Le devoir, 3 décembre 1994, Cahier C
[" I L E I) E V 0 I H .L E S S A M E I) !\t3 K T |) I M A N l II E I I) Ê (' E M 1$ Il E I !) I) I ?LE DEVOIR ?Cinéma Page C3 Danse Page C6 Théâtre Page C7 Disques classiques Page C8 Vitrine du disque Page C9 Jazz Page CIO Grille télé du week-end Page Cll Agenda culturel Page C12 ?TÉLÉVISION La télé yé-yé SRC présente un documentaire de deux heures sur les groupes des années 60 PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Plongeons avec délectation dans la nostalgie! Les Hou-Lops, paralysés d\u2019angoisse, assurent la première partie du spectacle des Rolling Stones à l\u2019Olympia de Paris, Bruce des Sultans fait se pâmer les filles avec sa Poupée qui fait non, non, non, les cinq Classels tout en blanc se promènent dans cinq décapotables blanches, les Baronets dansent le «freddy» et les Miladys font un malheur à Jeunesse d\u2019aujourd\u2019hui.Toutes les salles de danse de la province ont leur orchestre.Les 500 groupes qui voient le jour à l\u2019époque ont tous du travail.C\u2019était l\u2019époque yé-yé, les années soixante.La musique secouait les jeunes avec une force jamais vue et les groupes poussaient comme de la bonne herbe, d\u2019abord en présentant des versions de succès américains et anglais puis en se risquant à chanter leurs propres compositions.Le Vent des années 60, un documentaire de deux heures présenté en deux tranches à Radio-Canada, les 12 et 19 décembre prochains à 21h, raconte avec humour et tendresse l\u2019impact de ces groupes au Québec.La lorgnette sociologique Le documentaire est sans prétention.A l\u2019approche historique ou musicale, il privilégie la lorgnette socio-logique en présentant Tes groupes comme un phénomène social appartenant à une époque.Il ne faut donc pas s\u2019attendre à des comparaisons entre les groupes.Les Miladys et les Sinners, pourtant fort différents, illustrent un même courant.L\u2019on y retrouve des extraits de prestations, des entrevues avec les idoles dans le temps et aujourd\u2019hui, des images de la jeunesse de l\u2019époque et des commentaires d\u2019hommes et de femmes se souvenant de leur jeunesse.Un délice.Que tout était innocent! «Nous étions cinq garçons dans le vent, comme tous les adolescents.Cinq garçons pleins de rêves avec des étoiles dans les yeux», résume François Guy, des Sinners.Le vent de la Beatlemania avait frappé très fort.Eddy Roy, des Bel-Air, explique qu\u2019un des membres du groupe avait étudié l\u2019architecture à Liverpool et était familier avec le son anglais.Lorsque les Beatles sont arrivés, nous étions prêts, se rappelle-t-il.Claude Reid des Sultans a pour sa part eu le coup de foudre en entendant, chez un ami, un seul son de guitare.Magique! Et ainsi en alla-t-il de tous les membres de tous les groupes, enivrés par la musique, portés par le succès qu\u2019ils déclenchaient sur leur passage.Du jour au lendemain, ils étaient devenus des idoles.Réveil brutal Les auteurs du document ont manifestement accompli un travail de bénédictin et mis la main sur plusieurs perles rares mémorables, notamment l\u2019interprétation de Tu perds ton temps par les Aristos, Reste par les Topaze et le Pénitencier avec les Mykels.«Les groupes ont apporté la joie et montré ce que les gens peuvent faire VOIR PAGE C 2: YÉ-YÉ Le Voodoo Lounge World Tour 1994-1995 s\u2019arrête au Stade olympique lundi et Toronto même, alors que l\u2019énième tournée des Pierrafeu du rock roulait déjà mardi avec ses 56 semi-remorques, ses 3 840 000 watts, ses écrans géants depuis deux soirs en terre canadienne.Au-delà de la litanie des statistiques, Jumbotron, ses 13 kilomètres de câblage, ses feux d\u2019artifice et ses Rolling Stones chaque show des Stones est un événement C\u2019est encore vrai en 1994, ce l\u2019était cinquantenaires.Il s\u2019agira, à une ou deux chansons près, du show que l\u2019on vous déjà en novembre 1965 au Forum, lors de la deuxième visite des Stones à racontait en très long et très large dans un Devoir de la fin août, en direct depuis Montréal, dont la seule statistique notable fut le nombre de blessés.Y étiez-vous?;\t; CB, tri Mister WMËm Les Rolling Stones, en ce vendredi 29 novembre 1965, premier soir de leur troisième tournée américaine, il avait fallu les attendre longtemps.Neuf mois, pour être exact.Cela faisait déjà neuf mois qu\u2019ils étaient venus pour la toute première fois à Montréal, le 23 avril précédent à l\u2019Aréna Maurice-Richard.Et SYLVAIN CORMIER voilà qu\u2019ils se laissaient désirer, les coquins, alors que le moment tant attendu avait fini par arriver, alors que le Forum de Montréal gondolait comme une cocotte-minute sous la pression de neuf mille fans à bout de nerfs et de poumons.Endurer les Rockin\u2019 Ramrods, se réchauffer avec le rhythm\u2019n\u2019blues de Patti Labelle et ses Blue- VOIR PAGE C 2: STONES n-mt* belles (oui oui, la Patti Labelle de Lady Marmalade, une décennie avant ses affres disco), se taper les Vibrations et les exhortations de Dave Boxer, le disc-jockey de CFOX qui officiait en tant que maître de cérémonie, l\u2019heure et demie de remplissage passait encore.Mais cet entracte interminable?Un tel retard n\u2019était pas humain.+ Prenez donc un bon T T K Qui m YÉ-YÉ Quand le vent de la Beattlemania frappait fort STONES En 1965 comme en 1994: rien que du rock\u2019n'roll SUITE DE LA PAGE C 1 quand tout le monde croit à ce qu\u2019ils font», dit Michel Pagliaro, qui fait partie de ceux qui sont demeurés dans le monde de la musique et qui, comme on le voit, n\u2019a rien perdu de sa ferveur, trente ans plus tard.«J\u2019ai pleuré», dit un membre des Bel Canto, qui ne cache pas les difficultés éprouvés dans l\u2019année qui a suivi la fin du groupe.« Nous avions vécu l\u2019époque des groupes.Cette époque était révolue.» «Le réveil a été brutal», se rappelle pour sa part Yvan Côté des Hou-Lops qui s\u2019est retrouvé avec un job dans un garage appartenant à un de ses amis.