Le devoir, 3 janvier 1995, Cahier B
Agenda culturel Page B6 Culture B8 Économie Page B2 Les sports Page B5 Télévision Page B7 LE L'ENTREVUE I.E I) E VOIR.L E M A R I) I 8 .1 A X V I E R I !» !> F RANCIS D H O MON T Peintre de paysages sonores Un musicien qui ne s’est jamais satisfait de solutions faciles FRANÇOIS TOUSIGNANT une époque où on ne sait pas s’il faut continuer d’avancer ou encore reculer, comment définir ce qui est actuel?Au moment où l’on parle de «ruptures» dans la relation entre le créateur et son public, Francis Dho-mont, lui, insiste toujours pour parler de nouvelles acquisitions, de découvertes, de fascination, d’expression personnelle plutôt que de rejet.Ce musicien de renommée internationale, Montréalais d’adoption, qui se situe à la pointe du mouvement de la musique électronique d’inspiration française, se considère avant tout comme un «faiseur» nonobstant toute la réflexion qui transpire tant de ses œuvres.«La modernité en musique (et je continue à y croire en dépit des slogans du moment), c’est admettre aussi que la trace fidèle des images sonores sur un support, au même titre que celle des images visuelles, est une acquisition majeure de notre siècle.» Une citation qui en dit bien long sur la philosophie qui habite l’art de Francis Dhomont.En effet, son intérêt pour la musique électroacoustique vient du fait qu’en artiste qui réfléchit sur sa production au lieu de se contenter de la faire, Francis Dhomont s’est reconnu dans ce nouveau médium.Aussi tôt qu’en 1947, il faisait déjà des expériences avec les magnétophones primitifs de l’époque.Un peu, confie-t-il, pour s’amuser, sans grand sérieux; la prétention musicale n’est pas encore là sinon dans le malin plaisir de jouer avec les sons d’une manière nouvelle et, qui plus est, avec de nouveaux sons.Francis Dhomont est de cette génération de jeunes qui a connu la Deuxième Guerre mondiale et pour qui, à la Libération, tout était possible, permis, à construire et à inventer.Ce grand mouvement d’ouverture de l’art musical a trouvé sa plus radicale expression dans l’apparition de la manipulation des sons par les techniques d’enregistrement sonore à des fins musicales.Bien sûr, il lui faudra quelques années avant qu’il n’abandonne la composition instrumentale.Mais quand il le fera, ce sera avec la conviction qu’il a enfin trouvé sa voie.C’est surtout la phénoménologie du son qui l’intéresse et il admet ce plaisir d’artisan à travailler directement sur le son et ses transformations, se faisant en cela un peu sceptique face à toute la ribambelle d’«innovations» technologiques.L’écoute transformée Contrairement à MacLuhan, pour lui «le médium n’est pas le message; c’est le médium».Voilà pourquoi, en dépit de la mode actuelle chez beaucoup de jeunes qui se contentent de tourner les boutons pour obtenir des sons déjà tout prêts, Francis Dhomont reste fidèle au solfège de Schaeffer et à sa typologie des sons.Non pas qu’il la trouve parfaite — quel artiste se contenterait d’obéir à une loi déjà édictée, apprise mais non ressentie comme nécessaire et originale?— mais la rigueur de la pensée de Schaeffer, notamment en ce qui concerne la typologie des sons, le fascine.Surtout, ce dont il se réclame par-dessus tout, c’est qu’au travers de cette «théorie du son» tout part de l’intuition pour toujours aller-vers la perception, ce que Francis Dhomont appelle également le déroulement dans le temps de la musique.H Lorsqu’il parle de son art, Francis Dhomont le fait avec calme et simplicité.À un autre niveau, il se réclame aussi de la phénoménologie de Husserl; ce qui implique pour lui un profond changement dans l’écoute: plutôt que de rechercher des sons fixes, organisés en structure théorique a-temporelle et qui, bien que s’entendant dans le temps, sont conçues et peuvent se «lire» sans lui, Francis Dhomont préfère la recherche d’images sonores.Le son d’une œuvre électroacoustique n’existe que par sa durée, sa dynamique et toutes ses autres caractéristiques qui ne peuvent avoir de réalité que dans le déroulement du temps.Pour lui, la composition devient donc une sorte de cinéma à cette différence qu’au lieu d’enregistrer des images et de monter une pellicule, le compositeur enregistre des sons, les manipule et les monte pour que son travail sur l’image sonore prenne sens en s’imprimant dans l’oreille de l’auditeur, plutôt que sur sa rétine.Ce changement dans l’écoute, à savoir ce contact immédiat et direct avec la musique et son matériau, implique naturellement des changements sur le travail de composition.Francis Dhomont admet avoir quitté la musique instrumentale pour ce côté magique, presque démiurgique, qui consiste à pouvoir travailler directement — et, il le dit lui-même, «voluptueusement» — avec le son, sur le son.Sa gourmandise sonore le fait reprendre et reprendre encore tel passage ou tel son pour le changer un peu, lui donner son caractère propre et essentiel à ce moment donné du temps de la pièce, avec une exactitude qui est le reflet de ses réflexions sur la psychanalyse et la musique.De cela, Francis Dhomont est convaincu: la forme d’art qu’il a choisie imprime des images dans l’esprit des auditeurs et son rôle de compositeur est de fournir une ligne de significations musicales possibles.Rarement a-t-on vu compositeur parler de sa musique avec tant de calme et de simplicité.On peut rétorquer que de plus en plus de gens le font, mais en ce domaine, Francis Dhomont demeure un pionnier; jamais ne s’est-il senti intéressé par un résultat «théorique» et quand il parle de ses œuvres, c’est une belle description du paysage sonore créé.Car pour lui, la musique est à entendre d’abord, et l’avantage du médium qu’il a choisi est pluriel.D’abord, le compositeur peut