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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1994-10-08, Collections de BAnQ.

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[" ^ \\ mm® ¦MBS Un mrnesime montrëà/a/s ' 1* PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Au moment où l\u2019humour absurde de La Petite Vie jouit d\u2019un succès sans pareil, RBO s\u2019apprête à effectuer son grand retour à la télé, après cinq ans d\u2019absence.Les quatre garçons sont nerveux.Leurs «farces» seront-elles aussi appréciées en 1994 qu\u2019en 1989, à Télé-Métropole?Mais prêts pas prêts, Bruno Landry, Yves Pelletier, André Ducharme et Guy Lepage se jettent à l\u2019eau ce soir, avec une batterie de nouveaux sketches, sans aucun lien entre eux, inspirés de la télévision et de la réalité sociale et politique.Même s\u2019ils ont vieilli, ils n\u2019ont aucunement l\u2019intention de contourner la controverse.Ce soir, il sera notamment question du lock-out dans le monde du hockey, d\u2019ultranationalisme (avec le personnage de Damien Bouchard, prêt à tout pour avoir son pays et qui, ce soir, sera un valeureux travailleur d\u2019élections), d\u2019Haïti, de la secte de l\u2019Ordre du temple solaire.«Nous ne pouvons passer à côté de certains sujets, même si cela peut être délicat», souligne Bruno Landry.«Mais c\u2019est sûr que si quelqu\u2019un a appris il y a trois jours qu\u2019il est atteint du sida, il n\u2019appréciera pas notre sketch là-dessus.» En fait, plus le sujet est délicat \u2014 il y aura un sketch sur la situation au Rwanda \u2014, plus le «punch» doit être réussi.Sinon, la tirade n\u2019est que bête et méchante et tombe à plat.Pour un (ou quatre) humoriste, c\u2019est le cauchemar.Tous les membres du groupe écrivent et, pour diminuer les risques d\u2019échec, tous donnent leur avis sur les gags en chantier.Ça prend un temps fou mais la méthode a permis d\u2019éviter bien des chicanes.Les groupe existe depuis 14 ans, un record depuis que les membres d\u2019Uzeb se s\u2019oqt séparés.A quarante-huit heures de leur retour à la télévision, les quatre RBO étaient encore comme des queues de veau, à courir d\u2019un bord et de l\u2019autre, à retirer tel sketch et à polir tel autre, pour être «le plus dans l\u2019actualité possible».Un tiers de l\u2019émission n\u2019a été enregistré qu\u2019hier soir.Et, question de garder le suspense jusqu a la fin, Radio-Canada a refusé de montrer le moindre petit bout d\u2019émission à qui que ce soit avant ce soir.«Il nous faudra prendre notre place dans toute cette mer d\u2019humour qu\u2019il y a à la télévision, observe Bruno Landry.D\u2019ailleurs, ce n\u2019est pas parce que je suis humoriste que je suis d\u2019avis que la moitié des émissions de télévision doivent être humoristiques.Je trouve qu\u2019il y en a trop.» «Une, c\u2019est suffisant, renchérit André Ducharme, du moment que c\u2019est la nôtre.» Une chose est certaine, la télé n\u2019est plus celle qu\u2019a connu le groupe lorsque Télévision Quatre Saisons lui a donné 60 minutes d\u2019antenne en 1986.Rien de mieux qu\u2019une télévision qui vient de naître pour expérimenter, pour apprivoiser le médium.Jusque-là, RBO s\u2019était surtout éclaté sur les ondes de CKOI-FM et, auparavant, sur celles de la radio communautaire C1BL, où leur carrière avait débuté en 198L Ils disaient alors tout ce qui leur passait par la tête et étaient les premiers surpris de constater que tout le monde se tapait sur les cuisses.Aujourd\u2019hui, c\u2019est