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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1994-09-21, Collections de BAnQ.

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[" Vol.I.\\ X X V X O 2 I il ?T o r o it l o S ô o LE DEVOIR I» E K S I» E C T I V E S Rhétorique et jeux de coulisses «Vers la souveraineté sans confrontation»; «appel au calme»; «éviter toute provocation».À entendre ses protagonistes, la campagne référendaire sur l\u2019avenir du Québec sera tellement paisible, rationnelle et civilisée que les électeurs pourront bientôt s\u2019assoupir et ne se réveiller que le lendemain du vote, quimd le temps sera enfin venu de «passer à autre chose».Contre toute attente, c\u2019est Jean Chrétien qui se sera le premier placé sur les blocs de départ en mettant les souverainistes au défi de déclencher le processus sans plus tarder.Pourquoi un tel empressement?Officiellement, M.Chrétien, comme l\u2019ont fait neuf de ses collègues provinciaux, soutient que les hésitations et le climat d\u2019«incertitude» engendré par une question non réglée ne peuvent que nuire à la relance économique, la principale raison pour laquelle il a été élu.Ce que le premier ministre est moins enclin à dire, par contre, c\u2019est que le temps joue en sa défaveur relativement à son autre cheval de bataille, l'imposante réforme des programmes sociaux déjà en retard de six mois par rapport à l\u2019échéancier prévu.Même les discussions préliminaires se sont heurtées à la réticence des provinces, et il faut prévoir d\u2019autres affrontements majeurs sur la question des compétences et du pouvoir fédéral de dépenser.De plus, le projet Axworthy, qui sera rendu public au cours de la première semaine d\u2019octobre, ne sera qu\u2019un «document de travail» à partir duquel on tiendra de nouvelles consultations avec les provinces, les groupes d\u2019iqtérêt et tout ce que le Canada compte d\u2019«intervenants».A ce rythme-là, la réforme qui promet d\u2019être impopulaire risque de ne voir le jour que lorsque le référendum ne sera plus qu\u2019un souvenir.C\u2019est commode.A cet égard, la «main tendue» au gouvernement pé-quiste, l\u2019invitation à collaborer lancée depuis dix jours par M.Chrétien, jumelée au défi de tenir un référendum rapide, ne sert qu\u2019à acculer les souverainistes au mur, à les «peinturer dans le coin».Mais peut-on vraiment parler d\u2019empressement, ou de consultation «prématurée» comme l\u2019a fait lundi Lucien Bouchard, quand le premier ministre ne fait que renvoyer Jacques Parizeau à sa fameuse promesse des «huit à dix mois», plus tard diluée dans un «1995» et parsemée de «par exemple»?Au surlendemain de l\u2019élection provinciale, M.Parizeau avait évité les entourloupettes: les engagements seront tenus.Mais avant-hier, son allié bloquiste a, dans un chef-d\u2019œuvre d\u2019amphibologie, tout remis sur la table.Il existe deux contraintes, a dit M.Bouchard: respecter l\u2019échéancier prévu, mais aussi s\u2019assurer que les conditions de la victoire soient réunies.Car «gagner est fondamental en politique.» Et si ces deux «contraintes» se révèlent incompatibles, cela signifiera-t-il un report du référendum?«Cela signifie ce que cela signifie», a répondu le chef du Bloc, affirmant: sans sourciller qu\u2019il avait été «clair».Or ce vœu de clarté permet, semble-t-il, de corrompre le sens des propos déjà énoncés.En soulignant que «les souverainistes ont promis de tenir un référendum gagnant», M.Bouchard a fait un pas au-delà de tout ce qui avait été dit jusqu\u2019à maintenant: il s\u2019agit moins d\u2019offrir un choix que de «créer un momentum».Et il a du même coup admis qu\u2019un référendum avant le 1er juillet 1995, comme le voudrait Jean Chrétien, serait voué à la défaite.En fait, si le leader du Bloc avait voulu faire passer un message à ses coéquipiers de Québec par journalistes interposés, il n\u2019aurait pas agi autrement.La brèche qu\u2019il avait ouverte dans la cohésion du discours souverainiste, en début de campagne électorale, avait été rapidement colmatée.Mais voici qu\u2019elle s\u2019ouvre de nouveau, et l\u2019opération semble avoir été finement planifiée: mitraillé de questions lors d\u2019un point de presse, M.Bouchard est demeuré détendu, voire rieur, et il a renvoyé à Jacques Parizeau, le responsable du déclenchement du référendum, toutes les questions d\u2019intendance.Façon de dire: «Vous décidez, mais j\u2019ai déjà dit à tout le monde ce que j\u2019en pensais.» Le plus savoureux, dans cette histoire, reste qu\u2019en ce faisant, le chef du Bloc s\u2019est trouvé à rejoindre Daniel Johnson, qui avait prévenu qu\u2019un référendum perdu affaiblirait inutilement le Québec, et Mario Dumont, qui a pressé les souverainistes de ne pas foncer tête baissée sur un mur.C\u2019est donc dans ce fouillis rhétorique, aux relents de jeux de coulisses, que s\u2019amorce par anticipation un débat dont on nous assure qu\u2019il restera sobre, au ras des pâquerettes, où les fédéralistes ne parleront pas des Rocheuses mais de lutte au déficit, où les souverainistes ne parleront pas de peuple mais de formation de la main-d'œuvre.Ces enjeux, certes, sont ceux qui intéressent au premier chef la population.Mais faut-il se rappeler 1976?Dans une déclaration faite immédiatement après l\u2019élection du PQ, Pierre Trudeau avait affirmé que «le gouvernement central entend continuer à servir au mieux les intérêts de la population du Québec, tout comme il sert les intérêts des autres provinces».De son côté, le PQ avait mis trois ans et demi à tenir son référendum, après moult circonvolutions.On ne sait que trop bien ce qui s\u2019est passé à ce moment-là.Les comparaisons sont toujours boiteuses.Mais l\u2019Histoire conserve cette faculté étrange de se répéter.Jean Dion ?INDEX MÉTÉO Agenda \t Avis publics.\t.HH .114 Classées\t\t.116 Culture\t\t.Ht) Economie\t\t.112 Éditorial\t\t.AH Le monde\t\t.A6 Mots croisés.\t.R6 Les sports\t\t.117 ,)sm 'a Montréal Brumeux par endroits tôt le matin.Ensoleillé par la suite.Max: 25 Québec Ensoleillé.Max: 19 Détails en B6 M (I X T II K A I.I K M K It C II K D I 2 1 S E I' T K M II II K I !