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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-03-03, Collections de BAnQ.

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FONDÉ EN 191 Vol.L X X X VI - N o MO N T K E A I.V E N I) R E 1) 1 A M A 11 S !) ."> PERSPECTIVES LE MONDE 1 Andreotti accusé L ivrogne et d'association avec la mafia PAGE A 5 POLITIQUE L'indifférence des artistes inquiète PAGE A 2 (î r> c + T I* S + T V Q / T o r o n I o 8 f> c L'ÉCONOMIE Coup de butoir contre les valeurs nord-américaines PAGE A 6 Jean-Robert Sansfaçon ?Depuis le dépôt du budget Martin, ceux qui prétendaient que l’état des finances publiques fédérales allait forcer Ottawa à se retirer des champs de compétence provinciale sont désormais confondus: Ottawa réduit sa contribution, mais pas son contrôle.Ce faisant, voilà qu’un nouveau débat de chiffres à propos des transferts fiscaux consentis aux provinces vient nous rejoindre jusque dans notre salon.ublions le débat de fond pendant quelques minutes pour jeter un coup d’œil au tableau noir.Dans son dernier budget, le ministre des Finances, Paul Martin, a annoncé qu’il réduira de 4,5 milliards $ d’ici 1998 ses paiements de transfert pour le financement des programmes de juridiction provinciale, comme la santé, l’aide sociale et l’éducation.Les réductions sont donc importantes et toucheront toutes les provinces, y compris le Québec.Mais jusqu’à quel point?Au lendemain du budget, en conférence de presse, le ministre des Finances du Québec, Jean Campeau, affirmait sur un ton très agressif que le Québec est la province qui subira les plus fortes compressions, soit 40 % du total canadien.Selon cette évaluation, il s’agirait d’un manque à gagner total de 3,5 milliards $ en 1998, du moins si on inclut les «effets indirects» sur l’économie et les finances de la province.Laissons de côté les effets indirects.Il va de soi que toute réduction des dépenses, qu’elle soit le fait d’un gouvernement, d’un / v .consommateur ou d’une entrepri-WJI se, entraîne une baisse de l’activité économique et des recettes du gouvernement.Ce n’est pas une raison suffisante pour qu’un gouvernement continue de s’endetter alors qu’il n’arrive déjà plus à payer les intérêts de sa dette.Tenons-nous en donc aux compressions elles-mêmes, l’enjeu réel du présent débat.M.Campeau évalue les compressions du fédéral à 2,5 milliards $ en deux ans.Il obtient ce chiffre en additionnant non pas des compressions réelles par raj> port au budget de l’année qui s’achève, mais le «manque à gagner», ou ce qu’il se serait attendu à recevoir dans deux et trois ans par rapport à son premier budget que l’on ne connaît pas encore.Pourquoi cela?Parce que l’année qui vient en sera une d'augmentation des transferts fédéraux, et non de baisse, et qu’en calculant à partir du sommet de l’an prochain, on accentue l’effet dramatique de la chute qui va suivre.Deuxièmement, comme la réduc-M.Campeau tion annoncée des transferts fédéraux ne touche qu’une forme de transferts mais laisse l’autre partie, appelée «péréquation», augmenter à un rythme moyen de 4 % par année, M.Campeau a préféré limiter son calcul aux réductions.Or, il se trouve que le Québec retire bon an mal an 40 % des paiements de péréquation au pays, à cause du nombre de ses habitants et du niveau de richesse moins élevé qu’en Ontario ou en Alberta.Selon notre estimation, les revenus de péréquation perçus par le Québec devraient donc passer de 3,3 à 3,8 milliards $ d’ici 1998, une augmentation de 500 millions $ qui vient atténuer les effets des compressions imposées aux autres transferts.Il en sera de même pour les sept provinces les moins riches, les trois autres étant aussi victimes des réductions, sans paiements de péréquation pour combler une partie du manque à gagner.Pour brosser un portrait représentatif, M.Campeau ne peut donc limiter son calcul aux seuls secteurs en baisse: il doit aussi inclure ceux qui grimpent, même si le fait de recevoir des paiements de péréquation est un signe de pauvreté relative.Ainsi va le fédéralisme canadien, pour le pire et pour le meilleur.Troisièmement, les prévisions qui amènent le ministre à conclure que le Québec subira un manque à gagner de 1,8 milliard $ pour la seule année 1997-98 sont établies à partir de la pire hypothèse imaginable pour répartir les transferts entre les provinces: celle d’une distribution au prorata de la population.Or.comme le précise le budget Martin, il faudra consulter les provinces avant d’établir un nouveau mode de répartition de ces transferts.Ce serait donc une très mauvaise stratégie pour le Québec, et pour les sept autres provinces les moins fortunées, d’accepter d’emblée un mode de répartition qui les défavoriserait au profit des provinces les plus riches.Au lieu d’adopter sans discuter cette méthode de répartition, comme le fait M.Campeau, on peut tout aussi bien refaire les comptes sur la base de la répartition actuelle entre les provinces.En incluant les paiements de péréquation, le Québec devrait donc recevoir un montant approximatif de 10,7 milliards $ en 1997-98 au lieu des 11,4 milliards $ actuels.Si notre scénario s’avérait, nous subirions donc bel et bien une baisse de 0,7 milliard $ des transferts fédéraux par rapport à aujourd’hui, mais pas de 1,8 milliard $ comme l’affirme avec certitude le ministre.N’est-ce pas René Iévesque qui disait que les statistiques sont aux politiciens ce que les lampadaires sont aux ivrognes?ne peut limiter son calcul aux seuls secteurs en baisse INDEX Agenda.Avis publics., Classées ,.B8 ,.B2 ,.B9 Culture .Kl 1 Économie .A6 Éditorial .AK Le monde.A5 Mots croisés.B9 les sports.,.B7 Vlaa.fri MÉTÉO Montréal .Ensoleillé.^ Max: -7 Québec Ensoleille.Max: -8 Détails en H 9 Ottawa doit bloquer le référendum Le Comité spécial pour l'unité canadienne somme le gouvernement fédéral d'utiliser son pouvoir de désaveu KONRAD YAKABUSKI LE DEVOIR Des tenants des deux pôles du débat constitutionnel se sont trouvés en terre commune, hier, devant la Commission régionale de Montréal sur l’avenir du Québec, en préconisant l’annulation du référendum — quoique pour des motifs contraires.D’une part, les fondateurs du Comité spécial pour l’unité canadienne, le cardiologue Roopnari- ne Singh et le constitutionnaliste Steven Scott, ont sommé le gouvernement fédéral de se servir de son pouvoir de désaveu, tombé en désuétude depuis 1943, pour bloquer l’adoption de l’avant-projet de loi sur la souveraineté.D’autre part, le Mouvement souverainiste du Québec (MSQ) a demandé au gouvernement pé-quiste d’annuler le référendum pour plutôt soumettre la question du statut politique du Québec à un simple vote des députés.«S’il n’a fallu qu’un vote de l’Assemblée législati- ve pour entrer dans le Canada (en 1867), un vote de l’Assemblée nationale suffirait pour en sortir», a déclaré le président du MSQ, Ivano Vellone.Que l’Assemblée adopte un projet de loi déclarant la souveraineté avant ou après le référendum, le Comité spécial pour l’unité canadienne (CSUC) juge opportun que le gouvernement fédéral exerce son pouvoir constitutionnel de désavouer des lois provinciales.VOIR PAGE A 10: OTTAWA L" COMMISSIONS RÉGIONALES ÏT .*,v »% | ISWCWf Fin du ramadan ¦ 5$XPin&*:;itswLH.1 «.h .¦ * ."Aiftaœ ri*WÈV T fc, ‘ ‘1 •*§,’& ”” > 1^,- r Hfe: „ * Æ PHOTO AP PLUSIEURS milliers de Palestiniens priaient très tôt hier matin sur la place centrale de la ville de Gaza, à l’occasion de la fin du ramadan, période du semi-jeûne de la religion musulmane.C’est la première fois que la fête du Eid-Al-Fitr est célébrée depuis l’autodétermination palestinienne.Ainsi, au cours de la journée d’hier, des Palestiniens ont déposé des sucreries sur les tombes de leurs proches, ont prié dans les mosquées et ont rendu visite à leurs familles.Pour limiter Pincertitude, le Canada négocierait avec un Québec souverain Jean Chrétien reconnaîtrait le nouveau pays le soir même d'un OUI au référendum, estime Robert Young MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Pour éviter de prolonger l’incertitude et afin de réduire les coûts pour l’économie canadienne, le Canada négocierait rapidement avec un Québec souverain, au lendemain d’un vote positif au référendum, estime un politologue de l’Université Western Ontario, Robert A.Young.Dans un livre publié aux éditions McGill-Queen’s University Press, ces jours-ci, M.Young décrit un scénario selon lequel, le soir même d’une victoire du OUI au référendum, le premier ministre Jean Chrétien déclarera que le Canada accepte le verdict et entamera immédiatement des négociations avec le Québec, alors que la séparation se déroulera légalement, à la suite d’un amendement à la Constitution canadienne.Il rassurera les citoyens du Canada et du Québec ainsi que la communauté internationale sur la continuité des lois et le respect des obligations du Canada dans le monde.Il fera un appel au calme et exclura le recours à l’armée.Trois jours plus tard, une première rencontre de négociations aura eu lieu entre Ottawa et Québec, au cours de laquelle auront été réglées, du moins en Les États-Unis, dont les intérêts commerciaux et stratégiques sont en cause, feront pression sur le Canada pour que le règlement soit rapide, pacifique et constitutionnel principe, les questions les plus épineuses, y compris celle du partage de la dette.Six mois plus tard, le Québec sera un pays.Le Canada, débarrassé du Québec, entamera de son côté sa propre reconstruction.La thèse de Young, très documentée, s’appuie principalement sur le fait que le Canada et le Québec auront intérêt pour des motifs économiques à limiter la période d’incertitude qui suivra inévitablement un OUI au référendum.D’ailleurs, les puissances étrangères, notamment les États-Unis dont les intérêts commerciaux et stratégiques sont en cause, feront pression sur le Canada pour que le règlement soit rapide.pacifique et constitutionnel.Le livre de Young est publié sous l’égide de l’Institut des relations intergouvemementales de l’Université Queen, à Kingston, ce bastion anglo-saxon du sud de l’Ontario.Elle contraste grandement avec les études publiées récemment par l’Institut C.D.Howe et l’Institut Fraser, prédisant le chaos à la suite d’une victoire du OUI au référendum.Âgé de 44 ans.Young a fait ses études en sciences politiques à McGill dans les années 1970.Sa dièse de maîtrise portait sur la réac- POLITIQUE Assainissement des eaux: Québec serre la vis aux municipalités PAGE A 2 Coupes de 10 millions $ à Radio-Québec Avec un manque à gagner atteignant 20 % du budget actuel, le télédiffuseur devra réviser complètement son mandat PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Catastrophe à Radio-Québec: le télédiffuseur vient d’apprendre que Québec réduit sa subvention annuelle de 10 millions $ pour 1995-96.Sur un budget de 88,4 millions $, ça compte.Cette réduction vient s’ajouter à une précédente demande de récupération de 1,8 million $.Un premier examen a amené Radio-Québec à conclure que îes modifications qui devront être apportées à sa programmation lui coûteront au moins 3 millions $ en revenus publicitaires non ob-tenus.^ «Ces compressions auront pour effet I M net un manque à gagner de plus de 15 millions $, soit près de 20 % du budget actuel de Radio-Québec», déclarait la direction par voie de communiqué, hier, en concluant que «le mandat, la mission de Radio-Québec doivent être révisés, de même que toute l’organisation de la production et du soutien administratif.Rien n’est exclu, tout doit être reconsidéré».Par ailleurs, les premières conséquences du budget VOIR PAGE A 10: COUPES VOIR AUSSI EN PAGE A 2 I Manera passe aux aveux VOIR A 10: YOUNG Bilan de la campagne des REER Le Fonds de solidarité récolte 300 millions $ Un record de tous les temps ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR La bride qui l’entravait à peine lâchée, le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ) vient de récolter 300 millions $ — un record de tous les temps — au terme de sa dernière campagne qui se termine cette semaine.C’est 28 % de plus que le sommet de 233,6 millions $ .atteint en 1992-93.l’année qui précédait l’imposition par le gouvernement libéral d’une limite de 100 millions $ à ses cotisations an-nuelles.Ce plafond, visant à restreindre la croissance du Fonds et à diminuer le montant des crédits d’impôt, équivalents à 20 % des cotisations, que versait le gouvernement québécois, a été levé en novembre dernier par le premier ministre Parizeau qui en avait fait une promesse électorale.L’actif du Fonds de solidarité qui frôlait le milliard, à 923,4 millions $ au terme de son dernier exercice en octobre.est passé à plus de 1.2 milliard $.«Nous allons pouvoir remettre la machine en marche et reprendre notre rythme de croisière.Ce ne sont pas VOIR PAGE A 10: FONDS I) VOI R V K N I) R V.I) M A It S r> I.E A ?LE" i !) !) : POLITIQU E La souveraineté du Québec L’indifférence des artistes trouble la famille péquiste André Boulerice offre à Jean-Louis Roux de Vaider à «faire ses boîtes» PIERRE APRIL " presse canadienne Québec — Le peu d’enthousiasme des artistes québécois face au projet souverainiste à la veille du référendum de 1995, leur refus de s’engager, comme ils l’avaient faits en 1980, a consterné la famille péquiste.Hier, le député de Sainte-Marie-Saint-Jacques, André Boulerice, critique de la Culture pendant plus de sept ans alors que le PQ était dans l’opposition, était bouleversé, lui qui pendant toutes ces années a répété aux gens de sa formation politique de ne pas tenir le milieu culturel pour acquis.«Cette attitude m’inquiète, a-t-il avoué au cours d’un entretien téléphonique, même si dans le cas du comédien et sénateur Jean-Louis Roux, je süis prêt à lui aider à faire ses boîtes.» Il a cependant endossé la déclaration du sénateur Roux qui, lors de son intervention à l’émission Le Point, mercredi soir, affirmait qu’un pays où les artistes décident de se taire, «c’est très dangereux», tout en déclarant qu’il songerait sérieusement à quitter un Québec souverain.Il faisait une allusion à l’émergence du national-socialisme sous Adolf Hitler, quelques années avant la Deuxième Guerre mondiale.«Il n’a peut-être pas choisi le bon exemple en parlant de l’Allemagne des années 30, a précisé M.Boulerice, mais il a voulu démontrer que, peu importe du côté où tu es, si les intellectuels et les artistes se taisent dans un débat fondamental, comme celui qui nous concerne, cela signifie qu’il n’est pas complet.» - Dès 1985, à son arrivée à l’Assemblée nationale comme membre de l’bpposition officielle, M.Boulerice avait effectivement signalé à ses collègues que le PQ avait «une énorme cote à remonter» dans ce secteur.«Le milieu de la culture, a-t-il souligné; avait un petit goût amer de nous.Moi, je leur disais qu’il fallait Associer PQ et souveraineté.Durant les dernières années, j’ai senti, dans rfion propre parti, qu’il était difficile de parler de culture.Je leur ai dit qu’ils erraient en pensant que ce mi- lieu nous était inconditionnellement acquis.» Le député est toutefois prêt à se remettre au travail pour tenter de rallier le secteur culturel à la cause souverainiste.«Lorsque j’ai vu, dans le reportage (de mercredi soir), Monique Mercure se détourner et refuser de discuter du référendum, j’ai eu énormément de difficulté à le prendre», a confié M.Boulerice.«Il faut maintenant investir le milieu de la culture, a proposé le député, il faut démontrer qu’on ne veut pas se servir de lui, mais qu’on aimerait bien cela qu’il nous aide à servir la cause.» Le député péquiste de Gouin, André Boisclair, a été renversé par ce qu’il a entendu de ces anciens alliés qui ont perdu leur enthousiasme jusqu’à ne plus vouloir se mêler du débat.«C’est la rage au cœur que j’ai vu ce reportage, non pas parce qu’il m’appartient de porter un jugement sur leurs opinions, a-t-il affirmé, mais de voir que les uns après les autres, à l’exception du sénateur Roux, ils se sont tous déclarés souverainistes.Malheureusement, ils se trouvaient tous des défaites pour ne pas témoigner le même enthousiasme que dans le passé.» Le député a expliqué que la participation des artistes au débat référendaire demeure fondamentale «parce qu’ils sont des gens qui, mieux que n’importe qui, sont capables de nous projeter dans l’avenir, de repousser les frontières de l’imaginaire».«C’est un message très dur pour nous, mais on doit l’accepter.Il faut se cracher dans les mains et travailler avec encore plus de conviction», a conclu M.Boisclair.Le député de Pointe-aux-Trembles, Michel Bourdon, a étendu le désabusement des artistes à toute la classe intellectuelle «qui ne veut pas de référendum, de peur de le perdre.C’est comme si on avait eu un choc en 1980 et que là, on aurait peur d’en avoir un autre.On ne veut pas investir pour ne pas être déçu.» M.Bourdon a admis une carence de la part des péquistes.«On devrait travailler plus fort dans ce milieu qu’on a trop souvent tendance à tenir pour acquis», a-t-il conclu.avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Régie des alcools, des courses et des jeux ¦ Toute personne, société ou groupement ¦ de personnes visé à l’article 60 du Code ' de procédure civile (L.R.Q., c.C-25) peut, ¦-•dans les quinze jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande -.Relative au permis ou à la licence ci-après .-.mentionné, en transmettant à la Régie des 5,'âlcools, des courses et des jeux un écrit .•Assermenté qui fait état de ses motifs ou • intervenir en faveur de la demande, s’il y a J èù opposition, dans les trente jours de la •I^pqbljcation du présent avis.J'Cette opposition ou cette intervention doit Être accompagnée d'une preuve attestant , ;de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, Bureau 9.200, Montréal (Québec) H2Y1B6 Nom et Nature de Endroit adresse du requérant la demande d'exploitation RÔTISSERIE DU Augmentation i 150, Notre- VIEUX FOUR de capacité Dame INC.Rôtisserie du Vieux Four Inc.150.Notre-Dame St-Pierre Dossier: 351-775 d'un bar St-Pierre 94992 CANADA 1 Bar sur 7959.boul.INC.terrasse St-Michel Bar St-Michel 7959, boul.St-Michel Montréal Dossier 384-776 Montréal RESTAURANT Permis 2245, AU BOOGIE INC additionnel chemin Restaurant Au 2 Bars dont 1 Chambly Boogie Inc 2245.chemin sur terrasse Longueutl Chambly Longueutl Dossier: 888-727 2961-3494 1 Bar avec 419.rue St- QUÉBEC INC danse et Pierre Bar La Rosa Loca 801.Hébert Mont-Samt-Hilaire Dossier 1166-370 spectacles Montréal 1324 134 QUÉBEC INC pour vendre Ste-Anne La Strada 1 Bar sur Ste-Anne de 132 & 134.ndre Est ur Mont Café Québec de Restaurant Montréal 1101, Reynald pour vendre à Laval Bar Dossier: 1057-140 9015-7892 1 Bar QUEBEC INC.1 Restaurant Café Nola pour vendre 5005, Jean-Talon Ouest, #300 Montréal Dossier: 1091-651 1 Bar dans Transporteur Public (avion) SERVICE DE CHARTER AÉRIEN TITAN INC.Service de Charter Aérien Titan 6665, Côte de Liesse, Suite 201 St-Laurent Dossier: 1166-495 DE OLIVEIRA, 1 Restaurant Antonio pour vendre 487, De Francfort Laval Dossier: 1166-776 1 Restaurant pour vendre avec danse 1 Restaurant pour vendre 2 Restaurants pour vendre RÉCEPTION INTERNATIONAL EI.R.INC.Réception Internationale I.R.Inc.567.Jarry Ouest Montréal Dossier: 1167-006 GALANTE ET LAVIGNE AGENCE DE COURTAGE EN ASSURANCES INC.Restaurant 1864.Plessis Montréal Dossier: 414-409 9012-5071 QUÉBEC INC Le Restaurant Paramount Deli ?Bar 200 et 210.Ste-Catherine Est Montréal Dossier: 1050-459 ALFONSO.William 6167.av.Monkland Montréal Dossier 151-191 3043410 CANADA Addition INC d'autonsaîK> La Vieille Cloche de danse 7250.boul dans 1 bar Montréal Toronto avec Montréal spectacles Dossier 352-328 PARENT.Anne- 1 Restauran Marte pour vendre Normand Le Restaurant 4087.av Verdun Verdun 1 Bar 6290, boul.Décarie Montréal Aéroport de Dorval Dorval 4633, boul.St-Laurent Montréal 567, Jarry Ouest Montréal 3296.rue Jean-Talon Est Montréal 200 et 210.Ste- Catherine Est Montréal 5804.Sherbrooke Ouest Montréal 7250.boul Montréal Toronto Montréal 4087.av Verdun Verdun Le président et directeur général Ghislain K.-Laflamme.avocat Québec PHOTO PC ’¦ », Le ministre des Finances, Paul Martin, était à Toronto en matinée (notre photo), puis à Montréal en soirée pour défendre les mesures contenues dans son budget.Martin minimise l’impact de son budget sur les provinces Il dénonce l'alarmisme de Jean Campeau ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le ministre des Finances Paul /Martin nie que son budget puisse avoir un effet massue sur celui des provinces, les coupes effectuées dans les transferts ne représentant que «2 % de leurs problèmes».De passage à Montréal hier soir, le ministre fédéral des Finances s’est évertué à minimiser l’impact de son propre budget sur celui du Québec et s’est ri des chiffres alarmistes brandis cette semaine par le ministre des Finances du Québec, Jean Campeau.«Si j’ajoute les réclamations de M.Campeau et de M.Rae à celles des autres provinces, on arrive à un montant qui atteint 217 % des compressions annoncées!», a ironisé le ministre Martin, qui prenait la parole devant quelque 400 personnes invitées à un souper organisé par la Jeune Chambre de commerce de Montréal.Malgré les «chiffres farfelus» avancés par le ministre Jean Campeau mardi, Paul Martin soutient que l’effet de son budget «minceur» sera tout au plus de «2 %» sur celui des provinces.Alors que les rumeurs de décote planent sur les finances de la province ontarienne, le ministre Martin a d’ailleurs invité ses homologues provinciaux à faire preuve d’autant de rigueur que son gouvernement dans leur prochain exercice budgétaire.Pour ce qui est du dollar, qui per- dait un quart de cent hier, le ministre Martin ne croit pas que les déboires de la devise canadienne soient liés à son budget, mais plutôt aux «flottements» des marchés internationaux.Les aléas financiers qui pointent à l’horizon sont plutôt ceux de la dette, du déficit et de l’incertitude «dont certains se plaisent à entourer l’avenir du Québec», a souligné le ministre.Malgré les critiques soulevées par les coupes à venir dans les paiements de transfert aux provinces, le ministre Martin estime que son budget pourrait avoir un effet positif dans le débat référendaire au Québec dans la mesure où il fait la preuve «d’un bon gouvernement».