Le devoir, 16 mars 1995, Page(s) complémentaire(s)
Vol.L X X X V I N o (i 4 ?T V Q / T o r o n l o 8 5c T v nwnro LL 1/L Vl /lli Sylvia ne T ram ier PERSPECTIVES La chute de la maison Salinas L’extraordinaire feuilleton politique mexicain n’en finit pas de nous étonner et de nous en apprendre sur les mœurs politiques au sud du Rio Grande.Avec l'arrestation pour complicité de meurtre du frère de l’ancien président Carlos Salinas de Gortari, héros du miracle économique mexicain, l’imbroglio politico-familial entourant l’assassinat, en mars 1994, de l’ancien candidat du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) Luis Donaldo Colosio et celui, en septembre, du secrétaire général du PRI José Francisco Ruiz Massieu frappe la classe dirigeante de déshonneur public et ébranle le système du «parti-Etat» à la mexicaine.elui par qui le scandale arrive est Raul Salinas de Gortari, frère aîné de l’ancien président.Cerveau présumé du complot pour assassiner José Francisco Ruiz Massieu, son ancien beau-frère, il aurait agi pour assouvir une vengeance personnelle, vider une querelle politique ou régler un litige financier.Ou peut-être les trois à la fois: argent, famille et pouvoir, étemel cocktail des affaires ténébreuses.Dans le rôle du prince déchu, Carlos Salinas de Gortari.Il avait acquis à l’échelle internationale une réputation de grand leader et il avait gagné le respect de ses pairs.Il incarnait le décollage économique du Mexique, cité comme l’exemple de la réussite des économies en émergence.Les capitaux américains affluaient vers Mexico et M.Salinas était un des favoris pour accéder à la fonction convoitée de premier directeur de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui succède au GATT.Un revers de fortune aussi subit que bizarre a frappé cet homme de 46 ans.Le 1er décembre dernier, il quittait en pleine gloire son poste de président du Mexique, son prestige à peine terni par une dernière année difficile comprenant notamment une insurrection paysanne armée dans le sud du pays et l’assassinat de son dauphin désigné pour être le candidat du PRI aux élections présidentielles.Trois mois plus tard, M.Salinas a dû retirer sa candidature à la direction de l’OMC, entamer une grève de la faim — très vite interrompue — pour laver son honneur et, finalement, quitter son pays pour «un temps indéterminé» en ce qui a tout l’air d’un exil aux Etats-Unis.La disgrâce de Carlos Salinas Carlos Saunas de Gortari est le résultat d’une fé-, ., roce lutte de clans au sein du évité sans doute PRI.Bien que les deux premières pp , .enquêtes sur l’assassinat de Luis un altrontement Donaldo Colosio l’ait attribué au geste d’un déséquilibré, ayant agi tout seul, les Mexicains n’ont guère été convaincus et ils ont toujours flairé le complot politique.L’assassinat six mois plus tard du numéro deux du PRI, José Francisco Ruiz Massieu, a confirmé les soupçons.Ici l’affaire se corse et s’embrouille quelque peu.C’est Mario Ruiz Massieu, frère de la deuxième victime et ancien ministre adjoint de la Justice dans le gouvernement Salinas, qui avait été chargé d’enquêter sur l’assassinat de son propre frère.Deux mois plus tard, il quittait le PRI et accusait les dirigeants du parti de faire obstruction à son enquête.Mario Ruiz Massieu est aujourd’hui à son tour accusé d’avoir protégé Raul Salinas, frère de l’ancien président II a été arrêté aux Etats-Unis alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol à destination de l’Europe.Pour faire bonne mesure, l’intrigue comporte aussi quelques comparses: un responsable de la sécurité du candidat Colosio, incarcéré pour avoir menti au sujet des circonstances de la mort de son patron; un ancien député du PRI en fuite, accusé d’avoir trempé dans l’assassinat de José Francisco Ruiz Massieu et soupçonné d’être lié à un cartel mexicain de la drogue; un entraîneur de chevaux de course, sous les verrous pour sa présumée implication dans le complot.L’actuel président mexicain Ernesto Zedillo, choisi par l’ancien président Salinas pour lui succéder, a nommé un nouveau ministre de la Justice, membre de l’opposition du Parti d’action national (PAN).L’enquête sur les deux assassinats, que l’on croit désormais liés, a été confiée à un procureur spécial qui a pour mandat de tout reprendre depuis le début.Cela a déjà produit des résultats.En particulier l’arrestation mouvementée de Raul Salinas qui rompt avec une certaine tradition voulant que la famille des anciens chefs de l’Etat mexicain soit intouchable.«Personne n’est au-dessus de la loi», a averti le président Zedillo, promettant de mener jusqu’au bout les enquêtes sur les assassinats politiques.Le ministère mexicain de la Justice a publié au début du mois un communiqué selon lequel rien ne permet d’affirmer que l’ancien président Salinas soit mêlé à ces règlements de comptes sanglants.Mais touché de près dans son propre clan familial, Carlos Salinas a sans doute compris qu’il valait mieux quitter le pays, évitant sans doute un affrontement politique majeur avec l'actuel président Zedillo.Celui-ci reste maître d’un terrain encombré de gravats, laissés par le séisme politique qui a entraîné la chute de Carlos Salinas.majeur avec le président Zedillo INDEX Agenda.B6 Avis publics.B4 Classées.B5 Culture.B7 Économie.B2 Éditorial.Afi Le monde.45 Mots croisés.B4 Les sports.B5 MÉTÉO Montréal Nuageux avec éclaircies.30 % de possibilité d’averses.Max: 13 Québec Nuageux.30 % de possibilité d'averses.Max: 7 Détails en A 2 CULTURE Le dossier du TNM débloque PAGE B 8 tnm - L'ÉCONOMIE Groupe Transcontinental misera sur le CD-ROM PAGE B 2 ?POLITIQUE Le commissaire de VADQ en Abitibi blâme son parti PAGE A 4 Purge à la SRC La télévision française de Radio-Canada devra se départir de 750 de ses 2005 employés d’ici avril 1997 PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR La télévision française de Radio-Canada devra se départir, d’ici au 1" avril 1997, de 750 de ses 2005 employés, soit plus de 37 % de ses effectifs.C’est ce qu’a annoncé hier la patronne de ce secteur, Michèle Fortin, dans sa première communication publique depuis le choc des compressions budgétaires.S’adressant d’abord aux employés de la maison, puis aux journalistes, Mme Fortin a par ailleurs réitéré son intention de maintenir le cap: «Nous choisissons de rester une télévision généraliste, populaire et centrale», a-t-elle déclaré.L’option de la transformation en une télévision plus spécialisée, «de type PBS ou Radio-Québec», est donc écartée, a-t-elle indiqué.«La SRC a encore une influence importante dans la culture populaire, a-t-elle plaidé.Ceci dit, la vice-présidente de la télévision française, qui a émaillé ses propos de «soyons réalistes» et «il ne faut pas se faire d’illusions», n’a pas caché que «l’exercice sera difficile», «l’aventure périlleuse».D’ailleurs, Mme Fortin ne sait pas encore où elle ira puiser tous ces millions qu’Ottawa lui réclame.La situation est d’autant plus difficile que les chiffres fournis hier sur les compressions demeurent des hypothèses, dans la mesure où Mme Fortin ignore si les deux télévisions et les deux radios qui composent la Société VOIR PAGE A 8: PURGE mm nfH ; >W»! „ i-jWt PCUtlM sur oaiNOA ., MOSCS KCWE5 Pfloojnvos : J mv Usî » i gpsai v- »i Æim-t -rT « - •' i TMxJ* oW SS «Et! .i itt'’* .•.: i- tY.'j&f-fVi lie,! r\:*\ V*1 CANOEAN %;, v.m «I Mnu à» VVO Mi L > 'r.r 4 * f V ^ Surchauffe en Espagne PHOTO AP ENVIRON 100 OOO personnes ont marché hier dans les rues de Vigo, dans le nord-ouest de l’Espagne, pour protester contre la saisie par le Canada du chalutier espagnol qui a pêché du turbot au large de Terre-Neuve.Un dialogue se pointe toutefois dans l’horizon trouble de ce conflit canado-européen.Les deux parties ont convenu de se rencontrer aujourd’hui à Bruxelles pour débloquer les pourparlers.Nos informations en pages A4 et A 5.L’Acadie, entre l’intérêt et la solidarité Santé et services sociaux 2200 lits et 12 000 emplois en moins pour la région métropolitaine MARC THIBODEAU LE DEVOIR La Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre souhaite sabrer plus de 2200 lits et 12 000 emplois afin de remodeler de fond en comble le réseau de la santé dans la région métropolitaine.C’est ce qui ressort d’un document dont Le Devoir a obtenu copie, dans lequel l’organisation propose un plan de reconfiguration détaillé qui vise à réduire le budget global du réseau montréalais de quelque 200 millions $ au cours des trois prochaines années.L’initiative de la régie, qui s’inscrit dans la foulée de la politique de croissance zéro annoncée à l’automne dernier par le gouvernement québécois, doit être étudiée ce soir lors d’une réunion extraordinaire du conseil d’administration.Il s’agit en fait d’une proposition qui fera par la suite l’objet d’une consultation publique élaborée.Les auteurs du document soulignent d’entrée de jeu que l’organisation actuelle des services est «mise en déséquilibre à cause de l’effet combiné des changements dans les besoins et les attentes de la population, de l’évo- Le corps médical serait largement épargné par les coupes VOIR PAGE A 8: SANTÉ Des Acadiens contestent la décision d’appuyer le NON à la souveraineté du Québec La Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada a souhaité, mardi, que les Québécois votent NON au référendum sur la souveraineté.Il y a un mois, la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick (SAANB) avait formulé le même vœu.Michel Venne a séjourné quelques jours en Acadie en février, où il a cherché à comprendre pourquoi ceux qui appuyaient le OUI au référendum de 1980 demandent aux Québécois de voter NON en 1995.MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC On m’a dit que c’était l’Acadie qui avait changé.Qu’une nouvelle génération d’Acadiens, plus instruits, rompus aux affaires et au commerce, tenaient désormais une place prépondérante dans les organisations acadiennes.Que ces gens-là avaient damé le pion aux autonomistes des années 1970, qui rêvaient d’une province acadienne et d’un pays québécois.Cette réalité expliquerait en grande partie pourquoi les Acadiens du Nouveau-Brunswick, qui s’étaient rangés dans le camp du OUI en 1980, demandent cette fois-ci aux Québécois de voter NON au référendum sur la souveraineté.«Ce n’est plus le même genre de «Qui dit que le fédéralisme est notre seule garantie?», demande Jean-Marie Nadeau nationalisme qui fait vibrer les cordes acadiennes, dit le vice-président de L’Assomption Vie, l’un des navires amiraux de l’économie acadienne avec ses 400 millions $ d’actifs, Yvon Fontaine.Nous sommes passés du nationalisme culturel au nationalisme économique.» Cette fois-ci, les intérêts matériels ont prédominé sur le romantisme.Les Acadiens, qui ont bâti des entreprises à l’intérieur du système fé- déral canadien, haussé leur niveau de vie et accru leur niveau d’instruction, voient les choses froidement et se disent qu’il n’y a aucune raison pour laquelle les Acadiens, qui croient que le fédéralisme canadien et la présence du Québec dans la fédération les a bien servis, se priveraient de le dire cette fois-ci.Jusqu’en 1990, ils avaient préféré s’en abstenir.Lors de la Commission Bélanger-Campeau, celui qui était alors président de la SAANB, Réal Gervais, était resté neutre, se bornant à souhaiter une meilleure collaboration entre le Québec et les Acadiens.Aujourd’hui doyen du Collège communautaire de Bathurst, M.Gervais n'a pas changé d’avis.