> !l I (i r» e + T I' S ?T V y MONTREAL Bourque: des fleurs à l'économie PAGE A 3 ?DÉCOUVERTES Tête-à-tête avec l'homme des cavernes page H 1 ?L'ÉCONOMIE Vidéotron: le téléphone sur l'autoroute électronique?PAGE H 2 Aristide ne boudera pas Entre colère et réalisme, le camp du président en exil essaiera de tirer le meilleur parti de la situation 'À 1 jfèu V, r gtâ PHOTOS AP Tontons-macoutes, militaires et policiers haïtiens ont maltraité la foule désarmée hier à Port-au-Prince, à quelques pieds des militaires américains passifs.Un homme frappé violemment est incapable de se déplacer.Ensanglantée par les coups de matraque de la police haïtienne, Yvonne Melina cherche de l\u2019aide.Et à moins de 100 pieds des militaires américains, à la sortie de l\u2019aéroport, un homme est frappé par les militaires haïtiens.Ces scènes de violence sont toutes survenues hier, face à des civils désarmés.Le pari américain Les forces américaines confrontent une société complexe et violente sans passé démocratique R.W.APPLE JR._\tTHE NEW YORK TIMES Apropos de l\u2019entente qu\u2019il a obtenue dimanche soir avec les généraux haïtiens, Jimmy Carter a reconnu devant les leaders du Congrès lundi qu\u2019elle «contient plusieurs imperfections».Elle est aussi pleine d\u2019ambiguïtés, dont plusieurs pourraient facilement faire qu\u2019elle deviendra inapplicable.Mais, elle a déjà conduit à des résultats politiques substantiels et elle peut en amener d\u2019autres.Pour commencer par ce qui est l\u2019évidence même, les troupes américaines qui ont atterri à Haïti n\u2019ont pas eu à affronter de coups de feu.Le général Raoul Cédras et le lieutenant-général Henry Shelton des Etats-Unis se sont confrontés à une table de conférence et non pas dans les rues de Port-au-Prince.Et les foules qui se sont massées à l\u2019extérieur des quarters militaires étaient dociles, et non pas hostiles.Pour le président Clinton, les événements des dernières 24 heures ont produit un triomphe évident.Aussi confus qu\u2019ait apparu le déploiement, le dénouement aurait difficilement pu être meilleur.Dans l\u2019espoir d\u2019éviter une invasion qu\u2019il ne souhaitait pas plus que le peuple américain, le président a pris un pari face à trois hommes avec qui ses relations étaient mauvaises, et il a gagné.Sa crédibilité auprès des autres pays et sa stature aux Etats-Unis vont sans doute s\u2019accroître, du moins à court tenne, quoique beaucoup d\u2019Américains pensent encore que le problème haïtien ne vaut pas l\u2019engagement de troupes, même comme force de maintien de la paix et de reconstruction nationale.Les candidats démocrates viennent ainsi de recevoir un élan nouveau.Maintenant commence la partie difficile.Comme les Français au XD(e siècle, comme les Marines qui ont occupé Haïti de 1915 à 1934, les forces américaines qui essaient d\u2019imposer un nouvel ordre confronteront une société complexe et violente sans passé démocratique.Le général Sheldon a dit lors d\u2019une conférence de presse que le maintien à distance des supporters du président Aristide d\u2019une part et des partisans du général Cédras ainsi que des tontons macoutes d\u2019autre part relèvera de la responsabilité de la police haïtienne.Mais cela est un ordre fort vaste.Qui sera désarmé?Qui contrôlera la police?Si la violence éclate, il ne sera pas facile de garder les forces américaines hors de la mêlée, et s\u2019il y a des blessés en nombre significa- T-* T- wlvl* *:*:*».«»¦»» FRANÇOIS H R O II SS E A U LE DEVOIR Depuis son exil de Washington, le président haïtien Jean-Bertrand Aristide oscille entre le refus révolté et l\u2019acceptation réaliste de la nouvelle situation créée par l\u2019intervention militaire américaine et l\u2019accord de dimanche soir entre négociateurs américains et militaires haïtiens.Un accord qui fait, selon plusieurs, la part trop belle aux militaires haïtiens.Les récrimination initiales du camp du président font progressivement place à une volonté de participer, malgré tout, à des négociations, pour ne pas manquer le bateau et pour ramener M.Aristide au bercail dans un contexte sécuritaire.Il n\u2019y a «pas de fossé» entre les positions du président Aristide et celles de Washington, déclarait hier le porte-parole du président Aristide, Jean-Claude Martineau.Malgré la tentation de refuser cet accord qui donne un délai d\u2019un mois aux dictateurs militaires, leur garantit l\u2019impunité et laisse dans le flou la question du retour du président en exil, il apparaît que le «camp Aristide» fera contre mauvaise fortune bon cœur, et tentera de tirer le meilleur part de la situation nouvelle.VOIR PAGE A 10: ARISTIDE ¦ Autres informations en page A 6 Variations sur une date de référendum Qu'a dit Jacques Parizeau au téléphone?JEAN DION DE NOTRE BUREAU D\u2019OTTAWA Plusieurs mois avant sa tenue, la date du prochain référendum sur la souveraineté du Québec est en passe de devenir l\u2019attraction numéro un sur la colline parlementaire à Ottawa.Au lendemain des déclarations controversées de Lucien Bouchard voulant que les souverainistes ne mettent en branle le processus que lorsqu\u2019ils croiront sérieusement en leurs chances de victoire, le premier ministre Jean Chrétien lui-même est descendu dans l\u2019arène, hier, dans une tentative de mettre en lumière les supposées contradictions entre les chefs du Bloc et du Parti québécois.M.Chrétien a affirmé qu\u2019au cours d\u2019un entretien téléphonique en date du 13 septembre, il avait reçu de vive voix, de la part de Jacques Parizeau, l\u2019assurance que le référendum aurait lieu dans un délai de huit à dix mois à compter de maintenant «J\u2019ai parlé avec M.Parizeau le mardi et, le mercredi après-midi, il a lui-même confirmé dans sa conférence de presse, très clairement qu\u2019il allait tenir parole et qu\u2019il al- VOIR PAGE A 10: DATE La dualité canadienne est respectée Jean Papineau-Couture, Frédéric Back, Celia Franca, France Hyland, Robert Charlebois et Neil Young méritent les Grands Prix du gouverneur général MARIE LAURIER LE DEVOIR Le compositeur Jean Papineau-Couture est le doyen de la cuvée 1994 des six Grands Prix du gouverneur général pour les arts de la scène dont les noms ont été dévoilés hier au Monument National.