Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 1995-01-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
FONDÉ 19 10 ^LE DEVOIR I LE DEVOIR Vol.L X X X V I - No 7 M O N T R É A L .I- E M A II DI 10 .1 A N V I E R 1 9 9 5 (i 5 c + T P S + T V y / T o r o n to 8 5c PERSPECTIVES 85 ans.pour mieux se révéler Lise Bissonnette Le Devoir a 85 ans aujourd’hui.L’âge est respectable, surtout pour un journal quotidien, mais il ne mérite habituellement pas d’être souligné avec pompe.Nous attendrons, pour cela, le centenaire.a 85" bougie a toutefois pris corps par elle-même, un peu en dehors de nous.Non sous forme de fête mais comme un rendez-vous entre ceux qui lisent Le Devoir, ceux qui l’ai- ________ment, ceux qu’il intéresse et même ceux qu’il dérange.Il y aura deux ans, à la fin du mois, que Le Devoir s’est renouvelé à tous égards, de son contenu à sa présentation en passant par ses outils de travail et sa structure d’entreprise.Le mouvement a suscité l’intérêt, une série de projets ont vu le jour, qui vont culminer en 1995.Le déclencheur en a été l’initiative de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) qui présente depuis 1987 un passionnant colloque annuel sur «les leaders du Québec contemporain».Consacré à l’origine aux personnes, le colloque a abordé l’an dernier les institutions-leaders.Celui de 1994 s’est intéressé à Hydro-Québec; celui de 1995 étudiera notre journal sous le titre Le Devoir, Un journal indépendant, 1910-1995-, celui de 1996 se penchera sur le Mouvement Desjardins.Ces rencontres, les participants le savent, ne sont pas des lieux de célébration.Ils accueillent de multiples communications, la plupart préparées par des universitaires, ?qui doivent ajouter à la connaissance des personnes et des institutions et qui le font souvent de façon critique.Nous avons accueilli l’idée du colloque avec un enthousiasme, disons, lucide.Le Devoir est un de ces lieux que les universitaires québécois fréquentent parfois un peu, parfois beaucoup, parfois passionnément, mais dans la plupart des cas avec la conviction qu’ils s’y connaîtraient mieux que nous s’ils le dirigeaient et le faisaient, et surtout qu’ils savent ce qui nous manque pour être parfait.Nous ne nous attendons donc pas à passer sous une haie de roses.Et quant à accepter de faire route sur une voie accidentée et imprévisible, nous avons accueilli de la même façon deux autres projets nés à la Fondation du Devoir, qui s’intéresse au financement et à la diffusion, certes, mais aussi à la discussion, car elle rassemble des lecteurs passionnés et critiques.Ainsi est née l’idée d’un ouvrage sur l’histoire du Devoir, un livre qui sera lancé aujourd’hui même.La maison d’édition HMH en a pris charge, en toute indépendance éditoriale, comme il convenait à notre commune «culture d’entreprise».Curieusement, une institution aussi controversée que Le Devoir, aussi présente à tous les débats des sociétés québécoise et canadienne, n’avait jamais fait l’objet d’un travail historique d’ensemble, sauf pour un premier valeureux défrichage paru en 1985 (Le Devoir, Pierre-Philippe Gingras, Editions Libre Expression).Cette fois, sous la supervision de l’historien Robert Lahaise, directeur des Cahiers du Québec chez HMH, l’ouvrage réunit les travaux de plus de vingt historiens ou observateurs spécialisés.Il s’intitule Le Devoir, reflet du Québec au 20e siècle.La mémoire du journal, plus ou moins bien conservée selon les époques, commence enfin à prendre forme.Le lecteur trouvera ample matière à débat dans cet ouvrage qui ne saurait être définitif.Les souvenirs vont s’entrechoquer.On y refera surtout un chemin mal connu, mythifié à outrance, oscillant entre le pire et le meilleur, qui devait enfin être parcouru.Selon le même esprit de redécouverte et d’enseignement, le Musée David M.Stewart a pris charge, avec la Fondation du Devoir, d’une exposition majeure sur l’histoire de notre quotidien.À la fois thématique et chronologique, elle mettra les nouvelles technologies au service de la connaissance et donnera vie à ce qui est, chaque jour, un simple être de papier.L’exposition, qui commencera en avril à Montréal au Musée David M.Stewart, voyagera en huit autres endroits, au Québec surtout, mais aussi au Nouveau-Brunswick et en Ontario, jusqu’en 1996.L’accueil partout réservé à ce projet a été exceptionnel.Nous le voyons donc comme un cadeau à nos lecteurs et amis, mais aussi aux jeunes générations des écoles secondaires, des cégeps, des universités qui pourront s’initier de façon active aux défis du journalisme quotidien et, à travers une institution aussi «distincte» que Le Devoir, à ceux du journalisme indépendant Car tout cela, l’ouvrage, le colloque, l’exposition, mesure le passé pour arriver sans cesse à l’actualité du Devoir, à son présent.Analyseur qui devient analysé au moment ou il continue à se reconstruire, Le Devoir profitera de ce 85'anniversaire pour mieux se révéler, certes, mais aussi pour mieux saisir ce qu’on attend de lui.Vous êtes tous conviés, par une voie ou l’autre, à vous en mêler.La mémoire du journal commence à prendre forme INDEX MÉTÉO Agenda Avis publics.Classées .B8 .A7 .,B7 Culture .B10 Économie ,.B4 .A8 Le monde .A6 Mots croisés.B7 Les sports .B7 Montréal Ensoleillé et froid.Max; -12 Québec Ensoleillé et froid.Max: -14 Détails en B7 MONTRÉAL Colère des anciens de Steinberg PAGE A 3 ?LE MONDE L’autonomie palestinienne s’enlise PAGE A 6 L'ÉCONOMIE Le fantôme de la Confédération- Vie PAGE B 4 GP*1 ¦ kMmk HS ;&mmw i n» § : m/m WP Johnson tempère son boycott Il encourage les fédéralistes à s’exprimer aux commissions du PQ Il confie à Michel Bélanger la stratégie des forces du NON MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le chef libéral Daniel Johnson encourage les fédéralistes qui désirent se prononcer contre la souveraineté à le faire en participant aux commissions régionales de consultation mises sur pied par le gouvernement du Parti québécois.M.Johnson a fait cette invitation hier, au cours d’une conférence de presse destinée à lancer la contre-offensive libérale au processus péquiste.Le chef libéral a annoncé la nomination de l’ancien banquier Michel Bélanger à la présidence du comité de stratégie des forces du NON.Le geste du chef libéral ressemble à une volte-face, qui survient après que plu- sieurs voix se sont fait entendre pour recommander la participation des fédéralistes à ces commissions qu’ils dénigrent.Lorsque M.Parizeau a annoncé cette consultation, M.Johnson s’était demandé «comment imaginer que des Québécois qui ne partagent pas le projet de séparation du reste du Canada vont se prêter à un tel exercice?» Hier, il a, selon ses mots, «levé la confusion».«Ce qu’on a annoncé le 6 décembre, dit-il, c’est qu’il n’y aurait pas 15 députés libéraux qui iraient siéger pendant des semaines avec 15 ministres pé-quistes, 15 députés du Bloc québécois, 15 délégués régionaux péquistes, dans des VOIR PAGE A 10: JOHNSON Eltsine décrète une trêve à Grozny Le gouvernement russe a annoncé hier soir une trêve unilatérale de 48 heures en Tchétchénie à compter d’au jourd’hui.Il conseille vivement dans le même temps aux indépendantistes de profiter de ces deux jours pour cesser toute résistance et déposer les armes.Dans un communiqué diffusé par l’agence Itar-Tass, le gouvernement russe précise que la décision a été motivée par le souhait de Moscou de donner une chance à une solution pacifique à la crise tchétchène.Le communiqué, établi au nom du président russe Boris Eltsine, stipule que tous les combattants tchétchènes qui déposeront les armes seront amnistiés et autorisés à regagner leur domicile.Nos informations en page A 6.Vivre barricadé PAULE ROBITAILLE Grozny — Oleg, trois ans, et Grégory, sept ans, jouent dans la cour du quartier Minoutko à quelques kilomètres du palais présidentiel de Grozny.Combattants tchétchènes et combattants russes s’envoient des obus au-dessus de leurs têtes, et les deux enfants s’amusent comme si de rien était.Le vieux voisin, Eugène Sigoliev, fête son 79e anniversaire sous les bombes de l’armée pour laquelle il avait donné sa vie 50 ans plus tôt.Aujourd’hui, elles risquent de le tuer à chaque fois qu’une roquette fracasse son quartier.Et malgré tout, il trouve le temps de blaguer et de rire avec des invités imprévus.VOIR PAGE A 10: VIVRE Ottawa devient fou de la pub KONRAD YAKABUSKI LE DEVOIR \ A l’instar de son prédécesseur lors du référendum de 1992, le gouvernement fédéral préparerait de nouveau cette année une vaste offensive publicitaire en vue d’encenser «l’identité canadienne» et d’encourager le tourisme à l’intérieur du pays.En effet, le Bloc québécois redoute qu’Ottawa s’apprête à dépenser des dizaines de millions en campagnes publicitaires coïncidant avec la campagne référendaire, tout en échappant aux dispositions de la loi québécoise qui règlent les finances électorales.L’assaut fédéral compterait au moins trois volets: ¦ une campagne publicitaire afin de promouvoir le tourisme à l’intérieur du pays, financée grâce à une augmentation du budget fédéral annuel en matière de promotion touristique de 15 millions $ à 50 millions $.Il s’agira de la première fois qu’Ottawa s’immisce dans la promotion du tourisme intracanadien, les provinces s’en occupant seules jusqu’ici.¦ l’allocation de 7 millions $ additionnels au budget du «Programme de l’identité VOIR PAGE A 10: OTTAWA PHOTO AP La bataille de Grozny est une terrible épreuve pour la population, en bonne partie composée de citoyens d’origine russe.Cette femme russe se désespère sur le sort de sa voisine atteinte d’une balle au moment où elle allait puiser de l’eau potable.Le nouveau Monit Le plus prestigieux des quotidiens de langue française change de look.Mais les grands bouleversements sont ailleurs CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS Annoncés depuis des mois, les 750 000 exemplaires de la version revue et corrigée du quotidien Le Monde sont arrivés hier avec 30 minutes de retard dans les kiosques.Accompagné d’un battage publicitaire à la radio et à la télévision, le second quotidien national de France (après Le Figaro) fête son demi-siècle en se donnant de nouveaux habits, en rénovation son contenu et en transformant sa structure financière.Dans les bureaux futuristes de la vénérable dame de la rue Falguière, on n’hésite pas à parler d’une opération sauve-qui-peut qui vise à mettre fin à l’érosion du lectorat du plus prestigieux des quotidiens de langue française.Première page aérée, nouvelle typographie (exclusive), disparitior des cahiers (saufs livres, radio-télé et initiatives), faible augmentation du nombre de pa ges et élimination du «billet de l’étranger» en pre- mière page, les changements se veulent légers.Contrairement à son jeune concurrent Libération qui lançait en septembre son «journal-magazine» — sans grand succès pour l’instant — Le Monde a choisi «le changement dans la continuité» afin de fidéliser une clientèle de plus en plus volage.Côté contenu, le quotidien fondé par Hubert Beuve-Méry, un Breton rigoureux et intransigeant, se rapproche de la presse anglo-saxonne par sa facture (illustrée de caricatures) et ses articles économiques plus nombreux.Pas question de toucher au logo gothique, d’introduire la couleur (limitée à la publicité) ou les photographies (exceptionnelles).Le Monde reste un quotidien du soir, même s’il sera en vente un peu plus tôt.Il continuera aussi à «prêter» sa une aux principaux dirigeants politiques français fie candidat à la présidence Jacques Chirac signe un article dans l’édition d’hier).Ces nouveaux atours ne représentent cependant qu’une partie du plan d’attaque mis au point par le directeur du Monde, Jean-Marie Colombani.En poste depuis neuf mois, Colombani ne cache pas son intention de faire mentir son rival, le magnat de la presse (et propriétaire du Figaro) Robert Hersant qui prédisait cet été qu’il n’y aurait «plus qu’un seul quotidien national» français dans dix ans.Son objectif: profiter de la reprise économique et du dopage des ventes qui accompagne chaque année d’élections présidentielles afin d’augmenter le tirage de 2 à 3 %.Il vise ainsi à récupérer des lecteurs qui, avec le temps, se sont laissé gagner par la fantaisie de Libération, les pages économiques du Figaro.ou qui ont tout simplement cessé de lire un quotidien.VOIR PAGE A 10: MONDE %gk %>.>/';• y/.* 4 * Depuis le jour de l'an, un numéro 800 de Bell coûte jusqu'à 30% de moins qu'en 1994.En partant, les tarifs interurbains sont réduits de 4e la minute*.Vous avez aussi 10% de réduction sur les interurbains qui originent et se terminent dans le même code régional, et 10 %t sur les interurbains provenant du corridor d'appels le plus occupé.Mais ce n'est pas tout.Les tarifs de base en période hors pointe sont réduits de 20 à 30% et la nouvelle tarification permet des économies additionnelles à mesure que votre volume d'appels augmente.Commencez l'année sur une note économique avec les services Avantage 800MC et Avantage 800 PMEMC Bell.Appelez-nous au 1800 363-Bell.* Sauf les appels faits du 819 au 819.t Appels provenant d'un code régional différent de votre propre code régional au Canada seulement. L E I) E V 0 1 R , L E M A R 1) I 10 .1 A N V 1 E R 1 1) 1) 5 A 3 ?LE DEVOIR ?- M 0 N TI! E AI.Un rapport sur l’étude dirigée crée un malaise à la CECM Pallascio rend public un document qui établit à 6 millions le coût du prolongement des heures de classe PAUL CAUCHON LE DEVOIR Un service d’études dirigées étendu à l’ensemble des élèves de la CECM pourrait coûter autour de 6 millions de dollars, selon un rapport interne d’un sendee administratif de la CECM.Ce rapport, rédigé en février 1994, était demeuré inconnu des commissaires de la CECM tout au long de l’année.Le nouveau président de la commission scolaire, Michel Pallascio, en a pris connaissance en décembre, et il ne cache pas son malaise devant l’existence du document «J’ignorais l’existence de ce rapport, ça a été une surprise pour moi, a-t-il déclaré au Devoir.C’est un rapport qui a été demandé à l’époque par le bureau de la présidence [le bureau de son prédécesseur François Ouimet]».En novembre dernier, pendant la campagne électorale scolaire, le parti de Michel Pallascio, le Regroupement scolaire confessionnel (RSC), avait critiqué la principale promesse du COURS de promouvoir pour tous les étudiants de la CECM une période supplémentaire d’études et d’activités tous les jours, après les heures normales de classes.Le RSC avait alors déclaré qu’une telle mesure coûterait entre 20 et 40 millions $ par année.Le COURS, lui, évaluait le coût de cette mesure à 6 millions $.M.Pallascio trouve «surprenant» et «curieux», dit-il, que les chiffres du COURS correspondent très bien à ceux de ce rapport inconnu.