«J\u2019avais une Jaguar et je gagnais 50 $ par semaine.» Pour tous, l\u2019époque fut enlevante, bénie entre toutes.Si plusieurs se creusaient la tête pour trouver un truc qui frapperait l\u2019imagination des jeunes, tous étaient très loin des complexes stratégies de marketing d\u2019aujourd\u2019hui (à ce petit jeu, Tony Roman, peut-être, avait une longueur d\u2019avance sur les autres.).René Angelil, des Baronets, (oui, oui, le René Angelil de Céline) respire la candeur lorsqu'il explique que de nouvelles danses surgissaient à toutes les semaines et qu\u2019il s\u2019agissait simplement d\u2019en prendre une, d\u2019en pratiquer les mouvements puis de la présenter aux jeunes.Denise Biron des Miladys, un des seuls groupes féminins, avec les sœurs Gallant, confie même que les trois membres du groupe pratiquaient leurs mouvements \u2014 qui devaient nécessairement être synchronisés \u2014 devant le miroir du lobby de l\u2019appartement de leurs parents! Comme les groupes masculins, elles étaient toutes trois habillées de la même façon.Comme César et les Romains, comme les Excentriques, les Aristocrates, etc.Pierre .Brochu et I l\u2019équipe de Poly Produc-I dons \u2014 qui ont produit j la rétrospective sur la carrière de Dominique Michel, Dodo \u2014 ont choisi de ne pas s\u2019attarder aux aspects plus sombres de la vie des groupes, comme, par exemple, les profits qui leur ont glissé des doigts pour aller dans les poches des gérants ou l\u2019attitude souvent hostile de ces derniers devant les groupes qui voulaient jouer leurs propres compositions.Dino Lespérance de César et les Romains raconte notamment qu\u2019il avait fait le tour des stations de radio avec 12 compositions originales mais que personne n\u2019en avait voulu.Tous les mythes des années 60 sortent intacts du Vent des années 60.Et pourquoi pas?IjïWilHM»»:» meilleure comédie musicale! DU METTEUR EN SCENE DU «PHANTOM 0F THE-OPERA!» «LE METTEUR EN SCENE HAROLD PRINCE ÉCRIT UN LIVRE SUR LA MANIÈRE DE CHAUFFER À BLANC UNE SALLE DE BROADWAY!» - Frank Rich, THE NEW YORK TIMES EN VEDETTE LA m Of Tnt SPIDER wont™ TH rtUS Cn L BILLETS EN VENTE! LAUREATE DU TONY 1993 CHITA RIVERA TOUT DROIT DE BROADWAY! La comédie musicale qui a gagné 7«T0NTAWARDS»EN1993 dont ceux de la et de la meilleure actrice Chita Rivera! ENREGISTREMENT DISPONIBLE SUR RCA VICTOR Pour un temps limité! 25 janvier -12 février, 1995 Billets en vente à ta billetterie de la Place des Arts et aux comptoirs ADMISSION ou par commande téléphonique: Montréal: 790-1245.extérieur sans frais d'appel 1 -800-361 -4594.Forfaits de groupe disponibles pour 20 personnes et plus: .réservations 1-800-307-7089 Théâtre Maisonneuve Place des Arts Informez - vous hit no» forfaits: | _\t\u2022 Dîner/Théâtre 4I.M*Hci\t\u2022 Hébergement/THéàtre Montréal (514) 286-1986 Canadien onneur mm LE CHŒUR SAINT-LAURENT Vous aimez l\u2019art actuel.Nos concerts vous intéresseront Obtenez 3 S de réduction sur votre billet en présentant cette annonce - P o es ic virtuelle une creation de .Michel Lemieux Et Victor Pilon Une coproduction'de Michel Lemieux .Musique Performance, du Musée d'art contemporain de Montréal et de Fortune 1000.30 novembre, 1er, 2 et 3 décembre Af20h30.4 décembre à 15h et à 20h30 MUSÉE D'ARÎ CONTEMPORAIN Dt-MONTRÉAL \u2022 Réservation : 847-G212 FORTUNE ^ CvÉî) Q DIAN perçus rjijq deconstructivist < u U ?et 3 décembre CENTRE CANADIEN D\u2019ARCHITECTURE 1920 Baile (métro Atwater) 2lh00 15 dollars N«,on réservations et informations 14] 84?7479 SUITE DE LA PAGE C 1 sous la direction de Iwan Edwards Dans un des vestaires du Forum, les Stones, eux, prenaient leur temps, plutôt soulagés.Ils avaient bien failli ne pas être là du tout, et ils mesuraient leur insolente veine.Bill Wyman, le bassiste des Stones aujourd\u2019hui retraité, résume l'anecdote en trois lignes de son autobiographie Stone Alone (Viking, 1990): «Keith (Richards) avait découvert pendant le vol qu'il avait perdu son passeport.En arrivant à Montréal, nous l\u2019avons caché parmi nous, changeant continuellement de place pour semer la confusion parmi les agents de l\u2019immigration.» Avec ces tignasses-là, disait-on à l\u2019époque, tous ces chanteurs de rock sont interchangeables: l\u2019occasion était belle de le prouver.De fait, le guitariste des Stones, certes gringalet en ce temps-là mais nettement plus volumineux que les vingt-deux grammes d\u2019héroïne et les cinq grammes de cocaïne trouvés dans ses bagages par la GRC douze ans plus tard, fut dissimulé au regard inquisiteur des douaniers et se faufila en douce jusqu\u2019à la limousine.Des siècles plus tard, Boxer s\u2019était avancé au micro.Ça y était.Les Rolling Stones.La foule hurla.Pour évoquer la stridence des cris, les journaux n\u2019avaient qu\u2019une seule Un beau compliment De la musique, on n\u2019entendait rien.Ou si peu.Un grondement faiblard et sourd, indéfini, où se fondaient la basse de Bill Wyman, la guitare rythmique de Keith Richards et la batterie de Charlie Watts.La voix de Mick, transmise par les deux chétives colonnes de son réservées d\u2019ordinaire aux meetings politiques et aux combats de boxe, se perdait totalement dans le sifflement conjugué des cris.Au travers de l\u2019embrouillamini perçaient quelques notes.D\u2019après les mouvements des mains, on devinait qu\u2019elles étaient dues à Brian Jones, lui aussi splendide avec ses cheveux extraordinairement blonds et son costard de velours.Un vrai dandy.En se concentrant, il était possible de deviner la chanson: c\u2019était Get Off Of My Cloud.Leur dernier 45-tours.Parmi celles qu\u2019ils avaient déjà joué, les plus fins connaisseurs étaient parvenus à distinguer That\u2019s How Strong My Love Is, une reprise d\u2019Otis Reading, et les originales Play With Fire et The Last Time.Moins d\u2019une demi-heure après leur irruption sur scène, le show était presque fini.Les Rolling Stones ne purent jamais terminer la dernière chanson prévue au programme, l\u2019incontournable Satisfaction, leur méga-tube de l\u2019été.Débordé, le service d\u2019ordre avait fini par céder le passage à la meute hurlante des fans, qui prit la scène d\u2019assaut.Les gardes de sécurité avaient commis la fatale erreur de dégarnir l\u2019avant-scène pour tenter de contenir les poignées d\u2019ados qui menaçaient les flancs de la plate-forme.Les placiers et les ambulanciers Saint-Jean se lancèrent à la rescousse.Trop tard.Les Stones, eux, jouaient toujours.A un certain moment, racontait Christy McCormick, la journaliste du Montreal Star, Dave Boxer s\u2019empara du micro de Jagger et tenta de rétablir le calme.Furieux, Nick (dixit le Star) ou Mike (selon le Dimanche-Matin, seul journal francophone à couvrir l\u2019événement) arracha le micro des mains de IJoxer et poursuivit quelques secondes de plus la chanson.