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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-03-24, Collections de BAnQ.

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ù&X K£S ~ - w, C% est logique.À la fonte (les neiges correspond ' la fin de l’hibernation.A la fin de l’hibernation correspondent, surtout en Amérique du Nord, les premières ballades en auto.D’où, pure lapalissade, la nécessité de posséder une auto.Laquelle, neuve, coûte une fortune en fèves au lards dans le sirop de poteau.Ce qui nous explique pourquoi le concessionnaire d’autos usagées, en ces temps déficitaires, connaît à tous les printemps une recrudescence notable dé sa clientèle.Une belle minoune pour aller faire un tour avec son minou, c’est plus que tentant.Pour vous, peut-être.Acheter une auto usagée?Très peu pour moi.Fût-ce d’un curé pas sorteux l’été qui la remisait l’hiver.Je n’aurai jamais d’auto usagée.11 y a deux ans, j’achetais ma première auto.Une Sun-bird bleue comme mes yeux, dirait ma maman.Mais surtout, un modèle neuf.Flambant.Dix-huit kilomètres au CQpipteur.Avec l’odeur virginale exhalant de l’épiderme de vinyle et de tissu.Tel un livre de chez Gallimard dont on coupe soi-même les tranches.Une auto sans passé louche.Sans couche de peinture par-dessus la potée des ailes froissées dans un carambolage sur la 20.Sans odo-njétre tripoté par des mains croches.Une auto qui n’a pas-fait 332 fois le quart de mille à Napierville.Ou servi dans lestasses d’un gang de l’Est.J’avais à peine les moyens de me la payer, la Pontiac, mais j’y tenais.Question de parole.En effet, je me suis juré que je n’aurais jamais d’auto usagée.Je connais trop la musique.C’est-à-dire que j’ai trop jo.ué à Auto-Brocante avec Daniel Foster.?Auto-Brocante?Estampillé «Pour joies et jeux» dans la grande famille Parker Brothers, millésimé 1972, évidemment, en plein âge d’or de la grosse minoune et des poursuites d’Anémone-12 dans les rues de Los Angeles, up an avant la crise du pétrole, c’était un jeu de société bien de son temps, dont le but était clairement indiqué dans le livret d’instructions: «Devenir le plus riche vendeur d’autos d’occasions en ville.» Tout était basé sur un principe simple: au plus crosseur la poche.Selon les cartes tirées, on pouvait vendre ou acheter des occazes en or ou des citrons notoires, mais on ne le savait qu’après s’être prêté à l’obligatoire séance d’offre et de demande.La valeur réelle de la tire n’était connue que du concessionnaire véreux, telle qu’inscrite dans son «Livre bleu» aux 24 variantes: «Grande valeur sentimentale», «Appartenait à un curé», «Quelques trous ici et là», «Boîte à bou-lon,s», «Pour parades seulement», etc.A ce jeu-là, Foster était imbattable.De fait, le jeu de société lui appartenait, et c’était toujours lui qui insistait pour qu’on y joue.Jouer, c’était beaucoup dire.Foster ne jouait pas à Auto-Brocante.Il nous ratissait, nous lessivait, nous achetait pour des pinottes et nous revendait à crédit.On aurait dit qu’il avait liquidé des bagnoles d’occasion toute sa vie.Son pouvoir de persuasion était phénoménal.C’était le seul intérêt de l’aventure pour nous: le voir à l’œuvre.En vérité, son foutu jeu à la con ne nous intéressait qu’à moitié.A treize ans, l’idée de posséder éventuellement une automobile, de préférence une Lamborghini Miura, une De Tomaso Pantera, une Cobra, une Ferrari Dino ou la Lotus John Player Special noire aux lignes or d’Emerson Fittipaldi, commençait bien à germer dans nos esprits fertiles, mais la possibilité même de s’en défaire pour de l’argent ne nous avait jamais effleurés.?Foster nous refilait ses bazous à volonté.Je me souviens avoir aboulé 10 000 $ fie maximum au livre, en 1972, était de 12 000 $.) pour une Lincoln 1971 qui s’était révélée «Recherchée par la police».J’avais cédé à cause de lui, parce qu’il me la faisait miroiter comme si j’allais parader à son volant autour du bloc l’heure d’après.Le sérieux de Foster était tel qu’on y croyait tous.Souvent, pour nous appâter, il vendait à perte, volontairement, pour qu’on le croit bête ou, pire, honnête.Rassurés sur les lois du hasard, on se disait qu’on avait une chance.Lui planifiait, complotait, nous manipulait comme s’il avait eu un réel besoin de son lot de dindonneaux pour l’Action de Grâce.A la fin, ça devenait humiliant Ça ne pouvait durer.Après quelques mois, lassés d’être plumé, j’ai rangé l’Auto-Brocante, définitivement.Foster me l’avait donné: sans pigeons, le jeu ne lui était plus d’aucune utilité.J’ai revu Foster une fois, le jour de nos 25 ans, comme nous nous l’étions promis en secondaire trois.Je lui ai demandé ce qu’il était devenu.Je vous le donne en mille.11 achetait des autos usagées dans les encans municipaux, les retapait et les fournissait à des concessionnaires.Juré craché.J’ai compris ce jour-là qu’il n’avait jamais jqué à Auto-Brocante.Il s’entraînait.Moi aussi, j’apprenais.A me métier: je n’aurai jamais d’auto usagée.Le Nouveau Théâtre Expérimental présente en programme double Pour parades seulement SYLVAIN CORMIER Pensées d’outre-tombe «Nous devons apprendre à mourir pour vivre» (Nietzsche) MA Conception et mise en scène Robert Gravel et Jean-Pierre Ronfard avec Sylvio Archambault, I Roch Aubert, Robin Aubert, Chantal Baril, Yves Bélanger, Nefertari Belizaire, Francis I Bcrgonzat, Jean-Robert Bourdage, Daniel Brière, Louis Champagne, Violette Chauveau, Chantal W Collin, Marie-Andrée Corneille, Annie De Raiche, Daniel Desputeau, Isabel Dos Santos, Diane Dubeau, Nicole Filiatrault, Frank Fontaine, Cassandre Fournier, Monique Gosselin, Jocelyne Goyette, Robert Gravel, André-Jean Grenier, Charles Imbeau.Mireille Jodoin, Lynda Johnson.Emmanuel Jouthe, Guillermina Kerwin, Michel Lapcrrière, Geneviève Lavigne, Robert Lavoie, Valérie Le Maire, Jacques L’Heureux, Éric Loiseau, Didier Lucien, Mireille Naggar, Claudine Paquette, Patricia Perez, Marc-André Piché, Jacques Piperni, Marcella Pizarro, Luc Proulx, Claudine Raymond.Héléne Reeves, Jean-Pierre Ronfard, Éloi Savoie, Stéphane Théoret, Françoise-Anne Thomas, Yvette Thuot UNE SAISON EN ENFER d’Arthur Rimbaud par Georges Trillat DU 21 MARS UU 9 AVRIL RÉSERVATIONS: 521 JOSEE BLANCHETTE Les ailes des anges, le duvet des nuages, le passage des oies blanches, les plumes ne manquent pas au ciel.Aussi cette semaine ai-je trempé la mienne dans l’encre divine de l’au-delà.Rien de moins.Tandis que sur Terre on s’acharne à m’oublier, je coule des heures tranquilles en attendant mon tour au bureau d’accueil du palais des âmes en peine.Ça risque d’être long, aussi ai-je amplement le temps de vous décrire mon trépas et mon aller simple vers les limbes.Comme chaque mois de mars, et malgré un printemps précoce, des pensées suicidaires se sont ajoutées à la déprime saisonnière, au syndrome prémenstruel, à l’influenza, aux compressions à Radio-Canada et Radio-Québec, aux réactions anthropomorphiques de Brigitte Bardot, à la guerre du flétan et aux sondages sur le référendum.Je sais, on ne devrait pas parler de toutes ces choses dans un même paragraphe, c’est trop de tabous cumulés pour un être sensible.On devrait plutôt leur consacrer une heure à tour de rôle à l’émission Enjeux.Je n’ai pas attendu l’heure de grâce, j’ai plutôt cherché à m’euthanasier pour de bon et par mes propres moyens pour que personne ne soit accusé d’homicide volontaire.Comme Barbara, j’ai choisi l’âge tendre.Partir pour partir, je n’ai pas voulu attendre qu’on me voit fanée sous ma dentelle.Je n’aime pas les fins sanglantes, pas plus dans Le Journal de Montréal qu’au cinéma.Je n’ai pas eu besoin de relire Exit Final, non plus que d’aller «faire» la caisse d’un Dunkin Donuts en espérant être prise en chasse à la sortie.Une infirmière très ferrée en dialyse m’a déjà expliqué qu’on pouvait mourir une fois pour toutes en