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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1994-12-19, Collections de BAnQ.

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[" F 0 N I) E 19 10 LE DEVOIR V » I LXXXV - No 2 9 4 ?MO NT 1415 AL, LE LUN I !) I) K (' E M 15 H K !) !) (! 5 c T I» S T V g ' o r o ii I o 8 il c Stéphane Baillargeon PERSPECTIVES Le calvaire du Conseil des arts Le CAC a été malmené au cours des dernières années.Mais le pire semble encore à venir La crise couve au Conseil des arts du Canada (CAC).Encore une fois.La noble institution, fondée en 1957, est coincée entre de très sérieuses menaces de restrictions budgétaires de la part d\u2019Ottawa et les attaques non moins senties du «milieu des arts», qui réclame au contraire des crédits supplémentaires pour soutenir la création et l\u2019activité artistiques, partout au Canada.La conflit a éclaté au grand jour cette semaine, au Québec, où se déroulait la dernière étape d\u2019une consultation pancanadienne de 17 villes, organisée par le Conseil.Lundi dernier, à Montréal, plus de 350 artistes et représentants de leurs compagnies et associations ont pris à partie la présidente du CAC, Mme Donna Scott, et son directeur, l\u2019écrivain Roch Carrier.Les «subventionnés» ont reproché aux «subventionneurs» leurs processus de consultation (la direction elle-même le disait «discutable» et s\u2019en excusait).Us ont surtout répété dix et vingt fois qu\u2019ils refusaient de servir de caution à une éventuelle saignée budgétaire de l\u2019organisme.Le «milieu» de Québec a répété essentiellement la même chose mercredi.Ceux de Toronto, Vancouver et ailleurs ont aussi livré un message semblable, bien que de façon un peu moins virulente, au cours des trois dernières semaines.Ce à quoi le directeur a répliqué qu\u2019il n\u2019avait pas «d\u2019agenda caché».M.Carrier a tout de même averti qu\u2019Ottawa a demandé à son organisme, comme à d\u2019autres, d\u2019envisager des scénarios de restrictions, d\u2019ici au prochain budget fédéral, prévu pour février.Dans la pire hypothèse, les fonds annuels du CAC (environ 100 millions de dollars) seront siphonnés de 8 % par année, jusqu\u2019en 1999.Et comme tout un chacun, les artistes savent que les promesses de compressions sont parmi les rares que ûennent presque inévitablement les politiciens.L\u2019histoire se répète.En 1988, les prédécesseurs de Mme Scott et de M.Carrier, avaient joint leurs voix à celles de 24 têtes d\u2019affiches canadiennes (de Margaret Atwood à Antonine Maillet) pour réclamer 47 millions de dollars supplémentaires du gouvernement G\u2019équi-valent d\u2019une hausse de 50 % du budget).«On est au bout du rouleau», disait déjà la présidente Maurren Forester.C\u2019est finalement le contraire qui s\u2019est produit: entre le début et la fin de la dernière décennie, en dollars constants, la moyenne des subventions aux artistes a fléchi de 12 % et celle aux organismes de 42 %.L\u2019an dernier encore, de nouvelles compressions de 8,7 % du budget annuel ont été imposées au CAC.Ce qui, en fait, n\u2019économise pas grand chose.On le répète et le prouve sans cesse, le secteur des arts et de la culture est un formidable générateur d\u2019emplois et même de revenus.D\u2019ailleurs, l\u2019an dernier, une firme comptable toron-toise a montré qu\u2019une réduction de 2,021 millions de dollars des subventions artistiques avait entraîné des pertes de revenus de 2,201 millions pour les gouvernements seulement (taxes non perçues sur les spectacles annulés, prestations d\u2019assurance chômage au personnel remercié, etc.).11 y a plus, beaucoup plus.On peut aussi dire comme l\u2019homme de théâtre Jean-Pierre Ronfard que ce n\u2019est pas une question économique, bêtement utilitariste, mais profondément éthique et artistique.Quoi qu\u2019il en soit, le fameux principe du arm\u2019s length (l\u2019indépendance administrative) ne protège donc pas contre les bras d\u2019honneur du pouvoir politico-financier, qui peut aller jusqu\u2019à remettre en cause l\u2019existence même du CAC.Comme au début de l\u2019an dernier, quand le conseil