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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-03-11, Collections de BAnQ.

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1.E I) K V 0 I lî .I.E S S A M K DI II E T I) I M A X (' Il K 12 M A II S I !» !» ,r> ?LE DEVOIR ?Cinéma Page C3 Disques classiques Page C6 Théâtre Page C7 Vitrine du disque Page C8 Jazz et blues Page C8 Grille télé du week-end Page C9 Agenda culturel Page CIO ?TÉLÉVISION Quelle télévision publique?mm, PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR La rumeur pousse comme la mauvaise herbe.La Société Radio-Canada fermera-t-elle ses stations régionales?Son siège social d’Ottawa?Fusionnera-t-elle ses radios AM et FM?Réduira-t-elle ses productions-maison?Abandonnera-t-elle le sport à d’autres?Seul le silence de la direction fait écho aux scénarios ébauchés.Avec un président démissionnaire et un manque à gagner de 350 millions $ — sur 1,1 milliard $ —, les vice-présidents, encore sous le choc, préfèrent tenir leur langue.En revanche, il y a quelqu’un à Ottawa qui parle beaucoup, le président du Comité parlementaire du Patrimoine qui étudie le financement et le rôle de la SRC, M.John Godfrey.Une de ses collègues sur ce comité,, la député bloquiste Suzanne Tremblay, n’a pas non plus la langue dans sa poche, mais dit exactement le contraire de M.Godfrey.«Radio-Canada a un comportement schizophrène, dit ce dernier.Il se comporte comme s’il n’y avait pas d’autres joueurs et continue à tout faire.En même temps, il met News-world (et le Réseau de l’infonnation) sur pied, admettant du même coup la spécialisation de la télévision».«CBC, poursuit-il, devrait être plus spécialisé, faire des choses que les autres ne font pas», dit-il.Ressembler davantage à TV Ontario, Radio-Québec ou PBS, le Public Broadcasting System.Il admet que ses commentaires valent plus pour le réseau anglais que français mais croit que tôt ou tard, la télé de langue française sera confrontée aux mêmes problèmes.La comparaison avec le PBS américain surprend, tellement le mandat et le financement des 350 locales stations composant le réseau sont différents de notre télévision publique.D’abord leur budget ne dépend de Washington que dans une proportion de 14 %, la plus grande partie des fonds provenant des téléspectateurs, des municipalités, des Etats ou encore des entreprises locales.Mais PBS fait face aux mêmes angoisses que la SRC et que Radio-Québec: la Chambre des représentants projetait de réduire les fonds de la chaîne de 15% en 1996 et 30% en 1997.Jusqu’à ce que leur président, Newt Gingrich, entreprenne une campagne contre toute forme d’aide à un réseau qu’il juge «élitiste».Un vote doit avoir lieu mercredi.Mais quel que soit le dénouement du vote, la discussion est lancée sur le rôle et l’utilité de PBS et elle ne va pas s’arrêter de sitôt Le New York Times posait récemment une série de questions qui ne nous sont pas étrangères: PBS doit-il se ficher des cotes d’écoute?Dans un monde de plus en câblé, avec des chaînes culturelle, éducative, PBS a-t-il encore sa place?Ces questions hantent Radio-Canada et Radio-Québec.Dans un univers télévisuel éclaté, dans un contexte budgétaire d’austérité, que doivent-ils offrir au téléspectateur?Comment justifier leur existence?Une chose est certaine, les compressions budgétaires forcent à aller à l’essentiel, et vite.Repositionnement A Radio-Québec, où des compressions budgétaires de 10 millions $ — sur 88 millions $ ont été annoncées — tout est soigneusement examiné.Il y