Le devoir, 15 mars 1995, Cahier B
nume- L'outil professional de correction du français Correcteur Tjjjjl) NOUVELLE VERSION E.O Sources externes Synthétiseurs microphones : .- .DU MUSICIEN AU MELOMANE Le meilleur, encore meilleur! La version 2 du Correcteur 101“° a été accélérée, elle est en moyenne deux fois plus rapide sur Macintosh1* et Windows'* et six fois plus rapide sur Power Macintosh1* que la version précédente.Le Correcteur 101** s’est enrichi de plus de 1 000 règles de grammaire et son dictionnaire s’est étoffé de plus de 6 000 mots.La version 2 offre aussi une fonction de vérification lexicale rapide et permet maintenant l’ajout de verbes aux dictionnaires personnels.Enfin, le Correcteur 101** s’active d’un simple clic à partir des logiciels Word** 6 et WordPerfect** 6.Toutes les marques citées sont des marques déposées.Procréer dans l’espace Les humains comme les grenouilles TX7ashington (AFP) — Tout com-VV me les grenouilles, les hommes devraient être capables un jour de se reproduire dans l’espace, selon une étude américaine réalisée à partir d’une expérience faite il y a trois ans à bord de la navette Endeavour et publiée hier dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.Cette expérience, effectuée sur quatre grenouilles femelles fécondées en orbite, a démontré que le développement de l’embryon, commun à tous les vertébrés dont les hommes, s’était poursuivi tout à fait normalement en l’absence de gravité.«Ces grenouilles ont prouvé que les embryons pouvaient enchaîner sans dommage les premières étapes fondamentales de leur développement et les hommes peuvent faire de même», a souligné Steven Black, embryologiste à Reed College à Portland (Oregon).Lors de l’expérience réalisée en septembre 1992 à bord d'Endeavour, les têtards nés en orbite n’éprouvaient aucune difficulté de navigation, même en microgravité et ne présentaient aucune différence avec ceux nés sur Terre.Une expérience antérieure au cours de laquelle des rats porteurs de foetus avaient été emportés à bord d’une navette spatiale, avait permis de découvrir que le développement du foetus pouvait se poursuivre normalement en l’absence de gravité.Selon M.Souza, l’expérience sur les grenouilles a prouvé que l’embryon pouvait également se dévolop-per normalement en l’absence de gravité.Toutefois, a-t-il ajouté, une femme enceinte subirait dans l’espace un grand nombre de changements physiques — comme une déficience de calcium — susceptibles d’affecter le foetus, et il a encore un long chemin à parcourir avant que les hommes n’envisagent de se reproduire dans l’espace.Contraception masculine Une pilule «sèche» Londres (Reuter) — Deux médecins britanniques affirment avoir franchi une nouvelle étape en vue de développer une pilule contraceptive masculine à partir de médicaments connus pour empêcher l’éjaculation.La phénoxybenzamine et la thioridazine sont utilisées depuis longtemps pour le traitement de la tension artérielle et de la schizophrénie.Des patients ont souvent affirmé que ces médicaments causaient des orgasmes «secs».Christopher Smith et Nnaemeka Amobi, du King’s College londonien, ont analysé les composants de ces médicaments pour déterminer leur mode de fonctionnement.Ils ont trouvé qu’ils paralysaient les muscles le long des canaux séminaux, comme le rapporte New Scientist.Une autre voie de recherche est celle des hormones.Dans ce cadre, plus de 700 couples répartis dans neuf pays participent à deux séries d’essais du contraceptif, sous forme d’injections, sous le patronage de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).Les hormones agissent sur la glande pituitaire et bloquent la production d’autres hormones qui normalement provoquent la production de sperme.En théorie, affirment les chercheurs, le premier contraceptif masculin chimique et injectable pourrait être commercialisé dans deux à cinq ans.IA MUTATION DU SON \ A mi-chemin entre le programmeur et le musicien D’APRES LE MONDE Londres, 1966: les Beatles enregistrent leur fameux album Sergeant Pepper’s dans les studios EMI d’Abbey Road, installation parmi les plus modernes de l’époque.Le magnétophone utilisé par les quatre de Liverpool a la taille d’un réfrigérateur et nécessite pour son délicat fonctionnement la présence à temps plein d’un technicien en blouse blanche.Près de 30 ans plus tard, le même équipement est devenu nomade: il tient dans un mini-sac à dos et pèse moins d’un kilo.Cette évolution technique sans précédent dans l’histoire de l’audio-visuel bouscule les habitudes de travail et multiplie d’autant les possibilités en matière de création et de diffusion.Grâce aux processeurs de traitement du signal, le son est devenu une véritable pâte à modeler, que l’on peut manipuler à loisir, chez soi ou en studio, à l’aide d’équipements de plus en plus performants et de moins en moins coûteux.Le son numérique est désormais omniprésent et s’applique à l’ensemble de la chaîne des équipements audioprofessionnels.Grâce à l’informatique, le traitement du son est devenu aussi simple que le traitement de texte.Ainsi, l’électronique a permis d’améliorer le rendement et de réduire sensiblement la taille des systèmes de sonorisation.La société française Nexo a été l’une des premières à développer, avec succès, ces sonos «intelligentes».De plus, les systèmes de diffusion assistés par ordinateur de la dernière génération contrôlent en permanence les caractéristiques acoustiques du lieu, corrigeant la sonorisation de façon automatique.L’objectif est d’obtenir une diffusion sélective, adaptée à chaque spectateur quelque soit son emplacement dans le site (lieu couvert ou plein air).Un tel asservissement exige un parfait contrôle tant de la source de diffusion elle-même que de l’ensemble des critères de propagation du son.Les magnétophones à bande poursuivent un long déclin, entamé il y a cinq ans.Les constructeurs traditionnels se sont laissé distancer par les nouvelles techniques d’enregistrement direct to disk.Comme le nom l’indique, ce procédé consiste à mémoriser le son sur le disque dur d’un micro-ordinateur, en se passant du support de la bande magnétique.Il suffit pour cela d’ajouter une carte de conversion audionumérique au micro-ordinateur, PC ou Mac.Les avantages de ce procédé d’enregistrement sont nombreux: plus de bande magnétique à rembobiner, accès instantané à l’information, souplesse d’utilisation, etc.La durée maximale d’enregistrement dépend de la taille du disque dur ou du disque à mémoire optique également couramment utilisé.La fonction enregistrement sur disque dur est complétée par des fonctions de traitement du signal, ou DSP (digital signal processing), agissant sur le timbre, la réverbération, l’écho.Le système permet également de transformer le micro-ordinateur en une table de mixage virtuelle.La manipulation des paramètres qui s’affichent sur l’écran s’effectue par l’intermédiaire d’une souris ou par les touches du clavier.Bien entendu, les différents réglages sont mémorisables et peuvent être rappelés à tout instant L’une des applications les plus intéressantes du procédé direct to disk se situe dans le domaine du montage.L’antique paire de ciseaux ou la lame de rasoir utilisées pour couper la bande magnétique ont cédé la place à la méthode du «couper-déplacer-coller».Il suffit de sélectionner