Le devoir, 4 novembre 1994, Page(s) complémentaire(s)
[" LE DEVOIR PERSPECTIVES Le fantôme de Lévesque \\ A l\u2019aube d\u2019une année référendaire, voici qu\u2019on fait revivre René Lévesque par une biographie en trois tomes, dont le premier paraît cette semaine, sous la plume du journaliste Pierre Godin.Les deux autres paraîtront en 1995, en pleine fièvre référendaire.L\u2019auteur se défend d\u2019avoir planifié le coup.Il n\u2019empêche que pour les souverainistes, l\u2019affaire tombe à point.Comme le disait cette semaine l\u2019exministre Camille Laurin, l\u2019évocation du souvenir de Lévesque ne peut qu\u2019aider la Cause.La perception qu\u2019on a de lui, y compris chez les jeunes qui ne l\u2019ont pas connu, «est généralement positive», observe le sondeur Jean-Marc Léger.Non seulement Lévesque «ne fait plus partie de la polémique politique», mais «il n\u2019a droit qu\u2019à des éloges depuis sa mort.Personne n\u2019ose le critiquer.Il est déifié».Même ses adversaires l\u2019ont adulé, s\u2019en sont réclamés, quand cela pouvait servir leurs intérêts politiques.Encore durant la dernière campagne électorale, Daniel Johnson attaquait Parizeau: «Il lui manque le sens démocratique à la René Lévesque.» En 1992, Brian Mulroney avait soutenu que Lévesque aurait été satisfait en grande partie par l\u2019Accord de Charlottetown.Au printemps 1991, Robert Bourassa disait de lui qu\u2019il «a donné beaucoup de crédibilité à l\u2019option.Il a défendu un nationalisme dénué de chauvinisme, un nationalisme ouvert et fondé autant sur l\u2019identité du peuple québécois que sur le fonctionnement du système.Après la défaite référendaire, il a respecté la volonté populaire.Ce sont des attitudes de ce genre qui ont fait qu\u2019au-jourd\u2019hui on peut avoir sur la question nationale un débat qui se déroule dans un climat de relative sérénité».M.Bourassa, aux prises alors avec le rapport Allaire et celui de la Commission Bélanger-Campeau, n\u2019en retenait pas moins ce qui était à son avis un trait de Lévesque: la prudence, qui l\u2019aurait incité à demander, en 1980, un mandat de négocier et non de réaliser la souveraineté.Mais il avait un reproche à lui faire: «Quand l\u2019avenir d\u2019un peuple est en cause, on ne doit pas faire un référendum qu\u2019on n\u2019est pas certain de ga-gnçr.» A la même époque, à l\u2019occasion d\u2019un colloque sur Lévesque organisé à l\u2019UQAM, ce fut au tour de Parizeau d\u2019invoquer le père fondateur pour combattre Bourassa.«Ce serait trahir René Lévesque si, après toutes ces années à clarifier les choses, à chercher un pays, on laissait de côté un consensus de plus en plus net des Québécois.Nous ne pouvons pas nous maintenir dans la confusion à chercher des voies obscures», disait-il.Le lancement du livre, auquel Parizeau a participé, mardi, coïncide avec le septième anniversaire de sa mort.Il coïncide aussi avec un épisode douloureux de l\u2019histoire du parti.Il y a dix ans, en novembre 1984, sept ministres et trois députés du PQ démissionnaient, en rupture avec Lévesque, dont il ne voulaient pas partager le «beau risque fédéraliste».Il y avait parmi eux Jacques Parizeau.Quoi qu\u2019il en soit, le souvenir de Lévesque demeure une inspiration pour les troupes péquistes, qui se réunissent samedi en conseil national.Lors de la soirée du 25e anniversaire du PQ, en marge du congrès d\u2019août 1993, les organisateurs avaient préparé un document visuel, enfilade d\u2019images du fondateur à diverses époques.Sa cigarette.Son sourire.Ses mimiques.Il fallait voir ces mille paires d\u2019yeux rivés à l\u2019écran.On n\u2019entendait pas sa voix, mais tout le monde lut sur ses lèvres: «Si je vous ai bien compris, vous êtes en train de dire: à la prochaine fois.» Parizeau prit le micro et demanda aux partisans de cesser d\u2019applaudir.«On vient de voir le patron, dit-il.Il n\u2019aura jamais de successeur.Jamais.Il a, été chef du parti, chef du gouvernement, homme d\u2019Etat.Un homme parmi les meilleurs d\u2019entre nous.Il a été aussi une conscience, une âme, dit-il; quelque chose que d\u2019espèces de technocrates dans mon genre ne seront jamais.» Comme chaque année depuis 1988, M.Parizeau est allé déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de Lévesque.