Le devoir, 17 décembre 1994, Cahier A
[" Vol.LXXXV N o 2 !) t v y F 0 N I) E 19 10 i LIVRES Les beaux livres: un festin pour pupilles et papilles PAGE D 1 PERSPECTIVES M 0 N T li K A I.I.E S S A M E I) I I E T I 8 I) E (' E M 15 li E !) il (' A II I K I! S - (I S T l\u2018 S MONTRÉAL Sauvons Montréal distribue ses prix citron PAGE A 3 L'ÉCONOMIE CBRS abaisse la cote de crédit du Québec PAGE B 1 LES ARTS Le réseau de Vinfo: c'est (presque) parti! PAGE C 1 Réseau de la santé Fronts chauds Pendant que le torchon brûle à Québec, la controverse entourant la légitimité du projet péquiste de souveraineté s\u2019est, faute de carburant médiatique et parlementaire, assez rapidement éteinte à Ottawa.Mais la guerre référendaire continue de couver sous le manteau de dossiers qui ne sont «sectoriels» qu\u2019en apparence.JL Jean Dion ême sous les mitraillages de questions les plus intenses, jamais les dirigeants fédéraux ne sont allés jusqu\u2019à remettre explicitement en cause la légalité de la démarche du gouvernement du Québec.On l\u2019a qualifiée d\u2019antidémocratique et la question référendaire a été jugée malhonnête, certes, mais ces considérations sont politiques.Ottawa a pris bien soin de rester en deçà du terrain miné du droit.Miné, parce que des années de tergiversations au sommet n\u2019ont pas réussi à effacer des esprits l\u2019avis de la Cour suprême sur le rapatriement unilatéral de la Constitution demandé par Pierre Trudeau en 1980.S\u2019en souvient-on, le plus haut tribunal du pays avait émis un verdict de légalité mais d\u2019entorse aux conventions, qui devait ouvrir la voie aux alliances, mésententes et autre «nuit des longs couteaux» que l\u2019on sait.Aujourd\u2019hui, il est clair que le gouvernement fédéral ne veut pas d\u2019une telle partie de poker juridique, ni même y faire allusion indirectement en parlant de légalité.Parce que ce serait faire le jeu de Preston Manning.Parce qu\u2019il y a le précédent de la participation d\u2019Ottawa au référendum de 1980.Mais aussi parce que la contestation du droit à l\u2019autodétermination, peu importent ses fondements, risquerait de se retourner, aux urnes, contre ses auteurs.Jeudi, le ministre de la Justice Allan Rock a mieux que quiconque résumé la position d\u2019Ottawa.Le projet de Jacques Parizeau est certainement anticonstitutionnel, mais dans ces «détails techniques» ne se retrouve pas la vraie question; il est beaucoup plus important de savoir ce que les Québécois en pensent.On fera donc la bataille sur le terrain.Sur le terrain.Et sûr de la victoire, comme le proclame Jean Chrétien.Mais cette certitude affichée n\u2019empêche pas que l\u2019on commence à distribuer les coups à gauche et à droite, au jugé, au gré des événements et à partir de considérations parfois éminemment douteuses.C\u2019est vrai des deux côtés.L\u2019horizon référendaire laisse déjà voir la présence de fronts chauds qui n\u2019ont rien pour rehausser la qualité du débat.Comment qualifier autrement le chassé-croisé abracadabrant, confinant au ridicule, qui entoure l\u2019avenir du Collège militaire royal de Saint-Jean?Et comment décrypter autrement les récents propos du ministre des Finances Paul Martin relativement aux effets de la situation québécoise sur les taux d\u2019intérêt?Symbole au départ, le CMR est devenu l\u2019acteur principal d\u2019un véritable vaudeville.Imaginez: les deux parties s\u2019entendent pour discuter d\u2019une proposition soumise par un tiers \u2014 en l\u2019occurrence le maire de Saint-Jean \u2014, mais chacune est aussi d\u2019accord pour acçuser l\u2019autre de ne pas l\u2019être! A ce qu\u2019on sache, Québec a fait son deuil d\u2019un maintien de la vocation militaire du Collège.Mais voilà, il a gagné un étalement dans le temps de la démilitarisation suffisamment important pour accommoder son échéance référendaire et éventuellement transformer le CMR en université de la petite armée du Québec souverain.Alors il crie victoire, maladroitement, avant la fin du match.Alors Ottawa «le prend personnel» et retire ses billes; l\u2019adversaire n\u2019a évoqué qu\u2019une possibilité bien réelle, mais le seul fait