avec un curseur ou une souris la zone affichée sur l’écran correspondant à la partie du message sonore à éliminer ou à déplacer.Avantage de la Mémoire de masse (mémoire vive, disques optiques, disques durs Micro-ordinateur Module DSP (traitement du signal) Convertisseurs de sortie (analogique, numérique) ! .Liaison téléphonique mtmm s Liaison hertzienne (ten relais et utt/Htes) MRMBRMMMMMMMWNmt Liaison haut débit Dolby fax, etc) Liaison par fibre optique (EDNET) méthode: contrairement au coup de ciseaux, la modification peut être annulée.Les techniciens n’hésitent plus à essayer plusieurs solutions avant d’effectuer leur montage définitif.La numérisation permet également d’effectuer des retouches pratiquement indécelables, même par une oreille exercée.A ce titre, le système d’origine américaine Sonic Solutions est impressionnant.Ce logiciel permet en effet d’éliminer la majeure partie des parasites sur les anciens enregistrements, trop souvent ponctués de souffle, bruits de surface, craquements dus aux rayures et au vieillissement du support, etc.La plupart des vieilles cires réédités sur disque compact subissent un nettoyage en règle, que certains puristes jugent dans certains cas exagéré, voire iconoclaste, par rapport à l’original.Bien utilisé, le procédé donne pourtant des résultats étonnants, comme le prouve l’album Live at the BBC des Beatles regroupant des enregistrements radiophoniques datant des années 60.Les studios menacés Dans peu de temps, estiment les spécialistes, les techniques utilisées pour le visuel et le sonore seront fondues dans des centres de production uniques, utilisant des banques de données audiovisuelles et des équipements informatiques communs.De quoi remettre en cause l’existence même des studios d’enregistrement de demain, du moins sous leur forme actuelle.Comme le souligne Gisèle Clark, ingénieur du son, «la plupart des musiciens préparent leur musique chez eux, à l’aide de studios personnels de plus en plus sophistiqués.Ils n’investissent souvent le studio professionnel qu’au moment d’effectuer le mélange, ou mixage, définitif».Quelques studios répartis en Europe et aux Etats-Unis sont allés plus loin en adoptant un réseau informatique à haut débit pour la transmission à distance et en temps réel de données audio via la fibre optique.Baptisé Ednet (Entertainment Digital Network), ce réseau a notamment été utilisé il y a quelques mois dans le cadre de la production de l’album Duets de Frank Sinatra.Il a pu chanter sans se déplacer, de son ranch, en duo, à distance et en direct, avec Liza Minelli, en vacances au Brésil, Gloria Estefan, installée à Miami, et le chanteur Bono, du groupe U2, dans son fief dublinois.Dans le même registre, la société Dolby, numéro un des équipements de diffusion sonore dans les salles de cinéma, a récemment présenté son procédé Dolby Fax, destiné à l’échange en temps réel d’informations audio-numériques de qualité professionnelle.Un premier essai a eu lieu au printemps dernier entre Paris et Las Vegas.Les spectateurs présents à Las Vegas ont pu visionner une version vidéo haute définition du film Dracula, dont la bande son stéréo était diffusée des studios SIS, de Paris, le tout en parfait synchronisme.Cette expérience annonce les futurs systèmes de diffusion centralisés sur lesquels travaillent de nombreux laboratoires.D’ici à la fin du siècle, les compagnies cinématographiques prévoient de généraliser aux Etats-Unis la diffusion sous forme rique des films de leur bande-son en par fibres optiques centres de distribution salles de cinéma.Et, pour les adeptes de l’écoute musicale à domicile, les procédés de compression du son permettront de 1 consulter à distance les cata-| logues de maisons de g disques et d’écouter chez soi | les œuvres sélectionnées I avec un confort d’écoute * comparable à celui de la ban-| de FM, les parasites en | moins.On peut déjà consul-~ ter le catalogue du label dis- Convertisseurs d'entrée (analogique, numérique) Amplification Enceintes de contrôle Vers communication externe (banques de données, studios, centre de diffusion, etc) Le musicien contrôle instantanément l’œuvre enregistrée sur cographique IUMA (Internet ordinateur.Celle-ci peut aussi être transmise au public via des Underground Music Archive) réseaux de télécommunications.sur Internet / w Agenda Culturel Page B6 Culture Page B7 Economie Page B2 Les Sports Page B5 LE DEVOIR DECOUVERTES L K I) li V 0 I R , I- E M K R C R E I) I I 5 M A R S I 9 9 5 - LE DEVOIR - Tassé 514 879-2100 1-800-55 Tassé Q oo* Intérêt annuel composé 5 ans, garanti P.Q.Tassé & Associés, Limitée • sujet à changement Valeurs mobilières ECONOM XXM JL TSE-300 DOW JONES S CAN jàk OR +9,94 2079,41 +12,63 4190,54 +23,52 4048,75 +0,07 70,75 +0,60 385,60 Air Club doit répondre des agissements d’un avocat «véreux» GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR \ A quelque mois de son premier anniversaire, le transporteur en vols nolisés Air Club International doit répondre de deux poursuites intentées contre lui par des investisseurs se disant lésés par des actes présumément frauduleux commis par un avocat aujourd’hui «réfugié» en Suisse.Là première poursuite oppose Placements Roland Saucier au transporteur, l’homme d’affaires réclamant le remboursement de 500 QQO $.La seconde, impliquant une somme de 200 000 $, réunit Les Placements Pierre Nadeau, propriété du journaliste et délégué général du Québec à Boston, le médecin Jacques R.Bour-gie, Lareau Marketing et le producteur Philippe Garcia à titre de demandeurs.Ces requérants prétendent aVoir confié à l’avocat Robert Legris, «mandataire de la défenderesse» (et alors président du conseil d’administration d’Air Club), une somme d’argent destinée à être injectée dans le capital-actions du transporteurs afin de contribuer à son capital de démarrage et ce, sous respect de certaines conditions, dont l’inscription des actions à la cote de la Bourse.Cette condition n’ayant pu être respectée, ils ont tenté, en vain, de récupérer leur investissement.Robert Legris, qui a démissionné du barreau du Québec à l’automne dernier, demeure en Suisse depuis lors.«Robert Legris est un avocat véreux, qui s’est enfui avec l’argent (750 .000 $) des autres, déposé dans un compte en fidéicommis.Air Club Le syndic du Barreau est saisi de cette affaire depuis quelques mois, indique-t-on chez le transporteur n’a pas vu la couleur de cet argent», a résumé Daniel Yves Durand, un des quatre fondateurs d’Air Club International travaillant aujourd’hui à son compte.«C’est un vol manifeste commis par un avocat qui a trahi sa profession, qui a trahi la confiance des gens, dont celle d’une entreprise (Air Club) employant 200 personnes.Les parties opposées dans ce litige ont été arnaquées.Cela n’a rien à voir avec l’intégrité du personnel d’Air Club, qui est sans tache, ni celle des investisseurs aujourd’hui floués par cet avocat.» Chez Air Club International, on réfute les allégations des plaignants.«Les personnes concernées auraient été victimes d’irrégularités commises par la firme d’avocats Legris, Lefebvre, de Montréal, ou de certains de ses membres.Cette dernière, ou certains de ses membres, aurait utilisé, à l'insu et hors de la connaissance d’Air Club International, des fonds qui lui avaient été confiés dans son compte en fidéicommis pour fins d’investissement dans des sociétés, dont Air Club International», a souligné Michael Provencher, conseiller juridique du transporteur.