aura des mises à pied et des VOIR PAGE C 2: TÉLÉ iiMili ¦ |y§|Éj§* .fc" Les GBC se lancent à l’assaut DE LA GÉNÉRATION X.Du 16 AU 18 MARS, LA PDA EN SERA RENVERSÉE VALÉRIE LEHMANN n grand gaillard blond de 39 ans aux longs cheveux frisés en pagaille et au jeans déchiré arpente nerveusement les couloirs du 4816 de la rue Rivard, Q.G.des Grands Ballets canadiens.De temps à autre, il jette un coup d’œil distrait sur une salle de répétition.A la vue d’une danseuse court vêtue d’un tutu vert sapin se dirigeant vers lui avec précipitation, il soupire.Il arrête de pomper sa cigarette, plonge son regard bleu intense sur le costume, l’inspecte de bas en haut, soulève en vigueur le pan d’un petit volant de dentelle récalcitrant, et rugit tout sourire à la ballerine: «Tu res- sembles maintenant presque parfaitement à une ménagère espagnole!» Fin du premier acte.Le gars qui se permet de telles envolées s’appelle Mark Morris.C’est un habitué des grandes scènes internationales d’avant-garde, un grand chorégraphe du calibre de l’honorable William Forsythe.Aux É.-U.comme en Europe, on le sur- nomme depuis quelques années «l’enfant terrible de la nouvelle danse classique américaine».Que Mark Morris ait ses quartiers dans les locaux des Grands Ballets canadiens de Montréal relève du miracle.Il aurait été d’ailleurs impensable de voir VOIR PAGE C 2 : GRANDS BALLETS 1 3e FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM SUR L’ART DU 7 AU 12 MARS 1995 INFO FESTIVAL 874-1637 (BIÏRECANADEN DARCHTnECTURE Théâtre Paul-Desmarais 1920, rue Baile CINÉMA ONF 1564, rue Saint-Denis MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN Salle Beverly Webster Rolph 185, rue Sainte-Catherine 0.CINÉMA PARALLÈLE 3682, bd Saint-Laurent MUSÉE DES BEAUX-ARTS Auditorium Maxwell Cummings 1379, rue Sherbrooke 0.GOETHE-INSTITUT 418, rue Sherbrooke E.Nous remercions Cinéplex Odéon pour leur participation .I 2 pr» COURS DE VIOLON Stephen Faulkner CfitiOtjflpe rvv un char ANTHOLOGIE 1975-1392 si j avais STEPHEN FAULKNER EN SPECTACLE AU STUDIO THÉÂTRE DU MAURIER À LA PLACE DES ARTS LES 10,11,17,18 MARS À 20 H ____ EN VENTE CHEZ TOUS LES BONS DISQUAIRES "V -Ce LIVRET DE 68 PAGES ' INCLUANT: paroles, photographies, » commentaires; biographie, discographie et une préface de Sylvain Cormier du Devoir.2 heures 24 minutes de musique .• ' • y ¦ ¦ .43 chansons incluant : Jonquière, Si j'avais un char, Doris, Le Rap du Pape, Café Rimbaud, Cajuns de l'an 2000, etc.MUSICOR mmm ^tvSed'av lc0ntempora'ne lVie.uneœuvtee .nrta\A/3 CWZej'' ([Stepping Stc «un mélange [aborigènes * CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON OU TEXTE MAL IMPRIMÉ GRANDS BALLETS Changement de la garde SUITE DE LA PAGE C 1 déambuler ce créateur de l’an 2000 au cœur de la maison des GBC il y a sept ans.Qu’aurait pu venir faire, à cette époque, dans la plus conventionnelle des institutions canadiennes de ballet classique, un artiste à la renommée tumultueuse, apprécié d’abord pour ses faramineux éclats de langage chorégraphiques?Rien.Fin du deuxième acte.Eh! bien voilà, c’est que depuis 1989, les temps ont beaucoup changé aux Grands Ballets canadiens.L’équipe dirigeante a complètement changé, avec l’arrivée de Lawrence Rhodes à la direction artistique en 1989 et de Wendy Reid à la direction administrative en 1992.Le corps de ballet a également changé.La quarantaine de danseurs et danseuses de la compagnie qui forme le corps de ballet actuel (32 en 1996) est désormais une tribu attentive, motivée et passionnée par les possibilités