Le devoir, 27 janvier 1995, Cahier A
! i ?FONDÉ EN 1910 ?-i LE DEVOIR PERSPECTIVES LeS 1000 jours de Sarajevo Malgré tout, un symbole et un espoir MONTREAL LES ACTUALITES ^.irrw POLITIQUE Françoise Bertrand ne jette R ^ % Les bars feront $ ^ |f Roméo Dallaire la pierre à personne lit la police «embarrassé» PAGE A 3 PAGE A 4 PAGE A 5 Balladur et Chirac s’engagent à reconnaître un Québec souverain À l’occasion du millième jour du siège de Sarajevo, des centaines de personnalités — maires de grandes villes, intellectuels européens — se rendent aujourd’hui sur place pour «célébrer», jusqu’à dimanche, la douloureuse commémoration d’une guerre qui n’en finit plus.Il y a mille jours, le 2 mai 1992, un train quittait la gare de Sarajevo.Il n’en est jamais revenu.Là-haut, sur les flancs de cette cuvette maléfique au fond de laquelle repose la capitale bosniaque, des milliers de miliciens serbes, appuyés par l’armée de Belgrade, scellaient tous les accès de la ville.Ainsi commençait le siège de Sarajevo, devenu le synonyme contemporain du martyre, mais aussi de la résistance sociale à la folie guerrière.C’était une ville magnifique, où mosquées, églises orthodoxes et cathédrales catholiques s’observaient les unes les autres.Une ville où des Croates, des Serbes et les Musulmans les moins intégristes du monde cohabi-se mariant souvent entre eux.Une ville à forte densité «musulmane», certes.mais où les filles ne se voilaient pas et où les gars buvaient leur slivovica sans états d’âme.Il y avait trois Sarajevo.Une vieille ville fleurant l’Orient; une ville plus moderne, le long de la Miljacka, aux parfums austro-hongrois; puis une grande ceinture industrielle socialiste comme l’ex-Europe communiste en a produit à la douzaine.Et puis, plus loin encore, tout autour, les hauteurs de ces belles collines qui allaient devenir le repaire sinistre des agresseurs.Il n’y a pas onze ans, dans cette ville enchanteresse, la jeunesse du monde entier célébrait les Jeux olympiques et l’amitié entre les peuples.Aujourd’hui, Sarajevo vit au rythme des canalisations brisées, de la pénurie permanente, des coupures d’eau, d’électricité et de gaz, des sachets de riz de l’aide internationale et des files d’attente par 12 degrés sous zéro pour remplir un bidon d’eau potable.Certes, la douleur physique n’est plus aussi aiguë qu’il y a un ou deux ans; l’été 1994 a même laissé miroiter un relatif «retour à la normalité».Mais c’est un «après-guerre» en trompe-l’œil: Sarajevo reste une ville prisonnière, une ville sous globe, qui respire par à-coups et grâce à l’aumône internationale, où l’on ne peut sortir et entrer à sa guise.Certes, les francs-tireurs ne réclament plus leur lot quotidien de dizaines de victimes — femmes et enfants compris — comme aux plus noirs jours de 1992 et 1993: 10 000 morts au total.Les horreurs du marché central, lorsque 68 personnes ont été fauchées un samedi matin de février 1994 par un obus, ne sont plus à l’ordre du jour.Mais la ville est toujours encerclée, surveillée de loin par des forces serbes, auxquelles répond sporadiquement une armée bosniaque qui n’est plus tout à fait l’agneau innocent des débuts.Question lancinante: le «modèle Sarajevo» a-t-il été embelli pour accabler encore plus que de raison les force serbes et leur idéologie de l’épuration ethnique?Après tout, la paix intercommunautaire dont toute la Bosnie était le symbole a «tenu» à l’époque d’un gouvernement autoritaire — le communisme de Tito — avant de s’effriter dans «l’ère de la liberté» d’après la chute du mur de Berlin.Pourtant, on n’invente pas ces mariages mixtes par milliers, qui touchent 35 % de la population de la capitale; cette convivialité bon enfant des rues étroites de la vieille ville; cette pratique de la cohabitation sur fond de langue commune, élaborée au cours des siècles et par-delà tous les régimes.«Es-tu Serbe ou Musulman?Réponds, et réponds bien!», demande aujourd’hui le militaire.«Je suis Bosniaque et Sarajévien!» répond le civil dont la mère est serbe, le père musulman et les aïeux croates.Aujourd’hui, sous les coups de boutoir des bombes et de l’idéologie guerrière qui force tout un chacun à choisir son camp, on parle d’une «ethnicisation» musulmane de l’armée et du leadership politique de la Bosnie.«L’agneau» multiethnique des débuts, offert à la décapitation, s’est indéniablement durci au fil des mois.L’identité musulmane s’affirmerait de plus en plus: ainsi, cet automne, des oulémas ont colporté à la radio une propagande hostile aux mariages mixtes.De tels incidents laissent en effet penser que la bonne entente ser-bo-croato-musulmane dans la vie quotidienne commencerait à vaciller.Et pourtant.À l’heure où, cinquante ans plus tard, le monde entier se souvient d’Auschwitz et de l’Holocauste, Sarajevo se dresse comme le symbole contemporain de la résistance à la purification ethnique, comme le contre-exemple obstiné de la fatalité de la haine, comme l’os dans les plans de séparation de l’ex-Bosnie-Herzégovine en trois minirépubliques homogènes, comme l’endroit où des citoyens refusent de se laisser diviser contre leur gré.Capitale moderne de la tragédie et de l’absurde, où Susan Sontag monte Beckett et où l’on joue Bach sous les bombes, où les hommes continuent de porter cravate et les femmes de se maquiller, Sarajevo n’a pas encore basculé.Magnifique singularité façonnée par l’Histoire, vivante accusation pour une Europe embarrassée qui a regardé le massacre en fournissant brancards, pansements et cartes géographiques bariolées, Sarajevo la pluriethnique, Sarajevo la tolérante, reste un espoir pour l’humanité.taient sans peine, ' François Brousseau ?INDEX Agenda.B7 Avis publics.Ai) Classées.JV4 Culture.B9 Économie.«48 Éditorial.«410 Le monde.«47 Mots croisés__44 Les sports.B6 M É T É O Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Max: -10 Québec Ensoleillé avec passages nuageux.Max:-12 Détails en A 4 HA, W CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS S7 il n’en tient qu’aux deux principaux candidats à la présidence française, le premier ministre Edouard Balladur et le maire de Paris Jacques Chirac, la reconnaissance diplomatique d’un éventuel Québec indépendant ne pose pas de problème.Tout au long de la troisième journée de son voyage officiel à Paris, Jacques Parizeau a donc continué hier à collectionner les déclarations, parfois nuancées, de «non-indifférence» face au débat référendaire qui s’amorce au Québec.L’attitude la moins spectaculaire niÿis la plus surprenante est venue du premier ministre Edouard Balladur.Le candidat à la présidence, qui est donné gagnant dans tous les sondages, a déclaré en réponse à un journaliste qui l’interrogeait sur la reconnaissance d’un Québec indépendant: «Le premier ministre (Jacques Parizeau) vient de faire des recommandations.Je ne doute pas qu’elles seront suivies.» Or, Jacques Parizeau venait justement de demander au premier ministre de recommander au fùtur président qui sera élu en mai — et qui pour- rait bien être Édouard Balladur lui-même! — «d’aborder avec sympathie le nouveau pays qui apparaîtra».Malgré Je vocabulaire diplomatique que manie avec dextérité Édouard Balladur, jamais un premier ministre français n’était allé aussi loin sur cette question.D’autant VOIR PAGE A 12: PARIZEAU VOIR AUSSI EN PAGE A 5 ¦ Chrétien rabroue Chirac ¦ Les Français sont bons diplomates, dit Johnson PHOTO JACQUES NADEAU REGAILLARDIS par le froid vif, des élèves de l’école Murielle-Dumont, de Pierrefonds, ont dévalé sur des «tripes» les pentes du parc des îles, des pentes bien enneigées grâce aux salves des canons à neige lancées en prévision de la fête des Neiges qui débute vendredi prochain.Nos informations en page A 3.* .".Quels symboles our Quelle mémoire?Entre Juifs et Polonais, le malaise persiste autour d’Auschwitz Plus d’un millier de personnes ont suivi hier les pas des 1,5 million de Juifs tués à Ausehwitz-Birkenau et se sont rassemblées devant les chambres à gaz et les fours crématoires pour marquer le cinquantenaire de la libération de ce camp de concentration nazi par l’armée soviétique.À Cracovie, le président polonais, Lech Walesa, a présidé les cérémonies officielles et dénoncé les atrocités commises par les nazis.Nos informations en page A 7.LUC ROSENZWEIG LE MONDE Au mois d’août 1993, un colloque international rassemblant historiens, philosophes et religieux était réuni autour du thème: «L’avenir d’Auschwitz: conserver les ruines?» Cette interrogation suscita chez les survivants et les dépositaires de la mémoire de la Shoah des clivages profonds.«Laissons pourrir ce lieu maudit!», s’écriaient les uns, tandis que d’autres estimaient que la VOIR PAGE A 12: AUSCHWITZ conservation, voire la reconstruction des lieux réels de la souffrance et de la mort étaient nécessaires à la lutte contre l’oubli.D’autres enfin, comme Serge Klarsfeld, proposaient de reconstituer l'ancienne rampe d’arrivée où était effectué le tri de ceux qui étaient immédiatement envoyés dans les chambres à gaz, et de laisser se dégrader les autres traces matérielles «dont le sort, affirmait-il, doit être Fusions d’hôpitaux Saint-Michel et Fleury ouvrent le bal ISABELLE PARÉ LE DEVOIR " 3 our survivre aux compressions massives qui s’en .viennent, les hôpitaux Saint-Michel et Fleury ont ( éjà commencé à préparer leur fusion et pourraient décÊ ( er de ne faire plus qu’un dès avril prochain.Alors que l’on discute de fermetures et de fusions à Montréal, ces deux hôpitaux d’environ 250 lits chacun, situés dans le nord de la métropo- , le, ont décidé de passer aux actes «Un n a plus avant que d’autres ne les destinent à la guillotine.Des pas importants ont déjà été franchis dans cette voie, les conseils d’administration ayant formellement mandaté en décembre dernier les directeurs généraux des deux hôpitaux d’étudier «la complémentarité» et «la fusion» de leurs établissements.«Les objectifs de réductions budgétaires nous font penser qu'on n’a plus tellement le choix.H faut trouver des solutions pour ne pas diminuer l’offre de services», affirme le directeur général de l’hôpital Saint-Michel.Bertrand Girard, d’avis que les compressions attendues d’environ 4 % du budget l’acculent au pied du mur.Mardi soir der- tellement le choix.Il faut trouver des solutions pour ne pas diminuer l'offre de services.» VOIR PAGE A 12: FUSIONS Guerre d’usure au Salon de la race Le débat sur la liste électorale permanente s’envenime i GILLES LESAGE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le débat sur le projet de loi 40 qui établirait une liste .électorale permanente s’envenime à l’Assemblée na- T tionale.Le leader parlementaire du gouvernement et ministre responsable de la réforme électorale répète qu’il en a contre les fraudeurs «potentiels», dont il évalue le nombre à 300 000.L’opposition officielle lui rétorque que ces allégations sont méprisantes pour l’ensemble des immigrants et a entrepris un filibuster (blocage systématique) pour retarder et, si possible, empêcher l’adoption du projet litigieux.Mardi et mercredi, la Commission des institutions a entendu les interventions d’organismes intéressés ainsi que du directeur général des élections.Hier matin, dès la reprise des travaux sessionnels proprement dits, le ministre Guy Chevrette a été mis sur la sellette par la députée libérale de La Pinière pour des propos qu’il a tenus devant les médias, laissant entendre que de 250 000 à 300 000 membres des communautés culturelles voteraient illégalement (sans avoir la citoyen- VOIR PAGE A 12: GUERRE POLITIQUE Québec veut vite s’entendre avec les Inuits PAGE A 5 Ils n’ont pu attendre la fête.t I I -h i V A ce prix-là, tout le monde peut être en affaires «*»' !t SAKHO GRAND MEDIUM vous aiddjg résoudre vos problèmes - Sentiments -Réconcilialion - Change en affaires.Etc.937-2402 .ARTISAN-DEMENAGEUR « Courtois, ponctuel, attentionné/' ‘ JEAN-PIERRE, 598-1761.':) ’¦)?GILLES J0D0IN TRANSPORT INC ' ° Déménagements de tous genres.SjYd-î fT1 cialité: Appareils éleclriques.Assurance^ complète.253-4374.‘ t .-TfJû AUTOMOBILES Eî£ h CITROEN CX1976 y: (.[ Blanche, suspension hydraulique.Superbe.8,000$.387-2147.-Tinnt ECES ECES SOEUR ALBERTINE ASSELIN C.N.D.À Montréal, le 25 janvier 1995 à l’âge de 92 ans est décédée Soeur Albertine Asselin, S.S.Virginie-de-France native de Joliette.Soeur Albertine Asselin a fait profession à la Congrégation de Notre-Dame en 1928.Elle laisse dans le deuil outre sa famille religieuse: Une belle-soeur, Mme Jeane Asselin (Édouard), un beau-frère, M.Aristide Pelland (Alma) et plusieurs neveux et nièces, parents et amis.Exposée à la maison mère le 27 de 14h à 21h.Les funérailles auront lieu le 28 janvier à 10h en la chapelle de la maison mère, 4873, avenue Westmount.L'inhumation se fera au cimetière de la Côte-des-Neiges.Direction Alfred Dallaire Inc.RODOLPHE :!1 CLERMONT 1 À l’Hôpital Charles-^ Lemoyne, le 25 janvier1.1995, à la date de sotj 93e anniversaire, esi décédé Rodolphe Clef-mont, ex-président de la * compagnie Wilfred Cler*T mont Ltée, époux de-Fernande Primeau.y Outre son épouse, il lais-, se dans le deuil sesj enfants, Yves (Madelei-; ne Bonneau), André-/ (Thérèse Vien), Louise?(Pierre Calvé), sa brue • Hélène Larose (feu Ber-, nard Clermont) et PaulK ne Lortie ainsi que plü-^ sieurs petits-enfants et arrières-petits-enfants._ Il laisse également dans le deuil ses belles-soeurs et beaux-frères, Henri et Denise Dorion, Jacques et Anna Pri-meau, Maurice et Huguette Primeau, ainsi qu'un grand nombre de cousins et cousines.La famille recevra les condoléances à l'église, une heure avant le service religieux qui sera célébré à 11 h le lundi 30 janvier 1995, en l'Église; de Saint-Thomas-d’A-» quin, 311, Queen, Saint-.Lambert.1 i Parents et amis sont, priés d'y assister sans autre invitation.Direction Urgel Bourgie Ltée AIDER LE MONDE MOT À MOT CODE rorrif y fee S i 1 ^^5C L E I) E V OIK.I.E V E N 1) Il E I) I 27 .1 A N V I E R I I) !) 5 A 5 r I LE DEVOIR P 0 LIT1Û U E Les Franco-Ontariens k obtiendront-ils la pleine gestion de leurs écoles?SUZANNE DANSEREAU PRESSE CANADIENNE Toronto — Le ministre de l’Éducation de l’Ontario, Dave Cooke, promet de répondre favorablement au rapport de la Commission royale d’enquête sur l’éducation de l’Ontario, qui propose entre autres de donner aux francophones de la province la pleine gestion de leurs écoles.M.Cooke a jugé «très sérieux» ce volumineux rapport qui comprend 167 recommandations et qui fait suite à 20 mois de consultations.Il a reçu un accueil positif de la part des leaders de la communauté francophone.Intitulé Pour l'amour d'apprendre, le rapport propose une transformation «radicale» du système d’éducation, a estimé hier l’un des coprésidents de la Commission, Gérard Caplan.On veut améliorer la formation des professeurs, consacrer plus d’argent à l’enseignement aux tout-petits et notamment ouvrir l’école aux enfants de trois ans, augmenter la participation de la communauté dans les écoles, et favoriser, l’entrée massive des ordinateurs dans les écoles, a-t-il précisé.La Commission propose aussi de rendre le système d’éducation à la fois plus rigoureux, plus centralisé et plus flexible, a poursuivi la coprésidente Monique Bégin, ef rééquilibrer l’exercice du pouvoir entre le ministère de l’Éducation, les écoles et les conseils scolaires, a-t-elle ajouté.Plus concrètement, le rapport propose de prolonger de un à deux ans la formation des maîtres et obliger ces derniers à suivre un perfectionnement à tous les sept ans.De plus, il recommande la création d’un Ordre des professeurs, comme il en existe dans d’autres provinces.Pour les élèves, le rapport suggère d'éliminer progressivement la 13e année mais de les faire commencer l’école à l’âge de trois ans, comme cela se fait en France.La Commission recommande de centraliser davantage la programmation scolaire.Selon elle, l’élaboration du programme d’études devrait relever de la province à 90 %, le bulletin aussi, et de nouveaux tests à l’échelle provinciale devraient être établis pour vérifier les connaissances en lecture, écriture et mathématiques.Le rapport Caplan-Bégin estime que les professeurs — «ces héros» — devraient être au centre de la nouvelle réforme, mais que pour les aider, il faut créer dans chaque école un conseil scolaire-communautaire composé de parents, d’élèves et de représentants de la communauté qui participeraient aux tâches non scolaires.Le rapport de la Commission royale ne recommande pa$ d’abolir les conseils scolaires.Mais il suggère qu’on réduise leur pouvoir au profit des professeurs, des directeurs d’écoles et du ministère.On sait que les Franco-Ontariens réclament que la province leur donne enfin la pleine gestion de leurs conseils scolaires, telle que garantie dans la Ch'ârte canadienne des droits et libertés.Parizeau à Paris Les Français sont bons diplomates, dit Daniel Johnson A uébec (PC) — Le chef de l’opposition libérale, Da-niel Johnson, n’a vraiment pas vu d’appui à la thè-sede la souveraineté du gouvernement du Parti québécois dans les propos prononcés hier à Paris par le premier ministre français Édouard Balladur, ni dans ceux dm maire de Paris et candidat pressenti à la présidence de,la République française, Jacques Chirac.Qui plus est, M.Johnson trouve que le voyage de M.Parizeau représente un échec lamentable parce qu’il n’apporte rien aux chapitres des investissements et de la création d’emplois.