«Le syndic du Barreau du Québec est d’ailleurs saisi de cette affaire depuis quelques mois et, selon nos informations, une ou plusieurs plaintes auraient été déposées dernièrement devant le comité de discipline du Barreau relativement à cette affaire», a ajouté M.Provencher.Au Barreau, le syndic adjoint, Louise Comeau, n’a pas daigné retourner nos appels.Il n’a donc pas été possible de savoir si les malversations présumées de Robert Legris sont admissibles à une quelconque indemnisation, le cas échéant.oooooooo BILflfl CRITIQUE ET PERSPECTIVES D'flVEflIR Soirée d'ouverture En présence d'anciens directeurs et de l'actuelle directrice Ateliers • une entreprise de presse singulière • un journal de combat 1 l'apport du Devoir à la modernisation du Québec • la couverture de ta culture et des arts • l'engagement nationaliste du Devoir • la couverture de ta scène internationale • commentaires sur le nouveau Devoir L'avenir des médias d'information indépendants Table ronde en présence de prestigieux invités.Frais d'inscription Étudiants-es: 15S Autres: 35$ (Taxes incluses) Université du Québec à Montréal 8 COLLOQUE SUR LES LEADERS RU CORTEIRPORRin - Du 23 au 25 mars 1995 > Renseignements, programme et inscriptions: -.Robert Comeau, professeur, département d'histoire, UQAM Téléphone (514) 987-8427, télécopieur (514) 987-7813 Les syndicats de Bell fourbissent leurs armes Au sein de la compagnie, le téléphone arabe fait état d'une volonté de procéder à des mises à pied massives SUE MONTGOMERY PRESSE CANADIENNE Les 45 600 travailleurs de Bell s’apprêtent à lutter pour leurs emplois, alors que certaines informations laissent entendre que l’entreprise a, une nouvelle fois, l’intention de réduire ses effectifs de 25 % afin de demeurer compétitive.«Ils vont devoir s’asseoir et négocier sérieusement avec nous», a mis en garde le vice-président aux communications du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier, Fred Pomeroy, hier à Montréal.«Cette compagnie fait encore beaucoup d’argent», a-t-il lancé.Le syndicat représente à peu près 18 000 techniciens et téléphonistes.Quelque 18 000 autres employés de bureau et préposés aux ventes sont membres de l’Association canadienne des employés de téléphone, les autres travailleurs de Bell n’étant pas syndiqués.«Nous sommes inquiets et nous faisons beaucoup d’efforts afin de pouvoir défendre les intérêts de nos membres à tout prix», a déclaré M.Pomeroy, faisant référence à des informations voulant que jusqu’à 10 000 employés se retrouvent à la rue Les rumeurs de mises à pied ont commencé à circuler de nouveau à la fin de l’an dernier, après que la compagnie eut effectué des changements au sein de son personnel de direction et eut divisé ses activités d’appels locaux et interurbains.Un an plus tôt, soit à l’automne 1993, Bell Canada annonçait vouloir épargner 7 % de ses dépenses, ou 466 millions $ par année.Au lieu d’emprunter la voie des compressions et de retrancher 10 % à sa force de travail, Bell choisissait alors la voie d’une diminution volontaire de la semaine de travail.Un porte-parole de Bell, Normand Toupin, a indiqué hier que les mises à pied feraient vraisemblablement partie d’un programme de restructuration de trois ans, mais qu’il était encore trop tôt pour en préciser le nombre.«Puisque toutes nos dépenses seront examinées, et que les salaires en font Les mises à pied feraient partie d’un programme de restructuration de trois ans, mais il est trop pour en préciser le nombre partie, ils semble bien que des postes seront" coupés», a déclaré M.Toupin.Selon le porte-parole, la direction de l’entre-' prise précisera les détails de son programme en avril, après que ses analystes eurent étudié les ' livres et déterminé à quel endroit il sera préférable de couper.Bell a enregistré un bénéfice de1 721 millions $ lors de l’exercice fi-t nancier de 1994, en baisse de 75' millions $ par rapport au résultat' enregistré un an auparavant.Toutefois, la société mère de Bell, BCE,' s’est révélée la compagnie canadienne la plus profitable en 1994, ses revenus ayant été de 1,18 milliard $.Les syndicats ne paniquent pas encore puisque le processus de restructuration est à peine engagé, a indiqué M.Pomeroy.Les conventions collectives arrivent à échéance cette année et il reste amplement de temps pour négocier, a-t-il’ ajouté.À demi écarté de l’empire familial des pommes frites Wallace McCain veut «vendre des hot-dogs» Maple Leaf à la planète entière Toronto (PC) — Wallace McCain a déclaré hier avoir l’intention de construire un empire alimentaire planétaire et de conserver son siège au conseil d’administration de McCain Foods pendant qu’il mène à bien son projet.M.McCain, qui a perdu l’année dernière son poste de co-p.-d.g.de la compagnie qu’il avait passé 39 ans à bâtir, a affirmé que si son offre d’achat de Maple Leaf Foods est acceptée il en fera un «producteur de renommée mondiale d’articles alimentaires de haute qualité à bas prix».Il a aussi promis de ne pas abandonner le peu d’emprise qui lui reste chez McCain Foods, même s’il n’a pu se résoudre immédiatement à appeler le géant de l’alimentation par son nom.«Je ne démissionnerai évidemment pas du conseil d’administration de cette autre compagnie», a-t-il dit au cours d’une conférence de presse.M.McCain, qui est toujours propriétaire d’un tiers de McCain Foods, a à maintes reprises esquivé des questions au sujet de la compagnie.«J’ai maintenant cessé de vendre des frites et je commence à vendre des hot-dogs», a-t-il lancé.Quant à l’âpre lutte qu’il a menée contre son frère Harrison pour le contrôle de McCain Foods, il a dit: «c’est la journée de Maple Leaf Foods et notre journée.C’est l’histoire.» La dispute a éventuellement divisé cette famille unie du Nouveau-Brunswick.M.McCain a dit ne pas remarquer de chevauchement entre les compa- PHOTO PC Wallace McCain: «C’est l’histoire.» gnies, mais semble déterminé à recréer la magie McCain.Ses enfants Michael et Scott se joindront à lui comme adjoints à la direction si l’affaire Maple Leaf voit le jour.Ils détenaient tous deux des postes importants au sein de McCain Foods, tout comme Archie McLean, qui était pressenti pour devenir le président de la nouvelle compagnie.Les actionnaires ont jusqu’au 20 avril pour accepter l’offre d’achat de Maple Leaf, qui vend aussi des articles alimentaires de marques Dempster et Tenderflake.La société Hillsdown Holdings PLC de Grande-Bretagne possède un intérêt majoritaire dans Maple Leaf et a déjà fait savoir qu’elle voyait d’un bon oeil la proposition d’entente de 1 milliard $ annoncée le 6 mars.La famille de Wallace McCain enga- ge elle-même 150 millions $, le reste de la somme provenant du Conseil du régime de retraite des enseignants d’Ontario et d’un prêt de la Banque Toronto-Dominion.Les discussions sur cette affaire ont débuté en novembre, a rappelé M.McCain.«Ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de recommencer à zéro après 39 ans dans les affaires», a laissé tomber souriant M.McCain, l’air confiant et détendu.Il n’aura pas à recommencer à zéro avec Maple Leaf, qui comme McCain Foods affiche des ventes de plus ou moins 3 milliard s$.