d’ouverture de l’institution sur le grand monde, acquises grâce à un répertoire drôlement modernisé.Les œuvres inscrites au répertoire ont, elles aussi, beaucoup changé.Depuis 1989, les acquisitions de ballets de danse classique contemporaine créés par les plus admirés des chorégraphes mondiaux du XXe siècle comme Balanchine, Fokine, Nijinska, Forsythe, Godden, House, Van Ma-nen, Duato, Limon ou Kylian se sont multipliées à un rythme soutenu: il y a eu une quinzaine d’acquisitions en six ans, et quatre autres se profilent pour la saison 1996.Les créations réalisées pour les GBC par les leaders de la danse postclassique ont enfin débarqué: une dizaine de commandes ont été passées depuis 1989 et deux autres arriveront en 1996.Cela fait belle lurette en réalité que les plus célèbres compagnies de ballet classique rattachées aux mé-gapoles internationales ne tournent plus avec Les Sylphides ou Coppelia, mais les GBC sont seulement en train de vivre ce grand virage esthétique, tirés par la main d’un directeur artistique exigeant qui vise l’excellence et par le bras d’une directrice administrative clairvoyante.Comme en témoigne le thème de la campagne publicitaire à l’intention des jeunes et de la génération X, qui sévit en ville en ce moment, il y a plus que de la nimba dans l’air aux GBC.«Séduits à grands coups de ballets», annonce laconiquement l’affiche rouge qui dévoile une photo hardie de danse classique.Révolution Les deux programmes que les Grands Ballets canadiens présentent au mois de mars et de mai à la Place des arts sont l’exemple même des effets de coups de balai qui ont été faits ces dernières années dans cette vénérable institution de 37 ans.Le spectacle que les GBC proposent aux Montréalais du 16 au 18 mars à la salle Wilfrid Pelletier est carrément renversant, et ceci tant pour les amateurs de danse classique que pour les amoureux de danse actuelle.Mark Morris, Jiri Kylian et Georges Balanchine se partagent l’affiche de cette production.Sont sé- lectionnés là trois chorégraphes tout à fait non traditionnels dans l’univers de la danse classique.Ces trois créateurs ont révolutionné en leur temps, ou révolutionnent, par leur présence active dans le milieu du ballet d’aujourd’hui, les codes académiques liés à cette discipline.Ainsi, le patriarche de ce trio, l’Américain Georges Balanchine (1904-1983), s’est plu pendant des centaines de mois à tordre les genoux des ballerines sur pointes, à obliger les demoiselles en tutus à danser des œuvres abstraites.L’illustre créateur a été jusqu’à commander à John Cage et Igor Stravinsky plusieurs musiques considérées pendant des années comme déviantes.Par le plus grand des hasards, c’est le Concerto pour violon que danseront la semaine prochaine les Grands Ballets, l’une des œuvres parmi les plus déroutantes de ce grand chorégraphe d’origine russe, qui fut créée en 1972 sur une musique commandée à Stravinsky (en 1941 pour Balustrade).Bien sûr, il s’agit pour la compagnie d’une acquisition prestigieuse.Les GBC peuvent à juste titre s’enorgueillir de «posséder» une toile gestuelle en quatre mouvements d’une grande élégance, nantie d’une Toccata et d’un Capriccio fort intenses.Mais ceci étant dit, Jiri Kylian n’a rien a envier à son aïeul.Cet Hollandais d’origine pragoise, directeur artistique de l’imposant Nederlands Dans Theater d’Amsterdam depuis 20 ans, est tout autant louangé que son ancêtre.Ce chorégraphe de 48 ans est même si adulé par une large génération de jeunes créateurs en danse classique — dont les Canadiens James Kudelka, Marc Godden et Reid Anderson — que c’en est presque embarrassant pour Balanchine! Petits et grands dès l’âge de 3 ans et adultes de tout âge.