«Cette année, dit-il, ç\u2019a une signification particulière.Le parti qu\u2019il a fondé revient aux affaires et nous marquons la continuité de l\u2019action et des objectifs de cet homme.Dans ce sens-là, c\u2019est plus émouvant que les années antérieures.Ses premières tentatives d\u2019organiser un pays ont passé à travers beaucoup de tourmentes.Cette fois-ci, nous sommes plus avertis, plus déterminés, en grande partie grâce à lui.» Lévesque ne se reconnaissait pas cette envergure historique.Dans une lettre à Pierre Vadeboncoeur, en 1973, que l\u2019écrivain révélait en 1991, il écrivit: «Je n\u2019accepte pas, autant vous le dire d\u2019emblée, votre définition historique de mon rôle.J\u2019ai lu ou suivi assez d\u2019histoire d\u2019ici ou d\u2019ailleurs pour refuser l\u2019idée de l\u2019homme irremplaçable.» Lévesque est mauvais juge, enchaînait Vadeboncoeur à l\u2019époque.«Nous savons mieux que lui sur ce point: un peuple s\u2019est largement coulé dans sa pensée.Ce n\u2019est pas rien.» Même ses adversaires ont adulé Lévesque, s\u2019en sont réclamés, quand cela pouvait servir leurs intérêts politiques Michel Venue ?m INDEX MÉTÉO Agmda\t\t\u201e.B8 Avis publics.,\t,.B5 Classées\t\t.JM Culture\t\t\u201eB10 Économie\t\t.A8 Éditorial\t\t.AlO Le monde\t\t.A6 Mots croisés.\t.A4 Les sports.\t,.B5 Montréal Nuageux.30 % de probabilité d'averses en après-midi.Max: 12 Québec Nuageux avec éclaircies.Max: 9 Détails en Al 2 POLITIQUE\t\tMONTRÉAL\tm La résidence de Parizeau\t\tLes cols bleus renouvellent #\t*w en territoire fédéral\tET * V*>\tleur appui au RCM\t PAGE A 5\tmm\tPAGE A 4\t CULTURE Le prix Fémina à Olivier Rolin PAGE B 10 USS ' ¦ r ' ?Ê0Ê \u2022M Wm.W:iÀ Québec pourrait verser 1,5 million$ pour scinder la direction de la Caisse de dépôt GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Ly annonce du premier ministre Jacques Parizeau d\u2019éli-r miner la direction bicéphale à la Caisse de dépôt et placement du Québec pourrait coûter au bas mot 1,5 million $.M.Parizeau pointait ainsi en direction de Guy Sa-vard, l\u2019actuel président et chef de l\u2019exploitation de l\u2019institution, qui s\u2019accroche à un contrat de sue ans commandant un salaire annuel de 250 000 $.Visé directement par cette décision qui nécessitera le dépôt d\u2019un projet de loi avant Noël, Guy Savard, qui pilo- te présentement la Caisse aux côtés de Jean-Claude Delorme, se voit ainsi menacé de rétrogradation.«Il s\u2019agit d\u2019une toute nouvelle situation, qui vient modifier le contrat existant», a souligné une source bien au fait du dossier.En conférence de presse mercredi, M.Parizeau a annoncé le dépôt, en décembre prochain, de projets de loi visant à éliminer la direction bicéphale qui coiffe présentement la Caisse de dépôt (et Hydro-Québec) et à rétablir une structure unique de commandement.Aux termes de cet exercice, seul le poste de président, en l\u2019occurrence Jean-Claude Delorme, sera protégé par la loi et son remplacement soumis au vote de l\u2019Assemblée nationale.Par ricochet, les nouvelles fondions de M.Savard seront désormais définies par le conseil d\u2019administration de la Caisse.«Même s\u2019il s\u2019en défend, ce que les propos de M.Parizeau laissent entendre, c\u2019est que M.Savard doit sauter, a ajouté notre source, et ce, que la sortie lui soit indiquée par le gouvernement ou par le conseil d\u2019administration, dont les membres sont nommés par le gouvernement.En revenant à un seul joueur, Québec apporte d\u2019impor- VOIR PAGE A 12: CAISSE PHOTO JACQUES NADEAU Le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, prête une oreille attentive aux propos , du directeur général de la Sûreté du Québec, Robert Lavigne, suite à l\u2019annonce de la tenue d\u2019une enquête sur le corps de police de Chambly et sur l\u2019intervention policière de la SQ.Les dirigeants de la Fédération des policiers du Québec (à l\u2019arrière-plan) ont profité de l\u2019intermède pour parler stratégie.Fausse paix entre les bleus et les verts?Les policiers de Chambly entendent poursuivre leurs procédures contre la SQ MARC THIBODEAU LE DEVOIR Le syndicat représentant les policiers de Chambly entend poursuivre ses procédures légales contre la Sûreté du Québec, même si le ministre de la Sécurité publique du Québec, Serge Ménard, soutient que la «paix est désormais revenue entre les verts et les bleus».