«C\u2019était le go-ahead des Stones», ajouta la journaliste.La permission d\u2019attaquer.Et ce fut l\u2019hallali.La batterie de Watts fut réduite en écopeaux, «les peaux arrachés en guise de souvenirs».Cernés par la foule, trois Stones (ou «Rocheux», comme disait avec mépris le Dimanche-Matin) se taillèrent un chemin à la hachette dans une jungle de bras, de jambes, de seins et de bouches offertes.Ils s\u2019enfuirent de justesse.Wyman et Richards, laissés derrière, se «noyaient dans la mer des teenagers au moment où quatre gardes de sécurité les rescapèrent».Bilan de la soirée: trente blessés, dont huit furent transportés à l\u2019hôpital.Les placiers du Forum déclarèrent au Montreal Star qu\u2019il s\u2019agissait de la «manifestation la plus sauvage jamais vue à cet endroit».Un beau compliment pour les Stones.Lundi et mardi, plus de cent dix mille fans de tous âges feront un nouveau triomphe aux Rolling Stones, dans un Stade olympique où Axl Rose, le chanteur du groupe Guns\u2019N\u2019Roses, émule avoué des Stones, déclencha en août 1992 sa propre émeute.Passage du flambeau, me direz-vous.Pas tout à fait.Là ou Jagger, en 1965, fit exploser le Forum en refusant de partir avant la fin.Rose bouta le feu au Stade en désertant ses fans au milieu du show.Autres temps, «autre détonateur.Avec la participation de Cantare sous la direction de Mary Jane Puiu Vendredi 9 décembre 1994, 20 h, Église Saint-Viateur avenue Laurier, Outremont (métro Laurier) Adultes : 15 S, étudiants et troisième âge : 12 $, taxes incluses.Des tarifs de faveur sont consentis aux groupes de 10 personnes et plus.Les enfants de moins de 12 ans sont admis gratuitement.Billets en vente au guichet de la Place des Arts : 842-2112 (plus frais de services de 1,39 S), chez Archambault Musique : 849-6201 (plus frais de service de 0,75 5), et à l\u2019entrée le soir du concert.Renseignements : 483-6922 Les Rolling Stones: quatre garçons toujours dans le vent.Productions SuperMémé présente NOËL RENAISSANCE et même analogie: un Boeing s\u2019engageant sur le tarmac, moteurs poussés à fond.«Plus de neuf mille teenagers se sont réveillés avec des gorges irritées», précisera le Montreal Star du lendemain.Au fin fond du Forum, il semblait tout petit, Mick Jagger, planté au beau milieu d\u2019une scène presque nue.Ce n\u2019était pas vraiment une scène, d\u2019ailleurs, mais une plateforme de fortune à peine surélevée, délimitée à l\u2019arrière par un simple rideau.Mick était minuscule, mais il était, de l\u2019avis général, magnifique avec sa moue dédaigneuse, ses mèches rebelles, son allure débraillée, et surtout sa chemise blanche qui, après trois chansons, avait fini par sortir des pantalons et flottait comme une jupe au gré de ses mouvements saccadés et de ses glissades, autant d\u2019empru.nts flagrants à James Brown.A chacun de ses soubresauts, neuf mille teenagers s\u2019égosillaient. I.K I) K V 0 I H .I.K S S A M K I) I 3 K I I) I M A X ( Il K I I) K (' K M B II K I il !» I ?C 3 A t* É C RAN CINÉMA.?*?: chef-d\u2019œuvre ?: très bon ?: bon quelconque r ?: très faible : pur cauchemar V'LÀ l'CINÉMA ?Signé Charles Roufflo, à l\u2019heure du centenaire du cinéma, le film est une biographie de Charles Pathé, fondateur de la compagnie française du même nom, qui fut une grande pionnière du septième art, côté production, distribution, exploitation.Bien joué, conventionnellement mais honnêtement tourné, le film recrée avec couleur et nuances le climat des débuts du septième art, mais comme toute biographie autorisée, évacue trop d\u2019aspects jugés négatifs au profit de la «gloire au héros»: concurrence, erreurs, échecs manquent au polirait.Incomplet, avec une fin abrupte, mais quand même instinctif.Au cinéma Centre-Ville.Odile Tremblay PARENÏI SERPENT1 ?De Mario Monicelli.Une famille italienne «typique» se retrouve chez les grands-parents pour la période des Fêtes.Chronique des clichés les plus usés sur la famille et ses inconvénients, le film nous est en principe raconté du point de vue d\u2019un enfant d\u2019une dizaine d\u2019années.Mais c\u2019est d\u2019abord une vision d\u2019adulte amer qui donne le ton au film.Ça devrait être drôle et même parfois toucher à l\u2019absurde, alors pourquoi rit-on si peu?Sans doute à cause de la forte odeur de déjà-vu qyi se dégage de l\u2019ensemble.A l\u2019Elysée.Jean-Claude Marineau MAX (PAR AMOUR POUR MAX) ?(Carje' \\V.\\CT i æM JprTtvrp PHOTO JACQUES GRENIER Yves Jacques attend toujours le grand rôle de sa vie: «Je n\u2019ai jamais porté un film», soupire-t-il.Yves Jacques, citoyen du monde Le comédien, installé à Paris, vise une carrière internationale au cinéma De Charles Wilkinson.Parce que les médecins jugent la maladie du petit Max fatale à court terme, son père quitte son travail, vend sa maison et se lance à corps perdu dans une lutte obsessionnelle contre la mort.Une réalisation moyenne au service d\u2019un scénario émouvant.V.o.: Centre Eaton et Pointe-Claire; v.f.: Palace et Laval.Francine Laurendeau L'ART N'EST POINT SANS SOUCY ?Documentaire de Bruno Carrière sur l\u2019artiste saguenayen Jean-Jules Soucy.Un regard affectueux mais sans complaisance sur un personnage à la fois attachant et déconcertant, sur sa démarche créatrice hors normes et sur sa région à laquelle il est profondément attaché.Un film classique qui déjoue tous les pièges du genre.Passionnant.A l\u2019ONF Centre-Ville.Francine Laurendeau WINDIGO ?De Robert Morin.Une sorte F Apocalypse Now québécois, moins le budget, moins le souffle, et à la sauce autochtone.Un groupe d\u2019Amérin-diens déclarent l\u2019indépendance d\u2019un territoire du Nord et accueillent les