a échappé de peu (par un vote au Sénat) à une fusion avec le CRSHC, le Conseil de recherche en sciences humaine du Canada.En 1991, le gouvernement conservateur a aussi songé à le saborder pour laisser le champ libre aux provinces en matière culturelle, ce qui ne plaisait pas vraiment aux artistes (même les Québécois) qui trouvent avantage à manger à deux râteliers.D\u2019ailleurs, le CAC est aussi victime sinon de son succès, du moins de celui des arts et des artistes.Des exemples?Au moment de sa création, en 1957, l\u2019organisme ne subventionnait que cinq compagnies de théâtre, alors qu\u2019il accorde maintenant son soutien à près de 200 d\u2019entre elles.Quant au nombre des orchestres soutenus, il a triplé en trente ans, passant de 10 en 1957, à 31, en 1987.Ce à quoi il faut maintenant rajouter les nouvelles disciplines (comme la trentaine d\u2019organisme voués au vidéo d\u2019art).Ou encore tous ceux qui viennent maintenant frapper à la porte du conseil pour réclamer leur part de subventions, des artistes amérindiens aux groupes ethno-culturels de la grande mosaïque canadienne.Bref, les artistes ont de plus en plus besoin du conseil.Mais par les temps qui courent, le Conseil a donc encore besoin des artistes pour tenter à nouveau de convaincre le gouvernement de cesser de le saigner.Et pour cela, les dirigeants ont donc accepté de recevoir quelques tomates symboliques, pendant quelques réunions.Ce qui ne les empêchera probablement pas de faire la «job de bras» exigée, le temps venu.Une question profondément éthique et artistique INDEX MÉTÉO Agenda \t\t.B6 Avis publics.\t.B4 \t.B4 Culture\t\t.B8 Économie\t\t.B2 Éditorial\t\t.A6 Le monde\t\t.A5 Mots croisés.\t.B4 Les sports\t\t.B5 Montréal Ciel variable.Max:-2 Québec Nuageux avec éclaircies.Max:-3 Détails en B4 L\u2019ENTREVUE Chantal Saint-Jarre, celle qui fit l\u2019expérience de la mort PAGE B 1 LES ACTUALITÉS La CSNs\u2019attaque à la sous-traitance PAGE A 3 ¦ I , CULTURE Les Colocs cassent la glace à Pigalle PAGE B 8 Les Russes bombardent Grozny Le père Noël n\u2019aura pas froid Æ 0*.¦ÊmÊËt mS8t AGENCE FRANCE-PRESSE GROZNY - Les forces russes ont bombardé Grozny la nuit dernière, montrant aux autorités de la petite république indépendantiste de Tchétchénie qu\u2019elles ne plaisantaient pas et pouvaient frapper quand elles le voulaient.Vers OlhlO locale lund, des avions russes ont lâché deux bombes sur la capitale tchétchène.A 500 mètres du palais présidentiel les vitres de plusieurs maisons ont volé en éclats et des portes ont été soufflées par la déflagration.Mais les bombes sont en fait tombées assez loin de là.Sur l\u2019imposante place du Palais, centre de la ville, sept jeunes gens seulement montent la garde, assis autour d\u2019un brasero.«Une bombe est tombée par là et l\u2019autre de ce côté», dit Iacha, montrant d\u2019abord l\u2019est, puis l'ouest de la ville, tout en continuant à manger tranquillement la brochette qu\u2019il vient de faire cuire.Quelques minutes après l\u2019explosion, une Volga se diri- geant vers le palais présidentiel s\u2019est arrêtée à la demande d'une journaliste de l\u2019AFP.«Oui, nous pouvons vous emmener.Mais attention, ne vous asseyez pas sur les grenades», lançait le chauffeur, qui se révéla être le ministre de la Culture, Amad Zakaïev, allant voir si son bureau, proche du palais, était toujours là.Dans les nies sombres, où tous les lampadaires sont éteints par mesure de sécurité depuis déjà un mois, le VOIR PAGE A 8: RUSSES Offensive tout azimut des souverainistes Mario Dumont participera à la consultation préréférendaire PAGE A 2 WOLFGANG SCHWEITZER AGENCE FRANCE-PRESSE r\tJACQUES NADEAU LE PERE NOEL est un des personnages les plus universels, comme les fées et les lutins qui peuplent l\u2019univers des enfants.Il n\u2019est donc pas étonnant de le retrouver ainsi au milieu de bambins de divers milieux ethniques.La scène se déroulait hier au Collège Notre-Dame à Montréal où Promis, un organisme qui vient en aide aux immigrants, célébrait son Noël multiethnique.SOFIA \u2014 Les électeurs bulgares ont confirmé le retour en force des anciens communistes, constaté