«Il s\u2019agit d\u2019une reconnaissance personnelle pour son travail et aussi pour l\u2019importance de la création musicale.L\u2019œuvre de Jean Papineau-Couture parle avec émotion, sensibilité et intelligence au cœur et à l\u2019esprit humain», a commenté au Devoir la directrice du Centre de musique canadienne, Mireille Gagné, en se réjouissant du choix du jury.Frédéric Back, renommé pour la qualité et l'éloquence de ses films d\u2019animation, auteur de L\u2019homme qui plantait des arbres qui l\u2019a propulsé sur la scène internationale, reçoit aussi cet honneur sous forme d\u2019une bourse de 10 000 $.Les deux gagnants étaient les seuls présents hier à la conférence de presse, les autres étant en vacances ou retenus ailleurs par leurs obligations professionnelles.Parmi les six lauréats, deux femmes ont retenu l\u2019attention des jurys: Celia Franca, fondatrice du Ballet national du Canada, qui en a été la directrice artistique pendant 24 ans, et France Hyland, surnommée «la grande dame de VOIR PAGE A 10: PARI VOIR PAGE A 10: PRIX =4= A K)\tI, K I) K V 1» I It , I.K M K H £ K K I) I 2 1 S K I* T K M B It K I II 11 I_ -\t-\t« I I: DEVOIR - ACTUALITES ARISTIDE Faire comme si I Accord de Port-au-Prince n'existait pas SUITE DE LA PAGE 1 Pour l\u2019instant cependant, M, Aristide refuse toujours d\u2019avaliser l\u2019accord conclu dimanche soir à Port-au-Prince entre le gouvernement américain et les militaires putschistes.U* sec communiqué de 15 lignes qu\u2019il a émis hier, de son bureau de Washington, en «réaction» à cet accord, ne faisait aucune allusion aux événements des 48 heures précédentes! Outré et consterné par ces événements, mis «mal à l'aise comme l\u2019a reconnu hier Jean Casimir, ambassadeur haïtien a Washington, le prêtre-président se borne dans ce communiqué à un rappel des ententes précédentes conclues avec les autorités putschistes, ententes bafpuées à répétition.Evoquant l\u2019Accord de Governor\u2019s Island (New York) signé en juillet 1993, Aristide écrit que «nous devons construire un État de droit afin qu\u2019il n\u2019y ait ni violence ni vengeance au sein de notre nation.C\u2019est pourquoi nous devons rester fidèles aujourd\u2019hui aux accords que nous avons signés, notamment l\u2019Accord de Governor\u2019s Island-.C\u2019est tout ce qu\u2019il a laissé filtrer hier, et on attend aujourd\u2019hui qu\u2019il se fasse plus explicite sur les exigences qu\u2019il posera pour «rentrer dans le jeu».À l\u2019occasion d\u2019une réception à la Maison-Blanche, hier, le président Bill Clinton s\u2019est refusé à commenter cette déclaration du président Aristide.Ce dernier a tenu hier une «réunion de crise» avec les membres de son cabinet pour adopter la marche à suivre.Tout porte à croire qu\u2019il posera aujourd\u2019hui des conditions à son acceptation du fait accompli.M.Renaud Bernardin, l\u2019un des conseillers les plus écoutés du président Aristide, avait exprimé lundi, a la télévision de Radio-Canada, toute la consternation du «camp démocratique» devant la tournure des événe ments.Joint hier à Washington par Le Devoir, il a reconnu que «nous devons tenir compte de la réalité et de la nouvelle situation créée».La stratégie du camp Aristide est simple: ignorer l\u2019Accord de Port-au-Prince, faire comme s\u2019il n\u2019existait pas, rappeler les accord précédents et exiger qu\u2019ils soient appliqués.«Nous considérons que l\u2019accord signé dimanche soir regarde Emile Jonassaint et Jimmy Carter.Nous ne nous considérons pas partie liée par cet accord», expliquait hier au Devoir un proche d\u2019Aristide à Washington.En conséquence, «dans l\u2019esprit de Governor's Island», Aristide demandera à Bill Clinton et au gouvernement américain des «garanties» sur le désarmement des mi- lices irrégulières et de l\u2019armée haïtienne elle-même par l\u2019armée américaine, et sur la séparation future de l\u2019armée et de la police haïtiennes.Il s\u2019opposera à l'amnistie tous azimuts et sans limites (y compris pour les tueurs) que laisse supposer l\u2019accord de dimanche, et réaffirmera «l\u2019amnistie politique» pour les auteurs du putsch, déjà acquise dans l'accord de l'été 1993.U*s événements rocambolesques clés trois derniers jours, avec l\u2019invasion imminente stoppé in extremis, les hésitations des putschistes, le va-et-vient de Jimmy Carter, et finalement cet accord bâclé en quelques minutes sur le coin d\u2019une table, alors que les avions militaires américains avaient déjà décollé de Caroline du Nord, ont rendu très amers les partisans et représentants d\u2019Aristide à l\u2019étranger.L\u2019ambassadeur d\u2019Haïti à Ottawa, Emmanuel Ambroise, a ainsi déclaré hier au Devoir que «l\u2019armée américaine sert à aider les militaires haïtiens et non à rétablir la démocratie» et que «nous avions prévu que la présence américaine ne ramènerait pas la démocratie».Quant à un aide travaillant au bureau présidentiel d\u2019Aristide, et ayant requis l\u2019anonymat, il ne cachait pas au Devoir «la consternation» des troupes devant l\u2019accord de Port-au-Prince.Pourtant, les récriminations faisaient progressivement place, hier après-midi, à un esprit d\u2019ouverture, à une disposition à négocier.«11 faut avancer et ne pas attendre naïvement la résolution immédiate de tous les problèmes», opinait par exemple hier Georges Anglade, professeur de géographie à l\u2019UQAM, auteur du programme électoral d\u2019Aristide en 1990.Cet esprit d\u2019ouverture était également perceptible dans les propos de Jean-Claude Martineau, porte-parole personnel de Jean-Bertand Aristide à Washington.\u2022\u2022Il y a eu intervention sans effusion de sang, a observé M.Martineau dans une interview à Radio-Canada.Nous en sommes heureux.» Au sujet des rapports entre Aristide et le gouvernement américain, M.Martineau a nié qu\u2019il y ait «un fossé entre eux et nous».«Tout simplement, nous trouvons que cet accord est vague.Nous avons des questions à son sujet.» Le porte-parole a demandé des précisions sur l\u2019amnistie, sur le sort futur des putschistes, sur le retour du président Aristide.Il s\u2019est aussi insurgé contre la neutralité dont s\u2019est réclamé hier le chef d\u2019état-major américain John Shalikashvili au sujet des «querelles inter-haïtiennes»; «Il n\u2019y a pas de neutralité possible entre le général Cédras et la démocratie», a plaidé M.Martineau.Avec AFP PARI SUITE DE LA PAGE 1 tif, le président Clinton pourra se retrouver de nouveau dans l\u2019eau chaude.Le sénateur Bob Dole du Kansas, le leader minoritaire, a dit hier qu\u2019il serait davantage capable d\u2019évaluer la situation «dans 60 jours, 90 jours, voire six mois, qui sait dans combien de temps?» M.Clinton et ses partisans peuvent seulement espérer que personne n\u2019émerge pour mener la révolte de ceux qui haïssent le père Aristide, les États-Unis ou tous les étrangers qui voudraient forcer Haiti à changer sa ligne de conduite.Un leader potentiel des rebelles est le chef de police de Port-au-Prince, le lieutenant-colonel Michel François.Il apparaît n\u2019avoir pas été partie aux négociations et ses intentions sont inconnues.Prétendument parce qu\u2019ils n\u2019avaient pas le choix, les négociateurs ont laissé ouverte la question de savoir quand et comment le général Cédras et son bras-droit, le brigadier-général Philippe Biamby, quitteront le pays.Lynn Garrison, l\u2019un des conseillers de Cédras, a déclaré lundi après-midi que le général n\u2019a aucune intention