«Il n\u2019est pas question pour nous d\u2019arrêter ces démarches.Nous ne sommes pas encore tout à fait prêts à aller de l\u2019avant, mais nous avons deux enquêteurs qui travaillent avec nous pour aller chercher les éléments qui nous manquent», a précisé hier le président de la Fédération des policiers du Québec, Jean-Guy Roch.La Fédération avait annoncé le mois dernier qu\u2019elle souhaitait poursuivre les responsables de l\u2019opération me née contre le poste de police de Chambly en dommages pour atteinte à la dignité, l\u2019honneur et la réputation des policiers concernés et de leurs familles, violation de leur vie privée et détention illégale, ainsi que pour compenser les dommages qu\u2019ils ont subis.M.Roch a réitéré ces intentions, hier, à la suite d\u2019une conférence de presse à la mairie de Chambly, où le ministre Ménard a annoncé officiellement la tenue d\u2019une VOIR PAGE A 12: PAIX Les minorités revendiquent leur place à l\u2019Hôtel de Ville KONRAD YAKABUSKI LE DEVOIR Keder Hyppolite éclate de rire lorsque l\u2019on lui affirme que d\u2019aucuns le voient comme membre du prochain comité exécutif de la Ville de Montréal.Pas parce qu\u2019il trouve l\u2019idée risible.Au contraire.Il rit plutôt comme on le fait en apprenant que ce que l\u2019on convoite depuis si longtemps semble enfin, peut-être, à portée de main.«Tout le monde dit ça et ça serait quelque chose de vraiment extraordinaire, confie celui qui s\u2019est longtemps acharné à améliorer le sort des minorités ethniques à Montréal et siège depuis 1991 au Comité de déontologie de la police de la CUM.Mais je vais me faire élire d\u2019abord.» Un défi de taille.D\u2019abord parce que M.Hyppolite, de race noire et d\u2019origine haïtienne, brigue les suffrages dans le district de Rivière-des-Praires, là où la communauté italienne constitue le quart des électeurs et où le conseiller sortant s\u2019appelle Bianco.Deuxièmement, parce que dans toute l\u2019histoire de Montréal, il n\u2019y a jamais eu de conseiller municipal de couleur de peau autre que blanche.Bien que les minorités visibles du Québec aient franchi la barrière invisible en faisant élire quelques-uns des leurs aux niveaux provincial et fédéral, ils demeurent absents des bancs décisionnels de l\u2019Hôtel de Ville de la métropole.Cette absence durera-t-elle après dimanche?Pour la santé de la vie politique de Montréal, espérons que non, dit Fo Niemi, directeur général du Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR).«Le conseil doit refléter la composition et la diversité ethnique de la ville, affirme-t-il.Quelqu\u2019un qui n\u2019a jamais su quels sont les problèmes des nouveaux venus à la recherche d\u2019un logement (.) ne pourra pas prendre de décisions très sensibles à l\u2019égard de la problématique.Imaginez comment un conseil exclusivement masculin pourrait se prononcer sur la violence conjugale.» Décidément, on est loin d\u2019atteindre le seuil souhaité par M.Niemi.Des 204 candidats présentés par les quatre principaux partis politiques montréalais, à peine sept, ou 3,4 %, appartiennent à des minorités visibles, alors que ces dernières forment 15 % de la population montréalaise.Et la plupart d\u2019entre eux ont de minces chances de gagner.Cela n\u2019empêche pas Keder Hyppolite, qui se présente sous la bannière du Rassemblement des citoyens de Montréal, de revendiquer sa place dans la salle du conseil.«J\u2019ai fait ma part comme militant pendants les 22 ans que j\u2019ai vécu au Québec.Il est temps maintenant que je fasse partie des décideurs, soutient celui qui dirige le Service d\u2019aide aux néo-Québécois et aux immigrants (SANQI) depuis dix ans.C\u2019est un juste retour des choses.» M.Hyppolite, 48 ans, n\u2019est pas étranger à la vie politique.Il est déjà commissaire à la Commission scolaire protestante du Grand Montréal.Il milite au sein du RCM depuis une douzaine d\u2019années et s\u2019est présenté comme candidat du NPD aux élections fédérales de 1988.Il a troqué sa carte de membre du NPD contre celle du Parti libéral du Canada en 1992.Et il ne cache aucunement ses ambitions politiques.Le fait qu\u2019il soit issu d\u2019une minorité visible, il MUNICIPALES VOIR PAGE A 12: MINORITÉS La presse française brise la «conspiration du silence» Paris-Match publie la photo de la fille naturelle de Mitterrand YVES DE SAINT JACOB AGENCE