«C’est évident, dit-il, que la présence du Québec au sein de la fédération canadienne est un plus.Être fédéraliste, c’est dans l’intérêt de notre communauté.Mais devrait-on inciter les Québécois à dire NON à leur destinée?Je ne pense pas», a-t-il conclu.Pour cette raison, M.Gervais croit que la position rendue publique en février par la SAANB sur le référendum québécois pourrait être à nouveau débattue à l’assemblée généra- VOIR PAGE A 8: ACADIE VOIR AUSSI EN PAGE A 6 Non à l’excision La Commission des droits de la personne n'hésitera pas à poursuivre les responsables de mutilations génitales KONRAD YAKABUSKI LE DEVOIR La Commission des droits de la personne du Québec lance une mise en garde catégorique à l’endroit des parents qui feraient exciser leurs filles, les avertissant qu’ils pourraient faire face à des poursuites en justice de sa part.Hier, la CDPQ a vigoureusement condamné cette pratique — qui se ferait de façon clandestine au Québec — et a stipulé qu’elle n’hésitera pas à poursuivre les responsables directs de telles mutilations génitales.Ceux qui en auraient fait la demande seraient également tenus responsables.«Les mutilations sexuelles faites aux femmes constituent une atteinte illicite à l’intégrité de la personne, qui engage la responsabilité de tous ceux et celles qui y ont participé», a affirmé la Commission dans un avis juridique rendu public hier.Rejetant de façon explicite les arguments de certains intervenants à ce sujet, la CDPQ affirme que le droit à la liberté de religion ne peut être aucunement invoqué afin de justifier l’excision d’une fillette.Cette pratique consiste en l’ablation complète ou partielle du clitoris, tandis que dans le cas d’une infibulation, qui accompagne souvent l’excision, l’orifice vaginal est cousu.Pratiques courantes dans certains pays d’Afrique et du Moyen-Orient.ces interventions extrêmement douloureuses visent à supprimer la libido, à assurer la fidélité des femmes ou à empêcher les viols.Bien que la CDPQ n’intervienne habituellement qu’à la suite d’une plainte d’une personne lésée, elle a indiqué hier quelle ne se limitera pas à ce critère dans les cas d’excision ou d’infibulation, dont les victimes sont le plus souvent des jeunes filles ou des adolescentes.En vertu de la Charte québécoise des droits et libertés de la per- Le droit à la liberté de religion ne peut être aucunement invoqué afin de justifier l’excision d’une fillette ¦ L’éditorial de Lise Bissonnette VOIR PAGE A 8: EXCISION I.E I) E V 0 I R .L E JEUDI I (i M A R S I !» 9 5 A 8 -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES PURGE Les artistes, les comédiens et les auteurs seront les grands perdants SUITE DE LA PAGE 1 Radio-Canada les subiront avec la même sévérité.Si c’est le cas, ce sont 60 millions $ que la télévision française devra couper en 24 mois, sur un budget de 310 millions $.Rappelons que la SRC fait face à un manque à gagner de 350 millions $ et que, ayant jugé cette situation intenable, son président Anthony Manera démissionnera le 31 mars prochain.Pour cette année, tous les services devront réduire leur budget de 4 %.Mais l’année de tous les dangers, comme dit Mme Fortin, sera 1996-97.«Il n’y aura probablement pas de mises à pied massives avant l’année prochaine», a-t-elle dit.Le chiffre de 750 exclut les employés des régions, tout comme ceux de la radio, qui seront fixés cet après-midi.L’année prochaine, les 100 ou 150 premiers départs concerneront probablement des gens qui désirent partir ou qui occupent des postes qui ne seront pas remplacés.Pour le reste, la direction de la télévision française s’atta- quera d’abord aux services de soutien, puis au personnel affecté à la production des émissions.1996, c’est également l’année de la négociation avec les syndicats.A ce sujet, Mme Fortin a été limpide: «Il faudra beaucoup de courage et de travail et il faudra aussi que tous soient convaincus que le jeu en vaut la chandelle.» En d’autres termes, que les syndicats participent à l’opération.Les représentants des journalistes, des employés de production et des techniciens ont tous indiqué, hier, qu’ils étaient conscients des difficultés présentes et qu’ils étaient ouverts à la discussion.Ceci dit, personne n’est rassuré.«Elle (Mme Fortin) sait comment couper 10 millions $, elle dit “je peux me rendre jusqu’à 25”, mais 60 ou 70 (millions), elle ne sait pas, note Gilles Provost, président du Syndicat des journalistes.Mais la vie continue.Nous tenterons de réfléchir sur des suggestions à faire.» Pour sa part, Liliane Campbell, présidente du syndicat des 750 employés de la production, trouve «tout cela très ambigu».Chez les techniciens, Jean-Paul Rouillard est aussi inquiet mais il note que «la confiance doit régner».Mme Fortin a indiqué que les méthodes de travail seront réexaminées.Les coûts de production seront systématiquement comparés à ceux du secteur privé de manière à ce qu’ils ne les dépassent pas.Un système d’imputabilité sera également mis en place.Dans l’immédiat, Mme Fortin assure que les réductions ne paraîtront pas à l’écran à l’automne.Il reste que la SRC produira moins de dramatiques et cessera de produire des émissions «coûteuses qui ne rapportent pas».De plus, a dit Mme Fortin, «il sera de plus en plus difficile de produire des émissions culturelles de haute qualité.Ce n’est pas le public qui va perdre, ce sont les artistes, les comédiens, les auteurs».Car il y aura moins d’enregistrements de spectacles en direct; la SRC achètera, à coût moindre, des productions étrangères en seconde ou troisième diffusion.Tout changement pour l’automne sera annoncé en juin.En décembre 1995, la direction de la télé française présentera un plan global de compressions qui commencera à entrer en vigueur en avril 1996.Cet après-midi, ce sera au tour des employés de la radio d’entendre leur président, Marcel Pépin.Les employés du secteur anglais, dont la majorité se trouve à Toronto, n’ont pas encore reçu d’information de leurs patrons.Une chose est certaine, Mme Fortin suit avec intérêt ce qui s’y passe car elle ne voudrait pas que la télévision française soit entraînée dans des changements conçus sur mesure pour la télévision anglaise.CBC, rappelons-le, a souffert beaucoup plus que son pendant français de l’arrivée des canaux spécialisés et de la forte concurrence américaine.«Je trouverais justifié que les mandats soient différents.Mais quant à nous, il est important que nous puissions continuer à produire des émissions qui nous ressemblent.» Une partie de cette réponse se trouve à Téléfilm.Si la société d’Etat devait cesser, à cause des compressions, de soutenir des séries télévisées, c’en serait fini de Scoop ou de La Petite Vie.L’intelligentsia du Canada anglais veut qu’Ottawa fasse «souffrir le Québec» SUZANNE DANSEREAU PRESSE CANADIENNE Toronto — S’il faut se fier à une discussion qui a eu lieu hier à Toronto entre la crème des intellectuels au Canada anglais, il n’y a pas grand chance qu’Ottawa accepte de s’asseoir avec le gouvernement Parizeau pour négocier pacifiquement la sécession du Québec si le OUI l’emporte lors d’un référendum sur la souveraineté.Au contraire, l’intelligentsia canadienne-anglaise semble penser qu’il est préférable que le premier ministre Jean Chrétien ne bouge pas au lendemain d’un OUI, dans l’espoir que les choses aillent si mal pour le Québec que la sécession n’ait finalement pas lieu.«Si Jean Chrétien va au balcon et reconnaît la sécession, il jette sa carrière politique aux ordures.Ce serait sombrer dans le ridicule politique et l’illégalité constitutionnelle», a déclaré hier Stanley Hartt, un ex-conseiller du gouvernement Mulroney.«Son jeu — en fait, son devoir — sera au contraire de faire souffrir le Québec afin d’éviter que la sécession ne soit proclamée et ne devienne irréversible», a-t-il ajouté.Voici son raisonnement: au lendemain d’un OUI, la réaction des marchés financiers sera très dure.Mais comme le Canada a les reins plus solides que le Québec au niveau financier, il peut donc «tenir le coup plus longtemps» et se permettre «d’attendre et voir venir».Et si, pendant ce temps, la situation économique se dégrade, les Québécois changeront d’idée, a ajouté le politicologue québécois Stéphane Dion: «Plus ça fera mal, plus l’appui à la souveraineté baissera.» Ce forum était organisé par l’Institut C.D.Howe à Toronto.On avait réuni une quarantaine de politicologues, économistes, journalistes et avocats reconnus au Canada anglais.Deux Québécois du camp du NON, Stéphane Dion et le président du Comité du NON, Michel Bélanger, étaient également présents.L’essentiel de la discussion portait sur la théorie exposée par Robert Young, un politicologue de l’Université Queen’s à Kingston.M.Young croit que si le OUI l’emporte, Ottawa devra le reconnaître et s’asseoir avec le gouvernement Parizeau pour négocier pacifiquement la sécession du Québec.Il croit que cette négociation sera rapide, entre autres pour éviter une crise économique provoquée par la réaction négative des marchés financiers à un OUI.Mais sa théorie a été assaillie de tous côtés, hier, et il s’est retrouvé isolé.Un de ses plus grands opposants fut Patrick Monahan, de l’Université York, qui lui a dit qu’il jouait le jeu du Parti québécois et qu’Ottawa ne devait pas négocier simplement pour «acheter la stabilité» et réduire l’incertitude.D’autres, comme Gordon Ritchie, de Strategico Inc., lui ont dit qu’il donnait trop de légitimité à la question référendaire ou encore à la mince majorité que le OUI risque d’obtenir lors d’un référendum (on a parlé de 51-52%).ITE SUITE DE LA PAGE 1 lution technologique et des contraintes financières».Ces facteurs amènent la Régie à «rechercher un nouvel équilibre entre les ressources consacrées aux lits et à l’hébergement par rapport à celles disponibles pour la réadaptation précoce, les services intensifs, les services ambulatoires et les services à domicile».Afin d’atteindre ces objectifs tout en répondant aux contraintes financières qui la forceront à ramener son budget de 3,32 milliards $ à 3,13 milliards en 1998, la Régie propose un plan de réorganisation comprenant cinq volets.Le premier vise à augmenter les services qui évitent ou réduisent l’hospitalisation, en favorisant par exemple le virage ambulatoire au sein des centres de courte durée ou encore en assurant une meilleure liaison entre les CLSC et les hôpitaux.Ces premières mesures, estime la Régie, permettront de réaliser des économies de 352 millions $, dont 170 millions $ seront réalloués à d’autres secteurs.Cette phase du plan prévoit notamment la fermeture de 1250 lits de courte durée, soit l’équivalent de cinq hôpitaux de taille moyenne, ainsi que l’élimination de 1010 autres lits de longue durée, de convalescence et de réadaptation, pour un total de 2260 lits.La Régie ne précise cependant pas le nom des établissements qui seront touchés, ce qui devrait être fait lors d’une étape subséquente du processus.Le second volet prévoit la mise en oeuvre des priorités régionales en matière de promotion et de prévention de la santé, qui avaient été définies à la Régie en décembre dernier.Ces mesures n’entraîneront aucune diminution des dépenses et entraîneront plutôt une réallocation budgétaire de 20 millions $.Le volet suivant vise à favoriser le développement