de l\u2019envisager donne de l\u2019urticaire.C\u2019est du Voltaire à l\u2019envers.Je suis d\u2019accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ne puissiez pas le dire.Retour à la case départ pour cause de lèse-fédéralisme flexible.Quant à M.Martin, sa sortie attribuant la flambée des taux d\u2019intérêt aux séparatistes et à leur prétendu refus d\u2019attaquer le déficit a de quoi étonner.Dans quel budget péquiste a-t-il décelé une pareille tendance?Bien sûr, la fameuse incertitude entourant l\u2019avenir du Québec n\u2019aide pas, non plus qu\u2019une annonce, comme celle qu\u2019a faite Jean Campeau, d\u2019un déficit record de 5,7 milliards $.Mais M.Martin se rappelle-t-il qu\u2019il avait lui-même, un mois après sa nomination, parlé d\u2019un trou de près de 46 milliards $, alors que c\u2019était en fait 42, et quq son premier budget ne devrait le réduire qu\u2019à 39?A qui est vraiment la faute?Des échanges de ce genre \u2014 il y en aura d\u2019autres \u2014 font partie du jeu, et ils démontrent que tous les arguments seront bons pour arracher un point, semer un doute, gagner un pouce.Le débat sur la légalité semble, du côté fédéral, écarté.Celui sur la légitimité, mis sous le boisseau.Reste à voir ce qu\u2019on fera de celui sur le bon sens des citoyens.L\u2019hiver sera chaud au front, et on risque de manquer de têtes froides.INDEX Agenda.C8 Avis publics .B14 Classées.B15 Culture.Cl Economie.B1 Éditorial.Al 4 Le monde.B9 Mots croisés.BI4 Lps sports.Blfi M É T É O Montréal Faible neige intermittente débutant le matin.Max:-1 Québec Nuageux avec éclaircies.Max: -4 Détails m B 15 Compressions de 130 millions $ à Montréal La Régie de la santé n\u2019exclut, pas la fermeture d\u2019un hôpital ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le mot d\u2019ordre du gouvernement Parjzeau de sabrer 1,4 milliard dans les dépenses de l\u2019Etat en 1995 entraînera des compressions d\u2019environ 130 millions dans le seul réseau de la santé à Montréal.Des compressions telles que l\u2019on n\u2019exclut pas la fermeture d\u2019un hôpital et le regroupement d\u2019autres institutions.Tel est du moins le message d\u2019austérité qu\u2019a livré le di- recteur de la Régie régionale de la Santé et des Services sociaux de Montréal-centre, Marcel Villeneuve, aux membres de son conseil d\u2019administration cette semaine.Ce vent de compressions à venir découle de la politique de croissance,zéro annoncée récemment par le Conseil du Trésor.A la suite d\u2019une rencontre entre les représentants de la régie de Montréal et la présidente du Conseil du Trésor, Pauline Marois, il a été estimé que l\u2019impact de cette politique pourrait s\u2019élever à quelque 130 millions pour les établissements de santé à Montréal.L\u2019équivalent du budget d\u2019un gros hôpital universitaire.«Ça représente un effort budgétaire important car, l\u2019an dernier, les compressions entraînées par le Défi Qualité Performance des libéraux atteignaient 63 millions.C\u2019est une somme deux fois plus plus importante dont il s\u2019agit cette fois-ci», a insisté hier M.Villeneuve.L\u2019ampleur du défi est telle qu\u2019on a déjà simulé des scénarios-catastrophe n\u2019excluant iras la fermeture d\u2019un hôpi- VOIR PAGE A 16: SANTÉ Æm Liste électorale informatisée Les libéraux craignent de perdre des milliers de votes MICHEL VEN NE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les libéraux craignent que la mise en œuvre du projet =f= de liste électorale informatisée, proposé par le gouvernement, n\u2019entraîne la défection de dizaines, voire de centaines de milliers d\u2019électeurs immigrants, privant ainsi le camp fédéraliste de précieux appuis lors du prochain référendum.L\u2019un d\u2019eux, le député de Lafontaine, Jean-Claude Gobé, a d\u2019ailleurs reconnu au cours du débat sur ce projet de loi que quelqu\u2019un puisse «oublier» que pour avoir le droit de voter, il faille être citoyen canadien.M.Gobé juge que ces cas sont exceptionnels et ne croit pas que l\u2019on doive modifier la loi pour les pourchasser,.A cause de leurs craintes pour le vote immigrant et parce qu\u2019ils estiment