«Je n’ai saisi d’aucune façon, a-t-il dit, que la classe française plaide pour l’indépendance du Québec.L’objectif du voyage, on le voit maintenant, ce n’était pas; la création d’emplois, c’était plutôt d’aller chercher une espèce d’accolade comme on va en chercher en France quelquefois.» Hier, à Paris, MM.Balladur et Chirac, en présence de M.Parizeau, ont clairement laissé entendre, pour la première fois depuis l’époque du général de Gaulle, que si jamais les Québécois choisissaient l’indépendance, ils reconnaîtront évidemment le nouveau pays.Pour M.Johnson, ces déclarations démontrent ce que les Français font de mieux depuis des centaines d’années, soit la diplomatie.} ciateurs, M.Cliche a prétendu hier qu’une en» q tente de principe est toujours «fort probables») pour le 30 avril, ou peu après cette date.G Avis que ne partage pas du tout Zebedee ! ! Nungak, premier vice-président de la société-û Mativik, l’entité qui gère les 90 millions $ accordés aux Inuits en vertu de la Convention de ltit',4 Baie-James.«La déclaration de M.Cliche ne mô >: surprend pas.Ce serait dans leur intérêt de donu ; ) ner l’impression que l’on est au bord d’uné'i i grande entente historique avec les Inuits, a pr'éL'-cisé M.Nungak, rejoint hier à Kangirsuk.Mais quant à une entente imminente, je n’en saiâ«l rien.» Selon M.Nungak, il reste énormément de chemin à parcourir avant que l’on puisse parler d’entente.Les négociateurs n’ont jusqu’ici fait qu’effleurer la question du transfert des pleins pouvoirs sur l’éducation, les services sociaux, la gestion des terres, etc.Les Inuits veulent égale: .ment mettre sur la table la question du partagé"’ des revenus provenant de l’exploitation des ri- i chesses naturelles, tel qu’offert aux peuples au*j j tochtones par Jacques Parizeau peu après s^j | prise du pouvoir en septembre dernier.Et lès-j leaders inuits seront obligés de consulter leur j peuple, probablement par l’entremise d’un réfé- ; rendum, avant de parapher une entente.! D’après M.Nungak, il est peu probable que tout j ces objectifs soient atteints avant le 30 avril.Le PLQ soumet son plan de stratégie référendaire ce week-end à ses militants PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Après avoir longtemps donné une impression de désorganisation, le camp du NON est prêt à passer aux actes.La direction du PLQ soumettra à ses militants son plan de stratégie référendaire: miner la crédibilité de l’avant-projet de loi gouvernemental, en convainquant les Québécois que souveraineté veut dire séparation.Et ainsi clarifier l’enjeu de la campagne référendaire.C’est le sens de l’importante réunion du conseil général qui se tiendra cette fin de semaine à Québec, auquel participeront les 400 délégués d’associations de comté et de groupements régionaux, ainsi que les députés, les membres des commissions permanentes et du comité exécutif du parti.Également à l’ordre du jour figurent une trentaine de résolutions à caractère politique, dont une de la commission jeunesse qui invite les libéraux à dénoncer le projet de réforme sociale du ministre fédéral Lloyd Axworthy.Une proposition susceptible de susciter de vifs débats.Pour l’essentiel cependant, les discussions porteront sur les orientations stratégiques qui guideront la campagne du camp du NON.Pendant un long huis clos, l’on débattra des objectifs, des facteurs clés du succès de la campagne qui s’amorce, du rôle des partenaires du NON et du partage des responsabilités.«La confusion que sème la question est,un point sur lequel on a l’intention de travailler.A la clarté est associée la crédibilité.Le sondage que nous avons publié cette semaine est un premier geste dans un des axes importants de notre stratégie», confiait au Devoir un haut stratège du parti.Dimanche matin, l’assemblée plénière sur «les enjeux du référendum» entendra le rapport du président du comité sur l'évolution du fédéralisme canadien, Maurice Richard.A sa première réunion, la semaine dernière, ce comité constitutionnel a clarifié son mandat à la demande de la commission jeunesse.Il a été convenu que le comité allait élaborer sur «l’avenir du Québec dans le Canada» un document qui sera publié non pas après mais avant le référendum.«Il faut offrir quelque chose de concret avant le référendum», indiquait hier au Devoir lç président de la commission jeunesse, Claude-Éric Gagné.Les délégués auront également droit à des exposés du président du comité référendaire du parti, Michel Bélanger, et du professeur Stéphane Dion, de l’Université de Montréal.Après les travaux en ateliers sur l’identité culturelle, le discours référendaire et l’économie, le chef du parti, Daniel-Johnson, prononcera l’allocution de clôture.Comme ce lut souvent le cas lors des réunions , antérieures du conseil général, les jeunes libé»» raux s’arrangeront pour secouer les colonnes du:1’ temple.A ce jour, le PLQ était demeuré discret! sur le projet de réforme Axworthy, voulant éviter-' de mettre le gouvernement Chrétien dans l’em- j barras.Or, les jeunes ont jugé que ce silenççy, complice avait assez duré.Leur proposition demande au parti de se prononcer contre la réfcfrï] me Axworthy, alléguant qu’elle prévoit des com- ¦ pressions dans les transferts aux collèges et uni,-’;; versités.Du même souffle, ils pressent le parti „ d’exiger d’Ottawa les points d’impôts de péréquation qui s’y rattachent v Conscient que ce geste d’irrévérence risque^ d’irriter un certain nombre de militants fédéra» ¦ listes, Claude-Éric Gagné se dit prêt à faire face fr’ la musique.«C’est sûr qu’il va y avoir un débat, ' mais le PDQ est là pour défendre les intérêts cfur Québec et on ne nous empêchera pas de'j ¦ iM prendre position.» L’ancien colonel Michel Drapeau le voit chef d’état-major des Forces armées canadiennes Roméo Dallaire «énormément embarrassé» JOËL BELLAVANCE PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le major-général Roméo Dallaire se dit «énormément embarrassé» par la croisade que mène un ancien colonel afin qu’il remplace le chef d’état-major John de Chastelain à la tête des Forces armées canadiennes.Le général de Chastelain, de son côté, a indiqué qu’il ne sentait pas son leadership contesté malgré les récents scandales qui ont éclaboussé l’armée, ajoutant du même souffle qu’il restera à son poste tant et aussi longtemps qu’il aura l’appui du gouvernement Chrétien.«Cela me gêne énormément, car cela n’amène absolument rien au débat que nous avons au sujet de la si-tuàtion des Forces années canadiennes.Je ne vois rien de positif dans tout cela», a déclaré hier M.Dallaire.Participant à la 58' assemblée générale annuelle de l’Institut du congrès des associations de la défense, à Ottawa, le major-général s’est cependant bien gardé de dire si ce poste l’intéressait.«J’ai rempli mes devoirs dans le passé.On m’a donné d’autres responsabilités, je vais continuer à les assumer.Mais le débat à savoir ce qui se passe au-dessus de moi n’a absolument rien à avoir avec ce que j’ai présentement dans mon assiette», a-t-il fait savoir.Le haut commandement de l’armée a été durement ébranlé cette semaine après que le ministre de la Défense David Collenette eut annoncé le démantèlement du Régiment canadien aéroporté, lequel compte quelque 660 soldats et est situé à Petawawa, en Ontario.Faisant fi de la recommandation du général de Chastelain, le ministre Collenette a sonné le glas de ce régiment — qui, a-t-il dit, «n’a plus la confiance de la population canadienne» — à la suite de la diffusion la semaine dernière de deux vidéos amateurs montrant les frasques choquantes de soldats en Somalie et à Petawawa.Neuf militaires de ce régiment ont également été accusés relativement au meurtre d’un jeune Somalien lors du séjour des Casques bleus canadiens en Somalie en 1992-1993.L’ancien colonel Michel Drapeau soutient depuis quelque jours que seul le départ du général de Chastelain permettra de redorer le blason des Forces armées canadiennes.Le major-général Dallaire, qui a fait ses preuves en dirigeant une mission de paix au Rwanda, est l’homme tout désigné pour le remplacer, estime-t-il.«Il y a une crise de confiance, une crise de leadership au sein des Forces.Je pense qu’il sera très difficile pour le général de Chastelain, après sa rebuffade publique, de garder la confiance des membres.Le général.Dallaire est lTiomme du moment et il a toutes les qualités nécessaires pour prendre le commandement et redonner confiance aux troupes», a-t-il opiné.Interrogé à ce sujet, hier, le général de Chastelain a dit ne pas être troublé de voir son leadership remis en question par un ancien colonel.Il a cependant refusé d’indiquer s’il discutera de son avenir avec le premier ministre Jean Chrétien lorsqu’il reviendra de son voyage en Amérique latine.«Je ne vois aucun problème à continuer à diriger les Forces armées tant et aussi longtemps que j’aurai la confiance des dirigeants du gouvernement et des troupes», a-t-il soutenu.Le chef de l’état-major a ajouté qu’il ne voyait pas se., dessiner une lutte interne visant à le remplacer.«Moi, je ne lutte pas de toute façon.Cela ne me fait absolument rien de partir si je nq suis plus valable pour les Forces armées canadiennes.A ce que je sache, il n’y a personne qui essaie de me remplacer.» Roméo Dallaire i Ar6 L E I) E V 0 I a I.E V E N I) a EDI 27 .1 A N V I E R 9 !) 5 CARRIERES ET PROFESSIONS L'École secondaire Marie-Victoria inc.pour ceux (pii croient encore à l'école.PROFESSEURES ET PROFESSEURS y/^ÉCOLE^ AfJ SECONDAIRE viK V/J MAIŒ-VTCTORJN L'École secondaire Marie-Vidorin est à la recherche de professeures et de pfofesseurs capables d'assumer une pleine charge d'enseignement dans l'une et/ou, l'autre des disciplines suivantes: Mathématiques, Sciences physiques, Éducation physique, Informatique, Français (langue première), Anglais (langue seconde), Formation personnelle et sociale et Enseignement moral.QUALIFICATIONS REQUISES - diplôme universitaire de premier cycle dans l'une ou l'autre des disciplines E récitées; revet d'enseignement de préférence; - expérience professionnelle d'enseignement (minimum 2 ans); - intérêt et compétence pour l'animation d'activités parascolaires.CANDIDATURES Les personnes intéressées doivent soumettre leur candidature au plus tard le 3 février 1995 en faisant parvenir leur curriculum vitae à: ÉCOLE SECONDAIRE MARIE-VICTORIN INC.10 748, rue St-Vital Montréal-Nord (Québec) H1H4T3 a/s de M.Gilles Léger Nj.B.Seules les personnes convoquées en entrevue recevront un accusé de réception.-n:, DIRECTEUR(TRICE) DE L’INSTITUT f[L’institut des sciences environnementales du fleuve Saint-Laurent' est une institution de recherche et d’éducation transdisciplinaire située à Cornwall, Ontario.L’Institut est soutenu par un partenariat formé de la ville de Cornwall, les comtés-unis de Stormont, Dundas et Glengarry, l’Université d’Ottawa, et le conseil Mohawk d’Akwesasne.Le «Projet d’habitation» visant à établir l’Institut sera complété en mai 1995 et le conseil d’administration est présentement à la recherche d’une personne dynamique et de niveau supérieur pour occuper le poste de Directeur(trice) administratif(ve).Cette personne devra posséder une formation scientifique solide et assumera la responsabilité des opérations financières, de l’obtention de contrats auprès des industries, des levées de fonds, ;.du marketing, de la promotion et de l’administration des installations ainsi que du développement continu de l’Institut.La personne choisie aura démontré une expérience administrative et financière à un échelon supérieur, possédera une formation en stmarketing, de l’expérience à travailler avec un conseil d’administration bénévole et des institutions académiques ainsi qu’une formation académique comportant les affaires, £d’administration et les sciences.La possibilité de communiquer dans les deux langues officielles et la connaissance de la culture autochtone seraient des atouts.Le conseil d’administration accueillera les candidatures de personnes faisant l’objet d’un détachement.Les fonctions devraient débuter en mai 1995 moyennant l’approbation finale du c financement.Les candidatures, en triple exemplaire, devraient être soumises au ‘.'plus tard le 17 février 1995 au: Comité de recrutement L’Institut des sciences environnementales du fleuve Saint-Laurent 3, avenue McConnell Cornwall (Ontario) K6H 4K8 /// s Université du Québec à Trois-Rivières 13 PROFESSEURS REGULIERS (Postes offerts aux femmes et aux hommes).FRANÇAIS (1 poste) • Littérature française des XVII* et XVIIIe siècles Fonctions: Enseignement en littérature française et québécoise aux trois cycles d’études; encadrement d’étudiant des 2e et 3e cycles; recherche, publications et participation à des équipes de recherche; participation aux activités départementales et universitaires.Domaines: Le Département est particulièrement intéressé à des candidats et candidates ayant une spécialisation en littérature française des XVIIs et XVIIIe siècles et une forte formation théorique.Une spécialité dans le domaine de la littérature épistolaire et autobiographique serait un atout majeur.Exigences: Doctorat en littérature française, de préférence en littérature française des XVIIe et XVIIIe siècles; expérience en enseignement universitaire dans les domaines visés par le poste; expérience en recherche, publications ou subventions à l'appui; aptitudes à développer un programme de recherche autonome et à s’intégrer à des équipes de recherche disciplinaires ou pluridisciplinaires; pouvoir assurer un enseignement et un encadrement disciplinaires de qualité en littérature française dans plusieurs programmes d'études.SCIENCES HUMAINES (1 poste) • Géographie sociale du Québec Nature du poste: Changement social et territorialité; impacts territoriaux des rapports sociaux; dynamismes sociaux et organisation spatiale.Exigences: Doctorat en géographie.- Expérience en enseignement et en recherche.Solide expérience dans le traitement des variables socio-économiques et des méthodes géomatiques (particulièrement les systèmes d’information géographique).