de quitter Haïti \u2014 jamais \u2014 et que les généraux ont seulement accepté de céder le pouvoir, pas plus tard que le 15 octobre.Peut-être que le général Cédras va passer son temps, a dit M.Garrison, à faire de la plongée sous-marine ou à écrire ses mémoires.Mais, avec l\u2019amnistie qu\u2019il est sur le point d\u2019obtenir avec l\u2019entente, il pourrait faire ce qu\u2019il veut: il en est ainsi également du général Biamby.S\u2019ils en décident ainsi, ils peuvent constituer une grande force déstabilisante.Le général Cédras a donné sa parole qu\u2019il coopérerait, et il l\u2019a fait à sa réunion initiale avec le général Shelton.Mais, le problème sous-jacent dans toute cette affaire est que le président Clinton compte sur des gens qui, de fa-' Cn répétée, n\u2019ont pas respecté leur parole dans le passé.général Cédras, après tout, est le même homme qui a signé l\u2019entente de Governor\u2019s Island, puis qui l\u2019a ouvertement défiée.Il est le même homme que Clinton a accusé jeudi matin d\u2019ordonner une campagne sordide de viols et de meurtres.Il semble absurde d\u2019entendre le général Colin Powell, l\u2019un des négociateurs, discuter d\u2019un appel à l\u2019honneur militaire avec un homme que le président des États-Unis a si récemment condamné à titre de boucher.Cela semble aussi irréel d\u2019entendre le président Carter en appeler au sens pacifique du président Émile Jonassaint que la Maison-Blanche dénonçait depuis des mois comme la tête illégitime d\u2019un gouvernement avec qui les États-Unis ne feraient jamais affaire.Les plans actuels font état des forces américaines qui seraient remplacées par une force policière internationale opérant sous les auspices des Nations unies.Mais rien n\u2019est clair quant au moment où cela surviendra.Cela dépend aussi de la vitesse à laquelle le père Aristide, un homme avec un vaste appui politique mais une habileté discutable à gouverner, peut rétablir sa légitimité et former une véritable équipe viable.L\u2019état d\u2019esprit des supporters du président Aristide qui se rassemblaient au port, lundi, pour regarder les Américains débarquer sur la grève était déprimé, souvent maussade.Plusieurs ont dit craindre pour leur vie avec Cédras qui reste dans le paysage.PRIX Gala télévisé le 4 novembre SUITE DE LA PAGE 1 théâtre au Canada».Deux vétérans de l\u2019univers de la chanson rock et populaire, Robert Charlebois et Neil Young, entrent dans le club des «artistes canadiens qui contribuent de façon exceptionnelle à la vie culturelle du pays», a rappelé le représentant de la reine.Ce dernier est venu personnellement et fort brièvement à Montréal assister au dévoilement des noms des lauréats des prix qu\u2019il a fondés en 1992 à l\u2019occasion du 125e anniversaire du Canada.Il devait s\u2019envoler immédiatement après pour présider une cérémonie similaire à Toronto, Ottawa étant relié pour sa part par satellite à celle de la métropole.Ramon John Hnatyshyn a fait l\u2019apologie de chacun des six lauréats, pour ajouter au palmarès les noms des gagnants de deux autres prix connexes dont l\u2019un porte son nom et récompense un bénévole émérite, en l\u2019occurrence Sandra Kolber, généreusement impliquée dans la promotion d\u2019importantes institutions artistiques, notamment l\u2019Orchestre symphonique de Montréal et le Centre canadien d\u2019architecture.L\u2019autre vient de la Fondation du Centre national des arts d\u2019Ottawa et est remis à Robert Lepage qui fait une carrière sur la scène internationale et a su renouveler l\u2019art de la mise en scène, notamment dans celle de trois pièces de Shakespeare \u2014 Coriolan, Macbeth et La Tempête \u2014 qu\u2019il a présentées en tournée européenne et au Japon.Les lauréats recevront officiellement leur distinction lors d\u2019une soirée de gala télévisée par SRC qui aura lieu à Rideau Hall le vendredi 4 novembre en compagnie de l\u2019animateur Donald Sutherland.On refusait hier de faire connaître les noms des artistes invités à ce spectacle qui a été vu l\u2019année dernière par plus de un million de téléspectateurs.«C\u2019est un secret pour l\u2019instant mais chose certaine, nous allons mettre en valeur le talent des lauréats de 1994», a indiqué Antonine Maillet à une question du Devoir sur l\u2019éventualité de mettre au générique une oeuvre de Jean Papineau-Couture.Bilinguisme oblige, l\u2019auteure de La Sagouine copréside avec Peter Herrndorf la Fondation des Prix du gouverneur général pour les arts de la scène.Ils ont rappelé tous deux les objectifs et les critères retenus pour le choix des lauréats dans six catégories \u2014 théâtre, danse, musique classique et opéra, musique populaire, cinéma et radiotélédiffusion.Rien dans les règlements n\u2019oblige à choisir un représentant de chacune des catégories, et il peut arriver qu\u2019elles se confondent ou s\u2019amalgament dans l\u2019expression artistique.Bien que les personnalités de Robert Charlebois et de Neil Young soient fort différentes, ils sont tous deux chanteurs populaires.Il ne s\u2019agit pas d\u2019un précédent puisqu\u2019en 1992 on avait attribué deux prix au théâtre.Les mises en candidature sont effectuées par six comités distincts pour chacune des disciplines et chacun d\u2019eux propose trois candidats au conseil d\u2019administration de la Fondation des Prix du gouverneur général.11 appartient aussi au conseil de choisir les lauréats des prix connexes.Klein s\u2019amène avec un «message d\u2019amour» Ottawa (PC) \u2014 Le premier ministre de l\u2019Alberta, Ralph Klein, préfère vanter les mérites du fédéralisme plutôt que de se mouiller dans le débat référendaire qui a débuté aux Communes cette semaine.De passage à Ottawa, hier, dans le cadre d\u2019un voyage de dix jours dans l\u2019est du pays, qui le mènera notamment à Sherbrooke aujourd\u2019hui et demain, M.Klein a fait preuve de beaucoup de retenue lorsqu\u2019il a été invité à commenter la possibilité que le référendum au Québec soit reporté, comme l\u2019a laissé entendre le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard.A la reprise des travaux parlementaires des Communes, lundi, M.Bouchard a déclaré que le référendum devait avoir lieu seulement quand il pourra être gagné.Le coloré premier ministre albertain, qui n\u2019a habituellement pas peur de faire des vagues, n\u2019a même pas voulu dire s\u2019il préférait qu\u2019une consultation populaire ait lieu le plus rapidement possible.«M.Bouchard peut bien parler de souveraineté, de quelle manière cela se fera, quand cela se fera.Mais en ce qui me concerne, je n\u2019.en parlerai pas», a soutenu M.Klein, qui a rencontré le premier ministre Jean Chrétien en fin d\u2019après-midi, hier.