«Même Mario Dumont demande au gouvernement Parizeau d’en faire autant», a blagué M.Martin.Pour le ministre des Finances, la ponction envisagée dans les paiements aux provinces est minimale, compte tenu de ce que ces transferts ne représentent «que le quart de nos dépenses».«Après la péréquation, le vrai manque à gagner (1995-96) sera de 350 millions $, c’est le seul vrai chiffres qui existe», a plaidé le ministre.A ce chapitre, le ministre canadien des Finances a réfuté l’accusation selon laquelle Ottawa a choisi de «pelleter» son déficit dans la cour des provinces.«Le problème de notre déficit n’est pas le coût des programmes sociaux, mais le coût des intérêts de la dette.» Manera passe aux aveux Il n'avait pas le cœur à présider aux coupes imposées à Radio-Canada PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Maintenant que la poussière est quelque peu retombée, le président de Radio-Canada, M.Anthony Manera, le dit sans détour: s’il part, c’est qu’il n’avait pas le cœur à présider aux changements radicaux qui guettent la SRC.«Il faudra décider des priorités, déclare-t-d.Qu’est-ce qu’on coupe?La radio, les régions, les programmes des dramatiques, les nouvelles, l’information etc., etc.Il faudra, de toute manière, changer de façon très radicale et pas pour le mieux.Ce n’est pas quelque chose que j’ai envie de faire.Je crains que les changements n’affaiblissent la radio-télévision publique.Je suis inquiet».Deux jours après l’annonce-choc de son départ, le 31 mars prochain, annonce survenue au lendemain du budget Martin, M.Manera a donné hier une série d’entrevues à différents médias.Il a essentiellement clarifié deux choses.D’abord, que même s’il a dit, dans son discours aux employés de la SRC mardi, qu’il démissionnait pour des raisons personnelles, il part parce qu’il a perdu espoir, dans un contexte financier difficile, d’améliorer les services au public.Ce n’est pas tout Au ministre du Patrimoine, M.Michel Dupuy, qui déclarait que les chiffres qui avaient conduit M.Manera à partir étaient, au delà de l’année prochaine, des hypothèses, le président de la SRC réplique, du tac au tac: «Les chiffres pour 1997-98 m’ont été fournis par écrit par le sous-ministre (de M.Dupuy)».Hier, le ministre a répété que le mandat de Radio-Canada fera l’objet d’une révision et que seules les compressions de 44 millions $ annoncées dans le budget sont arrêtées.Les autres chiffres ne sont que des «plans de travail» a-t-il déclaré.Les chiffres de M.Manera sont les suivants: les crédits parlementaires pour 1994-1995 s’élèvent, incluant les subventions de Radio-Canada International, à 1,106 milliard $.Les compressions pour l’année prochaine sont de 44 millions $, celles pour 1996-97 de 96 millions $ et celles de 1997-98 de 165 millions $.S’ajoutent des compressions de 45 millions $ pour Radio-Canada International.M.Manera additionne et brandit le chiffre d’un manque à gagner de 350 millions $.Les chiffres fournis pour 1997-98 sont établis à 839 millions $.«Cela fait une réduction de 267 millions $ et un manque à gagner de 350 millions $», maintient-il.«On est toujours capables de diriger.Mais il n’est pas possible de le faire sans réduire le service au public.Il n’y a pas 350 millions $ de gras», ajoute M.Manera, qui ne s’est pas gêné, lors de ses rencontres avec les députés et ministres au début février, pour faire valoir au ministre des Finances, M.Paul Martin, que si le gouvernement fédéral avait, au cours des dix dernières années, contrôlé ses dépenses aussi bien qu’il avait contrôlé les crédits à la SRC, il ne se retrouverait pas aujourd’hui devant de tels problèmes.«Il avait trouvé cela frappant.Mais ça n’a pas eu d’effet», conclut M.Manera, qui se dit «très malheureux».Bouchard s’adjoint Jean-François Bertrand Ottawa (PC) — Même s’il a mordu la poussière à l’élection partielle dans Brome-Missisquoi le 13 février, tout indique que le candidat bloquiste Jean-François Bertrand sera à Ottawa aussi souvent que le député libéral élu Denis Paradis.Le chef du Bloc québécois, Lucien Boù-chard, a en effet annoncé hier la nomination de M.Bertrand à titre de conseiller politique au sein de son cabinet.Ancien ministre des Communications du gouvernement péquiste de René Lévesque de 1981 à 1985, M.Bertrand aura un mandat très large auprès de M.Bouchard.Il s’occupera notamment de stratégie référendaire et des relations entre le Bloc québécois et le gouvernement péquiste de Jacques Parizeau.«Son mandat n’est pas restrictif.Il aura un mandat assez général», a indiqué Mme Marthe; Lawrence, attachée de presse de M.Bouchard.Anthony Manera Fini le «bar ouvert» pour les bureaux d’ingénieurs Assainissement des eaux: Québec serre la vis Chevrette annonce l'injection de 500 millions $ dans la dépollution et resserre la réglementation touchant la construction d'usines d'épuration KATIA GAGNON PRESSE CANADIENNE Québec — La Société québécoise d’assainissement des eaux était, sous le règne libéral, un «bar ouvert» où venaient se servir des bureaux d’ingénieurs, affirme le ministre des Affaires municipales, Guy Chevrette.Le ministre a annoncé hier l’injection de 500 millions $ supplémentaires dans la dépollution des cours d’eau, en plus du milliard déjà prévu d’ici la fin du siècle.Dix-neuf nouveaux projets seront réalisés, financés à 85 % par le ministère, qui prévoit qu’en l’an 2000, la quasi-totalité de la population québécoise sera alimentée en eau traitée par une usine d’épuration.Mais le ministre a surtout rendu publiques les nouvelles regies, beaucoup plus strictes, qui régiront la construction des usines d’assainissement des eaux a travers la province; en effet, durant les neuf années de règne libéral, ces usines ont constitué -une mine d’or pour certains bureaux d’ingénieurs-, dit M.Chevrette.-Quand un bar est ouvert et que c’est gratuit, il y en a qui restent de cinq a sept, d’autres qui “tof-fent” jusqu’à neuf heures, lance-t-il.Il y a eu des pressions extrêmement fortes tie l’extérieur pour octroyer des contrats, surtout a la veille d’une campagne électorale.Il y a eu du tordage de bras», ajoute-il.Des exemples: à Saint-Jérôme, on a dépensé près de 6 millions $ pour réaliser des études sur le projet d’usine.Plusieurs municipalités qui ont signé des contrats de réalisation pour des usines dès 1986 n’en ont pas encore posé la première pierre.«On dirait que c’était payant de se traîner les pieds.Est-ce que ces études étaient toutes nécessaires ou si c’était plutôt des récompenses pour beaux gestes posés pour faire une caisse électorale?», se demande M.Chevrette.De même, à Saint-Jean-sur-Richelieu, pas moins de 13 firmes différentes de consultants ont été engagées pour faire des études sur la réalisation d’une usine.«Pour retarder certains projets, on a fait faire des études additionnelles: certains de mes fonctionnaires me disent que c’était inutile», souligne Guy Chevrette.En conséquence, le ministre a décidé de modifier la loi qui régit la SQAE, à qui ne sera désormais dévolu qu’un «rôle de conseil», explique-t-il.la mai tri se d’œuvre sera entre les mains des municipalités.qui seront cependant tenues de réaliser les projets dans un délai défini sous peine d’une pénalité de 10 % de la valeur totale du projet par année de retard.les projets déjà en cours devront être complétés en trois ans et demi.De plus, les enveloppes octroyées par le minisr 1ère seront fermées et les municipalités devront obligatoirement avoir recours à la technologie la t plus économique.«Fini le marbre dans les entrées des usines d’épuration», lance Guy Chevrette.Mais le ministre n’envisage pas de mener une enquête plus approfondie sur la gestion passée des dirigeants de la SQAE car, dit-il, on ne peut pas reprocher à M.Babin d’avoir obéi à des ordres politiques.«Je ne dis pas non (à une éventuelle enquête).Mais pour l'instant, j’ai fermé le bar», tranche-t-il.Une déclaration qui fait bondir Margaret Delisle, députée libérale de Jean-Talon.«Le fait que M.Chevrette refuse de tenir une enquête démontre que tout ça est sans fondement, tonne-t-elle.C’est une “cheap shot”.M.Chevrette n’a aucune preuve de ce qu’il avance: il fait une chasse aux sorcières.» De même, à la SC)AIL on se défend bien d’avoir: versé dans les excès.«Tout a été fait dans l’ordre La libérale Margaret Delisle au cours des dernières années», plaide Jean Ge-! nest, vice-président administratif de la société.lues études sur les projets d’usine se sont effectuées à un rythme normal, soutient-il, et si les délais sont considérables, c’est dû à la «complexité» du processus, qui implique |>arfois plusieurs municipalités en plus du ministère de l'Environnement.4 « D1A I.E I) E V II I II , I.E V E X I) I?E I) I :i M A II S I !l !) !> A 3 ?LE DEVOIR ?MONTREAL CDEC Rosemont-Petite-Patrie Un premier parc industriel environnemental La moitié de la propriété Angus cédée au secteur communautaire KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR ! J e communautaire part en bu-".Lvsiness.» Cette affirmation du directeur de la Corporation de développement économique communautaire (CDEC) Rosemont-Petite Patrie, Paul Cousineau, résume bien l’entente que cet organisme sans but lucratif vient de signer avec le Canadien Pacifique.L’entreprise ferroviaire a en effet officiellement cédé la moitié du terrain de cinq millions de pieds carrés des anciens ateliers Angus à la CDEC, qui y fera du développement industriel environnemental.Il s’agit en fait d’une acquisition progressive étalée sur dix ans, selon les besoins d’implantation des entreprises.La transaction de 10 millions $ sera financée par une fiducie foncière communautaire qui doit être mise sur pied, à laquelle devront participer entre autres le secteur privé ainsi que des institutions bancaires.Dans cette foulée, la CDEC a créé la Société de développement Angus (SDA) qui gérera le parc d’entreprises Angus.La SDA s’est assurée la participation de gens influents au sein de son conseil d’administration, question de bien appuyer le sérieux de ses intentions auprès d’éventuels investisseurs.Parmi eux, on retrouve Bernard Lamarre de chez SNC-La-valin, Louis Roquet, secrétaire général de la Ville de Montréal, et Alain Trudeau, de la firme comptable Caron, Bélanger, Ernst et Young.Ce nouveau parc industriel se concentrera dans le secteur des technologies environnementales.«Les projets de nature environnementale, c’est comme il y a vingt ans avec les projets de nature manufacturière: il y en a beaucoup.Et la vocation ciblée ici est intéressante», a commenté le maire de Montréal, Pierre Bourque.Bien que ce dernier ne voie pas de compétition possible entre Angus et son propre projet industriel sur l’actuel site d’enfouissement Miron, qui misera davantage sur la récupération et le recyclage, le maire Bourque a clairement indiqué que Angus sera servi au deuxième tour si l’un des deux parcs doit recevoir priorité pour l’implantation d’une nouvelle industrie.Par ailleurs, le Canadien Pacifique entreprendra le développement résidentiel sur la portion est du terrain, soit 1800 nouveaux logements qui représentent un investissement de 500 000 $.Le projet sera soumis à la consultation populaire le 20 mars prochain dans le secteur de Rosemont-Petite Patrie.Déjà, le président de la Société de protection de l’environnement du Collège de Rosemont (SOPECOR), Robert Litzler, souhaite faire une proposition innovatrice.«Pourquoi ne pas concevoir ces logements de façon intégrée à la vocation environnementale du site industriel, et prévoir à l’intérieur de ces logements des chutes à déchets où l’on pourrait, depuis la cuisine, faire directement le tri sélectif?Imaginez la facilité de faire de la récupération», a expliqué M.Litzler.La chaleur décoincée PHOTO JACQUES GRENIER W* :*w %»,** • » * i *' » » » *.-» ?.n»T» » » » UNE FOULE curieuse a pu évaluer hier les mérites du «plancher chauffant», au 16eSalon de l'habitation et de l’aménagement extérieur, qui se déroule jusqu’au 5 mars au Stade olympique de Montréal.Ce plancher offre un système de chauffage hydronique et permet à la chaleur de se répartir uniformément dans une pièce.Généralement, disent les promoteurs de cette invention, la chaleur qui monte se retrouve naturellement coincée au plafond.Intégration des minorités La police reconnaît qu elle devra faire des efforts Les barrières linguistiques demeurent problématiques EN H K E F ?ELLES VEULENT LEUR CHU (Le Devoir) — Les directions des hôpitaux Maisonneuve-Rosemont et Sacré-Cœur, désignés centre universitaires affiliés (CHA) depuis février dernier, veulent s’asseoir dès maintenant pour regagner leur statut de centre hospitalier universitaire (CHU).Convaincus que le fait de ne créer qu’un seul CHU au centre-ville privera les patients de soins spécialisés en périphérie, ces deux hôpitaux pressent le ministre de la Santé, Jean Rochon, de nommer un comité pour étudier la pertinence de leur regroupement en vue de créer un deuxième CHU.Hier, les deux hôpitaux ont à nouveau reçu l’appui du recteur de la faculté de médecine de l’Université de Montréal, Serge Carrière, qui a toujours milité en faveur de la présence de deux centres hospitaliers universitaires popr desservir les besoins de la faculté.A l’heure actuelle, on estime que, réunis, ces deux hôpitaux du nord et de l’est de Montréal pourraient dispenser environ 20 des 33 programmes d’enseignement de la médecine.-?- LE RETOUR DU GRAND TOUR Le Grand Tour cycliste, qui avait connu une grande popularité l’an dernier, revient cette année, proposant aux cyclistes aguerris une randonnée québécoise devant durer pas moins de huit jours, avec une journée de repos le quatrième jour, sillonnant la Montérégie, l’Estrie, et une pairie des Bois-Francs.Les participants au Grand Tour sont invités à faire au moins 90 kilomètres par jour, et des parcours alternatifs seront offerts aux plus intrépides.Le tout se déroulera du 5 au 12 août 1995.Dans chaque localité où il s’arrête, le Grand Tour «dresse son village de tentes et de services», disent les organisateurs.Il y a également 300 places de disponibles pour le forfait «Sous la couette».Des formulaires d’inscriptions sont disponibles à La Maison des cyclistes, rue Rachel, à Montréal.Un méchoui sera servi aux participants le quatrième jour.LAVAL Il faut cesser de gaspiller plutôt que de privatiser, disent les cols bleus RACHEL DUCLOS LE DEVOIR Au moment où la Ville de Laval met en branle un processus de privatisation de plusieurs services, le syndicat des cols bleus s’insurge et accuse la Ville de gaspiller l’argent des contribuables.Ainsi, selon les cols bleus de Laval, la Ville aurait dépensé 250 000 $ pour acheter une nacelle servant à poser des panneaux de signalisation, alors qu’il aurait suffi de 65 000 $ pour en acheter une.Le syndicat évoque aussi l’achat d’une «machine à dégeler l’eau», acquise pour 150 000 $ alors qu’elle n’est même pas compatible avec le réseau d’aqueduc.De plus, la Ville aurait acheté des déchiqueteuses «qui ont coûté terriblement cher» — le syndicat ne peut eptlonner le prix d’achat —et qui ne servent pas.«Le travail continue à être fait par des entrepreneurs, nous ne comprenons pas pourquoi», soutient Bernard Desjardins, vice-président du syndicat des cols bleus de la Ville de Laval.Pour le syndicat, il ne fait donc aucun doute que le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, devrait regarder du côté des dépenses inutiles au lieu de chercher à privatiser des services.Le maire Vaillancourt a déjà amorcé la privatisation de l’enlèvement des ordures ménagères, qui sera peut-être complétée d’ici la fin de cette année.Une société mixte est également en voie d’être créée pour gérer l’eau potable.Gilles Vaillancourt se défend de vouloir vendre la ville à des entrepreneurs.«Mon objectif est de tenir le compte de taxes le plus bas possible.» 11 s’interroge plutôt sur le rôle de la municipalité dans certains services, comme l’achat et la vente des compteurs d’eau.«Nous allons regarder la mission de certains services, à savoir s’ils sont à caractère municipal», dit-il.Le maire de Laval prétend vouloir se préparer au transfert de pouvoirs aux municipalités par Québec, ce qui coûtera davantage aux administrations municipales.La Ville de Laval a réussi, ces dernières années, à enregistrer un surplus budgétaire — 7,4 millions $ en 1993.Elle a cependant une dette de 77 millions $, selon le maire de Laval.Le seul conseiller d’opposition de Laval, Maurice Clermont, ne croit pas à la privatisation.«Si les services municipaux coûtent trop cher à Laval, il faudrait en changer le fonctionnement au lieu de les privatiser», a-t-il fait savoir par la bouche de son recherchiste, Philippe Guilbeault Le maire de Laval prévoit que, d’ici trente jours, des comités de travail passeront en revue tous les services.«On se donne un an pour étudier ça, dit le maire Vaillancourt, et on le fera avec les syndicats.» Il rappelle que s’il envisage la privatisation de certains services, il ne parle pas de mises à pied mais plutôt de réaffectations.Occasion affaires La santé, la liberté et l'indépendance financière Réalisez vos rêves et atteignez vos objectifs avec CELL TECH, une compagnie solide en pleine expansion, établie depuis 1982 (514) 345-5637 (message enregistré 24 h) NOURAIE OGILVY La plus grande sélection de tapis persans Tapis de qualité supérieure Tapis neufs, semi-antiques et antiques CINQUIÈME ETAGE IJ07 OUEST.RUE STE CATHERINE.MONTRÉAL (514) 842-7711 POSTE JÎ5 f CAROLINE MONT PETIT LE DEVOIR Le directeur du service de police de la CUM, Jacques Duches-neau, reconnaît que les barrières linguistiques constituent un obstacle à l’intégration des minorités culturelles parmi les policiers montréalais.Il dit cependant que ces critères ne devraient pas être abaissés pour permettre l’intégration d’un plus grand nombre de membres des minorités.«Nous demandons à nos policiers d’être bilingues», a-t-il fait valoir, hier, alors qu’il était interrogé sur l’écart entre Montréal et Toronto en termes d’intégration des minorités ethniques dans les corps policiers municipaux.Au terme d’une rencontre de plus d’une heure, réclamée par des représentants de l’organisme S.O.S.Racisme, M.Duchesneau a reconnu que des efforts étaient encore nécessaires pour favoriser l’intégration de ces minorités.Certaines minorités, à cause de leurs origines, perçoivent les corps policiers comme des forces d’oppression et s’intéressent donc peu à cette profession, soutient-il.Aussi, il se dit prêt à assouplir l’exigence d’embauche qui exclut les immigrants résidents qui ne sont pas encore citoyens canadiens.Cette exigence, qui n’existe pas à Toronto, exclut aussi les personnes en attente du statut de réfugié, a dit Gaby Kom-bé, président de S.O.S.Racisme.Cependant, contrairement aux représentants de S.O.S.Racisme, M.Duchesneau ne croit pas que les tests d’embauche des policiers soient discriminatoires envers les minorités.Il dit que ces tests sont évalués chaque année et que personne, à ce jour, n’y a relevé la moindre trace de discrimination.Or, selon Gaby Kombé, les tests d’aptitudes physiques peuvent être discriminatoires, notamment pour les femmes, dans la mesure où on demande à ces dernières de fournir une performançe égale à celle des hommes.«A ce niveau-là, il y a un grand taux de refus», a dit M.Kombé.M.Kombé demande également la révision du test psychosocial que doivent subir les aspirants policiers.Il estime que ce test est basé sur les valeurs fondamentales de la société québécoise, plutôt que sur la nouvelle réalité multiethnique.Ainsi, ajou- DOSSIERS COLLÉGIAUX APPEL DE MANUSCRITS Nous accueillons avec plaisir les professeurs du niveau collégial ayant des manuscrits à nous soumettre en français (4 cours), philosophie et science.Guérin collégial À l’altention de: Mmc Nicole Bourget 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Tél.: (514) 842-3481 Téléc.: (514) 842-4923 te-t-il, dans un cas de violence conjugale, certaines ethnies auront tendance à s’adresser à d’autres membres de leur famille plutôt que d’appeler la police.Par ailleurs, ajoute-t-il, dans certaines ethnies, on ne croit pas non plus que le récit d’une personne est plus crédible si cette personne vous regarde dans les yeux.A l’heure actuelle, seulement 46 des 4500 policiers du SPCUM sont issus de minorités visibles, dont 23 Noirs, six Asiatiques et six autochtones.Il compte en tout 263 membres des communautés culturelles.Les objectifs du plan d’intégration des minorités au sein du SPCUM supposent la présence de 720 femmes, 171 membres issus de minorités visibles, 102 membres des communautés culturelles et 30 autochtones en l’an 2001.Rappelons que le SPCUM se propose d’embaucher 250 personnes au cours de chacune des quatre prochaines années.ERRATUM Veuillez prendre note de la correction suivante à apporter à l’annonce publicitaire de Aban Tapis de Perse publié le 1er mars 1995: Vente de fermeture.?n aurait dû voir TAPIS DE PERSE et NON tapis pakistanais.obonfiTl Tapis Persan F » MW?sgs>+ e TAPIS PERSAN NOUS FERMONS DÉFINITIVEMENT NOTRE SALLE D’EXPOSITION DE LA RUE SHERBROOKE OUEST.Cette fermeture vous permettra de faire de grosses économies et de profiter de RABAIS INCROYABLES.Vaste choix de tapis de Perse et tapis de passage authentiques, noués à la main, choisis par ABAN*.Des milliers de magnifiques tapis sont entreposés et exposés sur plus de 6000 pieds1 tous à prix de liquidation.Faites une offre.Tous les tapis doivent être vendus.j.obonlin 1600, Sherbrooke Ouest Tél.933-3231 Dimanche - lundi 11h-18h Mar.- mer.- sam.lOh - 18h Jeudi - vendredi lOh - 20h * Notre nom derrière chaque tapis est votre assurance d'obtenir une pièce authentique au meilleur prix qui soit - ou que ce soit.K I.E I) E V 0 I It , L E V E N I) R E I) I 3 M A R S 1 !) 