entendre lui-même directement son œuvre et raffiner ses images sonores à la perfection.Ensuite, son imagination n’est entravée en aucune façon quant au choix des images; à cette grande liberté doit s’adjoindre une implacable rigueur dans l’élaboration de la pièce.Francis Dhomont parle d’ailleurs de trois étapes essentielles.L’enregistrement du son, sa manipulation (ou sa transformation) et sa mise en relation, simultanée ou successive, avec un nombre plus ou moins grand d’autres images sonores ainsi fabriquées et triées par le compositeur (ce qu’il appelle le contrepoint et la construction, par analogie avec la musique instrumentale).Enfin, l’écoute de l’œuvre dans sa «perfection», c’est-dire sans interprètes intermédiaires pour manipuler la pièce autre que les moyens techniques de reproduction sonore.Francis Dhomont reste sceptique quand on lui demande si l’arrivée de tous les gadgets technologiques venus de l’envahissement de.l’ordinateur est gage de vitalité ou de nouveauté.«C’est ce que j’appelle le syndrome du train électrique; on peut jouer avec des sons du fabricant, mais le fabricant ne peut vous en faire faire de la musique.Le véritable artiste reprend tout cela, y réfléchit et sait en tirer profit pour ses idées, sa propre musique.On trouve des logi- !ü K?m, il L / IR I I: V*\î V Y ¦P l\ Francis Dhomont estime que si les compositeurs avaient moins honte, s’ils s’imposer.Un pionnier Le chercheur en lui ne se satisfait pas de solutions faciles et, comme tout compositeur qui s’interroge et qui a la foi en son art, son activité créatrice s’est doublée de celle du pédagogue.C’est grâce à lui qu’ont pu éclore au Québec et au Canada des groupes de travail et de réflexion sur cette nouvelle forme d’art au début des années 80.Et la moisson a été riche et nombreuse quoiqu’il se désole de la vacuité dans laquelle pataugent beaucoup de jeunes, n’ayant comme seule ressource que l’apprentissage des logiciels plutôt que celui du faire de la musique.Peut-être qu’un nouveau «Penser la musique aujourd’hui» en naîtra-t-il?C’est ce que peuvent laisser penser ses écrits théoriques et polémiques.Dans une société qu’il décrit comme toute sujette à la pensée économique, il ne saurait exister qu’une musique grise et uniforme.La question du compositeur devient trop souvent non pas comment faire une nouvelle œuvre, mais plutôt comment trouver un réseau de distribution.«Cela, les artistes ne l’ont jamais trouvé: pensez à Schubert ou van Gogh! Et on ne forme plus le public qu’à la musique populaire et de consommation.On ne veut que d’un art de distraction; mais moi, mais les artistes, voulons un art de communication.» Il reconnaît le besoin de «locomotives» en ce domaine, oubliant modestement qu’il en est lui-même une.Ce que démontre bien son caractère pugnace et l’énergie qu’il met à défendre et répandre ses idées.Non pas qu’il aime le rapport de forces, mais «je veux me faire respecter; je ne tiens pas à faire mal, je n’aime pas faire mal; mais je veux être quelqu’un à qui on ne veut pas faire mal aussi.Si les compositeurs avaient moins honte, s’ils s’assumaient et croyaient en leur musique, ils finiraient par s’imposer.L’artiste n’a pas à être vendable».Ainsi écrit-il non pas par refus mais par défense.A urçe société obsédée par les sciences il répond: «A l’opposé de la science, l’art n’est pas cumulatif.» C’est donc avec notre sensibilité qu’il veut que l’on plonge dans son univers.Et c’est probablement ce qui fait que beaucoup de jeunes en quête de nouveau et de questionnement aiment les univers sonores de Francis Dhomont, que son audience va croissante.On n’entre pas chez lui comme en religion, mais on y part pour le plus beau des voyages, la plus formidable des expériences: la découverte enrichissante.Ce qui rend sa musique parfois dérangeante, c’est qu’elle s’adresse tant à lame, au cœur à l’intelligence qu’à la psyché de l’auditeur.Ses images nous accrochent, nous imprègnent l'oreille et alors la musique prend vie.I 1 PHOTOS JACQUES NADEAU s’assumaient et croyaient en leur musique, ils finiraient par «À l’opposé de la science, l’art n’est pas cumulatif.» Devancer la tempête Curieux et fascinant personnage que Francis Dhomont.Dès son plus jeune âge, on le voit travailler avec des musiciens tout aussi divers que Nadia Boulanger ou Charles Kœ-chlin, tout en se lançant dans ce qu’il appelle d’amusantes expériences avec son archaïque magnétophone.Attention, le vent tourne et Francis Dhomont ne suivra pas la tempête: il la précédera.Il goûtera à l’avance à presque toutes les modes de la deuxième moitié du siècle, y compris à la philosophie du «retour à la terre» alors qu’il quitte Paris pour la campagne provençale à la fin des années cinquante.On reconnaît ici l’homme qui aime travailler sur les choses concrètes, qui aime le travail de l’artisan, et qui privilégie le travail personnel et original.Fondateur ou organisateur de festivals de musique contemporaine ou plutôt de musiques à l’époque encore nommées concrètes ou électroniques, Francis Dhomont ne quitte pas le sentier qu’il aura intuitivement trouvé et où il s’est reconnu.Cela reste d’ailleurs pour lui la condition sine qua non de toute démarche artistique: que chacun trouve sa voie propre, à laquelle il adhère sans condition.L’homme n’en est pas un de compromis, pas plus que de tiédeur.S’il travaille d’arrache-pied pour se procurer l’équipement électronique dont il sent avoir besoin, pour propager ses idées et sa musique, surtout pour composer son œuvre, pour maîtriser son art, mieux le définir et mieux asseoir sa démarche intellectuelle, c’est en fait un grand intuitif.Sur cette corde raide indéfinissable de l’activité musicale, il nous fait partager son univers sonore.Car Francis Dhomont n’est pas de ceux qui veulent faire les choses: il est de cette rare catégorie qui les accomplit.Le hasard aura voulu qu’il émigre au Québec où il a suscité une éclosion de talents et où son œuvre s’est ouverte à de formidables horizons.Et c’est depuis son modeste studio du chemin de la Reine-Marie que ce phare continue d’appeler toute une panoplie de compositeurs et d’auditeurs vers un idéal artistique nouveau et inouï.F.T.ciels partout, mais où est la musique?» François Tousignant est journaliste indépendant.A1C I, E I) E V (I I 11 .I, E M A It I) I A .1 A N V 1 E It I !) !) 