Le devoir, 8 novembre 1994, Cahier A
[" Vol.L X X X V N o 2 5 !) T V Q T o r o n I o 8 .) r M 0 N T 11 E A I.I.E M A RDI 8 N O V E M I! 11 K | !¦: v o i it I.E M A H I) I K N 0 V E M It It E I » !» * L E S A C T 0 A LIT E S HflU' ' ¦ \u2022 Tw % % g$$ff.'ËBÊI rnu i w jnv.v\tPHOTO PC Jean Doré sous le choc de l\u2019échec: «Disons que l\u2019ordre du jour que j\u2019avais préparé pour l\u2019après-défaite était moins détaillé.» VTjt ¦ ¦ mm A» H ÏTf - mm lifts Ouverture d\u2019une enquête publique sur les armes à feu ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE examen de quatre cas de suicide, hier, à l\u2019enquête > publique sur la réglementation et l\u2019entreposage des armes à feu a peimis de constater que dans tous ces cas l\u2019arme fatale appartenait au chef de famille et se trouvait dans la garde-robe ou sur un mur.Au cours de cette enquête amorcée hier et qui durera six jours, le coroner Anne-Marie David cherche à vérifier à quel point la population en général est au courant de la réglementation sur les armes à feu mise en place par le ministère fédéral de la Justice.Pour se suicider, Jean-François, 20 ans, est entré dans la chambre de son père, a fait sauter les venous d\u2019un attaché-case qui se trouvait dans le fond de la garde-robe, a pris également des munitions, a expédié des messages d\u2019adieu à son ex-amie de cœur et à son père et s\u2019est rendu dans un parc pour s\u2019enlever la vie.C\u2019était en mai 1993.Il venait de couler sa session de cégep.11 avait Consommé de la cocaïne.A l\u2019occasion, le père de Jean-François aimait bien se détendre en pratiquant le tir dans un club.Il avait déjà expliqué à son fils les rudiments du maniement des armes.Son fils avait fait une première tentative de suicide en août 1991 alors qu\u2019il se trouvait sous l\u2019influence du LSD.Dans le cas de Christian, 16 ans, le drame est survenu en décembre 1992.Il s\u2019est tué dans sa chambre avec la carabine ayant appartenu à son père mort d\u2019un cancer trois ans auparavant.La carabine en question se trouvait dans le fond de la garde-robe de sa mère.Comme il n\u2019y avait aucune munition à proximité, il s\u2019est rendu dans un magasin d\u2019articles de sport pour acheter des munitions.Il avait le droit d\u2019en obtenir puisqu\u2019il avait l\u2019âge minimal requis.Six mois avant de mettre fin à ses jours, Christian avait demandé à sa mère, et obtenu, de suivre des cours de maniement d\u2019armes à feu.Il avait donc un certificat de chasseur.Alain avait 35 ans et c\u2019était l\u2019été.Il participait à un repas familial servi à l\u2019extérieur en raison du beau temps.Après avoir parlé avec des proches, Alain s\u2019est levé de table, a fait un signe de la main à sa mère et aux autres, est entré dans la maison et s\u2019est tué avec la carabine de chasse de son père qui était accrochée au mur depuis de longues années.Ça faisait deux à trois semaines qu\u2019il ne dormait plus.Il avait d\u2019ailleurs consulté un médecin à trois reprises, prenait des médicaments et devait revoir le médecin le lendemain.Jean Doré abandonne la politique municipale Le maire sortant ne s\u2019y attendait pas: «Il faut que je digère cette défaite-là» KONRAD YAKABUSKI LE DEVOIR Au lendemain de la cuisante défaite du Rassemblement des citoyens de Montréal, le maire sortant Jean Doré a fait savoir hier qu\u2019il ne profitera pas de la victoire de sa colistière dans le district du Plateau-Mont-Royal, Thérèse Daviau, pour se donner un siège au prochain conseil municipal.En effet, M.Doré laissera au noyau restreint de six élus du RCM le soin de mener le bal de l\u2019opposition à l\u2019Hôtel de Ville, disant sentir le besoin de prendre du recul pour décortiquer les circonstances de son revers électoral.«Il faut que je digère cette défaite-là.C\u2019est moi le chef.C\u2019est moi qui étais candidat à la mairie.Et c\u2019est une responsabilité collective que j\u2019assume», a concédé le maire sortant, qui affirmait avoir été peu préparé pour le sort que les électeurs montréalais lui ont réservé dimanche soir.«Si j\u2019avais été réélu, l\u2019ordre du jour que je prévoyais pour ce matin m\u2019aurait été clair.Disons que l\u2019ordre du jour que j\u2019avais préparé pour l\u2019après-défaite était moins détaillé».Il a dit ne nourrir «aucun projet ni aucune proposition» pour l\u2019instant, mais a affirmé qu\u2019il n\u2019exclut pas la possibilité de se représenter à la mairie en 1998.«Que personne ne dise: Fontaine, je ne boirai pas de ton eau» a-t-il laissé entendre.Le maire sortant, qui a entretenu des liens avec le Parti québécois dans le passé, pourrait aussi se voir confier un poste diplomatique par le nouveau gouvernement à Québec.Il en reste d\u2019ailleurs quelques uns à combler, dont celui du délégué général du Québec à New York.Bien qu\u2019il tire sa révérence de la politique active, M.Doré a toutefois mis en garde le maire désigné Pierre Bourque contre toute tentative d\u2019effectuer un retour au style politique jadis pratiqué par l\u2019administration qui a précédé la sienne.La formation politique de M.Bourque, Vision Montréal, compte plusieurs vieux routiers du défunt Parti civique de Jean Drapeau.«On va se battre afin que le processus d\u2019ouverture et de démocratisation à l\u2019Hôtel de Ville continue.Je n\u2019accepterai pas un retour en arrière à l\u2019époque où tout se faisait à portes closes et où chaque conseiller se comportait comme maire de son district» a lancé le maire soldant lors d\u2019une conférence de presse à l\u2019hôtel de ville.Quoiqu\u2019il reconnaisse le droit de son adversaire à une «période de grâce» pour mettre en œuvre ses promesses, M.Doré a soutenu que le maire élu aura de la difficulté à donner suite aux attentes qu\u2019il a créées auprès des électeurs et en conservant «la coalition fragile» qui lui a permis de prendre le pouvoir.En effet, l\u2019équipe de M.Bourque comprend des membres de toute tendance politique, y compris plusieurs anciens du RCM.M.Doré a promis de ne pas répéter l\u2019expérience que lui a fait subir le régime Drapeau en 1986 en vidant les classeurs avant de céder les rênes à son successeur.«Il y aura pas de documents secrets qui vont disparaître.Il y aura pas de tabula rasa» a-t-il dit.Le maire sortant a refusé de se prononcer sur les raisons de son échec électoral, se bornant à dire qu\u2019il avait «quelques idées sur ce qui s\u2019est passé» et qu\u2019il s\u2019agissait autant de facteurs externes que des maladresses du RCM.Il s\u2019est dit faire entièrement confiance aux six élus du RCM, qui viennent pratiquement tous des châteaux forts du parti, pour assurer une opposition «extrêmement vivante et vigilante» au conseil municipal.Des six districts retenus par le RCM, quatre se côtoient et forment le berceau de sa naissance il y a 20 ans, soit Plateau-Mont-Royal (Mme Daviau), Laurier (Louise Roy), Lorimier (Richard Théorêt) et Mile-End (Helen Fotopu-los).«On peut dire que le RCM s\u2019est replié sur ses terres, a fait valoir M.Doré.Et c\u2019est à partir de là qu\u2019on va reconstruire».Pour sa part, le maire sortant a dit vouloir contribuer pleinement à cette reconstruction, «mais pas nécessairement comme militant».ROBIC \t\tARQUES PROTECTION!\t)ES DROITS DE PROPRIE\tTÉ INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD *457874 Tél : 1514* M R«0*«*K \u2018Vivre eNJeMbLe_j pour de/ co^MuNauté/ eN /écurité /emaine de la prévention de la criminalité 6 au 11 novembre 1994 H Sécurité publique Québec Bureau ifawurnnce du Canada Les sondages ont fait erreur: c\u2019est la faute des électeurs PIERRE O\u2019NEILL LE DEVOIR L> incapacité des sondages à prédire i l\u2019ampleur de la victoire de Pierre Bourque tient à deux facteurs: l\u2019abstention et la motivation.Les experts sont unanimes: ce n\u2019est pas de la faute des sondeurs mais des électeurs, s\u2019il n\u2019a pas été possible de mesurer avec justesse la portée de la vague de fond qui a éliminé le RCM de la carte électorale de Montréal.Pointées du doigt, mises sur la sellette, les maisons Crop et Léger & Léger, qui avaient toutes deux annoncé une égalité au fil d\u2019arrivée, défendent avec la dernière énergie la qualité de leurs techniques d\u2019évaluation de l\u2019opinion publique.A l\u2019unisson, ils blâment le comportement des électeurs, dont plus de la moitié ont négligé d\u2019exercer leur droit de vote.Léger & Léger a réalisé deux sondages auprès des électeurs montréalais.Celui des 9 et 10 avril accordait 48 % des intentions de vote à Pierre Bourque et 31 % à Jean Doré.Le deuxième sondage, effectué du 24 au 27 octobre, plaçait à égalité les chef?de Vision Montréal et du RCM.À l\u2019aide d\u2019une question de sécurité, Léger & Léger a alors établi que seulement 60 % étaient de «très probables» votants, en vue du 6 novembre.De cette catégorie, 44 % ont exprimé leur intention de voter pour Pierre Bourque et 37 % en faveur de Jean Doré.Or, le dépouillement du scrutin a donné 47 % du vote à Pierre Bourque et 32 % à Jean Doré.Comment expliquer cet écart entre l\u2019intention de vote et le résultat de l\u2019élection?Dans un premier temps, Jean-Marc Léger rappelle que les sondages recueillent les intentions de vote sur la base d\u2019un échantillon qui représente 100 % de l\u2019électorat, alors que seulement 46 % des électeurs se sont rendus aux bureaux de scrutin.Sa conclusion: dans une élection municipale, les insatisfaits du régime, se déplacent massivement pour exprimer leur volonté de changement.«Un électeur qui veut se débarrasser d\u2019une administration est très motivé.Mais il nous faut être humbles.Nous avons au Québec de bonnes maisons de sondages et de bonnes techniques.Mais il arrive parfois que l\u2019électeur nous déjoue».Même son de cloche de la part du vice-président de Crop, Claude Gauthier: quand 54 % des électeurs s\u2019abstiennent de voter, il y a de fortes chances que ce soient les plus mécontents qui prennent la peine d\u2019aller voter.«Les plus mécontents se sont manifestés et cela fait augmenter l\u2019avance de Bourque».Professeur à l\u2019UQAM, Pierre Drouilly est un sociologue dont l\u2019expérience en interprétation de sondages est reconnue.Et il souscrit aux versions de Jçan-Marc Léger et Claude Gauthier.A son avis, ces écarts entre l\u2019intention de vote et le sondage sont inévitables lorsqu\u2019on est en présence d\u2019une abstention aussi massive, surtout sur la scène municipale.D\u2019autant plus, fait-il remarquer, que les conditions climatiques ont certainement influencé le comportement des électeurs.«Ce sont les gens qui veulent un changement qui vont voter».Le vice-président de Sondagem partage ce point de vue.«Le vote de pro testation sort plus que le vote d\u2019appro bation».Jean Noiseux voit d\u2019autres causes.Ainsi, il croit que les sondeurs ont sous-évalué le phénomène de l\u2019insatisfaction.Mais le sociologue Noiseux est d\u2019avis qu\u2019il faut explorer plus en pro fondeur les raisons de ce comportement «versatile» de l\u2019électorat.Lors du débat télévisé par TVA, Pierre Bourque a fait preuve de beaucoup d\u2019agressivité.Les analystes politiques ont alors tous conclu que Pierre Bourque avait commis une eireur.Or, M.Noiseux n\u2019est pas de cet avis.Il pense plutôt que le chef de Vision Montréal, ce faisant, a projeté l\u2019image d\u2019un leader fort, capable de mettre le pied à terne et de s\u2019imposer devant les syndicats et le gouvernement Parizeau.«Ceux qui se proposaient de voter pour M.Doré sont devenus ambivalents.Sa colère a montré aux électeurs sa capacité de diriger Montréal».Au boulot, M.Bourque! LE DEVOIR D> autres réactions à l\u2019élection de Pierre Bourque: Marco Genoni, président de la Chambre de commerce de Montréal, a réclamé hier du nouveau maire une action immédiate pour réduire de façon substantielle la taille de l\u2019administration municipale.Car, dit-il, la bureaucratie dans cette ville représente un handicap majeur à son développement M.Genoni soutient que «M.Bourque devra trouver le moyen d\u2019assumer un leadership incontestable de façon à ce que le poids relatif de la ville-centre cesse de diminuer».Pour sa part, le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, s\u2019est attardé à offrir ses félicitations au vainqueur avant d\u2019indiquer sa confiance en la réalisation de deux dossiers régionaux importants, soit le métro et la négociation d\u2019un nouveau pacte fiscal entre Québec et les villes.M.Vaillancourt, qui a discuté avec M.Bourque hier du prochain congrès des maires, n\u2019a pas commenté davantage, se limitant à dire qu\u2019il voyait d\u2019un bon œil ses relations avec les nouveaux élus.De son côté, Jack Jedwab, président du Congrès juif canadien, a offert sa pleine collaboration à M.Bourque «dans la mesure où celui-ci donne l\u2019impression d\u2019être très préoccupé par les communautés ethniques.» Enfin, Michel Vézina, président du syndicat des professionnels à la Ville de Montréal, partage la volonté du nouveau maire de réduire le nombre de paliers hiérarchiques.