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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-01-13, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR Vol.L X X X VI - N o (Ç) M O N T R E A I,, I.E V E N I) R E I) I A .1 A N V I E II I !) !) 5 (> f) c + T 1’ S + T V Q / T o i' o ii I o 29,5 % d’Unitel, contre 48 % pour ‘Canadien Pacifique ltée et 22,5 % pour le géant américain des télécommunications AT&T.En vertu de l’entente entre les trois partenaires, Rogers détient une option pour se porter acquéreur des actions détenues par le Canadien Pacifique et AT &T celle de porter sa participation dans Unitel à 33,3 %.Ces deux options viennent à échéance le 28 avril prochain.Dans le cadre de l’entente, des banques ont également accepté de reporter l’échéance de leur prêt de 650 millions $ à Unitel du 31 décembre 1994 au 28 avril 1995.Les trois actionnaires ont aussi convenu d’injecter 100 millions $ dans Unitel afin qu’elle puisse poursuivre ses activités.Rogers fournira 30 millions $, AT&T 25 millions $ et la balance sera versée par CP.«C’est une grosse somme d’argent et nous ne sommes pas prêts pour le moment à en avancer davantage», a déclaré Graham Savage, le vice-président finances chez Rogers.«Malheureusement, cet argent nous permettra de tenir le coup seulement jusqu’en avril.Et les banques prêteuses ne sont pas tellement intéressées à reporter l’échéance de leur prêt au-delà de ce mois», a-t-il ajouté.Il en coûterait 240 millions $ à Rogers pour acquérir les actions d’Unitel détenues par Canadien Pacifique, que ce soit en espèces, en actions ou une combinaison des deux.Cette acquisition donnerait encore plus d’ampleur à l’empire multimédias de Rogers, qui a vu récemment la transaction de 3,1 milliards $ par laquelle il a acheté Maclean Hunter Ltd.être approuvée par le Bureau fédéral de la concurrence.Unitel perdrait environ 1 million $ par jour ouvrable.Des porte-parole de l’entreprise se sont plaints à plusieurs reprises des pratiques déloyales de marketing, d’établissement des coûts et des prix pratiquées par les compagnies de téléphone Stentor — soit Bell Canada et les principales compagnies de téléphone provinciales.Du télémarketing à la chasse à l’orignal Le Nouveau-Brunswick s’informatise tous azimuts Banques Dépôt certlf.certif.certif.Prêts Prêts Prêts Prêts à terme placem.placem.placem.hypoth.hypoth.hypoth.pers.30-59 jous 1 ans 3 ans 5 ans 1 ans 3 ans S ans taux min.Desjardins* — 7,000 8,000 8,500 9,500 10,250 10,500 8,500 CIBC 5,000 7,000 8,000 8,500 9,500 10,250 10,500 — Connu.Ital-Can.5,000 7,500 8,250 8,600 9,500 10,100 10,350 10,000 Laurentlenne 4,250 7,000 8,000 8,500 9,500 10,250 10,500 8,000 de Montréal 4,250 7,000 8,000 8,500 9,500 10,250 10,500 8,500 Nationale 4,125 7,000 8,000 8,500 9,500 10,250 10,500 8,000 Scotia 3,875 7,000 8,000 8,500 9,500 10,250 10,500 11,000 Royale 4,125 7,000 8,000 8,500 9,500 10,250 10,500 9,000 Toronto-Dominion 4,125 7,000 8,000 8,500 9,500 10,250 10,500 9,750 Hongkong 4,375 7,000 8,000 8,500 9.500 10,250 10,500 — BNP 5,150 7,150 8,000 *Taux suggéré par la Fédération de Montréal 8,500 9,500 10,250 10,500 Fiducies Dépôt certif.certif.certif.Prêts Prêts Prêts Prêts à terme placem.placem.placem.hypoth.hypoth.hypoth.pers.30-59 jous 1 ans 3 ans 5 ans 1 ans 3 ans S ans taux min.Tr.Bonaventure 4,500 7,125 8,125 8,625 9,250 10,125 10,500 — Canada Trust 5,000 7,000 8,000 8,500 9,500 10,250 10,500 10,500 Fid.Can.-liai.5,000 7,000 8,100 8,500 9,500 10,250 10,500 8,750 Fiducie SunLife 5,000 7.800 8,450 8,800 9,375 10,000 10,250 — Fid.Desjardins 5,000 7,000 8,000 8,500 9,500 10,250 10,500 — Trust Général 4,125 7,000 8,000 8.500 9,500 10,250 10,500 8,000 Trust Nord-Am.Métropolitaine Montréal Trust Trust Prêt-Rev.Trust Royal Groupe Investors Tr.LaCapitale Trust Household Groupe Mutuelle Sherbrooke Tr.5,500 5,000 5,000 5.125 5,000 5.500 5,250 4.500 4.125 7,650 7,250 7,000 7,250 7,000 6.750 7.750 7,750 6,850 7,000 8,250 8,000 8,000 8,000 8,000 7,750 8,250 8,375 7,600 8,000 8,750 8,500 8,500 8,500 8,500 8,250 8.600 8,500 7,850 8,500 9,500 9,500 9,500 9,500 9,250 10,000 11,125 9,500 9,500 10,250 10,500 10,250 10,500 10,250 10,500 10,240 10,500 10,000 10,250 10,375 10,750 11,625 11,625 10,250 10,500 10,250 10,500 9,000 8,000 ' ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Le Nouveau-Brunswick, une pionnière qui a misé gros sur l’autoroute de l’information, a attiré jusqu’ici 3500 emplois grâce à ce virage.Après les 600 emplois à temps plein de la messagerie UPS qui viennent d’y déménager, la province de 750 000 habitants n’entend pas s’arrêter là.D’ici quelques années, c’est tout l’appareil gouvernemental qui sera accessible sur les réseaux électroniques et d’autres emplois afflueront.De passage à Montréal pour y rencontrer les conseillers informatiques DMR, LGS et CGI, Georges Corri-veau, le ministre d’Etat de l’Autoroute électronique du Nouveau-Brunswick — le seul gouvernement au monde qui dispose d’un tel ministère, dira-t-il —, souligne que sa province «est citée en exemple par le MIT».Son gouvernement s’informatise tous azimuts.Son ministère des Ressources naturelles procède maintenant électroniquement au tirage annuel des permis de chasse à l’orignal grâce à un numéro 800 de la compagnie locale de téléphone, NBTel, dont le réseau, en fibre optique, entièrement numérique, est le plus moderne au pays.C’est grâce à ce réseau et à ses programmes de formation qui assurent aux entreprises une main-d’œuvre rompue au télémarketing et peu dispendieuse que le Nouveau-Brunswick a réussi à attirer chez elle des centres de service téléphonique de compagnies telles UPS, Purolator et et CP.«C’est une stratégie que nous avons adoptée il y a trois ou quatre ans et qui commencent à produire ses résultats», relate M.Corri-veau.Le Nouveau-Brunswick dispense de sa taxe de vente les numéro 800 et ne taxe pas la masse salariale.Coût de la vie inférieur, salaires plus bas, immobilier moins cher, le Nouveau-Brunswick affiche un avantage de 26 % par rapport aux provinces comme l’Ontario et la Colombie-Britannique, souligne Pier Furness, chargé de projets du ministère du Développement économique.Grâce à l’informatique de réseau, le Nouveau-Brunswick a créé des comptoirs uniques où quelque 60 services de tous les ministères — permis de conduire, de chasse et de construction, registre d’état civil, notamment — sont réunis.Le gouvernement a également lancé un projet-pilote de kiosques munis d’un ordinateur qui permet d’obtenir de l’information gouvernementale ou des permis.D’ici 1996, malgré les questions que cela soulève quant à la confidentialité des renseignements person- Vente d'hiver Cornemuse vide ses entrepôts sur des marques aussi connues que GEIGER • NAT LACEN • JEAN-CLAUDE POITRAS 60 à 70% sur vêtements spécialement identifiés en magasin •J TIN SM 'V PLACE DE LA CITÉ-SAINTE-FOY/RUE LAURIER-OUTREMONT DEVISES ÉTRANGÈRES (EN DOLLARS CANADIENS) nels, le Nouveau-Brunswick mettra sur pied un réseau informatique de la Justice, reliant la police, les centres de détention, les cours, la bibliothèque juridique et les avocats, a indiqué M.Corriveau.Disponibles sur ce réseau, les rôles seront entièrement informatisés.De même, d’ici juin prochain, toutes les écoles de la province seront reliées au réseau mondial Internet, rappelle M.Corriveau.Hier, le premier ministre Frank McKenna annonçait qu’un consortium dans lequel figurent IBM et DMR mettrait sur pied, d’ici deux à trois ans, un système d’administration du revenu intégré.Cette initiative créera 20 emplois à Fredericton et 20 autres à Caraquet Afrique du Sud (rand) 0,4216 Allemagne (mark) 0,9274 Australie (dollar) 1,132 Barbade (dollar) 0,7289 Belgique (franc) 0,045921 Bermudes (dollar) 1,4267 Brésil (real) 1,7442 Caraïbes (dollar) 0,5393 Chine (renminbi) 0.1758 Espagne (peseta) 0.01004 États-Unis (dollar) 1,4175 Europe (ECU) 1,1886 France (franc) 0,2679 Grèce (drachme) 0,00629 Hong Kong (dollar) 0,1872 Indonésie (rupiah) 0,000671 lltalie (lire) 0,000905 Jamaïque (dollar) 0,0478 Japon (yen) 0,01436 Mexique (peso) 0,2661 Pays-Bas (florin) 0,8508 Portugal (escudo) 0,00926 Royaume-Uni (livre) 2,2304 Russie (rouble) 0,00039 Singapour (dollar) 0,9934 Suisse (franc) 1,1341 Taïwan (dollar) 0,0553 Venezuela (bolivar) 0,00854 SOURCE BANQUE DE MONTRÉAL ta —mi—3>62$ PERCEPTION 5 minutes d'interurbain d'affaires vers Ottawa 7 A 6 I, I! I) E V 0 I R .I, E V E N I) R.E I) I 13 .1 A N V I E R I !) !) ,r> COUP D'ŒIL BOURSIER Deux secteurs décrochent MICHEL CARIGNAN COLLABORATION SPÉCIALE À New York, l’indice industriel reste indécis, ne sachant s’il doit continuer à la hausse ou céder en correction.Par coqtre, les transports prennent un peu de mieux.A Toronto, comme je m’y attendais, ça brasse pas mal.Bien que le TSE 300 semble stable, il n’a pas maintenu sa poussée et c’est grâce à la performance des aurifères qu’il n’a pas encore rechuté.Une percée de sa formation actuelle en triangle par en bas ou par en haut indiquera une reprise ou une autre glissade qui pourrait être importante.Les aurifères sont parties en lion pour une deuxième journée consécutive mais sans passer leur résistance de 9750 points, l’ensemble des titres sont redescendus à leur plus bas de la journée avant la clôture: évitez ce secteur, la direction est trop «Mickey Mouse».Les forestières, les minières et les industriels résistent encore assez bien à la faiblesse.Les secteurs en tentative de revirement haussier ne poursuivent pas le mouvement.Toutefois, plusieurs secteurs, ayant boudé la dernière phase haussière, sont maintenant en péril.Le secteur de la gestion, rechutant de plus belle, en est représentatif.Voulez-vous des exemples de titçes?Regardez Alberta Energy, la Banque de Nouvelle Ecosse et Bell, dont le bon de souscription est tombé de 8$ au début de 1994 à 0,55$ aujourd’hui.Tous ces titres reflètent bien leur secteur.Une chance que le marché offre quand même des Cominco Fertilizers, Falconbridge et Laidlaw à ceux qui ont pu les voir s’élancer à la hausse.Présentement, il y a beaucoup plus de titres en difficulté mais, il y a toujours des exceptions.N’hésitez pas à prendre un peu de profit où il y en a et de limiter les pertes dans les titres en tendance baissière.DOW JONES INDUSTRIELS 200 jours -3900.00 -3800.00 -3700.00 IMIMi iinaiiiiiiii BOURSE DE TORONTO TSE 300 \ À v/ k ; I / K f ’•/ nn ) V \ \ \ 1 I LC U .200 joui i * -s.\ : f- w -dnnn nn ! Avr Mai Jun Jui Aoû Sep Oct Nov Déc J 12 Jan 4152.73 AURIFERES TOR.-1000.00 200 joiirs ¦0000.00 PAPETIERES TOR.200 jours '-4500.00 -4250.00 -4000.00 GESTIONS TOR.200 jours -5250.00 -5000.00 Alta Energy Co 22.50 20.00 200jours 12 Jan 16.75 BANQUE DE NOVA SCOTIA 27.50 200 jours BCE Inc 200 jours 12 Jan 42.75 Cominco Fertilizers Ltd 200 jours Falconbridge Ltd 12 Jan 25.50 Laidlaw Inc Cl B NV 200 jours 12 Jan 12.00 DECISION-PLUS VIDÉOCASSETTE GRATUITE Deux heures éducatives qui pourraient changer votre vie (514)392¦1366 Volume (000) Ferme Var.($) Var.