Le devoir, 7 janvier 1995, Cahier D
I !) !) 5 ,1 A N V I E It I) I M A X C II E S A M E I) I I) E V 0 I H I.E S LE Bl PHOTO JACQUES GRENIER rendre dans la diversité MARIE-ANDREE AMIOT COLLABORATION SPÉCIALE L Ed axation Education ?es enfants, c’est bien connu, n’apprennent pas tous de la même façon.Certains fonctionnent bien à l’intérieur d’un cadre traditionnel, d’autres s’épanouissent plus avantageusement dans un milieu ouvert.La conformité à tout prix dans les apprentissages ne reçoit plus la faveur de divers pédagogues et les commissions scolaires optent de plus en plus pour des projet pédagogiques qui favoriseront les enfants quelle que soit leur méthode d’apprentissage.Les commissions scolaires ont créé depuis une dizaine d’années des écoles dites à vocation particulière où certaines disciplines sont privilégiées.Le système est simple et ingénieux: on offre aux enfants la possibilité de poursuivre des études primaires ou secondaires traditionnelles, tout en leur proposant des cours intégrés en art, en musique, en danse, en éducation physique ou en sciences.Pour bien des jeunes, ces écoles deviennent un milieu de vie stimulant et plus enrichissant que l’école régulière.Les parents doivent cependant effectuer eux-mêmes les dé- Education Educatio Education marches nécessaires pour inscrire leur enfant dans une telle école et, très souvent, assumer le transport de leur enfant.C’est un effort qui vaut le coup cependant.Pierre-Martin Aussant, 12 ans, a été inscrit de la 3'' à la 5e année à l’école Sainte-Gertrude de la CECM, une école spécialisée dans les arts où on offre des concentrations en musique, en arts plastiques, en danse et en expression dramatique pour les enfants de la l*" à la & année.Bon élève, le jeune Aussant avait suivi des cours privés en danse, en chant et en piano avant d’y être inscrit.«J’aimais beaucoup mon ancienne école, mais on y faisait seulement des matières ordinaires, note-t-il; à Sainte-Gertrude, c’était plus amusant» En 61' année, il est revenu à son école de quartier pour y suivre une année d’anglais intensif.Le frère aîné de Pierre-Martin, Guillaume, terminera en juin son cours secondaire dans une autre école à vocation particulière, cette fois à la Commission scolaire des Milles-Îles, où il est inscrit en concentration musique à l’école Curé-Antoine-Labelle.Violoniste, Guillaume a pu «survivre» au secondaire en passant près du tiers de son temps dans des cours en chant choral, en littérature musicale, en création, en solfège, en théorie et en dictée.Leur sœur Amélie, pour sa part, fréquente l’école secondaire Georges-Vanier de la Commission scolaire Les Ecores où les élèves apprennent par modules, c’est-à-dire à leur rythme.Ils sont fortement appuyés par les enseignants, toujours disponibles pour les aider.Pour plusieurs adolescents, cette façon d’apprendre comble leurs besoins de liberté et d’autonomie.VOIR PAGE D 2: DIVERSITÉ toute la richesse du monde US ENSEIGNANTES ET LES ENSEIGNANTS DES SYNDICATS MEMBRES DE LA FEDERATION AUTONOME DU COLLEGIAL 1259, RUE BERRI.BUREAU 400 — MONTRÉAL (QUEBEC) — H2L 4C7 — TÉL.: (S14) 040-9977 — TÉLÉCOPIEUR : (514) 848-0166 I D1C I) 2 I.15 I) E V 0 I It., I.E I) E V 0 I It , I.E S S A M Ë I) I E T I) i M A X (' Il E K -I A N V I 15 lî I 0 !» 5 ?I) U C AT 10 N L’enseignement des langues d’origine Un programme qui favorise l’intégration des élèves des communautés culturelles MARIE-JOSEE BOUCHER COLLABORATION SPÉCIALE e Programme d’enseignement des langues d’origine (PELO) est offert à 6 % des élèves du Québec.Si l’existence même de cette initiative en fait sourciller plusieurs, les principaux responsables constatent un effet bénéfique sur le processus d’apprentissage et d’intégration des jeunes provenant des communautés culturelles.Mis sur pied par le gouvernement québécois en 1978, le PELO a d’abord été expérimenté à la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM) et à la Commission scolaire Jérôme-Le-Royer.Le barème d’heures de cours dispensées demeure le même depuis 16 ans: un minimum d’environ 100 heures par année scolaire, à raison d’une trentaine de minutes par jour.L’enseignement-des langues d’origine est surtout offert au niveau primaire.Exception faite de deux écoles, le programme ne s’intégre pas à l’horaire de l’élève: les cours se donnent le matin, à l’heure du dîner ou après les heures de classe.Ce sont les parents qui en font la demande auprès de la direction de leur école.Dès qu’on compte au moins une quinzaine d’inscriptions, la commission scolaire peut instituer le PELO.Le programme n’est pas ouvert aux élèves en structure d’accueil.Selon Marie-France Benes, directrice des services aux .communautés culturelles au ministère de l’Éducation à Montréal, les méca- nismes de langage se transfèrent plus facilement d’une langue à l’autre.La directrice va plus loin en y joignant un volet affectif.«C’est une question de sécurité affective et d’identité, affirme-t-elle.Le PELO maintient la communication avec les parents et les grands-parents.» A l'enseignement des langues indo-européennes telles l’italien, l’espagnol, le grec et le portugais se sont ajoutés l’arabe, l’hébreu, le créole, l’algonquin et, plus récemment, les langues du Sud-est asiatique comme le chinois, le cambodgien, le vietnamien et le laotien.Au Québec, neuf commissions scolaires offrent actuellement le PELO.Le budget alloué au programme pour l’année en cours s’élève à 1 800 000 $, soit 3 % du budget total du service aux communautés culturelles.Un facteur d’adaptation Le programme contribue-t-il véritablement à l’intégration de l’immigrant, ou ne perpétue-t-il pas une sorte de vie en vase clos?Anna-Maria Folco, conseillère pédagogique à Jérôme-Le-Royer, a contribué à la mise en œuvre du PELO dès ses débuts.Détachée de sa commission scolaire, elle est maintenant responsable de l’intervention et des relations avec les communautés culturelles au Centre de langues patrimoniales, composante du Centre d’études ethniques de l’Université de Montréal (CEETUM).Mme Folco admet que la question de l’in-tégration de l’élève immigrant demeure complexe et très discutée, la langue revêtant une forte connotation affective.Son travail auprès des enseignants et des élèves lui a cependant fait constater les mérites de l’approche en langue d’origine.«Le PELO n’est pas une entrave, souligne-t-elle; il facilite l’intégration de l’élève.Très collé à la réalité québécoise, il s’inspire des approches pédagogiques préconisées par les programmes de langue des années 70 et 80, qui puisaient dans l’expérience de vie du jeune.» De l’avis de Mme Folco, le PELO constitue un moyen pour l’étudiant de renforcer les apprentissages qu’il fait parallèlement, tout en développant une langue dont il possède déjà les connaissances de base.Le Programme d’enseignement des langues d’origine n’est pas très connu comme initiative d’enseignement à l’échelle métropolitaine.Mia Beer-Toker, directrice du Centre de langues patrimoniales et professeur au département de didactique, explique cette absence d’information par le petit noyau d’élèves touché par le PELO.Elle soutient que des 98 000 élèves de Pile de Montréal qui fréquentent le primaire, 6000 seulement sont inscrits au PELO.D’autre part, elle rappelle que des cours en langue d’origine sont dispensés depuis des années par les communautés culturelles elles-mêmes.N’y-a-t-il donc pas lieu de parler de dupli- LePELO accorde droit de cité à la langue d’origine en l’insérant dans le milieu scolaire de l’élève cation à cet égard?Anna-Maria Folco, pour sa paît, n’y voit aucune forme de double emploi et ce, pour deux raisons.Contrairement aux cours dispensés par les communautés culturelles, le PELO accorde un droit de cité à la langue d’origine en l’insérant dans le milieu scolaire de l’élève.Et par ricochet, il assure un lien important avec la société d’accueil.Tensions latentes Il serait cependant faux de croire que ce programme gouvernemental a fait l’unanimité au fil des ans.En fait, le PELO n’a pas toujours suscité des réactions enthousiastes.Certains enseignants d’autres disciplines ainsi que les directions d’école, tout en acceptant le programme, lui reprochent souvent de monopoliser le temps et l’énergie normalement consacrés à l’acquisition de connaissances dans la langue d’accueil.Une idée que rejette d’emblée Anna-Maria Folco.«C’est comme si les apprentissages étaient cloisonnés et que le cerveau fonctionnait par tiroirs, alors que tout est interrelié, spécifie-t-elle.Et plus on accentue ces interrelations, plus on enrichit l’apprentissage de l’écolier!» Maria Dias peut en témoigner.Depuis 11 ans, elle enseigne le portugais, langue de son pays natal, à l’école Saint-Enfant-Jésus au centre-ouest de Montréal.Chaque semaine, elle dispense des cours à six groupes d’une dizaine d’enfants.Mme Dias soutient qu’en général, les élèves se montrent assidus.Elle avance même que le PELO a eu un effet d’entraînement.Les écoliers s’enrichissent de la langue et de la culture de leur pays, d’origine, tout en s’intégrant plus harmonieusement à la société québécoise.L’influence a, déteint sur leurs parents: un plus grand nombre d’entre eux apprennent maintenant, le français.«Alors qu’il y a onze ans, je devais souvent agir comme interprète auprès des parents, je n’ai presque plus à le faire aujourd’hui, précise l’enseignante.Il faut’ connaître et accepter ses origines pour mieux apprendre la langue de la société d’ac-cuçil.» A l’instar de la société québécoise d’adop-' tion qu’il dessert, le PELO a évolué au fil des ans.Selon Mme Folco, jusqu’en 1988, le programme devait s’appuyer sur quatre modes d’intervention: la communication orale, l’écoute, la lecture et l’écriture.«On mettait beaucoup plus l’accent sur l’écoute et la production orale.Quant à l’écriture, on insistait sur l'orthographe et la calligraphie», rappelle la responsable au Centre de langues patrimoniales.Mia Beer-Toker souligne que l’apprentissage de la langue d’origine doit surtout inclure le développement de la «littéra-cie», c’est-à-dire la réflexion et la discussion des textes.«Plus l’élève est relié à ses origines et aux discours de sa communauté culturelle, plus il a un fil à son histoire!» fie ckeukei pkg, h ÜUéMttM québécoise.03 ÉMILE NELLIGAN iO POESIES COMPLETES g JACQUES FERR0N CONTES S, GERMAINE GUEVREM0NT LE SURVENANT £ HUBERT AQUIN LANTIPHONAIRE g YVES THÉRIAULT CONTES POUR UN HOMME SEUL ANNE HEBERT LE TORRENT H es iO FEUX-ANTOINE SAVARD MENAUD, MAITRE-DRAVEUf LAURE CONAN ANGELINE DE M0NTBRUN SAINT-DENYS GARNEAU REGARDS ET JEUX DANS L'ESPACE MICHEL TREMBLAY LE PREMIER QUARTIER DE LA LU JACQUES POULIN LES GRANDES MAREES 53 LOUIS HÉM0N MARIA CHAPELAINE g HONORÉ BEAUGRAND LA CHASSE-GALERIE £ PHILIPPE AUBERT DE GASPE LES ANCIENS CANADIENS 03 PATRICE LAC0MBE LA TERRE PATERNELLE DIVERSITÉ Des écoles sur mesure SUITE DE LA PAGE D 1 Les trois enfants vivent tous à la même adresse, mais fréquentent des écoles dans trois commissions scolaires différentes.Selon leurs parents, il faut aller là où se trouve le programme le plus approprié pour les enfants.«Ét si le programme n’existe pas près de la maison, il faut le trouver! C’est une façon de motiver le,s enfants, indique Lise Aus-sant.A l’école régulière du quartier, ils avaient tendance à trouver le temps long.» Mais cela exige des efforts.Des programmes aussi alléchants que ceux des écoles internationales, par exemple (qui poussent un peu partout comme des champignons) sont habituellement réservés aux élèves qui habitent le territoire de l’école.Quand la commission scolaire n’offre pas un programme satisfaisant et adéquat pour l’enfant, il appartient au parent de chercher.Pour les parents de Thomas Rous-sel-Roozmon, six ans, la question est apparue quand Thomas s’est mis à lire tout seul, à l’insu de tous, des romans de cent pages.C’était au milieu de sa maternelle.Marlène Roussel, sa mère, s’est dit que les cours réguliers ennuieraient probablement son fils plutôt impatient d’apprendre.