Le devoir, 7 avril 1995, Cahier A
19 10 FONDE Vol.L XXXVI - No 82 ^ M O N T R E A I.I.E V E N I) R E I) I A V R IL I !) !) 5 (! ô o T l> S T V Q / T o r o n I o S 5 c PERSPECTIVES Feux croisés sur Allan Rock Le ministre de la Justice aura fort à faire pour mener à terme le projet de loi sur les armes à feu qu’il a présenté à la Chambre des communes à la mi-février.Allan Rock est soumis depuis lors aux feux croisés du Bloc québécois, qui trouve qu’il ne va pas assez loin, et du Reform Party, qui le voue aux gémonies.L’opposition farouche des Westerners s’appuie sur un puissant lobby qui a même rallié dans sa croisade huit des neuf députés du NPD (Svend Robinson étant l’exception) ainsi que les gouvernements de la Saskatchewan et de l’Alberta.Et pour faire bonne mesure, le bill C-68 a même ses détracteurs dans les rangs ministériels.Jusqu’à Québec d’ailleurs! Il y a belle lurette que la prolifération des armes de tous calibres inquiète au plus haut point et que le contrôle du gouvernement fédéral est réclamé un peu partout.Mais il y a belle lurette aussi que les chasseurs, cultivateurs et collectionneurs craignent qu’Ottawa s’immisce dans leurs privilèges et que les fabricants et vendeurs brandissent comme un épouvantail la menace à leurs droits acquis.Incapables de se brancher, les gouvernements se sont défilés, au point que les armes se multiplient et, avec elles, le carnage de vies humaines.Y compris au Québec: un mort par jour.11 fallait donc une bonne dose de détermination au ministre Rock pour sortir des tablettes un projet musclé.Et il lui faudra encore plus d’entêtement pour qu’il franchisse la course à obstacles législative: entre l’adoption du principe et la mise en vigueur, l’étude, article par article, aux Communes puis au Sénat, fournit bien des occasions aux opposants soit pour atténuer la rigueur du projet, soit même pour lui enlever toutes ses dents.A lire certaines proses, on a l’impression que plusieurs ont encore la nostalgie du Far-West américain et voudraient en importer ici les mœurs guerrières.Assez crûment, le ministre a dit qu’il fallait faire échec à cette chimère voulant que seules les armes à tout venant protègent de façon adéquate personnes, biens et propriétés.Le lobby des armes ne doit pas dicter notre façon de vivre et nos valeurs, insiste M.Rock, avec pertinence; il n’y a pas de place ici pour un lobby des armes de style américain, si puissant que les gouvernements n’osent lui déplaire! Il a tout à fait raison de s’insurger, à la condition que les mesures proposées soient adéquates et aillent à la racine du mal.Ce qui est le cas, avec le projet du 14 février.Délivrance de permis de possession et d’utilisation, enregistrement Un puissant de toutes les armes à feu, sanctions • sévères à l’encontre de crimes com-lobby qui mis avec des armes à feu, voilà en , effet une réforme sévère, mais es-ne rend pas sentielle et urgente.« Or, ces diverses mesures n’entre- îes armes ront en vigueur que progressivement.Par exemple, l’enregistrement obligatoire des sept millions — au minimum — d’armes à feu ne serait complété qu’au tournant du siècle et du.millénaire, soit seulement en 2003.Si le bât blesse, c’est dans ce délai interminable, et non dans la sévérité de contraintes rendues nécessaires.Qu’il suffise de se rappeler l’horreur du massacre de Polytechnique en décembre 1989.Le Bloc québécois l’a bien compris qui, pour tenter d’accélérer quelque peu la réforme, fait mine de retirer son appui initial au projet C’est de bonne guerre, d’autant que les alliés de l’opposition officielle à Ottawa, à savoir le gouvernement péquiste, prennent à l’inverse le parti des chasseurs et collectionneurs ulcérés.Qu’il y ait des inconvénients au contrôle universel des armes et à la limitation des armes de poing, c’est bien évident.Il y en a aussi à l’enregistrement des voitures et au contrôle des permis de conduire, mais personne n’oserait s’en insurger.Que le projet de M.Rock soit sévère en prévoyant une peine minimale de quatre ans de prison aux coupables de crimes perpétrés avec une arme à feu, il faut le reconnaître.Mais comment, autrement, venir à bout d’une épidémie qui prend de l’ampleur d’une année à l’autre?Bien sûr, même la meilleure loi n’est pas une panacée universelle, elle n’en reste pas moins essentielle.Il ne faut pas l’émasculer mais la renforcer.Le ministre reconnaît volontiers que les criminels ne se donneront sûrement pas la peine d’enregistrer leurs armes.Mais il estime que l’enregistrement rendra plus difficile aux criminels de rue de s’armer, ce qui devrait atténuer le suicide d’adolescents, de même que la violence conjugale.Ce n’est évidemment pas la seule réponse au problème des armes à feu, mais c’est une partie importante de l’équation, fait valoir M.Rock.Les autres composantes portent sur des sentences sévères, des contrôles frontaliers adéquats et l’élimination d’armes qui n’ont aucune légitimité dans la société canadienne.Le projet de loi qui est soumis aux Communes porte précisément sur ces problèmes névralgiques.Il mérite d’emblée l’appui des députés, pour peu que les délais soient quelque peu raccourcis.Qu’il faille adoucir certains angles, notamment pour un premier défaut d’enregistrement, c’est bien possible, mais l’essentiel doit rester intact Quoi qu’en disent ses détracteurs, y compris parmi les banquettes ministérielles, le bill C-68 devrait être adopté dans les meilleurs délais, soit avant l’été.Autrement, il risque de fondre avec la canicule.Gilles Lesage ?INDEX .Agenda.B7 Avis publics.,A7 Culture ,.B9 Économie .A6 Éditorial .A8 Le monde .A5 Mot» croisés.A7 Les sports .B6 MÉTÉO Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Max: 2 Québec Ensoleillé avec Max: 2 es nuageux.Détails en A 10 L'ÉCONOMIE Seagram vend sa participation dans Du Pont PAGE A 6 SS MONTRÉAL 100 millions$pour le réseau routier montréalais PAGE A 3 CULTURE Françoise Loranger s’éteint à 82 ans PAGE B 9 Même l’automne n’est pas sûr Des ministres refusent de figer le calendrier du référendum; le plus important est de gagner MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC En dépit des engagements répétés du premier ministre Jacques Parizeau de tenir le référendum en 1995, il semble que le gouvernement n’hésiterait pas à reporter l’exercice de quelques mois si, à l’automne, l’appui à la souveraineté restait en deçà de la majorité.C’est ainsi que quelques ministres et députés, interrogés hier sur cette éventualité, ont refusé de figer le calendrier du référendum.Ce n’est pas le calendrier qui est incontournable, «ce qui est important, c’est de gagner le référendum, c’est très important pour le Québec.C’est ça qui est incontournable», a dit le ministre des Transports, Jacques Léonard, l’un des souverainistes les plus convaincus du gouvernement.A la même question, la ministre de la Sécurité du revenu, Jeanne Blackburn, dont les convictions souverainistes sont indubitables, refuse de s’avancer.«On verra, c’est une question hypothétique», dit-elle.Puis elle précise: «J’ai toujours dit que nous voulions gagner le référendum et que nous allions le gagner.Je ne m’en irais pas en référendum avec la certitude qu’on va le perdre.» Le ministre Guy Chevrette a pour sa part refusé de spéculer sur la date du référendum.Le président du caucus des députés péquistes, le député de Charlevoix, Rosaire Bertrand, qui aurait préféré qu’on tienne le référendum dès juin 1995, affirme néan- VOIR PAGE A 10: AUTOMNE VOIR AUSSI EN PAGES A 4 ET A 8 ¦ Un aveu d’échec, selon Ottawa H L’éditorial de Lise Bissonnette Une université virtuelle à Lévis?Jean Garou propose à Télé-université de déménager dans son comté PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le ministre Jean Garon semble près de réaliser son grand rêve de doter sa circonscription d’une université: il a proposé à Télé-université de déménager à Lévis.La direction de Télé-université, qui cherche à relocaliser l’institution, a confirmé au Devoir avoir reçu il y a six semaines La direction évalue à 10 millions $ le coût d’une simple mise à niveau technique une offre formelle du ministre Garon en ce sens.Mais elle affirme que la décision finale appartient à son conseil d’administration.Sauf que Télé-université a reçu une seule offre concrète à ce jour, qui provient, en plus, du ministre de l’Éducation lui-même.Par contre, et pour le moment, aucun lien n’est fait par la direction de Télé-université entre cette offre et l’hypothèse soulevée il y a deux semaines par le premier ministre Pari- VOIR PAGE A 10: GARON J wSf Flétan: «bis repetita placent.» PHOTO AP \ APRES que le Canada et l’Union européenne se furent déclarés la veille à deux doigts d’une entente définitive sur la pêche au flétan noir, la querelle a repris de plus belle, hier, à la suite de nouveaux incidents survenus en eaux internationales, au large de Terre-Neuve.Des milliers d’Espagnols armés d’œufs et de poissons ont manifesté hier leur indignation devant l’ambassade du Canada à Madrid.Nos informations en page A 4.Les infirmières montent au front La chasse gardée des médecins nuit au désengorgement des urgences, disent-elles ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Après les salles d’opération, les infirmières estiment qu’il est temps de revoir les règles du jeu dans les hôpitaux, voire la rémunération des médecins, afin de désengor ger les urgences et.permettre le tri rapide des patients.Le bureau de direction de l’Ordre des in- «Les médecins sont payés selon le volume, donc on hésite à détourner des patients vers les infirmières» firmieres et infirmiers du Québec (OIIQ) vient de prendre position en faveur d’une révision majeure des règles hospitalières et même professionnelles pour pouvoir instaurer un système de triage efficace dans les qrgences des hôpitaux du Québec.A l’heure actuelle, seulement le tiers des hôpitaux effec tuent le tri systématique de leurs patients, avant l’inscription, selon ’urgence de leur état.