israélo-égyptiens de Camp David, signés le 26 mars 1979, pour acquérir une véritable stature de médiateur international et d\u2019infatigable globe-trotter de la paix.Tout au long de ces années, il a notamment favorisé les ppurparlers de paix entre l\u2019Ethiopie et les rebelles de l\u2019Erythrée et conduit une délégation d\u2019observateurs lors des élections de 1990 au Nicaragua.Il a également conduit une mission d\u2019observation lors des élections au Panama en 1989 et avait alors dénoncé les irrégularités commises par l\u2019homme fort du pays, le général Manuel Noriega.Des années passées à la tête des États-Unis, il a lui-même dressé un bilan en demi-teintes.«J\u2019ai essayé de toutes mes forces, tenté des choses justes, mais pas toujours avec succès.Peut-être étais-je naïf d\u2019une certaine manière», a-t-il dit à propos de sa présidence.«Le plus grand échec fut un échec politique.Je ne suis jamais parvenu à convaincre le peuple américain que j\u2019étais un dirigeant énergique et fort.» «Les gens qui estimaient que (sa présence) à la Maison-Blanche était un désastre le considèrent maintenant comme un modèle d\u2019homme d\u2019État chevronné», tempère aujourd\u2019hui l\u2019éditorialiste Mary McGro- ry- Les contribuables paieront pour les conjoints PRESSE CANADIENNE Ottawa \u2014 Les contribuables devront continuer à payer les billets d\u2019avion des conjoints de députés et sénateurs qui participent à des congrès parlementaires à l\u2019étranger, en vertu de règlements qui seront déposés cet automne.C\u2019est ce qu\u2019a affirmé lundi le Bloc québécois.Selon le Bloc, les membres du sous-comité du Bureau de la régie interne des Communes, qui surveille les dépenses du gouvernement, ont accepté ces règles à l\u2019unanimité.Le whip du Bloc, Gilles Duceppe, a déclaré que les libéraux veulent continuer à utiliser l\u2019argent des contribuables pour payer les billets d\u2019avion des conjoints aux conférences où des activités sont prévues pour les époux et épouses des parlementaires.Les députés du Bloc et du Reform Party membres du sous-comité voulaient faire cesser cette pratique, a poursuivi M.Duceppe, «mais les libéraux n\u2019étaient pas d\u2019accord».LIQUIDATION CHOCI I# * MÊ tm 'C'esl en plein le temps de profiter d\u2019ollres incroyables sur tous nos modèles 1994.Financement au taux de 5,9% pour 48 mois ollert, sur approbation de crédit par Toyota Crédit Canada Inc., à l'achat de tout modèle Tercel et Camry 1994.Pour tous les détails, voyez votre concessionnaire Toyota participant.Votre concessionnaire LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514) 985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985-3344 (514) 985-3344\t+ (514) 985-3399 1-800 363-0305 les numéros de téléphone solvents sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.SERVICE DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montréal\t(514) 985-3355 Extérieur (sans Irais) 1 800 463-7559 1K nn/niR d oubli* nar If DFVOIR Inr dont le siège social Ml situ* au numéro 2050 de Bleu ry.9e «age.Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par les Imprimerie Québécor LaSalle.7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc , 612 ouest rue Saint-Jacques.Montréal.L\u2019Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.775 boul.Lebeau.St-IaurenL Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général: (514) 985-3333; service à la clientèle: (514) 985-3355; publicité: (514) 9853399. LES SPORTS K N H K E F ?VALENTINE AU JAPON?Bobby Valentine, l'ancien gérant des Rangers du Texas, est courtisé par une équipe japonaise.Valentine, 44 ans, serait même sur le point d'en venir à une entente.11 deviendrait un des rares Américains à gérer une équipe japonaise.Don Blastngame a géré les rîgersde Hanahin en 1979 et iuko.HERZOG DIT NON Whitev Herzog n\u2019est pas intéressé à devenir le gérant des Royals de Kansas City, ont indiqué des officiels de l\u2019équipe.Le directeur général Herk Robinson et le vice-président George Brett ont indiqué avoir parlé à Herzog du poste de gérant mais ce dernier a dit qu\u2019il n\u2019était pas intéressé.Les Royals ont congédié Hal McRae la semaine dernière, au lendemain de l\u2019annonce par le commissaire par intérim Bud Selig de l\u2019annulation du reste de la saison.