FRANCE-PRESSE Paris \u2014 La presse française a brisé hier un tabou qu\u2019elle s\u2019était imposé, en parlant pour la première fois d\u2019aspects très privés de la vie du président François Mitterrand et en publiant des photos d\u2019une jeune fille de vingt ans,,Mazarine, fille naturelle du chef de l\u2019État français.L\u2019hebdomadaire illustré à grand tirage, Paris-Match, a reproduit cinq photos de la jeune fille, dont une avec le président français à la sortie d\u2019un restaurant parisien, manifestement prise à la sauvette.Un livre du journaliste Philippe Alexandre doit sortir cette semaine et revenir en détails sur ce qu\u2019il appelle «la famille morganatique» du président, après vingt ans de «conspiration du silence de tous les journalistes français».M.Mitterrand, 78 ans, est père de deux garçons quadragénaires, Gilbert et Jean-Christophe, nés de son épouse Danielle.L\u2019existence de Mazarine \u2014 un prénom très peu commun \u2014 était connue depuis longtemps dans les milieux politiques et dans les salles de rédaction.Plusieurs livres ou articles en avaient parlé, mais il s\u2019agissait généralement de publications pamphlétaires, d\u2019auteurs connus pour leur engagement politique extrémiste.Un roman et même un film avaient mis en scène en 1984 un président français avec un enfant naturel, mais toute rela- VOIR PAGE A 12: MITTERRAND La soudaine publication des photos de Mazarine traduit un changement de mœurs de la presse française.ÉCONOMIE La cote de crédit du Québec sous surveillance PAGE A 8 A 12 I, E I) E V 0 I It , L E V E N I) K E I) I I NOV E M It It E I !) !) I LE DEVOIR ACTUALITES CAISSE Six ans encore au contrat de Savard SUITE DE LA PAGE 1 tantes modifications à la situation actuelle.Une telle rétrogradation (de M.Savard) constitue ni plus ni moins un bris de contrat et commande, par le fait même, le respect de ses clauses et conditions.N\u2019oublions pas qu\u2019une nouvelle loi ne peut modifier un contrat signé antérieurement.» Il reste encore six ans à courir au contrat de Guy Savard et son salaire annuel est fixé à 250 000 $.C\u2019est donc avec une allocation de départ de 1,5 million $ que doit jongler le gouvernement du Québec à l\u2019heure actuelle, une facture éventuelle qui ne comprend pas les indemnités susceptibles d\u2019être versées au personnel immédiat, dont le contrat de travail est lié au poste de M.Savard.Les jours de M.Savard sont comptés depuis l\u2019élection du Parti québécois.Pris à partie lors de l\u2019adoption, en décembre 1990, d\u2019un projet de loi visant à scinder en deux la direction de la Caisse pour faciliter la venue de Guy Savard, M.Parizeau, alors chef de l\u2019opposition, promettait qu\u2019une fois le Parti québécois élu, il rétablirait la direction unique à la Caisse et inviterait ensuite le conseil d\u2019administration de l\u2019institution à trouver une autre affectation à Guy Savard.M.Savard était alors présenté comme étant le «collecteur de fonds pour le Parti libéral du Québec».Et en tant que militant libéral, organisateur politique et pourvoyeur de fonds, il a travaillé étroitement avec Paul Martin, ministre fédéral des Finances et «adversaire» de Jean Campeau, ministre québécois des Finances et ancien dirigeant de la Caisse.Le Devoir, dans son édition de samedi dernier, citait une autre source fiable annonçant le départ éventuel de Guy Savard.Ce dernier en aurait déjà été avisé mais s\u2019accrocherait, en toute légitimité, aux termes financiers de son contrat.Le contentieux du gouvernement, encore secoué par les 2 millions $ versés par Domtar à MM.Desjardins et Gobeil, a examiné toutes les possibilités pour réduire autant que possible le montant qu\u2019il sera appelé à débourser.S\u2019il ne peut éviter le débours, «ie gouvernement pourra toujours demander au conseil de ne pas combler le poste laissé vacant par le départ de M.Savard; Québec pourra aussi justifier l\u2019allocation versée par l\u2019élimination d\u2019un salaire et par la correction d\u2019anomalies imposées par le gouvernement précédent», a présumé notre source.Dans ce jeu de têtes «qui roulent», M.Delorme se voit donc pour l\u2019instant maintenu en fonction.Une «mutation latérale» de M.Delorme n\u2019est pas exclue, son contrat comportant, dit-on, une clause dite de «serviteur de l\u2019Etat», une vacance que l\u2019on