«C’est inconcevable que cela VOIR PAGE A 10: URGENCES Les visages de Tati Après avoir vécu dans le sillage de Monsieur Hulot, la fille de Jacques Tati découvre ses propres ailes ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Dans la vraie vie, n’en déplaise aux nostalgiques de Monsieur Hulot, Jacques Tati ne fumait pas la pipe.Sa pipe, comme celle de Magritte, n’était donc pas une pipe.Ne pensez pas non plus qu’il jouait au mime à l’heure de l’apéritif pour faire rire sa femme et ses deux enfants ou qu’il leur offrait quelques faux trébuche-ments entre la poire et le fromage.En fait, durant les mois de tournage, hy-perconcentré, le cinéaste de Mon oncle rentrait à la maison, plus sérieux qu’un pape, obsédé par son film, et ne se déridait qu’aux vacances.Les comiques sont parfois aussi de très austères bourreaux de travail.Et si vous n'en croyez rien, interrogez plutôt sa fille, Sophie Tati-scheff, qui circule à Montréal.Ce soir, à la Maison de la culture Frontenac, elle vient présenter au Festival des courts métrages l’hommage à Jacques Tati et elle en connaît un N’en déplaise aux nostalgiques, Tati ne fumait pas la pipe bout sur son père.La dame, monteuse (elle.a travaillé pour Jacques Doillon, Coline Serreau), scénariste et réalisatrice de profession — bon sang ne saurait mentir —, fut stagiaire aux côtés de Tati sur Playtime, monteuse assistante sur Trafic, chef-monteuse sur Parade.On lui doit la recherche et la réalisation du téléfilm Tati sur les pas de M.Hulot, un portrait de papa.C’est elle qui a produit et contribué à restaurer Jour de fête de Tati, film qui, 48 ans après sa mise au monde, ressortait à Paris cette année dans sa version originale en couleurs (et fit 150 000 entrées en France).C’est elle dont la maison est devenue une sorte de centre d’archives que les ta-tiphiles de tous poils consultent à cœur joie: photos, bobines, correspondance, dessins, rapports de scripts.Treize ans après sa mort.Tati, dont elle fut très proche, n'a pas quitté ses côtés.Le type inoubliable de antihéros à VOIR PAGE A 10: TATI PHOTO JACQUES NADEAU Sophie Tatiseheff a travaillé huit ans pour reconstituer la version couleur de Jour de fête, tourné en 1947.> t Québec déçoit les Innus LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Les Innus de la Basse-Côte-Nord se demandent si Québec se préoccupe vraiment de leur sort quand il prend position contre les vols à basse altitude du territoire québécois par la chasse aérienne de l’OTAN.«Les premières nations de Mamif Innuat soupçonnent fortement le Québec d’utiliser ce dossier à des fins liées à sa stratégie référendaire, notamment sur les questions relatives à l’intégrité du territoire québécois et à la souveraineté des peuples autochtones», a déclaré hier le porte-parole innu, Guy Bellefleur, pendant qu’à Londres d’autres membres de cette collectivité protestaient à Trafalgar Square contre l’entraînement des pilotes au-dessus de leurs territoires de chasse.Les Innus de la'Basse-Côte-Nord se disent déçus de constater à quel point la prise de position de Québec se concentre sur les impacts économiques du projet, comme si une augmentation des bénéfices pouvait rendre ces vols bénéfiques.Par contre, ajoute M.Bellefleur, les Innus de cette région jugent intéressante la proposition de Québec de décréter un moratoire d’un an sur l’augmentation des vols à basse altitude, qui passeraient de 6000 à 17 000, selon la Défense nationale.Mais «qu’arrivera-t-il après la fin du moratoire?», se demande le porte-parole.Quant à la commission fédérale chargée d’évaluer ces vols, les Innus estiment qu’elle ne pouvait pas, en toute décence, conclure qu’il n’y aurait pas d’impacts importants pour la faune et les milieux naturels en l’absence de démonstration rigoureuse par le promoteur, envers qui la commission aurait adopté une attitude de «complaisance»./ k,*'> s.*¦> / PHOTO AP Des Innus ont manifesté hier à Londres contre les vols à basse altitude au-dessus de leurs territoires.Formation professionnelle Offensive de Jean Garon CAUCHON DEVOIR Cy est en voulant développer de «nouvelles solidarités régionales» que le ministre de l’Éducation Jean Garon a annoncé hier un nouveau programme de formation professionnelle, offert à titre expérimental dans le réseau de l’éducation pour les deux prochaines années.Le programme permettra de diversifier les différentes voies de formation offertes aux jeunes du secondaire.«On ne pourra pas contrer le décrochage scolaire en abaissant les normes», explique le ministre.Il faut plutôt offrir des alternatives diversifiées aux jeunes qui sont confrontés, ajoute-t-il à «un choix tragique: poursuivre des études théoriques qui les rebutent ou décrocher».Le programme comprendra cinq volets.D’abord, un protocole de partenariat école-entreprise, qui permettra de développer des stages et un système d’alternance études-travail.Ce sont les milieux locaux qui devront s’entendre pour offrir leurs services dans le cadre de ce protocole.Énsuite, une nouvelle filière de formation professionnelle qui prépare à l’exercice de métiers non spécialisés, offerts aux finissants du secondaire III qui ne semblent pas intéres-sés à poursuivre dans les filières «régulières», et qui devra comprendre une formation en entreprise avec alternance travail-études.Également, une année d’exploration professionnelle après la 3" année du secondaire, en mode concentré ou en mode diversifié, pour les jeunes qui, par exemple, veulent survoler différentes disciplines avant de se décider.Puis, des programmes intégrés secondai-re-collégial, qui permettront aux commissions scolaires et aux cégeps d’élaborer de nouveaux programmes afin de cheminer dans un seul programme intégré de la 3e secondaire à la fin des études techniques collégiales.Ces quatre mesures pourront être mises en application dès septembre prochain.La cinquième, qui semble susciter plus de résistances, serait mise en place seulement en septembre 1996.Elle veut permettre à des jeunes d’être admis à tous les programmes conduisant au diplôme d’études professionnelles après la 3e année en accomplissant une formation générale de 4e année secondaire en langue maternelle, en langue seconde et en mathématiques dès la première année d’inscription dans le programme professionnel.Le ministre Garon a été peu loquace hier sur les coûts de ces nouvelles propositions.I e financement de ces programmes sera adapté aux individus qui s’inscrivent (et non au nombre de diplômés).De la même façon, le ministre ne pouvait indiquer si les entreprises intéressés pourront recevoir une aide gouvernementale ad-venant la mise en place de stages entreprise-école.«C’est une question de bonne foi, explique-t-il.Le plus important, c’est de développer une nouvelle culture autour de la formation professionnelle.Les premiers qui vont embarquer, ce sont ceux qui y croient.II faut avoir la foi.» C’est cette foi en l’initiative locale qui permet au ministre de parler d’une «solidarité régionale» à développer.Pour qu’un projet soit accepté dans le cadre de ce nouveau système, il faudra nécessairement que les enseignants soient associés à l’élaboration et l’évaluation du projet, un critère que la Centre de l’enseignement du Québec (CEQ) a salué avec satisfaction.D’ailleurs, tant la Fédération des commissions scolaires du Québec que la Fédération des cégeps et la CEQ se montraient très satisfaits hier de ce nouveau programme expérimental.ERRATUM (Le Devoir) — Dans notre édition d’hier, un article sur la remise des prix de journalisme René-Lévesque comportait une erreur.Le reportage de Danielle Stanton intitulé «Les femmes et leurs familles, demain» a été publié dans La Gazette des femmes et non pas dans le quotidien The Gazette, comme il était erronément écrit.Nos excuses à la gagnante.Initiative au plan du développement durable L’Écosommet est né CARRIERES ET PROFESSIONS Place des Arts Coordonnateur des publications À ce titre, vous relèverez du Directeur des Communications et du Marketing et aurez le mandat de concevoir, rédiger, corriger, produire ou faire produire des imprimés et publications destinés tant au public qu'au milieu culturel.Notamment, vous agirez à titre de rédacteur en chef et d'éditeur délégué du Magazine de la Place des Arts (bimestriel), vous superviserez la production du calendrier mensuel d'événements et des programmes de spectacles.Qualifications requises Vous détenez un diplôme universitaire de