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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1994-12-05, Collections de BAnQ.

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[" Vol.L X X X V No 2 8 2 T o r o ii I o S 5 o LE DEVOIR M O N T II E A L .I.E I.II N 1) I 5 D E (' K M II R E I !> !» I (i ô T I1 S T V 0 PERSPECTIVES La chaîne invisible Le câble s\u2019impose comme un fil à la patte du téléspectateur Qui décide ce que vous regardez à la télé?Vous?Pas complètement.De plus en plus, les compagnies de câblodistribution ont leur gros mot à dire sur les chaînes qui trouvent leur chemin jusque dans votre salon.Le pouvoir des compagnies de câble est devenu encore plus limpide il y a quelques jours lorsque les trois plus importants câblodistributeurs de la province, Co-geco en région et CF Câble et Vidéotron en ville, ont annoncé leur stratégie pour l\u2019année qui vient.Leur «redéploiement» découle de l\u2019arrivée, le premier janvier, de dix nouveaux canaux spécialisés, huit en anglais et deux en français, le Réseau de l\u2019information de Radio-Canada et le Canal D, calqué sur le Arts & Entertainment américain.Les nouveaux canaux viennent s\u2019ajouter au groupe de 1987, constitué de Réseau des sports, Canal Famille, TV5, MétéoMédia et Musique Plus.Mais contrairement à ce qui s\u2019était passé à ce moment, tout le monde n\u2019aura pas accès aux mêmes chaînes.Par exemple, si vous habitez à Verdun, à l\u2019île des Sœurs ou du côté ouest de la rue Peel, vous aurez droit, moyennant quelques dollars de plus par mois, à neuf nouvelles chaînes, y compris le très attendu Discovery Channel sur la science, la chaîne culturelle Bravo, le canal américain Fox.Si, par contre, vous habitez l\u2019est de la ville, ou du côté est de la rue Peel, vous n\u2019aurez que trois nouvelles chaînes, soit RDI et le Canal D et une chaîne de musique country (les études ont démontré que les gens veulent de la musique country.En voulez-vous, vous?).Pour avoir un choix plus étendu mais pas aussi large que celui de votre voisin de l\u2019autre côté de la rue Peel, qui, lui, est sur le territoire de CF Câble, vous devrez payer 8,95 $ de plus par mois, prix de la boîte Vi-déoway que Vidéotron rend indispensable à ceux qui veulent avoir les quatre chaînes additionnelles que Vidéotron est prêt à transporter.Vidéotron, placé sur la défensive depuis l\u2019annonce de ses projets, répète que sa clientèle, majoritairement francophone et majoritairement moins fortunée que celle de CF Câble, n\u2019est pas prête à payer un supplément pour obtenir des chaînes anglaises.Et, surtout, que ses abonnés tiennent mordicus à garder le Canal Famille là où il est présentement, sur le service de base du câble plutôt que sur un nouveau service de câble enrichi.(Les câblodistributeurs estiment que pour être attrayant, un nouveau bouquet de chaînes doit comprendre des anciennes chaînes aussi bien que des nouvelles.C\u2019est pourquoi CF Câble a retranché Canal Famille, le Réseau des sports et quatre autres chaînes de son câble de base, afin qu\u2019ils rejoignent les nouveaux canaux de son service de câble enrichi).À Vidéotron, l\u2019on est formel: «Nous sommes allés dans les maisons.Les femmes nous disent ne m\u2019enlevez pas mon Canal Famille.C\u2019est ma deuxième gardienne».Fort bien.Ce que Vidéotron ne dit pas cependant c\u2019est que les familles qui veulent un choix élargi ne sont pas nécessairement intéressées par le fait d\u2019avoir l\u2019appareil Vidéoway, en raison de son coût élevé certes mais aussi parce qu\u2019il donne accès à des dizaines et des dizaines de jeux vidéo.«Mes enfants ont déjà un Nintendo, un magnétoscope et un ordinateur; je ne désire aucunement qu\u2019ils aient les jeux de Vidéoway», commente une abonnée.Ce n\u2019est ni la première ni la dernière fois que les câblodistributeurs décident pour vous.Il y a quelques années, les Montréalais avaient perdu la chaîne TV Ontario qui coûtait trop cher aux câblodistributeurs, parce que la chaîne éducative ne pouvait être captée à l\u2019intérieur de la zone hertzienne définie par le ministère fédéral des Communications.Il était moins coûteux pour Vidéotron d\u2019offrir PBS, dont deux postes rejoignent Montréal sans problème.Les compagnies de câble jouent de prudence, ne prenant pas de risque et s\u2019assurant que les sommes qu\u2019elles engageront leur seront retournées.En fait, elles voient déjà beaucoup plus loin.Et savent que dans quelques années, tout le système actuel sera remplacé par un autre appareil, «la boîte», qui permettra aux téléspectateurs de choisir leurs chaînes et de ne payer que pour celles qu\u2019ils veulent.D\u2019ici là, d\u2019ici au grand soir, les compagnies de câble ne s\u2019en font pas outre mesure.Car les plaintes que Vidéotron reçoit ne proviennent pas d\u2019abonnés francophones mécontents du choix trop restreint à leur portée, mais du 10 % de ses abonnés anglophones outrés d\u2019avoir à payer pour un réseau d\u2019information de langue française dont ils ne veulent pas.«Il faut que je leur rafraîchisse la mémoire en leur rappelant que les francophones paient depuis cinq ans pour le Newsworld anglais», disait cette semaine le porte-parole de Vidéotron.INDEX Agenda.B6 Avis publics.B4 Classées.-A4 Culture.B8 Économie.B2 Éditorial.-46 Le monde.A4 Mots croisés.A4 les sports.B5 MÉTÉO Montréal Pluie débutant le matin.Venteux.Max: 3 Québec Nuageux avec pluie ou neige en fin de journée.Max: 2 Détails en B4 Ce n\u2019est ni la première ni la dernière fois que les maîtres du câble décident à notre place Paule Des Rivières ?LES ACTUALITÉS Le prix Jean-Olivier-Chénier va à Pierre Falardeau PAGE A 3 LES ACTUALITÉS Parizeau aux USA: des doutes PAGE A 2 ?L\u2019ENTREVUE Robert La Patine: le rire c\u2019est du sérieux PAGE B 1 Il est «sorti du bois» 10IHUE PHOTO JACQUES GRENIER æan ri\t\t\u20223™ il II m m |vi 1 1\t\t ft.i\t\tin PHOTO PRESSE CANADIENNE CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Lf état de santé de Lucien Bouchard, chef et fondateur du Bloc > québécois à Ottawa, ne cesse de s\u2019améliorer, et hier, l\u2019homme politique avait recommencé à manger de la nourriture solide.Les derniers bulletins de santé de l\u2019hôpital Saint-Luc indiquent que M.Bouchard respire seul, c\u2019est-à-dire sans intubation.On affirme encore que M.Bouchard pourrait quitter l\u2019unité des soins intensifs dès le milieu de cette semaine.Pour sa part, le service des relations publiques de l\u2019hôpital Saint-Luc donnera un nouveau bulletin de santé sur l\u2019état du chef blo-quiste dès aujourd\u2019hui.Cela fait maintenant plus de quatre jours que M.Bouchard a subi, à l\u2019hôpital Saint-Luc de Montréal, trois opérations menant à une amputation de la jambe gauche à partir de la mi-cuisse, puis à la soustraction de morceaux de peau à l\u2019abdomen et à la région thoracique, alors qu\u2019il était la proie d\u2019une bactérie streptocoque de type A, dite «bactérie mangeuse de chair».Il avait d\u2019abord été hospitalisé mardi pour un caillot de sang à la jambe gauche.Depuis, M.Bouchard fait partie d\u2019une minorité de patients qui ont réchappé de cette terrible maladie.Alors, les témoignages de sympathie n\u2019ont cessé d\u2019affluer à l\u2019égard du chef bloquiste, dont on dit du reste qu\u2019il est l\u2019homme politique le plus populaire du Québec.Et pourtant, le salon de l\u2019unité des soins intensifs de l\u2019hôpital Saint-Luc ne comptait pas de visiteurs hier, aux abords de la chambre où reposait M.Bouchard.L\u2019accès à l\u2019hôpital était d\u2019ailleurs bloqué aux journalistes.Selon des sources proches de la famille, seule sa femme Audrey Best et son frère Gérard, ont été admis au chevet de Lucien Bouchard depuis le début de son hospitalisation.Pour sa part, le premier ministre du Québec, Jacques Parizeau, a fait un saut à l\u2019hôpital samedi après- VOIR PAGE A 8: BOUCHARD Pendant tout le week-end, l\u2019hôpital Saint-Luc, de Montréal, a été le théâtre de manifestations de sympathie destinées à son plus célèbre patient: le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard.Photo du haut: une pancarte installée sur une des colonnes à l\u2019entrée dç l\u2019hôpital.À gauche, des sympathisants souverainistes signent un message qui sera remis au chef convalescent, tandis que d\u2019autres (à droite) le disent avec des fleurs.\u2019-yjri PHOTO JACQUES GRENIER >'¦;/' -./y % mm \u2022 ' \u2022 : ¦ i \t Humeur incertaine à Budapest La Bosnie, l\u2019Otan et la Russie au menu de la CSCE D\u2019APRES AFP ET REUTER Budapest \u2014 La guerre en Bosnie et un regain de méfiance entre l\u2019OTAN et la Russie présagent de difficiles négociations, au sommet aujourd\u2019hui et demain à Budapest, sur le rôle de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) dans le maintien de la paix sur le Vieux Continent.Hier, les dirigeants des 53 pays de la CSCE ont commencé à arriver dans la capitale hongroise.Les divergences de vue sur les moyens de juguler la crise bosniaque et les problèmes ethniques de la fédération de Russie devraient dominer la conférence, à laquelle participent 51 pays européens, les Etats-Unis et le Canada.Le premier ministre Jean Chrétien représentera le gouvernement canadien.«Les Russes, vont-ils montrer leur mauvaise humeur à Budapest comme leur ministre des Affaires étrangères Andrei Kozyrev l\u2019a fait à Bruxelles, ou s\u2019agissait-il simplement d\u2019une manœuvre tactique pour obtenir un maximum», s\u2019inter- rogent des diplomates occidentaux.M.Kozyrev avait jeté un froid hier à Bruxelles en refusant de signer deux documents qui précisent les futures relations de Moscou avec l\u2019OTAN.Il manifestait ainsi l\u2019agacement de son pays à l\u2019élargissement de l\u2019Alliance atlantique vers l\u2019Europe de l\u2019Est De plus, samedi soir au Conseil de sécurité de l\u2019ONU, la Russie a opposé, pour la première fois en six ans, son veto à une VOIR PAGER A 8: BUDAPEST La loi anti-scab attendra Axworthy ne peut tenir sa promesse en décembre ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Le ministre Lloyd Axworthy ne présentera pas en décembre, tel que promis, son projet de loi qui modifie le Code canadien du travail et qui pourrait bannir le recours aux briseurs de grève.M.Axworthy, qui participait hier à une houleuse consultation populaire sur sa réforme des programmes sociaux dans lé quartier de Côte-des Neiges, a indiqué au cours d\u2019un point de presse que la réforme du Code fédéral du travail ne sera pas déposée à la Chambre des Communes avant le printemps prochain.«Mon ministère prépare aussi un projet de loi sur l\u2019équité salariale.Nous n\u2019aurons pas le temps de présenter les deux projets de loi d\u2019ici la fin de la session», a-t-il dit.Le ministre Axworthy préfère donner la priorité à l\u2019équité salariale d\u2019autant plus facilement qu\u2019interdire aux entreprises régies par le gouvernement fédéral de re- 1 courir aux briseurs de grève ne fait guère \"r l\u2019unanimité, le patronat étant farouchement contre et les syndicats résolument pour.Son porte-parole pour le Québec, le député d\u2019Outremont Martin Cauchon, croit savoir que M.Axworthy penche pour l\u2019interdiction du recours aux briseurs de grève.«Le ministre Axworthy serait favorable», a-t-il estimé.Le principal intéressé ne semblait pas encore branché hier.«J\u2019ai discuté avec les syndicats et les hommes d\u2019affaires», s\u2019est-il contenté de répondre quand on lui a demandé s\u2019il était en faveur d\u2019une loi anti-briseurs de grève pour les entreprises à charte fédérale.' Au Québec, le Code du travail interdit aux entreprises placées sous l\u2019égide de la province d\u2019embaucher des briseurs de grève, des «scabs», en cas de grève ou de lock-out.Le fédéral facilite la tâche des employeurs en leur permettant de recourir à un tel procédé.La promesse de déposer des amendements au Code fédéral du travail au cours de la présente session parlementaire, M.Axworthy l\u2019avait faite en octobre, à Montréal, devant un groupe de syndiqués de la minoterie Ogilvie venus manifester lors d\u2019un déjeuner au Cercle canadien de Montréal où le ministre était le conférencier invité.Les 116 syndiqués d\u2019Ogilvie font la grève depuis le 6 juin.Relevant du gouvernement fédéral, la minoterie Ogilvie, que La-batt a vendue il y a deux ans au géant VOIR PAGE A 8: LOI L\u2019onde de choc Après cinq ans, la tuerie de Polytechnique laisse paraître de sourdes blessures Faut-il en parler ou se taire?Cinq ans après la tragédie de an pour que s\u2019estompent les séquelles du massacre, démontrent Polytechnique, l\u2019ambivalence entre le silence et la parole persiste, les études.Des études qui révèlent aussi le peu de moyens dont de peur d\u2019éveiller les démons endormis.Chez plus d\u2019un étudiant, nous disposons pour jauger le mal de l\u2019âme de toute une les blessures refont sporadiquement surface.Il a fallu plus d\u2019un collectivité.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Les dernières feuilles venaient à peine de tomber quand Claude Pratte u a commencé à recevoir ses premiers coups de téléphones d\u2019étudiants, troublés par l\u2019imminence d\u2019un cinquième anniversaire.Cinq ans.Et les traces sont encore là.Les réactions, épidermiques.«Chaque année, des étudiants nous rappellent à l\u2019approche du 6 décembre, quand les émotions refont surface.Mais cette année, plus d\u2019étudiants ont demandé à être mis en contact avec d\u2019autres.Un cinquième anniversaire, ça doit être symbolique», pense tout haut M.Pratte, coordonnateur du Service d\u2019orientation et de consultation psychologique de l\u2019Université de Montréal.Dès le lendemain du drame, Claude Pratte et des confrères psychologues ont fait des pieds et des mains pour organiser de vastes groupes de discussions et de «debriefing» pour ces étudiants bouleversés, soudainement plongés en plein cauchemar.PLÜSJAMÀIS L\u2019onde de choc n\u2019a épargné personne, causant plus de dommages chez les âmes fragiles.Mais une fois ces rencontres passées, chacun a dû exorciser seul ses vieilles peurs.Certains ont consulté pendant quelques années les services d\u2019aide psychologique de l\u2019Université de Montréal.Pour les autres, on ne sait trop.Perdus dans la brume.Aucun dépistage ou suivi systématique n\u2019a été effectué par l\u2019Ecole polytechnique ou par l\u2019Université de Montréal.Pourtant, bien des indices révèlent que le niveau de tension est demeuré élevé dans la population estudiantine, et pendant plusieurs années.Un incident violent, un déséquilibré dans une classe, et la tension prenait des proportions incroyables, rappelle Claude Pratte.«Nous avons eu une augmentation sensible des demandes dé consultation lors de la tragédie de Concordia et lors de la disparition de Chantal Brochu.Souvent, les gens qui i VOIR PAGE A 8: ONDE f A 2 I.K I) K V 0 I It L E I.I! N I) I 5 I) E C E M H R E I il il LES A C T U A La mission américaine de Parizeau: de Tindifférence totale à l\u2019hostilité bénigne MAURICE GIRARI) PRESSE CANADIENNE Québec \u2014 A une semaine du premier voyage officiel de Jacques Parizeau à l\u2019étranger, on entretient de sérieux doutes tant à Washington qu\u2019à New York sur l\u2019utilité de la mission américaine du premier ministre et ses chances de succès.Il ressort, d\u2019une dizaine d\u2019entrevues effectuées par la Presse Canadienne auprès des décideurs américains, que l\u2019intérêt reste au mieux mitigé pour cette visite d\u2019une journée à New York.On se demande pourquoi M.Parizeau se rend aux Etats-Unis quelques jours après la divulgation du déficit pour le présent exercice financier.L\u2019accroissement du manque à gagner de la trésorerie québécoise pourrait rendre plus nerveux les cambistes de Wall Street, qui viennent de perdre des dizaines de millions de dollars en commissions par la prorogation des travaux de la Baie James.Si, en plus, M.Parizeau cherche à convaincre son auditoire de la nécessité et même de l\u2019inévitabilité de la souveraineté, il ne fera qu\u2019accroître la hantise de la «séparation», qui ne recueille virtuellement aucun appui en terre américaine.Par contre, personne ne s\u2019attend à ce que M.Parizeau fasse «un four», comme l\u2019écrivait le Baltimore Sun en 1977 après le discours de René Lévesque devant l\u2019Economie Club.