différent: tout le monde s\u2019attend à rire.La société Radio-Canada a même déjà mis à l\u2019horaire du 31 décembre prochain une émission sur les meilleurs moments de RBO.Les humoristes occuperont la case du samedi 19h jusqu\u2019au 17 décembre inclusivement.Variétés S.L (Stéphane Laporte), doit prendre la relève.Les fans n\u2019auront aucune peine à reconnaître leur groupe, Chantale Francke en moins.Les rôles de fille, ce sont les gars qui les joueront.Mais plusieurs des personnages du passé seront remis au goût du jour.«Bonjour la police» sera de retour mais le gag sera utilisé avec modération car «c\u2019est trop facile», estime Bruno Landry.En revanche, RBO présentera pour la première fois des sketches tournés à l\u2019extérieur.Ce soir, les gars iront taquiner le serpent au zoo de Granby.Et, bientôt, nous les retrouverons au Club Price.Le contrebassiste Charlie Haden lance une série de cinq compacts enregistrés à Montréal.SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Lorsqu\u2019il était petit, Charlie Haden chantait tous les jours des airs de country sur les ondes d\u2019une station qui émettait de Springfield dans le Missouri.Il était le dernier, et seul bonhomme, d\u2019une famille de sept enfants.Le jour, il l\u2019avait vu le 6 août 1937 à Shenandoah dans l\u2019Iowa, état réputé uniquement pour ses pommes de terre.La famille n\u2019était pourtant pas paysanne.Elle était musicienne.Il a grandi.Il a appris la contrebasse tout seul en accompagnant les disques de la maison.Des albums qui racontaient beaucoup de ces histoires ayant les champs de blé ou de coton comme l\u2019unité de lieu.Il a grandi encore.Suffisamment pour prendre seul la route.Direction?Los Angeles.Plus précisément, le Westlake College of Modem Music.Lorsque ce jeune homme qui n\u2019était pas encore un jeune homme en colère est arrivé dans la Cité des Anges, il y avait de l\u2019eau dans le gaz de l\u2019atmosphère.C\u2019était l\u2019époque où l\u2019affreux Joseph McCarthy tyrannisait tout ce qui déviait d\u2019un poil de la ligne du parti religion-famille-patrie.Notre jeune homme s\u2019est alors rapidement transformé en un homme en colère.Il a grandi.Il a vieilli.Et il a beaucoup joué.Il a abondamment fréquenté tout ce que le jazz a compté de têtes dures.De têtes bien faites.Et comme il avait particulièrement bien vieilli, une grosse fête, et non un de ces hommages respirant le «papaoutage de nombril», a été organisée en juillet 1989.Cette fois-ci, Montréal était l\u2019unité de lieu.Pendant huit jours, plutôt huit soirs, dans le cadre du Festival international de jazz, Haden a présenté, joué, malaxé et digéré les notes qui ont fait de lui un homme toujours en colère.Aujourd\u2019hui, c\u2019est à quelques jours près la veille du jour où le spectacle enregistré en compagnie du pianiste Paul Bley et du batteur Paul Motian va être publié dans le cadre d\u2019une série unique dans les annales de l\u2019Histoire du jazz.Mais aujourd\u2019hui, c\u2019est également le jour qui suit de quelques jours la sortie du show réalisé avec le trompettiste Don Cherry et du batteur Ed Blackwell.Ces parutions vont être suivi-de trois autres compacts.Et comme trois et deux font cinq, en tout cinq compacts vont porter le titre de Charlie Haden-The Montreal Tapes.Dans l\u2019ordre d\u2019apparition chronologique de cet événement, les trois personnes qui ont confectionné toute la partie non musicale de cette aventure sont les suivantes: André Ménard, l\u2019architecte de la