fonctionnaires, les journalistes, les Blancs compréhensifs ou non, venus leur faire entendre raison.De bonnes idées jamais menées à terme, une interprétation très inégale et une direction d\u2019acteur souvent déficiente.Sur des images intéressantes: l\u2019insolite campement indien, et des réflexions parfois pertinentes sur la perception des Amérindiens par les Blancs.Au Complexe Desjardins et Galeries Laval.Odile Tremblay ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Il y a un an et demi, Yves Jacques faisait le grand saut.Il a complètement déménagé ses pénates à Paris, le comédien.Se disant en toute logique que le Québec compte sept millions d\u2019habitants, et la ville de Paris tout autant (avec quelques embouteillages en sus).Un simple calcul démontre qu\u2019on y rencontre plus de gens intéressants au mètre carré que boulevard Sainte-Catherine.Et puis Paris sera toujours Paris, un peu le nombril du monde, avec le mythe, la couleur, la beauté, le passé, l\u2019élégance.«Paris, c\u2019est une blonde qui plaît à tout le monde», dit la chanson.Elle plaît à Yves Jacques aussi.Il habite l\u2019ancien appartement de Max Ernst, est allé faire un tour cette année sur le plateau de Prêt à porter d\u2019Altman, se sent là-bas au ceqtre de tout.Evidemment, réussir au cinéma à Paris, ce n\u2019est pas facile, facile.Le phénomène Carole Laure est demeuré (on se demande d\u2019ailleurs comment et pourquoi) quasi unique.Il y a bien maintenant Serge Dupire qui fait une percée (avec des rôles de héros), et désormais Yves Jacques, qui, tout comme Dupire, n\u2019est pas catalogué «Québécois» mais «Français»; l\u2019un et l\u2019autre captant les accents comme des caméléons, les couleurs.Ne comptez plus sur Yves Jacques pour coanimer nos Bye Bye, même quand la revue de fin d\u2019année ressuscite de ses cendres avec une Dodo immortelle.On ne l\u2019applaudit plus sur les planches du Quat\u2019Sous.Mais le public montréalais pourra le retrouver dès vendredi dans le film Vlà l\u2019cinéma de Jacques Rouffio, relatant la vie de Charles Pathé, un des pionniers du septième art français, dont il interprète le meilleur ami.Un rôle se soutien, presque de faire-valoir, une présence à côté du L'un des plus grands de la chanson latino-américaine en concert à Montréal - PABLO MILANES le 8 décembre 1994 à 20h00 Église St-Jean-Baptiste Rachel / Henri-Julien Prix: 25 $ (taxes incl.) EN vente: RÉSEAU ADMISSION Tel.: 790-1245/Ext.: 1-800-361-4595 Boulangerie El Refugio 4MÜ bout SlLaurrnt.Mil Librairie Las Américas 10.nie Sl Nixhcrt «angle Si Ijurcntl.Mil HOWARD j: DEVOIR JOHNSON % DCrtiorrMiEW B MIX cabana airlines HôtAflan Hcmtfei El CEQ héros Pathé (joué par Didier Beza-ce), ombre animée, regard allumé, reflet mouvant de l\u2019action: tel est René Lampin, incarné par Yves Jacques.Dans le Déclin, Arcand me disait: «Je peux toujours compter sur un de tes regards.» Il sera donc concentré dans son regard sensible et vibrant, à travers Vlà l\u2019cinéma.Le comédien se montrait enchanté de jouer dans un film évoquant les débuts des «vues animées».Tout petit, il était fasciné par Chariot.Dans ses rêveries les plus délirantes, il croit même être la réincarnation de Méfiés.Yves Jacques a jadis tourné avec du super 8, trouve que cette technique ressemble aux films des premiers jours.Yves Jacques, qui vient de Québec, fut à ses débuts l\u2019inoubliable tête d\u2019affiche du groupe musical parodique Slick and The Outlags.Depuis, comme acteur, il manifeste une rare polyvalence, une sensibilité tout en finesse, dans un jeu toujours juste.V\u2019ià l\u2019cinéma montre \u2014 et ça lui plaît \u2014 que le septième art est né dans les foires à côté de la femme à barbe, curiosité parmi d\u2019autres, avec pour le public les riches d\u2019un bord payant le plein droit d\u2019entrée et les pauvres de l\u2019autre côté de la toile regardant le film à l\u2019envers.Yves Jacques a tourné dernièrq-ment en Suède, en Hongrie aussi.A Budapest, il donnait la réplique à Charles Aznavour, monstre sacré et vieux routier qui lui a appris que le grandeur et le simplicité sont sœurs.C\u2019était sur Baldipata, un téléfilm dans lequel Annie Cordie tient aussi la vedette.Sa percée en France, Yves Jacques la doit aux films d\u2019Arcand, à son rôle d\u2019homosexuel dans le Déclin surtout, film culte outre-Atlan-tique, Yves Jacques qui a fait énormément de théâtre au Québec; le public n\u2019a pas oublié ses prestations dans Les Feluettes de Bouchard, ni dans La légende de Jimmy, opéra rock de Plamondon et Berger, pas plus que dans Les Fourberies de Sca-pin d\u2019un Molière mis en scène par Denise Filiatraut.Il affirme aujourd\u2019hui être surtout intéressé par le cinéma.De toute façon, pour jouer sur les planches à Paris, vous devez entrer dans des familles de comédiens, montrer patte blanche, être pistonné.Le cinéma est une voie plus sûre.Là bas, Yves Jacques a son agent, garde contact avec les compagnies de distribution.Il fait bien quelques téléfilms ici et là, histoire d\u2019être connu du grand public, la télésérie Jalna, coproduction franco-québécoise lui a offert une vitrine en France.Mais le comédien se montre plus fier de son apparition au cinéma en 1989 dans Miléna de Véra Belmont où il incarnait Max Brod.Yves Jacques attend toujours le grand rôle de sa vie: «Je n\u2019ai jamais porté un film», soupire-t-il.Des offres au théâtre, à la télé lui viennent encore du Québec, mais il refuse, tient- bon, préférant demeurer visible à Paris, quitte à ne pas jouer pendant deux mois.Peut-être jouera-t-il dans le film tiré du dernier scénario de François Truffaut découvert dans un fond de tiroir.A moins qu\u2019il n\u2019accepte un rôle dans Baby Show, une télésérie canadienne anglaise.Sky is the limit.