Le devoir, 14 janvier 1995, Cahier B
Bourse Page B9 Le monde Page B10 Perspectives économiques Page B4 Classées Page B13 Les sports Page B14 ?ECONOMIE Tassé 514 879-2100 1-800-55 Tassé * sujet à changement Intérêt annuel composé 5 ans, garanti P.Q.REER AUTOGÉRÉ! I, E I) E V O I R , I- E S S A M E D I 4 E T I) I M A N (' Il E I 5 J A N \ i e r i «I il r> Indemnisation des citoyens lésés L’Office des professions pose des exigences très fermes à la Chambre des notaires Les valeurs canadiennes ont repris un peu de leur éclat Signe encourageant, le dollar canadien se transigeait hier soir aux alentours des 71 cents américains ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Le président de l’Office des professions du Québec, Robert Diamant, a poser des «exigences très fermes» à la Chambre des notaires pour qu’elle revoie de fond en comble sa façon d’indemniser les citoyens lésés par des notaires véreux ou incompétents.«La Chambre doit reprendre l’initiative de la protection du public en s’attaquant à la solution du problème de l’indemnisation des victimes», a indiqué au cours d’une entrevue M.Diamant.Les médias, dont Le Devoir et l’émission Le Point de Radio-Canada, ont fait état de cas problèmes caractérisés par des délais interminables dans le traitement de plaintes légitimes déposées à la Chambre des notaires.Son mépris affiché pour l’intérêt du public a également éclaboussé l’organisme dans quelques dossiers.M.Diamant a rencontré la direction de la Chambre et sa présidente Louise Bélanger le 22 décembre dernier et se dit aujourd’hui optimiste.«Je pense que notre intervention ferme dans le dossier et le fait qu’il ait été médiatisé va faire bouger les choses», a-t-il souligné.La Chambre des notaires a fait preuve d’incurie dans le traitement de la plainte d’Yvon Thériault, un entrepreneur de Baie-Comeau acculé à la faillite parce que le notaire Gérald Champagne l’a détroussé de 165 000 $ destinés à une institution prêteuse.Deux ans et demi après le dépôt de sa plainte, M.Thériault n’avait toujours pas été indemnisé.Entretemps, la Chambre a laissé ce notaire vaquer à seà occupations et détourner d’autres fonds pour finalement le radier.«Il y a des choses à faire: la suspension provisoire.Et les ordres professionnels en ont maintenant le pouvoir», a signalé M.Diamant.Advenant qu’il soit enfin indemnisé, M.Thériault ne recevra qu’une partie seulement de la somme subtilisée; la Chambre limite à 300 000 $ par notaire l’indemnisation qu’elle verse aux victimes en de tels cas.Le cas de l’artiste-peintre Richard Lacroix traîne aussi en longueur et 24 autres personnes ont également porté plainte dans cette affaire immobilière.Le notaire Claude Laurier, à qui M.Lacroix avait confié 30 000 $ (un ami du notaire lui aurait remboursé 25 000 $ à la suite du dépôt de la plainte), pratique toujours sans être inquiété.Le promoteur immobilier Lepage, à qui Me Laurier était associé, est poursuivi au criminel par la Couronne.Dans les comptes en fidéicommis des 3500 notaires de la province transitent de 15 à 20 milliards $, selon les données fournies par la Chambre, quelque 5, millions $ par notaire en exercice.À tous les ans, de un à trois cas donnent lieu à des indemnités partielles parce que l’ensemble des sommes détournées dépassent 300 000 $.En 1993-1994, la Chambre a versé 1,55 million $ en indemnisations pour détournements de fonds au regard de 67 réclamations dont 17, soit le quart, ont été payées en partie seulement.Malgré ces faits, la présidente de la Chambre a soutenu au cours d’une entrevue accordée en décembre au Devoir que ce plafond était parfaitement adéquat.«Il y a un certain sens de responsabilisation dont doit faire preuve le public qui doit s’informer et questionner avant de choisir son notaire», a-t-elle affirmé.La Chambre ne semble pas vouloir assumer la responsabilité d’assurer que les notaires soient compétents et intègres; le public doit plutôt prendre garde.En outre, Me Bélanger, pour expliquer les longs délais d’indemnisation, s’est appuyée sur l’existence de cette limite de 300 000 $; la Chambre ne peut verser d’indemnité avant de savoir à combien finalement s’élèveront les réclamations totales afférentes à un notaire, ce qui peut prendre des années.Pour l’heure, le président de l’Office des professions écarte la mise en tutelle de la Chambre des notaires.«Pour l’instant, je n’ai pas d’indication que ce soit nécessaire.Au contraire, j’ai de fermes assurances de la Chambre», a précisé M.Diamant.Usine GM de Boisbriand SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Après avoir subi de sévères attaques tout au long de la semaine, les valeurs canadiennes ont repris quelque peu de leur éclat hier en Europe comme en Amérique du Nord favorisant ainsi la devise canadienne qui a terminé la séance à 70,87 cents américains, soit une addition de 32 centièmes sur le niveau atteint avant-hier.Signe encourageant, du moins pour l’instant, le dollar canadien se transigeait hier soir aux alentours des 71 cents américains.Si l’attitude adoptée hier par les marchés à l’égard des titres canadiens ne doit pas être vue ou comprise comme un changement de tendance, elle a par contre versé un peu de baume sur les plaies ouvertes par les spéculateurs au cours des transactions de lundi, mardi et jeudi de cette semaine.Vice-président, marché des changes, à la Banque Nationale de Paris (BNP), André Sullivan a indiqué que le retournement de situation observé hier a pris son origine en Europe.Selon les indications fournies par cet expert, un nombre important de banques européennes ont décidé de prendre à contre-pied la stratégie arrêtée par certains fonds de pension en achetant des titres canadiens.«Avant-hier, de préciser M.Sullivan, les opérateurs ont réagi uniquement aux informations négatives contenues dans les articles du Wall Street Journal.Après coup, autrement dit hier, des institutions européennes ont réalisé que ces réactions avaient été exagérées et que les titres canadiens avaient atteint un tel niveau qu’il y avait des aubaines à saisir.Ils ont remarqué, en retard, que ces articles componaient également des informations positives.