avalant trois bananes.Dole ou Chiquita, même efficacité éprouvée! Holà! Ne vous précipitez pas trop vite sur votre circulaire ProvigQ pour voir si elles sont en spécial cette semaine.A 39 cents la livre, ce serait trop simple.Il faut aussi souffrir d’insuffisance rénale pour que cette indigestion de potassium fasse son œuvre fatale.Bref, il faut être réellement malade, ce qui en soi n’est pas une sinécure, pour en finir d’aussi banale façon.Si à l’aide de la visualisation on prétend guérir des pires affections, à l’inverse je m’y suis mise pour m’infliger la grève des rognons.On sous-estime encore trop le pouvoir d’autosuggestion.Avec un peu de volonté, on peut se soumettre aux pires cataclysmes internes.Après ça, il m’a suffit de manger trois bananes pour passer de l’autre côté du miçoir.A ce jour, le plus grand moment d’extase de ma vie immatérielle fut celui de mon enterrement.C’est ce qu’on appelle l’heure de vérité.Qui n’a pas rêvé d’assister à son propre enterrement et d’en être le metteur en scène discret?On découvre enfin qui nous a vraiment aimé, qui nous pleure en silence et qui se rit de notre disparition.J’ai pu observer dans le détachement le plus total ce rassemblement rituel enjolivé par le fleuriste du quartier et écouter mon frère prononcer mon oraison funèbre.«Josée était une fille pleine d’énergie et de potassium.Envoyez vos dons à la Fondation des maladies du rein», a-t-il déclaré un trémolo dans la voix.Après ça, ils se sont gavés de sandwichs et de salade de patate du buffet Saint-Hubert.J’étais bien contente de ne pas être des leurs.A les entendre, j’étais presque un ange sur terre.Rien d’étonnant à ce que je sois retournée parmi les miens.Nous sommes d’ailleurs 150 000 Québécois à trépasser de manière naturelle ou surnaturelle chaque année et à ne pas s’en porter plus mal.Le grand dodo étemel est une véritable délivrance, faites-le savoir à tous vos amis.Que je vous décrive l’au-delà?Je ne suis pas tout à fait sûre d’y être autorisée.Sachez simplement qu’on y retrouve une quantité phénoménale d’anges et qu’en enfer ça tire le diable par la queue, faute de recrues depuis qu’on a libéralisé les péchés.Ici aussi il y a des problèmes mais la différence, c’est qu’on s’en fout.Grève des harpistes, nom- «Dans chaque chose que nous appelons une épreuve, un chagrin, ou un devoir, se trouve, croyez-moi, la main de l’ange.» (Fra Angelico) breuses compressions chez les anges gardiens, nuages à sec, rien ne va plus au royaume du bon Dieu.D’ailleurs, n’approche pas qqi veut le grand patron de ’Eternité.Il faut déjouer neuf paliers de créatures ailées pour arriver jusqu’à lui: des anges, des archanges, des principautés, des puissances, des vertus et des dominations, des trônes, des chérubins et des séraphins, tous syndiqués.C’est pire que le gouvernement.J’ai la chance d’avoir un ange gardien qui fait partie du chœur des séraphins, le plus élevé dans la hiérarchie.Le plus gros boulot aussi.Les séraphins portent six ailes et entourent le trône de Dieu en chantant sans cesse «Saint! Saint! Saint!» Bref, je ne suis qu’à un frôlement d’aile du pardon si je réussis à rencontrer mon ange gardien fie même que Céline Dion et mes amies Brigitte et Louise).Il s’appelle Jeliel et protège les personnes nées entre le 26 et le 30 mars.Il accorde (dixit le livre Notre ange gardien existe) la solidité, la fécondité, la fidélité du conjoint et l’obéissance des enfants, toutes choses dont je me passe très bien aujourd’hui.Le seul ennui, c’est que Jeliel est en «bum out» et joue désormais au cerf-volant avec les étoiles.Peut-être lui ai-je donné trop de fil à retordre ces dernières années.A moins que ce ne soit le mariage de Céline qui l’ait épuisé.Quoi qu’il en soit, on en a profité pour couper son poste et c’est un bénévole qui, à temps perdu, s’occupe de ses brebis égarées.Le prochain rendez-vous disponible est prévu dans trois ans.Et encore, s’il y a «over-booking», la cause peut être remise aux calendes grecques.Y a pas de justice pour les innocents.«Qui sait si la vie n’est pas ce que les hommes appellent la mort, et mort ce que les hommes appellent la vie?» (Euripide) ?Vu: le film Lion King et adoré l’animation signée Disney.Quatrième plus grand succès financier de l’histoire du cinéma: un succès au box office américain et au ciel! Revu: avec bonheur Séraphin (qui n’avait d’angélique que le nom) et sa belle Donalda dans Les Belles Histoires des pays d’en haut.On réveille les morts à Radio-Canada.Aperçu: Bernard Landry à La Moulerie.Les séraphins du premier ministre ont une gueule d’enterrement ou d’après-sondage.Lu: Choses crues (éd.du Boréal), le très beau roman de Lise Bissonnette, ma patronne.Ça commence par des funérailles et le roman tout entier est une lettre subtile et sublime du défunt Téteuse de boss, dites-vous?Ça compte pas, j’suis morte! Parcouru: Le Livre des anges de Sophy Bum-ham (Marabout).Si l’angélologie vous intéresse.Commencé: De l’amour et autres démons (Grasset) de Gabriel Garcia Marquez.La mort rôde comme toujours dans ses romans.Les fantômes et le démon de l’amour aussi.Le bonheur de lire n’en est que magnifié.Josée Blanchette est journaliste indépendante.«On le regarde et on ne le voit pas; Son nom est l’invisible On l’écoute et on ne l’entend pas; Son nom est l’inaudible.On veut le toucher et on ne le sent pas; Son nom est le Subtil.» (Lao-Tseu) LE DEVOIR PLAISIRS Visas Page B4 Tourisme Page B5 Sports Page B6 À Voir Page B10 i B -2 I, K I) E V 0 I H .I- V- V I- N I) Il K I) I 2 4 M A R S 1 9 !) 5 PLAISIRS RECETTES À propos de Choses crues ‘Jla i Les coquillettes de Vitalie Vous raffolez des anchois et ne jurez que par le persil plat?Les choses crues vous transportent?Alors tant mieux, ces coquillettes qui me réjouissent au plus haut point feront enfin votre joie.Dans votre grande casserole faites bouillir de l’eau, beaucoup d’eau, à gros bouillon.Salez généreusement.Une cuiller à soupe de sel de mer par litre d’eau.Versez là-dedans vos coquillettes: 125 grammes par convive en plat principal ou 75 grammes en guise d’entrée.Brassez bien jusqu’au retour d’ébullition, pour éviter qu’elles ne s’agglutinent.Pendant que les pâtes cuisent, faites la sauce.Au marché vous avez choisi une belle botte de persil plat: du persil italien à trois feuilles.Vous le rincez à grande eau pour débusquer le sable qui prend plaisir à s’y cacher.Vous éliminez les tiges.Au robot vous ajoutez au persil une boîte d'anchois et son huile.Vous «puisez» une ou deux secondes, une dizaine de fois, juste ce qu’il faut pour hacher assez grossièrement le persil et intégrer les anchois.Pas question de faire une crème qui perdrait tout intérêt.Le persil doit croquer tantôt sous la dent.On doit reconnaître ça et là, quelques morceaux d’anchois.Au fond de votre plat de service des grandes occasions, versez la «sauce».Poivrez généreusement.Réservez pendant que vous vous occupez des pâtes.Comme Vitalie, vous les aimez tendres à cœur mais encore fermes à la dent, «al dente», comme aurait dit François Dubeau, qui connut l’Italie à la soqrce.Egouttez vos pâtes, mais pas trop, puisque vous le savez, les pâtes égouttées cuisent encore.Un CONSOMMATION Avec Daniel Pinard Le lundi 21 h ou le samedi 17 h peu d’eau en surface, voilà ce qui leur faut.sans quoi elles colleront les unes aux autres.Versez donc rapido presto vos pâtes dans le plat de service.Brassez bien.Humez moi ce parfum! Un vrai péché! Mais qui n’a rien de sulfureux! Note: Cette allusion au soufre vous étonne?Vous vous demandez qui est François Dubeau?Et encore qui est cette Vitalie?, C’est que vous n’avez pas encore lu Choses crues.A dévorer sans plus attendre.Dans toutes les bonnes librairies.Carré d’agneau à la moutarde Pour deux ou trois personnes, vous avez choisi un carré d’agneau de sept ou huit côtelettes.Vous