-?- MOSES VEUT REVENIR L\u2019Américain Edwin Moses, double champion olympique du 400 m haies à Los Angeles et Séoul, a affirmé lundi à Indianapolis qu\u2019il envisageait de reprendre, à 39 ans, la compétition après six ans de retraite.«J\u2019ai tourné récemment une publicité pour la télévision en franchissant des haies, a expliqué Moses.Je me sentais à l\u2019aise.La technique reste aussi bonne qu\u2019avant et je pense être capable de couvrir le 400 m haies en moins de 48 secondes.» -?- MA JUNREN ACCUSÉ Liu Dong, championne du monde du 1500 m et vedette déchue de la légendaire «Armée de Ma», l\u2019équipe féminine chinoise d\u2019athlétisme en fond et demi-fond, a accusé son ancien entraîneur de briser sa carrière.Liu, 23 ans, avait été renvoyée de l\u2019équipe du Uaoning entraînée par Ma, quelques semaines après avoir enlevé le titre mondial en août 1993 à Stuttgart.Camp des Nordiques Thibault à Sherbrooke?PRESSE CANADIENNE Québec \u2014 Les gens qui suivent de près les activités de la LHJMQ pourraient avoir une surprise de taille d'ici peu.Si l'on se fie aux propos tenus hier par Marc Crawford, il n\u2019est pas impossible que le gardien Jocelyn Thibault retourne chez les Faucons de Sherbrooke à l\u2019issue du camp d\u2019entraînement des Nordiques.U- nouvel entraîneur-chef des Nordiques a insisté à quelques reprises sur le fait qu\u2019il lui faudrait bientôt prendre une décision qui ne nuirait pas au développement du jeune gardien.En raison de son jeune âge, Thibault ne peut être cédé aux As de Cornwall, le club-école des Nordiques dans la Ugue américaine.«Il n\u2019y a aucun doute que Jocelyn (Thibault) est le gardien d\u2019avenir de notre organisation, peut-être même le gardien d\u2019avenir de la Ugue nationale», a d\u2019abord louan-gé Crawford qui n\u2019en revient pas de la maturité dont fait preuve le jeune homme.Le fait que Thibault ne soit âgé que de 19 ans pourrait justement finir par jouer contre lui.Marc Crawford ne veut surtout pas qu\u2019il perde son temps au bout du banc à disputer un match de la LNH à toutes les deux semaines.Selon Crawford, Thibault doit jouer beaucoup s\u2019il veut continuer de progresser.«Il y a tellement de jeunes gardiens prometteurs dont la carrière a été compromise à la suite de mauvaises décisions des entraîneurs au cours des dernières années.Je ne voudrais surtout pas que le scénario se répète avec Jocelyn», souligne Crawford.«Il faut faire preuve de prudence avec tous les jeunes joueurs qui font leurs premiers pas dans la Ligue nationale et plus particulièrement avec les gardiens.» Camp du Canadien À quand l\u2019échange?PRESSE CANADIENNE La porte était grande ouverte.Mais les nombreux espoirs du Canadien ont si jx*u saisi leur chance que Gilbert Dionne a gagné des points in abstentia.Dionne et Mario Roberge ont été les deux seuls joueurs du Canadien rencontrés au Forum hier matin en ce jour de congé pour tous.Dionne, qui n\u2019a pas joué un seul match et n'a pas remis ses patins depuis qu\u2019il s\u2019est étiré un muscle dans la région de l\u2019aine jeudi dernier, aurait pu avoir toutes les raisons du monde de devenir un homme très inquiet puisqu\u2019il n\u2019a pas la chance de défendre un poste même pas assuré.Il l\u2019a admis hier.Tout comme il a été amené à constater qu\u2019effectivement aucun jeune n\u2019a encore montré qu\u2019il pouvait faire mieux à l\u2019attaque: «C\u2019est vrai ça, a-t-il dit.C\u2019est décevant pour l\u2019équipe mais c\u2019est bon pour moi.» Dionne n\u2019était pas certain de pouvoir chausser les patins aujourd\u2019hui mais il sera très étonnant qu\u2019il endosse l\u2019uniforme dès demain contre les Maple Leafs de Toronto, Après quoi il ne restera plus que trois matches préparatoires, deux contre les Nordiques en fin de