«Pour Thomas, les cours ne vont jamais assez vite.Il veut toujours savoir le quand-comment-pourquoi de chaque chose et trouve que tout est trop facile.» Après avoir effectué des recherches, les parents de Thomas ont trouvé une école tout indiquée pour leur fils.L’école Fernand-Seguin, à la CECM, accueille une clientèle d’enfants doués et talentueux et on y privilégie les sciences.Le hic, c’est que Thomas n’habite pas le territoire de la CECM.Il a donc fallu, après l’examen d’admission à Fernand-Seguin, attendre que la liste de tous les enfants de la CECM désireux de s’inscrire à l’école soit épuisée.Puis, remplir une demande d’admission extra- territoriale auprès de la commission scolaire d’origine, afin qu’on puisse transmettre les fonds alloués à l’élève vers la CECM.Thomas est finalement entré en lère année à Fernand-Seguin en même temps que les autres enfants et trouve toujours que tout est «super facile mais plus intéressant que Tan dernier».Surtout, il adore son école.Les parents de Thomas, ainsi que d’autres qui ont des enfants dans ce cas, doivent aussi assumer eux-mêmes le transport de leur jeune.Lise Trudel a une fille qui fréquente l’école Pierre-de-Coubertin, où un programme d’éducation physique hautement qualifié est offert aux jeunes de la 3'' à la 6e année.Léane habite Sainte-Rose et l’école est à Montréal-Nord.Résultat?Maman fait le taxi deux heures par jour! «Mais ça vaut le coup.Léane aime son école et elle y pratique des activités qu’elle adore.Dommage qu’on n’ait rien de semblable sur notre territoire!» Mais on sent du changement dans l’air, car les commissions scolaires ne veulent plqs perdre leur clientèle.Aux Mille-Iles, en plus d’offrir des concentrations en musique, on propose des programmes en éducation physiqqe et en arts dans quelques écoles.A la Commission scolaire des Manoirs, le programme CONCEP (concentration concept éducation physique) de l’école Saint-Louis-de-Tçrrebonne remporte un vif succès et l’École internationale de la Commission scolaire Chomedey de Laval a accueilli, lors d’une réunion d’information, plus de 700 parents désireux d’y inscrire leur jeune pour l’ouverture en septembre.Puisqu’il n’y aura qu’envi-ron 180 places de disponibles, c’est quelques centaines de jeunes qui se retrouveront ailleurs, vraisemblablement sur les bancs d’une des nombreuses écoles privées de la région.Car vérification faite, ces programmes s’implantent là où il y a une forte migration vers les écoles privées.Le cahier Éducation est publié par le quotidien Le Devoir.COORDINATION Louise-Marie Houle COLLABORATEURS Marie-Andrée Amiot Marie-Josée Boucher Christiane Dupont Jean-Pierre Proulx Michel Quevillon Francine Schoeb Marc Thibodeau DIRECTION ARTISTIQUE Roland-Yves Carignan MISE EN PAGES Yves d’Avignon REPRÉSENTANTE PUBLICITAIRE Christiane Legault paRuapacnon ' S ALAIN GRANDB0IS AVANT LE CHAOS g ANT0NINE MAILLET LA SAG0UINE FRANCINE NOËL MARYSE aOa COLLÈGE DUROCHER SAINT-LAMBERT INSTITUTION PRIVÉE D'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE POUR FILLES ET GARÇONS i i A Durocher Saint-Lambert, vous trouverez: • un programme scolaire exigeant • des profils de formation diversifiés • un suivi pédagogique personnalisé constant .le tout, dans un environnement riche et stimulant.Ajoutez à cela: • un programme important de sports collectifs et individuels • de nombreuses activités parascolaires passionnantes le tout, dans un climat d’amitié et de camaraderie.1- à 4" secondaire pour filles et garçons (1995-96) 5' secondaire pour filles seulement (mixte en 1996-97) Durocher Suint-Lambert, les belles années (lu secondaire! 28 janvier 1995: Examens d’admission et visite guidée des pavillons Pour renseignements: Pavillon Saint-Lambert (l” et 2' secondaire) 375 Riverside.Saint-Lambert J4P 1B1 (514)671-5585 Pavillon Durocher (3’.4’ et 5' secondaire) 857 Riverside.Saint-Lambert J4P1C2 (514) 465-7213 I.E I) E V OIR, L E 1) E V II I II .I, E S S A M E R I E T I) 1 M A N (' Il E 8 .1 A N V I K II I !) !» 5 EDUCATION La mosaïque ethnique L’intégration des élèves des minorités ethniques pose un défi aux institutions scolaires francophones MARC THIBODEAU COLLABORATION SPÉCIALE Amharique, gujarati, djerma, ourdou, punjabi, somali, souhaéli, bengali, tagal, créole, thaï.Ce ne sont là que quelques-unes des 51 langues maternelles recensées parmi les 1500 élèves de l’école secondaire Saint-Luc, de la Commission des écoles catholiques de Montréal.Cette institution, comme aime à le souligner son directeur Jean Morin, constitue une véritable «société des nations» où près de 75 % des étudiants sont nés à l’extérieur du Canada.Société dont la diversité ethnique illustre bien au demeurant l’ampleur du défi qu’ont dû relever un grand nombre d’écoles publiques francophones depuis l’avènement de la Charte de la langue française en 1977.A l’époque, la vaste majorité des élèves issus des minorités ethniques fréquentaient l’école anglaise.Quelque 15 ans plus tard, cette tendance s’est complètement renversée, en particulier dans la région métropolitaine où se retrouvent 93 % des élèves allophones de l’ensemble du Québec.Les écoles francophones de l’île de Montréal accueillent en effet aujourd’hui 70 % des élèves allophones — et plus de 90 % des nouveaux arrivants — contrairement à un maigre 11 % au début des années 70.Cette progression quantitative donne cependant bien peu d’indications quant à l’efficacité avec laquelle ces établissements ont su s’adapter aux exigences d’une clientèle scolaire de plus en plus diversifiée.Et contribuer, du même coup, à l’intégration des immigrants et de leurs descendants au sein d’une société québécoise marquée par un pluralisme sans cesse croissant.D’un point de vue académique, il semble que le système scolaire ait su jusqu’à maintenant permettre aux étudiants allophones de poursuivre un cheminement sensiblement similaire à celui de leurs homologues francophones.«Globalement, les données disponibles montrent que le rendement scolaire des allophones est équivalent, sinon supérieur, à celui du groupe francophone», souligne à ce propos Marie McAndrew, directrice adjointe du Centre d’études ethniques de l’Université de Montréal.Une étude du ministère de l’Éducation réalisée en 1988 révélait ainsi chez les élèves allophones une moyenne académique de 68,7 % et un taux de réussite de 79,6 % aux épreuves uniques du secondaire, comparativement à une moyenne de 68,4 % et un taux de réussite de PHOTO JACQUES NADEAU Pour répondre aux exigences des écoles pluriethniques, les stéréotypes ont dû être éliminés du matériel didactique.77,7 % pour les élèves francophones.Mme McAndrew souligne qu’il existe aujourd’hui certains groupes ethniques qui connaissent des problèmes scolaires plus importants, plus particulièrement chez certaines communautés d’arrivée plus récente.Elle note cependant que les indicateurs actuels sur le rendement scolaire sont trop imprécis pour apprécier l’ensemble des variables — sociales, économiques et autres — qui peuvent contribuer à cette situation.L’ajustement aux exigences de l’école pluriethnique ne constitue évidemment pas une tâche facile.Au fil des années, la nécessité incontournable de cette démarche a amené les institutions francophones, jusque là traditionnellement mono- -ethniques, à revoir en profondeur leurs façons de faire.Des mesures ont ainsi été prises afin, par exemple, d’éliminer les stéréotypes au sein du matériel didactique et de parfaire la formation des enseignants.C’est aussi dans cette évolution qu’il faut situer l’arrivée en milieu scolaire d’agents de liaison ou de milieu, qui visent à assurer un développement harmonieux entre les parents des élèves et l’école (au primaire) ou entre les élèves (au secondaire).Ces initiatives sont venues se rajouter au Programme d’enseignement des langues d’origine (PELQ) à l’intention des élèves allophones, qui avait été introduit par le Livre blanc sur la politique de la langue en 1977.Ces efforts multiples ne sauraient être interprétés comme une preuve que le «virage interculturel» des institutions pluriethniques montréalaises est désormais complet, avertit Mme McAndrew.Ce développement est freiné, note-t-elle, par l’«at-tejitisme» du ministère de l’Éducation qui ne «dispose pas d’une politique d’ensemble en matière d’éducation interculturelle».Cette lacune ne facilite évidemment en rien la tâche des personnes œuvrant en milieu scolaire pluriethnique, qui sont souvent plongées au cœur de conflits de valeur complexes, en l’absence de balises bien définies.«Le ministère ne nous fournit pas un appui suffisant à ce niveau, estime le directeur de l’école secondaire Saint-Luc.Nous devons traiter chaque situation à la pièce.» M.Morin a dû par le passé intervenir sur plusieurs questions difficiles, en refusant par exemple d’accéder à la demande d’un jeune étudiant musulman qui réclamait un lieu de prière.Une décision controversée, qui indique clairement le caractère explosif que peuvent rapidement revêtir les questions ethniques en milieu scolaire.Cette réalité est d’ailleurs amplement soulignée par le débat qui fait rage dans plusieurs pays occidentaux quant au port du hidjab.Des études récentes sont venues souligner la perplexité ressentie par les directions d’école et les intervenants face aux multiples demandes de dérogation aux normes institutionnelles qui sont présentées par des parents ou des enfants issus de communautés culturelles.Les principaux points de friction portent bien sûr sur la place des pratiques religieuses dans la vie quotidienne et l’égalité du statut entre hommes et femmes, mais aussi sur des questions telle l’autonomie de l’enfant et la discipline.La présence d’ethnies diverses au sein d’une même institution peut également se traduire par des manifestations de racisme.D s’agit là toutefois, précise Mme Mc Andrew, d’un sujet «très tabou» qui a fait l’objet de peu d’études spécifiques au Québec.Poqr le directeur de l’école secondaire Émile-Legault, une institution montréalaise qui regroupe près de 75 % d’allophones, la voie pour éviter le racisme passe d’abord et avant tout par la communication et l’identification des points communs.«D faut Les écoles francophones de l’île de Montréal accueillent 70 % des élèves allophones du Québec Aider son enfant en lecture et en écriture Si aucune mesure efficace n’est prise à temps, les problèmes s’accumuleront.Votre enfant prendra du retard en lecture et en écriture.Ces difficultés se répercuteront sur sa confiance en lui-même, son intérêt pour l’école et sur sa vie sociale.Docteure Réjeanne Fiset, Ph.D.Spécialiste en enseignement de la lecture paRTENMrE5P^ Ill r Clinique de Lecture et d’Écriture 83, bout Saint-Joseph Ouest, Montréal H2T 2P5 (514) 279-4673 Québec (418) 652-9900 Trois-Rivières (819) 373-4032 Les conseillers et conseillères d'orientation : Partenaires de votre avenir ¦ Counseling d'orientation ¦ Bilan et gestion de carrière ¦ Évaluation de potentiel, personnalité, intérêts ¦ Information scolaire et professionnelle ¦ Recherche d'emploi ¦ Qualité de vie au travail ¦ Médiation familiale ¦ Préparation à la retraite ¦ Psychothérapie Procurez-vous gratuitement notre Répertoire des 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Ordre professionnel des conseillers et conseillères d'orientation du Québec * (514) 737-4717 ou 1 800 363-2643 Profession à titre réservé régie par le Code des professions 1 Téïé-onselgnement Jeudi Radio-Québec Dimanche 12 h I I L école de son temps : formation fondamentale et sujet démocratique 22 janv.19 janv.] 2.La laïcité a l'ordre du jour 29 janv.26 janv.I 3.Des forums ados : la jeunesse.discours et pratique Sfév.2 fév.