(%) BOURSE DE MONTRÉAL XXMJndice du marché 19176 2001.87 -18.33 -0.9 XCB: Bancaire 4047 2311.72 -48.69 -2.1 XCO: Hydrocarbures 2718 1476.79 -9.80 -0.7 XCMtMines et métaux 6289 2792.01 + 17.91 0.6 XCFiProduits forestiers 870 2644.51 -34.74 -1.3 XCkBien d’Équipement 2013 1923.68 -13.80 -0.7 XCUiServices publics 4335 1889.15 -35.76 -1.9 BOURSE DE TORONTO TSE 35 24834 217.83 -2.10 -1.0 TSE 100 ?252.41 -2.30 -0.9 TSE 200 * 249.03 -0.98 -0.4 TSE 300 49082 4152.73 -33.92 -0.8 Institutions financières 4625 2990.37 -59.33 -1.9 Mines et métaux 2147 4230.58 + 15,52 0.4 Pétrolières 8061 3875.68 -37.69 -1.0 Industrielles •6867 2844.13 -7.64 -0.3 Aurifères 8202 9476.79 + 63.07 0.7 Pâtes et papiers 1875 4590.27 -32.34 -0.7 Consommation 1390 6520.55 -52.33 -0.8 Immobilières 443 2084.43 -7.04 -0.3 Transport 2639 5108.32 +34.79 0.7 Pipelines 1876 3767.80 -82.88 -2.2 Services publics 3049 3298.23 -61.47 -1.8 Communications 2996 8161.76 -78.71 -1.0 Ventes au détail 3617 3510.05 -20.19 -0.6 Sociétés de gestion 1288 4634.94 -108.14 -2.3 BOURSE DE VANCOUVER Indice général 17429 760.25 + 3.25 0.4 MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles 23318 3859.00 -3.03 -0.1 20 Transports 5998 1519.07 + 11.41 0.8 15 Services publics 3145 183.56 + 0.33 0.2 65 Dow Jones Composé 32461 1298.08 + 2.81 0.2 Composite NYSE k 251.72 - - Indice AMEX k 399.23 -0,86 -0.2 S&P 500 k 461.64 -0.03 -0.0 NASDAQ ¦k 756.51 +0.77 0.1 LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) ($) ($) ($) ($) (%) OYLEX LTD A 2536 0.41 0.30 0.35 •0.08 -18.6 BREAKWATER RES 2518 0.13 0.10 0,13 F 0.02 18.2 AMER BARRICK RES 2363 32.25 31.25 31.25 - CON NATURAL RES 2124 12.00 11.75 11.88 LAIDLAW INC B 2086 12.25 11.75 12.00 + 0.13 1.1 BCE INC 1877 43.63 42.50 42.75 •1.00 •2.3 METHANEX CP 1748 21.25 20.75 21.25 + 0.83 3.1 PLACER DOME INC 1705 30.50 29.75 29.75 + 0.25 0.8 THOMSON CP (THE) 1587 17.38 17.00 17.13 -0.38 •2.2 TRANSCDA 1478 17.88 17.38 17.50 •0.25 •1.4 LES PLUS ACTIFS DE MONTRÉAL Volume Compagnies (000) Haut ($) Bas ($) Ferm.($) Var.(S) Var.(%) ORIENT RES INC 617 0.25 0.21 0.24 + 0.03 14.3 CS RES LTD WT 502 1.25 1.01 1.20 -0.10 -7.7 OSHAWA GRP LTD A 398 19.38 19.25 19.25 -0,13 •0.7 ROYAL BANK OF CDA 331 27.00 26.25 26.25 -0.88 •3.2 SEMI-TECH CP I 230 5.50 5.38 5.50 + 0.13 2.4 STONE-CONSL CP 207 18.63 17.88 18.63 + 1.00 5.7 DYLEX LTD A 183 0.40 0.31 0.34 •0.07 ¦ -17.1 NOVA CP 181 13.75 13.50 13.50 CRESTAR ENERGY 181 14.00 13.75 13.75 •0.38 -2.7 TOR BK 160 20.38 20.00 20.00 •0.38 •1.9 T E L 985-3344 ANNONCES CLASSEES F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 I • N • D • E «X 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL Achat-vente-échange 100 Visites libres 101 Propriétés à vendre 103 Condominiums et co-popriétés 105 Propriétés à revenus 115 Extérieur de Montréal 120 Laurentides 121 Cantons de l’Est 125 Hors-frontières 130 Maisons de campagne 132 Chalets 134 Terrres-lermes 135 Terrains 150 Transactions diverses 151 Services immobiliers Location 160 App.et log.à louer 164 Condominiums à louer 165 Propriétés à louer 175 Maisons de campagne à louer 176 Chalets à louer 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL Achat-vente-échange 201 Propriétés commerciales 203 Propriétés industrielles 205 Espaces commerciaux 210 Commerces à vendre 220 Entrepôt (Vente-location) 230 Gestion immobilière Location 251 Bureaux à louer 259 Espaces comm.et ind.à louer 275 Locaux à louer 300 • 399 MARCHANDISES 301 Oeuvres d'art 303 Antiquités 313 Ordinateurs 314 Bureautique 315 Téléphonie 313 Mobilier de bureau et acc.320 Ameublement 335 Bois de foyer 350 Animaux 400 • 499 OFFRES D'EMPLOIS 401 Postes cadre et professionnel 402 Éducation 405 Santé + serv.communautaires 408 Secteur culturel 410 Bureaux 415 Secteur informatique 420 Secteur vente 435 Restaurants et hôtellerie 440 Services domestiques 455 Emplois partiels + saisonniers 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 501 Occasions d’affaires 508 Services financiers 510 Comptabilité 512 Déclaration d'impôts 515 Informatique et bureautique 520 Préparation de C.V.522 Traitement de texte 523 Traduction, rédaction 529 Services professionnels 530 Cours 540 Santé 542 Massothérapie 543 Psychothérapie 544 Croissance personnelle 546 Cartomancie, astrologie 550 Voyages 555 Garderie 560 Entretien, rénovation 564 Décoration intérieure 570 Terrassement, paysagistes 575 Déménagement 600 • 699 VÉHICULES 675 Bateaux, yachts, voiliers 695 Automobiles 103 CONDOMINIUMS CO-PROPRIÉTÉS A AHUNTSIC.luxueux condo au Square Grasset.Grande unité de coin.1204 p.c., 2 c.c., 5e étage, balcon, très ensoleillé.climatisation centrale, garage intérieur, à proximité du Centre récréatif Claude-Robillard et de piste cyclable.8708 André-Grasset.148 000S.385-3571.5 EXTÉRIEUR DE MONTRÉAL A NEUFCHATEL.Québec, split 9f, 2 c.c., clôturé, lace parc ?écoles, près services.Éval.: 85 000$.Faites offre! 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ses petits-enfants: Nicolas, Sabine, Chloé, Jean-Baptiste, Arthur et Noémi, Nicolas, Antoine, Léo, Adrien et Léontine; son frère Louis et ses soeurs: Marie et Cécile; ont la très grande douleur de faire part du décès de Paul Zumthor survenu le 11 janvier 1995.Il n'y aura pas d’exposition.Tous ses amis désireux de lui dire adieu pourront participer au service qui sera célébré en l'église St-Germain, 28, Vincent d’Indy, Outremont, le lundi 16 janvier 1995 à 14 heures.Direction M.A.Blythe Bernier inc.N_______________________/ panncipacnon, AIDER LE MONDE MOT À MOT CODE L'autonomie grâce â l'alphabétisation dans le monde en développement Pour renseignements, composer le 1-800-661-2633 BUREAUX À LOUER VIEUX-MONTRÉAL, charmant air, ascenseur, métro Square Victoria, parking.700 à 1700 pi ca 849-5411 ou William 731-9490; 430 Ste-Hélène.305 ARTISANAT SALON DE SCUPLTURE SUR BOIS 5e exposition annuelle et vente d'artisanat, outils, équipement, séminaires, démonstration, tournage.Les compétitions de sculpture de l'Outaouais du 3 au 5 mars.Parc Lansdowne, Ottawa.Cry-derman Productions.(519)351-8344.318 MOBILIER DE BUREAU ET ACC.LIQUIDATION.« de 300 bureaux, chaises, filières, neufs/ usagés 685-4051.Les Aménagements F.B.Inc.Vendez VOTRE AUTO Pour seulement 255°$, annoncez votre auto sur 3 lignes durant 6 jours consécutifs.8,50$ la ligne supplémentaire « II est possible d’annuler la parution des annonces, mais la facturation demeure inchangée.« De plus, aucune modification ne peut être apportée au texte après la première parution.ANNONCES CLASSÉES 985-3344 Wàm LA MÉTÉO Prévision à long terme pour Montréal /' / / * Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi H H H H H H H Températures ; MAX / MIN Contres de prosslon NEIGE VERGLAS Cf*) Iqamïï ¦ -15/-18 Yellowknift Vancouver 9/5 ¦ -16/-21 Saskatoon | U ¦ -13/-2T Régira | JV4 Now Yor Environnement Canada Situation générale; Max.: près de 3.Du temps dpux et humide sur le sud et l'ouest, de la neige ailleurs.La bruine verglaçante devrait cesser en matinée vendredi, alors que les températures atteindront le point de congélation.Par la suite, le temps sera brumeux avec de la bruine intermittente.Les régions de l'est connaîtront des conditions plus hivernales, la neige devenant intermittente vendredi.On prévoit peu de changement pour samedi.Le temps doux persistera sur le sud et l'ouest, alors que l'est recevra un peu de neige.Réglons Abitibi: Un peu de grésil mêlé de bruine verglaçante.Min.: -7.Max.: -3.Vents de 15 à 30 km-b.Samedi: pluie ou neige.Min.: -5.Max.: près de 1.Témlscamingue: Un peu de pluie ou de bruine verglaçante.Mm.: -6.Max.: -2.Vents de 20 à 40 km-h.Samedi: pluie ou neige.Min.: -2.Max.: près de 2.Pontiac, Gatineau et Lièvre: Un peu de pluie ou de bruine verglaçante se changeant en pluie intermittente en mi-journée.Min.: -3.Max.: près de 2.Vents de 15 à 30 km-h.Samedi: pluvieux.Min.: près de 2.Max.: près de 5.Laurentides: Un peu de pluie ou de bruine verglaçante se changeant possiblement en pluie en après-midi.Min.: -4.Max.: près de zéro.Vents de 15 à 30 km-h.Samedi: pluvieux.Min.: près de 1.Montréal Nuageux avec bruine intermittente.Brumeux.Min.: près de 2.Max.: près de 4.Samedi: pluie intermittente.Min.: près de 1.Max : près de 6.Trois-Rivières: Un peu de bruine verglaçante se changeant possiblement en bruine intermittente.Min.: -4.Max.: près de 1.Vents de 15 à 30 km-h.Samedi: pluvieux.Risque de pluie verglaçante.Min.: près de zéro.Max.: près de 3.Drummondvllle: Un peu de bruine verglaçante se changeant en bruine intermittente le matin.Min.: -3.Max.: près de 2.Vents de 15 à 30 km-h.Samedi: nuageux avec pluie intermittente.Min.: près de 1.Max.: près de 3.Québec: Un peu de bruine verglaçante.Min.: -8.Max.: -3.Vents de 15 à 30 km-h.Samedi: pluie intermittente.Risque de .-' Min.: -2.Max.: zéro à Eslrie: Nuageux el brumeux.Un peu de bruine le matin.Min.: 2.Max.: près de 3 Vents de 15 à 30 km-h.Samedi: nuageux.Pluie intermittente en après-midi.Min.: près de zéro.Max.: près de 3.Beauce: Un peu de bruine verglaçante Min.- -4 Max : -1.Vents de 15 à 30 km-h Samedi: pluie inlermittente en après-midi.Risque de pluie verglaçante.Min -2.Max : près de 3 Lac-Saint-Jean et Saguenay: Faible neige intermittente.Min.: -12.Max.: -7.Vents de 15 à 30 km-h.Samedi: neige.Min.: -10.Max.: -2 à -4.La Tuque: Un peu de grésil ou de bruine verglaçante.Min.: -10.Max.: -5.Vents de 15 à 30 km-h.Samedi: pluie ou neige.Min.:-5.Max : zéro à 2.Charlevoix el Rivière-du-Loup: Un peu de grésil ou de bruine verglaçante.Mm.: -8.Max.: -4.Vents de Î5 a 30 km-h.Samedi: neige.Min.: -8.Max.: zéro à -2.Rimouski et Matapédla: Un peu de grésil.Min.: -8.Max.: -5.Vents de 15 a 30 km-h.Samedi: un peu de neige.Min.: -9.Max.: -3.Gaspé et parc de Forlllon: Neige mêlée de grésil.Risque de pluie verglaçante le matin.Min.: -6.Max.: -3.Vents de 20 à 40 km-h.Samedi: un peu do neige.Min.: -8.Max.: près de zéro.Baie-Comeau: Un peu de neige.Min.: -9.Max.: -6.Vents de 15 a 30 km-h.Samedi: nuageux avec éclaircies et un peu de neige.Min.: -13.Max.: -3.Sept-lles: Neige Accumulation de 5 à 10 cm.Min.: -10.Max.: -7.Vents d'est de 30 à 50 km-h causant de la poudrerie par endroits.Samedi: nuageux avec éclaircies et un peu de neige.Min.: -14.Max.: -3.___________________________ Lever.7h32 Coucher.16h34 Prévision à long terme pour Québec * C3/D L K I) E V OIK.I.K V K X I) R E I) I I 3 .1 A N V I E R I !) I) 5 LE DEVOIR H10 NI) _V>a t A V'V^ TCHÉTCHÉNI Moscou envoie de nouvelles troupes .«s «5* (W,s "V$ PHOTO AP Sazhi Aslanova, une jeune militaire tchétchène, manipule une grenade qu'elle compte utiliser contre elle-même au cas où elle tomberait aux mains des Russes.Moscou (Reuter) — Enlisée depuis un mois dans le conflit sanglant de Tchétchénie, l’armée russe n’en finit pas de lancer des renforts dans la bataille et le Kremlin, malgré ses promesses, parait vouloir en finir de force avec la résistance acharnée des nationalistes du général Djokhar Doudaïev.Au nom de TUnion européenne, Alain Juppé s’est dit très préoccupé par la poursuite des combats et l’absence de dialogue entre les belligérants alors que son homologue russe An-dreï Kozirev, selon lui, avait promis une treve et des négociations.Moscou doit remplir ses obligations de respect des droits de l’homme et s’abstenir de tout usage excessif de la force pour réprimer ses troubles internes si elle veut conserver sa place internationale, a dit hier le chef de la diplomatie française.Le ministère des Affaires étrangères a publiquement regretté certaines critiques occidentales et dénoncé un retour à la rhétorique de la guerre froide, en déplorant que «certains activistes et organisations politiques» l’encouragent Alors que les tirs d’artillerie ont repris de plus belle au petit jour sur Grozny, les médias russes annonçaient hier l’arrivée imminente de nouvelles unités russes dans la petite république séparatiste du Nord-Caucase.Citant des sources proches du ministère de la Défense, l’agence Interfax a laissé entendre que l’armée russe pourrait lancer un nouvel assaut contre Grozny dans les prochaines 48 heures.Interfax a indiqué qu’une colonne blindée faisait déjà route vers Grozny depuis la république voisine d’Ingouchie tandis que, selon Itar-Tass, un régiment d’élite d’infanterie de marine s’apprêterait à quitter l’Extrême-Orient pour rejoindre la Tchétchénie.Le gouvernement russe a annoncé dans un communiqué que les troupes russes avaient enregistré «des résultats importants» hier et «repris leurs manoeuvres pour étendre leur zone d’influence dans le centre de Grozny et d’autres zones».L’information n’a pas été confirmée