dans plusieurs pays d\u2019Europe de l\u2019Est, cinq ans après la chute des régimes totalitaires.Pratiquement 5 années jour pour jour après le limogeage de l\u2019ancien dictateur Todor Jivkov, le 10 novembre 1989, les Bulgares ont voté massivement hier aux élections légis- Jean Videnov, latives anticipées en faveur des an- président ciens communistes, qui pourraient du PSB même obtenir la majorité des sièges dans la future assemblée de 240 élus, selon certains instituts de sondage.Tous donnent entre 42% et 44% des voix au Parti socialiste (PSB, ex-communiste), en nette progression par rapport aux 33,1% obtenus aux élections précédentes en 1991.Le principal rival du PSB, le rassemblement anti-communiste Union des forces démocratiques (UFD) a enregistré une lourde défaite avec 24% à 25,8%, soit près de 10% de moins qu\u2019il y trois ans.Pour le président du PSB, Jean Videnov, un jeune économiste de 35 ans, les électeurs ont sanctionnée «la confrontation, l\u2019incompétence et l\u2019irresponsabilité» de la politique menée par l\u2019UFD.Le président de l\u2019UFD, l\u2019ancien premier ministre Filip- VOIR PAGE A 8: BULGARIE Les ex-communistes de retour au pouvoir en Bulgarie Le tendance qui se manifeste dans toute l\u2019Europe de l\u2019Est se confirme Le secret du pays le plus sûr du monde C\u2019est grâce à sa police communautaire que le Japon jouit du taux de criminalité le plus bas du monde DANNY V EA R LE DEVOIR Tokyo \u2014 Shinjuku.Le terminal de trains et de métros le plus fréquenté du Japon.Tous les jours, 1,5 million de personnes y empruntent les passages souterrains des grands magasins d\u2019un des quartiers les plus animés de Tokyo.Postés à leur «koban», ces locaux rudimentaires caractéristiques des services policiers japonais, deux policiers observent le flot des passants.Dans les quinze minutes qui suivent, un homme pressé s\u2019y arrête pour demander sa route, une jeune femme rapporte un objet perdu, une autre vient signaler la perte d\u2019un sac, les policiers répondent à quelques appels téléphoniques.Rien de sérieux.On trouve environ 15 000 petits postes de police comme celui de la station Shinjuku à travers le Japon.Souvent occupés par un seul policier, localisé à des endroits stratégiques, bien en vue de tous, ils sont à la base du système de «police communautaire» du Japon.C\u2019est en partie grâce à eux que la société japonaise jouit du taux de cri-minalité le plus bas du monde.Des chiffres?En 1990, le Japon comptait 12 vols pour 1000 habitants.Aux États-Unis, le nombre s\u2019élevait à 53 et en Allemagne à 44.En 1986, le Canada dénombrait un total de 92 crimes graves pour 1000 habitants en comparaison des 11 crimes graves pour 1000 habitants au Japon.Mieux, la police japonaise a un taux de résolution des crimes qui frise les 90 %.Pourtant, les policiers japonais ne sont pas tellement plus nombreux que leurs homologues occidentaux.En 1993, on comptait 222 000 policiers au Japon, soit un ratio d\u2019un policier pour 559 personnes.Aux États-Unis, on compte un policier pour 379 personnes.En fait, les services de police nippons doivent leur efficacité principalement aux liens qu\u2019ils entretiennent avec la communauté.Ils ne patrouillent pas les rues des grandes villes dans des voitures suréquipées comme leurs collègues occidentaux: ils les patrouillent à bicyclette à partir des mini-postes de leur district.Les gens du quartier n\u2019hésitent pas à consulter le policier local et à le visiter dans son «koban».mini-poste de police rudimentaire qui VOIR PAGE A 8: JAPON ****«*\u2022» Un policier de quartier dans son koban: à la base du système de police communautaire.» 