de services alternatifs en santé mentale et bénéficiera d’une réallocation budgétaire de 3 millions $.Le quatrième volet prévoit pour sa part la mise en place d’un fonds d’équilibre régional, qui entraînera une réallocation de 42 millions $.Ce fonds permettra à la Régie de maintenir l’équilibre entre l’offre et la demande pour des services particuliers comme la dialyse et les médicaments pour les personnes atteintes du sida et du cancer.Finalement, le plan de l’organisation prévoit une amélioration significative de l’efficacité du réseau.Une mesure qui, indique le document, devrait permettre une diminution des dépenses de 73 millions $.En additionnant les économies potentielles et en soustrayant les sommes réallouées, la Régie en arrive à une diminution globale de son budget de 190 millions $.Cette réorganisation massive des services dans la région n’épargnera évidemment pas le personnel «puisque qu’en moyenne 80 % du budget d’un établissement est constitué de sa masse salariale».Le plan de la Régie précise à ce titre que 12 103 personnes pourraient être touchées, soit 1000 cadres et 11103 salariés, ce qui représente au bas mot 14 % des postes équivalents à temps complet du réseau montréalais.Le projet de réorganisation, poursuivent les auteurs, pourrait toutefois nécessiter de combler 4587 postes et ainsi compenser une partie des emplois perdus, de telle façon que le nombre de «sacrifiés?se situerait finalement à 4720.Ce qui représente une masse salariale d’environ 188 millions $.Le corps médical serait largement épargné par le processus, 92 postes de spécialiste devant être coupés d’ici au 1er avril 1996.Pour la même période, le nombre d’omnipraticiens devrait augmenter de 44.Actuellement, on retrouve 1320 médecins omnipraticiens et 3174 spécialistes dans la région de Montréal-Centre.Bien que la Régie souligne qu’il existe peu d’exemples pour apprécier les conséquences que pourrait avoir son plan sur la qualité des soins, elle cite l’exemple d’une réforme similaire conduite à Winnipeg, où 9,2 % des lits de courte durée avaient été fermés en 1991.Les auteurs précisent que ce projet avait permis de maintenir l’accessibilité et la qualité des soins sans affecter la santé de la population.La consultation publique qui sera amorcée après la réunion du conseil de ce soir se déroulera en deux étapes principales.Dans un premier temps, les groupes et organismes intéressés pourront prendre connaissance des données et des tendances qui orienteront la transformation de l’organisation des services à Montréal.Les intervenants seront également invités à se prononcer sur la faisabilité des transformations proposés et pourront proposer d’autres scénarios.Après cette première partie, qui se déroulera du 18 au 20 avril 1995, la Régie préparera de nouveaux documents de consultation, plus élaborés et dans lesquels les mesures les plus appropriées, ainsi que la liste des établissements touchés, seront explicitées.Les participants seront alors invités à se prononcer sur la meilleure façon de réaliser les transformations au plan de l’organisation des services et des ressources humaines, financières et matérielles.EXCISION Le Conseil du statut de la femme favorise plutôt des efforts de sensibilisation SUITE DE LA PAGE 1 sonne, la CDPQ peut également intervenir préalablement si elle possède des informations selon lesquelles «la vie, la santé ou la sécurité d’une personne visée par un cas de discrimination est menacée».Dans de telles circonstances, la Commission pourrait s’adresser à un tribunal afin «d’obtenir d’urgence une mesure propre à faire cesser une telle menace».Il semble que cette dernière disposition s’adresse en partie à ceux qui travaillent dans le milieu de la santé.Des cas de parents qui se sont présentés aux CLSC et ont demandé que leur enfant soit excisée ont déjà été répertoriés.Les CLSC refusent évidemment ces demandes.Mais à la lumière de l’avis de la CDPQ, seront-ils obligés de faire parvenir ces informations à la Commission?La question est de mise.«Parce que l’on peut très bien penser que ces parents se tournent vers d’autres sources» pour faire exciser leurs filles, a affirmé hier Marie Moisan, agente de recherche au Conseil du statut de la femme de Québec.Bien qu’elle accueille bien la démarche de la Commission, Mme Moisan s’est interrogée sur les résultats qu’elle pourrait entraîner, «étant donné que ça se fait de façon très clandestine».On ne possède aucune donnée sur l’ampleur de ce phénomène au Québec.Mais les groupes de femmes et le milieu médical se doutent que certains immigrants fassent toujours exciser leurs filles, possiblement en retournant temporairement dans leur pays d’origine, ce qui n’empêcherait pas les autorités canadiennes de les poursuivre.L’hôpital Sacré-Cœur avait été cité l’année dernière pour avoir procédé à des réinfibulations sur des femmes à la suite d’un accouchement.Et le gynécologue Claude Fortin dit avoir pratiqué neuf défibulations sur des femmes immigrantes, à leur demande.Ces femmes portaient encore les cicatrices du «traumatisme psychologique» consécutif à une telle intervention.Et même si la défibulation leur permet de reprendre une vie sexuelle s’apparentant à celle des autres femmes, «on ne peut jamais qualifier de normale une relation dont un organe est absent», a-t-il soutenu dans une entrevue hier.Les inquiétudes croissantes selon lesquelles ce phénomène a bel et bien lieu au Québec ont amené en novembre dernier le ministre de la Justice, Paul Bégin, a demandé à son vis-à-vis fédéral, Allan Rock, d’inscrire explicitement les mutilations génitales des femmes parmi les actes interdits par le Code criminel.M.Bégin a cité les démarches entreprises en ce sens par certains pays, dont la Suède, la Belgique, la Norvège et le Royaume-Uni, ainsi que certains Etats américains.Mais il semble que M.Rock soit peu disposé à donner suite à cette requête.Dans une réponse envoyée à M.Bégin le 18 janvier dernier, le ministre fédéral a fait remarquer que les articles 265,267,268 et 269 du Code criminel actuel, qui traitent des voies de fait, suffiraient pour faire condamner une personne coupable d’avoir pratiqué une excision.M.Rock a d’ailleurs donné cette même réponse l’année dernière au Conseil consultatif canadien sur le statut de la femme, qui lui avait demandé d’étudier la possibilité d’un tel amendement.Iœ vis-à-vis québécois de cet organisme, le Conseil du statut de la femme du Québec (CSFQ), est partagé sur cette question.Bien qu’une nouvelle disposition puisse contribuer à l’éradication de cette pratique, elle pourrait aussi avoir l’effet contradictoire «de la reléguer encore plus dans la clandestinité», a fait valoir Mme Moisan.Le CSFQ favorise plutôt des efforts de sensibilisation auprès des communautés quj ont une tradition d’excision et d’infibulation.A cet effet, on s’attend à ce que le nouveau Comité d’orientation sur les mutilations génitales en arrive à des solutions pour rejoindre ces communautés.Ce comité, mis sur pied l’automne dernier, regroupe des représentants du gouvernement québécois et des groupes des femmes.«Ça ne sert à rien d’avoir des femmes blanches qui vont dans ces communautés pour leur dire d’arrêter cette pratique.Pour que la prévention se fasse, il faut que les femmes africaines soient impliquées», a souligné hier Chantal Lapointe du Regroupement des centres de santé des femmes du Québec et membre du Comité d’orientation.Bien qu’aucune plainte formelle n’ait été jusqu’ici déposée auprès de la CDPQ, la Commission a jugé opportun de se prononcer sur ce sujet à cause des nombreuses requêtes qu’elle a reçues pour son avis là-dessus, a dit son porte-parole, Robert Sylvestre.Dans l’avis préparé par Maurice Drapeau et Haïlou Wolde-Giorghis, la CDPQ cite l’obligation du Canada et du Québec de respecter les conventions et pactes internationaux auxquels ils ont adhéré.Or, en décembre 1993, l’ONU est intervenue pour inclure dans la définition de la violence au sein de la famille «les mutilations génitales et d’autres pratiques traditionnelles préjudiciables à la femme».La CDPQ conclut que les mutilations génitales violent non seulement l’article 1 de la Charte québécoise (le droit à la sûreté et à l’intégrité de la personne), mais qu’elles constituent également un acte discriminatoire parce qu’elles visent spécifiquement les femmes.«Ces pratiques auraient pour objectif la soumission permanente de la femme à la volonté de l’homme», affirme la CDPQ.La Commission précise que ce raisonnement ne s’appliquerait toutefois pas dans le cas de la circoncision, puisque «même si, à première vue, elle est une atteinte à l’intégrité physique, il serait difficile d’affirmer que c’est un acte illicite préjudiciable aux jeunes garçons ou ayant des effets nuisibles à leur vie sexuelle».ACADIE Les Acadiens sont «déchirés entre le papa pourvoyeur fédéral et la mère adoptive québécoise» SUITE DE LA PAGE 1 le de la société, en juin.«C’est une décision qu’on devra reconsidérer.Cette question-là sera sur la table.» Comme lui, Jean-Marie Nadeau, l’un des animateurs du Parti acadien dans les années 1970, croit que ce référendum «n’est pas de nos affaires».Nadeau croit que ce n’est pas à l’avantage des Acadiens d’aller «peddler le fédéralisme au Québec», surtout que le taux d’assimilation des francophones est de «78 % à Terre-Neuve et de 57 % en Saskatchewan», ce qui constitue selon lui des chiffres qui ne militent pas en faveur du Canada.«Qui dit que le fédéralisme est notre seule garantie?Est-ce que je sais si un Québec indépendant ne ferait pas mieux?», demande M.Nadeau.Il se choque de ce que les Acadiens aient déroulé le tapis rouge pour le chef libéral Daniel Johnson, lors de sa visite au Nouveau-Brunswick le 14 février.«C’est l’Acadie qui se met aux côtés de McKenna, du Reform Party et des autres, grogne-t-il.C’est trop facile d’adopter la position des majoritaires.Plus les Acadiens vous disent de voter NON, plus vous devriez voter OUI.» Le secrétaire général de la Société nationale de l’Acadie (qui regroupe des Acadiens de plusieurs provinces), René Légère, estime que les commentaires des Gervais et Nadeau sont le fait d’individus isolés qui ne représentent pas une tendance importante.Selon M.Légère, la position adoptée par la SAANB représente un «pas qu’il était important de franchir: dire que le fédéralisme a bien servi les communautés acadiennes».«J’ai trois enfants, dit M.Fontaine.Le jour où le Québec ne sera plus là, j’élèverai mes enfants dans un ghetto.» Si c’est OUI, «dans 50 ans, la langue française n’aura plus aucune valeur en dehors du territoire du Québec en Amérique du Nord», dit M.Légère.«Si c’est OUI, je crains un backlash des anglophones (dans les autres provinces que le Québec)», dit le recteur de l’Université de Moncton, jean-Bernard Robichaud.«Ils vont dire aux francophones: “On leur a donné un pays (le Québec), qu’ils s’en aillent!”, dit Eliane Roy, de Coop-Atlantique, une entreprise dont les ventes dans la distribution alimentaire frisent les 450 millions $.Déjà, on entend: “Go back to France!” Ils voijt nous dire: “Go back to Québec!”» A l’université, selon Pascale Paulin, de l’association des étudiants de l’Université de Moncton, «les jeunes ont peur, c’est la panique.Les jeunes qui m’entourent, dit-elle, disent que les Québécois ne peuvent pas nous faire ça».M.Fontaine compare ce qui adviendrait aux Acadiens si les Québécois votent OUI à l’effet qu’a eu la grève des joueurs de baseball sur la dernière saison des Expos de Montréal.L’équipe montréalaise voguait vers un championnat.La grève a tout gâché.