| 4.Le métier d'enseignant : grandeur et misère 12 fëv.9 fëv.S.La formation pratique des maîtres : la nouvelle façon de faire 19 fëv.16 fév.fi.Rapports parents/enseignants : pour une nouvelle éthique j ff V 26 tfv.23 fév./.Formation professionnelle : harmonisation entre le secondaire et le collégial, quels enjeux ?.5 mars 2 mars ! 8.Éducation : pourquoi combattre la pauvreté ?12 mars 9 mars 9.Les petites violences : pourquoi en parler plus aujourd'hui ?19 mars 16 mars ! 10.R quand l'école branchée ?26 mars 23 mars 11.Pour une nouvelle organisation du travail à l'école 2 avr.30 mars 12.1/éducation à la coopération : de l'école au travail 9 avr.6 avr.13.Un élève, un vote 16 avr.13 avr.V* aller au-delà du stade de la tolérance, et travailler d’abord sur les ressemblances», note Georges Habib.Ceci, en veillant notamment à éliminer les éléments qui risquent d’entretenir les clivages ethniques.En début d’année, M.Habib a ainsi demandé aux élèves d’adopter le français en tout temps au sein de l’établissement.Une consigne qui est largement suivie, assure-t-il aujourd’hui, parce qu’elle constituait l’une des mesures identifiées par un groupe d’élèves du 4r secondaire de l’école pour coptrer le racisme.A l’école Saint-Luc, la lutte contre les tensions raciales s’exprime également par une communication accrue et la lutte aux irritants potentiels.Lors de son arrivée à l’école il y a quatre ans, le directeur a ainsi choisi de resserrer le code vestimentaire afin d’éviter la tenue «skinhead» qui, dit-il, reflète une philosophie agressive et raciste qui favorisait l’acrimonie.La dynamique est évidemment toute autre au sein des écoles privées eth- niques qui présentent, à l’opposé des écoles publiques de la région métropolitaine, une clientèle résolument monoethnique.On compte aujourd’hui 35 de ces institutions au niveau préscolaire, primaire et secondaire, où se retrouvent plus de 10 000 étudiants.Le plus ancien de ces établissements, l’école juive Talmud Torah, fut fondé en 1896.Les écoles ethniques des autres communautés sont de création plus récente.C’est le cas en particulier pour les écoles ¦ grecques, la première ayant vu le jour en 1926.In première école arménienne a été fondée en 1973, soit 11 ans avant l’ouverture de l’école musulmane.Sur les 35 établissements existants, 23 sont des écoles juives.Pour Marie McAndrew, ce modèle scolaire a permis de répondre par le passé au manque de sensibilité à, la diversité religieuse qui est inhé- • rent au caractère confessionnel dti système scolaire québécois.Ce caractère confessionnel, qui est aujourd’hui largement remis en ques- ¦ lion, constitue d’ailleurs aux yeux de la spécialiste l’un des obstacles majeurs à la poursuite du virage pluraliste entrepris au sein des établissements scolaires francophones.uenn TjjQfniversitaire , T1ÏÉ 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada Vf J Tél.: (514) 842-8481 ____y Téléc.: (514) 842-402:1 L'andragogie, champ d'études et profession Madeleine Blais, Estelle Chamberland, Mohamed Hrimech, André Thibault 2-7601-3914-X (275 p.) 24.00 $ François Bigot, administrateur français Guy Erégault, présentation de Roland Lamontagne 2-71 -3774-0 (417 p.) 39.95 $ Déficiences, incapacités et handicaps Processus d'adaptation et qualité de vie de la famille J.-Al.Boucahrd, L).Pelchat, P.Boudreault, M.Lalonde-Graton 2-7601-3778-3 (170 p.) 29.95 S Pour une éducation relative à l'environnement Lucie Sauvé 2-7601-3891-7 (362 p.) 29,95 $ Comptabilité intermédiaire, notes de cours Nicole R ace t te 2-7601-3892-5 (280 p.) 29,95 $ Politique étrangère canadienne André Donneur ISBN 2-7601-3436-9 (172 p.) 24,95 $ Simulation et modèles loan Dancea ISBN 2-7601-3484-9 (214 p.) 25,95 $ Environnement glaciaire Pierre Pagé ISBN 2-7601-2584-X (370 p.) 43.55 $ Approche phénoménologique en recherche Chantal Deschamps ISBN 2-7601-2595-5 (112 p.) 27.20 $ Imagerie synergique en enseignement de la création Diane Parisien ISBN 2-7601-3317-6 (176 p.) 27,20 $ Pathologie du système digestif animal Daniel Martineau ISBN 2-7601-3370-2 (61 p.) 14.95 $ Introduction à l’analyse des données issues d'une enquête Alain d'Astous ISBN 2-7601-3339-7 (182 p.) 26,10 $ Introduction à la psychométrie Anne Anastasi ISBN 2-7601-3369-9 (278 p.) 35,00 $ La retraite des baby-boomers Jean Carette ISBN 2-7601-3477-fi (118 p.) 17.95 $ Signaux et systèmes linéaires, une introduction progressive et pragmatique Mounir Boukadoum ISBN 2-7601-3315-X (272 p.) 27.20 $ Le français québécois Normes et usages Luc Ostiguy, Claude Tousignant ISBN 2-7601-3330-3 (248 p.) 19,95 S âf- / v E ceq I.U I) K V 0 I It , I, E I) E V 0 I R , l V, S S A M E I) I 7 E T R I M A N C II E « .1 A N V I E R I !l !) 5 1) EDUCATION Le pluralisme religieux à l’école La loi laisse la communauté éducative de chaque établissement choisir son orientation religieuse ou areligieuse à 1/ i I -U A - V L*- - » ¦iIC P.ciq ; A 4 T-t En Sciences humaines (certificat en gestion) Accès à l’université facilité Préparation supérieure aux études universitaires CEGEP ANDRÉ-LAURENDEAU 1111, rue Lapierre, LaSalle (à deux pas du Parc Angrignon) Le Cégep André-Laurendeau est reconnu par L'Office du Baccalauréat international I Pour brochures et visites guidées: 364-3320, poste 169 \ m 1 "V N ^ f ff ^ m PHOTO JACQUES NADEAU Le pluralisme religieux emprunte de plus en plus la voie de l’enseignement privé.La communauté juive s’est depuis longtemps donné un réseau d’écoles qui dessert la moitié de ses enfants.certains droits individuels qui, en théorie du moins, favorisent le pluralisme.Ils ont d’abord, à l’intérieur de leur commission scolaire, le droit de choisir l’école «dont le projet éducatif correspond à leurs valeurs».Mais encore faut-il qu’il existe plusieurs types d’écoles.Or, une enquête que nous avons menée en 1992 a permis de recenser dans tout le Québec, 49 écoles non confessionnelles, toutes à l’extérieur de Montréal: onze seulement ont explicitement choisi ce statut; les autres le sont plus ou moins «par défaut».Les quelque 2500 autres sont catholiques ou protestantes.Aucune n’est d’une autre confession.La loi proclame par ailleurs le droit des enfants «de choisir, à chaque année, entre l’enseignement moral et religieux, catholique ou protestant, et l’enseignement moral».Ce droit s’étend même «à l’enseignement moral et religieux d’une confession autre que catholique ou protestant lorsqu'un tel enseignement est dispensé à l’école».En pratique, aucune école ne le fait! Personne n’en fait la demande et la seule qui ait été jamais été formulée, en 1991, a été refusée.Elle émanait de la communauté musulmane de la rive-sud.Au droit proclamé correspondent évidemment les devoirs de la commission scolaire.Cette obligation est incontournable quant à l’enseignement religieux (catholique et protestant) et la formation morale non confessionnelle.A l’égard des autres types d’enseignement, la commission scolaire jouit d’un pouvoir discrétionnaire.Elle n’est pas tenue de l’offrir.Les catholiques et les protestants ont encore le droit à des services pastoraux à l’école.Cette disposition s’applique dans toutes les écoles publiques, confessionnelles ou pas.Les activités religieuses propres à d’autres confessions demeurent toutefois permises.Ainsi, rien n’empêche une école, même catholique ou protestante, de favoriser d’autrqs pratiques.Rien ne l’y oblige non plus.A cet égard, on a vu récemment l’école Saint-Luc de Montréal refuser un local de prière à de jeunes musulmans, alors que la chose se pratique dans l’une ou l’autre école de la commission scolaire Sainte-Croix.Quant aux signes religieux extérieurs, rien a priori ne les interdit, même dans les écoles catholiques dont le règlement général affirme l’exigence d’agir dans le respect «de la liberté religieuse et de conscience».Mais on l’a vu avec l'affaire du voile islamique: rien n’est acquis en ce domaine.istituto italiano di cultura |j Associazione «Lingua Viva Montréal» Cours d’italien (deux sessions entre janvier et juin 1995) Première session: début 30 et 3 I janv./ fin 20 avril - 46 h., 2 fois par sem., 230 $ (niveaux élément., interméd.et avancé) - 24 h., i fois par sem., 120 $ (conversation, interméd.et avancé) - 24 h., I fois par sem., 120 $ («Entre langue et culture», avancé) Deuxième session: début Ier et 2 mai / fin 29 juin - 36 h., 2 fois par sem., 180 $ (niveau élément, et interméd.et avancé) - 18 h., I fois par sem., 90 $ (conversation, interméd.et avancé) Chaque session prévoit trois niveaux d’enseignement: élémentaire, intermédiaire, avancé et deux options d’horaire: matin ou soir, du lundi au jeudi.Tous les cours ont lieu à l'Institut Culturel Italien, 1200, Dr Penfield.L’inscription permet de participer gratuitement à toutes les activités culturelles de l’ICI.Pour plus d’information, téléphoner au 849-3473.Centre de psychologie Services psychologiques Gouin inc.39, boul.Gouin Ouest, Montréal (Québec) H3LIH9 (514) 331 -5530 I Mélomane: personne qui aime la musique avec passion (Le Petit Robert) Invitation à la Mélomanie Initiation à la grande musique, approche vivante basée sur l’écoute Claudio Ricignuolo Membre de l’Orchestre Métropolitain Certificats-cadeaux disponibles Séances d’information gratuites Renseignements: 385-5015 Selwyn House School Fondée en 1908 ÎVEKrrÀsi JOURNÉE PORTES OUVERTES mercredi, le 11 janvier 1995 de 9h00 à midi et de 19h00 à 20h00 EXAMENS D’ADMISSION 5e à 10e année samedi le 4 février 1995 8h45 à12h45 Maternelle à 4e année Sur rendez-vous À partir de janvier 1995 Pour de plus amples informations concernant l’éligibilité à l’école, notre politique d’admission, notre programme d’aide financière, et la bourse d’études annuelle pour la 7e année, veuillez contacter: Sharon Cozens Directrice des Admissions Téléphone (514) 931-9481 loc.255 Télécopieur (514) 931-6118 L’École Selwyn House 95 chemin Côte St-Antoine Weslinount, QC H3Y 2H8 Numéros de permis 749789 et 749624 i » ) i % i i 5 » * m I Il y a des valeurs qui ne trompent pas.1972 à 1977 Anna Buithieu «.E 1967 à 1971 Anne-Marie Grothé du service d'endocrinologie j Sacré-Cœur de Montréal tydro-Québec 1971 à 1974 Ginette Noiseux Directrice artistique et co-directrice générale du Théâtre Espace Go Conceptrice de costumes de scène 1983 à 1988 Marie-Anne Paquette Assistante de l'honorable juge Beverly McLachlin de la cour Suprême du Canada, à 22 ans elle est une des 27 juristes choisis au Canada pour ce stage mMte 1 Inscription: 3,4,5,9,10, 11,12jan.anglais, français italien, portugais allemand aussi français écrit Montréal & anglais écrit An fil des ans, il n’y a pins grande fierté que de voir nos élèves entrer dans la vie et y jouer un rôle de leaders.Si vous rêvez, pour vos enfants, d’une solide éducation, gage d’un avenir brillant, venez nous rencontrer.Examens d’admission sur rendez-vous Filles lre à 5e secondaire Service de pensionnat Accès au CEPSUM Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie 628, chemin de la Côle Ste Catherine Outremont H2V2C5 Métro Édouard-Montpetit S3 Renseignements 735-5261 Poste: 3038 l I, h: I) E V 0 I H .I.E I) E V 0 I R .I.E S S A M E I) I E T I) I M A N (' HE 8 .1 A N V I E H I !) !) f> De la tolérance au rapprochement Ou comment surmonter les difficultés de la pluriconfessionnalité PÉ.