— 335-1798 = Gbncerts de musicjne A t1 de chambre Sdleqa hautbois hautbois cor anglais cor anglais basson basson basson contrebasson Theodore Baskin Use Beauchamp Pierre V.Plante Maryse Fredette Whitney Crockett John Clouser Philip Pandolfi Bruce Bower Oeuvres de Bach, Debussy, Beethoven & Pillin jeudi 16 mars 1995,20 heures Salle Redpath, Université McGill Entrée libre Les^u Maurier Ltée En vertu d’une entente avec ta Fédération Américaine des Musiciens (AFM.J, les compagnes de disques subventionnent en partie cet événement musical pour promouvoir ta musique active, par l'entremise de ta Guide des musiciens du Québec.Séduit Création Concerto pour violon Stepping Stones Horris-Donizetti Balanchime-Stravinsky Kyliân-Cage.Webern Place des Arts • Salle wilfrid-Pelletier SBSF' ,*C L-!KS >«*» U VS OuDItSS «MS LA un cri» « jacbues iacwe Par bonheur, la nouvelle acquisition que les GBC ont choisi de faire auprès de Kylian rend parfaitement compte des capacités cinétiques, visuelles et émotionnelles de Kylian.Stepping Stones se situe même parmi les œuvres les plus pures et justes de ce créateur.Ce ballet de 1991, inspiré du rôle de la danse chez les aborigènes australiens, utilise le registre abstrait avec incroyablement de respect pour la haute-technicité, la précision et la rigueur.L’érotisme dont il est empreint est puissamment subtil, comme l’est le détournement des codes esthétiques dont il fait constamment preuve.Les intransigeantes musiques de John Cage et d’Anton Webern qu’il explore servent à merveille l’interprétation.Quant au ballet commandé au benjamin du clan, le turbulent Mark Morris, il explose évidemment d’ingéniosité à la manière d’un feu d’artifice.sonore.C’est en effet le Quatuor à cordes no 3 de Donizetti qui a profondément inspiré l’ex-directeur de la danse du Théâtre Royal de la Monnaie de Bruxelles, cofondateur avec Barychnikov du White Oak Project.La personnalité de dix des danseurs des Grands Ballets canadiens a fait le reste, comme en 1992 lors de la création de son controversé Pau-kensclhag.Sur scène, il faut prévoir une tumultueuse rencontre de la postmodemité, de la dérision et de la tradition, sur le mode postclassique inventif.Et c’est tout.Les GBC sont sans inquiétude, car ce New-yorkais est un petit diable génial de la danse classique actuelle, qui a l’habitude de travailler sur tous les fronts simultanément, tant il est plébiscité.Evidemment, soucieux de respecter sa réputation d’enfant rebelle aux conventions, Mark Morris n’a pas encore décidé du nom de sa nouvelle œuvre.C’est une manière comme une autre aussi de faire un clin d’œil à ses hôtes montréalais qui se délectent malicieusement de voir se promener dans leurs bureaux un gars de la danse classique si peu orthodoxe et si enthousiasmant.Fin du troisième acte.___r r TELE Recentrage éducatif SUITE DE LA PAGE C 1 émissions disparaîtront.Mais, compressions ou pas, «il fallait, de toutes façons, se repositionner, se recentrer», note Alain Dufour, président par intérim de Radio-Québec.