«Il est légitime, comme gestionnaire qui doit veiller à l’implantation d’un plan d’affaires d’une grande entreprise dans cette province, de s’interroger sur les conséquences de la séparation du Québec», dit-il.«On est en train de se remettre sur pied, dit le directeur du Conseil économique du Nouveau-Brunswick, Jean Nadeau.Avec la souveraineté du Québec, il faudra s’adapter à des taux d’intérêt plus élevé.Ce sera juste plus d’incertitude dans un monde déjà incertain.C’est pour ça que je suis émotionnellement impliqué», dit ce Québécois d’origine.Selon l’autre Nadeau, Jean-Marie, qui travaille aujourd’hui à l’Association des pêcheurs acadiens, les Acadiens avaient, en 1980, une «sympathie pour les thèses autonomistes».Il rappelle qu’à l’époque, les Acadiens entretenaient pour eux-mêmes des velléités autonomistes plus grandes: certains ont même songé à une province acadienne.Mais aujourd’hui, dit-il, les Acadiens sont «déchirés entre le papa pourvoyeur fédéral et la mère adoptive québécoise».Il croit que la «valse-hésitation des Québécois a fini par écœurer tout le monde».«Les jeunes contestataires aux cheveux longs et aux jeans troués, soulignait récemment Euclide Chiasson, fondateur du Parti acadien, portent mainte- nant des cravates comme hauts fonctionnaires à Fredericton, relationnistes au centre d’oncologie Georges-Dumont, ingénieurs, entrepreneurs.» Il ne partage pas la crainte que l’indépendance du Québec soit aussi catastrophique qu’on le dit pour les Acadiens, à cause du nouveau contexte mondial, où les frontières jouent un rôle moins important dans la protection de la langue.En outre, les liens formels Québec-Acadie sont peu nombreux.Selon lui, il y a un ressentiment des Acadiens envers les Québécois, mais qui ne découle pas forcément du référendum.«Les Acadiens disent “maudits Québécois” comme vous dites “maudits Français”, dit-il.Ils trouvent que les Québécois ne tiennent pas beaucoup compte des autres.» Cette distance entre les Québécois et les communautés francophones dans les autres provinces avait été consacré lorsque la Fédération des francophones hors Québec avait changé son nom, en 1991, pour la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada.Il s’agissait pour elles de ne plus se définir par rapport au Québec.Malgré tout, et quoi qu’il advienne, le recteur Robichaud souhaite que Québécois et .Acadiens sauront aller au-delà des rapports entre Etats et maintenir des relations «de peuple à peuple».«Ce qu’on doit le plus protéger, c’est la solidarité Québec-Acadie», dit Jean-Marie Nadeau.! LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 A 16H30 2050, RUE DE BIEURY, 9E ÉTAGE.H0HTRÉAI, (QUÉBEC) H3A 3H9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514) 985 3333 ?PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985 3344 ANNONCES CLASSÉES (514)985 3344 4 PUBLICITÉ (514) 985-3399 / télécopieur (514) 9153T90 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800 363 0305 SERVICE DES ABONNEMENTS let aaaétos de téléphone toiTints toel rilibles peu le tenrke de liitaitoa pet ceaelol el peat les ebeeaeaealt postier DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montréal (514) 985 3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans (rais) 1 800 463-7559 Quebecwr Inc.612 ouest nie SaintJarqu nationale du Québec Wphonr général .’Agence 1*1 isée à employer et à diffuser les publicité.(514) 985-1399 L- LE DEVOIR information* brer» USa r*)___Knn 43 de IV iir I.K I) K V 0 I H .I.K .1 V.UDI I li M A II S I !> !> f» LE DEVOIR LES SPORTS Soccer britannique Une saison de scandales ARNAUD DAVID AGENCE FRANCE-PRESSE ondres — Cet été, le football anglais rêvait de présenter au mon-e son nQuveau visage, rajeuni et sé-uisant.A l’automne, il lui a fallu dé-| chanter, abondonner les pages spor-> tives pour celles des faits divers.Ces ; quatre derniers mois n’ont été ; qu’une longue succession de scan-! claies: violence, drogue et corrupdon.Depuis trois saisons, l’Angleterre | du football a tenté de rompre en dou-I ceur avec ses habitudes.D’impor-jtants chefs d’entreprise, tels que Jack Walker, le président de Black-i burn, ancien capitaine d’industrie, John Hall, le richissime patron de Newcastle ou Alan Sugar, le directeur d’Amstrad et de Tottenham, ont pris les rênes des grands clubs insufflant un nouvel état d’esprit.La police a semblé prendre la mesure du hooliganisme.Les stades ont été rénovés et la grande messe païenne du samedi, s’est peu à peu transformée en gentil spectacle familial.Pour compléter ce tableau idyllique, les gérants des équipes les plus huppqes, influencés par «la réussite» d’Eric Cantona à Manchester United, n’ont pas hérité à aller faire «leur marché» aux Etats-Unis en juillet parmi les bonnes formations de la Coupe du monde.En septembre, le petit monde du ballon rond pouvait donc se réjouir: son' produit était attrayant, les spectateurs se précipitaient aux guichets.Et puis.le 9 novembre dernier l’affaire Grobbelaar éclatait, et faisait apparaître une première lézarde dans la façade ravalée du football anglais.En raison de la personnalité du gardien de Southampton, de son caractère fantasque, hors nonne, le public a pu longtemps croire que les accusations de comiption portés par le journal The Sun contre le Zimbabwéen, même si elles s’avéraient justifiées, ne révéleraient qu’un cas isolé.L’interpellation mardi de John Fa-shanu, la star d’Aston Villa, et de Hans Segers, le gardien de Wimbledon, permet de penser que d’autres joueurs ont été tentés par l’argent des organisations de paris d’Extrême-Orient Ainsi que l’affirmait en novembre Peter Velappan, le secrétaire général de la Confédération asiatique de football (AEC), le cas Grobbelaar pourrait ne constituer «que la partie visible de l’iceberg».Quelles que soient les conclusions de l’enquête de police sur des matchs truqués, la formidable image dont jouissait le football anglais, a été définitivement spoliée.La saison 1994-95 restera comme celle de tous les scandales et Grobbelaar n’est pas le seul responsable.Canadien 8, Penguins 5 Thérapie de groupe FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Le Canadien aurait-il retrouvé son attaque?Dans un match où les gardiens ont éprouvé leur part de problèmes, le Canadien l’a emporté &5 face aux Penguins de Pittsburgh, hier soir, au Forum, grâce à sa meilleure production offensive de la saison.Jusqu’ici, le Tricolore n’avait pu faire mieux que cinq buts, un «exploit» réalisé à trois reprises dans cette campagne écourtée.Par comparaison, le Canadien avait réussi 11 buts à ses huit dernières rencontres.Pour une fois, tous les gros canons de l’équipe se sont fait entendre.Pas de pétards mouillés mais des buts qui ont fait la joie des 16 953 spectateurs.Mathieu Schneider a inscrit deux buts, en plus d’amasser une aide.Un autre défenseur, Patrice Brisebois, a marqué un but tout en récoltant deux passes.Le capitaine Kirk Muller, que l’on dit plus lent, a joué son rôle en y allant d’une soirée d’un but et deux aides.Mark Recchi, Mike Keane, Brian Bellows et Valeri Bure, son premier dans la Ligue nationale, ont aussi fait bouger les cordages.Vincent Damphousse n’a pas mar- qué.Mais qu’importe puisqu’il a livré un grand match en amassant quatre passes.Du côté des Penguins, Jaro-mir Jagr a réussi ses 18e et 19e buts.Il vaut à lui seul le prix d’entrée.Luc Robitaille, Shawn McEachem et Ron Francis ont également déjoué Patrick Roy.Les Penguins (0-8-2) ont toujours autant de mal à l’emporter au Forum.Leur dernière victoire remonte au 29 octobre 1988.«J’espère que cette rencontre va nous permettre de sortir de notre léthargie», a déclaré Matthieu Schneider, auteur de deux buts et une passe et choisi première étoile du match.«Nous avons bien entrepris la deuxième moitié de la saison.Ce match prouve qu’il y a du leadership dans cette équipe.Nous avons démontré beaucoup de détermination après avoir perdu, lundi, à Pittsburgh.Il y a beaucoup de caractère au sein de cette équipe et nous venons de le prouver dans cette saison un peu folle», a-t-il ajouté.Schneider a indiqué que le Canadien avait besoin de ce genre de match, qui a eu valeur de thérapie collective.«C’était frustrant de ne pas marquer.Mais il y avait des signes qui ne mentaient pas.C’était seulement une question de temps.» 16 saisons professionnelles, 16 tours du chapeau Les Nordiques retirent le 16 de Goulet aujourd’hui, le 16 ROBERT LAFLAMME PRESSE CANADIENNE A uébec — Une carrière de 16 saisons dans les rangs W professionnels et de 16 tours du chapeau dans la LNlJ mérite d’être soulignée de façon particulière le 16 du mois pour l’ex-numéro 16 des Nordiques, Michel Goulet.Le chiffre évoque quand même un triste souvenir pour Goulet.C’est en effet le 16 mars 1994 que sa carrière a pris fin de façon abrupte dans un coin de patinoire du Forum de Montréal.La fête de ce soir au Colisée, au cours de laquelle l’organisation des Fleurdelisés retirera son chandail, a donc lieu exactement un an après la sérieuse blessure qu’il a subie à la tête avec les Blackhawks de Chicago.«Si j’avais su, j’aurais plutôt choisi le numéro 35», lance Goulet à la blague.Plus sérieusement, Goulet admet que l’épreuve qui l’a frappé a été dure à vivre.«La dernière année n’a pas été facile.C’est presque un miracle si l’accident n’a pas laissé de séquelles.C’est ce que les médecins m’ont dit après mon réveil du coma.Les membres de mon entourage ont eu la frousse.Surtout mon épouse Andrée», raconte-t-il.Il y a un an donc, Goulet était loin de penser que les Nordiques l’honoreraienl de la sorte quelques mois seulement après qu’il eut annoncé sa retaite.«Je ne réalise pas encore l’ampleur de la fête qu’on a organisée, avoue-t-il.Le téléphone ne dérougit pas.L’intérêt des médias est grand.Il est vrai que retirer le numéro d’un joueur n’est pas une chose qui arrive fréquemment.«Je serai sûrement nerveux demain (aujourd’hui) quand je verrai mon chandail accroché près de ceux des Jean Béliveau, Marc Tardif et Jean-Claude Tremblay.C’est en grande partie grâce à ces athlètes s’il y a du hockey à Québec.«Les Nordiques ont dû apprécier ce que j’ai accompli (945 points en 813 matchs) au cours des 11 saisons que j’ai passées avec eux», ajoute-t-il humblement.Le dur choc à la tête n’a pas effacé les nombreux souvenirs qu’un des meilleurs ailiers gauches de l’histoire a accumulés au fil de sa carrière chez les professionnels qui a commencé en 1978-1979 avec les Bulls de Birmingham, dans la défunte Association mondiale.Dire qu’on le trouvait trop lent à l’époque où il était dans les rangs juniors avec les Remparts de Québec.«Ce sera un sentiment particulier de voir son chandail être hissé au plafond du Colisée, mais ce ne sera pas comparable avec le sentiment de jouer, de gagner la Coupe Canada deux fois, de prendre paid à la finale de la coupe Stanley avec les Blackhawks ou d’obtenir plus de 500 buts dans la Ligue nationale.