-VÜ*1 ! ¦ •¦X.su Infographie INFOGRAPHIE Pour débuter - Pour exceller Prochaines sessions Editique mars 95 Environnement Macintosh Animation 2D et 3D janvier et mai 95 Environnements Softimage et Macintosh du Ministère de l'Éducation # 749-996 Permis Admissible aux différents programmes d'aide à la formation Prêts et Bourses TéL 982-0922 MICHEL QUEVILLON COLLABORATION SPÉCIALE T e temps n’est plus à la toléran-explique Patricia Carignan, professeure de morale et de religion catholique.Il faut accueillir les différences religieuses dans un esprit d’ouverture et de collaboration.C’est de cette manière que nous pouvons tous vivre en harmonie,» L’école secondaire Émile-Legault, comme les autres écoles de la Commission scolaire St-Croix, dispense des cours de perfectionnement en éducation interculturelle à tout son personnel.Les professeurs de religion et de morale suivent, en plus, des cours axés sur la connaissance des grandes religions du monde.Dans cette école où environ la moitié des jeunes sont d’une autre religion que catholique (456 sur 897), des repas végétariens sont offerts ainsi qu’un autre plat de viande, lorsque du porc est au menu.Pour ce qui est des rites religieux, le responsable des activités pastorales, Peter Kelly, a aménagé un local de prière où toutes les religions peuvent être pratiquées.«Sur l’autel, les livres sacrés de toutes les religions ont leur place», dit-il.Mme Carignan insiste: «Personne ne doit s’accaparer ce lieu.Les églises, les mosquées, les temples sont à l’extérieur de l’école.Ici nous vivons tous ensemble, tout est à la disposition de tout le monde.» À l’école ! Emile-Legault, le local de prière accueille tous les cultes.Sur l’autel, les livres sacrés de toutes les religions ont leur place PHOTO JACQUES GRENIER La commission scolaire Sainte-Croix forme ses professeurs de religion et de morale à toutes les grandes religions du monde.2070 Clark suite 402, Montréal, Québec, H2X 2R7 Sensibiliser les jeunes aux autres religions est une préoccupation majeure à Emile-Legault.Lorsque des cérémonies religieuses particulières sont organisées — comme la célébration de la messe catholique pour commémorer un événement particulier, ou le Id, qui célèbre la fin du Ramadan — tous les étudiants sont invités à y assister.Au delà des différences L’école Émile-Legault fait carrément preuve d’audace, en organisant des célébrations religieuses à caractère universel.Chaque année, Jaque-line Courtemanche et Patricia Carignan organisent un jeûne-o-thon de 24 heures.L’an passé, les élèves ont amassé 5000 $ pour la Société des selle, explique Mme Courtemanche.C’est là que se trouve l’harmonie.» Les jeunes répondent généralement assez bien aux activités pastorales, selon Peter Kelly.Il ne faudrait cependant,pas croire que les élèves de l’école Emile-legault sont de plus fervents pratiquants que les autres adolescents.Eux aussi ont des centres d’intérêts qui les amènent bien loin des lieux de prières.Dans le choix de leurs copains, par exemple, ils considèrent l’ethnie et la langue d’origine, beaucoup plus que la religion.Et les frictions, lorsqu’il y en a, sont davantage d’origine ethnique que religieuse.L’histoire émouvante de Salem enfants handicapés du Québec.Cette année, ils espèrent remettre le même montant à la juge Ruffo pour le Tribunal international pour les droits de l’enfant.Le jeûne s’achève avec une célébration oecuménique, à laquelle participent des bonzes vietnamiens, un brahmane hindou, un imam et des prêtres catholiques, à réciter des prières avec les participants.L’année dernière, seul un rabbin juif manquait, parce que la cérémonie tombait le jour du sabbat.«Nous pensons que c’est en appuyant sur les ressemblances de leurs religions respectives que nous réussissons à faire se rejoindre les jeunes dans une spiritualité univer- fËdm K.Conservatoire d'art dramatique de Montréal AUDITIONS D'ENTRÉE Année scolaire 1995-1996 Date limite d'inscription: 1er mars 1995 Pour être admises, les personnes sélectionnées à la suite des auditions devront être titulaires d'un diplôme d'études collégiales au plus tard le 15 août 1995 ou être âgées d'au moins 22 ans le 1er mars 1995.Pour renseignements: Conservatoire d'art dramatique de Montréal 100, rue Notre-Dame Est Montréal (Québec) H2Y 1C1 Téléphone: (514) 873-4283 I Gouvernement du Québec Ministère de la Culture I et des Communications Québec EJ EJ EJ EJ McGill Centre d’éducation permanente 760, rue Sherbrooke ouest, Montréal H3A1G1 • Tél: (514)398-5042 • Fax: (514)398-4448 • E Mail: info@conted.lan.mcgill.ca Ouvrez les portes du savoir L’éducation est souvent gage d’un avenir meilleur.Voilà une des raisons pourquoi tous les ans, plus de 14 000 personnes choisissent le Centre d’éducation permanente de l’Université McGill.Elles ouvrent ainsi leurs horizons et forgent leur avenir.Quelle que soit votre formation antérieure, le Centre vous accueillera -pour améliorer vos compétences professionnelles, pour faire un changement de carrière, ou simplement pour élargir vos connaissances du monde qui vous entoure.montre que les efforts mis sur l'ouverture aux autres religions a un impact positif sur l’ambiance générale.Cette jeune musulmane, qui porte le hidjab, a subi l’ostracisme et Je mépris à son ancienne école: «A mon ancienne école, le mot tolérance était pris au sens premier.On me tolérait, un point c’est tout.Le directeur m’a même dit qu’il me gardait parce qu’il était obligé.Les élèves m’insultaient, collaient des dessins dans mon dos.On m’a même arraché mon hidjab.» Sans rancœur dans la voix, Salem expliqua que, depuis son arrivée à l’école Emile-legault, elle n’a pas vécu ce genre d’expérience.C’esl d’ailleurs cette atmosphère particulière à Emile-Legault qui l’a poussée à organiser l’an dernier la cérémonie du Id pour aider les autres à comprendre ce qu’est la religion musulmane.«Avant, ça aurait été impensable», ajoute-t-elle.Une école grecque orthodoxe Ce genre de problème ne se pose pas à l’école primaire Socrate, de confessionnalitç grecque orthodoxe.Autant l’école Émile-Legault frappe par le pluralisme de son organisation pastorale, autant l’école communautaire Socrate rappelle, par son uniformité confessionnelle et ethnique, la petite école que bien des Montréalais, Québécois de «souche», ont fréquenté jusqu’à l’éclatement ethnographique des années soixante-dix.Depuis 1971, l’école Socrate dispense son enseignement en français.Et elle a signé, en 1978, un protocole d’entente avec la Commission scolaire de Montréal, ce qui lui confère un statut particulier.L’école détient un permis d’enseignement privé, mais elle reçoit un budget d’exploitation grâce à son statut d’école affiliée.Cette école primaire, qui compte 1129 élèves répartis sur quatre cam- pus, offre aux enfants des familles de la communauté grecque, ainsi qu’aux enfants issus de mariages mixtes, un enseignement qui leur permet à la fois de s’intégrer à la société québécoise et de connaître la richesse de leur héritage culturel.La directrice du campus Saint-Georges, Mme Lanaris, insiste particulièrement sur l’importance de l’enseignement religieux.«Nous, de la communauté grecque, nous tenons beaucoup à cela.La religion est tellement importante pour nous.Les premiers Grecs qui débarquèrent à Montréal au début du siècle se réunissaient à l’église.» Pour les Grecs, la religion orthodoxe sert aussi de lien à la communauté.Phénomène culturel que l’on retrouve dans plusieurs autres communautés montréalaises, entre autres chez les Polonais, les Juifs ou les Arméniens.La Communauté hellénique de Montréal, administratrice des écoles Socrate, ne possède pas de statistiques sur le pourcentage des enfants de la communauté qui fréquentent l’école à temps plein.Un grand nombre de parents inscrivent leurs enfants aux cours du samedi.Là, ils apprennent l’histoire, la langue et suivent des cours de religion, comme à l'école régulière.Dès la première années, les en-fants sont initiés aux rites de la foi orthodoxe à l’intérieur du programme d’enseignement grec.Les professeurs leur font surtout découvrir le sens des symboles religieux et des fêtes sacrées : celle des trois hié-rarches, de la Pâque et de Noël, par exemple.C’est à partir de la quatrième année que les enfants se font expliquer les dogmes de la foi orthodoxe.«Ils apprennent, nous dit Mme Lapointe, directrice générale de l’école, à vivre les pairies importantes de leur religion à l’intérieur de l’école.» À Villa Maria, nous préparons les femmes de demain! le 17 janvier et le 1 er février 1995 Associez-vous à une équipe d’educateurs compétents et disponibles! Inscrivez dès maintenant votre fille en téléphonant au (514) 484-4950 Villa Maria 4245.boulevard Décarie Montréal, Québec H4A 3K4 - pour les élèves de la 1 re à la 5e secondaire Ecole plus que centenaire, Villa Maria, ^ inspirée par son riche passé, se préoccupe de la formation intellectuelle et sociale \ des femmes de demain.Ecole integree l I à la nature, guidée par un projet éducatif stimulant, offre à ses élèves un cadre de vie humain, exigeant et enrichissant.Examens d’admission ?A Dans une société pluraliste, l'école laïque est la seule option pour que tous les enfants soient égaux Alliance des professeures et professeurs de Montréal (CEQ) .et ensemble L E I) E V 0 I R , L E I) E V 0 I R .L E S S A M E I) I 7 E T D I M A N C II E 8 ,1 A N V I E \\ I 9 9 5 MSB EH jm 0- de l’Université Laval Inscription Jusqu’au 27 janvier 1995 Début des cours: semaine du 16 janvier SES UNIVERSITÉ ffl.ffl LAVAL Information 1 800 561-0478 ECOLE nflTIOnflLE DE THEATRE.DU CfllIflDfl Interprétation Scénographie Production Ecriture dramatique Écrire ou téléphoner à: École nationale de théâtre du Canada, 5030 rue Saint-Denis, Montréal, Québec H2J 218 A U D I T I 0 n S DATE LIMITE DES INSCRIPTIONS IS FÉVRIER Ht (SM) 842 7954 FAX : (SH) 842 566 1 Un collège à la mesure de tes attentes 60 ans de tradition musicale Cour collégial (DEC) spécialisation musique • Musique assistée par ordinateur (MAO) Expérience d’un programme conjoint (3 ans) • Sciences au Collège Jean-de-Brébeuf • Musique à l’École de musique Vincent-d’lndy PORTE OUVERTE Dimanche le 5 février 1995 De 14 h 00 à 18 h 00 Tirage de deux (2) bourses de 900 $ chacune parmi les nouvelles inscriptions DATE LIMITE D’INSCRIPTION: 1ER MARS 1995 Renseignements: (514) 735-5261 poste 3005 628, Chemin de la Côte Ste-Catherine Outremont, (Québec) H2V 2C5 (Métro Édouard-Montpctit) EDUCATION École de musique VINCENT-D’INDY Il y a bien des façons d’apprendre A Victoriaville, on cherche à connaître celle de chaque écolier pour mieux l’aider Plusieurs cours réguliers avec crédits sont offerts dans les domaines suivants: Affaires et gestion Géographie Alimentation Gérontologie Arts Informatique Biologie Pharmacie Communication Psychologie Éducation Santé et sécurité Chaque enfant reçoit l’enseignement et le traite à sa manière propre.L’hémisphère gauche du cerveau gère les mots et les concepts; l’hémisphère droit gère les images.pour leur expliquer comment ils apprennent et surtout, souligne Lise Goulet, pour leur faire prendre conscience de leurs forces.«Le but de cette démarche, dit-elle, c’est de faire en sorte que l’élève prenne conscience de la façon dont il apprend, dans sa tête.C’est surprenant comme les enfants peuvent bien gérer toutes les notions qu’on leur enseigne!» Déjà chez les jeunes de 2“ et 3e année, on enseigne donc comment fonctionnent les hémisphères cérébraux.«On leur fait prendre conscience des forces de chacun: l’hémisphère gauche qui gère en mots, en abstrait, et avec des concepts, qui gère les règles de grammaire, le dictionnaire; et l’hémisphère droit, qui gère beaucoup en images.» Par expérience, souligne Mme Goulet, on peut dire que les élèves en difficulté sont, dans une proportion de 80 %, des élèves qui ont une forte dominance de l’hémisphère droit et qui sont très branchés sur la vie concrète, la «vraie vie» comme les jeunes le disent.