programmation du Festival international de jazz de Montréal, André Vachon, producteur à Radio-Canada, et Jean-Philippe Allard, le grand patron de la division jazz de Polygram.Pour être précis, c\u2019est sur l\u2019étiquette Verve que ces bandes sont présentées.André Ménard a eu l\u2019idée de la série.André Vachon a été le responsable des enregistrements.Jean-Philippe Allard a acheté les bandes.Haden a supervisé le tout avec ce soin maniaque qui caractérise les perfectionnistes au point d\u2019épuiser l\u2019entourage.Voilà pour le comment.Allons-y avec le pourquoi.Pourquoi Haden?Pourquoi allouer à ce fou de Raymond Chandler et de liberté politique, à cet allumé de la mélodie, à ce passionné de Charles Mingus et de Charlie Parker, la possibilité de faire en une semaine le pont sur près de quarante années de carrière.Pourquoi lui et pas un autre?Pourquoi Haden et pas Joe Henderson ou Tommy Flanagan?Parce qu\u2019il a toujours était de son temps.Il a toujours conjugué son art avec le présent Parce qu\u2019il a démontré avec VOIR PAGE C2: HADEN LE DEVOIR RBO se jette à l\u2019eau Cinéma Page C3 Opéra Page C7 'Diéâtre Page C8 Danse Page C9 Vitrine du disque CIO ?Yves Pelletier alias Damien Bouchard, l\u2019ultranationaliste. I.K I) K V III K .I.K A M K II I 8 K T II I M A X (' Il K II II (' ï II It H K I II II I HADEN Reflet des musiques de Vinstant SUITE DE I.A PACîE Cl constance qu\u2019il était disponible pour toutes les révolutions.Haden, c\u2019est le Jean Genet du jazz.Saint 1 laden musicien et martyr.Martyr?Pour avoir épousé les causes de la dignité humaine au cours des trente dernières années.Pour ceci et cela, mais aussi, et surtout, pour avoir joué avec un grou-[x* impressionnant de fines lames.Entre Los Angeles en 1957 et Montréal en 1989, le contrebassiste Charles Edward Haden a accompagné et enregistré avec Art Pepper et Chet Baker, Omette Coleman et Don Cherry, Dewey Redman et Egberto Gismonti, Hampton Hawes et Dexter Gordon, Archie Shepp et Bill Dixon, Elmo Hope et Paul Bley, Carla Bley et et Pee Wee Russell, Henry Red Allen et Steve Khun, Bill Evans et Dewey Redman, Joe Henderson et Billy Higgins, et tous les anges du purgatoire.Alors, comme il avait fréquenté les musiques de tous ces clochards cé^ lestes quand ce n\u2019était pas eux qui roucoulaient sur les musiques de Charlie, Haden a dû choisir.Pour avoir fait la révolution du jazz entre 1959 et 1962 sous le leadership de Or-nette Coleman, Haden aurait aimé inviter ce dernier.Pour avoir fait écho en 1979 aux chants des baleines avec Dewey Redman, Haden aurait apprécié que celui-ci soit à Montréal afin de rappeler les belles heures du Old and New Dreams.Coleman n\u2019a pas pu.Redman non plus.Parce qu\u2019ils s\u2019étaient engagés ailleurs avant que Haden ne soit engagé ici.Ce qui a été perdu avec eux, on l\u2019a gagné avec le pianiste Paul Bley.Pour cause de chamaille, ils n'avaient pas joué ensemble depuis 30 ans.Autrement dit, ils ont renoué à Montréal.lx* premier album, celui avec Don Cherry, trompettiste heureusement cinglé, et Ed Blackwell, batteur splendide, c\u2019est le jazz libéré de ses derniers carcans.Ceux qu'ensemble ils avaient fait sauter en 1960 avec l\u2019enregistrement de Free Jazz, et que les affreux de la fusion ont tenté de réimposer dans les années 70.Bref, le premier album est fait de musiques ouvertes.De chansons.De chansons qui sont pleines d'issues, parce que nos protagonistes les nourrissent d\u2019improvisations.Cet album est un reflet des musiques de