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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1994-11-23, Collections de BAnQ.

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[" ?FONDÉ EN 1 9 1 O ?T V Q / T o r o n I o (S 5 c T I' S I !) !) I L K M E \\\\ ( R E I) I 2 3 N O V E M 15 R E (i 5 < M O N T R.E A I.7 2\t?I.X X X V Louis- Gilles Francœur PERSPECTIVES L\u2019autre façon de «s\u2019énergiser» Le gel annoncé du projet Grande-Baleine a provoqué une levée de boucliers dans certains milieux économiques et syndicaux, qui ont immédiatement brandi le spectre du chômage.Mais le choix qui s\u2019annonce de construire un barrage à la Baie-James ou pas oppose non pas environnement et économie, mais plutôt deux visions de l\u2019économie.opposition des milieux industriels à la décision du premier ministre, Jacques Parizeau, et celle de la FTQ campent bien les intérêts en présence.Les grands projets ont toujours été l\u2019affaire des grandes firmes d\u2019ingénierie, des grandes firmes de construction et de l\u2019industrie lourde: cimentiers, vendeurs de machinerie, etc.Et les forces ouvrières qui en ont le plus profité sont celles des grandes unions internationales, les plus solidement implantées dans le milieu industriel et sur les grands chantiers.L\u2019abandon de Grande-Baleine réduit à l\u2019évidence cette partie de l\u2019échiquier économique, quoique Hydro-Québec, comme l\u2019indiquait au Devoir le ministre des Ressources renouvelables, François Gendron, a toujours dans ses cartons le projet Eastmain, un maillon du complexe La Grande, fin prêt.Certains se sont surpris et ont mis sur le compte de l\u2019alignement économique l\u2019appui de la CSN à ce projet.Il y a sans doute un peu de cela en cause mais il ne faut pas oublier que cette centrale est particulièrement forte en régions et dans le secteur résidentiel, le véritable puits dont seront extraits les mégawatts que Québec veut récupérer, ce qu\u2019on appelle des «négawatts».Le débat énergétique qui s\u2019annonce ne remet pas seulement en question la production de nouveaux mégawatts.Il vise, pour la première fois, à vérifier comment et à quel prix le Québec pourrait économiser des mégawatts, actuellement utilisés par des machines ou dans des maisons inefficaces au plan énergétique.La récupération de ces «négawatts» pour satisfaire nos futurs besoins devra se faire dans les secteurs industriels, résidentiels et institutionnels.On parlera d\u2019isolation et de fenestration plus efficace, de chauffage bi-énergétique, d\u2019utilisation accrue du solaire passif, etc.Ces solutions ne vont certes pas enrichir les grandes institutions bancaires, qui ont financé les derniers mégaprojets.Elles ne vont pas mobiliser, notre grande ingénierie, qui devra, comme celle des Etats-Unis, exporter ailleurs son expertise.Et les forces syndicales, qui se concentrent autour des grands chantiers en régions urbaines ou très éloignées, vont devoir s\u2019éparpiller en régions et dans les villes pour profiter de la nouvelle manne économique.L\u2019expérience américaine en matière de chasse aux «négawatts» indique que la plupart des économies d\u2019énergie constituent, en effet, une autre manne économique: ces projets coûtent généralement moins cher que de nouveaux mégawatts, surtout si l\u2019on tient compte des coûts réels infligés à l\u2019environnement.Et ils génèrent des programmes sensiblement plus créateurs d\u2019emplois, plus bénéfiques pour les PME, distribués dans l\u2019ensemble du territoire desservi et qui confèrent une valeur ajoutée aux immeubles et aux industries rénovées.D\u2019après son ancien plan de développement, Hydro-Québec voulait récupérer environ la moitié du potentiel d\u2019économie d\u2019énergie de la province, soit 9,3 TWh.Le ministre Gendron confiait au Devoir avant-hier qu\u2019on pourrait désonnais tenter d\u2019exploiter environ 75 % de ce potentiel d\u2019économie d\u2019énergie, ce qui hausserait leur coût direct, certes, mais