«McCain Foods a été créée par mon frère et moi-même dans un terrain encore vierge.Par rapport à l’autre, cette compagnie est avantagée dès le départ.» M.McLean a indiqué que les acheteurs à la tête desquels se trouve M.McCain souhaitent étendre les opérations internationales de Maple Leaf.Ils espèrent couper les coûts également.«Nous ne sommes pas en mesure de garantir des emplois», a souligné M.McLean.«Mais nous sommes une entreprise qui a l’intention de prendre de l’expansion.» Harrison et Wallace McCain ont bâti McCain Foods en partant de rien pour en faire un géant des aliments et des jus congelés, démarrant avec une usine de frites à Flo-renceville, au Nouveau-Brunswick, à l’endroit même où se trouve toujours le siège social de la firme.«Quand on m’a demandé de prendre ma retraite, j’ai refusé, a fait remarquer Wallace McCain.Je travaillerai aussi longtemps que je voudrai.» La Banque du Canada abaisse le taux d’escompte à 8,4 % Ottawa (PC) — La Banque du Canada a abaissé hier son taux directeur, qui passe de 8,6 % à 8,4 %., La semaine dernière, le taux d’escompte avait atteint son point le plus élevé depuis novembre 1992.Le taux d’escompte le plus bas ! au cours des 12 derniers mois a été de 4,22 %, le 15 mars 1994.Le taux le plus élevé, au cours des 12 derniers mois, a été de 8,6 %, , le 7 mars 1995.14 mars 8,40% ’90’91 ’92’93 ’94 ’95 Source: Banque du Canada DEVOIR INVITATION: N A tous les lecteurs du Devoir Les amis du vin du Devoir tiendront leur prochaine rencontre le lundi 27 mars prochain.Venez donc rencontrer Jean Aubry, notre chroniqueur en vin, à la Maison du Gouverneur à l’occasion d’une dégustation réservée exclusivement aux Amis du Vin du Devoir.Le lundi 27 mars à 18h30 Entrée: 20 $ Réservez dès maintenant, les places sont limitées! Pour réservation: 985-3302 * LA MAISON DU GOUVERNEUR Au PiecI-du-Courant, 901, De Lorimirr (anglr Notre-Dame) * Ijth réservation* seront prisen sur la hase «le premier arrivé premier servi selon Tordre d'arrivée îles chèques ail Devoir.** Dm chèques doivent être faits à Tordre «le -\a% Devoir inr.» et être envoyés au Devoir.ALCAN AURA UN NOUVEAU PRÉSIDENT DU CONSEIL Au service de l’entreprise depuis 1954, David Morton, président du conseil d’Alcan Aluminium, a annoncé qu’il ne sollicitera pas de nouveau mandat comme administrateur lors de l’assemblée annuelle des actionnaires du 27 avril.M.Morton est président du conseil depuis 1989 et il a également été chef de la direction jusqu’en 1993, année où il a renoncé à cette fonction.Ce dernier poste est occupé depuis par Jacques Bougie.Le conseil a l’intention de nommer John Evans, administrateur depuis 1986, au poste de président du conseil.BREF ?département du Commerce à Washington.Ce chiffre fait apparaître une hausse de 50 % par rapport au déficit de la balance commerciale américaine en 1993, qui s’élevait alors à 103,9 milliards 3 US.L’année dernière s’est en outre achevée sur une forte progression du déficit commercial au dernier trimestre: 44,8 milliards $ US, soit le plus mauvais chiffre jamais 1 enregistré durant un trimestre.LE DEFICIT COMMERCIAL DES É.-U.S’ALOURDIT Washington (AP) — Le déficit du commerce extérieur des Etats-Unis s’est alourdi en 1994 pour atteindre 155,7 milliards $ US, soit le deuxième plus mauvais résultat commercial de l’histoire du pays, a annoncé hier le EMBARGO PARTIEL Washington (AFP) — Confronté à une contradiction entre sa politique d’isolement à l’égard de Téhéran et les activités des entreprises américaines, le président Clinton a décidé d’interdire aux sociétés américaines de participer à la mise en exploitation des ressources pétrolières de l’Iran.La Maison-Blanche a précisé hier que cette , décision ferait l’objet d’un décret visant à «interdire à des personnes américaines de conclure des contrats portant sur le financement, ou sur la supervision d’ensemble et la gestion, du développement» de ces ressources.Mais ces compagnies pourront continuer à acheter du pétrole iranien., DEVISES ÉTRANGÈRES (EN DOLLARS CANADIENS) Afrique du Sud (rand) 0,4012 Hong-Kong(dollar) 0,1875 Allemagne (mark) 0,9975 Indonésie (rupiah) 0,000669 Australie (dollar) 1,0917 Italie (lire) 0,000871 Barbade (dollar) 0,7291 Jamaïque (dollar) 0,0479 Belgique (franc) 0,047503 Japon (yen) 0,01555 Bermudes (dollar) 1,4469 Mexique (peso) 0.2347 Brésil (real) 1,7131 Pays-Bas (florin) 0,9244 Caraïbes (dollar) 0,5395 Portugal (escudo) 0,00981 Chine (renminbi) 0,1771 Royaume-Uni (livre) 2,2390 Espagne (peseta) 0,01133 Russie (rouble) 0,000312 États-Unis (dollar) 1,4135 Singapour (dollar) 1,0161 Europe (ECU) 1,8857 Suisse (franc) 1,2362 France (franc) 0,2816 Taïwan (dollar) 0,0562 Grèce (drachme) 0,00653 Venezuela (bolivar) 0,00859 SOURCE BANQUE DE MONTRÉAL' k 9 I.K I) K V 0 I li I.K M E li (' U EDI I M A li S I !) !) 5 B 3 E C 0 N 0 M i ?I N F O R M ATI Q U E IBM-Apple: la norme unificatrice s’en vient On commence à s’énerver aussi bien chez Apple que chez Motorola et IBM, et la cause de cet énervement est une nouvelle norme de PowerPC qui s’appelle CHRP (plate-forme commune de référence matérielle).Cette norme qui s’applique aux ordinateurs utilisant des microprocesseurs de type RISC devrait en effet mettre fin à cette disparité qui existe entre les ordinateurs Macintosh et les PC.Certes, on pourrait hausser les épaules et rappeler que la fameuse alliance Apple-Motorola-IBM nous avait promis une telle plateforme en 1991.Mais aujourd’hui, les choses ont semble-t-il changé et on nous dit que cette fois-ci, c’est sérieux: les caractéristiques finales de la nouvelle norme seront rendues publiques dans deux mois et les premiers prototypes CHRP devraient apparaître sur le marché avant la fin de l’année.Et, aux dires d’un porte-parole d’IBM, «ces prototypes offriront une plate-forme qui combinera ce qu’il y a de mieux dans les ordinateurs Macintosh avec ce qu’il y a de mieux dans les ordinateurs PC».Ce qu’il faut retenir, cependant, c’est qu’il ne s’agit pas ici du développement ni du lancement d’un nouveau processeur.Il s’agit plutôt d’une nouvelle forme de carte-mère qui permettra au processeur existant, en l’occurrence le PowerPC, de devenir compatible avec divers systèmes d’exploitation qui sont déjà sur le marché.On verra donc de nouvelles cartes-mères PC dotées, en plus, d’une antémémoire de niveau 2 et d’un support de circuit intégré de type SIMM (à mémoire morte) qui seront utilisés si on décide de faire fonctionner l’ordinateur comme un Macintosh.Ironie du sort L’ironie du sort veut cependant que les nouvelles cartes ne pourront atteindre leur plein potentiel qu’en utilisant un bus PCI.Or, il se trouve que le bus PCI est une invention d’Intel, le constructeur du processeur Pentium — rival implacable du PowerPC.C’est pourquoi (et probablement pour la forme) IBM commencera par utiliser un bus ISA et un contrôleur IDE.N’empêche que dans sa définition, la norme CHRP note i André S a l w y n qu’un bus PCI est idéal pour les applications de haute performance.En plus, un bus PCI permet un ajout sans problème de périphériques.C’est pourquoi on s’attend à ce qu’IBM et ses deux partenaires changent d’attitude avant longtemps.Et cela, d’autant plus que, devant la popularité croissante du bus PCI, ils n’auront pas vraiment le choix.