«Un nettoyage là-dedans va permettre à M.Bourque de fonctionner de façon beaucoup plus directe, croit-il.Pour les professionnels, cela signifie qu\u2019ils seront plus proches du centre de décisions.J\u2019ai l\u2019impression que M.Bourque sera beaucoup plus sensible à ce chapitre-là», a-t-il commenté.NOURAIE La plus grande sélection de tapis persans Tapis de qualité supérieure Tapis neufs, semi^antiques et antiques OGILVY CINQUIÈME ETAGE 1307 OUEST.RUE STE-CATHERINE.MONTRÉAL (514) 842-7711 POSTE 325 COUTURIERS QUEBECOIS ADRIENNE VITTADINI =»* ANGELA BUCARO BALLINGER 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valu 12 ans plus tard sa victoire à la mairie avec 40,7 % des votes, selon le responsable de ses relations de presse durant la campagne électorale, Jean Battah.Claude Gladu serait apparu comme le candidat issu du peuple dans cette ville clairement bicéphale, la ville plus riche au nord, plus pauvre au sud, cette ville qu\u2019avait choisie René Lévesque après avoir été battu dans le comté de Laurier à Montréal.Claude Gladu possède trois commerces, dont l\u2019un sur la rue Sainte-Hélène dans le Vieux Longueuil, à proximité de sa résidence, un autre ailleurs à Longueuil et un troisième à Belœil.Le maire Roger Ferland l\u2019avait nommé président de l\u2019Office municipal d\u2019habitation, responsable du comité de développement communautaire, puis membre du comité exécutif de Longueuil.Il a aussi fait parti du comité des finances avant de se voir confier la responsabilité du Parti municipal de Longueuil.Il n\u2019est cependant pas considéré comme un orateur impressionnant Il y a eu de grandes dissensions à Longueuil ces dernières années, les conseillers quittant tour à tour le navire et le maire en étant réduit à fonder un nouveau parti.On raconte aussi que la femme du maire Ferland lui a livré un ultimatum à son tour l\u2019an dernier, exigeant de passer six mois par année à leur résidence de Floride ou de se voir acculé à une séparation.Le maire sortant s\u2019en ira donc se faire bronzer en Floride et la ville de 130 000 habitants aura dorénavant le marchand de sport pour diriger ses destinées.Claude Gladu a promis de ne pas hausser les taxes et il envisage de privatiser la compagnie de transport public de la Rive-Sud.Les associations de locataires de HLM se méfient de lui car il a refusé de les reconnaître quand il présidait l\u2019office des HLM.Son principal projet serait celui d\u2019une corporation de développement économique au moment où le budget de Longueuil atteint les 110 millions $.La valeur moyenne d\u2019une résidence unifamiliale se situe maintenant à 117 000 $ à Longueuil, à mi-chemin entre la résidence de 97 000 $ à Greenfield Park et de 138 000 $ à Boucherville, mais loin du cottage de 181 000 $ à Saint-Lambert et à raisonnable distance de la maison de 134 000 $ à Brossard, selon le relevé récent du journal Les Affaires.Les taxes sur le bungalow moyen sont de 2143 $ à Longueuil et le service de la dette représente 22,3 % des dépenses, du moins à la fin de 1993, ce qui est nettement moins élevé qu\u2019à Boucherville (33,6 %), mais bien davantage qu\u2019à Saint-Lambert (14,1 %).Claude Gladu Élections scolaires: moins de commissaires désignés par acclamation LE DEVOIR Les élections scolaires semblent susciter un plus grand attrait cette année: 41 % des postes de commissaires dans les commissions scolaires catholiques seront à pombler le 20 novembre prochain.Il y a quatre ans, alors que se tenait la dernière élection scolaire provinciale, 27 % des postes étaient à combler, tous les autres postes ayant été désignés par acclamation.La Fédération des commissions scolaires du Québec, qui publiait hier ces chiffres, estime dont que l\u2019intérêt est croissant envers la fonction de commissaire et les enjeux du système public d\u2019enseignement.Dimanche dans deux semaines, ce seront donc 842 postes de commissaires qui devront être comblés à travers le Québec, dans 136 commissions scolaires catholiques.Les hasards de la vie politique font qu\u2019en deux mois bon nombre de Québécois auront cette année à voter trois fois: lors de l\u2019élection provinciale de septembre, lors des élections municipales de dimanche dernier dans plusieurs municipalités, et lors de cette élection scolaire le 20 novembre.L\u2019Ordre des infirmières ouvre son congrès Repousser les limites des soins infirmiers LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE C7 est avec l\u2019objectif de repousser les frontières des soins infirmiers que s\u2019est ouvert hier à Montréal le congrès de l\u2019Ordre des infirmières.Pendant deux jours, 1200 infirmières de tous les coins du Québec traiteront du thème de l\u2019heure au sein de leur Ordre: les infirmières cliniciennes, ces infirmières au rôle plus étendu.La présidente de l\u2019Ordre, Mme Ghyslai-ne Desrosiers, a officiellement ouvert le congrès hier en invitant les déléguées à réfléchir sur l\u2019avenir de leur profession devant les technologies, les budgets qui se font de plus en plus serrés dans le domaine de la santé, les soins qui sont de plus en plus complexes.Cinq voies sont en émergence qui supposent un élargissement du rôle de l\u2019infirmière: l\u2019infirmière clinicienne, la coordonnatrice du suivi de clientèle, l\u2019infirmière sage-femme, l\u2019infirmière au triage (des patients à l\u2019urgence) et l\u2019infirmière clinicienne spécialisée.L'infirme clinicienne possède un baccalauréat assorti d\u2019un complément de formation ou d\u2019une expérience spécifique.Par exemple, elle peut faire une évaluation initiale de la santé, prescrire des médicaments de base, ajuster des médications, enseigner aux malades chroniques des programmes pour mieux gérer leur état de santé, etc.L\u2019Ordre prône le développement de la profession d\u2019infirmière clinicienne particulièrement dans les CLSC et en milieu hospitalier spécialisé, pour les soins intensifs néonataux, la gériatrie, l\u2019oncologie, la cardiologie et la santé mentale.la pratique des «nurse practitioners» est plus développée aux Etats-Unis et, en Ontario, le gouvernement veut agir en ce sens.Le cas ontarien sera d\u2019ailleurs étudié aujpurd\u2019hui au congrès.A la lumière des expériences nord-américaines, «on peut d\u2019ores et déjà anticiper plusieurs bénéfices de la pratique des cliniciennes pour les usagers et le système», assure Mme Desrosiers.Pour le système, cela peut représenter des économies dans les soins de santé.De plus, cela peut être un moyen de dispenser des soins en région éloignée, où il existe un problème d\u2019accessibilité.Pour les patients, la pratique d\u2019infirmière clinicienne est aussi profitable.Mme Desrosiers rapporte les évaluations des expériences faites ailleurs: les infirmières consacrent davantage de temps aux patients, elles procèdent à une évaluatioù plus complète, ont moins recours a la médication, renseignent davantage les patients et solutionnent un grand nombre de problèmes de santé courants.Les patients expriment un niveau de satisfaction élevé.A Nashville, au Tennessee, les services d\u2019urgence ont été réorganisés pour réduire les temps d\u2019attente.Les «nurse practitioners» examinent le patient, commencent les procédures diagnostiques, interprètent les résultats de laboratoire et de radiographie, font des points de suture, installent des attelles, effectuent un suivi téléphonique 48 heures après le départ du patient.Le sujet sera l\u2019objet d\u2019un débat aujourd\u2019hui entre un médecin, un dirigeant d\u2019hôpital, un administrateur de régie régionale de la santé et deux infirmières.Santé et éducation: la CSN a peur que le PQ copie les libéraux PRESSE CANADIENNE La CSN prévient le gouvernement péquis-te de ne pas prendre prétexte de la découverte d\u2019un déficit plus élevé que prévu pour faire payer encore les travailleurs du secteur public et miner des négociations qui sont déjà en cours en santé et en éducation.C\u2019est la vice-présidente de la CSN responsable des négociations dans le secteur public et parapublic, Claudette Carbonneau, qui a rencontré la presse hier pour avertir le gouvernement péquiste de ne pas essayer de servir aux syndiqués le même remède amer que les libéraux.«Le gouvernement doit protéger l\u2019emploi, les programmes et les services», lançait-elle.Des négociations sur la protection de l\u2019emploi sont en cours depuis avril et mai derniers avec deqx ministères, Santé et Services sociaux et Education, et celles-ci vont bon train.Ces négociations portent précisément sur le maintien des emplois, dans le cadre des compressions budgétaires annoncées au fil des ans et à cause de la réforme de l\u2019enseignement collégial, par exemple.Dans le domaine de la santé, environ 700 postes ont été supprimés, selon Mme Carbonneau.Les organisations syndicales négocient pour tenter d\u2019en minimiser les répercussions.Ces derniers jours, le premier ministre Jacques Parizeau révélait que le déficit atteindrait les 5,5 milliards $, ce qui a poussé la présidente du Conseil du trésor, Pauline Marois, à annoncer pour 250 millions $ de compressions supplémentaires dans les différents ministères.C\u2019est là que la CSN craint d\u2019être frappée de nouveau.«Il nous apparaît inquiétant que le nouveau gouvernement s\u2019apprête à appliquer de nouvelles compressions.Ces compressions se traduisent constamment par des réductions d\u2019effectifs et par la détérioration des services publics.On ne veut plus être placés devant des situations de fait.On veut débattre de l\u2019avenir des réseaux», clamait Mme Carbonneau.Résultats finals de Sélection montréalaise Voici le résultat final de l\u2019élection municipale à Montréal pour les postes de maire et de conseillers.Légende: CD-ME \u2014 Coalition dé-mocratique-Mon,tréal écologique; REBM \u2014 Parti Elephant blanc de ^Montréal; PM \u2014 Parti des Montréalais; RCM \u2014 Rassemblement des citoyens de Montréal; VM \u2014 Vision \u2018Montréal; x \u2014 candidat sortant.Gérald Larose PM 730 \t | \u2022 Pierre JCAIIard(désisté)\t0 ! Michel Bédard PEBM\t2680 ! Jean-Luc Bonspiel\t1392 S Pierre Bourque VM\t135207 Glenmore Browne\tr\u2014 CO oo j Carole Caron\t1553 I .Jérôme Choquette PM\t37100 \u2022 Yolande Cohen CD-ME\t12983 j x -Jean Doré RCM\t91557 : Patricia Métivier\t825 ! ~ Marc Rainville\t382 :.Cari Zephir\t436 \t lut (filIllmtinUuTni\t t Viken Afarian RCM\t1509 ; x Pierre Gagnier VM\t4490 hù-John Roumeliotis PM\t1115 >T;Marc Rubin CD-ME\t152 \t \t ! Tue Boily CD-ME\t179 ; Noushig Eloyan VM\t3190 r.:*.Catherine Gonis RCM\t1902 x Gérard Legault PM\t1653 \t \t ÜÜ)Hasmig Belleli VM\t3458 fîr: Michel Bureau PM\t943 f.\" Christian Coutu PEBM\t128 r ¦ Michel L\u2019Allier RCM\t2182 \u2022j .*\u2022 Jean-Pierre Le Blanc CD-ME\t203 Ghassan Saba\t572 K***\t \t Maurice Beauchamp VM\t2602 x Michel Benoit\t2125 Max De Carrier CD-ME\t98 Daniel Ducharme RCM\t1540 Karine Hénault PM\t263 \t \t Micheline Franche PEBM\t88\t x Pierre Lachapelle RCM\t2652 Jean-Pierre Laforge PM\t543 Pierre Poulin CD-ME\t130 Colette St-Martin VM\t*1C1 \u2022tljl \t \t David Bédard PEBM\t89 f Serge-Eric B4 ^ngçr Vf/\t3229 x Sylvie Lanî.er RCM\t1Q1C Pat Moore CD-ME District 07 Saint-Michel Michele A.Benigno CD-ME 283 Donato Caivano RCM 737 x Pasquale Compierchio PM 1711 Paolo Tamburello VM 2403 District 08 Jean-Rivard Daniel Boucher VM 1954 Pietro Bozzo CD-ME 207 Antoinette Corrado PM 672 x Micheline Daigle RCM 1338 District 09 François-Perrault Lyse Brunet RCM 1303 x Vittorio Capparelli VM 2277 Mario Laquerre CD-ME 147 Frank Venneri PM 1000 District 10 Villeray x Joseph Biello RCM 1937 Aoura BizZarri CD-ME 194 Bertrand Côté PEBM 112 Sylvain Lachance VM 2516 Mario Spina PM 871 District 11 Octave-Crémazie Roger Caron CD-ME 310 Yves Montplaisir PM 603 Anie Samson VM 2825 Marie-André Thollon RCM 1946 District 12 Jarry Normand Laberge PM 534 Victor Martel CD-ME 265 Danielle Métras RCM 1937 Denis Mineau PEBM 109 Achille Polcaro VM 2659 District 13 Parc-Extension Angelos Diacoumacos VM 1968 x Konstantinos Georgoulis RCM 2419 Christos Karidogiannis Sofoklis Rasoulis 828 959 George Savoidakis PM Peter Stamadianos CD-ME 804 213 District 14 Saint-Edouard Sylvia D'Apollonia CD-ME x Pierre Goyer VM Nadir Haddam RCM Luis Tampan PEBM Josi6 Tavormina PM District 15 Père-Harquette Gérard Côté RCM 214 2441 958 64 633 iDza 2572 Isabelle Leduc CD-ME Alain PernerfEBM HHiraniim\tmu\t\tH\t\tHH\t\tg|, Hubert Deraspe VM\t2619\tRobert Keaton VM\t1466\tAngelo Anfossi\t1178\tFabienne Bouchard PM\t740 Gilles Guy\t201\tNicolas Landré PM\t384\t' Marc Bissonnette PM\t477\tYves Bougie RCM\t1814 France Maher RCM\t2076\tPerry Niro RCM\t698\tPaula Boutis CD-ME\t57\tx Jacques Charbonneau VM\t4354 Danièle Monfette CD-ME\t239\tx Michel Prescott\t1741\tx Nicole Caron Gagnon\t715\tPhillip Chee CD-ME\t137 Daniel Simoni PM\t861\tFelicia Pugliese\t103\tRobert Gagnon VM\t1968\t\t \t\tMichel Rainville PEBM\t71\tLouise Latour RCM\t878\t\tHI \tüü\tDimitri Roussopoulos CD-ME\t648\t\t\tx Nicole Boudreau RCM\t1967 x Léa Cousineau RCM\t2177\tRudolph Scalzo\t21\t\tflUBB\tRonald Gosselin PM\t507 Michelle Daines VM\t3322\t\t\tPierre Balcer CD-ME\t119\tJacynthe Simard CD-ME\t222 Pierre-Erick Noël PM\t434\t\t8ÜH8\tPhilippe Bissonnette VM\t3328\tClaire St-Arnaud VM\t2482 Joseph Vega CD-ME\t153\tx Nick Auf Der Maur\t1469\t.x Jean Durivage RCM\t1255\t\t \t\tDouglas Buckley-Couvrette CD-ME 203\t\tDeepak Massand\t45\t\t \tm\tPierre Corbeil PEBM\t53\tSerge Sauvageau PM\t290\tGuylaine Brisebois PEBM\t82 Kettly Beauregard (colistière) VM\t4122\tGeorgine Coutu VM\t1694\t\t\tYvon Le Duc VM\t2679 Pierre Boisseau RCM\t2015\tMalcolm Mc Lean RCM\t640\t¦¦¦B\tHH\tJulie Leduc CD-ME\t262 Richard Guertin PM\t1091\tVan H.Petteway PM\t477\tMichael Chamberlain CD-ME\t199\tx Scott Mckay RCM\t2422 Angel Martinez CD-ME\t210\t\t\tx Germain Prégent VM\t2713\tDenis Proulx PM\t1125 \t\t\t\tDave Schuilenburg PM\t224\tGilles Simart\t156 \tHi\tx Abe Limonchik RCM\t1429\tBenoît St-Jean RCM\t678\t\t Pierre Aubry PM\t718\tPierre-Yves Melançon VM\t2118\t\t\t\t1 S, Claude Frenière VM\t2273\tMichèle Potvin (colistière) PM\t1154\t\t\tJean-Guy Deschamps VM\t3465 x André Lavallée RCM\t2919\tRobert Saint-Louis CD-ME\t211\tHerman Alves PM\t967\tSylvain Lapalme CD-ME\t181 Carmen Moral-Suarez CD-ME\t208\t\t\tChristian Dubois VM\t1273\tx Nicole Milhomme RCM\t1846 \t\t\tM\tRaymond L'Heureux RCM\t880\tJoseph Salerno\t804 \tH\tJack Chadirdjian VM\t1556\tx Marcel Sévigny\t1474\t\t Jean-Guy Aubé CD-ME\t220\tRobert Mandel PM\t1259\t\t\t\t Jeanne-Mance Calvé PM\t450\tx Hubert Simard RCM\t1428\t\twm\tMaria Calderone PM\t1525 Robert Côté VM\t2414\tBill Sloan CD-ME\t215\tRoger Annis\t43\tx Giovanni De Michel EVM\t3669 x Michel Lemay RCM\t2381\t\t\tx Sammy Forcillo VM\t3344\tAntonio Micozzi CD-ME\t156 Jean Trottier\t1042\t\tISSUS\tSerge Lamontagne PM\t376\tYolande Palmieri RCM\t911 \t\tArmand Essiminy RCM\t497\tClaudine Metcalfe RCM\t2034\tClaude Rabeau\t214 \t\tDavid Fuchs\t443\tFrançoise Thériault CD-ME\t290\t\t Gilles Bonin VM\t1685\tDavid Ly Lac Huy PM\t1997\tLionel Touzin PEBM\t75\t\t Guylaine Gendron PEBM\t114\tReuven Shultz CD-ME\t133\t\t\tx Fiorino Bianco PM\t1423 Rachel Michie CD-ME\t271\tx Saulie Zajdel VM\t2032\t\tIH\tAntonio Bocchicchio\t135 Gilles Poulin PM\t454\t\t\tRichard Brunette PM\t623\tPierre Boucher\t443 Richard Théorêt RCM\t1841\t\tTa.f\tx Serge Lajeunesse RCM\t1720\tAimé Charron VM\t2598 \t\tJoel Bonn VM\t598\tSylvain Larose PEBM\t86\tKeder Hyppolite RCM\t1067 \t\tKurtis Law RCM\t333\tMartin Lemay VM\t2448\tGeorges Roman\t597 Pauline Beaudry CD-ME\t432\tHenri Lemarchand PM\t600\tAlain Tremblay CD-ME\t215\tRosa Vaccaro CD-ME\t228 x Thérèse Daviauf colistière) RCM\t2390\tx Marvin Rotrand CD-ME\t2988\t\t\t\t Marc Lavigne (colistier) PEBM\t87\t\t\t\t|SH|jj |\t\t Bernard Matte PM\t258\t\t\tMarlin Baller PM\t329\tx Ghislaine Boisvert RCM\t.2177 Françoise Saliou VM\t2010\tMichael Applebaum PM\t1566\tx Diane Barbeau RCM\t1654\tYvan De Lorimier PM\t325 \t\tDavid Mowat VM\t1535\tLuc Larivée VM\t2040\tMarie Lebeau VM\t3081 \t\tDan Philip CD-ME\t1039\tClément Schreiber CD-ME\t123\tVictorien Pilote CD-ME\t75 Monique Côté VM\t\tHugh A.Smith RCM\t940\t\t\tGuy Roy PEBM\t69 Richard Lemay\t55\t\t\t\tLSàà&v\t\t Benoît Mainguy PEBM\t88\t\tHH\tMélanie Dubois PEBM\t\t\t Michel Perrault (colistier) CD-ME\t676\tMirka Bozzato VM\t\tDaniel Dubrûle CD-ME\t103\tLinda Berlhelot RCM\t L0UIS6 Roy RCM\t2254\tAl Rhino Feldman\t161\tNathalie Malépart VM\t2340\tJean-Claude Blanchard\t913 Gilbert Thibodeau PM\t455\tx Sharon Leslie RCM\t1422\tMarcel Pitre\t397\tAriane Dind CD-ME\t106 \t\tDeborah Rankin CD-ME\t397\tAndré Rémillard RCM\t1525\tRichard Lefebvre PM\t482 \tH\tJeremy Searle PM\t1680\tLucie Thomas PM\t310\tColette Paul VM\t2878 Bernard Bourbonnais CD-ME\t127?