«Mais, ajoute-t-il, je ne pense pas que ça apporte grand chose aujourd’hui de commencer une chasse aux sorcières.» En décembre le RSC et le COURS créaient une coalition pour prendre le pouvoir à la CECM, contre le MEMO, et ils prévoyaient de mettre en place un comité consultatif qui étudierait toute la question des études dirigées.M.Pallascio a ajouté au Devoir que le rapport pouvait être considéré comme une base de discussion, mais il prévient tout le monde que ce rapport laisse encore beaucoup de questions sans réponses.«Les hypothèses évoquées ne tiennent pas compte du coût du transport scolaire, dit-il.Elles ne tiennent pas compte non plus des effets sur la vie scolaire d’un tel projet, ni des effets sur les services de garde, services qui pourraient être grandement modifiés si une majorité d’élèves s’inscrivaient à des études dirigées plutôt qu’au service de garde».M.Pallascio soutient également qu’un tel programme devrait être facultatif, et laissé à la responsabilité des milieux locaux.Et il affirme douter que la CECM ait les moyens d’étendre un tel programme à l’ensemble de son territoire.Un programme d’études dirigées existe déjà depuis 1989 à la CECM, dans quelques milieux où le décrochage est élevé, mais le rapport dont il est ici question, préparé par le Bureau de la planification et de l’évaluation institutionnelles, étudie quatre hypothèses visant à élargir ce programme.La période d’études dirigées consiste en une période de 60 minutes pour réaliser des devoirs et de leçons proposés par les enseignants, avec l’assistance d’un adulte, ou d’un étudiant universitaire par exemple.La première hypothèse étudiée consiste en un projet offert aux 43 500 élèves du primaire et aux 35 300 du secondaire, histoire de former quelque 2920 groupes d’élèves, et ce au coût d’environ six millions $: à 14,50 $ de l’heure (le prix payé pour les emplois d’été est de 13 $, plus les avantages sociaux), un projet de quatre jours par semaine coûterait, selon les auteurs, 5 millions $, et 6,3 millions $ pour cinq jours par semaine.Les coûts pourraient grimper à 7 ou 8 millions $ si on paye 20 $ de l’heure.Une deuxième hypothèse propose d’offrir plutôt le programme à tous les élèves de quelques degrés «sensibles»: la 3e et la 6e année au primaire, et la première année du secondaire.La troisième hypothèse consiste à oflrir le projet à tous les élèves d’une même école, mais dans un nombre limité d’écoles, comme projet pilote.La dernière hypothèse consiste à rendre le projet obligatoire, mais en laissant à chaque école le soin de déterminer la clientèle cible ainsi que les modalités d’application.Pour les auteurs (non-identifiés) du rapport, qui ne choisissent pas l’une ou l’autre des hypothèses, le projet devra d’abord, avant d’être implanté, susciter l’adhésion des conseils d’orientation, des directions d’école et des comités d’école.Agressions sexuelles à l’hôpital Saint-Charles-Borromée Jean Rochon attend les résultats d’une enquête tenue en novembre dernier ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le ministère de la Santé et des Services sociaux avait eu vent de problèmes assez importants à l’hôpital Saint-Charles-Borromée pour ordonner dès novembre dernier une enquête dans cette institution.En fait, on a indiqué hier au cabinet du ministre de la Santé et de Services sociaux, Jean Rochon, que ce dernier attendait d’ici la mi-janvier le rapport d’inspecteurs qui ont fait enquête pendant près de trois semaines dans cet hôpital.«Aucune action ne sera prise avant que le ministre n’ait le rapport entre les mains.A ce moment, le ministre pourra décider diverses choses allant de simples mesures correctrices à la tutelle», a expliqué hier l’attaché de presse du ministre Rochon.Non seulement l’hôpital s’est-il vu refuser l’agrément du Conseil canadien des normes d’établissements de santé, mais deux patientes handicapées allèguent y avoir été agressées sexuellement L’une d’elle, âgée de 24 ans, a porté sa cause devant les tribunaux où l’affaire sera jugée très bientôt L’employé soupçonné n’a pas été suspendu par l’hôpital mais une ordonnance judiciaire lui interdit pour l’instant l’accès à l’institution.L’autre victime n’a pas porté plainte, mais la direction de l’hôpital a jugé les faits as- sez probants pour congédier le préposé jugé responsable.Un autre patient handicapé s’est à quant lui plaint de mauvais traitements au commissaire aux plaintes de la santé et des services sociaux, Jean Francœur.Devant autant d’allégations, le ministère de la Santé a décidé de dépêcher du 24 novembre au 15 décembre derniers ses inspecteurs à l’hôpital Saint-CharlesBorromée et attend un rapport d’ici la mi-janvier.Le fait que le Conseil canadien d’agrément des établissements de santé — un organisme indépendant pan-canadien — ait refusé son agrément à l’hôpital Saint-Charles-Borromée n’a pas d’impact direct, puisque c’est le ministère de la Santé qui octroie les permis d’activités aux établissements de santé.«On ne peut porter un jugement sur la base de ce rapport, c’est pourquoi nous avons institué notre propre enquête» a expliqué l’attaché du ministre, Michel Martin.Hier, la directrice générale de l’hôpital Saint-Charles-Borromée, Marie-Josèphe Farizy-Chaussé, a fait valoir que les faits graves reprochés à son établissement, notamment dans La Presse de samedi, étaient exagérés.«Il a pu y avoir des erreurs, mais de là à généraliser ces situations, il y a un pas», a-t-elle dit.Elle nie que des patients handicapés soient laissés dans leurs couches souillées, envoyés au lit dès 17h30 et mal nourris.Quant aux viols allégués, si l’employé soupçonné par la jeune femme de 24 ans est toujours à l’emploi de l’hôpital, affirme la directrice, c’est que ce dernier n’a pas été jugé coupable.Quant au jugement sévère porté par le Conseil canadien d’agrément des établissements de santé, souligne-t-elle, il visait plutôt l’organisation des soins, la vétusté de l’hôpital et certaines lacunes dans les services d’alimentation.Reçu en avril 1994, le rapport a donné lieu depuis à un plan de redressement, affirme la directrice qui se refuse toutefois à rendre ce rapport public.A la Régie régionale de la Santé et des Services sociaux de Montréal-Centre, on croit qu’il faut dresser un état complet de la situation avant de jeter la pierre.Selon Catherine Gi-gnac-Hens, chef du service aux personnes âgées à la régie, plusieurs mesures ont déjà été prises à l’hôpital Saint-Charles-Borromée, dont l’adoption d’un code d’éthique pour les employés et un plan de rénovation des unités de soins de neuf millions pour rendre l’édifice plus sécuritaire.«Nous pensons qu’il faut faire le point avant de prendre des actions plus corsées.Des mesures rapides peuvent être prises avant de penser à fermer des services», a-t-elle dit Pas de métro vers Longueuil LE DEVOIR La ligne 4 du métro, entre Montréal et Longueuil, sera fermée la fin de semaine dès samedi prochain, en raison des travaux de réfection qu’entreprendra la STCUM.La ligne «jaune» sera fermée les samedis et dimanches jusqu’au 28 mai prochain, mais le métro sera en service à l’occasion de la Fête des Neiges qui aura lieu au cours du mois de février, et du Festival de la Santé qui se tiendra en mai.Comme les tiinnels du métro ont été construits dans les années 60, le béton qui les recouvre doit être restauré à plusieurs endroits.La STCUM mettra toutefois en place un service spécial d’autobus qui fera la navette entre Montréal et Longueuil ainsi qu’entre le centre-ville et l’Ile Sainte-Hélène.Des panneaux de signalisation seront installés aux abords des destinations Papineau, McGill, Longueuil et Ile Sainte-Hélène afin de guider les voyageurs vers les arrêts aménagés pour le service spécial d’autobus.La société de transport entend offrir un service comparable à celui du métro en assurant le passage fréquent des autobus qui seront plus nombreux qu’à l’habitude.Monsieur Michel BROCHU l'un des auteurs du Dictionnaire de GÉOMORPHOLOGIE à caractère dimensionnel (Michel BROCHU et Jean-Pierre MICHEL) procédera à une séance de signature le vendredi 13 janvier 1995 de 9h à 21h à la librairie uerm 335, rue Sainte-Catherine est Montréal 'Bienvenue a tous cl toutes t> O % ms?* PHOTO JACQUES GRENIER Réjean Fleury et Marcel Touzin représentent les ex-syndiqués qui cherchent à recouvrer leur emploi perdu il y a deux ans et demi dans le démantèlement de Steinberg.Le commissariat au Travail occupé par d’ex-syndiqués de Métro et Steinberg CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Une centaine d’ex-employés de Métro-Richelieu et de Steinberg ont occupé hier les locaux du commissaire général au Travail, pour récupérer leur emploi perdu au moment de l’achat de la compagnie Steinberg par Métro-Richelieu, Provigo et IGA, en mai 1992.En fin de journée, les anciens travailleurs avaient obtenu la promesse d’une rencontre à ce sujet avec la ministre de l’Emploi du Québec, Mme Louise Harel.Quelque 400 de ces ex-employés relevaient du local 501 de la Fédération des travailleurs du Québec, au moment de la vente de Steinberg, il y a deux ans et demi.Or, selon les manifestants d’hier, les représentants syndicaux de cette unité syndicale ont complètement dépouillé les ex-employés de leurs droits.Les anciens travailleurs se sont fait dire, en assemblée générale, qu’ils n’étaient plus syndiqués, et qu’on ne souhaitait pas les revoir dans le monde de l’alimentation.Tout ces employés avaient pourtant plus de 20 ans d’ancienneté chez Steinberg.Certains se sont trouvé des emplois depuis, d’autres sont toujours prestataires de l’aide sociale.«J’ai travaillé 42 ans pour Steinberg, explique Roger Mayer, qui a aujourd’hui 59 ans.Je ne veux plus travailler.Le gouvernement me fera vivre».Pour leur part, quelque 300 autres employés licenciés, relevant cette fois de la CSN, et anciennement employés par Métro-Richelieu, ont également perdu leur emploi dans la transaction.Il s’agit principalement de camionneurs et d’employés de bureau anciennement affectés à un entrepôt de légumes de Métro-Richelieu.Les deux groupes luttent pour la même chose.La reconnaissance de l’article 45 du Code du travail.Cet article garantit le transfert des droits syndicaux au moment de l’achat d’une entreprise par une autre.Depuis la transaction, les démarches judiciaires se sont succédé.Du côté des ex-employés de Steinberg, on a dû d’abord revendiquer le droit de se défendre sans la FTQ dans cette affaire.C’est que cette centrale syndicale protège désormais les droits d’employés de Métro-Richelieu qui ont moins d’ancienneté que les revendicateurs.Dans un jugement rendu le 15 décembre dernier, le juge Pierre Tessier, de la Cour supérieure, accordait aux ex-employés de Steinberg le droit de se défendre seuls.Or, ce jugement va cependant à l’encontre d’un jugement rendu antérieurement par le commissaire du travail, François Trudeau.C’est pourquoi les ex-employés de Steinberg réclament présentement le remplacement du commissaire général du travail.Depuis, un médiateur a été nommé dans le dossier, pour rapprocher la direction de Métro-Richelieu et les ex-employés.Cependant, le local 501 de la FTQ, qui doit également s’asseoir à table dans cette affaire, refuse de le faire avant d’avoir obtenu les revendications par écrit Selon Réjean Fleury, représentant de la CSN dans ce dossier, le local 501 de la FTQ et la direction de Métro-Richelieu, ont conclu une entente excluant des syndiqués dès le 30 mai 1992, soit quelques jours après la vente finale de Steinberg.Cette entente aurait été sanctionnée par l’ancien commissaire général au travail, Léo Delisle.PERCEPTION 5 minutes d'interurbain d'affaires vers New York L E I) E V 0 I II , LE M A il I) I 10 J A N V I E R I !) !) 5 A 4 LE DEVOIR ACTUALITES Un forcené blesse gravement deux policiers La SQ déclenche une vaste chasse à l’homme près de Victoriaville SYLVAIN BLANCHARD LE DEVOIR Une chasse à l’homme est toujours en cours dans la petite municipalité de Tingwick, près de Victoriaville, alors que la Sûreté du Québec recherche activement un individu de 31 ans, René Martineau, connu des policiers et considéré comme dangereux, pour avoir présu-mément atteint de plusieurs projectiles deux agents de la SQ voulant l’intercepter dimanche soir après qu’il avait pris le volant avec un permis révoqué.Une trentaine de policiers d’Artha-baska et de Montréal, notamment des membres du groupe d’intervention, quadrillent depuis des heures les environs du 6e rang à Tingwick dans l’espoir de localiser Martineau, qui aurait profité de la noirceur pour s’enfuir armé d’un .357 Magnum et d’une carabine 30-06, un calibre de chasse au gros gibier.Des motonei-gistes, un maître-chien, et un hélicoptère sont également mobilisés.L’individu en question, dont la maison a été investie mais en vain en après-midi, a pris la fuite dimanche soir dans son jeep au moment où les deux policiers s’apprêtaient à l’appréhender pour avoir conduit son véhicule avec un permis révoqué.Toujours selon la SQ, l’homme aurait alors appuyé sur l’accélérateur pour aller se réfugier dans sa résidence, d’où il aurait tiré plusieurs coups de feu en direction des policiers l’ayant pris en chasse.L’un d’eux, Guy Airoldi, 32 ans, a été atteint à la cuisse, au bras, et à une main.Les fragments de plomb qui s’y sont logés y demeureront pour le reste de sa vie.Il a reçu son congé de l’hôpital en matinée.Plus malchanceux, son collègue Stephan Jean, 26 ans, a du subir une intervention chirurgicale de 5 heures à l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul, de Sherbrooke, afin de sauver son bras droit, sérieusement atteint par une décharge de plombs.On saura dans quelques jours si l’opération a été un succès.Les deux policiers ont été la cible d’un tireur expérimenté, selon la SQ, au moment où ceux-ci arpentaient le stationnement de sa résidence.Embusqué non loin de là, l’individu a fait feu en leur direction à plusieurs reprises à l’aide d’un fusil de chasse de petit gibier.Malgré leurs blessures, les deux policiers ont réussi à regagner leur auto-patrouille pour demander l’aide de leurs collègues.Depuis, les recherches, rendues difficiles en raison des boisés, s’intensifient à Tingwick, littéralement pris d’assaut par les policiers qui, au moment de mettre sous presse, n’avaient toujours pas capturé le suspect.Un fabricant de lentilles cornéennes vend le même produit à des prix différents Toronto (PC) — Un des principaux fabricants de lentilles cornéennes au pays, Bausch and Lomb, a admis que trois de ses modèles de lentilles souples, dont les prix variaient entre 15 $ et 100 $ la paire, étaient en fait un seul et même produit.Le Bureau fédéral de la concurrence fait enquête sur cet aveu, pour déterminer si oui ou non l’entreprise a fait preuve de fausse représentation en agissant de la sorte, a indiqué hier l’enquêteur en chef du Bureau, Cecile Suchal.Si c’est le cas, le Bureau pourrait demander au procureur général d’intenter des poursuites.