«L’école étant, par excellence, un monde de l’hémisphère gauche, de là vient leur problème, précise-t-elle.Il faut donc faire prendre conscience aux jeunes que, au fond, s’ils sont à l’école, c’est qu’ils ont tout ce qu’il faut dans leur tête, dit-elle.Déjà, ça vient changer leur image d’eux-mêmes, leur estime de soi.Ils savent désormais qu’étant très très forts dans leur hémisphère droit, il faut aussi qu’ils “chatouillent” leur hémisphère gauche!» Rires et sourires.On présente donc des activités sous forme concrète, notamment en écriture, car l’intervention de l’orthopéda-gogue en classe se fait pendant les cours de français.«Aujourd’hui, on va faire des phrases! dit Mme Goulet, en classe.On travaille donc l’hémisphère gauche.Tu utilises ton hémisphère gauche, mais pour nous faire rire dans notre hémisphère droit.Là, ajoute-t-elle, ils comprennent que les mots à utiliser doivent être aussi précis que possible pour transmettre l’image qu’ils ont en tête.» Pareil, pas pareil Ces notions existaient avant.C’est un assemblage de différentes notions et de différentes théories.«Ce qu’on avance, ce ne sont pas des choses tout à fait nouvelles», signale M.Lacroix.Mais comment peut-on prétendre que tout le monde n’apprend pas de la même façon?«C’est facile à comprendre si on fait un petit exercice simple, dit Luc Lacroix.Imaginons une pom- me dans notre tête.Trois personnes à qui on propose de faire l’exercice vont imaginer trois pommes différentes dans leur tête.Vous pensez bien que si l’on est trente dans une classe, on va aussi avoir trente pommes différentes.C’est ce qu’on fait réaliser aux élèves.» Certaines stratégies d’apprentissage seront communes: ainsi, certains vont colorier leurs pommes, mais chacune des pommes pourra avoir, par exemple, des dimensions, feuilles ou couleurs différentes.«Si vous lisez un texte, poursuit Luc Lacroix, chacun va lire le même texte mais ce que chacun construira comme représentation dans sa tête va être particulier.On rend Rapprenant conscient de ses stratégies d’apprentissage.» Lorsqu’un enfant éprouve plus de problèmes d’apprentissage, il n’est pas rare que M.Lacroix et Mme Goulet rencontrent ses parents.Lorsqu’on leur explique ces notions, les parents se voient déchargés d’une part de stress importante.«Ils ne se demandent plus si leur fils ou leur fille est intelligent, affirme M.Lacroix, car ils comprennent mieux comment fonctionne le cerveau.Ça devient plus sécurisant pour eux.» Ils peuvent aussi devenir à leur tour des parents médiateurs, pouvant aider leurs enfants à mieux apprendre, selon ses forces et ses faiblesses.Déjà, un peu partout au Québec, on reconnaît les compétences des gens de la Commission scolaire de Victoriaville dans ce domaine.Dans d’autres commissions scolaires, comme à Repentigny, Charny, Pas-pébiac et des Manoirs, on «importe» leur savoir appliqué aux groupes-classes pour aider les jeunes à mieux apprendre.Luc Lacroix et Lise Goulet sont souvent invités à rencontrer le personnel enseignant de ces autres commissions.L’AQETA, l’Association québécoise pour les troubles d’appren-tissagè, a récemment invité Mme Goulet et M.Lacroix à donner une conférence sur le sujet, et le prochain congrès de l’AQETA, en mars, leur permettra de s’y produire à nouveau.(AQETA: (514) 847-1324.) CHRISTIANE DUPONT COLLABORATION SPÉCIALE Trente enfants dans un groupe-classe qui écoutent l’instituteur.Vont-ils tous retenir les même choses, et de la même façon ?Rien n’est moins certain.Douze adultes dans une salle, devant un conférencier animé, Certains prennent des notes, d’autres pas; certains dessinent des diagrammes, d’autres écoutent, fortement concentrés.Trois adolescents jouent à «Magic»; l’un est très concentré, un deuxième gribouille des notes sur un bout de papier, un troisième fouille (fens son cartable des consignes déjà notées par écrit, Dans chacun des cas, tous apprennent ou ont appris la matière fort différemment.Surtout le «comment» Ceux et celles qui ont toujours l’impression de ne pas bien «apprendre» auraient et ont peut-être intérêt à comprendre comment ils apprennent t’est précisément le travail que Luc Lacroix, psychologue en milieu scolaire depuis 23 ans, et lise Goulet, orthopédagogue depuis 15 ans, tous cleux de la Commission scolaire de Victoriaville, font principalement auprès des jeunes qui fréquentent les écoles de leur Commission, de niveau primaire ou secondaire.Une équipe de recherche-action formée de cinq personnes, incluant M.Lacroix et Mme Goulet, travaille sur la question depuis bientôt trois ans, fortement soutenue dans ses travaux par la Commission scolaire de Victoriaville.«Les dirigeants de la Commission sont des pédagogues, affirme Luc Lacroix, et ils sont conscients du bien-fondé de vouloir aider les jeunes à apprendre.C’est un projet très valorisé chez nous», souligne-t-il.Le groupe de recherche-action est donc soutenu dans son travail, et à son tour, il peut veiller à soutenir la formation des enseignants qui deviendront des médiateurs pour les écoliers de leurs groupes-classes.Déjà 150 à 200 professeurs par année sont formés par l’équipe et, à leur tour, ces instituteurs intègrent les notions acquises sur la façon dont les enfants apprennent, à leurs techniques d’enseignement.Cette formation, souligne Luc Lacroix, se fait toutefois sur une base volontaire.«L’enseignant joue un rôle de médiation et de partage, affirme Luc Lacroix.Il doit s’habituer à réaliser comment l’enfant fonctionne.Suivre l’enfant dans sa façon d’apprendre et reconnaître son style, ce n’est pas si évident que ça pour un prof!» En effet, on peut supposer que pour un enseignant qui a devant lui plus d’une vingtaine de jeunes écoliers, ça ne doit pas nécessairement être facile de s’y retrouver.Les styles d’apprentissages de chaque écolier peuvent être identifiés par les attitudes et comportements de chacun.Ainsi, le séquentiel verbal explique, questionne et contrôle.Le séquentiel non verbal observe, expérimente, cherche des moyens pratiques.Le simultané verbal conceptualise, argumente et raisonne, tandis que le simultané non verbal «intuitionne», réagit impulsivement et gère des feelings.Toutes ces notions sont également présentées aux enseignants.L’école: l’hémisphère gauche De son côté, l’orthopédagogue visite les jeunes dans leurs classes Les élèves en difficulté ont généralement une forte dominance de l’hémisphère droit du cerveau DE LA MATERNELLE (4 ANS) AU COLLÉGIAL (1ÈRE ET TERMINALE) BACCALAURÉAT FRANÇAIS PRÉPARATION AUX UNIVERSITÉS QUÉBÉCOISES NORD-AMÉRICAINES ET EUROPÉENNES ÉTABLISSEMENT PRIVÉ.MEMBRE DU RÉSEAU INTERNATIONAL DES ÉCOLES ET LYCÉES FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER À MONTRÉAL À QUÉBEC 780 Boulevard Dollard Outrcmont, Qué.H2V 3G5 2415 rue Maric-Victorin Sillcry, Qué.GIT IK2 Tél.: (514) 273-9521 Tél.: (4i8i 527-9998 ACADEMIE MICHELE-PROVOST inc.ADMISSION SUR RENDEZ-VOUS POUR TOUS LES NIVEAUX Téléphonez au 934.0596 Un enseignement de qualité à la recherche de l'excellence, dans un environnement privilégié, au centre-ville, avec un terrain récréatif sur le flanc du Mont-Royal.Programme du Ministère de l'Éducation du Québec - cours enrichis (français, mathématique et anglais) - programme spécial pour élèves doués et talentueux - cours spéciaux pour élèves allophones Activités diverses (clubs, sports d'équipe, etc.) Encadrement et sécurité des élèves Des services nouveaux pour de nouveaux besoins: - accueil des élèves dès 7h30 le matin - étude ou garderie le soir - pensionnat à l'année ou occasionnel - repas (matin et/ou soir) - possibilité de co-voiturage PORTES OUVERTES TOUS LES JEUDIS ENTRE 10 H ET 12 H 1517, av.des Pins Ouest - Montréal (Québec) H3G 1B3 I (entre l'hôpital Royal Victoria et l’hôpital Général de Montréal, autobus 144 ou 165, métro Guy) MAJORES Collège privé mixte fonde en 1957 agréé pour fins de subventions Primaire & Secondaire Pensionnat & Externat I.E I) E V OIE, 1.E I) E V U I a, E E S S A M E 1) I E T I) I M A N C II E 8 ,1 A N V I E R I I) I) 5 i ?ÉDUCATION I) 7 Les projets éducatifs des écoles du Québec: plus semblables que différents Québec JOP 1P0 fil ii fi :»! .tü.tj ri.' 1r sB JÊ.S.Ë g Mlv S i.GUÉRIN Carte du monde Claude-Jean Lefebvre ISBN 2-7601-3495-4 (358 p.) 24,95 $ de l'Arrière Scène Un spectacle à l'intention des élèves du 2e cycle du primaire et des secondaires I et II to (toi to to to m i-rgl.& M to to to to to » to to (-3 to to to du 18 janvier au 5 février 1995 ^lllll|iiii,l ü: Devoir ALCAN BANQUE NATIONALE LE DICTIONNAIRE BILINGUE PAR EXCELLENCE Toutes les qualités du dictionnaire papier jbliiâ- la puissance de l'informatique COMPATIBLE AUX TRAITEMENTS DE TEXTE SOUS WINDOWS™ L'outil de référence essentiel à tous Pour obtenir votre disquette de démonstration, veuillez en foire la demande à l'adresse suivante : DiffuliVre inc.817, rue McCaffrey - Saint-Laurent (Québec) H4T 1N3 Tél.: (514) 738-2911 - Téléc.: (514) 738-8512 Réservations : 288-7211 LA MAISON THÉÂTRE 255, rue Ontario Est, Montréal Métro : Berri-UÛAM 11 mars dès 8h30 Réservez votre place: (514) 451-5785 FRANCINE SCHOEB Enseignante au secondaire (CECM) Présenté pour la prejnière fois par le ministère de l’Éducation en 1977, le concept de «projet éducatif » se voulait un moyen de permettre la diversité en éducation, ou comme on le disait à l’époque, «l’école de toutes les couleurs».Mal accueilli par les milieux de l’éducation qui rejetaient l’idée de différencier les écoles, ce concept a évolué lentement, jusqu’à sa relance dans la réforme adoptée en 1989 (loi 107).Malgré la liberté qui leur est accordée, peu d’écoles se donnent un projet éducatif distinct Aujourd’hui, chaque école a l’obligation d’instituer un conseil d’orientation qui a comme tâche principale de définir le projet éducatif de l’école.Tous les groupes d’intervenants de l’école (parents, enseignants, élèves, direction) sont représentés au conseil d’orientation, mais ce sont les parents qui doivent être majoritaires.Le projet éducatif se veut le reflet du milieu-école.En 1992-1993, selon les données recueillies par la recherche, 92,5 % des écoles avaient institué leur conseil d’orientation.Plus des deux tiers des écoles avaient adopté leur projet éducatif et 25 % des autres étaient en démarche pour s’en définir un, ce qui laisse supposer qu’au-delà de neuf écoles sur dix ont aujourd’hui un projet éducatif.L’analyse des projets éducatifs démontre un taux très faible d’écoles qui se distinguent du modèle proposé par le ministère de l’Éducation.Ainsi, se limitent à décrire le fonctionnement et les ressources de l’école, tels que définis par les directives du ministère et de la commission scolaire.L’influence du ministère de l’Éducation est également présente dans le choix des priorités.En effet, celui-ci finançant certains dossiers par des subventions particulières (qualité du français, environnement, réussite éducative.), les écoles ont tendance à opter pour ces priorités.Des valeurs conservatrices Il n’y a pas d’éducation sans valeurs.L’ensemble et chacune des décisions prises en éducation s’appuient sur un certain nombre de valeurs qui sont, la plupart du temps, à l’image de la société.La société québécoise est-elle traditionnelle?En matière d’éducation, il semble bien que oui.C’est le constat qui peut être fait en recensant les valeurs sous-tendues par les orientations des projets éducatifs.On note un certain conservatisme, notamment une nette prédominance des valeurs morales: parmi les dix valeurs les plus privilégiées par les projets, six sont des valeurs morales (respect de soi et des autres, dépassement de soi, sens des responsabilités, sens du devoir et du travail bien fait, respect de l’environnement, tolérance).Les valeurs que l’on peut associer à une approche plus «progres- siste» (aptitude à aimer et être aimé, créativité, estime de soi, esprit d’équipe, goût du beau, aptitude à contrôler ses émotions.) ne sont le choix que de 10 % des écoles et sont plus fréquentes au primaire qu’au secondaire.Les projets éducatifs de l’ensemble des écoles du Québec font très peu de place à la réalité pluriethnique.Au total, seulement 9 % des projets comportent une réflexion ou proposent des modalités touchant cette problématique.Dans la région de Montréal, là où vivent 90 % des immigrants et où étudient 75 % des élèves allophones du Québec, c’est seulement 44,8 % des projets éducatifs qui y font référence.Bien qu’une certaine prudence s’impose dans l’interprétation des données (aucune vérification n’a été faite sur le terrain), cette recherche a permis de démontrer une faible diffé- renciation des projets éducatifs les uns par rapport aux autres.Obligées de respecter les directives du ministère de l’Éducation et des commis.