de source indépendante.Depuis le début de l’intervention, les communiqués gouvernementaux pèchent souvent par exagération.Médecins sans frontières (MSI1') a annoncé que l’hôpital de Chali, à 20 km au sud de Grozny, en partie détruit par les bombardements ' russes, avait pu rouvrir hier.On a appris d’autre part de source militaire qu’un commandant d’infanterie de marine de la région de Vladivostok pourrait bientôt passer en cour martiale pour avoir refusé d’envoyer ses hommes sur le théâtre des opérations.Décimées par la résistance tchétchène, les troupes russes paraissent en effet avoir le moral au plus bas et les rumeurs d’insubordination se multiplient.Officiellement, les combats en Tchétchénie ont fait depuis un mois 394 morts et plus d’un millier de blessés dans les rangs de l’armée et des troupes du ministère de l’Intérieur.Mais, de retour de Grozny, le député Ayvraz Lezdinch a vivement contesté ces chiffres lors d’une conférence de presse mercredi à Moscou.Selon lui, près de 1500 soldats russes auraient déjà péri dans les combats.Certains hauts responsables de l’armée n’hésitent plus en outre à formuler ouvertement leurs critiques sur la façon dont sont menées les opérations militaires.L'armée supprime ses patrouilles de jour à Belfast Un geste de Londres pour détendre la situation Belfast (AFP) — L’armée britannique n’effectuera plus de patrouilles dans Belfast durant la journée, a annoncé hier un responsable des forces de sécurité britanniques, dans un nouveau signe de détente dans la province depuis le cessez-le-feu des groupes paramilitaires.Selon le chef de la police d’Ulster, sir Hugh Annesley, cette mesure sera effective à partir de dimanche prochain et les soldats ne seront alors plus visibles dans les rues que la nuit.Les militaires accompagnaient régulièrement des patrouilles de police dans leurs rondes à pied, dans les zones «à risques» des fiefs catholiques et nationalistes de Belfast-Ouest mais aussi en plein centre-ville commerçant, au milieu de la foule.C’est ce «rôle de soutien» qui «en lien avec l’évaluation du danger» est supprimé pour la zone du grand Belfast.Sir Hugh Annesley a tenu à souligner cependant que l’armée britannique, dont 19 000 hommes sont présents en Ulster, restait pour l’instant stationnée dans la province, contrairement au souhait du mouvement nationaliste républicain qui demande son départ le plus rapidement possible.Les patrouilles de l’armée avaient déjà été considérablement allégées depuis le début du cessez-le-feu de l’Armée républicaine irlandaise (IRA), le 1er septembre, suivi de celui des groupes paramilitaires protestants, le 14 octobre.Le Sinn Fein (aile politique légale de l’IRA) a toutefois qualifié la décision d’hier «de petit pas, mais important sur la voie de la démilitarisation totale», après 25 ans d’«oppression militaire» des habitants de Belfast.Le parti a réclamé la suppression des miradors de l’armée, et le démantèlement des bases.Depuis les cessez-le-feu, les signes de détente se sont ainsi multipliés: moins de patrouilles, moins de barrages-contrôles sur les routes, remplacement des casques des soldats par les bérets, disparitions des gilets pare-balles, port du fusil-mitrailleur en position «relax» en non plus «alerte», patrouilles motorisées de police en voiture et non plus en véhicules blindés, etc.Des signes en apparence anodins, mais extrêmement importants pour les habitants de Belfast, et qui attestent d’une baisse de la tension.«Nous ne pouvons pas encore nous permettre d’aller jusqu’au bout, jusqu’au re- tour à la normalité», a commenté hier le ministre de l’Irlande du Nord Sir Patrick Mayhew dans une tribune au Belfast Telegraph (journal du soir).«Car notre hypothèse de travail est que les paramilitaires ont mis un terme à la violence pour de bon, mais nous n’en sommes pas sûrs.» Le ministre s’est demandé: «que disent le Semtex, les détonateurs et les mitraillettes toujours conservées par LIRA sur ses réelles intentions ?» Les protestants du Parti unioniste d’Ulster (premier parti de la province) ont accueilli favorablement la nouvelle, ajoutant qu’elle est «tout à fait en accord avec la ligne prudente adoptée jusque là» par Londres, car «il faut être prudent avec l’IRA toujours intacte et armée jusqu’aux dents» E N B R E F IRAK: EMBARGO MAINTENU < i t New York (AFP) — Le Conseil de sécurité de l’ONU a maintenu en l’état hier le régime de sanctions écono- ¦ iniques en vigueur depuis 1990 contre l’Irak, ont annoncé des diplomates.En l’absence d’accord entre les 15 ' 1 pays membres du Conseil sur une levée ou une modification de ce régime, les sanctions ont été reconduites : telles quelles, a indiqué un diplomate, à l’issue d’unè , séance de consultations à New York.La réunion d’hier a confirmé les divergences croissantes entre les membres permanents du Conseil de sécurité sur l’Irak avec, d’un-côté, la France, la Russie et la Chine qui souhaitent à court terme un assouplissement de l’embargo pétrolier et, de l’autre, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne qui y sont fermement opposés.¦ - MANIFESTATION PERTURBEE Alger (AFP) — L’affrontement entre forces de sécurité et manifestants berbéristes a été évité de justesse hier en fin d’après-midi à Alger où près" de deux mille personnes ont tenté d’organiser-une marche non autorisée en faveur de la reconnais^ sance officielle de la langue berbère.Les manifestants, relégués au fond de la place du 1"' mai, lied prévu du départ de la marche, pa,r un important-di-positif de sécurité, ont scandé: «A bas la réprés- * sion», «Liberté d’expression», et «A bas la dictature».Après un rassemblement de plus de trois heures, le premier cordon de sécurité s’est retiré.Les manifestants ont alors pu effectuer une courte marche, sur un parcours de quelque deux cents mètres et sous une pluie battante.Ils se sont disJ persés dans le calme.AVION DE CHASSE JAPONAIS Nagoya (Reuter) — Le Japon a présenté hier le premier prototype de son nouvel avion de combat, issij de sëj| ans d’études menées conjointement avec les Etats-Unis, et qui ont coûté 3,3 milliards de dollars.Les respon-sables des gouvernements nippon et américain ainsO que ceux des constructeurs Mitsubishi Heavy Metal Industries et Lockheed Fort Worth Company ont présenté le FSX lors d’une cérémonie qui s’est déroulée à Lupine Mitsubishi de Nagoya, dans le centre du Japon.Lockheed Fort Worth, qui espère se voir attribuer 40% de la production, souhaite qu’environ 130 appareils j soient produits.DOLE PREPARE SA CANDIDATURE Washington (AFP) — Le sénateur républicain Ru-, j bert Dole a créé hier un comité pour la collecte claj fonds électoraux en prévision de la campagne présidentielle de novembre 1996.Le sénateur du Kansas, chef de la majorité républicaine au Sénat, a précisé qu’il annoncerait fin mars ou début avril, son intention de se présenter ou non.Les documents d’enregistrement du «Comité présidentiel exploratoire» ,.(President exploratory committee), déposés hier, ïïù permettent de lever des fonds légalement, avant Pau-nonce officielle d’une candidature.«Je ne me suis j pas encore lancé officiellement dans l’arène, mais j vous pouvez dire qu’il s’agît d’un premier pas», a déclaré le sénateur de 71 ans.Ce serait la troisième '!< tentative de Bob Dole, qui s’est déjà présenté à dëulx reprises aux primaires républicaines en 1980 et ¦ ¦; 1988.Il avait aussi été candidat à la vice-présidencq; aux côtés de Gerald Ford en 1976.HAITI Un soldat américain est tué Port-au-Prince (AFP) — Un homme des forces spéciales américaines et un Haïtien ont été tués, et un soldat américain blessé hier aux Gonaïves à 150 km au nord de Port-au-Prince, a annoncé un porte-parole des forces américaines dans Pile caraïbe, affirmant qu’il s’agit d’un «incident isolé».Selon le commandant Cindy Sito, deux militaires américains s’apprêtaient à contrôler une camionnette à un péage routier.Les occupants de la camionnette ayant refusé de payer le passage, les soldats américains leur ont demandé de descendre du véhicule.Le passager est descendu aimé, a ouvert le feu, touchant un soldat à la poitrine et un autre au bras.Les hommes des forces spéciales ont répliqué, tuant le passager et arrêtant le conducteur.Il s’agit du premier soldat américain tué en service depuis le début de l’opération américaine en Haïti le 19 septembre dernier.Le blessé et le tué américains ont été transportés par hélicoptère à l’hôpital militaire Camp Democracy à Port-au-Prince, une des principales bases militaires américaines, a précisé à l’AFP le major Sito.Cet incident intervient alors que les Etats-Unis ont indiqué lundi qu’ils souhaitaient passer le relai des opérations en Haïti à l’ONU le 31 mars.Les Nations unies ont indiqué à plusieurs reprises qu’elles voulaient qu’un «environne- ment sûr» soit établi en Haïti avant de déployer des troupes.Les forces américaines, qui ont dépassé les 20 000 hommes au plus fort de la crise, comptent actuellement environ 6000 soldats en Haïti.Les Etats-Unis ont promis de fournir 2000 à 3000 hommes pour l’opération de l’ONU.Par ailleurs, le président haïtien Jean Bertrand Aristide a remis hier une «médaille de la paix» au général américain David Meade, commandant de la force multinationale à dominante américaine en Haïti.La cérémonie de remise de l’ordre national haïtien «Honneur et Mérite», accordé en remerciement pour son action en Haiti, s’est déroulée au Palais national de Port-au-Prince en présence de 350 militaires américains de la force multinationale qui ont également reçu un badge aux couleurs haïtiennes bleu et rouge mentionnant en créole leur participation à la reconstruction démocratique du pays.Le général Meade, commandant de la 10e division de Montagne basée à Fort Drum (Etat de New York), doit quitter samedi Haïti.Il doit être remplacé au poste de commandant de la force multinationale par le major-général Georges Fisher, commandant de la 25e division d’infanterie américaine, basée à Hawaï, et qui doit relever avant la fin du mois de janvier les unités de la 10e division de Montagne.Le retrait des Casques bleus de Croatie Tudjman se veut rassurant Zagreb (Reuter) — Face aux inquiétudes et aux réprobations de la communauté internationale, le président Franjo Tudjman a assuré hier que sa décision de mettre fin au mandat de la FORPRONU en Croatie le 31 mars n’affecterait pas les efforts de Zagreb en vue d’un règlement négocié avec la minorité serbe de Krajina.«Nous n’abandonnons pas notre intention de reprendre le contrôle des territoires (occupés par les Serbes) par des moyens pacfiques, et nous allons poursuivre les pourparlers de paix», a-t-il déclaré dans un message à la nation diffusé par la radio et la télévision nationales.Dans une lettre adressée hier au secrétaire général de l’ONU, Boutros Boutros-Ghali, Franjo Tudjman a signifié que les 12 000 Casques bleus déployés sur le territoire croa- te avaient trois mois pour quitter la république, à compter de l’expiration de leur mandat, le 31 mars prochain.«Compte tenu de l’inefficacité de la mission de la FORPRONU, la Croatie juge sa présence prolongée sur son territoire contre-productive pour le processus de paix», a-t-il écrit.En deux ans de présence, la For-pronu n’a fait que conforter le statu quo territorial — les Serbes occupent 1/3 de la Croatie — elle n’a pas réussi à rapatrier les réfugiés, ni à accélérer la mise en oeuvre de l’accord de coopération économique signé récemment, estime Tudjman.