avez exigé de l’agneau frais du Québec, le meilleur et de loin! Votre aimable boucher vous a bien sûr offert de séparer les os des côtes à la base.Une petite incision à la scie, voilà qui vous facilitera la découpe au moment du service.Au comptoir, vous laisserez reposer pendant une demi-heure votre carré pour assurer tantôt une meilleure cuisson: l’agneau sera rôti à l’intérieur et chaud au rose à cœur.Tout juste avant de mettre au four, recouvrez le carré d’une fine couche d’une pommade faite de beurre doux et de moutarde de Dijon.Disons une demi-tasse de beurre doux et autant de moutarde: faites-le mélange dans une assiette, à la fourchette.Etendez-la à la spatule ou au couteau.Sur la pommade, saupoudrez ensuite de fine chapelure et faites en sorte qu’elle adhère bien au beurre moutardé.Voilà! Faites griller au four à 375 ° F pendant 25 à 30 minutes.Impossible pour moi d’être plus précis pour la durée de la cuisson.C’est une question de four et aussi de coupe de viande.Aussi vaut-il mieux comme toujours, se fier au thermomètre.L’agneau est à son meilleur rose, plutôt que «bien cuit» ou saignant.Surtout n’allez pas servir le carré immédiatement à sa sortie du four.Couvrez-le d’une feuille d’aluminium et laissez-le reposer pendant une dizaine de minutes: la chaleur et les jus se répartiront uniformément.Ail rôti J’aime bien servir ce carré d’agneau avec des têtes d’ail rôti.Pour chaque convive, une tête d’ail bien ferme, en peau.A l’aide d’un couteau d’office, on prélève un centimètre à la cime pour permettre DANIEL PINARD ?tantôt à la vapeur de s’échapper.On badigeonne d’huile d’olive, et on met à griller sagement sur la lèchefrite en même temps que le carré d’agneau.L’ail cuit perd sa vigueur pour prendre un fin goût d’amande.A table, chaque convive presse l’ail à la fourchette: de chaque gousse s’échappe de l’ail en crème.Lentilles au vin rouge Pour quatre convives, une tasse de lentilles vertes du Puy.Elles sont tellement meilleures et plus rapides à cuire.Inutile de les mettre à tremper.Dans une casserole, rçcouvrez vos lentilles de deux tasses d’eau froide.Evitez de saler: voilà qui ralentit la cuisson, fait durcir la pellicule de surface.A haute flamme, amenez à ébullition.Réduisez la flamme et recouvrez pour laisser tout doucement frémir jusqu’à ce que les lentilles soient presque tendres: disons une quinzaine de minutes.C’est le temps d’ajouter le vin rouge: une tasse de vin bien corsé.Recouvrez et laissez cuire cinq minutes.C’est le temps d’ajouter le vin rouge: une tasse de vin bien corsé.Recouvrez et laissez cuire cinq minutes de plus.Salez, poivrez et le tour est joué.Variation: à l’émission Consommaction, j’ai tout de suite versé le vin rouge en début de cuisson.Mieux vaut attendre un peu.Le vin rouge, comme le sel, ralentit la cuisson.J’ai aussi à cette occasion proposé des lentilles brunes plutôt que les lentilles vertes du Puy.Les lentilles brunes, avouons-le, sont moins bonnes.En plus, elles exigent plus d’une heure de cuisson.Moins bonnes et plus longues à cuire, elles sont cependant moins chères.En plus, on les trouve partout.Quelles que soient les lentilles choisies, on pourra bien sûr ajouter en début de cuisson un oignon, une carotte, une branche de céleri, pour parfumer.On ajoutera en même temps une pincée d’herbes de Provence.On éliminera les légumes en fin de cuisson, mais ça vous le savez.Poires en dés, dorées au beurre On choisira des poires à peau lisse, mûres mais encore assez fermes.Inutile de les peler.On les tranche en dés.On les fait rapidement sauter au poêlon, dans un peu de beurre doux.On sale, on poivre.Délicieux avec les lentilles à cause du contraste de textures.Fêta grillé aux noix de Grenoble et ses figues chaudes au miel de romarin Vous aimez bien le fêta grec, ce fromage paysan salé et granuleux que vous servez habituellement en entrée avec des olives noires?Moi aussi.Vous serez peut-être étonné d’apprendre qu’on peut aussi servir le fêta chaud.Comme le chèvre auquel il s’apparente il décuple alors son parfum, perd en même temps de sa rusticité.Les Grecs qui connaissent bien les vertus du fêta, le réchauffent au poêlon.On en fait des tranches d’un centimètre d’épaisseur.On les farine légèrement.On les fait dorer en surface au poêlon à chaleur moyenne dans un peu d’huile d’olive.Chaud à cœur, le fromage s’apprête à fondre.Une rasade de retsina: on invoque Socrate.Le nom de ce plat simplissime: le «saganaki» en grec ça veut dire «petit poêlon».Inspiré du «saganaki», je vous propose aujourd’hui un plat sublime.Vous trancherez du fromage fêta en portions d’un centimètre d’épaisseur.Sur la tranche vous déposerez quelques noix de Grenoble grossièrement hachées.Vous réchaufferez à four chaud (350 ° F) pendant une dizaine de minutes ou vous ferez dorer, immédiatement sous le grill, le temps qu’il faut: deux ou trois minutes, à haute surveillance.Vous servirez ces tranches de fêta bien chaud dorées en surface, avec des figues fraîches que vous aurez tranchées en deux sur le long sans les peler et que vous aurez réchauffées à feu doux au poêlon dans un peu de miel parfumé au romarin.«Parfumé au romarin?».Pas de panique: on amène le miel à douce ébullition.On.ajoute une branche de romarin en débit de parcours.On dépose dedans ses figues tranchées, du côté de la tranche.C’est prêt quand c’est à peine chaud.Un dessert d’une très grande simplicité: dans votre assiette, tout le soleil de la Méditerranée.PUBS Pour nous faire parvenir un texte, écrire à: Les Petits Plaisirs, Le Devoir, 2050, De Bleury, 9e étage Montréal (Québec) H3A 3M9; ou envoyer par télécopieur: 985-3340 Les textes doivent nous parvenir avant 16 heures le mercredi.Conditions de paiement: carte de crédit obligatoire A LÀ PROCHAINE Billet doux, feuillet froissé par l’émoi, fleur bleue, moderne ou éclatant, “À la prochaine” le lieu du rendez- vous avec.lui, elle.?Sabine, 46 ans, professionnelle sereine, aimant musique, mer, montagne et plaisirs rêve d’être séduite par homme intelligent, gentil, déluré, ouvert, chauve ou pas, audacieux.Etude de compatibilité constitue perspective agréable.Enlèvement considéré improbable.Maris et ronfleurs s’abstenir.Dossier 10309.Elle habite en banlieu-nord de Mtl.Elle sourit du matin au soir ou vice et versa.Elle aime la nature, la campagne, la danse.Elle s’intéresse aux arts, à la musique, aux sports.Elle se dit experte à goûter les plaisirs de la vie.Elle est grande de corps (5’10") et de coeur aussi.Elle est née en 1939, a les yeux bleus, cheveux bruns.Elle est transportée par la tendresse, la sensualité, le romantisme et le raffinement.Elle rêve d’aimer, de se savoir aimée, désirée, maintenant et pour toujours.Et lui?Serait-ce toi en tout réciprocité et toute complémentarité?Dossier 10311.Trois chouettes filles, quarantaine jeune et heureuse, invitent un samedi soir, trois gars a nos fourneaux.Rires assurés.Au menu: imagination, fantaisie, mousse au chocolat et tutti frutti.Hosier 10312.Québec, f, 45 ans, professionnelle, mi-intello, mi-sportive, aimerait rencontrer h avec qui partager conversations, lectures et cinéma; cet ami, je souhaiterais qu’il soit cultivé et qu’il accorde beaucoup d’importance à la complicité, l’humour et l’intimité.Dossier: 10313.Professionnelle de Québec, 2e versant de la quarantaine, plutôt intello, sportive pour le plaisir et la forme, rieuse, follement enjouée et énergique.Apprécie beauté, harmonie et chaleur en tout.Recherche compagnon avec mêmes qualités et intérêts.Au programme: partage d’activités culturelles et sportives, de réflexions sur ce qui bouge ici et ailleurs, et de plaisirs de la table.Dossier: 10314.Professionnel, retraité, à l’aise, résidant de Longueuil, âge passé 70, paraît 60.5’4”, 165 lbs.Activités: vélo, ski, natation, danse sociale, aimant musique classique.Cherche dame joyeuse, non-fumeuse.Prière d’écrire courte lettre avec photo.Si il y a entente, on parlera d’un but sérieux.Dossier: 10316.Professionnelle cadre, 46 ans, savoure tant le doux confort de la maison que les voyages; les films, les concerts et livres que le jardinage et la marche; les discussions que le silence.Cela avec la complicité d’un compagnon, libre, non-fumeur.A deux, les saisons sont encore plus belles! Dossier: 10315.Professeur, brune, jolie, 5’7”, mi-sportive, aimant cinéma, voyages, lecture, idiome.Cherche homme libre, 510”, de 52 à 58 ans, cultivé, simple, honnête, capable d’aimer et être aimé, affinités semblables.Dosien 10317.JOSEPH (JOS) CHAMPAGNE, preneur de son à l’O.N.F., a maintenant 76 ans.Il souffre de la maladie d’Alzheimer.Sa fille fait appel à ceux et celles qui l’ont connu.J’aimerais recevoir un mot me parlant de lui, relatant une anecdote, ce que cet homme vous laisse comme souvenir.Merci! Ecrire à Josée Champagne, dossier: 10310.