9 5 A 4 ES ACTUALITES Pas de prison pour une dame qui a tué son mari Budget Martin: les demandeurs du statut de réfugié écopent aussi par compassion Hamilton, Ontario (PC) — Une femme âgée de 81 ans qui a poignardé son mari pour mettre fin aux souffrances que lui causait la maladie d’Alzheimer n’ira pas en prison.Le juge Bernd Zabel, de la Cour ontarienne, a prononcé une sentence suspendue à l’endroit de Mme Jean Brush, sentence assortie de 18 mois de probation, pour avoir tué son époux, Cecil Brush, en août 1994.Mme Brush avait plaidé coupable à l’accusation d’homicide involontaire.Même si le juge a qualifié ce cas de meurtre par compassion, il a affirmé que les enjeux légaux entourant l’euthanasie «doivent être laissés entre les mains du Parlement».- Les procureurs de la Couronne ont estimé qu’il s’agissait d’une affaire tragique et avaient accepté une requête de la défense en faveur d’une sentence suspendue et d’une période de probation.Mme Brush a déclaré que son époux avait perdu la vue et que son ouïe' s’était détériorée, qu’il lui arrivait de ne pas la reconnaître et de devenir violent.Il lui disait: «Jean, s’il te plaît, fais quelque chose, fais quelque chose.» Mme Brush a poignardé son époux le 18 août dernier, puis s’est elle-même poignardée à cinq reprises.C’est la fille du couple, qui était marié depuis 45 ans, qui les a trouvés couchés l’un à côté de l’autre sur le plancher de la salle à dîner, se tenant les mains.MANON CORNELLIER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le sort des personnes qui souhaitent être reconnues comme réfugiés au Canada reposera à l’avenir sur les épaules d’un seul commissaire au lieu de deux, a annoncé hier le ministre de l’Immigration, Sergio Marchi.«La réduction du nombre de commissaires, de 175 à 112, permettra d’économiser 5,7 millions $ par année», a indiqué le ministre lors de sa participation au débat sur le discours du budget.Les économies réalisées seront totalement réinvesties dans les programmes destinés aux réfugiés, a indiqué le directeur de la division de la politique de protection des réfugiés, John Butt.Actuellement, une personne qui reven- Toronto (PC) — Plusieurs Canadiennes considèrent le cancer du sein comme la principale menace pour leur vie.Elles ne réalisent pas que les crises cardiaques et les maladies cardiovasculaires sont beaucoup plus meurtrières.C’est ce que révèlent les résultats d’une enquête nationale, divulgués jeudi.Le sondage sur la santé, effectué auprès de 1000 femmes, le mois dernier, a démontré que 41 % d’entre elles croient que le cancer du sein est la plus grande cause de mortalité des femmes.Seulement 16 % ont nommé les crises cardiaques et les maladies cardiovasculaires.En fait, 40 % des femmes vont mourir dique le statut de réfugié est entendue par deux commissaires.Il suffit que l’un d’eux accepte la demande de refuge pour qu’elle soit acceptée.Le nouveau mécanisme, qui doit faire l’objet d’une loi, devrait être en vigueur au début de 1996.Plus serré pour le demandeur, il permet toutefois l’audition des causes plus complexes par plus d’un commissaire.Le ministre est convaincu que le système sera aussi plus juste car il entend modifier le processus de sélection des commissaires.«Seuls les candidats les plus qualifiés pourront être recommandés au gouvernement», a souligné M.Marchi.Il s’agira toujours de nominations ministérielles.Mais, comme le recommandait le rapport de l’avocat James Hattaway il y a un an, les postes de commissaires seront annoncés dans La Gazette du Canada et les d’une crise cardiaque ou d’une maladie cardiovasculaire, alors que 26,1 % vont mourir des différentes formes de cancer, affirme le docteur Anna Day, responsable de la médecine au Women’s College Hospital.«C’est à la fois encourageant et très inquiétant, a soumis le Dr Day, dont l’hôpital a commandé l’étude.Nous voyons beaucoup de femmes user de thérapies ou de méthodes préventives très ciblées, dans le domaine du dépistage du cancer du sein, par exemple (.) mais ces femmes se trompent lourdement sur ce qu’elles croient être la cause de la mortalité des femmes.» Les maladies cardiovasculaires ont été candidatures seront évaluées par un comité consultatif bénévole.Ce comité devrait être en place d’ici ce printemps.Le président a d’ailleurs déjà été nommé.Il s’agit de Gordon Fairweather, le premier président de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié et ancien grand patron de la Commission canadienne des droits de la personne.Les premiers postes à combler de cette manière devraient se libérer cet été.Un commissaire peut être nommé pour sept ans mais, en général, le mandat oscille entre deux et trois ans avec un salaire annuel variant entre 73 400 $ et 86 400 $.Selon le critique bloquiste en matière d’immigration, Osvaldo Nunez, l’audition d’une demande d’asile par un seul commissaire peut ouvrir la porte à des décisions arbitraires.associées aux décès de plus de 37 000 femmes en 1992, soit huit fois le nombre de décès dus au cancer du sein.Environ 17 000 femmes développent un cancer du sein, chaque année.«Le cancer du sein suscite beaucoup de peur, explique le Dr Day.Les femmes peuvent vivre avec (ce cancer) pendant des années, aussi les femmes en voient beaucoup de cas.Le fait que le taux de mortalité ne soit pas aussi élevé ne leur paraît pas important d’un point de vue personnel.» Le médecin a souligné que le nombre de femmes qui vont mourir du cancer du poumon va probablement dépasser le nombre de victimes du cancer du sein cette année.Plus que tout, 41 % des femmes redoutent le cancer du sein Les pêcheurs européens vont se gaver de turbot Bruxelles (PC) — Les pays membres de l’Union européenne entendent pêcher six fois plus de turbot à l’extérieur de la limite de 200 milles marins du Canada que leur quota de prises autorisées ne le leui permet, ont déclaré hier des porte-parole de 1 UE.L’Union européenne a établi son propre quota, hier, après s’être officiellement objectée à la limite de prises autorisées que lui a imposée 1 Organisation des péchés de l’Atlantique du jMord-Ouest, qui est censée être l’autorité en la matière.A Ottawa, le ministre des Pêches, Brian Tobin, a réagi avec colere, hier, à la decision de 1 UE, dépeignant ses homologues européens comme des men-' teurs et des hypocrites.Si les Européens ne respectent; pas leur quota de prises, le Canada pourrait les considérer officiellement comme une menace à la conservation des espèces et, en vertu d’une loi adoptée l’an dernier pour combattre la surpêche sur le plateau continental, arraisonner leurs bateaux trouvés en état d infraction.M.Tobin a dit qu’il avait espéré éviter une guerre des pêches par les voies diplomatiques, mais que cela lui apparaissait de moins en moins possible.Hier, les propos qu’il a tenus n’avaient rien de diplomatique.«De 1986 jusqu’à la fin des années 80, l’UE a détruit les stocks de poissons de fond les uns après les autres, le sébaste, la morue.Nous devons réagir rapidement.» Au sujet d’une déclaration faite avant-hier par Roy Christensen, un représentant de l’UE à Ottawa, selon laquelle l’Union était prête à partager les quotas de façon à ce que chaque partie obtienne 40 ou 45 % du total des prises autorisées, M.Tobin a affirmé qu’il s’agissait là d’un «mensonge».«Ou cet homme est très mal informé, ou il tente délibérément de faire de la désinformation.L’UE n’a jamais présenté de proposition pour séparer le quota de prises en deux» et les déclarations de M.Christensen «entretiennent la campagne trompeuse, hypocrite et truffée de mensonges à laquelle nous assistons de la part des porte-parole de l’Union».Le 1er février dernier, l’OPANO a décrété que 27 000 tonnes de turbot pourraient être pêchées cette année, contre 60 000 tonnes l’an dernier.?CARRIÈRES ET PROFESSIONS* .— - — — .— — .___ .— Petrie Raymond, une importante firme de comptables agréés de Montréal, est présentement à la recherche d'un candidat pour le poste de : Contrôle de la qualité Vos principales fonctions seront d'assumer des responsabilités relatives au programme d'inspection et de contrôle qualitatif de même qu'à l'évaluation et au perfectionnement du personnel.Bilingue, vous êtes comptable agréé et vous possédez un minimum de trois années d'expérience en vérification, plus une année en contrôle de la qualité.Si vous possédez les qualifications requises et que vous aspirez à une carrière où l'initiative et le professionnalisme sont de rigueur, vous êtes invité à soumettre votre candidature en toute confiance à l'attention de Gilles Villeneuve, c.a., à l'adresse suivante : PETRIE R4YMOND Société en nom collectif COMPTABLES AGRÉÉS 1320, boul.Graham Bureau 200 Montréal (Québec) H3P3C8 Parie Raymond pratique l'équité en matière d'emploi.appel de candidatures I Gouvernement Idu Québec pour l’équité en emploi Ministère de la culture et des Communications Directrice ou Directeur du Conservatoire d’art dramatique de Montréal Cadre supérieur, Classe IV 57 823 $ à 70 396 S Le Conservatoire d’art dramatique de Montréal est une école de formation supérieure consacrée au développement des actrices et des acteurs.Il offre un programme de formation et de perfectionnement à ceux et celles qui désirent faire carrière dans les multiples champs de l’art dramatique.L'entraînement, la création et l'approfondissement des techniques et des connaissances sont les principales voies que sont appelés à explorer les élèves.Concours numéro 634G-013014 - Ce concours vise à combler un emploi régulier au ministère de la Culture et des Communications dans la région administrative de Montréal.Attributions - Assurer le développement du Conservatoire ainsi que son intégration et son rayonnement dans le milieu culturel.Participer à l'élaboration des politiques, planifier et coordonner les activités pédagogiques et administratives, la gestion des ressources humaines, financières et matérielles du Conservatoire dans le cadre des lois, règlements, ’ politiques, directives et normes en vigueur.Conditions d'admission - Détenir un diplôme universitaire de premier cycle ou une attestation d'équivalence dûment certifiée par une université québécoise.Posséder un minimum de 8 années d'expérience dans l'exercice d'activités de niveau professionnel ou d’encadrement comprenant 2 années d’expérience dans des activités d’encadrement.Aux fins de l’évaluation de la formation et de l'expérience, toute expérience pertinente non concomitante avec celle acquise sur le marché du travail est reconnue; chaque année de scolarité manquante peut être compensée par 2 années d'expérience reconnue; chaque année d'expérience manquante peut être compensée par une année de scolarité reconnue et additionnelle au minimum requis.Inclure une photocopie de l’original de ses attestations d’études.Période d'inscription - Du 4 au 17 mars 1995 Inscription - Ministère de la Culture et des Communications, Direction des ressources humaines.225, Grande Allée Est, bloc C, 1er étage, Québec (Québec), G1R 5G5.Information - Mme Hélène Giard, (418) 643-6557 - Québec M.Alain Quenneville (514) 873-4699 - Montréal Renseignements importants Il peut exister d'autres conditions permettant l'admission aux concours, telles que la compensation, de la scolarité par de l'expérience.Lorsqu'aucune expérience n’est exigée les personnes en voie de terminer la derniere année de scolarité requise peuvent être admises.Pour occuper un emploi dans la fonction publique, il faut une connaissance du français appropriée aux fonctions.Les personnes ayant le statut de résident permanent sont admissibles, sauf s'il est mentionné dans l’appel de candidatures qu elles doivent avoir le statut de citoyen canadien.Des renseignements supplémentaires sont disponibles auprès des personnes désignées sous la rubrique -Information- et dans les bureaux régionaux de l'Office des ressources humaines.L'mscription se fait a l aide du formulaire -Offre de service- disponible dans les bureaux régionaux de l'Office et dans les directions de personnel des ministères et organismes gouvernementaux -L Offre de service - doit être accompagnée d'une photocopie de l'original des attestations d'études et de tout autre document prouvant que les conditions d'admission sont remplies Pour être acceptées, les candidatures doivent être reçues é /’adresse indiquée durant la période d'inscription Québec ss — A Country Style requiert les services d’un Représentant(e) en immeuble pour la province de Québec.Avec plus de 200 restaurants à travers le Canada, Country Style .y continue son expansion à un.rythme accéléré.i La personne recherchée possédera de 3 à 5 ans d’expérience : dans la sélection des emplacements de même qu’une ¦ capacité éprouvé à identifier et négocier l'emplacement des localités lucratives.Une bonne compréhension de l’industrie de l’alimentation rapide est essentielle.Bilinguisme est requis.' Prière d’envoyer un curriculum vitae détaillé en français et en anglais à: Country Style Donuts CSD 2 East Beaver Creek Road; Bldg.# I Richmond Hill, Ontario L4B 2N3 VENDEUR(SE) de maisons neuves demandé(e)s par un important promoteur de la Rive-Sud, doit avoir minimum 3 ans d’expérience, être dynamique et disponible.448-3797 LA SUITE DES CARRIÈRES ET PROFESSIONS SE TROUVE EN PAGE A7 POSTE DE PR0FESSEURE, PROFESSEUR EN PSYCHOLOGIE PASTORALE La Faculté de théologie est à la recherche d’une ou d’un professeur régulier à temps plein, en psychologie pastorale et dans le domaine «psychologie et religion» DESCRIPTION DU POSTE - Enseignement aux trois cycles dans les divers programmes de la Faculté.- Recherche fondamentale et appliquée dans les domaines de la psychologie pastorale et de «psychologie et religion».- Supervision de stages en psychologie pastorale, notamment en pastorale clinique et en counseling pastoral.- Participation aux autres activités universitaires et administratives de la Faculté.QUALIFICATIONS - Doctorat en théologie avec maîtrise en psychologie ou doctorat en psychologie avec maîtrise en théologie.Les candidatures détenant des diplômes dans des disciplines équivalentes ou en voie d’achever leur doctorat pourront cire considérées.- Expérience de recherche en psychologie pastorale ou en «psychologie et religion».- Expérience d’intervention dans le domaine de la psychologie pastorale.- Expérience d’enseignement universitaire souhaitée.- Certification professionnelle souhaitée (ACPEP ou organisme similaire).- Publications pertinentes souhaitées.Date prévue d’entrée en fonction : 1er juin 1995.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae avant le 7 avril 1995 à: René-Michel Roberge, doyen Faculté de théologie Pavillon Felix-Antoine-Savard, bureau 840 Université Laval, Québec (Québec) Cil K 7P4 ES ffl UNIVERSITÉ S S l AVAL Y n \rrtu de son Programme d'accès a l'égalité.ITnitcrMlé laval entend consacrer la moitié de ses postes vacants a l'engagement de femmes.En accord avec les exigences du ministère de l'Immigration du m priorité Doyenne des universités.canadiennes et des universités francophones en Amérique, l'Université Laval appuie le progrès et l'ouverture de la société en alliant formation de qualité et développement du savoir.Faculté de théologie U SAVOIR DU MONDE PASSE PAR Kl Avocate ou avocat La Centrale de l'enseignement du Québec est à la recherche d'une avocate ou d'un avocat pour occuper une fonction conseil en relations du travail.FONCTION: Sous la responsabilité de la direction d'une de ses Fédérations affiliées, tout en ayant les responsabilités générales reliées à une fonction conseil en relations du travail, cette personne sera principalement appelée à agir à titre de procureure ou procureur en arbitrage de grief ou devant des instances judiciaires ou quasi-judiciaires.De plus, la personne retenue devra être disponible à se déplacer dans d'autres iocalités au besoin.EXIGENCES: • Etre membre du Barreau; • Avoir une expérience d'au moins trois (3) ans à titre de procureure ou procureur, particulièrement en plaidoirie; • Avoir de l'expérience en relations du travail; • Etre bilingue.DURÉE DE L'EMPLOI: À compter de maintenant, jusqu'au 30 septembre 1995.LIEU DE TRAVAIL: Montréal.CONDITIONS DE TRAVAIL: Selon la convention collective des conseillères et conseillers de la CEO.PRÉSENTATION DES CANDIDATURES: Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur offre de service et leur curriculum vitae avant 17 h 00, le 10 mars 1995, à: Bernard Doddridge, Directeur Ressources humaines Centrale de l'enseignement du Québec 1170, boul.Lebourgneuf Québec, Québec G2K2G1 P.S.Nous vous demandons de spécifier que vous autorisez la Direction des Ressources humaines à prendre des informations d'une tierce personne.El CEO FOURNIER Fournier Pharma Inc.est la filiale canadienne de Groupe Fournier, France, un laboratoire pharmaceutique de premier plan dont les activités de recherche et développement emploient plus de 450 personnes.Afin de développer notre programme de recherches cliniques, nous sommes à la recherche d’un(e): Associé(e) de recherche clinique TÂCHES: Vos responsabilités toucheront à tous les aspects de la recherche clinique, de l’élaboration de protocoles d’études cliniques à la validation des données.Par des contacts fréquents avec tous les chercheurs au Canada, vous assurerez la progression des études cliniques, tant du point de vue de la qualité que du respect des échéances.EXIGENCES Vous détenez un Baccalauréat ou une Maîtrise en pharmacie, en sciences infirmières, ou tout autre champ d’activité lié au domaine médical.Vous avez en outre l’expérience de la recherche clinique dans l’industrie pharmaceutique.Vous êtes dynamique et méthodique.Le poste requiert une bonne connaissance de l’anglais et du français.NOUS OFFRONS D’intéressantes perspectives de carrière, un salaire compétitif ainsi qu’une gamme complète d’avantages sociaux.Pour vous joindre à notre équipe, veuillez adresser votre curriculum vitae sous pli confidentiel, à l’adresse ci-dessous: Dr.Pol-Hcnri Guivarc’h Fournier Pharma Inc.455, rue St-Antoinc est, Bureau 103 Montréal, Québec, H2Z IJ 1 -court- FOURNIER Seul (es) les candidats (es) sélectionnés (es) pour une entrevue seront contactés (es).ARRIERES R O F E S S I O N S LE DEVON Pour réservation publicitaire, composez 985-3316 ou 1-800-363-0305 télécopieur 985-3390 ë I, E I) E V 0 I H , I.E V K \ I) H V.I) I 3 M A It S I !l !» .r.LE DEVOIR LE MONDE Giulio Andreotti sera jugé L'ex-premier ministre italien est accusé d'association avec la mafia Vingt et une fois ministre, sept fois président du conseil, sénateur à vie, journaliste, écrivain et homme fort de la Démocratie chrétienne pendant 45 ans, Giulio Andreotti, 76 ans, sera traduit en septembre prochain sous l’accusation d’association avec la mafia devant le tribunal de Païenne.S’identifiant avec près d’un demi-siècle de République italienne, il a traversé toutes les expériences politiques de l’Italie depuis la fin de la guerre en étant, jusqu’à son retrait de la vie politique en juin 1992, l’homme politique le plus populaire, mais aussi le plus controversé, du pays.Palerme (AFP) — L’ancien président du Conseil démocrate-chrétien italien Giulio Andreotti sera jugé à Palerme, en Sicile, pour association avec la mafia, l’organisation criminelle qui a ensanglanté l’Italie depuis des décennies.Le juge des enquêtes préliminaires de Palerme Agosti-no Gristina a décidé hier soir, à l’issue d’une audience préliminaire et de deux ans d’enquête, que le procès de M.Andreotti, 76 ans, pilier de l’ancienne démocratie-chrétienne qui a gouverné l’Italie jusqu’en 1992, se tiendrait à Païenne à partir du 26 septembre.Il s’agira du plus grand procès pour mafia de l’histoire de l’Italie et du monde occidental, où pour la première fois un ancien chef de gouvernement sera jugé pour s’être allié avec la mafia.Giulio Andreotti, sénateur à vie, qui a toujours nié en bloc toutes les accusations, a déclaré à Rome qu’il «affrontait avec amertume un procès injuste», mais s’est félicité que celui-ci permettra «d’interroger et contre-in terroger les-témoins» dont il met en doute, depuis le début, la fiabilité.«Nous sommes convaincus que le sénateur est innocent et que cela sera démontré», a commenté Me Franco Coppi, un des avocats de M.Andreotti, à la sortie du tribunal de Palerme.«Ce procès s’est transformé en une lutte entre le Bien représenté par le parquet de Païenne et le Mal représenté par un ténébreux Belzebuth» (un des noms du diable), a dit le second avocat romain du sénateur, Me Odoardo Ascari.Le magistrat Gristina n’a pas retenu la thèse de la défense arguant que le tribunal de Palerme n’était pas compétent pour juger M.Andreotti.Si celui-ci avait aidé la mafia, ce n’était pas pour gérer ses petites affaires siciliennes, mais bien parce qu’à titre de ministre ou de chef de gouvernement, il aurait eu la possibilité de rendre des services à l’organisation criminelle «en influant sur les équi- libres politiques nationaux», avaient argumenté les avocats.Le ministère public représenté par Guido Lo Forte, magistrat du pool antimafia du parquet de Palerme, qui a présenté un mémoire d’accusation de deux mille pages, a contesté ce point de vue jeudi matin lors de l’audience préliminaire.Avant celle-ci, il avait expliqué à l’AFP que «le vé ritable pouvoir de Giulio Andreotti en Sicile provenait du fait qu’il était le chef d’un courant de la démocratie-Chré tienne».