«Il n’y a pas de meilleur moment pour un joueur que lorsqu’il est en uniforme, reprend-t-il.Quand on commence ou on termine une carrière, on ne pense pas aux honneurs individuels ou aux marques d’affection comme celle des Nordiques.» Entouré de son épouse Andrée, une Charlesbourgeoi-se, et de ses trois enfants Dominique, Vincent et Nicolas, le patineur de Péribonka qui n’a aucun regret prendra la parole au cours de la cérémonie qui durera une quinzaine de minutes.FORMULE Sans grade, sans espoir Paris (AFP) — S’il suffisait d’un changement des réglements pour inverser le rapport des forces, on nourrirait les rêves les plus fous chez Footwork, Simtek, Pacific, Larrousse et Forti à quelques jours du début du Championnat du monde de Fl.Mais voilà.Pour ces «petites écuries», changement ou pas, les lendemains n’autorisent aucun véritable espoir.«On ne pourra malheureusement jamais réussir à donner une totale égalité des chances aux concurrents», rappelle à tout moment Max Mosley, président de la Fédération internationale automobile (FIA).Aujourd’hui surtout, à un moment où, plus que jamais, la recherche de budgets devient un exercice compliqué.Car la Fl, plus encore que toute autre activité, est bien une affaire d’argent.Plus une équipe gagne sur la piste, plus les commanditaires sont nombreux.A contrario, les «pauvres», eux, doivent «tirer le diable par la queue», se contenter de miettes insuffisantes pour réunir un budget susceptible d’offrir un fonctionnement «raisonnable».Aussi l’hiver a été rude pour bon nombre de petites équipes.Lotus, hier écurie illustre, a dû renoncer, puis coller son nom à la modeste équipe Pacific.Footwork a longuement «galéré», Simtek, trouvé le salut en obtenant l’aide de Benetton.Quant à Larrousse, l’écurie française est passé bien près du couperet.Jean-Paul Driot, patron de DAMS équipe championne de F3000, ayant renoncé à la Fl faute d’un budget conséquent, Larrousse a été sauvé in extremis par une solution de location-gérance du «junior team», sans pouvoir envisager toutefois une saison «sereine».Sans budget, pas de réels développements possibles, pas de progrès, pas d’ambition sérieuse.Et, sans résultat, point de soutien solide, point de collaboration avec un grand constructeur.La bataille se situe simplement au niveau de la survie.Et chacun veut croire à ce miracle.Eddie Jordan ne s’est-il pas constitué un palmarès honnête ?N’est-il pas parvenu en un temps éclair (quatre ans) à changer de statut en bénéficiant d’un accord «inespéré» avec Peugeot, le constructeur motoriste français ayant été «lâchement abandonné» par McLaren au profit de Mercedes peu avant le terme de la saison passée ?Coupe du monde de ski Street et Alphand couronnés Bormio (AFP) — L’Américaine Pi-cabo Street et le Français Luc Alphand ont terminé en beauté la Coupe du monde de descente, en s’imposant hier à l’occasion de la dernière épreuve de vitesse de la saison.Picabo Street, déjà victorieuse à cinq reprises cette saison, et donc assurée de son trophée, a mis un point d’honneur à s’imposer, pour confirmer que ce premier succès d’une Américaine au classement final ne devait rien au hasard.Luc Alphand était animé du même esprit.Mais le Français, double vainqueur le même jour des deux descentes de Kitzbuehel, ne visait pas directement le globe de cristal récompensant le meilleur spécialiste.«Je n’y croyais pas trop, disait-il.Sincèrement, je pensais que Ghedi-na finirait pas s’imposer.» Alphand, qui voulait d’abord retrouver le chemin du podium, après une fin de saison un peu timorée, fit l’essentiel en se montrant le plus rapide sur cette piste technique, rendue plus difficile par une visibilité moyenne (jour blanc).Mais d’autres autres skieurs lui apportèrent — involontairement — leur aide, en s’intercalant entre lui et l’Italien.Notamment A.J.Kitt.L’annulation de la descente d’Aspen, il y a quinze jours, avait mis l’Américain très en colère.Il se lança à corps perdu pour se venger et termina sur les talons d’Alphand.Relégué à la sixième place, Ghedi-na a fait contre mauvaise fortune bon coeur.Il avait sans doute commis l’erreur de choisir le dossard n" 1.«Quand Trinkl est arrivé, j’ai pensé que je pouvais gagner, disait-il.Puis, quand Assinger a franchi la ligne, j’ai cm à la victoire.Mais les conditions se sont ensuite améliorées.» Si la descente masculine a levé l’incertitude (purement mathématique) concernant la victoire finale de l’Italien Alberto Tomba au classement général de la Coupe du monde (ni le Slovène Jure Kosir, ni le Luxembourgeois Marc Girardelli ne peuvent désormais le rejoindre), la descente dames a laissé Vreni Schneider et Katja Seizinger au coude à coude.HOCKEY- LIGUE NATIONALE Mardi New Jersey 4 Ottawa 2 Hartford 6 Islanders 4 Buffalo 2 Floride 1 (P) Detroit 5 Los Angeles 2 Vancouver 3 Winnipeg 3 Edmonton 6 St.Louis 5 Hier Montréal 8 Pittsburgh 5 Philad.4 Rangers 3 Toronto à San José Ce soir Montréal à Boston Islanders à Buffalo Philadelphie à Ottawa Pittsburgh à Québec Hartford au New Jersey Washington en Floride Dallas à Detroit Vancouver à Chicago Anaheim à Calgary St.Louis à Los Angeles ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est PJ G P N BP BC P Pittsburgh 27 18 7 2 113 92 38 Québec 25 17 5 3 95 61 37 Boston 24 12 10 2 68 58 26 Buffalo 23 10 8 5 53 52 25 Montréal 25 9 11 5 63 77 23 Hartford 26 10 13 3 66 72 23 Ottawa 23 3 16 4 50 76 10 Section Atlantique Philadelphie 25 13 9 3 80 72 29 NY Rangers 27 13 11 3 77 70 29 New Jersey 25 10 11 4 69 68 24 Washington 25 9 10 6 61 61 24 Floride 26 10 13 3 61 71 23’ NY Islanders 25 9 13 3 62 75 21 Tampa Bay 26 9 15 2 65 78 20 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale Detroit 24 16 6 2 92 52 34 Chicago 25 14 9 2 90 62 30 St.Louis 23 14 8 1 87 65 29 Toronto 26 11 11 4 71 74 26 Dallas 26 10 12 4 79 69 24 Winnipeg 25 9 12 4 72 88 22 Section Pacifique Calgary 25 11 9 5 80 65 27 Vancouver 24 8 8 8 79 80 24 Edmonton 25 10 13 2 70 88 22 San José 22 9 11 2 50 70 20 Los Angeles 24 8 12 4 74 94 20 Anaheim 23 6 15 2 51 88 14 TEL.: 985-3344 ANNONCES CLASSEES 985-3340 REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200*250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES COPROPRIETES CONDO A VENDRE - Bal Harbour, Floride Kenilworth - 2 c.c.4e étage, ensoleillé.meublé.Contactez Mme Gagné 273-0424 ext.228 L-V, 9 à 17h.OUTREMONT.BLOOMFIELD coin Van Home, 4 1/2 (1 c.c.), boiseries, dans bel immeuble restauré.107,000$.273-8077.OUTREMONT PENTHOUSE, 3 c.c., vue panoramique, loyer, toit cathédrale.325,000$ Également 4 MAGNIFIQUES LOFTS, entre 73.000$ et 132.000$ avec 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Bonglodesb.l’orgent que vous donnerez à CARE se ren-ào aux gens qui en ont le plus besoin; dois des pays RlTÎTÎÏÏÎÏlfl '° l®1™ et k souffrance.À court terme et o long terme, votre investissement cidera CARE à offrir à la fois des secoua d’agence et des programmes • - • ' de développement.Partagez vtttre chance avec les pkis démunis de !o tore et envoyez vos dons à CARf, boite postoie 68.sac.de lonmet.Montréal (Québec), H2H 2N6.Vous pouvez égolemerf forée ïos dons dons toutes les saorales de b banque Royale (514) 648-5599 1374, Moit-Riyil Est r 1-800-267-5232 In Memoriam Une rose ne dure que quelques jours.Le cœur doit durer toute la vie.Le don In Memoriam est un hommage à la vie.Tel.: tant S'/-1551 l-SOO SttT SSOS 1 I A 8 L E I) E V 0 I R .L E JEUDI I (i M A R S ID!) 5 LE DEVOIR - ACTUALITES PURGE Les artistes, les comédiens et les auteurs seront les grands perdants SUITE DE LA PAGE 1 Radio-Canada les subiront avec la même sévérité.Si c’est le cas, ce sont 60 millions $ que la télévision française devra couper en 24 mois, sur un budget de 310 millions $.Rappelons que la SRC fait face à un manque à gagner de 350 millions $ et que, ayant jugé cette situation intenable, son président Anthony Manera démissionnera le 31 mars prochain.Pour cette année, tous les services devront réduire leur budget de 4 %.Mais l’année de tous les dangers, comme dit Mme Fortin, sera 1996-97.«Il n’y aura probablement pas de mises à pied massives avant l’année prochaine», a-t-elle dit.Le chiffre de 750 exclut les employés des régions, tout comme ceux de la radio, qui seront fixés cet après-midi.L’année prochaine, les 100 ou 150 premiers départs concerneront probablement des gens qui désirent partir ou qui occupent des postes qui ne seront pas remplacés.Pour le reste, la direction de la télévision française s’atta- quera d’abord aux services de soutien, puis au personnel affecté à la production des émissions.1996, c’est également l’année de la négociation avec les syndicats.A ce sujet, Mme Fortin a été limpide: «Il faudra beaucoup de courage et de travail et il faudra aussi que tous soient convaincus que le jeu en vaut la chandelle.» En d’autres termes, que les syndicats participent à l’opération.Les représentants des journalistes, des employés de production et des techniciens ont tous indiqué, hier, qu’ils étaient conscients des difficultés présentes et qu’ils étaient ouverts à la discussion.Ceci dit, personne n’est rassuré.«Elle (Mme Fortin) sait comment couper 10 millions $, elle dit “je peux me rendre jusqu’à 25”, mais 60 ou 70 (millions), elle ne sait pas, note Gilles Provost, président du Syndicat des journalistes.Mais la vie continue.Nous tenterons de réfléchir sur des suggestions à faire.» Pour sa part, Liliane Campbell, présidente du syndicat des 750 employés de la production, trouve «tout cela très ambigu».Chez les techniciens, Jean-Paul Rouillard est aussi inquiet mais il note que «la confiance doit régner».Mme Fortin a indiqué que les méthodes de travail seront réexaminées.Les coûts de production seront systématiquement comparés à ceux du secteur privé de manière à ce qu’ils ne les dépassent pas.Un système d’imputabilité sera également mis en place.Dans l’immédiat, Mme Fortin assure que les réductions ne paraîtront pas à l’écran à l’automne.Il reste que la SRC produira moins de dramatiques et cessera de produire des émissions «coûteuses qui ne rapportent pas».De plus, a dit Mme Fortin, «il sera de plus en plus difficile de produire des émissions culturelles de haute qualité.Ce n’est pas le public qui va perdre, ce sont les artistes, les comédiens, les auteurs».Car il y aura moins d’enregistrements de spectacles en direct; la SRC achètera, à coût moindre, des productions étrangères en seconde ou troisième diffusion.Tout changement pour l’automne sera annoncé en juin.En décembre 1995, la direction de la télé française présentera un plan global de compressions qui commencera à entrer en vigueur en avril 1996.Cet après-midi, ce sera au tour des employés de la radio d’entendre leur président, Marcel Pépin.Les employés du secteur anglais, dont la majorité se trouve à Toronto, n’ont pas encore reçu d’information de leurs patrons.Une chose est certaine, Mme Fortin suit avec intérêt ce qui s’y passe car elle ne voudrait pas que la télévision française soit entraînée dans des changements conçus sur mesure pour la télévision anglaise.CBC, rappelons-le, a souffert beaucoup plus que son pendant français de l’arrivée des canaux spécialisés et de la forte concurrence américaine.