voit, dans les milieux financiers, être comblée par Claude Blanchet, président du Fonds de solidarité de laFTQ.Même constat avec Richard Drouin, président du conseil et chef de la direction à Hydro-Québec, M.Parizeau ayant déclaré mercredi ne pas avoir de raison de croire qu\u2019il ne demeurera pas à la barre de la société d\u2019Etat.Puisque la direction bicéphale dominant également à Hydro-Québec sera également éliminée, le rôle d\u2019Armand Couture, actuel président et chef de l\u2019exploitation, reste à définir.Samedi dernier, Le Devoir citait une source fiable parlant d\u2019une mutation de M.Couture dans la haute fonction publique, un déplacement qui ouvrirait la porte à Yves Duhaime, officiellement «en réserve de la république» depuis son départ de Natrel le 28 octobre dernier.% y ^ %Lt MINORITES PHOTO JACQUES GRENIER Keder Hyppolite SUITE DE LA PAGE 1 le qualifie d\u2019une «arme à double tranchant» dans la poursuite de sa carrière politique.«Je me présente comme un candidat \u2014 tout simplement», dit-il.Mais il n\u2019en demeure pas moins, ajoute-il du même coup, que sa présence au conseil municipal aiderait à «apporter certains ajustements» aux programmes de la Ville, surtout ceux qui ont trait à l\u2019égalité à l\u2019emploi, à l\u2019amélioration des relations interculturelles et à la sécurité publique.Pour sa part, Kettly Beauregard se froisse lorsque l\u2019on lui fait remarquer qu\u2019elle est la seule candidate de Vision Montréal appartenant à une minorité visible.«Le terme \u201cminorité visible\u201d est un terme de fonctionnaires.Moi, je suis une Montréalaise issue d\u2019une autre culture.Je fais campagne comme n\u2019importe quel candidat le fait, réplique celle qui est colistière du chef de VM, Pierre Bourque, dans le district de Ma-rie-Victorin.Je ne fais pas campagne en tant que minorité visible.De toute façon, les gens le voient» Mme Beauregard, elle aussi d\u2019origine haïtienne, estime toutefois que son élection favoriserait «des relations plus harmonieuses entre les groupes ethniques» et «calmerait les tensions» entre ces derniers et les autorités de la Ville.Parmi les sept candidats émanant d\u2019une minorité visible, certains estiment que c\u2019est David Ly qui a les plus fortes chances de gagner.L'ingénieur de 29 ans, qui brigue les suffrages comme candidat du Parti des Montréalais dans Victoria, jouit d\u2019une organisation impressionnante et courtise en particulier la population immigrante du district.C\u2019est d\u2019ailleurs le PM de Jérôme Choquette qui compte le plus grand nombre de candidats issus des minorités visibles avec, outre David Ly, Van Petteway dans Petçr-McGill et Pierre-Erick Noël dans Etienne-Des-marteau.La Coalition démocratique Montréal écologique mise sur Dan Philip, le leader de la Ligue des Noirs du Québec, dans Notre-Dame-de-Grâce, et $ur Philip Chee dans Louis-Riel.A part M.Hyppolite, l\u2019équipe du RCM comprend un autre candidat de couleur de peau autre que blanche.11 ^\u2019agit de Nadir Haddam, dans Saint-Edouard.PAIX Les conclusions en juin SUITE DE LA PAGE 1 enquête portant sur le corps de police de la ville et l\u2019intervention de la Sûreté du Québec.C\u2019est le juge de la Cour du Québec, Pierre Verdon, qui a été désigné pour mener l\u2019enquête.Ce dernier avait été nommé sous-ministre associé au ministère de la Sécurité publique dès la création de ce ministère en 1986, avant d\u2019accéder à la Cour du Québec en 1988.Il a notamment assumé le poste de procureur auprès de la Commission d\u2019enquête sur le crime organisé ef a été substitut du procureur en chef de Montréal.Le ministre Ménard a précisé que le magistrat bénéficierait d\u2019un mandat assez large.Il devra revoir les éléments qui ont motivé l\u2019enquête de la Sûreté du Québec et qui ont mené à l\u2019opéra- tion Brigade, analyser la façon dont l\u2019opération a été conduite et évaluer les alternatives possibles.«M.Verdon examinera également les allégations faites contre le corps de police de Cham-bly, a souligné le maire Ménard.Il n\u2019est cependant pas nommé pour juger les crimes qui auraient pu être commis, si de tels crimes sont réellement survenus.» Les conclusions de l\u2019enquête devraient être déposées le 1er juin 1995.Le ministre a assuré qu\u2019elles seraient rendus publiques.Le directeur général de la SQ, Robert La-vigne, présent à la conférence de presse, s\u2019est dit prêt à collaborer pleinement à l\u2019enquête au même titre que M.Roch.Il a par ailleurs précisé que la SQ n\u2019avait rien à se reprocher dans ce dossier et a refusé d\u2019adresser des excuses publiques aux policiers de Chambly.