l\u2019instant.Des musiques qui sont possibles à la seule condition que ses arti-sans soient complices dans l\u2019aventure.Vous dire si c\u2019est bebop ou free jazz ou blues serait inutile parce que c\u2019est joyeux d\u2019abord et avant tout.Du disque à venir, celui avec Paul Bley et le batteur Paul Motian, notre mémoire du show le traduit ptir un mot: surprise.Avec Bley, la surprise est toujours au rendez-vous.Et avec les autres?Lorsque la série aura été complétée, lorsque 'Ilie Montreal Tapes auront tous été publiés, l\u2019amateur, qu\u2019il soit à Copenhague, Montpellier, Munich ou Chicago, disposera d\u2019une somme d\u2019enregistrements qui vont se distinguer des autres «live», et on pense aux plus connus d\u2019entre eux, en proposant rien de moins que la somme d\u2019une vie musicale.Lorsque Jean-Philippe Allard et Charlie Haden auront terminé le nettoyage des bandes réalisées avec Joe Henderson, Gonzalo Rubalcaba, Geri Allen, Egberto Gismonti et le Liberation Music Orchestra, nous aurons en mains l\u2019histoire de la diversité musicale racontée à Montréal.mise en scène de Brigitte Haentjens accès de réduction le samedi / la nouvelle compagnie théâtrale salle Denise-Pelletier Les billets sont également en vente au Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui et à La Licorne m JIUI N É M A Plus Noiret que nature.mm mmm ODILE TREMBLAY Il DEVOIR T 1 est bien vrai que les plus grands 1 sont les plus simples et les plus chaleureux.Les monstres sacrés n\u2019ont rien à se prouver, ce qui leur donne ce velours, cette courtoisie qui manquent si souvent aux talents en herbe.Vrai aussi que les acteurs sont des charmeurs patentés, à cause du charisme que le métier exige et qui se déploie à neuf heures du matin dans une entrevue où la belle voix basse, reconnaissable entre toutes, vous prédit la mort prochaine du cinéma avec une tristesse languide compensée par un sourire désarmant.En attendant les derniers tressaillements du grand écran annoncés par lui comme les trompettes du Jugement dernier, le nom de Philippe Noiret se confond toujours avec cinéma français.Septième art résumé dans la célèbre silhouette débonnaire tissée de force tranquille, avec quelque chose de cossu, d\u2019arrivé, qui le confine en général aux rôles de bourgeois ou d\u2019aristos.Encore qu\u2019il se soit battu toute sa vie, pour n\u2019être pas emprisonné dans un seul type de rôle, «le plus grand danger qui menace un acteur», estime-t-il.Le voici qui s\u2019emmène à Montréal, plus Noiret que nature.Une élégance à la française, avec habit gris trois pièces, oignon de gousset et gourmette d\u2019or, mouchoir de poche qu\u2019il tire négligemment, mais (quand même) du rose à la cravate et au col de chemise.Après tout, on est acteur et pas financier.«Il appartient à la lignée de ceux qui donnent un style à une époque», disait de lui François Mitterand.Dans la vraie vie, Noiret possède son propre haras dans sa propriété de l\u2019Aude près de Carcassone, avec l\u2019équitation et l\u2019ami Jean Rochefort, 1 m PHOTO JACQUES GRENIER Une élégance à la française, avec habit gris trois pièces, oignon de gousset et gourmette d\u2019or, mouchoir de poche: voici Noiret.la bonne bouffe, la classe.«Mais pas un sou de côté, précise-t-il.Je flambe tout à mesure.» A 64 ans et plus de cent films derrière (combien au juste?Il ne sait plus), l\u2019acteur a tout fait à l\u2019écran après ses débuts au théâtre: du avec: Robin Aubert, Luc Bourgeois Sophie Clément, Pierre Collin Pierre Lebeau et Luc Proulx Scénographie : Claude Goyette Costumes : Lyse Bédard Éclairages : Guy Simard Musique : Marcel Aymar Environnement sonore : Claude Cyr Assistance à la mise en scène : Sabrina Steenhaut Nouvelle Compagnie théâtrale 4353, rue Sainte-Catherine Est, Montréal O) » !