4 I, E I) V.V 0 I It .I.K I.I! N I) I I !) I) É C K M It It E I I) !» '1 i A 8 \u2022 LE\" \u2022 RUSSES SUITE DE LA PAGE 1 bombardement n\u2019avait pas fait sortir grand monde.Des avions continuaient à survoler la ville, mais à très haute altitude et sans nouveau larguage.C\u2019est la première fois depuis le début du conflit qu\u2019un avion bombarde la capitale et non la banlieue.En fin de journée, plusieurs bombes avaient déjà été lâchées sur la tour de télévision, à 15 km de Grozny, sans atteindre leur objectif mais touchant des maisons voisines.Ces bombardements semblent avoir un objectif autant politique que militaire.Tout le week-end aura été une longue guerre des nerfs entre le Kremlin et le président tchétchène Djokhar Doudaïev, chacun alternant propos belliqueux et nouvelles offres de négociations sans jamais répondre à celles de l\u2019adversaire.Moscou et Grozny continuent en effet à s\u2019afficher prêts à négocier, tout en étant bien décidés à ne pas céder un pouce de terrain sur l\u2019essentiel, c\u2019est-à-dire l\u2019indépendance proclamée il y a trois ans par la Tchétchénie et jarrjais acceptée pas la Russie.A Moscou, tout en rejetant la nouvelle proposition tchétchène et en indiquant qu\u2019il «ne répondra plus aux «Oui» à 97% télégrammes de M.Doudaïev», le Kremlin note paradoxalement que cela ne signifie pas qu\u2019il ne veut plus négocier.M.Doudaïev lance, de son côté, force propositions qu\u2019il sait inacceptables pour Moscou, comme l\u2019idée d\u2019un référendum sur l\u2019indépendance tchétchène.Devant cette obstination, Moscou a manifestement décidé de rappeler dimanche aux indépendantistes tchétchènes \u2014 quelques milliers de volontaires armés essentiellement de fusils-mitrailleurs et de lance-grenades \u2014 ce qui les attendait s\u2019ils ne cédaient pas.Ix>rs d\u2019une conférence de presse hier, le général Doudaïev s\u2019est moqué de l\u2019armée russe.«Hier le général Grat-chev m\u2019a envoyé un télégramme me disant que ses troupes ne tireraient pas.Et voilà, hier soir, il y encore eu des tirs.C\u2019est la preuve que l\u2019armée n\u2019exécute pas ses ordres.La preuve qu\u2019en Russie personne ne commande».L\u2019armée russe est peut-être divisée sur l\u2019utilité de la guerre en Tchétchénie, elle est peut-être moins puissante, moins rapide, techniquement moins au point qu\u2019on ne l\u2019avait cru, mais elle a montré hier que, contrairement à ce que pense M.Doudaïev, si Moscou lui donne l\u2019ordre de frapper, elle frappera.PHOTO AP nhUélilit nînmïtftiÈ fil## i *^-4'-# - iiimn U ft m §4 tîti ffgMal' Si® mil Cet habitant de la capitale tchétchène a fait hier des provisions de pain connaître Grozny, maintenant attaquée par l\u2019armée russe.en vue des jours difficiles que pourrait Ce qui sera ouvert et fermé à la Ville de Montréal pendant la période des Fêtes Tous les bureaux de la Ville de Montréal, y compris le réseau Accès Montréal, seront fermés à compter du vendredi 23 décembre et rouvriront le mercredi 28 décembre à 8h30.Ils fermeront à nouveau le vendredi 30 décembre, pour rouvrir à 8h30 le mercredi 4 janvier 1995.L\u2019hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est, sera ouvert au public le 24 décembre entre 15h et 2h, et le jour de Noël de 9h à 18h.Il sera fermé du 30 décembre 1994 au 3 janvier 1995.L\u2019exposition de Noël «La place Jé-rome-LeRoyer», dans le hall d\u2019honneur de l\u2019hôtel de ville depuis le 1er décembre, se poursuit jusqu\u2019au 21 décembre.Cette exposition a mis à contribution quelque 1 600 élèves en arts du niveau secondaire de la Commission scolaire Jérome-Le Royer.Réalisée dans le cadre du projet «L\u2019Art décolle», la reconstitution de cette place publique a été créée à l\u2019image de celles des villages d\u2019autrefois.Le grand public est invité à visiter gratuitement cette exposition du lundi au mercredi de 8h30 à 16h30 ainsi que le dimanche 18 décembre de llh à 16h.Il n\u2019y aura pas de ramassage des ordures ménagères les lundis 26 décembre 1994 et 2 janvier 1995, ni de collecte sélective des matières recyclables.Le ramassage des arbres de Noël se fera le mercredi 11 janvier 1995.Renseignements: 872-3434 ou 878-DEFI (24 heures sur 24).Les marchés publics seront fermés les 25 et 26 décembre ainsi que les 1er et 2 janvier.Pour plus de renseignements sur l\u2019horaire d\u2019ouverture des marchés pendant la période des fêtes, veuillez composer le 277-1873.Activités dans les centres culturels et scientifiques Le Biodôme, 4777, avenue Pierre-de-Coubertin, sera ouvert tous les jours durant la période des