en contrepartie de retombées fiscales et économiques plus grandes.La chasse aux «négawatts» touchera toutes les régions et profitera aux artisans et commerces locaux.Ce type de programme permet non seulement d\u2019éviter la fuite de capitaux à l\u2019étranger mais chaque dollar investi suscite une animation économique locale et, partant, sensiblement plus intense.Il en est de même pour certaines énergies alternatives, comme la production éolienne.Les études canadiennes et américaines démontrent que le recours à ces filières crée plus d\u2019emplois permanents.en régions, notamment dans les petites entreprises de fabrication de pièces, d\u2019entretien, de vente de véhicules, etc.La construction des grands barrages, en plus de concentrer les bénéfices en dehors des régions structurées au plan économique, crée un grand nombre d\u2019emplois temporaires en phase de construction, et sensiblement moins après.Les petites centrales fonctionnent souvent automatiquement! La décision en apparence négative du gouvernement de geler le projet Grande-Baleine en cache une autre, plus positive, qui a échappé à la plupart des observateurs, soit un pari évident de miser sur un développement économique mieux distribué, moins cher et moins dévastateur des écosystèmes.Ramener cette décision à une opposition entre le développement et le chômage recule les pendules à tous les plans.Que tout ne soit pas dit sur la valeur des options énergétiques en cause, sur les retombées réelles d\u2019une telle stratégie économique et énergétique, tous en conviendront.Mais les culs-de-sac où se retrouvent aujourd\u2019hui certains monuments à la gloire du béton méritent au moins que le Québec évalue à fond l\u2019autre manière de s\u2019énergiser.L\u2019économie d\u2019énergie crée des emplois dans les PME INDEX Agenda.RO Avis publics.R5 Classées.Al Culture.H8 Economie.H2 éditorial.A8 le monde.-A5 Mots croisés.B4 les sports.-A7 MÉTÉO Montréal Nuageux avec éclaircies.30% de possibilité d'averses de neige.Max:-3 Québec Nuageux avec éclaircies.30% de possibilité d\u2019averses de neige.Max:-3 Détails en B4 LE MONDE\tA {\u2022\t'\to\tL'ECONOMIE Berlusconi est la cible\t\tLe prêt à Paul Tellier: * des juges\tLi\tYoung s'en dégage PAGE A 6\t\tPAGE B 2 CULTURE SAI.ON DI 1.1 VKl.DI MONTRÉAL Le Salon du livre a vraiment pris du volume PAGE B 8 Sang-froid en milieu glacial Toronto reste de glace pour un Parizeau qui garde son calme M mmm WW PHOTO PC Le premier ministre du Québec, Jacques Parizeau, garde son calme devant un hurluberlu qui l\u2019a empêché de tenir une conférence de presse hier à Toronto.Les membres du Canadian Club furent plus dignes dans leur comportement mais sans jamais rompre une glace très résistante.MICHEL VEN NE LE DEVOIR Toronto - Le premier ministre Jacques Parizeau a reçu hier à Toronto un accueil glacial, tant de la part de son homologue Bob Rae que des 500 convives du Canadian Club devant qui il a lancé un appel au respect mutuel entre deux voisins qui le demeureront pour l\u2019éternité, quoi qu\u2019il arrive.M.Parizeau a interprété cet accueil comme l\u2019expression très naturelle de convictions opposées sur l\u2019avenir du pays.Il s\u2019y attendait, il trouve cela normal.Mais il est rassuré par la manière dont cela s\u2019est produit, qui annonce un débat certes émotif mais civilisé.Son homologue Bob Rae y a plutôt vu la démonstration du mauvais jugement que porte M.Parizeau sur le sentiment des Canadiens à l\u2019égard de leur pays.«On ne peut pas déchirer un pays sans conséquences», dit-il.Le discours rationnel de M.Parizeau sur la souveraineté du Québec s\u2019est heurté à l\u2019émotivité des Ontariens qui ne croient pas que la rupture du Canada se réalisera aussi aisément que le chef du gouvernement du Québec voudrait le faire croire.En outre, ils sont sceptiques quant aux chances de victoire du OUI au référendum, qui aura lieu en 1995, a répété hier M.Parizeau, pour rassurer M.Rae.Le chef péquiste s\u2019est montré convaincu de ses chances de l\u2019emporter.11 affirme que 70% des Québécois veulent que le Qué^ bec contrôle toutes ses lois, tous ses impôts, tous ses traités.