«Il y a eu un éparpillement de la programmation.Nous voulons maintenant que Radio-Québec soit une télé résolument éducative, soit le prolongement de l’Etat dans ce domaine.Et qu’elle ait davantage de liens avec le milieu scolaire.» M.Dufour explique, pour illustrer son propos, qu’il voudrait développer une émission sur l’histoire.Et qu’il le ferait en suivant les cours d’histoire de niveau secondaire.Naturellement, les annonceurs traditionnels ne se bousculeront pas au portillon.Supposons, dit encore M.Dufour, que nous organisions un cours de formation du monde hôtelier en région et que tous mettent la main à la pâte pour le financement, soit l’industrie touristique, une école professionnelle, le gouvernement.Ce recentrage éducatif — qui rapproche le télédiffuseur de TVOntario — supposerait que Radio-Québec se retire officiellement de la course aux cotes d’écoute.Ce que M.Dufour est prêt à faire, avec, semble-t-il, l’assentiment du gouvernement.Au mandat éducatif serait juxtaposé le mandat jeunesse, quelque peu délaissé ces dernières années.Exit les variétés et la fiction qui ne servent pas la mission éducative.Le président de Radio-Québec voudrait cependant garder ZAP, ainsi que Droit de parole.Mais n’envisage pas de concrétiser le projet d’émission d’information déjà passablement avancé.Pour organiser une programmation qui se tient, Radio-Québec s’attaquera d’abord aux «modes de production et aux services de support» (chaque télédiffuseur peut-il, en 1995, posséder son propre centre de documentation?Le temps n’est-il pas venu de regrouper certains services, demande M.Dufour?).Les normes de production seront du /6' au JT6' mars Production du Musée d'art contemporain de Montréal et de Tangente Salle Beverley Webster Rolph /6‘ et /7 mars ~ The Holy Body Tattoo /cS' et /9 mars ~Antares Danza Contemporanea Espace Tangente /?/, mars "-Pablo Mandoki ^ /// mars ~ Natalie Morin • Lever du rideau : 20 h 30, 19 h 30 le dimanche Billets [taxes comprises] régulier 12 $, aînés/étudiants 10 $, groupe 8 $ Mue-Passe 3 : 3 spectacles pour 25,50 $ Mue-Passe 4 : 4 spectacles pour 32 $ Billetteries Musée d’art contemporain [514] 847 6212 Tangente [514] 525 1500 Musée d’art contemporain de Montréal 185, rue Sainte-Catherine Ouest Métro Place-des-Arts [j a n g ® n 17] Tangente 840, me Cherrier Métro Sherbrooke MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTREAL NUITS SACREES, NUITS PROFANES Du 9 AU 25 MARS QUAND JE PARLE D’UNE CHOSE JE PARLE D’AUTRE CHOSE ! Théâtre de la nouvelle lune ; Du 29 MARS AU 9 AVRIL j| En attendantTchekov ,,, l’Association des acteurs russes Du 19 avril au 6 mai ¦: Tête à queue Imago Théâtre Du 10 au 14 mai Passage Anne-Marie Giroux/ Nouvelle création Du 17 mai au 4 juin Augusta Jo Lechay Du 9 au 18 juin Festival du nouveau cinéma ; * ¦ A l 3700, SAINT-DOMINIQUE MONTREAL RESERVATION : 843-7738 de Friedrich Schiller arie Stuart Texte français: Normand Chaurette Mise en scène : Alice Ronfard avec ‘p Sophie Faucher dans le rôle de marie Stuart L MARTHE TURGEON dans le rôle d’Élisabeth I" ^ Pascal Auclair, Michel Bérubé Luc Bourgeois, Philippe Cousineau David De Charette, Paul Latreille Robert Marinier, Marie-Hélène Thibault Jean-Guy Viau et Françoise Faucher Assistance à la mise en scène: Roxanne Henry Scénographie : Raymond-Marius Boucher Costumes : François Barbeau Éclairages: Michel Beaulieu Musique:Jean Sauvageau et Marcel Brunet Traduction littérale: Marie-Elisabeth Morf réservations : 253*8974 Une coproduction de la NCT et du Théâtre français du CNA 77% df rèdvctiM les uautdii aussi scrutées, qui auront sans doute pour résultat de réduire le temps de tournage et de studio.Des questions similaires se posent à la SRC où les dirigeants doivent communiquer jeudi prochain à leurs employés les premières décisions qui seront prises pour survivre aux compressions budgétaires considérables qui frappent et frapperont la