\t\t\t\t\t\t CMix; Fi In\t89\t\tfHiÜ\t\t\t\tHI Helen FotopulosRCM\t1815\tDenise Arvanitakis PM\t\tx Richard Brunelle RCM\t1814\tJohanne Lorrain VM\t Yves Robitaille REBM\t116\tx Sam Boskey CD-ME\t1811\tBenoît Parent VM\t2741\tAdèle Mardoche CD-ME\t104 Jean Roy VM\t1784\tYves La Roque de Roquebrune RCM 610\t\tMichael Tessier CD-ME\t165\tMichel Montmorency PM\t545 Q.L.J Qtc.DII\t696\tAlbert Sévigny VM\t1247\tLouis-Chartes Trempe PM\t481\tMarc Roman RCM\t1717 POLITIQUE Parizeau ira causer association à Toronto MICHEL VENNE DE NOTRE.BUREAU DE QUEBEC Le premier ministre Jacques Parizeau se rendra à Toronto le 22 novembre, où il présentera sa vision de l\u2019association économique qu\u2019il souhaite maintenir avec le reste du Canada, une fois le Québec devenu souverain.En parlant aux Canadiens anglais, M.Parizeau va s\u2019adresser du coup aux Québécois, pour rappeler que la souveraineté n\u2019exclut pas l\u2019association, et que les souverainistes ne sont pas, comme prétendent leurs adversaires, isolationnistes.C\u2019est une façon de réintroduire la notion d\u2019association dans le discours souverainiste, alors que les adversaires du PQ martèlent depuis des mois que la souveraineté c\u2019est la rupture et que seul le fédéralisme est garant du maintien de l\u2019union écono- mique canadienne.M.Parizeau prononcera un discours sur ce thème au Canadian Club.11 aura aussi un entretien avec son homologue ontarien Bob Rae, une prise de contact.Il sera accompagné de la ministre des Affaires canadiennes, Louise Beaudoin.Le message sera d\u2019autant plus pris au sérieux au Québec, que M.Parizeau s\u2019engagera directement auprès de nos voisins à maintenir avec eux cette association économique.D\u2019ailleurs, ce passage à Toronto est la première visite de M.Parizeau à l\u2019extérieur du Québec depuis les élections, ce qui revêt également, aux yeux de ses conseillers, une valeur symbolique.Le premier ministre aurait pu aller d\u2019abord à New York, Washington (où il a été invité par l\u2019Ame-rican Council for Quebec Studies le 17 novembre) ou Paris (où se rendra Bernard Landry la même semaine).S\u2019il va à Toronto d\u2019abord, explique-t-on dans son entourage, c\u2019est parce que le Canada demeure le premier partenaire du Québec.Il faut dire que la situation politique en France comme aux Etats-Unis ne se prête pas à une visite à court terme du chef du gouvernement.Dans son discours intitulé «A Frank Talk Between Neighbours About The Present And \u2019Die Future», M.Parizeau va également chercher à montrer que le problème québécois ne peut pas être réglé dans le cadre constitutionnel actuel et que même si le NON l\u2019emportait au référendum, la volonté d\u2019autonomie du Québec resterait intacte.11 tentera également de dissiper quelques malentendus par exemple sur la légitimité pour un Québec souverain de garder le dollar canadien comme devise et sur le caractère démocratique et tolérant du Québec à l\u2019égard des minorités.Hf| m $ 2 fgfM îfegi.\t Y- i Y % , * tf *< \t LES DÉPUTÉS RAPPELÉS PLUS TÔT AU PRINTEMPS?Québec (Le Devoir) \u2014Afin de faire adopter un plus grand nombre de projets de loi avant le référendum, le gouvernement pourrait convoquer les députés un mois plus tôt que prévu à l\u2019Assemblée nationale, le printemps prochain.Les travaux parlementaires reprendraient donc en février plutôt qu\u2019en mars.L\u2019hypothèse a du moins été évoquée au conseil des ministres.Elle sera retenue si le gouvernement ne parvient pas à faire adopter toutes les lois qui lui importent en décembre.Les députés, élus le 12 septembre, ne seront convoqués en effet que le 29 novembre prochain en Chambre, ce qui ne laisse guère plus de quatre semaines pour faire adoi> ter des lois avant le congé des Fêtes.En outre, le règlement de l\u2019Assemblée nationale prévoit que pour qu\u2019un projet de loi soit adopté avant Noël, il doit avoir été présenté avant le 15 novembre, à moins d\u2019avoir consentement de l\u2019opposition.Le gouvernement pourrait présenter des projets de loi, en faire adopter le principe avant Noël, en faire l\u2019étude en commissions parlementaires en janvier et les faire adopter en février, avant la présentation des crédits et du budget qui monopolisent les députés durant la majeure partie de la session printanière.Une décision sur cette stratégie sera prise en décembre.-?- OUI OU NON?LES FONCTIONNAIRES FÉDÉRAUX PRENDRONT POSITION Ottawa (PC) \u2014 Les fonctionnaires fédéraux demeurant au Québec pourront afficher leurs couleurs souverainistes sans craindre de représailles lors du prochain référendum sur la souveraineté au Québec.«Depuis la décision de la Cour Suprême en 1991, nous avons des droits politiques.Je suis convaincue que nos membres qui sont militants vont bien participer à la campagne référendaire», a déclaré hier à la Presse Canadienne Joane Hurens, vice-présidente de l\u2019Alliance de la fonction publique du Canada (AI-'PC), section Québec.;«Sur papier, nous avons les mêmes droits que n\u2019importe quel citoyen et on les exerce de plus en plus», a ajouté Mme Hurens, donnant comme exemple le dernier scrutin fédéral au cours duquel de nombreux fonctionnaires ont travaillé à défaire les candidats conseivateurs.Lors du dernier référendum sur la souveraineté au Québec, en mai 1980, deux députés de la région de la capitale fédérale, les libéraux Jean-Robert Gauthier et Gaston Isabelle, voulaient que le gouvernement fédéral adopte une loi interdisant aux fonctionnaires fédéraux de travailler pour le «Oui».M.Isabelle, qui a depuis pris sa retraite, avait même traité de «fonctionnaires Iscariotes» ceux qui voulaient militer aux côtés du Parti québécois, une allusion à Judas Iscariote, le traître de l\u2019Evangile.PHOTO PC Le premier ministre Jean Chrétien poursuit sa tournée asiatique.Il a notamment rencontré hier le président chinois Jiang Zemin à sa résidence de Pékin.Jean Chrétien en Chine Accord de coopération nucléaire sino-canadien Le premier ministre Li Peng s'étonne de l'absence du Québec Pékin (PC) \u2014 Le premier ministre Jean Chrétien, à la tête d\u2019une imposante délégation de premiers ministres et de chefs d\u2019entreprise, a signé des millions de dollars de contrats hier après avoir rencontré le premier ministre chinois Li Peng.Mais la plus grosse prise de cette mission commerciale, la cpnclusion d\u2019un contrat de 2,4 milliards $ pour des réacteurs nucléaires Candu, a échappé aux fonctionnaires canadiens.Jean Chrétien et Li Peng ont toutefois signé un accord de coopération nucléaire pour garantir que les biens et l\u2019équipement fournis par le Canada ne serviront pas à des programmes d\u2019armement nucléaire.Mais le contrat des Candu n\u2019a pas été formellement signé, apparemment parce que le premier ministre Li refuse d\u2019assister à la signature de contrats commerciaux.Les fonctionnaires indiquent que la signature aura probable ment lieu aujourd'hui.Jean Chrétien a fait part de ses inquiétudes quant à la violation des droits de la personne durant sa rencontre avec son homologue Li.affirmant avoir dit au premier ministre chinois: «Nous ne lions pas le commerce aux droits de la personne mais nous voulons poursuivre le dialogue sur les droits de la personne».Le premier ministre canadien a précisé que le dialogue s'établirait sur des bases telles que l\u2019accord de formation déjugés supérieurs en Chine.«H ne s\u2019agissait pas d\u2019une confrontation», a indiqué M.Chrétien.«C\u2019était un énoncé de faits.» Le ministre Li a ouvert sa rencontre privée avec Jean Chrétien en soulignant l\u2019un des problèmes politiques du premier ministre canadien: les séparatistes du Québec.Jean Chrétien parlait de la taille de la délégation commerciale \u2014 neuf premiers ministres, deux leaders territoriaux et 400 dirigeants d\u2019entreprises \u2014 quand le ministre Li a fait remarquer que le Québec n\u2019en faisait pas partie.«Oui, mais je suis Québécois», a répondu le premier ministre.Le Québec n\u2019est pas représenté en Chine parce que Jacques Parizeau n'a pas voulu y aller et que Jean Chrétien ne l\u2019a pas autorisé à déléguer un membre de son cabinet Les données chinoises montrent que durant les neuf premiers mois de 1994, le Canada a exporté pour 1,089 milliard $ de biens en Chine, une augmentation de 3,8 % par rapport à la même période l\u2019an dernier, et importé 959 millions $ de biens chinois, une hausse de 12,5 %.La Chine représente le cinquième marché d\u2019exportation du Canada en importance et le Canada constitue le 13e marché en importance pour Pékin, selon les données chinoises.Comment éviter l\u2019affrontement partisan au référendum?Des péquistes rêvent de récréer l'esprit de Bélanger-Campeau MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Pour gagner le prochain référendum, des péquistes pensent qu\u2019il faut recréer l\u2019esprit consensuel qui régnait au moment de la commission Bélanger-Campeau, en 1991, et éviter de transformer la bataille référendaire en bataille partisane.C\u2019est pourquoi des militants de l\u2019Outaouais ont proposé, mais en vain, samedi, au Conseil national du PQ, de,mettre sur pied une commission itinérante chargée de rechercher «un vaste consensus populaire au-delà des lignes de parti».L\u2019objectif de cette proposition, a expliqué au Devoir, hier, son auteur, Bernard Bouthillette, c\u2019était de créer un véhicule, un forain pour permettre de rallier les Québécois autour d\u2019un projet de pays, avant que la logique pailisane de l\u2019affrontement, ne prenne le dessus.«Le projet de souveraineté, c\u2019est celui d\u2019un peuple, pas celui des palis», dit M.Bouthillette.Ira règle du débat référendaire veut que soient créés deux comités, l\u2019un pour le OUI dirigé par Jacques Parizeau, l\u2019un pour le NON, dirigé par Daniel Johnson, avec leur machine partisane respective.M.Bouthillette craint que les libéraux ne se reconnaissent dans l\u2019organisation du NON, même si certains sont prêts à voter OUI à la souveraineté, uniquement parce que le camp du NON est dominé par les libéraux.Et que des souverainistes, pris dans la logique partisane, combattent la souveraineté.Pour prévenir les coups, M.Bouthillette et les militants de l\u2019Outaouais estiment qu\u2019il faut, avant que les camps du OUI et du NON se mettent en place, passer par une période de reconstruction du consensus qui existait à l\u2019époque de la Commission Bélanger-Campeau.Et pour y parvenir, proposent de prendre la même recette: une commission itinérante.Ira proposition a été battue samedi.Des partisans ont fait valoir qu\u2019il valait mieux compter sur ses propres moyens, ceux du PQ et du Bloc, pour convaincre les Québécois de voter OUI.Ils affirmaient que le temps presse.Et que c\u2019est à Mario Dumont de se rallier, pas aux péquistes à faire des compromis.Ces arguments allaient à l\u2019encontre de l\u2019appel lancé par M.Parizeau d\u2019oublier l\u2019esprit de chapelle.Le député de Borduas, M.Jean-Pierre Char-bonneau, est parmi ceux qui abopdent dans le même sens que M.Bouthillette.A son avis, les souverainistes ne gagneront pas le référendum s\u2019ils se contentent, comme en 1980, de dénicher des membres de l\u2019élite, dans une région ou une autre, et de les faire se déclarer favorables à la souveraineté.11 faut que le peuple s\u2019empare du projet.Et pour ce faire, il faudra «un exercice de parole», des forums publics, où les indécis, ou ceux qui étaient prêts, en 1991, à appuyer la souveraineté, mais ont battu en retraite depuis, viennent exprimer leurs angoisses, leurs peurs, leurs objections à la souveraineté et que s\u2019engage la discussion.Il ne sera pas suffisant de parler aux gens, leur faire de beaux discours, leur présenter les fravers du régime fédéral canadien, soutient M.Charbonneau.11 faut les faire parler.S\u2019agit-il d\u2019une espèce de thérapie collective?Le député de Borduas n\u2019y voit pas de mal.Selon lui, le résultat des dernières élections, avec 44,3 % des suffrages aux libéraux, montre bien que la stratégie de la peur marche encore, puisque le Parti libéral a fait campagne sur ce thème, et en particulier à ht fin.Ira pire erreur que feraient les péquistes serait de nier l\u2019existence de ce peurs, pense le député.11 faut admettre que la souveraineté est un grand changement et que tout changement provoque de l\u2019angoisse, légitime.Aussi, selon M.Charbonneau, les péquistes ne doivent pas mépriser ceux qui expriment ces peurs, ou les traiter de haut, mais plutôt accepter d\u2019en parler, adopter avec eux une attitude d\u2019écoute et de compréhension.Il ne faut pas dire aux indécis qu\u2019il serait à peu près temps qu'ils comprennent qu\u2019il n\u2019y a que la souveraineté pour régler nos problèmes.Il faut leur dire: t\u2019es pas d\u2019accord, je comprends, t\u2019as peut-être raison sur certains points, t\u2019as peut-être peur de certains choses, veux-tu on va en parler.Samedi, M.Parizeau a invité ses partisans à réfléchir à la structure de la campagne référendaire.Des questionnaires seront envoyés dans les associations de comtés.Entre-temps, d\u2019ici quelques semaines, le PQ et le Bloc vont mettre sur pied une structure de coordination entre eux.Tandis qu\u2019en marge, des organisations souverainistes mais non partisanes vont mettre en place une structure parallèle réunissant, dans une coalition, syndicats, artistes, gens d\u2019affaires, groupes nationalistes, agriculteurs, etc.Ces groupes vont discuter entre eux de leur propre stratégie de campagne, jusqu\u2019à ce que la loi référendaire les force à s\u2019arrimer avec la structure dirigée par le PQ.DU 7 AU 14 NOVEMBRE RoeliotBobois se plie.enll! 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LE DEVOIR L E M 0 N I) E De nouvelles offensives musulmanes se préparent en Bosnie EN BREF ?Les Serbes seraient prêts à négocier Les avions de l'OTAN survolent de nouveau Sarajevo Genève (Reuter) \u2014 La recrudescence des combats entre forces musulmanes et serbes en Bosnie va créer un nouvel équilibre militaire susceptible d\u2019infléchir favorablement l\u2019attitude des Serbes dans les négociations de paix, a déclaré hier Yasushi Akashi.«En ce moment, comme vous le savez, les Serbes de Bosnie sont contre le plan de paix du groupe de contact», avait déclaré l\u2019émissaire de l\u2019ONU en ex-Yougoslavie, avant l\u2019ouverture de la réunion de Genève sur la crise bosniaque.«Mais avec le changement de situation (en Bosnie), ils vont se montrer plus disposés à négocier avec le groupe de contact», a-t-il souligné.Une conviction qu\u2019il a réitérée à l\u2019issue de la réunion présidée par le secrétaire général de l\u2019ONU, Boutros Boutros-Ghali.