premier cycle dans une discipline pertinente, de préférence en lettres et avez une expérience d'au moins cinq (5) ans dans les fonctions reliées à l'emploi (idéalement à titre de rédacteur en chef).Vous maîtrisez parfaitement le français et possédez une bonne connaissance de la langue anglaise.Vous êtes familier avec les techniquesd'impression.La connaissancedu milieu culturel, particulièrement de la musique, est essentielle.Votre créativité est votre marque de commerce.Vous savez gérer et motiver des journalistes à la pige.L'échelle salariale de ce poste varie entre 30 345 $ et 57 527 $.Le poste est également ouvert aux hommes et aux femmes.Veuillez faire parvenir votre demande par écrit à madame Isabelle Prud'homme, service des Ressources humaines, 260, boul.de Maisonneuve Ouest, Montréal, Québec H2X 1Y9 avant le 14 avril 1995.Président L’Institut Nord-Sud, une organisation de recherche politique établie à Ottawa et qui vise à promouvoir chez les Canadiens et à l’étranger une meilleure compréhension des problèmes et des possibilités du développement mondial, est à la recherche d’un nouveau Président, Le(la) titulaire sera un chef de file reconnu en recherche et politique de développement et connaîtra parfaitement l’évolution des politiques canadiennes et internationales.La personne choisie possédera un diplôme postuniversitaire ou l’équivalent et aura fait ses preuves en développement de relations avec les gouvernements, les maisons d’enseignement, les organismes de bénévoles et les souscripteurs, ainsi qu’en communication avec différents auditoires, y compris avec les médias.Elle devra gérer une équipe de professionnels fonctionnant en collégialité et être à l’aise en français et en anglais.Le salaire et les avantages sociaux offerts sont très concurrentiels.Les personnes compétentes sont priées de poster ou de télécopier leur candidature, comprenant curriculum vitae et attentes salariales, sous le sceau de la confidentialité, avant le 28 avril, à: Comité de recrutement — Président 35 Melgund Avenue Ottawa, Ontario K1S 2S1 Téléc.: (613) 231-6018 THE NORTH-SOUTH INSTITUTE L’INSTITUT NORD-SUD Research for a fairer world - Recherche pour un monde plus juste LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Divers organismes environnementaux de type fédératif ont lancé hier l’Écosommet, une initiative qui vise à susciter des plans d’action, régionaux et nationaux, sur le développement durable.L’Ëcosommet, créé sous forme d’une corporation indépendante, est actuellement parrainé par 19 organismes sociaux, industriels, académiques, syndicaux, etc., aussi divers que l’Assemblée des évêques du Québec, les entrepreneurs en services sanitaires, des ministères, Hy-dro-Québec, des forestiers et les agriculteurs.Mais l’organisme demeure dirigé par les groupes environnementaux qui l’ont créé et qui sont représentés à son conseil d’administration, soit l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), le Centre québécois du droit de l’environnement, l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, le Regroupement national des Conseils régionaux de l’environnement, le Réseau québécois des groupes écologistes, la Fédération québécoise pour le saumon atlantique (FQSA) et le Centre de formation en entreprise et récupération.Ce sommet, qui n’a rien à voir avec ceux organisés par le gouvernement québécois dans les années 80, se voulait à l’origine un moment de réflexion et de mise en commun des groupes québécois pour élargir leurs perspectives d’action et se donner des priorités communes.Depuis un an que cet événement prend forme, il a évolué, a expliqué hier son président, Pierre Gosselin, ex-président de l’UQCN et médecin spécialisé en prévention.L’Ëcosommet, a expliqué M.Gosselin, vise fondamentalement à concevoir un «plan d’actions concrètes» capables de montrer à la fois la direction que doit prendre le développement durable dans les régions et les différents secteurs économiques.Pour plusieurs, ajoute-t-il, ce sera une occasion de se familiariser avec le concept, souvent galvaudé par les politiciens et récupérés par les promoteurs.Il donne en exemple les «contrats de rivière» lancés par la FQSA, qui associent tout le monde dans quatre régions à la restauration de cours d’eau.Les consultations régionales et la préparation des plans régionaux vont s’amorcer l’automne prochain.Au printemps 1996, quelque 500 délégués de différents horizons vont participer à Montréal à l’Écosommet proprement dit, qui se voudra la conclusion de l’exercice.Budget total: 531 000 $, que l’on se dit confiant de réunir.Le développement durable, le concept directeur de ce sommet, a souvent été déformé par des politiciens et promoteurs qui y voyaient un «mariage» de l’économie et de l’environnement.Lancé en 1987 dans le rapport de la Commission Brundtland, le concept y est plutôt défini comme un système de balises environnementales qui doivent encadrer l’activité économique de façon à ce qu’elle n’épuise ou ne détruise pas les écosystèmes dont dépendent les espèces vivantes.Doyenne des universités canadiennes et des universités francophones en Amérique, l'Université Laval appuie le progrès et l'ouverture de la société en alliant formation de qualité et développement du savoir.APPEL DE CANDIDATURES DE LA DOYENNE DE LA FACULTÉ DES LETTRES Conformément à la Procédure de nomination des doyens de faculté et des directeurs d’école et de département, adoptée par le Conseil d’administration à la séance du 21 septembre 1994.le Comité de nomination sollicite des candidatures pour combler la vacance du poste de doyenne ou de doyen et invite toute personne ou organisme à faire des suggestions sur le profil de la candidate ou du candidat au poste à pourvoir.Le mandat d’une durée de quatre ans peut, après évaluation et consultation, être renouvelé une fois.QUALIFICATIONS GÉNÉRALES : - être professeure ou professeur agrégé ou titulaire : ou être détentrice ou détenteur d’un doctorat dans l’un ou l’autre des domaines de la géographie, de l’histoire, de la linguistique, des langues et des littératures, avec un intérêt prioritaire pour le fait français en Amérique du Nord; ou posséder une expérience remarquable dans l’un ou l’autre de ces domaines; - témoigner d’une bonne capacité d’écoute des besoins pédagogiques des étudiantes et des étudiants et de leurs préoccupations ; - avoir une très bonne connaissance des besoins et des activités du domaine des lettres: - avoir une bonne expérience de l’enseignement et de la recherche ; - avoir des talents de rassembleur et la capacité d’assumer des tâches de responsabilité exigeant un bon esprit de décision : - avoir les aptitudes requises pour entretenir des relations fécondes avec le corps professoral, les autres membres du personnel enseignant, les associations étudiantes, les membres du personnel administratif, les associations professionnelles et scientifiques et les organismes du monde de l’éducation et de la culture.Le Conseil d’administration doit procéder à la nomination du doyen ou de la doyenne de la faculté au plus tard à la séance du 21 juin 1995 et la date d’entrée en fonction est fixée au 1er juillet 1995.Les candidatures ainsi que les propositions de candidatures et les suggestions sur le profil de la candidate ou du candidat doivent être soumises par écrit et reçues, au plus tard le 28 avril 1995.au bureau du président du Comité : Monsieur Michel Gervais Recteur Président du Comité de nomination Cabinet du Recteur Université Laval, Québec (Québec) GIK7P4 Faculté des lettres If SAVOIR DU MONDE PASSE PAR Kl Doyenne des universités canadiennes et des universités francophones en Amérique, l'Université Laval et l'ouverture de la société en alliant formation de qualité 'et développement UNIVERSITE LAVAL IE SAVOII DU MONDE PASSE PAR ICI APPEL DE CANDIDATURES NOMINATION DU DOYEN OU DE LA DOYENNE DE LA FACULTÉ DES SCIENCES DE L’ÉDUCATION Conformément ù la Procédure de nomination des doyens de faculté et des directeurs d’école et de département, adoptée par le Conseil d’administration à la séance du 21 septembre 1994, le Comité de nomination sollicite des candidatures pour combler la vacance du poste de doyenne ou de doyen et invite toute personne ou organisme à faire des suggestions sur le profil de la candidate ou du candidat au poste à pourvoir.Le mandat d’une durée de quatre ans peut, après évaluation et consultation, être renouvelé une fois.QUALIFICATIONS GÉNÉRALES: - être professeure ou professeur agrégé ou titulaire; ou être détentrice ou détenteur d’un doctorat dans une discipline des sciences de l’éducation depuis dix ans; ou posséder une expérience remarquable dans un domaine des sciences de l’éducation: - avoir une très bonne connaissance des besoins et des activités du domaine de la formation des maîtres, de l’intervention éducative et des sciences de l’éducation ; - avoir une bonne expérience de l’enseignement et de la recherche ; - avoir la capacité d’assumer des tâches de responsabilité exigeant un bon esprit de décision ; - témoigner d’une bonne capacité d’écoute des besoins pédagogiques des étudiantes et des étudiants et de leurs préoccupations; - avoir les aptitudes requises pour entretenir des relations fécondes avec le corps professoral, les membres du personnel administratif, les associations professionnelles et scientifiques, les organismes gouvernementaux et les milieux de formation; - posséder une bonne maîtrise du français écrit et parlé.Le Conseil d’administration doit procéder à la nomination du doyen ou de lu doyenne de la faculté au plus tard à la séance du 21 juin 1995 et la date d’entrée en fonction est fixée au 1er juillet I995L Les candidatures ainsi que les propositions de candidatures et les suggestions sur le profil de la • - ; candidate ou du candidat doivent être soumises par écrit et reçues, au plus tard le 20 avril 1995.au bureau du président du Comité : Monsieur Michel Gervais Recteur Président du Comité de nomination Cabinet du Recteur Université Laval, Québec (Québec) G1K7P4 Faculté des sciences de l'éducation 433551446337 I.K I) K V OIK.I.K V K X I) K K I) I A V K I I A A I II !) il -* LE DEVOIR ?