«Nous espérons que ce retrait s’accomplira de manière digne, convenable et efficace jusqu a l’expiration du mandat et pas au-delà des trois mois suivant l’expiration», a-t-il précisé.La FORPRONU pourra conserver son quartier général à Zagreb, la capitale, qui compte près de 3000 hommes.On indique néanmoins aux Nations unies que le QG pourrait être déplacé à Sarajevo et que les 6500 hommes supplémentaires nécessaires en Bosnie pourraient être recrutés en Croatie.Le dernier mot revient au Conseil de sécurité de l’ONU, mais cette procédure est purement technique, car sans l’aval de Tudjman, les Casques bleus ne peuvent rester.Le secrétaire général de l’ONU a exprimé ses «profonds regrets» et annoncé qu’il tenterait de convaincre Tudjman de revenir sur sa décision.«J’espère qu’il va changer ses projets, parce qu’ils ne sont pas dans l’intérêt de la paix, mais je comprends sa frustration», a-t-il déclaré lors d’une visite en Suède.s ou moins has IIS COUT REEL Une étude menée par Impact Recherche du 22 novembre au 1er décembre 1994 démontre que les gens d'affaires surévaluent le coût de l'interurbain Bell.En moyenne, un appel interurbain est 66% moins cher que ce que l'on croit.Parlez-en à nos conseillers.1 800 363-BELL .; j •Appel de Montréal. A 8 L E I) E V 0 I R , L E V E N I) H.E 1) I 3 J A N V I E R !) » r> EDITORIAL Urgence ambulanciers Jean-Robert Sansfaçon Une fois de plus, le service ambulancier montréalais fait la manchette de bien triste façon.Des véhicules défectueux, des techniciens indisciplinés, un nouveau débrayage illégal et le plus grave, le plus inadmissible, des citoyens qui sont les victimes de cette situation pourrie.Cela a assez duré! c ette fois est une fois de trop, le ministre de la Santé, M.Jean Rochon, doit non seulement intervenir, mais il doit le faire d’une façon définitive, avec toute l’autorité dont il dispose.Car le problème qui sévit depuis toujours à Urgences Santé n’en est pas d’abord un d’entretien des véhicules ou de stress parmi les employés.Le problème en est un de relations de travail ifiqarquées au sceau de l’affrontement perpétuel, l Jusqu’au conflit de l’été dernier, le p.-d.g.d’Ur-gehces Santé était nul autre qu’un ancien conseiller personnel des présidents de la CSN, M.Pierre La-, marche.Il avait été choisi par le gouvernement grâce à sa compétence en macère de relations de travail et à sa bonne rofinaissance de ce groupe de travailleurs.Malgré cela, il n’est jamais par-$çmu à convaincre les ambulanciers de échanger d’attitude." ¦Lui succède maintenant un sous-mi-'riistre de la Santé, M.Maurice Charleys, qui n’a pas ménagé ses ardeurs (àpur rétablir un climat plus sain dans ^entreprise.Peine perdue.fjiisPar delà les suspensions récentes ’cPèmployés, l’affrontement est relié à la négocia-JjO,n inachevée de nouveaux horaires de travail jiour les techniciens.La question des véhicules est ^secondaire.Il est vrai que le parc d’ambulances est , bon nombre d’entre elles ayant été achetées à ‘à même époque, alors que les ambulanciers .paient eux-mêmes propriétaires de la flotte.Rachetées par le gouvernement après la faillite de la -coopérative, elles ont fait l’objet d’un entretien régulier mais doivent maintenant être remplacées.'Une opération qui est en cours avec la livraison de 4.4 véhicules neufs depuis 1993, de 40 autres d’ici ;âvril et de 50 de plus l’an prochain.Le syndicat le iâait et malgré cela, il continue d’utiliser cette carte 'dans le but non avoué de ternir l’image d’Ur-gences Santé et d’affaiblir sa direction pour obtenir gain de cause dans le dossier qui lui tient le : j: v11.' Le pourrissement des relations de travail est le problème majeur à Urgences Santé.plus à cœur, celui des horaires de travail.Selon le syndicat, les techniciens sont stressés parce qu’ils font trop d’heures supplémentaires.Ce qu’on ne dit pas, c’est qu’aucun des employés suspendus cette semaine n’accomplissait d’heures supplémentaires au moment de cet appel rejeté simultanément par deux équipes d’ambulanciers une demi-heure avant la fin de leur quart de travail.De toute façon, à Urgences Santé les heures supplémentaires sont accomplies sur une base volontaire.S’il s’en fait tant, c’est qu’une très mauvaise habitude s’est installée qui consiste à se «booker malade», c’est-à-dire se déclarer malade n’importe quand, même au delà du nombre maximum de jours payés annuellement, pour s’inscrire aussitôt sur la liste de remplacement, cette fois en heures supplémentaires à un moment qui convient mieux.La négociation des nouveaux horaires a commencé il y a plusieurs mois, non pas à la demande des ambulanciers épuisés, mais d’Urgences Santé aux prises avec une explosion des coûts pour les heures supplémentaires.Ce qui n’empêche pas le syndicat de revendiquer des horaires à son goût, qui auraient pour résultat de réduire d’une centaine le nombre d’heures de travail annuel de chaque employé, soit l’équivalent de presque trois semaines par année.Cet automne, grâce à l’intervention de la direction de la CSN et d’un médiateur du ministère du Travail, une entente de principe était intervenue, mais elle fut rejetée du revers de la main par les militants les plus durs.L’été dernier, faut-il le rappeler, le président du syndicat lui-même, Raymond Reeves, a dû démissionner en plein conflit sous la pression de ces éléments radicaux.C’est à cette situation que le ministre Rochon doit s’attaquer de façon prioritaire et urgente car, plus que de l’absence de défibrillateur dans 12% des véhicules (un pourcentage raisonnable pour un service implanté depuis seulement six mois), c’est de la pourriture du climat de travail qu’origine le réel danger pour la santé des citoyens.,30'• Le narcissisme au programme Lise Bissonnette L e chef du Reform Party, M.Preston Manning, n’est pas un méchant séparatiste même s’il semble avoir aidé la cause du gouvernement du Parti québécois, cette semaine, en dénonçant la soudaine frénésie de dépenses publicitaires où s’engage Ottawa pour nous entretenir du Canada.M.Manning parlait simplement le langage du bon sens.< > 'Le ministère du Patrimoine, tout en continuant à vider 'lés maigres escarcelles du Conseil des Arts, va trouver 7 ’nliIlions$ pour une campagne dite «d’identité canadienne», j# un peu plus de un million$ pour célébrer l’anniversaire del’unifolié.Le budget de promotion du tourisme au Canada va passer de 15 à 50 millions$, notamment pour inciter les Canadiens à se visiter mutuellement plutôt qu’à vivre la mondialisation des destinations chaudes.9LCes tactiques sont cousues de fil blanc.Il n’y a que dans Tes républiques de banane, ou dans un Canada référendaire, qu’on imposera aux citoyens de pareils excès de narcissisme, surtout en période de disette des fonds publics.M.-Manning y voit avec raison le refuge superficiel d’un gouvernement qui a renoncé à combattre la proposition souve-.rainiste par une autre proposition de «substance».Mais sa •dimension, tout fervent fédéraliste qu’il soit, tient aussi à ;i des facteurs qu’Ottawa aurait tort de sous-estimer.; .Nous ne sommes plus en 1980, quand la période réfé-lirèndaire pouvait être farcie, dans les deux camps, de propagandes coûteuses.Le Québec et le Canada ont vécu, de-Ipûis, deux éprouvantes récessions.L’ampleur de la dette ; publique est sans cesse présente à l’imagination populaire, ! c’est une affaire comprise, intériorisée, obsédante.Les revenus des ménages n’augmentent à peu près plus depuis ;dix ans mais la part qu’ils consacrent aux impôts ne cesse ¦décroître.Les nerfs sont à vif devant les dépenses gouver-ünèmentaies, qu’il s’agisse de flamber 2,5 millions$ pour , Il , U -n H; /ici* désembuer les fenêtres des mandarins de l’édifice des Affaires étrangères, ou de un million$ pour s’extasier devant un drapeau.Qu’y a-t-il dans un million$?H y a cent fois dix mille dollars, c’est-à-dire la somme des impôts annuels de cent familles qui gagnent durement le revenu moyen et qui mettraient leurs sous ailleurs que dans de telles bébelles, si elles avaient le choix.Qu’y a-t-il dans les 40 millions$ de la future «campagne d’identité» et de l’incitation au voyage?La somme des impôts de 4000 familles qui gagnent le revenu moyen.Elles aimeraient peut-être, justement, faire un petit voyage plutôt que de payer les honoraires des faiseurs d’images.En sus du ras-le-bol du contribuable, il faut compter aussi avec l’évolution du consommateur.La publicité subliminale a fait son temps, de même que les grandes campagnes d’image.Partout, du plus vulgaire «infomercial» jusqu’aux publicités des géants des nouvelles technologies, on s’est recentré sur le produit, le service, les avantages concrets.La guimauve patriotique, en plus de gaspiller ses sous, risque d’irriter le citoyen à la recherche d’information plus que de beaux sentiments.Il pourrait y avoir pire, bien sûr.Après avoir menacé de barrer la route entre le Québec et la Chine, le ministre des Finances, M.Paul Martin, pourrait promettre de fermer celle des Indes ou du Groenland.Et madame Lucienne Ro-billard, future députée de Westmount, pourrait affirmer ailleurs que dans des assemblées intimes que la souveraineté est «l’obsession d’un homme» qui «fait du Québec ce qu’il veut».Ce qui, dit devant des communautés que l’histoire a rendues si sensibles au fascisme, est tout sauf innocent Consolons-nous, donc, tout en payant Les rédacteurs de publicité, les «créatifs» comme ils disent, sont en général plus brillants, et surtout moins dangereux.:rr h -V ¦ I " ’ ’ Méchant Boris ,i n».!;I1; faut virer Boris Eltsine.Nous javons trop longtemps cru, comme jbien des Russes, que seul Eltsine ^pouvait mater l’ex-URSS et la conduirevers le capitalisme.Nous avons lisûtitenu ce rustre et gobé son discours.C’est une insulte à l’intelligen-jcédes Russes.‘ Nous, en Occident continuons de commettre l’erreur qui a dirigé nos rélàtions avec l’Est depuis l’avène-;ment du communisme.Nous avons ;c£u que les Soviets étaient des sau-lyages qui rêvaient d’envahir l’Amé-Irrque.Nous pensons maintenant Ique sans la poigne du méchant Bo-Iris, l’anarchie régnerait, les ex-So-jviets s’envoyant les bombes ato-jmiques disséminées sur le territoire ;de i’ex-URSS.Ils sont idiots et nous [sommes si brillants! ! C’est le contraire que nous îvôyons: loin d’être des fous sanguinaires, les Russes et les ex-répu-jbljques sont engagés dans une redé-jfinition de la démocratie et de la li-[berté qui nous révèle un Eltsine dictateur et des «puissances» occiden- LETTRES -?- taies impuissantes à défendre leurs propres valeurs de démocratie et d’autodétermination des peuples ô combien invoquées autrefois contre le Kremlin.Il est vrai que les Tchétchènes sont musulmans, comme les Bosniaques et tant d’autres ex-exclus.Peut-être cela seul peut justifier la barbarie.Il faut se débarrasser de Boris Eltsine.Beaucoup d’autres Russes sont prêts à conduire ce grand peuple vers un destin plus glorieux.Et je suis persuadé que les Tchétchènes et autres Caucasiens musulmans sauront, si on ne retarde pas l’histoire par des guerres stupides, trouver la voie de la liberté et de l’harmonie.C’est faire bien peu de cas de l’intelligence humaine que de croire que ces peuples pourront rester bien longtemps enfermés dans ce fondamentalisme religieux où nous, grandes puissances, les avons confinés.Arrêtons donc d’aider l’horrible parce que nous avons peur du pire.Alain Cognard Montréal, 28 décembre 1994 L’école du ministre: une première?On apprend que le village de Lefebvre en Estrie a inauguré une école d’un nouveau genre qui sera gérée par la population et que c’est une première.C’est ce qu’on appelle l’«école du ministre».J’aimerais rappeler aux lecteurs que ce n’est pourtant pas une première.Déjà en 1980-81 à Povungnituk et Ivujivik, chez les Inuits du Grand Nord, il y avait une école du ministre.Cette population dissidente à l’entente de la baie James refusait à l’époque de s’insérer à la Commission scolaire Kativik.Le ministre Camille Laurin, en collaboration avec les Inuits de ces villages, avait créé une école du ministre.L’école de lœfebvre n’est donc pas un précédent.Réal Gingras Outremont, 10 janvier 1995 PLUS DP.CEUT EU lOCfc-OOt .