«Je pense que le changement de situation et de circonstances pourra rendre possible ce qui semblait alors impossible», a-t-il dit.Aux termes du plan de paix soumis en août dernier aux belligérants par le groupe de contact (Etats-Unis, France, Russie, Allemagne, Grande-Bretagne), les Serbes se verraient attribuer 49 % du territoire bosniaque, les 51 % restant allant à une fédération croato-musulmane.Les Serbes contrôlent actuellement 70 % de la république de Bosnie.Boutros Boutros-Ghali a indiqué que les participants à la réunion avaient évoqué les diverses options auxquelles l\u2019ONU pourrait recourir en cas d\u2019escalade du conflit \u2014 notamment le retrait des troupes de la FORPRONU de Bosnie.«Nous sommes très préoccupés par la dégradation de la situation pour des raisons humanitaires», a déclaré Boutros Boutros-Ghali.«Je pense que les forces gouvernementales (bosniaques) vont conti- nuer à faire pression sur les Serbes pour conquérir davantage de territoire, aussi la situation n\u2019incite-t-elle guère à l\u2019optimisme», a renchéri Yasushi Akashi.Yasushi Akashi a déclaré que les Nations unies étaient prêtes à faire appel à la force de frappe aérienne de l\u2019OTAN \u2014 même contre les troupes gouvernementales bosniaques \u2014 si les circonstances l\u2019exigeaient.Par ailleurs, l\u2019armée gouvernementale bosniaque (musulmane) a conquis de nouveaux territoires au nord de Sarajevo, et prévoit de nouvelles offensives contre les Serbes pour tirer profit de ses récents succès sur les champs de bataille, a déclaré hier l\u2019ONU.A Sarajevo, l\u2019ONU a ordonné à l\u2019aviation de l\u2019OTAN de survoler la ville pour la deuxième journée consécutive, hier, la tension restant vive à la suite de duels d\u2019artillerie entre Serbes et Musulmans.«Il s\u2019agissait d\u2019une présence aérienne préventive», a fait savoir l\u2019ONU.Selon le porte-parole militaire de l\u2019ONU à Sarajevo, l\u2019armée bosniaque a conquis du terrain sur les hauteurs, sur le site de Krst, à 25 km au nord de la capitale, et menace d\u2019isoler les forces serbes dans la région.Il s\u2019agit d\u2019une portion de territoire de 15 à 20 km2, selon l\u2019ONU.Les Musulmans ont notamment conquis du terrain lors d\u2019une offensive surprise depuis la poche de Bi-hac, ont conquis Kupres dans le centre du pays et tenaillent les Serbes dans le secteur de Tmovo, au sud de Sarajevo.En outre, selon le porte-parole militaire de l\u2019ONU, certains signes donnent à penser que les Musulmans se préparent à des mouvements de troupes vers le nord, depuis Bugojno, en direction de Donji Vakuf, tenu par les Serbes.Les Musulmans donnent d\u2019ores et déjà des chiquenaudes, pour tater le terrain, et des unités d\u2019éclaireurs font route vers Donji Vakuf; troupes et matériel suivent.Tout cela laisse penser que cette ville «pourrait être la cible de la prochaine offensive de l\u2019armée bosniaque», ajoute le porte-parole.Face à cela, les forces serbes menacent de «déployer toutes leurs armes disponibles».Pour cela, il faudra retirer les armes lourdes du contrôle de l\u2019ONU et en faire usage contre les Musulmans.Par ailleurs à la Haye, le premier tribunal pour crimes de guerre créé depuis les lendemains de la Seconde Guerre mondiale doit entamer aujourd\u2019hui ses travaux, consacrés exclusivement aux abus commis dans l\u2019ex-Yougoslavie.«Ce ne sera pas une tâche facile», a déclaré le professeur George Aldrich, de l\u2019université de Leyde, expert en droit humanitaire international.Dégel en Corée Séoul lève l'embargo contre Pyongyang Séoul (AFP) \u2014 La Corée du sud a annoncé hier une levée progressive de son embargo commercial contre la Corée du nord au moment même où Pyongyang confirmait son intention de mettre ep oeuvre un accord conclu avec les Etats-Unis à Genève sur la refonte de son programme nucléaire.Ces développements sont intervenus à la veille de l\u2019arrivée à Séoul de M.Warren Christopher, première étape d\u2019une tournée asiatique du secrétaire d\u2019Etat américain.Parallèlement des sources autorisées ont déclaré lundi à Séoul que les Etats-Unis, la Corée du sud et le Japon tiendraient une première réunion de coordination à Séoul sur l\u2019accord de Genève du 21 octobre à l\u2019occasion de la venue de M.Christopher.Une deuxième session tripartite aura lieu en fin de semaine à Tokyo et une troisième la semaine prochaine à Washington.Dans un discours devant un demi-millier d\u2019hommes d\u2019affaires retransmis à la télévision, le président sud- coréen Kim Young-Sam a déclaré qu\u2019il allait «activer progressivement des projets de coopération économiques intercoréens» et lever l\u2019interdiction faite aux dirigeants d\u2019entreprises sud-coréennes de se rendre en Corée du nord.Il a proposé la tenue d\u2019entretiens intercoréens à haut niveau pour fixer le cadre d\u2019une coopération entre les deux pays qui pourrait, a-t-il dit, déboucher sur des projets concrets dès 1995, année du 50e anniversaire de la libération de la péninsule coréenne de la colonisation japonaise.La coopération économique pourra ouvrir la voie à une réunion des familles séparées entre le nord et le sud du pays et ultérieurement à une réunification de la Corée du nord et de la Corée du sud, a estimé M.Kim.«Les relations intercoréennes doivent entrer dans une ère de réconciliation et de coopération et suivre les tendances actuelles de l\u2019histoire mondiale», a-t-il déclaré.OMEGA Le symbole de l\u2019excellence Omega Seamaster Professional.Chronomètre automatique en acier.Etanche jusqu'à 300 m.Fait en suisse depuis 1848 tm Wki.H3i.fouie.iie GAMBARD Vente et service technique 630-A, rue Cathcart, Montréal, centre-ville 866-3876 ALBANIE La constitution est rejetée Tirana (AFP) \u2014 Le président albanais Sali Berisha a admis hier que le «non» pourrait l\u2019avoir emporté lors du référendum de dimanche sur son projèt de nouvelle constitution, ce qui constituerait son premier revers important depuis son arrivée au pouvoir en avril 1992.Lors d\u2019une conférence de presse à Tirana, M.Berisha a refusé de répondre de manière directe aux questions des journalistes et de dire si c\u2019était le «oui» ou le «non» qui l\u2019avait emporté dimanche, aucun résultat officiel n\u2019ayant encore été rendu public.Mais il a déclaré qu\u2019il appartenait aux partis politiques «de trouver une solution pour la constitution», admettant implicitement que le projet de constitution qu\u2019il avait proposé avait été rejeté par l\u2019électorat.«Quel que soit le verdict du peuple, il doit être respec- té», a ajouté M.Berisha, qui a réaffirmé «(son) engagement pour que l\u2019Albanie ait une constitution».L\u2019opposition, qui estimait qu,e le projet conférait des pouvoirs excessifs au chef de l\u2019Etat et avait appelé les Albanais à le rejeter, a affirmé pour sa part que le «non» l\u2019avait largement emporté.Le Parti socialiste (PS, ex-communiste), la principale formation de l\u2019opposition, a annoncé, sur la base des indications recueillies par ses observateurs présents dans les bureaux de vote, que 60 à 61 % des électeurs avaient voté «non» et que le «oui» avait obtenu 34 à 35 %.D\u2019après ces indications, le «non» l\u2019aurait emporté dans 31 villes et le «oui» dans six villes seulement, a déclaré lors d\u2019une conférence de presse le vice-président du PS, Servet Pellumbi.Rakhmonov gagne au Tadjikistan Douchanbé (AFP) \u2014 Le chef d\u2019État néocommuniste du Tadjikistan, Emomali Rakhmonov, 42 ans, a assis son pouvoir en remportant l\u2019élection présidentielle dans cette ancienne république soviétique, avec 60 % des voix, a annoncé hier la commission électorale centrale.Les 40 % restant de suffrages du scrutin de dimanche se répartissent entre le seul candidat de l\u2019opposition, l\u2019ancien premier ministre Abdoumalik Ab-doulladjanov, et des bulletins blancs ou nuis, selon les résultats préliminaires officiels cités à l\u2019AFP par Miz-ro Kabirov, porte-parole de la commission électorale centrale.L\u2019état-major de M.Abdoulladjanov \u2014 un représentant du nord industriel du pays \u2014 refusait hier en mi-journée de commenter les résultats de l\u2019élection, après avoir fait état de multiples irrégularités la veille.Le Tadjikistan est la plus pauvre des anciennes ré- publiques soviétiques, dont l\u2019économie s\u2019ést littéralement écroulée depuis la fin de l\u2019URSS, en même temps que le pays s\u2019enfonçait dans la guerre civile.La victoire d\u2019Emomali Rakhmonov légitimise la position du numéro un tadjik, qui avait été porté à la présidence dp Parlement, et par voie de conséquence à la tête de l\u2019État tadjik, après la victoire de ses forces néocommunistes contre une coalition islamiste fin 1992.Cette victoire renforce également la main-mise, sur ce petit pays d\u2019Asie centrale (5,4 millions d\u2019habitants), du clan de M.Rakhmonov, les +Kouliabsi+, selon les diplomates et observateurs sur place.Les Kouliabsi, originaires de la région de Kouliab dans le sud du pays, avaient fourni l\u2019essentiel des forces contre les combattants islamistes en 1992, originaires des régions de Garm (nord) et Kourgan-Tioubé (sud).L\u2019ETAT DU MONDE ¦Texte inédit LE DEVOIR CKAC730O S Boréal Qui m'aime me lise Le monde change A L' Le seul annuaire économique et géopolitique mondial entièrement mis à jour «.de loin la meilleure publication du genre en français.Je le recommande, sans aucune espèce de réserve, à tous ceux qui veulent élargir leurs horizons sur un monde que l\u2019on ne connaît que trop mal.» Claude Picher, La Presse Annuaire économique et géopolitique mondial LA DÉCOÜVERTE/BOfiÉAl 704 pages-24,95$ DEUX FEMMES TUÉES EN ALGÉRIE Tunis (Reuter) \u2014 Deux étudiantes algériennes, des soeurs de 26 et de 21 ans, ont été retrouvées égorgées hier dans l\u2019Algérois après avoir refusé un mariage avec de présumés intégristes, rapporte l\u2019agence algérienne APS.Les corps des deux soeurs, enlevées vendredi, ont été retrouvées près de Blida mais on est sans nouvelles de leur père, mère et frère enlevés en même temps à leur domicile de Sidi M\u2019hamed, dans une banlieue du sud d\u2019Alger.Par ailleurs, l\u2019agence, qui cite un communiqué des services de sécurité, précise que 16 islamistes armés ont été tués par les forces de l\u2019ordre entre vendredi et dimanche dans dix régions du pays.Ces décès portent à environ 130 le nombre d\u2019islamistes abattus la semaine dernière.-?- BURUNDI: JURISTE MENACÉ Bujumbura (Reuter) \u2014 Le président du Conseil constitutionnel du Burundi, Gérard Niyungeko, accuse les services de sécurité de son pays de comploter en vue de l\u2019éliminer.Dans une lettre publiée hier, le magistrat invite instamment Amnesty international à user de son influence pour mettre fin à ce qu\u2019il appelle un complot «persistant» visant à le tuer.Il cite l\u2019explosion d\u2019un colis piégé, le 1er octobre, à son domicile qui a grièvemement blessé son frère et provoqué de gros dégâts.«C\u2019est un miracle que moi-même et d\u2019autres membres de ma famille y aient échappé», écrit-il dans cette lettre, dont il a envoyé une copie au nouveau président burundais, Sylvestre Ntibantuganya, élu le 2 octobre.Le magitrat affirme craindre pour sa vie et met en cause, dans l\u2019affaire du colis piégé, le Service de documentation nationale (SDN, chargé de la ûu-reté intérieure).On a voulu, selon lui, l\u2019éliminer et intimider les autres membres du Conseil pour faire en sorte que la désignation de Sylvestre Ntibantuganya ne puisse pas être éventuellement invalidée par cette instance.-?- L'ÉTERNEL ABSENT (Le Devoir) Silvio Berlusconi, président du Conseil italien, est le champion de l\u2019absentéisme à la Chambre des députés de Rome! Selon l\u2019hebdomadaire L\u2019Espresso du 4 novembre qui publie des statistiques sur l\u2019assiduité des députés depuis les élections de mars dernier, M.Berlusconi ne s\u2019est pas présenté une seule fois à la chambre législative depuis son élection comme député de la première circonscription de Rome.Mais il n\u2019est pas le seul à négliger ses fonctions parlementaires: 80 des 630 députés ont en effet été absents lors de plus 66 % des prises de vote à la Chambre.I.a plupart des leaders politiques sont dans le même cas: à peine 10% de présence pour Umberto Bossi, chef de la Ligue du Nord, 12 % pour Gianfranco Fini, leader de l\u2019Alliance nationale, et 13 % pour Massimo D\u2019Alema, chef de file des progressistes.-?- JIRINOVSKI ARRIVE AUX ÉTATS-UNIS San Francisco (AFP) \u2014 Le dirigeant ultranationaliste russe Vladimir Jirinovski est arrivé dimanche soir à San Francisco, première étape d\u2019une visite d\u2019une semaine aux États-Unis.M, Jirinovski, auquel le département d\u2019État avait accordé un visa au nom de la liberté d\u2019expression, est le chef du Parti libéral démocrate (LDPR), la deuxième force politique de la Douma (parlement russe).Il n\u2019a pas fait de déclaration à son arrivée à l\u2019aéroport international de San Francisco, en compagnie d\u2019un groupe de députés de son parti et de ses gardes du corps.M.Jirinovski prévoit de rester deux jours à San Francisco avant de se rendre à New York.Selon un porte-parole de son parti, il devait participer à une émission sur la chaîne CBS et rencontrer des rédacteurs de Time Magazine au cours de son séjour.Conseil scolaire de l\u2019île de Montréal Vente pour taxes Le Conseil scolaire de l\u2019île de Montréal vendra le 7 décembre 1994 des immeubles pour défaut de paiement des taxes scolaires.La liste de ces immeubles sera publiée dans le journal LE DEVOIR les mercredis 9 npvembre et 16 novembre 1994.\t* ^ mie, on veut renforcer les peines nposées pour certains crimes tan-is qu\u2019en Alaska et dans cinq autres fats, on devra se prononcer sur la rotection des droits des victimes \u2019actes criminels: \u2014\tau chapitre de la fiscalité, les ôtants de l'Orgeon et du Missouri nt à dire oui ou non «devons-nous soumettre une augmentation de taxes à l\u2019approbation préalable des électeurs?», tandis qu\u2019au Montana, il s\u2019agit de dire si l\u2019on requerra une majorité des deux tiers de chacune des chambres du Congrès de cet Etat avant de décréter une nouvelle taxe; \u2014\tles jeqx de hasard font l\u2019objet, dans huit Etats dont la Floride, le Nouveau-Mexique et le Rhode Island, d\u2019une question sur la légalisation de certaines formes de gambling-, \u2014\tles droits des homosexuels seront, au centre de consultations dans les Etats de l\u2019Idaho et de l\u2019Oregon; \u2014\tles autres questions auxquelles ont à répondre les Américains en marge des élections de mi-mandat portent sur l\u2019autorisation donnée à des patients en phase terminale à se prévaloir d\u2019une ordonnance médicale pour mettre fin à leurs jours (Oregon): à changer l\u2019emplacement de la capitale, de Juneau à Wassila, par exemple, en Alaska et \u2014 peut-être est-ce l\u2019un des sujets les plus débattus en Californie \u2014 faut-il nier l'accès à l\u2019école et aux soins de santé aux enfants d\u2019immigrant illégaux?jS|f|§ Èf® > , mm *¦»¦¦¦ .