«D’autant, que sur les principales places financières du monde il est de notoriété publique que les Canadiens, par culture, sont les pires critiques à l’endroit de leur propre devise.Or il se trouve que ce sont des Canadiens qui, dans les articles du Wall Street, étaient les plus virulents à l’endroit du Canada.Les banquiers européens qui ont lu ces papiers ont PHOTO AP Maintenant que la poussière entourant la crise financière mexicaine commence à retomber, d’importants investisseurs européens vont interroger le flux de capitaux ayant bénéficié au mark allemand cette semaine.retenu une chose: grâce à la basse inflation et le taux d’intérêt offert, le Canada propose en fait le plus haut rendement dans le monde.Autrement dit, ils ont retenu, peut-être avec un jour de retard, les observations des analystes américains».S’en tenir au fondamental En un mot comme en mille, des acteurs influents de la scène financière ont mis de côté tout ce qui relève ou découle de la spéculation pure pour s’en tenir à ce que les économistes appellent le fondamental.Dans cette perspective, ils ont conclu que la devise canadienne étajt sous-évaluée.A cet aspect du dossier s’est ajoutée, toujours en Europe, une variable qui risque fort à moyen terme de favoriser la zone dollar.Maintenant que la poussière entourant la crise financière mexicaine commence à retomber, d’importants investisseurs européens, de noter M.Sullivan, vont interroger le flux de capitaux ayant bénéficié au mark allemand cette semaine.D’après le vice-président de la BNP, les financiers européens sont bien conscients que les Allemands sont les principaux banquiers de la Russie.Or ils sont actuellement inquiets de la situation qui prévaut en Tchétchénie à cause notamment des conséquences déstabilisantes que le présent conflit armé porte en soi.S’il y a un changement de régime au Kremlin, de craindre ces banquiers, il risque fort d’être un changement allant à l’encontre ou freinant le rythme des réformes économiques entreprises.C’est dans ce contexte géopolitique qu’il faut comprendre, en partie, le regain d’intérêt manifesté par les Européens à l’endroit du Canada.Un regain qui est d’autant plus appelé à se maintenir que l’échantillonnage des financiers ayant acquis des titres canadiens était large.«Ce regain n’est pas le fait de banquiers uniquement Français, mais bien Suisses, Britanniques, Belges et autres», souligne M.Sullivan.Cela étant, l’heure demeure à la prudence.En raison du poids de notre déficit comme en raison de la politique d’étranglement du crédit que défend, et continuera de défendre, la Réserve fédérale américaine.Ce ne sont certainement pas les inforjnations communiquées hier aux Etats-Unis, si bonnes soient-elles, qui vont infléchir la stratégie poursuivie par les autorités monétaires américaines.Selon les économistes Benoît Du-rocher de la Banque Royale et Robert Normand du Mouvement Des-jardips, le recul des ventes au détail aux Etats-Unis de 0,1 % en décembre dernier combiné à une révision à la baisse des chiffres propres à novembre ne sera pas suffisant pour libérer la Fed des appréhensions qu’elle nourrit à propos des pressions inflationnistes.Mois de pression sur les taux Par contre, la communication de ces données a favorisé une baisse de pression sur les taux d’intérêt qui a bénéficié au bloc dollar dans son ensemble.Pour les investisseurs européens, la nouvelle que les consommateurs commencent à se retirer associée à la certitude que la Fed commandera malgré tout une majoration de ses taux au cours des prochaines semaines, a permis au dollar américain de regagner une partie du terrain perdu aux dépens du mark allemand._ : Dans la foulée de cette appréciation du dollar américain, la devise canadienne a vu sa valeur se bonifier en raison notamment de l’écart qui existe désormais avec les bons du trésor américain.Après tout le remue-ménage de cette semaine, cet écart est de 170 points.Bien des investisseurs ont alors réalisé, d’observer Pierre Ghazi, directeur marché monétaire à la Banque de Montréal, qu’il y avait une aubaine d’autant plus évidente à saisir, que cet écart était de 50 points de marge seulement il y a quelques semaines à peine.Cela étant, tous les experts interrogés prédisent que la volatilité continuera d’imprimer son influence sur le cours des opérations tout au long de la semaine prochaine.Un comité sjmdical-patronal est institué MEXIQUE Le péril d’un krach financier semble conjuré LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Un comité de travail syndical-pa-tronal a finalement été institué à l’usine GM de Boisbriand pour tenter de résoudre les problèmes vécus à l’usine de montage automobile, le 4 janvier dernier.Les syndiqués des Travailleurs canadiens de l’automobile de l’usine General Motors à Boisbriand avaient interrompu la ligne de montage pendant une journée, pour protester contre une cadence de travail jugée trop exigeante sur la chaîne d’assemblage, et des relations tendues avec un,contremaître.A la suite de cet arrêt de travail, quatre employés ont été congédiés par la direction de General Motors.Des discussions ont aussi été entreprises entre la direction de GM et des représentants syndicaux.En entrevue avec la Presse canadienne, le directeur québécois des Travailleurs canadiens de l’automobile, Claude Ducharme, a exprimé son souhait de voir les problèmes de cette usine réglés grâce au comité de travail syndical-patronal.Lui- même revient d’une rencontre de deux jours avec la présidence de GM, qui a permis «un échange cordial et un dialogue ouvert».Après ces discussions, il a finalement été conclu de mettre sur pied un comité pour régler les problèmes au niveau local.«On déplore ce qui est arrivé, mais il ne faut pas exagérer» non plus les répercussions de l’arrêt de travail, notait M.Ducharme.«C’est une usine qui a toujours bien fonctionné, qui a toujours eu un haut taux de rendement, une bonne productivité, une bonne qualité de produit.» Le syndicat ne perd pas espoir de convaincre la direction de donner une seconde chance aux quatre travailleurs congédiés.«On aurait souhaité être capable d’amener GM à prendre la décision immédiate, mais on va continuer les pourparlers.On va continuer, avec tous les arguments, pour ramener ces personnes-là le plus vite possible au travail.» Les Travailleurs canadiens de l’automobile, affiliés à la FTQ, comptent 22 000 membres au Québec et 215 000 membres au Canada.NOËL LORTHIOIS AGENCE FRANCE-PRESSE Mexico — Après une semaine au bord de l’abîme, le péril d’un krach financier immédiat du Mexique semblait conjur.