* MAURICE, de Saint-François à Saint-Pascal, tu as pris beaucoup de temps pour faire si peu de chemin: soixante-dix ans.Tu franchis un grand cap.Bon anniversaire! Des amis qui te veulent du bien et qui partageront volontiers une bonne bouteille avec toi!.Enfin, ô loup.Dans la tanière imaginaire, Nourris de tes caresse solaires, La louve se prépare, Mêlant les ferments de la terre, Aux tendresses de l’atmosphère, S’enduisant des parfums lunaires, Rêvant aux rites planétaires.Pour te fêter de belle manière.Enfin, ô loup.La louve.Aux Canadiens Atome «C» de Longueuil (la sainte flanelle de la Rive-Sud) nos félicitations pour les performances de toute la saison, et tout particulièrement lors des séries.Les parents du Tricolore.u A LA CRIEE Si vous voulez que tout le monde le sache rapidement.Une nouvelle, un message, un graffiti.L’écran des créations, des projets, des réunions.I A LA RESCOUSSE Vous avez besoin d’un bon joueur, d’une associée, d’un cavalier, d’une alliée, d’un fils, d’une partenaire, d’un ami, d’une guide, de bras.Homme de 26 ans, recherche hommes et femmes de 20 à 40 ans pour former un groupe amateur de dégustation de vin.Tél: 271-2153.tout pour le vin SPECIAL POUR PÂQUES "Screwpull, lever model" Offre valide jusqu’au 15 avril 1995 jusqu’à épuisement des stocks en inventaire Prix: 159 $ + taxes 1231 , avenue Bernard Ouest, Outremont (514)273-3104 L'ENTREVUE j^ilcs connaissance avec une personne remarquable chaque lundi.In Mémoriaux Une rose ne dure que quelques jours.Le cœur , doit durer toute la vie.Le don In Memoriam est un hommage à la vie.if U FONDATION DES MALADIES DU COEUR DU QUÉBEC Tel.: ‘(514) 871-1551 I 800 567-8563 -J CANTONS DE L’EST / LES ErablièreS DU OUÉBEC LAURENTIDES MONTEREGIE SECTEUR RICHELIEU Pour répondre aux annonces, écrire à: dossier ttOOOOO, Ijes Petits Plaisirs Devoir, 2050, De Bleury, 9e étage, Montréal ((Juéhec) H3A 3M9 Sucrerie des Normands 426, ch.Ceorges-Bonnalie, Eastman.Aut.10, sortie 106.Repas, produits de l'érable, glissade, promenade en traîneau, équitation.(514) 297-2659 LANAUDIERE Cabane à Sucre Chez Pépère 2975, rang St-Jacques (route 341 Nord).St-Jacques-de-Montcalm.Repas, musique, danse.Spécial 30è anniversaire.2 tirages, valeur 1000 $ en prix.(514)839-3369 Cabane Bernard Duquette 440 Rang Montcalm, Ste-Julienne (Montcalm) JOK 2T0.Repas, danse, produits.Location de salles.ligne directe de Mtl.(514)831-2472 Érablière Germain Latendresse 67, route 125 Nord.Saint-Esprit.Repas, musique, tire.Promenade à chevaux incluse dans le prix du repas.Réservation : (514)839-2281 Sucrerie À l’Orée du Bois 11381, Lafresnière, St-Benoit de Mirabel.Petite cabane familiale, de style rustique.Accueillons jusqu'à 100 personnes.Repas de cabane offerts à I année.Réservation: (514) 258-2976 a MONTEREGIE 0 SECTEUR ' VAUDREUIL Sucrerie La Seigneurie 2970, boul.Hardwood, Vaudreuil.Repas à volonté.Permis SAQ.Tire sur la neige.Promenade en traîneau.Capacité 200 personnes.(514)455-2904 a MONTEREGIE & SECTEUR RICHELIEU Cabane à Sucre L’Hermine 212.Rang St-Clurle», St-Chrykwtome.Route 209 m 138.Reconnu 5 fades.Bed ft Breakfast Ambiance chaleureuse Rmw « aotontigis Acte» hmampét.(Wt / pVsem.Prude groupe nr».(514)826-3358 Domaine de L’Érable Ste-Rosalie 400, Rang des Érables.Ste-Rosalie, Route 20, sorti’ 138.Ouvert à l’année.4 salles.Animation.Ballade ; de chevaux gratuite.Choix de 15 plats.RSVP: (514)799-3322 Domaine St-Simon 925.4c Rang.St-Simon.Aut.20, sortie 138.Typique, campagnard, accordonnistc.Spécialité: les écoles sur semaine.Réservation: J De m,1:953-0673 (514)798-2334 Érablière Au Sous-Bois 164, ch.Sous-Bois, Mt St-Grégoire.25 min.de Mtl Aut.10, sortie 37.Suivre enseignes bleues «Érablière» Mont St-Grégoire*.Cap.800 pers.4 salles à manger.1-800-361-6368 (514)460-4069 Érablière du Chalumeau 864 route 104, St-Grégoire.Aut.10, sortie 37i .Repas traditionnels, promenade en traîneau; S/manger 300 personnes.Spéciaux pour groupes.(514)347-5096 Érablière Raymond Meunier &’ Fils ig des 54, Richelieu.30 min.Mtl.Aut.If , 59.Adulte; fin sem.12 $, semaine 9 $ (taxe! • Apportez votre vin.Promenade en traîneaf (514)347-0757 325 rai Pour réservation publicitaire, 9R5-JJ22 K I) K V ON!.I.K V K X I) li K DI 2 1 M A II S I !) î) 5 K a VINS û "ê REER sous verre \ y fV ![?1 s%] » c pi CmsF- mm fd- uLa, RESTAURANTS Tapas et flamenco JOSÉE BLANCHETTE L% endroit ne paie pas de mine, du moins à première vue.Et pourtant il semble en inspi-1 rer quelques-uns: à la table à côté, un couple s’embrasse à bouche que veux-tu.Un véritable brasier espagnol.En sourdine, du flamenco, des claquements de talons, des castagnettes.Juan adore les baisers (jamais en mangeant), les femmes aux yeux charbonneux et le fromage de chèvre baigné d’huile d’olive.«Chez nous en Espagne, la chèvre, c’est la vache du pauvre.C’est un animal utilitaire et domestique, capable de supporter les pires sécheresses et de se nourrir de plantes aromatiques.» Sa mère était chevrière en Andalousie et fabriquait des fromages tel!?que le ronda, le grazalema et 1; aracena.Il n’était pas rare de la voir traire une chèvre dans la nie, à la demande d’une cliente venue faire remplir; son pot de grès.«Dieu ait son aine, dit Juan.Elle est morte comme ^a, pia pauvre mère: accroupie, en (rain de traire une chèvre.» j Casa Tapas existe depuis l’automne (lemier et Juan en a fait son restaurant du jeudi soir car on y présente des spectacles de flamenco, danses et chansons confondues.Il faut voir Juan Accompagner la chanteuse de sa table, fee servant des coquilles de palourdes vides pour s’en faire des castagnettes.Hilarant et très olé-olé! fj Nous avons commandé deux Verres de xérès en attendant les tapas, les fameux hors-d’œuvre espagnols.