«Si on a fait cette intervention, c\u2019est qu\u2019on avait des motifs suffisants, a souligné M.Lavigne.Je n\u2019ai aucune crainte sur la qualité de notre travail.» Le ministre de la Sécurité publique s\u2019est réjoui, malgré ces menus accrochages, de voir les deux corps policiers réunis autour de la même table.«Il faut que cessent ces rivalités qui consomment inutilement de l\u2019énergie», a-t-il souligné.M.Ménard a annoncé par ailleurs qu\u2019il avait donné son approbation à une entente survenue entre la Ville de Chambly et celle de Saint-Hubert, confiant la direction par intérim du service de police de Chambly au directeur du poste de police de Saint-Hubert, Pierre Trudeau.La nomination de cet ex-président de l\u2019Association des directeurs de police et pompiers du Québec a été accueillie avec enthousiasme par la SQ et la Fédération des policiers du Québec.Brevets pharmaceutiques: bloquistes et sénateurs conservateurs contrent l\u2019attaque libérale MANON CORNELLIER PRESSE CANADIENNE Ottawa \u2014 Les députés bloquistes et les sénateurs conservateurs ont réussi hier à contrer l\u2019attaque amorcée par quelques députés libéraux contre la loi sur les brevets pharmaceutiques.Mais ces libéraux n\u2019entendent pas accepter la défaite si facilement et ont promis de revenir à la charge.Le Bloc, lui, ne baissera pas sa garde, ont averti les députés Gilbert Filion et Ghislain Lebel.Cette controverse, qui a éclaté dans un obscur comité parlementaire chargé de revoir la réglementation gouvernementale, a mis en évidence les mêmes divisions régionales et partisanes qui ont marqué le débat autour de cette loi en 1992.La loi C-91 a porté à 20 ans la durée des brevets qui protègent les nouveaux médicaments.Cela a forcé les fabricants de produits génériques à at- tendre plus longtemps avant d\u2019obtenir l\u2019autorisation de réaliser des copies vendues à meilleur prix, La division a été alimentée par le fait qu\u2019une bonne partie des créateurs de nouveaux médicaments se trouve dans la région montréalaise alors que les fabricants de produits génériques sont concentrés en Ontario et au Manitoba.Québec a donc toujours été favorable à la loi C-91 alors que dans les autres provinces on craignait l\u2019impact qu\u2019elle C-91 pourrait avoir sur le prix des médicaments et, par ricochet, sur les soins de santé.Les députés libéraux s\u2019opposent à ce que l\u2019on limite aussi sévèrement la liberté d\u2019action des fabricants de produits génériques.Le 20 octobre dernier, l\u2019ontarien Dan Mc-Teague a donc proposé au comité de révoquer tous les règlements à cet effet, ce qui aurait rendu inopérant ce volet de la loi.Il a reçu l\u2019appui du Par- ti réformiste et de son collègue Torn Wappel tandis que deux députés et un sénateur libéraux se joignaient au Bloc pour s\u2019y opposer.Hier, le libéral Derek Lee a pris la relève en adoptant une méthode plus subtile.Il a suggéré que le comité étudie encore le règlement en question.Des six libéraux présents, seul le sénateur la-vallois Pietro Rizzuto lui a tenu tête, en compagnie des bloquistes et des conservateurs.Le ministre des Affaires intergouvemementales Marcel Massé a soutenu que le geste des députés n\u2019était pas le reflet d\u2019une politique du gouvernement «Le gouvernement a l\u2019intention de garder le \u201cbiÜ\u201d comme il est», a-t-il affirmé.Favorables à la loi, les députés de Saint-Léo-nard, Alfonso Gagliano, et de Lachine\u2014Lac-Saint-Louis, Clifford Lincoln, ne paraissaient pas davantage inquiétés que M.Massé.Fermeture temporaire de SM-3 Sept-îles (PC) \u2014 Hydro-Québec a mis la clef dans la porte à son chantier de construction du projet de barrage sur la rivière Sainte-Marguerite, sur la Côte-Nord, en raison d\u2019un conflit qui oppose un de ses sous-traitants à un groupe de chômeurs.Cette décision entraîne la mise à pied temporaire des quelque 400 travailleurs qui oeuvraient sur les lieux.Pour la troisième fois en moins de deux mois, un groupe de travailleurs affiliés à la FTQ-Construction s\u2019est massé à la barrière de sécurité du projet de barrage SM-3, hier, pour dénoncer les politiques d\u2019embauche d\u2019un entrepreneur de l\u2019extérieur, la firme Nelson Excavation, de Ber-nières, près de Québec.Dès 5h30, ils étaient près d\u2019une centaine à réclamer les 17 emplois que l\u2019entreprise chargée de l\u2019aménagement d\u2019une galerie de dérivation pour ce projet, a octroyé à des travailleurs de l\u2019extérieur.