«En ce qui me concerne, je suis très curieux de voir la stratégie qu\u2019il va utiliser.Pour M.Parizeau, il y a le danger de se retrouver dans une situation doublement perdante (loose-loose situation)», affirme M.Stephen Blank, président de l\u2019America\u2019s Society.C\u2019est d\u2019ailleurs sous l\u2019égide de cet organisme à but non lucratif que la plus importante rencontre a été organisée dans la matinée du lundi 12 avec les banquiers du Québec à Wall Street, qui contrôlent plusieurs centaines de millions de dollars en bons du Trésor québécois.«Parizeau joue gros», explique Charles Doran, directeur du Centre d\u2019études canadiennes de l\u2019Université John-Upkins.«Ce que cet auditoire très sophistiqué veut entendre, c\u2019est que Jacques Parizeau veut devenir le meilleur premier ministre de l\u2019histoire du Québec, qu\u2019il veut éliminer le déficit, accroître la productivité, consentir de nouveaux avantages aux investisseurs étrangers et mettre au rancart la séparation.» Une mauvaise idée De fait, la souveraineté du Québec suscite aux Etats-Unis des réactions qui vont de l\u2019indifférence totale à l\u2019hostilité bénigne.«On répète ici que c\u2019est une mauvaise idée.C\u2019est curieux que l\u2019indépendance ne recueille absolument aucun appui ni à Washington ni à New York.C\u2019est vraiment nii concept invendable», explique Joseph Jockel, directeur du Projet Canada au Centre d\u2019études stratégiques et internationales.Son explication sommaire: «Pour nous, l\u2019unité nationale est tellement importante.» Chez Merrill Lynch, Goldman Sachs, Salomon Brothers, First Boston ou même Moody\u2019s, on refuse de commenter «pour attribution» le voyage.On se souvient du conseil donné dans les années 1970 par Jacques Parizeau, alors ministre des Finances: «Vous faites de la finance, je fais de la politique, on ne mélangera pas les rôles», comme le raconte Jean-François Usée, aujourd\u2019hui conseiller du premier ministre, dans son livre Dans l\u2019œil de l\u2019aigle.A l\u2019approche des grandes manœuvres pré-référendaires, on ne veut pas non plus se retrouver au centre d\u2019un ouragan politico-médiatique déclenché par inadvertance et qui pourrait coûter quelques contrats plantureux.«Il est curieux que M.Parizeau vienne ici si proche du lancement de son programme référendaire, mardi», dit un des banquiers du Québec.Un de ses collègues trouve curieux que la presse québécoise ait accès à l\u2019événement, «ce qui va limiter les échanges candides et fructueux», fait-il.H y a quelques semaines, à l\u2019invitation de J.P.Morgan, Larry Beams, du Conseil sur les affaires de l\u2019hémisphère, a prononcé une allocution sur la situation du Québec devant des dizaines d\u2019investisseurs miniers.Toutes les questions ont porté sur la souveraineté, qui inquiète.«fl est plutôt improbable que M.Parizeau ait quelque chose à gagner de ce voyage, fl ne risque pas non plus de gagner un concours de popularité.Si on peut se permettre de croire que M.Parizeau reste l\u2019homme politique canadien le mieux préparé pour assumer son rôle, qu\u2019il est le plus futé et le plus compétent, la séparation reste pour le milieu des affaires un véritable guêpier., une sorte d\u2019obsession politico-idéologique {political monkey on his back)», ajoute-t-il.Pour Joseph Jockel, les deux discours de M.Parizeau permettront aux décideurs américains de «jauger l\u2019homme en tant que futur leader des forces du OUI» dans une conjoncture qui reste incertaine quant au rôle que pourra tenir, pendant la campagne référendaire, le chef bloquiste Lucien Bouchard, terrassé la semaine dernière par une terrible maladie.«Colère et furie» Tous les intervenants du Québec s\u2019inquiètent du partage de la dette et «particulièrement du niveau d\u2019animosité des anglophones, la colère et la furie, mais surtout l\u2019absence de compromis de part et d\u2019autre».Stephen Blank suggère à M.Parizeau de s\u2019inspirer du discours du gouverneur Pefe Wilson, de la Californie, qui disait récemment que les Etats américains n\u2019étaient pas «une colonie du gouvernement fédéral».Mais l\u2019argument reste de portée limitée puisque la Californie ne se bat pas pour devenir un pays indépendant L\u2019abolition d\u2019un palier de gouvernement constitue aussi un argument accrocheur aux Etats-Unis où les républicains ont délogé le mois dernier les démocrates au Congrès ep faisant campagne contre la trop grande présence de l\u2019État dans la vie quotidienne des Américains.«Pour les entreprises américaines, faire des affaires avec le Québec ou le Canada, c\u2019est comme faire affaire avec l\u2019Ohio ou la Californie.Mais attention, si on se met à craindre que le Québec va se séparer dans un climat de rancœur et de division, on assistera alors à une sortie massive des capitaux et de compagnies tant du Québec que du Canada.Pour l\u2019instant, la situation ne préoccupe personne puisque personne ne croit que la souveraineté, c\u2019est pour 1995», conclut M.Blank.Donnez! Donnez! M EU j?,\t'\tPHOTO JACQUES GRENIER C\u2019ETAIT LA GUIGNOLEE et il n\u2019y a pas d\u2019âge pour faire du bénévolat.Le jeune Maxime Séguin, accompagné de Diane Lizotte, a cogné aux portes des foyers montréalais, hier, pour recueillir denrées non périssables et espèces sonnantes.Les dons ainsi amassés sont destinés aux moins nantis et ils seront distribués sous forme de paniers de Noël.Plus de 200 camions de la Société canadienne des Postes se sont chargés de transporter les dons à bon port.Malgré les problèmes de santé de Lucien Bouchard L\u2019échéancier référendaire devrait tenir, estime Charest PRESSE CANADIENNE Le chef du Parti conservateur Jean Charest estime que les problèmes de santé du chef du Bloc québécois Lucien Bouchard ne devraient pas modifier le moment de la tenue du référendum sur la souveraineté du Québec en raison notamment des coûts économiques qu\u2019entraîne l\u2019incertitude.«Je pense que l\u2019échéancier tient toujours», a soutenu M.Charest, au cours d\u2019un brunch-bénéfice de son parti auquel assistaient 500 personnes pour 250 $, hier à Montréal.«S\u2019il y a un sujet sur lequel M.Parizeau a toujours été très clair au cours de la campagne et même dans les derniers jours, c\u2019est bien celui-là.» «Depuis des années, il dit qu\u2019il va tenir le référendum en 1995 avec une question claire, fl l\u2019a encore dit la semaine dernière.Je ne vois aucune indication et je n\u2019ai rien entendu donnant à penser que cela va changer.Il doit présenter sa stratégie, qu\u2019ils veulent astucieuse, mardi prochain.Compte tenu de l\u2019impératif, de l\u2019importance et compte tenu des conséquences, il faut savoir que tant que cette affaire est en suspens, on paie un prix pour ça dans l\u2019ensemble du pays et au Québec en particulier», a fait valoir M.Charest Interrogé sur l\u2019impact politique de l\u2019état de santé de M.Bouchard à qui on a amputé une jambe jeudi dernier, M.Charest s\u2019est montré prudent II a indiqué ne pas avoir beaucoup réfléchi à la question et ignorer comment s\u2019ajusteraient les députés du Bloc québécois.«Je n\u2019ai pas réfléchi à la façon dont ils allaient s\u2019ajuster.Il leur appartient d\u2019indiquer leurs intentions», a-t-il dit Aux partisans venus l\u2019entendre, le chef conservateur a souligné l\u2019importance de reconstruire le parti pour qu\u2019il soit prêt pour les prochaines élections générales au tournant du siècle.Il leur a dit que les choses se présentaient bien et que leur présence en témoignait.«Ce n\u2019est pas mal pour un parti dont on avait annoncé la disparition il y a un peu plus d\u2019un an», a-t-il dit M.Charest a, en outre, redit son intention d\u2019apporter trois changements dans les modes de fonctionnement du parti: l\u2019élection du chef au suffrage universel, la formation d\u2019un conseil national et celle d\u2019une commission politique permanente.Le congrès national du Parti conservateur devant se tenir la dernière semaine d\u2019avril sera une autre occasion d\u2019aborder ces questions, a-t-il signalé.Les chômeurs ont besoin d\u2019aide pour se recycler, dit Axworthy Ottawa (PC) \u2014 Près de 75 % des Canadiens qui touchent des prestations d\u2019assurance-chômage n\u2019ont pas les compétences qui leur permettraient de se trouver un emploi dans un environnement économique en rapide évolution, estime le ministre des Ressources humaines Lloyd Axworthy.C\u2019est une des principales raisons pour lesquelles il faut une réforme des politiques sociales: pour mettre l\u2019accent sur la formation, ajoute-t-il dans une émission qui doit être diffusée à l\u2019émission de télévision Newsworld, au réseau anglais de Radio-Canada, aujourd'hui.«II y a 10 ou 12 ans, quand j\u2019étais ministre de l\u2019Emploi, de 75 à 80 % des gens qui se présentaient à nos bureaux étaient formés pour les emplois disponibles.Aujourd\u2019hui, c\u2019est complè- tement l\u2019inverse.» M.Axworthy tenait ces propos au Forum de la Reine sur la politique sociale qui avait lieu récemment en Angleterre.L\u2019événement était parrainé par l\u2019université Queen\u2019s de Kingston, en Ontario et CBC, qui transmettra les débats par tranches, à compter de ,ce soir.A mesure que les pays passent d\u2019une économie industrielle à une économie fondée sur la connaissance et l\u2019information, beaucoup de gens sont laissés pour compte, dit M.Axworthy.II lui paraît impératif que des pays comme le Canada revoient leurs politiques sociales avant que ne se multiplie le nombre de personnes \u2014 jeunes ou vieux \u2014 mal préparés et incapables de s\u2019ajuster au marché changeant de l\u2019emploi.X0J \\ftjl\t%, ft J\t% ft J\t\\ftj \\ftj ^ *fc.W** ^ftj\t^ftjf\t\\ftj NE PAYEZ PAS UN SOU.AVANT 1995!!! 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année, selon les responsables de la XVIIIe édition de l'événement.En effet, cette émission, diffusée parallèlement au cours du week-end, aux réseaux de Télévision Quatre Saisons, et à CFCF-12, a permis de récolter 3 201 166 $.Cette somme sera partagée entre trois des grands hôpitaux en recherche pédiatrique du Québec, soit l\u2019hôpital Sainte-Justine, l\u2019hôpital pour enfants de Montréal, et le centre hospitalier de l\u2019Université Laval (CHUL) de Québec.Les organisateurs se sont d\u2019autant plus réjouis du succès de l\u2019événement que la température invitait plutôt les téléspectateurs ce week-end à s\u2019en aller à l\u2019extérieur, et que le tout s\u2019est déroulé en période de crise économique.Pour la première fois cette année, le téléthon a été diffusé en deux langues, soit en français à Quatre Saisons, et en anglais à CFCF.Ce sont le Téléthon des Étoiles, et le Conseil des Clubs de services, qui sont chargés de cet événemen L Ils ont clairement indiqué aux donateurs la destination et l\u2019utilisation exactes des sommes envoyées.EN BREF ?SOS-SQ: 1-800-461-2131 (Le Devoir) \u2014 Pour toute situation d\u2019urgence, on peut maintenant joindre la Sûreté du Québec (SQ), de partout, en tout temps, en composant sans frais le 1-800461-2131 (ou *4141 par téléphone cellulaire).Ce numéro unique vient remplacer les 112 numéros de téléphones qui permettaient jusqu\u2019à maintenant aux résidants de plus de 450 municipalités de rejoindre la SQ, à leur frais, en cas d\u2019urgence.Le nouveau système mis à la disposition de la population répartit les appels en fonction de leur région de provenance.C\u2019est-à-dire qu\u2019il reconnaît la région de laquelle provient l\u2019appel et l\u2019achemine au centre de télécommù-nications qui dessert le territoire de l\u2019appel.La nouvelle mesure a été développée dans le cadre d\u2019un consortium de fournisseurs de services téléphoniques (Bell mobilité, Québec tel mobilité, Télébec).Il s\u2019agit de la première étape d\u2019un plan de modernisation de 90 millions de dollars du système de télécommunications de la SQ, qui date du milieu des années soixante.BATISCAN: CONDAMNATION Québec (PC) \u2014 La présidente de la Fédération des Commissions scolaires du Québec, Diane Drouin, a condamné avec virulence l\u2019intervention du gouvernement du Québec dans la réouverture de l\u2019école Sainte-Marie-de-Batiscan.Samedi, une centaine d\u2019habitants de Batiscan, en Mauri-cie, ont fêté la réouverture de l\u2019école en recevant le, premier ministre Jacques Parizeau et le ministre de l\u2019Education, Jean Garon.Batiscan voulait ainsi les remercier d\u2019avoir tenu l\u2019engagement électoral de sauver la seule école du village.Diane Drouin estime pour sa part que ce sauvetage représente une ingérence d\u2019un palier supérieur de gouvernement dans les plates-bandes de la commission scolaire locale.Elle a souligné que Québec n\u2019accepterait jamais que le gouvernement fédéral s\u2019immisce dans ses juridictions.Mme Drouin a demandé de nouveau au gouvernement de mieux financer les commissions scolaires québécoises en faisant valoir qu\u2019elles pourront ainsi maintenir les écoles de villages ouvertes, si les parents en font la demande.PAPA EST LOIN MAIS.Ottawa (PC) \u2014 Ce n\u2019est pas parce qu\u2019on est détenu par les forces serbes en Bosnie qu\u2019il faut s\u2019empêcher de réagir | en bon père de famille, encore moins quand on devient un tout nouveau papa.C\u2019est ainsi qu\u2019avec l\u2019aide de ses supérieurs, le caporal Sheldon Clarke, Casque bleu canadien détenu à Visoko, a réussi à faire parvenir un message au fleuriste local près de la base militaire de Petawawa, en Ontario, afin qu\u2019il envoie une douzaine de roses à sa fem- j me Anita qui a accouché d\u2019un petit garçon jeudi dernier.Anita Clarke, qui a 21 ans et dont c\u2019est le premier enfant, : j croit pour sa part que le stress vécu en raison de la situation dans laquelle se trouve son mari a fait déclencher l\u2019ac- j couchement 10 jours plus tôt que prévu.Néanmoins, tant \\ la mère que l\u2019enfant se portent bien.Maintenant, la jeune femme espère seulement le retour de son conjoint pour Noël.LE DIMANCHE DE CLINTON.Washington (AFP) \u2014 Un véhicule du cortège du président Bill Clinton a été endommagé hier lors de son passage à l\u2019une des entrées de la Maison Blanche, à la suite d\u2019une défaillance du système d\u2019ouverture qui a manqué de peu la voiture présidentielle.Alors que M.Clinton revenait] de l\u2019office dominical, une estafette du cortège \u2014 transportant son conseiller militaire, son médecin et son infirmière \u2014 a heurté une pièce métallique du portail qui s\u2019était soudainement mise en marche alors qu\u2019elle devait se rétracter sous le sol.Selon des responsables de la Maison Blanche, le plancher de l\u2019estafette, qui se trouvait deux voitures derrière la limousine de Bill et Hillary Clinton, a été endommagé.Le choc a également provoqué l\u2019ouverture des sacs de sécurité et le bris de la vitre d\u2019une portière latérale.Aucun occupant n\u2019a été blessé.Le dispositif de protection de la Maison Blanche a montré des lacunes au cours des derniers mois.Le 12 septembre, un homme de 38 ans, aux commandes d\u2019un Cessna, a réussi à déjouer le système d\u2019interception en venant s\u2019écraser à quelques mètres seulement de la résidence présidentielle.Le 29 octobre, c\u2019est un ancien militaire de 26 ans qui a réussi à tromper la vigilance des agents du «secret service» en arrosant la façade de la Maison Blanche à l\u2019aide d\u2019un fusil automatique.JEAN-PAUL II: C\u2019EST REPARTI Manille (AP) \u2014 Le pape Jean Paul II se rendra aux Philippines en janvier prochain, a affirmé hier l\u2019archevêque de Manille Jaime Sin.Le voyage du pape aura lieu du 12 au 16 janvier.Le souverain pontife participera aux festivités de la 10e journée mondiale de la jeunesse et au 400e anniversaire de la fondation du diocèse de Manille.Le pape va également célébrer le 25e anniversaire de la création de la station de radio catholique Veritas Asia et de la Conférence des évêques d\u2019Asie.Le pape s\u2019est déjà rendu aux Philippines en 1981, sous la présidence de Ferdinand Marcos.ACHILLE LAURO, SUITE ET FIN Mombasa (Reuter) \u2014 Cent six rescapés de l\u2019incendie du paquebot italien Achille Ijauro sont arrivés hier dans le port kényan de Mombasa.Le cargo MSC Lucy a accosté à Mombasa avec à son bord des membres d\u2019équipage de l\u2019Achille Lauro originaires d\u2019Amérique latine, des Philippines, d\u2019Italie et d\u2019autres pays, a-t-on précisé de source autorisée au port.Une passagère néerlandaise rescapée de l\u2019incendie est décédée lors de ce transfert vers le port kényan, ont annoncé les gardecôtes italiens.Everentia Spiekermann, 74 ans, a succombé à une occlusion intestinale.Elle a rendu l\u2019âme à bord du Sky Spirit, un navire de secours qui était attendu hier soir à Mombasa.Quatre autres navires transportant quelque 500 passagers et membres d\u2019équipage du paquebot coulé étaient attendus hier soir à Mombasa.Le reste des 977 rescapés de l\u2019incendie de l\u2019Achille Ixturo a été dirigé vers Djibouti et Mascate, dans le sultanat d\u2019Oman.BANZAI SUR LE BAISER Tokyo (AP) \u2014 Au Japon, les amoureux qui «s\u2019bécotent sur les bancs publics» sont à la mode.Et s\u2019ils s\u2019attirent des regards sympathiques de la part des jeunes, ils provoquent une véritable polémique parmi leurs aînés.