que l\u2019adoption de ce projet de loi doit être précédée d\u2019une consultation élargie, les libéraux ont voté contre le principe du projet de loi 40, hier, et ont pris des mesures dilatoires pour éterniser la reprise du débat sur ce projet de loi, qui doit se poursuivre lundi.Par tradition, les lois touchant le processus électoral sont toujours adoptées à l\u2019unanimité.La députée de Marguerite-Bourgeois, Liza Frulla, évoque le chiffre de 300 000 immigrants qui pourraient «hésiter» à s\u2019inscrire sur la liste électorale si la méthode suggérée par le gouvernement est retenue.Québec propose de créer une liste permanente, mise à jour électroniquement grâce au registre d'adresses de l\u2019assu-rance-maladie.Mme Frulla, tout comme plusieurs autres députés de l\u2019ouest et du nord-est de Montréal, où est concentrée une large part de la population allophone, croit que plusieurs immigrants pourraient avoir peur d\u2019une liste informatisée, surtout s\u2019ils sont originaires de pays où le fichage de population est un moyen de surveillance policière.VOIR PAGE A 16: VOTES ACTUALITÉS Les filles devancent les garçons en écriture et en lecture PAGE A 4 Le député libéral Jean-Claude Gobé reconnaît qu\u2019on puisse «oublier» qu\u2019il faille la citoyenneté canadienne pour voter Devant Dieu et les caméras ILLUSTRATION: SERGE CHAPLEAU Chicane de paparazzis autour des noces d\u2019une mégastar SYLVAIN CORMIER Les avocats du groupe Québécor avaient revêtu hier leurs complets trois-pièces de combat pour que les journalistes et photographes attitrés et accrédités de diverses publications (Le Journal de Montréal, U Journal de Québec, Echos-Vedettes, Hebdo-Vedettes et Le Lundi) puissent se battre en première ligne au mariage tant attendu de la reine Céline Dion et de son Baronet-gérant René Angélil.Le groupe de presse dirigé par Pierre Péladeau, qui tartine depuis des années sa mie avec le beurre que lui offrait constamment la plus célèbre chanteuse québécoise au monde, s\u2019est trouvé bien marri devant les miettes que lui laissait le contrat d\u2019exclusivité conclu entre le futur époux et l\u2019éditeur concurrent Claude Charron (qui publie les hebdos 7Jours et Dernière Heure).Tel qu\u2019annoncé en page deux du Journal de Montréal, hier, l\u2019armée légale de M.Péladeau présentait en après-midi une injonction interlocutoire en Cour supérieure du Québec, arguant que le contrat passé entre le couple et un seul et unique groupe de presse «est une entrave à la liberté d\u2019information et viole les principes du droit à l\u2019information».Pendant que les policiers de Montréal s\u2019apprêtaient à bloquer des sections du Vieux-Montréal, que les bedeaux de Notre-Dame polissaient leurs cloches, que les sbires engagés par Angélil déployaient le plus étanche filet de sûreté, que Radio-Canada affûtait ses caméras et pointait ses satellites, et que 200 journalistes venus de VOIR PAGE A 16: NOCES Le temps joue contre Eltsine La Russie est prise dans un bourbier tchétchène qui risque de s'enflammer Détente, hier, sur le front tchétchène: le pouvoir russe comme les peuples de la région expriment leur sympathie aux Tchétchènes, sur responsables de la république sécessionniste du Caucase ont accepté fond de lourd contentieux historique (voir également page B 9), le d\u2019appeler à un cessez-le feu (voir page B 9).Pendant que les autres pouvoir moscovite se débat dans un véritable imbroglio.PAULE ROBITAILLE CORRESPONDANTE DU DEVOIR A MOSCOU Pendant que l\u2019armée russe entreprend l'une de ses aventures les plus ambitieuses depuis la guerre d\u2019Afghanistan, le commandant en chef de l\u2019armée, le président du pays, est à l\u2019hôpital et récupère d'une opération mineure au nez.Son absence perdure depuis le début de l'intervention en Tchétchénie, depuis une semaine.Ainsi, le pouvoir en Russie a quelque chose d'im- palpable.Depuis le début de la crise tchétchène, les froides déclarations du bureau du président, rendues publiques par l\u2019entremise de l\u2019agence russe Itar-Tass, ont la saveur d\u2019une époque révolue.