«Un artiste est un citoyen du monde», dit-il.Montreal CONCOURS D\u2019ADMISSION ANNÉE SCOLAIRE 1995-1996 Disciplines principales: Instruments d\u2019orchestre, art vocal, guitare, clavecin, orgue, piano, ondes Martenot.saxophone, direction d\u2019orchestre, écriture, composition, composition électroacoustique, analyse, histoire de la musique.Formation musicale professionnelle (D.E.C., études supérieures) Date limite d\u2019inscription: le vendredi 3 février 1995 à 16 h Renseignements: Conservatoire de musique de Montréal 1 (X).me Notre-Dame Est Montréal (514)873-4031 I Gouvernement du Québec Ministère de la Culture I et des Communications Québec u a a a Le roi du paradoxe PARI N\u2019EST POINT SANS SOUCY Documentaire de Bruno Carrière, avec Jean-Jules Soucy.Recherche: Daniel Jean.Scénario: Bruno Carrière et Daniel Jean.Images: André-Luc Dupont.Son: Yves Gendron.Montage: Alain Belhumeur.Musique: Robert M.Lepage.ONF, 1994.53 minutes.Au cinéma ONF Centre-Ville du 2 au 11 décembre et du 10 au 15 janvier.FRANCINE LAURENDEAU Connaissez-vous Jean-Jules Soucy, créateur du célèbre Tapis stressé, exposé il y a un an au Musée d\u2019art contemporain de Montréal?Connaissez-vous l\u2019auteur du Biodâ-me, un artiste originaire de La Baie, ville portuaire du Saguenay logée dans la baie des Ha! Ha!, au fond du fjord du Saguenay, merveille de la nature?Dans son dernier film qui sortait hier à Montréal, après Chicoutimi et Québec, Bruno Carrière nous dépeint à la fois l\u2019œuvre, l\u2019artiste, sa région.Et c\u2019est passionnant.Jean-Jules Soucy ne travaille qu\u2019avec des matériaux humbles.Avec une quantité industrielle de pelures d\u2019oignons ingénieusement traitées, il ornemente chez lui un paysage exotique, une véritable jungle qu\u2019il baptise plaisamment «haha-waïenne».Avec des milliers de cartons de litres de lait vides, il construit le célèbre Tapis stressé.Avec de modestes vadrouilles, il invente un pittoresque troupeau de chèvres.Son travail amuse d\u2019abord lorsqu\u2019on s\u2019arrête aux matériaux.Mais en même temps, il enchante l\u2019œil et il fait réfléchir.Rien n\u2019est innocent en effet dans les intentions de l\u2019artiste, très conscient des maux de notre planète, écologiste convaincu et fervent défenseur d\u2019une région à laquelle il est viscéralement attaché et dans laquelle il a délibéré- ment choisi de vivre et de travailler, alors que Montréal ou Québec lui offriraient très certainement de meilleures possibilités de rayonnement.11 l\u2019explique à sa façon, une façon très personnelle.Et séduisante.Car magicien de la transformation, Soucy est aussi un magicien de la parole.On l\u2019a comparé à Prévert, Queneau, Sol.Il est très certainement leur cousin parce qu\u2019il manie de façon étourdissante le paradoxe, l\u2019association inattendue d\u2019images, le jeu de mots, le calembour.Bref, son discours est un discours de poète, d\u2019humoriste, d\u2019humaniste, de philosophe même, mais d\u2019un philosophe qui se serait frotté au surréalisme.C\u2019est fascinant, mais à la longue cela pourrait devenir un rempart, une fuite, tant Jean-Jules Soucy sait habilement se dérober aux questions trop directes, mettant les rieurs de son côté.C'est là qu\u2019,intervient l\u2019habileté du cinéaste.A force de suivre son personnage qu\u2019il pratique depuis L\u2019Art est un jeu, tourné en 1989, Bruno Carrière sait le prendre au détour.Il le suit par exemple chez Blanche, une très vieille dame qui vil seule et qu\u2019il entoure de petits soins et de chaleur amicale.Si bien que le côté un peu cabotin du personnage disparaît devant l\u2019être humain, simple et bon.Quant aux beautés, aux particularités et aux problèmes de cette région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, ce documentaire nous les situe adroitement, sans discours didactique.Classiquement construit, le film n\u2019en tombe pas pour autant dans le piège du genre: la répétitivité.lx?s protagonistes sont variés, les extraits d\u2019archives pertinents et nous avons droit à de jolies surprises.J\u2019aime beaucoup la musique de Robert M.Lepage, quelque part entre Nino Rota et Kurt Weil, musique de cirque, musique de rue, finement illustrative mais jamais redondante.PHOTO BRUNO CARRIERE Jean-Jules Soucy, dans L'Art n'est point sans Soucy.UNE COMÉDIE PIQUANTE, MORDANTE, FÉROCEMENT DRÔLE.££1 PARENTI SERPENTI Y GRAND PRIX Festival International du Film d\u2019Humour ïamrousse 93 UNE FAMILLE FORMIDABLE! UN Fl LM DE MARIO MONICELLI 2:10 - 4:30 - 7:00 - 9:20 Sam.: 1:30 - 4:00 - 7:15 - 9:45 Sem.: 4:00-7:15-9:45 version 23 française ,vt;ii'mau.idfciaialversion on9,rale avec sous-titres français *aoagyüiti{SJ ENFIN UN FILM QUÉBÉCOIS QUI N'A PAS FROID AUX YEUX.Paul Toutant.MONTRÉAL CE SOIR UN FILM FASCINANT, INTELLIGENT René Honner-Roy UNE AVENTURE ASSEZ SPECIALE .Daniel RIOUX, LE JOURNAL DE MONTRÉAL ?\tm John Griffin, THE GAZETTE\tNüüMUl UN FILM QUI DÉRANGE UNE RÉUSSITE ÉTONNANTE Maic-Andrè Lussier.ClBL\tGeorges Privet, VOIR GO LUX FILMSmum mmm ROBERT MORIN «hmmctmk NICOLE ROBERT BONUS «OIM GVYMD0N UTHALK (OUfU IKHMDIISUIISH MKHBUMIlIfll YVON Lit OUI MKUmi GISI0NCU0N HUCHtlUlOI UOtWOO HIMIOIttM DESJARDINS «ww BOUCHERVILLE .ALLEGRO t I.K I) K V 0 I It , I.K S S A M K I) I :t K T I) I M A N (' Il K I I) K (' K M It It K I il!) I C 4 Dali sous toutes ses SPÉCIAL DALI Réal: Claude Taillefer.Québec 1974, vidéo.Documentaire sur Salvador Dali.Animateur: le couturier Gilles Gagné.Présentation: Alain Stanké.52 min.Au Parallèle, du 1er au 4 décembre.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Irremplaçable Salvador Dali! Plus qu\u2019une œuvre désormais achevée, le monde perdait à sa mort en 1989 le surréalisme fait homme, avec des moustaches animées sur une loghor-rée verbale déversant une bouillie linguistique propre à réconcilier toute confusion des langues.Le divin mégalomane n\u2019est pas tout à fait mort puisqu\u2019il revit à travers les films qui ont gravé son image et enregistré ses traits d\u2019esprits et ses rodomontades.Il y eut même, en 1974, une vidéo réalisée par un Québécois: Claude La démesure et la folie du personnage justifient l\u2019intérêt pour le reportage Spécial Dali.~\u2014\u2014-\u2014\u2014.