«Nous n’avons jamais caché le fait qu’il s’agissait du même produit», a déclaré Pat McGee, porte-parole de l’entreprise.Le fait d’avoir vendu les mêmes lentilles avec différentes étiquettes a valu à Bausch and Lomb de,faire l’objet d’une poursuite aux Etats-Unis.Mais selon le porte-parole de l’entreprise, les consommateurs canadiens n’ont déposé aucune plainte à ce sujet.M.McGee a dit que les lentilles jetables étaient moins chères en raison du volume de ventes et du fait qu’elles nécessitaient moins d’entretien.Le président de l’Association canadienne des optométristes, le Dr Jim Kerr, a dit que les gens «devraient savoir qu’ils peuvent se procurer les mêmes lentilîes à prix moindre».Par ailleurs, l’entreprise et les experts du domaine de la santé soutiennent que les 2,6 millions de Canadiens qui portent des lentilles cornéennes devraient éviter d’étirer la durée prescrite de port indiquée dans le cas des verres jetables.Collecte sélective des arbres de Noël naturels: LE MERCREDI 11 JANVIER 1995 Déposez vos arbres, en bordure de rue, la veille de la collecte, soit le mardi 10 janvier.Enlevez toutes les décorations, clous, attaches ou autres.Les employés municipaux sillonneront les rues pour les ramasser le mercredi 1 1 janvier.Obtenez gratuitement des copeaux pour traiter vos végétaux ! Rendez-vous au parc Lafontaine (stationnement rue Calixa-Lavallée, au sud de Rachel) le mercredi 1 1 janvier entre 11 h 30 et 15 h Renseignements: 868-DÉFI En collaboration avec l'Association des producteurs d'arbres de Noël du Québec Ville de Montréal PHOTO AP DES MILLIERS de pèlerins se sont entassés sur un train à Gazipur, près de Dhaka, au Bangladesh, dans l’espoir de retourner à la maison, après trois jours d’un festival islamique qui a réuni quelque 2 millions de musulmans venus prier pour les musulmans de Bosnie, de Tchétchénie et du Cachemire.Grande région de Montréal Le marché de la revente des maisons a entrouvert un œil en 1994 SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR NJ eût été de la forte activité observée dans le marché de la maison déjà existante au cours du premier trimestre, l’année 1994 aurait été catastrophique et ne se serait pas soldée par une augmentation, faible il est vrai, de 5 % des ventes dans la grande région de Montréal.Selon les chiffres publiés hier par la Chambre immobilière du Grand Montréal, les 22 000 transactions enregistrées au cours du dernier exercice se sont traduites par une progression de 4 % des sommes en jeux.De 2,3 milliards $ en 1993, les ventes réalisées l’an dernier ont atteint les 2,4 milliards $.Economiste à la Société Canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), Jacques Pelletier a précisé qu’après un départ sur les chapeaux de roues le marché de la maison déjà existante a vu son rythme complètement chamboulé au terme du premier trimestre lorsque les marchés financiers se sont mis à étrangler le crédit avec force.Les données compilées par l’économiste de la SCHL indiquent que lors des six premiers mois de 1994, les ventes effectuées dans la région montréalaise avaient fait un bond de 17 % sur la période correspondante en 1993.Dans la foulée des hausses successives des taux, les transactions du second semestre 1994 ont reculé de 15 % sur le second semestre de 1993.Les statistiques propres au mois de décembre révèlent que le nombre de ventes a chuté de 10 % pour s’établir à 1200 transactions.De fait, le volume financier impliqué dans ces dernières a baissé de 11 % pour atteindre 133 millions $.Dans l’esprit de M.Pelletier, il ne fait aucun doute que la brutalité du revirement observé décpule presque essentiellement de la hausse des taux.A ce facteur, Pierre Lévesque, directeur de succursale au sein de Royal Lepage, a ajouté celui de l’insécurité liée à la précarité des emplois.Pour cet homme de terrain, les acheteurs potentiels de produits immobiliers se distinguent passablement de ceux des années 80 par la hantise ou la peur qu’ils éprouvent de perdre leur emploi.Ils sont extrêmement prudents.Si prudents, qu’ils sont enclins à acheter des unités à des prix inférieurs à ce que leur permettent leurs capacités financières.L’analyse des ventes réalisées en décembre signale que 35 % d’entre elles se situaient dans la tranche 70 000 $-100 000 $, 33 % entre 100 000 $ et 150 000 $, et 12,4 % seulement entre 150 000 $ et 250 000 $.En raison de tous les revirements provoqués par la hausse des taux, la valeur des unifamiliales situées dans la grande région montréalaise a légèrement diminué, de 112 000 $ en 1993 à 111 000 $ en 1994.Le village de Lefebvre inaugure son école Lefebvre (PC) — Se disant à la fois ému et honoré, le député de Johnson et délégué régional de l’Es-trie au gouvernement du Québec, Claude Boucher, a inauguré hier dans l’enthousiasme général, au milieu de la population de Lefebvre, la première école d’un nouveau genre au Québec, une école gérée par la population locale, non par la Commission scolaire.«Je citerai l’école de Lefebvre sur toutes les tribunes de l’éducation au Québec», a lancé M.Boucher aux représentants des divers paliers de gouvernement et devant les parents et les quelque 50 enfants de niveau élémentaire réunis pour la circonstance.Il a ajouté qu’il s’agissait d’un partenariat unique au Québec entre le ministre Jean Garon lui-même, la Commission scolaire Des Chênes, de Drummondville, et surtout toute la population de Lefebvre, une municipalité d’environ 800 habitants sise à une vingtaine de kilomètres au sud de Drummondville.Qualifiant la population de cette localité «d’entêtée, de déterminée, de sûre d’elle», M.Boucher a rappelé que «l’éducation des jeunes appartient d’abord et avant tout aux parents».Dans une lettre adressée au maire Gilles Brochu, le ministre Garon, qui s’est excusé de son absence, cite en exemple le «courage et la détermination des parents de Lefebvre», qui, «tous d’une même voix» ont dit au ministre ce qu’ils voulaient comme projet d’école.M.Garon souligne aussi le travail du député Boucher qui a recherché avec doigté un compromis entre les parents et la Commission scolaire pour «trouver une solution originale et novatrice au Québec» à leur besoin de garder leur école ouverte, le tout moins d’un an après la fermeture annoncée par la Commission scolaire.Dans le décret 1815-94 créant la nouvelle école et approuvé par le conseil des ministres, le fonctionnement de la nouvelle école Sainte- Jeanne-d’Arc de Lefebvre est longuement élaboré.L’édifice, situé au 194 du 10e rang, dans le centre du village, est vendu pour 1 $ par la Commission scolaire à la municipalité qui en assure l’entretien et la gestion, tout en fournissant les services de secrétariat.Tout le fonctionnement de l’école relèvç d’une corporation privée, celle de l’École active de Sainte-Jeanne-d’Arc de Lefebvre, formée de cinq membres, qui s’occupent du bon fonctionnement de l’école, de l’engagement du personnel enseignant, de l’instauration d’une bibliothèque et du transport des écoliers de son territoire.Pour ces fonctions, le ministre verse 107 000 $ pour cette année à la corporation.Quant à la Commission scolaire des Chênes, elle reçoit 35 000 $ pour la supervision pédagogique, la probation des trois enseignantes de deux niveaux chacune et les frais reliés aux services complémentaires aux élèves.en bref ?L’ATLANTIQUE À LA NAGE: TOUT VA BIEN Paris (AFP) — Le nageur français, Guy Delage, qui a entrepris la traversée de l’Atlantique à la nage et à la dérive le 16 décembre, n’a aucun problème physique après 23 jours d’aventure et 1485 km parcourus, mais souligne qu’il faut «s’observer en permanence et être très vigilant».Dans sa dernière liaison, dimanche, le nageur qui communique avec son PC installé à Paris par radio depuis la panne d’ordinateur du radeau sur lequel il dérive la nuit, a dit: «Je n’ai aucun problème physique, je touche du bois! Mais il faut s’obser- : ver en permanence et être très vigi-: ! lant».Guy Delage, qui, depuis le départ, a fait part de sa crainte des requins, ! avait indiqué vendredi qu’il était suivi par une flottille de 150 à 200 pois- j ¦ sons, parmi lesquels il a aperçu un : ; ; requin «longimanus», un requin qui peut atteindre 3 à 5 mètres.«Je suis remonté sur l’arrière du radeau et j’ai attendu avant de me remettre à l’eau», avait-il dit.Vendredi et samedi ont été deux ¦ jours de calme plat qui ont perturbé sa progression, le radeau qu’il suit à la nage ne dérivant plus assez vite, a indiqué Guy Delage.Il y a en revanche gagné des nuits plus favorables au sommeil, a-t-il dit, alors que dimanche, il a retrouvé une mer «très désorganisée».) ¦ Guy Delage nage un maximum de •• ¦ dix heures par jour et dérive le res- > te du temps sur son radeau équipé de moyens de communication, d’éo- 1 tiennes fournissant de l’électricité et de vivres.UNE DAME ACCUSEE DU MEURTRE DE SON MARI • *; i Thérésa Bennett, une dame de 55 ans résidant à Calumet près de La-chute, a été formellement accusée hier de meurtre au premier degré sur la personne de Ray Bennett, son mari, trouvé mort dans sa chambre à coucher à 21 heures, dimanche, ' d’une balle dans la tête.Les policiers de la Sûreté du Québec se sont rendus sur les lieux après avoir reçu un appel de la dame qui, en état de choc, prétendaient que deux individus armés s’étaient introduit dans sa résidence pour abattre son mari.Après avoir examiné minutieusement la scène de crime et étudié le témoignage de la dame, les deux policiers en venaient à la conclusion que celle-ci leur avait menti et que des accusations de meurtre devaient être portées contre elle.LE CUVEE CHIRAC Colmar (AP) — Un viticulteur français de Rodem, Jean-Paul Rolli, vient de créer la «cuvée Jacques Chirac» qu’il offrira sans doute au président du RPR lors de son prochain voyage en Alsace dans le cadre des élections présidentielles.La bouteille est bleue, la couleur du candidat: il s’agit d’un Gewurtztra-miner, appellation Alsace contrôlée.Bien sûr, Jean-Paul Rolli est militant RPR.VIVEMENT LE SALARIAT/ POUR LES MÉDECINS ' t •- * Ottawa — Une majorité de per- ' ¦ ' sonnes interrogées dans le cadre ’¦ : d’un sondage pancanadien sont d’avis qu’afin de mieux contrôler les coûts du système de santé, les médecins devraient être salariés, plutôt que rémunérés à l’acte.Le sondage, effectué entre les 4 et ; 13 novembre derniers, révèle un ’ fort degré de mécontentement envers le système selon lequel les mé- ' ’ decins sont rémunérés à l’acte.67 % des adultes interrogés se sont dit fa- -vorables à l’idée de faire des méde- ; -cins des salariés.• .=**- COUTURIERS QUÉBÉCOIS •=**.ADRIENNE VITTADINI ¦«*- ANGELA BUCARO *».BALLINGER GOLD MORET •**.MOULÉ •**.ACCESSOIRES •**.TÉLÉPHONE 849-8080 LES ATRIUMS 870, BOULEVARD DE MAISONNEUVE EST MONTRÉAL H2L 4S8 MÉTRO 8ERRI-UQAM à*.®™ 844-7882 Le Canada et la Norvège à la défense des poissons Oslo (AP-PC) — Le Canada et la Norvège ont conclu hier un accord visant à protéger leurs stocks de poissons hauturiers en permettant l’arrestation réciproque de leurs chalutiers et en interdisant le déchargement dans leurs ports respectifs de toute prise illégale.«Il s’agit d’un pas important pour deux pays pêcheurs», a déclaré le ministre des Pêches Brian Tobin au cours d’une conférence de presse tenue à Oslo.