5 B 2 Le devoir E C 0 N 0 N11E Date Heure Lieu 03-01-95 16h00 Malton 05-01-95 10hOO Vancouver 05-01-95 10hOO Calgary 05-01-95 16h45 Toronto CETTE SEMAINE A LA BOURSE Semaine du 1er au 7 janvier 1995 ASSEMBLÉES GÉNÉRALES Nom de la Compagnie Sogepet Ltd.Treminco Resources Ltd.Winfield Energy Ltd.Armistice Ltée (Ressources) ÉMISSION DE DROITS DE SOUSCRIPTION JONPOL EXPLORATIONS LIMITED (JON) Valeur: actions ordinaires Modalités: la société mentionnée ci-dessus a émis des droits de souscription à raison d’un (1 ) droit pour chaque action ordinaire détenue.Ainsi, huit (8) droits plus 0,25 $ permettent de souscrire à une (1) unité.Chaque unité est constituée d’une action ordinaire et d’un bon de souscription à une action ordinaire de JONPOL EXPLORATIONS LIMITED.NOTE: Un (1) bon de souscription plus 0,45 $ permettent de souscrire à une action ordinaire supplémentaire de JONPOL EXPLORATIONS LIMITED jusqu’au 22 janvier 1996 inclusivement.L’émission n’est offerte qu’aux résidents de l'Ontario, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique.Les privilèges de sursouscription et de majoration sont accordés.Date de clôture des registres: le 29 décembre 1994 Date d’échéance: le 20 janvier 1995 Date limite pour soumettre les instructions écrites au service du crédit: Le 16 janvier 1995 DIVIDENDES RÉGULIER ET SUPPLÉMENTAIRE CANADA TRUST INCOME INVESTMENTS (CNN.UN) Valeur: parts de fiducie Modalités: le 31 décembre prochain (demain), la société mentionnée ci-• dessus versera un dividende aux porteurs inscrits à la date de clôture des „ registres, le 31 décembre 1994.Le versement consistera en un dividende ,ifi: régulier de 0,0575 $ par part plus un dividende supplémentaire.Le taux du ® dividende supplémentaire reste à déterminer.:.Date de distribution: à déterminer •» i£.!# >* • :: DIVIDENDE SPECIAL AMERICAN RESOURCES CORP.LTD (AXE.A) Valeur: actions sans droit de vote de catégorie A Modalités: la société mentionnée ci-dessus a versé un dividende spécial de 0,75 $US par action sans droit de vote de catégorie A le 29 décembre dernier aux porteurs inscrits à la date de clôture des registres, le 23 décembre 1994.i* ‘À; lit U* OMISSION DE DIVIDENDE PEGASUS GOLD INC.(PGU) Valeur: actions ordinaires Modalités: ta société mentionnée ci-dessus, sauf avis contraire, ne versera plus de dividende sur le titre en rubrique à compter de la date normale de versement du dividende en janvier.ÉMISSION DE DROITS DE SOUSCRIPTION ELI ECO LOGIC INC.(ELU) : ’ Valeur: actions ordinaires : Modalités: la société mentionnée ci-dessus a émis des droits de souscrip-:: tion à raison d’un (1) droit pour chaque action ordinaire détenue.Ainsi, quinze (15) droits plus 12 $ permettent de souscrire à une action ordinaire .additionnelle d’ELI ECO LOGIC INC.NOTE: l'émission n’est offerte qu’aux résidents de l’Ontario et de la Nouvel-¦ » ie-Écosse.Les privilèges de sursouscription et de majoration sont accor-" dés.Date de clôture des registres: le 19 décembre 1994 Date d’échéance: le 19 janvier 1995 Date limite pour soumettre les instructions écrites au service du crédit: le 13 janvier 1995 ANNULATION DE DIVIDENDE PENNINGTONS STORES LTD (PNS) Valeur: actions ordinaires Modalités: le dividende payable sur les actions ordinaires de PENNINGTONS STORES LTD le 30 décembre aux porteurs inscrits à la date de clôture le 16 décembre 1994 a été annulé.PROGRAMME D’ACHAT ET DE VENTE POUR LES DÉTENTEURS DE PETITS LOTS D’ACTIONS AMAX GOLD INC.(AU) Valeur: actions ordinaires Modalités: il y a un programme d’achat et de vente pour les détenteurs de petits lots d’actions relativement au titre susmentionné.Les actionnaires qui détenaient 99 actions ordinaires ou moins d’AMAX GOLD INC.à la date de clôture des registres, le 1 er décembre dernier peuvent prendre part au programme.Ils peuvent vendre la totalité de leurs actions ou acheter suffisamment d’actions pour obtenir 100 actions ordinaires (un lot régulier) d’AMAX GOLD INC.Des frais d’opération de 0,50 $US par action seront demandés aux adhérents participants afin de couvrir les frais du programme.Le programme prendra fin: Le 11 janvier 1995 Date limite pour soumettre les instructions écrites au service du crédit: le 5 janvier 1995 DIVISION D’ACTIONS AMERICAN SENSORS INC.(ASZ) Valeur: actions ordinaires Modalités: la société mentionnée ci-dessus a effectué une division d'actions à raison de deux pour une; c’est-à-dire une (1 ) action ordinaire additionnelle pour chaque action ordinaire détenue.Date de clôture des registres: le 30 décembre 1994 REGROUPEMENT D’ACTIONS ET CHANGEMENT DE RAISON SOCIALE AMERICAN RESERVE MINING CORPORATION (AMI) Valeur: actions ordinaires Modalités: la société mentionnée ci-dessus a changé sa raison sociale pour AMI RESOURCES INC.Dans le cadre d’un regroupement d’actions, ladite société échangera une (1) action ordinaire d’AMI RESOURCES INC.pour chaque groupe de seize (16) actions ordinaires d'AMERICAN RESERVE MINING CORPORATION détenues.Les renseignements contenus aux présentes proviennent de sources que nous croyons dignes de foi mais nous ne pouvons pas en garantir l'exactitude.Ce document, étant un bulletin