—- MONTREAL La «saison des réfections» 100 millions $ à la région métropolitaine Près du tiers du budget alloué à l’ensemble du Québec LONGUEUIL La Praire SOURCE: MINISTERE DES TRANSPORTS Cette carte représente les principaux axes routiers qui feront l’objet de réfections majeures ce printemps.Notre article mentionne entre parenthèses certains numéros de bornes, afin de faciliter la compréhension.BRIAN MYLES LE DEVOIR Le ministre des Transports du Québec, Jacques Léonard, était porteur de bonnes et de mauvaises nouvelles pour les automobilistes, hier, lorsqu’il a annoncé la programmation annuelle des travaux routiers pour la région de Montréal.La bonne nouvelle, c’est que M.Leonard a promis maintes améliorations au réseau routier de la métropole.La mauvaise, c’est qu’il donnait par la même occasion le coup d’envoi à la «saison des réfections», avec tout son lot de bouchons de circulation.Dans la région de Montréal, le ministère des Transports investira 100,8 millions $ — soit près du tiers du budget — pour la réfection, l’amélioration et le développement du réseau routier, un «mal nécessaire», selon Jacques Léonard.Les travaux routiers coûteront 329 millions $ à travers le Québec cette année.Les automobilistes de la Rive-Sud seront particulièrement touchés par les travaux qui seront mis en branle prochainement.Parmi les 155 projets inclus dans la programmation pour la région de la métropole, une soixantaine seront réalisés sur les routes de la Rive-Sud.L’autoroute 30 sera notamment prolongée jusqu’à l’autoroute 15, à Candiac (borne 5 sur la carte).Ce projet, «l’un des plus importants dans la région de Montréal», coûtera 23 millions $.Une première partie de l’autoroute, entre la 10 et la route 104, sera ouverte à la circulation dès le mois de juillet.La seconde partie, qui prolongera la 30 jusqu’à l’autoroute des Laurentides, devrait être complétée vers le mois de novembre.Globalement, le prolongement de la 30 coûtera 70 millions $.Toujours sur la Rive-Sud, une portion de la route 132 Est sera reconstruite.Le boulevard Taschereau (134) sera réparé entre la route 132 et l’accès au pont Jacques-Cartier.Enfin, une bretelle additionnelle sera construite du côté sud de l’échangeur des routes 132 et 134, afin d’améliorer l’accès des automobilistes à la station de métro Lon-gueuil (borne 11).La quantité impressionnante de travaux routiers qui seront effectués sur la Rive-Sud n’est pas le fruit du hasard.En procédant à des travaux en bloc, le ministre Léonard espère ainsi minimiser les inconvénients pour les automobilistes.«On intervient dans un même secteur pour éviter de pénaliser la même clientèle d’une année à l’autre, explique-t-il.Les automobilistes de la Rive-Sud n’ont qu’à prendre leur mal en patience.L’an prochain, ils auront la paix.» Dans l’intention de favoriser le covoiturage et le transport en commun, 3,4 millions $ seront investis dans l’aménagement de voies réservées aux véhicules à plus d’un passager, aux autobus et aux taxis.L’une de ces voies sera aménagée sur l’autoroute des Laurentides (15), en direction nord, du chemin de la Côte-Vertu jusqu’au boulevard Cartier à Laval (borne 15).L’autre voie sera située sur l’autoroute Chome-dey (13), dans les deux directions, ente les autoroutes Métropolitaine (40) et Laval (440, borne 17).Des caméras de surveillance et des panneaux de signalisation électronique couvriront désonnais la portion de l’autoroute 40 qui s’étend entre les échangeurs du chemin de la Côte-de-' Liesse et l’autoroute 25, à Anjou (borne 14).Coût du projet: 8,6 millions $.Les travaux de modernisation de la ligne de train de banlieue Mont-réal-Deux-Montagnes, entrepris en 1993, seront par ailleurs complétés cet automne.Selon le ministre des Transports, tous ces projets témoignent des «choix stratégiques» du gouvernement provincial.«Il y aura une amélioration sensible de la circulation sans augmentation du coût global des travaux», affirme-t-il.«Planification, information et.pa- tience», tel est le leitmotiv de Jacques Léonard, qui veut amoindrir les impacts des travaux routiers sur la circulation.La plupart de ces travaux seront d’ailleurs réalisés en dehors des heures de pointe, de préférence la nuit ou les fins de semaine.Question de tirer le maximum de cette situation temporaire pour le moins désagréable, les automobilistes pourront joindre la ligne Info-Travaux en tout temps pendant la durée des travaux.Le ministre Léonard conseille également d’écouter les chroniqueurs affectés à la circulation sur les ondes de la radio.«Ce sont des passagers de plus», a-t-il ironisé.H ¦ fÊM CETTE PHOTO PHOTO MADELEINE MALTAIS intitulée La Rencontre, prise à New York en 1994 par Madeleine Maltais, étudiante à l’Université de Montréal, a remporté le 1" prix, d’une valeur de 500 $, du Concours interuniversitaire de photograph ies 1994-1995.Le photographe du Devoir Jacques Nadeau était membre du jury.Cette photographie est exposée avec 80 autres à la Galerie du Service d’animation culturelle de l’UdeM jusqu’au 21 avril.Le phénomène des gangs de rues Procès Timm Encore bien loin de New York L’accusé Sur une échelle de violence de cinq, Montréal se situerait à un et demi CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Alors qu’il est irrécupérable dans les artères de New York, le phénomène des gangs de rues pourrait encore être contrôlé par les policiers de Montréal.C’est du moins ce qu’a fait valoir un agent du FBI, lors d’une rencontre avec des policiers du SPCUM.«Sur une échelle de cinq qui mesurerait la perte de contrôle du phénomène, New York serait à cinq, et nous serions à un et demi», a dit à ce sujet M.Marotte, du service de police de la CUM, qui participait hier à Montréal à un atelier sur les gangs de rue, au 27e Congrès biennal de la Société de criminologie du Québec.Cependant, soutient le policier, «la violence augmente et nos suspects rajeunissent», M.Marotte croit que c’est partiellement dû à un accès plus facile aux armes à feu.Selon la définition du service de police de la CUM, un gang de rue est «un regroupement d’individus, habituellement des adolescents et ou des jeunes adultes, qui privilégient l’utilisation de la force d'intimidation du groupe dans le dessein d’accomplir avec une certaine régularité des actes criminels à caractère violent».Aussi, les gangs de rues s’assocjent en fonction d’affinités ethniques ou idéologiques.«A Montréal, ces gangs sont typiquement ethniques, soit haïtiennes, jamaïquaines, latinos, ou d’extrême droite, comme les skin heads», de dire M.Marotte.Contrairement au crime organisé, elles n’ont pas de liens structurés: pas de chef officiel, pas de code officiel.«La loi de la jungle quoi», dit-il.De la même façon, les gangs ont des attitudes sponta- nées, et commettent des crimes de façon tout à fait imprévisible.D’ailleurs, un membre peut faire partie d’un gang un jour, et se joindre à un autre le lendemain.Les âges moyens se situent entre 13 et 25 ans.Les membres des gangs les plus jeunes sont aussi les plus violents, soutient M.Marotte.Il s’agit d’une sorte d’initiation inconsciente.Chez les plus jeunes, la violence confère un certain pouvoir.Et c’est le pouvoir qui est recherché dans la perpétration d’actes criminels.Si un gang décide de faire un vol qualifié, et que la victime résiste, les jeunes n’hésiteront pas à l’abattre.Après, ils diront que c’était à la victime de ne pas résister, soutient-il.