-, sions scolaires, soumises aux normes de financement du ministère, les écoles n’ont finalement qu’une faible marge de manœuvre dans la définition de leur projet éducatif.Exception faite de 5 % des écoles qui ont opté pour un modèle pédagogique différent, les projets éducatifs des écoles du Québec se sityent dans la foulée du ministère de l’Éducation et ressemblent bien plus à des «adaptations locales» d’un «projet éducatif national» qu’à des projets éducatifs vraiment décentralisés.NDLR: Dans le cadre du programme de maîtrise en éducation de l’UQAM, Fran: cine Scltoeb réalisait en 1992-1993 une recherche portant sur 1399 écoles et 327 projets éducatifs (primaires et secondaires) de toutes les régions du Québec.’ ] Nous formons des gagnants! Donnez à votre enfant la chance de réaliser son plein potentiel.Le collège Bourget, dirigé par les clercs St-Viateur, est un établissement privé d’enseignement secondaire pour jeunes filles et garçons où les éducateurs transmettent la fierté de la langue française, le goût de la culture et du sport.EXAMENS D’ADMISSION Les dates des examens d'admission: 21 janvier dès 8h30 PARTAGEZ AVEC VOS ELEVES UN UNIVERS THÉÂTRAL RICHE EN DÉCOUVERTES ET EN ÉMOTIONS! SÉRIE PETITE ENFANCE Comment la terre s’est mise à tourner (4 à 9 ans), du 1er au 19 mars 1995 Pigiami (4 à 10 ans), du 17 mai au 4 juin 1995 SÉRIE ENFANCE Alphonse (dès 9 ans), du 18 janvier au 5 février 1995 Pierrette Pan, ministre de l’Enfance et des Produits dérivés (6 à 12 ans), du 22 mars au 9 avril 1995 SÉRIE JEUNESSE Jusqu'aux 0s! (dès 14 ans), du 8 au 18 février 1995 Les Mercenaires (dès 13 ans), du 19 au 29 avril 1995 PHOTO PATRICK VILLENEUVE Seulement 5,2 % des écoles du Québec présentent un projet à vocation particulière.seulement 5,2 % des écoles présentent un projet d’école «à vocation particulière», c’est-à-dire un projet éducatif qui priorise une matière ou un groupe de matières (arts, sports-études, informatique, etc.) ou se définit à partir d’un choix pédagogique particulier (écoles alternatives, écoles internationales, écoles Lreinet, etc.) Dans l’ensemble, les projets éducatifs se ressemblent beaucoup.Ils ne témoignent pas d’une grande diversité, au contraire ils sont un exemple de l’approche centralisatrice du ministère.Ainsi plusieurs projets de type administratif repren- nent intégralement les textes présentés dans les documents du ministère et ne font que préciser un plan d’action à cet égard.D’autres DES GESTES ORDINAIRES UNE ACTION EXTRAORDINAIRE û V CEQ Fédération des enseignantes et enseignants de commissions scolaires Calcul différentiel et intégral 1: Math 103 Marie Joncas ISBN 2-7601-3494-6 (256 p.) 25,60 $ Histoire du Québec: d'hier à l'an 2000 Yves tessier ISBN 2-7601-3480-6 (312 p.) 29,95$ Civilisation occidentale F.Roy Willis Manuel 1 ISBN 2-7601-2563-7 (447 p.) 22,75 $ Manuel 2 ISBN 2-7601-2570-X (486 p.) 22,75 $ Pour comprendre la statistique Charles Henry Base Corrinne Pellilo-Brase ISBN 2-7601-2582-3 (720 p.) 58,75 $ Word Perfect 5.1 Georges Chassé Niveau débutant ISBN 2-7601-3565-6 (314 p.) 35,95 $ Niveau avancé ISBN 2-7601-3475-X (426 p.) 45,95 $ Typographie et micro-édition Nicole Vachon ISBN 2-7601-3360-5 (130 p.) 19,95 $ DOSSIERS COLLÉGIAUX guérimsr 4501, rue Drolet > Montréal (Québec) H2T 202 Canada Tél.: (514) 842-3481 Téléc.: (514) 842-4923 Bourget RiaauH fVaudreuih I, E I) li V 0 I R , I, E I) E V OIK.I, E S SA M E I) I E T I) I M A N C H E 8 J A N V I E R.1 9 !) 5 I) 8 ?h ÎDUCATION Les écoles alternatives Au Québec, 23 écoles alternatives accueillent environ 3500 enfants CHRISTIANE DUPONT COLLABORATION SPÉCIALE Un peu partout au Québec, de petits groupes d’enfants et de parents cheminent dans un système public d’éducation différent, les écoles alternatives, également appelées écoles innovatrices.Par rapport au réseau traditionnel des écoles, incluant le réseau public et privé, le réseau alternatif compte à peine plus de up demi de 1 % des 657 682 jeunes qui se rendent chaque jour en classe, au Québec.En 1991, la Commission scolaire Sainte-Croix, voulant se mettre au diapason de la Loi 107, a pu sembler remettre en cause l’existence d’une des premières écoles alternatives du Québec, l’école Jonathan.Au cours des années subséquentes, d’autres établissements alternatifs ont également fait l’objet d’un examen critique par leur commission scolaire, dont l’école Tourterelle, de Bros-sard, le Baluchon et L’Envol à Laval.Parallèlement à ces critiques parfois fondées sur le désir de comprimer les dépenses, différents facteurs peuvent laisser croire que les écoles alternatives représentaient et représentent encore pour plusieurs parents et enfants une solution de rechange éminemment valable pour le secteur des écoles dites traditionnelles.Le taux de décrocheurs a augmenté de façon dramatique au cours des dernières années, un peu partout à travers le Québec, et certains parents s’interrogent sérieusement sur la qualité du système d’éducation.Plusieurs avaient déjà, de leur côté, décidé d’affronter la situation autrement et d’envoyer leurs enfants à l’école privée.Des disparues De la quarantaine d’écoles alternatives qui avaient vu le jour au cours des vingt dernières années, certaines n’existent plus.Elles ont dû fermer leurs Des quelque 40 écoles alternatives créées depuis vingt ans, près de la moitié n’existent plus portes pour toutes sortes de raison, parmi lesquelles la baisse des inscriptions, dans certains cas, et des différends avec les commissions scolaires, dans d’autres cas.A tout cela s’ajoute le départ des pionniers et premiers utilisateurs vers le secteur secondaire en même temps que leurs enfants.A l’heure actuelle, au Québec, 23 écoles alternatives (primaires pour la plupart) accueillent chaque jour de classe, environ 3500 jeunes qui y viennent, notamment, pour apprendre à Brébeuf HHIII Collège Jean-de-Brébeuf NIVEAU COLLÉGIAL Portes ouvertes le jeudi 9 février 1995, de 14 h à 21 h Ouverture de dossier et décision d'admission sur place.Entrée : 5625, avenue Decelles (514) 342-9342 poste 355 JOURNÉE PORTES OUVERTES JELDl I6 FÉVRIER 1995 DE 16H00 À21H00 ( PLIS ÉVALUATION Di DOSSIER SCOLllRE ) Uni1 préparatiun di1 qualité aux étudps supérieures mi au rnari hi1 du travail SECTEUR PRÉUNIVERSITAIRE Sciences de la nature Sciences humaines Sciences de l'administration Arts et communication Langues et communication DEC^1" en sciences de la nature DEC SLA en sciences lettres et arts SECTEUR TECHNIQUE Technologie de l'estimation et de l'évaluation immobilière Techniques administratives Administration et coopération Techniques d'animation Techniques d'intervention pastorale • BOUItSES D'ÉTUDES* n QtA/ls 't&tA&ÙA/i/ llllll.Illllll EVAIlll CItÉMAZIEISI, MUNI I1EAIIIJIII II 1111H2M IMS INFORMATION: 1514) 581-4293 « Arts Visuels Le département d’Arts visuels offre trois programmes d’études: Le personnel enseignant comprend des artistes professionnels et des historiens d’art: ¦ BACC.EN ARTS VISUELS (4 ANS) ?^s“"n 1 B.A.AVEC CONCENTRATION EN SpF°r,ohen ARTS VISUELS (3 ANS) SKaST" Gunter Nolte I B.A.AVEC CONCENTRATION EN ARTS VISUELS ET CERTIFICAT EN ADMINISTRATION DES ARTS Suzanne Pasquin Roland Poulin Leslie Reid Michael Schreier David Tomas Université d’Ottawa University of Ottawa Date limite pour admission année universitaire 1995-1996: 30 avril 1995 Pour de plus amples renseignements: Louise Verner Adjointe scolaire 100, avenue Laurier, est Ottawa, Ontario K1N6N5 Téléphone: 613-564-6588 apprendre.Il y a deux ans, une école secondaire alternative — Liberté Jeunesse — a vu le jour à la Commission scolaire de Saint-Eustache.L’an prochain, si tout va bien, la Commission scolaire de Brassard recevra, pour la première année, une centaine de jeunes de secondaire I et II, dans les locaux d’une de ses écoles: l’école secondaire participative régionale de la Montérégie sera née.Une des premières écoles à avoir ouvert ses portes au Québec, voilà déjà 20 ans, l’école-recherche Jonathan, voulait notamment instaurer le pluralisme en éducation et faire d’une école primaire publique un véritable projet communautaire.Gabriel Gosselin, président du Goéland («Groupe œuvrant pour une école libéralisante et alternative novatrice et démocratique») précise toutefois que déjà, de 1956 à 1969, Colette Noël avait ouvert à Belœil l’ancêtre des écoles alternatives, l’école privée Noël, qui fonctionnait selon la pédagogie Freinet.Un peu partout C’est à la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM) que l’on retrouve le plus grand nombre d’écoles alternatives.Cinq d’entre elles se partagent des noms coipme l’qcole Atelier, l’école Elan, l’Étoile filante, l’Arc-en-Ciel et la Rose-des-Vents.Les autres se répartissent dans d’autres commissions scolaires de la région immédiate de Montréal (Jérôme-Le-Royer et Sainte-Croix), sur la rive-nord et la rive-sud, et dans les régions de Sherbrooke, Québec, etVal-d’Or.Un bémol récent: l’école L’Arbre d’Or, de Gatineau, a fermé ses portes il y a quelques mois.Francine Huneault-La-mer, directrice de l’école Atelier, à Montréal, souligne que son établissement — qui en fait une des écoles alternatives comptant le plus grand nombre d’enfants, avec près de 400 jeunes — est une école à pédagogie ouverte.«Les enfants choisissent des activités et fabriquent eux-mêmes leur horaire, dit Mme Huneault-Lamer, et à travers ces activités, on passe les différentes notions».Mme Huneault-Lamer précise que certaines matières sont fixes à l’horaire, comme à l’école traditionnelle: dans ces cas-là, on parlera de pédagogique fermée.L’école Atelier compte 19 enseignants et les élèves sont regroupés par niveau dans chacune des classes.Dans les écoles alternatives, fait remarquer la directrice, les instituteurs sont en très grande relation avec l’enfant, et «c’est toujours l’enseignant qui garde le contrôle dans sa classe».Une relation plus intense Marie Lalande enseigne à l’école Albatros, de la Commission scolaire Jérôme-le-Royer, depuis dix ans.Quatre-vingts enfants fréquentent l’école Albatros qui fonctionne avec la pédagogie par projets.Dans cet établissement, on constate que la population scolaire est stable et il semble que les relations entre l’école et la Commission scolaire soient excellentes.Pour Mme Lalande, la notion de partenariat enfants/parents/enseignants est très importante.Elle apprécie particulièrement le fait de travailler en équipe avec ses collègues et, bien que la charge de travail soit plus lourde, le partage des tâches permet d’alléger la chose.Marie Lalande aime bien dialoguer sur une base fréquente avec les parents et travailler de concert avec eux à partir des besoins de leur enfant.