«Je n\u2019ai aucune opinion en ce qui a trait au meilleur moment de tenir un référendum.Tout ce que je souhaite, c'est que M.Parizeau accepte l\u2019invitation de tous les autres premiers ministres de rendre le Canada plus fort», a-t-il ajouté.Interrogé à savoir s\u2019il n\u2019était pas en train de se censurer, M.Klein a répondu que tel n\u2019était pas le cas.«Je crois que je fais ce qui est raisonnable dans les circonstances, c\u2019est-à-dire de ne pas faire de commentaires qui pourraient être perçus comme étant provocants et qui pourraient enflammer les esprits au Québec.C\u2019est pourquoi je préfère parler des forces du Canada plutôt que de parler de la séparation», a-t-il dit.M.Klein, qui est le premier chef de gouvernement provincial à se rendre au Québec depuis l\u2019élection du Parti québécois, prononcera un discours sur l\u2019unité canadienne devant la Chambre de commerce de Sherbrooke, demain, jeudi.Il compte profiter de son passage dans la circonscription de Jean Charest, le chef du Parti conservateur, afin de transmettre un message «d\u2019amour» aux Québécois, tout en continuant de faire la promotion de sa manière de gérer les finances publiques.«Je veux dire aux Québécois que nous, les Alber-tains, les aimons.Je veux aussi leur dire ce qu'ils représentent aux yeux de l\u2019Alberta et du Canada, car, historiquement, l\u2019Alberta et le Québec ont toujours eu des liens profonds.Nous avons aussi été souvent des alliés sur de nombreuses questions politiques», a fait valoir M Klein.SUITE DE LA PAGE 1 lait faire son référendum entre huit et dix mois.II vous l\u2019a dit à tout le monde», a déclaré M.Chrétien lors d\u2019un point de presse inhabituel qui ressemblait davantage à une occasion en or de confondre l\u2019adversaire.«Nous avons discuté de plusieurs choses, a-t-il ajouté.(.) Il m'a dit tout bonnement, comme il l\u2019a dit le lendemain: \u201cJ\u2019ai l\u2019intention de tenir parole.\u201d Je n\u2019ai pas pris de notes, et la conversation n\u2019a pas été enregistrée.(.Mais) je l\u2019ai rapporté à mes collègues, que ce qu\u2019il avait dit en public, il me l\u2019avait aussi dit en privé.Il a dit: \u201centre huit et dix mois.\u201d Il l\u2019a dit en public.Que voulez-vous que je vous dise?» En fait, lors de la dite conférence de presse, comme pendant toute la campagne électorale, M.Parizeau a plutôt parlé de l\u2019année 1995 comme échéance référendaire.Mais les propos de M.Chrétien s\u2019inscrivent, ainsi qu\u2019on peut le déduire des interventions de tous les ministres qui se sont prononcés sur la question, dans la stratégie fédérale qui vise à faire jouer au maximum les exigences du calendrier contre les souverainistes et leurs «engagements».Hier, M.Chrétien s\u2019est dit «stupéfait de constater qu\u2019une semaine après l\u2019élection, M.Bouchard demande à M.Parizeau de ne pas tenir parole.Ils (les députés du Bloc) se lèvent tous les jours en Chambre pour me demander de tenir parole, et ils disent à M.Parizeau de ne pas le faire.Moi, je pense que M.Parizeau tiendra parole.» Et de conclure par une flèche bien affûtée vers Lucien Bouchard: «J\u2019aime mieux croire le chauffeur d\u2019autobus que la courroie de transmission.» Pendant ce temps, au Bloc, M.Bouchard est resté sur ses positions \u2014 «ce que j\u2019ai dit hier est consigné, et c\u2019est là pour rester» \u2014 tout en offrant un vigoureux démenti aux allégations du premier ministre.Il a accusé celui-ci de vouloir «restreindre la latitude» du chef péquiste.«Je suis informé que l\u2019appel téléphonique de M.Parizeau à M.Chrétien était un appel de courtoisie et qu\u2019ils n\u2019ont échangé que des salutations distinguées.Pensez-vous que M.Parizeau serait allé donner des assurances comme ça à M.Chrétien au téléphone alors que, le lendemain, il a parlé de 1995?Voyons donc, soyons sérieux.» M.Bouchard a précisé qu\u2019il ne s\u2019était pas entretenu personnellement avec son allié péquiste, mais que des vérifications avaient été faites par des membres de son bureau auprès de l\u2019entourage de M.Parizeau.«Je voulais avoir le renseignement rapidement parce que, quand un premier ministre du Canada prétend qu\u2019un autre lui a dit une chose comme celle-là, c\u2019est sérieux en soi.Mais il s\u2019avère que ce n\u2019est pas sérieux, comme beaucoup de ce que M.Chrétien dit.» «Je préfère croire M.Parizeau», a-t-il dit, rejoignant en cela, par un curieux paradoxe, son rival libéral.En après-midi, un avis émanant du bureau du chef péquiste est d\u2019ailleurs venu appuyer les dires de M.Bouchard: aucun échéancier n\u2019a été évoqué.Ije leader du Bloc a ajouté, comme d\u2019ailleurs les péquistes, que lui et M.Parizeau étaient «sur la même longueur d\u2019ondes: le référendum doit être tenu aussi rapidement que possible, et il doit être gagnant.Il n\u2019y a absolument rien de négatif entre M.Parizeau et moi.» M.Bouchard a confié avoir, lundi, «exprimé (s) on opinion personnelle», à laquelle il n\u2019a aucune modification à apporter.Son explication: «J\u2019ai pleinement confiance que, dans le délai de 1995, M.Parizeau va pouvoir créer le \u201cmomentum\u201d qui va permettre le succès du référendum, un référendum gagnant.Je ne recommencerai pas à mettre le disque d\u2019hier.Vous l\u2019avez, faites-le jouer.» «te* t Hier, M.Chrétien s\u2019est dit «stupéfait de constater qu\u2019une semaine après l\u2019élection, M.Bouchard demande à M.Parizeau de ne pas tenir parole» PPflflIP mm \u2018C'esl en plein le temps de profiler d'offres incroyables sur tous nos modèles 1994.Financement au taux de 5,9 % pour 48 mois offert, sur approbation de crédit par Toyota Crédit Canada Inc., à l'achat de tout modèle Tercel et Camry 1994.Pour tous les détails, voyez votre concessionnaire Toyota participant.Votre concessionnaire ®TOYOTA LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985-3344 (514) 985-3344 (514) 985-3399 1-800 363-0305 Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.SERVICE DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 Montréal\t(514) 985-3355 Extérieur (sans Irais) 1 800 463-7559 est rue Saint-Jacques, Montréal.L'Agence Preste Canadienne est autorisée à employer et à diffuser le LE DEVOIR et# publié par LE DEVOIR Inc dont le «iége social e*t «Nu* ai numéro 2050 de Bteury, 9e étage, MontfM, (Québec).H3A 3M9.0 eeé imprimé par le» Imprimera- Québécor laSalle.7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Quebecorfnc, ® \u201cJ**\t.informations pobfo-cs dans LE DEVOIR.IX DEVOIR .