«En vieillissant, poursuit-il, ils se spécialisent dans une forme de crime en particulier, pour éviter de se faire prendre par la police.» Selon M.Marotte, le phénomène se déroule à Montréal comme aux Etats-Unis.C’est-à-dire qu’il débute par du chantage aux portes des établissements scolaires, avant que l’on retrouve du drive by shooting, dans lequel on utilise des armes à feu.Selon le policier, il convient de faire de la prévention à l’école, paire que la majorité des crimes de gangs de rues se déroulent sur le chemin reliant l’école à la maison.Par ailleurs, une étude rendue publique dans un autre atelier du congrès, souligne qu’une majorité de policiers de la CUM estiment que la formation multiculturelle est inutile.Pourtant, soulignait Mme Merlaine Brutus, du groupe Entraide Kouzin, dans le même atelier, les Haïtiens, qui ne forment que 0,04 % de la population, constituent 9 % de la population des centres d’accueil pour jeunes.se contredit Longueuil (PC) — Le procès de Richard Timm, accusé de complot et du double meurtre de ses parents, entre dans sa phase finale.La dernière journée de témoignages, hier, a été marquée par des contradictions dans les affirmations de l’accusé.Richard Timm s’est contredit lors de son contre-interrogatoire mené par la Couronne.L’accusé a toujours soutenu avoir appris qu’il était le seul héritier de la fortune de ses parents, évaluée à 1 million $, lorsque le syndic lui a dit en 1994 que son héritage était sous séquestre.Toutefois, il a été forcé de reconnaître qu’il avait bel et bien signé en 1993 deux affidavits, produits par la Couronne, qui mentionnent qu’il est l’héritier de ses parents adoptifs.Dans l’une de ces déclarations sous serment, il va même jusqu’à céder la Cadillac de son père à son ancien avocat pour payer ses honoraires.La preuve est maintenant close.Les avocats amorceront leur plaidoirie aujourd’hui, ce qui sera suivi par l’adresse du juge au jury.Les sept hommes et trois femmes qui le composent auront ensuite à décider du sort de Richard Timm./M OPTOMETRI STES >*U£ïKXHVTW Un appel de Tel-jeunes L'organisme a besoin de 200 000 $ (Le Devoir) — Tel-jeunes appelle à l’aide.L’organisme, qui répond à 100 000 appels de jeunes en détresse par année, amorce une campagne de financement dans le but de recueillir 200 000 $ destinés à offrir un service d’écoute téléphonique 24 heures par jour, sept jours par semaine.Ainsi, pour donner un coup de pouce à Tel-jeunes, les gens sont invités, jusqu’au 28 avril prochain, à acheter un réflecteur à vélo au coût de 5 $.Le réflecteur, ainsi qu’un crochet pour le suspendre et une bande élastique pour le fixer au bras, sont vendus dans les succursales de la Banque Nationale.Les profits seront versés à Tel-jeunes.Tel-jeunes écoute les problèmes des 5-20 ans mais ne peut actuellement répondre qu’au tiers des appels.La ligne est souvent occupée et elle ne fonctionne que 12 heures par jour.Les jeunes de toutes les régions du Québec se réfèrent à Tel-jeunes.Ainsi, sept personnes sur dix téléphonent de l’extérieur de Montréal.Le plus grand nombre d’appels provient des jeunes âgés de 13 à 15 ans.Les jeunes ont besoin d’une oreille qui puisse écouter, en premier lieu, leurs problèmes d’amour et de sexua- lité, puis leurs relations difficiles avec leurs amis, avec leurs parents.Les adolescents parlent aussi beaucoup de suicide.La mort, l’année dernière, du chanteur du groupe Nirvana, Kurt Cobain, a déclenché un raz-de-marée d’appels angoissés.Cependant, le meurtre d’un pasteur anglican et de son épouse, commis par trois adolescents de 13 à 15 ans cette semaine à Beaconsfield, n’a fait l’objet d’aucun appel particulier.«Ce n’est pas un phénomène de société comme l’a été la mort de Kurt Cobain», commente Jocelyn Paiement, président et directeur général de Générations, un groupe qui chapeaute Tel-jeunes.Tel-jeunes, selon M.Paiement, agit comme un thermomètre de l’agitation émotionnelle des écoles.Dès qu’un adolescent se suicide dans une polyvalente, ses compagnons appellent en niasse à Tel-jeunes.11 en coûte 500 000 $ à Tel-jeunes pour faire fonctionner la ligne téléphonique actuelle et le double pour l’avoir 24 heures.D’autres activités de financement se dérouleront d’ici le début de l’été.Tel-jeunes espère alors pouvoir offrir son service jour et nuit.Lancement de la Collection de Lunettes ELTON JOHN, Édition Limitée, de Oliver Peoples au profit de la Fondation ELTON JOHN pour la lutte contre le SIDA Vendredi 7 Avril, 1995 1327 Ave Greene, Westmount, Qué.H3Z 2A5 (514)937-0446 Samedi 8 Avril, 1995 4021 Rue St.Laurent Montréal, Qué, H2W 1Y4 (514) 849-1433 ‘ OLIVER PEOPLES" ERRATUM Les publicités en date du 31 mars et du 1er avril auraient dû se lire comme suit: NOURAIE La plus grande sélection de tapis persans HAMADAM de Perse 7’X5’ 475$ Les samedis entre lOh et l4h PLACE BONAVENTURE.COIN UNIVERSITÉ ET ST-ANTOINE ASCENSEUR SUD-EST ÉTAGE C (514) 879-9176 I.E I) E V OIK.L E V E N I) R E I) I A V R I L I i) i) 5 A 4 LE DEVOIR «- POLITIQUE Conflit du flétan La querelle reprend Les pêcheurs espagnols accusent le Canada de violer les lois internationales JEAN DION DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Après que le Canada et l’Union européenne se furent déclarés la veille à deux doigts d’une entente définitive sur la pêche au flétan noir, la querelle a repris de plus belle, hier, à la suite de nouveaux incidents survenus en eaux internationales, au large de Terre-Neuve.Cette fois, ce sont des accusations formulées par des pêcheurs espagnols voulant que le Canada ait tenté, dans la nuit de mercredi à hier, d’aborder un chalutier et de couper les filets d’un autre, qui a créé un regain de tension et amené l’UE à dénoncer cette nouvelle «violation flagrante du droit international en haute mer».Les allégations ont aussitôt été démenties avec la dernière énergie par Ottawa, où, furieux, le ministre des Pêches Brian Tobin a qualifié le comportement européen d’«irres-ponsable, inacceptable et stupide».«Il est incroyable que l’UE se base sur le rapport d’un capitaine, qui fait partie d’une flotte qui s’est opposée au processus de négociations depuis le premier jour, pour faire une déclaration condamnant des soi-disant actes qui ne se sont jamais produits», a dit M.Tobin.Le ministre a ajouté que «s’il avait été dans les intentions du Canada d’aborder un chalutier ou de couper un filet de pêche, il l’aurait fait.Nous avons démontré que nous étions capables de le faire».Aux dires de M.Tobin, trois bâtiments de patrouille canadiens se sont approchés de six navires espagnols qui croisaient nuitamment dans la zone litigieuse afin de vérifier s’ils pêchaient, de même que la nature de leurs équipements.Mais le plus près n’était qu’à 600 pieds de son objectif lorsque les bateaux de pêche ont retiré leurs filets et pris la fuite.Ottawa a donc pris contact, en matinée, avec les ambassadeurs de l’UE, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne et de l’Espagne afin de tirer les choses au clair et de leur «suggé- rer de vérifier d’abord ce genre d’allégations auprès des autorités canadiennes».En après-midi, le ton s’était toutefois un peu adouci, et M.Tobin a dit croire que l’incident ne nuirait pas aux négociations, qui doivent normalement trouver leur dénouement lors d’une rencontre des ministres des Affaires étran-Ottawa est de gères des Quinze, lundi à Luxembourg.plus en plus De son côté, l’UE a indi-t ' qué, quelques heures après excédé de la sa dénonciation des manœuvres canadiennes (au lenteur des sujet de laquelle Londres a , .exprimé sa dissidence), que négociations l’incident résultait probablement de ce que l’hélice d’un des patrouilleurs avait sectionné un filet de pêche.Ce qui n’a pas empêché sa commissaire aux Pêches, Emma Bonino, de faire remarquer que «je veux bien croire qu’il s’est agi d’un accident involontaire, mais il s’est produit dans une situation de harcèlement».Le ministre français de la Pêche, Jean Puech, a pour sa part déclaré avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Régie des alcools, des courses et des jeux Toute personne, société ou groupement de personnes visé à l’article 60 du Code de procédure civile (L.R.Q., c.C-25) peut, dans les quinze jours de la publication du présent avis, s’opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les trente jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou cette intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, Bureau 9.200, Montréal (Québec) H2Y1B6.Nom et Nature de Endroit adresse la demande d'exploitation du requérant DESROCHES, Gilles Hôtel Raphael 4850,5e av.Rosemont Montréal Dossier: 242-297 9017-3808 QUÉBEC INC.Restaurant 3525, rue Lacombe Montréal Dossier: 278-549 901?