- Aptitudes particulières en statistique spatiale et en programmation informatique.Note: Pour ces postes, une connaissance fonctionnelle du français est exigée.Fonctions: L'enseignement, la recherche, le service à la collectivité et la direction pédagogique.Traitement: Selon la convention collective des professeurs et des professeures.Entrée en fonction: Le 1er juin 1995.Conformément aux exigences relatives à l’immigration au Canada, ces postes sont offerts aux citoyens canadiens et aux résidents permanents.Pour le poste en français, faire parvenir par écrit l’offre de services accompagnée de deux (2) copies du curriculum vitae ainsi que trois (3) lettres de recommandation; pour le poste en sciences humaines, faire parvenir l'offre de services accompagnée de deux (2) copies du curriculum vitae, avant 17h le 28 février 1995 à: M.Michel Ringuet, doyen Décanat de la gestion des ressources Université du Québec à Trois-Rivières C.P.500, Trois-Rivières, Québec / G9A 5H7 Université du Québec à Trois-Rivières L’AGENCE FRANCOPHONE POUR L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET LA RECHERCHE (AUPELF.UREF) recrute LE DIRECTEUR DES PROGRAMMES DE L’UREF (Université des réseaux d’expression française) Mission: Sous l'autorité du Recteur, le Directeur des Programmes de l’UREF est chargé • de coordonner la conception, la mise en oeuvre et l’évaluation des programmes de l’UREF; • d’animer les équipes implantées au Siège de Montréal et dans les bureaux régionaux (Paris, Dakar.); • de contribuer à la promotion de la francophonie scientifique.Profil: Formation universitaire supérieure (doctorat) Expérience de la coopération internationale (politique et gestion de programmes) et de la francophonie Expérience de l'animation d’équipe Forte motivation, disponibilité et créativité.Ce poste réservé à un candidat de nationalité canadienne, basé à Montréal, est à pourvoir immédiatement.Les dossiers de candidature (lettre de motivation, CV, photo, prétentions) doivent être adressés à la Direction générale-Rectorat de l’AUPELF.UREF, B.P.400 - Suce.Côte des Neiges, Montréal (Québec) CANADA H3S 2S7.Professeur en counselling pastoral Institut de pastorale Université Saint-Paul, Ottawa (Ontario) L’Université Saint-Paul sollicite des candidatures pour combler un poste régulier à temps complet dans la conpentration counselling pastoral de son Institut de pastorale.Entrée en fonction: 1er juin 1995.Fondé en 1957, l’Institut de pastorale de l’Université Saint-Paul est un centre multidisciplinaire d'études supérieures (théologie, psychologie, sociologie) qui prépare des professionnels en vue de constituer une communauté de spécialistes voués à l’excellence universitaire, au développement des aptitudes de l’individu pour le service pastoral, à la recherche de nouveaux horizons dans l’exercice de la pastorale, et à un meilleur service de l’Église et de la société.En vertu de la fédération de l’Université Saint-Paul avec l’Université d’Ottawa, l’Institut de pastorale offre un programme d’études supérieures d’une durée de deux ans qui conduit au grade de Maîtrise ès arts en sciences pastorales conféré par les sénats des universités Saint-Paul et d’Ottawa.Fonctions - Enseignement au 2e cycle portant sur les pratiques d’évaluation et d’intervention en counselling pastoral individuel ou de couple; - Direction de travaux de recherche (mémoire et thèse); - Activités se rapportant à la formation pratique (entraînement et supervision).Qualifications requises - Doctorat en psychologie; - Expérience de recherche et publications dans les domaines reliés aux activités d’enseignement permettant au candidat de se qualifier immédiatement pour l’École des études supérieures et de la recherche de l’Université d’Ottawa; - Habiletés démontrées dans l’enseignement universitaire et la formation pratique; - Intérêt pour le domaine des études pastorales et connaissance des enjeux actuels de la pratique en counselling pastoral; - Connaissance suffisante des deux langues officielles (français et anglais); - Une expérience professionnelle dans ce champ d’activité sera considérée comme un atout; - La candidature de personnes ayant un doctorat en théologie ou dans une discipline connexe, avec expérience pertinente, pourrait être considérée.Conformément aux exigences prescrites en matière d’immigration au Canada, la priorité sera accordée aux citoyennes et citoyens canadiens et aux résidentes et résidents permanents.Faire parvenir votre curriculum vitae ainsi que trois lettres de recommandation, au plus tard le 1er avril 1995, au Directeur de l’Institut de pastorale Université Saint-Paul % 223, rue Main Ottawa (Ontario) K1S 1C4 COOPERATION INTERNATIONALE Le Programme de Coopération Volontaire du Centre canadien d’Étude et de Coopération Internationale (CECI), organisme à but non lucratif, cherche à combler les postes suivants et à renouveler sa banque de candidats: - GESTIONNAIRE DE PROJETS RURAUX à Yako/Burkina Raso - GESTIONNAIRE DE RESSOURCES HALIEUTIQUES à Sourou/Burkina Faso - AGRO-ÉCONOMISTE-ZOOTECHNICIEN OU L’ÉQUIVALENT au Cambodge - DEUX CONSEILLERS POUR LA TRANSFORMATION ET CONSERVATION ARTISANALE DE FRUITS ET LÉGUMES ET POUR LA MISE EN PLACE D’UNE UNITÉ DE FABRICATION DE CONSERVES au Mali - AGRO-ÉCONOMISTE SPÉCIALISÉ EN MARKETING (le volontaire aura à travailler en anglais) au Népal - CONSEILLER EN GESTION AGRICOLE POUR DES GROUPEMENTS MARAICHERS ET LEUR UNION au Sénégal • AGRONOME OU TECHNICIEN AGRICOLE avec expérience dans le communautaire, production alimentaire, animale et végétale à Madagascar.• ADMINISTRATEUR pour élaborer des outils de gestion et former le personnel de plusieurs ONG au Niger.• NUTRITIONNISTE pour élaborer un plan et mettre en place des activités de nutrition communautaire à Madagascar.-RWANDA: • CONSEILLER EN DROITS HUMAINS pur contribuer à la définition d’un nouveau cadre juridique pour la prise en charge des enfants orphelins à Kigali • CONSEILLER EN DÉVELOPPEMENT ORGANISATIONNEL pour accompagner les associations des droits dans la planification de leurs activités à Kigali • SPÉCIALISTE EN DÉVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE pour favoriser l’intégration sociale des enfants par leur prise en charge dans leur milieu naturel à Ruhengeri • COORDONNATEUR PSYCHO-SOCIAL (profil psychologue ou psycho-éducateur) pour constituer une équipe psycho-sociale et élaborer un plan de formation des encadreurs pour un centre d’accueil à Remera.Contrat de trois mois selon les normes salariales au CECI.EXIGENCES: Expérience pertinente de trois années dans le domaine.Contrat de deux ans.Départ en mars 1995.CONDITIONS: Contrat de deux ans.Les volontaires ne reçoivent pas de salaire, mais une allocation mensuelle entre 500 et 1100 $ nets d’impôts selon le pays.Allocation pour conjoint, conjointe et enfants.Le CECI assume les frais de transport, de logement meublé, scolarité des enfants ainsi que F assurance-vie et invalidité.Au retour, vous recevez une bourse de réintégration.N.G.Pour le Rwanda, vu la situation politique, priorité pour des personnes seules.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae avant le 8 février 1995 en mentionnant le poste désiré sur l’enveloppe à: oronto (PC) — La Banque Roya-4>i le, qui a enregistré un bénéfice retord de 1,2 milliard $ en 1994, n’a p; If intention de hausser ses divide ndes, a-t-on appris hier à l'assemblée générale annuelle des actionnâmes.lÙne des actionnaires, Isabelle Allen, a félicité le président sortant Allan Tay-lo àu sujet de la solide performance de îa( Royale — il s’agit du plus importa bénéfice jamais réalisé par une braque canadienne — et lui a ensuite dqmpndé s’il projetait de partager le gâteau.«J’ai remarqué que vous êtes très genereux quand vient le moment d’augmenter les salaires des membres dq la direction, lui a-t-elle lancé.Qu’al-lei-vous faire pour vos actionnaires?» ifia Banque Royale compte environ 150 ÔOO actionnaires.Les dividendes suit (es actions ordinaires et privilé- giées ont été gelés ou limités depuis 1990.«Nous sommes très conscients de la patience dont ont fait preuve les actionnaires de la Banque Royale au cours des cinq dernières années, a admis M.Taylor.(Mais) nous tentons de rebâtir notre capital après deux très mauvaises années de pertes sur les prêts.» Il a expliqué que l’acquisition du Trust Royal avait augmenté les avoirs de la Banque Royale, ce qui signifie que l’institution financière doit accroître ses liquidités pour obtenir la «meilleure cote de crédit dont peut bénéficier une banque».«Et nous croyons que cela nécessite juste un petit peu plus de capital.» H a ajouté que la direction examinera la possibilité d’augmenter les dividendes sur une base trimestrielle au cours de l’année 1995 et qu’elle «fera de son mieux» dans ce domaine.«Je vous donne deux ans» avant de vendre les actions, lui a répondu Mme Allen avant de regagner sa place, déridant la plupart des 1300 personnes présentes dans la salle de bal d’un hôtel du centre-ville.Les actionnaires ont tout de même eu droit à quelque chose pour célébrer le bénéfice sans précédent réalisé par la Royale — sous forme d’un buffet où ne manquaient pas les grosses crevettes, le saumon fumé et le caviar.John Cleghorn, qui a été nommé président du conseil après le meeting, a par la suite rappelé que les gens oublient parfois que la banque paie beaucoup d’impôts.La Banque Royale a versé plus de 5 milliards $ en impôts depuis 1988.«Nous avons fait des profits de 1,2 milliard $ cette année et nous avons payé plus de 1,1 milliard $ d’impôts», a-t-il souligné.I CONSTRUCTION L’APCHQ critique le projet de loi 46 » Le groupe revendique aussi des mesures contre le travail au noir Cf LIA LÉVESQUE ' PRESSE CANADIENNE Sa.le projet de loi 46 sur la ‘construction est adopté tel quel, il pourrait bien entraîner une hausse des coûts de construction, donc du prbTdes maisons, prétend l’Associa-tidn des constructeurs d’habitations du Québec (APCHQ).D’importants constructeurs d’habitations, membres de l’association, rencontraient la presse hier à Montréal pour exposer leurs vues sur le prpjet de loi qui, entre autres, réglemente de nouveau la construction résidentielle pour les immeubles de S logements et moins, que le pré-ent gouvernement libéral avait déréglementée.-Le groupe revendique aussi des mesures pour contrer le travail au noir, affirmant que celles-ci doivent être adoptées de pair avec le projet de loi 46.Un des porte-parole, Jacques Vincent, président du Groupe-Prével, se défend de vouloir «éli- miner la loi» du gouvernement pé-quiste, mais veut des amendements pour la rendre «acceptable» aux constructeurs de maisons.Ils craignent que la loi 46 entraîne une hausse des salaires et des coûts de construction ce qui, en bout de ligne, se traduirait par une augmentation du prix des maisons pour les consommateurs.Claude Gazaille, du Groupe immobilier C.Gazaille, trace un parallèle entre la construction résidentielle et les taxes sur le tabac, affirmant que rendu à un certain point, les consommateurs ne 'peuvent plus payer le coût de toutes ces taxes et réglementation, et que cela encourage la création d’un marché au noir.Les constructeurs d’habitations aimeraient aussi «partir la négociation sur des bases neuves» avec les représentants syndicaux des ouvriers, et non sur la base du décret de 1993.Le salaire moyen des ouvriers est de 18 $ l’heure, indique M.Vincent, alors qu’il était de 22 $ ou de 23 $ l’heure auparavant.Les constructeurs ne tiennent donc pas à négocier sur la base du salaire prévu au décret, mais plutôt «sur des bases neuves», en tenant compte de l’état de santé du marché de la construction.Cette industrie vient toute juste d’encaisser une haus se du prix du bois, du béton et de l’aluminium, soulignait M.Vincent Les constructeurs veulent aussi des mesures pour contrer le travail au noir, un fléau qui selon M.Vincent compterait pour 30 % dans le secteur résidentiel.Ces données sont difficiles à vérifier, puisqu’il s’agit effectivement de travaux non déclarés.Cela signifierait qu’entre 1 et 1,2 milliard $ de travaux seraient effectués au noir, uniquement dans le secteur de la construction résidentielle.Sans ces mesures, les constructeurs craignent que ce soit tout le secteur de la construction résidentielle qui périclite.Le projet de loi 46 est présentement étudié en commission parlementaire à Québec.Pour qu’elle s’installe à Bromont ou ailleurs au Québec Paillé courtise Peugeot-Citroën jfi * MICHEL DOLBEC PRESSE CANADIENNE Paris — Le gouvernement québécois a entrepris de courtiser le constructeur Peugeot-Citroën pour qu’il s’implante au Québec, éventuellement dans les installations de Hyundai, à Bromont La firme française envisage depuis peu de construire, quelque part en Amérique du Nord, une usine de montage d’automobiles de «classe mondiale» destinées à tous les marchés.Venu à Paris avec le premier ministre Jacques Parizeau pour tenter de «lever des lièvres», le ministre de l’Industrie et du Commerce, Daniel Paillé, a rencontré cette semaine les responsables du projet chez Peugeot pour attirer leur attention sur le Québec.«Il regarde l’Amérique du Nord.Je leur ai dit: ciel regardez-nous, venez nous voir, a raconté le ministre.GM s’est installé chez nous et ça marche, la productivité est bonne, les contrats sociaux avec les syndicats sont possibles.J’ai répondu à un certain nombre de questions.Je leur ai dit qu’en matière d’énergie, de transport, de service, de main-d’oeuvre qualifiée, on a ce qu’il faut.Si on peut aider de différentes façons, on va le faire.» < r ; M.Paillé a indiqué qu’il avait parlé de plusieurs sites, avec les gens de chez Peugeot-Citroën.Il n’a pas man-i qué de leur souligner surtout que l’usine de Hyundai, un, peu plus petite que celle projetée par le constructeur/; français, était désormais inoccupée.«Ça peut être un bon scénario, estime le ministre.L’usine appartient à Hyundai mais je leur ai dit qu’on n’allait pas réinventer le bouton à quatre trous.Il y a un site qui est déjà là, qui est très près de la frontière américaine, qui est accessible, par bateau pour les exportations en Europe, il y a des voies ferrées, le gaz, l’électricité.Ça peut être bon.» _ u b On ignore le montant exact de l’investissement envisa-, gé par Peugeot.On sait seulement qu’il sera très important: l’usine emploierait un millier de personnes et jusr qu’à 600 woitures sortiraient chaque jour de ses chaînes • de montage._.;or Les premières études commerciales et de faisabilité devraient être terminées en juin prochain, indique-t-on.[ «Ils vont nous envoyer des devis plus techniques poûr> i nous dire ce qu’ils veulent exactement.On va leur ré-i pondre», explique le ministre.