\u2019Ai- Tl: M* ?Mlü il faut faire les bons placements.«GW r 'M?#-*1, f : à.MimË Pour grandir financièrement Pour croître financièrement, il y a plusieurs types de véhicules: les comptes d'épargne, les fonds mutuels, les placements à revenu fixe, tels les certificats de dépôt garanti, etc.Lesquels choisir?Comment répartir vos placements afin de maximiser la sécurité et la croissance de votre capital?Les spécialistes du Trust Général sont là pour vous aider et vous conseiller la stratégie individuelle de placement qui vous enrichit selon vos objectifs, les risques que vous êtes prêts à assumer et l'évolution de vos besoins.Pour une saine croissance finan-cière, venez nous voir et prenez tout notre temps.Maintenant.TRUST GÉNÉRAL L\u2019argent se planifie au présent \\ \\ I I A 8 L K I) E V 0 I R , L K M A R I) I 8 NOV E M B R E !) !) EDITORIAL Les défis de Pierre Bourque Jean-Robert Saitsfaçon Le ras-le-bol des Montréalais à l\u2019endroit de l\u2019administration Doré était à ce point consommé qu\u2019ils ont refusé d\u2019envisager toute cohabitation d\u2019un maire plus expérimenté avec un conseil formé majoritairement d\u2019opposants.Ils ont plutôt choisi le grand balayage et pour cette victoire, M.Pierre Bourque mérite d\u2019être félicité.Mais il doit aussi être mis en garde contre la tentation d\u2019interpréter ce vote de protestation comme un appui sans réserves à ses projets fantaisistes.H ier, le candidat défait à la mairie, Jean Doré, annonçait qu\u2019il se retirait de la scène municipale.Le ton même de son discours de la veille, plus proche du soulagement que de la détresse, laissait présager son refus de siéger à la tête d\u2019une opposition décimée, à l\u2019image de ce qu\u2019est devenu le parti.Après une telle dégelée, il faudra beaucoup de patience et de courage aux membres du RCM pour reconstruire une formation trop longtemps associée à la seule image d\u2019un homme, Jean Doré.Doré parti, Montréal a cependant toujours besoin du RCM, notre seule grande organisation municipale démocratique.D\u2019ici la prochaine bataille, Montréal vivra l\u2019ère de Pierre Bourque, administrateur public estimé pour ses réalisations passées qui connaît bien la lourde machine bureaucratique municipale.Malgré les bévues qui ont ponctué sa campagne, plusieurs promesses discutables et un manque flagrant de sens politique, M.Bourque a su convaincre l\u2019électorat qu\u2019il valait mieux que l\u2019équipe de politiciens en place, depuis longtemps perçue comme arrogante et insouciante des attentes les plus simples des Montréalais.Ce qui a le plus nui à l\u2019administration du RCM, ce n\u2019est pas la candidature d\u2019adversaires comme MM.Bourque et Choquette, mais l\u2019entêtement à vouloir gérer cette ville en technocrates qui savent mieux que vous ce qui est bon pour vous.Avant quelque réforme de l\u2019organigramme ou quelque plan quinquennal de consultations ce que les citoyens attendent d\u2019un conseil municipal, c\u2019est qu\u2019il gère le butin comme s\u2019il s'agissait de son propre argent.En corollaire, ils exigent que les services culturels, de loisirs, d\u2019entretien, de collecte des ordures, de sécurité et de transport soient aussi efficaces que s\u2019ils étaient laissés aux soins de l\u2019entreprise privée.Les électeurs montréalais ont commencé à délaisser Jean Doré le jour où ce dernier leur a dit qu\u2019il n\u2019y avait pas de vaches sacrées susceptibles d\u2019éviter les compressions budgétaires.Or, pour les contribuables municipaux, des services aussi immédiats et quotidiens que les bibliothèques, les piscines, les patinoires, les parcs sont justement des vaches sacrées dont il devient indécent de restreindre l\u2019accès avant d\u2019avoir sabré ailleurs, notamment dans les dépenses de voyage du maire, le financement d\u2019intrigantes sociétés paramunicipales déficitaires et les conditions de travail déraisonnables des fonctionnaires.Pas plus que le maire sortant, le nouveau premier magistrat de Montréal, Pierre Bourque, n\u2019est à l\u2019abri du processus d\u2019éradication radicale qu\u2019ont subi les élus du RCM.Certes, le nouveau maire a promis de «brasser la cage» des nombreux amis du RCM qui, au fil des ans, ont pris le contrôle de postes névralgiques sans toujours présenter les compétences requises.Comme il a promis de réformer le polit-buro du secrétariat général dont il a lui-même dû subir les lourdeurs administratives.Tant mieux si M.Bourque ne doit pas craindr e d\u2019oublier certaines promesses frivoles.M.Bourque trouve le courage de procéder à un tel allégement de l\u2019appareil.Mais ce ne sera ni facile, ni suffisant.Dès son entrée en fonction, le nouveau maire devra négocier une convention collective avec les cols bleus qui ne pourrait se conclure sans l\u2019abolition d\u2019un plancher d\u2019emplois qui coûte 20 millions par année aux Montréalais.Il devra aussi dire non à la réduction du temps de travail des employés sans réduction de salaire équivalente, tous les gains de productivité réalisés étant dus aux seuls contribuables jusqu\u2019à ce que les salaires des employés de la Ville la plus pauvre au pays aient rejoint ceux du secteur privé.Un autre défi majeur sera de trouver une solution viable au manque à gagner de 172 millions (9% des recettes) causé par la baisse de la valeur des immeubles sur le territoire.Québec s\u2019est dit d\u2019accord pour discuter d\u2019un nouveau partage fiscal au profit des villes-centres, mais cela est un autre problème.M.Bourque a promis qu\u2019il n\u2019augmenterait pas les taxes, même qu\u2019il abolirait la surtaxe sur les immeubles commerciaux (50 millions) et celle sur les chambres d\u2019hôtel inoccupées (7 millions).Sans parler des quelques dizaines de millions de nouvelles dépenses pour des améliorations diverses, le tout financé à même des compressions de 100 millions dont les détails restent vagues.Voilà le genre d\u2019équation mathématique qui explique le scepticisme des analystes, plus profond que celui des 20% d\u2019électeurs montréalais qui ont suffi au grand balayage de dimanche (42% des 48% d\u2019électeurs qui ont voté).Voilà aussi pourquoi le mandat même très fort qui vient d\u2019être accordé à M.Bourque ne peut être interprété comme un chèque en blanc de la part des Montréalais.Pierre Bourque a beaucoup promis, il doit maintenant établir une liste de priorités.Il ne doit avoir aucun scrupule à placer en tête de ses objectifs la réduction des dépenses et la négociation d\u2019un nouveau pacte fiscal avec Québec.Aucun scrupule non plus à oublier certaines promesses aussi fantaisistes que coûteuses, à commencer par cette idée de 20 millions$ qui consiste à faire passer de 3% à 40% en quatre ans la proportion des déchets recyclés.Montréal est une ville de locataires qui se prête mal à l\u2019introduction rapide et universelle d\u2019une collecte sélective intégrale, ne serait-ce qu\u2019à cause du manque d\u2019espace de rangement pour les trois bacs qui seront nécessaires au tri domestique des déchets solides et humides.Même chose en ce qui concerne le fameux train électrique.L\u2019amélioration du réseau de banlieue s\u2019impose.D\u2019ailleurs, le processus est déjà en cours et rien ne justifie qu\u2019il faille accorder la priorité à la partie la moins fréquentée du réseau, surtout s\u2019il faut pour cela investir des fonds publics qui serviraient à concurrencer la STCUM et son métro déjà déficitaires.En somme, s\u2019il ne veut pas subir dans quatre ans le même sort qui vient d\u2019être réservé au chef du RCM, M.Bourque doit apprendre des erreurs des autres et placer au cœur de ses engagements les attentes véritables des Montréalais.bien loin devant la réalisation de son propre rêve de faire de cette ville un grand jardin d\u2019orchidées.Le prix «3 juillet 1608» Le 13 octobre 1994, le prix «3 juillet 1608» du Conseil de la langue française était décerné à la Chaîne TVOntario.En recevant, à Québec, cet honneur au nom des artisans de la Chaîne et des membres de la communauté franco-ontarienne, Jacques Bensimon prononça notamment les paroles suivantes: «Voir au delà de nos propres frontières! La Chaîne s\u2019est assurée de porter son message partout dans la francophonie nationale et internationale, depuis la France, l\u2019Europe francophone et l\u2019Afrique.Etrangement, là où nous sommes le moins bien connus, c\u2019est ici-même au Québec (.) Si la Chaîne, à ses débuts, s\u2019est sentie orpheline de la grande famille télévisuelle québécoise, par la reconnaissance qui lui est faite aujourd\u2019hui, elle se sent forte et fière d\u2019étre reçue par ses semblables.» Ces propos du directeur en chef des Services de programmation française a la Chaîne ne pouvaient être mieux illustrés que par le texte publié le même jour dans le Le Devoir et intitulé «La vraie télé internationale», dans lequel on peut lire, sous la signature de Pierre Bourgault, le passage suivant: «Puis il y a TV5.C\u2019est une drôle de télévision internationale mais c\u2019est peut-être la plus intéressante.TV5 ne brise pas la barrière des langues puisqu\u2019elle ne diffuse qu\u2019en français.Mais ce qui fait son originalité, c\u2019est qu\u2019elle fait la part belle à ses différentes LETTRES -?- composantes.Elle le fait de plus en plus et le fera encore davantage.Elle diffuse donc des émissions du Québec, de la France, de la Suisse, de la Belgique et de quelques pays d\u2019Afrique.Ce sont des Québécois qui couvrent le Québec, des Français qui couvrent la France, des Africains qui couvrent l\u2019Afrique.Au Québec, on voit peu de la production québécoise tout comme on voit peu de la production suisse en Suisse et c\u2019est bien ainsi puisque, dans la plupart des cas, les autochtones ont déjà pu voir les émissions produites chez eux.» M.Bourgault a passé sous silence la participation de TVOntario au consortium de TV5.La Chaîne a huit ans d\u2019existence, a sa propre antenne et diffuse plus de 6000 heures de programmes en français par année, avec un budget d\u2019à peu près 20 millions$ et plus de 130 employés.C\u2019est sur un pied d\u2019égalité avec Radio-Québec que la Chaîne participe àTV5.L\u2019omission faite par M.Bourgault était-elle volontaire?Gérard Lévesque Avocat et notaire Etobicoke, 18 octobre 1994 On a oublié Dieu dans l\u2019Église Après la lecture du texte d\u2019Andréa Richard (Le Devoir, 18 octobre), je m\u2019attriste de voir si peu de rigueur et de profondeur chez une personne qui défend la justice.Le manque de cohérence est flagrant.On a oublié Jlieu dans l\u2019Eglise, rendant celle-ci pareille à une compagnie à but plus ou moins lucratif, dont l\u2019objectif est d\u2019asservir les âmes en leur proposant une conscience collective «au détriment de leur conscience individuelle et personnelle».Au contraire, la conscience collective ne fait que se greffer à la base très solide de la conscience individuelle.A qui pense?-vpus que les «fidèles» le sont?A l\u2019Église ou à Dieu?Les fidèles ne vont pas à la messe pour plaire au curé ou au pape.Pardonnez l\u2019apparente dureté des propos, mais ces derniers s\u2019en foutent plus ou moins.Nous sommes responsables de nos actions face à Dieu, et non face aux hommes.Mais Dieu a nommé le pape comme son porte-parole sur Terre, et c\u2019est donc par sa bouche (et par la Bible) que nous est transmise sa volonté.Jésus a été crucifié pour être allé contre la tendance de son temps; croyez-moi, le pape n\u2019a pas froid aux yeux.Pour les insatisfaits, il reste toujours la solution classique, telle que présentée par Luther, Calvin, Henri VIII et compagnie.Ma suggestion est la suivante, et s\u2019accorde bien avec vos intentions, je crois: fondez votre religion! Votre «conscience individuelle et personnelle» ne subira pas les affres d\u2019un totalitarisme que vous n\u2019osez dénoncer par peur, ou par manque de cohérence?Croyez-moi, si Dieu voit son Eglise prendre une mauvaise direction, il interviendra.Jérôme Lussier, 19 ans Westmount, 22 octobre 1994 Des soins de santé impeccables, mais.1 y avait au moins 30 ans que je n\u2019avais pas mis les pieds dans un hôpital, fi ne m\u2019en restait qu\u2019un vague souvenir et c\u2019est par les journaux que j\u2019apprenais que tout y allait mal, que les urgences étaient débordées, que les soins étaient de plus en plus médiocres et que le personnel était profondément déprimé.Soudain, la semaine dernière, c\u2019est la crise aiguë.La douleur au bas-ventre est insoutenable et je me demande si je ne suis pas en train de claquer avant même de l\u2019avoir décidé, ce qui m\u2019irriterait beaucoup.Il est dix heures du soir.Je n\u2019ai qu\u2019un recours: l\u2019urgence.J\u2019y arrive dix minutes après pour n\u2019en sortir que tard le lendemain.Or, je le dis tout de suite, je n\u2019ai pas découvert à l\u2019Hôpital Notre-Dame les horreurs décrites plus haut et je continue de penser que, malgré ses lacunes, notre système de santé est parmi les meilleurs au monde.On ne va pas à l\u2019hôpital comme on va à l\u2019hôtel.On y va pour être soigné et si possible guéri.On ne m\u2019a pas reçu comme à l\u2019hôtel, cela va sans dire, mais on m\u2019a bien soigné et peut-être guéri, on verra.Pourtant, je ne suis pas entièrement satisfait Les habitués de l\u2019urgence ne remarquent plus rien alors que moi, avec mes yeux neufs, j\u2019ai quand même noté des lacunes qui ne changent rien à la qualité des soins mais qui rendent le séjour plus pénible qu\u2019il ne devrait l\u2019être.J\u2019ai donc quelques suggestions à faire, des petites choses qui ne coûtent rien et qui feraient plaisir à,bien du monde.D\u2019abord l\u2019accueil.Evidemment, si on arrive sur une civière les membres arrachés et le ventre ouvert on se soucie assez peu de l\u2019accueil.Mais le malade sur pied, comme on l\u2019appelle si bêtement est peut-être un peu plus exigeant et peut-être un peu plus malade qu\u2019il n\u2019y paraît On ne nous reçoit pas, tout simplement Personne pour nous demander ce qui ne va pas, pour nous faire patienter, pour nous dire ce qui va se passer ou, au moins, pour décréter qu\u2019on ne court pas le danger de périr dans l\u2019entrée.Rien sauf l\u2019attente de passer au cash.Je sais bien qu\u2019il faut tendre sa carte-soleil et donner les renseignements d\u2019usage mais il me semble que la pilule passerait mieux si on commençait par s\u2019occuper un peu de moi.J\u2019avais PIERRE BOURGAULT ?plutôt l\u2019impression qu\u2019on me prenait pour un des ces maudits malades qui encombrent les urgences sans en avoir vraiment besoin.J\u2019avais l\u2019impression d\u2019être de trop dans un endroit qui pourtant m\u2019appartient, non?