«Cela me met très mal à l\u2019aise de les voir faire cela», confirme Etsuko Yamashita, 38 ans, qui enseigne l'histoire du féminisme à l\u2019Université des femmes du Japon.«Si mes enfants faisaient cela, je les réprimanderais.» Dans la prude culture nippone, le baiser représente l\u2019antichambre de l'amour, un prélude à la relation sexuelle.Les Japonais, contrairement aux Occidentaux, ne s\u2019embrassent pas dans la vie courante pour se dire bonjour, merci ou au revoir, mais multiplient les courbettes.Jusqu\u2019à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le baiser avait une connotation telle qu\u2019il était même interdit à l\u2019écran mais l\u2019influence du cinéma américain a eu raison de ce tabou.Avec des limites tout de même: les comédiens qui devaient s\u2019embrasser devant la caméra utilisaient un mouchoir en papier pour éviter le contact de * leurs lèvres.Puis, insidieusement, le baiser est apparu dans les spots publicitaires à la télévision.« IMPREZR 4DLSS-X6 R«iHigMi-mi o propos it progromm* J'ossistoort ^'orpowo to collatorotio« tvor I'AssodoHoo (mAhm 4* TAotoaoUt ( Votre incomparable concessionnaire Qualité japonaise à un prix abordable JOllim SUBARU lobolfe (SI4) 7SS-10SS SUBARU RÎHNII6HT «rprotij^ (SMI SIS MSO IACHUTISUBARU lraa^(SMISM-0»I SUBARU STI ACATNE Sto-loalc li i Un (119)336-1*00 IABIUESUBARU Stc-R«s«(SM) 963-6660 ST-JEAN SUBARU SHm(SM) 317 65 H SUBARU AUTO CENTRE Mtoorcol (SM) 937-1235 A.D.M.Automobiles SUBARU IONGUEUII («ogorW (SM) 677-6361 SUBARU VAUEYFIEID vdbr«tU(SM)3;i-03n SUBARU ST-JÉRÔME Si-Mat (SM) 41A-MM MUatrNi (514) 437-5116 CRISTOFARO SUBARU SWMUDEMVU NtartU (SM) 77H1S9 (SMI 6616011 AUTOMOBILE IAVIGNE CONCERT AUTOMOBILE CvaAy (SM) 372-2007 (514) 457-5327 LIE CENTRE ($> m À MONTRÉAL TO STRFVSSE 5905 AUTOROUTC TRANSCANADIENNE, ST-LAURENT 748-6961 PHOTO JACQUES GRENIER Pierre Falardeau passant sa médaille: deuxième récipiendaire.La cuvée des Patriotes Falardeau, honoré STEPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Le cinéaste Pierre Falardeau a reçu hier le Prix Jean-Olivier-Chénier du Mouvement souverainiste du Québec (MSQ).La cérémonie s\u2019est déroulée devant plus de 400 personnes réunies dans les locaux de l\u2019Union française, rue Viger Est, à Montréal.C\u2019est la deuxième année consécutive que le «Prix du patriote» est décerné.En 1993, le chanteur Tex Le-cor devenait le premier récipiendaire de la récompense qui porte le nom d\u2019un des leaders de la Rébellion des événements de décembre 1837.Le chanteur a lui-même expliqué le choix du récipiendaire de 1994.Il a rappelé que Pierre Falardeau a récemment réalisé Octobre, un long métrage sur les événements de 1970, et le Temps des bouffons, un documentaire tourné lors d\u2019une fête annuelle du Beaver club, accompagné d\u2019un commentaire qui ridiculise «la haute bourgeoisie».«Le Temps des bouffons, tout le monde doit le voir», a dit M.Lecor pendant qu\u2019un membre du MSQ arborant un costume d\u2019antan (avec haut-de-forme, redingote et tout ce qu\u2019on pouvait voir dans le documentaire ) passait une petite médaille au cou du héros du jour.On lui a aussi remis une statuette de bois «gossé» représentant le Docteur Chénier.Pierre Falardeau a commencé son discours de remerciement en expliquant qu\u2019il s\u2019était donné comme règle de ne pas accepter de prix.«Des prix comme l\u2019Ordre du canada ou le Prix d\u2019Excellence de la Presse», a-t-il précisé, sous les huées de la foule.Le cinéaste a également évoqué l\u2019épreuve que traverse le chef du Bloc Québécois.«Ce que j\u2019ai bien aimé dans la maladie de Lucien Bouchard, a-t-il dit, c\u2019est qu\u2019on a senti qu\u2019il se passait de quoi avec le peuple.Quand Jeanne Sauvé est morte, ça ne vibrait pas.Les médias ont essayé de nous faire croire que ça vibrait, mais c\u2019est pas vrai.» Le «patriote 1994» a finalement demandé aux gens d\u2019agir pour que le «OUI» l\u2019emporte au prochain référendum sur la souveraineté.«Si ça passe pas cette fois-là, ça va être notre faute.Si ça passe pas on mérite pas d\u2019exister comme peuple.(.) On n\u2019a pas le droit de perdre.Et ceux qui vont jouer contre nous doivent être conscients qu\u2019un jour ces choses-là vont se payer.C\u2019est une question de vie ou de mort.» Cartes de souhait Ces déclarations ont été accueillies par une ovation debout, des applaudissements à tout rompre et des cris de joie.Dans un coin de la salle, on invitait d\u2019ailleurs les gens à signer des cartes de souhait à l\u2019intention de M.Bouchard.Elles ont ensuite été déposées à l\u2019hôpital Saint-Luc, par une délégation de quelques personnes conduites par Ivano Vellone, président du MSQ, qui parlait hier de M.Bouchard comme «du plus grand patriote du Québec moderne».Plus tôt dans la journée la foule avait été stimulée dans ses ardeurs nationalistes par la présentation d\u2019une pièce de théâtre intitulée 1837-1838, le vrai soulèvement.Il y était en fait question des événements qui se sont déroulés entre le 15 mai 1837 et 1849, du premier appel de Papineau à l\u2019amnistie de certains rebelles.Chénier, de Lorimier et les autres Patriotes étaient joués par des amateurs.La foule, où l\u2019on comptait peu de jeunes, a souvent réagi pendant les «scènes».Les spectateurs huaient à la mention d\u2019un nom britannique mais applaudissaient les héros francophones, comme si la haine de l\u2019Anglais autant que la fierté franco-québécoise cimentaient cette assemblée.Le MSQ existe depuis 1989.Il affirme compter environ 2000 membres.L\u2019informatique fait une timide entrée Les écoliers russes commencent à être branchés Moscou (AP) \u2014 Les écoliers russes commencent à être branchés.De rares ordinateurs font leur apparition dans les établissements scolaires mais il reste encore du chemin à parcourir avant que l\u2019informatique ne fasse partie intégrante de l\u2019eqseignement donné aux enfants.A l\u2019école 728 de Moscou, le seul ordinateur de l\u2019école est relégué dans une pièce sans fenêtre, mais les élèves, aux interclasses ou après les cours, s\u2019entassent dans la pièce pour travailler à la fabrication du journal électronique de l\u2019école, Zone sud, envoyer du courrier électronique à leurs camarades du Minnesota ou encore apprendre les langues vivantes.«Regarde, je peux taper en anglais», fanfaronne Sacha, 12 ans.«Même son grand frère ne sait pas le faire».Son copain Aliocha s\u2019amuse à lire les messages des petits Américains: «Ds sont plutôt rigolos.11 y a en a un qui se demande si la Russie est plus grande que la Californie».Si l'école 728 est équipée d'un ordinateur relié au réseau mondial Internet \u2014ce qui permet à n\u2019importe quelle autre personne connectée de lire le journal de l\u2019école, par exemple \u2014 c\u2019est grâce à l\u2019Université de Californie, qui a fait un prêt de longue durée à l\u2019école.Le branchement sur le réseau Internet, lui, est offert par Glasnet, exploitant du réseau en Russie.Si bien que la fabrication de Zone sud revient moins cher qu\u2019à l\u2019époque du papier.Mais rares sont les écoles à bénéficier d\u2019un tel privilège.Seules 300 écoles russes ont accès à Internet, sur les 65 000 que compte le pays.«Ce chiffre n\u2019est pas glorieux par rapport à la taille du pays», reconnaît Olga Galkina, qui est à l\u2019origine de ce projet de journal.«La Russie ne sera pas informatisée du jour au lendemain.» Il faut dire que la direction de l\u2019école ne prête qu\u2019un intérêt limité à l\u2019enseignement de l\u2019informatique.D\u2019autres choses sont plus urgentes à régler: le chauffage défectueux, les manuels scolaires qui datent de l\u2019ère soviétique.«Oui, je sais qu\u2019il se passe quelque chose par là-bas», se contente de dire Nina Mikhailova, qui s\u2019occupe des relations avec les élèves, depuis son bureau situé dans une autre aile du bâtimenL «Mais cela ne nous concerne pas.Nous n\u2019utilisons pas d'ordinateurs par id.* La CSN veut dire son mot dans les hôpitaux universitaires Rochon doit «tenir compte du point de vue des employés» STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR La CSN demande au ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Jean Rochon, de «tenir compte du point de vue des employés» et «d\u2019établir sans délais plus de transparence dans le dossier des centres hospitaliers universitaires de la région de Montréal».«On veut être entendu avant que le ministre ne prenne une décision: un des principes en réorientation du travail, c\u2019est que les employés soient impliqués dans les décisions de changement», a dit hier Marc Laviolette, vice-président de la Centrale, dans les locaux de son organisation, rue de Lorimier, à Montréal.Il était notamment en compagnie de Francine Lévesque, vice-présidente de la Fédération des Affaires sociales de la CSN.La Centrale et ses organismes affiliés du Réseau de la Santé et des Services sociaux représentent environ 10 000 employés des centres hospitaliers de la région métropolitaine.«On ne veut pas que la réorganisation serve de prétexte à la rationalisation financière plutôt qu\u2019à l\u2019amélioration des services à la population et au respect des employés», dit Francine Lévesque.Dix établissements hospitaliers sont affiliés à des universités dans la région.Le ministère de la Santé songe à réduire ce nombre.La dispersion des résidents et des professeurs occasionnerait une perte de temps et d\u2019argent importante.Il en coûterait aussi beaucoup pour doter tous ces hôpitaux d\u2019équipements hautement spécialisés (com- me les scanners).À Montréal, du côté francophone, on compte six hôpitaux affiliés à l\u2019Université de Montréal pour l\u2019enseignement des disciplines médicales et chirurgicales: Notre-Dame, Hôtel-dieu, Maisonneuve-Rosemont, Saint-Luc, Sacré-Cœur et Sainte-Justine.De l\u2019autre côté de la barrière linguistique, on compte quatre hôpitaux affiliés à l\u2019Université McGill: l'Hôpital général, l\u2019Hôpital pour enfants de Montréal, l\u2019Hôpital juif et le Royal Victoria.Mais les solutions pour réorganiser ce vaste réseau ne font pas l\u2019unanimité.Ainsi, les établissements hospitaliers ont rejeté la proposition de la firme de consultants CGO, qui conseillait en avril dernier de réduire de six à quatre le nombre d\u2019hôpitaux universitaires francophones, en regroupant d\u2019une part l\u2019Hôtel-Dieu et l\u2019hôpital Notre-Dame pour en faire un mégacentre hautement spécialisé et d\u2019autre part les hôpitaux Maisonneuve-Rosemont et Saint-Luc.Les dirigeants syndicaux ne veulent pas se prononcer sur le détails des recommandations du rapport de la firme CGO, ni dévoiler leurs demandes précises dans ce dossier.Ils se contentent de répéter que l'on doit étendre le débat «On n\u2019a pas d\u2019autre rapport alternatif, a dit Andrée Lapierre, des Services de recherche de la CSN.C\u2019est de là que naît l\u2019inquiétude parce que CGO n\u2019a en tête que de rationaliser à l\u2019aveuglette.» «Les anglophones ont discuté avec leurs employés, a conclu Arthur Sandbom, président du Conseil central de Montréal.On veut la même chose du côté francophone.» Le CN cherche à faire dérailler une éventuelle acquisition du CP PRESSE CANADIENNE Le Canadien National entreprend aujourd\u2019hui de convaincre une agence fédérale d\u2019empêcher son ancien rival, le Canadien Pacifique, de prendre le contrôle d\u2019une compagnie de transport maritime.Canadien Pacifique a annoncé en juillet dernier la conclusion d\u2019un accord en vue de se porter acquéreur de Cast Amérique du Nord, le propriétaire de cinq porte-conteneurs qui viendraient s\u2019ajouter à sa propre flotte de 15 navires.La fusion de Cast et de la filiale de CP, Canada Maritime, créerait la plus importante société de transport de conteneurs de l\u2019Atlantique Nord et du port de Montréal, lui-même le plus important port de conteneurs au Canada.Canadien National avance que la tran- saction éliminerait la concurrence de l\u2019industrie du transport de conteneurs et a demandé à l\u2019Office national des transports de ne pas autoriser la prise de contrôle, initialement prévue pour le 31 octobre dernier.Dans le mémoire qu\u2019elle soumettra à l\u2019Office, la société Canadien National explique que la nouvelle entreprise de transport combiné de conteneurs contrôlerait 84 % du transport maritime entre Montréal et l\u2019Europe.Elle dominerait aussi le transport ferroviaire de conteneurs entre le port de Montréal et des destinations intérieures comme Toronto et Chicago.«La question du monopole nous pro occupe», a indiqué vendredi le porte-parole de la compagnie, Alain Bergeron.Toujours selon le CN, tout compétiteur potentiel serait écarté et Canada Maritime pourrait hausser ses prix à volonté.De son côté le président du conseil de CP, M.Bill Stinson, a dit que sa compagnie fera valoir que le port de Montréal continuera d\u2019affronter la concurrence des autres ports de la côte Est, comme ceux de New York et de Halifax, pour le transport de conteneurs.L\u2019Office des transports peut empêcher la prise de contrôle s\u2019il juge que l\u2019acquisition va «à l\u2019encontre de l\u2019intérêt public».CP n\u2019a pas dévoilé le prix d\u2019achat de Cast mais selon certaines informations, il s\u2019agirait d\u2019un montant de l\u2019ordre de 70 millions $ CAN.Cast appartient à plusieurs propriétaires, y compris la Banque Royale du Canada.Elle déclare des revenus annuels d\u2019environ 420 millions $ et emploie environ 500 personnes.Harcèlement sexuel en hausse à la suite d\u2019un jugement?SL Catherines, Ont (PC) \u2014 Les organismes de défense des droits des femmes craignent les répercussions qu\u2019un jugement récent risque d\u2019avoir sur leur lutte contre le harcèlement sexuel au travail.Un juge de St Catharines, en Ontario, a statué la semaine dernière que la compagnie General Motors avait eu tort de congédier un superviseur chargé de la sécurité pour avoir proféré des grossièretés et des allusions sexuelles à proximité de cinq employées subalternes.Le juge William Dandie a déclaré que les propos à caractère sexuel et les gros mots étaient la norme dans le service de sécurité de l\u2019usine de GM à St.Catharines, signifiant par là que le comportement du superviseur n\u2019avait rien d\u2019exceptionnel et qu\u2019il ne constituait donc pas du harcèlement sexuel.Le superviseur, Alan Bannister, âgé de 53 ans, a été congédié il y a quatre ans.On lui a accordé 120 000 $ d\u2019indemnisation.Un tel jugement «devrait nous troubler», a réagi Mme Glenda Simms, la présidente du Conseil consultatif canadien de la situation de la femme.«J\u2019ai été très troublée par l\u2019affirmation implicite selon laquelle si cela fait partie de la culture établie (d\u2019un lieu de travail), alors ce n\u2019est pas du harcèlement» La Commission ontarienne des droits de la personne considère habituellement que l\u2019employeur est responsable si «tout l\u2019environnement pose problème, si l\u2019atmosphère générale de travail est empoisonnée», a expliqué son porte-parole Colin Bernard.