fêtes, de 9h à 18h.Les enfants de huit ans ou moins sont invités a participer au spectacle,«Mission spéciale du père Noël» («A Special Mission from Santa Claus») les samedis et dimanches jusqu\u2019au 25 décembre et tous les jours du 26 décembre au 2 janvier.Représentations à 13h, 14h,15h et 16h.Renseignements: 868-3000.La Chapelle historique du Bon Pasteur, 100, rue Sherbrooke Est, présente un concert de Noël le 17 décembre à 15 h 30.La Chapelle fermera le 17 décembre à 17h et rouvrira le 18 janvier.Renseignements: 872-5338.Le Centre d\u2019histoire de Montréal à ia place d\u2019Youville, est fermé depuis le 12 décembre et rouvrira le 28 janvier 1995.Renseignements: 872-3284.L\u2019Insectarium de Montréal et le Jardin Botanique de Montréal qui présente l\u2019exposition «Noël au Jardin», seront ouverts tous les jours pendant la période des fêtes de 9h à 18h, y compris le 25 décembre et le 1er janvier.L\u2019Insectarium est située au 4581, rue Sherbrooke Est et le Jardin Botanique au 4101, rue Sherbrooke Est Renseignements: 872-1400.Le Planétarium de Montréal qui présente le spectacle «L\u2019Etoile des Mages» («Star of the Magi») depuis le 1er décembre, sera fermé à Noël, le 25 décembre, et au jour de l\u2019an, le 1er janvier 1995.L\u2019horaire des fêtes, du 24 décembre au 8 janvier, est le suivant: Du lundi au dimanche: Spectacles en français: 13h30, 15h30 et 20h30 Spectacles en anglais: 14h30 et 19h30.Le Planétarium est situé au 1000, rue Saint-Jacques.Renseignements: 872-4530.Pointe-à-Callières, musée d\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal, 350, place Royale, sera ouvert selon son horaire habituel (du mardi au dimanche de lOh à 17h et jusqu\u2019à 20h le mercredi) pendant la période des fêtes, sauf le 25 décembre et le 1er janvier 19959 alors qu\u2019il sera fermé.Les enfants sont invités à découvrir Babuchka, Bifana, Melchior, saint Nicolas et le père Noël du mardi au dimanche, entre 13h et 17h.Ces cinq personnages de Noël seront au musée du 17 décembre au 8 janvier.L\u2019exposition «L\u2019Os et la bouteille» se poursuit jusqu\u2019au 15 janvier.Renseignements: 872-9150.Installations culturelles La Bibliothèque centrale à l\u2019édifi- ce Lafontaine et les bibliothèques de quartier ainsi que tous les services extérieurs seront fermés du 23 au 27 décembre inclusivement et du 30 décembre 1994 au 3 janvier 1995.Renseignements: 872-6211.Les maisons de la culture seront fermées du 23 au 27 décembre, ouvertes les 28 et 29 décembre et fermées du 30 au 3 janvier inclusivement.Les maisons de la culture reprendront leur horaire normal le 4 janvier.Renseignements: 872-6211.Installations de loisirs Les arénas de la Ville de Montréal seront fermés à compter de 13h30 le samedi 24 décembre au lundi 26 décembre et de 13h30 le 31 décembre au 2 janvier, sauf les arénas Etienne-Desmarteau, Michel-Normandin, Sylvio-Mantha et Rodrigue-Gilbert.Ces quatre arénas seront fermés à 13h30 le 24 décembre, et toute la journée du 25 décembre.Ils seront ouverts de 14h à 22h le lundi 26 décembre pour le patinage libre seulement.Les 27,28,29 et 30 décembre, ils seront ouverts aux heures habituelles.Ils fermeront à 13h30 le samedi 31 décembre et rouvriront de 14h à 22h le lundi 2 janvier pour le patinage libre.Tous les arénas de la Ville reprendront leur horaire normal les 3 et 4 janvier.Les bureaux d\u2019arrondissement seront fermés du 23 au 27 décembre, ouverts les 28 et 29 décembre et fermés du 30 au 3 janvier.Les centres de loisirs seront fermés du 23 décembre au 4 janvier.Le complexe sportif Claude-Robillard, y compris la piscine, sera fermé les 24, 25 et 26 décembre, ouvert du 27 au 30 décembre et fermé du 31 décembre au 2 janvier.Les piscines intérieures de la ville seront fermées du 23 décembre au 3 janvier spuf les piscines Centre du Plateau, Edouard-Montpetit, Gadbois, Hochelaga, Centre aquatique Rivière-des-Prairies et Sophie-Barat qui seront ouvertes les 28 et 29 décembre.Pour plus de renseignements sur les installations de loisirs de la Ville de Montréal, veuillez composer le 872-6211.PHOTO AP SST.; T
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