Société.Personne ne veut parler pour l’ias-tant mais plusieurs soulignent que l’effet des compressions ne se fera sans doute pas sentir trop brutalement à l’écran dans l’immédiat.Il ; reste que les retraites volontaires ne suffiront pas et que des mises à pied : seront effectuées à moyen terme.Reste à savoir si des secteurs entier* seront touchés.Pour sa part, la député du Bloc Québécois Suzanne Tremblay rte cesse de mettre en garde ses \-lègues du Canada anglais contre Ig tentation d’inclure les secteurs anglais et français de Radio-Canada dans le même sac.Elle estime que le président du comité du Patrimoine qui étudie le mandat et le finance-' ment de la SRC est déjà tombé dans le panneau et elle tente de le ramener à l’ordre.’• ! î * «Radio-Canada, dans l’idée de M.Godfrey, deviendrait une chaîne spécialisée pour laquelle il faudrait1 payer, qui abandonnerait les secteurs entrant en concurrence avec le secteur privé», dit Mme Tremblay en précisant que le réseau privé anglais CTV exerce un lobby très fort sur le comité des Communes, afin d’avoir le champ libre.«Nous (au Bloc), nous proposons le maintien d’une télévision publique généraliste, accessible à tous», ajoute Mme Tremblay quf semble se diriger vers la rédaction d’un rapport minoritaire (prévu pqùr, mai).Et, lorsqu’elle rappelle que .Radio-Canada n’a pas les problèmes d’identité et de cotes d’écoutes qu’éprouve CBC — qui se bat contre l’invasion américaine — elle fait écho aux convictions d’un grand nombre de personnes du secteur français de Radio-Canada.I« Nouvelle Compagnie théâtrale, jolie Denise-Pelletier, 4353, Sainte-Catherine Est, Montréal Billets également en vente au Théâtre d'Aujourd'hui et à la Licorne L K I) E V 0 I H , I.K S S A M E I) I II K T I) I M A X (' Il E I 2 M A It S I !) !l ,r> C 3 CINÉMA mSZ£VBSE*£ ¦ SOURCE LES 30 JOURS DU CINEMA EUROPEEN Eddie Constantine jouant Lemmy Caution dans Allemagne Année 90 neuf zéro, de Jean-Luc Godard.Le déclin de l’Occident times.Des fantômes du passé mais aussi des témoins du présent échangeront leurs pensées et réfléchiront sur l’Histoire, cette topographie des terreurs, ce chemin qui ne mène nulle part.Ils réfléchiront au passage sur la musique aussi, la musique que les Américains ont tuée en la mettant dans les ascenseurs, les supermarchés, partout, n’importe où.Et ils nous disent que les mots «Russie» et «bonheur» sont contradictoires.En un pêle-mêle magistralement organisé, Godard nous rappelle ses obsessions, nous communique ses fantasmes, nous annonce la mort de l’Allemagne et le déclin de l’Occident tandis qu’Eddie.Constantine poursuit sa plainte.«O terre aimée, où es-tu donc?» «Pauvre de moi! Où prendre, quand c’est l’hiver, les fleurs?» ALLEMAGNE ANNEE 90 NEUF ZERO Écrit et réalisé par Jean-Luc Godard, avec Eddie Constantine, Hanns Zi-schler, Claudia Michelsen, André La-bürthe, Nathalie Kadem, Robert Witt-riiers, Kim Kashkashian, Anton Mos-sine.Images: Christophe Pollock, Andréas Erben, Stépan Benda.Son: Pierre-Alain Besse, François Musy.Direction artistique: Romain Goupil, Hanns Zischler.Musique: Bryars, Scelsi, Liszt, Mozart, Bach, Stravinsky, Hindemith, Beethoven, Chostako-vitch.France-Allemagne, 1991.Ih05.En version originale française et allemande, sous-titres anglais.Dans le cadre des Trente jours du cinéma européen: au Parisien, les 14, 14 et 16 mars, précédé du court métrage «Bali nocturne», dÉric Cayla (17 minutes).FRANCINE LAURENDEAU Le Mur de Berlin est tombé.Dans une petite ville de l’Allemagne de l’Est, le comte Zelten retrouve Lem-niÿ Caution, le dernier espion de la guerre froide dont les services secrets avaient perdu la trace.Il lui donne son congé.Mais lorsqu’on a été fidèlement espion pendant cinquante ans dans un même coin de pays dont on parle aujourd’hui mieux la langue que la sienne propre, où diriger ses pas?Ce sera donc l’errance de Lemmy Caution, interprété par Eddie Constantine.