é hier, grâce notamment à l’appui réitéré des Etats-Unis, mais les premières répercussions de la crise sur l’économie commençaient à se faire duremqnt sentir.La décision annoncée jeudi par les Etats-Unis d’accorder au Mexique une importante aide financière supplémentaire sous forme de garanties de crédit, devrait contribuer à rassurer les marchés, et stabiliser la bourse mexicaine, dont la tendance était à la hausse vendredi matin.Une des principales préoccupations des marchés était en effet de savoir si le Mexique pourrait ou non honorer le paiement des quelque 29 milliards $ US de «Tesobonos» (Bons du Trésor payés indifféremment en dollar ou en monnaie locale) qui viennent à échéance en 1995, et dont 10,8 milliards sont exigibles au premier trimestre.Les Etats-Unis n’ont pas précisé immédiatement le montant de l’aide supplémentaire qu’ils apporteront, mais les milieux financiers évaluaient cette aide entre 25 et 40 milliards $ US.Cette aide s’ajoutera aux quelques 18 milliards $ US de crédit déjà obtenus auprès des Etats-Unis (9 milliards), du Canada (1,7 milliard) et de différents organismes financiers internationaux ou de la banque privée, immédiatement après le début de la crise monétaire, le 20 décembre dernier.Le Mexique semble donc en condition de répondre à ses échéances à court terme.Mais les conséquences de la crise, qui a entraîné une dévaluation de la monnaie de 33 % et une hausse des taux d’intérêt de 100 %, commencent à affecter l’économie.Selon la chambre nationale de l’industrie de transformnation (CANACINTRA), quelques 21 500 entreprises connaissent déjà de graves problèmes financiers et ne peuvent honorer leur dette.Les banques, elles-mêmes durement touchées et endettées en dollars, en particulier celles qui ont récemment été privatisées, se sont bornées à annoncer qu’elles étudieraient «cas par cas» les dettes de leurs clients.Le marché automobile, est particulièrement touché par la crise, et pourrait baisser de 40 à 50 %, selon la chambre de l’industrie automobile.La firme allemande Volkswagen a ainsi annoncé un arrêt de sa production pendant une semaine en janvier, durant laquelle ses quelques 14 000 employés ne toucheront qu’un demi salaire.Ford, Chrysler, et General Motors, qui comptent avec Volkswagen parmi les principaux pourvoyeurs d’emplois au Mexique, n’ont encore annoncé aucune mesure similaire, mais ne cachaient pas leur inquietude.Dans le domaine de la construction, qui avait connu un boom spectaculaire ces dernières années, on ne compte plus les projets gelés, tandis que certains chantiers en cours sont suspendus.Ce secteur va également être durement touché par les restrictions drastiques apportées aux grands projets d’infrastructure de l’État, notamment en matière de routes et de construction de logements sociaux.L’économie s’achemine ainsi vers la récession, doublée d’une inflation qui affecte très durement les classes pauvres et moyennes (le Mexique compte officiellement 40 millions de pauvres, soit un peu moins de la moitié de la population).Une des inconnues de la crise est notamment de savoir si elle débouchera ou non sur de forts mouvements sqciaux, alors que la question de la guerilla dans l’État du Chiapas est loin d’être résolue, malgré quelques signaux encourageants, comme l’annonce jeudi soir d’une prochaine rencontre entre la guerilla et le gouvernement.Une crise sociale pourrait en effet conduire à l’instabilité, donc de nouveau effrayer les marchés financiers, et à terme provoquer une crise politique, que le Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI, au pouvoir depuis 65 ans), profondé-, ment divisé, ne parait pas en mesure d’affronter.Selon un diplomate, c’est exactement le type d’engrenage, et une extension de la crise finan-çière à l’ensemble de l’Amérique du Sud, que les Etats-Unis, qui ont 3000 kilometres de frontière avec le Mexique, veulent éviter à tout prix, ce qui explique l’ampleur de l’aide que le «grand voisin du nord» semble prêt à octroyer.Ouéb0* Québec Science W Fiable et passionnant DAIMS LE MAGA2IIUE QUÉBEC SCIENCE, CE MOIS-CI : • Un dossier exclusif Les 10 découvertes de rauiée POUR LE PLAISIR D'EN SAVOIR PLl/S Aussi • Le retour de la fusion froide • Le secret des aurores boréales En vente en kiosque dès maintenant Informations et abonnements : (514) 843-6888 (418) 657-4391 A1^A \\ 2 I- E I) E V 0 I R , I, E S S A M E I) I II E T I) I M A N C II E I f> .1 A N V I E K I !» !» 5 ECONO MIE LES 10 EMISSIONS LES PLUS REGARDEES SEMAINE DU 3 AU 9 'JANVIER 1994 rj 1 Bye Bye 94 SRC samedi 2 421 000 2 Taquinons la planète TQS samedi 1 212 000 3 La Petite Vie SRC lundi 1 294 000 ¦4 Mr Bean SRC jeudi 979 000 ‘¦5 Heidi SRC moyenne 974 000 6 Bye Bye 94 (reprise) SRC dimanche 962 000 7 Poule aux œeufsd’or TVA mercredi 941 000 8 » • Ciné-fête SRC mercredi 900 000 9 Téléjournal SRC moyenne 769 000 10 RBO hebdo SRC samedi 690 000 Source: Nielsen I -K S I* I O N N J E R S D E S N O U V E A II X M É D I A S Marier le savoir et le plaisir La croissance fulgurante d'une des entreprises québécoises les plus dynamiques sur le marché du CD-ROM ?CARRIÈRES ET PROFESSIONS Doyenne des universités canadiennes et des universités francophones en Amérique, l'Université Laval appuie le progrès et l'ouverture de la société en alliant formation de qualité et développement du savoir.uns UNIVERSITÉ LAVAL LE SAVOIR DU MONDE .PASSE PAR ICI PROFESSEUR, PROFESSEURE École de service social DESCRIPTION I)U POSTE La majorité des tâches seront consacrées à l'enseignement et à la recherche en intervention psychosociale et à l’encadrement d’étudiantes et d’étudiants.La personne aura à contribuer à l’ensemble des activités de l’École aux trois cycles d’études.CRITÈRES DE SÉLECTION • Doctorat en service social ou doctorat dans une discipline connexe avec maîtrise en service social.• Aptitude et intérêt pour l’enseignement universitaire auprès de petits et de grands groupes aux trois cycles d’études.Une expérience pertinente d’enseignement en service social, particulièrement en milieu universitaire sera considérée.• Aptitude et intérêt pour le développement et la conduite de projets de recherche en intervention psychosociale.• Expérience professionnelle pertinente d’un minimum de cinq ans.• Compétence reconnue en service social personnel ; une polyvalence au niveau de l’intervention psychosociale sera aussi prise en considération.• Connaissance des théories de l’intervention psychosociale.• Une compétence et une expérience spécifique liées à l’un ou l’autre des domaines suivants: études féministes, service social scolaire, service social en milieu de travail, études amérindiennes et relations ethniques seront prises en considération.Poste régulier à temps complet : Traitement selon la convention collective en vigueur.Date d’entrée en fonction: 1er juin 1995.Date de clôture du concours: le 14 mars 1995.Faire parvenir un curriculum vitae enjoignant la liste de vos publications à: Lise Tessier, directrice École de service social Faculté des sciences sociales Université Laval, Québec, (îlK 7P4 Faculté des sciences sociales École de service social En vertu de son Programme d’accès à l’égalité, l’Université Laval entend consacrer la moitié de ses postes vacants à l’engagement de femmes.En accord avec les exigences du ministère de l’Immigration du Canada, cette offre est destinée en priorité aux citoyennes et citoyens canadiens et aux résidentes et résidents permanents du Canada.Quatre étoiles.Tel est le score attribué récemment par le magazine français Multimédia Solutions à deux CD-Rom produits par l’entreprise montréalaise Micro-In-tel: L’Herbier de Marie-Victorin et Les Voyages de Jacques Cartier.Autant dire que Serge Carrier, président directeur-général du Groupe Micro-Intel, ne ressent aucun complexe en rencontrant ses collègues étrangers à l’occasion du deuxième MILIA, le salon international annuel de l’édition multimédia qui se tient ces jours-ci à Cannes.Micro-Intel est d’ailleurs le partenaire québécois d’un consortium international de producteurs de CD-ROM, EMME, qui regroupe aussi bien le géant allemand de l’édition Bertelsmann que la prestigieuse maison d’édition italienne Rizzoli.Au sein de ce consortium, Micro-Intel participe actuellement à la production d’une vingtaine de CD-ROM, dont un jeu consacré à Marco Polo, un titre sur les grands cirques du monde et un autre sur les volcans.