«Ma tâche, dans les mois qui viennent, est de faire comprendre à une majorité de Québécois que s\u2019ils veulent A et B et C, ils veulent la souveraineté.» Le chef péquiste a reçu au Canadian Club un accueil poli.Il a été applaudi mollement.L\u2019ancien premier ministre ontarien David Peterson a reçu des applaudissements plus nourris.«Nous n\u2019allons jamais régler cette ques- VOIR PAGE A 10: PARIZEAU Revenu Canada est un bien mauvais percepteur Le vérificateur général met le doigt sur des comptes impayés qui atteignent les 8 milliards$ JEAN DION DE NOTRE BUREAU D\u2019OTTAWA En plus de perdre des centaines de millions en gérant de façon douteuse certains de ses programmes, le gouvernement accuse un manque à gagner considérable en raison de son incapacité à percevoir la totalité des sommes qui lui sont dues.En réalité, Ottawa affiche des comptes à recevoir en souffrance de près de 8 milliards $ simplement du fait que des contribuables ne paient pas leur juste part d\u2019impôts et de taxes, constate le vérificateur général Denis Desautels, qui souligne du même coup que l\u2019atteinte de l\u2019équilibre budgétaire passe non seulement par la compression des dépenses publiques, mais aussi par un plus grand respect de l\u2019«équité fiscale».Dans son rapport annuel 1994, recension des petites erreurs et grandes horreurs de l\u2019administration fédérale rendue publique hier, M.Desautels note que le montant de l\u2019impôt sur le revenu non remboursé a grimpé de 4,3 à 6,6 milliards $ au cours des cinq dernières années et qu\u2019une somme de 1,1 milliard $ perçue par les entreprises au titre de la TPS n\u2019a toujours pas été versée au Trésor public comme il se devrait.Qualifiant la situation d\u2019«inquiétante», le vérificateur montre du doigt la déficience des activités de recouvrement de Revenu Canada, «si limitées qu\u2019elles ont peu de chances de décourager efficacement l\u2019inobservation» des règles fiscales, et relève l\u2019échec de dix années de lutte contre la fraude dans ce domaine.VOIR PAGE A 10: VÉRIFICATEUR Les réfugiés rwandais au-dessous du volcan Qui affamer, qui nourrir?La situation est explosive dans les camps du Zaïre L\u2019«inaction» de l\u2019ONU au Rwanda risque de conduire à une nouvelle guerre, estime le rapporteur spécial de l\u2019ONU pour les droits de l\u2019homme.Dans un rapport rendu public hier, il souligne qu\u2019«il convient d\u2019agir très vite, faute de quoi l\u2019on risque d\u2019assister, impuissants, à une seconde guerre et de nouveaux massacres» après le génocide au printemps de 500 000 à un million de Tutsis par les extrémistes hutus.Lundi, le secrétaire général de l\u2019ONU, Boutros Boutros-Ghali, a aussi proposé le déploiement progressif d\u2019une force de sécurité de 5000 Casques bleus dans les camps de réfugiés rwandais au Zaïre, désormais sous la coupe des anciens chefs hutus.JEAN HÉLÈNE LE MONDE orna \u2014 «Avons-nous le droit de décider qui affamer et qui nourrir?» Le débat court d\u2019un camp à l\u2019autre, au Zaïre, autour de Goma.dont la région abrite aujourd\u2019hui près de 900 000 réfugiés rwandais, d\u2019ethnie hutue.qui ont fui le nouveau pouvoir dominé par les Tutsis.Le cri d\u2019alarme lancé le 3 novembre par une quinzaine d\u2019organisations non gouvernementales (ONG) ne fait pas l\u2019unanimité.Tandis que certains responsables humanitaires sont troublés par les coûteux secours dispensés aux «tueurs», d\u2019autres estiment que la situation n'est pas dramatique au point d'empèeher tout travail.Les détournements de vivres?