-9528 QUEBEC INC.Bar Le Repaire 11 3101,19e Avenue Laval Dossier: 325-290 9017-8138 QUEBEC NC.Restaurant Jade Jardins 6794, rue St-Hubert Montréal Dossier: 600-072 9017-6041 QUÉBEC INC.9017-6041 Québec Inc.2074, rue Visitation Montréal Dossier: 1172-337 LES ALIMENTS LOUKE INC.Cantor 800, boul.Chomedey suite 110 Laval Dossier: 1172-485 LA BAGUETTE MAGIQUE INC.La Baguette Magique 899, Ste-Hélène Longueuil Dossier: 1172-923 9005-7381 QUEBEC INC.Restaurant Crémerie La Vieille Banque 526, boul.Marie-Victorin Boucherville Dossier: 340-745 127934 CANADA INC.Chez L'Père Gédéon Rive-Sud 7407, rue Verdier Saint-Léonard Dossier: 369-652 9015-8791 QUEBEC INC.Resto Bar L’Arc-En-Ciel 9807.boul.Gouin Est Montréal Dossier 380-600 173313 CANADA INC.Larrys 1824.Ste-Cathenne Ouest Montréal Dossier: 1012-186 1 Bar 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 1 Bar sur terrasse 7455, boul.Montréal-Toronto Montréal 3525, rue Lacombe Montréal Permis additionnel 1 Bar sur terrasse suite à cession Changement de catégorie de Bar avec spectacles à Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre sur terrasse additionnel Changement de catégorie de Taverne avec danse à Brasserie avec danse Une licence d'exploitant de site d’appareil de loterie vidéo 297, boul.Curé-Labelle Laval 9014-5228 QUÉBEC INC Chenoy Deicatessen Network 95.boul Labeflf Stê-Thérèse Dom«er 181-1(7 CLUB MÉTROPOUS INC Changement de capacité du Restauran1 pour vendre sur terrasse Changement de capacité du Bar avec danse 2 Restaurants pour dont 1 si terrasse 6794, rue St-Hubert Montréal 1301, Ste-Catherine Est Montréal 800, boul.Chomedey suite 110 Laval 899, Ste- Hélène Longueuil 526, boul.Mane-Victorin Boucherville 110, boul.Taschereau Greenfield-Park 9807.boul.Gouin Est Montréal 1824.Ste-Cathenne Ouest Montréal 95.bout.Ste-Thért Métropolis 59, Ste-Catherine Est Montréal Dossier: 185-678 901Q-1924 QUEBEC INC.Restaurant Daou II 2373, boul.Marcel-Laurin St-Laurent Dossier: 419-879 RESTAURANT FRESCO INC.Restaurant Fresco 6040, Des Grandes Prairies St-Léonard Dossier: 1173-665 9017-9698 QUÉBEC INC.Restaurant 215, boul.René-Lévesque Est Montréal Dossier: 1173-749 LA COMMISSION SCOLAIRE DES MILLE ILES École Hôtelière de Laval 190, Roseval Laval Dossier: 1173-764 2423-4148 QUEBEC INC.Buffet Cristina 1986 Enr.6566, Jarry Est St-Léonard Dossier: 307-579 9014-1862 QUÉBEC INC.Deli Cherrier 1030, Cherrier bur.101 Montréal Dossier: 413-112 RESTAURANTS CAMMUSO INC.Civis Mundi 8250, boul.Décarie suite 170 Montréal Dossier: 1173-798 RESTAURANT DAN-LY FRITE INC.Restaurant Dan-Ly Frite Inc.325, Montée Gagnon Bois-des-Filion Dossier: 1173-806 THOMPSON.Derrick Earl Arrêt de Jerk 5172, Queen Mary Montréal Dossier: 1173-939 9017-9979 QUÉBEC INC.La Grillade Caliva Grecque Enr.3824, Notre-Dame Est Laval Dossier: 1173-954 9011-5189 QUÉBEC INC.Restaurant Villa Bella 870, Victoria Greenfield Park Dossier: 240-572 LAJEUNESSE, Aline Le Bar du Marché 4476 & 4486 Ontario Est Montréal Dossier: 344-028 SALLE DE QUILLES SAINT-EUSTACHE INC.Salle de Quilles Saint-Eustache Inc.66.boul.Industriel Local 101.St-Eustache de 2 permis de Bar avec danse et spectacles de 3h00 a.m.à 8h00 a.m.dans la nuit du 21 au 22 mai 1995.Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse Montréal 1 Restaurant pour vendre 1 Bar sur terrasse 1 Restaurant pour vendre 1 Bar 2372, Boul.Marcel-Laurin St-Laurent 6040, Des Grandes Prairies St-Léonard 215, boul.René-Lévesque Est Montréal Changement permanent d'endroit d’exploitation de Restaurant pour vendre Salle de cours Permis additionnels 3 Restaurants pour vendre Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre 190, Roseval Laval 6566, Jarry Est St-Léonard 1030, Cherrier bur.101 Montréal 1 Bar 1 Restaurant pour vendre 1 Bar sur terrasse 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse (suite à cession) Changement de capacité d’un bar Permis additionnel 1 Bar avec danse et spectacles 6701, rue St-Laurent Montréal 325, Montée Gagnon Bois-des-Filion 5172, Queen Mary Montréal 3824, Notre-Dame Est Laval 870.Victoria Greenfield Park 4476 & 4486 Ontario Est Montréal 66.boul.Industriel Local 101, St-Eustache Dossier: 994-036 9005-2606 QUEBEC INC.Restaurant McKte’s 1.Ste-Catherine Ouest Montréal Dossier 1174-234 1 Restaurant pour vendre 1.Ste-Catherine Ouest Montréal LE CLAMSHACK 426.PI INC 1 Restaurant 9430.boul.pour vendre MOBUM* Cartier local 5, Montréal Extension de heures lexpkytavx Le président et directeur général Ghlslain K.-Laflamme, avocat que «même s’il n’est pas avéré qu’il s’agisse d’un acte volontaire, cela montre que la situation est tendue dans cette zone.Il est essentiel que le calme revienne» pour la bonne marche des pourparlers.A cet égard, il est évident qu’Otta-wa, et particulièrement M.Tobin, est de plus en plus excédé, à la fois par les agissements des Espagnols et par la lenteur de la «bureaucratie» européenne.Des deux côtés de l’Atlantique, le Canada ne cesse de répéter, comme l’a fait hier son ambassadeur auprès l’UE Jacques Roy, que la conclusion d’une entente formelle pourrait prendre «cinq minutes» en d’autres circonstances.Mais il y a l’Espagne, dont les dirigeants ont souligné leur «pessimisme» devant l’issue négociée du conflit, reprochant au Canada son attitude «provocatrice» et son «manque de volonté de négocier».Pour leur faire écho et pour appuyer leurs pêcheurs, plus de 3000 personnes ont d’ailleurs manifesté hier devant l’ambassade du Canada à Madrid, dont l’édifice a été la cible de poissons et d’œufs.Parizeau prend le dossier des Nordiques en main ANDRE BELLEMARE PRESSE CANADIENNE Québec — Le premier ministre Jacques Parizeau a personnellement pris en main le dossier des Nordiques en donnant l’assurance qu’il fera tout son possible pour trouver un moyen de venir en aide au club de hockey de Québec, qui menace de quitter la Vieille Capitale.Il parle même de deux formules avec lesquelles il «jongle» mais qu’il ne veut pas lancer sur la place publique puisqu’il s’agit d’une affaire de négociations.La direction des Nordiques peut s’attendre à recevoir une réponse du gouvernement d’ici environ un mois.D’après un collaborateur du premier ministre, M.Aubut demanderait trois choses au gouvernement: qu’il assume le déficit anticipé de quelque 10 millions $ cette année, que le gouvernement finance la construction d’un nouvel amphithéâtre de quelque 120 millions $ et où les Nordiques évolueraient sans payer de loyer et, enfin, que le gouvernement éponge un autre déficit, s’il y en a un autre en bout de ligne.Là-dessus, M.Parizeau a dit laconiquement qu’il partage «l’ahurissement de plusieurs gens» quand ils ont appris ces demandes du président des Nordiques.M.Aubut réclame à grands cris depuis des années la construction d’un nouvel amphithéâtre susceptible de générer plus de revenus et de faire face à la concurrence des autres clubs de hockey et aux coûts grandissants de l’exploitation d’une entreprise de hockey.A l’Assemblée nationale et à l’émission radiophonique Amateurs de sports, le chef du gouvernement s’est particulièrement réjoui, par ailleurs, de la nouvelle voulant que la compagnie Chrysler contribue au financement d’un nouveau Colisée.«Ah! mais là, ça changerait très certainement les perspectives parce que ça change un des éléments importants du dossier.Ce que nous avons entendu au sujet de Chrysler peut être intéressant», a dit le premier ministre à la radio.En Chambre, M.Parizeau a indiqué qu’il ne donne pas de garanties que tout fonctionnera bien mais qu’il va essayer, de concert avec le ministre des Finances, Jean Campeau.Après avoir pris connaissance des livres des Nordiques et de leur situation financière, un proche du premier ministre a expliqué, hier, que l’équipe connaît présentement de graves difficultés financières et que dans deux ans, elle serait techniquement en faillite.Trois éléments dans le dossier soulèvent des inquiétudes et le gouvernement n’a pas beaucoup d’emprise sur ces éléments, a expliqué cette source de l’entourage du premier ministre.Québec ABAN TAPIS PERSANS ^RME Isa galerie de la rue Sherbrooke à Montréal DE LIQUIDATION D’UN INVENTAIRE DE PLUSIEURS MILLIONS DE DOLLARS Des spéciaux incroyables ! 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ça fait sept mois qu’on discute de cette situation», a renchéri Mme Robillard.Aussi, après avoir fait pression pour que soit respecté l’engagement initial du «huit à dix mois», Ottawa souligne-t-il aujourd’hui à grands traits que le référendum doit avoir lieu en 1995.Jacques Parizeau est un «homme de parole», et «je crois qu’il ne reviendra pas sur ses promesses encoré une fois», a ironiquement fait valoir M.Massé.Et entre-temps, ont assuré les ministres, la décision de Québec ne changera pas la stratégie d’Ottawa et de ses alliés même si, d’évidence, la période estivale ne se prête guère à une «mobilisation des énergies».«On va devoir modifier le calendrier, mais la stratégie reste la même, a dit Mme Robillard.Nous - étions prêts pour le mois de juin, (et) nous allons continuer à être très présents sur le terrain jusqu’au déclenchement de la campagne référendaire.C’est toujours plus difficile l’été, mais la cause est tellement importante que nous serons là.» Au même moment, au Bloc québécois, on s’affairait à récuser la thèse voulant que le report du référendum soit un aveu d’échec, accueillant favorablement une «sage décision» qui permettra de «bâtir un “momentum”» et de «mettre à jour le discours souverainiste».«On a toutes les indications nécessaires pour savoir comment ajuster le tir et avoir une opinion publique qui sera favorable à l’automne.Les gens disent qu’ils rejettent la situation actuelle, mais ils n’achètent pas le produit tel que défini présentement.Donc, il faut l’ajuster», a commenté le président du comité de stratégie référendaire du Bloc, le député Pierre Brien.De son côté, le leader parlementaire Michel Gauthier a dit «constater que ça va nous donner un peu plus de temps pour convaincre un peu plus de monde.La question de temps devient un outil précieux à ce stade-ci».Mais M.Gauthier a refusé de dire quelle était jusque-là la position de son parti, qui tient ce week-end un congrès qui devait à l’origine servir à fouetter les troupes.Il a d’ailleurs eu un commentaire révélateur lorsqu’il a évoqué son opinion personnelle.