\t'V- - - 10e «Une grande réussite cinématographique.Un film à voir absolument, quelles que soient vos opinions politiques.» ¦ Paul Toulon!, Montréal ce Soir.«.un film admirable d'efficacité.criant de vérité.» , .\t- HugueUe Roberge, la Presse.«Une oeuvre intimiste et puissante: Falardeàu a réussi un vrai tour de force en bâtissant un bon suspense avec une histoire dont le spectateur connait au départ le dénouement.» ¦ Louise Blanchard, Le Journal de Montréal.: «Un coup de poing aux tripes.Fort,-émouvant, poignant.» - Normand Provencher, Le Soleil.«.il a choisi de faire un film, un vrai, un bon, qui raconte une histoire.line réussite cinématographique.» - Franco Nuovo, Le Journal de Montréal.\u2022 * \u2019\u2022 «Une oeuvre à la fois rigoureuse et intelligente.Falardeau a réussi un tour de force.» - [lie Costiel, CH AA.«Un film exceptionnel et extrêmement intelligent.» ¦ Suzanne Lévesque, Bon Matin Radio-Canada «Un film affreusement nécessaire et parfaitement justifiable.' Chaque individu qui se dit habitant ae ce pays doit aller le \\ voir.» ¦ ,\t- Marc-André Lussier, CIBL , «.le cinéaste frappe fort et juste, ta plein dans le mille ! Son film est d'une intensité et d'une efficacité rares.Un film qui fera époque.à voir absolument.» - Denise Martel, Journal de Québec.«?1 /2.un film provocant et prenant.» ¦ Bill Brownslein, The Gazelle.«Octobre, un «thriller» prenant, psychologique et plein de suspense.» -\tBrendon Kelly, Variety.CKAC730Q ?Qcolbystfrfo' VERSION ORIGINALE FRANÇAISE 73 ST-HYACINTHE 773-9492 Le Paris___________* VERSION FRANÇAISE AVEC SOUS-TITRES ANGLAIS - PERSONNE NE M\u2019AIME MARION VERNOUX i ii\u2014.ijjj.m\t* nrgs abloonaK l\u2019étranger ?nn DOLBY STEREO I ?nnf DOLBY snrëôl LES GENS NORMAUX N'ONT RIEN D'EXCEPTIONNEL 4,\t* MICHEL SIMON à % PRIX * GEORGES SADOUL Æ UN TOUR DE FORCE ^\t* CYRIL COLLARD Prenvère\t'\t, .\tCÉSAR DU MEILLEUR ESPOIR FÉMININ 1994 UN EVENEMENT\tValeria bruni-tedeschi À NE PAS MANQUER époustouflante de bout en bout Le Monde FORMIDABLE N Observateur ON PEUT PARLER DE \u201cCHEWOEUVRE\" eue un film de LAURENCE FERREIRA BARBOSA prima film\t*DDBS mm MAINTENANT À L\u2019AFFICHE! iiuiiHjilii'A'i'iLjptn iiiijiin'iijjiii'inidfiTrîTn nj7Mgil2530| \u2022» nClDâiTSTSôl CKAC730Q Ë3 \u2014^ mmm CAROLE BOUQUET MICHEL BLANC GROSSE FATIGUE UNE COMÉDIE DE MICHEL BLANC A?\tPRIX DE LA\tV, COMMISSION SUPÉRIEURE «\tET TECHNIQUE\t$; CANNES HBiBB (( PRIX DE LA CRITIQUE INTERNATIONALE % r PRIX DU MEILLEUR FILM CANADIEN\t| FESTIVAL DES FILMS DU MONDE\tBS \u201cA couper le souffle!\u201d Eric Ptftirlaniy, Vqir i*miv sir nui GALERIES IAVAL8M9-FILU + rTTOCTTiUTUmi I K I) E V 0 I K , LES SAMEDI H E T DIMANCHE IF 0 C T » BUE I I» » 4 i k».' fT.¦ '\u2022*>:'v# ÿ;|i-}f** Ministère de la Culture et des Communications impçesam MUSI Le temps des idoles n\u2019est pas fini Alors que Johnny devient l\u2019Américain de ses rêves, Sylvie redevient la petite chérie des Français ROUGH I0WN Johnny Hallyday ; Philips (PolyGram) Importation C omme dit la chanson, il s\u2019appelle Jean-Philippe Smet, il esi né à l^tris, mais on le connaît mieux sous le nom de Johnny.Johnny Hallyday, dit l\u2019affreux Jojo, celui qui a lout fait.En 34 années à la une du rock français, Johnny Hallyday a