\ RÉUEa IUl ou T^TUO, I CA 'EECOmEUOcJ i R E fcm * La clé de l’après-référendum L e gouvernement de M.Parizeau a sans doute misé juste avec la création d’une quinzaine de commissions régionales qui vont sillonner le Québec à compter de la mi-février.C’est dans les régions, et non pas sur le territoire de Pile de Montréal, que le camp du OUI est susceptible de faire les gains qui pourraient lui permettre de gagner le prochain référendum.Sur la voie de la réalisation de la souveraineté, ce scrutin n’est toutefois qu’une toute première étape.Tout obnubilé soit-il par la campagne référendaire, le gouvernement ne peut donc se permettre d’en négliger les lendemains.Dans cette perspective, l’avant-projet de loi sur la souveraineté, déposé en décembre 1994 à l’Assemblée nationale, souffrait d’une énorme lacune.La lecture en parallèle des articles 3 et 16 de l’avant-projet force à conclure que le véritable travail de préparation et de rédaction d’une Constitution québécoise ne commencerait qu’au lendemain d’un référendum gagné par les souverainistes.M.Parizeau a déjà expliqué ses motivations à cet égard.Il veut mener une campagne libérale, œcuménique, sans imposer au préalable la version péquiste de la souveraineté.Le patronat et le mopvement syndical, les partisans de l’Etat-providen-ce et les adeptes de la prudence fiscale, pourront reprendre leurs débats après le référendum.Fort bien.Toutefois, sur la question des droits des minorités — essentiellement ceux de la communauté anglophone et des peuples autochtones — le gouvernement doit définir franchement et immédiatement les règles du jeu, s’il ne veut pas hypothéquer à l’avance la portée de son éventuel triomphe référendaire.Rendons d’abord à César ce qui revient à César.Depuis sa venue à la tête du Parti québécois, M.Parizeau a fait un bout de chemin considérable sur la question névralgique des droits des minorités dans un contexte de souveraineté.Il a repris du service, rappelons-le, grâce au courant indépendantiste orthodoxe, sans oublier les forces un tantinet revan-chistes dans le mouvement nationa- G U Y LAFOREST ?liste, celles qui refusaient par exemple tout compromis dans le dossier linguistique.Sous sa gouverne, un comité du PQ s’est penché sur le sort de la communauté anglophone.Les documents du parti ont aussi adopté un ton beaucoup plus généreux.En campagne électorale, le PQ a laissé la marmite linguistique de côté.Il a toutefois fallu attendre au lendemain du scrutin du 12 septembre pour qu’une véritable percée se produise.M.Parizeau a d’abord brisé un tabou, dans sa première conférence de presse, en s’adressant aux anglophones du Québec dans leur langue.Même René Lévesque n’avait jamais osé.Puis vint le moratoire sur le projet Grande-Baleine, qui ouvre la voie à de véritables discussions politiques au plus haut niveau avec les Cris.Ces derniers, pas plus que les Inuits, ne sont opposés en principe au développement hydroélectrique.Ils en ont contre le rythme des constructions, l’attitude hautaine de la direction d’Hydro-Québec à leur égard et l’insensibilité culturelle de la classe politique québécoise.Il est difficile de ne pas leur donner raison sur ces trois points.Le nouveau gouvernement vient de montrer que l’avenir n’est pas bloqué.Il était temps.Enfin, dans un discours prononcé à Toronto, M.Parizeau s’engagea non seulement à respecter les droits actuels des anglophones, mais en plus à leur garantir que ces droits ne pourraient être modifiés sans leur consentement.Cela équivalait à leur promettre un droit de veto partiel dans la Constitution du Québec.Le gouvernement doit maintenant aller au bout de cette logique.Pourquoi paraît-il urgent d’agir en la matière?Tout d’abord parce que les expériences sécessionnistes récentes — et notamment celles de la Slovaquie et de la Croatie — démontrent clairement que le climat est beaucoup plus propice à des compromis et au dialogue avant un référendum que dans la surchauffe politique créée par un tel vote.Pour obtenir la confiance et le respect des groupes minoritaires après le référendum, le gouvernement doit démontrer dès maintenant qu’il les mérite.Ces gens-là ne pencheront probablement pas davantage en faveur de l’idée souverainiste.Qu’à cela ne tienne! M.Parizeau aura prouvé que son projet est noble, pluraliste, capable de soutenir le regard de la communauté internationale.Au lendemain d’un oui référendaire, les urgences vont se bousculer sur le bureau du premier ministre.Il doit agir tout de suite afin d’éviter que l’épineuse question des minorités ne l’immobilise complètement.L’heure est venue d’aller au delà des beaux discours.Les souverainistes doivent préciser le cadre institutionnel qui permettra aux minorités de voir que la majorité n’exercera pas un contrôle indu sur leur avenir.Les nostalgiques de la pureté française de l’Ancien Régime vont rouspéter un peu.Grand bien leur fasse.Leur nombre, et leur force, sont inversement proportionnels à la place qu’ils occupent dans les organisations nationalistes.Comme ils voient leurs rangs se clairsemer, ils poussent M.Parizeau dans le sens de la précipitation.Je n’y vois pas la marque de la sagesse.Si le gouvernement québécois ne se croit pas apte à donner toutes les clarifications nécessaires à propos des rapports entre la majorité et les minorités, il vaudrait mieux qu’il reporte toute l’opération référendaire.En somme, M.Parizeau doit s’inspirer du discours prononcé par Pierre Trudeau le 14 mai 1980 à Montréal, au Centre Paul-Sauvé, en pleine campagne référendaire.Il doit prendre un engagement solennel à l’égard des minorités, mettre en jeu son siège et la survie de son gouvernement.J’oubliais une petite différence: M.Parizeau, lui, doit impérativement respecter sa promesse.A PROPOS -4- .de la protection des épargnants Des épargnants ayant investi à perte dans des sociétés en commandite du Groupe Paré se sont adressés au Protecteur du citoyen reprochant à la Commission des valeurs mobilières de ne pas avoir flairé l’action d’un courtier suspect.Après enquête, le Protecteur du citoyen en a conclu qu’effectivement, la Commission n’avait pas fait preuve de toute la vigilance requise.Le fait qu’il y ait eu des condamnations criminelles contre le groupe visé ne dispense nullement la Commission des valeurs mobilières de ses obligations.Elle doit donc indemniser les victimes de sa négligence.Protecteur du citoyen Rapport annuel 1994 LE DEVOIR PONDE PAR HENRI B0URASSA LE 10 JANVIER 19 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Directeur délégué à ( administration FRANÇOIS TliOUIN Directeur de l'information BENOÎT AUBIN Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, R0CH CÔTÉ Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique ROLAND-YVES CARIGNAN 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec) II3A 3M9.TéI.: (514) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS I 0 J L E I) E V (I I I! , I.E V E X I) U EDI I 3 .1 A X V I E II I I) !l 5 IDÉES Hôpitaux de réadaptation de courte durée Référendum Un remède efficace Question à deux ou trois volets?Pour mieux desservir la population à un coût moindre et rendre les hôpitaux de soins aigus plus accessibles à un plus grand nombre plus rapidement MICHEL A.BRUNET Directeur général du Centre hospitalier des convalescents de Montréal, hôpital de réadaptation orthopédique de courte durée n fait grand état, actuellement, des problèmes du réseau de la santé: manque de lits, compressions budgétaires, etc.De plus, le pourcentage de personnes âgées est de plus en plus élevé, ce qui se traduit par une augmentation de la demande de soins; leur récupération après une maladie est plus longue, la période d’hospitalisation est augmentée d’autant et es hôpitaux de soins aigus sont de plus en plus engorgés.Nous croyons que des hôpitaux de réadaptation de courte durée comme le nôtre, le Centre hospitalier des convalescents de Montréal (CHCM), deviennent de plus en plus utiles et que le nombre de lits du type des nôtres devrait être augmenté car ils offrent aux patients une possibilité de réadaptation dans le prolongement des soins urgents qu’ils reçoivent dans les hôpitaux de soins aigus (tels Notre-Dame, Saint-Luc ou Sacré-Cœur).Les malades, après avoir reçu les soins urgents (chirurgie ou traitements), nécessitent souvent une réadaptation sous supervision médicale.C’est là qu’un centre hospitalier comme le nôtre prend toute son importance car c’est à ce moment que les patients nous sont référés par les hôpitaux de soins aigus.Les patients reçoivent donc chez nous des soins spécialisés, rarement disponibles dans ces hôpitaux où les lits sont libérés plus rapidement au profit de cas plus urgents.En plus, les patients séjournant moins longtemps dans les hôpitaux de soins aigus, les coûts du réseau de la santé en sont réduits puisque le coût d’un jour/hospitalisation au CHCM est environ trois fois moins élevé (214$) que celui de ces hôpitaux de première ligne.Nos coûts sont aussi bas pour une raison simple: nous n’avons ni service d’urgence, ni radiologie, ni salle d’opération, ni laboratoire et nous n’en supportons donc pas les coûts.Notre hôpital de 203 lits, situé à Côte-des-Neiges, n’est ni un centre d’héberge- Les malades, après avoir reçu les soins urgents, nécessitent souvent une réadaptation sous supervision médicale.ment, ni un hôpital pour malades chroniques; sa mission est uniquement la réadaptation physique active grâce à une approche pluridisciplinaire.Les patients nous sont référés par les grands hôpitaux et séjournent chez nous le temps nécessaire pour réintégrer leur milieu de vie dans les meilleures conditions possibles.La durée moyenne de séjour dans les hôpitaux de première ligne est ainsi réduite d’autant.Au plan administratif, nous avons éliminé certaines fonctions non indispensables.Nous avons également conclu des ententes avec d’autres hôpitaux et procédé à des échanges de services afin de maximiser nos ressources dans les domaines de l’assurance de la qualité, de la gestion des risques, des services alimentaires, de la pharmacie et des ressources humaines.Nous avons également développé des services externes afin de permettre à nos patients de réintégrer leur milieu de vie rapidement et de revenir chez nous, au besoin, pour compléter leur réadaptation.Lorsque nous constatons les progrès énormes qu’accomplissent chaque jour ceux et celles qui ont subi une chirurgie orthopédique, les patients amputés ou partiellement paralysés, nous avons vraiment le sentiment d’avoir opté pour la bonne orientation.Nous suggérons fortement aux décideurs de se pencher sur l’essor de tels centres hospitaliers moins coûteux et d’envisager leur expansion (tous les hôpitaux n’ont pas besoin d’être dotés de l’ensemble des ressources).Nous croyons que la clé de nombreux problèmes réside dans cette solution.Pour notre part, après avoir terminé la rénovation essentielle d’une aile vétuste de notre Centre, nous envisagerons une expansion qui paraît nécessaire avec un taux d’occupation de 95%.Un plus grand nombre de lits de réadaptation nous gppa-raît indispensable.La population du Québec n’en serait que mieux desservie à un coût moindre et les hôpitaux de soins aigus seraient plus accessibles plus rapidement à un plus grand nombre.La recette est simple, mais efficace.De nombreux patients sont là pour en témoigner.PHOTO JACQUES GRENIER Un patient en traitement au Centre hospitalier des convalescents de Montréal.Autodétermination et sécession confondues Le gouvernement devrait reconnaître le droit des autochtones à l’autodétermination sinon l’intégrité territoriale du Québec risque de ne pas peser plus lourd pour les