(Certains vont même jusqu’à affirmer que le bus ISA choisi par IBM ne fera même plus partie de la norme CHRP lorsque celle-ci atteindra sa version finale.) Toujours est-il que ce qui va vraiment faire une différence est une autre norme: celle de la référence IEEE du bus d’interface universelle.Celle-ci, appelée Open Firmware, prévoit en effet la présence d’un mécanisme qui, indépendamment du processeur, interroge, configure et installe les périphériques.Un tel mécanisme pourra donc configurer et installer les périphériques de l’ordinateur en mode Mac si l’on décide d’utiliser son ordinateur comme un Mac, ou en mode PC si l’on décide de travailler en mode PC.Il suffira de relancer l’ordinateur en spécifiant en quel mode on désire fonctionner.Il est évident qu’il faudra concevoir de nouveaux logiciels-pilotes, mais cela n’est considéré que comme un inconvénient mineur.compte tenu des avantages qu’un ordinateur polyvalent Mac-PC aura à offrir.En fait, chez Apple Canada, on jubile.Les ordinateurs Macintosh CHRP, dit-on, vont être capables de fonctionner avec n’importe quel système d’exploitation.Et Apple n’attend pas.D’ici l’été, l’entreprise s’apprête à sortir un Power Mac doté d’un bus PCI répondant à la norme Open Firmware.Ce qui, n’en doutons pas, va amener IBM et Motorola à réfléchir sérieusement à la question.Et c’est cela qui amène les observateurs à conclure que les trois fabricants ont finalement décidé de mettre au moins une partie de leurs œufs dans le même panier.On aura donc bientôt des ordinateurs polyvalents qui permettront aux utilisateurs d’aller chercher le logiciel qui convient le mieux à leurs besoins, et cela, sans avoir à se soucier du système d’exploitation qu’ils utilisent.Comme le dit si bien le proverbe: «Tout vient à point à qui sait attendre.» Dommage, cependant, qu’il ait fallu attendre si longtemps! Entre le Canada et un Québec indépendant L’union monétaire ne durerait pas, selon l’Institut C.D.Howe Toronto (PC) — Même si l’adoption d’une monnaie commune est possible et souhaitable, il semble presqu’inévitable qu’un Québec indépendant finisse par se retrouver avec sa propre devise à la suite d’une sécession d’avec le Canada, indique une étude de l’Institut C.D.Howe rendue publique hier.Rédigée par William R.Robson, analyste de politique à l’Institut, l’étude explique que si le Québec n’a pas le soutien et la collaboration de grandes institutions du reste du pays comme la Banque du Canada, prêtes à l’appuyer en cas de fuite de capitaux et de retraits de dépôts, par exemple, il lui sera plus avantageux — ou moins douloureux — de créer sa propre monnaie et de mettre fin à l’union monétaire avec le reste du Canada.M.Robson ne conteste pas le fait que c’est au gouvernement du Québec que revient le choix de garder la monnaie canadienne.Mais il croit qu’une union monétaire avec le Canada sera extrêmement compliquée et coûteuse pour le gouvernement d’un Québec souverain.Il est personnellement convaincu qu’elle échouera — comme l’union monétaire tchèque et slovaque créée à la suite de la rupture entre ces deux républiques en 1991.(L’union s’est effondrée en moins de six semaines, parce que les gens n’ont pas eu confiance et se sont mis à retirer leur argent des banques slovaques.) «Je sais que l’on va m’accuser de terrorisme économique.Mais croyez-moi, les problèmes et les complications d’une union monétaire sont énormes», a expliqué M.Robson en entrevue à la FYesse canadienne.L’auteur explique que la sécession du Québec entraînerait des perturbations économiques et politiques importantes au Canada.Si ces tensions éveillent les craintes d’une monnaie séparée pour le Québec, elles provoqueront une fuite des capitaux, poursuit-il.(Les investisseurs pourraient retirer leurs investissements, les Québécois pourraient retirer leurs épargnes des banques, s’ils craignent de ne plus être capables de les encaisser dans l’avenir, explique-t-il).La clé, c’est la confiance.Et la confiance, c’est facile à perdre, explique encore M.Robson.Devant cette fixité de capitaux, le Québec aurait le choix entre garder la monnaie canadienne mais souffrir d’une grave déflation — les prix, les salaires baisseraient, l’économie ralentirait, bref ce serait la dépression — ou encore adopter sa propre monnaie, qu’il pourrait dévaluer à sa guise.M.Robson croit que le gouvernement du Québec serait tenté de choisir cette option.FRANCE Le «trou» du Crédit Lyonnais est estimé à 14 milliards $ Paris (Reuter) — Le ministre de l’Economie, Edmond Alphandé-ry, a confirmé hier que le Crédit Lyonnais verrait ses bénéfices futxirs amputés par des prélèvements pour éponger le trou dans ses finances, qu’il a chiffré à 50 milliards de FT (14 milliards $).Interrogé sur Frapce 2, il a confirmé en outre que l’État avait décidé de ne pas faire appel aux contribuables pour financer le nouveau plan de redressement de la banque publique.Il a révélé en outre que le premier ministre lui avait demandé d’enquêter sur d’éventuelles malversations dans la gestion passée du Crédit Lyonnais.Dans un communiqué publié peu après, l’hôtel Matignon a indiqué que le premier ministre Edouard Balladur avait demandé à Edmond Alphandéry «de rechercher les responsabilités à l’origine de la dégradation financière du Crédit Lyonnais».«Toutes les dispositions seront prises pour sanctionner les responsables qui pourront être identifiés, tirer les leçons de cette situation et éviter que pareils errements ne puissent se reproduire dans le secteur public», a-t-il ajouté.«S’il y a eu des malversations, celles-ci seront systématiquement poursuivies et sanctionnées pénalement», q déclaré de son coté le ministre de l’Économie.Le ministre avait rappelé aupara- vant que les erreurs de gestion passées avaient déjà été sanctionnées «par le départ des personnes qui ont commis ces erreurs», allusion au limogeage, fin 1993, du président du Crédit Lyonnais de l’époque, Jean-Yves Haberer.Interrogé sur l’ampleur du trou dans les finances du Crédit Lyonnais, Edmond Alphandéry a répondu qu’il était de l’ordre de 50 milliards de FF (14 milliards $).«C’est un chiffre important, mais je suis convaincu quë le Lyonnais a les moyens d’y faire face», a-t-il dit, en soulignant que la banque «pèse» plus de 2000 milliards de FF' (565 milliards $).«Je suis convaincu que, si on lui donne le temps et les moyens de faire face à ce redressement, il fie Crédit Lyonnais) pourra autofinancer ses pertes», a-t-il poursuivi en précisant que le gouvernement «a décidé de ne pas demander plus au contribuable que ce qui a déjà été décidé».Sans entrer dans les détails du pkm de redressement de la banque, qu’il présentera lui-même, Edmond Àl-phandéry a indiqué qu’il était constitué de «trois choses»: «C’est d’abord un redressement de la gestion au Crédit Lyonnais, qui est une banquè qui doit redevenir excédentaire.C’est; ensuite une cure d’amaigrissement du Crédit Lyonnais et c’est enfin le prélèvemenmt sur les bénéfices à venir du Crédit Lyonnais pour éponger les pertes passées», a-t-il ajouté.Le Mouvement Desjardins pourrait s’impliquer dans l’ouverture d’une caisse pop à Toronto SUZANNE DANSEREAU PRESSE CANADIENNE Toronto — Le Mouvement Desjardins pourrait s’impliquer dans l’ouverture d’une caisse populaire à Toronto.C’est ce qu’a fait savoir hier le président du mouvement, Claude Béland, lors d’un bref entretien avec La Presse canadienne.