> v : Tembec retrouve son optimisme La papetière prend des mesures visant à protéger les actionnaires en cas d’offre publique d’achat JOC JBO CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Après trois années déficitaires, le président de Tembec, Frank Dottori, voit maintenant la vie en rose, sans oublier toutefois que l’industrie forestière est cyclique.Tembec profitera donc de trois années de vaches grasses prévues pour réduire de 150 millions $ sa dette à long terme, qui est présentement de 393 millions $.Mais au cas où d’autres investisseurs que les actionnaires actuels de Tembec manifesteraient un très grand intérêt pour cette entreprise, son conseil d’administration a adopté hier un régime de droits des actionnaires visant à encourager le traitement équitable de tous les actionnaires dans le cadre d’une offre publique d’achat.Ce régime est entré en vigueur sur-le-champ mais devra être ratifié par une assemblée spéciale des actionnaires, au plus tard le 26 juillet 1995.Quoi qu’il en soit de cette situation hypothétique, M.Dottori croit que le bénéfice net de 1995 surpassera d’environ 30 % celui de 1994, qui fut de DEVISES ETRANGERES (EN DOLLARS/CANADIENS) jfrique du Sud (rand) 0,4282 Ijemagne (mark) 0,9321 ^ Stralie (dollar) 1,12 farbade (dollar) 0,7365 iBelgique (franc) 0,046793 IBermudes (dollar) 1,4616 'Brésil (real) 1,7316 Caraïbes (dollar) 0,5346 Chine (renminbi) 0,17454 Espagne (peseta) 0,01111 États-Unis (dollar) 1,4146 ¦Europe (ECU) 1,7949 /France (franc) 0,2692 'Grèce (drachme) 0,00645 Hong Kong (dollar) 0,1894 Indonésie (rupiah) 0,00068 Italie (lire) 0,000914 Jamaïque (dollar) 0,0487 jJapon (yen) 0,01423 Mexique (peso) 0,2607 Pays-Bas (florin) 0,8576 Portugal (escudo) 0,00949 Royaume-Uni (livre) 2,2502 Russie (rouble) 0,00036 Singapour (dollar) 1,007 Suisse (franc) 1,139 Taïwan (dollar) 0,0551 Venezuela (bolivar) 0,00848 SOURCE BANQUE DE MONTRÉAL TAUX D'INTERET - TABLEAU HEBDOMADAIRE Voici les taux d’intérêt en vigueur le 26 janvier 1995 dans les principales institutions financières au Canada.Ces taux sont fournis par les institutions financières et compilés par La Presse Canadienne.Banques Desjardins* Laurentienne de Montréal Nationale Scotia Royale Dépôt à terme 30-59 jous certll.placent.1 ans certif.placem.3 ans — 7,500 8,250 5,750 7,500 8,250 5,750 7,500 8,250 5,750 7,500 8,250 5,500 7,500 8,250 5,750 7,500 8,250 Toronto-Dominion 5,500 7,500 8,250 Hongkong 5,750 7,500 8,250 BNP 5,150 7,900 8,250 *Taux suggéré par la Fédération dé Montréal certif.placem.5 ans 8,750 8,750 8,750 8,750 8,750 8,750 8,750 8,750 8,750 Prêts hypoth.1 ans 10,000 10,000 10,000 10,000 10,000 10,000 10,000 10,000 10,000 Prêts hypoth.3 ans 10,500 10,500 10,500 10,500 10,500 10,500 10,500 10,500 10,500 Prêts Prêts hypoth.pers.5 ans taux min.10,750 9,750 10,750 9,250 10,750 9,750 10,750 8,500 10,750 12,250 10,750 10,250 10,750 11,000 10,750 — 10,750 — Fiducies Dépôt certif.à terme placem.30-59 jous 1 ans certif.certif.Prêts Prêts Prêts Prêts placem.placem.hypoth.hypoth.hypoth.pers.3 ans 5 ans 1 ans 3 ans 5 ans taux min.& BANQUE LAURENTIENNE ASSEMBLEE ANNUELLE ET EXTRAORDINAIRE ; Avis est par les présentes donné que l assem-! blée annuelle et extraordinaire des actionnaires de la Banque Laurentienne du Canada (la i -Banque») se tiendra le vendredi 3 février 1995, | à 11 heures, à l’hôtel Westin Mont-Royal, situé au 1050, rue Sherbrooke Ouest, à Montréal ! (Québec), aux fins suivantes : / (1) réception des états financiers consolidés de la Banque pour l’exercice terminé le 31 octobre 1994 et du rapport des vérificateurs y afférent; j (2) examen et, s’il est jugé à propos, adoption d’une résolution spéciale confirmant la modification du règlement IV de la Banque concernant le nombre d’administrateurs de la Banque; (3) élection des administrateurs pour la prochaine année; I (4) nomination des leur rémunérator i5) examen de ; et fixation de Tr.Bonavenlure Canada Trust Fid.Can.-ltal.Fiducie SunLile Fid.Desjardins Trust Général Tr.Laurentienne Montréal Trust Tr.National Trust Prêt-Rev.Trust Royal Gr.Investors Trust Household Groupe Mutuelle Sherbrooke Tr.5.000 6.000 6,000 6,000 6,000 5,750 6,000 6,000 6,250 6,125 6,000 6,250 5,500 5,750 7,750 7,500 7,500 8,200 7,500 7,500 7,750 7,500 7,875 7,750 7,500 7,250 8,300 7,350 7,500 8,625 8,250 8,250 8,750 8,250 8,250 8,250 8,250 8,500 8,250 8,250 8,000 8,750 7,850 8,250 8,750 8,750 8,750 9,125 8,750 8,750 8,750 8,750 9,000 8,750 8,750 8,500 8,750 8,200 8,750 10,000 10,000 10,000 9,500 10,000 10,000 10,000 10,000 10,000 10,000 10,000 9,750 12,000 10,000 10,000 10,500 10,500 10,500 10,250 10,500 10,500 10,500 10,500 10,500 10,500 10,500 10.250 12.250 10,500 10,500 10,750 — 10,750 17,750 10,750 10,000 10,500 — 10,750 — 10,750 10,750 10,750 10,750 10,750 — 10,750 10,250 10.500 — 12.500 — 10,750 — 10,750 8,500 8,500 9,250 saisie.Montréal (Québec), le 2 décembre 1994.Par ordre du conseil d’administration, MICHEL RICHARD Secrétaire CANASSURANCE, COMPAGNIE D’ASSURANCE-VIE INC.AVIS D’ASSEMBLÉES GÉNÉRALES ANNUELLE ET SPÉCIALE Avis est donné aux actionnaires et aux porteurs de polices avec participation que l’assemblée générale annuelle et une assemblée générale spéciale se tiendront au 550, rue Sherbrooke ouest, 14e étage, Montréal, le mercredi 22 février 1995 à 15h00 pour: a) recevoir le rapport des administrateurs et les états financiers de la compagnie, incluant le rapport des vérificateurs pour l’exercice terminé le 31 décembre 1994; b) ratifier les actes, règlements et décisions des administrateurs et dirigeants depuis la dernière assemblée générale annuelle; c) élire les administrateurs; . tués à Montréal, entre le parc Jarry et le boulevard Métropolitain.Les 85 personnes qui travaillaient à l’usine montréalaise de RPR passeront au service de Novopharm qui, pour les ; cinq prochaines années, continuera à fabriquer les produits RPR Au cours de cette période, RPR cherchera un partenaire prêt à produire ses médicaments de prescription.Quant à No-vopharm, la société entend utiliser les installations nouvellement achetées pour la fabrication également de ses propres médicaments.Cet objectif sera d’autant plus réalisable que l’usine achetée ne fonctionne actuellement qu’à 38 % de sa capacité.D’ici trois à quatre ans, Novopharm projette d’investir dans sa nouvelle usine montréalaise de façon à en doubler la capacité de production.Quant à Rhône-Poulenc Rorer, elle conserve à Montréal ses activités de commercialisation, son service à la clientèle et ses services administratifs situés à Ville Saint-Laurent.A » I I, K I) K V OIK.1.E V K X I) K E DI 27 .1 A X V I E K I II !) 5 A 9: COUP D'ŒIL BOURSIER La demande n’augmente pas MICHEL CARIGNAN COLLABORATION SPÉCIALE Tant au Etats-Unis qu’au Canada, un petit redressement avait pris place durant les deux derniers jours, mais le marché d’hier n’a pas montré de réel maintien de ce retour haussier.Le nombre d’acheteurs reste insuffisant pour maintenir le marché en hausse.Il pourrait s’agir d’un simple repli technique à la hausse dans une nouvelle tendance baissière.Une autre baisse générale confirmerait le mouvement.Déjà plusieurs secteurs ont pris un air douteux.L’indice industriel américain continue la formation d’une base mais une rechute confirmerait une tendance baissière à court terme.{Le TSE 300 reste de son coté confiné dans une tendance baissière à court terme et pour les douxe derniers mois.Les forestières ont affiché une petite hausse mais Intendance à court terme est encore baissière.Seul un maintient à la hausse permettrait de tracer une nouvelle tendance haussière à moyen terme.Dans le cas des industriels, des minières et des transports, il n’y a plus de reprise et une chute importante confirmerait une tendance baissière d’une plus longue durée.La consommation conserve son couloir haussier sans le prolonger.Les aurifères se maintiennent à la baisse dans leur mouvement horizontal des dernières semaines.Les services financiers ne trouvent pas d’acheteurs non plus et menacent de retourner en baisse pendant que les services publics trébuchent perdant tout les gains de la dernière reprise.Finalement, les pétrolières ne confirment pas leur tentative de revirement.Une reprise haussière durable des marchés je n’y crois pas tant que je ne la verrai pas.Il y a encore trop de réticence des acheteurs institutionnels pour se gaver de titres.Limitez-vous aux titres ayant résisté à la faiblesse et maintenant toujours une tendance haussière.4- F1» I I J : : ji : BOURSE DE TORONTO TSE 300 i /A 'V K •' I rM \ M 200 jours \A r W -4250.00 26 Jan 4087.48 DOW JONES INDUSTRIELS 200 jours i A Mai Jun Jui Aoû Sep Oct Nov Déc Jan -3800.00 3700.00 26 Jan 3870.44 PAPETIERES TOR.200 jours & M 1 !, U 4000.00 26 Jan 4543.42 INDUSTRIELS TOR 200 jours /K ' t v.Wl V R ^75 'ill, Inll 1750.00 •2500.00 26 Jan 2759.45 MINES & METAUX TOR.200 j°urs .Jk / M I V .m.V 4250.00 I.V JllMUl 4000.00 -3750.00 26 Jan 4138.47 TRANSPORTS TOR.200 jours -5000.00 4500.00 26 Jan 4782.95 CONSOMMATIONS TOR.il ;LfP 200jours xi A Mai Jun Jui AoQ Sep Oct Déc Jan / -6750.00 / '6500.00 6250.00 26 Jan 6570.00 AURIFERES TOR.-1000.00 200 jours 6000.00 PETROLIERES TOR.4500.00 4250.00 SERVICES FINANCIERS TOR.-3200.00 -3100.00 6000.00 200 jours -2900.00 26 Jan 3019.31 SERVICES PUBLICS TOR.• 6600.00 6500.00 -3400.00 200 jours ; 6300.00 DECISION-PLUS Demandez notre vidéocassette GRATUITE pour apprendre à mieux investir (514)392-1366 Volume (000) Ferme Var.(S) Var.(%) BOURSE DE MONTRÉAL XXM:lndice du marché 11668 1994.99 -3.44 •0.2 XCB: Bancaire 3782 2345.59 -25.41 -1.1 XCO:Hydrocarbures 1110 1526.18 + 8.30 0.5 XCM;Mines et métaux 2501 2680.74 -14.07 -0.5 XCF:Produits forestiers 2591 2679.25 + 26.06 1.0 XCFBien d'Équipement 5003 1893.98 -3.46 -0.2 XCU:Services publics 2462 1855.86 -9.25 -0.5 BOURSE DE TORONTO TSE 35 13009 215.64 -0.94 -0.4 TSE 100 * 248.97 -1.24 -0.5 TSE 200 * 242.82 •0.77 -0.3 TSE 300 30202 4087.48 -18.93 -0.5 Institutions financières 3634 3019.31 -28.69 -0.9 Mines et métaux 1239 4138.47 -10.53 •0.3 Pétrolières 2685 3978.62 + 0.14 0.0 Industrielles 8536 2759.45 -22.05 -o.è Aurifères 3780 8928.92 -27.76 -0.3 Pâtes et papiers 3533 4543.42 + 11.93 0.3 Consommation 1111 6570.00 -5.31 •0.1 Immobilières 191 1920.93 -13.96 -0.7 Transport 734 4782.95 -63.21 -1,3 Pipelines 458 3658.15 -4.34 •0.1 Services publics 1432 3238.62 -40.37 -1.2 Communications 481 7857.76 + 33.79 0.4 Ventes au détail 1739 3507.82 + 17.94 ti.5 Sociétés de gestion 642 4474.83 -23.23 -0.5 BOURSE DE VANCOUVER Indice général 15946 726.75 -1.04 A MARCHÉ AMÉRICAIN !, 30 Industrielles 28484 3870.44 •1.01 ¦0,0.20 Transports 6864 1510.45 -12.94 -0.6 15 Services publics 4409 190.61 + 0.46 0,2 65 Dow Jones Composé 39758 1304.58 -3.22 •0.2 Composite NYSE * 254.92 + 0.51 0.2 Indice AMEX W 400.67 + 0.63 0.2 S&P 500 * 468.32 + 0.88 0.2 NASDAQ * 757.56 -3.42 -0.4 LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haut Bas Perm.Var.Var.Compagnies (000) (S) (S) ($) (S) (%) NOVA CP 3636 12.50 12.00 12.13 •0.38 •3.0 UNITED REEF LTD 1723 0.77 0.62 0.72 + 0.07 10.8 MITEL CP 1112 6.25 6.00 6.00 - BCE INC 988 42.13 41.63 42.13 •0.75 •1.7 SEMI-TECH CP 1 886 5.38 4.85 5.00 - * CDN IMPERIAL BK 805 32.50 32.25 32.25 -0.25 -0.8 BK OF NOVA SCOTIA 805 25.38 24.88 25.00 -0.38 -1.6 CANFOR CP 761 17.50 16.75 17.25 + 0.25 1.5 TVX GOLD CP 749 8.88 8.63 8.88 - MACMILLAN BLOEDEL 672 16.75 16.50 16.63 * ' v* LES PLUS ACTIFS DE MONTRÉAL X r, Volume Haut Bas Perm.Var.Var, Compagnies (000) ($) (S) (S) ($) (%) BIOCHEM PHARMA 1185 20.25 19.00 19.88 4 1.13 è.o1 SR TELECOM INC 1028 12.88 12.75 12 88 f 0.25 2.0 BCE INC 608 42 13 41.75 42.00 -0.88 ¦2.1, AVCORP INDS INC 445 0.28 0.25 0.25 + 0 02 8.7.ALTA ENERGY CO 436 18.25 18.00 18.13 •4 0.13 0.7 THOMSON CP (THE) 367 17.13 16.75 17.13 * 0.38 2.3 NOVA CP 355 12.50 12.00 12.13 •0.25 ¦2.0 MITEL CP 350 6.38 6.00 6.00 BEAU CDA EXPLOR 323 1.71 1 70 1.70 -0.02 •1.2 ABITIBI-PRICE R 311 9.63 9.38 9.50 -0.13 •1.3 n .n T É L • = 9 8 5 - 3 3 4 4 AVIS PUBLICS FAX: ’« 5 - 3 3 4 0 AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi TéL 985-3344 Fax: 985-3340 CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC, Chambre Civile, NO: 500-02-004666-942.Banque Laurentienne du Canada, Partie demanderesse, -vs-Nalhalie Fournier et Jean-Pierre Cliche, Partie défenderesse.Le 0 février 1995, à lOhOO, au 11115, Cavendish, app.509, Montréal, Qc, district de Montréal, serqqt vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: Nathalie Fournier et Jean-Pierre Cliche, saisis en celle causa, consistant en: t lélévision couleur 26" de marque Sanyo et acc.; 1 Fax de marque Panasonic FX-F90 et acc.; 1 four micro-ondes de marque Panasonic et acc.; 1 humidificateur de marque Sears et acc.; 1 dactylo électrique et acc.; 1 système de son comprenant un amplificateur Sony, 1 lecteur de cassette JVC; 2 enceintes accoustiques et acc.; et divers autres items.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISE.Information: Marc Lemay, huissier du district de Longueuil, (514)465-4650.GAUCHER, HUISSIERS.558, Notre-Dame, bureau 102, Saint-Lambert, Québec, J4P2K7.CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR MUNICIPALE DE SAINT-LÉONARD.NO: 170386.• DEMANDE DE PAIEMENT ET AVIS DE VENTE - LA VILLE DE ST-LÉ0NAR0, Partie ¦ demanderesse, -vs- GEORGETTE I GARIEPY "REMBOURRAGE SIX I ETOILES ENR.", Padie défenderesse.Le 9ième jour de lévrier 1995, à 10h00, au 8832, PASCAL GAGNON «0, à ST-LÉONARD, Qc.dislricl de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de GEORGETTE GARIEPY, saisis en celle cause, consistant en: 1 Camionnette G.M.C.Sierra S-15 avec boite à l'arrière, plaque FH52515; 1 compresseur de marque Sears Craftsman; 1 petit réfrigérateur.El autres.Conditions: ARGENT COMPTANT el/ou CHEQUE VISÉ.Information: PIETRO MACERA, huissier du dislricl de Montréal.514-846-0979.Fax: 848-7016 MACERA & ASSOCIÉS HUISSIERS.31.rue St-Jacques Ouest, Rez-de-chaussée, Montréal.Québec, H2Y1K9.CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR MUNICIPALE DE SAINT-LÉONARD.N0: 170440 - DEMANDE -DE PAIEMENT ET AVIS DE VENTE - LA VILLE DE ST-LÉONARD.Partie demanderesse, -vs- RESTO-FILTRE INC., Partie défenderesse.Le 7ième jour de lévrier 1995, à 10h00, au 8636, LAFRENAIE, à ST-LÉONARD, Qc, dislricl de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de RESTO-FILTRE INC., saisis en celte cause, consistant en: t Dactylo de marque Royal; 1 paymaster; 1 scie circulaire.Et autres.Conditions; ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: LORIS LUCIANI, huissier du district de Montréal, 514-848-0979, Fax: 848-7016.MACERA & ASSOCIES HUISSIERS, 31, rue St-Jacques Ouest, Rez-de-chaussée, Montréal, Québec, H2Y1K9.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR MUNICIPALE DE SAINT-LÉONARD.NO: 170447.- DEMANDE DE PAIEMENT ET AVIS DE VENTE - LA VILLE DE ST-LÉONARD, Partie demanderesse, -vs- 135580 CANADA INC., Partie défenderesse.Le 6ième jour de lévrier 1995, à 10h00, au 8481, LANGELIER #203, à ST-LEONARD, Qc, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de 135580 CANADA INC., saisis en cette cause, consistant en: 1 Fax de marque Canon; 1 système d'ordinateur comprenant: écran moniteur, clavier, dise Drive, imprimante et acc.; 1 bureau en marbre.Et autres.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: LORIS LUCIANI, huissier du district de Montréal, 514-848-0979, Fax: 848-7016.MACERA S ASSOCIES HUISSIERS, 31, rue St-Jacques Ouest, Rez-de-chaussée, Montréal, Québec, H2Y1K9.CHANGEMENT DE NOM D'UN ENFANT MINEUR PRENEZ AVIS que MARIE-FRANCE PELLETIER en ma qualité de mère domiciliée au 4720, Bourbonnière #6.Montréal, Québec, H1X 2M5 présentera au directeur de l'état civil une demande pour changer le nom de ANNE-MARIE COTE en celui de ANNE-MARIE COTE-PELLETIER.Montréal, le 17 janvier 1995 MARIE-FRANCE PELLETIER.Avis de demande de changement de nom Avis est donné que Amélie Dominique Laliberté.étudiante, domicilié et résidant au 5181 Jeanne-Mance, dans la ville et le district de Montréal, s’adresse au directeur de l'état civil Maître Guy Lavigne, en vu d'obtenir un certificat changeant son nom en celui de Sophia Amélie Frédie Bégin.Montréal, 26 janvier 1995.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-04-000171-950 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT NORMA CHAABAN, Partie demanderesse c.MUSTAFA TAJRINE, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à MUSTAFA TAJRINE de comparaître au greffe de cette cour, situé au 1 Notre-Dame Est, Montréal, salle 1.100, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie de la déclaration de séparation a été remise au greffe à l’intention de MUSTAFA TAJRINE.Lieu: Montréal Date: 19 janvier 1995.MICHEL MARTIN, G.a.