«Je n’ai jamais été particulièrement pressé par un échéancier qui devrait être très serré.Mais je serais entré relativement confortablement dans un échéancier du printemps, même si je n’y tenais pas particulièrement», a-t-il dit.Mal-logés en colère PHOTO PC VISITE inhabituelle hier à la résidence du premier ministre Jacques Parizeau, au 1080, rue des Braves, à Québec: quelque 300 manifestants venus réclamer des logements convenables pour les mal-logés.Affaire O.J.Simpson Chrétien n’aime pas que le procès soit diffusé au Canada Dallas (PC) — Le premier ministre Jean Chrétien n’apprécie guère que le procès d’O.J.Simpson soit transmis sur les ondes canadiennes.Iœ Canada, a-t-il déclaré jeudi devant des rédacteurs de journaux américains, fait une différence entre le processus judiciaire et le théâtre.Dans une allocution prononcée devant l'American Society of Newspapers Editors, hier.M.Chrétien a soutenu que le Canada devait défendre le caractère distinct de la société et de la culture canadiennes.Et il a dû justifier le protectionnisme culturel canadien, que les Américains jugent contraire à l’esprit du libnMrhange.M.Chrétien a déclaré que les procès au criminel ne de- vraient pas «être transformés en spectacles».Le silence s’est alors abattu sur la salle, où quelque 600 personnes étaient présentes.«Il y a des tragédies personnelles qui (.) doivent être traitées avec un certain respect.» Il a dit ne pas aimer que le procès soit retransmis au Canada.Ses propos surviennent au moment où fait rage, en Ontario, un débat sur la pertinence de la présence de membres des médias et du public dans les procédures judiciaires entourant le procès pour meurtre de Paul Bemardo, accusé d’avoir assassiné les jeunes Kristen French et Leslie Mahaffey.Son procès doit débuter le 1" mai. I.E I) E V (MK.I.!• V E X I) Il E I) I 7 A V KM.I II !) 5 A r> LE DEVOIR ?LE MONDE Il sourit dans sa barbe Génocide rwandais E N B R K F ?Psychose de peur à Haïti Une commission est formée afin d'enquêter sur les nombreux meurtres Le gouvernement haïtien a annoncé hier la formation d’une commission «en vue d’enquêter sur les cas de meurtres enregistrés ces derniers temps» dans le pays, dont celui de l’opposante Mireille Durocher-Bertin assassinée le 28 mars dernier.Composée de cinq, officiers membres de la police intérimaire, cette commission est présidée par un officier supérieur, le major James Jean Baptiste.Le gouvernement a également annoncé qu’il allait enquêter sur les meurtres commis sous le régime civilo-militaire non reconnu internationalement qui avait suivi le coup d’État du 30 septembre 1991.?N*Ï PHOTO AP UN JUIF ORTHODOXE joue de la guitare devant une affiche du rabbin Menachem Schneerson au cours d’une Bar Mitzva géant devant le mur des Lamentations, hier à Jérusalem.Un millier de jeunes garçons et filles, des immigrants en provenance de l’ex-Union soviétique pour la plupart, ont participé à ce traditionnel rite de passage.Port-au-Prince (AFP) — Une psychose de peur généralisée est réapparue en Haiti à la suite de l’accroissement de l’insécurité, provoquée par l’absence d’une police digne de ce nom et l’inexistence d’un véritable système judiciaire.Chaque jour offre une nouvelle série de vols, agressions à main armée et meurtres divers qui semblent pour la plupart de nature crapuleuse et ont pour résultat de vider le soir les rues de Port-au-Prince.Tous les Haïtiens, à commencer par la presse, parlent d’«escalade» ou de «flambée» de la violence.Mais la réalité du phénomène est contestée par certains experts internationaux.L’un d’entre eux, qui a refusé d’être identifié, parle de «paranoïa habilement manipulée par des éléments hostiles au retour de la démocratie».Le taux de criminalité, dit-il, est «ridiculement bas par rapport à ce qui se passe dans d’autres pays et à ce qui se passait l’an dernier».Il s’agit d’une allusion au règne de l’armée, qui avait chassé du pouvoir le président Jean-Bertrand Aristide le 30 septembre 1991.M.Aristide a été ramené au pouvoir en octobre par les Américains, remplacés fin mars par la Mission de l'ONU en Haïti (MINU-HA).Pendant les trois années de pouvoir des militaires, la violence, qui a coûté la vie à au moins 3000 personnes, selon des sources de l’ONU, était principalement politique et dirigée contre les partisans de M.Aristide dans les bidonvilles, La violence actuel- le, qui n’épargne personne, apparaît essentiellement de droit commun, mais ne l’est pas exclusivement.L’assassinat le 28 mars d’une opposante à M.Aristide, Mireille Durocher Bertin et les rumeurs faisant état de listes de personnalités à abattre ont encore aggravé le sentiment d’insécurité.Le ministre de l’Intérieur de M.Aristide, M.Mondésir Beaubrun, a été mis en cause dans cet attentat.«J’ai dû engager un service de sécurité personnelle», affirme à l’AFP, sous couvert de l’anonymat, un homme d’affaires qui dit avoir adopté un «profil très, très bas».«C’est plein de zenglendos (bandits en créole), affirme M.Brunei Lyndor, adossé à une bicoque de Cité Soleil, le plus grand bidonville de Port-au-Prince et bastion du président Aristide.Le chef de l’État, qui a qualifié l’insécurité de problème majeur pour son gouvernement, a appelé les gens à former des «brigades de vigilance» pour combattre le crinje, reconnaissant implicitement que l’État était dépassé.Ses détracteurs affirment que sa décision, prise pour des raisons politiques, de démanteler l’armée (qui englobait aussi la police) est à l’origine du problème et a permis aux criminels d’agir en tout impunité.«la responsabilité de la lutte contre la criminalité incombe en premier lieu aux Haïtiens», explique le porte-parole de l’ONU en Haïti, M.Eric Fait, qui souligne toutefois que les 900 policiers membres de la MINUHA font tout pour les aider.Pilonnage à Sarajevo Sarajevo (Reuter) — Des obus sont tombés hier sur Sarajevo, faisant au moins deux morts et six blessés.Un médecin travaillant dans un hôpital du quartier de Hrasnica a confirmé à Reuter que deux personnes étaient mortes.Le pilonnage a commencé j)eu après-midi et s’est prolongé en soirée.Les nations unies ont recensé quatre détonations et une dizaine de rafales de mitrailleuse lourde à Hrasnica.L'une des victimes était un soldat qui attendait le bus.Selon la radio, trois personnes auraient trouvé la mort.Dans la soirée, deux obus de mortier sont tombés sur le centre-ville, blessant deux personnes.Le Courrier arlcmentairc PRfttNTt 20 organigrammes exclusifs X ?» zi Québec 230 pages d'information ministres, députés, sous-ministres.attachés politiques, prés d’organismes d'État.les attachés de presse, les critiques de l’opposition et plus 200 photos les ministres, les députés de r Assemblée nationale, les députés et sénateurs du Québec PaMicatina* U**-Media JO.I.randc- \lkr O.QaHm QvHkt (.IR 2Ut Tél: 1-418-640-1978 Fax:1-418-529-7548 EN FORMAT DE POCHE (VADE MECUM) Les procès tournent court Kigali (AFP) — Le premier procès du génocide rwandais, un an jour pour jour après le début des massacres, a été reporté sine die hier après une brève audience devant le tribunal de première instance de Kigali qui a donné un délai aux défenseurs des six premiers accusés pour mieux préparer leur dossier.L’audience, qui a commencé avec sept heures de retard, a duré trois quarts d’heure.Les actes d’accusation n’ont pas été lus, le ministère public ayant seulement fait remarquer à propos d’un des prévenus que de nombreux témoins l’avaient reconnu et accusé d’avoir commis des atrocités.Emmenés depuis la prison de Kigali dans une camionnette, sous la surveillance d’une dizaine de militaires, les prisonniers ont attendu vingt minutes avant d’entrer dans le tribunal aux vitres cassées et aux murs criblés d’impacts de balles et d’éclats d’obus.Assaillis par les photographes, les accusés sont entrés en file indienne.Crâne rasé, vêtus des uniformes roses des prisonniers, ils se sont assis aux deux premiers rangs, pendant qu’environ 200 curieux prenaient place dans la salle.Le président, Claudien Gatera, et ses deux assesseurs ont, d’abord étudié le cas du seul mineur du groupe.Agé de 17 ans, illettré, accusé d’avoir assassiné au moins six personnes, (voir ci-dessous) il s’est présenté accompagné de trois avocats commis par l’UNICEF (Fonds des Nations unies pour l’enfance), qui ont réclamé le report afin d’avoir suffisamment de temps pour préparer sa défense.Ils estimaient que le délai légal de huit jours entre l’assignation à comparaître et l’audience n’avait pas été respecté.Report accordé, a dit le président, qui a ensuite appelé les cinq autres prévenus accusés de génocide.Alignés devant lui, les accusés, calmes, sans manifester d’émotion particulière, n’ont pas dit un mot.Le juge Gatera a ensuite lui-même demandé le report du procès parce que, a-t-il dit, beaucoup de gens, dont une cinquantaine de journalistes et une dizaine d’obser- vateurs des droits de l’Homme de l’ONU, étaient venus assister à cette audience.Sous-entendant qu’il ne fallait pas les décevoir, ni s’attirer les foudres de la communauté internationale prompte à dénoncer les procès expéditifs, le tribunal a donc décidé le report sine die, afin de préparer plus à fond les audiences.