«Les deux gouvernements sont parvenus à une entente par laquelle les autorités des deux pays devraient être en mesure de monter à bord des navires, de les inspecter et de saisir ceux qui s’adonnent à la pêche illégalement à l’extérieur de leurs zones respec- tives de 200 milles», a-t-il expliqué.1 * Les pays craignent que les prises1 illégales effectuées dans leurs zones économiques ne finissent par épui-,, ser des stocks importants de poissons itinérants.Le Canada a déjà souffert de la déplétion dans certaines régions côtières et a interdit la pêche à la morue et au flet dans ses eaux territoriales économiques de l’océan Atlantique.En septembre dernier, le Canada a reçu i’appui de l’Organisation des pèches de l’Atlantique du Nord-Ouest pour mettre en vigueur des mesures de conservation strictes en ce qui a trait à la morue, au flet et au turbot pêché dans les eaux internationales, mais l’application de ces règlements demeure difficile. .1 A N V I E R 1 I) 9 5 I) E V 0 I R M A R I) I LES ACTUALITES Pas de tests obligatoires de dépistage du sida pour les violeurs présumés Ottawa (PC) — Le gouvernement fédéral n’obligera pas les violeurs présumés à subir des tests de dépistage du sida.Le ministre de la Justice Allan Rock envisage par contre d’amender le Code criminel pour faire de la transmission «délibérée» du VIH, le virus relié à la maladie fatale, un acte criminel, a indiqué hier le porte-parole Cyrus Reporter.Il devrait prendre une décision sur cette question dans le courant de l’année.Ce n’est pas la première fois qu’on parle de la possibilité d’obliger les agresseurs sexuels à subir un test obligatoire de dépistage du sida.L’idée a maintes fois été évoquée, mais plus particulièrement par Margot Blackburn, une Québécoise agressée en 1992 alors qu’elle travaillait dans un presbytère.Mme Blackburn a tenté à deux reprises d’obtenir que les tribunaux forcent son agresseur à se soumettre à un test de dépistage.Les tribunaux ont statué qu’ils n’avaient pas ce pouvoir.L’an dernier, Mme Blackburn, qui est originaire de Dunham, a soumis au ministre Rock une pétition comptant 50 000 signatures demandant que la loi soit changée pour conférer aux juges le pouvoir d’imposer de tels tests de dépistage.Mais selon M.Reporter, le ministre a décidé de ne pas donner suite à la pétition après avoir consulté des juristes et des spécialistes de la santé.On lui a dit qu’il n’y avait rien à gagner à effectuer ce test au plan de la collecte d’informations, a indiqué M.Reporter.On craindrait aussi d’imposer ces tests à des gens qui sont accusés, mais qui n’ont pas été reconnus coupables.Des représentants du ministère de la Justice se sont prononcés contre le dépistage obligatoire auprès de présumés agresseurs.Ils ont estimé qu’on pourrait plus facilement obtenir l’information en faisant subir le test aux victimes — ce qui éviterait des problèmes juridiques, notamment le risque de porter atteinte aux droits d’un accusé.Allan Rock Ovide Mercredi «nous a trahis» Le torchon brûle entre l Assemblée des Premières Nations et les autochtones qui occupent les bureaux de Revenu Canada à Toronto Une étude minimise les effets du dragage dans le fleuve SUZANNE DANSEREAU PRESSE CANADIENNE Toronto — Le torchon brûle entre l’Assemblée des Premières Nations (APN) et les autochtones qui occupent depuis trois semaines un bureau du ministère du Revenu à Toronto pour protester contre de nouvelles dispositions les forçant à payer de l’impôt.Les protestataires estiment que le président de l’APN, Ovide Mercredi, les a trahis et que son organisation est en conflit d’intérêts dans cette histoire d’impôts, notamment parce qu’elle a reçu du ministère du Revenu en 1993 une somme de 250 000 $ pour «étudier la question».De son côté, le chef Ovide Mercredi désapprouve l’occupation et estime que le dossier doit être réglé en ayant recours aux tribunaux et non à la désobéissance civile.Coincés entre les deux groupes, se trouvent les chefs autochtones de l’Ontario.Ils appuient les protestataires, mais sont liés à l’Assemblée des Premières Nations.Hier, à Ottawa, ils ont donné une conférence de presse dans le but de faire monter la pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il retire ses nouvelles dispositions fiscales.Les chefs — dont Gordon Peters, le vice-président ontarien de l’APN — ont insinué que si la situation ne se réglait pas, le Canada pourrait être confronté à une révolte similaire à celle des autochtones du Chiapas, au Mexique.«Je crois que cette situation a les ingrédients d’un Chiapas urbain canadien», a déclaré M.Peters, qui presse Ottawa de reprendre les négociations avec eux.Mais à Toronto, où se poursuit l’occupation, le porte-parole Roger Obomsawin — un autochtone du Québec — a dénoncé avec virulence l’attitude du président de l’APN dans ce dossier.«M.Mercredi est irresponsable et on ne peut plus se fier à lui pour nous aider.Il ne nous représente plus.Ils nous a trahis et il est en conflit d’intérêts», a déclaré M.Obomsawin lors d’un entretien avec la Presse canadienne, hier.Les protestataires sont en colère contre l’APN depuis qu’ils ont appris que cet organisme censé les représenter a été exempté des nouvelles dispositions du ministère du Revenu.En effet, en vertu de ces dispositions, les employés de l’APN ne paieront pas d’impôt, tandis que les employés d’autres organismes, comme le Centre d’hébergement des femmes autochtones basé à Montréal, devront payer de l’impôt, eux qui s’estiment déjà sous-payés à 25 000 $ par année et sous-financés pour le travail d’entraide qu’ils font.De plus, l’APN a reçu en février 1993 une subvention de 250 000 $ du ministère du Revenu pour «étudier la question de la taxation».M.Obomsawin a indiqué hier que l’APN aurait dû les appuyer dans leur lutte contre Ottawa mais que depuis l’an dernier, l’organisation n’a rien fait au plan politique pour faire avancer le dossier.Les protestataires et l’APN s’entendent sur le fond, toutefois: les nouvelles dispositions d’Ottawa sont illégales en vertu des traités de pane et de la Loi sur les Indiens, disent-ils.Hier, Ovide Mercredi a déclaré en entrevue à la radio de Radio-Canada qu’il était prêt à défendre cette cause devant les tribunaux mais pas à soutenir l’occupation.L’APN montera un dossier et le déposera en cour d’ici la fin janvier, a-t-il laissé savoir.Mais les protestataires estiment que la voie légale coûtera beaucoup de temps et d’argent: «Cela va coûter au moins un million de dollars et cela va prendre trois ou quatre ans.Nous on ne veut pas rester ici (dans les bureaux du ministère du Revenu) pendant quatre ans».Ils sont une vingtaine maintenant à occuper le cinquième étage du bureau du ministère du Revenu d’Ottawa, situé au centre-ville de Toronto.wm "V .; ¦ ’kmm MB L’industrie du pétard mord la poussière LA RUE PRINCIPALE de Binh Da, au Vietnam, était remplie de fusées vendredi le 30 décembre en prévision d’un grand feu d’artifice, avant l’interdiction de la production de pétards à compter du 1er janvier.Les feux d’artifices devaient être utilisés pour la grande célébration du nouvel An lunaire et ils sont dorénavant bannis pour des raisons de sécurité.PHOTO AP LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Le dragage d’entretien de la Voie maritime du Saint-Laurent, ainsi que celui requis pour le fonctionnement, voi-' re la construction de nouveaux ports dans le golfe Saint-Laurent et les Grands Lacs auraient des effets sensiblement moindres que les tempêtes, inondations et grandes marées qui peuvent toucher, le cas échéant, ces grands cours d’eau.C’est du moins ce que soutient une étude d’Environne-ment Canada, qui dresse le bilan des Répercussions environnementales du dragage et de la mise en dépôt des sédiments du fleuve et des Grands Lacs.Cette étude fédérale, soit le gouvernement responsable d’une partie importante des activités de dragage sur ces deux plans d’eau, a été réalisée par les directions de la protection, québécoise et ontarienne, du ministère fédéral.Cette étude révèle qu’il s’effectue cinq fois plus de draga-1 ge dans les Grands Lacs, soit 3,1 millions de mètres cubés-’ par année, que dans le fleuve où on retire environ 617 000 • mètres cubes annuellement Au Québec, c’est la Gaspésie qui vient en tête avec 52 % -de tous les projets de dragage, soit 267 sur un total de 507.'• Ia plus forte moyenne de matériaux dragués a été recew sée aux abords de l’Ile d’Orléans.Le tronçon amont de la Voie maritime du Saint-Laurent est peu dragué: c’est véritablement à partir du lac Saint-: Pierre, la première zone de sédimentation importante du fleuve, que les activités sont dites «significatives».L’essentiel des matériaux dragués sont relargués ailleurs dans le ¦ même plan d’eau et de plus en plus confinés au fond avec des matériaux de recouvrement lorsqu’il s’agit de sédiments contaminés.Les lacs Erié et Michigan sont les deux plans d'eau des : Grands Lacs les plus touchés.Le seul lac Erié est l’objet à • lui seul d’une extraction annuelle de 9 millions de mètres cubes de sédiments, soit 57 % de ce qu’on drague dans tous les Grands Lacs.Et ce sont les Américains qui sont • les plus fervents dragueurs avec 83 % de toutes les activités ; de dragage dans cet immense bassin versant.C’est à eux, .-aussi, qu’on doit les nouvelles techniques de stockage des sédiments dans des marais ou dans des «dépôts contrô- ¦¦ lés».Malgré le perfectionnement de ces techniques, les deux r.gouvernements ont dû remettre à plus tard la décontami- ¦ nation prévue des sédiments contaminés aux BPC (Je l’ancienne usine General Motors, de Massena, dans l’État de : New York.Les fuites étaient trop importantes, comme .l’avaient d’ailleurs prédit des écologistes montréalais.Le dragage, avec ses effets parfois importants pour certaines espèces vivantes surtout lorsqu’on est en présence de sédiments contaminés, est en réalité la pointe d’un véri-table iceberg environnemental, dont les gouvernements ont à peu près totalement perdu le contrôle: l’érosion.Les grands ouvrages, que constituent la Voie maritime et les ports, doivent être nettoyés régulièrement en raison des apports constants de particules en suspension dans l’eau.Personne ne nettoie cependant les habitats aquatiques qui sont couverts de la même façon.Le rapport d’Environnement Canada précise d’ailleurs: que le dragage du fleuve est considéré par certains auteurs comme un des facteurs explicatifs des affaissement de' stocks de poissons en raison de la perte progressive de leurs habitats, ce qui n’a jamais pu être démontré ailleurs.Selon une étude réalisée par Hydrotech en 1989, l’ensemble des particules charriées par le fleuve devant la ville -de Québec atteignent 17 000 tonnes métriques par jour! Annuellement, on parle d’une charge variant entre 3,5 et 6,5 millions de tonnes métriques de terre.Les chiffres de l’étude fédérale indiquent que le fleuve .contribue peu par ses rives à cette énorme charge de ma- < tières en suspension, qui est plutôt le fait de ses tributaires à vocation agricole.Or Québec n’a rien prévu dans les > t éventuels plans de gestion intégrée des établissements agricoles, la dernière proposition réglementaire pour ce ¦ secteur, en vue d’y contrôler l’érosion hydrique.Sondage Compass Les Canadiens sont incrédules face aux objectifs fédéraux de réduction du déficit GORD MCINTOSH PRESSE CANADIENNE Ottawa — Un sondage indique que la plupart des Canadiens ne s’attendent pas à ce que le ministre fédéral des Finances réussisse à atteindre ses objectifs en matière de réduction du déficit Le sondage de la firme Compas a été effectué entre le 8 et le 22 décembre auprès de 2600 Canadiens, dont les deux tiers ont dit qu’ils n’étaient pas confiants dans le fait que M.Martin réussirait à ramener le déficit de l’année en cours à 39,7 milliards $ et à 32,7 milliards $ l’année suivante.M.Martin s’était engagé devant le comité des finances des Communes, en octobre dernier, à atteindre ses objectifs, quelles que soient les circonstances à venir.Depuis, les chiffres fournis chaque mois par le ministère des Finances semblent lui donner raison.Le gouvernement pourrait même faire meilleure figure que prévu.Sauf qu’en dépit de ces perspec-ves favorables, le scepticisme a fait son œuvre à travers le pays, si on en croit les résultats du sondage.ROBIC DEPUIS 1692 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES OROITS 0E PROPRIETE INTEUECTUEUE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 55.ST-JAC0UCS.MONTRÉAL.QUÉBEC H2Y3X2 Fat (514)845-7874 T*4.: 1514) 98 R*0-BH*C Jla maihlu i/(i inlanaiblti Un maigre 3 % de Canadiens est «très confiant» que le ministre des Finances livrera la marchandise comme promis, et 20 % se dit «plutôt confiant».La marge d’erreur du sondage est de plus ou moins 1,9 %, 19 fois sur 20.Chris Martyn, un des dirigeants de la firme de sondages, s’est dit d’avis que les promesses antérieures non tenues en ce domaine ont rendu les Canadiens très sceptiques et peu enclins à écouter les engagements du ministre des Finances.«Les promesses n’ont jamais été tenues au cours des dernières années en matière de contrôle des finances publiques.Les gens espèrent que le ministre des Finances va atteindre son objectif, mais ils ne croient pas que ce soit possible», a-t-il dit.De toutes les provinces canadiennes, ce sont les répondants du Québec et de la Colombie-Britannique qui étaient le plus sceptiques à ce chapitre.En 1993, les libéraux fédéraux se sont engagés à ramener le déficit à trois % du produit intérieur brut (PIB) en trois ans.Invitation L’Institut d’administration publique du Grand Montréal, Groupe régional de Montréal de l’IAPC, et l’Association des diplômés de l’ENAP, en collaboration avec LE DEVOIR vous invitent au déjeuner qui suivra l’assemblée générale annuelle de l’IAPGM Conférencière: Madame Lorette Goulet Sous-ministre, Bureau fédéral du développement régional - Québec «La philosophie du gouvernement fédéral dans le développement régional du Québec» Le jeudi 19 janvier 1995 11 h 30 - assemblée 12 h 15 - conférence et dîner Hôtel Méridien, Basilaire 2 Complexe Desjardins Frais: Membre de l’IAPGM 40 S Non-membre 45 S Membre étudiant 25 S Réservations obligatoires et paiement à l’avance.Pour information: Madame Ginette Guilbault - (514) 522-3641, poste 209 ?! L'ln*tltut d'administration M The Institute of Public publique du Grand Montréal Administration of Greater Montreal 6L ou moins msk COUT REEL Une étude menée par Impact Recherche du 22 novembre au 1er décembre 1994 démontre que les gens d'affaires surévaluent le coût de l'interurbain Bell.En moyenne, un appel interurbain est 66% moins cher que ce que l'on croit.Parlez-en à nos conseillers.AY#uu inCr 1 800 363-BELL •Appel de Montréal. L E I) E V 0 I R , I, E M A R I) I I » J A N V I E R 1 !) 9 5 ?LE DEVOIR L E M ONDE Moscou fait un geste envers Grozny Le gouvernement russe annonce une trêve de 48 heures Moscou (AFP) — Le gouvernement russe a proposé unilatéralement, dans la nuit d’hier, un cessez-le feu de 48 , heures en Tchétchénie à compter d’aujourd’hui et jusqu’à jeudi.Dans un communiqué adressé aux ' «groupes armés illégaux» de Tchétchénie çt reproduit par l’agence Interfax, le gouvernement russe, «par délégation du président» Boris Eltsine, propose aux combattants tchétchènes de «cesser le feu, quitter les positions et les blindés, déposer les armes et rendre les personnes faîtes prisonnières pendant les combats»., «Les instructions nécessaires ont été données par le gouvernement au com-^ njàndement des troupes fédérales pour .fesser le feu pendant ce délai», ajoute le gouvernement dans son communiqué.C’est le premier véritable cessez-le-feu Dfpposé par le gouvernement russe depuis que le conflit tchétchène a tourné en guerre ouverte le 19 décembre, avec les premiers bombardements aériens sur la population civile à Grozny.Dans sa déclaration publiée dans la nuit d’hier, le gouvernement russe «garantit» l’amnistie aux combattants tchétchènes qui rendraient volontairement les armes et «exprime l’espoir que les participants aux groupes armés illégaux feront , preuve de raison» et répondront positives' ment à ces propositions «au nom du réta-! büssement de la paix et du calme dans la ! république de Tchétchénie».