d’information, pourrait s'avérer incomplet.TASSE Tassé & Associés, Limitée Dans quelle direction évoluent les tarifs hôteliers?A l’aube d’une nouvelle année où se manifestent de nombreux signes d’une reprise économique tant attendue, une question circule dans le milieu des affaires: comment se comporteront les tarifs hôteliers en Amérique du Nord?Resteront-ils abordables ou, au contraire, connaîtront-ils des hausses qui ne manqueront pas de se refléter sur le budget des entreprises?Il y a deux façons de considérer la situation: celle des voyageurs d’affaires et celle des entreprises hôtelières en particulier et de l’univers des voyages en général.Les premiers, s’ils ont eu à souffrir comme tout le monde des effets de la récession, ont quand même pu bénéficier, au cours des récentes années, de tarifs d’hébergement très avantageux: alors que le prix des chambres dans les hôtels de catégorie supérieure se maintenait entre 250 $ et 600 $ en Europe et partout ailleurs sur la planète, il était d’environ 100 $-120 $ aux Etats-Unis et au Canada.L’industrie hôtelière en a sévèrement pâti.Confrontés à une économie au ralenti et à un dramatique surplus de chambres, les établissements se devaient, comme le dit l’expression populaire, d’amener de l’eau au moulin: amélioration des services à la clientèle d’affaires, programmes de fidélisation, tarifs corporatifs avantageux, tout y passa.Mais, sous les pressions de la concurrence, ces moyens cédèrent souvent le pas devant l’ultime argument, la réduction généralisée des tarifs.Or, tout cela relève de la quadrature du cercle: comment assurer des services de qualité quand les revenus fondent?«Si un établissement en vient à baisser ses prix en-deçà du point d’équilibre, décla- Normand Cazela i s ra voici quelques mois à la presse William N.Hu-lett, président de Stouffer Hotels, il lui faut couper quelque part.Mais où?Dans la qualité, le service, l’entretien, la sécurité?Couper les prix veut toujours dire couper les angles.» La construction d’une nouvelle chambre d’hôtel, une fois répartis l’ensemble des frais, coûte entre 100 000 $ et 150 000 $.Une vieille règle de gestion veut que chaque 1000 $ de coûts de construction doit rapporter un dollar en location; chaque chambre devrait donc se louer au moins entre 100 $ et 150 $ la nuit.Ce qui ne fut — et n’est pas encore — le cas: on se souvient, par exemple, que l’intercontinental de Montréal, pourtant un hôtel au sommet de la gamme, a longtemps offert ses chambres à moins de 90 $ la nuit.Moins de voyageurs sur la route, trop de chambres, une économie essoufflée, de lourds investissements à amortir: de cette spirale sortit une crise des tarifs (pricing crisis).Pour attirer la clientèle (et surtout la clientèle d’affaires, la plus rentable) dans un contexte de déréglementation et de libéralisation des prix tout azimut, on fit chuter les tarifs.Encore aujourd’hui, les voyageurs d’affaires se préoccupent relativement peu des prix des chambres lorsqu’ils choisissent un établissement, sachant qu’ils obtiendront aisément un rabais ou un tarif avantageux pour peu qu’ils le demandent.C’est bien beau de vouloir remplir les chambres et augmenter le taux d’occupation des établissements, mais qu’est-ce que ça donne, en fin de compte, quand ces chambres sont louées à perte?Il semble toutefois que ces beaux jours — pour les voyageurs, du moins — soient révolus.Déjà, s’ins- talle un nouveau climat économique; les affaires reprennent et les gens d’affaires recommencent à se déplacer plus souvent.La loi de l’offre et de la demande reprend son emprise dans l’autre sens: les prix recommencent à augmenter en fonction d’un taux d’occupation plus élevé.Déjà, des représentants des sphères hôtelières avaient commencé à réagir.Les Stouffer Hotels, dont nous avons parlé plus haut, avaient initié en 1992 une campagne de publicité dans les magazines spécialisés et les principaux quotidiens américains en posant la question: «Jusqu’à quel point un hôtel peut-il abaisser ses tarifs sans affecter la qualité de ses services?» Il fallait alors un courage certain pour aller ainsi à contre-courant et risquer de s’aliéner, peut-être définitivement, une clientèle désireuse de couper les frais, de resserrer les coûts d’opération (surtout ceux des déplacements) et de profiter de toutes les aubaines possibles.Ce geste, semble-t-il, est cependant arrivé à point puisqu’il s’est traduit en une nette amélioration des performances du groupe qui, en même temps, a pu imposer une image distinctive, face à des concurrents puissants.Il est à espérer que le balancier ne se retrouvera pas, d’ici quelques mois, à l’autre extrémité de la courbe et qu’entraînés par leur désir de renflouer des caisses longtemps dégarnies les grandes sociétés hôtelières ne se lancent dans une surenchère des prix favorisée par un regain de la demande.Autant des tarifs trop bas peuvent se révéler néfastes à moyen et court terme pour les établissements autant une tarification trop élévée peut court-circuiter des élans économiques et s’avérer dommageable à la fois pour les consommateurs et les voyages dans leur ensemble.Relations canado-américaines Le conflit sur le bois d’œuvre jette une ombre MARIE TISON PRESSE CANADIENNE Washington — En 1994, comme lors des années précédentes, le conflit sur le bois d’œuvre a jeté une ombre sur les relations canado-américaines.Même si un comité de contestation extraordinaire a clairement donné la victoire au Canada, l’administration américaine a retardé le remboursement d’une bonne partie des droits compensateurs qu’elle devait rendre aux exportateurs canadiens de bois d’œuvre.L’année 1994 a aussi apporté de mauvaises nouvelles aux producteurs canadiens de magnésium, d’acier galvanisé et de