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-221802-956 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT UNA LAPEINE, Partie demanderesse c.ANDRES ANTONIO SUAREZ CALZADILLA, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à ANDRES ANTONIO SUAREZ CALZADILLA de comparaître au greffe de cette cour situé au Palais de Justice de AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Article 102(4) Dans l'affaire de 1a faillite de : HUU LUONG NGUYEN, peintre, 162, D'Édimbourg.Vimont, Uval, Québec H7M 1M9.Failli Avia cat par Ica préacntca donné quel lu u Luong Nguyen a dépoté une cceaion le 19 janvier 1995 et que la première aucxnbléc dea créancier» acra tenue le 8 février 1995 à 16 h 00, au bureau du ayndi c.Tour de la Banque Nationale, 600, rue de La Guichetière oueat.bureau 1900, dana la ville de Montréal, dan» la province de Québec.DATÉ DE MONTRÉAL, ce 23e jour de janvier 1995.Raymond, Chabot Inc^ Syndic Lynda Lalande, CIP Responsable de l'actif Tour de la Banque Nationale 600, De U Gauchetière Oueat Bureau 1900 Montréal, Québec H3B 4L8 Tél.: (514) 879-1385 pannciPdcnon i Montréal, 1 est rue Notre-Dame, Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de ANDRES ANTONIO SUAREZ CALZADILLA.Lieu: Montréal Date: 13 janvier 1995.MICHEL MARTIN, G.a.AVIS DE DEMANDE DE CHANGEMENT DE NOM PRENEZ AVIS que GISSLEINE DUMAS domiciliée au 46, Surrey Garden #309 à Westmount présentera au directeur de l’état civil une demande pour changer son nom en celui de GHISLAINE DUMAS.Montréal, le 25 janvier 1995.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-221800-950 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT PIERRE BOUZY DUMA Y, Partie demanderesse c.MARIE REGINALD ALEXIS, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à MARIE REGINALD ALEXIS de comparaître au greffe de cette cour situé au Palais de Justice de Montréal, 1 est rue Notre-Dame, Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de MARIE REGINALD ALEXIS.Lieu: Montréal Date: 13 janvier 1995.MICHEL MARTIN, G.a.AVIS EST, par les présentes, donné que JO-ANN BATAH, domiciliée et résidant au 1964, Dunkirk Road, en la ville et le district de Montréal, Québec, s'adressera au Ministre de la Justice afin d'obtenir un certificat pour son enfant mineur, ANTHONY ORSINI lui permettant de changer son nom en celui de ANTHONY ORSINI-BATAH.Montréal, le 25 janvier 1995 DUROCHER, MADAR Les procureurs de la requérante.CSST Commission de la santé et de la sécurité du travail APPEL D'OFFRES FOURNITURE DE MATÉRIEL POUR ÉCLAIRAGE EFFICACE PROJET #313449 La Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec demande des soumissions pour la fourniture de : • 9900 tubes fluorescents T-8 • 150 réflecteurs • 5000 ballasts électroniques Seuls sont admis à soumissionner les fournisseurs possédant les qualifications requises, ayant un établissement au Québec, en Ontario ou au Nouveau-Brunswick et qui se sont procuré les documents nécessaires à cette fin.Les documents de soumission peuvent être obtenus à compter du 27 janvier 1995 par remise d'un montant non remboursable de 20 $, toutes taxes incluses, soit par argent comptant, soit par chèque visé ou mandat-poste fait à l'ordre de la Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec.La vente des documents ainsi que la réception des soumissions sont faites à l'adresse suivante ; Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec Service de l'approvisionnement - bureau R-65 524, rue Bourdages Québec (Québec) G1K7E2 Tél.: (418) 643-5155 Les heures d'ouverture de ce bureau sont de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 30, du lundi au vendredi inclusivement.Les soumissions devront être accompagnées d'une garantie de soumission établie à l’ordre de la Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec au montant de 24 000 S si elle est sous forme de cautionnement ou au montant de 12 000 $ si elle est sous toute autre forme prescrite aux documents d'appel d'offres.Date et heure limites de réception des soumissions 15 heures.14 février 1995 à La Commission ne s'engage à accepter aucune des soumissions reçues, même la plus basse.Le directeur des ressources matérielles Dominique Landry Avis public Ville de Montréal Service du greffe Usage conditionnel AVIS PUBLIC est donné que le Comité exécutif de la Ville de Montréal, à sa séance prévue pour le mercredi 15 février 1995 à 9 h, sera saisi des demandes d'autorisation suivantes pour l'exercice d'un usage conditionnel, selon les dispositions du Règlement d'urbanisme (R.R.V.M., c.U-1): 1.- propriété sise au 1347, rue Legendre.Cette autorisation permettrait l’implantation d'une garderie pour un maximum de 15 enfants à la fois au sous-sol et une partie du rez-de-chaussée de l'immeuble situé au 1347, rue Legendre.2.- propriété sise aux 5738 et 5740, rue de Bordeaux.Cette autorisation permettrait l'implantation de l'usage «garderie» au rez-de-chaussée et au sous-sol de l'immeuble situé aux 5738 et 5740, rue de Bordeaux.3.- propriété sise aux 6758 à 6764, avenue Christophe-Colomb.Cette autorisation permettrait l'implantation des usages «centre communautaire et garderie» au rez-de-chaussée de l'immeuble portant les numéros 6758 à 6764, avenue Christophe-Colomb.4.- propriété sise au 7138, rue Clark.Cette autorisation permettrait l'implantation de l'usage «lieu de culte» dans l'immeuble situé au 7138, rue Clark, entre la rue Jean-Talon et l’avenue Mozart.5.- propriété sise aux 4246 et 4248, rue Adam et 1490, avenue de La Salle.Cette demande permettrait l’occupation, à des fins de centre communautaire (Centre d'information et d'assistance pour immigrants) pour un nombre maximum de 40 personnes, du bâtiment situé aux 4246, 4248, rue Adam et 1490, avenue de La Salle.6.- propriété sise au 4401, rue Saint-Hubert.Cette autorisation permettrait l’occupation, à des fins de garderie pour un nombre maximum de 24 enfants à la fois, au rez-de-chaussée du bâtiment situé au 4401, rue Saint-Hubert.7.- propriété sise au 826, boulevard Saint-Joseph Est.Cette autorisation permettrait l'occupation, à des fins de 8.- centre communautaire (centre d'entraide et de dépannage) pour un nombre maximum de 15 personnes à la fois et des activités de jour uniquement, du rez-de-chaussée et du sous-sol du bâtiment situé au 826, boulevard Saint-Joseph Est.propriété sise au 4437, rue Marquette.Cette autorisation permettrait le maintien d'un centre d'hébergement à même le bâtiment situé au 4437, rue Marquette entre l'avenue du Mont-Royal et la rue Marie-Anne, et à porter sa capacité maximale d'accueil de 18 à 28 personnes.9.- propriété sise au 1430, rue Chomedey.Cette autorisation permettrait l'implantation d'un centre d’accueil et d'hébergement dans l'immeuble situé au 1430, rue Chomedey, entre la rue j Sainte-Catherine et le boulevard de Maisonneuve.10.- propriété sise au 55, rue Prince.Cette autorisation permettrait l'implantation d’une galerie d’art d'une superficie de 960 mètres carrés au 55, rue Prince.11.- propriété sise au 6995, avenue Westbury.Cette demande permettrait l'implantation des usages «lieu de culte et centre socioculturel» au sous-sol de l’immeuble situé au 6995, avenue Westbury.12.- propriété sise aux 1448-50, rue Beaudry.Cette demande permettrait d’occuper, à des fins de centre communautaire et de lieu de culte, les 3 étages du bâtiment situé aux 1448-50, rue Beaudry.- 13.- propriété sise au 530, rue Saint-Rémi.Cette demande permettrait l'implantation d'un dépanneur d'une superficie de 42 mètres carrés au 530, rue Saint-Rémi.Conformément au Règlement d’urbanisme (R.R.V.M., c.U-1), tout intéressé qui désire formuler des commentaires au Comité exécutif relativement à ces demandes, doit le faire par écrit au plus tard le 6 février 1995, à l’attention du greffier, bureau R-005, hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Ést, Montréal H2Y 1C6.Montréal, 24 janvier 1995 m 11 - 01 Le greffier, Léon Laberge I.IC I) E VOIR, I, IC V IC N I) R E 1)1 2 7 .1 A N V I E R I !) !) 5 0 R A L E ) BPC: trêve de placotage Jean-Robert Sansfaçon Dieu que les problèmes deviennent vite insurmontables quand on accède au pouvoir! Après avoir vertement critiqué le gouvernement libéral pour son «immobilisme» dans le dossier de la destruction des BPC, le Parti québécois s’était engagé de façon solennelle à agir sans attendre, une fois élu.Malgré cela, tout indique qu’il faudra prendre notre mal en patience.c ’est le chef du parti, M.Jacques Parizeau, qui avait lui-même promis qu’aussitôt élu premier ministre, «au lieu de placoter», il allait «charger quelqu’un de choisir un bidule et de détruire tout ça».Le quelqu’un, on le sait depuis, c’est nul autre que le nouveau ministre de l’Environnement Jacques Brassard, celui-là même qui vient de nous prévenir de ne pas trop compter sur une solution rapide au problème, à cause des 30 millions qu’exigera l’opération.Pourtant, le «bidule» qui permettrait une élimination efficace et sécuritaire des déchets fortement contaminés existe, il s’agit de l’incinérateur mobile Ogden, propriété de la société Cintec.L’an dernier, BPC-Québec, une création du ministère de l’Environnement, avait déjà retenu cette technologie après appel d’offres.En novembre 1994, après plusieurs mois d’études et de consultations, c’était au tour du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BABE) d’approuver la solution retenue par BPC-Québec, efficace à 99,9999% pour l’élimination des dioxines et des furannes qui se forment au moment de la combustion des BPC.Quant à la firme Cintec, elle a même pu déjà bénéficier d’une garantie de prêt de 5 millions$ du gouvernement précédent pour l’achat d’un second incinérateur mobile, la quantité de déchets contaminés justifiant une utilisation intensive de ces incinérateurs mobiles pendant quelques années.Or, voilà qu’à la veille de passer aux actes, on apprend qu’aux vues du ministre Brassard, l’utilisation du «bidule» le plus adéquat coûterait trop cher et qu’il faudrait trouver une autre solution pour se débarrasser des BPC.Laquelle?Les envoyer en Allemagne?Déjà, en 1989, quelque temps après l’incendie de Saint-Basile, des BPC bien à nous ont fait le voyage coûteux vers l’Angleterre, d’où ils nous sont revenus avec la mention «Gardez vos vidanges dans votre -f- cour!».Le ministre aurait-il oublié cette page de Le «bidule» existe, les consultations sont terminées, il faut agir.notre petite vie?Les gens de Baie-Comeau s’en souviennent pourtant, eux qui furent les hôtes malheureux du chargement.D’ailleurs, c’est depuis cet épisode rocambolesque qu’un règlement fédéral interdit l’exportation outre-mer de déchets contaminés aux BPC, sous peine de trois années de prison et d’une amende de 1 million$.Alors, en Alberta peut-être, seconde possibilité évoquée par le ministre, puisque cette province possède un incinérateur qui est sous-utilisé?Voilà une solution tout aussi irresponsable.D’abord, à cause des coûts au moins équivalents, sinon largement plus élevés que ceux entraînés par l’incinération sur les lieux d’entreposage; ensuite, à cause des risques liés au transport sur une distance de plusieurs milliers de kilomètres d’une telle quantité de déchets toxiques (20 500 tonnes métriques entreposées en 361 lieux différents au Québec).Dernière solution envisagée par M.Brassard, celle de brûler le tout dans les cimenteries.Il est vrai que les fours de ces industries sont puissants, mais cela ne suffit pas pour détruire efficacement et sans danger des déchets fortement contaminés.On y brûle déjà des huiles contaminées dans une proportion d’au plus 50 parties par million (ppm), et certains suggèrent de porter la norme jusqu’à dix fois ce ratio (500 ppm).De là à croire qu’on pourrait y détruire efficacement et sans risques la plus grande partie des déchets dont le niveau de contamination atteint 50 000 et même 70 000 ppm, la marge est large! Sans oublier qu’il faudrait reprendre à zéro les études et les consultations que l’on croyait terminées, avec la quasi-certitude d’une opposition très forte des gens qui vivent à proximité de ces cimenteries.Comme on le voit, il n’y a pas 36 issues crédibles à ce problème et, de quelque côté qu’on choisisse de se faufiler, il faudra passer à la caisse un jour ou l’autre.Nous avons déjà assez perdu de temps.Une solution existe, au lieu de «placoter», il faut payer pour le «bidule», tout en tirant de l’aventure la leçon qui s’impose: en matière d’environnement, la prévention a bien meilleur coût.Questions sur la question Gilles Lesage il e maxi-sondage rendu public mercredi Lpar trois partis et un groupe fédéralistes est impressionnant à plus d’un titre.Par son ampleur notamment et par le fait que [L_J trois entreprises sérieuses en arrivent, chacune de son côté, à des résultats identiques quant à l’opinion publique québécoise au sujet de la question référendaire.De quelque côté qu’on les examine, les résultats n’ont rien pour surprendre qui que ce soit.Même si un grand nombre de Québécois ne savent ce que signifie exactement la question inscrite en conclusion de l’avant-projet de loi de M.Parizeau, ils ne la rejettent pas moins clairement.Et si, au lieu de cette question dite molle, on pose celle que les libéraux préfèrent, portant sur la séparation du Québec, les résultats sont encore plus éclatants: le NON l’emporte alors dans la même proportion qu’en mai 1980.Ces données s’inscrivent dans la même foulée que d’autres coups de sonde antérieurs.S’il est permis d’en tirer la conclusion que trois Québécois sur cinq sont anti-séparatistes, il semble à tout le moins présomptueux de prétendre que la démarche pé-quiste manque de crédibilité.Si imposant soit-il, ce sondage auprès de 10 000 concitoyens est précisément un instantané.Un portrait qui changera et se modifiera probablement au fil du débat qui s’en-[îclénche avec les commissions régionales.j| Z LET H ^ ___ La question est déjà remise en question, comme il se doit, et le sera davantage au cours des prochaines semaines, à mesure que les Québécois en prendront connaissance.Il est prématuré d’en tirer des conclusions péremptoires, ainsi que le fait le président du comité référendaire du PLQ, M.Michel Bélanger.S’il y a un consensus qui se dégage de ce coup de sonde, comme des précédents et, probablement, de ceux qui suivront, c’est plutôt qu’il n’y en a pas de consensus.