¦ Le gouvernement russe, dont le messa-; ge est adressé aux «participants aux ; groupes armés illégaux tchétchènes», ; ajoute que cette trêve doit «permettre ; d’éviter un nouveau bain de sang et d’as-Surer les conditions permettant le passage à un règlement pacifique» du conflit.Le gouvernement ne fait cependant aucu- ne proposition concrète de négociations aux indépendantistes.Le premier ministre Viktor Tcherno-myrdine a été officiellement chargé vendredi par le président Eltsine d’organiser «le processus de négociations», mais aucune intiative concrète n’a été prise pour l’instant.Hier après-midi, le député russe et défenseur des droits de l’homme Sergueï Kovalev avait plaidé par téléphone auprès de M.Tchemomyrdine pour un cessez-le-feu qui permettrait à chacune des parties d’enterrer ses morts et de sauver ses blessés.M.Kovalev est reparti dimanche de Moscou pour Grozny, après avoir dénoncé devant les journalistes «les violations massives des droits de l’homme» de l’armée russe dans la république indépendantiste.Cet ancien dissident, conseiller présidentiel de Boris Eltsine pour les droits de l’homme, avait également affirmé que le président Eltsine s’était depuis le début de la crise «entouré de menteurs et de salauds».Par ailleurs, l’un des postes de commandement des troupes russes à Grozny était parvenu hier en début de soirée à 400 mètres du palais présidentiel défendu par les indépendantistes tchétchènes, selon un reportage réalisé par une équipe de télévision du ministère russe de la Défense.Les troupes du 8e corps d’armée russe, en progressant vers le palais, se sont emparées d’une tour du centre-ville qui leur permet de contrôler les hostilités dans cette zone, selon ce reportage cité par la télévision privée NTV.Selon le correspondant de NTV sur place, les troupes russes se trouvaient hier soir en certains endroits entre 70 et 200 mètres du palais.;i-rrrfmW y la/£çogréSâk>ri rïXfl YV\ des forces '/ 1 \\> /" s Jet ^ #.æ I ! i l£p=i \ ->S# a Hôpital n° 1 jK\ Ë;Srs r"= f \ V vl i '/vdV .« .x .m Institut pétrolier Palais L# présidentiel K\! Université # Marché Pont jM -A % - m m Combattæ Intérieur tchétchèm = ^ ^ \ 'cf ' Département de la Sécurité mJl^ : Pervomaïskaïa GROZNY’ TCHETCHEN E Quartier des Industries —.———— v- GROZNY Gc Oktyabrskoïé ‘’Y^iCS^S® 1 ''SJoCxCà' ^ ¦5 Khankala Ourous - georgie'U—v Aéroport militaire Ermolovka HFP infographie ¦ /rancis Naiiier Crise linguistique désamorcée Bruxelles (AFP) — Le gouvernement belge a trouvé , w hier matin un accord qui permet à la fois de désa-; Amorcer les nouvelle querelles linguistiques entre Fla-;mands et francophones et d’éviter une crise politique.; f L’accord, trouvé à l’issue d’un marathon nocturne par : lé gouvernement de centre-gauche dirigé par le premier : ministre social-chrétien flamand Jean-Luc Dehaene, of-fort des garanties linguistiques aux 4000 habitants du vil-; lage des Fourons placés sous administration flamande ; alors qu’ils sont en majorité francophones.En contrepartie, le socialiste francophone José Hap-; part, détonateur de la crise, a renoncé à être bourg-: mestre (maire) des Fourons, ce qui permettra de calmer l les Flamands qui reprochaient à Happart de ne pas par-I 1er le néerlandais.• Le nouveau bourgmestre des Fourons est José ; Smeets, 35 ans un francophone de la liste «Retour à Liè-: ge» de José Happart, parfaitement bilingue, a confirmé M.Elio Di Rupo, le vice-premier ministre socialiste francophone.Selon ce dernier, un médiateur sera nommé pour les Fourons afin de faciliter toutes les relations des francophones avec les autorités administratives de la province néerlandophone du Limbourg, dont les Fourons font partie.La minorité flamande de Commines, ville située dans la province francophone du Hainaut, bénéficiera également de nouvelles facilités linguistiques.Les francophones des Fourons pourront notamment bénéficier des services de traducteurs pour régler leurs formalités administratives avec l’administration flamande «Cet accord permet une amélioration qualitative des relations entre les francophones des Fourons (55 %) et des néerlandophones», a précisé le vice-premier ministre.Arrivé en tête aux élections communales d’octobre dernier, José Happart, leader populaire de l’aile militante en Belgique francophone du PS voulait siéger comme maire des Fourons dès le début de cette année, alors qu’il ne parle pas couramment le néerlandais.Les lois belges sont claires: le maire doit s’exprimer dans la langue du territoire administratif de la commune, donc en néerlandais pour les Fourons.Depuis la rentrée de janvier, M.Dehaene, surnommé le démineur pour ses qualités de négociateur et sa capacité à dénouer les crises, a multiplié les réunions de concertation avec les quatre partis de sa coalition (sociaux-chrétiens flamands et francophones, les socialistes flamands et francophones) pour éviter la chute de son gouvernement sur les querelles linguistiques.L’accord trouvé dans la nuit de dimanche à hier sur les Fourons devrait permettre au gouvernement de Luc Dehaene de rester en fonction jusqu’aux élections législatives de novembre prochain.EN BREF ?PROGRÈS SUR LE TIMOR Genève (Reuter) — Les ministres des Affaires étrangères de l’Indonésie et du Portugal sont convenus hier à Genève de confier à l’ONU l’organisation d’un dialogue entre les factions de Timor-Oriental favorables et opposées à l’intégration du territoire à l’Indonésie.Mais aux _ termes de l’accord conclu par l’intermédiaire du secrétaire général Boutros Boutros-Ghali, les Timorais ne sont pas autorisés à discuter de l’avenir politique de l’ex-colo-nie portugaise annexée par Djakarta en 1976.L’objectif du dialogue est de susciter un «échange d’idées libre et informel, de caractère pratique, qui puisse avoir un effet positif sur la situation à Timor-Oriental», dit un communiqué publié à l’issue de quatre heures de discussions.«Le dialogue ne portera pas sur le statut politique du Timor-Oriental, ne constituera d’aucune manière un cadre de négociation parallèle et ne se substituera pas aux entretiens ministériels placés sous les auspices du secrétaire général.» -4- RESPECT DE TRÊVE AU SRI LANKA Colombo (AFP) — Pour la deuxième journée consécutive la trêve était respectée hier au Sri-Lanka entre forces de l’ordre et la guérilla tamoule, ont annoncé des porte-parole officiels.Exception faite d’un incident «tout à fait mineur» aucune violation de la trêve n’était signalé hier en milieu de journée depuis qu’elle était entrée en vigueur la veille à la suite d’un accord entre les forces gouvernementales et l’organisation rebelle des Tigres pour la libération de l’Eelam tamoul (LTTE).Le conflit a fait plus de 30 000 morts en dix ans.«Jusqu’à présent nous n’avons reçu aucune information sur quelque violence ou violation que ce soit», a déclaré le porte-parole des forces armées, le général Nihal Jayakody.-?- LA BOSNIE EST LE NAUFRAGE DE L'EUROPE, DIT LE PAPE Cité du Vatican (Reuter) — Devant les membres du corps diplomatique accrédités auprès du Saint-Siège, le pape Jean-Paul II a estimé hier que le drame vécu actuellement par la Bosnie était «était un peu comme le naufrage de l’Europe toute entière.Se disant convaincu que la paix, comme la guerre, est contagieuse, il a affirmé apc diplomates représentant plus de 150 pays que malgré les progrès accomplis retentissaient dans le monde «encore trop de cris de désespoir et de douleur.Le pape, qui dans le passé avait laissé entendre qu’une intervention militaire internationale en Bosnie pourrait être nécessaire pour arrêter l’avance serbe, a estimé hier que les solutions à la guerre en Bosnie ne «sauraient être improvisées au gré des conquêtes des uns et des autres.Et que jamais le droit n’en vienne à sanctionner des résultats obtenus par la seule force».-?- IL SE CHÂTRE POUR DIEU Addis Abeba (Reuter) — Parce qu’il avait du mal à réconcilier ses appétits sexuels et sa fréquentation des prostituées avec sa foi chrétienne, un Ethiopien de 34 ans s’est tranché le pénis.Selon la radio éthiopienne, l’homme, dont l’identité n’a pas été révélée, a désormais l’intention de consacrer sa vie au service du Christ.«Mon pénis me faisait mener une vie peu chrétienne», a expliqué l’homme qui a été marié deux fois et qui est père de trois enfants.L'autonomie palestinienne s'enlise et l'Intifada renaît Les islamistes préparent déjà l'après-Arafat Poursuite de la colonisation, dégradation des conditions de vie à Gaza et en Cisjordanie, impuissance de la nouvelle administration, retard des élections et repli de l’armée israélienne: l’espoir engendré par les : accords d’Oslo s’évanouit Le «téléphone rouge», reliant directement le : poste de commandement israélien d’Erez à l’entrée de Gaza et son équivalent palestinien a été installé vendredi 6 janvier.Cette liaison est établie pour éviter la répétition d’incidents, tel cet échange de coups de feu entre les deux parties, qui avait coûté la vie, quelques jours plus tôt, à trois policiers palestiniens.Cette mesure, si utile soit-elle, ne suffira pas à redonner du prestige à une Autorité palestinienne dont les déboires et les insuffisances sont mis à profit par le Mouvement de la résistance islamique, Hamas.Les islamistes préparent déjà l’après-Arafat et ont juré de poursuivre le «djihad» jusqu’à la libération du «dernier pouce de Palestine».PATRICE CLAUDE LE MONDE / f- aza — Il n’y a plus d’oranges à VJT l’hôtel Palestine, plus de soleil î sur le ghetto.Furieuse, la Méditer-ranée jette sur la grève de gros rou-1 leaux noirs pollués.Le ciel est bas, r le climat froid, l’atmosphère si-’-nistre.Non loin de l’entrée de l’enclave autonome, sous une pluie bat-.tante, une dizaine de Palestiniens, S les yeux baissés, les mains derrière ï le dos sont alignés au bord de la -, route.Position réglementaire pour : répondre aux questions de la police t israélienne qui vérifie les laissez-!: passer.f A Djenine, Kalkilya, Hébron, Jé-rusalem-Est, en Cisjordanie occu-i.pée, l’armée a remis en vigueur une ¦ pratique qui avait disparu depuis : deux ans.Les maisons familiales ; des auteurs d’attentats sont murées : ou dynamitées.Femmes et enfants ! dehors.i Depuis le coup d’envoi de l’auto-j nomie en mai 1994, une quarantai-i ne de civils israéliens ont trouvé la j mort dans des attentats.Le nombre j de Palestiniens tombés sous les ’• balles de l’armée, de ses collabora-• .leurs ou des colons est un peu plus : élevé.L’air de rien, Y Intifada, qui jetait quasiment arrêtée avec le commencement de l’autonomie, semble reprendre souffle, sporadiquement Nouvelle ligne verte Selon un bilan dressé en décembre par Betselem, l’organisation israélienne des droits de l’homme, 1388 Palestiniens ont été tués par des Israéliens depuis le début du soulèvement en décembre 1987.Les Israéliens, civils, colons et soldats, qui ont trouvé la mort dans des attaques palestiniennes pendant la même période sont au nombre de 253.«Il n’y a rien à faire, se lamente Rajah Sourani, célèbre défenseur gazan des droits de l’homme, quels que soient les chiffres du drame, quelles que soient les conditions qui nous sont faites, Israël sera toujours la victime.La seule digne d’intérêt aux yeux de la communauté internationale.Aujourd’hui, tout le monde, OLP comprise, prend en compte la sacro-sainte sécurité d’Israël.La notre?On s’en moque.» Autour de Jérusalem-Est, Hébron, Naplouse, Bethléem, Ramallah, les confiscations de terres domaniales palestiniennes se poursuivent à un rythme accéléré.Une nouvelle «ligne verte», du nom de l’ancienne ligne de démarcation entre Israël proprement dit et la Cisjordanie d’avant 1967, s’imprime chaque jour sur le terrain.A coups de pelleteuses et de bulldozers.Pendant ce temps, à Gaza, six mois après sa naissance dans l’éclat d’un été éblouissant, l’autonomie tourne au vinaigre.«Manque de cré- PHOTO AP il -\ WY m Deux policiers israéliens ont fouillé hier un âne près de la colonie de Kfar Daron.Quelques heures plus tôt, une charrette piégée, tirée par un âne, a explosé non loin de là.L'âne en est sorti indemne.dibilité politique, manque d’investissements, manque d’administration», résume Terje Larsen, coordonnateur des activités de l’ONU à Gaza.«Le formidable espoir engendré par la poignée de main Rabin-Arafat à Washington, il y a quinze mois, s’évanouit chaque jour un peu plus.» L’argent promis n’arrive pas dans les proportions prévues.«700 millions de dollars promis par les donateurs pour 1994,400 millions budgétisés par la Banque mondiale, 240 millions effectivement versés.» Egrenées par le coordonnateur, qui fut lui-même, à Oslo, l’un des architectes des accords israélo-palestiniens, les données de l’équation sont dramatiques.«Les conditions de vie se dégradent de jour en jour, le chômage touche la moitié de la population active.Si rien n’est fait rapidement, c’est la catastrophe.» Officiellement, 28 000 travailleurs gazans, contre 60 000 avant les accords d’Oslo, sont autorisés à aller gagner leur vie en Israël.Dans la réalité, les fonctionnaires internationaux ont calculé que l’armée ne laisse guère passer plus de huit à dix mille ouvriers chaque jour.Dans le ghetto, la misère s’étend, la criminalité remonte, les détentions d’armes se multiplient, la mauvaise humeur est générale.Gaza broie du noir.Immense cloaque Pour ses 900 000 citadins entassés sur moins de 300 kilomètres carrés (les 5000 colons juifs et l’armée occupent toujours le quart de la superficie de la bande de Gaza), c’est l’enfer.