«Là où nous distribuons, il n\u2019y a pas loin de 0 % de pertes», affirme Abdel Senouci, responsable de la Fédération VOIR PAGE A 10: RWANDA Transport de vivres de secours dans un camp du Zaïre.Implants mammaires Le recours collectif s\u2019organise ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Avec le feu vert accordé au recours collectif contre le fabricant d\u2019implants mammaires Dow Corning, la très grande majorité des Québécoises porteuses d\u2019implants de gel de silicone peuvent maintenant espérer être indemnisées pour les risques entraînés par ces prothèses interdites en Amérique du Nord depuis 1992.Le jugement rendu vendredi par le juge André Denis de la Cour supérieure du Québec vient en effet apporter une lueur d\u2019espoir à environ 20 000 Québécoises qui ont reçu un implant mammaire fait de silicone.D\u2019ailleurs, la requérante de ce recours collectif, Manon Doyer, qui poursuit le fabricant au nom de toutes les femmes du Québec portant des implants de silicone Dow Corning, a d\u2019ores et déjà mis sur pied avec l\u2019aide de son avocat une ligne sans frais pour permettre aux femmes concernées de signifier leur intention de s\u2019inscrire à ce recours.Mme Doyer, un résidante de Blainville qui avait demandé à la Cour l'autorisation d\u2019intenter ce recours le mois dernier, réclame pour sa part 200 000 $ en dommages en raison des préjudices causés par ces prothèses maintenant interdites.Selon les termes de la loi, l\u2019inscription à ce recours collectif n\u2019est pas nécessaire pour les femmes qui désirent obtenir une indemnisation, si jamais la Cour condamnait le fabricant à payer des dommages aux porteuses d\u2019implants.Mais Me Yves Lauzon, l'avocat qui défendra la cause de Mme Doyer, a fait valoir hier qu\u2019il invitait les femmes à communiquer avec lui à «titre préventif» et pour préparer dès VOIR PAGE A 10: RECOURS POLITIQUE ¦ La SSJB ne veut pas de multiculturalisme PAGE A4 V A Kl I.1': It K V II I II , I.K M K II C II K II I ü II N II V I: M II It K I II II I y Le ACTUALITES VERIFICATEUR Propriétaire insouciant ;\tSUITE DE LA PAGE 1 «Les contribuables honnêtes ont le droit de s\u2019attendre à ce qu\u2019on retrouve ceux qui ne paient pas leur paid et à ce qu\u2019on prenne les dispositions qui s\u2019imposent.Personne ne veut payer les impôts des autres», note pourtant M.Desautels.Selon le ministère du Revenu, 17 % des sommes dues au titre de l\u2019impôt sur le revenu, ou 1,1 milliard $, ne pourront jamais être recouvrées.Le vérificateur indique cependant qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une sous-estimation.Pour corriger ces lacunes, M.Desautels ne préconise pas d\u2019adopter «des tactiques de gros bras», mais conseille de s\u2019en remettre à des pratiques qui sont celles d\u2019une «saine administration».Dresser un fichier des contribuables «à haut risque», enclins à l\u2019évasion fiscale, pourrait être un début, a-t-il déclaré hier en conférence de presse.Au plan des dépenses, M.Desautels remarque par ailleurs que le gouvernement fédéral est un gestionnaire qui aurait intérêt à se pencher sur ses propres avoirs, à travailler pour éliminer certains dédoublements de programmes, à resserrer ses critères de fonctionnement pour mieux protéger la santé et la sécurité du public, et, dans certains cas, à se demander tout simplement pour Quelles raisons il intervient à coups de milliards.\"Dans un rapport qui prend certaines libertés par rapport au mandat traditionnel du vérificateur général et l'attaque à des questions politiques que le Parlement aura bientôt à examiner, M.Desautels fait notamment les observations suivantes: ¦\tOttawa est un propriétaire, un très grand propriétaire qui ne sait pas ce qu\u2019il possède.La valeur de ses biens immobiliers, écrit M.Desautels, se situe entre 40 et 60 milliards $, mais le gouvernement est incapable de la chiffrer, ni de déterminer combien il lui en coûte d\u2019exploiter ces immeubles, fl ne sait pas non plus combien il devrait débourser pour rendre ses possessions Conformes à ses propres lois sur la santé, la sécurité, le patrimoine et l\u2019environnement.'De plus, dit le vérificateur, les immeubles vieillissent, et Te fait qu\u2019on ait constamment reporté leur entretien pourrait entraîner des dépenses supplémentaires de 2 Milliards $ sur dix ans.