tout assumé, tout incarné, tout réussi, lout gâché et survécu à toutes les modes qu\u2019il a embrassées avec la même sincérité et le même acharnement, plus souvent ridicule que sublime, mais toujours la tête haute et le regard bleu acier.11 a été rock\u2019n\u2019roll, il a été twist, il a été soul, il a même été bidasse.11 a porté des fleurs dans les cheveux en chantant San Francisco et chanté à pleins poumons cjue Jésus-Christ est un hippie.Les jumpsuits à émeraudes, franges et paillettes d\u2019Elvis, les cuirs à pointes métalliques de Mad Max, les complets-costards d\u2019Eddie Constantine, les tuxedos d\u2019Eddie Barclay, les ponchos indiens de Clint Eastwood, le T-shirt blanc de, Springsteen et Brando, les pantalons pattes d\u2019eph\u2019 à taille haute de Travolta, les gros biceps de Schwar- zenegger, il a tout revêtu.Harleys dans le détîert de l'Arizona et chevaux en Camargue, il a tout enfourché.Acteur brillant, il a joué dans un Costa-Gravas et un Godard.Acteur médiocre, il a roulé des mécaniques et descendu des trafiquants de coco dans une télésérie policière (David litnsky).Il est le con de service aux Guignols de l\u2019info, les marionnettes d\u2019un journal télévisé satirique à la française.Il a marié Sylvie, divorcé Sylvie, marié Babeth, divorcé Babe-th, marié Adeline (la fille de son meilleur pote, qu\u2019il a connue aux couches, le salaud), divorcé Adeline, remarié Adeline, re-divorcé Adeline.Il a enregistré 725 chansons différentes et son intégrale (parue en 1993 et vendue dans un étui de guitare) contient quarante disques compacts.Et il continue.A 51 ans, gueule taillée au scalpel, pattes d\u2019oies et poches sous les yeux escamotées par les rafistoleurs professionnels des faciès idolâtrés, tatouages en évidence, Johnny Hallyday vient tout juste de lancer mardi son premier véritable album américain.Preuve qu'après tout, il n\u2019avait pas encore tout fait.Certes, il avait déjà chanté en anglais, de quoi remplir Le 18 octobre 1994, 20 h 00 LE PIANISTE JÔRG DEMUS BACH: Fantaisie chromatique et fugue en ré mineur BWV 903 MOZART: Fantaisie en ré mineur K.397 SCHUBERT: Sonate en si bémol majeur D.960 DEMUS: Fantaisie-ballade en si bémol mineur, op.31, «Moia Bieda» (1992) Jôrg Demus, piano\t.SCHUMANN: J 6\t1\tFantaisie en ut majeur, op.17 (1836) Bell Information: Pro Musica, 845-0532 Billets: 22 S, 17 $, 10 $ (étudiants), taxes incluses (redevance en sus) Théâtre Maisonneuve Résèrvalions téléphoniques:\t'Redevance de 1.25 S + îax'es U U tins Arts\t.514 842-2112 Frais de service sur tout billet de plus de 10.S 514 842-2112Frais de service sur tout biilel de plus de 1Û.S MENTAIRE MERCREDI 22 FÉVRIER 1995 À 20 h LE CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS MUSICAUX AVENIR PRO MUSICA Théâtre Maisonneuve, Place des Arts (Série «Émeraude») Le 18 octobre 1994, 20 h 00 le pianiste Jorg Demus Bach: Fantaisie chromatique et fugue en ré mineur BWV 903 Mozart: Fantaisie en ré mineur K.397 Schubert: Sonate en si bémol majeur D.960 Demus: Fantaisie-ballade en si bémol mineur, op.31, «Mois Bieda» (1992) Schumann: Fantaisie en ut majeur, op.17 (1836) Billets: 22 S, 17 $, 10 $ étudiants, taxes incluses (redevance en sus) Place des Arts (842-2112) Information: Pro Musica (845-0532) EN COLLABORATION AVEC LE DEVOIR deux compacts de l\u2019intégrale avec des tas et des tas de versions agenouillées d\u2019immortelles du rock\u2019n\u2019roll, mais jamais un album entier de chansons originales.Son véritable rêve, depuis le début.Cette fois, ça