«L\u2019employeur a la responsabilité de s\u2019assurer que le harcèlement sexuel est absent du milieu de travail.» Mme Simms a fait remarquer que visiblement, la compagnie avait jugé la situation suffisamment grave pour congédier le superviseur.Mais, a-t-elle ajouté, pendant des années, la compagnie a toléré un environnement empoisonné.Chez GM, on réfute l\u2019affirmation du tribunal selon lequel les comportements sexistes sévissaient à grande échelle.Les jeunes lisent, merci Québec (PC) \u2014 Les jeunes boudent les livres, a-t-on l\u2019habitude de dire.Pourtant, selon deux enquêtes menées par le ministère de l\u2019Education, non seulement les jeunes aiment-ils lire, mais ils y consacrent plus de temps que les adultes.Les filles davantage que les garçons.Et là-dessus, le Québec n\u2019a rien à envier à la France.Ces données proviennent non pas d\u2019une, mais de deux enquêtes menées par le ministère de l'Education auprès des élèves du niveau secondaire.La première a rejoint plus de 5000 d\u2019entre eux, fréquentant les institutions publiques et privées, la seconde visait à comparer le Québec à la France en ce qui a trait à la compétence et aux pratiques de lecture.Environ 1700 jeunes d\u2019ici, et presque autant outre-AÜantique, furent interrogés.Un des points d\u2019intérêt de l\u2019étude québécoise est d\u2019avoir su établir le lien entre la réussite; scolaire et l\u2019intérêt pour les livres.A cette fin furent utilisés les résultats de juin 1993 à l\u2019épreuve unique de rédaction française en 5e secondaire.On les a croisés avec les réponses aux questions portant sur le nombre d\u2019heures réservées à la lecture.Il en ressort que les gros liseurs \u2014 six à 10 heures par semaine \u2014 obtiennent les meilleurs résultats: 69 %.A l\u2019inverse, ceux qui lisent moins d\u2019une heure par semaine ne dépassent pas 61%.Les parents qui depuis toujours encouragent leurs enfants à lire étaient donc bien inspirés.Ce qu\u2019ils ne savaient pas toutefois, c\u2019est que l\u2019amour des livres, plus encore que le temps passé en leur compagnie, est significatif.Voilà une des grandes révélations de cette enquête.Une autre, qui ne manque pas non plus d'intérêt, concerne l\u2019influence de la télévision.Malgré tout le mal qu\u2019on en dit, cette enquête nous apprend qu\u2019il n\u2019y a pas de risque à la regarder un peu (moins de cinq heures par semaine).Le fait de ne pas la regarder du tout n\u2019a aucune incidence sur la réussite scolaire.De même, les jeunes qui ont un emploi rémunéré (moins de 10 heures par semaine) ne sont pas pour autant pénalisés.Cette remarque vaut aussi pour la pratique des sports.Par ailleurs, le niveau de scolarité des parents n\u2019est pas sans rapport avec la réussite.Plus ils ont étudié longtemps, meilleures sont les chances que leurs enfants se classent bien.On remarque cependant que les efforts des jeunes ne sont pas inutiles.Le temps accordé à leurs travaux scolaires aide à compenser le déficit de départ.Cette enquête s\u2019intéresse en outre aux choix de lecture des adolescents.Elle laisse voir une évolution que les chercheurs attribuent à l\u2019essor de la littérature-jeunesse au Québec.Ce constat vient de ce qu\u2019on a pu comparer avec une autre étude ministérielle, effectuée en 1980.On y déplorait «la surreprésentation des ouvrages américains au détriment des œuvres de fiction québécoises».Stephen King et Mary Higgins Clark ne sont pas pour autant déclassés, mais sur le total de 25 000 mentions attribuées à l\u2019ensemble des auteurs, ils en récoltent moins de 2000.D\u2019autres noms figurent, et en bonne place, tels Robert Soulières, Denis Côté, Raymond Plante, Chrystine Brouillet. L E I) E V 0 I II , L E L II N I) I r> I) É C E M B H E 19 0 1 A 4 LE DEVOIR I.E ,\\10 N I) E Des écoles ouvrent dans le sud de la Bosnie Elles sont parrainées par {'UNESCO G rude (AFP) \u2014 Trois écoles primaires toutes neuves ont été ouvertes ces derniers jours dans le sud de la Bosnie-Herzégovine, les premières sous le parrainage de EUNESCO, en dépit de la guerre.Ces écoles ouvertes à Grude (zone croate), Mostar-Est (secteur musulman) et Nevesinje (zone serbe), peuvent accueillir chacune de 300 à 500 enfants, contribution notable dans un pays où nombre d\u2019écoles ont été détruites.Au moins trois autres sont prévues en Bosnie.Elles sont un exemple de coopération internationale, dit Léon Davico, conseiller du directeur général de l\u2019UNESCO (Organisation des Nations unies pour la science et la culture): celle-ci a fourni une assistance technique sous la direction de l\u2019architecte mexicain Rodolfo Almeida et fait signer un engagement qu\u2019il n\u2019y aurait pas de discrimination ethnique dans l\u2019admission des élèves et dans l\u2019enseignement.Le coût \u2014 175 000 dollars pour chaque établissement \u2014 a été financé en Allemagne par une association humanitaire (Kinder in Not) et une chaîne télévisée.Les préfabriqués viennent de Slovénie, les matériaux ont été transportés par les camions des Casques bleus de l\u2019ONU et du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).En revanche les fondations sont faites avec des matériaux locaux.Mate Boban, longtemps patron nationaliste des Croates d\u2019Herzégovine, a accepté de livrer du ciment et du fer aux ouvriers serbes de l\u2019école de Nevesinje.Cette dernière n\u2019est pas actuellement accessible à cause de la tension militaire.Pour les écoliers et leurs parents, la guerre est bien présente par ses traces sur le terrain ou dans les esprits, même dans les zones où il n\u2019y pas eu de combats.L\u2019école de Mostar-Est (car Mostar reste coupée en deux, la partie ouest contrôlée par les Croates et la partie est contrôlée par les Musulmans), sur une pente dominant la ville en ruines, sera achevée avec un mois et demi de retard, à cause d\u2019un obus lancé près du chantier par les Serbes et des tirs d\u2019un tireur embusqué, sans doute un Croate, contre des ouvriers.Mais, à la pré-inauguration officielle des dizaines d\u2019enfants se pressaient joyeux.Sous les bombardements des Croates jusqu\u2019en février dernier, une scolarité de fortune a été maintenue dans des caves pour 6000 enfants, indique le professeur Ecad Bubica, reponsable de l\u2019éducation pour la partie musulmane de la ville.Actuellement des programes de soutien mental pour enfants traumatisés sont organisés par Î\u2019UNICEF, précise-t-il.Les enseignants ont reçu une formation psychologique pour cela, confirme dans la zone ouest de la ville, Marica Bukviç, «vice-ministre de l\u2019éducation de la Her-ceg-Bosna», Etat autoproclamé par les nationalistes croates.«Malgré l\u2019incendie de plusieurs écoles, tous nos enfants ont été scolarisés à la rentrée, mais dans des conditions inhabituelles», dit-elle.Selon l\u2019administration européenne de Mostar, de 15 000 à 20 000 enfants sont concernés.Mais son chef, Hans Koschnick juge «absurde» de vouloir créer deux universités, une pour les Croates, une pour les Musulmans dans une ville de 100 000 habitants.I- ¦o| -a PHOTO AP Les ministres des Affaires étrangères britannique et français, Douglas Hurd et Alain Juppé, se sont entretenus hier à Belgrade avec le président de la Serbie, Slobodan Milosevic.Milosevic accueille bien les propositions de paix Il n'a pas l'intention de forcer les Serbes bosniaques à les accepter Belgrade (AFP) \u2014 Le président serbe Slobodan Milosevic, considéré comme l\u2019homme-clé de toute paix en Bosnie, a accueilli favorablement hier le droit accordé aux Serbes de se confédérer, mais s\u2019est refusé à tout engagement précis pour contraindre les Serbes bosniaques à accepter le plan de paix.Iie dirigeant serbe, qui a reçu hier après-midi à Belgrade, les ministres britannique et français des Affaires étrangères, Douglas Hurd et Alain Juppé, a affirmé à la presse que le droit à la confédération sera «le meilleur argument» pour faire accepter le plan de paix par les Serbes de Bosnie.Toutefois, il a ajouté qu\u2019il ne «pouvait décider à la place» des Serbes de Bosnie, qui sont les seuls à avoir toujours refusé le plan de paix, qui leur accorde près de la moitié de la Bosnie-Herzégovine, alors qu\u2019ils en contrôlent aujourd\u2019hui 70 %.M.Milosevic n\u2019a pas non plus fait les «gestes» que Français et Britanniques espéraient, en particulier une reconnaissance de la Bosnie dans ses frontières internationales.Selon une source diplomatique, le président serbe a souligné, lors de ces entretiens, que ses moyens de pression sur le leader des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, étaient limités.Il a également soulevé la question d\u2019un assouplissement des sanctions internationales qui frappent Belgrade.MM.Hurd et Juppé étaient venus à Belgrade pour expliquer au président serbe les conclusions de la réunion, vendredi à Bruxelles, du Groupe de contact (États-Unis, Russie, Grande-Bretagne, France, Allemagne) qui a offert aux Serbes bosniaques la possibilité à terme d\u2019établir une confédération avec la Serbie.Leur mission était une initiative franco-britannique qui n\u2019avait pas été mandatée par le Groupe de contact.Après que leç grandes puissances, y compris les États-Unis, eurent renoncé aux moyens de pression militaire, Français et Britanniques sont décidés à parier \u2014 même sans grande illusion \u2014 sur les bonnes dispositions de M.Milosevic pour relancer le processus diplomatique.Celui-ci a souligné que les «positions du Groupe de contact ont donné une nouvelle impulsion à la poursuite des pourparlers».«Le plan de paix qui est offert avec la possibilité d\u2019avoir, dès que possible et avec l\u2019accord de toutes les parties, un arrangement constitutionnel» sera «l\u2019argument principal» pour convaincre les Serbes de Bosnie d\u2019accepter le plan de paix, a-t-il dit.M.Milosevic s\u2019est également félicité du fait qu\u2019il y a «un accord total, et c\u2019est un pas important de la communauté internationale, sur la reconnaissance qu\u2019il n\u2019y a pas de solution militaire à la crise bosniaque».M.Hurd, qui a exprimé sa «reconnaissance» au président Milosevic pour avoir accepté le plan de paix \u2014 «un acte courageux et sage» \u2014, a souligné que la communauté internationale avait «peu de temps et que la situation exigeait l\u2019urgence».M.Juppé, pour sa part, a insisté sur «l\u2019urgence» d'un cessez-le-feu à Bihac (nord-ouest de la Bosnie) et sur la cessation des hostilités en Bosnie.«M.Milosevic peut jouer un rôle actif et efficace» pour y parvenir, a-t-il dit.Sur le terrain, après avoir libéré 20 Casques bleus britanniques hier en milieu de journée, les Serbes bosniaques ont relâché dans la soirée 33 Casques bleus néerlandais, mais continuaient de détenir 349 autres soldats de l\u2019ONU, dont 55 Canadiens.LIBAN La Syrie arbitre la crise politique Damas (Reuter) \u2014 Le premier ministre libanais, Rafik Hariri, et le président du Parlement, Nabih Bern, se sont rendus hier à Damas pour rechercher 1 arbitrage de la Syrie dans la nouvelle crise politique provoquée par la démission du chef du gouvernement.Les deux hommes, adversaires politiques mais tous deux proches de la Syrie, ont été reçus par le vice-président syrien Abdel-Halim Khaddam, qui traite des affaires du Liban et les a invités pour des entretiens de réconciliation.De source diplomatique, on déclare qu\u2019Abdel-Halim Khaddam a d\u2019abord reçu Nabih Béni et que Rafik Hariri les a ensuite rejoints.Aucune précision n\u2019a été communiquée sur leur entretien.De même source, on estime peu probable que les deux hommes soient aussi reçus par le président Hafez El Assad.La Syrie dispose toujours de 35 000 soldats au Liban, où elle joue un rôle de parrain incontournable.Rafik Hariri, un sunnite, a présenté sa démission en raison des obstacles mis à ses ambitieux projets de reconstruction du Liban après la guerre civile de 1975-80.Nabih Bern, chef des chiites d\u2019Amal, est présenté comme son principal adversaire.Ses partisans critiquent ouvertement le chef du gouvernement durant le Conseil des ministres.Samedi soir, un porte-parole de Rafik Hariri a fait savoir que rien ne le ferait revenir sur sa décision.«Ihi\u2019acceptera même pas de revenir au pouvoir comme chef d\u2019un nouveau gouvernement», a dit ce porte-parole à Reuter.Même son de cloche hier à son départ pour Damas.«Je ne peux plus gouverner, et rien n\u2019indique qu\u2019il existe dans le pays une quelconque possibilité de gouverner dans ces circonstances», a répété le premier ministre, cité par le quotidien beyrouthain Ad-Diyar.Ses collaborateurs ne cachent pas que la colère de Rafik Hariri, qui n\u2019a pas enpore officiellement présenté sa démission du chef de l\u2019État, le président Élias Hraoui, vise principalement le chef d\u2019Amal.En mai, le chef du gouvernement, par ailleurs richissime homme d\u2019affaires, avait tenté de remanier son équipe pour éliminer ses adversaires politiques et accélérer le processus de reconstruction du pays.\t\" Mais il n\u2019avait pas réussi à l\u2019époque à obtenir l\u2019aval du chef de l\u2019Etat, un Maronite, et du président du Parlement dans cette entreprise.Cette fois, Elias Hraoui a mis tout son poids politique derrière Rafik Hariri, dont il a critiqué les détracteurs.La Tchétchénie veut négocier Moscou (AFP) \u2014 Les autorités indépendantistes de Tchétchénie sont prêtes à négocier avec la Russie, a annoncé hier Sergueï Gryzounov, responsable du centre d\u2019informations provisoire russe sur la Tchétchénie cité par la chaîne de télévision NTV.«Grozny est prête à négocier», a déclaré M.Gryzounov à Moscou, à l\u2019issue d\u2019une rencontre dans la capitale tchétchène entre le procureur général de Tchétchénie, Oussmane Imaev, délégué par le président indépendantiste Djokhar Doudaïev et le ministre russe de la Justice, Iouri Kalmykov.Personne n\u2019était joignable hier soir pour confirmer cette information au centre de presse, mis sur pied cette semaine par le premier ministre Viktor Tchernomyrdine en raison de l\u2019aggravation de la situation en Tchétchénie.T E L 985-3344 ANNONCES CLASSEES F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 MOTS CROISES 1\t2\t3 4\t5 6\t7 8 9 10 11 12 10 11 12 \tH\t1 \" M \t\t\t9 ¦\tm h \t¦ ,\tl+É 1 \",\tB ¦\tV \t\t1 1\t1 SB\tB\u201c 1\t¦\t HORIZONTALEMENT 1-\tMouiller.\u2014 Première mère.2-\tOui se rapporte à l'anus.\u2014 La Nativité.3-\tCautérisation par une aiguille rougie à blanc.4-\tBouche avec du lut.\u2014 Dévêtu.\u2014 Iridium.5-\tRacaille.\u2014 Plante du Mexique.6-\tRisquais \u2014 Possédé.\u2014 Bugle à fleurs jaunes.7-\tFaculté d'être partout à la fois.8-\tSodium.\u2014 Utiliser.\u2014 Chlore.9-\tObstinée \u2014 Verbal.10-\tDo.\u2014 Propre.\u2014 Léser.11-\tFourre-toul.\u2014 Ouragan.12-\tComplète.\u2014 Filet de pêche.VERTICALEMENT 4- 9- 10- 11- 12- Temps passé.Pardessus.\u2014 Celtium.Prophète hébreu.\u2014 Écrivain norvégien.Pied de vigne.\u2014 Lettre grecque.\u2014 Crâne.Première page.\u2014 Mendier.Lassante.\u2014 Pronom.Masse de pierre.\u2014 Audition.\u2014 Neptunium.Pays.\u2014 Percer.Bienheureux.\u2014 Racaille.\u2014 Cérémonial.Ricané.\u2014Tortue.Ébloui.Solution de samedi V/l/nPI R.EBMÇS tMuBBAF / .OLI 23 316 720$ 1 M Merci de donner! 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N I) I 5 I) K (' E M B H E I !) !) I A 5 jE MONDE EN BREF REMANIEMENT EN ALBANIE Tirana (Reuter) \u2014 Le président Sali Bérisha a limogé hier huit ministres et supprimé sept ministères à l\u2019occasion du plus important remaniement du gouvernement albanais depuis l\u2019arrivée au pouvoir, il y a près de trois ans, de son Parti démocrate.Un ministre sortant a également démissionné et quatre nouveaux porte-féuilles sont créés.Ce remaniement, annoncé par la télévision nationale, intervient un mois après le rejet par référendum d\u2019un projet gouvernemental de nouvelle constitution.Au lendemain du référendum du 6 novembre, le chef de l\u2019Etat avait déclaré qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un vote de protestation contre le manque d\u2019efficacité et la corruption du gouvernement II avait promis de prendre des mesures correctives dès que possible.-?- RETRAIT US DU KOWEÏT Koweït (AFP) \u2014 Les troupes terrestres américaines dépêchées au Koweït en octobre à la suite du déploiement d\u2019unités d\u2019élite irakiennes près de la frontière de l\u2019émirat se retirent et seront toutes rentrées avant Noël, a-t-on appris hier de source militaire américaine.Les quelque 7000 soldats concernés se retirent par petits groupes en laissant sur place le gros du matériel militaire qu\u2019ils avaient apporté, a-t-on ajouté de même source.«Toutes nos forces terrestres venues ici à la suite du déploiement irakien près de la frontière koweïtienne passeront Noël en famille», a-t-on indiqué de même source, en ajoutant que le retrait avait commencé à la mi-novembre.-?- ÉCHEC À TAÏWAN Taïpeh (AFP) \u2014 L\u2019opposition taïwa-naise, hostile à toute réunification avec la Chine, a infligé un cuisant échec au Kuomintang, parti au pouvoir depuis 45 ans, en emportant la mairie de Taipeh lors des premières élections municipales libres organisées dans le pays.C\u2019est la première fois que les électeurs de Taiwan avaient le choix entre les candidats de plusieurs partis, après un règne sans partage des nationalistes du Kuomintang, qui avaient été chassés de Chine en 1949 par les communistes de Mao Tse-Toung.En revanche, le Kuomintang a remporté les deux autres plus importants postes à pourvoir lors de ces premières élections municipales libres .organisées dans File après plus de 40 ans de parti unique : celui de maire , de Kaohsiung, la deuxième plus grande ville du pays, et celui \u2014 très ¦\timportant \u2014 de gouverneur de Taï-¦ wan, qui administre l\u2019ensemble de ¦\tl\u2019île, excepté Taipeh et Kaohsiung.