¦\tLe ministère des Affaires indiennes verse plus d\u2019un milliard $ en assistance sociale aux autochtones sans s\u2019assurer que les activités financées répondent à ses nôrmes et sans disposer d\u2019information sur le suivi.Selon Te vérificateur, cette façon de procéder accentue le phénomène de dépendance, de sorte que 43 % des autochtones vivant dans les réserves reçoivent actuellement des prestations d\u2019aide sociale.¦ Depuis 1991, les contributions fédérales à la protection du revenu agricole se sont élevées à 4,5 milliards $.Or, on ne s\u2019entend même pas sur les objectifs de ces programmes.La Saskatchewan affiche un déficit accumulé de 346 millions $ à cet égard, et il faudra un demi-siècle à Ottawa pour les récupérer.H Parce qu\u2019il était préoccupé par la réaction des localités touchées, le ministère de la Défense a retardé la fermeture de plusieurs bases militaires, alors qu\u2019il aurait économisé des dizaines de millions s\u2019il avait plutôt cherché à soutenir les économies locales par d\u2019autres moyens.Les annonces du budget de 1994 pourraient faire encore; plus mal, et M.Desautels invite le Canada à imiter les Etats-Unis en rendant plus ouvert le processus de transition.B En matière de rentrées fiscales, l\u2019impôt sur le revenu et la TPS ne sont pas seuls à blâmer.Le système des Douanes est surchargé et ne traite actuellement que 8 % de toutes les transactions effectuées.De plus, le vérificateur appelle Ottawa à examiner en profondeur toute la question de l\u2019aide fiscale à l\u2019épargne-retraite, un secteur où sont concentrés quelque 417 milliards $.B «11 serait naïf de laisser entendre que le chevauchement des compétences peut être évité dans un Etat fédéral moderne», écrit M.Desautels.Mais si les chevauchements peuvent dans certains cas être acceptables, il en va autrement des dédoublements de services qui coûtent dçs sommes importantes, quoique indéterminées, à l\u2019Etat.Les exemples de l\u2019inspection des aliments et du contrôle des matières radioactives sont patents, et devraient forcer les gouvernements à réévaluer plusieurs des activités qu\u2019ils mènent en double, dit le vérificateur.B Le Service correctionnel du Canada et la Commission des libérations conditionnelles prêtent le flanc aux critiques.Dans le premier cas, note M.Desautels, les critères de détermination du niveau de sécurité auquel doit être soumis un détenu et de la surveillance à lui imposer lorsque mis en liberté devraient être révisés.Dans le second, le processus de nomination des commissaires devrait être resserré.On recommande en outre de repenser la question du logement des prisonniers, qui coûtent jusqu\u2019à 80 000 $ par année aux contribuables.H Enfin, M.Desautels aborde la question cruciale des programmes sociaux.Sans prôner un modèle particulier de réforme, il n\u2019en fait pas moins ressortir les iniquités engendrées par des régimes d\u2019assurance-chômage, d\u2019aide sociale ou de formation professionnelle dont les objectifs confus en font de véritables boîtes de Pandore.Au moment où les parlementaires doivent se pencher sur la réforme, le vérificateur note d\u2019ailleurs que ceux-ci ne disposent pas de renseignements adéquats sur «le rendement et les effets» des programmes en place.PARIZEAU Accroc au protocole ni RWANDA Accusés de trahison SUITE DE LA PAGE 1 g::, internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge pour le Nord-Kivu.Pour lui, l\u2019absence de détournement dépend pour beaucoup d\u2019un bon contact avec les chefs de camp: «Nos délégués arrivent aujourd\u2019hui à Contrôler la répartition des vivres jusqu\u2019en bout de chaîne.» En revanche, au camp de Mugunga, qui abrite quelque 20 000 ex-militaires rwandais et leur état-major, pn a parlé de disparition de vivres par «camions entiers».f La sécurité des réfugiés?Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) estime qu\u2019une dizaine de personnes meurent, chaque jour, dans l\u2019en-|emble des camps.Certaines sont victimes d\u2019empoisonnement, d\u2019autres, accusées d\u2019espionnage, sont lynchées par des foules rageuses.On retrouve dans ces camps la même hantise des infiltrations ennemies que celle qui animait les milieux extrémistes hutus durant les combats d\u2019avril à juillet.Il ne fait pas de doute que le nouveau pouvoir en place à Kigali envoie des agents dans les camps jîiour s\u2019informer de ce qui s\u2019y trame.Ceux que l\u2019on démasque sont soit massacrés sur place, soit remis aux autorités zaïroises, selon des expatriés.; Les candidats au retour sont aussi accusés de trahir.Jean-Damascene Nagozira, un des treize «préfets» de Mugunga, est catégorique: «S\u2019ils ne craignent pas de retourner au Rwanda, c\u2019est qu\u2019ils ont des contacts avec le FPR», le Front patriotique rwandais, qui a pris le pouvoir a Kigali le 4 juillet dernier.«Les réfugiés ne sont pas libres de rentrer», déplore Samantha Bolton, porte-paro-fè de Médecins sans frontières, «et c\u2019est pour les protéger que nous demandons l\u2019envoi d\u2019une force internationale dans les camps».Les camps sont encadrés, souvent dâr des administrateurs de l\u2019ancien régime impliqués dans le génocide, et «il faut être courageux ppur décider de partir», assure Lyndail Sachs, du HCR.A condition d\u2019être discret, le départ est toutefois possible.Le HCR ènregistre plusieurs centaines de départs par jour.' Mais la peur des Tutsis du FPR, attisée par les médias dé l\u2019ancien régime durant les quatre années de guerre, sê renforce aussi de l\u2019arrivée plus récente de ceux qui fuient les exactions des rebelles d\u2019hier (à la mi-octobre, 600 personnes se réfugiaient quotidiennement au Zaïre).Il n\u2019est donc pas sûr qu\u2019un déploiement de Casques bleus puisse déclencher un vaste mouvement de retour.D\u2019autant que les soldats de l\u2019ONU seront vite assimilés à ceux de la MINUAR (mission des Nations unies pour l\u2019assistance au Rwanda), totalement décrédibilisés aux yeux des réfugiés.Des rumeurs circulent déjà: «On les envoie pour nous forcer à rentrer», ce qui laisse prévoir de sérieux risques pour les soldats de l\u2019ONU.«Les Casques bleus ne pourront pénétrer dans ce camp sans un accord avec les responsables», estime le logisticien de la Fédération luthérienne mondiale.Quant à isoler les anciens responsables du gros des réfugiés, de l\u2019avis général, c\u2019est une tâche impossible.Un Rwanda miniature s\u2019est recréé dans chaque camp, où les réfugiés ont été regroupés par préfectures afin de se reconnaître par crainte toujours d\u2019être infiltrés.Les bars et les épiceries ont été les premiers commerces à ouvrir, bientôt suivis des coiffeurs, des cordonniers, des taxis.Les églises et les écoles ne devraient pas tarder.Et les agences humanitaires se sont organisées, pour longtemps.L\u2019assistance aux camps de Goma coûte un million de dollars par jour au HCR Les besoins quotidiens se chiffrent à 400 tonnes de vivres et 1,6 million de litres d\u2019eau.L\u2019armée se réorganise-t-elle en vue d\u2019un retour au pays, les armes à la main?Les rumeurs et les témoignages isolés sont nombreux, mais pas les faits.L\u2019impression qui prévaut est qu\u2019il faudra encore plusieurs mois avant que soldats et miliciens ne se réorganisent en force de guérilla, tandis qu\u2019en face, «l\u2019ennemi» s\u2019applique à verrouiller la frontière.De temps à autre, on peut croiser le général Augustin Bizimungu, chef d\u2019état-major des ex-Forces armées rwandaises (FAR), entouré de ses officiers, sirotant tristement une bière dans un restaurant de Goma.