Ça vous gênerait beaucoup de faire une petit effort du côté de l\u2019accueil?Bon, je suis chanceux, il n\u2019y a pas foule et finalement, on s\u2019occupe de moi rapidement.Je me dis que j\u2019en ai pour deux heures au plus.Un médecin vient me voir qui pose un diagnostic sûr.pierre au rein.Je m\u2019en fous, j\u2019ai trop mal.Il va me régler ça en deux temps, trois mouvements: une petite injection et la douleur s\u2019en va.Bienfaits de la pharmacopée moderne.Bon, il faudra faire pipi dans le petit pot, et puis il faudra faire une radio, puis si ce n\u2019est pas suffisant il faudra aussi faire une échographie.11 est rpaintenanl deux heures du matin.Echographie?Pas avant demain après-midi.Je deviens impatient.Pourrai-je sortir une petite heure demain matin pour m\u2019occuper de mon chien et faire quelques téléphones?Pas question, je perdrais mon tour.Voilà ce qui agace, ce genre de petit embêtement inutile qui relève d\u2019un règlement trop rigide ou de son application trop tatillonne.Vous ne pourriez pas.?On m\u2019avait dit qu\u2019on «parquait» les patients dans lçs corridors de l\u2019urgence.C\u2019est vrai.A trois heures, je quitte la petite salle où l\u2019on m\u2019avait étendu sur une civière pour le corridor où l\u2019on me couche dans un lit confortable.Moi, je n\u2019ai rien contre.11 faut ce qu\u2019il faut et on ne va pas se mettre à ouvrir des chambres privées pour tous les paumés en mal de solitude.Dans mon corridor, il y a des gens beaucoup plus amochés que moi.Mais, je le répète, on s\u2019occupe de nous et nous sommes bien soignés.Il y a un hic toutefois.Dès le matin, c\u2019est plein de gens qui passent et qui repassent, qui causent fort, qui rient, qui font du bruit.Et ce maudit balayeur qui n\u2019en finit plus de crier plus fort que les autres.Tiens, voilà les plateaux du petit déjeuner.Je sursaute chaque fois.Je deviens très impatient.Je le répète: le corridor, je m\u2019en fous.Mais on ne pourrait pas un peu baisser le ton et la lumière?On ne pourrait pas faire un peu attention?On ne pourrait pas s\u2019arranger pour faire oublier le corridor aux patients?Ça ne coûterait rien, bien sûr.Mais ça ferait plaisir à bien du monde.Ça ferait plaisir à bien du monde aussi si on cessait de traiter les malades comme les passagers d\u2019un avion.Dans les avions, si vous avez le malheur de vous endormir un peu trop tôt, on va vous réveiller pour vous offrir un café, puis une autre fois pour vous offrir un oreiller, puis encore une fois pour vous demander si vous voulez regarder le film.Or, c\u2019est cette politique absurde qu\u2019on semble avoir adoptée à l\u2019hôpital.Réveil-pipi, réveil-pilule, réveil-questions, réveil-rendez-vous, réveil-ceci et réveii-cela.Non mais.on ne pourrait pas faire un petit effort pour faire un peu de tout cela en même temps?Ça ferait tellement plaisir.Et tant qu\u2019a y être, on ne pourrait pas éviter de nous faire passer huit fois le même examen?Je sais, je sais, le changement de quart.mais quand même.Une dernière petite chose: on ne pourrait pas un peu plus nous expliquer ce qui nous arrive et comment nous allons nous en sortir?Le langage des médecins et des infirmières leur est immédiatement compréhensible mais pour la plupart d\u2019entre nous, c\u2019est du chinois.Et la procédure, c\u2019est encore pire.«Qu\u2019est-ce que vous faites là?», me dit l\u2019infirmière.«Je ne le sais pas.On m\u2019a dit de venir là» Elle va finir par me dire ce que je fais là mais j\u2019aurais aimé le savoir avant Des petites choses, juste des petites choses qui feraient plaisir à bien du monde.Les soins sont impeccables, le personnel compétent et affable et le système fonctionne plutôt bien.Surtout, il fonctionne pour tout le monde.Je ne Voudrais surtout pas me retrouver aux Etats-Unis.Bref, tout va mieux qu\u2019on le dit dans les journaux.Mais.J\u2019ai voulu dire mon petit «mais».Voilà.J\u2019ai presque hâte de retourner.pour voir.A P R, 0 P 0 S -?- .des veuves Pour les hommes comme pour les femmes, la proportion de personnes mariées décroît avec l\u2019âge alors que la proportion de personnes veuves s\u2019accroît Ainsi, dans le groupe d\u2019âge de 65 à 74 ans, 34% des femmes sont veuves comparativement à 79% des femmes de 85 ans et plus.Ce dernier chiffre signifie que quatre femmes de 85 ans et plus sur cinq sont veuves! Parallèlement, le pourcentage de femmes mariées chute de 56% dans le groupe d\u2019âge de 65 à 74 ans, de 10% dans le groupe d\u2019âge de 85 ans et plus; cet écart est si marqué que dans le groupe de femmes âgées de 85 ans et plus, le pourcentage des femmes mariées est à peu près le même que celui des célibataires.Le Canada à l'étude, Statistique Canada, 1994.LE DEVOIR FONDE FA JANVIER 1910 HENRI B00RASSA LE I Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCOTEAUX Directeur délégué à l\u2019administration FRANÇOIS T II OUI N Directeur de l'information BENOÎT AUBIN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, ROCH CÔTÉ Rédacteur en chef adjoint JEAN ROBERT SANSFAÇON 2050, rne de Blenry, 9e étage, Montréal (Qnébee) HSA 3M9.Tel.: (5 1 4) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS K I) K V 0 I II , I.K M A Kl) I K N t) V K M K K K I (I !) I I I) E E S A 9 Un artisan de monsieur Bell JEAN-FRANÇOIS POULIOT Réalisateur ans sa chronique intitulée «Mon pays contre une subvention», parue le 25 octobre dernier, M.Bour-gault me dénonce de ne pas vouloir faire son indépendance, en me qualifiant, pour mieux démasquer mon opportunisme, de «glorieux» publicitaire.Il rapporte, en guise de preuve accablante, les propos que j\u2019ai tenus dans L\u2019Express et les assaisonne, pour les rendre plus savoureux, d\u2019une touche de mauvaise foi dont j\u2019apprécie l\u2019habileté.Je ne le lui reproche même pas, le plaisir amusé de le lire dépassant le froissement que je pourrais éprouver.Et en fait, à quelques nuances démagogiques près, je me vois dans l\u2019obligation de plaider coupable aux nombreuses opinions hérétiques qu\u2019il me reproche.Il me fustige notamment de croire que M.Parizeau mène un combat politique qui ne représente plus le chemin privilégié par une génération plus jeune et plus sûre de ses moyens.Vrai! Il m\u2019accuse de me définir fièrement comme un être dont la spécificité se situe au carrefour de l\u2019Amérique et de l\u2019Europe et d\u2019y voir bien honnêtement un atout indéniable.Encore vrai! Il me reproche enfin de ne plus vouloir porter la ceinture fléchée et de ne plus croire à la thèse du petit peuple opprimé qu\u2019une certaine intelligentsia doit protéger de l\u2019assimilation.Il m\u2019en veut en effet d\u2019être profondément convaincu de la force de ce peuple et de le croire parfaitement en mesure d\u2019exposer autre chose que son nombril et ses frustrations à la face du monde.Vrai, vrai, vrai! Et j\u2019en remets.De nombreux Québécois se sentent aujourd\u2019hui capables de rivaliser avec les meilleurs sur celte planète et le démontrent.De nombreux Québécois, sans même lui en demander la permission, façonnent tous les jours par leur travail et leur imagination l\u2019identité et la valeur de ce peuple dont on pourrait parfois penser qu\u2019il se croit le seul défenseur autorisé.En fait, à toutes ces choses horribles qu\u2019il me reproche et qui font de moi un opportuniste à ses yeux \u2014 me, myself and I \u2014 je n\u2019ai qu\u2019une toute petite rectification à apporter.Elle apparaîtra certes triviale à ses yeux, mais elle ne l\u2019est pas.Elle a trait justement au respect des autres et à la reconnaissance de leur contribution.Je ne suis pas le «glorieux» publicitaire qui, selon son «Québécois inculte», a conçu la campagne maintenant célèbre de monsieur Bell.Je ne suis qu\u2019un des nombreux artisans qui ont participé à la création de ce petit bijou dont la finesse et l\u2019intelligence contribuent à façonner notre fierté d\u2019être Québécois, la sienne autant que la mienne.Ce sont François Forget, Richard Péloquin, Isabelle Cardinal, Nicole Labelle, Stéphane Martin, Marie-Christine Lévesque, Brigitte Ledermann et Sylvie Barrière qui ont en effet conçu et écrit ces petits chefs-d\u2019œuvre que je suis fier d\u2019avoir tout simplement réalisés.L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR IA RÉDACTION Journalistes: à l\u2019information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Bernard Monier, Isabelle Paré, Guy Taillefer (adjoint au directeur de l\u2019information)', Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales)', Martin Du-clos et Christine Dumazet (relecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes)', it l\u2019information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Roland-Yves Carignan, Pierre Cayouette (livres), Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay; à l'information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte: à l\u2019information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Trudel; à l'information politique: Pierre O'Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec)', Serge Cha-pleau (caricaturiste); h l\u2019information sportive: Yves d'Avignon; Denise Babin, Marie-Claude Petit (commis), Marie-Hélène Ala-rie (secrétaire à la rédaction).In Documentation: Gilles Paré (directeur); Manon Scott, Serge Inplantc (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).IA PlIBUCrrÉ l-ucie Hnsonneault (directrice), Yves Williams (superviseur, Avis publics et annonces classées), Jacqueline Avril, Daniel Barbeau, Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Sylvie Hanna.Christiane Legault, André Mélançon, Suzanne Miscevic, Micheline Kuelland.Monique Ver-reault (publicitaires); Sylvie I .aporte.Pierrette Rousseau.Micheline Tiirgeon.Olivier Zuida (commis); Michèle Bouchard (secrétaire).L\u2019ADMINISTRATION Henry Riedl.c.m.a.(contrôleur).Nicole Carmel (coordinatrice des services comptables); Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Incas.Nathalie Perrier, Danielle Ponton.Danielle Ross, linda Thériault (adjointe à l\u2019administration).LE MARKETING ET SERVICE A IA CLIENTELE Christianne Benjamin (directrice).Johanne Brien (secrétaire).Manon Blanchette.Monique L\u2019Heureux, lise Inchapelle.Rachelle Ieclerc-Venue IA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Giç-Renaud Ki-rouac (directeur), Chrystian Guy (superviseur à la promotion des abonnements).IA PRODUCTION Mariel'ranco Turgeon (directrice delà production).Jeun leniav (directeur adjoint .production et informatique).Johanne Brunet.Danielle Cantara.Richard DesCor-miers.Caroline Des Rosiers.Lynda Di Ces» ro.Markrtosée Horion.Sylvain Ir-sage.Michael Schneider.Christiane Vaillant LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Martel Couture (président) IA FONDATION DU DE- VOIR! B Les délégations régionales Le fédéralisme de Parizeau Cette réforme vise à rejeter sur les régions le blâme des futures récessions et à éponger le déficit provincial YANN P LU N1ER Ingénieur retraité e Canada peut dormir sur ses deux oreilles.Jacques Parizeau, tel saint Paul sur le chemin de Damas, vient en effet d\u2019avoir une révélation: il vient de découvrir que le fédéralisme est la meilleure forme de gouvernement.Il en est tellement convaincu, du moins pour le Québec, qu\u2019une de ses premières décisions a été de créer des régions.Lorsque c\u2019est Jacques Parizeau qui le dit, il faut se méfier.Qui que vous soyez, libéral ou péquiste, vous savez bien que le Parti québécois ne va pas se rendre ridicule en créant un autre niveau de gouvernement.Alors, pourquoi cette réforme?Pour favoriser le développement économique, nous dit-on.Ne serait-ce pas plutôt pour envoyer en Chine, en plus de quelques ministres et de leurs épouses, une délégation de représentants des régions, car il est bien évident qu\u2019un Etat juste ne peut envoyer à Pékin des représentants de la Gaspésie et de l\u2019Abitibi, sans envoyer aussi des représentants de Montréal, Sherbrooke Trois-Rivières, Chicoutimi, etc?C\u2019est cela, l\u2019autre façon de gouverner, celle qui consiste à joindre les économies à l\u2019efficacité.Si ce n\u2019était que de cela, ce ne serait pas grave.Tous les partis politiques et tous les gouvernements font des faveurs à leurs petits amis.Hélas, il y a pire.Cette réforme a en effet deux objectifs: premièrement, rejeter sur les régions le blâme des futures récessions, dépressions ou même tout simplement des mauvaises situations économiques temporaires; deuxièmement, éponger le déficit provincial.D\u2019abord, le premier de ces objectifs.Si la situation économique se détériore, le gouvernement du Québec ne manquera pas de dire aux maires, aux préfets de comté ou aux «gouverneurs» de régions: «Messieurs, faites votre travail, le développement économique de votre région, c\u2019est votre affaire.» «Mais nous n\u2019avons pas suffisamment d\u2019argent», rétorqueront-ils.Alors, de deux choses l\u2019une.Ou bien le gouvernement est vraiment de type fédéral, donc réellement décentralisé, et répond: «Taxez vos administrés.» Dans ce cas, c\u2019est aux gouvernements «infé- rieurs» de supporter l\u2019odieux d\u2019avoir à augmenter les taxes ou les impôts.Ou les niveaux de gouvernement régionaux n\u2019ont pas de pouvoirs de taxation et sont à la merci du gouvernement supérieur.Dans ce cas, rien n\u2019a changé, sauf que les administrateurs des régions sont devenus des pantins aux mains du gouvernement du Québec qui non seulement s\u2019est délesté d\u2019une responsabilité, mais a amélioré son image aux dépens des administrateurs régionaux.Le deuxième objectif est non moins évident.Dans les conditions financières où se trouvent nos gouvernements, ceux-ci doivent, s\u2019ils veulent être réélus, éviter de hausser les taxes ou les impôts, fonctionner sans déficit pour ne pas augmenter leurs dettes ou, mieux, les éponger.La Ville de Boucherville a trouvé un truc.Depuis quelque temps, elle n\u2019assume plus les frais du service 911.Désormais, ce sont les citoyens qui paient ce service directement à Bell.Je trouve cela d\u2019ailleurs très bien, dans la mesure où Bell ne profite pas de la situation pour collecter plus d\u2019argent auprès des abonnés qu\u2019il n\u2019en recevait de la municipalité.Mais cette innovation devrait valoir une baisse des taxes aux résidants de Boucherville.Vous pensez bien qu\u2019il n\u2019en est rien.Les élus municipaux viennent de trouver une source d\u2019argent sans avoir à hausser les taxes.Quelle aubaine! La régionalisation qu\u2019on nous promet permet le même subterfuge.Comme le gouvernement du Québec a une dette très élevée, il doit trouver des moyens pour la diminuer.Quoi de mieux que la régionalisation?On délègue des pouvoirs sans les accompagner de fonds suffisants pour bien les exercer et