-?- DES RWANDAIS SERONT EXPULSÉS Kinshasa (Reuter) \u2014 Le Zaïre a l\u2019intention d\u2019expulser systématiquement les réfugiés rwandais commettant des délits sur son territoire, a annoncé le gouverneur du Nord-Kivu, Moto Mqmpenda, cité hier par ,.la télévision d\u2019Etat.Il y a une semai-i : ne, les Zaïrois avaient remis au nouveau gouvernement rwandais, à dominante tutsie, 37 réfugiés hutus., Pour le gouverneur, cette initiative, critiquée par le Haut-commissariat ^ ; de l\u2019ONU pour les réfugiés (HCR), \" s\u2019inscrit dans le cadre d\u2019une opération «systématique et non ponctuelle».D\u2019après la télévision, 18 réfugiés hutus actuellement détenus après avoir été soupçonnés d\u2019avoir été mêlés à de récents affrontements à Rut-shuru, au nord de Goma, devraient être prochainement expulsés.-?- 20 MORTS AU BURUNDI Bujumbura (AFP) \u2014 Plus de vingt personnes ont été tuées dans la nuit de jeudi à vendredi dans le nord du Burundi dans une attaque à la grenade et au fusil d\u2019assaut, a annoncé hier la radio nationale.Par ailleurs, en raison de la crise politique qui sévit au Burundi, le premier ministre, M.Anatole Kanyen-kiko, a écourté son séjour en Europe et est rentré hier matin, a précisé la radio, en affirmant qu\u2019il n\u2019était pas question pour lui de démissionner.Le principal parti d\u2019opposition, l\u2019Unité pour le Progrès national (UPRONA, dominé par la minorité tutsie), dont M.Kanyenkiko est membre, a menacé de quitter le gouvernement et le parlement, pour protester contre la nomination du président de l\u2019Assemblée nationale, M.Jean Minani, qu\u2019il considère comme un extrémiste.ROBIC DEPUIS 1192 AGENTS DE BREVETS ET MAROUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIETE IMTEUECTUEILE ÏÏGËR ROBIC RICHARD AVOCATS 55 StJACOAS MONTEE Ai OuESC H2Y3B En (514)815-7171 TN ISIflNWM+C JCa matin'Jti inia naiù(t\\ La droite dans la rue pour soutenir Berlusconi Rome (AFP) \u2014 Quelque cent mille manifestants de droite sont descendus dans la rue ce week end pour soutenir Silvio Berlusconi, au moment où le chef du gouvernement italien fait face à des accusations de corruption et où son mouvement, Forza Italia, est en chute libre aux municipales.Il y a quinze jours, lors du premier tour des municipales partielles, Forza Italia avait remporté 8,4 % des voix contre 30,6 % aux élections européennes de juin dernier, et 21 % lors des élections législatives de mars.Hier, un million et demi d\u2019Italiens se rendaient aux urnes et les duels les plus importants avaient lieu dans six villes moyennes: Brescia, Son-drio et Trévise au nord, Massa Carrara au centre, et Brindisi au sud.La majorité est partie divisée à la bataille et la gauche modérée expérimente de nouvelles alliances .avec le centre démocrate-chrétien.A Brescia, bastion de la Ligue du nord (parti de la coalition gouvernementale), l\u2019ancien secrétaire de la Démocratie chrétienne et fondateur du nouveau Parti populaire italien (PPI) Mino Martinazzoli, soutenu par la gauche, a obtenu 43 % des voix au premier tour contre 27,8 % au ministre de l\u2019Industrie Vito Gnutti (Ligue).Il a de bonnes chances d\u2019être élu.Ces municipales interviennent dans une situation très particulière et prennent valeur de test national.Entre les deux tours, plusieurs événements importants ont eu lieu : l\u2019ouverture d\u2019une information judiciaire contre Silvio Berlusconi, l\u2019exacerbation des tensions au sein de la majorité et la signature d\u2019un accord entre syndicats et gouvernement.C\u2019est la deuxième fois ce weekend que les troupes de Silvio Berlusconi se sont mobilisées «contre les juges et les communistes» pour soutenir le chef du gouvernement depuis que les magistrats milanais lui ont envoyé, il y a dix jours, un avis d\u2019ouverture d\u2019une information judiciaire pour corruption dans le cadre de son groupe Fininvest.La droite a clairement indiqué quelle pouvait elle aussi occuper la rue comme la gauche l\u2019avait fait de façon spectaculaire le 12 novembre dernier lors d\u2019une manifestation jamais vue en Italie d\u2019un million et demi de personnes contre la politique de Silvio Berlusconi.Dimanche dernier, une première manifestation avait rassemblé quelque 10 000 personnes qui avaient défilé à Turin, parfois de façon agressive avec des relents racistes.Hier, 20 000 personnes ont défilé plus sagement dans le centre de la capitale pour défendre «leur victoire électorale du 27 mars der- nier contre les catho-communistes».Alliance nationale (parti néofasciste de la coalition gouvernementale) était également très présent avec ses propres banderoles et ses mots d\u2019ordre hostiles à la presse télévisée.«Télé-Montecarlo, RAI-3, Communistes déguisés en jounalistes», disait l\u2019une d\u2019elle.Samedi d\u2019autres manifestations pro-Berlusconi ont eu lieu dans le nord à Milan (10 000 personnes) et à Florence (3000), dans le sud à Paler-me (2000), et à Naples (20 (XX)) où les manifestants ont comparé le chef du gouvernement au patron de la ville, Saint-Janvier, dont le sang se liquéfie «miraculeusement» chaque année.Une personne sur trois risque de souffrir d\u2019une invalidité.Ça n\u2019arrive qu\u2019aux autres ! 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EDITORIAL Le grand rêve est terminé Gilles Lesage «Le grand rêve est terminé», a lancé le premier ministre à l\u2019Assemblée nationale, jeudi, pour bien marquer que le report indéfini de Grande-Baleine est sans appel.Il a ainsi coupé court à l\u2019attente de tous ceux (entreprises, syndicats, opposition libérale) qui croyaient qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un coup de tête et qu\u2019il fallait redonner vie à l\u2019épopée de l\u2019énergie du Nord conçue par Robert Bourassa.Soudaine en apparence, cette décision de Jacques Parizeau était prévisible depuis au moins trois ans.Mais elle ne doit pas servir de prétexte pour agir avec hâte dans d\u2019autres dossiers et escamoter le débat nécessaire sur l\u2019ensemble de la question énergétique.L es raisons invoquées par le chef du gouvernement étaient et demeurent valables.Depuis la récente récession, la demande, aussi bien ici qu\u2019à l\u2019étranger, a diminué de façon considérable, au point que les lucratifs contrats mijotés sous M.Bourassa ont fondu comme neige au soleil.Les besoins prévisibles au cours des prochaines années peuvent être comblés par d\u2019autres sources, notamment sur la Côte-Nord.Et, tout en mettant sur la glace la grandiose phase 2 de la Baie James, il faut en profiter pour revoir, en toute transparence et sérénité, les projets, les priorités et les moyens adéquats pour les atteindre.Il y a 11 ans, alors qu\u2019il tentait de barrer la route au retour de M.Bourassa à la tête des libéraux, Daniel Johnson dénonçait la manie des mégaprojets et s\u2019en prenait au développement forcené de la Baie James.Il mettait de l\u2019avant des solutions moins spectaculaires et plus respectueuses de l\u2019environnement.Le jeune député de Laurier, Christos Sirros, était l\u2019un des rares élus qui appuyaient son collègue de Vau-dreuil.Celui-ci, devenu premier ministre puis chef de l\u2019opposition, ainsi que son ancien ministre des Ressources naturelles, convertis à l\u2019énergie du Nord de leur ancien chef, s\u2019en sont pris lourdement à la décision de M.Parizeau.Il est vrai, comme dit M.Johnson, que la construction de grandes centrales a permis au Québec de bénéficier de retombées économiques importantes et de développer une expérience considérable, très recherchée à l\u2019étranger.Il est vrai qu\u2019il y a là une filière créatrice de milliers d\u2019emplois, grâce à une ressource renouvelable et propre.Le problème, et il est énorme, c\u2019est que le Québec n\u2019a tout simplement pas besoin, en ce moment et pour une quinzaine d\u2019années à venir, de mettre en marche un chantier aussi gigantesque.Cette richesse ne se perd pas, heureusement, et il sera toujours temps d\u2019y revenir quand la demande, interne et externe, se fera sentir.M.Parizeau, qui a le sens de la formule-choc, a repoussé les nombreuses critiques, y compris celles de ses alliés syndicaux, en expliquant que le projet Grande-Baleine était devenu un marécage dans lequel il n\u2019avait pas l\u2019intention de s\u2019embourber davantage.Il faisait aussi état d\u2019études d\u2019impact, au coût de plus de 250 millions $, qu\u2019il faudrait à toutes fins utiles reprendre depuis le début.Ce en quoi il a tort.Il est exact que le rapport conjoint de cinq comités d\u2019experts conclut que les études d\u2019Hydro-Québec, étalées sur dix ans, sont incomplètes.De façon générale, elles sont toutefois d\u2019excellente qualité et on devrait les compléter, au lieu de les mettre en attente.Ainsi que l\u2019a fait ressortir le président Paul Lacoste, ce serait du gaspillage que de les abandonner, si près du but, et il faudra y revenir un jour ou l\u2019autre.Qualifiant Grande-Baleine de «mirage au milieu d\u2019un marais», dans son discours inaugural de mardi dernier, M.Parizeau en a remis le lendemain en déclarant tout de go qu\u2019il ne faisait pas confiance aux prévisions d\u2019Hydro-Québec.Tout un pavé dans la mare de notre chère société étatique.«Jamais, de mon siège, je ne m\u2019appuierais sur des projections d\u2019Hydro-Québec, lance le chef du gouvernement Ça fait trop longtemps que j\u2019en vois.» Etrange, tout de Mais le débat sur l\u2019énergie ne peut être escamoté même.Comme si les prévisions n\u2019étaient pas que cela, des prévisions, si raffinées soient-elles, et comme si elles ne devaient pas être révisées sans cesse.Prévoir la demande énergétique dans 10 ou 15 ans, c\u2019est comme prédire les taux d\u2019intérêt.M.Parizeau le sait pourtant aussi bien, sinon mieux, que quiconque.Le lendemain, conscient de l\u2019impact de ses propos à l\u2019emporte-pièce sur la confiance des actionnaires (nous tous) et des investisseurs envers Hydro-Qué-bec, M.Parizeau s\u2019est, élégamment, excusé de sa manière «un peu cavalière».Il n\u2019en reste pas moins, et il a été très clair, que «le grand rêve est terminé» et que son gouvernement, ni avant ni après le référendum, n\u2019a l\u2019intention de s\u2019y embourber.Voilà qui devrait clore le bec à MM.Johnson, Sirros et autres critiques qui prétendent, sans preuves, qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un hochet pré-référendaire, notamment pour amadouer M.Coon-Come et les Cris du Nord.En revanche, l\u2019opposition a raison de s\u2019inquiéter de la prise de décision au sein du gouvernement et de la concentration des pouvoirs autour du premier ministre.Selon toute apparence, les ministres responsables du dossier n\u2019ont pas eu part directement à la décision annoncée par le premier ministre, il y a 15 jours.«Cela illustre un inquiétant phénomène de concentration de pouvoir entre les mains du premier ministre et de son entourage non élu, aux dépens des responsables officiels, a relevé M.Johnson avec pertinence, mercredi.C\u2019est un phénomène dont les indices se multiplient et auquel les observateurs commencent à s\u2019intéresser, tout comme les militants de son parti, d\u2019ailleurs.» Cette tendance se manifeste dans l\u2019annonce de décisions avant même que le débat ne se fasse.Si la fin du rêve de Grande-Baleine était inévitable, la situation n\u2019est pas aussi évidente pour plusieurs autres questions concernant Hydro-Québec et l\u2019ensemble du dossier.Par exemple, M.Parizeau a profité de son discours inaugural pour annoncer que le gouvernement va, «avec le dépôt de deux projets de loi, revenir à la structure de direction d\u2019origine de la Caisse de dépôt et placement et de la société Hydro-Québec.Elle avait fait ses preuves», explique-t-il.En est-il si sûr?Cette hâte est-elle appropriée?Plusieurs affirment que non.Dans le cas qui nous occupe, par exemple, la preuve n\u2019est pas faite que la direction bicéphale de MM.Richard Drouin et Armand Couture n\u2019est pas bénéfique.Revenir à un seul P.D.G., n\u2019est-ce pas rétrograde?En effet, plusieurs grandes entreprises ont désormais deux présidents à leur tête, l\u2019un s\u2019occupant des grandes orientations, l\u2019autre, de l\u2019exploitation courante.Le gouvernement veut-il user d\u2019un stratagème pour se débarrasser de M.Drouin.«La précipitation du gouvernement s\u2019inspire plus du règlement de compte que de l\u2019analyse sérieuse», accuse Jean-Paul Gagné, dans Les Affaires.Le répit ou le délai que Québec se donne avec Grande-Baleine ne l\u2019autorise nullement à en profiter pour faire comme bon lui semble sans mettre les actionnaires dans le coup.Il serait inacceptable de lancer enfin le grand débat, en gestation depuis trois ans, tout en prenant des décisions qui éliminent des pans entiers du dossier à l\u2019examen public.De grâce, pas de vendetta.La société d\u2019Etat a des comptes à rendre (notamment sur les conflits d\u2019intérêts de certains administrateurs), mais sans partisanerie, en toute transparence et limpidité.Vieilles histoires aujourd\u2019hui Il est de ces vieilles histoires qu\u2019on croirait écrites pour être lues et méditées aujourd\u2019hui.Ainsi dans la Bible, au Livre de Ruth, on nous raconte que Booz, riche propriétaire terrien, avait ordonné à ses ouvriers de ne pas moissonner tout le blé afin que les pauvres puissent, en cueillant les épis restés sur le champ, assurer leur subsistance.L\u2019histoire finit bien puisque Booz, qui était seul, se marie avec Ruth, pauvre glaneuse.Elle lui donne un fils, ce qui lui fournit d\u2019autres bras pour travailler la terre et augmenter son capital.Les statistiques sur la répartition de la richesse créée depuis ces dernières années nous racontent une histoire totalement différente: 90 % de cette richesse a été concentrée entre les mains de 20 % de la population.Pourquoi nos capitalistes modernes ne prennent-ils pas exemple sur Booz?Non! Ds se sentent une obligation religieuse de réaliser le plus petit millième de point de profit.Pour cela, ils n\u2019ont aucune hésitation à corrompre les démocraties, détourner les fonds publics, soutenir les dictatures, polluer les sols, empoisonner l\u2019air et l\u2019eau et surtout, appauvrir des populations entières.Pourquoi?Mais afin d'augmenter un peu leur richesse déjà immense, immoralement immense.Dieu est peut-être mort mais l\u2019âme humaine a encore soif de spiritualité.LETTRES -?- Voltaire et Marx sont bien morts.Mais la Révolution, qu\u2019elle soit de juillet 1789 ou d\u2019octobre 1919, reste encore un moyen de rétablir la justice sociale.Guy Desrochers Laval, 23 novembre 1994 \\ A propos d\u2019une photo Nous vivons des temps de désordre.Dans Le Devoir du 28 novembre dernier, en manchette: «Washington reconnaît la victoire des Serbes en Bosnie».En page B3, l\u2019article de l\u2019excellent Normand Cazelais, chroniqueur en tourisme: «L\u2019anglais langue universelle?».Il y a une photo, avec une légende: «La traduction simultanée engendre une augmentation du nombre des participants (.) croit l\u2019Association internationale des villes francophones de congrès».Sur la photo, deux hommes forts pensifs, dont un coiffé d\u2019écouteurs.Des participants quelconques à un congrès quelconque?On ne sait pas puisque leur identité n\u2019est pas mentionnée.Mais je reconnais Haris Silad-zic, premier ministre de Bosnie-Herzégovine et son ministre des Affaires étrangères.Et la photo a été prise à l\u2019ONU l\u2019année passée, lors d\u2019une assemblée spéciale, si ma mémoire est bonne.L# Devoir l\u2019a recyclée dans sa section Economie Classe affaires.Je suis rassuré.Visiblement, le désordre recule et quelque chose comme un nouvel ordre se met en place-Yves Vaillancourt Montréal, 28 novembre 1994 Les jeunes perdent En refusant de collaborer avec Ottawa pour la mise en place et le fonctionnement du programme Jeunes-Stagiaires, le gouvernement du Québec se réfugie derrière la facilité et crie au non-respect de la constitution.canadienne! Jacques Parizeau ne veut tellement pas voir Ottawa réussir quelques bons coups qu\u2019il en oublie les intérêts de la population qui l\u2019a élu, et surtout les intérêts des jeunes.Nous, de Génération 18-35, un mouvement de jeunes fédéralistes âgés de 18 à 35 ans, sommes préoccupés de voir le rêve souverainiste des Parizeau, Laurin et Landry passer devant nos priorités économiques et sociales.En refusant de collaborer au programme fédéral Jeunes-Stagiaires, le gouvernement du Québec prive plus de 1000 jeunes (52 projets sur 121 viennent du Québec) d\u2019avoir la chance de pratiquer leur métier tout en étudiant.Un avantage fondamental quand on sait que les emplois se font rares et que les employeurs recherchent des jeunes avec expérience.Alors que dans toutes les autres provinces canadiennes, le projet va bon train, les jeunes Québécois, eux, manquent le bateau parce que le gouvernement préfère penser à l\u2019indépendance plutôt qu\u2019aux intérêts de ses citoyens.