«Le FPR ne veut pas diluer sa victoire», constate le général qui réclame, comme l\u2019ancien gouvernement intérimaire en exil au Zaïre, un partage du pouvoir afin d\u2019assurer le retour des réfugiés.Outre les membres du «gouvernement» quelques autres anciens responsables sont toujours présents à Goma.Notamment le colonel Bagosora, beau-frère de feu le président Juvénal Habyarimana (tué dans l\u2019explosion de son avion le 6 avril) et considéré comme le principal planificateur des massacres.SUITE DE LA PAGE 1 tion (du Québec) une fois pour toutes, dit M.Peterson, que le Québec quitte ou qu\u2019il reste.L\u2019histoire et la géographie nous ont réunis.Et si nous ne pouvons apprendre à vivre ensemble en tant que Canadiens, nous n\u2019allons jamais non plus y parvenir si nous devenons deux pays souverains.» Pour bien montrer que «ce n\u2019est pas business as usual» entre l\u2019Ontario et le Québec, le premier ministre Rae a commis un accroc au protocole en refusant de se présenter devant la presse en compagnie de son invité, au tenue d\u2019un tête-à-tête «franc et direct» de 45 minutes à Queen\u2019s Park.«Je sais que M.Parizeau veut le faire croire, mais je ne peux pas dire que c\u2019était une rencontre ordinaire entre deux premiers ministres», dit-il, évoquant les divergences qui séparent les deux politiciens sur la question fondamentale de l\u2019identité.«M.Parizeau me dit que pour lui le pays c\u2019est le Québec.Moi je lui dis que c\u2019est le Canada».Il a demandé à M.Parizeau de tenir le référendum aussi vite que possible.«Si vous croyez que vous avez un mandat de briser le pays, prouvez-le».Et insisté pour que la question posée soit claire, qu\u2019il n\u2019y ait «aucune ambiguïté sur le sens d\u2019un OUI ou d\u2019un NON».M.Rae a promis de venir faire campagne au Québec en faveur de l\u2019unité canadienne d\u2019ici au référendum.M.Parizeau l\u2019a invité à le faire, ainsi que tous les politiciens canadiens désireux de participer au débat.Les souverainistes, dit M.Rae, «ne doivent pas entretenir d\u2019illusion sur notre volonté de nous battre pour garder le Canada uni».M.Parizeau affirme qu\u2019il est normal que M.Rae adopte cette attitude, qui ne changera pas d\u2019ici au référendum.Mais il est convaincu que si la question est claire, ainsi que la réponse des Québécois, il va sans dire, les attitudes vont changer après le référendum.Selon lui, les intérêts mutuels vont triompher et les négociations entre un Québec souverain et le reste du Canada vont démarrer rapidement.MM.Rae et Parizeau sont convenus de discuter d\u2019un éventuel élargissement de l\u2019eptente Québec-Ontario de libre-échange aux sociétés d\u2019Etat.M.Parizeau y voit la démonstration qu\u2019une fois la bonne foi des parties établie, «on s\u2019occupe de nos intérêts économiques».Il croit que c\u2019est ce qui va arriver, une fois l\u2019émotion retombée après le référendum.Le premier ministre a caricaturé la présence du Québec au sein du Canada comme quelque chose de douloureux, «une séance interminable chez le dentiste».«Québec veut plus de pouvoirs, plus d\u2019autonomie, vous ne dites jamais oui, et la fraise du dentiste continue de limer».Il est faux de croire, dit-il, que la défaite de l\u2019option souverainiste au référendumm réglerait la question.Johnson vient de promettre qu\u2019après le référendum il mettrait au point une nouvelle version des demandes du Québec.Charest parie de souveraineté partagée.Ils offrent «une impasse perpétuelle».Avec un Québec souverain, il serait possible «de rétablir notre partenariat».Dans un appel au respect mutuel, M.Parizeau a longuement critiqué les «faussetés» que l\u2019on répand au Canada sur le Québec, présenté comme une société rétrograde et raciste, ou antisémite.Il a fait une longue listé d\u2019artistes, de juges ou de politiciens issus des communautés irlandaise, juive ou italienne, pour montrer que «les Québécois ne sont pas obsédés par l\u2019ethnicité».Chiffres et citations à l\u2019appui, il a montré que la minorité anglophone et les nations autochtones sont bien traitées au Québec.Il a promis que ces deux groupes seraient associés, s\u2019ils acceptent, à la rédaction d\u2019une constitution du Québec et qu\u2019ils bénéficieraient d\u2019un veto sur toute modification à la constitution les concernant.M.Rae rejette les arguments rationnels de M.Parizeau.