«On se donne aussi la possibilité de vivre plus près des enfants, à tous les niveaux, moteur, social et affectif, dit-ellç.Ça ressemble à la vraie vie!» A Val d’Or, on connaît certainement l’école Papillon d’Or.L’établissement qui compte 62 enfants et trois groupes multiâges est dirigé par Marguerite Larochelle qui le définit comme une «école axée sur la famille».L’engagement communautaire des jeunes envers les aînés, notamment, est reconnu.«Nos élèves, dit Mme Larochelle, vont rencontrer les personnes âgées et aident les démunis.Ils organisent des spectacles, des collectes de jouets.» L’engagement communautaire des élèves fait d’ailleurs partie du projet éducatif de l’école.Plusieurs personnes-ressources autres que les parents participent également à la vie de l’école et à la pédagogie par projets, laquelle comporte également, dit-on, une préoccupation pour les programmes du régime pédagogique.L’école Jonathan — que la Commission scolaire Sainte-Croix a autorisée à continuer sur sa lancée, à certaines conditions énoncées à la lumière de la loi 107, dont celle d’être sous la responsabilité d’un directeur d’école — a célébré cette année ses 20 ans d’existence.Ses responsables entrevoient l’avenir avec un certain optimisme.L’école Jonathan se définit elle-même comme «fort différente des autres écoles, même alternatives».Huguette Bégin, mère d’Olivier, et parent responsable des relations extérieures, souligne que la dimension de l’école fait en sorte qu’elle est «une grande famille».En octobre dernier, la grande famille célébrait ses 20 ans.L’école Jonathan est située à Saint-Laurent, sur le territoire de la Commission scolaire Sainte-Croix, laquelle compte une autre école alternative, Nouvelle-Querbes.Cette année, l’école Jonathan compte une soixantaine d’écoliers répartis en trois groupes multiâges.Dans chaque classe, on retrouve donc des petits de la maternelle jusqu’à des «grands» de sixième année, et tout semble se dérouler harmonieusement.Pour plusieurs parents, l’école alternative offre une solution de rechange à l’école traditionnelle et à l’école privée ÏE FRANÇAIS COLLÉGIAL Session d’hiyer 1994-1995 Quelques places sont encore disponibles au Secteur Général (session d’hiver) D.E.C.en 2 ans (Inscriptions jusqu’au 10 janvier) UNE TRADITION QU I SE POURSUI T Examens d’admission 14 janvier 1995 À 8h45 OU SUR RENDEZ-VOUS pour l’année 1995-96 Frais: 35$ SW Fondé en 1767 par Monsieur Jean-Baptiste Curatteau, prêtre de Saint-Sulpice, le Collège de Montréal est une institution privée et catholique d’enseignement secondaire pour garçons.Les enseignants et les enseignantes qui s’y sont succédé ont formé des hommes tels que Louis-Hippolyte Lafontaine, Georges-Étienne Cartier, Louis Riel et, plus près de nous, le juge André Montpetit, l’homme de théâtre Gratien Gélinas et le tennisman Martin Laurendeau.Le Collège de Montréal vise à former des hommes complets, à préparer des citoyens aptes à occuper des postes clés dans toutes les sphères de l’activité sociale, et contribue ainsi à l’enrichissement de la société.Bourses d’études disponibles sur demande Collège de Montréal 1931 RUE SHERBROOKE OUEST (5 14)933-7397 SCIENCES DE LA NATURE - Sciences de la santé - Sciences pures et appliquées SCIENCES HUMAINES - Profil général - Profil administration LETTRES - Lettres - langues Sports-études Quelques possibilités d’inscription pour septembre 1995 aux programmes de hockey, patinage artistique, tennis, football, soccer, touch-football (filles), basket-ball, volley-ball, etc.Année scolaire 1995-1996 Quelques inscriptions sont encore possibles pour tous les niveaux du secondaire, plus particulièrement pour le SECONDAIRE I.Renseignements, prospectus, inscriptions (’«liège Français I 85.av.Fîiifmo.utlt Ouest, Montréal 495-2581 J E I) E V OIK.I.E I) E V OIK.I.E S S A M E I) I 7 E T I) I M A N (’ 8 .1 A N V I E K I !) !) 5 EDUCATION Un nouveau modèle éducatif La participation des parents, un facteur déterminant pour les écoles alternatives CHRISTIANE DUPONT COLLABORATION SPÉCIALE Diane Pharand s’intéresse depuis longtemps au domaine scolaire et au secteur des écoles alternatives, également appelées écoles innovatrices.Avant même que son fils, Jean-Philippe, aujourd’hui âgé de 11 ans, ne soit en âge d’aller à l’école, Mme Pharand cherchait très sérieusement à en savoir plus sur la question.Aujourd’hui, Jean-Philippe fréquente l’école alternative Tourterelle, de la Commission scolaire de Brassard.«La participation des parents n’est plus obligatoire le jour, mais la participation tout court, elle, l’est encore!», affirme Mme Pharand, qui consacre une demi-journée aux deux semaines à l’école, malgré ses activités professionnelles.Les parents ont le choix de participer aux différents comités, le soir, ou de venir à l’école le jour pour soutenir le travail des éducateurs, organiser des ateliers à la demande des jeunes, ou leur en proposer d’autres.Ce sont d’ailleurs les parents qui sont à l’origine des écoles alternatives.Insatisfaits de la philosophie, du fonctionnement et de l’organisation des écoles dites traditionnelles, de nombreux parents et enseignants ont décidé de mettre leurs énergies en commun pour créer un nouveau modèle éducatif centré sur le développement intégral de l’enfant.Il y a 20 ans, les tenants de l’école alternative devaient faire figure de rebelles du système, ou, au mieux, de tendres poètes.Aujourd’hui encore, la perception qu’ont les gens des écoles alternatives est remplie de préjugés.«On entend dire que ce sont des marginaux qui y envoient leurs enfants, que les enfants-font n’importe quoi, alors que les jeunes sont, au contraire, très encadrés dans ce système-là», affirme Gabriel Gosselin, président du Goéland («Groupe œuvrant pour une école libéralisante et alternative novatrice et démocratique»).Valeurs, savoirs et attitudes «Dans les écoles traditionnelles, on essaie de façonner nos enfants selon le modèle de la production industrielle, ce que l’on ne fait pas dans les écoles alternatives», affirme Gabriel Gosselin.En revanche, les valeurs que l’on privilégie à l’école alternative sont nombreuses.Dès le début, on y encourage les enfants à être autonomes.Le plus bel exemple que l’on puisse citer concerne l’horaire hebdomadaire que les jeunes ont à bâtir au début de chaque semaine, compte tenu de leurs intérêts et des apprentissages qu’ils doivent acquérir ou approfondir.Ils doivent, en outre, s’engager à respecter leur horaire, qu’ils élaboreront en consultation avec leur éducateur: ils acquerront ainsi le sens des responsabilités.En outre, tout au cours de la semaine et des apprentissages divers, la coopération sera à l’honneur, de même que la communication, la concertation, le respect des êtres et des choses et le respect de la différence.Jessica a de la difficulté à s’exprimer en français?Qu’à cela ne tienne! Les autres écoliers de la classe pourront GOETHE-INSTITUT L’allemand, ça s’apprend.JA! Noire session d’hiver débutera le 16 janvier 1995.Un vasle choix de cours est offert: Cours de langue réguliers et accélérés, de lecture, de conversation, de grammaire, d'allemand pour les affaires, et d'actualité politique.JOUR ET SOIR INSCRIPTIONS à partir du 4 janvier 1995.Renseignements au 499-0159 ou 499-0918.GOETHE- Æ O INSTITUT MONTRÉAL 418, rue Sherbrooke Est (près de Saint-Denis) Métro Sherbrooke, Montréal H2L1J6 @ Lufthansa La ligne officielle du Goethe-Institut alternative, ou innovatrice, est centrée sur le développement de l’enfant PHOTO JACQUES NADEAU Contrairement à une opinion répandue, les élèves sont très encadrés dans les écoles alternatives.lui donner un coup de main.Martin a des problèmes en mathématiques?Outre l’éducatrice de la classe, les autres enfants du groupe pourront l’aider, dans la mesure de leurs moyens.Les jeunes apprennent aussi à être créatifs à l’école alternative.Ils mettent à leur horaire bricolage, musique, menuiserie, activité cuisine, arts et autres.Et le sens critique ne leur fera pas défaut.Quand un camarade de classe présente au groupe le projet auquel il travaille, les jeunes formulent leurs commentaires, à tour de rôle.On serait d’ailleurs surpris de la qualité des interventions.Pour transmettre ces valeurs, et apprendre aux enfants à apprendre — des savoirs, des méthodes, des attitudes — , on y privilégie trois types de pédagogie qui sont la pédagogie ouverte, la pédagogie par projets et la pédagogie Freinet.La pédagogie par projets est largement répandue et fait participer les écoliers à l’élaboration de projets personnels, au cours desquels ils réalisent des apprentissages spontanés, que ce sojt en lecture, en arts, en mathématiques, en sciences et autres.On aura compris que peu de cours magistraux sont dispensés.On favorise l’auto-apprentissage chez l’enfant qui est considéré comme ayant les ressources nécessaires pour se développer lui-même.Dans ce type de pédagogie, les enseignants sont des soutiens à l’apprentissage.«Au cours des dernières années, précise Gabriel Gosselin, il est certain que les parents ont fait des pressions pour que les enfants d’une même classe reçoivent des cours magis- traux.Quelques écoles s’y sont conformées.» Des groupes multi-âges Plusieurs écoles fonctionnent par groupes multi-âges, du premier cycle (l4rc, 2e, 3e) ou du deuxième cycle (4e, 5e, 6e) du primaire, alors que d’autres écoles ont un système de classes comme celui des écoles traditionnelles.L’école Jonathan, de la Commission scolaire Sainte-Croix, à Saint-Laurent, fonctionne, pour sa part, avec trois groupes multi-âges d’une vingtaine de jeunes chacun, qui incluent des écoliers de la maternelle à la sixième année.Mais l’école alternative ne convient pas nécessairement à tous les enfants.et à tous les parents.«Plusieurs parents peuvent avoir des difficultés à accepter que leur enfant de huit ans ne sache pas aussi bien lire que le petit voisin d’à côté qui fréquente l’école traditionnelle», signale pour sa part Diane Pharand.L’enfant apprend différemment mais au terme de ses six années du primaire, il aura accumulé tout le bagage nécessaire poqr réussir au secondaire.A ce sujet, Gabriel Gosselin signale que des études ont démontré que les jeunes qui ont fait leurs études primaires dans des écoles alternatives ont, une fois rendus au secondaire, des résultats comparables aux jeunes provenant du secteur primaire traditionnel.Et le décrochage?C’est là que la situation devient particulièrement intéressante.«Le décrochage est pratiquement nul chez nous, affirme M.Gosselin.Si un jeune décroche, c’est pour mettre de l’avant d’autres projets comme il a l’habitude de le faire à l’école alternative.» Ainsi, certains peuvent décider d’aller faire un long voyage qui peut se révéler très formateur.Ressources après le primaire Peu d’écoles secondaires de type alternatif peuvent accueillir les jeunes une fois leur cours primaire terminé mais, selon Gabriel Gosselin, les jeunes n’ont pas de difficultés à s’adapter à l’école traditionnelle.Depuis deux ans, toutefois, la Commission scolaire de Saint-Eustache offre un programme alternatif et il y a une liste d’attente pour les futurs intéressés.En outre, l’école La Clé' des champs, (une école privée située à Ville de Léry) accueille une douzaine de jeunes au secondaire.L’an prochain, la Commission scolaire de Brassard ouvrira une nouvelle école secondaire participative régionale pour les jeunes de Brassard et de la Montérégie.