«Nous préférerions que la caisse vole de ses propres ailes, mais nous sommes disposés à leur apporter de l’aide» a-t-il déclaré.M.Béland était de passage à Toronto pour prononcer un discours devant le Cercle canadien, un regroupement d’hommes d’affaires francophones qui oeuvrent dans la Ville-Reine.Mais il a profité de l’occasion pour rencontrer, avant son allocution, un groupe de Torontois francophones qui veulent ouvrir une caisse populaire.L’idée circule depuis au moins quatre ans.En janvier dernier, une étude de faisabilité a conclu que l’ouverture d’une caisse pour les francophones de Toronto était faisable à condition d’avoir un partenaire financier.L’étude indique que la caisse afficherait des profits après trois ans d’exploitation.Le potentiel de marché serait de plus de 3000 clients, disposant d’un actif de 29 millions $, a indiqué Roger Filion, un des responsables du projet L’étude comprend aussi un sondage.Selon ce sondage, 57 % des gens consultés seraient intéressés à voir une caisse populaire ouvrir dans la ville.M.Béland se montre optimiste et favorable à l’ouverture d’une caisse qui serait rattachée au Mouvement Desjardins.Il a souligné hier qu’il n’y a pas eu de nouvelle caisse en Ontario depuis 20 ans.«C’est dans notre intérêt de développer le mouvement coopératif au Canada, surtout dans la francophonie», a-t-il déclaré.Mais il a également estimé qu’il fallait être sur d’avoir un engagement de la communauté avant d’agir.Quant au soutien que son mouvement pourrait apporter, il serait surtout technique ou humain, a indiqué M.Béland.On ne parle pas pour l’instant de soutien financier.D’autre part, Claude Béland n’a pas dit un traître mot hier sur la question consittutionnelle au Québec.Celui qui dans le passé s’est souvent fait le porte-parole de la souveraineté du Québec a préféré éviter la question devant ses hôtes du Cercle canadien.L’an dernier, le mouvement Desjardins a demandé à son président de rester neutre sur cettè question.Aussi, dans son allocution d’une demi-heure, M.Béland s’est-il contenté de retracer lTiis- .toire du mouvement coopératif au Québec et au Canada français.COUP D’ŒIL BOURSIER : .: h Î! = D’autres secteurs suivent consommations tor.MICHEL CARIGNAN COLLABORATION SPÉCIALE Encore une fois, bien qu’à un niveau plus élevé que le TSE 300, l’indice industriel américain pousse plus fort.Plusieurs responsables sont d’ailleurs illustrés aujourd’hui.Le TSE 300 continue faiblement le début de sa nouvelle tendance haussière.Faiblement parce que la majorité des secteurs sont restés calmes et se sont même un peu corrigés.Il n’en demeure pas moins que certains secteurs retardataires ont pesé plus fort dans la balance et maintenu ainsi l’indice composé en hausse.C’est un autre facteur positif qui s’ajoute mais «ciel, que ce n’est pas fort!» Le secteur des communications demeure haussier et le détail se maintient aussi dans sa tendance haussière.On retrouve maintenant les communications et les services publics en position pour un mouvement similaire.Tout semble donc rentrer dans l’ordre pour le moment.Toutefois, pas quçstion de déclarer le marché fortement haussier.A New York, Abbott, Merk, Sara Lee, et McDonald’s sont parmi les nombreux titres en pleine ascension.Cependant, comme toujours, bien que les titres forts soient en majorité, il y a toujours d’autres titres en difficulté.C’est l’équilibre entre les forts et les faibles qui a changé.On retrouve donc aussi des titres comme EMC Cp et Bankers Trust qui montrent des formations techniques pas «jolies jolies».C’est donc le temps de prendre une bouffée d’air et d’espérer que la situation s’améliore encore.Il ne faut pas oublier que, au début des marchés haussiers comme en mars 1994, il faut commencer à vendre pour être capable de continuer tant que le marché sera baissier.Mais il faut aussi savoir qu’il faut prendre position lors des revirements haussiers de manière à pouvoir être présent durant tout le mouvement.Lorsque le marché est faiblement haussier, on prend moins de positions et on espace davantage l’augmentation de ses positions.250 jours -6500.00 ¦6250.00 14 Mar 8788.74 TSE DISTRIBUTION 250 jours -3750.00 affaire Eldorado a pris dans la i Vieille Capitale des allures d’incident diplomatique.Samedi dernier, le distributeur Pierre Brousseau d’Alliance Vivafilm retirait de l’affiche du cinéma Place Charest le film de Charles Binamé qui fait fureur à Montréal, se contentant de le laisser au Clap à Sainte-Foy, petite salle de 182 places.Il faut dire que le fameux Eldorado qui récoltait dans la salle du Berri à Montréal la première semaine 43 326 $, ne moissonnait durant la même période à Québec Place Charest que 6176 $, dont un maigre 1900 $ au cours de la fin de semaine.Irritante contre-performance.Pour bien enfoncer le clou de la colère, Alliance faisait paraître une publicité dans le Soleil de samedi dernier sur Eldorado, laquelle eut l’heur de déplaire aux gens du lieu: «Mais que se passe-t-il donc avec la vieille capitale?A Montréal, c’est le délire: Québec est-il trop provincial?Il y a tout un monde à côté des films américains.», lançait la pub.La ville de Québec passe dans le milieu des distributeurs pour constituer l’éteignoir du film d’auteur, l’endroit où il se consomme par tête de pipe le plus grand nombre de films américains et où tout le reste, oeuvres européennes et québécoises moins commerciales, s’écrase, boudé par le public.Allez savoir pourquoi?D’autant plus que le taux de scolarité est élevé, la population largement francophone, etc.Le mystère Québec fait grincer les dents des distributeurs.A l’heure où Québec entend devenir capitale culturelle, Pierre Brousseau s’est dit: «Aux grands maux les grands remèdes.» Et il donc lancé sa pub comme un pavé dans la mare aux canards, histoire d’évaluer quelles vagues il ferait.De fait, il y eut grogne et remous, et le distributeur dut commenter sa position sur les ondes radiqs et télés à des animateurs outrés.«A cause du peu de métissage à Québec, l’ouverture sur le monde est moindre dans cette ville-là», affirmait Pierre Brousseau à pleins médias.Les journaux se sont mis de la partie.«Québec ce n’est pas l’Eldorado», titrait dans Le Soleil le journaliste Raymond Provencher en donnant la parole au distributeur qui affirmait être obligé de traiter Québec et son public tiède comme une simple ville de province.Mais il y a un happy end: Eldorado reprendra l’affiche à Place Charest vendredi prochain, avec une annonce: «Merci Québec! De retour à la demande générale.» La nouvelle pub fait patte blanche.En fait, commen-tait-on chez Cinéplex Odéon, ce sont surtout les articles de Provencher qui sont à l’origine du retour du film à Place Charest.