\t~r SI LE CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS MUSICAUX Avenir en tete CBC ACREQ CMC présentent UN CONCERT ÉLECTROACOUSTIQUE 20 clips musicaux de compositeurs canadiens pour célébrer le 35e anniversaire du CENTRE DE MUSIQUE CANADIENNE Chapelle historique du Bon-Pasteur Samedi 3 décembre 1994 à 20h00 100 Sherbrooke est, Montréal Billets: 10 $, 15 $, 25 $ et plus Renseignements et réservations: 849-9175 Dimanche, le 4 décembre 1994 à 20h00 L\u2019ORCHESTRE DU STUDIO DE MUSIQUE ANCIENNE DE MONTRÉAL sous la direction de Jean-François Ri vest présente Concertos grossos de Corelli, Vivaldi et Bach en l\u2019église Notre-Dame-du-Très-Saint-Sacrement 500, av.du Mont-Royal est (métro Mont-Royal) à Montréal.Admission générale: 20 $ t.t.c.Renseignements et réservations: (514) 843-4007 SWISSTET Trio de jazz formé d\u2019un piano, une contrebasse et une batterie.Concert de Noël au programme: Musiques de Noël traditionnelles et jazz.Jeudi 8 décembre à 20h Église Notre-Dame d\u2019Anjou 8200, Place de l\u2019Église - Renseignements: 493-8211 ou 493-8266 LES IDÉES HEUREUSES présente un panorama de l\u2019oeuvre de MARC-ANTOINE CHARPENTIER dans un concert soulignant le 350e anniversaire de sa naissance.Avec quatre chanteurs et neuf instrumentistes.Le vendredi 9 décembre 1994 à 20h Église Erskine et Américaine, rue Sherbrooke ouest, angle Crescent.Métro Guy ou Pee! Billets à la porte: 20 S (régulier): 12$ (réduit).\tInformation: 843-5881 CHOEUR DE MONT-ROYAL Jacques Faubert .fondateur et directeur artistique «CHANTONS NOËL» Une fête pour toute la famille Jacques Chevalier, ténor - Thérèse Laflamme, piano Dimanche 11 décembre 1994à 16h00 Hôtel de Ville de Mont-Royal - 90, avenue Roosevelt, VMR Adultes 10 S Enfants 5 S - Renseignements 345-9595 les musiques d'aujourd'hui Renseignements :,277-7466 LF, DEVOIR MjHM Richard Bel ' Q, Un film de Charlie Van Damme Directeur muskai Gidon Kremer.Scénario de Jeon-Fronton Goyet et Cborfce Von Domme.Dialogues de François Dupeyron.D'après l'ouvrage de André Mode» < Musikont > publie an Edition dj Seuil.h «** PHOTO JACQUESROUBEN JtllCTIORHt MU* RlMtSINl» H UM AUX QUA» 7 SUR 7 Le dimanche 20 novembre à 19 h 30 Rediffusion le lendemain à 13 h Sur les événementsrdés de la semaine, Anne Sinclair sollicite les commentaires de son invité et l'amène à livrer le fond de sa pensée.Anne Sinclair Cette semaine : Henri Emmanuelli et Philippe Douste-Blazy Tout un débat! ÀTV5, câble 15* IA TELEVISION INTERNATIONALE Peut varier.Consultez votre càblodistributeur.Le monde en français ! ONF Montréal 1564, rve Samt-Dmis iws 1rs à coopter de THE PAGEHASTER ?De Maurice Hunt et Joe Johnston.Un des inévitables films pour enfants à sortir avant la période des Fêtes.Celui-ci mêle l\u2019animation et le cinéma d\u2019acteurs.Il montre la découverte par une petit garçon trop sérieux et peureux du merveilleux monde de la fantaisie, peuplé de pirates, de monstres, de fées, de fantômes.Frais, charmant, drôle, pétri d\u2019effets spéciaux et de prouesses d\u2019animation.Au Carrefour Laval et au Centre Eaton.Odile Tremblay GO FISH ?De Rose Troche.Ce premier long métrage en noir et blanc, ni revendicateur ni brouillon, nous fait pénétrer dans l\u2019univers d\u2019une bande d\u2019amies lesbiennes dont l\u2019une d\u2019elles cherche désespérément l\u2019âme sœur.Subtil, bien construit, tendre et serein.Au Cinéma Centre-Ville.Francine Laurendeau LA LIBERTÉ EN COLÈRE ?1/2 De Jean-Daniel Lafond.À travers la réunion de Pierre Vallières et Charles Gagnon, plus de vingt ans après leur rupture, le documentaire remonte le cours de l\u2019aventure du FLQ.Le film offre une perspective historique à des rêves d\u2019indépendance et de justice sociale, aujourd\u2019hui morcelés.Des moments forts, dont une confrontation entre Francis Simard, l\u2019ex-membre de la cellule Chénier et Pierre Vallières.Des chansons de Plume et des lendemains qui déchantent.Un intéressant questionnement venu faire contrepoint à \\\u2019Octobre de Falardeau.Au cinéma ONF du 29 novembre au 11 décembre.Odile Tremblay CAMILLA ?1/2 De Deepa Mehla.Une coproduction canado-anglaise mettant en vedette deux stars américaines! Plus d\u2019un demi-siècle sépare Camilla de sa jeune amie Freda.Toutes les deux aiment éperdument la musique de Brahms, mais comment ne pas sombrer dans la déprime quand on sait que jamais on ne pourra la jouer convenablement?Un film plutôt prévisible qui fait passer de petits messages moralisateurs sur fond de comédie tendre et légère.En version originale anglaise aux cinémas Loews, Pointe-Claire et Laval.Jean-Claude Mar ineau STAR TREK ?De David Carson.Les fidèles de cette religion qui est pratiquée depuis 1966 délirent et soutiennent que ce septième long métrage est un des meilleurs.Pour moi qui n\u2019ai pas la foi, c\u2019est un film conventionnel, pratiquement sans humour et sans imagination aucune.V.o.: Loews, Du Parc, Versailles.V.f.: Parisien, Versailles, Laval, Angrignon.Francine Laurendeau CLERKS ?1/2 ;De Kevin Smith.Si les hauts et les ;bas de la vie d\u2019un commis de dépanneur filmée en noir et blanc granuleux vous intéresse, ce film est peut-être pour vous.Si vous avez en plus une affection particulière pour les personnages secondaires fortement typés et les dialogues en forme de joute verbale perpétuelle, vous vous approchez encore plus du portrait-robot de spectateur idéal visé par ce premier long métrage.Si, par contre, le mélange du futile et de l\u2019essentiel au cinéma vous agace, allez voir autre chose en attendant que Kevin Smith épure sa manière.Au cinéma Palace.Jean-Claude Marineau Les Génies dans l\u2019autre solitude w ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Les voilà donc revenus à Toronto, ces quinzièmes prix Génie 1994, qui seront octroyés mercredi prochain.On sait que les lauriers de cinéma, dits Oscars canadiens, misent désormais sur l\u2019alternance, sortant une fois sur deux de la Ville-Reine où ils avaient leurs quartiers, en s\u2019expatriant dans la métropole québécoise.Montréal a eu ses premiers Génies en 1993.Voici donc le gala de retour à l\u2019ombre de la tour du CN.En coulisse, on entend que , Toronto est bien content de voir revenir le party dans ses eaux, que l\u2019autre solitude n\u2019a pas trop compris les farces de Marc Labrèche et s\u2019est sentie déstabilisée par le passage des statuettes de cinéma chez ces étranges hurluberlus que nous sommes.Mais aux yeux de Robert Roy, le nouveau président de l\u2019Académie section Québec, ce retour biennal à Toronto implique une chute de visibilité de l\u2019événement auprès du public francophone.Parce que le gala est diffusé en direct de CBC et que tout le monde n\u2019a pas envie de s\u2019exclamer en anglais.Les meilleurs moments de la fête avec entrevues seront bien rediffusés à Radio-Canada, mais à 23h30 seulement, ce qui est bien tard pour les braves.Robert Roy espère dans l\u2019avenir une télédiffusion simultanée.Il considère la tribune des Génies comme une voix chez l\u2019autre solitude, même si la partie n\u2019est pas gagnée dans le réseau de distribution quand un des nôtres récolte une pluie de statuettes.Lauzon en sait quelque chose.