«Le mot “tapas” vient du verbe “tapar” qui lui-même veut dire "couvrir”, m’explique Juan.Il en existe des centaines.Le premier tapas était une simple tranche de saucisson dont on recouvrait le verre de xérès pour empêcher les mouches de tomber dedans.» J’ai laissé Juan commander ses tapas préférés.En bon macho, il a trouvé ça normal.D’abord il prend toujours les palourdes au vin blanc et à l’ail pour se mettre en train, puis une friture, les croquettes de crevettes et aussi les escargots à l’andalouse, qu’il trouve pres-qu’aussi bons que ceux dont sa mère détenait le secret «Ils n’ont jamais été égalés depuis mais ceux-ci ne sont pas mal pour de l’exportation.» Tous les tapas sont présentés dans des plats de terre cuite, baptisés à l’huile d’olive et à l’ail.Ils vous donnent une haleine à faire fuir un taureau.Les palourdes sont excellentes mais il vaut mieux les arroser de citron que de cette sauce à l’huile d’olive et à l’ail qui nappe le fond du plat.Je résiste à l’envie d’y tremper mon croûton de pain comme le fait Juan.Les croquettes de crevettes, une base de sauce béchamel aux crevettes de Matane sous une panure dorée, fondent dans la bouche, moelleuses.Les escargots apprêtés aux tomates, à l’ail et aux champignons embaument l’huile d’olive et nous n’en faisons que quelques bouchées.Les produits sont frais et les saveurs franches.Le deuxième service de tapas est tout aussi copieux.Juan a commandé des cailles à la sévillane et une tortilla de patatas, cette spécialité du pays, mi-omelette, mi-patates.Les deux cailles sont parfaites dans leur sauce à l’orange et l’olive verte.La chair encore humide se détache des os.Pour ce qui est de la tortilla, je regrette de ne pas avoir davantage d’appétit pour attaquer ces quatre quartiers d’omelette dorée à l’huile d’olive et garnie de pommes de terre.Juan félicite le serveur (et propriétaire) sur la qualité de ses tapas.Jean-François Pico et son jumeau Marc-André sont nés de mère canadienne et de père espagnol.L’un officie en salle, l’autre en cuisine.Leur petit restaurant propose les tapas de 16h30 à minuit tous les jours et fera les beaux jours de la rue Rachel cet été à l’heure où les terrasses sont bondées et où les appétits se creusent sans crier gare.La formule des tapas convient tout à fait avant ou après le spectacle et durant les nombreux festivals qui envahiront le macadam cet été.Il faudra voir à garder du xérès (et du bon) au frais.Le pain dans la corbeille est quant à lui des plus frais, farineux à souhait En guise de dessert, Juan serait bien reparti avec la chanteuse, je le voyais à ses yeux langoureux et son accent qui se faisait de plus en plus lourd.Un café l’a fait se ressaisir et une crème brûlée maison l’a conquis.Pas une fois il n’a été question de flétan.Il faut dire que Juan est de la race des maquereaux.Avec son couteau, Juan s’est taillé un cure-dent dans un petit bout de bois qu’il trimbale au fond de sa poche à cet effet.Dans ce geste j’ai vu toute l’Andalousie défiler et j’ai su que le repas était terminé.Un repas pour deux coûte environ 35 $ avant xérès, taxes et service.CASA TAPAS 266, rue Rachel Est Tél.: 848-1063 Ouvert tous les soirs de 16h30 à minuit.Spectacle de flamenco le jeudi à partir de 20h.Cave à vins, ô petit temple érigé à la béatitude, orgueil bien logé en casier étagé, retraite fermée du jus de la treille, cave à vins, pourquoi demander à l’avenir de s’occuper du présent en fondant ce refuge étonnant d’espoirs roupillants (REER)?Je vous le demande.Et puis avez-vous réellement, sincèrement besoin d’une cave à vins?Vous avez raison si vous dites non et vous avez raison si vous dites oui en mettant volontairement tous vos œufs sous la même voûte.Vous pourriez déguster, en lisant ces lignes, plus de 75 % des vins actuellement disponibles en tablettes sans avoir le moindre remords et avec le plus grand plaisir car ils ont vu le jour pour être bus au grand jour, sans faire l’ombre d’un détour à la cave: leur fruité est leur raison d’être.Dans ce sens et si vous tenez réellement à votre REER, si petit soit-il, videz votre «dépense» pour y loger casiers de métal (85 $ pour 152 bouteilles) ou de bois (150 $ pour 104 bouteilles) que vous garnirez pour l’année qui vient de «bons petits boires de dépannage», économiques, disponibles, variés.et meilleurs que «Notre vin maison».A raison de six flacons, je vous propose en blancs les classiques suivants: le Muscadet sur lie de Chéreau Girré 1993 (12,58 $R*), le Soave Classico Superiore 1993 d’An-selmi (12,67 $ R), le vibrant, nerveux et expressif Château Bertinerie 1994, un joli Côtes de Blaye aux notes de pamplemousse (13,94 $ S), le classique Chablis 1994 de Drouhin (17,92 $ R), le rond et beurré Chardon-nay américain 1993 de Wente (11,86 $ R) et encore, pendant qu’il reste du généreux millésime 1990, le Riesling d’Hugel (15,16 $ R).Ajoutez à cela quatre bouteilles du Crémant de Bourgogne Bmt de la Cave de Viré (17,27 $ R) et quatre autres du Champagne Pommery Brut (on ne sait jamais ce qui peut arriver dans une année).Complétez avec trois Muscat de Rive-saltes 1993 de Cazes (21,68 $ S), trois Loupiac Château du Cros 1989 (23,28 $ S) et enfin trois Fino Tio Pepe bien secs (15,14$ S).Pour les rouges, toujours à raison de six échantillons, le millésime 1993 de la Réserve du Vieux Colombier (10,13 $ R), nettement meilleur que le 1992, regorge de fruits sur des tanins encore fermes.Une affaire! En plus velouté et peut-être avec plus d’extraits, il faut se procurer le Cabemet Sauvi-gnon Réserva 1991, El Bosque Estate, de la maison chilienne Casablanca (14,37 $ S).Complétez la mini-cave avec le structuré Cosme Palacio & Hermanos 1991 (13,84 $ R), le Camay (de terrasse) 1993 de Marionnet (14,53 $ R), le Bourgogne 1992 de Ro-det (16,05 $ R) et le toujours fiable Côtes-du-Rhône-Villages Benjamin Brunei 1991 (16,64 $ R).Bien sûr, deux demi-bouteilles de Porto Vintage Graham’s Malvedos Centenary 1990 (16,07 $ S) et deux autres du LB.V.de Taylor’s 1988 (17,52 $ R) ne feront pas de mal.Attention! Une visite des lieux aux amis peut en altérer le contenu.Les grands vins, ceux qui auront gagné en complexité après avoir bien roupillé sous verre, exigent un palace avec un minimum de 60 % d’humidité (pour conserver l’élasticité aux lièges) et une température constante d’environ 15 °C.Plus elle sera élevée, plus l’évolution se fera rapidement.L’inverse est aussi vrai.Serge Saint-Laurent, le vétéran des artisans dans le domaine, pourra vous la tailler sur mesure ou, encore, la SAQ pourra vous louer chez elle, au Pied-du-Courant, des espaces pouvant loger jusqu’à 2000 cols, sinon il faudra se tourner vers les celliers — sortes de réfrigérateurs sophisti-J eau qués — aux contenances et Aubry apparences multiples.Le plus ?populaire, le Vintage Keeper fabriqué en Ontario, est parmi les moins chers.Autour de 1000$ pour celui de 200 bouteilles.Suit le cellier encastrable américain U-1 ine (1200 $ pour les 60 bouteilles) et les luxueux Transtherm et Eurocave européens dont il laut compter jusqu'à 5000 $ pour loger 500 bouteilles.Pour garnir tout cela et selon les disponibilités actuelles, en blancs: Château de Chamirey 1992, Mercurey (25,11 $ S), le fabuleux, l’excentrique, le très persuasif Sauvignon 1994 de Cloudy Bay (21,71 $ S), l’immortel Vouvray 1992 de Foréau (19,44 $ S), le fringant Pur Sang de Dagueneau (42,62 $ S), le subtil Pessac-Léognan Château Couhins-Lurton 1992 (30,19 $ S), le Meursault 1993 parfaitement équilibré de Chartron & Trébuchet (35,33 $ S) et le plus qu’intrigant Vin Jaune 1983 du Château Chalon (55,24 $ S) dont la part de mystère s’accroît à la consommation.Il faudrait profiter, en rouge, des bourguignons Vosne-Romanée 1990, Domaine Jean Grivot (45,20 $ S) et Nuits-St-Georges 1990 1er Cru les Fleurières, Domaine Jean-Jacques Confuron (38,86 $ S), d’Australie, l’opaque Shiraz 1991, Cuvée Eileen Hardy (22,87 $ S), du Chinon 1989, Château de la Grille (24,74 $ S), du Mas de Daumas Gassac 1992 (25,73 $ S), du Rioja Contino Riserva 1989 (27,59 $ S) et du superbe Hermitage 1992 de Chave (61,18 $ S).Je n’oublie surtout pas les Portos Vintages Quinta de Vargellas 1991 (46,01 $ -S) et Cock-bum’s du même millésime à 39,97 $ S: de véritables refuges d’espoir roupillant en bouteille! Les spécialistes Serge Saint-Laurent (514) 488-2811 Vinum Design (514) 985-3200 lx's Millésimes (514) 284-2613 la Cave à Vins (514) 676-6447 Bacchus 1994 (514) 273-3104 SAQ.: (514) 873-5719.Vin-plaisir de la semaine Rimauresq 1991, cru classé, Côtes de Provence (18,12 $ S): le rideau de velours est tiré, le premier acte que l’on hume de loin laisse aux effluves de syrah le soin de charmer, de ses notes florales et finement épicées, le premier rang des goûteurs-spectateurs ébahis.Puis, harmonieusement, le second acte fond sur scène avec tant de délicatesse que la foule en liesse ne peut qu’applaudir de satisfaction.Décidément un théâtre de cru! *R signifie produit régulier et S, spécialité.dune passion, Une ave à vins n’cst pas un luxe.Ces! une passion.Un trésor.Une source de plaisirs qui, jour après jour, accompagne nos humeurs.Un repertoire de sensations.Le reflet de notre personnalité.Serge Saint-Laurent artisan, douze ans d’expérience dans la réalisation de cave à vins.CONSULTATION-CONCEPTION RÉALISATION-DÉCORATION (Services d’un expert frigoriste disponibles) Serge Saint-Laurent CAVE VINS (514) 488-2811 -a’Z'-VVv -A S>p .kK PS ^ GOtT^ Cuisine italienne PDIMADONNÀ Bar sushi ~C*et tvSte.tour toute question (.) réclamant raffinement, doigté et célérité.