À vrai dire, deux blocs s’affrontent, à peu près d’égale force — chacun ralliant environ 40% de la faveur populaire — et ne démordent pas de leur position, quoi qu’il arrive.Que la question soit dure ou molle, les séparatistes le resteront, peu importe l’issue référendaire.Il en est de même pour les fédéralistes.D’où l’importance cruciale des fichus discrets et indécis, nullement faibles et démunis pour autant, qui détiennent la clé de l’énigme.Le débat, déchirant, ne fait que commencer.Prétendre que l’affaire est dans le sac pour le NON, ou que les dés sont pipés par le PQ, ne tient pas compte du fait que la photo de famille est en mouvement et que, quoi qu’il arrive, le référendum ne résoudra rien de façon définitive.Entre le catastrophisme des uns et le triomphalisme des autres, les Québécois resteront aussi ambivalents que naguère et jadis.Il faut vivre avec.R E S 11, Bon roman noir Bravo Mme Bissonnette.Votre «ro-; rrjàn noir» sur les ministres de la culture et le Parti québécois a dévoilé l’élément qui m’inquiète le plùs dans la démarche actuelle du gouvernement québécois vers la souveraineté.M.Parizeau oublie-t-il que l’un dès arguments solides pour la souveraineté des nations, à cette époque de l’interdépendance des Etats, est justement celui d’assurer la protection et la promotion de l’identité culturelle?La volonté de la population du Québec n’est-elle pas de favoriser l'émergence d’un espace culturel francophone sur l’autoroute de l’information de demain?N’est-il pas urgent que le gouvernement se dote d’une politique globale sur le développement culturel, appuyée d’abord sur les créateurs de contenus, c’est-à-dire les ar-'tistes?En 1980, le OUI avait reçu un ap- pui massif des artistes.Où sont-ils aujourd’hui?Le maintien de Mme Dionne-Marsolais, à un poste aussi important et crucial pour l’avenir du Québec, risque tout simplement de rompre l’objectif de souveraineté culturelle et de nuire à la participation des artistes au soutien de celle-ci.Sophie Hein Montréal, 21 janvier 1995 Mythe nationaliste Les fulminations récentes de Bour-gault et la lettre de Suzanne Prévost (Le Devoir, 18 janvier 1995, en réponse à M.Webster) démontrent de façon flagrante à quels extrêmes d’arrogance raciste et de ridicule peut porter l’adhésion au mythe nationaliste.Ainsi, parmi nos compatriotes de langue anglaise, dont les parents et grands-parents ont tant fait pour bâtir le Québec moderne et qui continuent d’œuvrer avec nous pour le plus grand bien de la collectivité, ne seraient les bienvenus que ceux qui sont francophiles! Mais voilà, n’en déplaise à qui que ce soit, nos compatriotes de langue anglaise sont ici chez eux.Ils sont, et demeureront toujours advenant une éventuelle Constitution québécoise démocratique, des Québécois à part entière.Sans aucun doute, un certain nombre d’entre eux, les plus arrogants, les plus ignorants et les plus frileux sont francophobes.Certains parmi nous, de même profil, sont anglophobes.Cet état de chose est déplorable et nous rapetisse tous.Peut-être qu’avec plus d’éducation, d’humanité et de confiance, de part et d’autre, le racisme aura un jour disparu du Québec.C’est la grâce que je vous souhaite à vous M.Bourgault et Mme Prévost, et que je nous souhaite à tous.Yves Saint-Pierre Montréal, 18 janvier 1995 WM -¦ La If=====| 1 y a de ces propos que l’on préférerait ne jamais tenir envers des gens qui demeurent, jusqu’à nouvel ordre, nos concitoyens.On ¦ Il hésite, paire que l’on craint que notre réplique aura un résultat contraire à l’effet souhaité.On hésite aussi parce que la violence verbale de nos interlocuteurs nous intimide.Mais on a tort de se taire.Car le silence finit par prendre l’allure d’une caution.Alors, il faut prendre la parole pour indiquer les limites du tolérable.Entre le Québec et le Canada de langue anglaise, ces limites sont sur le point d’être dépassées.Si ce n’est déjà fait L’exemple vient de haut.Depuis plusieurs mois, le quotidien le plus sérieux du Canada anglais, The Globe and Mail, se déchaîne contre le Québec.Son directeur, William Thorsell, a écrit que le consentement initial donné par le Québec au régime fédéral en 1867 prenait une valeur définitive.Il n’y a donc pas de problème constitutionnel.Andrew Coyne, digne représentant du patriotisme doctrinaire à la Trudeau, vient de surenchérir.Dans un article où l’émotion suintait à chaque ligne, il a rappelé qu’il ne servait à rien de négocier les conditions de la sécession, car cette dernière serait toujours inacceptable pour le Canada.Coyne n’est pas opposé en principe à l’utilisation de la force contre le Québec.Mais comme l’inertie joue en faveur du statu quo, il croit que le recours à la force ne sera pas nécessaire.Quel triomphe pour la raison! En page éditoriale, le message du Globe and Mail est clair: le projet souverainiste est tout à fait irrationnel, y adhérer serait un acte de folie pour les Québécois.Quand il est de bonne humeur, Jeffrey Simpson fait contrepoids à cette rhétorique hargneuse.Réagissant aux invocations obsessionnelles de la stricte légalité dans les médias anglophones, Simpson a indiqué que le spectre de la force se profilait derrière tout cela.Le partenariat canadien repose-t-il vraiment sur une telle base?Qu’on me comprenne bien.The Globe ar\d Mail demeure un grand journal.A maints égards, son traitement exhaustif du Québec est exemplaire.Il y investit d’énormes ressources.Si La Presse, qui en a les moyens financiers et idéologiques, en faisait autant pour le reste du Canada, cela ferait des merveilles.fl est tout simplement domma- LA -SolimotJ BRASSARD limite du tolérable GUY LAFOREST ?ge que le quotidien de Toronto ait choisi, au pire moment, de sombrer dans la démesure.Car démesure il y a.On en a vu un bel exemple avec l’affaire Bourgault.Les propos du tribun indépendantiste étaient déplacés et malheureux.Ils ont été justement dénoncés par la presse anglophone.Pourtant, dans le Globe et ailleurs, des allusions semblables à celle de M.Bourgault, proférées sur un ton où la grandiloquence rivalise avec l’intimidation, sont assenées aux souverainistes québécois de façon à peu près quotidienne.Tout se passe comme s’il était devenu impossible pour ces gens d’imaginer que la démarche souverainiste puisse s’appuyer sur un véritable fondement moral.On ne veut tout simplement pas en entendre parler.II faut ajouter, à la décharge du Globe, que la médaille d’or de la démesure ne lui revient pas.Sur ce terrain, la suprématie du chroniqueur du quotidien montréalais The Gazette, William Johnson, paraît incontestable.La thèse de M.Johnson est cohérente, simple, aisément compréhensible.Cela la rend, dans le contexte, immensément dangereuse.M.Johnson croit que toute la tradition littéraire du Canada français et du Québec est dominée par un seul motif: l’anglophobie.Les divers courants de notre pensée nationaliste au XXe siècle se retrouveraient autour de cette passion malsaine.L’anglophobie mène directement, d’après Johnson, au projet d’un Etat ethnique, prémisse fondamentale de la politique québécoise depuis les balbutiements de la Révolution tranquille.L’épithète «ethnique» n’est pas réservée aux vieux dinosaures du nationalisme traditionnel.Johnson l’emploie pour caractériser la vision de tous les gouvernements québécois depuis 1960, sans exception.Enivrée par une élite intellectuçlle anglophobe, subjuguée par un Etat ethnique, la société québécoise doit son caractère démocratique et libéral à l’édifice légal canadien.Sans ce dernier, la tyrannie de la majorité régnerait sans partage.Dans un contexte de souveraineté, l’interprétation de IVj(.Johnson fait craindre le pire aulx membres des minorités: non seulé-ment l’oppression mais, au fond Jjp suppression pure et simple.Logiquement, selon cette grille, le visage delà souveraineté doit être celui du déchaînement de l’anglophobie.La Constify-tion québécoise aurait beau offrir jèjs meilleures garai ties institutionnelles à la communauté anglophone, Johnsoji resterait campé sur ses positions, bjîjl doute ne saurait l’effleurer.La grille de lecture proposée na,r William Johnson est une prison.Le Québec ne peut pas en sortir.Q\ij-conque se réclame un tant soit peu dp nationalisme ou de la démarche sécessionniste finit par être ramené à des motivations anglophobes.Mon collègue Stéphane Dion, de l’Universué de Montréal, vient d’apprendre dp quel bois se chauffe M.Johnson.I)é-fenseur raffiné du fédéralisme, ÿj.Dion s’est acquis une belle réputation grâce à des études empiriqpés fouillées, honnêtes et décapantes.Il ne croit toutefois pas que les préjugés an-tinationalistes servent la cause du fédéralisme.M.Johnson vient de le rappeler à l’ordre.Si William Johnson, sp contentait de souligner la présenceûe sentiments anglophobes dans le nationalisme québécois, il n’y aurait pas lieu de s’inquiéter.Dans les conditions de notre histoire, il sera difficile d’élimj-ner toute trace de ressentiment.tâche des pluralistes consiste à garqei' le ressentiment dans les interstices'!de la sphère publique.Je crois sincèrement que nous avons beaucoup progressé dans cette voie en 20 ans.Malheureusement, Johnson se fait catégorique, fl répète que toute la pensée et l’action politique du mouvement autonomiste québécois reposent sur de sombres pulsions anglophobes.Je pense que les thèses de M.Johnson seraient infirmées par tout regard extérieur, honnête et objectif, sur les débats publics dans la société québécoise.Je me demande vraiment pourquoi le patron de M.Johnson, Michael Goldbloom, qui connaît le prix de la civilité et de la tolérance, et dont le journal a été si prompt à condamner M.Bourgault, persiste à imposeçà ses lecteurs les outrances verbales de son chroniqueur.La question est posée.À PROPOS -?- .de la durée du chômage En comparant la fréquence et la durée du chômage, on constate que la majeure partie de l’augmentation du taux de chômage depuis le milieu des années 1970 découle de l’allongement de la durée du chômage (la durée moyenne du chômage étant presque deux fois plus longue) et non d’une forte augmentation de la proportion de gens se retrouvant en chômage.La durée moyenne du chômage est passée de 14 se- maines en 1976 à 25 semaines en 1993.En 1993, la durée moyenne du chômage était de 27 semaines pour les hommes et de 23 semaines pour les femmes.L’augmentation de la durée de la période de chômage se fait particulièrement sentir chez les travailleurs âgés.J Réforme des programmes sociaux, document ’ , d’information, Ottawa, 1994.~~=~= LE DEVOIR J FONDÉ PAR HENRI B0DRASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE >-j Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Dircctcnr délégué à l'administration FRANÇOIS T II 0 UIN ’ *1 Directeur de l'information BENOÎT AUBIN Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, ROCH CÔTÉ .j.j Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique ROLAND-YVES CARIGNAN .t,, 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec) H3A 3M9.Té 1.: (514) 985-3333 F A I S C E Q U E D 0 I S IDEES La survie à long terme de la Nouvelle Compagnie Théâtrale Coup de théâtre D’accord pour redéfinir les rôles du directeur général et du directeur artistique JACQUES MONGEAU, C.R.Président du conseil d’administration Nouvelle Compagnie Théâtrale ondée il y a 30 ans par Gilles Pelletier, Françoise Gratton et Georges Groulx, la Nouvelle Compagnie Théâtrale a pour mission de présenter à un jeune public les «chefs-d’œuvre de la dramaturgie universelle».Forte de sa mission éducative, la NCT a toujours su rejoindre sa clientèle étudiante de niveau secondaire, qui assiste aux représentations en matinée, tout en s’adres-sânt également à un public adulte en soirée.Comme toute entreprise dans le domaine artistique, la NCT a évolué au fil des années, présentant des œuvres du répertoire classique, bien sûr, mais également des pièces originales, moins connues, d’auteurs québécois, canadiens ou étrangers.Cette évolution de la NCT n’est pas contradictoire avec sa mission originale, bien au contraire.En fait, chaque année, lors des discussions qui ont lieu au conseil d’administration sur la programmation de la nouvelle saison, en présence du directeur artistique, nous recherchons un équilibre entre l’ancien et le nouveau, entre la tradition et la création.Je dois d’ailleurs souligner que le choix de la pièce de Robert Lepage Les aiguilles et l’opium a été l’objet d’une décision unanime du conseil d’admi-histration, et non pas d’un vote serré, contrairement à l’information transmise aux journalistes.La Nouvelle Compagnie Théâtrale est ouverte sur le monde et entend le demeurer afin d’offrir à ses clientèles étudiante et adulte des spectacles variés, enrichissants, qui Savent éveiller l’intérêt des plus jeunes poulie théâtre tout en satisfaisant les besoins ii’un public averti.Il y a quelques années, au moment de l’arrivée de Jacques Vézina à la direction générale et de Brigitte Haentjens àla direction artistique, nous avions créé, à leur demande, un comité chargé de revoir la mission de la NCT.Ce comité a été élargi pour inclure plusieurs personnalités du monde théâtral venant de l’extérieur de la NCT.Et la recommandation du comité a été de poursuivre la mission originale de la compagnie, tout en y intégrant des œuvres nouvelles, pour enrichir sa programmation.Nous encourageons la création de pièces de jeunes auteurs à la NCT depuis de nombreuses années.La salle Fred-Barry, dirigée par Paul Lefebvre, est d’ailleurs consacrée à la création de pièces inédites, susceptibles d’intéresser un public averti, mais dont la notoriété n’est pas toujours suffisante pour justifier leur présentation dans la grande salle de la compagnie.Il ne s’agit pas là de censurer des œuvres remplies de promesses, mais bien plutôt d’assurer la survie du théâtre en misant sur des valeurs sûres pour sa programmation régulière.Une pièce originale qui connaîtrait un franc succès critique et populaire à la salle Fred-Barry pourrait certainement être insérée par la suite dans la programmation de la NCT.La question de la survie à long terme de la compagnie est d’ailleurs au cœur du présent débat entre les tenants de la prise en main absolue du théâtre par les artistes et ceux qui souhaitent l’atteinte d’un équilibre entre l’artistique et l’administratif, afin d’assurer le maintien et l’évolution d’une institution réputée.Ce n’est que par la recherche constante de cet équilibre, au delà des querelles idéologiques et des conflits de personnalité, que la survie de la Nouvelle Compagnie Théâtrale pourra être assurée.Pour redonner à l’artiste sa place dans nos institutions théâtrales, comme plusieurs le réclament, il faut d’abord être en mesure de supporter le théâtre et d’assurer son équilibre budgétaire à long terme.C’est ce que le conseil d’administration de la NCT tente de faire de son mieux depuis de nombreuses années.Cela n’a pas toujours été facile, nous avons connu des aimées déficitaires qui ont miné l’essort de la compagnie.Il y a plusieurs années, sous la direction de Jean-Luc Bastien, nous avions réussi à retrouver notre santé financière.Puis, nous avons connu une autre période diffici- PHOTOS ARCHIVES Deux scènes de Roberto Zucco, une coproduction de la Nouvelle Compagnie Théâtrale, du Théâtre UBU et du Festival de théâtre des Amériques en 1993.«Nous nous engageons à rechercher un équilibre entre le théâtre et l'administration.le, si bien qu’à l’arrivée de Jacques Vézina à la direction générale, nous avons dû hypothéquer l’édifice pour assurer la survie de la compagnie.C’est d’ailleurs Jacques Vézina qui a choisi Brigitte Haentjens et qui a recommandé sa candidature à titre de directrice artistique.Mme Haentjens a fait un excellent travail sur le plan artistique, donnant un souffle nouveau à la compagnie, et ralliant la critique et le public à plusieurs occasions.Malheureusement, après quelques années, la relation entre les deux dirigeants de la NCT s’est détériorée et la recherche d’un terrain d’entente, qu’ils avaient amorcée en proposant une formule de codirection, a échoué.Incapable de supporter le climat tendu qui résulta de cette mésentente, Jacques Vézina démissionna de ses fonctions de directeur général et fut remplacé par Lorraine Gagné.Après une brève lune de miel, les relations se détériorèrent à nouveau entre Brigitte Haentjens et la directrice générale, si bien que le conseil d’administration prit la décision de ne pas renouveler le contrat de Mme Haentjens.De plus, je tiens à préciser que Mme Gagné n’a pas été licenciée par le conseil d’administration de la NCT, comme le rapportait La Presse du 19 janvier dernier, mais qu’elle a bel et bien démissionné, incapable de supporter le stress, tout comme son prédécesseur.Vous comprendrez aisément que le conseil d’administration n’avait pas d’autre choix que de ne pas renouveler le contrat de Mme Haentjens qui, selon Mme Gagné, «ne voulait plus personne au-dessus de sa tête».Il nous faut maintenant redéfinir les rôles respectifs du directeur général et du directeur artistique, afin d’assurer l’harmonie entre ces fonctions vitales au bon fonctionnement et à la survie d’un théâtre.Nous avons donc décidé d’établir clairement le fait que la direction artistique n’est pas subordonnée à la direction générale pour ce qui a trait au projet artistique, et nous souhaitons que le prochain directeur artistique siège au conseil d’administration à titre de membre à part entière.Quant à la question de la représentativité du conseil d’administration, nous n’avons jamais voulu exclure les artistes du conseil, bien au contraire, et ils ont toujours occupé la place qui leur revient à ce niveau.D’ailleurs, je tiens à souligner que le conseil d’administration a entériné intégralement, après discussion, les programmations soumises par la directrice artistique au cours des trois dernières années.Il est donc faux de prétendre que «le conseil d’administration est sclérosé», comme le rapportait un journaliste en citant un observateur anonyme.Nous nous engageons tout de même à renouveler le membership du conseil d’administration, à y faire une plus grande place aux artistes, à y inviter le directeur artistique de manière plus formelle et à rechercher cet équilibre entre le théâtre et l’administration, nécessaire à la survie de la NCT.Nous annoncerons bientôt la nomination de personnes crédibles et expérimentées aux postes de directeur général et de directeur artistique, et nous souhaitons de tout cœur que les titulaires puissent collaborer harmonieusement à l’essort de notre compagnie.Barricade des Innus sur la route de SM-3 La hache de guerre pour le Camp de la paix Pourquoi est-il permis de s’opposer au projet de barrage d’Hydro-Québec pour des jobs et non pour préserver l’environnement et un mode de vie?CHRIS ISAAC LARNDER Étudiant à l’Université McGill H r ’ai participé au printemps dernier, du 29 mai J au 14 juin, à une barricade sur la route du controversé projet de barrage d’Hydro-Québec Sainte-Marguerite 3 (SM-3).Les Innus traditionalistes de la Coalition pour Nitassinan ¦ i!