«Peut-être piqué au vif par ce tohu-bohu, le public québécois ira-t-il voir Eldorado», espère Pierre Brousseau.Les Oscars de l’ONF Je ne sais pas si l’ONF a un avenir ni de quoi il sera fait, mais l’organisme possède du moins un passé prestigieux et ratissa bien des Oscars au cours des 55 dernières années.Allons y d’une petite énumération: Churchill’s Island de Stuart Legge en ODILE TREMBLAY ?1940, l’affolant Voisins de Norman Mc Laren en 1952, le délicieux Château de sable, l’animation de Co Hoe-deman en 1977, Livraison spéciale (iSpecial Delivery) du tandem John Weldon/Eunice Macaulay en 1978, Je trouverai un moyen (I’ll Find a way) d’Eugène Fedorenko en 1979, le militant Si cette planète vous tient à cœur de Terri Nash en 1982.Sans oublier Flamenco à 5hl5 de la grande cinéaste Cynthia Scott en 1983.Avis aux intéressés: Toutes ces œuvres oscarisées peuvent être visionnées à la Cinérobothèque.Pour ceux qui ne conjuguent l’ONF qu’au passé, l’Office garde une carte dans sa manche: Cette année, L’Anniversaire de Bob (Bob’s Birthday) de Alison Snowden et David Fine se retrouve en nomination pour un Oscar dans la catégorie du meilleur court métrage d’animation.Il s’agit du portrait d’un quadragénaire en crise existentielle.On peut le visionner à la CinéRobothèque, louer ou acheter la vidéocassette du film, ou aller le voir à la salle de l’ONF qui le présente en complément de programme du 14 au 26 mars.Richard Lavoie à la Cinémathèque Le grand public ne connaît pas nécessairement très bien Richard Lavoie, cinéaste fils de cinéaste (son père Herménégilde fut un pionnier de notre septième art) qui tourna beaucoup de documentaires, au départ dans la région de Québec et de Tewkesbury, en plus de diriger sa propre maison de production.Dernièrement, son film Rang 5 (le cinéaste est depuis quelques années transplanté à Saint-Liguori, près de Rawdon) qui jetait un regard neuf sur l’univers agricole l’a remis sur la carte, comme on dit.On peut se familiariser davantage avec lui.La Cinémathèque lui consacre jusqu’à la fin d’avril un hommage.Malheureusement, le superbe Noël à l’île aux Grues, tourné en 1963 en noir et blanc sur des glaces fumeuses de froid de l’île coupée du monde, ainsi que le film qu’il consacra à son père en 1976 Herménégilde, vision d’un pionnier du cinéma, ne sont déjà plus au programme.Mais on peut voir le 6 avril Voyage en Bretagne intérieure, un regard poétique qu'il posa sur la Bretagne traditionnelle, et le 23 mars un intéressant film anti ethnologique tourné dans l’ancien Fort Chimo Katak et Kutuk se racontent et chantent.De vieux Inuits viennent se rire de l’équipe cinématographique, mêlent satires modernes et chants traditionnels, en faisant d’amusant clins d’oeil à ce monde de Blancs qui prétend enfermer leurs traditions dans sa petite boîte visuelle et sonore.SPECTACLES Marie Carmen apprivoise l’Olympia MICHEL DOLBEC PRESSE CANADIENNE Paris — Pour sa première apparition sur une scène parisienne, Marie Carmen s’offre l’Olympia.La chanteuse québécois se produit 12 soirs en première partie de Michel Sardou, qui s’est installé dans le célèbre music-hall des grands boulevards pour cinq mois, de janvier à juin, effaçant ainsi le record d’Yves Montand.Hier soir, Marie Carmen a brillamment brisé la glace.En seulement cinq chansons, comme l’a souligné Luc Plamondon après le spectacle, «elle a mis le public dans sa poche.Elle aurait pu faire une heure, a lancé le parolier, enthousiaste.Elle a montré qu’elle est vraiment une grande interprète.Elle est a sa place à l’Olympia».' Le public vieillisant et conservateur de Michel Sardou n’est sûrement pas le plus méchant qui soit.Mais quand même: à Paris, se produire en premiere partie d’une star, quelle qu’elle soit, reste un exercice périlleux.Dans les années 70, Diane Dufresne et Robert Charlebois s’étaient fait huer lors de leurs premiers pas sur les planches de l’Olympia Les Beatles en personne avaient subi le même sort quelques années plus tôt.Encore aujourd’hui, on lais- se parfois tomber le rideau, au beau milieu de leur tour de chant, sur les artistes qui ne sont pas à la hauteur.Rien de tout ça ne s’est évidemment produit hier soir.Marie Carmen, habillée de noir, coiffée d’un béret, une écharpe de mousseline autour du cou, a fait preuve, malgré son «émotion évidente», d’un remarquable aplomb.«C’est comme un premier rendez-vous amoureux, a-t-elle confié aux spectateurs.Je rêve de chanter à l’Olympia depuis que j’ai 12 ans.Je suis extrêmement émue.» La jeune femme, accompagnée de deux musiciens et d’une choriste, a ouvert sa brève prestation avec J’ai le blues de vous, un tout nouveau texte de Luc Plamondon qu’elle chantait en public pour la première fois.C’est avec ses interprétations de Stone (Starmania) et de L’Aigle noir de Barbara (qui avait tenu cinq mois au Top 50 français) qu’elle a recueilli les applaudissements les plus chaleureux.Derrière la scène, où Sardou venait de retrouver son public, la jeune femme, après ce premier contact avec les Parisiens, flottait sur un petit nuage.«J’ai seulement entendu battre mon propre cœur, a-t-elle raconté.Je n’ai pas entendu les applaudissements, ni rien.J’étais sur ma petite planete.J’aurai plus de recul demain.» Lise Bissonnette lance son deuxième roman Choses crues est «avant tout une histoire d'amour» PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR La directrice du Devoir, Lise Bissonnette, a lancé hier soir son deuxième roman, Choses crues, publié chez Boréal, en présence de quelque 150 amis, parents et collègues réunis pour l’occasion à la Galerie Eric Devlin au centre-ville de Montréal.Dans une courte allocution, le président des Editions du Boréal, Jacques Godbout, a fait l’éloge du roman de Mme Bissonnette.«C’est un beau livre, a-t-il dit, qui touche à l’essentiel, au sacré, à l’art, au mensonge et à la vérjté.» A ceux qui se demandent où la directrice du Devoir trouve le temps d’écrire des romans, Godbout a d’abord répondu qu’il s’agissait d’une «fausse question» avant de rappeler à «tous ces politiciens qui ne lisent ni n’écrivent» que «les romans vont beaucoup plus loin que leurs discours».Prenant ensuite brièvement la parole, Mme Bissonnette a vivement remercié Godefroy-M.Cardinal, l’homme avec qui elle partage sa vie et à qui elle dédie son roman, «sans qui ce livre n’aurait jamais vu le jour».La romancière s’est montrée tout aussi reconnaissante envers l’artiste Suzelle Levasseur dont le superbe pastel Crucifixion orne la couverture de Choses crues.«Elle a reçu le manuscrit le 5 janvier.Elle a su, en peu de temps, en saisir l’esprit et créer cette œuvre d’une profondeur extraordinaire.» Mme Bissonnette a par ailleurs tenu à rendre hommage à ses collègues du Devoir qui, a-t-elle dit, ont «une dose suffisante d’audace» pour accepter que leur directrice écrive aussi des romans.«Il règne dans ce journal un climat culturel qui porte à la création», a-t-elle renchéri.Choses crues est le deuxième roman de Lise Bissonnette.Elle avait publié en 1992 Marie suivait l’été (Boréal/Seuil), récit mis en nomination pour le prix du i sj-.r> J 2 a K » PHOTO JACQUES GRENIER L’artiste Suzelle Levasseur, auteur du pastel Crucifixion quj orne la couverture de Choses crues, le président des Editions du Boréal, Jacques Godbout, et la directrice du Devoir et romancière Lise Bissonnette.Gouverneur général.Le Monde avait reconnu dans ce roman «l’art de dire le secret des êtres et des lieux, servi par un style d’une rare qualité».En 1987, Lise Bissonnette avait fait paraître, chez Boréal toujours, un recueil de chroniques intitulé La Passion du présent.Dans une entrevue qui paraîtra samedi dans le cahier Livres du Devoir Lise Bissonnette dit de Choses crues qu’il s’agit «avant tout d’une histoire d’amour».Ceux qui attendent un roman à thèse ou un roman à clés devront donc se raviser.