«De quel côté est l’Occident?», demande-t-il sans cesse.Dit par André Labarthe, infiniment godardien, le texte quintessence foisonne de références, entrelace lçscitations où se rencontreront entre beaucoup d’autres Hegel, Schiller, Thomas Mann, Lola Montés, Pascal, Kafka, Madame de Staël, Goethe, Brecht, Don Quichotte, la Rose Blanche, les nazis et leurs vie- Cent ans de cinéma ça se fete ! Le lilm d'Agnès Varfla lait-l'événement.Rêverie, poésie, lanlaisie.Une distribution exceptionnelle - Brigitte Paullno-Netro, VOGUE Car c’est l’hiver.L’image est froide et désolée.Les paysages sont champêtres mais avec toujours dans un coin une machine qui se dresse, menaçante, représentant l’enlaidissement industriel.Une fois seulement, à l’horizon, un moulin à vent.C’est là que Lemmy Caution croisera Don Quichotte à cheval.Lui non plus ne sait pas où est l’Occident.Des passages puissants des musiciens évoqués plus haut viennent soutenir et colorer l’image tandis que, sporadiquement, des extraits d’archives vidéo, au ralenti, s’intégrent au discours.Suprême ironie: les vitrines de l’Ouest richement garnies d’objets inutiles à la veille de Noël apparaîtront, plus tristes encore que l’Est, comme le comble de l’absurde.Un film intelligent, lucide et profondément désespéré.Les petits esprits se rencontrent HIDEAWAY Réalisation: Brett Leonard.Scénario: Andrew Kevin Walker et Neal Jimenez d’après le roman de Dean R.Koontz.Iamges: Gale Tattersall.Avec Jeff Goldblum, Christine Lphti, Alfred Molina et Jeremy Sisto.Etats-Unis, 112 minutes.Carrefour Ixival, Côte-des-Neiges et Alexis Nihon, BERNARD BOULAI) Par où commencer?Par le regard halluciné de Jeff Goldblum qui a l’air de dire «sortez-moi de ce film débile avant que je ne me change en mouche»?Par l’intrigue qui est un croisement bâtard entre The Eyes of Laura Mars, Silence of The iMtnbs et Poltergeist?Ou encore en évoquant le montage alambiqué qui mêle trois histoires ensemble pour donner une bouillie indescriptible et imbuvable?Tant qu’à faire, pourquoi pas commencer par la fin?(Au moins vous saurez tout de suite à quoi vous en tenir et chercherez aussitôt un autre film pour le week-end).Hideaway connaît ainsi un heureux dénouement (quelle surprise!) avec toute la petite famille de Harch Harrison qui sort indemne du combat impitoyable que se sont livré les forces du bien et du mal.En somme, c’est le spectateur qui écope et qui ne peut pas s’empêcher de regretter de s'être fait embarquer dans un film aussi invraisemblable que ridicule.Ceci dit, et si vous êtes encore des miens, sans doute serez-vous content d’apprendre que la résurrection n’est pas un acte divin mais l’œuvre d’un médecin doué mais assez fou pour ramener à la vie son fils psychopathe qui a massacré sa mère et sa sœur avant de tenter de se donner la mort.Quelque temps plus tard, ledit médecin répète le miracle et tire Hatch Harrison des ténèbres oit il semblait pourtant bien enfoncé.Mais voilà, lors de son voyage de retour à la réalité, le ressuscité rencontre l’esprit du fils maudit.Cette interception va inévitablement lui causer quelques désagréments comme celui d’avoir de terribles cauchemars dans lesquels il se