«Nous vivons dans une Russie toujours dominée par les lois de l\u2019URSS, explique Sergei Ozno-bitchev, un expert militaire.En Union soviétique, toutes les décisions étaient prises par le Soviet, un conseil.Aujourd\u2019hui, c\u2019est pareil.» Le monde du Kremlin est.plus que jamais, un univers opaque.La «cour» du président Eltsine est vaste et pleine de rivalités.Plusieurs experts militaires estiment que le président Eltsine a été entraîné de fil en aiguille dans cette folle aventure.Selon M.Oznobitchev, l\u2019opération est une version ratée des événements qui ont conduit à l'invasion de l'Afghanistan dans les années 70.Le président tchétchène Djokhar Doudaïev et son obstination de faire de la Tchétchénie un État .indépendant dérangent.Fermer les yeux sur la situation est perçu comme un signe de faiblesse par VOIR PAGE A 16: ELTSINE ' v.y,-.' ! ïi~rïr* ! il rrt, * i; ».i m r i' « rij, />\t., \u2022>\t« r i\" .1 .) S5M5È mm 1KUJ.U.wmm ANAI.YSP.DIS VÈNTES DP, SERVICES INTERURBAINS u i lient Économies H T4I.plus freque Tot.admis.8I9-.SS.S-2716 514-555-0501 202-55S-3062 15.40 Forfait Interurbal INTPRMAX' ¦ TÉI.ÉPI.US OUTRS 1 NIERA Ml ONT./C octobre novembre juillet ./î 'i- ¦ 2- 7' Passer au petit écran peut être payant.Vous pourriez économiser gros sur vos interurbains L'interurbain Bell plan d'économie sur mesure et vous diront même en appelant au 1 800 668-BELL.À l'aide du Programme FRIC (frais réduits d'interurbain pour nos clients), nos conseillers verront défiler vos appels des derniers mois à leur écran et en feront une analyse gratuite.Ils vous proposeront ensuite un au dollar près combien vous pourriez économiser! 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nouvelle immatriculation.une taxe à l\u2019usage, dans le but de financer des travaux visant à relier ses pistes cyclables.Le tiers de l\u2019argent amassé ira à la construction des nouvelles pistes, le reste à l\u2019entretien.«Nous avons des objectifs louables, soutient Michel Fréchette, communicateur au service du maire Vaillancourt.Nous prenons cet ar-gent-là et nous l\u2019utilisons pour le vélo.» «La pratique du cyclisme est déjà hasardeuse dans une ville pensée pour l\u2019automobile, taxer les vélos est mettre une contrainte de plus à sa pratique», écrit François Vermet-te.membre du conseil d\u2019administration du Monde à bicyclette, un groupe qui fait la promotion du vélo depuis une vingtaine d\u2019années.La Ville de Laval espère que l\u2019immatriculation obligatoire des | vélos réussira à aider la police à identifier les vélos volés quelle retrouve.Le Monde à bicyclette croit, au contraire, que si l\u2019immatriculation n\u2019est pas instaurée dans tout le Québec, elle est inefficace.Le monde à bicyclette songe à faire des représentations auprès du gouvernement pour qu\u2019il retire aux municipalités le pouvoir de taxer la bicyclette.Sauvons Montréal distribue ses prix d\u2019architecture et d\u2019urbanisme Presque des oranges, beaucoup de citrons CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR /y uiconque est allé se promener W sur le sentier de l\u2019escarpement delà montagne, cet automne, a sans doute remarqué à quel point le spectacle était admirable.Plus que la construction architecturale, c\u2019est la nature qui est mise à l\u2019honneur à cet endroit Et avec les parcs de cinq écoles de quartier de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM), ce sentier a obtenu hier une mention honorable pour le prix orange d\u2019architecture et d\u2019urbanisme de la ville de Montréal, accordé par l\u2019organisme Sauvons Montréal.On ne parle que d\u2019une mention, parce qu\u2019il n\u2019y a eu aucun prix orange cette année, les membres du jury n\u2019ayant jugé aucun édifice montréalais digne de l\u2019appellation de chef-d\u2019œuvre.En fait, on parlait plutôt hier d\u2019oranges vertes et de citrons amers, en mentionnant que plusieurs projets d\u2019urbanisme et d\u2019architecture étaient encore à l\u2019état de développement à la Ville de Montréal.Ainsi, le jury, qui est composé de huit personnes dont trois architectes, a offert quatre prix citrons et d\u2019une mention déshonorable, à des constructions, des démolitions et des abandons de programmes et d\u2019édifices relevant de la Ville de Montréal.En première place dans le déshonneur, le nouveau Club Price, situé au 1015, rue du marché Central, a été qualifié de banquise par le chroniqueur Daniel Pinard, membre du jury.