«M.Parizeau, cessez de pénaliser la génération de demain!».Isabel Saint-I.au rent Montréal, 25 novembre 1994 QiTesT-c* QU£ VOUS vqulei qu'on fasse ?MEME LES A)0ft/é&i£NS NOUS LAISSENT TOMft&R l, \\ JO Oi fuur*.LE MONDE Illusions perdues oute la semaine j\u2019ai été bombardée.De téléphones.De lettres.De remarques tristes ou agressives d\u2019amis ou de moins amis, c\u2019était selon.Une collection imposante de personnes que j\u2019ai peinées en réclamant de madame Malavoy qu\u2019elle quitte l\u2019Assemblée nationale en sus du conseil des ministres.Il y en a même un qui m\u2019accuse de rééditer l\u2019affaire des Yvette.Tout ce monde a réussi à me troubler, et beaucoup.Au point d\u2019en avoir assez, et le goût de baisser les bras devant l\u2019année politique qui vient.Car s\u2019il était à refaire, l\u2019éditorial du 26 novembre, je le raidirais encore, j\u2019en remettrais.Parce que je ne savais pas, en l\u2019écrivant, que la députée de Sherbrooke aurait été carrément inéligible à l\u2019Assemblée nationale si la révélation de son infraction à la loi électorale s\u2019était produite en septembre plutôt qu\u2019en novembre, donc qu\u2019elle n\u2019a droit à son siège que pour avoir réussi à cacher la vérité assez longtemps.Parce que je n\u2019ai pas osé rappeler, à la fille d\u2019un résistant français, que se draper dans la «désobéissance civile» en pays démocratique équivaut à dévaluer le courage de tous ceux qui ont bravé les dictatures et les fascismes.Parce que je croyais les péquistes, qui se réclament tant des mânes de René Lévesque, capables de comprendre par eux-mêmes qu\u2019ils sont d\u2019autant plus obligés à une impeccable vertu démocratique que les Coon-Come et les Richler de ce monde leur prêtent à la face de la planète les sombres instincts de la solution serbe.Parce que les élus du PQ ont, au contraire, poussé l\u2019inconscience jusqu\u2019à l\u2019applaudir à l\u2019Assemblée nationale et dans le cas du ministre de la Justice, à la féliciter.Enfin parce que je croyais superflu d\u2019en appeler à la dignité d\u2019une ministre de la Culture, et d\u2019une intellectuelle engagée.En somme il me restait quelques illusions à perdre.C\u2019est fait, avec le tir de barrage que j\u2019ai essuyé.Il y a ceux qui me conjurent de descendre de mes grands chevaux et de trouver tout cela «plutôt sympathique», à l\u2019instar du premier ministre, puisque madame Malavoy aurait agi par amour pour le Québec, LISE BISSONNETTE ?une sorte d\u2019Antigone déchirée entre sa conscience et la loi.Je pense pour ma part aux larmes de la candidate péquiste Monique Simard le soir du 12 septembre, à cette élection que pourraient lui avoir volée non seulement des électeurs de Westmount mais aussi des villégiateurs de citoyenneté américaine, habitués des Laurentides.J\u2019entend d\u2019ici le tollé quand un Jean Chrétien, si l\u2019infraction est confirmée, nous demandera de trouver «plutôt sympathique» ces électeurs non autorisés, amoureux du Canada, dont ils se sentaient citoyens dans leur cœur et qu\u2019ils voulaient sauver des «séparatistes».Il n\u2019y aurait pas d\u2019éditorial assez fort pour l\u2019assommer aux yeux de ceux qui me demandent d\u2019absoudre madame Malavoy.Il y a ceux qui admettent l\u2019infraction mais ne la trouvent «pas grave» au point de mettre en cause la présence de madame Malavoy à l\u2019Assemblée nationale, parmi les gardiens des institutions démocratiques.Tant de gens le font, me dit-on, parmi ceux qui ne sont pas encore citoyens.J\u2019essaie d\u2019imaginer ce qu\u2019on me demanderait d\u2019écrire si un député libéral né à l\u2019étranger, comme il y en a plusieurs sur les banquettes de l\u2019opposition, avait conservé sa citoyenneté d\u2019origine, voté à toutes les élections et aux référendums, et servi ainsi de caution à tous ceux qui exercent illégalement leur droit de vote.Et qui, on le présume chez les péquistes, le font le plus souvent en faveur du Canada et non du Québec.Il y a ceux qui me demandent de me taire parce que je nuis à la patrie, à la cause, au OUI espéré au référendum de 1995.Nous vivons des «heures historiques», m\u2019écrit un correspondant indigné de mon indignation.«Envisagez l\u2019avenir de la nation au delà du quotidien, et surtout au-delà des têtes et des partis en place qui exploseront le lendemain d\u2019une éventuelle victoire, pour former une gauche, une droite, et un centre.(.) Car enfin, il s\u2019agit de l\u2019avenir d\u2019un pays, le vôtre, ce n\u2019est tout de même pas rien!» En somme, jusqu\u2019au grand soir, oublions toutes les nuances.Il faut faire l\u2019impasse sur les porte-étendards, être indifférents à ce qu\u2019ils sont et au programme qu\u2019ils défendent, au nom d\u2019un grand objectif qui les transcende.Retour à l\u2019unanimisme aveugle.J\u2019imagine dans quel mépris les interlocuteurs de ce genre tiendraient des journalistes inconditionnellement fédéralistes qui accepteraient ainsi de remiser leur sens critique jusqu\u2019à la victoire du NON au référendum.Il n\u2019y aurait pas de comparaison soviétique assez forte, en éditorial, pour les satisfaire.Je ne déteste pas les mécréants, les voyous sympathiques, les délinquants allergiques à la pensée correcte.Pour avoir fréquenté bien des sentiers interdits, il me reste peu de choses de ma bonne éducation sauf, il me semble, ce substrat d\u2019honnêteté qui fait que les rapports entre humains peuvent être droits.Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu\u2019on te fasse.N\u2019aie pas deux poids deux mesures.Que la fin ne justifie pas tes moyens.Mais on me dit d\u2019oublier tout cela.Je sais bien que la vie partisane amène souvent à violer ces principes, à voir la paille dans l\u2019œil du voisin et à oublier la poutre dans le sien, à distinguer subtilement entre le bon et le mauvais patronage, à excuser les fautes de ses amis et dénoncer celles de ses ennemis.C\u2019est pourquoi l\u2019engagement politique, admirable en soi, est parfois si haïssable au quotidien.Mais je croyais, naïve encore, que le cas Malavoy ne pouvait profiter de l\u2019indulgence partisane.Je croyais que les principes en cause, ceux de l\u2019exercice même de la démocratie, ne souffraient guère de discussion.Mais ils en souffrent, ai-je compris, et durement.J\u2019avais vraiment des illusions à perdre, j\u2019ai des illusions perdues.A PROPOS -?- .de voir un vrai savant L\u2019une des meilleures façons d\u2019influencer l\u2019image sociale que les jeunes ont de la science et de la technologie est de les mettre en relation directe avec des scientifiques, des ingénieurs, des gestionnaires.Ce sont des formules de partenariat science-éducation.L\u2019idée est toute simple mais elle exige un volontariat de la part de chacun.En effet, il s\u2019agit d\u2019amener des scientifiques dans les écoles, de les inviter à travailler avec les professeurs et à rencontrer les élèves.De telles formules permettent aussi à des professeurs et parfois à des élèves de faire des stages dans des laboratoires ou centres de recherche.L\u2019objectif est de mettre les professeurs et les élèves en contact avec la «science en action», avec ceux et celles qui y travaillent, directement ou indirectement, avec aussi ce qu\u2019ils créent ou réalisent grâce à la science ou à ses applications.Miser sur le savoir, Conseil de la Science et de la Technologie, 1994 LE DEVOIR Y 0 N D E PAR E If R I ODRASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTE AUX Direeteor délégué à l\u2019administration FRANÇOIS THOUIN Directeur de l\u2019information BENOÎT AUBIN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, ROCH CÔTÉ Rédacteur en chef adjoint JEAN-RO BE RT SANSFAÇON Directeur artistique ROLAND-YVES CARIGNAN î050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec) H3A 3M9.TéI.: (5 14) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS L E I) E V OIH, I.E I, I\u2019 X I) I ¦'» I) K (' E M H K E I !> i) I_A 7 T DEES Tragédie de Polytechnique: cinq ans déjà ^ ^ -, ** V sympathies de l'ü( -v4***» PHOTO JACQUES GRENIER :i**> (¦-' '-'AiC/j vévyfi ¦fmm mm p» à?\tV\u2018.v v HH PgB»B3 I gÉ ®P &«fsa \u2022 * * \u2022 \u2022*¦ / \u2022:- y.« .\u2022'.- 4rV^y>; Briser le silence S/ /g souvenir est toujours présent, qu\u2019en est-il des changements?DIANE LEMIEUX Porte-parole du Regroupement québécois des centres d\u2019aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), l\u2019auteure préside également le Groupe de travail sur les agressions sexuelles du Québec.inq ans après l\u2019assassinat de 14 étudiantes à l\u2019École Polytechnique de l\u2019Université de Montréal, ma première pensée se tourne vers les parents, les frères, les sœurs, les amis, les chums des 14 femmes assassinées.Que pensent-ils, que ressentent-ils | cinq ans plus tard?Que sont devenues les ¦ rescapées, celles qui sont passées tout près i i de partir si brusquement?Elles sont proba-! ! blement sur le marché du travail, elles ont peut-être fondé une famille.Que se disent-ielles à elles-mêmes, que disent-elles à leur entourage?Depuis cinq ans, il m\u2019est arrivé [ .d\u2019avoir un contact avec l\u2019une ou l\u2019autre de -ces personnes.Chacune d\u2019entre elles, à sa -façon, a livré son combat avec la vie, la dou-1 leur, l\u2019impuissance.La sagesse et la dignité \u2018de ces personnes est inspirante., ; Et puis, je me demande: que s\u2019est-il passé au sujet de la violence faite aux femmes?I -Si les premières victimes sont les 14 jeunes I rfemmes assassinées, je suis l\u2019une de celles I .qui ont toujours prétendu que ce drame \u2022était également un crime contre des et les I femmes.Je me rappelle avec un peu d\u2019amertume à quel point les féministes ont été accusées d\u2019avoir «récupéré» l\u2019événe- ment.Pourtant, en examinant ce qui a été dit, écrit ou fait depuis, j\u2019oserais avancer que plusieurs ont commis la même faute.Des programmes de bourses d\u2019études ont été lancés, des films et des vidéos ont été tournés, des livres ont été publiés.Des conférences, colloques ont été organisés, des journées d\u2019études, des comités spéciaux, des coalitions ont été mis sur pied.L\u2019Église s\u2019en est mêlée, les politiciens en ont parlé, des établissements scolaires ont voulu sensibiliser les élèves à la question.Des groupes de pression sur le contrôle des armes à feu, des groupes qui travaillent sur l\u2019épineux problème de la violence ou de la violence faite aux femmes se sont mobilisés à nouveau.Face à une telle tragédie, à première vue un non-sens, nous avons toutes et tous, de différentes façons, tenté d\u2019y donner sens.Nous avons saisi cette tragédie comme un déclencheur, un catalyseur, un moment de réflexion et d\u2019action, un événement «miroir», un point de départ ou un tremplin.En relisant les coupures de presse au fil des ans, il est frappant de constater les débats qui ont vu le jour à l\u2019occasion de chaque 6 décembre.Doit-on ou non contrôler davantage les armes à feu?Doit-on ou non débattre de cet événement dans les médias?Doit-on ou non tejiir une enquête publique sur la tragédie?Était-il justifié de publier la lettre de Marc Lépine?Est-ce que les statistiques qui concernent la violence faite aux femmes sont réelles?Est-ce que les hommes sont plus violents?Il n\u2019y a pas que les mots qui ont été utilisés pour décrire les émotions soulevées par la tragédie.Plusieurs actions symboliques ont été posées.Une journée nationale commémorative, messes et concerts commémoratifs, marche, vigile, campagne du ruban blanc.tous des symboles qui invitent à un souvenir collectif.Dans les mois qui ont suivi la tragédie, j\u2019écrivais dans ces pages «Se souvenir pour changer».Si le souvenir, sans être aussi vif, est toujours présent, qu\u2019en est-il des changements?Est-ce que l\u2019incidence des situations de violence envers les femmes est moins élevée?Est-ce que les mesures pour assurer la protection et la sécurité ont été prises?Est-ce que les programmes de prévention permettent d\u2019agir avant que les problèmes de violence ne se manifestent?Est-ce que l\u2019ensemble des systèmes concernés, que ce soit la justice, les services de police, les services sociaux, les instances gouvernementales, sont plus cohérents et travaillent mieux ensemble pour neutraliser les agres-seqrs et réduire les occasions d\u2019agression?A ces questions, il faut répondre «non».Malgré le fait que de nombreuses initiatives ont vu le jour, que dans plusieurs secteurs, la violence est sortie de l\u2019ombre, il faut quand même faire preuve de modestie quant aux résultats.Il ne s\u2019agit pas d\u2019être défaitistes, pessimistes.Soyons simplement réalistes.La violence faite aux femmes est un problème complexe; plusieurs éléments entrent en ligne de compte.Parler de violence envers les femmes, c\u2019est revoir de fond en comble notre perception du rôle des femmes et des hommes, nos manières d\u2019être en relation.Rien que cela, ce n\u2019est pas une mince affaire; le passé nous l\u2019enseigne! C\u2019est aussi questionner notre tolérance face à la violence, la violence comme moyen de contrôle, comme manière de résoudre des différends, comme manœuvre pour faire valoir le pouvoir.Ces remises en question ne règlent pas tout, mais elles touchent la plus grande partie du problème.Même si on ne peut le mesurer précisément, l\u2019ordre des choses n\u2019est plus le même et il est difficile d\u2019imaginer qu\u2019on puisse retourner en arrière.Les femmes sortent du silence de plus en plus; les institutions sont plus mal à l\u2019aise avec leur propre silence; les propos et les gestes des «décideurs» sont scrutés à la loupe et contestés avec vigueur, si nécessaire.Des hommes s\u2019engagent face à cette réalité.Bref, personne ne peut se permettre de réduire le problème de la violence faite aux femmes à un problème de femmes! Les changements sont perceptibles sans être spectaculaires.Il faut faire plus et mieux.Il est temps d\u2019entrer dans l\u2019ère de la cohérence.La cohérence entre ce qui est dit et fait La cohérence entre les différents services qui ont à traiter de situations de violence.La cohérence entre les différentes politiques qui nous gouvernent La cohérence entre les interventions des nombreux ministères et paliers de gouvernement La cohérence dans nos vies personnelles également! On ne peut réduire le problème de la violence envers les femmes à un problème de femmes.La douleur est toujours là MARIE LAVIGNE Présidente du Conseil du statut de la femme - ujourd\u2019hui, elles seraient diplômées.Elles tra- Availleraient dans des chantiers ou dans des bureaux d\u2019ingénieurs.Certaines auraient peut-être des enfants.Mais elles ne sont plus.Elles ont été assassinées le soir du 6 dé-u\u2014mJ cembre 1989.Tuées par un gars qui leur a crié: «Vous êtes toutes des féministes! J'haïs les féministes!» Cinq ans après, la haine de ce geste fait encore frissonner d\u2019horreur.La douleur est toujours là.Mais, cinq ans après, peut-on en parler?Pour la plupart des femmes, le sujet est difficile; les mots nous manquent et plusieurs préfèrent oublier.11 faut dire qu\u2019il n\u2019a guère été possible d\u2019y réfléchir.Dès le lendemain de la tuerie de Polytechnique, des spécialistes du comportement, des penseurs sociaux de même que les médias ont insisté sur le caractère isolé de l\u2019événement et les traits psychologiques du meurtrier et nous ont dit comment vivre notre douleur.La douleur devait être neutre et asexuée.Il fallait pleurer des «étudiants», des «victimes» et des «personnes».Pleurer des femmes, tuées pour l\u2019unique raison qu\u2019elles étaient femmes, apparaissait comme un geste déplacé.Les femmes et les féministes qui ont tenté d\u2019expliquer autrement cette violence se sont fait accuser de manquer de respect face à la douleur des familles et de la communauté universitaire de Polytechnique, ou encore plus crûment de vouloir «récupérer» la tragédie.11 ne fallait pas que les femmes se sentent collectivement visées.11 fallait encore moins que les victimes deviennent un symbole de la violence contre les femmes.Notre douleur et nos larmes ont été contrôlées et nos pensées, paralysées.