le tour est joué.Par la réforme Ryan, par exemple, le gouvernement Bourassa s\u2019est démis d\u2019un certain nombre de ses responsabilités et les a remises aux municipalités et aux commissions scolaires sans leur transférer suffisamment de fonds pour pouvoir toutes les assumer.D\u2019accord avec le principe pourvu qu\u2019il s\u2019agisse de mesures pouvant être mieux gérées par des corps municipaux ou scolaires que par le gouvernement du Québec.En faisant supporter à des gouvernements «inférieurs» des dépenses qui étaient auparavant assumées par le gouvernement provincial, celui-ci va disposer d\u2019argent pour pouvoir fonctionner sans déficit ou même pour payer ses dettes si l\u2019on peut un jour persuader nos élus de l\u2019Assemblée nationale que celui qui paie ses dettes s\u2019enrichit.f 'V PHOTO JACQUES NADEAU Camille Laurin, délégué de Montréal.PHOTO JACQUES NADEAU David Cliche, délégué de Laval.mSÊ vili PHOTO ARCHIVES Matthias Rioux, délégué du Bas-St-Laurent Gaspésie-îles-de-la-Madeleine.PHOTO ARCHIVES r Rémy Trudel, délégué d\u2019Abitibi-Témiscamingue.Avenir des finances publiques au Canada Martin manque le train La régulation de I\u2019inflation ne doit plus se faire seulement à partir de la politique monétaire sez c PIERRE PAQUETTE Secrétaire général de la CSN es 17 et 18 octobre dernier, le ministre des Finances Paul Martin déposait deux documents, Un nouveau cadre de la politique économique et Instaurer un climat financier sain, qui présentent à notre avis un portrait as-air de la situation économique du Canada et de l\u2019état des finances publiques fédérales et identifient bien certains problèmes importants auxquels l\u2019économie canadienne doit faire face.Cependant, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ne peut sousr dire à l\u2019analyse d\u2019Un nouveau cadre de la politique économique voulant essentiellement (et nous simplifions à peine) que le défi économique que le pays doit affronter presque en exclusivité est le déficit fédéral, et qu\u2019on ne pourra réduire substantiellement ce déficit qu\u2019en sabrant dans les dépenses de programme du gouvernement fédéral.Une telle stratégie risque fort de plonger le pays dans une nouvelle récession mais dont l\u2019ampleur pourrait dépasser celle du début des années 1990.Nous croyons que le chômage demeure à un niveau préoccupant et que sa réduction doit devenir la cible prioritaire de la politique gouvernementale.Nous sommes d\u2019ailleurs étonnés que le ministre, qui fixe des objectifs précis en ce qui concerne le niveau de l\u2019inflation et la taille du déficit n\u2019accorde pas la même attention pour définir un objectif précis pour réduire le taux de chômage.L\u2019incapacité des conservateurs à réduire le déficit et à diminuer l\u2019endettement n\u2019est pas tant venue du côté des dépenses de programmes que dans un premier temps, de l\u2019explosion des frais d\u2019intérêt et dans un deuxième temps, de la chute des revenus due à la récession de 1990-1991.Il faut donc que le gouvernement fédéral prenne en compte toutes les dimensions de la solution pour assainir les finances publiques, tout en maintenant un bon filet de sécurité sociale.D\u2019abord, le gouvernement fédéral doit prendre les moyens pour assouplir la politique monétaire.Si nous avons vécu au-dessus de nos moyens dans les années 1980.c\u2019est surtout parce que nous nous sommes payé une politique monétaire exceptionnellement rigoureuse et coûteuse dont nous traînerons encore longtemps les conséquences financières et fiscales.Il faut faire un virage immédiat en la matière sans quoi l\u2019assainissement des finances publiques ne sera toujours qu\u2019un exercice de plus en plus difficile et contre-productif par-roûts excessifs et impré-is dans les taux dintérèt ce que visible soumis aux variqoo PHOTO JACQUES NADEAU Le ministre des Finances Paul Martin.sur lesquels la politique monétaire canadienne a une influence certaine.Plus concrètement, la régulation de l\u2019inflation ne doit plus se faire qu\u2019à partir de la politique monétaire; il faut se doter de nouveaux mécanismes et de nouvelles pratiques de régulation sociale de l\u2019inflation qui soient moins coûteux que la régulation par les taux d\u2019intérêt La fiscalité Il faut aussi que le gouvernement fédéral s\u2019attaque à la question des revenus.Au cours des années 1980, le fardeau fiscal global a subi de nombreuses transformations au Canada.Premièrement il est certain que pris dans son ensemble, le fardeau fiscal s\u2019est accru.Deuxièmement, il y a eu un déplacement de ce fardeau qui a pris la configuration générale suivante: ¦\tLa part relative des entreprises a diminué alors que celle des individus a augmenté.¦\tLa fiscalité des entreprises s\u2019est déplacée graduellement vers les charges qui ne sont pas directement liées à la rentabilité (taxes sur les masses salariales et sur le capital).¦\tLa fiscalité des entreprises est de plus en plus supportée par les petites et moyennes entreprises et ce, même relativement à leur part dans les revenus totaux d\u2019affaires déclarés.¦Ia fiscalité des individus s\u2019est déplacée vers les taxes indirectes (taxes à la consommation.ensemble des tarifications).¦In fiscalité des individus s\u2019est déplacée en accentuant le fardeau de ce qu\u2019on appelle la classe moyenne, particulièrement à la suite des baisses substantielles des taux marginaux qui ont bénéficié davantage aux contribuables à revenu élevé.¦Les dépenses fiscales ont été parfois ré duites mais aussi souvent i élargies a de velles activités entraînant au total des coûts importants pour les gouvernements fédéral et provinciaux, tout en laissant une impression générale d\u2019iniquités du régime fiscal et d\u2019inefficacité économique de plusieurs dépenses fiscales.Nous sommes fort conscients que la situation financière actuelle du gouvernement ne permettra pas, à court terme, un allégement du fardeau fiscal des Canadiennes et des Canadiens.Cependant, nous croyons que le gouvernement fédéral pourra et devra agir rapidement pour réintroduire une certaine progressivité dans le régime fiscal canadien tout en cherchant davantage de revenus auprès de cette partie de la population qui a le plus profité des politiques économiques et fiscales des dix dernières années.C\u2019est pour cette raison que nous proposons: ¦\tL\u2019introduction, dans l\u2019échelle d\u2019imposition sur le revenu des particuliers, de taux croissants jusqu\u2019à un seuil de revenu annuel de 250000$.¦\tL\u2019abolition de l\u2019exonération d\u2019impôt accordée actuellement aux revenus de fiducies familiales et à 25% des gains en capital.¦\tLa réduction du montant maximal de revenu qu\u2019on peut verser, sans payer d\u2019impôt, dans un Régime enregistré d\u2019épargne-retrai-re (REER).De telles mesures, croyons-nous, tout en générant des revenus additionnels dont le gouvernement a besoin pour réduire le déficit, seraient un premier pas pour rétablir, chez les Canadiens, une certaine confiance dans leur régime fiscal, confiance qui a été ébranlée par certaines mesures fiscales des dernières années, dont l\u2019introduction de la TPS.A part ces mesures à court tenue, nous croyons que le gouvernement devrait revoir l\u2019ensemble du régime fiscal par le biais d\u2019une commission d\u2019enquête.Le rôle de l\u2019État La CSN ne souscrit pas à une certaine trame de fond du document Un nouveau cadre de la politique économique qui va jusqu\u2019à prétendre qu\u2019une compression draconienne des dépenses gouvernementales pourra non seulement se réaliser sans provoquer des dommages importants, mais éliminerait même «le dernier obstacle fondamental qui s\u2019oppose à une croissance économique et une création d\u2019emplois soutenue».Le soutien de l\u2019Etat constitue un élément important et essentiel pour une économie et une société modernes et dynamiques, où les citoyens non seulement vivent en sécurité mais ne craignent pas d\u2019être mobiles et innovateurs.mettant leurs capacités et connaissances au travail dans de nouveaux domaines d\u2019activité.Le filet social canadien k constitue justement un des piliers sur lesquels cette économie moderne et dynamique devra se construire.Si la CSN est d\u2019accord avec une plus grande efficacité et un meilleur ciblage de certains programmes sociaux, nous croyons que la réforme prônée par le ministre Axworthy serait vouée à l\u2019échec si elle ne visait qu\u2019à réduire les dépenses en fonction de paramètres dictés par une vision étroite de réduction du déficit uniquement en sabrant dans les dépenses.Une situation sérieuse Cela dit, compte tenu de la situation sérieuse dans laquelle les finances publiques fédérales se trouvent le gouvernement doit être particulièrement vigilant pour éviter des dédoublements et des chevauchements avec les services gouvernementaux offerts par les provinces.De tels chevauchements risquent non seulement de faire payer les Canadiens en double, mais aussi de voir travailler à contresens deux gouvernements qui prétendent chacun à sa façon, répondre aux mêmes besoins.Un exemple d\u2019un tel chevauchement est le domaine de la formation professionnelle.D\u2019ailleurs, le document Un nouveau cadre de la politique économique, imprégné comme il l\u2019est de la nécessité de réduire les dépenses gouvernementales, nous laisse perplexes lorsqu\u2019il affirme que «sa responsabilité générale de promouvoir les résultats économiques de la nation» justifie la visée du gouvernement fédéral d\u2019accroître sa présence et son intervention dans la formation de la main-d\u2019œuvre.Au Québec, un consensus partagé par le gouvernement provincial et l\u2019opposition, le patronat et les syndicats, les souverainistes et les fédéralistes, plaide en faveur d\u2019un retrait du fédéral de ce domaine.Malgré cela, le gouvernement fédéral persiste à intervenir.Les économies dans les dépenses du gouvernement fédéral peuvent être réalisées en premier lieu là où il y a chevauchement, et particulièrement là où le rôle du gouvernement provincial comme rnaitre d\u2019œuvre est reconnu.C\u2019est le cas de la formation professionnelle, que nous venons de mentionner, mais c\u2019est aussi le cas de l\u2019éducation, de la santé, du développement régional, des ressources naturelles et de certains programmes de sécurité du revenu.De plus, des compressions budgétaires peuvent être réalisées dans d\u2019autres domaines où la conjoncture économique et politique ne justifie nullement le maintien du niveau actuel des dépenses.C\u2019est le cas du soutien fédéral aux mégaprojets énergétiques.de la défense nationale et pourquoi pas.de l\u2019espionnage de la vie privée de Canadiens. A 10 L E I) E V 0 I II .I, K M AUDI 8 N 0 V li M B II E I !» !» I LE DEVOIR ACTUALITES Le CRTC pourrait autoriser un filtre contre les émissions violentes Winnipeg (PC) \u2014 Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) songe à amender sa réglementation pour permettre aux câblo-distributeurs de «filtrer» les émissions américaines jugées trop violentes.A l\u2019heure actuelle, les câblodistri-buteurs ne peuvent altérer les signaux de télévision importés des Etats-Unis.Mais l\u2019amendement proposé permettrait aux entreprises de retirer un épisode jugé trop violent pour le remplacer par un autre, a indiqué lundi le président du CRTC, Keith Spicer, lors de la conférence annuelle de l\u2019Association canadienne des radiodiffuseurs.M.Spicer a salué les initiatives prises par l\u2019association et souhaité que les câblodistributeurs en fassent maintenant autant.Les directives «volontaires» que s\u2019est donnée l\u2019association en matière de violence au petit écran ont été mises en vigueur le 1er janvier dernier, et sont maintenant citées en exemple ailleurs dans le monde, a rappelé M.Spicer.La récente décision du Conseil canadien des nonnes de radiodiffusion concernant la série américaine Power Rangers \u2014 qui a été retirée des ondes après un jugement défavorable \u2014 prouve que les directives sont plus qu\u2019une façade, a estimé M.Spicer.Le réseau de télévision Global prévoit retirer définitivement de l\u2019horai- re la série Power Rangers si son contenu violent ne peut être sérieusement censuré au montage.Mais les enfants peuvent toujours voir des séries comme Power Rangers sur des chaînes américaines distribuées au Canada par le câble.Et les câblodistributeurs ne peuvent plus se soustraire à leur devoir moral de protéger les petits Canadiens contre les émissions étrangères violentes, a estimé M.Spicer.La proposition du CRTC n\u2019aurait pas l\u2019heur de plaire aux câblodistributeurs, qui se sont toujours opposés à l\u2019altération ou à la censure des signaux étrangers transmis à leurs abonnés.«Pour être bien francs, nous ne sommes pas tellement portés sur la censure», indiquait la semaine dernière un porte-parole de l\u2019Association canadienne de télévision par câble.Malgré tout, M.Spicer espère trouver un terrain d\u2019entente avec les câblodistributeurs au cours des prochains mois.Le CRTC souhaite également que les canaux spécialisés comme Musique Plus, les canaux de télévision payante comme Super Ecran et même les futurs distributeurs de canaux par satellite se donnent eux aussi un code de conduite en matière de violence.Sans quoi la pression populaire pourrait forcer le gouvernement à légiférer dans ce domaine, a indiqué M.Spicer.CENTJOURS La ville de l\u2019environnement SUITE DE LA PAGE 1 L\u2019un des grands projets mis de l\u2019avant au cours de la campagne par le chef de Vision Montréal, la transformation du site d\u2019enfouissement des déchets, jumelée à l\u2019accélération du recyclage (avec un objectif de 40 %), devrait voir le jour dans les prochains mois.