-Joscc Blanchette 1170.RUE PEEL MONTRÉAL TÉL: 866-7816 Traiteur • 7042 ïsto Gestion d’événements • Cuisine gourmande 2391 Ste-Catherine est, Mtl RS VP 597-0984 Lundi au vendredi 11 h à 14h -Mercredi au samedi 18h à 22h Vo&/tôte& :ffttij,/c c/ie/ • Q)odo./c maître d' Table d’hôte midi-soir incluant leur tarte tatin ¦ l’une des meilleures en ville- 1444 Metcalfe Les Cours Mont-Royal Stationnement intérieur -Josée Blanchette Tel.: 842-3636 Fax.: 842-0074 BS Métro Peel Morali RESTAURANT lcs(Erppprtp8 iPretonnes» Spécialités: Crêpes bretonnes, coquille Stjacques, crevettes à l’ail, soupe à l'oignon, salade verte, escargots, fondue suisse Le Triskell L'Escale Bretonne 3470, Saint-Denis, Montréal 4007, Saint-Denis, Montréal 281-1012 (métro Sherbrooke) 843-6354 Restaurant j!2 (£X JS/a/2 c extraordinaire cuisine szechuanaise En soirée ET à volonté: 40 différents plats au choix pour 16,95 $p.P.Déjeuners d'affaires et menus à la carte (18.95 S p.p.le samedi) 1232, avenue Greene, Westmount (emplacement du Palais d'ivoire) • Réservations: 932-1244 RESTAURANT CUISINE FRANÇAISE APPORTEZ VOTRE VIN Fermé le lundi 4720, rue Marquette (coin Gilford) Monfréal .0 o i » 524 4187 le di:ki\ii:r viceroy de i/iivde c/ A NV* •le décor esl sobre (.).mais les surprises sont d’un autre ordre, plus spirituelles, pour ne pas dire dirlnes- -Joséc Blanchette Tous les jours de 18 à 24 h.Le midi: pour groupe seulement 2 8 4 - 3 8 2 3 Cuisine du monde GLOBE «Le thon grillé.est à pleurer de plaisir» Josée Blanchette 3451, rue St-Laurent r PHAYATHAI Restaurants A Fine CLiisine 1235, rue Guy Thaïlandaise Montréal (du sud) » 933-9949 s .If 205, rue St-Jean 1 h 1/2 de f stationnement gratuit L Vieux Longueuil ijfea, au Faubourg Ste-Catherine lon=: 651-6107 J r—— Tl5 S030 Sherbrooke ouest Tél.:(514) 488-5716 ^ Pour réservation publicitaire, composez le 985-3322 A «queW Les critiques sont unanimes! Le menu succinct fait dans le terroir et la table I C " oernardin BBBBmB d'hôte dans la simplicité retrouvée».Joscc Blanchette «Un vrai bon petit restaurant» Françoise Kaylcr 387, Bernard ouest, Montréal Tel: (514) 948-1981 lu \ T*J fWidjwr - rm/tr Pour les néophytes el les connaisseurs de cuisine indienne.Brunch de I2h00 a I4h50 Tous les dimanches 2077.rue Stanley ®845 9015 metro PEEL stationnement gratuit en soiree' L'Alsace à Montréal.! Les Avionautes Spécialités authentiquement alsaciennes lit Table d’hôte le midi - lundi au vendredi -» 1 lh30 à I4h00 5,95 $ à 13,95 S Table d’hôte le soir - lundi au samedi !7h30 à 22h00 9,95$ à 16,95$ Un verre de bon vin ou une bière alsacienne vous est offert gracieusement.1393, boui René-Lévesque Est Face à Radio-Canada RS VP: 528-7669 L E I) E V 0 I R .L E V E N I) R E I) I 2 4 M A R S .1 0 9 5 4 ?LE DEVOIR ?La cité des tous tes New York ncfc ville qui ne dort, jamais La Big Apple se laisse croquer DIANE PRÉCOURT LE DEVOIR ni* ¥.artout au monde, les chauffeurs de taxi sont des sources de renseignements souvent précieuses, à certains moments intarissables.Cette fois, depuis l’aéroport de La Guardia jusqu’au centre-ville, j’en ai eu pour mon argent 20 $ US et 30 minutes de leçons de choses, de la politique à la qualité de la vie, pour qu’il lance enfin dans un anglais mâché que «New York ne dort jamais».Cette ville bouge constamment, elle craque de partout.C’est la ville des superlatifs et de tous les possibles, où les gens sont tout le monde et personne, où il y a toujours plus et en plus gros, où se côtoient extrême richesse et désolante pauvreté, célébrité et anonymat.Sept millions d’habitants dont un million et demi dans l’île de Manhattan seulement, ça fait tourner une cité.Rien qu’à Rockefeller Center, ils sont 200 000 travailleurs qui se joignent chaque jour aux quelques millions de personnes à s’engouffrer dans le métro à l’heure de pointe.New York sous son vrai jour, c’est pendant un working day.Il faut les voir sortir de Wall Street sur le coup de 17 heures, flegmatiques et impénétrables, ceux-là mêmes qui viennent de régler une partie du sort du monde! Si le quartier des affaires se vide littéralement après les heures ouvrables, l’achalandage de Little Italy et du Chinatown qui l’envahit commence à déborder vers l’ouest, développant le secteur de Chambers Street près du World Trade Center.Le Chinatown, promenade du dimanche par excellence le long des marchés à ciel ouvert, réunit la plus importante agglomération de Chinois hors de Chine.C’est classique: certaines communautés sont plus importantes à New York que dans leur propre capitale d’origine.De la terrasse d’un café ou par la fenêtre d’un restaurant, au musée, à l’hôtel ou dans la rue, ce qui défile sous nos yeux est un véritable documentaire-fiction dont les scènes relèvent du plus pur scénario américain, pardon, new-yorkais.Et sans fin.Les couleurs du cosmopolitisme ont fabriqué à New York une société distincte et d’une certaine façon homogène, avec ses propres codes et ses grands mouvements qui rayonnent sur toute la planète.On en palpe les courants dans les quartiers branchés de Greenwich, East Village et SoHo (SOuth of HOuston Street), ou ceux qui émergent tels West Chelsea (au nord de Greenwich) et Circle Line (Columbus Avenue, Amsterdam Avenue).Et s’il est certains arrondissements où madame promène tranquillement son chien le dimanche, comme Upper East Side, les rues peuvent changer brusquement de «vocation» d’un quartier à un autre.Flat Iron Building, le premier gratte-ciel de New York.PHOTO JACQUES BOIVIS /?ÔÏÏR~PLÂNÏFiËR"VQŸÂG€s3:ÂFTÂÏR€S€TV^CÂNCËS\ VOYAGES Laissez-vous conseiller et guider par notre personnel compétent et multilingue (français, anglais, allemand, grec, arabe et hébreu) Téi.: (514) 935-2900 Fax: 935-1174 c Nous vous offrons LE MONDE à des prix compétitifs NTINENTS TRAVEL e Sherbrooke 0., bur.100 Mtl \ PHOTO OFFICE DE TOURISME DES ETATS-UNIS Lower Manhattan vu de l’Empire State Building.wfwi «çs&f Le monde en miniature Au delà des circuits officiels comme la statue de la Liberté ou l’Empire State Building, marcher dans Manhattan est une activité en soi: hormis quelques recoins mal famés, on n’y sera pas déçu.C’est le monde en miniature: restaurants aux cuisines internationales, célèbres édifices aux sommets qui vous en mettent plein la vue, boutiques branchées, classiques ou haut de gamme.Si le taux actuel de notre devise n’encourage guère les grands élans de magasinage, on peut encore dénicher à New York certains produits introuvables ailleurs et qui défient toute concurrence même une fois l’échange calculé.Quant aux restas, la Big Apple se laisse assez bien consommer, et les New-Yorkais, qui vivent beaucoup à l’extérieur de leurs logements trop petits — et très chers —, le lui rendent bien.Le truc, le vrai, pour voir Manhattan dans ses plus beaux atours, c’est de prendre le métro jusqu’à l’extrémité est du pont de Brooklyn puis de revenir à pied en le traversant: une heure de marche sur le compte de la bonne forme et tout le loisir de scruter l’une des îles les plus courues de la planète.Et même si notre mois de mars est plutôt clément cette année, le printemps à New York demeure plus précoce et le soleil y est toujours 800 kilomètres plus chaud.Ceux qui prévoient troquer les œufs de Pâques contre la grosse pomme devraient bien y trouver leur compte.I^New1T ' \ ¦ EN BREF 25 ANS POUR CHANTECLERC Tours Chanteclerc fête cette année son 25e anniversaire.Pour célébrer l’événement, le grossiste propose Le Passeport pour la France et l’Europe qui donnera droit à des rabais de 20% dans des hôtels de qualité.Une cassette vidéo, distribuée gratuitement, permettra également à la clientèle de préparer séjours et voyages outre-Atlantique.Voyez votre agent de voyages.