Ça eut beau se passer à Toronto pendant 13 ans, le Québec y était traditionnellement \" plus présent qu\u2019à son tour.Sur les 223 prix Génie accordés en quatorze années d\u2019activité, la moitié le fut à des Québécois.On se rappelle les années fastes: 12 statuettes pour le Jésus de Montréal d\u2019Arcand en 1990, huit, quatre années auparavant à son-Déclin, 13 à Jean-Claude Lauzon en 1988 pour Un zoo la nuit.Mais signe des temps, le remarquable 32 films brefs sur Glenn Gould de François Girard n\u2019en récoltait que quatre l\u2019an dernier, dont celle très méritée du meilleur film.Sauf que cette fois, on n\u2019a pas de François Girard à faire monter sur le podium.Le cm est faible.Tout indique que l\u2019Ontarien Exotica d\u2019Atom Egoyan, le meilleur poulain de la fournée, sera le grand couronné de la fête 1994.Ce polar d\u2019un noir érotisme \u2014 lauréat du prix de la critique à Cannes \u2014 part avec 13 nominations, et il serait fort étonnant que le jeune lion du cinéma torontois n\u2019hérite pas de la palme très convoitée du meilleur film et de quelques autres (meilleure réalisation?meilleur montage?meilleur directeur artistique?meilleur scénario original?) Côté québécois, signe des temps, ni Arcand avec ses Restes humains, ni Pool avec Ses Mouvements du désir ne sont de la course au meilleur film, mais Mon amie Max de Michel Brault, qui s\u2019est pourtant écrasé en salle, est là (et représentera d\u2019ailleurs le Canada aux Oscars.Bizarre!) Tout comme Louis 19 de Poulette (qui repartira du moins avec la bobine d\u2019or).La comédie québécoise pourrait peut-être valoir aussi à Martin Drain-ville la palme de l\u2019interprétation masculine.Et la caravelle de Matusalem , le laurier du meilleur décor (dont le superbe club de nuit d'Exotica constitue un rival redoutable).Mais n\u2019attendons pas le Pérou.Quand on frotte la bouteille québécoise de l\u2019année, peu de grands Génies en sortent.Beaucoup de bruit pour rien PARENT! SERPENTI De Mario Monicelli.Scénario: Carmine Amoroso.Photographie: Franco Di Giacomo.Musique: Rudy De Cesaris.Avec Pia Velsi, Paolo Panel-li, Riccardo Scontrini, Marina Confalone.Italie, 1991,105 minutes.En version originale sous-titrée en français à l\u2019Elysée, en version française au Desjardins.JEAN-CLAUDE MARINEAU \\ A l\u2019approche de Noël, voici que reviennent pour leur traditionnel tour de piste les films fabriqués expressément pour la circonstance.A lire sa date de production, on comprend que Parenti Serpenti avait jusqu\u2019à ce jour manqué le coche qui aurait pu l\u2019amener sur, nos écrans bien avant aujourd\u2019hui.A voir le film, on se dit qu\u2019on n\u2019aurait pas manqué grand-chose si le père Noël l\u2019avait égaré une fois de plus cette année dans le cours de sa folle chevauchée.Il ne suffit pas de dire que ce film reprend les bonnes vieilles recettes de la comédie italienne en explorant la famille traditionnelle sous toutes ses coutures et tous ses travers.Car, en soi, le genre a souvent donné matière à s\u2019éclater, sinon à s\u2019émouvoir.Le problème avec Parenti Serpenti est que tout y est ramené à la plus simple expression de ce que la recette a de prévisible.Et que ce sont les surprises qui font généralement les plats les plus savoureux.Ça ne commence pourtant pas si mal quand on comprend que l\u2019histoire va nous être racontée du point de vue de Mauro, un enfant d\u2019une dizaine d\u2019années qui nous invite à faire le tour du portrait de famille à l\u2019approche des traditionnelles «réjouissances».On s\u2019attendrait à un regard pointu, peut-être même tendre au-delà du prévisible «point de vue critique sur le monde des adultes».Mais on est vite déçu par la mollesse de ce parti pris narratif que le film laisse tomber par grands bouts pour ne le retrouver que quand ça fait son affaire.Un cas flagrant de point de vue d\u2019enfant usurpé par des adultes qui cherchent avant tout à faire passer leur propre vision.Et encore, on n\u2019en ferait peut-être pas grand cas si le résultat nous Parenti Serpenti, de Mario Monicelli.amenait au-delà des poncifs, par exemple à la rencontre de personnages touchants, dérangeants ou vraiment drôles.Mais ici, les clichés s\u2019alignent sans qu\u2019une structure ne les intègre dans un produit plus fort que leur seule addition.Ça commence par une mère caricaturale atteinte de «colites nerveuses», ça se poursuit chez un grand-père qui n\u2019a plus toute sa tête, pour ensuite aboutir sur les oncles et les tantes avec qui il faudra cohabiter pendant la longue semaine des réjouissances.On aura donc droit aux parties de cartes entre hommes, au «mémérage» entre femmes, à la crise de nerf de l\u2019une, au numéro «comique» de l\u2019autre, et même à deux messes plutôt qu\u2019une, dont l\u2019une en direct à la télévision, célébrée par le pape en personne! Il est dommage qu\u2019à travers cette pléiade de portraits n\u2019émerge aucun personnage plus significatif que les autres.Tous tiennent pratiquement le même rang, ce qui revient à dire qu\u2019on pourrait très bien se passer de l\u2019un ou de l\u2019autre (sauf des grands-parents qui tiennent lieu de ciment unificateur) sans que grand-chose n\u2019en soit affecté.On aurait pourtant souhaité se laisser toucher par ce portrait de famille qui aborde par la bande la question délicate de la responsabilité échouant aux enfants dont les parents approchent le grand âge.Mais