y est: son disque estampillé USA, il l\u2019a fait, le bougre d\u2019entêté, et bien fait.Rough Town pourrait être l\u2019album d\u2019un vieux routier yankee méconnu, un Joe Ely, un John Prine ou un Billy Joe Shaver, tellement rien n\u2019y dénonce le frenchie en pâmoison devant les westerns traduits des cinoches du 9e arrondissement.A croire qu\u2019il est devenu Ricain pour de vrai, le Jojo, à force de sillonner les routes de l\u2019Amérique à dos de moto.Lui qui, à seize ans, mâchouillait le Tutti Frutti de Little Richard en pur yaourt, chante maintenant le southern rock\u2019n\u2019soul sans le moindre accent.Qui plus est, rayon chansons, ce n\u2019est pas l\u2019habituel lot de restes réchauffés pour le chanteur français en goguette aux USA.Bryan Adams en a écrit une, Paul Brady également, et pas des dons de charité.C\u2019est de la vraie tambouille qui fleure bon le rock de racines, avec des mélodies qui font leur poids, des chœurs gospel à la Staple Singers, des cuivres géhéreux et des guitares qui planquent les riffs qu\u2019il faut.C\u2019est Chris Kimsey, un ancien collaborateur des Rolling Stones, qui a supervisé l\u2019opération.Et les musiciens, évidemment, sont du meilleur niveau: le guitariste canadien Colin James, de moins en moins pied-tendre depuis qu\u2019il joue avec son Little Big Band, n\u2019y va pas mollo côté solos bluesés, et l\u2019orgue de Chuck Leavell, le claviériste attitré des Stones, a ses entrées partout et nimbe l\u2019album entier de sa chaleureuse B-3.Et puis, surtout, il y a la voix.L'incroyable voix de Johnny.S\u2019il dure, Jojo-caméléon, s\u2019il est encore dans le collimateur des Français, si les Yankees ne lui rient pas a la figure, c\u2019est parce qu\u2019il a dans les cordes vocales de quoi faire perdre la face aux quatre locataires présidentiels du mont Rushmore.Et il n\u2019a pas seulement le coffre de Fort Knox, mais une fabuleuse maîtrise de ses effets vocaux: écoutez-le sur Fool For The Blues, Liglitnin' et Dry Spell, chantant le blues comme aucun Français (et bien peu d'Américains) n\u2019y étaient parvenus avant lui, avec ce timbre lourd et menaçant qui peut éclater à tout moments en cris larges comme les épaules de Jack Balance.Personne, même James Brown, ne crie comme Johnny.Et personne d\u2019autre que lui ne pouvait s'offrir l'Amérique comme si elle lui avait été promise, en mariage, il y a 34 ans, le jour où il a choisi de troquer Smet pour Hallyday.Avec Rough Town, pas de doute: Johnny a pris pays.SESSIONS ACOUSTIQUES Sylvie Vartan Philips (Polygram) Importation Cette voix de Bulgare un peu rauque, cette moue boudeuse, cette frange blonde sur le front, ce minois mignon et renfrogné, cette façon un peu dédaigneuse de prononcer «Ne t\u2019en va pas mon amour.»: je craque.Comme tous les Français de France, et quelques autres autour du monde (elle a des fans jusqu\u2019au Japon), je suis amoureux éperdu de la Sylvie Vartan première époque, celle qui chantait La plus belle pour aller danser, le fabuleux slow-rock que Charles Az-navour et son beau-frère Georges Garva-rentz avaient créé expressément pour elle.Je l\u2019avais vue en spectacle en 1975, en première partie de Johnny Hallyday à la Place des Nations, mais elle était déjà, à ce moment-là, de plain-pied dans sa phase bis Vegas, gonflée de prétention et dénuée de son charme d\u2019antan: ce n\u2019était plus ma Sylvie.Je croyais bien ne jamais la retrouver.Il a fallu qu\u2019elle chante Tes tendres années, a cappella, faussant délicieusement