«Tous les titres que nous développons sont du domaine de ce que les Américains appellent l’edutaint-ment, soit le mariage de l’éducation et du divertissement», dit Serge Carrier.En quatre ans, Micro-Intel s’est imposé parmi les chefs de file de la nouvelle industrie québécoise du multimédia et ses produits sont largement distribués à l’étranger.«Pour les CD-Rom destinés au grand public, explique en effet Serge Carrier, le marché québécois est encore très étroit.Un disque qui se vend à plus de 500 exemplaires peut être considéré comme un bon vendeur.» Le marché québécois souffre d’un manque d’organisation de la distribution.«Nous devons transiger individuellement avec chaque magasin d’informatique.Les librairies commencent à vendre des CD-ROM, mais encore sur des surfaces restreintes.» La chaîne de disquaires Sam vend également des CD-ROM.Mais le développement des ventes le plus significatif pourrait venir de magasins plus généralistes tels que Club Biz, Club Price et Future Shop.Pour rendre ses produits plus accessibles, Micro-Intel envisage d’organiser son propre réseau de distribution au Québec, en collaboration avec Cedrom-SNI, un autre éditeur québécois de CD-ROM.«Mais sur le marché international, ajoute Serge Carrier, on peut vendre jusqu’à 15 000 exemplaires d’un titre.» Par exemple, Micro-In-tel a déjà vendu à l’étranger plusieurs milliers d’exemplaires du disque de formation Initiation à la bureaucratique et du jeu d’archéolo- Les voyages de Jacques Cartier 1534 Le premier voyage ftai» de G*ip«~~ ” 'Nota rwlimu dans es hsrr* et catls riTière josqo'ro Tingl-cinqmètn» jour dudit mois (juillet), sans en poaroir sortir.Psndtnt es lamps, U nous Tint un grand nonbrs ds sorraÿw (.) et qui.après que nous nous fumas familiarisas à tsrrs arec aux, Tenaient franchement arec leur barques à bord de nos navires." ¦« üiim ¦>i»t ht [IflHflrtf »i« IfVhUdt [ffintint ouo Uf* ï*»tf sit ptwjt XXM TSE-300 DOW JONES SCAN OR Patrick P i e r r a ?De Saint-Malo à la réalité virtuelle.gie Mystère au cimetière.Ancien professeur de sciences, Serge Carrier est l’un des 13 associés du Groupe Micro-Intel.«Nous avons commencé dans un cadre universitaire, racon-te-t-il, en tant que groupe de recherche sur l’apprentissage.Professeurs et informaticiens, nous nous sommes progressivement adjoint les compétences de professionnels en communication visuelle.» «Nous avons développé nos propres outils informatiques de conception de CD-ROM.Cela nous permet aujourd’hui de produire des titres qui se démarquent des produits américains, dont beaucoup partagent un même air de famille parce qu’ils ont été conçus à l’aide du même logiciel, Macromind Director.» L’entreprise Micro-Intel a ouvert ses portes en mars 1990.Elle comptait cinq employés en 1991, 10 en 1992, 20 en 1993 et 40 en 1994.«Nous pensons doubler de nouveau nos effectifs cette année», indique Serge Carrier.Micro-Intel veut développer une quinzaine d’applications en 1995.L’entreprise conçoit notamment un jeu sur les élections québécoises et canadiennes, qui sera présenté lors d’une exposition consacrée au Devoir au Musée David M.Stewart (Exposition commençant en avril).Elle travaille aussi sur une Histoire du Canada sur CD-Rom, en association avec la maison d’édition Modulo.Dans les locaux de la rue Papineau, à deux pas de la Maison de Radio-Canada, les cartons empilés dans les couloirs témoignent de l’expansion rapide du groupe.Mais cette croissance n’effraie pas Serge Commencez l’année du bon pied, sur vos deux pieds! Km de vous aider avec vos résolutions du nouvel an, le YMCA vous offre un abonnement spécial de 2 mois pour 95$.Cet abonnement vous donne droit à toutes les activités offertes au YMCA, de la natation à la musculation en passant par l'aérobie et l’aquaforme.En forme pour 1995?À 95$, c’est une résolution qui ne sera pas si difficile à tenir après-tout! Cette offre est valide jusqu'au 15 février 1995 et s'adresse aux nouveaux abonné(e)s seulement.Y MONTRÉAL YMCA Centre-ville Guy Favreau 1450.rue Stanley 200.boui René-Lév Montréal (Québec) Montréal (Québec) H3A2W6 H2Z1X4 (514) 849 8393 (514) 845-4277 West Island 230.bout.Brunswick Pointe Claire (Québer H9R 5N5 (514) 630 9622 Westmount 4585.rue Sherbrooke O.Montréal (Québec) H3Z 1E9 (514) 931 8046 Notre-Dame-de-Grâce 4335.avenue Hampton Montréal (Québec) H4A 2L3 (514) 486-7315 NOMINATION M.Albert Leblanc À sa séante du 30 novembre 1994, le Conseil des ministres du gouvernement du Québec a protédé à la nomination de monsieur Albert Leblanc tomme membre du conseil d'administration et président de la Société québécoise de récupération et de recyclage.Détenteur d'une moitrise en administration publique et d'un diplôme de comptable en management, monsieur Leblanc entend mettre à profit ses connaissances et ses compétences pour consolider les acquis et développer le plein potentiel de la Société.La Société québécoise de récupération et de recyclage est une société d'Étal créée en 1990 dans la foulée de la Politique québécoise de gestion intégrée des déchets solides.Elle a comme mission de promouvoir, de développer et de fovoriser la réduction, le réemploi, la récupération, le recyclage et la valorisation de contenants, d'emballages, de matières ou de produits dans une perspective de conservation des ressources.le mondai de monsieur Leblanc a pris effet le 5 décembre 1994 et aura une durée de cinq ans.Société Québécoise DE RÉCUPÉRATION ET DE RECYCLAGE Q RECYC QUÉBEC Carrier.«Nous avons organisé l’entreprise sous forme de cellules spécialisées», explique-t-il.Ainsi, le groupe Micro-Intel chapeaute actuellement cinq filiales, spécialisées dans le développement sur PC, le développement sur Macintosh, la distribution, la formation et l’application du multimédia aux communications d’affaires.Nous nous apprêtons à ajouter deux autres cellules: l’une consacrée à la muséologie et l’autre au tourisme.» Avec un chiffre d’affaires avoisinant aujourd’hui 5 millions $, le groupe Micro-Intel demeure une entreprise indépendante.«Nous restons attentifs aux propositions d’investissement.Mais nous préférons pour l’instant travailler en partenariat avec d’autres entreprises, notamment des éditeurs de livres.» D’ici quelques années, cependant, Serge Carrier n’exclut pas une possible introduction en bourse.