«Un roman n’est pas un éditorial, et s’il y a une chose que je n’ai pas voulu faire là-dedans, c’est une thèse.J’ai toute la place voulue, ailleurs, pour faire des thèses.» TÉLÉVISION joue dur dans les coins! La SRC ne lâchera pas la diffusion du hockey PAULE DES RIVIERES LE DEVOIR N>en déplaise à tous ceux qui voudraient prendre sa place, la Société Radio-Canada n’abandonnera ni le hockey ni le baseball.En effet, selon nos informations, le sport professionnel ne comptera pas parmi les victimes des compressions spectaculaires auxquelles fait face le télé-diffuseur public.Même si les dirigeants de la SRC n’ont pas fini de réexaminer chacun des secteurs de production, pour le secteur français, la vice-présidente Michèle Fortin, donnera ce mâtin des précisions à ses employés, sur les développements des prochains mois.(Le vice-président, radio, M.Marcel Pépin, fera de même jeudi).La présence de la Société Radio-Canada (SRC) dans le sport professionnel fait l’objet d’un débat depuis plusieurs années.Au Canada anglais, le réseau CTV exerce un lobby intense pour que CBC se retire du sport, arguant qu’elle fait monter les coûts, notamment parce qu’elle exerce une surenchère lors des négociations des droits.TVA faisait de même jusqu’à ce qu’il décide, l’an dernier, qu’il n’avait plus les moyens de se payer du hockey professionnel.En moins de deux, TQS prenait sa place.Hier, c’était au tour du président du la chaîne spécialisée Réseau des sports (RDS), M.Gérard Janneteau, de commenter les coûts élevés de la couverture des matches de hockey à la SRC.«Notre produit est aussi bon mais coûte moins cher que la télé conventionnelle», dit M.Janneteau.Il fait allusion à la fois à la SRC et à TQS.M.Janneteau estime qu’il lui en coûte entre 25 000 $ et 45 000 $ pour couvrir une partie de hockey du Ca- nadien à l’étranger, et 20 000 $ ici au Forum.Il insiste sur le nombre de caméras dont il dispose.M.Janneteau précise qu’il a cinq ou six caméras pour couvrir un match au Forum contre 11 ou 12 pour la SRC.«La différence dans la couverture est marginale; pour les amateurs, c’est aussi bon chez nous, soutient M.Janneteau.Il admet que certains téléspectateurs plus attentifs relèveront de petits raffinements ici et là mais pas pour la peine.Un exemple?Les petites caméras placées dans les filets, quç se paye la SRC.A la SRC, le responsable des sports, M.Jean-Pierre Paiement, désire remettre les pendules à l’heure.La SRC a sept caméras, dit-il, auxquelles s’en ajoutent deux autres, dans les filets.La CBC, qui partage les installations de la SRC, apportera souvent deux ou trois caméras additionnelles.«Ce n’est pas ma faute si RDS n’est pas débrouillard», lance M.Paiement, un peu réticent à aborder la question du coût d’un match sans considérer, du même coup, la question des revenus.En revanche, chez Molstar, collaborateur de la SRC pour la présentation des matchs, M.Claude Brière, est outré qu’on puisse comparer les deux couvertures.Et il n’a aucun scrupule à parler de coûts.«Ça serait imbécile de mettre 55 000 ou 60 000 $ dans une émission et que ça ne paraisse pas à l’écran, commente-t-il.Il n’y a qu’à regarder les cotes d’écoute.RDS a-t-il une moyenne de 800 000, même après un conflit?», demande-t-il.«Non.» Molstar produit les matches diffusés à TQS (24 cette année).Le producteur chez Molstar, M.François Carignan, établit à 40 000 $ le coût moyen d’un match pour TQS.Ce télédiffuseur dispose habituellement de cinq caméras.Les propos du président de RDS sur les coûts du hockey ont été livrés au cours d’un entretien avec Iœ Devoir.Pour M.Janneteau, il ne fait aucun doute que la SRC devra diminuer sa participation dans le sport professionnel.Mais il n’est pas certain que la SRC a dit son dernier mot.Le responsable du service des sports à la SRC évalue à 38 % ou 40 % les profits réalisés avec le hockey.Naturellement, on ne peut en dire autant des Jeux du Québec, de L’Univers des sports ou des nouvelles du sport, précise-t-il.Monique ,Deland, Prix Emile-Nelligan La Fondation Émile-;Nelligan a décerné hier le prix Emile-Nelligan 1994 à Monique Deland pour son, recueil Géants dans l’île, publié aux Editions Trois.Au cours de la cérémonie, la jeune lauréate a reçu une bourse de 5000 $ ainsj qu’une médaille à l’effigie du poète Emile Nelligan.Avec ce premier livre, Monique Deland a su séduire les membres du jury en leur offrant une œuvre «subtile et tout en nuances qui témoigne d’une grande sensibilité ainsi que d’une capacité à trouver des images justes et belles pour dire l’amour et la violence, la perte et l’espoir, la douleur et la fuite».Le jury du prix Emile-Nelligan 1994, présidé par Gérald Leblanc et composé de Hugues Corriveau et Marie-Andrée Lamontagne, avait également sélectionné deux autres finalistes: Fjedric Gary Comeau pour Ravages (Editions Perce-Neige) et Louis Cornellier poqr Pavane pour des proses définîtes (Ecrits des Forges) .Le prix Emile-Nelligan, qui en était à sa seizième édition, couronne chaque année une œuvre poétique de langue française, écrite par un poète d’Amérique du Nord âgé de 35 ans ou moins.Il est administré par l’Union des écrivaines et écrivains du Québec (UNEQ).P.C.Perlman remplace Rostropovich Déception et consternation: Mstislav ne viendra pas.Le célébris-sime violoncelliste ne pourra participer au concert prévu pour ce soir mercredi 15 mars, à la basilique Notre-Dame de Montréal, et qui marque les 50 ans de l’Orchestre de chambre McGill et les 80 ans de son fondateur Alexander Brott.Ceux qui se sont procuré, à prix d’or, des billets pour cet événement auront quand même la chance d’assister à un beau spectacle, puisque c’est le violoniste Itzhak Perlman qui remplace, à archet levé, son digne collègue.Le programme demeure le même, sauf le Concerto pour violoncelle de Haydn, à la place duquel M.Perlman jouera le Concerto pour violon de Mendelssohn.Plus déçus et frustrés seront ceux qui se faisaient une joie d’assister à la classe de maître que devait donner M.Rostropovich ce matin, 9 h 30, à la salle Pierre-Mercure.L’événement, organisé par le Conservatoire de musique, est annulé.Rassurez-vous, M.Rostropovich n’a rien contre Montréal: il paraît que le maître, âgé de 67 ans, a été obligé d’annuler plusieurs concerts à Londres et à Paris aussi, à cause de cette mauvaise grippe qui nous prive de sa visite.S.G.f P®, 2 te dèane iastes * Cent ans de cinema ça se fête ! Ce panorama du cinéma façon Varda est un jeu ou I on s amuse à reconnaître qui est qui.ou qui fait quoi •• • Marianne Ridard, La Nouvelle • République du Centre Ouest PICCOLI A L’AFFICHE DES LE 17 MARS m MAINTENANT DISPONIBLE SUR DISQUETTES* RAPPORTS DE LA COMMISSION SUR L’AVENIR POLITIQUE ET CONSTITUTIONNEL DU QUÉBEC présidée per MICHEL BÉLANGER ET JEAN CAMPEAU • AUTOCHTONES, TERRITOIRE, MONNAIE, MINORITÉS.DES RÉPONSES RIGOUREUSES, PRÉCISES ET D'ACTUALITÉ ! • DISCOURS PERCUTANTS: LES BOUCHARD, CHRÉTIEN, PARIZEAU, BOURASSA.• CONSULTATION RAPIDE ET FACILE DE PLUS DE 7000 PAGES DE DÉBATS ET D'ANALYSES • FORUM DES JEUNES ET DÉBATS SUR PLUS DE 300 MÉMOIRES TRAÇANT UN PORTRAIT GLOBAL DES BESOINS DU QUÉBEC ET DE SES RÉGIONS • 13 DISQUETTES POUR SEULEMENT 49,95 $, LIVRAISON ET TAXES EN SUS.POUR COMMANDER, TÉLÉPHONEZ SANS FRAIS AU 1-800-567-4381 (téléphoniste 222) ¦ i Requiert IBM P( u compatible.1S Mo r 1.44 Mo.400K mémoi
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