-a distribue par Moss***)» Dynamiques.division du Croup» Qu-N-cor Inc.775 bout.Lcbeau.Sé-laurrnL Envoi de publication - Enresparrment no 0*58.IN>pM léstal: BMoéhéqne nabonal» du Québec.Téléphone Réitérai: (514) 98*33X1; àUchrnlHc (.14) 9853355; publié.OU) 98i 4 h m |.K H K V 0 I It .I.K M K II (' It K II I I SKI* T K M » H K I !» !» I ?DEVOIR rn j » h! j N É M A ARTS V 1 S l) K I- S () 1) I I.Des feuilles mortes au retour des beaux jours Dans la foulée des festivals, le cinéma sort ses gros canons à l\u2019automne.Place à Rouge de Kieslowski et au Colonel Cliabert d\u2019Angelo cette semaine.Ces filins jouent en même temps que le Oliver Stone, le Jacques Rivet-te, le Yang Zimou, ou le Michel Blanc.De la cuvée québécoise, le Lanctôt arrive sur nos écrans quand le For-cier tient encore l\u2019affiche.Si les distributeurs y réfléchissaient à deux fois, ils attendraient un peu avant de lancer leurs poulains sur le marché tous à la fois, en se concurrençant les uns les autres.On déplore parfois en cours d\u2019année de telles périodes creuses, puis voici l\u2019avalanche.Sorties massives mises à part, septembre, c\u2019est aussi l\u2019occasion d\u2019un retour sur sa propre cinématographie.Pierre Jutras, conservateur de la Cinémathèque, lançait lundi son désormais traditionnel Annuaire du cinéma québécois.Cinquante-trois longs métrages, 294 courts et moyens métrages, films et vidéos, prix et mentions, notices chronologiques et bibliographiques sont consignés dans l\u2019édition 1993, comme ils le furent par les crus passés.Avec en primeur cette fois, les sorties en salle par ordre de recettes au guichets, sur lesquelles règne La Florida du haut de sa bobine d\u2019or.Quelques surprises: Une enfance à Natashquan de Moreau occupe une honorable huitième position au box office de l\u2019année et André Mathieu musicien de Labrecque, la dixième.Comme quoi, il y a encore de l\u2019espoir pour les documentaires québécois.Au chapitre des cocasseries, arrive par ordre alphabétique juste avant Les Pots cassés, la vidéo pomo Putain de chômage de Daniel Ménard, une histoire de prostitution racontant les croustillantes tribulations de Dundee Danger, Bosco, Jessee Joy, etc, entre autres joyeux compères en de lubriques ébats.«Un jour, on voudra peut-être savoir ce qui se tournait de porno en 93», estime Jutras.L\u2019annuaire entend ne pas donner dans la discrimination.Bons, pas bons, cochons pas cochons, tous les films et vidéos y figurent, sans préjugés de genre ou de qualité.Le cinéma du milieu Ce type de document exhaustif qui s\u2019adresse à tous les professionnels et mordus de l\u2019audiovisuel, a réclamé une course aux informations de toutes sortes: nombre de jours de tournage, budget, endroit où eut lieu la première du film, etc.Entreprise requérant une nature quelque peu maniaque et obsessive.Jutras assure qu\u2019il la possède.Pas de problème de ce côté-là.Quelles réflexions le cru québécois 1993 inspire-t-il à l\u2019auteur de cet annuaire?«L\u2019admiration devant la vigueur du documentaire québécois, qui demeure fidèle à ses sources», répond-t-il.Évidemment, côté long njétra-ge de fiction, ça se gâte ces années-ci.Pourquoi?A son avis, parce que trop d\u2019intervenants viennent mettre le nez dans les textes, en surscénarisant pour plaire à tous.«On fait un cinéma du milieu, en évacuant les meilleurs et les pires, dit-il.Les fonctionnaires orientent désormais notre production en fonction des besoins présumés du public.Mais rien ne prouve qu\u2019ils sont en mesure d\u2019évaluer ces goûts.D\u2019autant moins que ces fonctionnaires demeurent assis trop longtemps à leur poste et perdent le goût du risque.On pourrait avoir un cinéma plus garro-ché, plus surprenant.» Les fonctionnaires de leur côté jurent sur les grands dieux que les premiers jets des scénarios sont de vraies catastrophes et que si personne ne les récrivaient, ce serait le bide assuré.Mais tous s\u2019entendent pour clamer en choeur qpe le cinéma québécois connut des vaches plus grasses.A quand le retour des beaux jours?Le chat noir de \u2022l\u2019Abitibi L\u2019Abitibi, avec ou non double b, ce n\u2019est pas que la patrie de Desjardins, mais également un festival de cinéma qui marche fort dans son nord pas si perdu que ça, tout compte fait.Histoire de conjurer le mauvais sort de cette treizième édition, qui se tiendra du 29 octobre au 3 novembre à Rouyn Noranda, l\u2019affiche arbore un chat noir, grand portier de tous les sortilèges annoncés.Pour ouvrir le festival: Quand j\u2019avais cinq ans je m\u2019ai tué, un long métrage du Français Jean-Claude Sussfeld tiré du roman de Howard Bu ten.Le film qui donne la vedette, à deux enfants, pose la grande question existentielle?À quel âge est-on déclaré assez grand pour avoir le droit de vivre l\u2019amour fou?Les adultes n\u2019ont pas le droit de répondre.Des lauriers pour Pierre Desroches Le directeur général de Téléfilm qui tirait sa révérence au printemps dernier (en passant, on ignore toujours le nom de son futur successeur et les rumeurs vont bon train) sera couronné du Grand Prix 94 de l\u2019Académie le 2 octobre prochain au Gala des Prix Gémeaux.Pierre Desroches a roulé sa bosse depuis ses débuts en 1951 comme assistant-réalisateur à Radio-Canada.Entre autre chapelet de titres, il fut pour le compte de la Société d\u2019Etat, chef de service des émissions jeunesse, directeur de l\u2019exploitation de la télévision, directeur de la radio française.A Ottawa, toujours pour Radio-Canada, on l\u2019a vu occuper notamment le siège de la vice-présidence du réseau français de télévision.A la tête de Téléfilm depuis 1988, il a soutenu en cours de mandat non moins de 5000 heures de productions télévisuelles.\t.m ¦ iuui i ci'0 : 1 0 * 46/:\u201824' m ye.PHOTO HOOYKAAS ET STANSFIE1.D Vanishing Point de Hooykaas et Stansfield, au Goethe-Institut, début octobre.Présence de la vidéo Cent huit œuvres sur Les absences de la photographie STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Le Goethe-Institut de Montréal accueillera au début octobre un festival de films et de vidéos réunissant des œuvres traitant de l\u2019image et de ses métamorphoses.L\u2019événement va plus particulièrement se pencher sur les rapports et les métissages entre les images fixes et mobiles, par exemple entre le cinéma et la photo.Intitulé Les absences de la photographie, cet événement va se dérouler du 1\" au 8 octobre prochains, dans la salle de projection de l\u2019institut culturel allemand, rue Sherbrooke, dans le Quartier latin.La programmation compte pas moins de 108 œuvres, pour la plupart des réalisations indépendantes, réparties en 25 mini-programmes d\u2019environ lh30 chacun.