«Il y a un manque de bonne volonté de la part de Nelson Excavation et il existe des gens compétents ici dans la région pour effectuer ce travail là», a déclaré l\u2019un des manifestants.Pendant ce temps, une trentaine de chômeurs se sont dirigés vers les installations de l\u2019entrepreneur, situées à environ 100 kilomètres au nord de la route 138.La direction de Nelson Excavation n\u2019a même pas attendu l\u2019arrivée du groupe et a tout simplement plié bagage en fin d\u2019avant-midi.Exaspérée par ces nombreuses chicanes internes qui retardent régulièrement l\u2019avancement de ses travaux, Hydro-Québec a pris les grands moyens en décidant de fermer le chantier pour une période indéterminée.LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 A 16H30 2050, RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514) 985 3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS TRAIS (514) 985-3344 (514) 985 3344 (514)985 3399 1 800 363 0305 MITTERRAND Changement de mœurs TSUITE DE LA PAGE 1 ion avec M.Mitterrand était soigneusement gommée.La soudaine publication dans un média de large audience de photos de Mazarine traduit un changement de moeurs de la presse française, jusqu\u2019alors discrète sur les affaires privées, et notamment sentimentales, des hommes politiques, à l\u2019inverse des presses britannique ou américaine.Elle revêt aussi une dimension politique évidente.Le président Mitterrand quittera le pouvoir dans sept mois, avec en outre l\u2019incertitude de son état de santé, affecté par deux opérations d\u2019un cancer de la prostate.Les premières réactions traduisent cette situation très sensible.L\u2019ancien président Valéry Giscard d\u2019Estaing, le ministre de l\u2019intérieur Charles Pasqua, le président de la Commission européenne Jacques Delors, assaillis par les journalistes, ont «regretté» ou «déploré» la publication.Les milieux de presse sont restés prudents: les chaînes de télévision n\u2019ont pas ouvert sur l\u2019information et le quotidien Le Monde traite l\u2019information en page 11 en rappelant une anecdote: en 1984, un journaliste avait posé la question directement au président Mitterrand lors d\u2019une réunion en petit groupe.«Oui, et al,ors?», avait répondu le chef de l\u2019Etat.La réponse n\u2019avait pas été répercutée publiquement.M.Jean Miot, un des «patrons» du quotidien conservateur Le Figaro et président d\u2019une puissante organisation patronale de la presse, a estimé qu\u2019il serait regrettable que la presse française «tombe dans le caniveau de certains confrères anglo-saxons».La présidence de la République s\u2019est refusée à tout commentaire.Mais l\u2019hebdomadaire et le journaliste Philippe Alexandre justifient leur décision par le fait que le président Mitterrand, selon eux, ne cache plus l\u2019existence de sa fille.M.Miot estime lui aussi que «ce reportage n\u2019a pu se faire sans l\u2019assentiment du président, qui a décidé de dévoiler sa vie privée».Pour le rédacteur en chef de Paris-Match, Patrick Mahé, le président Mitterrand a la volonté de «lever des tabous lui-même».«Cela fait un an que l\u2019on voit François Mitterrand en public avec sa fille.Ils se montrent, il l\u2019a emmenée lors d\u2019un voyage officiel en Afrique du Sud et elle était à la réception donnée lors de la visite en France de l\u2019empereur du Japon», a-t-il souligné.Philippe Alexandre affirme également que Mazarine et sa mère, conservatrice dans un musée parisien, ne pouvaient pas vraiment être considérées comme des personnes privés.Selon lui, elles ont, pendant une période, habité, un immeuble dépendant de l\u2019Etat et «étaient protégées par des gardes républicains».LA METEO Prévision à long terme pour Montréal Aujourd'hui * Ce Soir Samedi Dimanche Lundi?7/7/7 4/9 rîlin .6\t_ max 14 l'enipt-ratures : MAX / MIN Centras de pression ® ® Hnuto Basse VENTEUX BROUILLARD PLUIE AVERSE ORAGE /! RGI AS