tôles.Par contre, les producteurs de fil machine et de porcs vivants ont poussé un soupir de soulagement, et des ententes canado-américaines ont mis fin, plus ou moins temporairement, à des conflits dans les domaines du blé et de la bière.L’année 1994 a aussi été marquée par la mise en vigueur de l’Accord de libre-échange nord-américain.Sur le plan bilatéral, le conflit sur le bois d’œuvre s’est poursuivi tout au long de 1994, même si en décembre 1993, un groupe spécial d’experts a ordonné au département américain du Commerce de révoquer le droit com- pensateur de 6,51 % que celui-ci avait imposé sur les exportations canadiennes de bois d’œuvre.Le groupe spécial a rendu son avis final le 17 mars 1994.Les producteurs américains de bois d’œuvre ont réclamé la formation d’un comité de contestation extraordinaire pour revoir cette décision, mais celui-ci a donné raison au Canada le 3 août 1994.L’administration américaine a remboursé aux exportateurs canadiens les droits compensateurs perçus après le 17 mars 1994, mais a retenu pendant des mois les droits perçus avant cette date.En fin d’année, les deux gouvernements espéraient mettre fin de façon définitive à ce conflit en mettant en place un mécanisme de consultation.Le conflit commercial sur le magnésium s’est terminé en 1994, mais pas à la satisfaction de Norsk Hydro.Le 27 janvier, un groupe spécial d’experts a confirmé le droit compensateur de 7,61 % que le département américain du Commerce avait imposé aux exportations de magnésium pur et en alliage de Norsk Hydro, et le droit anti-dumping de 21 % imposé à son magnésium pur.Les aciéries canadiennes Dofasco, Stelco, de Hamilton, et Ipsco, de Regina, ont été à peine plus heureuses.Le 31 octobre, un groupe spécial Afrique du Sud (rand) 0,4220 Hong Kong (dollar) 0,1863 Allemagne (mark) 0,9053 Indonésie (rupiah) 0,000667 Australie (dollar) 1,1315 Italie (lire) 0,000897 Barbade (dollar) 0,7289 Jamaïque (dollar) 0,0478 Belgique (franc) 0,045206 Japon (yen) 0,01405 Bermudes (dollar) 1,4212 Mexique (nouv.peso) 0,3024 Brésil (réal) 1,7129 Pays-Bas (florin) 0,8344 Caraïbes (dollar) 0,5289 Portugal (escudo) 0,00916 Chine (Renminbi) 0,1724 Royaume-Uni (livre) 2,1959 Çspagne (peseta) 0,01104 Russie (rouble) 0,000405 Etats-Unis (dollar) 1,4018 Singapour (dollar) 0,9862 Europe (ECU) 1,7149 Suisse (franc) 1,1044 France (franc) 0,2627 Taïwan (dollar) 0,05416 Grèce (drachme) 0,00623 Venezuela (bolivar) 0.00838 SOURCE BANQUE DE MONTRÉAL Relais d’affaires REIMS & CHATEAUX LA FINE FLEUR DES MAURES HOTELIERS CHARLEVOIX/CAP-À-L’AIGLE LA PINSONNIERE Entre fleuve et montagnes, une destination de charme pour agréablement combiner travail et détente.Sous un même toit: 27 chambres, 2 salles de réunion, piscine intérieure, sauna et massothérapie.Restaurant et cave réputés.Forfaits réunion et certificats-cadeaux.pour faire plaisir à vos confrères, clients ou employés méritants.Tél.: (418) 665-4431 ou 1-800-387-4431 ESTRIE / NORTH HATLEY AUBERGE HATLEY Grand Prix National de la Gastronomie 1993 et 1994 «La Table d’Or».Un relais pour les gourmets-gourmands, classifié 4 fourchettes.Le charme d’une vieille demeure bourgeoise perchée sur une colline dominant le Lac Massawippi.25 chambres dont certaines avec foyer.Forfait conférence inch 3 repas, 2 pauses-café, service.150$ p.p.occ.simple/jour ou 120$ p.p.occ.dble/jour.Tel.: (819) 842-2451 LAURENTIDES / SAINTE-ADÈLE HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE Hôtel-Restaurant 4 diamants CAA, La Table d'Or des Laurentides, Table de Bronze au Grand Prix National de la Gastronomie 1993, 25 chambres luxueuses, vue sur les pentes de ski.*** Spécial Forfait d’affaires *'* du dimanche au jeudi : 42,50 $ par personne, par nuit, occ.double, incluant luxueuse salle de réunion, café en permanence, équipement d'audio-visuel et service.Tél.sans frais de Mtl: 514-227-1416 ou 229-2991.Fax: 229-7573 MONTÉRÉGIE / SAINT-MARC-SUR-LE-RICHELIEU HÔTELLLERIE LES TROIS TILLEULS À St-Marc-sur-le-Richelieu.Une hostellerie paisible et confortable, dans une demeure d’un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel n’a qu’un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration».5 salles de réunions disponibles.Nous avons différents forfaits à vous proposer.856-7787 d’experts a maintenu en grande partie la décision du département américain du Commerce d’imposer des droits anti-dumping sur les exportations de tôles d’acier et d’acier galvanisé de ces trois entreprises.Le département devra revoir certains aspects de sa décision, ce qui pourrait réduire les droits, mais probablement pas les éliminer.Les nouvelles ont été meilleures pour les aciéries québécoises Sidbec-Dosco et Ivaco.Les producteurs américains de fil-machine ont retiré en avril la plainte qu’ils avaient déposée contre les deux entreprises, mettant fin à un conflit qui aurait pu entraîner l’imposition de droits compensateurs.Les producteurs canadiens de porcs vivants ont aussi eu de bonnes nouvelles en 1994.Au mois de mars, une révision administrative a entraîné une réduction importante du droit compensateur que devaient payer les exportateurs canadiens.Des ententes bilatérales ont temporairement mis fin à deux conflits canado-américains en 1994, la bière et lç blé dur.Le 5 mai, le Canada et les Etats-Unis ont conclu une entente facilitant l’accès des brasseurs américains au Québec et en Colombie-Britannique.Les autorités américaines dénonçaient les pratiques de ces deux provinces et menaçaient de limiter l’accès des brasseries canadiennes au marché américain si elles ne les modifiaient pas.De son côté, le conflit sur le blé dur canadien a pris fin le premier août avec la signature d’une entente fixant des quotas et des tarifs douaniers sur le blé