«Je trouverais justifié que les mandats soient différents.Mais quant à nous, il est important que nous puissions continuer à produire des émissions qui nous ressemblent.» Une partje de cette réponse se trouve à Téléfilm.Si la société d’Etat devait cesser, à cause des compressions, de soutenir des séries télévisées, c’en serait fini de Scoop ou de La Petite Vie.SANTE SUITE DE LA PAGE 1 lution technologique et des contraintes financières».Ces facteurs amènent la Régie à «rechercher un nouvel équilibre entre les ressources consacrées aux lits et à l’hébergement par rapport à celles disponibles pour la réadaptation précoce, les services intensifs, les services ambulatoires et les services à domicile».Afin d’atteindre ces objectifs tout en répondant aux contraintes financières qui la forceront à ramener son budget de 3,32 milliards $ à 3,13 milliards en 1998, la Régie propose un plan de réorganisation comprenant cinq volets.Le premier vise à augmenter les services qui évitent ou réduisent l’hospitalisation, en favorisant par exemple le virage ambulatoire au sein des centres de courte durée ou encore en assurant une meilleure liaison entre les CLSC et les hôpitaux.Ces premières mesures, estime la Régie, permettront de réaliser des économies de 352 millions $, dont 170 millions $ seront réalloués à d’autres secteurs.Cette phase du plan prévoit notamment la fermeture de 1250 lits de courte durée, soit l’équivalent de cinq hôpitaux de taille moyenne, ainsi que l’élimination de 1010 autres lits de longue durée, de convalescence et de réadaptation, pour un total de 2260 lits.La Régie ne précise cependant pas le nom des établissements qui seront touchés, ce qui devrait être fait lors d’une étape subséquente du processus.Le second volet prévoit la mise en œuvre des priorités régionales en matière de promotion et de prévention de la santé, qui avaient été définies à la Régie en décembre dernier.Ces mesures n’entraîneront aucune diminution des dépenses et entraîneront plutôt une réallocation budgétaire de 20 millions $.Le volet suivant vise à favoriser le développement de services alternatifs en santé mentale et bénéficiera d’une réallocation budgétaire de 3 millions $.Le quatrième volet prévoit pour sa part la mise en place d’un fonds d’équilibre régional, qui entraînera une réallocation de 42 millions $.Ce fonds permettra à la Régie de maintenir l’équilibre entre l'offre et la demande pour des services particuliers comme la dialyse et les médicaments pour les personnes atteintes du sida et du cancer.Finalement, le plan de l’organisation prévoit une amélioration significative de l’efficacité du réseau.Une mesure qui, indique le document, devrait permettre une diminution des dépenses de 73 millions $.En additionnant les économies potentielles et en soustrayant les sommes réallouées, la Régie en arrive à une diminution globale de son budget de 190 millions $.Cette réorganisation massive des services dans la région n’épargnera évidemment pas le personnel «puisque qu’en moyenne 80 % du budget d’un établissement est constitué de sa masse salariale».Le plan de la Régie précise à ce titre que 12 103 personnes pourraient être touchées, soit 1000 cadres et 11103 salariés, ce qui représente au bas mot 14 % des postes équivalents à temps complet du réseau montréalais.Le projet de réorganisation, poursuivent les auteurs, pourrait toutefois nécessiter de combler 4587 postes et ainsi compenser une partie des emplois perdus, de telle façon que le nombre de «sacrifiés»* se situerait finalement à 4720.Ce qui représente une masse salariale d’environ 188 millions $.Le corps médical serait largement épargné par le processus, 92 postes de spécialiste devant être coupés d’ici au 1er avril 1996.Pour la même période, le nombre d’omnipraticiens ' devrait augmenter de 44.Actuellement, on retrouve 1320 médecins omnipraticiens et 3174 spécialistes dans la région de Montréal-Centre.Bien que la Régie souligne qu’il existe peu d’exemples pour apprécier les conséquences que pourrait avoir son plan sur la qualité des soins, elle cite l’exemple d’une réforme similaire conduite à Winnipeg, où 9,2 % des lits de courte durée avaient été fermés en 1991.Les auteurs précisent que ce projet avait permis de maintenir l’accessibilité et la qualité des soins sans affecter la santé de la population.La consultation publique qui sera amorcée après la réunion du conseil de ce soir se déroulera en deux étapes principales.Dans un premier temps, les groupes et organismes intéressés pourront prendre connaissance des données et des tendances qui orienteront la transformation de l’organisation des services à Montréal.Les intervenants seront également invités à se prononcer sur la faisabilité des transformations proposés et pourront proposer d’autres scénarios.Après cette première partie, qui se déroulera du 18 au 20 avril 1995, la Régie préparera de nouveaux documents de consultation, plus élaborés et dans lesquels les mesures les plus appropriées, ainsi que la liste des établissements touchés, seront explicitées.Les participants seront alors invités à se prononcer sur la meilleure façon de réaliser les transformations au plan de l’organisation des services et des ressources humaines, financières et matérielles.EXCISION Le Conseil du statut de la femme favorise plutôt des efforts de sensibilisation SUITE DE LA PAGE 1 sonne, la CDPQ peut également intervenir préalablement si elle possède des informations selon lesquelles «la vie, la santé ou la sécurité d’une personne visée par un cas de discrimination est menacée».Dans de telles circonstances, la Commission pourrait s’adresser à un tribunal afin «d’obtenir d’urgence une mesure propre à faire cesser une telle menace».Il semble que cette dernière disposition s’adresse en partie à ceux qui travaillent dans le milieu de la santé.Des cas de parents qui se sont présentés aux CLSC et ont demandé que leur enfant soit excisée ont déjà été répertoriés.Les CLSC refusent évidemment ces demandes.Mais à la lumière de l’avis de la CDPQ, seront-ils obligés de faire parvenir ces informations à la Commission?La question est de mise.«Parce que l’on peut très bien penser que ces parents se tournent vers d’autres sources» pour faire exciser leurs filles, a affirmé hier Marie Moisan, agente de recherche au Conseil du statut de la femme de Québec.Bien qu’elle accueille bien la démarche de la Commission, Mme Moisan s’est interrogée sur les résultats qu’elle pourrait entraîner, «étant donné que ça se fait de façon très clandestine».On ne possède aucune donnée sur l’ampleur de ce phénomène au Québec.Mais les groupes de femmes et le milieu médical se doutent que certains immigrants fassent toujours exciser leurs filles, possiblement en retournant temporairement dans leur pays d’origine, ce qui n’empêcherait pas les autorités canadiennes de les poursuivre.L’hôpital Sacré-Cœur avait été cité l’année dernière pour avoir procédé à des réinfibulations sur des femmes à la suite d’un accouchement.Et le gynécologue Claude Fortin dit avoir pratiqué neuf défibulations sur des femmes immigrantes, à leur demande.Ces femmes portaient encore les cicatrices du «traumatisme psychologique» consécutif à une telle intervention.Et même si la défibulation leur permet de reprendre une vie sexuelle s’apparentant à celle des autres femmes, «on ne peut jamais qualifier de normale une relation dont un organe est absent», a-t-il soutenu dans une entrevue hier.Les inquiétudes croissantes selon lesquelles ce phénomène a bel et bien lieu au Québec ont amené en novembre dernier le ministre de la Justice, Paul Bégin, a demandé à son vis-à-vis fédéral, Allan Rock, d’inscrire explicitement les mutilations génitales des femmes parmi les actes interdits par le Code criminel.M.Bégin a cité les démarches entreprises en ce sens par certains pays, dont la Suède, la Belgique, la Norvège et le Royaume-Uni, ainsi que certains États américains.Mais il semble que M.Rock soit peu disposé à donner suite à cette requête.Dans une réponse envoyée à M.Bégin le 18 janvier dernier, le ministre fédéral a fait remarquer que les articles 265,267,268 et 269 du Code criminel actuel, qui traitent des voies de fait, suffiraient pour faire condamner une personne coupable d’avoir pratiqué une excision.M.Rock a d’ailleurs donné cette même réponse l’année dernière au Conseil consultatif canadien sur le statut de la femme, qui lui avait demandé d’étudier la possibilité d’un tel amendement.Le vis-à-vis québécois de cet organisme, le Conseil du statut de la femme du Québec (CSFQ), est partagé sur cette question.Bien qu’une nouvelle disposition puisse contribuer à l’éradication de cette pratique, elle pourrait aussi avoir l’effet contradictoire «de la reléguer encore plus dans la clandestinité», a fait valoir Mme Moisan.Le CSFQ favorise plutôt des efforts de sensibilisation auprès des communautés qui ont une tradition d’excision et d’infibulation.A cet effet, on s’attend à ce que le nouveau Comité d’orientation sur les mutilations génitales en arrive à des solutions pour rejoindre ces communautés.Ce comité, mis sur pied l’automne dernier, regroupe des représentants du gouvernement québécois et des groupes des femmes.«Ça ne sert à rien d’avoir des femmes blanches qui vont dans ces communautés pour leur dire d’arrêter cette pratique.Pour que la prévention se fasse, il faut que les femmes africaines soient impliquées», a souligné hier Chantal Lapointe du Regroupement des centres de santé des femmes du Québec et membre du Comité d’orientation.Bien qu’aucune plainte formelle n’ait été jusqu’ici déposée auprès de la CDPQ, la Commission a jugé opportun de se prononcer sur ce sujet à cause des nombreuses requêtes qu’elle a reçues pour son avis là-dessus, a dit son porte-parole, Robert Sylvestre.Dans l’avis préparé par Maurice Drapeau et Haïlou Wolde-Giorghis, la CDPQ cite l’obligation du Canada et du Québec de respecter les conventions et pactes internationaux auxquels ils ont adhéré.Or, en décembre 1993, l’ONU est intervenue pour inclure dans la définition de la violence au sein de la famille «les mutilations génitales et d’autres pratiques traditionnelles préjudiciables à la femme».La CDPQ conclut que les mutilations génitales violent non seulement l’article 1 de la Charte québécoise (le droit à la sûreté et à l’intégrité de la personne), mais qu’elles constituent également un acte discriminatoire parce qu’elles visent spécifiquement les femmes.«Ces pratiques auraient pour objectif la soumission permanente de la femme à la volonté de l’homme», affirme la CDPQ.La Commission précise que ce raisonnement ne s’appliquerait toutefois pas dans le cas de la circoncision, puisque «même si, à première vue, elle est une atteinte à l’intégrité physique, il serait difficile d’affirmer que c’est un acte illicite préjudiciable aux jeunes garçons ou ayant des effets nuisibles à leur vie sexuelle».L’intelligentsia du Canada anglais veut qu’Ottawa fasse «souffrir le Québec» SUZANNE DANSEREAU PRESSE CANADIENNE Toronto — S’il faut se fier à une discussion qui a eu lieu hier à Toronto entre la crème des intellectuels au Canada anglais, il n’y a pas grand chance qu’Ottawa accepte de s’asseoir avec le gouvernement Parizeau pour négocier pacifiquement la sécession du Québec si le OUI l’emporte lors d’un référendum sur la souveraineté.Au contraire, l’intelligentsia canadienne-anglaise semble penser qu’il est préférable que le premier ministre Jean Chrétien ne bouge pas au lendemain d’un OUI, dans l’espoir que les choses aillent si mal pour le Québec que la sécession n’ait finalement pas lieu.«Si Jean Chrétien va au balcon et reconnaît la sécession, il jette sa carrière politique aux ordures.Ce serait sombrer dans le ridicule politique et l’illégalité constitutionnelle», a déclaré hier Stanley Hartt, un ex-conseiller du gouvernement Mulroney.