Premières Nations que l’intégrité territoriale du Canada pour les souverainistes CAROL HILLING Avocate-conseil Hutchins, Soroka & Dionne, Montréal Chargée de cours en droit international public Faculté de droit, Université de Montréal r^=j| orsque les peuples autochtones invo- Lquent leur droit à l’autodétermination, le gouvernement du Québec répond que l’intégrité territoriale du Québec est absolue et que le Qué-ii bec accédera à l’indépendance sou- veraine avec ses frontières actuelles, ce que nul ne peut remettre en question.Le gouvernement du Québec ne semble pas comprendre que l’intégrité territoriale d’un Québec souverain est conditionnelle au respect du droit des peuples autochtones à disposer d’eux-mêmes.Malheureusement, il confond autodétermination et indépendance souveraine.Fort de l’argument selon lequel le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes n’inclut pas de droit de sécession, il dénie le droit des peuples autochtones à l’autodétermination tel que l’illustre de manière flagrante le texte de l’avant-projet de loi sur la souveraineté.L’avant-projet de loi sur la souveraineté L’article 3 de l’avant-projet inclut, dans le même paragraphe, la communauté anglophone et les Premières Nations.Dans un Québec souverain, la communauté anglophone constituerait une minorité, envers laquelle le gouvernement du Québec aurait un certain nombre d’obligations dépassant celles qu’il aurait à l’égard d'une simple communauté linguistique.Néanmoins, cette minorité n’aurait pas le même statut que les Premières Nations.Ce ne sont pas des privilèges que le Québec souverain devra consentir aux anglophones, d’une part, et aux autochtones, d’autre part, mais bien des droits dont le respect lui est imposé par le droit international.Aux termes de ce même article de l’avant-projet, la Constitution du Québec souverain doit «reconnaître aux nations autochtones le droit de se gouverner sur des terres leur appartenant en propre.» On constate que l’avant-pro-jet de loi québécois représente un net recul par rapport à la Constitution canadienne, qui reconnaît expressément les Indiens, les Inuits et les Métis connue constituant des peuples.«Cette garantie et cette reconnaissance s’exercent dans le respect de l’intégrité du territoire québécois.» Ijes peuples autochtones, en leur qualité de premiers occupants, savent exactement quelles sont ces terres.Cependant, leur définition n’est pas la même que celle du gouverne- ment du Québec.De plus, les peuples autochtones, en leur qualité de premiers occupants, ont une opinion différente de celle du gouvernement du Québec en ce qui concerne les terres leur appartenant.En réalité, nous ne savons pas ce que le Québec entend par l’expression «terres leur appartenant en propre», si ce n’est qu’il s’agirait des terres qu’on consentirait éventuellement à leur reconnaître, moyennant des conditions qui restent à définir.Troisièmement, ce droit à l’autonomie gouvernementale s’exercerait dans le respect de l’intégrité territoriale du Québec.Nous en déduisons que le gouvernement du Québec envisage d’enchâsser dans la Constitution du Québec souverain, une interdiction expresse pour les peuples autochtones de déclarer leur indépendance souveraine.Autrement dit, le gouvernement du Québec démontre une fois de plus qu’il a deux poids, deux mesures.Le message aux peuples autochtones est clair: faites ce que nous vous disons de faire et non pas ce que nous faisons, car vous n’en avez pas le droit! L’article 4 énonce l’intention du Québec souverain d’exercer ses compétences sur les zones maritimes et les espaces adjacents à ses côtes selon les modalités et dans les conditions prévues par les règles du droit international.Or, dans ces espaces que le Québec entendrait revendiquer, se trouvent des territoires occupés par des Premières Nations.Allons-nous assister à une réédition de l’histoire du Canada?Le gouvernement d’un Québec souverain aurait-il l’intention de s'approprier des territoires occupés?Il n’est fait aucune mention des accords conclus avec des peuples autochtones, ni de celui en cours de négociation entre les Inuits du Québec et le gouvernement fédéral, accords qui ont des incidences directes sur les compétences qu’un Québec souverain revendiquerait sur les espaces maritimes et adjacents à ses côtes.Devons-nous en conclure qu’un Québec souverain ignorerait ces accords et nierait aux peuples autochtones concernés l’exercice des compétences découlant de ces accords?Selon l’article 7 de l’avant-projet de loi, «le Québec assume les obligations et jouit des droits contenus dans les traités auxquels le Canada est partie et dans les conventions internationales auxquelles le Canada a adhéré, conformément aux règles du droit international».La formulation ambiguë de cet article nous amène à nous questionner sur la distinction que ses rédacteurs font entre le traité d’une part et la convention internationale d’autre part, d’autant plus que le texte anglais augmente la confusion.En effet, dans-la version anglaise, il n’est plus question des conventions internationales auxquelles le Canada a adhéré mais de celles qu’il a signées, ce qui donne une portée beaucoup plus large au texte anglais.Mis à part cette ambiguïté, nous remarquons qu’il n’est nullement fait mention des traités avec les Premières Nations, à moins que le gouvernement du Québec ne reconnaisse implicitement le caractère international de ces traités.Lorsqu’on sait que la Constitution canadienne garantit les droits ancestraux et issus de traités, on constate que le gouvernement du Québec leur offre bien moins que ce qu’ils ont déjà.La protection constitutionnelle envisagée ne porte que sur l’autonomie gouvernementale sur des terres qui restent à délimiter et sous réserve de l’interdiction de suivre l’exemple du gouvernement du Québec en optant pour l’indépendance souveraine.Certains diront sans doute qu’il n’est pas nécessaire de tout inclure dans l’avant-projet de loi sur la souveraineté et que le gouvernement au Québec s’est engagé, verbalement et publiquement, à assumer les obligations du gouvernement fédéral à l’égard des peuples autochtones.Les promesses verbales et publiques de l’Etat fédéré qu’est encore le Québec au moment où il les fait ne sont toutefois pas les promesses d’un Etat souverain, ce qui peut limiter leurs effets en droit international.De plus, si l’on veut convaincre les peuples autochtones de participer à une consultation populaire, encore faudrait-il exprimer clairement la volonté de respecter leur droit à l’autodétermination.Il est parfaitement inutile d’invoquer la tendance en droit international contemporain à exclure la sécession des modes d’exercice du droit à l’autodétermination pour nier ce droit.Le gouvernement du Québec est bien placé pour savoir que cela ne peut empêcher un peuple de choisir cette option.Le gouvernement du Québec clame haut et fort qu’il n’a pas besoin de la permission d’Ottawa, il est bien mal venu de nier cette faculté à d’autres.Ce qui est plus grave, c’est que le gouvernement du Québec associe systématiquement au- todétermination et sécession, sans doute parce que le Parti québécois lui-même a longtemps fondé son projet de souveraineté sur le droit à l’autodétermination.Or, le droit à l'autodétermination a un contenu beaucoup plus vaste et doit, avant tout, s’exercer à l’intérieur même des frontières de l’Etat.Pour les peuples autochtones, l’exercice de ce droit inclut, notamment, le respect de l’intégrité de leurs territoires, le respect de leurs droits ancestraux, de leurs traités et des droits issus de ces traités, le respect de leurs institutions et de leurs lois.Aucune volonté d’équilibre H est clair qu’aucun droit n’est absolu et qu’il est nécessaire d’arriver à un juste équilibre qui tienne compte à la fois du droit des peuples autochtones et de celui du peuple québécois à choisir leur destinée.Malheureusement, il ne semble y avoir aucune volonté de la part du gouvernement du Québec de trouver ce juste équilibre.Le droit du Québec de se séparer du Canada et de déclarer son indépendance souveraine, droit qui n’a aucun fondement juridique, prime, dans le discours officiel, sur le respect du droit à l'autodétermination des peuples autochtones garanti dans tous les instruments juridiques internationaux auxquels le Canada est partie ou en faveur desquels il a voté.H est temps de rappeler au gouvernement du Québec que la, Déclaration sur les relations amicales entre Etats de 1970 ne, donne préséance à l’intégrité territoriale de l’État sur l’exercice du droit à l’autodétermination qu’à la condition que l’État en question respecte, sur son territoire, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.Quand bien même on prétendrait que cette déclaration porte sur l’exercice du droit à l'autodétermination dans le contexte de la décolonisation et qu’en dehors de ce contexte, le droit international ne reconnaît pas de droit de sécession, l’indépendance souveraine est une question de fait.Par conséquent, au lieu de s’accrocher comme à une bouée de sauvetage à l’opinion des juristes consultés par la Commission sur les questions afférentes à l’accession du Québec à la souveraineté pour clamer l’inviolabilité de l’intégrité territoriale du Québec.le gouvernement du Québec devrait faire un effort réel et sincère pour rendre son projet compatible avec le respect du droit des peuples autochtones à l’autodétermination.Sans cela, l’intégrité territoriale du Québec risque de ne pas peser plus lourd dans l’esprit des peuples autochtones que l’intégrité territoriale du Canada ne pèse dans celui des souverainistes.Les promesses r verbales de l’Etat fédéré qu’est encore le Québec au moment où il les fait ne sont pas celles / d’un Etat souverain, ce qui peut limiter leurs effets en droit international.JACQUES GAGNON Science politique, Collège de Sherbrooke près les jeunes péquistes et Robert Mainville, consultant en informatique, Denis Monière, professeur de science politique, suggère de formuler la question référendaire en deux volets, de façon à permettre aux libéraux de présenter leur option fédéraliste au moment de la consultation populaire.Tant qu’à y être, pourquoi pas une question à trois volets pour satisfaire aussi le Parti Action démocratique?Le professeur explique savamment qu’un second tour de scrutin serait alors nécessaire.Et «comme c’est l’option qui aura recueilli le moins de voix qui sera éliminée au second tour, l’électeur peut, en votant pour l’option qu’il désire le plus, favoriser l’option qu’il désire le moins.C’est ce qu’on appelle le paradoxe de Condorcet.» Ce que M.Monière ne dit pas, c’est qu’une question à trois volets serait suicidaire pour l’option pé-quiste.Revenons aux sondages d’opinion cités par M.Minville: «Depuis 1980, les sondages le démontrent d’une façon remarquablement constante, les partisans de la souveraineté du Québec représentent environ 40% de la population, les partisans du Canada à tout prix représentent environ 25% de la population.» Et les partisans d’une troisième voie à la Dumont ou à la Charest font 35% des voix.Avec une question à trois volets, l’option du Canada à tout prix sera éliminée au premier tour et au deuxième tour, ses voix contribueront à battre l’option souverainiste au profit de l’option du Québec fort dans un Canada uni.11 est donc impensable que les péquistes favorisent une telle stratégie.Par contre, s’ils donnent aux électeurs le choix entre la souveraineté et le statu quo constitutionnel, la mise est différente.Certains partisans de la troisième voie pourraient se ranger à leufs côtés par refus du fédéralisme à la Chrétien ou à la Manning.Un tiers d’entre eux suffirait à faire gagner l’option péquiste! On comprend aussi pourquoi