semaine et le dernier contre les Red Wings de Detroit mercredi prochain.Le Canadien doit entreprendre son calen- drier régulier le samedi suivant, le premier octobre, contre les Bruins de Roston au Forum.A mi-chemin au camp d\u2019entrainement, les dirigeants du Canadien doivent être plutôt déçus.Pour une fois qu\u2019il y avait vraiment des postes ouverts, aucun attaquant, sauf Donald Brashear à sa façon, ne s\u2019est imposé.Au point que même Patrick Roy encourage Serge Savard à faire l'acquisition d\u2019un autre attaquant de qualité, de préférence à la position de centre.Même que l'insistance de Jacques Demers à vanter Turner Stevenson en intrigue plus d\u2019un chez les membres des médias qui ont suivi l\u2019équipe depuis le début du camp d'entraînement.Le vante-t-on pour sauver la face parce que c\u2019est un autre premier choix qui n\u2019a pas encore débloqué?Pour hausser sa valeur sur le marché des échanges?En retour, les détracteurs de Paul DiPietro et Ed Ronan vont peut-être devoir ravaler leurs critiques.Le premier a été bien meilleur que tous les centres qui aspirent à le déloger depuis le début des matches préparatoires et la stabilité défensive de même que l\u2019expérience du second lui valent encore des points face à la faible opposition.Plus que jamais, la situation semble commander de sacrifier un bon défenseur pour un bon marqueur.FORMULE 1 Hill confirmé chez Williams-Renault Paris (AFP) \u2014 On le disait en difficulté chez Williams, en pourparlers avec plusieurs écuries dans l\u2019optique de 1995, avec celle d\u2019Eddie Jordan notamment.Depuis hier toutefois, Damon Hill n\u2019a plus de questions à se poser quant à son avenir.Frank Williams a en effet confirmé la présence du pilote britannique au sein de l\u2019écurie Rothmans Williams-Renault Elf dans le Championnat du monde de Formule 1 l\u2019an prochain.En signant pour une troisième saison consécutive avec l\u2019équipe championne du monde, après en avoir été deux années durant pilote-essayeur, Hill se trouve aujourd\u2019hui placé dans les meilleures conditions psychologiques pour aborder le sprint final dans la course au titre mondial contre son rival Michael Schumacher (Benetton-Ford), pendant les semaines à venir.Rassuré, son talent maintenant reconnu dans l\u2019équipe («outre les sept victoires qu\u2019il a remportées avec nous, Damon a apporté .et rassuré une large contribution à l\u2019équipe tant au volant de la voiture qu\u2019en dehors», a commenté Frank Williams), Damon Hill va pouvoir ainsi se concentrer sur la fin de cette saison, l\u2019esprit uniquement occupé à défendre ses chances, réelles, dans le Championnat.Et ce, dès dimanche à Estoril.Vainqueur dimanche sur le tracé portugais, Hill, dont ce serait la cinquième victoire cette saison, pourrait alors croire à ce titre, hier pourtant objectif impossible.Vitas Gerulaitis Mort d\u2019un champion Southampton (AFP) \u2014 L\u2019Américain Vitas Gerulaitis, décédé à l\u2019âge de quarante ans, dimanche à Sou-, thampton dans l\u2019Etat de New York, fut l\u2019un des meilleurs joueurs de tennis mondiaux des années 1970-1980.Gerulaitis, retrouvé sans vie au domicile d\u2019un ami vers' dimanche après-midi, avait reconnu avoir consommé de la cocaïne vers la fin des années 1970 mais, selon les premières investigations de la police de Southampton,«la mort semble naturelle.\t: : < Selon un porte-parole de l\u2019hôpital local, «l\u2019autopsie n\u2019a donné aucun élément de réponse» sur les causes du décès, ajoutant qu\u2019il n\u2019y avait aucun signe de maladie ou de blessure.Des analyses plus approfondies en toxicologie seront pratiquées cette semaine.Reconnaissant que la drogue l\u2019avait sans doute empêché d\u2019atteindre les sommets du tennis auxquels il aurait pu prétendre, Gerulaitis n\u2019en possédait pas moins un bon palmarès.Le joueur de Brooklyn remporta notamment, les Internationaux d\u2019Australie en décembre 1977 en battant l\u2019Anglais John Lloyd et fut finaliste de l\u2019US Open en 1979, puis de Roland-Garros