l\u2019ensemble est ficelé de manière à ce que même la compassion la plus élémentaire soit difficile à éprouver pour tous ces personnages.La version présentée à la presse cette semaine nous faisait le plaisir de sous-titres français qu\u2019on réclame trop souvent en vain.Certains prendront donc peut-être plaisir à la musique de la langue originale, à condition de passer par-dessus les erreurs et coquilles qui parsèment les sous-titres, et surtout d\u2019apprécier l\u2019italien dans sa forme la plus tonitruante.Famille italienne oblige-t-elle à ce point à nous écorcher les oreilles?Espérons au moins que les curieux qui iront voir la version doublée ne feront pas les frais d\u2019un respect trop intégral de l\u2019œuvre sur ce plan.Car il y a décidément dans ce film trop de bruit pour rien.Marie Pathé, René Lampin et Charles Pathé à la Foire de Vincennes.Partiel et partial V'IÀ L'CINÉMA OU LE ROMAN DE CHARLES PAIHÉ Réal: Jacques Rouffio.Scénario: Jean G ni au It et Jacques Rouffio d'après une idée de Jacqueline Lefèvre.Avec Didier Bezace, Yves Jacques, Isabelle Gélinas, Ronny Coutteure, Bernard Halane, Gérard Loussine.Image: Raymond Fromont.Musique: Milan Kymlicka.104 min.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Rien de tel qu\u2019un centenaire du cinéma pour convier le public à une petite remontée du temps.C\u2019est l\u2019heure des rétrospectives, des albums commémoratifs, des regards sur l\u2019Histoire en images ou en mots.Allez trouver un meilleur momentum pour rappeler les premiers pas des grandes maisons de production françaises, et faire leur réclame un coup parti.Elles sont deux vénérables Parisiennes, nées à peu près en même temps que le septième art.Gaumont et Pathé, éternelles rivales qui y vont chacune de leurs rétrospectives, ces mois-ci.Les compagnies sont aujourd\u2019hui dirigées, ironie du sort, par deux frères Seydoux, Nicolas pour Gaumont et Jérôme pour Pathé, qui essaient de faire marquer des buts à leur camp.Mais Pathé est allé plus loin dans l\u2019auto-gratification puisqu\u2019il lance dans le trafic un long métrage intitulé V\u2019ià L\u2019Cinéma ou la vie de Charles Pathé, coproduit au Québec par Rock Demers et arrivé hier dans nos salles.Précisons d\u2019ailleurs qu\u2019il ne s\u2019agit pas à priori d\u2019une commande de Pathé du pur type publi film, mais d\u2019un sujet proposé par des scénaristes et accepté par la compagnie.Cela dit, le scénario fut remanié à quelques reprises et manifestement rendu conforme à la ligne du parti.Sans être une absolue hagiographie, disons que les beaux côtés de l\u2019homme dominent, et qu\u2019il y a des trous dans le gruyère.Le film a son intérêt, en cela qu\u2019il nous remet dans l\u2019ambiance des débuts \u2014 avec des fêtes à la Renoir qui rappellent le Moulin de la galette \u2014 avec les foires présentant le phonographe comme la dernière invention du jour aboyée autant que la femme canon par les bonimenteurs.La vie de Charles Pathé (Didier Bezace) commence à Vincennes en 1870.On verra comment cet enfant chétif d\u2019un charcutier deviendra un aventurier attiré par les contrées lointaines: le Brésil et l\u2019Argentine Sans être une absolue hagiographie, disons que les beaux côtés de Charles Pathé dominent dans V\u2019ia /\u2019 cinéma, et qu\u2019il y a des trous dans le gruyère qu\u2019il arpentera avant de revenir au pays pour devenir banalement clerc.Jusqu\u2019au beau jour où à la foire de Vincennes, Charles Pathé jette un oeil au phonographe d\u2019Edison.L\u2019homme,est un visionnaire.Avec son frère Emile (Bernard Halane), il perfectionne l\u2019engin, le popularise, jusqu\u2019à la découverte numéro deux: le kinescope, cet appareil de vues animées qui deviendra désormais le but, le moteur et l\u2019essence de sa compagnie.Avec son ami René I.ampin (Yves Jacques), sa femme (Isabelle Gélinas) et son frère, on verra ses tâtonnements, ses trouvailles.Au début, il fait de la mise en scène dans son information animée, créé des tremblements de terre en studio, jusqu\u2019à ce qu\u2019il se fasse prendre et décide d\u2019investir dans l\u2019expédition de vrais reporters à travers le globe.On verra Pathé se faire trahir par un associé, tenir tête à Eastman qui lui refuse la pellicule, conquérir le marché américain.Il affronte des chagrins domestiques, des deuils familiaux.V\u2019ià L\u2019Cinéma est bien joué par Bezace, Yves Jpcques (sur une performance toute d\u2019intériorité), Gélinas et compagnie.Techniquement le produit apparaît sans bavures et sans grande originalité, mais palliai et partiel.Comme toute biographie autorisée, il comporte des trous.Pas un mot ou presque sur le rival Gaumont qui lui entrait si souvent dans le flanc.On passe vite sur les prouesses des Frères Lumière.La question concurrence est manifestement évacuée, comme les mauvais coups du héros, ses faiblesses.Le portrait est idéal, et doté d\u2019une fin abrupte montrant Pathé sur sa lancée malgré les épreuves, puis plus rien.Fini.La compagnie eut des revers plus tard, elle ferma ses portes, fut rachetée.Pas un mot là-dessus.Un panneau explicatif eut à tout le moins été le bienvenu.Le parti-pris glorification du héros atténue la portée du film, sans lui retirer son intérêt historique et esthétique pour autant «LES ROSEAUX SAUVAGES EST UN DES PLUS BEAUX FILMS À NOUS VENIR DE FRANCE CETTE ANNÉE.» - Pau! Toutanl, Radio-Canada «UN BEAU F« LIN/1-» - Francine Laurendeau, Le Devoir «UN JOLI FILM.ÇA VAUT LE DÉPLACEMENT» - René Homier Roy V.S.D., Radio-Canada «IL FAUT ÊTRE UN CON FÉROCE POUR NE PAS TOMBER AMOUREUX DES ROSEAUX SAUVAGES.C'EST SI RARE UN FILM OÙ IL FAIT BON VIVRE.» - Libération «UN FILIVl EXTRÊMEMENT TOUCHANT.» - Studio «ATTENTION, CHEF-D'OEUVRE.» Soleil ® trompeur Un film de NIKITA MIKHALKOV ALAIN SARDE l GEORGES BENAYOUN Us IWM VU FILM H AVUIÉ.TttHIVl GALERIESLAVAL M9-F1UI IMSboul leCortusier ?mm\tJüaa\tm\u2014i irnTiimi L.illaTi\t\t \t\tm PlffJ'II13\t\t \t\tCTP \tnmmmm\t Te Colonel Chabert I j/J î|H| li FLt /Monique Coabsîl Avec Luc BouRGÊOFS C/Wtote ÇHATBL rvUKcfilA PiaARh-O /)LE3AAihA0 yCA)£3 bo/ni»)i
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