les libéraux se refuseront à formuler leur partie de la question.Ils y voient sûrement le même danger que vous et moi, et sont eux-mêmes partagés entre fédéralistes à tout crin et fédéralistes plus autonomistes.Il leur est donc difficile d’imaginer une position commune sur l’avenir constitutionnel du Québec.Et puis, comme le dit M.Monière, «les partisans du non sont automatiquement avantagés parce qu’ils peuvent se limiter à mener une campagne essentiellement négative et ne sont pas obligés de démontrer le bien-fondé de leur propre position».Mais qu’est-ce qui empêche le gouvernement de formuler lui-même les deux parties de la question?Il en serait justifié si les libéraux refusent de jouer le jeu.Et il peut facilement démontrer que les vraies options sont la souveraineté et le statu quo constitutionnel, en rappelant l’échec de Meech et de Charlottetown présentés par les libéraux comme une réforme du fédéralisme.Nous revoilà donc avec la question quasi intégrale proposée dans Le Devoir (14 octobre) par M.Minville: «Désirez-vous que le Québec entérine l’accord constitutionnel de 1982 ou devienne un pays souverain?» L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l’information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Guy Taillefer (adjoint au directeur de l'information), Konrad Ya-kabuski; Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales, responsable de la section Tourisme)’, Martin Duclos et Christine Dumazet (retec-tears); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l’information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillar-geon, Pierre Cayouette (livres), Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Benoît Munger, Odile Tremblay; à l’information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l’information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Tni-del; à l’information politique: Pierre O’Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec); Sage Chapleau (caricaturiste); à l’information sportive: Yves d'Avignon: Denise Babin, Marie-Claude Petit (commis), Marie-Hélène Ala-rie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur) ; Manon Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ Lucie Pinsonneault (directrice), Yves Williams (superviseur, Avis publics et annonces classées), Jacqueline Avril, Daniel Barbeau, Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gvslaine Côté, Marlène Côté, Sylvie Hanna, Christiane Legault, André Mélançon, Suzanne Miscevic, Micheline Ruelland, Monique Ver-reault (publicitaires); Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon; Michèle Bouchard (secrétaire).L’ADMINISTRATION Henry Riedl, c.m.a.(contrôleur), Nicole Carmel (coordinatrice des services comptables) ; Flo-rine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.Iinda Thériault (adjointe à l’administration).IL MARKETING ET SERVICE A LA CLIENTELE Christianne Benjamin (directrice), Johanne Brien (secrétaire).Manon Blanchette.Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Rachclle Lecïerc-Venne.LA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Guy-Renaud Kirouac (directeur).Chrystian Guy (superviseur à la promotion des abonnements).LA PRODUCTION Marie-France Turgeon (directrice de la production), Jean Lemay (directeur adjoint.production et informatique).Johanne Brunet.Danielle Cantara, Richard DesCormiers, Caroline des Rosiers, Lynda Di Cesare.Marie-Josée Hudon.Sylvain Lesage,, Christiane Vaillant.Christian Vien.Olivier Zui-da LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Marcel Couture (président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président et directeur générât).« % A 10 I.E I) E V U I II , I.E V E N I) R E I) I I 8 ,1 A N V I E H I !) !) .1 LE DEVOIR ACTUALITES ATTAQUE La zone dollar a perdu des plumes aux dépens dû yen et du mark SUITE DE LA PAGE 1 Canada n’aura pas d’autre alternative que d’additionner une soixantaine de points à son taux directeur pour l’établir aux environs de 8,25 %.Bref, la journée d’hier a évolué sous le signe du «bonjour les dégâts».Cette attaque frontale à l’égard du Canada, a confié Jean-Louis Richard, directeur du marché des changes de la Caisse centrale Desjardins, a débuté dans la nuit de jeudi en Grande-Bretagne lorsqu’un fonds de pension influent, mais non identifié, s’est départi de tous les titres portant l’empreinte de pays fortement endettés, soit l’Italie, la Grèce et le Canada.En inondant le marché de titres canadiens, ce fonds de pension a évidemment donné le ton aux transactions en territoire européen.Divers acteurs ayant imité cet investisseur britannique devenu friand de marks allemands, le dollar s’est mis à dégringoler malgré l’intervention de la Banque centrale britannique qui, en vertu d’une entente, a le droit d’intervenir sur les marchés pour faire en sorte, autant que possible, que la retraite de la devise canadienne se fasse dans l’ordre.Rien n’y fit.En effet, à l’ouverture des transactions sur le territoire nord-américain, le dollar canadien, a observé Pierre Gha-zi, directeur du marché monétaire de la Banque de Montréal, s’échangeait à 70,40 cents américains.C’est dans ce contexte que la Banque du Canada est intervenue afin de signaler qu’elle abandonnait, en quelque sorte, la politique défendue au cours de l’automne, politique qualifiée de conciliante, préférant opter pour une politique d’étranglement du crédit qu’elle espère de courte durée afin de ne pas freiner la croissance économique en cours.En clair, il faut s’attendre, a indiqué Benoît Durocher, économiste à la Banque Royale, que le taux au jour le jour demeure à l’intérieur de 6,25 % à 6,75 % au lieu du 5,25 à 5,75 % qui avait encore cours au début de la semaine., A cette nouvelle modification de la structure de l’intérêt, deux articles paras dans autant d’éditions du Wall Street Journal ont eu un impact percutant.D’après les observations formulées tant par M.Ghazi de la Banque de Montréal que par Gilles Soucy, économiste en chef du Mouvement Desjardins, le ton pessimiste adopté par des économistes canadiens, rapporté par les journalistes de ce quotidien, ont semé la panique sur les marchés.Panique à l’égard du Canada, s’entend.Paradoxalement, si les experts canadiens interrogés par le Wall Street Journal sont négatifs à l’endroit des titres canadiens (on pense surtout à Mme Sherry Cooper de Nesbitt Burns), les experts américains interviewés sur le même sujet sont beaucoup, beaucoup plus optimistes.Ainsi, Cari Weinberg, économiste en chef de la firme High Frequency Economies de New York, estime que le niveau actuel du dollar canadien est une aubaine.Patron de la division internationale des taux de change de la célèbre société Merrill Lynch de New York, Michael R Rosenberg va plus loin que son confrère en affirmant qu’il y avait lieu d’être fondamentalement haussier (bullish) en ce qui concerne le Canada.A son avis, la devise canadienne est beaucoup trop sous-évaluée par rapport à son pendant américain.Qui plus est, avec une inflation oscillant entre 0 et 1,5 % et un taux d’intérêt de 9,3 % sur les obligations de dix ans, le Canada, a souligné M.Rosenberg, offre le meilleur rendement au monde.Comprenne qui pourra.Si ces avis, qui valent après tout ceux de Mme Cooper et des autres économistes canadiens, n’ont reçu aucun écho favorable sur les parquets du monde financier, c’est à cause, encore une fois, du Mexique, ou, plus précisément, des séquelles que la crise entourant la monnaie de ce pays membre de l’ALENA a laissées.Economiste au sein de la Banque Nationale, Jean-François Brochu a noté que les marchés «ayant baigné dans la tourmente mexicaine, la zone dollar a perdu des plumes aux dépens du yen et du mark.Le dollar américain qui se maintenait aux alentours de 99 yens a subi de telles pertes qu’il a terminé la séance d’hier à 98 yens».Selon cet expert, la pression sur les titres canadiens risque fort de se poursuivre jusqu’au dépôt du budget.D’autant plus que tout un chacun sait fort bien, a indiqué M.Brochu, que les cibles budgétaires fixées lors du budget 1994 ne seront pas atteintes en raison de l’augmentation des taux.«Souvenez-vous, a conclu M.Brochu, que lors du dépôt du budget 1994 le ministre Paul Martin tablait sur un taux à long terme de 6,4 % alors qu’il était déjà de 8,7 % l’automne dernier.» Les présidents des commissions régionales sont divisés sur l’impact des consultations KATIA GAGNON PRESSE CANADIENNE Québec — A un mois du début de leurs activités, les présidents des commissions régionales se montrent assez divisés quant à l’impact que pourraient avoir ces consultations sur la version finale de l’avant-projet de loi sur la souveraineté.Réunis pour la première fois à Québec, tous les présidents et les vice-présidents des commissions — il ne reste plus que quelques nominations à effectuer — recevaient hier les premiers renseignements sur la mécanique des consultations.Mais ceux qui seront les principaux responsables de ces commissions semblent avoir des opinions assez divergentes sur la bonne volonté du gouvernement Parizeau face aux futurs commentaires des citoyens.Monique Vézina, présidente de la commission des aînés, dit pour sa part avoir décelé beaucoup d’ouverture chez les péquistes.«Je suis agréablement surprise de l’attitude du gouvernement péquiste parce qu’il y a une ouverture d’esprit.Et notre mandat, c’est d’écouter, de recueillir des commentaires, et de faire en sorte que le libellé de la question convienne le mieux aux Québécois», commente-t-elle.Etes-vous vraiment convaincue que les consultations pourront sensiblement modifier le projet de loi, lui a-t-on demandé.«Oui, sans quoi la consultation serait peine perdue et je n’accepterais jamais de faire un exercice semblable», a-t-elle répliqué.De son côté, le président de la commission régionale de Québec, Jean-Paul L’Allier, estime que le gouvernement est probablement prêt à changer des choses, mais jusqu’à une certaine limite.«Habituellement, quand il y a des consultations, on change toujours des choses.Est-ce que c’est fondamental?Je ne pense pas que le gouvernement devienne fédéraliste suite aux consultations.Et je ne pense pas non plus qu’il dise: ‘Tout ce que j’ai entendu, ça ne veut rien dire et je reviens à mon projet initial”», souligne M.L’Allier.Les commissions rencontreront d’ailleurs certaines difficultés pour recueillir les commentaires de certaines catégories de Québécois, les anglophones, les autochtones et les allophones, par exemple, dont les suggestions pourraient faire radicalement changer la teneur de l’avant-projet de loi.Le président de la commission régionale de Montréal, Marcel Masse, évoquait hier la possibilité que certains des trois vice-présidents de sa commissions soient issus d’autres communautés culturelles.«On s’est fixé l’objectif d’avoir une représentation socioculturelle et économique de l’ensemble de la région de Montréal.C’est assez compliqué», admet M.Masse, qui dit avoir recruté des anglophones et qui croit que leurs représentants viendront témoigner à la commission.«Les anglophones vont s’exprimer à travers les associations existantes.Nous allons nous déplacer à travers Montréal pour permettre aux gens de s’exprimer.Mais en démocratie, on ne peut pas forcer les gens à parler s’ils ne veulent pas le faire», dit-il.Quant aux autochtones, David Cliche, le conseiller spécial du premier ministre sur la question, dit être en pourparlers avec plusieurs chefs afin de mettre sur pied ce qu’il a qualifié de «forum de consultation» qui pourrait, éventuellement, faire le tour de la province pour recueillir les commentaires des Premières Nations.