devant 60 000 fans délirants au Parc des Princes en juin 1993 lors du gigantesque show-anniversaire des cinquante ans de son ex-mari Johnny Hallyday, pour que le charme opère à nouveau.C\u2019était la vraie Sylvie, la petite chérie des Français, celle qui fit craquer Jojo en 1962.Un peu remuée elle-même par l\u2019événement, ou flairant la belle occasion de vampiriser les vieux fans attendris (mon interprétation des motifs de la belle change selon que le romantisme ou le cynisme prend le dessus), Vartan a décidé de réenregistrer ses grands succès, à la manière unplugged.L\u2019album s\u2019intitule Sessions acoustiques, et j\u2019en raffole.L\u2019intérêt du disque tient à qu\u2019il ne s\u2019agit pas de refontes modernisées a la Claude Léveillée ou à la Salvatore Adamo, mais de relectures très joliment réarrangées, à renforts de guitares acoustiques et de cordes.Aucun synthé ne profile sa méchante silhouette à l\u2019horizon, et Vartan se soumet à l\u2019exercice, forcément nostalgique, avec un plaisir évident, comparable à celui qui émane de la récente compilation de Pierre bilonde.C'est un chouette clin d\u2019œil aux fans, assumé comme tel.De fait, toutes mes préférées y sont: les tubes (Tous mes copains, En écoutant la pluie, La plus belle pour aller danser), la swingnante Ne t\u2019en vas pas, la mélodramatique Par amour par pitié (que nos Sultans avaient reprise en 1967), et même Tes tendres années, telle que chantée au Parc de Princes, le regard de Sylvie ferré dans celui de Johnny: «Le matin quand tu partiras / Quand tu pleureras / Dis-toi bien que tu vivais / Tes tendres années.» La vie est un roman-photo pleurnichard, et c\u2019est très bien ainsi.Sylvain Cormier Association pour la création et la recherche électroacoustiques du Québec (ACREQ) Code d\u2019accès Ensemble Contemporain de Montréal CECMj Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV) Galerie Montcalm (Hull) Musica Nova (Lennoxville) Nouvel ensemble moderne (NEM) Productions Super Mémé Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ) Renseignements : Conseil québécois de la musique 5505, boul.Saint-Laurent, bur.4202 Montréal H2T 1S6 Tél.: (514) 277-7466 I Gouvernement du Québec Ministère de la Culture I et des Communications LE DEVOIR Les samedis & mercredis 985-3316 1-800-363-0305 Télécopieur 985-3390 K I) K V 0 I |{ , I.K S S ,\\ M K I) I K K T l> I M A X (' Il K II (I (' T (I H II K I II il I (\u2019 Il LA TELE WEEKEN \\ M E j, /j / * s SOÎI?f/t h Q u \\y LA RUÉE VERS L\u2019ART Entrevues avec Denis Marteau et Bertrand Tavernier.Bortrait de Suzanne Harel, costumière et responsable méconnue du succès de bien des spectacles.Radio-Canada, 17h PAULE DES RIVIÈRES RAISON PASSION Denise Bombardier rencontre le ministre de l'Education Jean Garon.Tiendra-t-il des états généraux prochainement?S'attaquera-t-il à la qualité du français?Radio-Canada, ltth2() PHOTO JACQUES GRENIER Ia\u2018 cinéaste lU'rtnuul Tavernier /parle de son film La Fille de d'Arta|{nan.RBO HEBDO Les quatre humoristes effectuent leur retour à la télévision.Ils promettent de l'ancien et du nouveau et ils sont vaguement nerveux.Radio-Canada, 19h CHELA OUATE Une nouvelle émission prometteuse, au cours de laquelle Christian Spitz, dit le Doc, donne la parole aux jeunes pendant trois heures.A Fun Radio, M.Spitz avait créé la controverse en laissant les jeunes dire tout.Tout.TV5, 21 h CI\tNÉ MA \t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t a 2)é
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