Ét pourtant, comme le soulignait la sociologue Colette Guillaumin (Sociologie et sociétés, avril 1990), cet attentat soigneusement planifié est, comme son auteur l\u2019a dit explicitement, un acte politiquement dirigé contre «les femmes qu\u2019il appelait féministes».De tels actes terroristes ciblant des groupes sociaux contreviennent à la règle sociale et appellent habituellement une réaction et une mobilisation de la société dans son ensemble.Dans le cas de Polytechnique, dit-elle, on a plutôt invoqué la «folie» et nié que les femmes, en tant que groupe social, étaient visées.La consigne du silence a pesé plus lourdement au Québec qu\u2019ailleurs.Au Canada anglais, des femmes et des hommes ont pu manifester ouvertement leur peine.Chaque année, les célébrations commémoratives y sont plus nombreuses qu\u2019ici.Le Parlement fédéral a même institué le 6 décembre «Journée nationale de commémoration et d\u2019action contre la violence faite aux femmes», mis sur pied une commission d\u2019étude nationale sur la violence et financé des programmes de recherche sur la violence.Un monument commémoratif sera érigé à Vancouver.La campagne du «ruban blanc» organisée par des Torontois invite les hommes à réfléchir à la violence faite aux femmes.Paradoxalement, les Québécois ont peu participé aux diverses campagnes canadiennes et au Québec, chaque année, la commémoration du 6 décembre est plutôt discrète.La mobilisation a pourtant eu lieu, mais elle a eu un caractère éclaté et quasi souterrain.Ainsi, au cours des cinq dernières années, plusieurs organismes ont réagi de façon concrète: programmes de sensibilisation et d\u2019intervention contre la violence dans les écoles, les villes, les syndicats, les milieux de travail, souscriptions publiques pour soutenir divers projets, consolidation du financement gouvernemental aux ressources d\u2019hébergement pour femmes violentées, etc.Ici aussi, le 6 décembre 1989 a marqué un point tournant dans la prise de conscience de la gravité de la violence faite aux femmes, mais nous préférons ne pas en parler, oublier.Que la tuerie de Polytechnique se soit produite chez nous dans une société qui se targue d\u2019être à l\u2019avant-garde de la lutte pour l\u2019égalité entre les sexes, est un dur rappel.Parler de Polytechnique cinq ans après, c\u2019est prendre le difficile chemin de la lucidité.Tant pour les individus que pour les sociétés, la maturité ne s\u2019acquiert pas dans l\u2019oubli des expériences traumatisantes.La conscience ne peut se nourrir d\u2019oubli et d\u2019occultation.Il ne faut surtout pas oublier et il faut se souvenir de la tragédie de Polytechnique, pour changer.Vaccination Quand on pique l\u2019inquiétude Les vaccins ne causent pas les effets qu'on leur attribue Fédération des médecins spécialistes du Québec Association des médecins pédiatres du Québec Association des médecins microbiologistes infectiologues du Québec Association des médecins spécialistes en santé communautaire du Québec E n ce temps de vaccination contre la grippe, il n\u2019est pas inutile de revenir sur un sujet qui, de façon ponctuelle, suscite la controverse.Une série de reportages diffusés récemment portait sur les risques de l\u2019immunisa- tion des enfants.Y figuraient des images saisis santés d\u2019enfants handicapés et le plaidoyer d\u2019un médecin de Montréal contre les vaccins.On laissait croire que des parents sages devraient toujours hésiter et bien souvent s\u2019abstenir de faire vacciner leurs enfants.Normalement, en cas de doute, on s\u2019abstient.En l\u2019occurrence, il n\u2019y a pas de place pour le doute.Une information complète aurait dû tenir compte des faits suivants.La vaccination a eu un impact extraordinaire sur l\u2019amélioration de la santé de la population au Québec et dans le monde.Quelques exemples sont particulièrement éloquents: l\u2019éradication de la variole dans le monde en 1978 et l\u2019élimination de la polio dans toute l\u2019Amérique depuis 1992.On pourrait aussi parler de la disparition quasi totale de la rubéole congénitale, de la diphtérie, etc.Au Québec, on a constaté, depuis l'arrivée du vaccin, que les cas d'infections à HIB (méningites en majorité) ont chuté chez les moins de deux ans.passant de 80 par année à 17 en 1993 et à trois en 1994.\t> Mais le recul des maladies infectieuses n est pas un fait acquis.L arrêt de la vaccination est forcément suivi de la résurgence d'épidémies.Ainsi, en Angleterre, au cours des années 70, l\u2019inquiétude semée par un médecin avec la collaboration des médias a mené à une chute du taux de vaccination de 80 % à 30 %.Entre 1977 et 1979, il y a eu en Angleterre, 36 décès provoqués par la, coqueluche et plus de 100 000 cas déclarés.A la même époque, le Japon a connu le même phénomène.Au Québec l\u2019an dernier, la coqueluche n\u2019a occasionné qu\u2019un seul décès, chez un jeune enfant non vacciné.Presque tous les enfants reçoivent des vaccins.Parmi eux, il y a des enfants normaux et d\u2019autres qui peuvent avoir des anomalies qui ne sont pas encore apparentes.Dans certains cas, ces anomalies pourront se révéler à la suite d\u2019une vaccination et cela, par pure coïncidence.Elles se seraient manifestées tôt ou tard.Dans d\u2019autres cas et très rarement, en provoquant une réaction, le vaccin pourra servir de déclencheur et mettra en évidence des problèmes déjà existants.Dans le cas de la coqueluche, plusieurs procès sont arrivés à la même conclusion: le vaccin n\u2019est pas responsable des encéphalopathies qu\u2019on cherche à lui attribuer.De la même façon, parmi les personnes âgées qui reçoivent le vaccin contre la grippe, il se peut que certaines décèdent dans les jours et les semaines qui suivent leur vaccination sans que l'on puisse établir, encore là, une relation de cause à effet.Un article récent du New England Journal of Medicine démontre par ailleurs que les hospitalisations pour pneumonie et grippe sont réduites de moitié chez les personnes âgées qui ont reçu le yaccin.A titre d\u2019exemple, on n\u2019a pas noté au Québec de complications graves du vaccin contre la rougeole alors qu\u2019on a observé cinq déeés et cinq en- céphalites avec séquelles permanentes pour 10 000 cas de rougeole déclarés en 1989, lors de la dernière épidémie.Selon un rapport récent de l\u2019Institut de médecine américain, rien ne permet d\u2019établir une relation causale entre le vaccin contre la rougeole et l\u2019encéphalite alors que les risques de complications encéphaliques représentent un cas sur 1000 chez les enfants qui font la rougeole.En Amérique du Nord, le taux de mortalité de la rougeole est de un sur 1000 à un sur 10 000.Soulignons qu\u2019au Québec, en 1992-93, sur 1 600 000 doses de vaccins contre la méningite à méningocoque, on n\u2019a constaté qu\u2019une seule réaction allergique grave (anaphylaxie), aucune séquelle et aucun effet secondaire qui a entraîné une hospitalisation de plus de 24 heures.Dans le cadre du programme de vaccination contre l\u2019hépatite B, en Colombie-Britannique, sur 500 000 doses administrées jusqu\u2019à maintenant, on n\u2019a noté également qu\u2019une seule réaction allergique grave et aucune séquelle.11 y aura toujours des personnes mal éclairées qui diront que les vaccins sont dangereux.La preuve du contraire est cependant établie à travers le monde.La souffrance épargnée, les millions de vies sauvées par les vaccins n\u2019ont aucune commune mesure avec les complications qu'on leur attribue.La majorité des effets graves décrits dans ces reportages ne trouvent absolument aucun fondement dans la réalité.Ce ne sont pas les producteurs de vaccins qui le disent, c\u2019est l'ensemble de la communauté scientifique.Tenir compte des appréhensions de tous et chacun est certes légitime.Semer l\u2019inquiétude, c\u2019est autre chose, notamment lorsqu\u2019on joue avec la vie et la santé des enfants.Les vrais effets secondaires graves sont extrêmement rares.L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l\u2019information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauclion, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Guy Taillefer (adjoint au directeur de l\u2019information)-, Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales, responsable section Tourisme); Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l\u2019information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Pierre Cayouette (livres), Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay; à l\u2019information économique: Gérard Bé-mbé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l\u2019information internationale: Jocelyn Cou-Ion (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Trudel; à l'information politique: Pierre O\u2019Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec); Serge Chapleau (caricaturiste), à l\u2019information sportive: Yves d'Avignon; Denise Babin, Marie-Claude Petit (commis), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur)-, Manon Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ Lucie Pinsonneault (directrice), Yves Williams (superviseur.Avis publics et annonces classées), Jacqueline Avril, Daniel Barbeau, Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Sylvie Hanna, Christiane Legault, André Mélançon, Suzanne Misce-vic, Micheline Ruelland, Monique Verreault (publicitaires); Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon, Olivier Zuida (commis): Michèle Bouchard (secrétaire).L\u2019ADMINISTRATION Henry Riedl, c.m.a.(contrôleur).Nicole Carmel (coordinatrice des services comptables); Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.Linda Thériault (adjointe à l'administration).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Christianne Benjamin (directrice), Johanne Brien (secrétaire), Manon Blanchette.Monique L'Heureux, Lise Lachapelle.Rachelle Leclerc-Venne.LA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Guy-Renaud Kirouac (directeur).Chrystian Guy (su-I pen-iseur à la promotion des abonnements).LA PRODUCTION Ma-I rie-France Turgeon (directrice de la production).Jean Lemay (direc-I leur adjoint, production et informatique).Johanne Brunet Danielle I Cantara.Richard DesCormiers.Caroline Des Rosiers.Lynda Di Ce-I sare.Marie-Josée Hudon.Sylvain Lesage.Michael Schneider.! Christiane Vaillant LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Marcel Cou-I ture (président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture i I (président).Roger Boisvert (vice-président et directeurgénéral)- I, K I) IC V (I I II .I, IC I, U N I) I I) IC ( IC M 15 II K Ml !l I A 8 LE ACTUALITES LOI Bombardé de questions SUITE DE LA PAGE 1 américain Archer Daniels Midland Company, a continué ses activités en embauchant des briseurs de grève.Pour faciliter le règlement du conflit, un conciliateur vient d\u2019être nommé par le Conseil canadien des relations de travail.Accompagnée par un vice-président de la CSN, Marc Laviolette, une délégation d\u2019une trentaine de grévistes se rendra mercredi au siège social d\u2019Archer Daniels Midland (ADM) situé à Decatur, en Illinois.Pour M.Laviolette, l\u2019entreprise américaine, dirigée par Dwayne Andreas \u2014 le plus grand transformateur de maïs et de soja en Amérique, selon le magazine L\u2019actualité, qui en fait un portrait flatteur dans sa dernière édition \u2014 est «un géant de l\u2019alimentation qui importe chez nous un modèle de relations de travail typiquement américain», s\u2019appuyant sur le fait qu\u2019à une usine de A.E Staley, à Decatur, une compagnie «dans laquelle ADM détiendrait de 8 à 10 % des actions», un lock-out a été décrété et des scabs ont été embauchés.Hier, dans la consultation populaire organisée au cœur de Côte-des-Neiges par la députée de Mont-Royal, Sheila Finestone, et le député d\u2019Outremont, Martin Cauchon, le ministre Axworthy, à l\u2019issue de son allocution, a été bombardé de questions et de commentaires, souvent cinglants ou acerbes, sur sa réforme des programmes sociaux.«Vous proposez des coupures sur le dos des gens les plus mal pris», a estimé une des participantes à cette consultation qui a donné lieu à trois ateliers \u2014 sur l\u2019emploi, la formation et la sécurité du revenu.D\u2019autres participants ont décrié les «documents de discussions» qui leur ont été remis et qui décrivaient en ces termes le «nouveau monde l\u2019emploi»: le taux de chômage restera élevé, le chômage à long terme est en augmentation et les emplois deviennent de moins en moins permanents.«C\u2019est cynique de prévoir des choses pareilles», s\u2019est indignée une participante.Relevant l\u2019assertion du ministre qui soulignait la création de «450 000 nouveaux emplois en quatre mois» au Canada, une chômeuse l\u2019a pris à partie : «Pourquoi ne pas me donner une de ces jobs que vous venez tout juste de créer ?», s\u2019est-elle écriée, féroce.Manque de chance, une réunion de la Fédération des étudiants universitaires du Québec (FEUQ) s\u2019est terminée à temps pour ne rien manquer de la période de questions accordée par le ministre, amenant son lot de macarons rouges «A bas la réforme Axworthy» et de questions plantées.«On ne veut pas que la dette nationale devienne la dette des étudiants», a dit l\u2019un d\u2019eux.Faisant contre mauvaise fortune, bon cœur, M.Axworthy a répondu patiemment, en anglais principalement ou encore dans un français franchement incompréhensible, aux questions de l\u2019auditoire pendant près d\u2019une heure.ONDE Retour difficile SUITE DE LA PAGE 1 n\u2019ont pas ou peu réagi à l\u2019époque, réagissent fortement maintenant», affirme le psychologue.L\u2019Université de Montréal fait maintenant appel à Claude Pratte pour approcher les étudiants agressifs ou ceux qui présentent des problèmes de comportement.«Les professeurs sont maintenant beaucoup plus sensibles à ce genre de choses.Malgré l\u2019anonymat qui peut régner sur un grand campus, les gens se soucient davantage de ceux qui les entourent», affirme ce dernier.Grâce à son intervention, on a bien désamorcé quelques crises potentielles, en forçant notamment l\u2019hospitalisation d\u2019un ex-psychiatrisé qui a créé son lot de panique dans les résidences étudiantes en gardant une anpe dans sa chambre.A Polytechnique, d\u2019anciens étudiants à la recherche d\u2019une oreille attentive ont aussi relancé Gilles Lussier, psychologue et conseiller à l\u2019Ecole.«Souvent, c\u2019est lors d\u2019un deuxième traumatisme ou d\u2019un acte violent que les symptômes refont surface», affirme-t-il.Et ces réactions à retardement, tout de même rares, peuvent s\u2019exprimer par une agressivité excessive à l\u2019endroit des autres ou des symptômes purement physiques, ajoute le psychologue.- Si la cohorte d\u2019étudiants qui a vécu de près ce drame a quitté le campus, il reste par contre bien des employés chez qui l\u2019âge a rendu parfois beaucoup plus difficile le retour à la vie normale.Certains disent tout haut leur désarroi, d\u2019autres le dissimulent.Ces dernières semaines, les psychologues ont d\u2019ailleurs pesé le pour et le contre en ce qui concerne la tenue éventuelle de nouvelles séances de discussions, à la demande de certains employés.Toutes choses considérées, on a de nouveau opté pour le silence.Claudette Arseneault, psychologue au programme d\u2019aide aux employés de l\u2019Université de Montréal, créé dans la foulée clés événements de Polytechnique, juge que cette réserve demeure nécessaire.«On a décidé de ne rien faire parce qu\u2019à chaque fois qu\u2019on parle du 6 décembre, c\u2019est récupéré par des groupes et l\u2019on finit par ne pas parler du vécu des femmes et des hommes qui ont été bouleversés par cela.» Dès les lendemains de la tragédie, l\u2019École Polytechnique s\u2019était opposée à ce que des études ou un dépistage systématique soient effectués auprès des étudiants, optant plutôt pour la disponibilité de services psychologiques à l\u2019école.«Vous savez, il y a eu plusieurs offres d\u2019enquêtes, mais l\u2019école a refusé.On s\u2019est même fait offrir des potions magiques pour \u201crétablir l\u2019équilibre du métabolisme\u201d de nos étudiants!», ironise M.Lussier.En fait, une seule enquête collective, jamais largement diffusée, a permis de mesurer l\u2019ampleur des remous provoqués par cet événement tragique auprès des étudiants de Poly.Lors de l\u2019envoi des bulletins de la session d\u2019hiver 1990, tous les étudiants ont été interrogés sur leur niveau général d\u2019anxiété à l\u2019aide d\u2019un questionnaire formulé par des psychiatres.A la demande expresse de l\u2019école, ce questionnaire ne devait faire aucune référence à la tuene.Six mois après le drame, le niveau moyen d\u2019anxiété chez les filles atteignait 4,8 et celui des garçons 3,6, ce qui est plus élevé que dans la population en général (environ 3).En gros, 60 % des répondantes et 26 % des garçons ont dit vivre plus d\u2019anxiété qu\u2019avant le massacre.