«Son jeu — en fait, son devoir — sera au contraire de faire souffrir le Québec afin d’éviter que la sécession ne soit proclamée et ne devienne irréversible», a-t-il ajouté.Voici son raisonnement: au lendemain d’un OUI, la réaction des marchés financiers sera très dure.Mais comme le Canada a les reins plus solides que le Québec au niveau financier, il peut donc «tenir le coup plus longtemps» et se permettre «d’attendre et voir venir».Et si, pendant ce temps, la situation économique se dégrade, les Québécois changeront d’idée, a ajouté le politicologue québécois Stéphane Dion: «Plus ça fera mal, plus l’appui à la souveraineté baissera.» Ce forum était organisé par l’Institut C.D.Howe à Toronto.On avait réuni une quarantaine de politicologues, économistes, journalistes et avocats reconnus au Canada anglais.Deux Québécois du camp du NON, Stéphane Dion et le président du Comité du NON, Michel Bélanger, étaient également présents.L’essentiel de la discussion portait sur la théorie exposée par Robert Young, un politicologue de l’Université Queen’s à Kingston.M.Young croit que si le OUI l’emporte, Ottawa devra le reconnaître et s’asseoir avec le gouvernement Parizeau pour négocier pacifiquement la sécession du Québec.Il croit que cette négociation sera rapide, entre autres pour éviter une crise économique provoquée par la réaction négative des marchés financiers à un OUI.Mais sa théorie a été assaillie de tous côtés, hier, et il s’est retrouvé isolé.Un de ses plus grands opposants fut Patrick Monahan, de l’Université York, qui lui a dit qu’il jouait le jeu du Parti québécois et qu’Ottawa ne devait pas négocier simplement pour «acheter la stabilité» et réduire l’incertitude.D’autres, comme Gordon Ritchie, de Strategico Inc., lui ont dit qu’il donnait trop de légitimité à la question référendaire ou encore à la mince majorité que le OUI risque d’obtenir lors d’un référendum (on a parlé de 51-52%).ACADIE Les Acadiens sont «déchirés entre le papa pourvoyeur fédéral et la mère adoptive québécoise» SUITE DE LA PAGE 1 le de la société, en juin.«C’est une décision qu’on devra reconsidérer.Cette question-là sera sur la table.» Comme lui, Jean-Marie Nadeau, l’un des animateurs du Parti acadien dans les années 1970, croit que ce référendum «n’est pas de nos affaires».Nadeau croit que ce n’est pas à l’avantage des Acadiens d’aller «peddler le fédéralisme au Québec», surtout que le taux d’assimilation des francophones est de «78 % à Terre-Neuve et de 57 % en Saskatchewan», ce qui constitue selon lui des chiffres qui ne militent pas en faveur du Canada.«Qui dit que le fédéralisme est notre seule garantie?Est-ce que je sais si un Québec indépendant ne ferait pas mieux?», demande M.Nadeau.Il se choque de ce que les Acadiens aient déroulé le tapis rouge pour le chef libéral Daniel Johnson, lors de sa visite au Nouveau-Brunswick le 14 février.«C’est l’Acadie qui se met aux côtés de McKenna, du Reform Party et des autres, grogne-t-il.C’est trop facile d’adopter la position des majoritaires.Plus les Acadiens vous disent de voter NON, plus vous devriez voter OUI.» Le secrétaire général de la Société nationale de l’Acadie (qui regroupe des Acadiens de plusieurs provinces), René Légère, estime que les commentaires des Gervais et Nadeau sont le fait d’individus isolés qui ne représentent pas une tendance importante.Selon M.Légère, la position adoptée par la SAANB représente un «pas qu’il était important de franchir: dire que le fédéralisme a bien servi les communautés acadiennes».«J’ai trois enfants, dit M.Fontaine.Le jour où le Québec ne sera plus là, j’élèverai mes enfants dans un ghetto.» Si c’est OUI, «dans 50 ans, la langue française n’aura plus aucune valeur en dehors du territoire du Québec en Amérique du Nord», dit M.Légère.«Si c’est OUI, je crains un backlash des anglophones (dans les autres provinces que le Québec)», dit le recteur de l’Université de Moncton, Jean-Bernard Robichaud.«Ils vont dire aux francophones: “On leur a donné un pays (le Québec), qu’ils s’en aillent!”, dit Eliane Roy, de Coop-Atlantique, une entreprise dont les ventes dans la distribution alimentaire frisent les 450 millions $.Déjà, on entend: “Go back to France!” Ils vont nous dire: “Go back to Québec!”» A l’université, selon Pascale Paulin, de l’association des étudiants de l’Université de Moncton, «les jeunes ont peur, c’est la panique.Les jeunes qui m’entourent, dit-elle, disent que les Québécois ne peuvent pas nous faire ça».M.Fontaine compare ce qui adviendrait aux Acadiens si les Québécois votent OUI à l’effet qu'a eu la grève des joueurs de baseball sur la dernière saison des Expos de Montréal.L’équipe montréalaise voguait vers un championnat.La grève a tout gâché.«Il est légitime, comme gestionnaire qui doit veiller à l’implantation d’un plan d’affaires d’une grande entreprise dans cette province, de s’interroger sur les conséquences de la séparation du Québec», dit-il.«On est en train de se remettre sur pied, dit le directeur du Conseil économique du Nouveau-Brunswick, Jean Nadeau.Avec la souveraineté du Québec, il faudra s’adapter à des taux d’intérêt plus élevé.Ce sera juste plus d’incertitude dans un monde déjà incertain.C’est pour ça que je suis émotionnellement impliqué», dit ce Québécois d’origine.Selon l’autre Nadeau, Jean-Marie, qui travaille aujourd’hui à l’Association des pêcheurs acadiens, les Acadiens avaient, en 1980, une «sympathie pour les thèses autonomistes».Il rappelle qu’à l’époque, les Acadiens entretenaient pour eux-mêmes des velléités autonomistes plus grandes: certains ont même songé à une province acadienne.Mais aujourd’hui, dit-il, les Acadiens sont «déchirés entre le papa pourvoyeur fédéral et la mère adoptive québécoise».Il croit que la «valse-hésitation des Québécois a fini par écœurer tout le monde».«Les jeunes contestataires aux cheveux longs et aux jeans troués, soulignait récemment Euclide Chiasson, fondateur du Parti acadien, portent mainte- nant des cravates comme hauts fonctionnaires à Fredericton, relationnistes au centre d’oncologie Georges-Dumont, ingénieurs, entrepreneurs.» Il ne partage pas la crainte que l’indépendance du Québec soit aussi catastrophique qu’on le dit pour les Acadiens, à cause du nouveau contexte mondial, où les frontières jouent un rôle moins important dans la protection de la langue.En outre, les liens formels Québec-Acadie sont peu nombreux.Selon lui, il y a un ressentiment des Acadiens envers les Québécois, mais qui ne découle pas forcément du référendum.«Les Acadiens disent “maudits Québécois” comme vous dites “maudits Français”, dit-il.Ils trouvent que les Québécois ne tiennent pas beaucoup compte des autres.» Cette distance entre les Québécois et les communautés francophones dans les autres provinces avait été consacré lorsque la Fédération des francophones hors Québec avait changé son nom, en 1991, pour la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada.Il s’agissait pour elles de ne plus se définir par rapport au Québec.Malgré tout, et quoi qu’il advienne, le recteur Robichaud souhaite que Québécois et.Acadiens sauront aller au-delà des rapports entre Etats et maintenir des relations «de peuple à peuple».«Ce qu’on doit le plus protéger, c’est la solidarité Québec-Acadie», dit Jean-Marie Nadeau.LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE, MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)985 3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985 3344 ANNONCES CLASSÉES (514)985 3344 * PUBLICITÉ (514) 985-3399 / télécopieur (S14) 985-3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800 363 0305 SERVICE DES ABONNEMENTS les iwéros de téléphone DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans Irais) 1 800 463-7559 INI valables pair le sertke de lirrelsoe per ceaelol et peer les eboeeeaeets posleii LE DEVOIR .612 « LL’Affi i»rb (514)! I.K I) K V 0 I li .I.K .1 K UDI I ti M A II S I !» !» 't B LE LES SPORTS Soccer britannique Une saison de scandales ARNAUD DAVID AGENCE FRANCE-PRESSE ondres — Cet été, le football an-._>glais rêvait de présenter au mon-c e son nQuveau visage, rajeuni et sé-c uisant.A l’automne, il lui a fallu déchanter, abondonner les pages sportives pour celles des faits divers.Ces quatre derniers mois n’ont été qu’une longue succession de scandales: violence, drogue et corruption.Depuis trois saisons, l’Angleterre du football a tenté de rompre en douceur avec ses habitudes.D’importants chefs d’entreprise, tels que Jack Walker, le président de Blackburn, ancien capitaine d’industrie, John Hall, le richissime patron de Newcastle ou Alan Sugar, le directeur d’Amstrad et de Tottenham, ont pris les rênes des grands clubs insufflant un nouvel état d’esprit.La police a semblé prendre la mesure du hooliganisme.Les stades ont été rénovés et la grande messe païenne du samedi, s’est peu à peu transformée en gentil spectacle familial.Pour compléter ce tableau idyllique, les gérants des équipes les plus huppqes, influencés par «la réussite» d’Eric Cantona à Manchester United, n’ont pas héçité à aller faire «leur marché» aux Etats-Unis en juillet parmi les bonnes formations de la Coupe du monde.En septembre, le petit monde du ballon rond pouvait donc se réjouir: son' produit était attrayant, les spectateurs se précipitaient aux guichets.Et puis.le 9 novembre dernier l’affaire Grobbelaar éclatait, et faisait apparaître une première lézarde dans la façade ravalée du football anglais.En raison de la personnalité du gardien de Southampton, de son caractère fantasque, hors norme, le public a pu longtemps croire que les accusations de corruption portés par le journal The Sun contre le Zimbabwéen, même si elles s’avéraient justifiées, ne révéleraient qu’un cas isolé.L’interpellation mardi de John Fa-shanu, la star d’Aston Villa, et de Hans Segers, le gardien de Wimbledon, permet de penser que d’autres joueurs ont été tentés par l’argent des organisations de paiis d’Extrême-Orient Ainsi que l’affirmait en novembre Peter Velappan, le secrétaire général de la Confédération asiatique de football (AEC), le cas Grobbelaar pourrait ne constituer «que la partie visible de l’iceberg».Quelles que soient les conclusions de l’enquête de police sur des matchs truqués, la formidable image dont jouissait le football anglais, a été définitivement spoliée.La saison 1994-95 restera comme celle de tous les scandales et Grobbelaar n’est pas le seul responsable.Canadien 8, Penguins 5 Thérapie de groupe FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Le Canadien aurait-il retrouvé son attaque?Dans un match où les gardiens ont éprouvé leur part de problèmes, le Canadien l’a emporté 8-5 face aux Penguins de Pittsburgh, hier soir, au Forum, grâce à sa meilleure production offensive de la saison.Jusqu’ici, le Tricolore n’avait pu faire mieux que cinq buts, un «exploit» réalisé à trois reprises dans cette campagne écourtée.Par comparaison, le Canadien avait réussi 11 buts à ses huit dernières rencontres.Pour une fois, tous les gros canons de l’équipe se sont fait entendre.Pas de pétards mouillés mais des buts qui ont fait la joie des 16 953 spectateurs.Mathieu Schneider a inscrit deux buts, en plus d’amasser une aide.Un autre défenseur, Patrice Brisebois, a marqué un but tout en récoltant deux passes.Le capitaine Kirk Muller, que l’on dit plus lent, a joué son rôle en y allant d’une soirée d’un but et deux aides.Mark Recchi, Mike Keane, Brian Bellows et Valeri Bure, son premier dans la Ligue nationale, ont aussi fait bouger les cordages.Vincent Damphousse n’a pas mar- qué.Mais qu’importe puisqu’il a livré un grand match en amassant quatre passes.Du côté des Penguins, Jaro-mir Jagr a réussi ses 18e et 19e buts.Il vaut à lui seul le prix d’entrée.Luc Robitaille, Shawn McEachem et Ron Francis ont également déjoué Patrick Roy.Les Penguins (0-8-2) ont toujours autant de mal à l’emporter au Forum.Leur dernière victoire remonte au 29 octobre 1988.