voit assassiner de sang froid d’imprudentes jeunes filles.Cent ans de cinéma ça se fête ! .'Mélange d'humour: d'intelligence.de bon sens badin et .d'imagination.» • - Les Cahiers du Cinéma _ MICHEL PICCOLI .dans PICCOLI Louise Blanchard.LE JOURNAL DE MONTREAL Odile Tremblay, 1E DEVOIR A L’AFFICHE DES LE FAMOUS PLAYERS Richard Corliss.TIME — Judy Stone, SAN FRANCISCO CHRONICLE Jadis un peuple de guerriers, mais “jadis”.c'était il y a longtemps un film de AGNÈS VARDA 1 MALOFILM DISTRIBUTION oe Simon Cinéma A L'AFFICHE DES LE 17 MARS en version originale anglaise et française le rôle de l’ami italien MARCELLO embête, ce disque de chansons de Hank Williams détournées par le groupe The The.; Me plaît terriblement quand je me laisse aller à ces ambiances envahissantes et ces guitares qui décollent, planent et font du slalom autour de la ligne blanche de toutes les autoroutes du Sud-Ouest des Etats-Unis où je voudrais me perdre.Me tarabuste en même temps parce j’ai l’impressiop de me faire avoir par un exercice de style, séduisant mais factice, splendide mais vide, dénué de toute la douleur profondément imprimée dans les jointures des terribles chansons de Williams.Sais pas de quel côté me brancher.Sais pas si je devrais.M’embête, vous dis-je.D’emblée, je me méfiais.Matt Johnson et son groupe The The ont eu beau rendre la dance-pop des années quatre-vingt passablement intelligente et substantielle (surtout avec l’album Infe.c-ted, en 1986), cela ne les autorisait pas à toucher le Graal de l’émotion vraie, fut-ce avec des échasses de dix mètres.Aux premières écoutes, n’empêche, j’ai été fasciné par toutes les audaces, voire les violences que The The a commises à l’endroit des déjà meurtries There’s A Tear In My Beer, Your Cheatin’ Heart, Honky Tonkin’ et autres dé chirantes mélopées de Williams, véritable tragédien de la chanson country and western, mort d’une overdose à 29 ans en 1953, une époque où mourir d’overdose à 29 ans ne garantissait pas l’en,tréé âù Rock’n’Roll Hall Of Fame.Ecouter Williams ainsi trafiqué, frétait, comment dire?Grandiose.Mieux, panoramique.J’étais happé parties atmosphères désertiques post?Twin Peaks comme Raël parlés Elohim.De là à vouloir ériger une ant-bassade dans la vallée de la Mort en l’honneur de Matt Johnson; je suis moins certain.Trop superficiel, l’extraterrestre.Johnson, dit-on, s’est mis martel en tête de récrire l’histoire de la musique populaire, légende par légende.M’est avis qu’il se trompe: ce qu’il veut vraiment, c’est faire du surf dans le désert.1K)^1 -3-CH-ES™-SYMPHONIQUE ,8335®* DE MONTREAL Charles dutoit /M présente LES CAUSERIES OSM Mardi 14 et mercredi 15 mars à 18h45 Hall central de la Place des Arts Invitées: Pascale Honegger, Maryvonne Kendergi • Animateur: Georges Nicholson LES DIMANCHES STANDARD LIFE B STANDARD LIFE CHARLES DUTOIT, chef PASCAL ROGÉ, piano Dimanche 19 mars, 14h30 BERLIOZ: Benvenuto Cellini, ouverture BIZET : La Jolie Fille de Perth.scènes bohémiennes POULENC: Aubade pour piano RACHMANINOV: Danses symphoniques BILLETS: 9.75S 12,25$ I6.50S (taxes et redevance PdA en sus) (Enfants moins de 16 ans: 50% de réduction) w\ Pascal Rogé Cocommanditaire: Comité des bénévoles de l’OSM LES CONCERTS AIR CANADA CHARLES DUTOIT, chef PASCAL ROGÉ, clavecin Mardi 21 et mercredi 22 mars, I9h30 LA FRANCE BERLIOZ: Béatrice et Bénédict, ouverture DUKAS: La Péri, poème dansé POULENC : Concert champêtre pour clavecin SAINT-SAËNS: Symphonie no 3, «avec orgue» Cocommanditaire:
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