«Le projet de faire de Montréal la ville de l\u2019environnement et d\u2019impliquer les citoyens, il faut absolument qu\u2019on le prépare pour le 1er mai.On va commencer à changer les comportements dès le mois de mars.Donc, le service de propreté et les comités de quartiers doivent être créés avant», explique M.Bourque., Une rencontre est prévue ce matin entre M.Bourque et le maire sortant Jean Doré pour préparer la transition.Dans son discours de di- manche soir, M.Doré avait alors assuré toute sa collaboration à son successeur.Devrait suivre lundi prochain l\u2019assermentation du conseil municipal.Une semaine plus tard, M.Bourque prévoit convoquer une première assemblée du conseil, question de former le comité exécutif.Six élus accéderont alors au saint des saints.La représentation géographique ainsi que la proportion homme-femme constitueront les principaux critères de sélection des membres du comité exécutif, indique M.Bourque.Des noms circulent déjà pour la composition de ce groupe restreint de dirigeants.Parmi ceux-ci figurent Georgine Coutu, femme d\u2019affaires élu dans Peter McGill, château fort depuis vingt ans de Nick Auf Der Maur; Johanne Lorrain, très impliquée dans le milieu scolaire, en plus de représenter l\u2019extrême-est de l\u2019île, là où veut investir massivement Pierre Bourque; Robert Gagnon, directeur d\u2019une caisse populaire, l\u2019un des fondateurs de l\u2019organisme communautaire à vocation économique, le RESO; Pierre-Yves Melançon, excandidat à la mairie en 1990 pour la Coalition démocratique de Montréal; Pierre Goyer, urbaniste qui siège depuis huit ans au conseil, mais dont la fougue pourrait l\u2019écarter; Sammy Forcillo, comptable qui assumait les fonctions de chef de l\u2019opposition à l\u2019Hôtel de Ville, un soldat loyal.D\u2019ici là, M.Bourque entend rencontrer rapidement le premier ministre Jacques Parizeau, le ministre des Affaires municipales, Guy Chevrette, ainsi que le délégué de Montréal, Camille Laurin, pour s\u2019entendre sur le nouveau pacte fiscal promis par Québec.Le rapport du comité Laurin-Cousineau (du nom de la présidente du comité exécutif actuel, Léa Cousineau) dont le dépôt prévu la semaine prochaine, pourrait être remis en question.Pour ce qui est de son interprétation du choix des Montréalais, Pierre Bourque analyse: «Trente ans, c\u2019est plus important que trois, quatre maladresses.On avait une bonne équipe; on a travaillé très fort sur le terrain; on a fait beaucoup de porte-à-porte.On avait aussi des propositions d\u2019avenir, d\u2019espoir.Et il y avait un immense sentiment anti-Doré, je pense que ça, tout le monde le reconnaît».ISLAM Parmi les meilleures SUITE DE LA PAGE 1 une fille et faire de l\u2019argent».Rahi-ma, elle, étudie pour devenir sociologue ou quelque chose du genre.Sa sœur aînée prépare une licence en sciences politiques; son frère sera ingénieur; sa sœur cadette médecin comme toutes ses tantes de Casablanca.«Plus on est cultivé, plus on s\u2019attache à l\u2019islam», dit-elle.Les jeunes filles voilées sont souvent parmi les meilleures en classe, m\u2019avait dit plus tôt le censeur du lycée, un homme bourru qui se définit comme un «vieux lai'c».Au début de chaque année, il n\u2019oublie jamais de souffler à l\u2019oreille de celles qui portent une croix au cou, qu\u2019elles feraient mieux de la glisser sous leur pull.Cela fait pourtant 17 ans que des élèves arborent le foulard au lycée.En 1977, elles n\u2019étaient que trois.C\u2019était anecdotique, folklorique! Puis, certaines ont refusé la natation, l\u2019éducation physique, les sorties au théâtre et même d\u2019étudier Voltaire.«Alors, vous pensez bien que si on les laisse porter le foulard, c\u2019est la porte ouverte aux ghettos.» Rahima n\u2019a peut-être pas lu Voltai- re, mais plie a lu Renan: «La laïcité, c\u2019est \u201cl\u2019Etat neutre entre les religions\u201d, dit-elle.Ça n\u2019a rien à voir avec le port ou non d\u2019un foulard.Si oui, alors expliquez-moi pourquoi nous avons congé à Noël et on nous sert du poisson le vendredi à la cantine.» De l\u2019école laïque, elle sait tout.Elle cite sur le bout des doigts l\u2019arrêt rendu en 1993 par le Conseil d\u2019Etat favorable aux collégiennes,voilées de Creil, au nord de Paris.A croire qu\u2019à la mosquée, Rahima ne suit pas que des cours de religion.Elle s\u2019insurge: «Pourquoi les professeurs communistes qui distribuent des tracts dans l\u2019enceinte de l\u2019école n\u2019ont-ils jamais eu de problèmes?» Et puis, son voisin de pupitre est un «hardos», une secte curieuse où le jean se porte en lambeaux, le T-shirt fluorescent et le crâne rasé.Des jeans, Rahima n\u2019en met jamais.Pas plus qu\u2019elle n\u2019écoute de musique rock, ne va au cinéma ou ne regarde de séries américaines à la télévision.Ses interprètes préférés ne sont ni Prince, ni M.C.Solar et surtout pas Khaled, ce chanteur de raï honni des intégristes.«De toute façon, je n\u2019écoute jamais de mu- sique.» Tout au plus admettra-t-elle lire à l\u2019occasion un Agatha Christie, jouer au Game Boy (pas trop souvent!) et écouter des chants traditionnels berbères.Rahima n\u2019a jamais non plus fumé en cachette.Quant aux «petits amis», elle s\u2019est caché le visage en gloussant lorsque j\u2019en ai parlé.«Tout cela ne fait pas partie de notre culture», dira sa sœur aînée, Hakima.Quelle culture?«La nôtre, la culture musulmane», répète-t-elle comme un leitmotiv.Quelques minutes plus tôt Hakima avait insisté pour dire qu\u2019elle était Française et qu\u2019il ne fallait pas la considérer comme une étrangère.Ses parents cachaient leur islam, Rahima a décidé de sortir le sien au grand jour et de s\u2019en faire un drapeau.Comment se distinguer quand tout le monde porte le jean, fume son joint et écoute Led Zeppelin?Ses aînés parlaient de libération sexuelle.Rahima n\u2019en a que pour la pudeur.«A la télévision et dans les chansons, il n\u2019est question que de sexe, de femmes trompées et de préservatifs.après, on s\u2019étonne qu\u2019il y ait le sida.Moi, je suis une forteresse imprenable, dit-elle en parodiant le prophète, alors que les autres jeunes filles sont des auberges ouvertes.» Frustrée Rahima?«C\u2019est la femme nue à la télévision qui est considérée comme un objet.Moi, on me respecte!» Ironie du sort, le 8 novembre, Rahima pourrait se retrouver dans un lycée catholique.Son père négocie son admission dans une école des environs.«Rien de cela ne se serait produit si nous avions notre réseau d\u2019écoles privées musulmanes», explique Rahima.Les musulmans, dont l\u2019immigration est plus récente, n\u2019ont pas encore de réseau d\u2019écples privées subventionnées par l\u2019État comme les protestants, les catholiques et les juifs.Dans le petit salon décoré à l\u2019orientale, nous avons repris du thé à la menthe.Rahima m\u2019a expliqué qu\u2019il ne sera jamais question pour elle d\u2019épouser un non-musulman, qu\u2019elle aime par-dessus tout les vacances dans sa famille à Casablanca, qu\u2019elle se considère Française bien que musulmane.Rahima a de grands projets.Et elle compte les réaliser.à condition, évidemment, que le prophète le veuille bien! QUEBEC Vaste consultation SUITE DE LA PAGE 1 Les ministres de l\u2019Environnement ont, en effet, pris connaissance hier des principales options du plan canadien de lutte aux changements climatiques, un mégaphénomène engendré par l\u2019effet de serre, lui-même causé principalement par les émissions de gaz carbonique, associées à la combustion des différents hydrocarbures utilisés sur la planète.Ce plan a fait l\u2019objet d\u2019une vaste consultation publique au cours de la dernière année.Le projet soumis à Bathurst hier, et qui sera discuté aujourd\u2019hui avec les ministres de l\u2019Énergie, comprend plusieurs mesures pour diminuer la consommation d\u2019essence et de pétrole par les véhicules motorisés ainsi que celles de charbon et de gaz pour la production d\u2019énergie.Selon une source bien informée, il retiendrait la philosophie de la formule ontarienne, qui consiste à augmenter les taxes à l\u2019achat des véhicules en fonction de leur consommation d\u2019énergie.La formule tient compte de tout ce qui augmente la consommation, comme l\u2019utilisation d\u2019une transmission automatique, d\u2019une grosse cylindrée, d\u2019un climatiseur et d\u2019une carrosserie ne contenant aucun métal recyclé.Mais au lieu d\u2019enrichir le Trésor public, cet argent servirait à diminuer d\u2019autant les taxes imposées aux voitures moins polluantes, ce qui vise à modifier en profondeur les habitudes de consommation à très court terme.Le plan n\u2019écarterait pas non plus certaines augmentations de taxes sur l\u2019essence mais on craint de n\u2019utiliser, à Ottawa, que cette seule taxe «verte» car les déplacements ont un caractère relativement essentiel dans certaines régions du pays.Le Canada doit déposer à la conférence internationale de Berlin, en mars prochain, son plan de lutte à l\u2019effet de serre, pour honorer ses engagements dans le traité de Rio sur les changements climatiques.Ottawa s\u2019est engagé à ramener en l\u2019an 2000 les émissions globales de gaz à effet de serre à leur niveau de 1990, soit 520 millions de tonnes de C02 (en mesure équivalente).Les études prédisent que le Canada dépassera cet objectif dp 13 % en l\u2019an 2000 si rien n\u2019est fait Ébaucher un plan pour rencontrer cet objectif constitue l\u2019objectif principal de la rencontre de Bathurst.Les libéraux fédéraux ont promis, en plus, d\u2019enrayer l\u2019augmentation de 6 % de gaz à effet de serre qui doit s\u2019ajouter entre 2000 et 2005.Jusqu\u2019ici, le Canada ne s\u2019est pas engagé à autre chose que «stabiliser» ses émissions.Aucune diminution n\u2019est en vue et la chose sera d\u2019autant plus difficile que déjà, les industriels canadiens refusent toute mesure contraignante dans ce dossier.Québec se défend de son côté de boycotter la conférence fédérale-pro-vinciale pour en faire moins.M.Brassard précise que le Québec «a adhéré» à la Convention de Rio et à ses objectifs et «entend assumer la responsabilité de sa mise-en-œuvre sur son territoire».C\u2019est d\u2019ailleurs «pour passer ce message à Ottawa», dit-il, que son collègue des Ressources renouvelables boycotte aussi la conférence.Plus tôt.Josée Tremblay, l\u2019attachée de presse du ministre, avait affirmé que le Québec «entend stabiliser en l\u2019an 2000 ses émissions de C02 au niveau de 1990», ce qui serait, à son avis, «facile à atteindre compte tenu de l\u2019importance de l'hydroélectricité dans notre bilan éner- gétique».Le Québec émettait 73 millions de tonnes de C02 en 1990.Ses émissions correspondaient à 12,9 % des émissions canadiennes.En comparaison, l\u2019Ontario émet, à elle seule, 31,7 % du total canadien en raison de son recours intensif à des centrales thermiques.M.Brassard se dit confiant de voir le Québec continuer à améliorer son bilan «à moins, dit-il, qu\u2019on se lance dans la çogénération au gaz».Aux États-Unis, ajoute-t-il, on améliore le bilan des gaz à effet de serre quand on remplace du charbon par du gaz.«Mais au Québec, ce n\u2019est pas un progrès quand on remplace de l\u2019hydroélectricité par du gaz.Il va falloir y réfléchir dans le cadre du débat national sur l\u2019énergie», promis par le gouvernement durant la dernière élection, conclut le ministre.donnez Îang sqiïe La Société canadienne) < Servtonn trnnsfi LE______, LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 A 16H30 2050, RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514) 985 3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS TRAIS DRAPEAU «J\u2019ai dû me tromper.» SUITE DE LA PAGE 1 et je pense bien qu\u2019il ne sera pas inutile.Il y en a qui nous surprennent par leurs compétences insoupçonnées.Moi, j\u2019ai eu l\u2019occasion de le voir au travail.Je n\u2019avais aucune raison de ne pas souhaiter son élection», a commenté M.Drapeau.Aujourd\u2019hui âgé de 78 ans, Jean Drapeau aura dirigé l\u2019administration municipale pendant 29 ans, d\u2019abord de 1954 à 1957, puis de 1960 à 1986.De grands événements ont marqué ce long règne, dont l\u2019Expo 1967 et la tenue des Jeux olympiques en 1976.Le nouveau maire désigné Pierre Bourque, lui aussi, voit grand.Il a proposé des projets ambitieux, notamment d\u2019investir 200 millions de dollars pour verdir le dépotoir municipal (l\u2019ancienne carrière Miron) afin qu\u2019il devienne la vitrine environnementale de Montréal.«Il y a ce qu\u2019il veut faire, ce qu\u2019il va faire et les obstacles qui sont inconnus.Moi, tout ce qui m\u2019est arrivé de bien, ce n\u2019était pas dans mon programme», a expliqué M.Drapeau qui ne considère pas les problèmes actuels de fiscalité municipale comme un obstacle insurmontable pour assurer le rayonnement de la ville.«Ce n\u2019est pas sa faute à lui.Il fera peut-être preuve d\u2019imagination et les gens feront preuve de confiance.Quand je suis entré, je n\u2019ai pas trouvé le coffre-fort rempli.A l\u2019Hôtel de Ville en 1954, ce n\u2019était pas reluisant», a-t-il soutenu.D\u2019aucuns ont établi une comparaison entre Jean Drapeau et Pierre Bourque.Le premier s\u2019est vu maintes fois reproché son autoritarisme, le second son manque d\u2019esprit d\u2019équipe.Des tiraillements au sein de Vision Montréal à ce sujet, ont été mis en relief au cours de l\u2019été.De plus, M.Bourque a choisi un à un chacun des 51 candidats de son équipe.Mais la comparaison peut dépasser cet aspect; Jean Drapeau, c\u2019est aussi le bâtisseur.«Quand on veut réussir, on adopte l\u2019esprit qui nous rapproche le plus du but qu\u2019on poursuit.On n\u2019a pe,nsé que je menais tout.Mais non.A part mes collègues qui étaient autour de moi et à l\u2019exécutif, des gens remarquables, je consultais très souvent en dehors de l\u2019Hôtel de Ville», a souligné M.Drapeau.Bien qu\u2019il n\u2019ait pas caché hier sa joie d\u2019avoir gagné ses élections, Jean Drapeau ne veut surtout pas que la population croit qu\u2019il est «le maire derrière Bourque».Le nouveau maire désigné a toutefois rencontré M.Drapeau avant de plonger définitivement dans l\u2019arène municipale en avril dernier; ils se connaissent de longue date.Le père de Pierre Bourque a siégé à titre de conseiller municipal dans le Parti civique de Montréal Au tour du fils maintenant de faire ses preuves en politique.«Il y a beaucoup de gens qui ont confiance en lui en dépit des bourdes qu\u2019il a commises.Si M.Bourque avait voulu, je crois qu\u2019il aurait pu utiliser bien des choses contre M.Doré, contre les autres candidats.Mais il n\u2019a pas fait de campagne personnelle», dit un Jean Drapeau qui ne regrette rien de la chose municipale.«Oh non.Oh non.Des regrets, c\u2019est une perte de temps.Quand on n\u2019est plus en fonction, on ne peut plus rien faire.C\u2019est tout», tranche-t-il.Et sur une note un brin taquine, il poursuit: «Mais je suis sûr d\u2019une chose.En dépit de ce que l\u2019on pense dans certains milieux, je ne suis pas parfait.Donc, j\u2019ai dû me tromper.Mais je ne sais pas où, dit-il avec un petit rire.Et si je donne un exemple où je pense m\u2019être trompé, le téléphone va se mettre à sonner et les citoyens vont dire: c\u2019est pas là qu\u2019il s\u2019est trompé!» A4» PBRTICIPBmon^ V \\ r G'1 '\tA i i bfe .certaines conditions, vous pouvez obtenir l\u2019aide financière du programme Virage Rénovation: \u2022\tun prêt de 4000$ sans intérêt pendant trois ans plus une remise de 500 $ ou \u2022\tune subvention de capital de 1000$ par logement admissible.Renseignez-vous auprès de votre municipalité, de votre MRC ou de Communication-Québec.Société d'habitation du Québec Québec (514) 985 3344 (514)985 3344 (514) 985 3399 1-800 363-0305 Its meéros 4t télépkwie stimls soet Tilttin pott It struct 4t litrtise» par ceselot et per its
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