«Le pouvoir d’Andreotti était celui d’un dirigeant de parti et c’est à ce titre qu’il a été nommé ministre ou président du Conseil.Le courant andreottien en Sicile n’a commencé à compter véritablement qu’à partir de 1968 quand Salvo Lima y a adhéré», avait-il dit Le parlementaire européen et ex-maire de Palerme Salvo Lima, assassiné par la mafia en mars 1992, était très lié avec les cousins Ignazo et Nino Salvo, hommes d’affaires palermi-tains de haute volée et membres de la mafia sicilienne, tous deux disparus également en 1992, l’un de mort naturelle, l’autre assassiné par la mafia.Presque tous les représentants locaux du courant andreottien en Sicile étaient liés avec la mafia, selon une véritable carte du pouvoir de ce courant établie par les magistrats de Palerme à partir des déclarations des repentis de Cosa Nostra.Les faits précis reprochés à M.Andreotti, sur la base des déclarations d’une quinzaine de repentis, sont d’avoir rencontré le chef suprême de la mafia Toto Riina, aujourd’hui emprisonné, d’avoir eu des contacts répétés avec les cousins Salvo, d’avoir exercé des pressions sur les juges, notamment auprès d’un ancien président de la Cour de cassation Coma-do Camevale, en faveur des boss de la mafia en échange de leurs voix à son parti aux élections.Il est enfin accusé d’avoir commandité en 1979 le meurtre du journaliste Mino Pecco-relli qui s’apprêtait à publier des révélations sur lui.E N BREF ?PHOTO AP Boris Eltsine s'est déclaré «profondément choqué» hier par l'assassinat du journaliste Vladislav Listiev, mercredi à Moscou.Eltsine veut en finir avec le crime organisé SOMALIE, C'EST FINI Washington (AFP) — L’ensemble des Casques bleus présents en Somalie ainsi que les troupes italiennes et américaines chargées de protéger leur retrait ont quitté le pays, a annoncé jeudi un haut responsable du Pentagone.«Nous n’avons plus personne en Somalie», a déclaré ce responsable sous le couvert de l’anonymat Les trois compagnies mécanisées des fusiliers marins italiens ont quitté la Somalie et un contingent de 504 Casques bleus pakistanais les a suivis.Quinze véhicules blindés et 28 véhicules d’assaut amphibie (AAV) ont alors été les derniers à quitter les plages somaliennes.«Les AAV ont fourni les derniers anneaux de protection alors que l’équipement était retiré et ils ont pris le large vers leurs navires amphibie», a indiqué ce responsable.Durant ces opérations de repli, des appareils AC-130 effectuaient des rondes aériennes de protection.-?- BURUNDI: ALARME (Le Devoir) — Cinq organismes européens, dont Pax Christi International, viennent de lancer à Bruxelles un cri d’alarme sur la situation inquiétante au Burundi, d’où l’on signale un récent exode de milliers de personnes vers la Tanzanie.L’appel adressé au Conseil de sécurité de l’ONU ainsi qu’aux gouvernements concernés souligne que la communauté internationale n’a pas le droit de faire preuve d’indifférence et qu’elle doit agir avant qu’il ne soit hop tard.Le président burundais Sylvestre Ntibantunganya a récemment lancé un appel à la vigilance et une mise en garde contre la possibilité que la situation socio-politique dégénère comme ce fut le cas il y a près d’un an au Rwanda voisin.En somme, le Burundi demande qu’on l’aide à prévenir un génocide, souligne le Centre Justice et Foi, de Montréal, en transmettant le meesage venu de Bruxelles.-?- WINNIE RENTRE Abidjan (Reuter) — Winnie Mandela est rentrée hier en Afrique du Sud où elle est accusée de corruption et de trafic d’influence.Winnie Mandela, Le «virus» des ravages Bruxelles (Reuter) — Un peu à la manière d’un virus informatique, l’affaire Agusta attaque l’un après l’autre les partis politiques belges, sape la réputation internationale de la Belgique et risque de rendre bien-tôtle pays ingouvernable.«Agusta, c’est le Pearl Harbor de la démocratie», estime Philippe Moureaux, ex-vice premier ministre socialiste, dont le parti a été lui aussi laminé par cette affaire de pots-devin qui auraient été versés par la firme italienne pour remporter le marché du remplacement des hélicoptères de l’armée en 1988.La coalition entre sociaux-chrétiens et socialistes tremble sur ses bases et les élections législatives anticipées de sept mois, au 21 mai prochain, par le premier ministre, Jean-Luc Dehaene, sont désormais attendues avec beaucoup d’inquiétude.Tout a commencé par l’assassinat en 1991 d’André Cools, personnalité quasi-mythique du PS francophone, ministre à de multiples reprises, sur les hauteurs de Liège.L’enquete a successivement emprunté plusieurs pistes, mais celle d’Agusta est pour l’instant la plus fréquentée.Pour Philippe Moureaux, André Cools pourrait avoir été sur le point de révéler le versement de pots-devin par la firme italienne et aurait été réduit au silence par un tueur.Bien qu’Agusta ait toujours nié avoir versé la moindre commission pour remporter le marché, l’enquete de la «cellule Cools», dirigée par un jeune et tenace juge d’instruction liégeois, Véronique Ancia, a fait des ravages.Le PS francophone en a d’abord fait les frais: en janvier 1994, les «trois Guy» — Spitaels, ministre-président de la région wallone, Coeme, ministre de la Défense, et Mathot, ministre régional, ont vu leur immunité parlementaire levée et ont démissionné de leur poste pour mieux se défendre.Agusta fait en Belgique À l’époque, la presse et une partie du monde politique flamands avaient stigmatisé les pratiques politiques d’une Wallonie rouge qui s’enfoncerait dans la corruption.Avec un an de retard, le virus Agusta, a cependant traversé la frontière linguistique et continue son œuvre de destruction.Ironie de l’Histoire, le parti socialiste flamand (SP), l’un des plus antimilitaristes d’Europe, a selon tous les témoignages, été financé par une entreprise d’armement.Etienne Mangé, le trésorier du SP, a admis avoir accepté d’Agusta à l’insu de ses supérieurs un «don» de 51 millions de FB pour renflouer les satellites en difficulté du parti.Le ministre belge des Affaires étrangères, Frank Vandenbroucke, et le président du SP, Louis Tob-back, sont sur la sellette, mais leur situation est presque confortable comparée à celle du secrétaire général de l’OTAN, Willy Claes, (en visite officielle au Canada).Ce dernier a été forcé de reconnaître qu’il était au courant d’une offre d’Agusta après avoir assuré qu’il n’en savait rien.«Ce qui était perçu comme une affaire belge devient une affaire internationale», déplorait hier le quotidien La Libre Belgique qui, comme tous les journaux belges, exhorte Willy Claes à quitter ses fonctions, au moins provisoirement La presse et l’opposition libérale ne sont guère plus tendres pour les autres personnalités éclaboussées qui devraient selon elles démissionner pour éviter de pourrir le climat avant une élection jugée cruciale pour la démocratie.Même si l’affaire Agusta ne concerne pas les autres partis de la coalition — le social-chrétien Jean-Luc Dehaene a déclaré qu’on l’avait assuré du contraire mais qu’il ne mettrait pas «sa main au feu» —, de nombreuses autres affaires de corruption minent tous les autres partis politiques traditionnels.Moscou (Reuter)— Alors que le pays est encore sous le choc de l’annonce de l’assassinat du journaliste Vladislav listiev, le président Boris Eltsine a réitéré, hier, sa volonté d’en finir avec le crime organisé.Affirmant qu’il convenait de tirer les «leçons» de cet assassinat, Boris Eltsine, a annoncé le limogeage du procureur de la capitale, Guennadi Ponoma-riov et du chef de la police de Moscou, le général Vladimir Pankratov.Visiblement ému, le président russe s’est longuement adressé, hier en début d’après-midi, à un parterre de journalistes réuni pour l’occasion dans les locaux de la télévision d’Etat.Assassiné sur le palier de son domicile, mercredi soir, alors qu’il rentrait de son travail, Vladislav Listiev, 38 ans, devait bientôt prendre ses nouvelles fonctions de directeur de la première chaîne de télévision publique, plus connue sous le nom d’Ostankino.Atteint de deux balles tirées à bout portant par un agresseur non identifi-lé, l’ancien présentateur du jeu télévisé Le Champ des miracles et de l’émission politique Heure de pointe est mort Paris (AFP) — Le maire de Paris, Jacques Chirac, est donné jeudi pour la première fois vainqueur de l’élection présidentielle d’avril-mai en France, éliminant dès le premier tour son rival le premier ministre Edouard Balladur, jusqu’à présent l’incontestable favori de tous les pronostics, selon deux sondages rendus publics jeudi.M.Chirac serait en tête du premier tour avec 24 % à 25,5 % devant le candidat socialiste Lionel Jospin (24 %) et M.Balladur troisième avec 20 %.Il l’emporterait au second tour avec 59 % contre 41 % au Premier ministre et avec 56 % face à M.Jospin, selon un sondage CSA pour la radio et télévision d’Etat et le journal Le Parisien.Selon un second sondage de l’Institut Louis Harris, à paraître dans le quotidien InfoJPIatin, Jacques Chirac dépasserait Edouard Balladur avec 22 %, à égalité avec le candidat socialiste et à un point devant son rival à droite (21 %).Au second tour, M.Chirac battrait M.Balladur avec 51 % contre 49 % à M.Balladur.Il l’emporterait avec 56 % contre 44 % à Lionel Jospin, alors que le premier sous le coup.Dès l’annonce de la nouvelle, Boris Eltsine et le premier ministre, Viktor Tchernomyrdine, s’étaient déclarés «profondément choqués» par cet assassinat.Passées les premières émotions, Boris Eltsine s’est montré déterminé à en finir avec la «gabegie» qui règne à Moscou.«Par notre peur de nous-memes, par notre peur de transformer la Russie en Etat policier, nous avons peur de renforcer la lutte contre le crime organisé,» a-t-il martelé devant les représentants de la presse, avant de citer en exergue le régime dictatorial du président ouzbek Islam Karimov.«En Ouzbékistan, les forces de l’ordre ont arreté et fusillé six bandes de criminels.La situation s’est aussitôt améliorée».Pour autant, Boris Eltsine s’est défendu de vouloir soumettre son pays à l’état d’urgence, assurant qu’avec les deux nouveaux projets de loi en préparation, les forces de l’ordre seraient désormais en mesure de «faire trembler les groupements mafieux».Boris Eltsine avait tenu un discours en tous points similaire lors de son adresse à la nation, le 16 février dernier.ministre obtiendrait 54 % contre 46 % au candidat socialiste.Selon les deux sondages, le Premier ministre serait en troisième position et de ce fait éliminé pour le second tour.La percée spectaculaire de M.Chirac vient confirmer une série de sondages défavorables à M.Balladur, issu comme lui du parti gaulliste.De vainqueur quasi assuré de la course à la succession du président socialiste François Mitterrand, M.Balladur fait aujourd’hui figure de challenger, alors qu’il avait figuré pendant de longs mois largement en tête des intentions de vote des Français.Ces sondages sont corroborés par la SOFRES qui indique dans le Figaro Magazine, à paraître samedi, que la cote de confiance de M.Balladur a baissé de sept points en un mois.Sa cote s’est brusquement effritée ces dernières semaines, et plus particulièrement à la fin de février en raison notamment d’une affaire d’écoutes téléphoniques illicites effectuées par la police et de la mise en cause publique de l’espionnage politico-industriel américain en France.La triste guerre des enfants péruviens MARCEL NIEDERGANG LE MONDE Lima — Yenuri a été enterré, mer-,, credi, au cimetière de Comas, au, nord de Lima, dans un grand bidonville sinistre.Sur son cercueil, on a posé le drapeau national, comme pour up vrai soldat mort au combat.Mais l'armée n’avait pas envoyé de délégation officielle.Les copains de Yenuri, aux frimousses de gamins, l’ont accompagné au milieu .d’une foule immense, silencieuse et éplorée.Quelqu’un a crié :«Vive le héros de Comas ! Vive le Pérou !» Et la foule a répondu:«Vive le Pérou !» Les obsèques de Yenuri ont choqué la capitale.Ce gavroche de banlieue n’avait pas encore quatorze ans.Une, petite gueule de titi, vif et malin, comme on en voit des milliers d’autres dans la grande ville, musardant, à la recherche d’un boulot |X)ur aider ia famille.Il vivait chez sa tante qui l’a élevé.Son père, Amulfo Chiguala, un maçon, et ses deux frères habitent à Comas eux aussi, mais plus loin, dans le quartier Inca Huasi, souvenir d’un lointain village andin.Tous, comme les centaines de milliers de migrants qui ont submergé la capitale, parlent un espagnol rapide, avec l’accent léger de la sierra.Yenuri Chiguala rêvait d’être dessinateur industriel.Il avait mystérieusement disparu le 7 février des rues défoncées de Comas.Toute la famille se mit à la recherche du gamin.Dans les commissariats, les hôpitaux, les casernes.En vain.Deux semaines plus tard, on retrouva Yenuri à l’hôpital militaire de Bagua, principale base arrière des troupes péruviennes qui se battent dans le haut Cenepa (un groupe d’observateurs internationaux a constaté, mercredi, la cessation provisoire des combats sur place).Il était là-bas en uniforme, avec un fusil trop grand pour lui.On l’avait ramené de la zone des combats, atteint par des éclats de grenade.Une chance: c’est une cousine de la famille, infirmière, qui reconnut l’enfant à agua.Elle envoya au père l’uniforme sali du gosse et ses effets personnel: un carnet de notes, une petite radio de poche.Yenuri délirait.Le tétanos.On le transporta à l’hôpital de Chiclayo, une ville du nord.L’enfant-soldat, sous perfusion et inconscient, agonisa pendant une semaine.Sa mort a d’abord été présentée par le gouvernement comme le symbole d’un acte d’héroïsme.Yenuri, «combattant volontaire», est devenu «l’enfant-héros » dans les titres à caractères d’affiche de certaines gazettes qui donnent furieusement dans la surenchère nationaliste depuis le début, le 26 janvier, du conflit avec les Equatoriens.Volontaire, Yenuri ?C’est la thèse officielle qui exalte la capacité de sacrifice de la jeunesse.La ferveur patriotique a été évidente d’un bout à l’autre du pays.Même les opposants au gouvernement" Fujimori ont mis une sourdine à leurs critiques et tous les candidats à l'élection présidentielle du 9 avril ont renoncé provisoirement à poursuivre leur campagne électorale.Un avantage de taille pour M.Fujimori, qui, lui, a multiplié les bains de foule militaires et les déclarations patriotiques.Face au sacrifice des «héros», les réserves ou les dénonciations des contradictions et des contrevérités des dirigeants sont qualifiées de «trahisons».C’est ainsi que Mario Vargas Llosa et son fils, Alvaro, tous les deux chroniqueurs et pourfendeurs impénitents du régime autoritaire de M.Fujimori, doivent affronter depuis mercredi un procès pour «collusion avec l’ennemi en temps de guerre» ! Les deux écrivains risquent, en théorie, vingt ans de prison et même la peine de mort si l’affaire est transmise à un tribunal militaire.A un niveau plus modeste, la famille de Yenuri laisse entendre que la police militaire a recruté le garçon de force dans la me.On voit certes beaucoup de jeunes, de seize à dix-huit ans, dans les rangs des soldats du Cenepa.«Mais comment demande un parlementaire, un enfant de quatorze ans, sans instruction militaire, a-t-il pu se retrouver aussitôt en première ligne en Amazonie?» Pour mettre fin à la crise au Chiapas, une «loi sur le dialogue» Chirac donné vainqueur qui occupe le poste de secrétaire d’état à la Culture, aux arts, aux sciences et aux technologies dans le gouvernement sud-africain, a décidé d’écourter une tournée en Afrique occidentale, alors qu’elle faisait étape à Abidjan, en Côte d’ivoire.Nelson Mandela, dont elle est séparée depuis 1992, lui avait interdit de se rendre en Afrique de l’Ouest.Escorté!' par des agents de sécurité et ses gardes du corps.Winnie Mandela, très souriante, a été accueillie à son arrivéi* à 1’aéroport de Johannesburg par une meute de journalistes et de photographes.Ses filles Zinzi et Zenani l’attendaient.Elle s’est engouffrée dans une voiture sans faire de déclarations.Elle avait diffusé avant son départ d’Abidjan un communiqué dans lequel elle se déclarait • effare!' et courroucé!'» par la perquisition que la police sud-africaine a effectuée mercredi à son domicile.CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR Informés à satiété sur les péripéties de «l’affaire Satinas» — le frère du président sortant, Raul Satinas, a été incarcéré, on le soupçonne d’avoir commandé l’assassinat, en septembre, du secrétaire général du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), Francisco Ruiz — les Mexicains ont eu tout le temps pour évaluer l’impact, hier, de la toute dernière démarche visant à dénouer l’impasse au Chiapas.Tard mercredi soir, en effet, à la résidence présidentielle de Los Pinos, les trois principaux partis (PRI, PRD et PAN) ont paraphé un projet de «Loi pour le dialogue au Chiapas» .lequel figurera à l’ordre du jour de la session extraordinaire du Congrès mexicain qui débute lundi prochain.Ira Commission législative multipartite, qui compte 13 membres, n’a pas révélé tout de suite le contenu du texte soumis aux législateurs: elle attend que les dirigeants de l’armée zapa- tiste (EZLN), au nombre desquels le sous-commandant Marcos, en prennent connaissance.Un éditorialiste du quotidien Im Jomada qualifiait tout de même hier de «pas dans la bonne direction» ce développement qui devrait meiler au retrait de l’armée mexicaine des plaçes quelle occupe depuis le 9 février dans cet Etat du sud du Mexique où les rebelles zapatistes avaient établi leur base dans des villes comme Guadalupe Tepeyac et dans la forêt du Iracan-don.Au Chiapas, depuis décembre, un gouverneur désigné par le PRI.Eduardo Robledo, est fortement contesté par un nombre important d’organismes chiapanèques qui appuient son rival aux élections du mois d’août dernier.Amado Avendano, du Parti révolutionnaire démocratique.Il faut dire que le mot dialogue a souvent formé le centre des discours du nouveau président Ernesto Zedillo depuis son entrée en fonction.L’offensive déclenchée le mois dernier par l’année mexicaine — après la «découverte» de caches d’annes — et les mandats d’arrêt lancés contre les leaders de l’armée zapatiste (EZLN) ont fait craindre à l’avènement d’une ère de confrontation tous azimuts.Les premiers à réagir furent les Mexicains eux-mêmes — plus de 100 000 personnes se sont massées sur le Zocalo, devant le Palais présidentiel, en scandant: «Nous sommes tous Mar-cos» et en demandant la reprise du dialogue.De partout sont venus des appels visant à éviter que ne se détériore la vie des civils du Chiapas dont 20 000 au moins (d’après le ministère de l’Intérieur) ont du abandonner leur domicile depuis le soulèvement du 1er janvier 1994.Le dernier de ces appels aux dialogues est parvenu mercredi au président Zedillo: il venait d’un groupe d’universitaires de Turin, présidé par le philosophe Noberto Bobbio.rappelant avec insistance la nécessité d’en venir à ce qu’une délégation canadienne a déjà caractérisé, en janvier.comme une «paix dans la justice»; le grou- pe de Turin rejette la solution par les armes, il demande aux rebelles de respecter leur décision déjà annoncée de s’en tenir à un esprit de dialogue.Au menu législatif donc, dès le 6 mars, à Mexico, l’on trouvera cette Nième tentative de régler une crise qui couvait depuis longtemps au Chiapas où demeure intact le problème de la répartition des terres et où le Commissaire mexicain des Droits.Jorge Madrazo, a identifié un besoin de renforcer les «garanties individuelles», trop souvent ignorées par les forces de l’ordre.Le Congrès mexicain aura aussi à se prononcer sur une «Loi d’amnistie» qui aurait comme conséquence principale d’annuler les ordres d’arrestation des rebelles zapatistes.Des obstacles pourront se présenter, face à cette volonté consensuelle des élus de ne pas favoriser une escalade.Mercredi soir, le sénateur Heberto Castillo, en dévoilant la toute dernière initiative sur le Chiapas.semblait camper sans équivoque le désir de voir la crise entrer dans sa phase finale. I.E I) E V 0 I R, I.E V E N I) It E I) I It M A It S ID!) 5 A 6 LE DEVOIR E C 0 N 0 MIE XXM TSE-300 DOW JONES S CAN OR r,,-\ w «JB» '¦ T-Y," ' +5,73 -2,54 -14,87 -0,29 - 2017,91 4081,21 3979,93 71,29 - Coups de butoir contre les valeurs nord-américaines La devise canadienne continue de perdre du terrain SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Journée très mouvementée hier sur les marchés nord-américains, alors que de multiples rumeurs couplées à des prises de bénéfices de la part de fonds japonais ont passablement égratigné les valeurs américaines et canadiennes.À la suite des nombreux coups de boutoir encaissés, la devise canadienne a perdu 29 centièmes pour terminer la séance à 71,26 cents américains, alors que les bons à trois mois se sont échangés, toujours en fin de journée, à un niveau qui, s’il persiste jusqu’à mardi prochain, va se solder par une majoration de 25 points de base du taux d’escompte.Selon les précisions apportées par Benoît Duro-cher, économiste à la Banque Royale, les fluctuations d’hier ont pris leur origine au Japon lorsque le fonds de pension des postiers et facteurs de ce pays a décidé de se délester de valeurs étrangères en général et nord-américaines en particulier.Qui plus est, pour rester au Japon, bien des entreprises en cette fin d’année financière ont décidé de rapatrier leurs billes afin de faire une prise de bénéfice, comme elles le font toujours à la même période de l’année.Bref, il faut s’attendre à ce que, tout au long du mois de mars, il y ait de la volatilité dans les marchés à cause de ces prises de bénéfice.Plus près de nous, dans la journée d’hier, la firme Moody’s a annoncé qu’elle avait décidé de faire la révision de trois émissions ou dettes canadiennes qui arriveront à échéance entre 2005 et 2010.Les intentions prêtées à S&P Puis, comme l’a précisé Robert Normand, économiste au Mouvement Desjardins, des rumeurs diverses ont commencé à circuler, augmentant d’autant la volatilité des marchés.La première d’entre elles portait sur l’intention de la firme Stan- dard and Poor de «décoter» le Canada.Autrement dit, de ne plus lui accorder la note AAA En début de soirée, cette firme a confirmé que la dette étrangère était toujours à AA+, alors que la dette nationale restait à AAA Ensuite, il y a eu la rumeur, a précisé Pierre Ghazi, directeur du marché monétaire à la Banque de Montréal, selon laquelle la Banque J.P.Morgan avait conseillé à ses clients de ne détenir aucun titre canadien.Que les firmes concernées n’aient pas confirmé les rumeurs dont elles étaient l’objet n’a pas eu tellement d’impact sur le cours des marchés.Sauf que dans le courant de l’après-midi, on a assisté à un redressement des valeurs canadiennes après qu’on eut acquis la conviction que ces rumeurs allaient rester pour l’instant des rumeurs.Bref, toutes les combinaisons possibles et imaginables ont fait sentir leur influence dans la journée d’hier, de telle sorte que «nous avons connu une séance des plus volatiles», a conclu M.Ghazi.Cinéplex-Odéon fusionne avec un grand distributeur américain Toronto (PC) — Le géant canadien Cinéplex Odéon a annoncé hier sa fusion avec la sixième chaîne de cinémas en importance des Etats-Unis, ce qui entraînera la création de la plus grande chaîne de cinémas au monde.Cinéplex a signé un accord de principe avec Cinemark USA de Dallas à la suite d’une entente qui, selon les analystes, atteindra 400 millions à 425 millions $ US.Cinéplex International, nom que portera la nouvelle compagnie, exploitera 519 cinémas et 2839 écrans au Canada, aux Etats-Unis, au Mexique et au Chili.C’est à peu près 600 écrans de plus que le plus fort de ses concurrents, United Artists.