-4,59 -19,32 +49,46 +0,32 -2,00 1997,28 4133,41 3908,46 70,87 378,90 LA SEMAINE ECONOMIQUE CANADA ¦ Hausse du taux d’escompte Un dollar en perdition a forcé la Banque du Canada à remettre son taux d’escompte sur le chemin de la remontée.Mardi, le taux directeur s’est pprécié de 12 centièmes, à 7,24%.ÉTATS-UNIS ¦ Baisse des ventes au détail Les ventes de détail ont baissé de 0,1% en décembre après une hausse de 0,2% (chiffre révisé) en novembre.Cette baisse qui intervient malgré la période généralement très active de Noël pour la distribution a surpris les analystes qui tablaient sur une hausse de 0,7%.Pour l’ensemble de l’année passée, les ventes de détail ont progressé de 7,6% comparé à une hausse de 6,2% en 1993.¦ Faible inflation L’indice des prix à la consommation n’a augmenté que de 0,2% en décembre, ce qui fait une hausse de 2,7% pour toute l’année 1994, comme en 1993.En novembre, l’indice avait progressé de 0,3%.L’inflation est encore plus modérée si l’on s’intéresse à son taux central, hors prix des produits alimentaires et énergétiques sujets à des variations irrégulières.La hausse n’a été que de 0,1%.Pour toute l’année, l’augmentation est alors de 2,6%, ce qui donne le taux le plus faible depuis 1965.Mardi, le département avait déjà fait état d’une modération des prix au niveau du gros.La hausse n’a été en décembre que de 0,2%, cé qui a donné 1,7% pour toute l’an-' née 1994.Rogers Communication placée sous surveillance Toronto (PC) — Rogers Communications a vu sa cote de crédit mise sous surveillance avec des implications négatives après que la compagnie eut annoncé qu’elle pourrait acquérir un intérêt plus important dans Unitel Communications, une société opérant actuellement à perte.Standard and Poor’s Canada a placé hier Rogers sous surveillance, ce qui aura des répercussions sur la dette approximative de 1,4 milliard $ US de la société torontoise.La mise sous surveillance couvre une partie des dettes de Rogers Communications, Rogers Cablesystems et Rogers Cantel Mobile.Rogers a obtenu une option d’achat sur 48% des actions détenues par Canadien Pacifique dans Unitel à la suite .d’un accord qui échoit le 28 avril.Si Rogers concrétise l’entente, cela lui coûtera au moins 200 millions $.Entre-temps, Standard and Poor’s a renforcé certaines de ses cotations sur la dette de Canadien Pacifique.La proposition de CP de vendre ses parts dans Unitel aiderait à améliorer la situation de la compagnie au point de vue crédit, a indiqué S&P dans un communiqué.Ted Rogers, le président de Rogers Communications, a déclaré jeudi que la décision d’acquérir le contrôle d’Unitel dépend en partie sur la possibilité que de nouveaux règlements émis par le CRTC favorisent davantage les activités d’Unitel dans le domaine de l’inte?-urbain.AVEZ -vous acheté ces titres aux endroits indiqués.—“¦‘.pTr7r.^.a;;;.«•'ni« 5 B 3 ?ÉCONOMIE* F I N A N C K Les contributions à un REE R sont multiples Menacé dans son intégralité par un gouvernement fédéral assoiffé, le régime enregistré d’épargne-retraite n’en continue pas moins d’être ouvert aux cotisations multiples tant que le statu quo demeure.A la base, les cotisations régulières au REER pour l’année 1994, sont plafonnées au moindre de 13 500 $ ou de 18 % du revenu gagné pendant l’exercice 1993.Ainsi, pour atteindre le maximum de 13 500 $, le revenu du cotisant, gagné en 1993, doit se chiffrer à au moins 75 000 $.Par revenu gagné, le fisc entend: le revenu d’emploi, le revenu d’entreprise, le revenu de location net provenant d’une propriété immobilière, les pensions pour invalidité reçues d’un régime public de pension et les pensions Gérard alimentaires encaissées.Bèrubé Pleinement déductibles, aux deux ?» paliers de gouvernement, ces cotisa- tions maximales sont toutefois abaissées si le particulier a contribué à un régime de pension agréé (RPA) ou à un régime de participation différée aux bénéfices (RPDB) offert en milieu de travail.Dans un tel cas, les maxima sont amputés d’un facteur d’équivalence calculé en fonction de la valeur des prestations, ou des cotisations, accumulées, ou effectuées, dans ces régimes en 1993.Le REER a ceci d’avantageux que les cotisations sont déductibles à 100 % et que les revenus de placement obtenus sur les fonds injectés dans ce véhicule s’accumulent à l’abri de l’impôt N’étant pas un abri fiscal mais plutôt un mode d’étalement du revenu imposable, les ponctions du fisc ne viennent s’exercer que lorsque des fonds sont retirés du REER.Cette dernière particularité induit cette notion de fractionnement du revenu à la retraite.Pour y parvenir, le par ticulier peut verser des cotisations au REER de son conjoint, légal ou de fait, à l’intérieur toutefois de ses propres limites de contribution.Un REER établi au nom du conjoint appartient à ce dernier, le cotisant perdant tous ses droits sur les sommes versées.Et lors de tout retrait effectué par le conjoint, le contribuable doit inclure dans son revenu le montant de ses cotisations faites dans ce régime au cours de l’année courante et des deux années précédentes.«Le conjoint doit donc attendre la troisième année suivant celle où les dernières primes ont été déduites avant de toucher les montants provenant de son REER s’il veut s’assurer de les inclure dans sa propre déclaration», retrouve-t-on dans le guide de planification fiscale de fin d’année préparé te cabinet Raymond Chabot Martin Paré.À cela s’ajoute la possibilité de transférer au REER du conjoint, en franchise d’impôts, jusqu’à 6000 $ par année provenant d’un revenu découlant d’un RPA et d’un RPDB.Ce transfert bénéficie d’une mesure transitoire qui prend fin en 1994, inclusivement.Il s’agit d’une cotisation spéciale, qui peut venir s’additionner à la limite mentionnée précédemment.Dans la famille des cotisations spéciales, on retrouve également le transfert libre d’impôts, dans un REER, des montants reçus d’allocations de retraite ou de départ.Jusqu’à 2000 $ par année de service chez l’employeur et ce, pour les années de service antérieures à 1989, peuvent ainsi être dirigés vers un REER L’éventail des cotisations possibles ne s’arrête pas là.Depuis les modifications apportées au REER le gouvernement permet au contribuable d’accumuler la différence entre les plafonds annuels permis et les cotisations effectuées.Si, avant 1991, toute contribution permise mais non effectuée était perdue à jamais, ce solde des droits de cotisations non utilisés peut être reporté depuis et ce, pour une période maximale de sept ans.Enfin, toute cotisation excédant les limites permises est lourdement découragée en étant frappée d’une pénalité de 1 % par mois.En revanche, cette mesure autorise un coussin de 8000 $.Il faut noter cependant que cette contribution excédentaire ne donne droit à aucune déduction et qu’elle est pleinement imposable lors de son retrait.Le seul avantage que cet excédent confère, c’est d’offrir un rendement s’accumulant à l’abri de l’impôt Ce