-?- DEUXIÈME CLUB À MONT-TREMBLANT Après avoir acheté Tremblant en 1991 et s’être engagée dans des réaménagements de 450 millions$ d’ici 1996, la société Intrawest a inauguré récemment un deuxième Club à Mont-Tremblant.Comme celui de Blackcomb à Whistler en Colombie-Britannique J (qui compte 600 membres), ce Club s’appuie sur un concept de vacances en multipropriétés, développé par la Corporation centre de villégiature Intrawest (IROC), une filiale à part entière d’Intrawest: selon cette formule, les membres achètent des points dits de villégiature qui leur garantissent un accès an-quel.Egalement propriétaire du centre de villégiature de Panorama en Colombie-Britannique et de Stratton au Vermont, Intrawest est en train de développer Keystone au Colorado, en partenariat avec la société américaine Ralston Resorts, dont l’ouverture est prévue en 1996.Renseignements: IROC-Tremblant, (514) 946-9770.-?- VOYAGES USA La United States Travel & Tourism Association (USTTA) est une agence du Cépartement du çommerce du gouvernement des Etats-Unis.Elle coordonne et négocie les politiques de tourisme international du pays, mène des recherches de statistiques relatives aux divers marchés et dirige de nombreux programmes de développement touristique.Renseignements: Travel USA, 1-900-5350 (service en français); des frais de 2$ la minute sont applicables.-?- HONG-KONG: DES MILLIONS DE TOURISTES Hong-Kong a établi un nouveau record touristique en 1994 en accueillant 9,33 millions de visiteurs, soit une augmentation de 4,4% par rapport à l’année précédente; 185 290 d’entre eux sont venus du Canada (2% du total, comparativement à 8,3% poyr les visiteurs en provenance des Etats-Unis, pays beaucoup plus populeux).Pour la première fois, la République populaire de Chine est arrivée en tête de liste (1,9 million de visiteurs ou 20,8% du total), suivie de la Corée du Sud, du Japon, du Royaume-Uni et de l’Italie.Une hausse générale de 3 à 5% est prévue en 1995.Renseignements: Hong Kong Tourist Association, 347, Bay Street, Suite 909, Toronto M5H 2R7, (416) 366-2389/1098 (télécopieur).-?- 1995 TOP 100 EVENTS L’American Bus Association (ABA) vient de publier sa 13' liste annuelle des «100 meilleurs événements de 1995 en Amérique du Nord», une brochure d’une vingtaine de pages qui en fait une brève description.S’appuyant sur des données fournies par des compagnies de transport par autobus du Canada, des Etats-Unis et du Mexique.l’ABA sélectionne ainsi chaque année des événements se déroulant en des lieux desservis par ses 7(H) membres.Comme événement par excellence, l’ABA a choisi les Jeux olympiques spéciaux qui se tiendront à New Haven.Connecticut du 1" au 9 juillet.Pour obtenir gratuitement 1995 Top 100 Events, il suffit d envoyer une carte postale a I’American Bus Association, 1100.New York Avenue.VW.Suite 1050.Washington, DC 20005-3934.1 / 69630^70 246686^8 L K I) K V 0 1 R , L E V E N D R E RI 2-1 M A R S I !) !) f> B 15 T 0 U R 1S M E Passeports, s’il vous plaît Le bureau de Montréal a 25 ans L'événement est passé inaperçu.Le jeudi 23 février dernier, le Bureau des passeports de Montréal célébrait son 25e anniversaire.Il fut le premier à ouvrir à l’extérieur de la capitale fédérale, devançant ceux de Toronto et de Vancouver, respectivement inaugurés les 2 et 9 mars 1970.Auparavant, on s’en souvient, il fallait envoyer ses demandes par la poste à Ottawa et attendre le retour du courrier.en espérant que tous les papiers avaient été correctement remplis.Aujourd’hui, la plupart des gens préfèrent se présenter sur place: les 28 bureaux régionaux distribués à travers le Canada délivrent plus de 80% des passeports émis chaque année.On connaît la filière: d’abord se procurer le formulaire, dans un bureau de poste ou sur les lieux mêmes, procéder à la cueillette des documents nécessaires (deux photos de format réglémentaire datées et dûment signées, l’attestation d’un témoin autorisé, un acte de naissance officiel, le précédent passeport quand il existe) et s’assurer d’avoir correctement répondu à toutes les questipns.Il ne faut pas oublier, bien sûr, les 35$ à verser (l’Etat ne prend ni les chèques, ni les cartes de crédit).Puis, il suffit de prendre son mal en patience, de prendre un numéro et de s’asseoir sagement.On peut toujours essayer de trouver une plage horaire où la file sera moins longue; ce qui est plus facile à dire qu’à faire, car ce n’est pas tout le monde qui peut s’absenter à n’importe quel moment de son lieu de travail.En cette période-ci de l’année où beaucoup de gens planifient leurs voyages d’été à l’étranger, l’attente risque aisément de dépasser les 30 minutes: mieux vaut alors y aller à deux ou avoir un bon bouquin.Cinq jours plus tard, à moins d’exceptions, le passeport sera prêt.Mais ce sera un bon investissement.Un passeport est un objet précieux, surtout un passeport canadien qui, souvent, ouvre à son détenteur bien des frontières, amollit des réticences ou facilite les procédures d’entrée et de sortie en plusieurs contrées.?Un objet auquel il importe de porter une grande attention car, sur le marché des faussaires ou des trafiquants de tout acabit, un passeport canadien peut valoir une petite fortune.Le passeport canadien a changé avec les années.Il s’est fait plus petit, on peut y apposer une photo couleur, etc.Pour l’essentiel toutefois, il satisfait le même objectif Nor C a z initial: en authentifiant l'identité de son propriétaire, tout passeport atteste que ce dernier est citoyen du pays qui l’a émis et qu’il est autorisé, de ce fait, de se déplacer en des pays étrangers (qui peuvent exiger de l’examiner aux postes de contrôle, quand ils ne demandent pas, en certains cas, des visas particuliers).On peut parfois regretter que le développement des transports et l’expansion du tourisme aient fait disparaître, ou presque, certaines pratiques: en Europe, par exemple, les frontières sont devenues beaucoup plus fluides et il faut presque insister auprès des préposés aux contrôles pour qu’ils apposent leurs tampons.Adieu les collections d’autrefois! Mais c’est vraiment un moindre mal.Depuis 25 ans donc, plus de deux millions de demandes de passeport sont venues de la ?région métropolitaine.En 1970, la première année, le bureau de Montréal en a délivré 48 000, puis 74 000 dès l’année suiyante.A l’heure actuelle, le gouvernement canadien émet, bon an, mal an, 1,2 million de passeports et 16% d’entre eux dans la seule région montréalaise (qui, en plus de celui du Complexe Guy-Favreau, possède d’autres bureaux, à Saint-Laurent depuis 1987 et à Laval depuis m a ii d e l a i s 1992).Au début, le personnel des bureaux régionaux devait aider les requérants à remplir le formulaire de demande et ne devait délivrer des passeports qu’en situation d’urgence.- Très tôt cependant, la responsabilité d'en émettre leur fut confiée.