==Jl organisaient un Camp de paix sur la route en I construction en plein milieu de leurs domaines de chas-I se ancestraux.Notre Camp de paix a brusquement cessé avant l’aube I du 14 juin lorsque 40 agents de la Sûreté du Québec ain-I si qu’une longue chaîne de véhicules de support tech-I nique ont fait irruption dans notre camp.Tous ont courageusement gardé leur sang-froid lorsque les premiers In-nus furent traînés hors de leur tente où ils dormaient.Puis, les observateurs non autochtones, dont l’auteur, furent arrêtés alors qu’ils essayaient de prendre des photos.Ensuite, le climat devint plus tendu lors de l’arrestation de personnes âgées, d’enfants abasourdis, d’une femme enceinte de huit mois, d’une sage-femme et de deux photographes de presse.Nous avons ensuite été escortés dans une salle d’école vide où nous avons été interrogés séparément et nos dossiers ont été traités.J ai passé deux nuits en prison en attente de mon enquête sur cautionnement Deux accusations criminelles ont été déposées contre chacun de nous pour ce geste de responsabilité civile.Une semaine avant notre procès, un collègue innu a reçu une sentence extrêmement sévère d’un an de prison |)our outrage au tribunal: le climat politique local défavorable se révélait être encore plus incisif dans le palais de justice de Sept-Iles.Nous avons appris que la Couronne avait intention de déposer une troisième accusation contre nous et que nous ne pourrions pas nous défendre efficacement en invoquant des arguments de nature politique.Dans mon propre pays, je suis maintenant un criminel, avec tout ce que cela implique.Nous avons tous dû passer par l’humiliation de plaider coupable, par peur et par manque de foi en un procès juste et équitable.Pourtant, il y a quelques semaines, des employés de la construction ont bloqué la même route que celle où nous avions érigé notre Camp de paix, provoquant des retards dont les conséquences se sont chiffrées à plus de 500 000 $ pour Hydro-Québec.Aucune accusation n’a été portée, aucune amende n’a été imposée.Personne n’a parlé de l’injonction qui découlait de notre Camp de paix qui interdit toujours toute manifestation publique à cet endroit Personne n’a parlé d’une injonction précédente qui interdisait même les rencontres dans la totalité des lieux publics de la réserve de Maliotenam, en claire violation des droits fondamentaux des Innus.Depuis les deux dernières années, 10% des adultes de Maliotenam ont subi des peines de prison pour leur activité politique.Qui peut définir les deux Innus qui sont toujours en prison au Québec, autrement que par le terme de prisonniers politiques, au moins au sens large?La seule conclusion que l’on peut tirer de cette comparaison est qu’il existe au Québec une politique de deux poids, deux mesures.Pour la même offense, les peines sont radicalement différentes selon les raisons politiques qui ont motivé cette offense.Autrement dit.il est permis de s’opposer au projet SM3 pour avoir des jobs, mais il est interdit de s’y opposer pour préserver l’environnement et un mode de rie.En effet, le projet SM-3 met en danger la source de la magnifique rivière Moisie, une des dernières grandes rivières à saumon du Québec, ainsi que la traditionnelle «autoroute du peuple» qui mène aux terres intérieures depuis des milliers d’années.En plus d’augmenter la superficie des terres inondées dans Nitassinan (qui est déjà de 11000 km2) la construction de la route, qui se poursuit au moment où j’écris ces lignes, va ouvrir la porte de cet écosystème fragile aux invasions des procédés d’extraction des ressources qui, par leur nature abusive, sont l’antithèse du développement durable.Tout cela pour (apparemment) créer 950 emplois de six mois par année (les travailleurs retireront l’assurance-chômage le reste de l’année) pendant 10 ans.Le projet dans son ensemble a une durée de rie économique de 50 ans, et générera à peine 20 emplois permanents.Je suis franchement dégoûté par la facilité avec laquelle les tribunaux sont manipulés par des intérêts corporatifs ou politiques.Je n’ai jamais vu ici de preuve aussi flagrante de racisme.M.Jean-Paul Decoste a patiemment essayé de m’expliquer la logique orwellienne derrière tout cela: «Le système judiciaire respecte ceux qui respectent le système judiciaire.» M.le juge, mon respect pour ce système judiciaire, le fondement de nos gouvernements, s'évanouit rapidement.SM-3, le plus grand chantier de construction présentement en activité au Québec, continue de jeter un éclairage fascinant sur l’avenir de notre province.Le piège de la stratégie politicienne Norman Webster a raison de rappeler à Lorraine Page qu’elle devrait s’occuper d’éducation plutôt que d’indépendance CLAUDE POULIN Professeur d’histoire Cégep de Sainte-Foy onnan Webster a parfaitement raison de semoncer Lorraine Pagé qui, une fois de plus, parlant au nom de son es-tablishment syndical, s’engage à mettre la priorité de son action pour l’année actuelle sur le projet d’indépendance du gouvernement Parizeau.Il a aussi raison de déplorer le fait que cet organisme public qu’est la CEQ a sa part de responsabilité devant le marasme de notre sys- ! 1 tème scolaire et de suggérer qu’elle devrait plutôt investir toutes ses énergies dans ce ; domaine.Dans la société libérale du Québec des années 60, le mouvement syndical s’est vu confier le mandat de représenter les intérêts collectifs de ses membres et il a obtenu le pouvoir de les taxer.Tout cela pour assurer la pane sociale.Après avoir obtenu cette reconnaissance et ce pouvoir, la CEQ s’est dispersée dans toutes sortes d’actions qui ont avili l’image de la profession plutôt que de l’enrichir.De plus, l’expérience a largement démontré que si celte centrale s’est bien acquittée de sa mission strictement syndicale, elle a aussi sournoisement récupéré une responsabilité sociale et politique qui aurait dû normalement relever d’une association professionnelle.; i ’ Une telle association aurait permis à la profession de se donner plus d’envergure et de jouer un autre rôle que celui d’un syndicat de simples travailleurs spécialisés.Elle aurait été un interlocuteur indépendant, : i : d’abord préoccupé par la qualité de la formation de ses membres, mais aussi capable d’affirmer son autorité en matière pédagogique.Or, en l’absence d’un tel interlpcu-teur, les bureaucrates du ministère de l’Education ont pu librement établir en toute impunité des programmes et des contenus dont les résultats sont ceux que l’on sait.Mais ce n’est pas le seul reproche que l’on peut frire à cet organisme.D y a aussi le problème de ses pratiques démocratiques.La culture démocratique de la CEQ La culture démocratique de cette centrale, si elle a déjà été en assez bonne santé dans ses premières années, est aujourd’hui bien chétive.Peu de gens participent aux délibérations de ces assemblées où se prennent les décisions, où sont choisis les représentants et les délégations.Ce devoir de participation démocratique ne doit-il pas être la contrepartie du pouvoir que la société civile leur a donné?Cette situation est d’autant plus gênante que même si les cotisations non volontaires augmentent et que les services diminuent, l’indifférence et le mutisme régnent personne n’ose bouger! Norman Webster termine son propos en accusant les membres de la CEQ de ne pas enseigner l’histoire canadienne et la réalité du Canada actuel.Cela fait des décennies qu’on déplore cette triste réalité.Qu’il s’agisse de l’histoire du Québec, du Canada ou de l’histoire universelle, l’état de l’enseignement de l’histoire est ici dans une situation toujours aussi lamentable.Or, sauf pour le cas de ceux qui ont une formation spécialisée dans cette discipline et qui dispensent les quelques heures d’histoire qui s’enseignent encore, la très vaste majorité des enseignants n’arriveraient même pas à réussir l’unique épreuve d’histoire dite nationale de la fin des études secondaires.Ce n’est pas leur faute, cette matière est aussi absente des programmes de la formation des maîtres.On comprendra qu’ils ne voient pas l’intérêt de mener un combat pour cette cause.Pas plus d’ailleurs que pour celle des arts et des lettres.A-t-on déjà entendu M.Yvon Charbonneau ou Mme Lorraine Pagé nous parler avec insistance de l’importance de la culture dans la formation de la jeunesse, sinon pour évoquer son caractère élitiste et bourgeois?Mais, c’est là une autre question.En somme, M.Norman Webster dit poliment à Mme Lorraine Pagé de se mêler de ce qui la regarde et d’éviter de tomber dans le piège de la stratégie politicienne.Mais on s’en doute bien, il ne sera pas écouté.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l’information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauclion, Jean Chartier, Louis-Gilles Fran-coeur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Guy Taillefer (adjoint au directeur de l'information), Konrad Yakabuski; Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales, responsable de la section Tourisme); Martin Duclos et Christine Dumazet (rclecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); h l'information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Pierre Cayouette (livres), Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Benoît Munger, Odile Tremblay; à l’information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l'information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char.Sylviane Tramier, Clément Tnidel; à l’information politique- Pierre O’Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec); Serge Chapleau (caricaturiste); à l'information sportive: Yves d'Avignon; Denise Babin, Marie-Claude Petit (commis), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à.la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur); Manon Scott Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ Lucie Pinsonneault (directrice), Yves Williams (superviseur, Avis publics et annonces classées), Jacqueline Avril, Daniel Barbeau, Jean de BiHy.Brigitte Cloutier.Gyslaine Côté, Marlène Côté.Sylvie Hanna.Christiane Legault André Mélançon.Suzanne Miscevic, Micheline Ruelland, Monique Ver-reault (publicitaires); Sylvie Laporte.Pierrette Rousseau.Micheline Tur-geon; Michèle Bouchard (secrétaire).L’ADMINISTRATION Henry Riedl, c.m.a.(contrôleur), Nicole Carmel (coordinatrice des services comptables); Florine Cormier.Céline Furoy.Jean-Guy Lacas.Nathalie Perrier, Danielle Ponton.Danielle Ross, Linda Thériault (adjointcà l’administration).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTELE Christianne Benjamin (directrice).Johanne Brien (secrétaire), Manon Blanchette.Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle Lederc-Venne.LA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Guy Renaud Kirouac (directeur), Chrystian Guy (superviseur à la promotion des abonnements).LA PRODUCTION Marie-France Turgeon (directrice de la production), Jean Lemay (directeur adjoint, production et informatique).Johanne Brunet Danielle Cantara.Richard DesCormiers, Caroline des Rosiers, Lynda Di Cesare.Marie-Josée Hudon.Sylvain Lesage.Christiane VaiÜant.Christian Vien, Olivier Zuida LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Marcel Couture (président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président), Roger Boisvert (viceprésident et directeur général).Le plus grand chantier de construction en activité continue de jeter un éclairage fascinant sur l’avenir du Québec.• f A 12 I, K I) E V 0 1 II , I, E V E N 1) K EDI 27 .1 A N V I E R I 9 9 5 ?LE DEVOIR «- ACTUALITES PARIZEAU Philippe Séguin ne pouvait arborer sourire plus réjoui SUITE DE LA PAGE 1 plus que le porte-parole de Matignon, Bernard Brigou-leix, s’est empressé de lever toute ambiguïté sur les propos du premier ministre.«Quel que soit le futur président de la République, a-t-il dit, à partir du moment où les Québécois souverainement se seraient prononcés pour la souveraineté, cela créerait une nouvelle situation internationale dont la France serait l,a première à prendre acte.C’est tellement normal (.) A partir du moment où il y aurait une décision du peuple québécois souverain, qui, pourrait s’y opposer?» Edouard Balladur, qui rencontrait Jacques Parizeau pour signer un «relevé de décisions» destiné à relancer la coopération France-Québec, avait lui-même rappelé que «La France et les Français ne pourront jamais avoir avec le Québec et les Québécois une relations ordinaire.» Il avait évoqué la tradition du général de Gaulle et souhaité la reprise des visites régulières entre les pre- miers ministres québécois et français, tout en remerciant Jacques Parizeau de s’être rendu en France alors que, selon la règle de l’alternance, c’est plutôt un premier ministre français qui aurait dû traverser l’Atlantique.Emu, Jacques Parizeau n’a pu s’empêcher de commettre un lapsus, qualifiant son hôte de «président» alors qu’il n’est toujours que premier ministre.Dans la matinée, Jacques Chirac avait convié Jacques Parizeau à un entretien sous les lustres de l’hôtel de ville.Le maire de Paris, qui en est à sa troisième élection présidentielle, n’y est pas allé avec la même délicatesse que son adversaire politique.Il a affirmé sans ambages qu’après le référendum, «la France devrait être la première à reconnaître la situation (.) Si ce référendum est négatif, il n’y a pas de problème.S’il est positif, je pense qu’un certain nombre de pays notamment francophones, dont la France, devraient tout naturellement reconnaître la réalité d’une décision populaire, une décision qui est l’expression d’une souveraineté popu- laire.» Selon Jacques Chirac, ces pays devraient donc être «parmi les premiers» à reconnaître le nouvel Etat.Jacques Chirac considère que cette opinion, selon laquelle la France devra être «le premier pays à marcher avec le Québec», est largement «partagée par les responsables politiques quelle que soit leur appartenance».Fondateur du RPR, le parti gaulliste, Jacques Chirac est l’une des figures les plus influentes de la majorité actuelle.Il a souvent manifesté sa sympathie à l’égard du Québec.Considéré comme un ami de l’ancien premier ministre québécois Robert Bourassa, il n’était cependant jamais entré dans des considérations aussi précises.Jacques Parizeau, qui s’était rendu à l’entretien, planifié à la dernière minute, en compagnie du président de l’Assemblée nationale Philippe Séguin, ne pouvait arborer sourire plus réjoui.De toute évidence, le courant passait entre les trois hommes.La réplique ne s’est pas fait attendre.Le maire de Paris ne devrait pas faire de commentaire sur la séparation du FUSIONS SUITE DE LA PAGE 1 nier, lors d’une seconde réunion, les administrateurs des deux hôpitaux ont franchi une étape de plus vers ce projet de fusion en gelant toute embauche pour les prochains 90 jours — sauf pour des postes très pointus —, en absorbant tous deux leurs déficits d’ici le 31 mars pour faciliter un éventuel mariage et en échangeant leurs listés de rappel pour faciliter les remplacements.Selon les scénarios émis jusqu’à présent, la direction et l’administration des deux hôpitaux pourraient être fusionnées en une nouvelle entité juridique, et les départements seraient partagés entre le «pavillon Fleury» et le «pavillon Saint-Michel», prodiguant chacun des soins différents.On vise en fait à éliminer tout dédoublement.