«Nous avons uni deux des compagnies les plus dynamiques et complémentaires de notre industrie pour créer une force extraordinaire», a affirmé le président de Cinéplex Odéon, Allen Karp.«En ce qui a trait à sa part de marché, la nouvelle entreprise représentera environ 11 pour cent de tous les écrans d’Amérique du Nord avec approximativement 150 millions de clients annuellement» Cinéplex a indiqué dans un communiqué être «fier de son patrimoine canadien et avoir l’intention de maintenir sa position de grand défenseur de l’industrie cinématographique canadienne».Augmentation du bénéfice net de SNC-Lavalin Le bénéfice net du Groupe SNC-Lavalin, pour l’exercice financier se terminant le 31 décembre 1994, a atteint 27,3 millions $, soit une augmentation de 68 % comparativement à 16,3 millions en 1993.Le bénéfice par action en 1994 a été de 1,75 $, comparativement à 1,08 $ l’année précédente.Le chiffre d’affaires en 1994 s’est élevé à 844,6 millions, contre 796,9 millions en 1993, une augmentation de 6 %.(PC) RÉ S U LT A T S loto-québec Tirage du 95-03-01 ft/i 1 19 20 36 46 49 Numéro complémentaire:.24 GAGNANTS LOTS 6/6 3 834 091,10 $ 5/6+ 6 125 113,60 $ 5/6 304 1 975,40 $ 4/6 14 336 80,30 $ 3/6 269 179 10,00 $ Vente totales 17 102 970,00 $ Prochain gros lot fapprox.): 2 500 000,00 f Prochain tirage 95-03-04 EQtra, 950301 NUMÉROS LOTS 996869 too 000s 96869 1 000 $ 6869 250$ 869 50 $ 69 10 $ 9 2 $ Martin s’emploie à dissiper le scepticisme de Wall Street Washington (PC) — Le ministre des Finances du Canada, Paul Martin, a entrepris de convaincre Wall Street de la valeur de son budget M.Martin est à New York aujourd’hui pour y rencontrer les investisseurs américains.Son budget a généralement été accueilli de façon positive pour la nouvelle direction qu’il imprime aux dépenses fédérales.Mais la cote de crédit du Canada ne dépend pas uniquement des plans et des objectifs financiers d’Ottawa.Fait inquiétant, les deux plus importantes agences d’évaluation du crédit new-yorkaises, Moody’s et Standard & Poor’s, n’ont pas encore réagi au budget déposé lundi.Moody’s a annoncé le mois dernier qu’elle se préparait à modifier sa qua- lification de la cote de crédit du Canada avec possibilité de baisse.Standard & Poor’s a fait savoir hier qu’elle étudiait toujours le budget fédéral et qu’elle le commenterait bientôt Ted Carmichael, économiste sénior chez J.P.Morgan Securities Canada, a affirmé que les agences de notation new-yorkaises préoccupent énormément les marchés financiers.Selon lui, la dévaluation du dollar canadien des derniers jours reflète en partie une nervosité persistante au sujet du crédit.Moody’s pourrait considérer le budget Martin comme un pas dans la bonne direction, mais cela ne l’empêcherait pas nécessairement de réviser à la baisse la cote de crédit, a estimé M.Carmichael, à Toronto.Selon certaines sources de Wall Street, les agences d’évaluation du crédit sont préoccupées par certains «trucs comptables» qui auraient fait paraître les compressions de dépenses «un peu plus importantes qu’elles ne le sont réellement», selon les mots d’un analyste.Ni Moody’s ni le personnel du ministre Martin n’ont voulu confirmer ou infirmer l’hypothèse voulant que M.Martin rencontre les dirigeants de Moody’s ce matin.Mais les analystes croient qu’il n’y aurait rien de surprenant à ce que M.Martin aille cogner à la porte des agences de cotation.Ce serait normal, considère M.Carmichael.Nul ne peut assurer cependant que ce genre de rencontre aura un effet positif.Entreprises et consommateurs se préparent en vue d’un conflit dans le secteur du rail PRESSE CANADIENNE La dame d’Halifax qui a commandé une nouvelle voiture d’Ontario devra peut-être s’armer de patience, les mineurs de la Colombie-Britannique pourraient être mis à pied et d’énormes bouchons pourraient bloquer la circulation à Toronto.Des usines de papier de la Colombie-Britannique aux ports de la côte Est, les compagnies et les consommateurs se préparent à affronter une grève ou un lock-out des chemins de fer qui pourrait commencer dès lundi, mais qui ne débutera probablement pas avant le 15 mars.Certains expéditeurs croient pouvoir s’arranger autrement.Mais s’ils se lancent tous à la recherche de camions, ils vont être déçus.Remplacer les trains par des camions à remorque pour transporter des denrées comme les céréales, les minerais et les engrais sera impossible.«Il n’existe pas assez d’entreprises de camionnage pour répondre à la demande», a lancé l’air inquiet le directeur général de l’association canadien- ne des producteurs d’engrais.Roger Larson a rappelé que les chemins de fer transportent 14 millions des 18 millions de tonnes d’engrais qui sont expédiées aux quatre coins du Canada chaque année et dont les agriculteurs ont absolument besoin pour les semis du printemps.Même s’il y avait assez de véhicules, a fait remarquer M.Larson, «on ne serait pas en mesure de payer la note.» Les voyageurs pourraient aussi éprouver des difficultés.Les syndicats soutiennent que la grève ne se fera pas chez Via Rail et que les équipages des trains de banlieue ne sont pas en position de déclencher un débrayage.Mais les travailleurs pourraient bien refuser de franchir les piquets de grève dressés par leurs collègues du CP Rail et du CN Rail, dont certains sont déjà en position de grève légale depuis mercredi.Le porte-parole Edmund Shea du système GO Transit de la région de Toronto se rappelle de la grève du rail de 1987 qui avait entraîné la fermeture du service pendant une semaine.«La circulation était chaotique.» Ford Canada — qui se sert des trains pour expédier 60 % de ses pièces automobiles et voitures — affirme que si les services ferroviaires sont interrompus, il s’ensuivrait une fermeture de ses usines après cinq jours seulement.Le porte-parole de Ford, Jim Hartford soutient lui aussi qu’il n’y a pas assez de camions pour transporter des pièces de carrosserie de Buffalo, dans l’État de New York, à son usine de Windstar de Windsor, en Ontario, par exemple.Le CN et le CP transportent ensemble de 1200 à 1500 wagons-trémies chaque semaine pleins de céréales des silos albertains vers les ports du Pacifique.Le président des producteurs de céréales Alex Graham a fait remarquer qu’il avait déjà essayé d’utiliser des camions mais que cela était trop coûteux, en partie parce que les véhicules doivent revenir vides.CP Rail, choisie comme cible par les deux principaux syndicats pour des négociations intenses, a juré de continuer à opérer la plus grande partie de son réseau en ayant recours aux cadres.Bramalea de nouveau sous la protection de la cour Toronto (PC) — Le géant immobilier Bramalea a dû se mettre sous la protection de la cour pour la seconde en moins de trois ans, hier.Bramalea s’est mis sous la protection de la cour après qu’un important investisseur américain se soit retiré d’un accord qui aurait permis de renflouer les coffres rides du promoteur immobilier.Bramalea, qui gère des centres d’achat, des tours à bureaux et des développements immobiliers, doit plus de 3,55 milliards $.La compagnie prévoit présenter un nouveau plan de restructuration le 1er mai, même si elle demeure sous la protection de la cour jusqu’au 25 mai.Le mois dernier, le financier américain et spécialiste des restructurations Steven Green avait déclaré que son entreprise International Realty Investors allait investir 300 millions $ dans Bramalea si les banques du pro- moteur immobilier acceptaient de convertir 600 millions $ sur sa dette en actions valant 8 $, mardi soir.Le président de Bramalea, Marvin Marshall, a refusé hier soir d’expliquer ce qui était survenu, mais il a affirmé avoir reçu l’appui de toutes les institutions prêteuses.Le plan de restructuration précédent a été complété en 1993, un an après que Bramalea se soit mis à l’abri de ses créditeurs.T V A, le réseau des tirages Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.In cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Avis ______Jest donné, par la présente, que l’assemblée générale annuelle des actionnaires de Promutuel Vie inc.se tiendra le 22 mars 1995 à 10 h 30 au lieu suivant: Hôtel Plaza Québec 3031, boulevard Laurier Sainte-Foy (Québec) Les détenteurs de polices avec participation sont invités à assister et pourront voter, s'il y a lieu, pour l’élection des administrateurs représentant les titulaires de polices avec participation.Donné à Saint-Jean-sur-Richclieu, ce 3 mars 1995 Michel Tardif, secrétaire AVIS DE CONVOCATION ASSEMBLEE GÉNÉRALE ANNUELLE issSÜ PROMUTUEL Vie L’homme le plus recherché au monde PHOTO AP ¦ Le courtier Nicholas Leeson, considéré comme le responsable de la faillite de la banque Barings, a été arrêté à Francfort, hier, à sa descente d’avion.* • f Le «golden boy» de la Barings est écroué à Francfort Francfort (AFP et Reuter) — L’homme le plus recherché au monde ces derniers jours, le jeune courtier britannique Nick Leeson, suspecté d’avoir miné la banque Barings par des pertes avoisinnant le milliard de dollars, a été interpellé et écroué hier à Francfort.M.Leeson, 28 ans, devait passer sa première nuit en prison dans l’établissement de Preungesheim,au nord de Francfort, selon son avocat Eberhardt Kempf, et être déféré aujourd’hui devant un juge.Le courtier avait disparu depuis une semaine de Singapour où il travaillait pour Barings, la vénérable banque britannique, vieille de 223 ans, mise sous administration judiciaire en début de semaine.Il est soupçonné d’avoir joué de la manière la plus hasardeuse sur l’évolution de l’indice boursier japonais sur les marchés financiers.Singapour a demandé son extradition à l’Allemagne et envoyé aux autorités allemandes une copie du mandat d’arrêt délivré par Singapour, qui l’accuse d’avoir utilisé un faux passeport à des fins d’escroquerie.A Londres, une porte-parole d’Interpol a indiqué que les autorités de Singapour l’accusent d’avoir falsifié un document comptable d’une valeur de sept milliards de yen (72 millions $ US).Trois représentants des autorités judiciaires de Singapour sont attendus tôt ce matin à Francfort.Ils doivent apporter de nouveaux documents, selon le porte-parole du parquet de Francfort Hans-Hermann Eckert, qui a estimé que «les faits reprochés à M.Leeson sont jusqu’ici un peu maigres».Son épouse Lisa, interpellée avec lui, a été remise en liberté dans l’après-midi et a regagné la Grande- Bretagne pour y retrouver sa famille, selon l’avocat.Alors que toutes les polices d’Asie étaient à ses trousses depuis le week-end, Nick Leeson se prélassait avec sa femme au bord de la mer en Malaisie dans un palace de Kota Kinobu-lu.«Ils ont passé l’essentiel de leur temps à se promener en T-shirt et en short», a raconté un employé de l’hôtel, où le couple a passé cinq jours.Avertissement lancé en août 1994 Des auditeurs internes avaient averti la direction de la banque Barings en août dernier d’un «risque important» lié au rôle du courtier Nick Leeson, rapporte par ailleurs le Financial Times.Le journal, qui affirme avoir obtè-nu ce rapport de 24 pages, précise qu’il évoque le risque lié au fait que le trader contrôlait à la fois les transactions et les opérations de règlement de son département.Personne n’a pu être contacté dans l’immédiat auprès de Barings pour commenter ces informations.Ce rapport aurait été commandé, selon le journal, après les gains très importants réalisées par le département de Nick Leeson à Singapour, l l’année dernière, dont 18,8 millions7 de sterling pour,les sept premiers-mois de l’année.A titre de comparai- ! son, le bénéfice imposable total du groupe a été de 54,8 millions de sterling au premier semestre., , : Le FT dit également détenir des documents internes montrant comment Nick Leeson avait ouvert un-; compte de transactions à l’insu des dirigeants de la banque.Leeson au-, rait transféré 60 000 futures d’une valeur de 3,6 milliards de sterling sur-ce compte de transactions à la fin février.• h Une banque néerlandaise négocie pour le rachat de rinstitution faillie Londres (AFP) — La banque néerlandaise ING a entamé des négociations exclusives avec les administrateurs judiciaires pour racheter la totalité de la banque britannique Barings, a-t-on appris hier auprès des administrateurs Ernst & Young.«ING veut acquérir tous les actifs et le passif», a ajouté un porte-parole.Selon lui, la proposition concerne tout le groupe soit la division banque d’entreprises Baring Brothers, la filiale courtage Baring Securities et le gestionnaire de fonds BAM (Baring ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MAR0UES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE IfGER ROBIC RICHARD i MOWTRf AL.0UÉBEC HZY3X2 i78/4 TM (514) Asset Management).Selon des informations non confirmées, ING aurait proposé une livre sterling pour racheter la banque d’affaires, mais offrirait en échange de reprendre à sa charge toutes les dettes qui s’élèvent à plus d’un milliard de dollars.la banque Barings est sous administration judiciaire depuis dimanche, après que son courtier de Singapour, Nick Leeson, interpellé dans la matinée à Francfort (Allemagne), eut accumulé des pertes record sur le marché des produits dérivés en Asie.Le groupe néerlandais de services financiers Internationale Nederlart-den Groep (ING) a réalisé un bénéfice net de 1,65 miliard de florins (946 millions $ US) lors des neuf premiers mois de 1994, en hausse de 18,7 % sur la période correspondante de 1993.Le total des revenus a atteint 27,13 milliards de 11 (15,6 milliards $ US) contre 27,03 milliards.Le groupe ING est né en mars 1991 de la fusion du numéro 1 des assurances aux Pays-Bas, Nationale Nederlanden, et de la troisième banque du pays, NMB-Postbank. ÉTATS-UNIS Le Sénat repousse l’amendement sur l’équilibre budgétaire W ashington (AFP) — Le Sénat V V américain a repoussé hier un amendement à la constitution des Etats-Unis imposant au budget américain d’être en équilibre.Cet amendement était un des éléments essentiels du programme défendu par le Parti républicain, majoritaire dans les deux chambres du Congrès depuis les élections législatives de novembre dernier.Deux voix ont manqué pour l’adoption de ce texte.65 sénateurs se sont prononcés en sa faveur, alors qu’une majorité des deux tiers — soit 67 voix sur 100 — est nécessaire pour adopter un amendement à la constitution.Avant même le début du vote, le leader de la majorité républicaine Robert Dole avait reconnu sa défaite.«Je ne pense pas que nous avons les voix», avait-il dit.«Nous les aurons l’année prochaine.» Cet amendement stipulait que «les dépenses totales durant une année fiscale ne devaient pas excéder le total des recettes».Une majorité des trois cinquièmes aurait été requise pour autoriser un excédent de dépenses et l’application de l’amendement aurait pu être suspendue en cas de guerre.Cet amendement avait été approuvé le mois dernier par la Chambre des Représentants.Le déficit du budget américain avoisine les 200 milliards $ US par an.EN BREF AUGMENTATION DES VENTES CHEZ SICO (PC) — Les ventes de Sico pour l’année 1994 se sont élevées à 162,6 millions $, soit une augmentation de 12 % par rapport à l’année précédente.Cette hausse s’est répercutée sur le bénéfice par action, qui est passé de 66 cents à 94 cents.Quant au bénéfice net, il s’est élevé à 5,1 millions $ en 1994, tandis qu’il s’était chiffré à 3,7 millions $ l’année précédente.LE DE V O I R , 1.E VEND R E D 1 3 M A R S 1 9 9 5 I ?TAUX D'INTÉRÊT TABLEAU HEBDOMADAIRE Voici les taux d’intérêt en vigueur le 2 mars 1995 dans les principales institutions financières au Canada.Ces taux sont fournis par les institutions financières et compilés par La Presse Canadienne.Banques Dépet certif.certif.certif.Prêts Prêts Prêts Prêts i terme placent.placent.placent.hypoth.hypoth.hypoth.pers.30-59 joue 1 ans 3 ans 5 ans 1 ans 3 ans S ans taux min.Desjardins* — 7,500 7,875 8,250 9,625 10.000 10,250 9,7500 CIBC 6,250 7,500 7,875 8,250 9,625 10,000 10,250 — Laurentienne 5,750 7,250 7,875 8,250 9,625 10,000 10.250 9,250 de Montréal 5,750 7,500 7,875 8,250 9,625 10,000 10,250 9,250 Toronto-Dominion 5,500 7,500 7,875 8,250 9,625 10,000 10,250 11,000 Hongkong 5,750 7,500 7,875 8,250 9,625 10,000 10,250 •— Banque Nationale 5.750 7,000 7,375 8,000 9,625 10,000 10,250 9,250 Banque Scotia 5,500 7,500 7,875 8,250 9,250 9,6250 9,875 12,250 Banque Royale 6,000 7,500 7,875 8,250 9,625 10,000 10,250 10,250 BNP 6,150 7,550 7,875 8,375 9,625 10.000 10,250 — *Taux suggéré par la Fédération de Montréal Fiducies Dépôt certif.certll.certif.Prêts Prêts Prêts Prêts ê terme placent.placent.placem.hypoth.hypoth.hypoth.pers.30-59 jous 1 ans 3 ans 5 ans 1 ans 3 ans 5 ans taux min.Canada Trust 6,000 7,500 7,875 8,375 9,625 10,000 10,250 11,750 Fid.Sunlife 6,550 7,500 7,875 8,250 9,375 9,750 9,990 — Fid.Desjardins 6,250 7,500 7,875 8,250 9,625 10,000 10,250 — Tr.Laurentienne 6,000 7,500 7,875 8,250 9,625 10,000 10,250 — Montréal Trust 6,000 7,500 7,875 8,250 9,625 10,000 10,250 — Trust Prêt-Ray.6,250 7,500 7,875 8,250 9,625 10,000 10,250 — Trust Royal 6,250 7,500 7,875 8,250 9,625 10,000 10,250 10,500 Groupe Investors — 7,500 7,875 8,250 9,375 9,750 10,125 — Trust Household 6,500 7,750 8,000 8,250 11,375 11,625 12,000 — Groupe Mutuelle 5,500 7,600 8,000 8,350 9,625 10,000 10,250 — Trust Bonaventure 5,000 7,625 8,125 8,250 9,375 9,875 10,000 — Fid.can.ital.6,000 7,500 8,000 8,500 9,750 10,125 10,375 9,250 Trust Général 5,750 7,000 7,375 8,000 9,625 10,000 10,250 9,250 Trust LaCapitale 7,100 3,000 8,500 8,350 10,500 10,500 10,875 — Sherbrooke Trust 5,750 7,000 7,375 8,000 9,625 10,000 10,250 9,250 DEVISES ÉTRANGÈRES (EN DOLLARS CANADIENS) Afrique du Sud (rand) 0,4139 Hong-Kong (dollar) 0,1868 Allemagne (mark) 0,9728 Indonésie (rupiah) 0,00067 Australie (dollar) 1,0679 Italie (lire) 0,000873 Barbade (dollar) 0,7255 Jamaïque (dollar) 0,0477 Belgique (franc) 0,047807 Japon (yen) 0,01474 Bermudes (dollar) 1,47807 Mexique (peso) 0,2405 Brésil (real) 1,6780 Pays-Bas (florin) 0,8800 Caraïbes (dollar) 0,5368 Portugal (escudo) 0,00961 Chine (renminbi) 0,1680 Royaume-Uni (livre) 2,2652 Espagne (peseta) 0,01135 Russie (rouble) 0,000318 États-Unis (dollar) 1,4040 Singapour (dollar) 0,9909 Europe (ECU) 1,8072 Suisse (franc) 1,1616 France (franc) 0,2763 Taïwan (dollar) 0,0542 Grèce (drachme) 0,00642 Venezuela (bolivar) 0,00834 SOURCE BANQUE DE MONTREAL CARRIERES ET PROFESSIONS SUITE DE LA PAGE A4 Doyenne des universités canadiennes et des universités et l'ouverture • de la société en alliant formation APPEL DE CANDIDATURES NOMINATION DU DOYEN OU DE LA DOYENNE DE LA FACULTÉ DES SCIENCES DE L'AGRICULTURE ET DE L’ALIMENTATION Conformément à la Procédure de nomination des doyens de faculté et des directeurs d'école et de département, adoptée par le Conseil d’administration à la séance du 21 septembre 1094, le Comité de nomination sollicite des candidatures pour combler la vacance du poste de doyenne ou de doyen et invite toute personne ou organisme à faire des suggestions sur le profil de la candidate ou du candidat au poste à pourvoir.Le mandat d’une durée de quatre ans peut, après évaluation et consultation, être renouvelé une fois.QUALIFICATIONS GÉNÉRALES : - être professeure ou professeur agrégé ou titulaire ; ou être détentrice ou détenteur d'un Ph.D.dans une discipline des sciences de l'agriculture et de l’alimentation depuis dix ans; ou posséder une expérience remarquable dans un domaine des sciences de l’agriculture et de l’alimentation; - avoir une très bonne connaissance des besoins et des activités du domaine de l'agriculture et de l’alimentation; - avoir une bonne expérience de l'enseignement et de la recherche; - avoir la capacité d'assumer des tâches de responsabilité exigeant un bon esprit de décision ; - témoigner d'une bonne capacité d’écoute des besoins pédagogiques des étudiantes et des étudiants et de leurs préoccupations ; - avoir les aptitudes requises pour entretenir des relations fécondes avec le corps professoral, les membres du personnel administratif, les associations professionnelles et scientifiques, les organismes gouvernementaux et les entreprises ; - posséder une bonne maîtrise du français écrit et parlé.Le Conseil d’administration doit procéder à la nomination du doyen ou de la doyenne de la faculté au plus tard à la séance du 21 juin 1995 et la date d'entrée en fonction est fixée au 7 juillet 1995.Les candidatures ainsi que les propositions de candidatures et les suggestions sur le profil de la candidate ou du candidat doivent être soumises par écrit et reçues, au plus tard le 10 avril 1995, au bureau du président du Comité : Monsieur Michel Gervais Recteur Président du Comité de nomination Cabinet du Recteur Université Laval, Québec (Québec) G1K 7P4 ETffl UNIVERSITÉ LAVAL LE SAVOIR DU MONDE PASSE PAR ICI En vertu de son Programme d’accès à l'égalité, l’Université Laval entend consacrer la moitié de ses postes vacants ù l'engagement de femmes.En accord avec les exigences du ministère de l’Immigration du Canada, cette offre est destinée en priorité aux citoyennes et citoyens canadiens et aux résidentes et résidents permanents du Canada.Aidez-les à les aider.0XFÂM-QUEBEC ( 5 1 4 ) 9 3 7 - 1 6 1 4 2330, rue Noire-Dame 0„ Bureau 200, Montréal (2c), Canada H3) 1N4 COUP D'ŒIL BOURSIER, .