canadien pour une période d’un an.Il faudra cependant s’attendre à de nouvelles négociations sur le blé en 1995, ainsi que sur les produits laitiers et la volaille, une question qui avait été mise de côté en 1994.Deux conflits ont émergé depuis la mise en vigueur de l’Accord de libre-échange nord-américain, mais ils n’ont pas encore déclenché le processus de règlement des conflits prévu à l’entente.Dans un cas, les Etats-Unis ont protesté contre la perception de la taxe de vente provinciale du Nouveau-Brunswick à la frontière cana-do-américaine, mais des gouverneurs américains ont écrit à Washington pour lui demander d’abandonn,er la bataille parce que plusieurs Etats percevaient des taxes semblables.Dans le deuxième cas, le Canada a dénoncé une entente américano-russe sur l’uranium qui pourrait désavantager les exportateurs canadiens d’uranium.Des représentants américains et canadiens ont entrepris des négociations afin de trouver une façon de mettre en œuvre l’entente sans causer de préjudices importants au Canada.Finalement, d’autres négociations ont été entreprises en toute fin d’année pour amener le gouvernement américain à retarder la mise en œuvre de dispositions du nouvel accord du GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) qui rendrait plus difficile l’exportation de certaines boissons en poqdre à haute teneur de sucre aux Etats-Unis.0 lotoquébec R E S U LTAT S o t q u é b Tirage du 94-12-31 10 12 30 32 34 38 Numéro complémentaire: 39 GAGNANTS LOTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 34 0 7 373 9 053 374 2 943 655,20 $ 126 156,60 $ 1 894,00 $ 71,00 $ 10,00$ Vente totales : 20 669 001,00 $ Prochain gros lot |approx.): 5 400 000,00 $ Prochain tirage: 95-01-04 SELECT Tirage du 94-12-31 GAGNANTS LOTS 7 13 17 25 36 38 Numéro complémentaire: 1 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2 23 I 483 21 739 1 000 000,00 $ 8 646,70 $ 501.20 $ 36.20 $ 5,00 $ MISE-TÔT 9 16 27 28 GAGNANTS 95 LOT 526,30 $ Ventes totales : 730 928,00 $ Gros lot à chaque tirage: 1 000 000,00 $ (Tt'O Tirage du samedi lld» 94-12-31 NUMÉROS 676841 76841 6841 841 41 1 LOTS 100 000$ I 000 $ 250 $ 50$ 10$ 2$ EQtra Super Tirage du vendredi Il U* Super 7 94-12-30 NUMÉROS LOTS 366628 100 000$ 66628 1 000 $ 6628 250 $ 628 50$ 28 10$ 8 2$ SUPER a.Tirage du 94-12-30 2 18 25 30 39 45 46 Numéro complémentaire: 42 GAGNANTS LOTS 7/7 0 4 000 000,00 $ 6/7+ 0 78 863,20 $ 6/7 34 2 029,50 $ 5/7 1 552 158,80 $ 4/7 32 892 10,00 $ 3/7+ 31 008 10,00 $ 3/7 277 857 partie, gratuite Vente totales 4 166 358,00 S Prochain gros lot (approx.): 5 000 000,00 1 Prochain tirage: 95-01-06 T V A, le réseau des tirages les modalités d'encaissement des billets gagn paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la listi officielle, cette dernière a priorité.4 V < 4 •RETROSPECTIVE 1994- Une année riche en superlatifs Reprise vigoureuse, brusque remontée des taux d’intérêt, globalisation et mariages de raison ont marqué les douze derniers mois JHWWWlt' ** r* PHOTO ARCHIVES 1994 passera à l’histoire comme étant l’année des grands accords internationaux.À commencer par l’ALENA, ce rapprochement Canada-États-Unis-Mexique entré en vigueur le 1er janvier.avril dernier, les représentants de quelque 120 pays ont finalement pu s’entendre sur le libellé d’un document venant établir les nouvelles règles du jeu du commerce à l’échelle du globe et imposer, à terme, une réduction générale de 40 % des tarifs douaniers.Place à la «Belette vibrante» L’amour déclaré de Céline et René n’ont pas terni cette autre déclaration, de Jacques Parizeau celle-là, qui dévoilait lors de la campagne électorale estivale avoir porté le nom de code de «Belette vibrante» lorsqu’il était un scout Cette belette vibrante est venue modifier les cartes politiques et économiques en prenant le pouvoir à Québec et en apportant avec lui son projet de société, soumis aussitôt à l’enclenchisme.Le gouvernement précédent venait pourtant, peu avant, de contribuer à la victoire des autorités monétaires sur l’inflation et sur la contrebande par un abaissement de la taxe sur le tabac.Ce haut fait d’arme, qui n’a pas eu d’effet dans les boîtes de scrutin, a tout de même contribué à lui seul à ramener l’inflation, en définitive, à zéro et à permettre de renverser le mouvement d’érosion continu de notre pouvoir d’achat en étant les seuls à afficher un gain à ce chapitre.Et en ajoutant ainsi un stimulant à la consommation des produits du tabac, peut-être ce geste pourrait contribuer à rétablir l’équilibre des finances publiques du pays.Du moins, les conclusions d’une étude sérieuse commandée par Imperial Tobacco et dévoilées en août, en soulignant que l’usage du tabac entraînait des retombées économiques positives du simple fait que le tabac tuait les gens avant qu’ils ne deviennent un fardeau pour la société, vont en ce sens.Ce nouvel élément dans le débat n’est pas nécessairement à écarter du revers de la main d’autant plus que le temps presse, la dette fédérale ayant franchi la monstrueuse barre des 500 milliards $ le 18 janvier 1994.Et cette dette s’accumulera à un taux de 8 % par année si rien est fait pour endiguer Révolution des déficits.Le ministre fédéral des Finances entend s’attaquer au problème, multipliant les discours d’austérité et les menaces d’attaque sur tous les fronts afin d’obtenir unp économie additionnelle de 9,4 milliards $.A Québec, le ministre des Finances, Jean Campeau devra s’y atteler également Une chance que M.Campeau n’ait pas réussi à convaincre les agences américaines d’évaluation du crédit que le dépassement prévu du déficit à 5,7 milliards $ cette année, n’était pas le fruit de gonflements stratégiques! Vive les mariés! Si le monde artistique a eu droit à un mariage