«Il y aura une demande de plus en plus grande, croit Gabriel Gosselin, justement à cause du décrochage.» Mais, comme le signale M.Gosselin, les écoles alternatives ne souhaitent pas que les jeunes — et leurs parents — désirent fréquenter une école alternative au secondaire seulement pour éviter le décrochage.«L’école alternative est basée sur la pédagogie du travail, de l’initiative et de la responsabilisation», conclut-il, insistant sur la motivation qui doit être à l’origine de la démarche.COURS DE VIOLON Petits et grands dès l’âge de 3 ans et adultes de tout âge.===== 335-1798 — EJ rtîjifutév (O-.O ECOLE SAINT-JOSEPH EXTERNAT PRIVÉ MIXTE DE NIVEAU PRÉ SCOLAIRE ET PRIMAIRE École Saint-Joseph (1985) Inc.Plus de 65 années au service des jeunes Située au coeur de Montréal, cette école privée subventionnée reçoit les enfants de 4 à 12 ans « ml ««K».„ SON PERSONNEL LAÏC ET RELIGIEUX VOUS OFFRE LES SERVICES SUIVANTS: •Jardins d'enfants (4 ans) • Préscolaire (5 ans) • Programme académique enrichi et personnalisé (ratio moyen de 25 élèves par classe) • Informatique et anglais à compter de la 1ère année Venez nous visiter et vous serez tentés(es)! 4080, rue De Lorimier, Montréal Informations: 526-8288 •Étude surveillée de 16h à 17h • Choix varié d’activités parascolaires: musique, théâtre, danse, karaté, etc.• Service de garde pour journées pédagogiques • Transport privé Montréal CONCOURS D’ADMISSION ANNÉE SCOLAIRE 1995-1996 Disciplines principales: Instruments d’orchestre, art vocal, guitare, clavecin, orgue, piano, ondes Martenot, saxophone, direction d’orchestre, écriture, composition, composition électroacoustique, analyse, histoire de la musique.Formation musicale professionnelle (D.E.C., études supérieures) Date limite d’inscription: le vendredi 3 février 1995 à 16 h Renseignements: Conservatoire de musique de Montréal 100, rue Notre-Dame Est Montréal (514) 873-4031 I Gouvernement du Québec Ministère de la Culture I et des Communications Québec I IMBll9 JHBBI mui .i h iwijiifl mi14* IIMUâriNLCCïïmliW Servie** éducatifs Inc.1717 est, bout René Levesque Suite 440 Montréal Qc.H2L4T3 314-521-2060 Nombre de place» limité Court théoriques *1 pratique* Métis Papineau LA FAMEUSE ECOLE rie Gilles VALIQUETTE' ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL COLLEGIAL en CONCEPTION SONORE ASSISTEE PAR ORDINATEUR ppcn.sM ES'Ô »7-f»aii Le langage MIDI L Otdinnleur el l industrie musicale Le.studio MIDI Le seqiienceur • .Synthèse analogue et MF Echantillonnage.L A „ ’ et synthèse additive Studio d enregistrement multipiste Audio numérique AEC Attestation d Etudes Collégiales Français oii anglais Prêts et bourses STUDIO LABORATOIRE sur place a 1a fine pointe de la technologie * musicale mmsm Retour aqa réforme hors de service, éformé/e adJ.Untisnie.N.m-été mis à la réfs etormer v.t.éformer v un ordre re! prlmlti«-,f in»uv>i8C- REFORME OU MAQUILLAGE?La réforme de l'éducation au Québec PAUL-ÉMILE ROY S* l’éducation est un rouage de la société, il faut préparer le candidat à jouer le rôle d’un mécanisme bien adapté.Il n’est pas nécessaire qu’il apprenne à penser.Mais l’école n’est-elle qu’un rouage de la société?Dans le débat actuel sur l’éducation, Paul-Émile Roy trouve qu’on s’interroge assez peu sur la nature et la fonction de l’école.Avant de réformer l’école, il faut la redéfinir.Ne faudrait-il pas commencer par là?“Da*t& toutes te& (Puutea, Ufautinieà Editions du Méridien 82 pages, 19,95 $ J977, boni.Industriel Laval (Québec) H7S 1P6 Téléphone (514) 668-1802 Télécopieur (514) 667-8658 COLLEGE MONT-SAINT-LOUIS ASSOCIATION COOPERATIVE 1 700, boulevard Henri-Bourassa Est Montréal (Québec) H2C 1J3 COLLEGE PRIVÉ POUR GARÇONS ET FILLES COURS SECONDAIRE COMPLET EXAMENS D’ADMISSION POUR SEPTEMBRE 1995 EN i", 2% 3% 4‘ ET 5l SECONDAIRE: LE LUNDI 30 JANVIER On peut s’inscrire aux examens d'admission en téléphonant au secrétariat du niveau (514) 382-1560 Compétence et équilibre Une formation en sciences.une tradition I) K) L K I) E V 0 I H .I.E I) E V OIE, 1.E S S A M E I) I E T I) I M A N C II E « .1 A N V I E H I !) !) .1 i ?ÉDUCATION ?L’anglais au premier cycle du primaire Deux écoles des Bois-Francs offrent un programme spécial d’enseignement de l’anglais CHRISTIANE DURONT COLLABORATION SPÉCIALE Faire une place à l’enseignement de l’anglais dès la maternelle et donner encore plus d’importance à l’enseignement du français dans toutes leurs classes: voilà le projet éducatif que se sont donné les équipes de deux écoles de la région des Bois-Francs, en septembre 1993.Conséquence: depuis un an et demi, les quelque deux cents élèves des écoles Sainte-Thérèse, de Val-Alain, et Notre-Dame, de Notre-Dame-de-Lourdes, apprivoisent plus tôt la langue de Shakespeare et approfondissent encore plus que leurs petits camarades d’autres écoles l’étude de la langue de Molière.Un volet pédagogique Louise Leblond, directrice des deux établissements regroupés en une seule école, voulait, dès son arrivée donner un volet pédagogique au projet éducatif, «Vivre en harmonie», qui voulait promouvoir deux valeurs bien précises: la communication et le respect.«J’aime travailler dans le domaine du concret», dit Mme Leblond.La possibilité lui en a été donnée.Après moult réflexions et cogitations en groupe, un membre du personnel a lancé l’idée de l’intégration de l’anglais au premier cycle du primaire et de l’ajout de minutes d’enseignement au français, au projet éducatif de l’école Vivalo.L’idée était la suivante : mettre en valeur l'anglais et apprendre aux enfants à communiquer dans les deux langues puisque le projet éducatif parlait déjà de communication.L’enthousiasme a gagné les équipes des deux écoles et les parents — que l’on a consultés — ont donné leur assentiment.Une fois approuvé par la Commission scolaire et le ministère de l’Education, le projet éducatif des deux écoles allait donc permettre d’enseigner aux enfants un peu d’anglais dès la maternelle, la première, la deuxième et la troisième années — au moyen d’activités d’éveil — et d’ajouter plusieurs minutes d’enseignement au français et à l’anglais au deuxième cycle.«La langue et la culture anglaises sont peu connues dans le milieu», affirme Louise Leblond, qui soutient que les parents sont aussi sensibles au fait que leurs enfants ont désormais la possibilité de mieux maîtriser à la fois l’anglais et le français.Un projet d’écoute-lecture interactive, sorte de laboratoire avec livres, cassettes et baladeurs, permet également aux écoliers de meilleurs apprentissages en anglais.Quant à l’étude du français, Mme Leblond souligne que les efforts des équipes d’enseignants se sont surtout portés vers la communication orale: pièces de théâtre et autres activités sont désormais au programme, ce qui permet notamment aux enfants regroupés dans des classes multi-âges de se retrouver avec des jeunes de leur âge pour mettre au point ces activités, de concert avec un instituteur libéré de son enseignement par le spécialiste en anglais.Interrogée sur l’accord des enseignants à inculquer aux écoliers dès le premier cycle du primaire des notions d’anglais, Mme Leblond soutient ne pas avoir rencontré de résistance de la part du personnel.«On a eu des discussions en équipe.C’est sûr qu’on est d’abord pour le fait français.On favorise l’enseignement du français mais l’apprentissage d’une deuxième langue favorise la culture», dit-elle.Une dérogation au régime Comment tous ces aménagements ont-ils été rendus possibles, compte tenu du régime pédagogique du ministère de l’Education du Québec qui n’inclut pas a priori l’enseignement de l’anglais au premier cycle du primaire?D’abord, au moyen d’une demande de dérogation au régime pédagogique qu’a dé- Quatre dérogations ont été accordées depuis un an pour l’enseignement de l’anglais au premier cycle du primaire iMM Hawaiian PHOTO LE DEVOIR Apprendre l’anglais dès la maternelle.pourquoi pas?posée la Commission scojaire Jean-Rivard au ministère de l’Éducation, au printemps 1993.Le ministère a autorisé pour trois ans — puisqu’il le jugeait à propos — l’enseignement de l’anglais dès le premier cycle du primaire pour les écoliers de Val-Alain et Notre-Dame-de-Lourdes.Par la suite, la Commission scolaire a dû voter de nouveaux budgets, notamment pour payer le salaire d’un spécialiste en anglais.Treize mille cinq cents dollars ont été requis l’année dernière et 18 000 dollars sont prévus pour l’année scolaire en cours.Quant à l’enseignement prolongé du français, aucune autorisation n’a été nécessaire puisque chaque commission scolaire est, selon la Loi de l’instruction publique, responsable de la répartition des minutes d’enseignement excédentaires sur les minutes déjà allouées aux matières obligatoires du régime pédagogique.«Dans la grille-matières, explique Louise Leblond, après avoir tenu compte des matières obligatoires au programme, il reste 165 minutes d’enseignement au premier cycle et 200 minutes d’enseignement au deuxième cycle que chaque commission scolaire peut allouer à l’étude d’autres matières.» Comme dans d’autres commission scolaires, la Commission scolaire Jean-Rivard offre à ces écoles la marge de manœuvre qui leur permet d’adapter leur grille-matières.Gérald Mathieu, actuellement directeur d’école à la Commission scolaire Jean-Rivard, était directeur des services de l’enseignement à la Commission lorsque les écoles Sainte-Thérèse et Notre-Dame ont proposé leur démarche.11 affirme que la décision de la Commission scolaire d’appuyer la demande fut prise parce que les autorités étaient sensibles au fait que les résultats en anglais des jeunes des deux établis- sements étaient loin d’être les meilleurs au Québec.«Les gens de la région ne sont pas vraiment motivés par l’anglais, dit-il.C’est un défi pour la région.» Compte tenu de ce contexte particulier, ajoute M.Mathieu, il n’y a pas eu de critique.«Les gens étaient d’accord.Ils trouvaient le projet cohérent.Les parents étaient relativement satisfaits de voir que la commission scolaire essayait d’améliorer la situation», signale-t-il.Selon Paul Vachon, directeur des serviçes pédagogiques du ministère de l’Éducation, le ministère peut recevoir environ une vingtaine de demandes de dérogation au régime pédagogique par année, en provenance des quelque 155 commissions scolaires que compte le Québec.Environ 3 % des élèves, généralement de 6e année primaire, en provenance d’une trentaine d’écoles, bénéficieraient à l’heure actuelle de cours d’enseignement intensif de la langue anglaise, à l’école française.Pour cet enseignement, comme pour les écoles qui offrent des programmes spéciaux d’éducation physique, de musique, de ballet et d’arts, notamment, des demandes de dérogation doivent être présentées par les différentes commissions scolaires.Pour l’année scolaire en cours, quatre dérogations pour des projets d’expérimentation d’enseignement de l’anglais au premier cycle du primaire, ont été accordées depuis janvier dernier.Dans le cas de Sainte-Thérèse et Notre-Dame, la dérogation obtenue il y a déjà 18 mois vaut pour trois ans.«C’est un phénomène très marginal», affirme M.Vachon, commentant la demande de dérogations pour ce genre de projets.Il semblerait que le Cœur du Québec s’accomode bien de cette marginalité qui lui permet d’innover et de faire des heureux.Ainsi, les enfants des écoles Sainte-Thérèse et Notre-Dame sont bien aise d’apprendre l’anglais plus jeunes et les résultats se font sentir.«Ils adorent l’anglais!», affirme Louise Leblond, qui ajoute que la personnalité dynamique de la jeune enseignante, Christine, y est sûrement pour quelque chose.lÉfSS DANGER: CROISSANCE ïlfTp lisiil mm M11 mk ._ ï-g’'/ ''r.Apf DE DEVELOPPEMENT INVESTISSONS DANS L'ECOLE, NOTRE OUTIL 'fl' i |j H « | X * i %>'' * I m «J & •
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