- .' ' - -=— .¦" .1 1.—." .* T Les exceptions d’un marché chancelant MICHEL CARIGNAN COLLABORATION SPÉCIALE Comme promis, je vous ai déniché des titres dignes de mention mais auparavant, je voudrais attirer votre attention sur quelques faits saillants.L’indice industriel de New York se replie vers sa ligne de tendance haussière sans plus mais les services publics inversent leur tendance haussière des derniers mois.A Toronto, hausses et'baisses s’annulent, montrant une faible baisse de l’indice TSE 300 mais ce n’est pas le cas de tous les secteurs.Dans la majorité des cas, les hausses sont peu significatives mais pour plusieurs secteurs, les baisses doivent être prises au sérieux.Les forestières chutent fortement menaçant de briser une formation importante.Les dégâts sont limités sur Domtar mais plus sévères sur Abitibi Price.L’indice industriel a brisé une formation similaire très récemment.Biomira, Magna, Nova Alberta et Methanex en sont responsables, brisant toute tendance haussière et plus.Les transports mettent en péril leur tendance haussière et les immobilières prennent un autre coup dur avec Bramalea à nouveau parmi les juniors.Il y a pourtant toujours des compagnies en plein élan.NASDAQ par exemple, une Bourse où plus de 10 000 titres sont transités quotidiennement, renferme toujours des cas extraordinaires.Abby Health are, US Robotics et Homedco Group après avoir tous tr ois effectué un fort revirement haussier au milieu de l’été dernier, ont aussi tous trois fortement été poussé à la hausse hier sur des volumes aussi extraordinaire que les hausses allant de 1 à 4 millions d’actions transigées.L’inverse existe aussi avec Standard Microsystems en déroute.Que dire d’un titre comme American Online dont le graphique hebdomadaire montre une ascension fantastique et constante de 5 $ à 90 $ en trois ans sur des volumes sans cesse en augmentation.Oh! la la! •4750.00 m.i.!.l; 250 jours .m MT J.L.JM4 M 500.00 VU.4250.00 2 M9sm 4491.06 INDUSTRIELS TOR M 250 jours -2750.00 m 2500.00 2 MK.' 2626.“ DOW JONES INDUSTRIELS 400^00 i 250 jours -3750.00 2 Vt 3979.93 BOURSE DE TORONTO TSE 30C ^ 250Jours 4500.00 F! Til rifc-ta .a I : rV», OO 'V V A (ür/fl n if: J N Avr Mai) Junj Jul [ AoÛ S«F Oct Non Déc Jan Fév S Mar 4oei 2i PAPETIERES TOR.TRANSPORTS TOR.-r -5000.00 250 jours —4.4500.00 WH LJLAuUl IMMOBILIERES TOR.I 250 jours -3000.00 2500.00 Abbey Healthcare Group 250jours 25.00 K Avr Mai Jun Jvi AoÛ Sed Ocfl Non! Dé< Jan Fév US Robotics Inc 250 jours Homedco Group Inc 250jours Standard Microsystems Cp :250jours America Online Inc 25G Semaines DECISION-PLUS Demandez notre vidéocassette GRATUITE Deux heures enrichissantes pour les investisseurs boursiers (514)392-1366 Volume (000) Ferme Var.(S) Var.(%)' BOURSE DE MONTRÉAL XXMiIndice du marché 11156 2017.91 + 5.73 0.3 XCB:Bancaire 5812 2491.66 -4.24 -0.2 XCO:Hydrocarbures 932 1530.70 + 0.75 0.0 XCM:Mines et métaux 3138 2519.59 + 23.03 0.9 XCF:Produits forestiers 775 2672.74 -49.93 -1.8 XCkBien d'Êquipement 6211 1907.10 -6.91 -0.4 XCU:Servlces publics 1119 1910.11 -4.94 -0.3 BOURSE DE TORONTO TSE 35 14972 217.52 +0.36 0.2 TSE 100 * 248.51 -0.08 -0.0 TSE 200 * 242.40 -0.46 -0.2 TSE 300 36462 4081.21 -2.54 -0.1.Institutions financières 4973 3187.83 + 1.81 0.1 Mines et métaux 1836 3823.67 + 17.04 0.4; Pétrolières 2812 4004.77 -13.50 -0.3, Industrielles 9754 2626.35 -20.57 -0.8, Aurifères 5047 8794.02 + 147.76 1.7 Pâtes et papiers 3019 4491.06 -63.35 -1.4 Consommation 1001 6647.20 -43.55 -0.7 Immobilières 172' 1842.85 -64.90 -3.4 Transport 1927 4690.99 -73.56 -1.5 Pipelines 567 3834.80 + 14.39 0.4 Services publics 941 3313.57 -17.11 -0.5 Communications 1522 8009.56 + 92.21 1.2 Ventes au détail 843 3589.91 -9.16 -0.3 Sociétés de gestion 494 4481.60 + 53.20 1.2 BOURSE DE VANCOUVER Indice général 17124 701.11 + 4.00 0.6 MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles 31317 3979.93 -14.87 -0.4 20 Transports 3784 1578.92 -7.46 -0.5 15 Services publics 4831 190.02 -2.04 -1.1 65 Dow Jones Composé 39933 1342.66 -6.72 -0.5 Composite NYSE * 263.36 -0.40 -0.2 Indice AMEX * 418.60 -0.77 -0.2 S&P 500 * 485.13 -0.52 -0.1 NASDAQ * 793.68 + 1.81 0.2 LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) (S) (S) (S) (S) (%) NOVA CP 3740 11.13 10.63 10.75 -0.38 *3.4 METHANEX CP 2801 14.13 13.63 13.75 -0.25 •1.8 METHANEX CP 1 17BO 11.00 10.50 10.63 -0.25 •2.3 ROYAL BANK OF CDA 1720 29.13 26.75 26.66 -, BRAMALEA INC 1462 0.64 0.50 0.61 -0.32 -34.4 PWACP 1436 0.42 0.41 0.41 - REPAPENTRINC 1255 10.25 9.63 9.86 -0.38 •3.7 INTLPETROLCP 1023 1.92 1.88 1.00 • TVXGOLDCP 963 9.13 6.88 9.00 - BARFDCK GOLD CP 949 30.25 29.25 30.00 •f 0.63 2.1 LES PLUS ACTIFS DE MONTRÉAL Volume Compagnies (000) Haut (S) Bas (S) Ferm.($) Var.(S) Var.(%) ORIENT RES INC 691 0.30 0.23 0.29 + 0.00 26.1 NOVA CP 553 11.00 10.63 10.75 -0.38 -3.4 FREEWEST RES INC 363 0.92 0.77 0.90 + 0.11 13.9 ROYAL BANK OF CDA 256 26.13 28.63 28.75 •0.13 -0.5 AVENORINC 212 2825 27.75 27.75 -0.63 -22 TELSOFT MOBILE 196 2.00 1.55 1.95 + 0.45 sa» TORBK ise 20.75 20.50 20.50 -025 -lî BOCHEM PHARMA 182 2025 1928 2025 + 0.83 32 METHANEX CP 175 14.00 13.83 13.75 -025 •18 CONSL CASS RES 170 0.37 028 021 + 0.04 14.S - 2941 L G I) E V 0 I H , LE V E N 1) R E I) ! 3 M A R S I f) !) 5 EDITORIAL La télé publique affamée Gilles Lesage Semaine terrible, noire, pour la radio et la télévision publiques au Canada.Lundi, le budget fédéral, en imposant d’autres compressions draconiennes à Radio-Canada, renie les engagements antérieurs du gouvernement Chrétien.Hier, Radio-Québec, dans un geste inusité sinon sans précédent, fait savoir que de nouvelles compressions budgétaires lui imposent un manque à gagner, énorme, de près de 20%.De part et d’autre, c’est la crise, plus grave que jamais.Le mandat et l’ampleur des deux sociétés publiques sont loin d’être comparables.Il n’en reste pas moins un constat épouvantable: au même moment, pour des raisons semblables, Ottawa et Québec affament les deux réseaux, désormais menacés d’anémie et d’asphyxie.’amputation des budgets de Radio-Canada et des autres institutions culturelles, insistait le Livre rouge des libéraux, en septembre 1993, montre bien que les conservateurs méconnaissent l’importance du développement culturel.Faisant ressortir la nécessité de renforcer l’identité culturelle, l’équipe Chrétien prenait plusieurs engagements, dont celui de doter les principales institutions culturelles, dont Radio-Canada, d’un budget pluriannuel stable.Elles pourront ainsi mieux planifier leurs activités.Qu’en est-il un an et demi plus tard?Avant d’accepter la présidence de Radio-Canada que le ministre du Patrimoine lui offrait, M.Anthony Manera avait obtenu la promesse que ces engagements seraient tenus.Au surplus, les compressions décrétées parles conservateurs seraient étalées sur une plus longue période, il n’y en aurait pas de nouvelles, et d’autres sources de financement seraient disponibles pour combler le manque à gagner de la CBC et de la SRG.'Technocrate du sérail, M.Manera ne voulait pas êtréle fossoyeur du vaisseau amiral de la culture canadienne.En homme de devoir et d’honneur, dès le lendemain du budget Martin, il a tiré sa révérence.Après avoir tenté d’invoquer des «raisons personnelles», ce que personne n’a d’ailleurs pris au sérieux, M.-Manera a remis les pendules ministérielles à l’heure.Et elles sont passablement détraquées.Ainsi, en additionnant les compressions déjà faites, ou en voie de l’être, à celles de 4%, 5% et 6% prévues pour les trois prochaines années, c’est une amputation de près du quart du budget provenant d’Ottawa qui est en cause.Déjà à la diète depuis une dizaine d’années, Radio-Canada est si lourdement touchée que la méfiance et l’incertitude se généralisent et s’installent à demeure, aussi bien dans les hautes officines que dans la production et chez les artisans, d’un bout à l’autre des deux réseaux.Si, au moins, cette tempête passée, on pouvait espérer un avenir un peu moins sombre.Peine perdue.Au contraire, l’ineffable ministre Dupuy (dont plusieurs, notamment Jeffrey Simpson dans The Globe and Mail de mercredi, réclament la démission) annonce une révision en profondeur du mandat et de la mission de Radio-Canada.En attendant le verdict prévisible des «sages», un comité parlementaire dominé par les libéraux mijote de nouvelles sources de financement, du moins verbales et sur papier.Tout cela n’augure rien de boit pour l’avenir.Alors qu’Ottawa renie ses engage-meitts et abdique, à toutes fins utiles, ses responsabilités ^culturelles; alors que les réseaux privés montent à l’assaut de la forteresse radio-canadienne et de sa concurrence prétendument déloyale, nul besoin d’être grand clerc pour prévoir que les affaires rentables seront dévolues au privé, laissant au public les volets éducatif et culturel proprement dits, par essence non payants.Depuis plus de 25 ans, Radio-Québec tente de rem-plir^au mieux, avec des moyens modestes, cette vocation à la fois impossible et étriquée.À suivre ce qui se passe désormais sur la scène fédérale, on a la pénible impression que si Radio-Canada a eu un passé remarquable — au Québec, en particulier, son rôle a été et reste' majeur, unique et irremplaçable — l’avenir s’an-norlçe des plus lugubres.Au mieux, privés de sources étatiques et livrés à l’anorexie, les deux réseaux se transformeront en PBS.Le Public Broadcasting System, entièrement privé, a ses mérites, notamment celui de présenter des émissions de qualité que les réseaux conventionnels ignorent.Mais il n’est pas, et ne peut être, le choix du plus grand nombre.Le modèle américain a ses adeptes ici.Le payant au privé, le reste au public, se finançant à l’ancienne par des encans, bingos et tombolas.Le libéralisme à son meilleur, quoi! Les difficultés budgétaires ne sont pas seules responsables de ce dangereux virage que le Canada est en train de prendre, s’éloignant du coup de ce qui fait sa spécificité et son originalité culturelles, surtout dans les secteurs de plus en plus névralgiques de la radio et de la télévision.Comme tous les autres secteurs, les institutions culturelles doivent faire leur part pour assainir les finances publiques.Mais il ne faut pas en profiter pour se délester d’outils essentiels qui ont fait leurs preuves, bon an, mal an, au profit d’entrepreneurs et de chevaliers d’industrie qui n’en ont que pour les profits en espèces sonnantes et trébuchantes.C’est, hélas, la tendance qui s’impose à Ottawa.Ainsi que l’ancien président Pierre Juneau l’a laissé entendre; ainsi que M.Manera l’a confirmé sans ambages hier (et M.Gérard Veilleux qui a été président entre les deux doit en penser autant), si on avait imposé à tous les organismes étatiques le régime minceur qui a été servi à Radio-Canada depuis 10 ans, il n’y aurait tout simplement plus de déficit fédéral.C’est donc que, mine de rien, sous prétexte de recibler la SRC et la CBC sur l’essentiel, le gouvernement s’en débarrasse comme d’une vieille savate ou d’une patate chaude.Sous prétexte de clarifier un contexte fort confus, le ministre Dupuy s’embrouille et s’emmêle.Non seulement le malentendu persiste-t-il, mais l’incertitude s’épaissit, telle une chape de plomb.Ce n’est guère mieux à Québec.Toutes proportions gardées, c’est peut-être même pire.D’une part, l’indépendance et la distance critique qui ont ennobli Radio-Canada depuis 60 ans ne sont guère l’image de marque de la petite sœur québécoise.Les récents déboires à la présidence de Radio-Québec l’ont à nouveau fait amplement ressortir.Cette mainmise plus ou moins déguisée est amplifiée par des budgets malingres à en faire peur.Pas surprenant qu’après 25 ans d’un contexte aussi sclérosant, «l’autre télévision» n’ait jamais pu trouver sa niche et soit condamnée à végéter lamentablement.Avec des cotes d’écoute lilliputiennes, inévitablement À l’instar d’Ottawa, que le gouvernement péquiste sera donc bien malvenu de vilipender à ce chapitre, Québec vient d’imposer un épouvantable manque à gagner de près de 20% — plus de 15 millions$ — de son budget annuel.C’est la catastrophe, la marginalité encore plus accentuée, la coquille vide à brève échéance.Au point que, sans attendre les prochains crédits budgétaires, Radio-Québec sonne l’alarme, le tocsin, en quelque sorte.Pour alerter l’opinion publique?Pour faire fléchir le ministre de tutelle, le premier ministre lui-même?À Ottawa et à Québec, tout est donc sur la table de la grande chirurgie.À cause de sombres aléas budgétaires, les scénarios les plus pessimistes ont cours, dans l’une et l’autre capitales.Tous ceux qui croient à la nécessité d’une radio et d’une télé publiques vigoureuses et indépendantes doivent intervenir de toute urgence.S’il n’est pas trop tard.L’anémie menace Radio-Canada et Radio-Québec.d‘* -( ?.: « Les refuzniki M.Daniel Latouche, je suis fidèle lecteur* du Devoir et de vos chroniques.Flu§ Souvent qu’autrement, je partage vos'Vues et, dans le cas contraire, je puise dans vos réflexions une matière stirrtulante sur le plan intellectuel.Si je vous écris aujourd’hui, ce n’est pas pour m’exprimer sur une question de fond (je suis bien incapable de parvenir à quelque certitude que ce soit parles temps qui courent), mais plutôt pour faire une remarque touchant la forme.Dans votre chronique parue le 18 février dernier et intitulée «L’autre façon de penser», vous semblez utiliser le mot refuznik dans le sens de «contestataire», de «dissident*, de celui qui refuse quelque chose.Il est vrai que le mot russe a pour racine le verbe français refuser; cependant, un refuznik n’est pas quelqu’un qui refuse quelque chose, mais bien celui à qui l’oiïO refusé quelque chose.Dans l'ancienne Union soviétique, il s’agissait d’uff citoyen à qui l’on avait refusé un visfrd’émigration et, plus précisément encore si je ne m’abuse, d’un citoyen juif S qui l’on avait refusé un visa d’émigration vers Israël.Cès refuzniki n’étaient pas nécessairement des dissidents, des contestataires du système ou des prisonniers politiques en puissance; il pouvait s’agir de simples citoyens pas forcément politisés qui en avaient mut simplement assez et espéraient un avenir meilleur en Terre sainte, avec leurs compatriotes.(Juoi qu’il en soit, ce que les refuzniki avaient en commun, ce quizes définissait, c'était le fait d’avoir essayé un refus.Il va de soi que cette LETTRES -?- légère méprise n’enlève rien à la qualité de votre réflexion.Raymond Roy Traducteur agréé, germaniste etslaviste Montréal, 18 février 1995 Mourir tranquille Notre mère, Mme Gilbert Crevier-Ga-gnon, est décédée à l’unité de soins prolongés, au 5' De Bullion de l’Hôtel-Dieu de Montréal, le 10 janvier 1995, après un mois d’hospitalisation.Nous tenons à remercier toute l’équipe médicale de cette unité, pour les excellents soins apportés à notre mère, et en particulier, la Dr Louise Dupras, pour ses conseils éclairés, son dévouement et sa compassion, ainsi que Mme Marcel, infirmière-auxiliaire, qui est un ange de bonté et de compréhension pour tous les vieillards qui lui sont confiés.Toutefois, nous aimerions attirer l’attention du conseil d’administration sur une très grave lacune dans ce département de soins prolongés: il n’y existe pas la moindre petite chambre pour accompagner avec sérénité un être humain à son dernier repos.I^e jour, on doit s’accommoder d’une chambre à quatre lits déjà très encombrée, où les trois autres compagnes de chambre sont témoins de ces derniers moments, dans une angoisse totale, sachant très bien que leur tour viendra peut-être trop vite.I.a nuit venue, on transporte notre pauvre maman dans un salon enfumé et sans aération, qu’on fait évacuer, et ou nous nous installons de notre mieux, avec les moyens du bord.Au petit matin, le ma- nège recommence à l’inverse: retour à la chambre, au déplaisir très évident, mais bien compréhensible, des compagnes de chambre.Il ne faut pas oublier que leur vie est confinée entre ces quatre murs, et que nous empiétons sans le vouloir, sur leur espace vital.Nous écrivons cette lettre, au nom de tous ces enfants qui, un jour, auront à accompagner leurs parents dans ces heures difficiles; au nom aussi de tous ces pauvres patients d’une santé précaire, qui sont incapables de se faire entendre, et qui n’ont vraiment pas à subir ces «morts en direct» aux premières loges; enfin, au nom du personnel du 5' De Bullion, qui, en dépit de son extrême dévouement, est de son propre aveu, plus tourmenté que nous par cette situation déplorable.Nous demandons donc à l’administration de rendre disponible sur cet étage, un endroit discret et aéré pour accompagner dignement les derniers moments de la vie d’un être cher.Il existe bien dans certains hôpitaux des «chambres de naissance» aux multiples facilités: pourquoi l’Hôtel-Dieu de Montréal ne disposerait-il pas d’une toute petite chambre «pour mourir tranquille», sans devoir importuner ceux qui n’ont pas le choix de continuer à vivre?Avec un peu d’imagination et de bonne volonté, il nous semble que l’administration de l’Hôtel-Dieu n’aurait aucune difficulté à remédier à cette pénible situation, qui n’a pas sa raison d’être au fr De Bullion.Andrée, Suzanne, fjucie et Robert Gagnon; Drs Claude Chartrand et Victor fjegault Montréal, jamner 1995 HfcUgJ .¦¦****.i L’obsession constitutionnelle .“'il aniel Johnson vient de réaf- D firmer la position qui est celle de son parti depuis une bonne décennie.Le chef libéral rejette l’option .-Il d’une question référendaire à deux volets où les Québécois auraient à choisir entre la souveraineté et le Canada de 1982.Il ne souhaite pas que ceux qui s’opposent au projet du gouvernement choisissent, par défaut, une option qui demeure inacceptable (undesirable) à ses yeux.M.Johnson a raison.Quelques rappels historiques permettront de le démontrer.Entre 1985 et 1992, personne n’a répété aussi souvent que le chef libéral d’alors, M.Robert Bourassa, que la réforme de 1982 était illégitime au Québec.C’est un texte écrit par Claude Ryan en réponse à Pierre Trudeau, en pleine tourmente à propos de l’Accord du lac Meech, qui illustre le mieux les fondements de la position libérale: «L’Accord du lac Meech viendra enfin, s’il se confirme, mettre un terme à l’isolement dans lequel le Québec s’était vu plongé par le coup de force de 1981.lî mettra fin au régime désolant et dangereux de division institutionnalisée qu’avait créée la Loi constitutionnelle de 1981 (sic).Pour les milliers de Québécois qui livrèrent la bataille du référendum dans l’espoir de trouver une place meilleure pour le Québec au sein d’un Canada renouvelé, l’Accord du lac Meech pourrait être le début d’un processus qui pourra ensuite embrasser l’autre volet non moins important de la réforme constitutionnelle souhaitée, soit celui de la révision des pouvoirs.» Ces lignes ont été écrites il y a presque huit ans.Deux décennies auparavant, en 1967, M.Ryan réclamait la reconnaissance du caractère distinct du Québec et l’attribution de pouvoirs particuliers correspondant à sa situation en Amérique.Nous attendons toujours.Le régime désolant et dangereux de division perdure.La reconnaissance nous est refusée.Ce n’est pas pour rien qu’au lendemain de l’échec de Meech, notre plus grand philosophe, Charles Taylor, écrivit que la Constitution canadienne était morte moralement au Québec.On oublie aussi trop vite que le rapatriement de l;i Constitution fut un véritable coup d’Etat légal.Des juges de la Cour suprême, nommés unilatéralement par le gouvernement fédéral, ont GUY LAFOREST ?décidé que le Québec n’avait pas de droit de veto, parachevant ainsi une réforme constitutionnelle dont le premier effet allait être un renforcement de leur propre pouvoir.Cette décision, pauvrement argumentée, représente un véritable scandale pour la magistrature canadienne.Les juges ignorèrent le poids légal de la convention d’unanimité pour l’amendement de la Constitution.Pas plus tard qu’en 1964 et 1971, des réformes furent abandonnées parce que le Québec, seul, s’y opposait La légalité canadienne repose bel et bien sur la violation d’une convention constitutionnelle.Il y a pire encore.Les juges ont ignoré un article de la Loi constitutionnelle de 1867 (art.94) stipulant que l’uniformisation des lois dans les provinces canadiennes-anglaises ne pouvait être faite qu’avec l’assentiment de l’assemblée législative de chaque province.Le Québec n’est même pas mentionné dans cet article.Comment peut-on penser que la seule province fonctionnant avec un régime de droit civil, autonome en ce domaine depuis l’Acte de Québec de 1774, pouvait être moins autonome en la matière que les provinces canadiennes-anglaises?Je m’excuse d’imposer aux lecteurs ce qui passera pour une technicalité.Mais j’insiste.Les juges canadiens, en 1981-1982, ont fait quelque chose d’injuste et de complètement absurde selon les règles de notre fédéralisme: ils ont assujetti le droit civil québécois à une charte fédérale sans le consentement du Québec.La fragilité des grands jugements constitutionnels augmente l’hypothèque d’illégitimité qui pèse sur la réforme de 1982; silencieux lors de la campagne fédérale de février 1980, ambigu à l’occasion du référendum, M.Trudeau préféra ne pas soumettre sa réforme à l’approbation populaire.Le temps et l’habitude effacent petit à petit l’illégitimité dans la conscience des citoyens.Les juges sont vus comme les garants de nos droits, bénéficiant d’une présomption d’infaillibilité imméritée.On nous invite à être beaux joueurs, à oublier le passé et à juger la réforme de 1982 à son mérite.Les fédéralistes qui oublient un passé aussi aberrant pratiquent le double jeu moral que certains d’entre eux reprochent aux souverainistes.Je pense néanmoins que le contenu de la réforme de 1982 est extrêmement dangereux pour le Québec.Je ne donnerai aujourd’hui