même avantage viendra s’appliquer lorsqu’un particulier, effectuant une cotisation au cours d’une année, remet à plus tard la réclamation de sa déduction.Il dégage ainsi du champ d’imposition une somme générant un revenu de placement tout en reportant sa réclamation à plus tard, à une année au cours de laquelle il s’attend par exemple à subir une importante ponction fiscale.I M MO B I L I ER Les ex-employés de Métro-Richelieu essuient un revers en Cour GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Ce n’est pas de sitôt que les 150 travailleurs ayant perdu leur emploi au profit de la sous-traitance après la fermeture, par Métro-Richelieu, de son secteur transport seront réintroduits dans leur fonction.Faisant face à deux décisions défavorables rendues par le Tribunal du travail, Métro-Richelieu a finalement eu gain de cause devant la Cour supérieure.Hier, le juge Claude Tellier, de la Cour supérieure, a cassé les deux décisions arbitrales prises en août qui redonnaient leur emploi à quelque 150 travailleurs du secteur transport de Métro-Richelieu.Le Tribunal du travail avait alors retenu les deux griefs déposés par le syndicat, affilié à la CSN, au nom des ex-travailleurs du centre de distribution Mérite I, à Montréal, et enjoignait l’employeur à se conformer aux dispositions de la convention collective.Ces griefs portaient sur la vente, par Métro-Richelieu, de son secteur transport, en février 1993, vente que le syndicat assimilait plutôt à un recours à la sous- Afin de rembourser des emprunts à long terme, la Société en commandite Gaz Métropolitain a annoncé hier une émission de 3,35 millions de parts, au prix de 12 $ par part, pour un montant global de 40,2 traitance, et sur la façon dont l’employeur avait obtenu la démission de 80 camionneurs.Ix3s représentants syndicaux ont toujours prétendu que ces démissions n’avaient pas été obtenues de façon libre et volontaire, prétentions qu’a avalisé l’arbitre, S’,en remettant à la Cour supérieure, Epiciers Unis Métro-Richelieu a finalement eu gain de cause.Dans sa décision, le juge Claude Tellier a déclaré que les contrats intervenus entre Métro et les entreprises indépendantes lors de la vente de l’activité transport du centre de distribution étaient conformes à la convention collective en vigueur.«La vente du secteur transport ainsi que les 80 démissions sont donc tout à fait valides selon les règles applicables en droit québécois», a ajouté Métro, dans son communiqué.Hier, les représentants syndicaux déclaraient qu’ils étudiaient les décisions et qu’ils feront connaître leur position prochainement.En août dernier le président du syndicat, Réjean Fleury, précisait qu’il s’attendait à un long périple, le dossier pouvant être poussé jusqu’en Cour suprême.millions $.La direction de Gaz Métropolitain a cependant réitéré la politique de distribuer aux associés, en quatre versements trimestriels égaux, la quasi-totalité du bénéfice net de chaque exercice.(PC) Pommes de terre La Fédération recouvre ses droits LE DEVOIR La Cour supérieure ayant homologué la plus récente proposition concordataire de la Fédération des producteurs de pommes de terre du Québec, celle-ci recouvre tous ses droits et pouvoirs dans l’administration du plan conjoint et se débarrasse de son état de faillite.«Avec une telle décision du tribunal, la Fédération peut de nouveau voler de ses propres ailes et se concentrer plus que jamais sur le développement de la production et de la commercialisation des pommes de terre», a déclaré le président de cette fédération, M.François Paquet.Pour sa part, la secrétaire général de cette même fédération, M.Jean-Claude Blanchette, a expliqué qu’en n’ayant plus à supporter une dette de 3,8 millions$, il devient possible de mettre des propositions de l’avant Toutefois, d’ici le mois d’avril prochain alors qu’aura lieu l’assemblée annuelle de la fédération, on va poursuivre une démarche de concertation, en vue d’obtenir un large concensus des producteurs et de l’industrie en vue de l’élaboration d’un plan d’action.La proposition concordataire de la fédération qui fut acceptée par la majorité des créanciers et qui est maintenant homologuée par le tribunal stipulait un remboursement aux créanciers sur une période de six ans de 22% des sommes leur étant dues.L’état de faillite a cessé le 10 janvier dernier.Emission de Gaz Métropolitain ?MAISONS D’ENSEIGNE ME N T S ?Le marasme décortiqué Ly augmentation des taux hypothécaires en plein mois de novembre s’est traduite par une chute des transactions immobilières à travers tout le Canada.Selon les statistiques publiées hier par l’Association immobilière canadienne, les ventes enregistrées en décembre dernier ont diminué de 21% pour totaliser 10 000 unités environ contre plus de 12 000 lors du mois correspondant en 1993.Président de l’Association, M.Gary Schnarr a pointé du doigt la majoration, évidemment, de plus de 3 % des taux d’intérêt en cours d’année pour expliquer le maintien de l’industrie immobilière dans les limbes.La lecture des statistiques afférentes à l’évolution de l’activité immobilière sur douze mois indique que le nombre de transactions touchant les maisons déjà existantes n’a progressé que de 0,3 % pour l’ensemble du Canada.Au total, il s’est vendu près de 200 000 unités.Il y a tout juste un an, tous les observateurs ou experts de la scène immobilière s’attendaient à ce que 1994 marque la fin du cauchemar qui pèse sur cette activité économique depuis le début de la dernière récession.Entre une retraite alors prévue des taux d’intérêt et la diminution soutenue des valeurs au cours des deux années antérieures, les experts croyaient que l’immobilier était appelé à sortir du marasme.D’autant plus, qii’une meilleure performance au chapitre de la création d’emplois était déjà en cours.Rien n’y fit En effet, selon les chiffres commu- niqués par le président de l’Association, la valeur moyenne dans les principaux marchés du pays est restée, en général, au niveau qui fut le sien en 1993.Ainsi, le prix moyen de l’unifamiliale située dans la région montréalaise a diminué de 0,5 % pour se situer à 113,712 $ en 1994.À Toronto, la valeur médiane a progressé de 1,2 % pour s’établir à 209 000 $ malgré une progression étonnante d,e 13,5 % des transactions.À Québec, le prix a augmenté dp 1 % pour se fixer à 89 000 8- Le nombre de ventes dans cette région a augmenté de 2,6 % à peine, soit à 4,386 unités.En fait le seul marché qui se distingue de ce qui a été constaté partout ailleurs, la seule ville à avoir fait, pour ainsi dire, cavalier seul, est Vancouver où malgré un recul de près de 4 % des ventes, la valeur a fait un bond de 8,5 % pour se fixer à 303,535 $.Faisant écho aux propos tenus plus tôt cette semaine par M.Jacques Pelletier, économiste au sein de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), M.Schnarr a soutenu que «l’année avait commencé en lion, mais le marché de la revente des maisons a ralenti considérablement à mesure que les taux d’intérêt hypothécaires augmentaient».