«Les journalistes qui se sont présentés n\u2019ont pas trouvé l\u2019endroit», a précisé M.Pinard.Egalement, la démolition du pont du CN à Saint-Henri, s\u2019est attirée les foudres du jury de Sauvons Montréal.On voit là la disparition d\u2019un témoin-clef de l\u2019histoire montréalaise, et le symptôme d\u2019une absence de planification de la Ville de Montréal, en ce qui a trait à la préservation du patrimoine naval et ferroviaire du canal Lachine.La demande de démolition par Récemment, chez Chrysler, nous nous sommes permis une grosse minute de répit pour savourer la bonne nouvelle.CHRYSLER CANADA ô 800 361-3700 1995 sonnera-t-elle le glas de la CUM?Peter Trent veut fêter à sa façon le 25e anniversaire de la Communauté: procéder à son démantèlement PHOTO JACQUES NADEAU LES HORDES DE CONSOMMATEURS se font toujours attendre dans les grands magasins qui multiplient pourtant soldes et ventes à tout casser.Les marchands accusent la persistance du beau temps jusqu\u2019à la fin novembre et l\u2019arrivée tardive de la neige d\u2019être à la source du peu d\u2019engouement des gens pour faire leurs emplettes de Noël.Grosso modo, le coup d\u2019envoi du magasinage des Fêtes a été donné deux semaines plus tard que d\u2019ordinaire, mais devrait atteindre un crescendo inégalé la semaine prochaine.Prêts pour la corrida?KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR En 1995, la Communauté urbaine de Montréal ne pourra pas se limiter à célébrer son 25\u2018 anniversaire d\u2019existence.L\u2019heure est au démantèlement pour un nouvel ordre régional.Et à la tête de ce mouvement se trouve Peter Trent, maire de West-mount et président de la Conférence des maires de la banlieue de l\u2019île de Montréal.M.Trent entend d\u2019ailleurs orchestrer ce grand remue-ménage dès le début de la nouvelle année.M.Trent est d\u2019autant plus pressé que le gouvernement du Québec a clairement annoncé son intention de transférer aux municipalités bon nombre de nouvelles responsabilités.Hier, le ministre des Affaires municipales, Guy Chevrette, annonçait aux membres de la Table Québec-municipalités, la formation de quatre groupes de travail qui analyseront la fiscalité et les structures, l\u2019allègement des contrôles, le développement économique ainsi que lç dossier social et communautaire.A la fin du printemps, un rapport devrait éclairer Québec quant aux pouvoirs à décentraliser.Entre-temps, M.Trent mettra en branle son propre processus de consultation pour créer un consensus au cœur de Montréal puisque l\u2019enjeu de la décentralisation des pouvoirs est intimement lié à l\u2019avenir des structures qui auront à assumer ces nouvelles charges.Ira région de Montréal est donc acculée à développer rapidement une véritable solidarité.Dans cette foulée, la Conférence organise à la fin de janvier prochain, un débat entre les 28 maires de la banlieue sur le second souffle à donner à la CUM ou même le sabordage pur et simple.«On ne peut pas parler de changer une structure en tant que membres de cette structure.Ira débat ne doit d\u2019ailleurs pas se limiter aux partenaires de la CUM», soutient M.Trent Après cette étape, ce dernier entreprendra des discussions avec les maires de Montréal, de Laval et ceux de la Rive-Sud.Déjà, Pierre Bourque se dit convaincu qu\u2019il faut donner un coup de barre majeur au sein de la CUM.Joint au téléphone hier, le ministre Guy Chevrette s\u2019est montré ouvert à cette concertation.«Je n\u2019interférerai pas dans la démarche du monde municipal.S\u2019ils ont des propositions, je suis prêt à les entendre et les analyser», a-t-il diL Pour Peter Trent, la CUM «est un organisme des années 1960 qu\u2019il faut changer de façon radicale».