«L’initiative, écrit le fédéral, s’est révélée des plus avantageuses, tant pour le public que pour le gouvernement.La clientèle des bureaux régionaux bénéficiait d’un service personnalisé; le risque d’erreur était ainsi réduit au minimum, et les demandes, traitées plus rapidement.Le fait que les requérants se présentaient en personne constituait un avantage pour le Bureau des passeports sur le plan de la sécurité, et permettait d’épargner du temps et de réduire les coûts de production des passeports.» «Si l’on se fie aux tendances, lit-on plus loin, la demande de passeports continuera de croître dans la région de Montréal.Important centre d’affaires et mosaïque multiculturelle, elle assure tout naturellement le rôle de plaque tournante pour les voyageurs internationaux.» Ce bel optimisme annonce-t-il une recrudescence de la circulation aéroportuaire à Montréal ou, au contraire, souffrira-t-il bientôt des effets d’un référendum qui pourrait modifier l’état actuel des choses?HÉBERGEMENT en région Hôtellerie Champêtre Auberges et Hôtels du Québec Vous faire plaisir, c’est dans notre nature! COEUR DU QUÉBEC LE BALUCHON AUBERGES ET RELAIS CHAMPETRES À 90 minutes seulement de Montréal ou de Québec, retrouvez la beauté d'un site naturel incomparable, Centre de villégiature et de congrès, hébergement de première qualité, Grand Prix 1994 de la gastronomie, tables d'hôte et brunch dominical.Activités plein air.Forfait Spécial 2 nuits à partir de 175 $ (serv.inclus).Tél.1-800-789-5968 - Fax.(819) 268-5234 AUBERGE GODEFROY À dix minutes du centre-ville de Trois-Rivières.Centre de santé, piscine intérieure aménagée, bain tourbillon, spa à l'eau salée, sauna sec, sauna au b e r g e à 1° vaPeur' sa'le de ieux- Forfait Détente, forfait Séjour-Santé (incluant j Le Malappris (17:55) |Coup de foudre (1925) Monolithe Les Veufs (22:40) SX Superhuman.Rugrats Batman i Dave Osborne Superhuman Spider-Man Reboot It's Alive! [Hey Vern.Must Be Mad! Dog House | Catwalk Inside Stuff Si 1 IJeux safari As-tu vu ça?! Meilleur gagne Le TVA Piment fort Watatatow Star Plus ] Roulette VIP [Black Jack 21 L Enquête Psychotron | Ad Lib Miroir.Miroir L'Indiscret Talc ITrue Lies (16 45) (19 30) (22 15) ! Natural Born Killers (18 30) (20 45) The Rintstones (21:00) The Classic Bart tara Broadcast RDI] Marchés (16 ï5i jAujourd hui 1 Euronews ;Au travail! Monde ce soir [Capital actions G Reportages / Violence verbale | Le Téléjoumal | Seul/ / Renée ItertS Comrrwson national! sur l'avenu du Oc Canada aujounlhui Capital actions IX ! Colomb M6 00) Mission impossible Animalier: Mitsuaki Jwago On a marché sur la Terre 20e siècle Grands Crimes du XXe siècle [Maigret Cinéma AU PETIT ECRAN HORIZONS LOINTAINS (4) (Far and Away) E.-U.1992.Aventures de R.Howard avec Tom Cruise, Nicole Kidman et Thomas Gibson.En 1892, un jeune paysan irlandais accompagne une jeune aristocrate qui veut aller s’établir dans l'Ouest américain.SRC 19h LES GRANDES MANŒUVRES (3) Fr.1955.Comédie dramatique de R.Clair avec Michèle Morgan, Gérard Pliilipe et Jean Desailly.Un lieutenant de dragons a parié qu'il séduirait en quinze jours la femme que le sort désignerait.PBS 23h LA SARRASINE (4) Can.1992.Drame social de P.Tana avec Enrica Maria Modugno, Tony Nardi et Jean Lapointe.A Montréal, en 1904, un tailleur d'origine sicilienne est condamné à mort pour avoir tué accidentellement un Canadien français.CBC 23h30 (1) Chef-d'œuvre (2) En (3) Très bon (4) Hon (5) P (6) Mediocre (7) Minable.I ï L K I) K V (III!, I.K V K N I) H K DI 2 1 M A II S I II II 5 LE DEVOIR CULTURE S S I Q U E S Une pâte sonore splendide DE MONTRÉAL Charles dutoit PIANO NOBILE ].Brahms: Sonate en fa mineur op.5, Deux rhapsodies op.79; Bach-Busoni: Adagio; Ravel: Oiseaux tristes; F.Liszt: Vallée d’Obemann.André Laplante, piano.Salle Pierre-Mercure, le 22 mars 1995.FRANÇOIS TOUSIGNANT Ce récital marque une sorte de retour d’André Laplante comme soliste à Montréal.Pour souligner l’importance que le pianiste y accordait, le programme était costaud et ambitieux.Rares sont les pianistes qui, une fois terminée la «saison des concours» gardent ce monstre de difficultés qu’est la sonate op.5 de Brahms dans leur répertoire de concert.D’autant que les dimensions de l’œuvre sont plus qu’imposantes: 45 minutes de concentration soutenue, et à soutenir.Sitôt arrivée en scène, André Laplante saute sur le clavier comme un cow-boy enfourche sa monture et l’aventure commence.Dès les premiers accords, il empoigne l’auditoire.Impossible de rester indifférent ou tiède devent son interprétation et son jeu.Le premier mouvement est un page d'affirmation de soi, et Laplante s’y est en effet affirmé.Et a convaincu.Les mouvements lents nous entraînèrent dans le monde rêveur et nostalgique si caractéristique du compositeur.Laplante nous y a fait la démonstration de la subtilité de sa palette sonore.Chaque note est tim- brée dans un tissu polyphonique qui ne s’alourdit jamais.C’est avec joie qu’on entend telle mélodie ou tel contrechant, et c’est avec émerveille-mement qu’on suit sa douce extinction jusqu’aux limites de l’audible.Le finale, bien que de construction plus gauche, fut étourdissant.La virtuosité lisztienne de la fin surtout montrait que l’artiste avait des réserves.J’admire surtout le fait qu’il ne soit pas complu à faire un paquet de notes, vite et fort.Même pris à une telle rapidité, un artiste sait comment faire de la musique.André Laplante s’est révélé un vrai artiste.' Après l’entracte, les deux rhapsodies op.79 trouvèrent le pianiste dans un état moins imaginatif; cela était comblé par un certain maniérisme dans les rubatos et, cette fois-ci, trop de complaisance dans les effets.Les cadences traînaient, les enchaînements se voyaient dotés de temps morts qui ont fait que ces bluettes de salon se sont retrouvées sans réelle fougue.Ces deux œuvres faciles, tant techniquement que musicalement, ne m’ont guère emballé: on les entend souvent plus sincèrement rendues dans moult récitals d’étudiant.Avec l’arrangement de Busoni, le pianiste nous a entrouvert la porte du ciel.Son sens de la ligne bien colorée tissait un fil qu’on suivait avec félicité.Les Oiseaux tristes: devant une telle réussite, on se tait.C’était encore plus beau que sur le récent enregistrement, grâce à la superbe acoustique de Pierre-Mercure.Pour clore son programme, une autre œuvre ambitieuse, ardue musicalement, et peu jouée: Vallée d'Ober-mann de Liszt, page à la fois méditative et emportée, interprétée comme telle.André Laplante a des affinités plus que naturelles avec ce type de musique et son lyrisme intense.Chaque reprise de la phrase sur laquelle repose cette page était teintée, timbrée, de manière variée.En cela, l’artiste a été plus que sensible a l’harmonie de Liszt, nous émouvant en souligant discrètement les trouvailles harmoniques de Liszt.Un grande interprétation, dans les moments calmes, qui se vit doublée d’un exécution spectaculaire et convaincante des moments virtuoses.La puissance de Laplante étonne et ravi.Jamais le piano ne «claque».Même les nombreux accords répétés à tout vitesse restent ronds.La pâte sonore est splendide.Un rendez-vous à reprendre pour bientôt, souhaitons-le-nous.Je n’ai pas parlé de la concentration extraordinaire du pianiste.Ceux qui étaient présents et attentifs l’auront remaqué, eux qui furent si souvent dérangés par une partie de l’auditoire qui avait de la difficulté à faire la différence entre une salle de concert et un é,cran de télévision dans un salon.A un artiste comme André Laplante, on doit un accueil plus respectueux.LES DIMANCHES STANDARD LIFE CHARLES DUTOIT, chef PASCAL ROGÉ, piano Dimanche 19 mars, 14h30 BERLIOZ: Benvenuto Cellini, ouverture BIZET: La Jolie Fille de Perth, scènes bohémiennes POULENC: Aubade pour piano RACHMANINOV: Danses symphoniques BILLETS: 9,75$ 12,25$ 16,50$ (taxes et redevance PdA en sus) (Enfants moins de 16 ans: 50% de réduction) STANDARD LIFE Pascal Hotte Cocommanditaire: Comité des bénévoles de l'OSM LES CONCERTS A I R CHARLES DUTOIT, chef PASCAL ROGÉ, clavecin Mardi 21 cl mercredi 22 mars.19h30 LA FRANCE CANADA Béatrice et Bénédict, ouverture La Péri, poème dansé Concert champêtre pour clavecin Symphonie no 3, «avec orgue» Cocommanditaire: £ U C CZllL O n.U5 £
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