À preuve, pour le seul mois de décembre, les ventes enregistrées ont chuté de 9 % à Montréal, 20 % à Toronto, 10 % à Québec, 27 % à Vancouver, 27 % également à Saint-John, 31 % à Calgary, 17 % à Edmonton, et.62 % daps la région d’Ottawa.À court terme, le président de cette association pan-canadienne s’attend à ce «qu’à cause de la lourde charge de la dette au Canada, il soit difficile pour les taux d’intérêt de baisser devant l,es taux d’intérêt à la hausse aux Etats-Unis.Les marchés financiers ne sont pas encore convaincus qu’il y a des progrès significatifs à ce sujet La question ne sera pas résolue tant que le gouvernement n’aura pas réduit considérablement ses dépenses.«Nous avons tous vu récemment les conséquences que peuvent imposer les marchés financiers sur les pays fortement endettés.L’expérience du peso mexicain et la récente faiblesse de la devise canadienne ont de sérieuses répercussions pour les Canadiens et Canadiennes».La crise financière amorcée au Mexique le 19 décembre dernier s’est soldée par une augmentation prononcée de 50 points, en général, des taux hypothécaires.De sorte que l’hypothèque d’un an fermée est actuellement à 10 %, soit pratiquement 5 % de plus qu’à la même époque l’an dernier.De fait, il est prévisible que le premier trimestre de la présente année va se terminer sur une note encore plus négative que lors de la période correspondante en 1994.D’autant plus, qu’une autre majoration des taux au cours du trimestre en cours est à l’horizon.Cela étant, à l’instar de nombreux économistes, M.Schnarr s’attend à ce que les taux amorcent une pente descendante au cours du deuxième semestre.Bref, le scénario prévue pour cette année risque d’être l’inverse de celui observé l’an dernier: soit un premier semestre monotone et un deuxième semestre plus dynamique.S e rge T r u f f a u t Kl.Les magasins People font faillite LE DEVOIR Les difficultés financières de la chaîne Wise ont eu raison des magasins à rayons Peoples qui déclarent faillite.Les 73 succursales installées au Québec, en Ontario, et dans les provinces de l’Atlantique ferment leurs portes entraînant du même coup la mise à pied d’un peu plus de mille employés.Quant à l’avenir des magasins Wise et de la bannière Wizmart, qui emploient environ 1500 salariés, l’entreprise pourra procéder à la liquidation de ses inventaires pour payer ses créanciers.Ai .«¦».Pi mm COLLÈGE NOTRE-DAME 3791, chemin Queen Mary, Montréal H3V 1A8 (514) 739-3371 DERNIERE SEANCE Le samedi 21 janvier 1995 pour les candidats à la 1re et à la 2e secondaire N.B.Les candidats à ta 3e, 4e et 5e secondaire doivent d’abord soumettre au Service des admissions les deux plus récents bulletins.La procédure sera ensuite communiquée.Début des examens : 13 h 30 Durée des examens : 3 heures Frais : 35$ Les candidats se présentent sans rendez-vous et doivent avoir en leur possession une photocopie du bulletin de juin 1994 et celui de l'année en cours.Pierre Nadeau LA’TÉLÉVISION INTERNATIONAIE ?Peut varier.Consultez votre càblodistributeur Le monde en français ! REDACTEURS EN CHEF Le samedi à 18 h Animée par Pierre Nadeau, une émission qui réunit chaque semaine, journalistes,1 politicologues et diplomates des cinq continents pour un tour d'horizon des grands événements dans le motode à TV5, câble 15*.Produit par Larry Shapiro, Les Affaires Mondiales, en collaboration avec TV5.Pierre-de-Coubertin (tiers-temps éducation physique) 4660j me Charleroi Montréal-Nord - 596-5360 Découvrez nos écoles primaires (langues étrangères et ouverture au monde) 360.avenue Clarke Westmount - 596-5721 (ônêntâtîon scientifique pour enfants doués) 10050.rue Durham Montréal - 596-5200 concentration ballet 6e année du primaire) â05.rue Laurier Est Montréal - 596-5770 Ecole Internationale de Montréal Fernand-Seguin à vocation particulière.19 janvier.de 13 h à 16 h 17 janvier, soirée d'information, de 19 h à 21 h 18 janvier, de 13 h à 15 h Cours dispensés par l’École supérieure de danse du Québec.Programme élaboré par la Commission scolaire Sainte-Croix.25 janvier, de 9 h 15 à 11 h 30 et de 13 h à 14 h 30 soirée d'infonnation, 1er février, à 19 h 30 ŒCM 25 janvier.de 9 h à 11 h 30 (visite guidée) soirée d'information, 17 janvier, à 19 h «On vous ouvre les potites de notreyolj»» Sainte-Gertrude — 1 I B 4 I.E I) E V 0 I R , L E S S A M I! I) I 1 1 E T I) I M A N C II E I 5 .1 A N V I E 11 I !» !» '» PERSPECTIVES „ ,S - .Le budget de la dernière chance?Pour les analystes du Groupe BCA, le ministre des Finances devra agir sur le déficit\ d'autant plus rapidement que la prochaine récession pourrait survenir plus tôt que prévu PHOTO JACQUES GRENIER Gérard MacDonneH Une expérience RECONNUE MONDIALEMENT DANS LE SECTEUR INDUSTRIEL, EN ÉNERGIE, EN INGÉNIERIE GÉNÉRALE, EN ENVIRONNEMENT ET EN TRANSPORT.LA SYNERGIE DE QUELQUE 5000 CERVEAUX VOUÉS À LA QUALITÉ.• Le RÉSULTAT : UN CHEF DE FILE DANS UN MONDE SANS FRONTIÈRES.SNC • LAVALIN Un monde de génie, tourné vers l'avenir 2, Place Félix-Martin Montréal (Québec) H2Z 1Z3 Téléphone (514) 393-1000 Télécopieur (514) 866-0795 JEAN CHARTIER LE DEVOIR Le Canada entrera à nouveau en récession en 1996, de sorte que Paul Martin, le ministre des Finances, ne dispose que d’un seul budget — deux au maximum — pour redresser la situation catastrophique du déficit fédéral.Et gare au lâchage international à ce moment-là: il sera aussi brutal sur la monnaie que le lâchage actuel du Mexique.Tel est l’avertissement lancé par Gerald MacDonell, le directeur de la revue BCA Interest Rate Forecast, l’une des publications du groupe Bank Credit Analyst (BCA), la maison de prévision économique la plus prestigieuse de Montréal, lors d’une entrevue exclusive accordée à ses bureaux de la tour Scotia, rue Sherbrooke.Toutes les grandes institutions financières américaines sont abonnées à ces publications et le rayonnement du groupe s’étend du côté de l’Europe et de l’Asie.BCA, sous la direction d’Anthony Boeckh, un diplômé de McGill, offre les prévisions qui sont les plus écoutées à Wall Street.Et, avec tous les économistes de son groupe, il est pessimiste (bearish) pour le Canada.Marc Lévesque, l’éditeur adjoint de la revue The International Bank Credit Analyst, exprime une insatisfaction profonde par rapport au redressement envisagé par Paul Martin.Et il fonde son avis sur un examen de la conjoncture nord-américaine.L’économie américaine achève la première phase de son nouveau cycle économique, dit-il, la première de trois phases, celle de la reprise initiale.Cette phase 1 sera interrompue lors du deuxième semestre à la suite du resserrement du crédit à court terme.