«L\u2019ampleur des réactions a dépassé ce que les gens prévoyaient.Devant ces résultats, l\u2019école a accepté d\u2019ajouter un deuxième test pour vérifier si cet état d\u2019anxiété était lié aux événements de la tragédie», affirme le psychiatre Dr François Dassylva, qui a réalisé cette étude avec trois autres chercheurs.En fait, ce deuxième test destiné à mesurer les traumatismes liés à l\u2019événement a été acheminé aux étudiants de Poly un an après la tragédie, en décembre 1990, ainsi qu\u2019aux étudiants de l\u2019École des Hautes études commerciales (HEC), pour permettre des comparaisons.Chez les étudiantes de Poly, on a mesuré un score moyen de 28 et de 19 chez les garçons, comparativement à 18 pour les étudiantes des HEC et de 12,3 pour leurs confrères de la même école.,Un écart significatif, soutient le psychiatre Dassylva.A titre de comparaison le stress d\u2019étudiants de médecine effectuant leur première dissection sur un corps oscille entre 12 et 7, selon les sexes.«On a noté une différence importante dans le niveau de stress vécu par les étudiants des deux écoles.Si nous avions choisi une école plus éloignée que les HEC du lieu du drame, les différences auraient probablement été ençore plus plus marquées», soutient le Dr Dassylva.A toutes ces occasions, les étudiants ont eu le loisir d\u2019inscrire leurs noms et adresses sur les enveloppes de retour pour obtenir les résultats généraux à ce test ou des conseils sur leur état.A chaque session, de 600 à 900 étudiants et étudiantes ont répondu aux questionnaires, les filles dans une proportion beaucoup plus élevée.Pas moins de 70 % des répondants ont exprimé le désir d\u2019avoir des informations sur les résultats de ce test.Ce n\u2019est que lors d\u2019un troisième et dernier envoi, expédié en mai 1991, que le retour à la normale a été observé, avec des scores de 9,1 pour les filles et 8,4 chez les garçons.«Compte tenu du caractère confidentiel du test, il a été impossible de suivre le cheminement particulier des élèves qui démontraient le plus de symptômes d\u2019anxiété et de troubles post-traumatiques», explique le Dr Dassylva, qui estime que l\u2019exercice, malgré ses limites, a permis d\u2019en savoir plus long sur les impacts d\u2019un incident tragique.Si les maux de l\u2019âme ne se mesurent pas aisément, on croit que cette unique étude a donné des indices sur la façon de jauger l\u2019ampleur du désarroi dans une communauté.Ce que ça met en évidence, note le Dr Dassylva, c\u2019est que nous avons peu de moyens pour gérer l\u2019impact psychologique des catastrophes au Québec, quand il y a un grand nombre de victimes.«Dans ce cas-ci, ça a été très laborieux parce que la situation était délicate.Tout ce qu\u2019on souhaite, c\u2019est que ça puisse nous aider à l\u2019avenir à mieux comprendre et à mieux intervenir à la suite de ce genre de tragédies.» La souveraineté inquiète la classe politique américaine PRESSE CANADIENNE indépendance (du Québec) r va ajouter une importante dose d\u2019incertitude dans les secteurs de coopération® et «toute perturbation économique au Nord» serait ressentie aux États-Unis, indique un rapport récent du Congrès américain.L\u2019éventuelle séparation du Québec inquiète la classe politique amé- donnez ricaine, comme l\u2019indique un document de six pages récemment produit par le service de la recherche du Congrès à l\u2019intention des hommes politiques de Washington.Le document en est toutefois un d\u2019orientation et ne reflète pas nécessairement la position officielle de la Maison blanche ni du département d\u2019État.Une copie a été obtenue par le réseau de télévision TVA.Là où le chef péquiste Jacques Parizeau se veut le plus rassurant, sur le plan économique, le document ne peint pas la situation en rose.«Toute perturbation économique au Nord pourrait provoquer une onde qui serait ressentie aux États-Unis.» «Les ajustements économiques à court terme pourraient avoir un impact pénible et coûteux sur les activités commerciales des trois pays», avertit-on dans un langage diplomatique.Depuis une quinzaine d\u2019années, les Américains marchent sur des œufs et ne veulent surtout pas don- ner l\u2019impression de se mêler de la politique interne du Canada.Les propos ne sont pas alarmistes, fait remarquer le commentaire du réseau TVA, mais les auteurs du texte laissent quand même voir l\u2019inquiétude des Américains.Les sénateurs et les représentants de la chambre pourront prendre connaissance du document d\u2019orientation à la veille du dévoilement du plan d\u2019action du premier ministre Parizeau.Les auteurs du document mentionnent aussi que Washington voudra maintenir de bonnes relations avec un Québec souverain et un Canada diminué.Jacques Parizeau a souvent dit de ses conversations avec le personnel politique américain qu\u2019elles étaient bigrement intéressantes et le laissaient optimistes.La lecture du document en question semble toutefois laisser croire que tout le monde n\u2019a pas été convaincu par le chef péquiste.BUDAPEST Les Russes rechignent SUITE DE LA PAGE 1 résolution sur la Bosnie montrant ainsi son mécontentement face à la stratégie occidentale dans ce conflit.Les Russes craignent une nouvelle division de l\u2019Europe après un élargissement de l\u2019OTAN.Ils voudraient un renforcement de la CSCE, seul forum pan-européen où ils sont activement présents.Ils souhaiteraient y jouer un rôle dirigeant en ce qui concerne leur «étranger proche», les anciennes républiques ex-soviétiques.Moscou a proposé à la réunion préparatoire du sommet, qui siège depuis plus de huit semaines à Budapest, un document pour un «nouveau modèle de la sécurité pan-européenne pour le 21e siècle».Les Occidentaux sont prêts à en discuter, à condition que cela ne mette pas en cause l\u2019OTAN, l\u2019ÜEO (l\u2019Union de l\u2019Europe occidentale) ou d\u2019autres organisations.À l\u2019exception de l\u2019ex-Yougoslavie, pratiquement tous les conflits et tensions dans lesquels la CSCE intervient déjà ou serait appelée à intervenir concernent l\u2019ancien empire soviétique: Estonie, Lettonie, Géorgie, Moldova, Tadjikistan, Ukraine.Les Russes rechignent sur deux mécanismes de maintien de la paix que la CSCE veut développer.L\u2019un regarde le conflit au Nagomy Karabakh entre les deux républiques ex-soviétiques de l\u2019Arménie et de l\u2019Azerbaïdjan qui a fait plus de 20 000 morts.La CSCE veut envoyer une véritable force internationale de 3300 hommes, une sorte de Casques bleus de la CSCE, dans cette enclave à majorité ethnique arménien- ne en Azerbaïdjan avec l\u2019aval des Arméniens, des Azerbaïdjanais et des Arméniens du Nargorny Karabakh.Pour la CSCE c\u2019est une «opération-test» pour sa capacité de maintien de la paix.Les Russes, qui y sont opposés, estiment que la CSCE n\u2019a pas les moyens ni l\u2019expérience requises pour une telle opération dans cette région.Le deuxième mécanisme de la CSCE consiste à confier à une «partie tierce» une opération dans une zone de conflit.Cette «partie tierce» pourrait être la Russie avec des pays de la Communauté des États indépendants (CEI).Mais la CSCE ne veut absolument pas accorder un blanc seing à Moscou.Une solution pourrait venir des présidents eux-mêmes, en particulier Bill Clinton et Boris Eltsine.En revanche, l\u2019un des documents majeurs du sommet, le «code de conduite», est acquis.Il s\u2019agit de normes pour un contrôle politique et démocratique des forces armées, en particulier pour leur utilisation à l\u2019intérieur d\u2019un pays.La CSCE, née il y a 19 ans en pleine guerre froide, devrait changer d\u2019autre part de nom pour devenir «Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe».Ce n\u2019est pas simplement cosmétique, estiment des diplomates occidentaux, car elle devra acquérir une nouvelle capacité légale.Jusqu\u2019à présent, les diplomates qualifiaient la CSCE de «processus».Après le prochain sommet en 1996 à Lisbonne, les sommets seront plus espacés dans le temps et n\u2019auront lieu que tous les trois ou quatre ans.Ils étaient organisés jusqu\u2019à présent tous les deux ans.BOUCHARD Message d\u2019Alain Juppé SUITE DE LA PAGE 1 midi, principalement pour saluer l\u2019épouse de M.Bouchard.C\u2019est Audrey Best qui aurait tenu le reste de la famille informée de l\u2019état de santé de son mari, et tout ce monde semble désormais assuré que M.Bouchard est non seulement hors de danger, mais bien engagé vers le rétablissement.Dès vendredi, le médecin traitant de l\u2019homme politique, le Dr.Patrick D\u2019Amico, affirmait que son patient devrait pouvoir retourner à la vie publique au printemps prochain, avec l\u2019aide d\u2019une prothèse.Le même jour, les médecins de Saint-Luc avaient procédé aux changements des pansements et au traitement des plaies de M.Bouchard.La phase de réparation de la maladie, soit le traitement des plaies, sera suivie d\u2019une phase de réadaptation en physiothérapie de trois ou quatre mois.Enfin, les témoignages d\u2019appui ont été transmis à M.Bouchard au cours de la journée de dimanche.Ainsi, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a fait parvenir hier un message d\u2019encouragement au chef du Bloc québécois, par l\u2019intermédiaire de l\u2019ambassade de France à Ottawa, «Monsieur le président, j\u2019ai appris avec émotion l\u2019épreuve que vous subissez, dit ce communiqué.Je souhaite vous adresser mes vœux les plus chaleureux de prompt rétablissement et j\u2019espère vivement avoir prochainement le plaisir de vous revoir afin de poursuivre la discussion que nous avions engagée lors de votre visite à Paris en mai dernier.» D\u2019autre part, plusieurs personnes interrogées se sont dites confiantes dans le fait que M.Bouchard reviendrait à la politique active dès qu\u2019il le pourrait.«Nous sommes sûrs qu\u2019il mettra toute son énergie et son opiniâtreté à se rétablir pour être en mesure de me- ner, avec nous, le dernier grand combat dont il parlait il y a quelques jours, celui de la souveraineté du Québec», ont dit les dirigeants de la Fédération des travailleurs du Québec, soit le président Clément Godbout et son secrétaire général Henri Massé.La Fédération des travailleurs du Québec, a également émis hier un message de sympathie au défenseur de la souveraineté du Québec à Ottawa.«Notre ami et compagnon de lutte Lucien Bouchard a désormais deux grands combats à gagner.: le premier pour recouvrer la santé, le deuxième pour faire du Québec un pays souverain», dit ce communiqué.La FÎT), a précisé qu\u2019elle avait appuyé le Bloc lors des dernières élections, précisant que M.Bouchard «comme René Lévesque, il a su gagner l\u2019affection de tout un peuple et, en particulier, des travailleurs et des travailleuses que nous représentons».Les deux dirigeants de la centrale syndicale ont fait ces déclarations au nom des 450 000 membres de la FTQ.De son côté, le président du Mouvement souverainiste du Québec, Ivano Vellone, s\u2019est dit lui aussi assuré que le chef du Bloc québécois reviendrait sous peu à la politique active, même si la décision ultime revenait, bien sûr, à M.Bouchard lui-même.Le mouvement souverainiste du Québec, qui célébrait hier l\u2019anniversaire de la rébellion des patriotes du Bas -Canada en 1837, et qui regroupe près de 2000 membres, a fait signer hier d\u2019immenses cartes de souhaits de prompt rétablissement à l\u2019attention de M.Bouchard.Ces cartes, signées par plus de 200 personnes, ont été acheminées aux gardes de sécurité de l\u2019hôpital Saint-Luc dans l\u2019après-midi.Toute la fin de semaine, une banderole affichant les mots «Que l\u2019on continue», à l\u2019intention de M.Bouchard, est demeurée déroulée sur le mur du restaurant le Vieux Munich, boulevard René-Lévesque, devant l\u2019hôpital Saint-Luc.À Québec, les nouveaux députés font l\u2019apprentissage du métier KATIA GAGNON PRESSE CANADIENNE Québec \u2014 Mardi dernier, elle a fait son entrée à l\u2019Assemblée nationale pour la première fois après avoir tenté \u2014 sans succès \u2014 de se faire élire comme députée à quatre reprises depuis les élections de 1976.Louise Beaudoin la voulait, sa place de députée.«C\u2019est le triomphe de la détermination», lance la ministre des Affaires canadiennes du cabinet Parizeau.«Ça fait 18 ans que j\u2019essaie de prendre mon siège de députée.J\u2019ai été accrochée à cette idée-là comme c\u2019est pas possible.C\u2019est un couronnement.» Pourtant, elle a été ministre des Affaires internationales sous le gouvernement Lévesque, présidente du comité du NON lors du référendum sur l\u2019accord de Charlottetown, déléguée du Québec à Paris.Malgré cet imposant curriculum vitae, les électeurs de Chambly lui ont fait subir la défaite électorale à quatre reprises.«Avant d\u2019être ministre, on est député.Être ministre comme je l\u2019ai été pendant deux mois (sans être élue), ça n\u2019avait pas vraiment de signification, dit-elle.J\u2019ai fait une campagne acharnée pendant quatre ans.Battre Mme (Lucienne) Robillard, ça n\u2019a pas été facile.» Louise Beaudoin était loin/d\u2019être la seule à avoir des papillons dans l\u2019estomac mardi dernier.Près de la moitié des parlementaires faisaient leur entrée pour la première fois dans l\u2019impressionnante enceinte de l\u2019Assemblée nationale.«C\u2019est une responsabilité énorme que de représenter, seul, près de 260 000 Québécois», souligne le chef de l\u2019Action démocratique, Mario Dumont, le cadet des parlementaires et seul député de sa formation politique.L\u2019ADQ a cependant récolté près de sept % des votes à l\u2019échelle du Québec le 12 septembre dernier.La même émotion était sur bien des visages, mardi dernier.Les députés cherchaient leur place sur les banquettes, allaient saluer les adversaires d\u2019en face, se familiarisaient avec le décorum et les procédures.«J\u2019ai avant tout pensé aux citoyens de mon comté, souligne David Cliche, député péquiste de Vimont.Je me suis senti énormément de poids sur les épaules pour relever l\u2019honneur des politiciens.» «J\u2019étais à la fois très enthousiaste et très inquiet, car il faut absolument que je contribue, dans les prochaines années, à redonner confiance en la politique aux citoyens.Sinon, on est sur le bord d\u2019une crise majeure», af-firme-t-il.David Cliche est un autre membre du PQ qui œuvre dans l\u2019ombre depuis de nombreuses années.Candidat défait aux élections de 1989, il est le principal rédacteur des chapitres sur l\u2019énergie, l\u2019environnement et les autochtones du programme du Parti québécois.«Mais, dit-il, rien ne remplace la récompense de nos commettants: nous avoir élu.Impossible de qualifier cette sensation.C\u2019est l\u2019aboutissement de plusieurs années de travail.» La députée libérale de Jean-Talon, Margaret Delisle, savourait d\u2019autant plus sa victoire qu\u2019elle n\u2019a gagné son siège que par 24 voix.Opposition oblige, elle entre à l\u2019Assemblée nationale dans un esprit nettement plus belliqueux que ses vis-à-vis péquistes.«Je m\u2019attends à un mandat de surveillance du gouvernement: j\u2019ai l\u2019intention de suivre particulièrement le dossier de l\u2019assainissement des finances publiques.Il y a beaucoup de pain sur la planche», lance-t-elle.Un séjour dans l\u2019opposition recèle cependant des avantages incontestables.Lorsqu\u2019on a demandé à Mme Delisle \u2014 une néophyte de la politique provinciale \u2014 si elle aurait des problèmes à faire sa place aux côtés des habitués de l\u2019Assemblée nationale, elle a répliqué, tout sourire: «Lorsque je consulte mon caucus, dans la région de Québec, je sors toujours gagnante.» Rappelons que Mme Delisle est la seule députée libérale de la région de la Capitale.FONDATION T QUEBECOISE DU CANCER 2075, rue de Chomploin, Montréal (Québec) H212TI Téléphone : 527-2194 LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS H ADMINISTRATION : (514)9*5 3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985 3344 (514) 9*5 3344 (514)985 3399 1 800 363 0305 SERVICE DES ABONNEMENTS t« \u2022\u2022»*« Je tthiiti DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 ZZSXÏEÏ\tMontréal\t(514) 985-3355 pwf ta ekoteeattti autan.\tExtérieur (sans Irais) 1 800 463-7559 A1C "]
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