«Le Canada n\u2019est pas qu\u2019un espace économique.Le débat n\u2019est pas une querelle de statistiques.Ça concerne le cœur et l\u2019âme des Canadiens.Il y a beaucoup de passion en Ontario pour le Canada, un Canada qui comprend le Québec.Nous parlons d\u2019un pays pour lequel des personnes se sont battues et sont mortes depuis plus de 125 ans», dit-il avec emphase.M.Rae doit affronter l\u2019électorat ontarien l\u2019an prochain.Le week-end dernier, il se présentait devant ses partisans comme le meilleur candidat pour défendre l\u2019unité canadienne, qui deviendra un thème électoral.«Vous ne pouvez pas détruire, déchirer un pays sans avoir une certaine émotion, une certaine passion.Il ne faut pas sous-estimer à quel point cette question est importante ni sous-estimer les conséquences.Pour nous, c\u2019est un débat de logique, mais c\u2019est aussi un débat de passion», dit-il.M.Rae n\u2019a toutefois pas élaboré sur la nature de telles conséquences.«Tu ne peux pas oublier l\u2019histoire.Tu ne peux pas défaire la fédération.Tu ne peux pas démêler l\u2019omelette {You can\u2019t unscramble the omelette)», comme ça.«Personne ne peut prédire ce qui peut arriver», dit-il.Un incident a marqué la journée.Un manifestant hostile aux souverainistes (il avait perturbé une conférence récente de Lucien Bouchard) a interrompu la conférence de presse de M.Parizeau.L\u2019importun a été chassé par un garde-du-corps du chef péquiste.Ce dernier a remis le point de presse en fin de journée, en la seule présence de journalistes québécois.RECOURS Une autre poursuite possible SUITE DE LA PAGE I maintenant leur dossier de réclamation en dommages.Me Lauzon croit que ce premier jugement est déterminant puisqu\u2019il reconnaît à toutes les femmes concernées un «accès la justice».Plus encore, le juge Denis statue dans sa décision que tous les implants de gel de silicone comportent un risque de «complications évolutives», peuvent se déchirer et laisser écouler du silicone.Il a de plus ajouté que «toutes les porteuses d\u2019implants de gel de silicone doivent faire l\u2019objet d\u2019un suivi médical».Le même juge tranchera d\u2019ailleurs en janvier de la possibilité d\u2019intenter un autre recours collectif, piloté cette fois par l\u2019association de protection de consommateurs ACEF-Centre et Francine Power contre la compagnie Bristol Myers Squibb, fabricant des controversés implants Meme, recouverts de mousse de polyuréthane.On estime que 95 % des prothèses implantées au Québec étaient des produits des deux compagnies poursuivies dans le cadre de ces recours.Me Lauzon et Mme Doyer invitent d\u2019ailleurs fortement les femmes qui ne présentent pas de symptômes à s\u2019intéresser à ce premier recours collectif.«Moi, j\u2019ai été 14 ans sans problème.Il est important de ne pas attendre d\u2019avoir des problèmes pour s\u2019inscrire.L\u2019information doit circuler dès maintenant», a souligné Mme Doyer qui a dû elle-même se faire retirer ses prothèses après plus de 14 ans et plusieurs complications.«Les femmes doivent se rappeler qu\u2019elles portent un implant à risque qui laisse échapper du silicone.Du seul fait de porter une prothèse défectueuse, ces femmes ont un droit.C\u2019est le principal message qu\u2019on veut donner», a fait valoir Me Lauzon qui croit que la cause pourrait être entendue d\u2019ici 18 mois.Tous les dossiers des femmes seront traités dans la plus stricte confidentialité, a soutenu Me Lauzon.Le juge Denis aurait d\u2019ailleurs accordé cette assurance en permettant le recours collectif.Les femmes porteuses d\u2019implants Dow Corning sont donc invitées à entrer en contact avec les représentants de ce recours collectif par l\u2019entremise de la ligne sans frais 1-800-2874595 ou au 287-1000 à Montréal, où l\u2019on répondra aux appels de 8h30 à 21h du lundi au vendredi.c\t
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