«J’espère que cette rencontre va nous permettre de sortir de notre léthargie», a déclaré Matthieu Schneider, auteur de deux buts et une passe et choisi première étoile du match.«Nous avons bien entrepris la deuxième moitié de la saison.Ce match prouve qu’il y a du leadership dans cette équipe.Nous avons démontré beaucoup de détermination après avoir perdu, lundi, à Pittsburgh.Il y a beaucoup de caractère au sein de cette équipe et nous venons de le prouver dans cette saison un peu folle», a-t-il ajouté.Schneider a indiqué que le Canadien avait besoin de ce genre de match, qui a eu valeur de thérapie collective.«C’était frustrant de ne pas marquer.Mais il y avait des signes qui ne mentaient pas.C’était seulement une question de temps.» 16 saisons professionnelles, 16 tours du chapeau Les Nordiques retirent le 16 de Goulet aujourd’hui, le 16 ROBERT LAFLAM ME PRESSE CANADIENNE A uébec — Une carrière de 16 saisons dans les rangs W professionnels et de 16 tours du chapeau dans la LMT mérite d’être soulignée de façon particulière le 16 du mois pour l’ex-numéro 16 des Nordiques, Michel Goulet.Le chiffre évoque quand même un triste souvenir pour Goulet.C’est en effet le 16 mars 1994 que sa carrière a pris fin de façon abrupte dans un coin de patinoire du Forum de Montréal.La fête de ce soir au Colisée, au cours de laquelle l’organisation des Fleurdelisés retirera son chandail, a donc lieu exactement un an après la sérieuse blessure qu’il a subie à la tête avec les Blackhawks de Chicago.«Si j’avais su, j’aurais plutôt choisi le numéro 35», lance Goulet à la blague.Plus sérieusement, Goulet admet que l’épreuve qui l’a frappé a été dure à vivre.«La dernière année n’a pas été facile.C’est presque un miracle si l’accident n’a pas laissé de séquelles.C’est ce que les médecins m’ont dit après mon réveil du coma.Les membres de mon entourage ont eu la frousse.Surtout mon épouse Andrée», raconte-t-il.Il y a un an donc, Goulet était loin de penser que les Nordiques l’honoreraient de la sorte quelques mois seulement après qu’il eut annoncé sa refaite.«Je ne réalise pas encore l’ampleur de la fête qu’on a organisée, avoue-t-il.Le téléphone ne dérougit pas.L’intérêt des médias est grand.Il est vrai que retirer le numéro d’un joueur n’est pas une chose qui arrive fréquemment.«Je serai sûrement nerveux demain (aujourd’hui) quand je verrai mon chandail accroché près de ceux des Jean Béliveau, Marc Tardif et Jean-Claude Tremblay.C’est en grande partie grâce à ces athlètes s'il y a du hockey à Québec.«Les Nordiques ont dû apprécier ce que j’ai accompli (945 points en 813 matchs) au cours des 11 saisons que j’ai passées avec eux», ajoute-t-il humblement.Le dur choc à la tête n’a pas effacé les nombreux souvenirs qu’un des meilleurs ailiers gauches de l’histoire a accumulés au fil de sa carrière chez les professionnels qui a commencé en 1978-1979 avec les Bulls de Birmingham, dans la défunte Association mondiale.Dire qu’on le trouvait trop lent à l’époque où il était dans les rangs juniors avec les Remparts de Québec.«Ce sera un sentiment particulier de voir son chandail être hissé au plafond du Colisée, mais ce ne sera pas comparable avec le sentiment de jouer, de gagner la Coupe Canada deux fois, de prendre part à la finale de la coupe Stanley avec les Blackhawks ou d’obtenir plus de 500 buts dans la Ligue nationale.«Il n’y a pas de meilleur moment pour un joueur que lorsqu’il est en uniforme, reprend-t-il.Quand on commence ou on termine une carrière, on ne pense pas aux honneurs individuels ou aux marques d'affection comme celle des Nordiques.» Entouré de son épouse Andrée, une Charlesbourgeoi-se, et de ses trois enfants Dominique, Vincent et Nicolas, le patineur de Péribonka qui n’a aucun regret prendra la parole au cours de la cérémonie qui durera une quinzaine de minutes.FORMULE Sans grade, sans espoir Paris (AFP) — S’il suffisait d’un changement des réglements pour inverser le rapport des forces, on nourrirait les rêves les plus fous chez Footwork, Simtek, Pacific, Larrousse et Forti à quelques jours du début du Championnat du monde de Fl.Mais voilà.Pour ces «petites écuries», changement ou pas, les lendemains n’autorisent aucun véritable espoir.«On ne pourra malheureusement jamais réussir à donner une totale égalité des chances aux concurrents», rappelle à tout moment Max Mosley, président de la Fédération internationale automobile (FIA).Aujourd’hui surtout, à un moment où, plus que jamais, la recherche de budgets devient un exercice compliqué.Car la Fl, plus encore que toute autre activité, est bien une affaire d’argent.Plus une équipe gagne sur la piste, plus les commanditaires sont nombreux.A contrario, les «pauvres», eux, doivent «tirer le diable par la queue», se contenter de miettes insuffisantes pour réunir un budget susceptible d’offrir un fonctionnement «raisonnable».Aussi l’hiver a été rude pour bon nombre de petites équipes.Lotus, hier écurie illustre, a dû renoncer, puis coller son nom à la modeste équipe Pacific.Footwork a longuement «galéré», Simtek, trouvé le salut en obtenant l’aide de Benetton.Quant à Larrousse, l’écurie française est passé bien près du couperet.Jean-Paul Driot, patron de DAMS équipe championne de F3000, ayant renoncé à la Fl faute d’un budget conséquent, Larrousse a été sauvé in extremis par une solution de location-gérance du «junior team», sans pouvoir envisager toutefois une saison «sereine».Sans budget, pas de réels développements possibles, pas de progrès, pas d’ambition sérieuse.Et, sans résultat, point de soutien solide, point de collaboration avec un grand constructeur.La bataille se situe simplement au niveau de la survie.Et chacun veut croire à ce miracle.Eddie Jordan ne s’est-il pas constitué un palmarès honnête ?N’est-il pas parvenu en un temps éclair (quatre ans) à changer de statut en bénéficiant d’un accord «inespéré» avec Peugeot, le constructeur motoriste français ayant été «lâchement abandonné» par McLaren au profit de Mercedes peu avant le terme de la saison passée ?Coupe du monde de ski Street et Alphand couronnés Bormio (AFP) — L’Américaine Pi-cabo Street et le Français Luc Alphand ont terminé en beauté la Coupe du monde de descente, en s’imposant hier à l’occasion de la dernière épreuve de vitesse de la saison.Picabo Street, déjà victorieuse à cinq reprises cette saison, et donc assurée de son trophée, a mis un point d’honneur à s’imposer, pour confirmer que ce premier succès d’une Américaine au classement final ne devait rien au hasard.Luc Alphand était animé du même esprit.Mais le Français, double vainqueur le même jour des deux descentes de Kitzbuehel, ne visait pas directement le globe de cristal récompensant le meilleur spécialiste.«Je n’y croyais pas trop, disait-il.Sincèrement, je pensais que Ghedi-na finirait pas s’imposer.» Alphand, qui voulait d’abord retrouver le chemin du podium, après une fin de saison un peu timorée, fit l’essentiel en se montrant le plus rapide sur cette piste technique, rendue plus difficile par une visibilité moyenne (jourblanc).Mais d’autres autres skieurs lui apportèrent — involontairement — leur aide, en s’intercalant entre lui et l’Italien.Notamment A.J.Kitt.L’annulation de la descente d’Aspen, il y a quinze jours, avait mis l’Américain très en colère.Il se lança à corps perdu pour se venger et termina sur les talons d’Alphand.Relégué à la sixième place, Ghedi-na a fait contre mauvaise fortune bon coeur.Il avait sans doute commis l’erreur de choisir le dossard n" 1.«Quand Trinkl est arrivé, j’ai pensé que je pouvais gagner, disait-il.Puis, quand Assinger a franchi la ligne, j’ai cru à la victoire.Mais les conditions se sont ensuite améliorées.» Si la descente masculine a levé l’incertitude (purement mathématique) concernant la victoire finale de l’Italien Alberto Tomba au classement général de la Coupe du monde (ni le Slovène Jure Kosir, ni le Luxembourgeois Marc Girardelli ne peuvent désormais le rejoindre), la descente dames a laissé Vreni Schneider et Katja Seizinger au coude à coude.HOCKEY LIGUE NATIONALE Mardi New Jersey 4 Ottawa 2 Haitford 6 Islanders 4 Buffalo 2 Floride 1 (P) Detroit 5 Los Angeles 2 Vancouver 3 Winnipeg 3 Edmonton 6 St.Louis 5 Hier Montréal 8 Pittsburgh 5 Philad.4 Rangers 3 Toronto à San José Ce soir Montréal à Boston Islanders à Buffalo Philadelphie à Ottawa Pittsburgh à Québec Hartford au New Jersey Washington en Floride Dallas à Detroit Vancouver à Chicago Anaheim à Calgary St.Louis à Los Angeles ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est PJ G P N BP BC P Pittsburgh 27 18 7 2 113 92 38 Québec 25 17 5 3 95 61 37 Boston 24 12 10 2 68 58 26 Buffalo 23 10 8 5 53 52 25 Montréal 25 9 11 5 63 77 23 Hartford 26 10 13 3 66 72 23 Ottawa 23 3 16 4 50 76 10 Section Atlantique Philadelphie 25 13 9 3 80 72 29 NY Rangers 27 13 11 3 77 70 29 New Jersey 25 10 11 4 69 68 24 Washington 25 9 10 6 61 61 24 Floride 26 10 13 3 61 71 23' NY Islanders 25 9 13 3 62 75 21 Tampa Bay 26 9 15 2 65 78 20 ASSOCIATION DE L'OUEST Section Centrale Detroit 24 16 6 2 92 52 34 Chicago 25 14 9 2 90 62 30 St.Louis 23 14 8 1 87 65 29 Toronto 26 11 11 4 71 74 26 Dallas 26 10 12 4 79 69 24 Winnipeg 25 9 12 4 72 88 22 Section Pacifique Calgary 25 11 9 5 80 65 27 Vancouver 24 8 8 8 79 80 24 Edmonton 25 10 13 2 70 88 22 San José 22 9 11 2 50 70 20 Los Angeles 24 8 12 4 74 94 20 Anaheim 23 6 15 2 51 88 14 TEL.: 985-3344 ANNONCES CLASSEES F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 I * N >D *E «X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 * 199 IMMOBILIER RESIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 * 399 MARCHANDISES 400 * 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 * 699 VÉHICULES LES ANNONCES CLASSEES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 A 1 6 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit ÜH g© SI EMPLOIS DIVERS , RENOVATION DECES CONDOMINIUMS COPROPRIÉTÉS HORS-FRONTIERES CONDO A VENDRE - Bal Harbour, Floride Kenilwodh - 2 c.c., 4e étage, ensoleillé.meublé.Contactez Mme Gagné 273-0424 ext.228L-V,9à17h.OUTREMONT.BLOOMFIELD coin Van Home.4 t/2 (1 c.c.).boiseries, dans bel j immeuble restauré.107.000$.273-8077.OUTREMONT PENTHOUSE.3 c.c.vue panoramique, foyer, toit cathédrale.325.000$.Également 4 MAGNIFIQUES LOFTS, entre 73.000$ et 132.000$ avec seulement 10,000$ comptant requis.Demandez LOUISE 2770292 PLATEAU.Dauphins sur le parc, luxueux 3 1/2 rénov./qual.béton.6e.électroménagers, pisc.terr., gardien 24h.Métro.Occasion.Pas d'agent.72,000$.274-4650.VIEUX-LONGUEUIL, MAISON DE VILLE (construction 1992).Ensoleillé, te-nestré 3 côtes, loyer combustion lente.3 chambres.2 salles de bain, sous-sol semi-fini, terrasse.2 stationnements, proximité métro, terrain paysage 140.000$.677-8046 ou 670-2526 MIDI DE LA FRANCE, belle maison style contemporain, tout 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