princier entre Céline et René dénué de toute tentation mercantile par surcroît, nos entreprises n’ont pu se défaire de cette avidité pécuniaire en multipliant les mariages de raison, à défaut d’amour.Des fusions,et acquisitions, il y en a eu pour 135 milliards $ US aux Etats-Unis, et pour près de 30 milliards $ au Canada, embrasant essentiellement le secteur des ressources.La plus grosse: l’acquisition de Maclean Hunter, par Rogers Communications, pour une contrepartie de 3,1 milliards $ avec, dans la mire, les visées des puissantes compagnies de téléphone.Rogers devenait, du coup, la plus puissante entreprise multi-mé-dias au Canada et reléguait, dans l’ombre, le poids de la prise de contrôle hostile réalisée par American Barrick sur Minerais Lac aux termes d’une lutte à trois.L’union des deux plus grandes aurifères canadiennes aura commandé une facture de 2,3 milliards $.La course vers la construction de la première autoroute de l’information passe ainsi en deuxième vitesse, Vidéotron ayant forcé l’accélération en pilotant la mise sur pied d’un consortium, UBI, s’étant engagé à y injecter 750 millions $.Cette prise de contrôle hostile, réalisée dans l’émotivité, n’a toutefois pas atteint l’intensité attisée par l’arrivée de Wal-Mart au Canada.Entrée par la grande porte, la géante américaine au chiffre d’affaires de 67 milliards $ US s’est portée acquéreur, en début d’année, de 122 magasins Woolco, pour une contrepartie de 300 millions $.L’entrée, spectaculaire, a eu l’effet d’un tremblement de terre dans l’industrie des ventes au détail.Les secousses ont été telles qu’on a tôt fait d’oublier le passage, aux mains de Microsoft, de ce success story québécois que représente Softimage, concepteur de logiciels d’animation.Et à peine a-t-on eu le temps de déplorer le regroupement des stations AM de Télémédia et de Radiomutuel sous la bannière Radio-Média.N’ayant été l’objet d’aucune fuite, chose rare dans le secteur des communications, ce qui est tout à l’honneur du meneur de l’opération, cette fusion aura mis en évidence le marasme dans lequel la radio AM est plongée au pays.Il va sans dire que le sauvetage de Sergaz par Ultramar, et celui des Perrette par Alimentation Couche-Tard, doivent sûrement s’effacer déjà de la mémoire collective.Tout au plus retiendrons-nous, de l’actualité locale, l’affaire M3i embarassant Mario Bertrand, et l’acquisition du Mont Sainte-Anne par l’américaine Club Resorts par l’intermédiaire d’un consortium dont l’image québécoise est assurée par une participation minoritaire des Désourdy, de Bromont.Ces deux «dossiers» pourraient refaire les manchettes en 1995.Marasme, donc, un mot que l’on veut pourtant oublier.Dans les légumes congelés, dégelés le temps d’une querelle de succession secouant la famille McCain, mais surtout dans l’immobilier.Mais il y a toujours un événement, tel le recours de Cadillac Fairview ou de Belcour à la protection des tribunaux, le sua-vetage de Trizec par Horsham, ou une statistique pour nous rappeler que la déflation règne dans cette sphère d’activités.La dernière victime de l’effondrement des cours immobiliers commencé en 1989-1990, la Confédération-Vie — quatrième plus gros assureur au pays — est morte au combat le 11 août en remettant dans les mains du liquidateur un passif de 600 millions $.Ce malaise dans l’assurance a détonné avec les profits ronflants des banques, records pour la plupart.Au total, nos six grandes banques ont accumulé un bénéfice net de 4,2 milliards $ durant leur exercice 1994, et payer pour près de 3,5 milliards $ en impôts et taxes.La Banque de Montréal, pour ne nommer qu’elle, n’a eu qu’à utiliser la petite caisse pour financer l’acquisition de Burns Fry et son regroupement sous Nesbitt Bums.GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR ========j| année 1994 aura été riche en événements et en su- La perlatifs.Marquée sous le sceau d’une reprise vi-y goureuse mais d’une remontée aussi inattendue qu’obstinée des taux d’intérêt, de ce répit bénéfique avant d’affronter les choix décisifs qui devront être pris au cours des prochains mois, 1994 aura, plus que toute autre année, fait ressortir cette globalisation, cette interdépendance des écono-mies de la planètes.Pas étonnant, donc, que 1994 puisse passer à l’histoire coiqme étant l’année des grands accords internationaux.A çommencer par l’ALENA, ce rapprochement Canada-Etats-Unis-Mexique entré en vigueur le 1er janvier.L’engouement est tel que les ratés de fin d’année, matérialisés par l’effondrement du peso, ne sauront interrompre cette marche irréversible vers la constitution d’un Bloc Amériques.Les bases sont jetées, en commençant par l’invitation lancée au Chili de former un quatuor lors du Sommet des Amériques tenu à Miami en décembre.Dans dix ans espère-t-on, plus d’une trentaine de pays s’étendant de l’Alaska à la Terre de Feu entendent harmoniser leurs politiques commerciales et monétaires pour former une masse de 750 millions d’habitants et une force productive de 8000 milliards $ US.Les grands blocs prennent forme, se modulent, dans l’ombre de l’Europe communautaire des 12 (des 15 en janvier), abaissant les continents au rang de région.Ils vont jusqu’à se juxtaposer, comme en témoignent cette autre volonté de créer d’ici 20 ans une vaste zone de libre-échange entre les pays riverains du Pacifique et cette main tendue par Jean Chrétien à l’Europe proposant au Vieux continent d’unir sa force commerciale à celle de l’Amérique.M.Chrétien s’exprimait alors aux lendemains d’une vaste opération de relations publiques menée en sol chinois en novembre, opération qui aura permis à Team Canada de présenter comme étant conclus lors du séjour de la mission commerciale pour plus de 9 