«Certains autochtones vont participer aux commissions régionales sur la Côte-Nord et dans le nord du Québec.En çjus de cela, il pourrait y avoir une commission autochtone spéciale», souligne-t-il, ajoutant qu’une décision définitive serait vraisemblablement prise lors d’une réunion des 43 chefs autochtones québécois, au début février.Il reste encore au gouvernement Parizeau à nommer le président de la commission de Lanaudière, ainsi que de celle qui se penchera sur le sort des jeunes.Hier, on annonçait la nomination d’Alphonse Bernard, un administrateur, et de Sylvie Lepage, une avocate, comme vice-présidents de la commission de la Gaspésie.GROZNY 70 tonnes de couvertures SUITE DE LA PAGE 1 Les médecins de Grozny ont aussi pris d’assaut les hôpitaux des villages près de la capitale.Dix sont venus se joindre au personnel dépassé d’Ou-rous-Martan.Aslanbec Atsenaïev, un chirurgien qui fait la navette entre la salle d’opération et l’urgence, est, comme les trois quarts de l’hôpital, un réfugié.«J’ai perdu du coup mon hôpital et ma maison, affirme-t-il, révolté.Cette guerre est contre les pauvres gens, c’est un génocide!» Le docteur Atsenaïev voit une trentaine de patients par jour.A l’hôpital, il soutient qu’au moins une dizaine de ses patients meurent quotidiennement.L’homme travaille dans des conditions dignes de la Première Guerre mondiale, sans eau courante et régulièrement sans électricité.L’hôpital d’Ourous-Martan a été conçu pour répondre au besoin des 10 000 habitants du village; aujourd’hui, il dessert la moitié de la population de Tchétchénie.Il n’y a que trois hôpitaux dans la banlieue de Grozny qui fonctionnent toujours, et celui d’Ourous-Martan est le seul qui n’a pas enco- re été bombardé par l’armée russe.Des infirmières, découragées et exténuées, approchent des journalistes en les priant de crier au monde l’injustice qui tue leur population.«La Russie parle de paix à tous les soirs à la télévision, lance Marika Islamova, en train de panser un patient qui pousse de petits cris de douleur.Mais comment appellent-ils cette boucherie?» Son blessé s’appelle Asland, 20 ans, opéré à même la civière sur laquelle il a été transporté.L’infirmière n’a pas d’anesthésiques.Le médecin lui enlèvera à froid les éclats d’obus qui lui ont transpercé le ventre et la main droite.Les anesthésiques sont réservés pour les cas graves comme les amputations et les opérations sérieuses.L’hôpital et tous ceux de la région attendent désespérément les 10 000 ampoules de morphine promises par la Croix-Rouge et qui attendaient toujours la semaine dernière aux douanes russes à Moscou.«Le Comité international de la Croix-Rouge nous aide énormément, explique le docteur Atsenaïev.Les gens de Médecins sans frontières, par contre, ne font que remplir des formulaires.» L’aide humanitaire a peine à arriver en Tchétchénie.L’affreuse bureaucratie russe ralentit tous les projets des organismes internationaux.Le Haut Commissariat aux réfugiés, qui doit arriver bientôt en Tchétchénie avec un demi-million de dollars d’aide, a été retardé pendant des semaines.Ils ont dû attendre plusieurs jours dans un aéroport de Moscou parce que, disait-on, le mauvais temps ne permettait pas de voler.Le Comité international de la Croix-Rouge a encore sept camions, immobilisés en Allemagne, qui doivent apporter 70 tonnes de couvertures et de feuilles de plastique pour protéger du froid.«Il y a une énorme fierté de la part de la Russie, qui demeure une puissance, de devoir tout d’un coup accepter une aide qui était jusqu’à maintenant destinée aux pays en voie de développement, raconte Eric Reimann, du CICR, qui tente d’expliquer les difficultés des organismes humanitaires en ex-URSS.Pour les Tchétchènes de l’hôpital d’Ourous-Martan, la lenteur des autorités russes n’a qu’une raison: leur mauvaise volonté.AVENIR 166 des 457 cadres ont répondu SUITE DE LA PAGE 1 Ce n’est pas une enquête scientifique mais un coup de sonde, a convenu le président de l’organisme, Ghislain Dufour, précisant que le questionnaire qui a mené à ces conclusions a été acheminé aux 457 cadres supérieurs des entreprises membres du CPQ et qu’il a été complété et retourné par 166 d’entre eux (36 %).Est-ce à dire que l’instabilité politique ne constitue plus une menace à la relance économique?Penser ainsi serait une mauvaise interprétation de l’évaluation que les gens d’affaires font de la situation québécoise, prévient M.Dufour, qui se défend bien aujourd’hui de renier ses propos alarmistes d’antan, alors qu’il reliait étroitement la détérioration du climat politique aux conditions économiques.Selon lui, il faut comprendre deux choses: les gouvernements sont de moins en moins les moteurs du développement économique, et s’il y avait moins d’incertitude politique, les projections économiques seraient encore plus encourageantes.Cette enquête d’opinion visait par ailleurs à faire le point sur les préoccupations et priorités des gens d’affaires.Il en ressort que les facteurs critiques d’activité pour les entreprises sont, par ordre d’importance: les taux d’intérêt, les politiques générales du gouvernement québécois, le taux de change, la productivité, les politiques générales du gouvernement fédéral, la qualité de la main-d’œuvre, la fiscalité des entreprises, la concurrence étrangère, le coût de la main-d’œuvre, les lois du travail, la fiscalité personnelle, les politiques gouvernementales relatives à l’environnement, la parafiscalité, l’Accord de libre-échange et la politique linguistique québécoise.Quelles sont les attentes des gens d’affaires?De la part du fédéral, ils souhaitent la réduction du déficit, le contrôle des dépenses publiques et la baisse des taux d’intérêt.De la part du gouvernement québécois, ils réclament la réduction du déficit, le contrôle des dépenses publiques et la réduction des impôts des particuliers.Le Conseil du patronat se propose d’interve- nir dans la campagne préréférendaire.Le chef libéral Daniel Johnson rencontrera le 24 janvier les membres du Bureau des gouverneurs du CPQ, précisément pour discuter de stratégie référendaire.Pour l’instant, le plan d’action de l’organisme prévoit la publication d’une série de documents, dont un manifeste sur les vertus de la fédération canadienne.D’ici là, Ghislain Dufour en appelle au bon jugement du premier ministre Parizeau pour qu’il tienne le référendum dans les meilleurs délais, de préférence en mai ou en juin.«Qu’on en finisse.Il faut crever l’abcès.» Et en ce début d’exercice, il invite les souverainistes à faire preuve d’un peu plus de tolérance et d’esprit démocratique.11 déplore que les ténors péquistes s’indignent chaque fois qu’un fédéraliste publie une étude sur les coûts de la souveraineté ou qu’il contredit la doctrine souverainiste.«Ils tiennent des propos sectaires, biaisés et trompeurs.Ce n’est pas vrai que les souverainistes sont les seuls à posséder la vérité.» LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)985 3333 INTEGRISTES «Je n'ai rien contre la religion, je veux juste qu'on me fiche la paix» SUITE DE LA PAGE 1 ce genre sont rarissimes et qu’en conséquence le service de police ne sait à peu près rien de l’existence ou des activités d’une présumée section montréalaise du Front islamique du salut.Il prend bien soin de préciser cependant que si la police détenait des renseignements à ce sujet, elle hésiterait longuement à les rendre publiques pour éviter de nuire à ces enquêtes.Au Service canadien de renseignement et de sécurité, tout comme à la Gendarmerie royale du Canada et au Bureau du solliciteur général du Canada, Herb Gray, on est muet sur la question, refusant de «confirmer ou de nier» quoi que ce soit relativement à «la présence ou non» d’une section montréalaise du Front islamique du salut.Mme Benmansour est convaincue qu’elle n’est pas l’objet d’un sinistre plaisantin isolé, mais bien la cible d’un groupe de fanatiques religieux qui cherchent à intimider leurs compatriotes.«Je n’ai rien contre la religion, je veux juste qu’on me fiche la paix», dit-elle.Farid Benmalek, Canadien d’origine algérienne, reçoit lui aussi des «coups de fil bizarres» depuis qu’il est appara en décembre à l’émission de Mme Benmansour pour parler de l’identité berbère.Il est formel: «Il y a des intégristes ici.Ils surveillent les Algériens.Ils infiltrent les mosquées et les universités.» Le mois dernier, le ministre français de l’Intérieur, Charles Pasqua, avait nommé plusieurs pays — dont le Canada — où, affirmait-il, des islamistes algériens militent activement pour soutenir les attentats terroristes en Algérie.Kamel Khalifa, professeur à l’Université Concordia et collaborateur au Centre maghrébin de recherche et d’information, est plus circonspect: «Il y a des bruits qui circulent, mais je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui ait rencontré des intégristes à Montréal.Je ne doute pas de la présence de quelques zélés, mais je ne sais pas s’il y a ici un groupe d’intégristes bien organisé.» Mais il poursuit: «Par contre, la peur qui s’est installée chez les Maghrébins ici est bien réelle.La peur d’être pris pour cible, car chacun se sent visé.L’intégrisme religieux touche tout le monde, car on est tous des infidèles d’une façon ou d’une autre aux yeux des fanatiques.» Nora Hamdi, cofondatrice de l’Association solidarité femmes-Algérie (ASFA), reconnaît elle aussi qu’en même temps que s’aggravait la crise algérienne, l’inquiétude et l’appréhension grandissaient parmi les Algériens de Montréal.«A l’image de ce qui se passe en Algérie, la communauté algérienne de Montréal est aujourd’hui divisée.Il y a eu un afflux récent d’Algériens, certains réfugiés, qui ne sont pas tous des démocrates, loin de là.On n’est jamais à l’abri, même si on est à l’extérieur du champ de bataille.» Mme Hamdi croit qu’il existe à Montréal un réseau d’intégristes algériens bien organisé, mais qui — jusqu’ici — agit dans la discrétion et ne fait pas d’actes ostentatoires.Il semble cependant qu’une forme oblique d’intimidation ait bien cours, notamment auprès des milieux qui fréquentent les mosquées et de certains commerçants, invités à contribuer aux caisses du FIS.Bien qu’elle dise avoir peur «d’être assassinée traîtreusement», Mme Benmansour a bien l’intention de ne pas abandonner l’émission qu’elle anime et qu’elle produit depuis deux ans et demi.donnez sang rlsqtre La Société canadienne de la Croix-Rouge Services transfusionnels Monsieur Michel BROCHU l'un des auteurs du Dictionnaire de GÉOMORPHOLOGIE à caractère dimensionnel (Michel BROCHU et Jean-Pierre MICHEL) procédera à une séance de signature le vendredi 13 janvier 1995 de 9h à 21 h à la librairie ^fuérin S 2 niversitaire 335, rue Sainte-Catherine est Montréal Bienvenue à tous et toutes' PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985 3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985 3344 * PUBLICITÉ (514) 985-3399 / télécopieur (514) 985-3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800 363-0305 les numéros de léléphone suivants sont valables pour le service de livraison per camelot et pour les abonnements poste».SERVICE DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans frais) 1 800 463-7559 If.DEVOIR en publié par If DEVOIR Inc.dont le vie* information* publiée* dan* LE DEVOIR.LE DEVOIR e* > 2050 de Bleu t Iiynamiqu»** e étage.Montréal, (Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par le* Imprimerie Quebec sion du firoupr Québécor Inc., 775 boni.Irbeau, St-Iaurrnt.Envoi de publication r LaSalle, 7743 de Bourdeau, division de Imprimerie* Québécor Inr., 612 r - fùiregisfrement no 0858.Dép6t légal: Bibliothèque nationale du Québec ue*t rue Saint-Jacques, Montréal.L’Agenc e Bresse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les Téléphone général: (514) 985-3333; service à la clientèle: (514) 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