«Pis que sous l’occupation», commence-t-on à entendre.Métamorphosées en égouts torrentiels, la moitié des rues et des venelles de l’enclave sont impraticables.Les canalisations crevées débordent.L’enchevêtrement de taudis que constituent les camps de réfugiés ou vit la moitié de la population s’est transformé en un immense cloaque.L’appel d’air politique que créerait l’extension de l’autonomie à la Cisjordanie ne se produit pas.Yasser Arafat ne fait pas ce que les Israéliens attendent de lui.Il ne fait pas non plus ce que les Palestiniens espéraient.L’administration «efficace et intègre» qui avait été promise est un mirage.Népotisme, course aux prébendes et aux sinécures dominent.Dans l’entourage du «Vieux», plus clientéliste que jamais, c’est la médiocrité qui règne.Tout en réitérant, dans les conférences et les cérémonies internationales, sa v«lonté de respecter les accords signés à Oslo, l’Etat juif tergiverse, renie certains de ses engagements.Ses diplomates les plus créatifs ont été mis en branle pour trouver la formule magique qui permettrait de concilier l’inconciliable: des élections palestiniennes libres, dans des territoires qui resteraient militairement occupés.«Oslo I», comme on dit maintenant, prévoyait le retrait des soldats des zones peuplées de Cisjordanie, à la veille des élections, c’est-à-dire le 13 juillet 1994.Rien ne s’est produit, fi n’y a plus de «date sacrée», répète à l’envi Itzhak Rabin.Quinze mois après avoir accepté les dures conditions de son retour d’exil, le «président» de l’autonomie pourrait consentir au redéploiement militaire par étapes que lui proposent ses «partenaires de paix».Après «Gaza-Jéricho d’abord», il y a de bonnes chances que ce soit «Beth-léem-Djenine ensuite».Les confettis territoriaux ainsi crées n’ayant aucune continuité entre eux, c’est ce que Rajah Sourani appelle «la bantousta-nisation des territoires occupés».«Disons tout de suite aux Palestiniens que nous leur rendrons la moitié de la Cisjordanie, et tout sera clair», déclarait au début du mois le ministre de l’agriculture, Yaakov Tsur.Clair certes, mais est-ce acceptable?9999999999991 LE DEVOIR, LE MARDI 10 JANVIER 1995 A 7 ?LE MONDE * PÉROU La campagne présidentielle s'ouvre dans un climat empoisonné Lima (AFP) — La campagne officielle pour les élections présidentielles du 9 avril au Pérou devait s’ouvrir officiellement hier, dans un climat politique empoisonné par les accusations de manipulation et de tentatives de fraude lancées par l’opposition contre le chef de l’État, M.Alberto Fujimori, selon les observateurs à Lima.Alors que le président sortant domine les sondages avec plus de 48 % des intentions de vote au premier tour contre seulement 18 % à son principal adversaire, l’ex-secrétaire général de l’ONU Javier Perez de Cuellar, le débat attendu sur l’avenir du pays a laissé presque totalement la place à une empoignade sur les règles du jeu électoral.Dans un pays où, pour éviter l’ap-' parition de «caudillos», il était de tradition qu’on ne puisse accéder deux fois successivement aux plus hautes charges, l’approbation, en novembre 1993, d’une nouvelle constitution autorisant le chef de l’État sortant à solliciter un second mandat de cinq ans avait déjà jeté un certain trouble.En omettant d’assortir cette nouveauté constitutionnelle de nouvelles règles du jeu réclamées par l’opposition pour garantir l’«égalité des chances», M.Fujimori, au cours des derniers mois, a laissé le malaise s’installer : candidat à la réélection, n’allait-il pas tenter d’utiliser à son avantage personnel les prérogatives et les moyens que lui confèrent sa fonction ?Déjà, depuis plusieurs semaines, les médias locaux multipliaient les «révélations» sur l’appui discret dont il bénéficierait, selon eux, de la part des Forces armées e,t des fonctionnaires de l’appareil d’État.Et après avoir demandé en vain au président de se démettre de ses fonctions dans la dernière ligne droite, plusieurs candidats envisageaient ouvertement de se retirer de la compétition si Inégalité» n’était pas garantie.La vraie crise est survenue avec le dépôt en décembre par le Jury national des élections (JNE) — organisme indépendant chargé d’organiser le processus électoral et d’en garantir la transparence — d’un projet de loi réglementant énergiquement les activités du chef de l’Etat au cours de la campagne, afin qu’elles ne se confondent pas avec celles du candidat.Alors qu’il ne se passe guère de jour sans que M.Fujimori se rende «sur le terrain» pour inaugurer un collège, une route, une ligne électrique ou un réseau d’égout — distribuant généreusement par la même occasion des almanachs à son effigie —, le JNE prévoyait ni plus ni moins de le lui interdire, sous peine d’invalidation, pendant toute la durée de la campagne.Cette initiative allait provoquer l’indignation du président : assurant que les inaugurations sont une part PHOTO ARCHIVES Alberto Fujimori essentielle des fonctions de chef de l’État, il s’insurgeait aussitôt contre une tentative de «paralyser le pays, de Oui) ligoter les mains, de (l’)em-pêcher de faire son travail».Après quelques semaines de tergiversations, sa majorité parlementaire a voté cette semaine un projet de loi sérieusement rectifié, substituant à l’interdiction d’inaugurer des travaux celle de faire du prosélytisme en ces occasions, et remplaçant notamment l'invalidation par de simples sanctions pécuniaires.La réaction des membres du JNE ne s’est pas faite attendre qui, dans un communiqué, ont assuré vendredi n’être plus en mesure de contrôler le processus électoral, s’attirant de la part de la majorité des accusations de «politisation», et de la part de l’opposition, des appels à la démission «pour ne pas avaliser la fraude».L'armée rwandaise reconnaît avoir attaqué un camp de réfugiés 120 soldats canadiens partiront pour le Rwanda à la fin du mois D’APRES REUTER ET AFP Busanze — L’année rwandaise a reconnu hier que ses soldats avaient attaqué un camp dans le sud-ouest du pays, tuant douze sans-abri ’ et faisant plus de 30 blessés.Un porte-parole de l’Armée patrio-• tique du Rwanda (APR) a déclaré ' que deux officiers avaient été arretés : pour l’attaque menée samedi sur le camp de Busanze, situé à proximité de la frontière burundaise.Des membres du personnel humanitaire, qui se sont rendus sur place dimanche, ont déclaré avoir vu une tranchée dans laquelle gisaient douze corps, parmi lesquels ceux de cinq enfants, les membres brisés à coups de machettes et exécutés 1 d’une balle dans le dos.Trente-six blessés ont été transportés au centre international des soins d’urgence à Runyombyi.Des responsables de l’ONU ont confirmé le bilan de 12 morts.Dimanche, certains travailleurs sociaux avaient dit qu’ils soupçonnaient des partisans du régime hutu, chassés du Rwanda, d’être à l’origine de cette agression.Mais le commandant Wilson Ru-tyasire, porte-parole de l’armée rwandaise, a expliqué à Reuter qu’une grenade avait été lancée sur une patrouille non-autorisée de l’APR à l’extérieur du camp.Celle-ci avait riposté et ouvert le feu tuant onze personnes.«Le sous-lieutenant conduisant la patrouille a été arrêté.Le responsable en service dans la région a également été arrêté, car la patrouille n’avait pas été autorisée officiellement», a précisé le commandant Ru-tyasire.«Ils ont encerclé le camp, sont venus avec des machettes et des houes pour nous frapper et abattre les abris, ils ont ensuite commencé à tirer», a déclaré une survivante soignée à Runyombyi.Après cette attaque, les sans-abri ont fui le camp de Busanze, leurs huttes ont été détruites et brûlées et ils se sont réfugiés dans d’autres camps ou dans les collines de la région.Il y a six mois, quelque 6000 Hutus étaient venus se réfugier à Busanze, l’un des nombreux camps établis dans le sud-ouest du Rwanda, alors que la guerre civile faisait rage.Dans un premier temps, l’armée française avait assuré la protection des sans-abri, relayée par la suite par des observateurs de l’ONU qui voulait les protéger des actes de vengeance après le massacre de près de un million de Tutsis et Hutus modérés par les miliciens fidèles à l’ancien gouvernement Après la victoire du Front patriotique du Rwanda (FPR) le gouvernement dominé par les Tutsis, avait déclaré que ces camps devaient être fermés et que les personnes déplacées devaient repartir chez elles.Dimanche les dirigeants du Rwanda, du Burundi, du Zaire, de l’Ouganda, du Kenya, de la Zambie et de la Tanzanie ont adopté, lors d’un sommet tenu à Nairobi, un plan pour lutter contre l’insécurité et pour encourager le retour dans leur pays des quelque deux millions de Rwandais qui ont fui le génocide l’an dernier.Mais les diplomates estiment que sa mise en application nécessite une volonté politique et des financements qu’il sera difficile de trouver.Par ailleurs, le Canada affectera 120 militaires à la Mission des Nations unies pour l’assistance au Rwanda (MINUAR) au cours de ce mois, a-t-on appris officiellement hier.Cette décision, ont expliqué dans un communiqué les ministères canadiens des Affaires étrangères et de la Défense, «a été prise en réponse à la demande adressée au Canada par les Nations unies de soutenir les activités de maintien de la paix au Rwanda, surtout dans le domaine du soutien logistique».Deng Xiaoping est toujours vivant Le gouvernement chinois doit démentir les nouvelles alarmantes sur la santé du numéro un chinois Pékin (AFP) — Le gouvernement chinois a été une nouvelle fois contraint hier de démentir des informations alarmantes sur la santé du patriarche Deng Xiaoping, qui se sont répandues dans les grandes capitales de la planète.Le Yomiuri Shimbun, le plus grand journal japonais, a affirmé que M.Deng, 90 ans, avait été admis dans un hôpital de Pékin au début du mois et ajouté que son état est si grave que le président chinois Jiang Zemin n’a pas été autorisé à le voir.Un porte-parole du département de l’Information, interrogé à ce sujet, a déclaré: «Le camarade Deng Xiaoping est en bonne santé.Les informations de la presse étrangère sont dénuées de fondement».La présence hier en fin d’après-midi du fils du patriarche, Deng Pufang, tout sourire, lors d’une cérémonie organisée dans un grand hôtel de Pékin par la compagnie aérienne sud-coréenne Asia-na, semblait apporter un autre démenti aux rumeurs publiées à Tokyo.Une note calme Les marchés boursiers de Shanghai, Shenzhen et Hong Kong, d’ordinaire prompts à réagir à ce genre d’informations, ont pour leur part terminé la journée sur une note calme.L’information du journal japonais, qui a fait le tour de la planète, a laissé de marbre les investisseurs et les courtiers chinois.«Il n’y avait aucune rumeur sur Deng aujourd’hui à la Bourse de Shanghai», a déclaré un agent de change.L’indice a toutefois clôturé à 626 points, en baisse de 2,3 96, mais la chute est liée, selon cet expert, à l’annulation d’une partie des droits préférentiels de souscription (rights issue) que devait émettre hierla compagnie de taxi Dazhong.A Shenzhen, l’indice a clôturé sur une baisse de 2 96.A Hong Kong, l’indice Hang Seng a terminé la journée sur une baisse de 2 %, davantage provoquée, selon les courtiers, par la crainte d’une guerre commerciale sino-améri-caine et d’une nouvelle hausse des taux d’intérêt américains que par les rumeurs sur Deng Xiaoping.Depuis sa dernière apparition en public, en février 1994 à l’occasion du Nouvel an chinois, les rumeurs se sont multipliées sur le père de la révo- lution économique chinoise, déclenchant à chaque fois des secousses sur les marchés boursiers d’Asie.Il faut dire que sa prestation télévisée, censée montrer à la population chinoise que le patriarche était toujours là, a été ressentie comme un choc en Chine et à l’étranger: Deng est apparu sous les traits d'un vieillard hébété, à la démarche chancelante, incapable de continuer à gouverner, même «derrière le rideau».j Selon des sources chinoises bien informées, le chef de la propagande du Parti communiste, Ding Guangen, également membre du tout-puissant comité permanent du Bureau politique, aurait décidé, après cet échec, de ne plus montrer d’images de M.Deng à la télévision.Le patriarche ne devrait donc pas apparaître sur les écrans lors du Nouvel An le 31 janvier.Mais le gouvernement, incapable de mettre un terme définitif aux rumeurs sur la santé du numéro un chinois, en est réduit à multiplier les démèn-tis, selon des tenues invariables qui ne manquent pas de louer la «bonne santé du camarade Deng;».Malgré ces dénégations, il semble bien malgré tout que l’état de santé du patriarche se soit dégradé au cours des derniers mois.D’habitude, M.Deng passe en effet l’hiVer à Shanghai, dans une résidence située à proximité de l’aéroport, mais aucun signe de vie n’était visible hier dans la villa qu’il occupe chaque année, suggérant que son état de santé ne permettrait pas un tel déplacement.H*9 « PHOTO AP Deng Xiaoping TEL.: 985-3344 AVIS PUBLICS F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR MUNICIPALE DE SAINT-LÉONARD, NO: 3431-600042 - BREF D'EXÉCUTION, 0011-45351 - 0011-46272 - 0011-46084 - 0120-00273 -0011-46283 - 3388-72144 - 3384-96642 - 0011-02824 - 3388-75493.LA VILLE DE ST-LEONARD, Partie demanderesse, -vs- PASQUALE PISTO, Partie défenderesse.Le 23ième jour de janvier 1995 à 10h00, au 6869, LACORDAIRE, ST-LÉONARD, dislricl de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: PASQUALE PISTO, saisis en celle cause, consistant en: 1 télécouleur 26" de marque R.C.A.; 1 mobilier de salon 2 morceaux; 1 four micro-ondes Kenmore, et autres.