«Il y a actuellement une certaine confusion.La CUM n\u2019est ni un palier de gouvernement ni un organisme de services.A Toronto, c\u2019est un véritable niveau de gouvernement puisque les représentants sont élus au suffrage universel», explique M.Trent.En effet, la population des 29 municipalités membres de la CUM, n\u2019élit pas ses représentants qui gèrent pourtant des fonds publics, soit près de 1,4 milliard de dollars par année.En contre- Peter Trent partie, la CUM ne peut taxer directement les contribuables.L\u2019exercice proposé par Peter Trent consiste à sciuter à la loupe toutes les activités de la CUM.«Il faut avoir le courage de remettre en question la façon de donner des services et par qui ils sont livrés, explique-t-il.D\u2019abord, il faut définir les services dont on a besoin et après, essayer de formuler une structure pour livrer ces services.Dans l\u2019entreprise privée, c\u2019est ce qu\u2019on faiL On détermine le produit et ensuite on bâtit l\u2019usine pour fabriquer le produit».C\u2019est ainsi que M.Trent préconise le retour du service d\u2019évaluation, centralisé actuellement à la CUM, entrp les mains de chaque municipalité.A l\u2019inverse, mais toujours au nom de l\u2019efficacité, considère que les services de transport en commun devraient être fournis régionalement.«C\u2019est d\u2019ailleurs de plus en plus difficile de justifier qu\u2019il y ait trois sociétés de transport dans la région (STCUM, STL et STRSM) », estime-t-il.De la même façon, la promotion et le développement économique devraient être régionalisés.Il y aurait des dédoublements absurdes, selon lui.Par exemple, sur la Rive-Sud, une ville possède un budget X pour le développement économique, la MRC dont est membre la même ville également, ainsi que le regroupement des MRC de la région.«Ça donne un message incohérent à nos investisseurs potentiels», indique Peter Trent Ce dernier prône toutefois le retour des services de police à une échelle locale, en maintenant centralisés les seivices spécialisés (escouade anti-émeute).PHOTO JACQUES GRENIER Les membres du jury de Sauvons Montréal ont décerné hier leurs prix orange et citron.Sur la photo, on peut voir des membres du jury accompagnés des lauréats des mentions orange.abandon du cinéma York, par son propriétaire, le centre Guy Inc.s\u2019est aussi mérité un prix Citron cette année.Qualifié de merveille de l\u2019art-déco par les juiys, le York et l\u2019édifice qui l\u2019abrite ont été construits en 1938.Le jury rappelle qu\u2019une entente avait pourtant été conclue entre les promoteurs et la Mille de Montréal en 1988, pour préseiver le cinéma.Enfin, sous l\u2019angle administratif, l\u2019abolition des mécanismes de consultation publique par l\u2019équipe du nouveau maire de Montréal Pierre Bourque s\u2019est valu les reproches de lequipe de Sauvons Montréal.fl s\u2019agit là de l\u2019abolition du seul outil indépendant et neutre permettant aux Montréalais d\u2019exprimer leur point de vue.Le jury souligne que toutes les villes du Québec, en-dehors de la capitale elle-même et de Montréal, ont un outil de consultation, ne serait-ce que le droit de référendum.Le prix va cependant à l\u2019abolition du mécanisme de consultation et ne s\u2019oppose aucunement, bien sûr, à la réforme de ce mécanisme.Pour ce qui est du sentier de l\u2019escarpement de la montagne, il offre un parcours qui est sécuritaire et pratique sans perdre son caractère naturel et intime, ensuite il assure la protection de sentiers non-officiels contre l\u2019érosion, en plus de permettre l\u2019observation des bois et de la nature.LE DEVOIR MONTREAL I- K I) K V OUI, I.K S S A M K I) I 17 K T I) I M A N (' Il E IS DÉ C E M B R E I !) !) I iBijoutE.\u2019lLS.GAMBARD Vente et service teclini(|uc 630-A, rue Cathcurt.Montréal, centre-ville 866-3876 -AGENT OFFICIEL ROLEX- A CTUAU TE S En lecture et en écriture Les filles finissent bonnes premières devant les garçons La différence est telle qu'elle inquiète Jean Garon À Toronto Un musée qui roule sur l'or L'exposition Barnes fait beaucoup d'heureux i.y/ msÊi PPI L>'V ¦ v?ku \\ K iiikwib\u2019xan mm iÊtm ffm niversitaire «s» I.IIIRAIRIK GUERIN UNIVKRSTTAIRK-l'QAM 335.rue Suitlle-Calherîne Ksi Montréal (Québec) Tél.: (514) 284-221(1 Télécopieur: (514) 284-1X49 I.IIIRAIRIK
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