«En fait, les Etats-Unis sont dans la même situation qu’en 1984, explique Gerard Mac-Donell.Ils sont à un moment critique du cycle.» Le directeur de la publication exprime ainsi la perspective des investisseurs: «Le marché obligataire américain a connu en 1994 sa pire année depuis 1927.En effet, les obligations gouvernementales américaines d’une échéance de 30 ans ont perdu 20 % de leur valeur.Elles offrent maintenant un rendement de 8 % en regard d’une inflation à 2,7 %, pour un taux d’intérêt réel supérieur à 5%.» Heureusement, la chute des obligations américaines arrive au bout de sa course, selon l’équipe du Bank Credit Analyst.Dorénavant, les titres à court terme bons du Trésor et «Fed Funds», écoperont, hs perdront 100 à 200 points de base d’ici l’été et cela aura bien «Les investisseurs internationaux considèrent le Canada au même niveau que l’Italie et la Suède, comme un pays problématique de l’OCDE.» sûr un impact sur l’économië canadienne.Les prévisionnistes soulignaient en début de semaine le danger de l’absence d’un écart entre les titres au jour le jour au Canada et aux États-Unis.Le directeur .de la revue sur les taux d’intérêt blâme les autorités de la Banque du Canada pour ce qui est arrivé récemment: «C’est leur crédibilité qui- est en jeu.Les Fed Funds étaient mardi matin à 5,60 % aux États-Unis et les taux au jour le jour pour les li-1 quidités interbancaires au Canada se situaient à 5,60 %.L’inexistence d’un écart a nui considérablement au dollar canadien», a insisté M.MacDonell.«La Banque du Canada ne sent pas la nécessité de créer un soutien mais la conséquence en est que les milieux financiers n’accordent pas leur pleine confiance à la Banque du Canada.» Pour lui, le départ de John Crow se fait terriblement sentir en ce moment.La situation financière américaine est sous contrôle.Mais pas la situation canadienne.Lors de la prochaine pause de la croissance aux États-Unis, le Canada écopera: «Les investisseurs internationaux considèrent le Canada au même niveau que l’Italie et la Suède, comme un pays problématique de l’OCDE.» Du côté américain, l’inflation augmentera de 2,7 % en 1994 à 4 % au plus en 1995, prévoient les deux économistes.Mais les marchés financiers préfèrent envisager le pire, à savoir une dégradation à 5 % du niveau de l’inflation américaine, voire pire encore.Marc Lévesque indique que la Réserve fédérale et les banques centrales des pays industrialisés ont réalisé que l’inflation est néfaste et en conséquence elles ont favorisé la politique monétaire de redressement.Gerard MacDonell ajoute: «C’est depuis 15 ans que les banques centrales agissent et on est parvenus il y a cinq ans à la réalité d’un bas niveau d’inflation.» Même si le chômage baisse sous les 5 % aux États-Unis cette année — ce qui arri- vera, selon les deux économistes — cela n’aura pas d’impact sur l’inflation.Au Canada, «l’assurance-chômage empêchera le chômage de diminuer au même niveau qu aux États-Unis, voire sous les 8 %.C’est structurel», dit M.MacDonell.Le directeur de Bank Credit Analyst, Anthony Boeckh, prévoit dans sa revue que le prix de l’or tombera sous le seuil des 370 $ sous peu.L’or, valeur-refuge et symbole des craintes inflationnistes, «a cassé sa moyenne des 40 dernières semaines récemment, écrit-il, et il va tester son plancher de 1994 au cours des prochains mois.Toutefois, le déclin sera graduel.Nous continuons à percevoir un biais à la baisse pour les prochains trois à six mois.Ce marché est vulnérable d’une perspective technique».Gerald MacDonell ajoute: «Rien ne justifie une montée de l’or comme au début des années 1980.Le plancher de 330 $ peut être testé en 1995 ou en 1996.» De manière globale, le Canada n’est pas dans une conjoncture favorable.Le taux d’inflation s’y situe aussi bas que 1,5 % tandis que le rendement des obligations à long terme atteint 9,5 %, de sorte que le Canada procure un rendement réel de 8 % aux investisseurs, ce qui est exceptionnellement élevé.Cette réalité fera très mal à l’économie canadienne dans six mois.C’est dans ce contexte que personne ne croit à un redressement prochain de la dette publique.Le Canada est en train de devenir le mouton noir de l’OCDE, avec l’Italie.DEFICIT BUDGETAIRE EN % DÜ PIB Lors de la prochaine pause de la croissance aux États-Unis, le Canada écopera 15 10 0 ( (; SOURCE OCDE Ce tableau de l’OCDE place le Canada en 10e position pour le déficit budgétaire accumulé, avant la Finlande, la Belgique et la France.Toutefois, cela ne comprend pas les dettes des provinces et des municipalités.On arrive alors entre PItalie et la Suède.Il ne reste ensuite que la Grèce.A A la Banque du Canada Une colombe a-t-elle remplacé le faucon?JEAN CHARTIER LE DEVOIR Le gouverneur de la Banque du Canada, Gordon Thiessen, n’a pas du tout le crédit de son prédécesseur John Crow auprès des milieux financiers internationaux.On s’est interrogé ces dernières semaines à son sujet — on a jugé qu’il e$t une colombe — et cela a pesé lourdement dans les attaques répétées contre le dollar canadien.Si John Crow était encore aux commandes de la politique monétaire, sa seule présence aurait soutenu le dollar canadien, dit-on.On se demande si une «colombe» a remplacé un «faucon» à la banque centrale.Et le marché requiert des comportements de «faucon» du point de vue monétaire depuis plus deux mois.Déjà, Paul Martin était perçu comme un «mou» et cela a grandement nui au dollar canadien depuis un an.Il n’a rien fait, dit-on, depuis sa nomination comme ministre des Finances pour résorber le déficit.Cette fois, les financiers veulent des gestes pour redresser la situation budgétaire désastreuse avant un répit au dollar canadien.Dans les milieux financiers, on exprime la crainte que le 2e budget Martin sera «nul, à l’instar du premier».Voilà pourquoi le dollar canadien a glissé lentement, de 10 cents en tout depuis février 1993, de la hauteur des 80 cents US à 70 cents US.La chute est devenue rapide et virulente depuis deux mois (le dollar canadien a perdu 4 cents depuis octobre).VOIR PAGE SUIVANTE: BANQUE é Des analystes de la conjoncture se demandent si le dollar canadien aurait connu le même glissement si M.John Crow (à gauche) n’avait pas été remplacé par M.Gordon Thiessen à la tête de la Banque du Canada.i» (3uand il s’agit de compter sur les meilleurs pour le développement de votre entreprise, vous devriez toujours traiter avec un comptable agréé.Grâce à son expérience acquise auprès de nombreuses entreprises et à sa vision globale des affaires, le comptable agréé saura vous conseiller aim que votre entreprise atteigne ses objectifs de développement.Les compétences d’un CA débordent largement les domaines de la vérification financière et de la fiscalité pour aussi s’étendre à la gestion et à la planification stratégique.Dans tous les cas, faites appel au professionnel qui voit au-delà des chiffres : votre CA.Comptables Il A agréés 11\
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