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: MICHEL DI FIORE, huissier du district de Montréal, 514-848-0979, Fax: 848-7016.MACERA & ASSOCIES HUISSIERS, 31, rue St-Jacques Ouest, Rez-de-chaussée, Montréal, Québec, H2Y1K9.Prenez avis que David Robert Anthony Stitt domicilié à 4038 Édouard Montpetit, Montréal, présentera au directeur de l'état civil une demande pour changer son nom en celui de David Robert Anthony Belson.Montréal, le 9 septembre 1994.David Robert Anthony Stitt.Prenez avis que Julie Ann Bedore, domiciliée à 5967 Côte St-Antoine, #9, Montréal, présentera au directeur de l’état civil une demande pour changer son nom en celui de Katelyn Sue Taylor.Montréal, le 31 août 1994.Julie Ann Bedore CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-221286-945 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) PRÉSENT GREFFIER ADJOINT MUSTAPHA EL MAAYAR, Partie demanderesse -VS- AZUCENA MARTIN, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Azucena Martin de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est, Notre-Dame, ville et district de Montréal, salle 1.100, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de Azucena Martin.Lieu: Montréal, Québec Date: 06 janvier 1995 GILBERT CHAPADOS GREFFIER ADJOINT w/.s.w.v aulwcnm di:l\ nmiim: AüSBtlMI: DANS L'AFFAIRE DE LA FAI LUTE DE: STÉPHANE BÉGIN 67, René Ste-Anne des Plaines (Québec) JON 1HO DÉBITEUR AVIS est par les présentes donné que STÉPHANE BÉG IN a fait cession de ses biens le 30 décembre 1994 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 19 janvier 1995 à 10 h OO a.m.au bureau du Syndic, 401, boul.St-Joseph Est, Montréal (Québec).Daté de Montréal, le 5 janvier 1995.St-Georges Hébert Inc.«LbuLSt-JMcpkEW Mcstrrxl (Qatbec) HU U6 TéL l (514) S44-M44 Téléc.: {514) 844-5916 n Société d’énergie de la Baie James PROJET LG1 APPEL D’OFFRES NO 1UA-300-2-01 NETTOYAGE FINAL DE LA CENTRALE DE LG1 Prix du document: 150 S (Toutes taxes incluses) Garantie de soumission: 140 000 S Date et heure limites de réception des soumissions: LE JÇUDI 9 FÉVRIER 1995 A 15H30, HEURE DE MONTRÉAL PROJET SM-3 INSTALLATIONS PROVISOIRES APPEL D’OFFRES NO 1SM-629-4-04 TRANSPORT D’UNITÉS DE BÂTIMENTS MODULAIRES SUR LE CHEMIN D’ACCÈS AU CHANTIER SM-3 Prix du document: 100 S 2’outes taxes incluses) arantie de soumission: 85 000 $ Date et heure limites de réception des soumissions: LE JEUDI 2 FÉVRIER 1995 À 15H30, HEURE DE MONTRÉAL Les documents d'appel d’offres peuvent être achetés ou consultés sur place, du lundi au vendredi inclusivement, de 9 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 00 à 16 h 30 à l’endroit suivant: SOCIÉTÉ D’ÉNERGIE DE LA BAIE JAMES Service Achats-Contrats 500, boul.René-Lévesque Ouest, 25e étage Montréal (Québec) H2Z1Z9 Le paiement des documents s'effectue par chèque vise ou mandat fait à l’ordre de la Société d'énergie de la Baie James et n’est pas remboursable.Une garantie de soumission au montant mentionné ci-haut est requise conformément aux exigences du document d'appel d’offres.Seules les personnes, sociétés, compagnies ou sociétés en coparticipation ayant leur siège social et leur principale place d'affaires au Québec, qui possèdent l’expérience pertinente à l’objet du contrat et qui ont acheté le document d’appel d’offres de la Société d’énergie de la Baie James peuvent soumissionner.Cette dernière n'est pas tenue d’accepter la plus basse ni aucune des autres soumissions.Pour obtenir le document d'appel d’offres ou pour tout renseignement supplémentaire concernant le document d’appel d’offres, veuillez communiquer avec M.Guy Laperle au numéro de téléphone (514) 879-6700.Jocelyne Fortin Chef de service Achats-Contrats AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE : DARIS SALES (DAL) INC., 8, Place du Commerce, bureau ÎOO,Bnmard,Québec, J4W 3H2.Avia est par les présentes donné que suite à l’Ordonnance de Séquestre renduele 13* jour de décembre 1994àl'encontrede la compagnie débitrice susdite, la date de la faillite est réputée rétrosgir au dépôt dels requête, soit le 1 er jour de décembre 1994.La première assemblée des créanciers sera tcnuele 17* jour de janvier 1995, à 14 h 30, au bureau du Séquestre Officiel, 5, Place Ville-Marie, 8* étage, dans la ville de Montréal (Québec).DATÉ À MONTRÉAL, ce 10* jour de janvier 1995 LE GROUPE FULLER LANDAU INC, Syndic Patrick Sullivan, CIP Administrateur désigné Place du Canada 1010 de la Gauchetiére Ouest, bureau.200 Montréal (Québec) H3B 2N2 TéL : (514) 875-28éî Donnez lespoir qui fait vivre.Appuyez La Fondation du rein en achetant des arachides. il s’agit d’un appel à tous (selon une approche de «démocratie directe») alors que dans le second, il s’agit d’un appel à quelques-uns (selon une approche de «démocratie indirecte» ou «par procuration»).:;:t Il en découle qu’un vote tenu en Chambre ne possède pas le caractère aussi ouvert, aussi universel et pluraliste qu’un vote tenu au sein de la population.Ce sont deux processus relevant d’une «ma- ; thématique» fort différente.Il apparaît donc que le vote en Chambre, parce que limité à «quelques personnes derrière des portes closes», possède un caractère nettement moins démocratique que le vote au sein de la population.; :;up Lorsqu’on insinue qu’une idée est vérité parce :*•» que 65% ou plus des gens y croient (le récent sonda- .fh ge CROP-CPQ sur un «seuil minimal» à atteindre > h lors du référendum portant sur la souveraineté du «no Québec), c’est le sens critique qui abdique.Pour plusieurs, il est en effet bien plus facile de ne pas se ;, poser de questions et de suivre le gros de la troupe .car il n’est pas nécessaire, alors, de réfléchir, de jus- , tifier, d’expliquer et de démontrer son point de vue.Ce phénomène rappelle l’ancienne croyance mé- , :> diévale en une Terre plate, fixée au centre de l’Uni- > ; vers.Puisque l’immense majorité des gens y croyaient, cette idée représentait une vérité étemelle, une vérité divine.Or, nous savons tous ; aujourd’hui que ce dogme était complètement faux, - ; du début à la fin.La croyance populaire et le «gros bon sens» avaient tort.i C’est pourquoi ceux qui se contentent de rapporter et de répéter les fausses vérités, sans s’interro-ger ni sur la justesse ni sur le bien-fondé de celles- • » » ci, constituent un substrat idéal sur lequel s’édifient les régimes de déraison.Il faut faire une distinction entre la règle qui prévaut lors d’un appel à l’électorat et celles qui existent lors de votes en Chambre. A 10 I.E I) E V O I R .L E M A R DI 10 J A N V I E R 19!) 5 LE DEVOIR ACTUALITES OTTAWA Offensive touristique SUITE DE LA PAGE 1 canadienne» administré par Patrimoine canadien.Depuis le dépôt l’automne dernier du Budget des dépenses supplémentaires pour l’année fiscale en cours, le Bloc essaie sans succès d’obtenir du ministère davantage de détails sur l’allocation des ces fonds.¦ 1,1 million $ pour souligner le 30e anniversaire du drapeau canadien.Cette initiative débutera le 6 février lorsqu’apparaîtront à travers le pays des panneaux publicitaires exaltant les 30 ans de l’unifolié.L’offensive touristique semble de loin la plus controversée de ces initiatives fédérales puisqu’il s’agit non seulement d’une prétendue intervention dans la campagne référendaire, mais également de l’intrusion d’Ottawa dans un champ de juridiction provinciale.Cette initiative a été révélée sans tambour ni trompette en octobre par le premier ministre Jean Chrétien lors d’un discours à Vancouver.Le chef du gouvernement avait alors annoncé, à la suite d’un rapport préparé par l’ancien ministre libéral Judd Buchanan, qu’Ottawa allait augmenter ses dépenses annuelles en marketing touristique «intérieur et international» de 15 millions $ à 50 millions $ «en faisant des compressions budgétaires ailleurs».Selon le rapport Buchanan, «la promotion des voyages au Canada relève actuellement des provinces.Tout au long de mes consultations, l’industrie n’a cessé de préconiser que le gouvernement fédéral rétablisse un programme canadien de marketing national pour encourager les Canadiens à voyager davantage au pays».Au bureau du ministre de l’Industrie, John Manley, dont relève la responsabilité du programme touristique renforcé, on précisait hier que la forme que prendra cette initiative sera déterminée par la toute nouvelle Commission canadienne du tourisme.Celle-ci est présidée par M.Buchanan.On prévoit le lancement d’une première campagne publicitaire pour le mois d’avril, d’après le porte-parole du ministre, Bill Milliken.Mais l’initiative fédérale suscite déjà de vives critiques de la part du Bloc.«Se donner, au cours d’une année référendaire, un mandat de promouvoir le tourisme à l’intérieur du Canada, c’est tendancieux, c’est politique et c’est à tout le moins anticonstitutionnel, a martelé Yves Rocheleau, député bloquiste de Trois-Rivières et critique en matière de politique touristique.C’est sans doute un avant-goût de ce qui nous attend en termes d’utilisation des fonds publics fédéraux pour essayer d’influencer les Québécois.» Fonds qui ne seront pas comptabilisés en tant que dé- penses du camp du NON dans la prochaine campagne référendaire, renchérit M.Rocheleau.En effet, la Couronne fédérale n’étant pas assujettie à la loi québécoise réglant les finances électorales, rien n’empêche Ottawa d’ainsi dépenser à son gré.Le directeur général des élections semblerait aussi impuissant devant des campagnes publicitaires de tiers partis, y compris celle que prévoit cette année la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA).Tel que Le Devoir l’a rapporté la semaine dernière, la FCFA cherche un million de dollars auprès d’Ottawa et des sources privées afin de monter une campagne vantant la dualité linguistique du pays.La situation n’est pas sans rappeler la campagne référendaire sur l’Accord constitutionnel de Charlottetown.L’importante campagne publicitaire parallèle soulignant le 125e anniversaire de la Confédération qu’avait alors montée Ottawa a été traitée de tactique politique afin d’épauler le camp du OUI.Sans effet, semble-t-il, compte tenu du rejet cuisant qu’a connu Charlottetown.Et la tactique ne serait guère plus rentable en 1995, selon la députée bloquiste Suzanne Tremblay.«On se souvient très bien de la chanson de la jeune fille (de la publicité du 125e) que tout le monde finissait par fredonner, a rappelé Mme.Tremblay.Mais ça ne nous a pas fait changer d’idée pour autant.» Répéter l’expérience en 1995, c’est gaspiller de l’argent au moment même où Ottawa s’apprête à couper partout ailleurs, ajoute-t-elle.A part sa campagne publicitaire prévue pour marquer le 30e anniversaire de l’unifolié, les 7 millions $ additionnels que Patrimoine canadien s’est vu accorder pour l’année fiscale qui prend fin le 31 mars seront employés dans le cadre du programme de l’identité canadienne.Ces fonds serviront, entre autres, à financer certaines activités déjà existantes dont Patrimoine canadien a hérité d’autres ministères lors de sa création l’année dernière, a précisé Claudine Renauld, chef des relations avec les médias.Cette dernière a ajouté que le mandat du ministère inclut spécifiquement la promotion de l’identité et des symboles canadiens, mandat dans lequel s’inscrit la célébration du 30e anniversaire du drapeau.«Promouvoir l’identité canadienne, ça prend des sous, a affirmé Mme Renauld.Et les Canadiens en veulent plus.» En effet, s’appuyant sur un sondage effectué par le gouvernement fédéral en 1991, elle a soutenu que presque 90 % des Canadiens étaient alors d’accord pour qu’«Ottawa mette davantage en évidence nos valeurs communes».VIVRE «Des salauds» SUITE DE LA PAGE 1 Pour les gens qui habitent dans ce petit quartier en pleine zone de guerre, la vie continue.Leur bataille en : ’¦+“est une obstinée pour garder un semblant de normalité et oublier le malheur qui les accable.Les 100 000 habitants qui restent à Grozny sont les prisonniers de la folle campagne du gouvernement Eltsine en Tchétchénie.Ironiquement, ils sont pour la plupart Russes et pauvres, les victimes d’une Russie qui les a abandonnés.Chaque soir, Oleg et Grégoiy se couchent avec leurs vêtements sur le dos, un petit sac de provisions au pied de leur lit, de peur qu’il faille aller se cacher dans le sous-sol.«Chaque fois que je m’étends, je saute du lit aussitôt», explique Tatiana Asatourova, 31 ans, la mère des deux enfants, exténuée.Chez eux, le petit appartement est barricadé de partout.Us vivent dans une pièce.Les deux'lits, une table et un bureau prennent toute la place.Des tapis persans couvrent les murs.Malgré la guerre, tout est immaculé.La dame prend bien soin d’enlever la poussière qui vient couvrir les meubles chaque fois que l’endroit est secoué par une explosion.Tatiana insiste, ses deux fils doivent apprendre leurs leçons.Un livre d’école est ouvert en permanence sur le petit bureau.«L’école est fermée depuis un mois, les enfants n’apprennent plus rien, lance-t-elle.Tout ce qu’ils découvrent c’est le bruit des bombes qui les réveillent chaque nuit.» Le père d’Oleg et de Grégory les a quittés le 16 décembre au début de la crise pour aller travailler en Sibérie.Il est chauffeur de taxi.«Il n’avait pas le choix raconte cette femme de 31 ans.C’est la seule façon de gagner un peu d’argent» Alors, en pleine guerre, elle reste seule avec ses deux fils sans le sou.Russe d’origine, elle est née en Tchétchénie, elle refuse de s’en aller.«Il y a eu des offres pour partir, dit-elle.Mais où aboutirions-nous?Et qui peut me garantir que je retrouverai mon appartement à mon retour?Cet appartement c’est toute ma vie!» Tatiana comme toute la petite communauté russe du quartier Minoutko craint les combattants tchétchènes.Elle soutient qu’un Russe du quartier a été assassiné par des moudjahidins du président Doudaïev.Elle a aussi peur du pillage.On ignore si les portes ouvertes sur certains paliers de l’immeuble de madame Assatourova ont été forcées ou soufflées par les explosions.Mais la tentation est grande pour les maraudeurs.Ainsi les gens qui restent s’accrochent à leur demeure, ils refusent de partir.«J’ai tout ce qu’il faut de la viande, des pommes de terre, tout», assure Tatiana.Elle avoue pourtant que ses enfants manquent de lait Ils ont le teint blafard et le plus jeune est constamment malade.Lorsque les combats sont trop intenses, la petite famil- le court au sous-sol, un bunker de fortune.L’endroit est serpenté de tuyaux, poussiéreux, il est impossible d’y passer plus d’une nuit.La voisine de l’immeuble d’en face, elle, ne peut se rendre dans le bunker.Juchée au cinquième étage de l’immeuble, où l’on peut voir les combats, Nina a m3 aux jambes, elle ne peut descendre les escaliers.Sans radio, ni télévision, le seul lien avec le monde pour Nina et son mari Eugène ce sont leurs voisins.Ce sont eux aussi qui leur amènent de l’eau et du pain.