«On regarde quelle ampleur on pourrait donner à nos réflexions.Va-t-on encore fonctionner avec deux urgences?Doit-on fermer un bloc opératoire?On se pose les vraies questions, on se rencontre.Ça bourdonne entre les deux hôpitaux!», soutient M.Girard qui rencontrait hier environ 80 médecins de son hôpital pour les informer des développements dans ce dossier.Déjà, les exécutifs des conseils des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP) des deux hôpitaux ont tenu des rencontres pour trouver des solutions «de l’intérieur» pour parvenir, sans trop de déchirements, à cette osmose obligée.Des cadres des deux hôpitaux ont été libérés pour travailler à temps plein sur ce projet, a souligné hier Lucien Hervieux, directeur général de l’hôpital Fleury.«On doit étudier nos profds respectifs et celui de nos clientèles pour savoir quels sont les besoins de notre population avant d’agir.Il faut vraiment développer une vision commune et passer aux actes, sinon quelqu’un nous obligera à le faire», ajoute ce dernier.Bref, les deux hôpitaux, d’une taille presque similaire, , avec des budgets respectifs de 33 et 37 millions $, esti-~épient que les compressions d’environ 9 à 11 millions $ qui leur seront assenées d’ici trois ans les obligent à emprunter cette voie.Une fois fusionnés, les deux hôpitaux de 250 lits pourraient en compter un peu plus de 400.«On fait maintenant des vasectomies dans les bureaux de médecins; la pratique de chirurgies d’un jour change les besoins en lits», affirme M.Girard.Bien des hôpitaux ne sont pas très avancés dans cette voie.La documentation disponible dénombre de 135 à 150 types d’opérations pouvant être réalisées dans le cadre de chirurgies d’un jour, mais plusieurs hôpitaux n’en pratiquent pas plus de trente à quarante.«On n’a plus les moyens d’avoir deux laboratoires, les mêmes équipements et les mêmes appareils coûteux dans deux hôpitaux», ajoute le directeur général de l’hôpital Saint-Michel.Les deux hôpitaux desservent à peu près le même bassin de population — 200 000 personnes en tout —, disposent de budgets équivalents, emploient de 600 à 800 personnes à temps plein chacun, dont quelque 125 à 150 médecins dans chaque cas.Reste à voir comment sera accueilli le projet par les syndicats, déjà mis au courant des grandes lignes.D’ores et déjà, d’autres hôpitaux, aussi confrontés à des situations difficiles, regarderaient d’un œil intéressé la démarche entreprise par les hôpitaux Saint-Michel et Fleury.«Je peux vous dire qu’il y a des directeurs d’autres hôpitaux qui dînent avec nous et qui sont drôlement curieux de voir comment ça se passe», dit M.Girard.Les choses vont à un rythme d’enfer puisque les deux hôpitaux ont décidé de ne pas éterniser leurs discussions et se sont donné jusqu’en avril pour décider s’ils uniront ou non leurs destinées.>, m B8f ' §§§| bit PHOTO AP L’Albertain Siegmund Sobolewski se recueillait, hier, durant la cérémonie juive à Auschwitz-Birkenau soulignant le 50e anniversaire de la libération par les troupes soviétiques de ce camp de concentration où 1,5 million de personnes ont péri.M.Sobolewski a survécu à quatre ans et demi d’internement à Birkenau.¦.t/'.s.Québec, puisque celle-ci traîne dans les sondages comme Jacques Chirac, a répliqué le premier ministre canadien Jean Chrétien, en voyage au Chili.Il était impossible hier d’obtenir un commentaire de l’ambassadeur canadien à Paris, Benoît Bouchard.Jacques Parizeau a aussi été reçu à l’Elysée pour un entretien d’une vingtaine de minutes et un dîner rapide.Soucieux de rencontrer le premier ministre québécois avant de laisser la présidence, François Mitterrand s’est enquis de la situation des Acadiens.Qualifié de «très direct» par un participant, le dialogue entre le président et le premier ministre a, entre autres, porté sur l’Europe et la Francophonie.Précision contrairement à ce que nous indiquions dans notre article d’hier, le président du Conseil national du patronat français, Jean Gandois, a quitté le groupe Péchiney en juillet 1994.GUERRE Pas de mépris SUITE DE LA PAGE 1 neté canadienne) et soupçonnant les libéraux de vouloir encourager carrément le vote des illégaux.M.Chevrette a expliqué qu’il n’a jamais soutenu que tous ces gens votaient illégalement, mais que le «potentiel» est là, si aucun contrôle adéquat n’est établi.Entre 40 000 et 60 000 immigrants entrent chaque-année au Québec, et ils ont besoin de quatre à cinq 1 ans avant d’obtenir la citoyenneté, s’ils la demandent, ce qui fait un total «potentiel» de 250 000 à 300 000.Propos méprisants, a rétorqué Fatima Houda-Pepin.Outré, M.Chevrette a répliqué: «Je n’accepte pas qu’on me prête des intentions.D’ailleurs, je n’ai jamais méprisé quelque citoyen que ce soit qui ait la qualité de voteur.» Son vis-à-vis libéral, Pierre Paradis, a pris le relais: «En associant les 250 000 Québécois des communautés culturelles au cas de Marie Malavoy, il les insulte davantage.» «C’est un lâche», a lancé le ministre au leader de l’opposition.Il a dû retirer ce terme.Mais tant M.Paradis que Mme Houda-Pepin ont repris que l’ex-ministre Malavoy a commis «des manœuvres électorales frauduleuses» et représente «le seul cas reconnu, documenté, de fraude électorale d’une immigrante qui a avoué sa faute» (et a perdu son poste de ministre de la Culture).M.Chevrette s’est offusqué, a parlé d’acharnement contre sa collègue de Sherbrooke et s’est demandé; comment l’opposition officielle pouvait s’opposer «au fait que seuls les électeurs ayant la qualité de voté puissent le faire par un système nouveau, moderne».«Ces gens-là parlent des deux côtés de la bouche eh même temps.Ils n’ont aucune sincérité et ils ont deS'; objectifs inavoués et cachés.» «Insinuations gratuites», a repris la députée de La Pinière.Ce à quoi le ministre a répondu que seuls ceux qui ont qualité d’électeurs peuvent voter.«Il nous faut se donner les outils pour s’assurer que lé vote soit légitime et réservé à ceux-là seuls qui ont la qualité d’électeurs, c’est-à-dire qui sont citoyens canadiens.» «Pourquoi, s’il ne les accuse pas de frauder, les accuse-t-il d’être potentiellement des fraudeurs?», a demandé M.Paradis.«Y a-t-il deux catégories de citoyens au Québec?» «Je veux protéger le droit de vote:1 de ceux qui ont la citoyenneté», a expliqué M.Chevrette, selon qui la députée libérale de Margueritë-Bourgeoys aurait été la première à évoquer le chiffré de 300 000 voteurs illégaux potentiels.Non, a répondu M.Paradis, c’est le député péquiste de Johnson.De part et d’autre, on s’est ensuite tiraillé sur le sens et l’interprétation à donner aux mémoires, notamment celui du Congrès juif canadien.Par la suite, les députés ont repris en Commissioh l’étude détaillée du projet portant création d’une liste électorale permanente et informatisée, sous l’égide du directeur général des élections, en collaboration aveç la RAMQ.M.Chevrette a fait part de son intention de présenter des amendements, mais aucun qui ne touche à la substance du projet initial, contesté par les libéraux.Ceux-ci usent à leur tour des mesures dilatoires prévues au règlement pour faire obstruction aù projet de M.Chevrette.La guerre d’usure est engagée et se poursuivra en-,; core un bon moment, si l’on en juge par la détermination des péquistes et l’obstination des libéraux.AUSCHWITZ 47 % des Polonais associent aujourd’hui Auschwitz au martyre de leur peuple SUITE DE LA PAGE 1 lié à celui de la génération qui a connu les victimes».Quels symboles pour quelle mémoire?Au moment même où s’ouvrent à Oswiecim les cérémonies officielles de la commémoration de la libération du camp par l’Armée rouge, il y a cinquante ans, il faut bien constater que la mémoire d’Auschwitz est fractionnée, et parfois même instrumentalisée pour servir à la légitimation des pouvoirs d’aujourd’hui.Cette commémoration a lieu pour la première fois dans une Europe démocratique, pour l’essentiel des pays qui la composent.Jusque-là, les cérémonies du souvenir étaient obérées par l’application du credo de la mémoire «officielle» de la Pologne communiste, matérialisée par la plaque commémorative installée à l’entrée du camp de Birkenau: «Ici, de 1940 à 1945, quatre millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été torturés et assassinés par les meurtriers hitlériens.» Grâce à l’action du Comité international du Musée d’Etat d’Auschwitz, présidé par l’historien Wladislaw Bartoszewski et comprenant vingt-six membres de toutes nationalités, le texte a été modifié dans un sens plus conforme à la vérité: «Que ce lieu où les nazis ont assassiné un million et demi d’hommes, de femmes, d’enfants, en majorité des Juifs de divers pays d’Europe, soit à jamais pour l’humanité un cri de désespoir et un avertissement!» Vérité des chiffres, rappel du caractère systématique- ment raciste de l’entreprise d’extermination nazie: tout cela était nécessaire pour faire pièce à l’entreprise négationniste qui s’était développée dans la dernière décennie, en s’appuyant, entre autres, sur la vulgate nationa-le-communiste.Comment expliquer alors le malaise qui s’est instauré entre le monde juif et les autorités polonaises, et qui a conduit à l’organisation de cérémonies séparées, l’une, le jeudi 26 janvier, au caractère proprement juif, et l’autre, officielle, le lendemain, marquée par le discours du président polonais Lech Walesa?Le baron Maurice Goldstein, président du Comité international d’Auschwitz (CIA) qui n’est pas une organisation juive, estime que les modifications apportées au programme mis au point entre la Chancellerie de la présidence polonaise, le CIA et le Congrès juif européen ne sont pas acceptables.«La décision polonaise est surtout gênante de prévoir un seul discours du président Walesa devant le mur des fusillés à Auschwitz I, ce qui peut paraître comme une manifestation d’appropriation de ce camp pour la martyrologie des Polonais», écrit-il.Le coordonnateur des cérémonies, le secrétaire d’Etat Andrzej Zakrewski, rejette avec irritation ces interprétations de l’attitude des autorités polonaises.«Tout le monde peut prier comme il le veut à Auschwitz», répond-il à ceux qui l’accusent de vouloir «christianiser» le génocide.«Il serait temps, affirme-t-il encore, qu’Au-schwitz, symbole de barbarie et honte du XX' siècle, unisse la communauté internationale au lieu de la diviser.» En l’occurrence, ce sont les autorités de Varsovie, es- sentiellement l’entourage de Lech Walesa, qui ont introduit ce ferment de discorde, jetant une ombre sur une commémoration que Maurice Goldstein aurait souhaitée «solennelle, digne, grandiose, avec la participation de nombreux chefs d’Etat et de Prix Nobel de la pape».Etait-il si difficile d’accéder au souhait des organisations juives de voir l’un de leurs représentants prendre la parole sur les lieux mêmes du martyre plutôt qu’à l’Université de Cracovie?Il est vrai que, au plus bas dans la faveur de ses concitoyens, Lech Walesa peut être tenté de caresser dans le sens du poil une opinion qui n’a pas fait Je chemin parcouru par les responsables du Musée d’État d’Auschwitz.Un récent sondage montre en effet que 47 % des Polonais associent aujourd’hui Auschwitz au martyre de leur peuple, 61 % pensent qu’il fut un lieu d’extermination de nombreux peuples et 8 % seulement y voient le symbole de la Shoah.Cette persistance de la perception «nationale-communiste» du génocide prouve, s’il en était encore besoin, qu’il ne suffit pas d’accéder à la démocratie pour que soient extirpées des mentalités les fausses certitudes commodes et valorisantes.Shoah, le film de Claude Lanzmann, avait projeté une lumière cruelle sur le fond d’antisémitisme qui demeure ancré dans l’esprit de bon nombre de Polonais, un antisémitisme qui prend sa source dans l’antijudaïs-me chrétien venu du fond des âges.L’affaire du Carmel d’Auschwitz avait, en dépit de la bonne volonté et de l'ouverture d’esprit d’une partie de la hiérarchie ca- tholique, semé le doute sur,l’état d’esprit des plus hauts responsables de cette Eglise.Le départ des carmélites, résultat de longues négociations menées à Genève entre les représentants des organisations juives et ceux de l’Église, a été vécu, par une grande partie de la population locale, comme une injustice, un diktat imposé par le «judaïsme international».Aussi fajut-il souligner l’importance de la déclaration de l’Église polonaise à l’occasion de l’anniversaire, qui condamne «toute forme de racisme, d’antisémitisme et de xénophobie».Elle déplore que certains Polonais, «indignes du nom de chrétien», aient contribué au génocide, en dénonçant les Juifs ou en les soumettant au chantage, alors ; que bien d’autres «sont restés indifférents devant cette indicible tragédie».Cette déclaration marque le début d’un processus dé î; remise à plat des éléments constitutifs de la mémoire collective, qui ne va pas sans douleurs ni déchirements.L’exemple français de retour sur la période de Vichy à l’occasion de grands procès, ou des révélations de.François Mitterrand sur son passé, montre que les débats historiques ont toujours une dimension politique.1 Il faut souhaiter que le faux pas du président Walesa ne j soit qu’une manifestation d’un passé qui a du mal à paSt ! ser et que, peu à peu, en Pologne comme dans d’autres pays confrontés au brouillage stalinien des mémoires, : on se rappelle que la présence juive séculaire en Europe centrale et orientale a aussi contribué à la grandeur ! et au rayonnement de ces nations.LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050.RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE.MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985 3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985-3344 PUBLICITÉ (514)985-3399/ télécopieur (514)985 3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800-363 0305 les eiaéiot de téléphone saivaals sont valables pout le service de livraison par canelol et poer les abonaeneals postant.SERVICE DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans frais) 1 800 463-7559 LE DEVOIR nt publié par LE DEVOIR Inc.dont h information* publiée* dan* LE DEVOIR LE DEVC.xial e*t situé a istribué par M* numéro ort agrriesDyn *tage.Mi #ndu On rUS • Imprir ¦rienQurbe or Inc .6121 e du Québec urst rue Saint Jar Téléphone Kénér i.Mot 514)9 LA* 514) 9853 mpkiyrr e ité: (514) î r>*w.CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIMÉ
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