milliards $ de vœux pieux ou d’ententes déjà signées.On a parlé de tarifs douaniers, de commerce international et de protectionnisme cette année.Tout cela pour préparer l’ouverture de nouveaux débouchés à nos entreprises voyant venir la saturation dans leur économie mature.On a donc parlé échanges, entre pays partageant une frontière commune d’abord, puis entre pays voisins, et finalement entre pays partageant la même planète.Dans cette progression vers une définition d’un nouvel ordre économique mondial, le vieil organisme que constitue le GATT a finalement pu accoucher d’un rejet-ton, l’Organisation mondiale du commerce, qui a fait ses premiers le 1er janvier 1995.Réunis à Marrakech en Peu avant sa défaite, le gouvernement libéral de Daniel Johnson, a contribué à la victoire des autorités monétaires sur l’inflation et sur la contrebande par un abaissement de la taxe sur le tabac.Ce haut fait d’arme, qui n’a pas eu d’effet dans les boîtes de scrutin, a tout de même contribué à lui seul à ramener l’inflation, en définitive, à zéro et à permettre de renverser le mouvement d’érosion continu de notre pouvoir d’achat en étant les seuls à afficher un gain à ce chapitre./ J Paul Martin, ministre canadien des Finances.Daniel Langlois, de Softimage.Jean Campeau, ministre québécois des Finances.Bill Gates, de Microsoft îjr * " NCE PUBUÛtF, Æ POUR T MACUE' PHOTO ARCHIVES Nos entreprises n’ont pu se défaire de cette avidité pécuniaire en multipliant les mariages de raison, à défaut d’amour.Des fusions et acquisitions, il y en a eu pour 135 milliards $ US aux r Etats-Unis, et pour près de 30 milliards $ au Canada, embrasant essentiellement le secteur des ressources.Ted Rogers, le roi canadien du câble. L E I) E V 0 I R .L E M A It I) I It .1 A N V I E K I !) !) It B 1 tél.:9 8 5 - 3 3 4 4 ANNONCES CLASSEES fax: 985-3340 I • N • D •E *X 100 •199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL Achat-vente-échange 100 Visiles libres 101 Propriétés à vendre 103 Condominiums el co-popriélâs 105 Propriélés à revenus 115 Exlérieur de Montréal 120 Laurentides 121 Cantons de l'Est 125 Hors-fronlières 130 Maisons de campagne 132 Chalets 134 Terrres-fermes 135 Terrains 150 Transactions diverses 151 Services immobiliers Location 160 App.et log.à louer 164 Condominiums à louer 165 Propriétés à louer 175 Maisons de campagne à louer 176 Chalets à louer 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL Achal-vente-échange 201 Propriétés commerciales 203 Propriétés industrielles 205 Espaces commerciaux 210 Commerces à vendre 220 Entrepôt (Vente-location) 230 Gestion immobilière Location 251 Bureaux à louer 259 Espaces comm.el ind.à louer £75 Locaux à louer 300 • 399 MARCHANDISES 301 Oeuvres d'ad 303 Antiquilés 313 Ordinateurs 314 Bureautique 315 Téléphonie 318 Mobilier de bureau el acc.320 Ameublement 335 Bois de foyer 350 Animaux 400•499 OFFRES D'EMPLOIS 401 Posies cadre el prolessionnel 402 Ëducalion 405 Santé + serv.communautaires 408 Secteur culturel 410 Bureaux 415 Secteur informatique 420 Secteur vente 435 Restaurants et hôtellerie 440 Services domestiques 455 Emplois partiels + saisonniers 500•599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 501 Occasions d'affaires 508 Services financiers 510 Comptabilité 512 Déclaration d'impôts 515 Informatique et bureautique 520 Préparation de C.V.522 Traitement de texte 523 Traduction, rédaction 529 Services professionnels 530 Cours 540 Santé 542 Massothérapie 543 Psychothérapie 544 Croissance personnelle 546 Cartomancie, astrologie 550 Voyages 555 Garderie 560 Entretien, rénovation 564 Décoration intérieure 570 Terrassement, paysagistes 575 Déménagement 600 • 699 VÉHICULES 675 Bateaux, yachts, voiliers 695 Automobiles • 101 M 160 PROPRIÉTÉS À VENDRE APPARTEMENTS-LOGEMENTS À VIEUX ST-LAMBERT, maison victorienne, 9 pièces, cachet unique, aménagement paysager remarquable.Pas d'agent: 466-4175.160 APPARTEMENTS-LOGEMENTS À LOUER C.D.N., 41/2, semi-meublé, chauffé, ensoleillé, dans immeuble tranquill.735-0726.CENTRE-VILLE, appartement entièrement meublé, 2 c.c„ très ensoleillé.Idéal pour personne en transition.288-9454.MÉTRO U.DE MTL, Côte-des-Neiges, haufide duplex, 950S, grand 61/2, poêle, Frigidaire.738-8040.OUTREMONT, 50 Willowdale, 2 t/2,3 1/2,41/2, ascenseurs, chauffé, poêle/fri-go.849-7061.OUTREMONT, face au Mont-Royal, 33 ch.Côte Ste-Catherine, 2 1/2, 3 1/2, chauffés, gym.277-5873.164 CONDOMINIUMS À LOUER PRES HOPITAL Maisonneuve-Rosemont, très beau, spacieux, lumineux 5 1/2,2 chambres, 2 salles de bains, 2 stationnements intérieurs, grande terrasse, micro-ondes encastré, possibilité de cuisinière et réfrigérateur, sauna, piscine ext., tout confort.Libre immédiatement.1100S/mois, non-chauffé.Possibilité d'achat.Jour: 985-3336; soir: 388-2704.MOTS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1- Broutille.— Thulium.2- Entaille dans une solive.— Sorcière arabo-persane.' 3- Trajectoire d'un satellite.— Achevée.4- Signe d'altération (Mus.).— Fer.— Habille.5- Comédien.— Élévation de terrain.6- Connu.— Période de la vie.7- Palmier des Mascareignes.8- Piste d'un cirque.— Carabine.9- Bernache.— Perdis.10- Vagua.— Tégument de la graine de l’if.11- Variété de pomme.— Étang.12- Estonien.— Entrecroisement.VERTICALEMENT 1- Ornas une étoffe.— Lagune des Flandres.2- Doigt.3- Potence.— Sottise.4- Liqueur.— Années.5- Action de soutenir une jeune plante.— Lien grammatical.6- Époque.— Elle renie sa religion.7- Laize.— Nickel.— Habileté.8- Symbole chimique.— Qui concerne la campagne.9- Mèche.— Relatif à la Vierge Marie.10- Expédition.— Demoiselle.11- Qui dure trois ans.— Pluie.12- Parcelle.— Préfixe signifiant (hors).— Cadmium.Solution d’hier I23
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