kVhitohorso 2/-5 /V) I.John 512 O Edmonton Bderk O Vancouver 10/4 5/-3 ri'r/'i New York 20/12 Toronto ïVVt 7 ^5alt Lake City wm Situation générale: A la suite d'une perturbation en provenance des Grands Lacs, les nuages envahiront progressivement la province vendredi.Des averses sont associées à ces nuages.Elles débuteront le matin en Abitibi pour atteindre le sud-ouest de la province durant l'après-midi ou la soirée puis les secteurs plus à l'est par la suite.Le temps nuageux avec des averses persistera demain sauf en Abitibi où on assistera à un dégagement.Malgré des nuages et des précipitations, les températures seront généralement au-dessus des normales jusqu\u2019à demain.Régions Abitibi, Témlscamingue et réservoirs Cabonga et Gouin: Nuageux avec 60 % de probabilité d'averses.Min.: 3.Max.: 8 à 10.Demain : dégagement.Min.: - 2.Max.: 6 Pontiac, Gatineau et Lièvre: Nuageux avec 60 % de probabilité d'averses.Min.: 4.Max.: 12.Demain: nuageux avec 40 % de probabilité d'averses le matin.Des éclaircies par la suite.Min.: 4, Max.: 11.Ottawa, Hull et Cornwall: Nuageux.Quarante % de probabilité d'averses en après-midi.Min,: 2 à 4.Max.: 12.Demain : nuageux avec 40 % de probabilité d'averses.Min.: 6.Max.: 14.Laurentides et Montréal: Nuageux.Trente % de probabilité d'averses en après-midi.Min.: 2 à 4.Max : 12.Demain : nuageux avec 40 % de probabilité d'averses.Min.: 6.Max.: 15.Trois-Rivières et Drummonüville: Nuageux.Trente % de probabilité d'averses en après-midi, Min,; zéro à 3.Max.: 11.Demain : pluvieux.Min.: 5.Max.: 12.Québec, Estrle et Beauce: Nuageux avec éclaircies.Min.: zéro à 2.Max.: 10.Demain : nuageux avec averses.Min.: 5.Max.: 11.Lac-Saint-Jean et La Tuque: Nuageux avec éclaircies.Quarante % de probabilité d'averses en soirée.Min.: zéro à - 2.Max.: 8.Demain : nuageux avec averses le matin.Dégagement par la suite.Min.: 1.Max.: 9.Saguenay et réserve faunique des Laurentides: Nuageux avec éclaircies.Quarante % de probabilité d\u2019averses en soirée.Min.: zéro à - 2.Max.: 8.Demain : nuageux.Quarante % de probabilité d'averses le matin.Min.: 2.Max.: 9.Charlevoix et Riviire-du-Loup: Ennuagement tôt le matin.Soixante % de probabilité d\u2019averses en soirée.Min.: zéro à - 2.Max.: 8.Demain : nuageux avec 60 % de probabilité d'averses.Min.: 3.Max.: 8.Rimouskl et Matapédia: Ennuagement le matin.Quarante % de probabilité d'averses en soirée.Min.: -1.Max.: 7.Demain : nuageux avec 60 % de probabilité d'averses le matin.Dégagement par la suite.Min.: 3.Max.: 7.Environnement Canada Sainte-Anne-des-Monts et parc de la Gaspésie: Ensoleillé avec passages nuageux le matin.Ennuagement par la suite.Min.: -1.Max.: 8.Demain : nuageux avec 60 % de probabilité d\u2019averses le matin.Dégagement par la suite.Min.: 2.Max.: B.Gaspé, parc de Forillon, Côte-Nord et baie des Chaleurs: Ensoleillé le matin.Ennuagement graduel par la suite.Min.: zéro.Max.: 8.Demain : averses.Min.: 3, Max.: B.Bale-Comeau: Ennuagement graduel.Min.: - 2.max.: 7.Demain : 60 % de probabilité d'averses le matin.Dégagement par la suite.Min.: 2.Max.: 7.Sept-lles: Ennuagement graduel.Min.: - 2.Max.: 6.Demain : 60 % de probabilité d'averses le matin.Dégagement par la suite.Min.: 2.Max.: 6.Basse-Côte-Nord, lie d Anticosti, secteur de Havre-Saint-Pierre et secteur de Natashquan: Ensoleillé le matin.Ciel variable par la suite.Min.: - 2.Max.: 6.Demain : nuageux avec 60 % de probabilité d'averses de pluie ou de neige tondante le matin.Dégagement par la suite.Min.: 2.Max.: 6.Lever.6h37 Coucher.16h37 Prévision à long terme pour Québec Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi rifyi'r ïVYn max *J 0\tmin 4 m max 10 Prévision à long terme pour OTTAWA Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi ______ IWîr .__________ '/'i'Ti'i1 max *| \"j\tmin g\tmax 14 Wrn SERVICE DES ABONNEMENTS les .Héros de teiétkwi «i.i.ts DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 Montré»1\t(514) 985-3355 pe.ries.fcwxwhp*'.\tExtérieur (sans (rais) 1 800 463-7559 LE DEVOIR eK publié par LE DEVOIR Inc dont le ûege socûi information* pobdén dans LE DEVOIR LE DEVOIR fit distnb 1 par *ti m Barrir ury.9e étau*.Montréal.(Québec a.d/nâxi du Groupe Québécor I .H3A3M9 né par le* Imprimerie Québécor Laurent Envoi de publication \u2014 743 de Bourdes ement noOBSB.il T 'Affwfsrr IV*- 1 "]
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