qu’un seul exemple.L’article premier de la Charte des droits et libertés de 1982 contient en germe le principe de la défédéralisation du Canada.Avant d’énumérer les droits et les libertés des citoyens, cet article stipule qu’il y a des limites raisonnables à l’exercice des droits dans une société libre et démocratique.L’importance de cet article est capitale.Sa lecture par les juges guide l’interprétation de tout le reste du document.Il devrait sauter aux yeux des lecteurs que le constituant a fait un oubli impardonnable.Il n’a pas écrit que les limites raisonnables sont celles qui correspondent à une société «fédérale», libre et démocratique.Il a considéré le Cana- ¦ da comme une société juridique indifférenciée, comme un Etat unitaire.Il n’a fait nullement état de la diversité des langues, des cultures et des .peuples que l’on retrouve au Canada.' i Il ne faut pas juger cet article, et toute la réforme de 1982, uniquement en' < -1 fonction de la jurisprudence récente, il faut imaginer les changements qu’ils vont opérer en un siècle.Comme la plupart de mes concitoyens, je ne me ; sens pas opprimé dans la vie quotidienne par la Constitution de M.Tru-deau.Je vois bien toutefois que l’on a essayé de créer une nation canadienne, là où auparavant il y avait une fédération.Pourquoi ceux qui ont fait cela ne le disent-ils pas franchement aux Québécois?Les déclarations récentes des dirigeants libéraux ne me rassurent pas complètement.Est-ce que Daniel Johnson et John Ciaccia vont encore trouver la réforme de 1982 inacceptable et undesirable au lendemain dè leur éventuelle victoire référendaire?Ne seront-ils pas plutôt immensément tentés par l’acceptation de la nouvelle normalité canadienne?.de la langue des immigrants jà population immigrée comprend, en 1991,104 990 per-ionnes de langue maternelle unique française (18%), 79 )20 de langue anglaise (14%) et 384 750 de langue autre lue française et anglaise (65%).Près île 4% des personnes immigrées ont par ailleurs léclaré avoir plus d’une langue maternelle.Parmi la population immigrée, ce sont les personnes de langue française qui forment ainsi globalement le groupe linguistique le plus important, suivi du groupe de langue anglaise, puis des groupes allophones: italien, espagnol, arabe, etc.Statistiques et indicateurs, no 7, Gouvernement du Québec.LE DEVOIR PO s DÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédaclenr en chef BERNARD DESCÔTEAÜX Directeur délégué à l'administration FRANÇOIS T II OIIIN Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, ROCH COTÉ Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique ROLAND-YVES CARIGNAN 2050.rue de Blenry.9e étage, Montréal (Québec) USA 3M9.Tél.: (5 I 4) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS « I, K 1) K V (tin, I, K V K N I) R V.I) 1 3 M A U S 1 i) !) f»A 9 ID Ë E S La souveraineté tranquille Les Québécois veulent maintenir Vunion canadienne en s'accaparant le plus de pouvoirs possible MARTIN GAGNÉ Etudiant au baccalauréat en science politique, Université Laval [j==j] es péquistes compren- Ldront-ils un jour qu’ils ne réussiront pas à faire pousser la fleur en tirant dessus?Mais non, bien sûr, |l_b=J parce que le Parti québécois est devenu une chapelle qui croit détenir la vérité! Pourquoi vouloir à tout prix tenir un référendum en 1995?Pourquoi proclamer, dans l’ayant-pro-jet de loi, la souveraineté de l’État québécois avant d’en avoir reçu le pouvoir du peuple?Ces exemples dénotent un mépris de l’opinion publique qu’on a raison de fustiger.Les Québécois savent très bien ce qu’ils veulent mainte-; nir l’union canadienne en s'accaparant | le plus de pouvoirs possible.On rétor-| quera que l’État fédéral et les autres î provinces ont déjà refusé de négocier un statut spécial et qu’il ne reste donc î que l’indépendance.Eh bien non, il y a I autre chose; particulièrement depuis que les fédéralistes (les partisans du statu quo) ont porté la lutte sur le terrain de la légalité et de la légitimité.Us y sont vulnérables, car quoi qu’on puis-;; se dire de l’importance réelle du rapa-j triement de 1982, l’événement est res-j té dans la mémoire des Québécois : comme l’exemple d’une trahison impardonnable: des promesses avaient été faites qui n’ont pas été tenues.Jean t Chrétien en paie encore le prix aujourd’hui.Profitons donc de notre avantage sur ce plan pour établir une stratégie qui fera de la légalité l’objectif principal du combat à venir.La Constitution canadienne s’applique sans être légitime, alors remplaçons-la par une Constitution qui affirmera la souveraineté du pçuple du Québec, plutôt que ; j celle de l’État, et déterminera les com-! pétences a être exercées et les ins-; tances à qui elles seront confiées.Une I telle démarche, où tous devraient être ¦!v associés, permettrait de faire la «sou-«j veraineté tranquille» à laquelle les Québécois aspirent.Le peuple se réaj> ( proprierait ainsi, ne serait-ce que de manière symbolique, les pouvoirs qu’a I1 accaparés la bureaucratie fédérale.Actuellement, les fédéralistes ont ! beau jeu de nier la légalité de l’exerci-;! ce péquiste puisqu’on ne peut se référer qu’au seul droit canadien, celui | édicté par l'acte constitutionnel de 1982.Si donc la lutte se fait dans ce { contexte, il faut écrire notre propre ! ; droit, par le biais d’une constituante, et ! forcer ainsi l’adversaire à se battre sur i un terrain que nous aurons choisi.Jacques Parizeau a déjà dit que les 1 Québécois étaient d’accord pour faire la souveraineté à la pièce mais qu’ils !: répugnaient à accepter le principe gé-: néral.Pourquoi ne s’inspire-t-il pas de ; cette observation et ne convie-t-il pas la ; population à un tel exercice?L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l’information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, LouisGilles Francoeur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Bernard Monter, Isabelle Paré, GuyTaillefer (adjoint au directeur de l’information), Konrad Yaka-buski; Jean-Pien-e Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales, responsable de la section Tourisme)', Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l’information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillar-geon, Pierre Cayouette (livres), Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Benoit Munger, Odile Tremblay; à l'information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Tmf faut, Claude Turcotte; à l’information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Trudel; à l'information politique: Pierre O'Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec); Serge Cha-pleau (caricaturiste); h l'information sportive: Yves d'Avignon; Denise Babin, Marie-Claude Petit (commis), MarieHélène Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur); Manon Scott, Serge I.aplanie (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA l’U-BUCT1E Lude Finsonneault (directrice), Yves Williams (superviseur, Arts publics et annonces classées), jacqueline Avril, Daniel Barbeau, Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Sylvie Hanna.Christiane Legault, Suzanne Miscevic, Jacques A Nadeau, Micheline Ruelland.Monique Verreault (publicitaires); Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau.Micheline Turgeon; Michèle Bouchard (secrétaire¦).L’ADMINISTRATION Henry Riedl, c.m.a.(contrôleur), Nicole Carmel (responsable des services comptables); Florine Cormier.Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.Iinda Theriault (adjointe à l'administration).LE MARKETING ET SERVICE A IA CIJENTÈLE Christianne Benjamin (directrice).Johanne Brien (secrétaire).Manon Blanchette.Monique L'Heureux.Use Lachapelle, Rachelle leclerc Venne.IA PROMOTION ET IES j REIATIONS PI 1BL1QIJES Guy Renaud Ki-I nniac (directeur), Chrystian Guy (superviseur à i la promotion des abonnements).IA l’RODl'C-|| TION Marie-France Turgeon (directrice de la || production!,Scan lemay (directeuradjoint, pnr I ductinn et informatique).Johanne Brunet.Danielle Cantara.Rkltanl IX-sComiiers, Caroline jj des Rosiers, Lyuda Di Cesare, Marie-Josée |l lludon.Sylvain Lesage.Michèle Malenfant.Christiane Vaillant.Christian Vien.Olivier Ztii ! da IE CONSEIL 1)1 ' DEVOIR INC.Manrl 1 Couture president).IA FONDATION DP Ij DEVOIR Marvel I II Boisai-ri truer nsi mm pp, itmtimw m S Ir'i'-l PHOTO JACQUES NADEAU Une vue de l’Université McGill à Montréal, ÜP Mill 4 i mm mit Diplômé ès populisme Jean Garon veut une université dans son comté: légitime pour un politicien; ce qui l’est moins pour un ministre de l’Éducation, c’est de ne pas avoir fait sa recherche avant de parler LÉO A.DORAIS Chargé d’enseignement, Université de Sherbrooke L’auteur à été le recteur-fondateur de l’UQAM, puis vice-président de l’ACDI.ersonne n’aurait été surpris des intempérances de M.Garon à l’égard du monde universitaire, s’il était toujours responsable de l’agriculture.Mais voilà, il a changé de ministère depuis la dernière fois, il est à l’Éducation.11 importe de signaler à M.Garon que ses prémisses sont en por-te-à-faux, que le populisme n’a pas sa place dans un débat sur les universités et que le blâme se trouve argement dans les politiques mêmes du gouvernement.M.Garon veut une université dans son comté, c’est légitime pour un politicien.Ce qui l’est moins pour un ministre de l’Éducation, c’est de ne pas avoir fait sa recherche avant de parler.Si j’ai bien compris, si Québec et Lévis doivent avoir plus d’une université, c’est que Harvard et MIT sont elles aussi situées dans des régions de population comparable.Si cela ne vous convainc pas, c’est que vous ne comprenez pas davantage que M.Garon que ces universités sont internationales d’abord et avant tout, sont fondées sur des budgets de recherche qui dépassent largement tout ce qui est imaginable au Québec pour aucune des universités, que les domaines de leurs diverses expertises attirent des étudiants de partout dans le monde et que cela fait boule de neige: recherche, réputation, publications, étudiants de niveau doctoral, octrois de recherche, réputation, etc.La question de la démographie de la ville de leur localisation est secondaire par rapport à ce cycle de développement.Harvard avait un budget de plus d’un milliard US en 1991 pour 18 437 étudiants, MIT avait un budget de 959 millions US la même année pour 9356 étudiants.Il pourrait difficilement en être autrement de l’institution souhaitée à Lévis si elle veut se comparer: tout est question de vision et de moyens.La vision d’une université de premier cycle est datée des années 60 et remonte aux débats sur l’Université du Québec, l’idée étant surtout prônée par les universités en place.On a alors vite compris au ministère de l’Éducation, ministre en tête, qu’une université à qui l’on refuserait le développement des cycles supérieurs était condamnée à n’être qu’un collège classique glorifié.Ce débat est daté et, espérons-le, terminé.Le problème, à l’époque, c’est que la vision ne s’est pas accompagnée des moyens nécessaires pour la réaliser.La plupart des institutions de création récente, Concordia eiv fut le premier exemple, certains campus de l’UQ de même, n’ont pas rapidement pris leur envol hors du premier cycle, non pas faute de vision de lçurs dirigeants, mais faute de moyens financiers de l’État, entre autres.Ayant finalement atteint la masse critique nécessaire pour réussir le passage, voilà que la vision se ratatine de nouveau.Il faut faire petit et premier cycle.Le populisme du ministre n’augure pas d’un débat très approfondi sur une série de questions de grande importance au sujet des universités et de leur rôle d’avenir.Si les doléances de certains résidents dans certaines disciplines permettent au ministre de généraliser à l’ensemble du milieu universitaire, d’englober la majorité de corps professoral dans ses jugements ex-cathedra et à l’emporte-pièce, de mêler tous les éléments dans une vaste macédoine, comment espérer porter un jugement serein sur une situation?Le milieu universitaire a besoin d’un examen sérieux de son évolution depuis les 20 dernières années, tout comme le gouvernement a besoin de faire un bilan sérieux de ses politiques positives et négatives durant la même période.Si l’avenir est à la globalisation du commerce et à la pénétration de nouvelles technologies, où sont les foyers de recherche sur ces questions, où sont les institutions qui inventent ces technologies de pointe, où sont les chercheurs qui se concentrent sur les marchés nouveaux?De façon plus importante, peuvent-ils jamais se trouver dans un établissement de faible taille, ayant d’abord vocation d’enseigner au premier cycle, cette institution fût-elle à Lévis?Le milieu universitaire a besoin d’un examen sérieux de son évolution depuis 20 ans.L’autonomie du Québec est considérable Le professeur Guy Laforest décrit un Canada presque centralisé STÉPHANE DION Professeur agrégé Département de science politique Université de Montréal r==^=j| e professeur Guy Laforest a signé, Ldans Le Devoir du 24 février dernier, une chronique qui a retenu mon attention («Esprit de géométrie et esprit de finesse»).C’est la première 'I fois qu’un indépendantiste saisit sa plume pour me répondre sur le fond et non pour s’en prendre à ma personne.Parmi les arguments que j’ai avancés en faveur du maintien du Québec dans le Canada, il y a celui qui veut que notre fédération soit la plus décentralisée.C’est là une considération qui ne surprendra pas les experts en fédéralisme comparé.Même le sympathisant de la souveraineté-association qu’est le professeur Edmond Orban a convenu, dans son étude préparée pour la Commission Bélanger-Campeau, que «l’autonomie des provinces [canadiennes] et leurs possibilités sont, en fait, relativement plus poussées que celles des lander allemands et surtout des cantons suisses».Guy Laforest conteste ce point de vue, toutefois, et nous décrit un Canada presque centralisé.Je vais lui répondre point par point.¦ Des provinces bien loties L’analyse de M.Laforest s’ouvre sur une concession énorme.Il admet que la part fédérale du total des dépenses et des revenus des gouvernements est plus faible au Canada que partout ailleurs, et qu’elle continue à décroître dans notre fédération.Prenons acte de cet aveu d’un indépendantiste, car il concerne les moyens d’action et les ressources des gouvernements.Face à un gouvernement fédéral, il n’est rien de mieux loti de par le monde qu’une province canadienne.Et tout indique que la tendance canadienne va rester à la décentralisation, avec des économies puisées principalement dans les dépenses de programme du gouvernement fédéral.¦ Les pouvoirs particuliers du Québec Le Canada refuse au Québec un statut particulier, dénonce M.Laforest, qui croit que ce refiis s’est durci depuis la Loi constitutionnelle de 1982 qui nous vaut une Charte des droits et libertés.Avec ou sans Charte, les fédérations ne s’engagent guère très ayant dans l’inégalité des pouvoirs entre leurs États constituants.L’asymétrie y est partout modérée.Le gouvernement du Québec n’est pas loin de bénéficier de l’asymétrie la plus poussée, quand on additionne toutes les dispositions spéciales qu’il a su négocier au fil des décennies, dans des domaines aussi variés que la fiscalité.les relations internationales (statut spécial renforcé après 1982), le régime des rentes, les politiques sociales, l’éducation postsecon-daire, ou l’immigration (statut spécial renforcé après 1982).Faut-il au Québec encore plus de pouvoirs spécifiques, dont les autres provinces seraient privées?C’est bien possible, mais cela dépendra beaucoup du retour à une stratégie pragmatique de négociation après bien des énergies perdues dans l’obsession constitutionnelle.Mais pour le sujet qui nous occupe ici.soit la mesure de la décentralisation, la question qui compte vraiment, c’est le degré de décentralisation justement, et non les avantages particuliers d’une province par rapport aux autres.Recherché pour lui-même, le besoin psychologique d’avoir plus que les autres relève de la jalousie.¦ Le pouvoir judiciaire Bien sûr, les provinces canadiennes ne sont pas championnes en tout.Il est toujours possible de repérer des secteurs précis où le gouvernement canadien exerce des prérogatives que d’autres fédérations décentralisent.C’est ce que fait M.Laforest lorsqu’il souligne que c’est le gouvernement fédéral qui nomme les juges des cours d’appel et des cours supérieures au Canada, alors que cette responsabilité est plus décentralisée dans les autres fédérations.M.Laforest en tire argument pour affirmer que le Canada est la fédération la plus centralisée au monde en ce qui a trait au pouvoir judiciaire.C’est là une conclusion abusive pour plusieurs raisons: — Dans toutes les fédérations, les jugements contestés remontent de toute façon au Tribunal suprême dont la nomination revient au gouvernement fédéral, à l’exception partielle de l’Allemagne où la moitié des juges du Tribunal constitutionnel fédéral est désignée par la Chambre des lander (le Bundesrat).— Les juges étant quasi inamovibles, le pouvoir de les nommer n’a pas le caractère déterminant dénoncé par certains.Ainsi, jamais n’a-t-on pu démontrer que les jugements de la Cour suprême du Canada étaient systématiquement biaisés en faveur du gouvernement fédéral.Le relevé qu’a fait Peter Hogg de ces jugements, dans son article classique publié dans la Revue du Barreau canadien (1979), suggère un bilan balancé.Un autre expert, André Bzdera, diffère d’avis (Revue canadienne de science politique, 1993), mais maintient que la tendance centripète des cours suprêmes est propre à toutes les fédérations.L’important à mon avis est que l’action des juges n’ait pas empêché la décentralisation du Canada.— Le partage des responsabilités judiciaires est dans l’ensemble au Canada tout a fait conforme à la norme des autres fédérations.Le droit criminel relève du fédéral, le droit civil des provinces, tandis que l’organisation des tribunaux, la police et les prisons sont des responsabilités partagées.C’est là une répartition plus déçentralisée qu’en Suisse mais moins qu’aux États-Unis.— Ce que l’on cherchera en vain dans les autres fédérations, par contre, c’est un ajustement aussi important que celui dont dispose le Québec, avec son code civil distinct et la présence légalement exigée de trois civilistes parmi les neuf juges de la Cour suprême et d’un minimum de dix Québécois parmi les 31 juges de la Cour fédérale.¦ La langue M.Laforest laisse entendre que les observateurs étrangers se scandaliseront d’apprendre que le gouvernement du Québec n’a pas la responsabilité exclusive en matière de politique linguistique.Les experts internationaux du domaine se montrent au contraire impressionnés par la vigueur de notre politique linguistique.I a loi 101 est reconnue à juste titre comme un t- puissant instrument de promotion du français.Les tribunaux en ont d’ailleurs renforcé l’efficacité en la délestant d’irritants inutiles qui en gênaient l’application.Quant à la loi fédérale sur les langues officielles, elle est plutôt vue comme un complément heureux à la loi québécoise en tant que progrès énorme en faveur des francophones à l’échelle fédérale; du reste, elle n’a jamais perdu de sa popularité au Québec même.Les Québécois francophones disposent d’une double protection linguistique tout à fait enviable.¦ L’immigration M.Laforest semble déplorer que la maîtrise d’œuvre de la politique d’immigration relève du gouvernement fédéral au Canada.C’est bien sûr le cas dans tous les autres pays du monde et on ne voit pas comment il pourrait en être autrement, à moins d’empêcher la libre circulation des personnes à l’intérieur des frontières.En revanche, il n’existe probablement pas de gouvernements régionaux dont les prérogatives en matière de sélection et d’intégration des immigrants soient aussi complètes que celles du gouvernement du Québec.¦ Chartes, symboles et double appartenance M.Laforest croit que la Charte canadienne des droits et libertés ainsi que les symboles canadiens constituent une menace pour l’identité québécoise.Jugeons aux résultats.L’attachement des Québécois pour le Québec est plus solide que jamais, eux qui, à ce que l’on sache, n’ont perdu ni leur drapeau, ni leurs hymnes patriotiques, ni leur Charte des droits.ni le goût du Québec.Il est vrai que les Québécois s’identifient aussi au Canada, à sa Charte et à ses symboles.Où est le mal?Le récent sondage Crop-Environics que cite M.Laforest montrait que l’appui à la souveraineté chutait à 28 % quand les Québécois se faisaient rappeler qu’ils en perdraient leur passeport canadien et leur citoyenneté canadienne.Pour la majorité des Québécois, la combinaison de leur identité québécoise et de leur identité canadienne est vue comme une belle complémentarité, et non comme la destruction de leur culture ou une visite chez le dentiste.Cette double appartenance peut s’épanouir sans mal dans une fédération aussi décentralisée que le Canada.Le «peuple» québécois n’est pas reconnu comme tel dans la Constitution, mais la langue française l’est.Les constitutions des démocraties libérales ne prévoient pas le classement de leurs citoyens en «peuples» différents dès lors que cela risquerait d’affecter fortement le partage de la puissance publique.Le «Québec», lui, est en force dans notre Constitution en tant que province canadienne et il y trouve une marge de manœuvre considérable pour exprimer sa spécificité.¦ La Belgique M.Laforest prend la Belgique en exemple pour mettre en doute le caractère décentralisé du Canada.Ce pays a évolué d’un régime très centralisé à une fédération très décentralisée.L’entrée en vigueur de ce vaste chantier de réformes n’est pas encore complétée: elle le sera après les élections prévues pour mai prochain.D’après ce qu’on peut anticiper à partir des textes constitutionnels et de leur mise en prar tique partielle et toute fraîche, la Belgique deviendra, une fois la réforme complétée, plus décentralisée que le Canada en matière de politiques internationales, économiques et culturelles, mais sera toujours plus centralisée du point de vue du contrôle des finances, de la fiscalité, de la sécurité sociale et de la santé.La citoyenneté, l’immigration, le pouvoir judiciaire, autant de secteurs auxquels M.Laforest attache une grande importance, restent sous le contrôle du gouvernement belge.Toutefois, il faut s’engager dans ces comparaisons avec beaucoup de prudence, car il y a loin des textes constitutionnels à leur maturité pratique.Le Canada demeure la fédération la plus décentralisée parmi celles qui ont subi l’épreuve du temps.