l\u2019année suivante.Il obtint son premier résultat significatif en gagnant le.double à Wimbledon avec son compatriote Sandy Meyer en 1975.Il occupa même la troisième place mondiale en février 1978.Il faisait alors partie de l\u2019élite avec ses corn-, patriotes Jimmy Connors et John McEnroe, le Suédois Bjom Borg \u2014 son partenaire d\u2019entraînement préféré \u2014 ou encore l\u2019Argentin Guillermo Vilas.En quinze ans de professionnalisme, Gerulaitis rendit célèbre sa crinière blonde dans le monde entier.Il remporta 27 tournois du circuit masculin, disputant en outre 28 finales pour un total de gains de 2 778 748 dollars.- Par ailleurs, Gerulaitis avait fait partie de l\u2019équipe des.Etats-Unis de Coupe Davis de 1977 à 1980.«C\u2019est un très grand choc.Dans le tennis, tout le monde aimait Vitas pour son sens de la fête», a déclaré Kevin O\u2019Keefe, porte-parole de l\u2019Association des joueurs profes- ' sionnels (ATP).Vitas Gerulaitis, qui avait quitté le circuit professionnel: en 1985, avait été consultant à la télévision, pour la chai-: ne américaine CBS lors du dernier US Open notamment.; Parallèlement à cette activité, il avait d\u2019ailleurs disputé cette année le tournoi de double de Flushing Méaddw réservé aux vétérans (plus de 35 ans).«C\u2019était un type \u201csuper\u201d qui possédait un grand sens de l\u2019humour et avait animé le jeu par sa personnalité.J\u2019ai fait une partie de golf avec lui pendant le dernier US Open et il semblait heureux et en bonne santé», a déclaré l\u2019ancien joueur australien Paul McNamee, ami très proche de Gerulaitis, selon lequel ce dernier lui avait annoncé son intention de joueur le tournoi des vétérans des Internationaux d\u2019Australie en janvier prochain.Gerulaitis a joué son dernier match mercredi à Seattle lors d\u2019un tournoi du circuit des vétérans.Il avait été contraint de se retirer de l\u2019épreuve le lendemain en raison de douleurs dorsales.££*»\u2022\u2022»***\u2022?***\u2022< Wm mm mmh Hn IÜP ¦mmm xEËr?\u2022*¦*\u2022*¦'* mm :$ë$ït§iîi ï .mmmi Hip PU! wmllm tVf V»* S&yM ïîftïgj JSI *5 *-* #\u2022*, ~\tr \" r * »., iïiimf' v \"\u2022«\u2022-M rnSlisl^^iolographic par Andi Cornellier Stéphan Burd' «JE VOUS RECOMMANDE D'INVESTIR DANS UN QUOTIDIEN QUI POSE LES BONNES QUESTIONS.» En devenant actionnaire de la Société de placement en entreprise québécoise (SPEQ-LE DEVOIR), vous manifestez votre appui à un quotidien qui va droit au coeur des problèmes.Un quotidien courageux qui élargit votre vision du monde.,, ; En devenant actionnaire, vous contribuez au renouvellement du journal et vous profitez d\u2019une déduction fiscale (Québec) de 125 %, pour chaque tranche .;.« de 500 $, l\u2019investissement minimal.En devenant actionnaire, vous vous joignez aux lecteurs, aux amis, aux institutions et aux gens d\u2019affaires qui assurent en deux phases la restructuration financière du journal.En devenant actionnaire de SPEQ-LE DEVOIR INC., vous investissez dans le seul grand journal d\u2019opinion au Québec.Seconde émission par voie de prospectus SPEQ-LE DEVOIR INC.Prix : 1 $ l\u2019action Souscription minimale : 500 actions ordinaires Souscription par tranche de 500 actions ordinaires Le produit net du placement sera utilisé pour souscrire à 1 100 000 actions votantes et participantes de LE DEVOIR INC., soit environ 15,5 %.Pour obtenir tous les renseignements, veuillez remplir le coupon ci-dessous et un exemplaire du prospectus définitif vous sera transmis.Je désire recevoir des renseignements concernant l\u2019achat d\u2019actions de la SPEQ qui investira dans LE DEVOIR INC.NOM:________________________________________________________ ADRESSE :____________________________________________________ TÉLÉPHONE :_________________________________________________ .® NOTE : Veuillez faire parvenir ce coupon à Roger Boisvert, 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec) H3A 3M9 Tél.: (514) 985-3333 Téléc.: (514) 985-3310.i H \u2022 îvj LE DEVOIR ! 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