«Nous avons un stock de pommes de terre, de farine, de sucre, de thé, nous mangeons ce qui nous tombe sous la main», explique l’homme le dos droit et le regard fier.Le couple, qui a vécu les deux dernières guerres et la révolution russe, n’est pas au bout de ses malheurs.«Gratvchev et Eltsine sont des salauds, lance Nina.Ils jettent des bombes sur des vieux.Même les Allemands n’étaient pas aussi cruels.Lorsqu’ils ont pris Grozny, leurs avions bombardaient à l’occasion.Mais cette fois, les raids ravagent notre ville jour et nuit» C’est lorsque la nuit tombe que Nina a le plus peur.Samedi à 20 heures, elle buvait tranquillement un thé, lorsque soudainement une forte lumière lui a frappé le visage.«Le souffle de l’explosion m’a poussée en bas de ma chaise», s’exclame la dame le regard doux, le ton posé.Le deuxième étage venait d’être touché par une roquette.Le vieux couple Sigoliev marche sur des éclats de verre, leur appartement est aux quatre vents.«Les Tchétchènes ont de la famille dans les montagnes, dans les villages, raconte Nina.Nous, nous n’avons personne où pouvons-nous aller?» Les Sigoliev ont une fille qui habite le Grand Nord russe.Sans téléphone, la centrale téléphonique détruite, impossible de la joindre.«Et puis, si nous voulions aller la rejoindre, nous devrions prendre l’autobus et l’avion.Nous n’avons plus un sou», explique cette dame déterminée à survivre.Le gouvernement russe ne paie plus les pensions en Tchétchénie depuis plus d’un an.Nina et Eugène ont survécu grâce aux petites sommes envoyées à l’occasion par leur fille.Maintenant ils n’ont plus rien.«Eltsine est un menteur, lance son mari Eugène.Si je le pouvais, je l’étranglerais avec mes propres mains!» Il a honte de son armée.«Nous, durant la Deuxième Guerre mondiale, nous procédions au moins de façon systématique, raconte le vétéran qui s’est battu à Driansk et près de Moscou.Eux, tantôt, ils bombardent, tantôt, ils tirent à l’artillerie.C’est à n’y rien comprendre.C’est n’importe quoi!» Mais même s’ils avaient de l’argent, Nina et Eugène avouent qu’ils refuseraient de s’en aller.«Je suis née ici, comme ma mère, ma grand-mère, lance la petite femme au sage sourire.Je veux mourir ici.Ce qui doit arriver arrivera.Notre vie est entre les mains de Dieu.» Bachand accuse à son tour Massé Québec (PC) — Le véritable «fossoyeur» du collège militaire de Saint-Jean n’est nul autre que le ministre canadien des Affaires intergouvemementales lui-même, Marcel Massé, affirme le député bloquiste de Saint-Jean, Claude Bachand.Ce dernier, dans un communiqué de presse, hier répondait ainsi aux propos de M.Massé tenus en fin de semaine dernière rendant les autorités du gouvernement du Québec responsables de la fermeture du collège.Le ministre Massé a, en effet, sévèrement blâmé le gouvernement Parizeau, en particulier la ministre Louise Beaudoin, les rendant responsables de la fermeture de l’institution parce qu’une entente ne servirait pas ses fins politiques, selon lui.«Ceux qui ne veulent pas que le collège demeure ouvert, pour des raisons politiques, sont du Parti québécois.Et les gens de Saint-Jean sont ceux qui paient.Si le PQ et le Bloc québécois maintiennent leur position, ils vont perdre les 25 millions $ et une institution de haut calibre», a ajouté le ministre Massé.Quant à Mme Beaudoin, elle est arrivée en fin de semaine d’un voyage à l’extérieur du Québec.La ministre déléguée aux Affaires intergouvemementales canadiennes examinera les derniers développements et fera le point sur le dossier avec des collègues avant d’expliquer publiquement sa position mercredi.PHOTO PRESSE CANADIENNE Daniel Johnson en compagnie de Michel Bélanger, nouveau président du comité du PLQ pour le NON.JOHNSON Pour «le changement graduel» SUITE DE LA PAGE 1 commissions dont le mandat est de compléter une déclaration de souveraineté».«Jamais, ajoute-t-il, je n’ai dit que nous serions muets.Au contraire, j’encourage les gens qui veulent aller dire devant la commission que ça n’a aucun sens, à aller le dire; il y a des libéraux qui vont le faire.» Mais le Parti libéral n’a pas l’intention de se limiter à ces forums.C’est pourquoi il met sur pied, dès aujourd’hui, un comité référendaire, dont la présidence est confiée à M.Bélanger.Ce comité veillera à l’organisation des troupes fédéralistes.Ses autres membres seront nommés à l’occasion du conseil général du Parti libéral, fin janvier.Dans quelques jours, M.Johnson annoncera la formation d’un autre comité, chargé celui-là de définir l’argumentation du comité du NON lors du référendum.En dévoilant par étapes ses cartes, M.Johnson imite le PQ qui, presque chaque jour depuis le 20 décembre, annonce les noms des présidents des 15 commissions consultatives, dans le but de montrer que des gens de divers milieux adhèrent à sa démarche.Hier, le premier ministre a fait connaître le nom des présidentes du Bas-Saint-Laurent (Rita Giguère, présidente du Conseil de la culture) et de l’Estrie (Lynn Charpentier, femme d’affaires).Le sociologue Gary Caldwell a été nommé vice-président en Estrie.M.Bélanger était coprésident de la commission d’étude sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec, qui en est venue à la conclusion, à l’hiver 1991, qu’il n’y avait plus que deux voies acceptables au Québec: une «ultime» tentative de redéfinir son statut au sein du régime fédéral d’une part, et l’accession à la souveraineté d’autre part.En apprenant la nouvelle hier, l’autre coprésident et actuel ministre des Finances, Jean Campeau, s’est demandé si son ancien collègue «n’était pas en train de renier sa signature au rapport de la Commission Bélanger-Campeau?» M.Campeau estime que M.Bélanger, en appuyant le NON, agit comme si leur commission «n’avait jamais existé».Selon lui, après le rejet, en 1992, de l’accord de Charlottetown, que M.Bélanger avait appuyé, la seule voie qui reste, dans la logique Bélanger-Campeau, c’est celle de la souveraineté.M.Campeau croit que M.Bélanger, s’il ne voulait pas opter pour la souveraineté, aurait dû «rester neutre».M.Campeau souligne que M.Bélanger était même, à l’époque, d’accord pour qu’il y ait un référendum sur la souveraineté dès 1991, comme une arme destinée à obtenir, par la suite, de bonnes offres constitutionnelles du reste du Canada.Le ministre des Finances demande à M.Bélanger s’il est de ceux qui veulent «qu’on reste des dominés, des conquis, des résignés».«Lui, il veut qu’on continue à payer des taxes à Ottawa et laisser les autres provinces gérer, dit-il.C’est une façon de rentrer à genoux».M.Bélanger a convenu hier que ceux qui voteront NON au référendum voteront pour le statu quo.Mais il ne s’en formalise pas parce que «le statu quo n’est pas fixe».Selon lui, «le statu quo c’est l’ensemble de la situation actuelle qui comprend une constitution qui n’a jamais été légitimée par un vote de l’Assemblée nationale du Québec.Tant que cela n’est pas changé, avec peut-être beaucoup plus de temps qu’on pouvait le penser dans le passé, il est toujours possible d’arriver à des changements».En outre, il souligne que la fédération change grâce à des arrangements administratifs.Pourtant, la commission Bélanger-Campeau affirmait dans son rapport, dont M.Bélanger est le premier signataire, «l’étendue et la profondeur du consensus qui a été exprimé devant elle à l’effet que l’état actuel des choses est rejeté, sans équivoque, par la population du Québec».En 1992, pour appuyer le OUI à Charlottetown, M.Bélanger faisait valoir que voter NON, c’était choisir le statu quo et que «choisir le statu quo, ça me dépasse», disait-il, car le statu quo, «c’est maintenir l’incertitude politique et économique pendant longtemps».Hier, M.Bélanger a dit préférer «risquer le changement graduel, plutôt que d’accepter l’argument de la rupture et de la reconstruction pour en arriver au même résultat».Il signale que «la beauté de la question» telle que formulée par le gouvernement, c’est qu’elle «laisse toutes les autres options ouvertes», y compris l’idée générale de souveraineté du Québec ou la doctrine d’affirmation nationale.Le gouvernement prévoit faire voter les citoyens sur une loi affirmant la souveraineté du Québec.«En disant NON à ça, dit M.Bélanger, vous ne dites NON qu’à une chose: une loi spécifique avec toutes ses modalités.» Et avec, dit-il, ses «ambiguités, ses incertitudes, ses imprécisions».M.Bélanger soutient que la souveraineté est faisable, mais que la vraie question c’est de savoir si c’est souhaitable.Il voit son mandat comme étant d’amener les souverainistes à expliquer en quoi «le fait de devenir des étrangers au Canada» rapporterait des bénéfices aux Québécois.MONDE Érosion des ventes SUITE DE LA PAGE 1 Mais les changements les plus radicaux ne sont pas tous apparents.Pour attirer les investisseurs, la structure financière du journal a été remaniée le 19 décembre dernier.Depuis 1951, les rédacteurs regroupés en société possèdent une part du capital leur permettant de désigner les membres de la direction et d’influencer la gestion.Ce qui était présenté comme un gage d’indépendance avait déjà été modifié lors de la crise de 1985.Depuis trois semaines, Le Monde est la propriété d’une société anonyme au sein de laquelle la société des rédacteurs ne conserve qu’un droit de veto.Et encore, cette minorité de blocage pourrait disparaître d’ici 5 ans, si le journal n’a pas remboursé 20 millions de dollars (la dette pouvant être convertie en actions nouvelles qui renverseraient la majorité de contrôle).«Sinon, c’était le dépôt de bilan ou la vente du journal», a déclaré Olivier Biffaud, président de la société des rédacteurs.En attendant, la nouvelle société a placé l’intellectuel et ancien homme d’affaires Alain Mine à la tête de son conseil de surveillance.Sa mission consiste à trouver les 75 millions de dollars nécessaires à la relance.Autrement, la structure de propriété, qui a toujours fait la fierté du Monde, pourrait être revue.Une perspective qui évoque dans l’esprit de plusieurs journalistes les restructurations radicales et déchirantes qu’a connu la presse britannique depuis quelques années.Dans sa dernière livraison, le magazine L’Expansion cite une note confidentielle datée du 12 juillet dernier où le directeur Jean-Marie Colombani juge «la vie du journal en danger» et son indépendance «en péril».Le Monde a perdu l’an dernier autour de 10 millions de dollars (13 millions en 1993) .Depuis la fin des années 80, il a subi une érosion constante du nombre de ses lecteurs (la diffusion payée passant de 375 000 à 350 000).En trois ans, la part de la publicité dans les revenus a aussi chuté de 50 % à 21 %.Conséquence: à près de deux dol- lars l’exemplaire (sept francs), Le Monde est aujourd’hui le quotidien le plus cher d’Europe.Contre vents et marées, Jean-Marie Colombani signe dans l’édition d’hier un éditorial qui en appelle à «la dimension irremplaçable de l’écrit, celle qui offre la distance et le recul sans lesquels il n’est pas de citoyen actif et responsable».Son pari est cependant loin d’être gagné.Il y a deux semaines, il expliquait à la télévision qu’il ne contrôlait en réalité qu’une partie du budget du Monde.Le reste étant figé par les conventions collectives et les dépenses d’immobilisation, comme celles de l’imprimerie d’Ivry qui ne fonctionne qu’à la moitié de sa capacité.La situation est d’autant plus difficile que la presse vient, pour la première fois depuis des années, d’essuyer une hausse de 20 % du pris du papier.Le Monde risque aussi de continuer à connaître des problèmes de distribution (en France la distribution de la presse est un monopole) et il sera toujours impossible de se le procurer le soir de sa parution hors des grandes villes françaises.Les difficultés du Monde ne sont cependant pas exceptionnelles puisqu’elles touchent presque toute la presse dite «nationale».La France continue d’être un des pays d’Europe où on lit le moins de quotidiens et les petits journaux déficitaires comme L'Humanité et La Croix ne survivent qu’à l’aide de subventions de l’Etat.En un demi siècle, les quotidiens dits «nationaux» ont perdu deux lecteurs sur trois, alors que les magazines, en bonne santé financière, se sont multipliés.La France reste par ailleurs un des rares pays occidentaux où l’on crée encore des quotidiens nouveaux.Cet automne seulement a vu la naissance d’Info Matin et Aujourd'hui, deux publications très illustrées aux articles télégraphiques.Seul un Français sur cinq lit un quotidien «national».Les autres lisent des quotidiens régionaux, comme Ouest France et Le Parisien, en bonne santé financière.Derrière le nouveau look du Monde se profile toute la crise de la presse que l’on appelle ici «de qualité».le Devoir LES BUREAUX OU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)985-3333 ?PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985-3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985-3344 PUBLICITÉ (514) 985-3399/télécopieur (514)985 3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800 363-0305 SERVICE les numéros de téléphone tilrinls ?sont valables poor le service de livraison par camelol et pou les abonnements postant.DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans frais) 1 800 463-7559 LE DEVOIR cil publié par LE DEVOIR Inc.dont le siege vxiaJ est «tué au numéro 2060de Bleury, 9e étage.Montréal, (Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par In Imprimerie Québécor LaSalle.7743 de Bourdeau, information! publiée! dans LE DEVOIR.LE DEVOIR «t distribué par Messagerie! Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 775 boul.Le beau.St-Laurent Envoi de publication — Enregistrement no 0658.Il •n de Imprimeries Québécor Inc.612 ouest rue Saint-Jacques.Montréal.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les gai; Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général: (514) 985-3333; service à la clientèle: (514) 9853355; publicité: (514) 9853399
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.