«La sélection interroge les façons de regarder les choses autour de nous, la diversité et la vivacité des approches contemporaines vis-à-vis de l\u2019image, expliquait hier, au Goethe, la conservateure (sic) Nicole Gingras, l\u2019âme dirigeante des Absences de la photographie.Le titre indique ce dont il est question: c\u2019est l\u2019absence au sens littéral, puisqu\u2019il n\u2019y a pas de photo.Mais ça peut aussi être l\u2019amnésie temporaire du spectateur qui s\u2019absente devant une projection.(.) Le tout évoque un état qui rappelle l\u2019image à notre souvenir, comme on le dit d\u2019un absent, d\u2019un disparu qui nous habite encore.» En tout, neuf pays sont représentés dans la sélection réalisée par Mme Gingras.Des films et des vidéos inédits y côtoient des œuvres rares et méconnues.On pourra ainsi revoir Blue, de Derek Jarman, réalisé l\u2019an dernier, qui raconte l\u2019histoire d\u2019un cinéaste sidéen devenu aveugle.Ou le légendaire Film d\u2019Alain Schneider, à peu près jamais projeté, dont le scénario a été écrit en 1963 par Samuel Beckett.Film met en vedette Buster Keaton, dans la peau d\u2019un homme qui se retrouve seul dans une pièce close où il élimine tour à tour toutes les réalités extérieures à lui.Parmi les autres titres à surveiller, mentionnons The Dervish Machine, des new-yorkais Bradley Eros et Jeanne Liotta, qu\u2019on a pu voir hier, une fascinante réflexion animée sur l\u2019image fugitive, les débuts du cinéma, le mysticisme soufiste et la machine à rêves de Gysin.Et puis EEtC, du britannique David Larcher, qui se présente comme un amalgame d\u2019images accompagnées de sons et truffées de citations philosophiques.On projettera aussi les premières œuvres (ou presque) des réalisateurs Jean-Luc Godard et Peter Greenaway, et d\u2019autres des artistes Thierry Kuntzel et Christian Boltanski.De plus, onze cinéastes et vidéastes viendront personnellement présenter leurs œuvres et prononcer des conférences, parmi lesquels Madelon Hooykaas pt Eisa Stansfield (Amsterdam), Bernard Émond, Mario Côté et Nelson Henricks (Montréal), Ellie Epp et Beth Gibson (Vancouver), Philip Hoffman et Lisa Steele (Toronto).Philippe Dubois, de Paris, connu pour ses essais sur le cinéma, animera pour sa part deux soirées.L\u2019événement est accompagné d\u2019une publication bilingue de 64 pages, comprenant un texte fin et éclairant, diablement bien ficelé, de la conservateure Nicole Gingras, et une description succincte des œuvres projetées.Elle se vend 10 dollars.Le coût de chaque programme est de 4 dollars, mais un forfait à 25 dollars permet d\u2019assister à dix projections.Les billets sont en vente au Goethe-Institut RADIO Un air de famille controversé PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Officiellement, Radio-Canada est satisfaite de l\u2019émission radiophonique de Lise, Dominique et Sylvie Payette, Un air de famille.Officieusement, les avis sont plus partagés.L\u2019émission ne fait pas l\u2019unanimité, loin de là.C\u2019est vieux jeu.Dépassé.Décroché.Les commentaires ne manquent pas et ils sont souvent peu élogieux.Lise Payette et ses deux filles ont remplacé Christiane Charette à la radio AM de Radio-Canada, tous les matins de la semaine, de 9h 30 à midi.La direction a modifié sensiblement le mandat de l\u2019émission, afin qu\u2019il colle mieux à la peau de la famille Payette.Exit donc l\u2019actualité culturelle sous toutes ses formes.Désormais, ce sont des thèmes de société qui sont abordés.Il y a eu les voitures, la chasse, les jeunes qui se marient pour avoir des bourses d\u2019études universitaires, les seins, les anges, les amitiés, les femmes et les élections québécoises etc.Il y aussi le volet féministe.Et encore là, ce n\u2019est pas du goût de tout le monde à Ra- dio-Canada.Le discours de la famille Payette tendant à distinguer systématiquement la vision des femmes et la vision des hommes fait dire à certains que les années soixante-dix sont trop présentes à l\u2019émission.La réalisatrice (Y Un air de famille, Mme Louise Carrière, qui remplit cette case horaire depuis huit ans, n\u2019est aucunement émue par les commentaires des mécontents.Notamment parce qu\u2019elle a reçu beaucoup de réactions de la part de gens qui aiment l\u2019émission.«Les gens se réjouissent qu\u2019enfin nous ayons une émission intelligente, avec de la chaleur humaine, du sérieux, de l\u2019humour, différente de la promotion que l\u2019on entend partout ailleurs», note Mme Carrière.Ceci dit la réalisatrice ne nie pas que «les gens sont un peu perdus» devant «un changement assez brutal».Mais tout cela est normal pour moi, ajoute-t-elle, en rappelant que l\u2019arrivée de Christiane Charette avait elle aussi suscité moult commentaires dans le temps.D\u2019ailleurs, Mme Carrière n\u2019envisage aucun changement substantiel à l\u2019émission.«C\u2019est le ton qu\u2019on veut donner à cette émis- sion.Une émission qui surprend l\u2019auditeur, qui fait sa propre actualité.Nous voulons, avec le magazine socio-culturel, fabriquer l\u2019actualité».Une émission sur les amitiés a permis à une fille de retrouver une amie d\u2019enfance qu\u2019elle recherchait depuis longtemps, une émission sur les anges au cours de laquelle une recette de gâteau aux anges a été donné a suscité beaucoup de lettres.Mais l\u2019actualité de Lise, Dominique et Sylvie Payette n\u2019est pas au goût de tout le monde.Une auditrice s\u2019est plainte d'avoir entendu Lise Payette demander à un collectionneur de vieilles voitures si ces dernières étaient comme les femmes et prenaient de la valeur avec l\u2019âge.D\u2019autres trouvent que l\u2019ex-ministre péquiste scénariste de télé parle trop d\u2019elle et que la petite famille ressasse trop ses souvenirs personnels.Un membre de la direction de la Société souligne que l\u2019émission est trop conservatrice pour l\u2019auditoire habitué à Radio-Canada, qui est pourtant, généralement, assez conservateur.On peut néanmoins affirmer que Un air de famille est l\u2019émission la plus débattue dans la grande tour radio-canadienne.M U S I (J U E CLASSIQUE Un sabbat bien orchestré OSM/LE MYTHE DE Charles Gounod, Faust, ouverture, Airs: «Le roi de Thulé» et l\u2019«Airdes bijoux», Im nuit de Walpurgis; Bedrich Smetana, Doktor Faust, ouverture; Henri Wieniaswki, Fantaisie brillante sur le «Faust» de Gounod; Ludwig Spohr, Faust, ouverture; Pablo de Sarasate, Fantaisie sur le «Faust» de Gounod; Franz Liszt, Méphis-to-waltz; Hector Berlioz, Marche hongroise extraite de La damnation de Faust Direction Charles Dutoit; Manon Feubcl (soprano); James Ehnes (violon); Salle Wilfrid-Pelletier, mardi 20 et mercredi 21 septembre.MICHEL DUC H ESN EAU Hier soir, l\u2019Orchestre Symphonique de Montréal, sous la direction de son directeur artistique Charles Dutoit, donnait le premier concert de sa 61e saison dans le cadre de la série Air Canada.C\u2019était un bon concert, original et qui de plus, nous faisait entendre deux jeunes artistes canadiens.La série Air Canada est constituée de concerts thématiques et hier, le programme réunissait des oeuvres inspirées du mythe de Faust.Le principe du thème au concert est une des excellentes manières d\u2019ouvrir de nouveaux horizons.Cependant, un programme thématique peut être difficile à rendre homogène et c\u2019est peut-être ce qui a rendu ce sabbat symphonique plus ou mqins dynamique.A la fin de l\u2019ouverture du Faust de Gounod, Manon Feubel (soprano), une autre belle voix d\u2019ici que l\u2019on ne connaît guère, est entrée en scène pour chanter l\u2019air «Le roi du Thulé» et le fameux «air des bijoux» d\u2019une voix profonde, mais dont la puissance semblait altérée par l\u2019instabilité de sa respiration.Avait-elle le trac pour sa première à l\u2019OSM?Suivait une Fantaisie de Sarasate interprétée par le jeune violoniste virtuose James Ehnes âgé de 18 ans.Cette oeuvre, comme la Fantaisie de Wie-niaswski qu\u2019il a jouée en deuxième partie, aurait été l\u2019un des moments forts de la soirée si notre jeune interprète avait dominé l'orchestre.Ces partitions, en effet, exigent une technique que James Ehnes possède, cela est clair, mais elles nécessitent aussi de l\u2019imagination et peut-être un peu de fougue pour combler les faiblesses de la partition d\u2019accompagnement.Malheureusement, l\u2019un et l\u2019autre manquaient.Le sabbat s\u2019annonçait bien tranquille! Mais, c\u2019était ne pas compter sur Charles Dutoit, qui comme tout bon chef a rapidement rallumé les chaudrons.pour mener l\u2019OSM d\u2019un train d\u2019enfer à travers une ouverture de Spohr, un Doktor Faustus de Smetana, une Méphisto-Waltz de Liszt et une Marche hongroise extraite de La Damnation de Faust de berlioz.Le concert, au premier abord, d\u2019apparence un peu hétéroclite, était appuyé par d\u2019intéressantes notes sur le mythe de Faust et rédigées par Guy Marchand.Mais, rien ne précisait quels auraient pu être les liens unissant les oeuvres entre elles.C\u2019est dommage, car cela aurait permis d\u2019établir un fil conducteur, sorte de guide à travers le curieux dédale musical que proposait l\u2019OSM.C I N É M A Le plus que géant Deux nouveautés et cinq reprises au cinéma IMAX STÉI\u2019 HAN E BAI LEARG EON LE DEVOIR Cerveau et vol d\u2019oiseau: le nouveau programme double du cilié ma IMAX explore les labyrinthes du plus complexe organe humain et certaines de ses réalisations les plus impressionnantes, les machines qui permettent à l\u2019homme de réaliser son rêve de voler comme les oiseaux.Ce programme double est présenté depuis hier et jusqu'au printemps prochain.En même temps, la programmation automne-hiver de la grande salle du Vieux-Port reprend la projection de quelques classiques qui permettent d\u2019accompagner des astronautes En direct de l\u2019espace, de revenir sur terre et d\u2019explorer le Grand Canyon ou de subir «Le grand choc rock» avec les Rolling Stones, Live at the Max.Deux autres reprises apparaîtront aussi cet hiver pour compléter cette programmation à sept branches.Le film consacré au cerveau s\u2019intitule Imagine et est présenté en version 3D (comme dans trois dimensions).Le spectateur met d\u2019horribles mais efficaces lunettes et se laisse prendre au jeu d\u2019une balade tridimensionnelle dans l\u2019univers fantasmagorique d\u2019une «rêveuse» que deux savants examinent à l\u2019aide d\u2019une multitude d\u2019appareils sophistiqués, dont un scanner.C\u2019est Alice au pays des merveilles des temps postmodernes, placée sous le bistouri électronique de scientifiques alliant la passion du docteur Frankenstein et l\u2019humour des Marx Brothers.Cette trame dramatique sert de prétexte à la réalisation d\u2019images extraordinaires: la «rêveuse» survole des nuages, danse un ballet sous-marin avec des lézards-humains, se lance dans une course époustouflante à dos de «scooter des mers», sur un fleuve de la Nouvelle-Zélande, chatouille de près un éléphant blanc, à pois, dans un décors à rendre jaloux les 101 dalmatiens (génial, on en redemande!).Le plus intrigant est fourni par une technique spéciale qui met paradoxalement en scène des effets de miniaturisation.Elle donne l\u2019impression au spectateur à lunette de se transformer en plus que géant.Ce film de 24 minutes a d\u2019abord été présenté en Corée pendant Expo 93.Imagine a alors été vu par plus de 850 000 personnes, en 90 jours.Une nouveauté de 1986 , L\u2019autre «nouveauté» de la saison, À vol d\u2019oiseau (On the Wing) a été réalisée en.1986.Il s\u2019agit d\u2019un hommage à tous ce qui vole en nature ou en société.Tout y passe, en grand format, des merveilleuses libellules aux gigantesques ptérodactyles, et surtout les pionniers de l\u2019aviation, du premier aéroplane des frères Wright jusqu\u2019aux bolides volants d\u2019aujourd\u2019hui, filmés aux quatre coins du monde.On doit bien l\u2019avouer, ce film est décevant quand on le compare à l'autre partie du programme, plus récente, beaucoup plus raffinée et surtout en trois dimensions.A vol d\u2019oiseau est projeté pour une première fois à Montréal pour souligner le cinquantième anniversaire de l\u2019Organisation de l\u2019Aviation civile internationale (OACI), installée dans la métropole québécoise.Au cours de la dernière décennie, 450 millions de spectateurs du monde entier ont déjà vu un film IMAX, une technologie canadienne.EN BREF ?BATTLE CHANTERA MOZART, VERDI ETAL.La soprano Kathleen Battle, l'invitée de Charles Dutoit et de l\u2019Orchestre symphonique de Montréal pour la soirée-bénéfice de vendredi soir prochain chantera des oeuvres de Verdi, Bellini, Enesco, Gounod, Bach-Stokowski et de Mozart le fameux Exsultate, Jubilate.A 19h à la salle Wilfrid-Pelletier.Réservations pour le concert seulement: 842-9951.DEMANDEZ, VOUS RECEVREZ.Les Arts duMaurier, un organisme d\u2019aide financière aux arts, accepte dès maintenant les demandes de subventions émanant des organisations culturelles québécoises en vue de leur saison artistique 1995-1996.Cela vaut pour une production devant être présentée entre le 1\" juin 1995 et le 31 mai 1996.Les formulaires de demandes sont disponibles au 3810 rue Saint-Antoine, Montréal, H4C 1B5.» i "]
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