¦ Les normes nationales Il y aurait beaucoup à dire sur les fameuses «normes nationale» dont le professeur Laforest s’inquiète tant.Avant même le dernier budget, elles étaient bien plus légères au Canada que dans les autres fédérations.La plupart des transferts fédéraux étaient octroyés aux provinces sans condition, alors qu’aux États-Unis et en Allemagne, par exemple, de tels transferts sont conditionnels dans une proportion de 80 et 100%.Les transferts fédéraux pour la péréquation ne s’accompagnent d’aucune norme au Canada, tandis qu’avec les assouplissements prévus dans le dernier budget, il en ira de même pour l’éducation postsecondaire et l’aide sociale, à la seule condition bien minime de ne pas en refuser l’accès aux Canadiens venant d’autres provinces.Quant aux normes en matière de santé, elles se limitent à lier le financement fédéral à l’observance de principes moraux (l’universalité, la gratuité, l’accessibilité) peut-être discutables mais incontestablement populaires.Va-t-on faire l’indépendance pour multiplier plus facilement les tickets modérateurs?¦ Un choix éclairé Le partisan de Meech et de Charlottetown que j’ai été ne prétend pas que tout soit parfait Mais je maintiens que le Québec dispose du second palier de gouvernement le plus puissant de l’OCDE.Bien sûr, le Canada sera toujours trop centralisé pour qui pense que le Québec devrait être un pays, mais ça, c’est une autre histoire.Considérable, l’autonomie dont dispose le Québec n’est pas le seul critère par lequel les Québécois doivent juger leur fédération; ce n’est même pas le plus important à mon avis.Il n’y a aucune raison valable de considérer à l’avance toute action fédérale comme mauvaise sans même se donner la peine d’en examiner les avantages pour les citoyens.Il faut se demander si leur fédération procure aux Québécois une qualité et un niveau de vie enviables à l’échelle des pays riches, s’ils reçoivent leur part des retombées fédérales, s’ils apportent leur pleine contribution à la marche des institutions fédérales et si, dans la pratique, par delà l’obsession constitutionnelle, la collaboration s’opère bien entre les deux ordres de gouvernement.Voilà autant de débats de fond à mener pour faire un choix éclairé lors du prochain référendum.P A 10 L li I) E V O I R .L E V E N I) R E I) I 3 M A R S I !) » 5 LE DEVOIR ACTUALITES OTTAWA «Les Québécois sous-estiment la force de caractère des Canadiens» SUITE DE LA PAGE 1 «Le premier ministre et le Parlement doivent considérer qu’il est de leur devoir de soutenir la Constitution et d’être prêts à utiliser le pouvoir fédéral de déboutement pour terrasser ce projet de loi sur la souveraineté, a martelé le docteur Singh.Les risques inhérents au rejet (par Ottawa seraient inférieurs) aux risques de désintégration et d’absorption par les Etats-Unis que la souveraineté du Québec entraîne.» A l’exception des 20 premières années de la Confédération, le pouvoir fédéral de désaveu, instauré par l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, a été rarement invoqué jusqu’à l’élection du gouvernement du Crédit social en Alberta dans les années 1930.Le programme radical et socialisant de ce gouvernement, qui comprenait la nationalisation des banques, a amené le gouvernement fédéral à se servir de ce pouvoir à maintes reprises.La dernière fois a été en 1943, au moment où le père du chef actuel du Parti réformiste, Preston Manning, est devenu premier ministre de l’Alberta.Mais le CSUC juge les enjeux suffisamment importants, et la légitimité de la démarche souverainiste suffisamment douteuse, pour préconiser la réhabilitation de ce pouvoir fédéral.En effet, la Cour suprême a établi les conditions selon lesquelles Ottawa peut invoquer cette disposition, l’une d’entre elles étant l’adoption d’une loi qui dépasse le champ des compétences provinciales.Or, selon le CSUC, l’article 52 de la Loi constitutionnelle de 1982 stipule qu’elle «ne peut être modifiée que conformément aux pouvoirs conférés par elle».Si Ottawa n’invoque pas cette raison pour désavouer une loi portant sur la souveraineté du Québec, le CSUC prendra l’initiative pour en contester la constitutionnalité en cour.«Les Québécois sous-estiment la force de caractère des Canadiens et l’amour qu’ils portent à leur pays, a fait savoir M.Singh.Nous ne serons plus que bons à être jetés à la poubelle de l’histoire (.) si nous permettons à 12 % de la population du Canada (soit les Québécois qui voteraient OUI) de décider de notre avenir et d’imposer leur volonté aux autres 88 % de cette population.» Quant à la déclaration-choc de M.Vellone, elle détonnait avec le mémoire que le Mouvement avait soumis à la Commission et qui propose une nouvelle question référendaire axée sur le rapatriement au Québec des pleins pouvoirs dans 31 domaines.Mais M.Vellone a expliqué que les dirigeants du MSQ, qui prétend compter 3000 membres, se sont ravisés sur ce plan dans la foulée du débat qui a récemment éclaté autour du libellé de la question.Rappelons que le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, souhaite l’intégration à la question du concept d'association économique avec le Canada, alors que l’Action démocratique propose une question à trois volets.Le premier ministre canadien Jean Chrétien veut que la question porte sur la séparation pure et simple.«Avec l’évolution de la situation (.), ça tâtonne trop», a affirmé M.Vellone, lui-même propriétaire d’un bureau de poste.Pour sa part, le regroupement des associations du Parti québécois de Ville-Marie et de Montréal-Centre a proposé d’abandonner l’idée selon laquelle le référendum porterait sur une loi pour amener la population à se prononcer directement sur la.souveraineté.Une telle question se lirait comme suit: «Etes-vous d’accord pour que le Québec devienne un pays souverain, c’est-à-dire de faire toutes ses lois, de percevoir tous ses impôts et de conclure tous ses traités?» Selon le regroupement péquiste, «les citoyens ne se rendront pas dans l’isoloir avec leur projet de loi.Une personne peut être contre certains articles du projet de loi tel que l’adhésion à NORAD ou la question de la monnaie, et être en faveur de la souveraineté».La Ligue des Noirs du Québec a également proposé une modification de la question, soit de tutoyer au lieu de vouvoyer l’électeur, pour engager la responsabilité individuelle et pour ne pas «se fondre dans une dimension ou ,une euphorie collective».A part cette recommandation, l’intervention des porte-parole de la Ligue des Noirs, Dan Philip et Gabriel Bazin, portait presque exclusivement sur le scepticisme de cette communauté face au projet souverainiste.«Si nous sommes le groupe qui éprouve le plus de difficultés, dont le vécu au quotidien est foncièrement caractérisé de marginalisation, de non-valorisation sociale, de pauvreté avancée, quelle serait la situation dans un nouveau pays?» Pour la communauté noire, le véritable enjeu se résume ainsi: «Comment se sentir réellement reconnus et avoir sa place dans une société qui énonce des principes et n’arrive pas à aller jusqu’au but de ses idéaux de justice ou d’équité?Le Québec minoritaire le vit au Canada.Nous le vivons au Québec.» Sur ce plan, la Ligue des Noirs a fait écho à l’intervention du Conseil communautaire Côte-des-Neiges, quartier où se côtoient des gens issus de 104 ethnies et où les taux de pauvreté et de chômage sont parmi les plus élevés au Québec.Selon le Conseil, l’appauvrissement et la marginalisation de cette population ne cessent de s’aggraver à cause des compressions budgétaires qui ont diminué les services visant l’intégration, comme l’apprentissage du français.Selon Roger Côté, du Conseil communautaire Côte-des-Neiges, ces gens-là ont d’autres priorités plus terre à terre que la souveraineté.«C’est difficile de faire adhérer les gens à un projet de société si ces gens-là se sentent exclus de la société.» FONDS 8% du marché québécois SUITE DE LA PAGE 1 ¦ les projets d’investissements qui manquent», a indiqué, hier, le président-directeur général du Fonds de solidarité, Claude Blanchet.La limite imposée par le gouvernement libéral n’a pas manqué d’avoir un effet sur l’enveloppe que le Fonds a consentie à ses investissements dans des petites et moyennes entreprises.Tandis qu’en 1993-94, le Fonds injectait 113 millions $, soit le tiers moins que les 174 millions $ investis l’année précédente.Le Fonds avait donc ralenti ses activités d’investissement direct en appuyant 37 entreprises, six de moins qu’en 1992-94, alors qu’il ne subissait aucune entrave.Sans vouloir les préciser, M.Blanchet a souligné que le conseil d’administration du Fonds aurait à approuver en avril de nouvelles formes d’investissements.«Nous présenterons de nouvelles idées, de nouveaux développements», a-t-il évoqué.Le Fonds devrait revenir cette année à un niveau d’investissements dans le capital de risque de l’ordre de 180 millions $, prédit son p.-d.g.Avec cette cueillette de 300 millions $, le Fonds a canalisé environ 8 % du marché québécois des Régimes .enregistrés d’épargne-retraite, qui représente, bon an "^mal an, des épargnes de quelque 3,75 milliards $ au Québec.En dehors des certificats de placement garanti des banques ou des sociétés de fiducie, les actions du Fonds de solidarité sont sans aucun doute le véhicule de placement, offert par la même institution, le plus populaire au Québec.Cet engouement pour les actions du Fonds — tant le nombre des cotisants que la cotisation moyenne ont augmenté, selon les premières compilations — ne s’est pas démenti même si l’institution syndicale a connu l’an dernier son pire rendement depuis sa création il y a dix ans, soit 2,56 % sur l’avoir moyen de ses actionnaires, ou 21,4 millions $.Pour la première depuis 1991, les entreprises appuyées par le Fonds de solidarité avaient globalement dégagé des bénéfices, mais le Fonds avait dû composer avec la faible performance générale des marchés boursiers et obligataires, ce qui a affecté le rendement de son portefeuille de placements dans ces marchés.A la veille du dévoilement du budget fédéral, on craignait que le ministre des Finances, Paul Martin, ne sabre dans cet abri fiscal réservé aux syndicats.En Ontario, l’exemple du Fonds de solidarité a donné naissance à de singuliers émules, notamment le Sportfund, lancé par le promoteur Joel Albin et appuyé par l’ancien joueur de hockey, Darryl Sittler, et l’ex-joueur des Blue Jays, Ernie Whitt.M.Albin avait besoin de l’appui d’un syndicat pour que son fonds de 100 millions $, qui se spécialise, comme son nom le suggère, dans les investissements dans des entreprises reliées au sport, puisse offrir des crédits d’impôt.Le promoteur a trouvé cet appui à l’Association des joueurs de la Ligue canadienne de football.Un placement dans le Fonds de solidarité donne droit à des crédits d’impôt de 20 %, tant au fédéral qu’au provincial, soit 40 % au total, auxquels s’ajoute un autre 40 % en moyenne s’il est placé dans un Régime enregistré d’épargne-retraite.Les dents de la mer -'-% ¦: a )% jp Slàk 'rfv, M?*; 4 PHOTO AP CYNTHIA, une tortue birmane de 23 ans, a de la difficulté à manger! C'est que la tortue de 55 livres s’est fait poser des broches improvisées, formées de trois vis et d’une bande de caoutchouc.Ces broches ont été installées par un vétérinaire du zoo de Taronga, à Sydney, en Australie.Le vétérinaire, Larry Vogelnest, a déclaré que la mâchoire inférieure de la tortue poussait dans la mauvaise direction, et qu’elle devait donc ainsi être corrigée.Les orphelins de Duplessis rencontrent Bégin PRESSE CANADIENNE Le ministre de la Justice, Paul Bégin, accompagné du député Denis Lazure, a rencontré hier pendant deux bonnes heures des porte-parole du Comité des orphelins et orphelines institutionnalisés de Duplessis qui n’acceptent pas qu’aucune accusation criminelle ne soit portée dans leur dossier.«La décision rendue vendredi ne nous satisfait pas.On nous a dit qu’il est étonnant que sur 245 plaintes aucune n’ait été retenue», a fait valoir Bruno Roy, à l’issue de la rencontre avec le ministre.«Nous avons posé des questions.Nous avons des vérifications à faire.A l’heure actuelle, le dossier est clos, à moins que nous fassions la preuve que la décision prise est injuste et inéquitable.Nous sommes étonnés de voir qu’aucune plainte d’agression sexuelle n’ait été retenue», a expliqué M.Roy.Le député Lazure aurait soulevé l’hypothèse d’un règlement à l’amiable.COUPES SUITE DE LA PAGE 1 Martin n’ont pas tardé à se faire sentir à la Société Radio-Canada.Trois jours après l’annonce des compressions, la SRC a annoncé, hier, des changements administratifs qui se traduiront par l’abolition d’une douzaine de postes.et accroîtront la tâche des quatre vice-présidents radio et télé à Montréal et à Toronto.A compter du 1er avril, la vice-présidence responsable des régions est abolie.Le président de la SRC, Anthony Manera, a assuré que cette restructuration ne touchera pas la programmation régionale.«Cette décision, a-t-il dit, s’inscrit dans l’engagement de la SRC de réaliser des économies.» Les 15 radios et huit télévisions régionales ne feront donc plus affaire avec le personnel du siège social qui entreprend ainsi sa cure d’amaigrissement.Si les compressions qu’Ottawa a annoncées lundi ont provoqué la démission de M.Manera (il quitte à la fin du mois), celles que Québec s’apprête à imposer à Radio-Québec n’auront certainement pas un effet similaire pour la simple raison qu’elles surviennent à un moment où il n’y a pas de président permanent à Radio-Québec, depuis le départ de Françoise Bertrand puis celui de son successeur, Raymond Brasseur.Alain Dufour assure la direction intérimaire.Il est également vice-président à la programmation.Il a fait savoir hier que tous les scénarios seraient scrupuleusement examinés au cours des prochaines semaines, de manière à ce que des décisions soient prises avant la fin du mois.Les employés de la maison seront consultés.Ces derniers étaient en plein désarroi hier.Le président du syndicat des réalisateurs, Louis Charest, a déclaré: «C’est très grave.Nous sommes inquiets.» La direction aurait pu attendre la publication du budget provincial — dans quelques semaines — avant de dévoiler ces mauvaises nouvelles.Mais les rumeurs étaient si vives à l’intérieur des bureaux de la rue Fullum à Montréal qu’elle a décidé de prendre les devants.Hier, donc, elle faisait parvenir un communiqué à tous les employés et elle rencontrait les chefs de sendee.Les choses se sont clarifiées vendredi dernier lorsque M.Dufour et le comité exécutif du conseil d’administration de Radio-Québec ont rencontré le sous-ministre à la Culture, Roland Arpin.Mardi, le gouvernement confirmait le montant des compressions.«L’impact du manque à gagner prévu dépasse largement la simple analyse de réduction ponctuelle des coûts de fonctionnement.Radio-Québec doit s’adonner résolument et rapidement à la redéfinition de tout ce qu’elle est, de tout ce qu’elle fait et de toutes ses pratiques», disait — on ne peut plus clairement — la direction qui fait face aux plus importantes compressions de son existence.Ces nouvelles surviennent dans un contexte télévisuel de plus en plus concurrentiel.Et la télévision de Radio-Québec ne réussit toujours pas à obtenir des indices d’écoute importants, hormis peut-être quelques rares émissions.Conçue pour être une télévision éducative et complémentaire, Radio-Québec tente, depuis quelques années, de plaire à un plus grand nombre de Québécois.Elle offre maintenant des téléromans, faisant passer ses objectifs éducatifs par le mode de la fiction.Il demeure qu’elle se cherche perpétuellement.Et que les nouvelles difficultés financières auxquelles elle se trouve confrontée ne lui faciliteront pas la tâche.YOUNG Lampleur des conséquences sera influencée par la façon dont se déroulera la transition SUITE DE LA PAGE 1 tion du Canada à la souveraineté-association.Son livre sera bientôt publié en version française aux Presses de l’Université Laval.Si les négociations s’amorcent rapidement, cela ne veut pas dire qu’elles se dérouleront sans confrontation.Le reste du Canada acceptera le verdict, mais sans gaieté de cœur, et se relèvera difficilement du choc psychologique créé par ce «trou» creusé au milieu du Canada par le retrait du Québec.Les Canadiens, comme les Québécois (surtout les Québécois), subiront les effets néfastes de la sécession sur l’économie, les taux d’intérêt, les investissements.Les Canadiens vont chercher, malgré l’urgence de résoudre la crise, à obtenir le règlement le plus avantageux pour eux, par exemple sur le partage de la dette.Cependant, Young explique que l’ampleur des conséquences économiques sera directement influencée par la façon dont se déroulera la transition vers la souveraineté et la durée du processus.Plus il y aura d’animosité et plus longue sera la transition, plus élevés seront les coûts.Pour élaborer son scénario, M.Young a recensé les cas de sécession pacifique depuis un siècle.Il n’en a trouvé que quatre, excluant les nombreux cas issus du dé- mantèlement de l’Union soviétique, trop récents et trop peu documentés.A partir de ces quatre cas (Singapour de la Malaisie en 1965, la Hongrie de l’Autriche en 1867 et la Norvège de la Suède en 1905, la Slovaquie de la République tchèque en 1993), il a élaboré un modèle composé de 13 caractéristiques du processus type de sécession pacifique.La sécession survient après de longues disputes politiques.L’Etat sécessionniste manifeste son intention de se retirer de l’union.L’Etat prédécesseur accepte le principe de la sécession.La sécession a de lourds impacts.Mais elle comporte une prime à la solidarité nationale: de part et d’autre, le gouvernement est renforcé.Les négociations impliquent de petites équipes et portent, au départ, sur un nombre restreint de sujets.La séparation est faite rapidement, s’accomplit selon un processus constitutionnel.Les puissances étrangères jouent un rôle important.Il y a peu de changements constitutionnels substantiels de part et d’autre.Rapidement les politiques des deux pays divergent.La sécession est irrévocable.Ijt modèle s’appliquerait au Québec, selon lui, même si la sécession d’une partie d’un pays démocratique et développé constituerait un précédent.Young prédit que, avant que les Québécois ne prennent leur décision, les fédéralistes vont mettre en lumière les coûts de la souveraineté et menaceront de refuser de collaborer.Mais les Québécois, écrit Young, pourraient quand même voter pour la souveraineté, en dépit des coûts.Si c’est le cas, le reste du Canada devra immédiatement changer d’attitude.La participation des fédéralistes à la campagne référendaire les forcerait en quelque sorte à en accepter l’issue.Les Canadiens accepteront toute action du gouvernement du Canada qui réduira l’incertitude, même s’il y a un prix à payer, entre autres celui que les ententes soient négociées sans qu’on les consulte au préalable et que les politiciens négocient avec les séparatistes.Ils laisseront Ottawa s’en charger, les provinces n’en ayant pas la capacité.Et Jean Chrétien restera en poste, quitte à confier la négociation à un groupe d’importants ministres cana-diens-anglais.la démission du premier ministre, qui est aimé dans le reste du Canada, serait irresponsable: elle ne ferait qu’aggraver la crise.Les autres scénarios seraient contreproductifs; refuser le verdict des Québécois pourrait provoquer violence et répression, et prolongerait l’incertitude, ce qui serait désastreux pour l'économie.Ottawa devra rapidement conclure avec Québec des ententes sur les sujets les plus névralgiques, comme la citoyenneté, les frontières et le partage de la dette.Le Québec aussi aura intérêt à régler rapidement ces questions.Four cette raison.Young croit que le Québec ac- cepterait d’assumer une part d’environ le quart de la dette, correspondant à sa part de la population canadienne.Parallèlement, le gouvernement fédéral mettrait sur les rails la procédure d’amendement de la Constitution pour en exclure le Québec et procurer un cadre constitutionnel stable pour le reste du Canada.Selon Young, les provinces collaboreront au processus, toujours pour limiter la durée des négociations et réduire l’incertitude.Enfin, et ce, avant même que la sécession ne soit consommée, Ottawa devrait légitimer les ententes et les amendements à la Constitution par une élection, qui permettrait du même coup de doter le Canada d’un nouveau gouvernement chargé de la reconstruction du pays.Les puissances étrangères feront pression sur le Canada pour que la crise soit réglée rapidement et légalement.Young ne croit pas que les Etats-Unis chercheraient à profiter de la situation pour rouvrir l’Accord de libre-échange, comme le supputent certains politiciens.r Ils peuvent rouvrir cet accord n’importe quand, dit-il, pourquoi choisir de le faire en pleine prise?Leur premier intérêt sera la stabilité.En outre, les Etats-Unis ne tolère raient pas longtemps que le Canada impose un veto à l’adhésion du Québec à l’ALENA La reconnaissance du nouveau pays ne viendra pas tout de suite, par contre.Les Etats tiers vont attendre un signal du Canada.Le devoir LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050.RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS El ADMINISTRATION : (514) 985 3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514) 985 3344 ANNONCES CLASSÉES (514)985 3344 + PUBLICITÉ
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