É’annonce de la tenue des procès le 6 avril, un an jour pour jour après le début des massacres, avait provoqué une vive polémique.Plusieurs associations de défense des droits de l’homme et de soutien aux rescapés du génocide avaient protesté, estimant que la justice rwandaise n’était pas encore en état de mener à bien des procès d’une telle importance.Des différences de vue étaient également ai> parues au sein du gouvernement, dont certains membres ont jugé inopportun d’organiser ces procès alors que le pays entre aujourd’hui dans une semaine de deuil national.Dès jeudi soir, les cercueils de dizaines de martyrs, dont Mme Agathe Uwilingiyimana, premier ministre assassinée le 7 avril par des militaires, devaient être exposés dans le stade régional de Kigali, où était organisée une veillée funèbre.Aujourd'hui, des funérailles nationales doivent avoir lieu sur la colline de Rebero, dominant la ville, où l’ancien président Juvénal Habyarimana avait fait construire un hôtel.Le président Habyarimana, un Hutu, avait été tué le soir du 6 avril lorsque son avion avait été abattu à son arrivée à Kigali.Quelques heures après, les massacres commençaient.Les Tutsis étaient victimes d’un génocide et les opposants hutus d’assassinats politiques.Au moins 500 000 personnes avaient été massacrées.Un an après, plus de 30 000 détenus accusés de génocide s’entassent dans les prisons rwandaises, tandis que les instigateurs des massacres vivent à l’étranger.Un tribunal international devra statuer sur les cas des «planificateurs», alors que ceux des exécutants seront traités par les tribunaux rwandais.Le Rwanda entre aujourd’hui dans une semaine de deuil national Le bon Dieu sans confession.D’APRES LE MONDE ¦\Tgomayube a dix-sept ans.On lui donnerait le bon Dieu sans confession.De grands yeux éclairent son visage juvénile.Il est petit de taille et ne s’exprime qu’en ki-nyrwandais.Fils de paysan, paysan lui-même depuis son plus jeune âge, il n’a jamais fréquenté l’école.Incapable de lire ou d’écrire, il a signé d’une empreinte digitale l’acte d’assignation à comparaître en justice dont on lui a remis une copie en fin de semaine dernière.Accusé de six meurtres et plus généralement de génocide, il devait être l’un des six premiers rwandais déférés, hier, devant le tribunal de Nyamirambo, un quartier de Kigali.Comme les autres détenus de la prison centrale, il porte l’«unifor-me», un short et une vareuse rose.Dans la cellule exiguë qui sert de bureau à Kizito Mugemanshuro, un quinquagénaire, ancien fonctionnaire, désigné par la direction «capita» de la prison, responsable de tous les détenus, Ngomayube, assis sur un pliant de toile, affiche une belle sérénité.«J’ai été arrêté le 15 septembre 1994 sur la colline de ma commune, Butamwa, alors que je rentrais de Gitarama où je m’étais réfugié pour échapper aux violences», explique-t-il.Dénoncé par un conseiller communal, hutu comme lui, il nie farouchement avoir quoi que ce soit à se reprocher: «Si j’avais tué, je serais parti au Zaïre et on ne m’aurait pas trouvé.» Il clame son innocence comme les cinq autres inculpés et raconte que celui qui l’a livré aux militaires vient de le rejoindre en prison, accusé à son tour de génocide et.de faux témoignages.Il n’a pas peur Tout lui semble clair.Il n’a pas peur.Le seul danger pourrait venir d’un juge tutsi.«Dans ce cas-là, on est mort.Si c’est un Hutu, il n’y aura pas d’erreur judiciaire », affir-me-t-il, aussitôt soutenu par le «capita» qui s’interroge sur la valeur d’un verdict qui serait prononcé par«un juge d’une autre race».L’air hébété, Stanislas Hitimana, quarante ans, agriculteur, souscrit à ces propos.Inculpé de génocide et de sept meurtres, il prétend que ses aveux lui ont été arrachés sous la torture par les militaires.Le bureau de Kizito Mugemanshuro est un havre de «tranquillité».Le reste de la prison est surpeuplé.Aller d’un bloc à l’autre en traversant des cours bondées est un exercice difficile.Dans le bureau du directeur de la prison, un grand tableau noir, quotidiennement mis à jour, résume la situation.Le 5 avril, les effectifs étaient de 8106 prisonniers, pour une capacité de 2000 places.Adrien Sinayobye ouvre volontiers son registre à petits carreaux.Il arrive, en moyenne, une cinquantaine de nouveaux détenus chaque jour.Le taux de mortalité a baissé, grâce à l’action du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).Cinq à sept personnes y mouraient encore chaque jour à la fin de 1994.Depuis février, on n’enregistre plus que un ou deux décès quotidiens.Plus de 32 000 détenus croupissent dans les prisons et les centres de détention, accusés de génocide.La plupart n’ont pas été entendus par le ministère public, faute de magistrats en nombre suffisant.Les professions judiciaires ont été décimées.La plupart des magistrats, avocats et juges ont été tués ou ont quitté le pays.Une association belge vient de former 150 officiers de police judiciaire pour accélérer les milliers d’enquêtes rendues nécessaires par le nombre croissant de détenus.L’organisation française Juristes sans frontières (JSF) organise des cycles de formation.Mais au-delà des problèmes de personnel, il y a un manque cruel de moyens matériels.Les tribunaux ont été dévastés et pillés, le ministère n’a plus de parc automobile.Et cependant les Rwandais réclament justice.PRIÈRES POUR LA PAIX Bujumbura (Reuter) — Un an après le début du génocide au Rwanda voisin, les Burundais ont prié hier pour la paix dans leur pays.Mais dans le même temps, l’armée, à dominante tulsie, a exposé des armes saisies, d’après elle, à des miliciens hutus lors d’affrontements la semaine dernière dans la capitale.Le chef de l’Etat, Sylvestre Ntibantunganya, a préside un service de prières à la mémoire de son prédécesseur, Cyprien Ntaryami-ra, tué le 6 avril 1994 dans un attentat confie l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana.Cet attentat, encore mal élucidé, avait donné le signal de départ au génocide des Tutsis et de Hutus modérés au Rwanda.-?- FUJIMORI OU DE CUELLAR?Lima (Reuter) — Douze millions et demi de Péruviens choisiront dimanche, entre le président sortant Alberto Fujimori et l’ancien secrétaire général de l’ONU Jqvier Perez de Cuellar, leur chef de l’État pour les cinq années à venir.1res derniers sondages d’opinion indiquent que Fujimori, 56 ans, fils d’immigrants japonais, est largement en tête devant le diplomate de 75 ans qui veut «rétablir la démocratie» au Pérou — mais en deçà des 50 % de suffrages qui lui permettraient d’être réélu dès le premier tour.Fujimori, brusquement sorti de l’ombre en 1990 pour battre la coalition politique emmenée par le romancier Mario Vargas Llosa, se présente comme l’anti-portait des «hommes politiques traditionnels», mais ses adversaires le dépeignent comme un populiste autoritaire.Perez de Cuellar, 75 ans, veut incarner de son côté la chance du Pérou de ne plus subir l’humiliation de figurer avec Cuba comme un des derniers pays non-démocratiques du continent latino-américain.-?- TERRORISME É.-U.Washington (AFP) — L’administration Clinton a défendu hier devant la commission judiciaire de la Chambre des représentants son projet de loi anti-terroriste, qui suscite l’ire des milieux libéraux et de certains responsables démocrates.Ire représentant démocrate du Michigan John Conyers, doyen de la minorité au sein de la commission, a ainsi fustigé ce projet qui, selon ses termes, «viole totalement la Constitution», en particulier le 1er amendement qui protège la liberté d’association et de parole.Deux ans après l’attentat du World Trade Center, le projet dévoilé, le 10 février dernier, crée ainsi une cour spéciale constituée de cinq magistrats fédéraux nommés par la Cour suprême.Ces juges pourront statuer sur l’extradition d’étrangers suspects, avec la latitude de garder secrets certains témoignages, pour protéger les informateurs ou les agents en mission des services de renseignement Le directeur du FBI Louis Freeh et le chef en exercice de la CIA, l’amiral William Studeman, ont justifié ces mesures d’exception par la nature du danger.Le FBI et la lutte anti-terroriste «ont besoin de nouvelles armes et de nouveaux moyens pour combattre ce nouveau et dangereux phénomène», a souligné M.Freeh.POUR QUI II MONDE TOURNE PLUS JUSTC fil DEVELOPPEMENT fin ET MIX Resultats lolo-québec Tirage du 95-04-05 6 15 23 24 34 42 Numéro complémentaire: - GAGNANTS LOTS 6/6 I 10 000 000,00 $ 5/6+ 14 86 893,90 $ 5/6 634 1 535,00 $ 4/6 31 690 58,80 $ 3/6 504 720 10,00 $ Vente totales 29 238 439,00 $ Prochain gros lot |approx.|: 2 700 000,00 $ Prochain tirage: 95-04-08 fl J 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COURSE A PIED • RANDONNÉE EN MONTAGNE • MARCHE VÊTEMENTS DE PLEIN AIR ET PRÊT-À-PORTER • VÊTEMENTS CYCLISTES rpafro Tira9e du ËJjJird 95 04 05 NUMÉROS LOTS 430600 100 000S 30600 i ooo s 0600 250 S 600 50 S 00 I0S | 0 n 2 S Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En ces de disparité entre cette liste et le liste officielle, cette dernière a priorité.«üh MAINTENANT A LAVAL 2524, Daniel-Johnson (En face du Carrefour Laval) 978-9822 LONCUEUIL 1745, CHEMIN Chambly (Coin Curé-Poirier) 674-4436 MONTREAL 4452, St-Denis (Coin Mont-Royal) 499-9600 L E I) E V 0 I a , L E V E N I) R E I) I 7 A V R 1 L I 9 0 .r) A 6 LE DEVOIR *- ECON0 M i XXM TSE-300 DOW JONES S CAN OR 4Êt HÉF (É • +5,35 -0,68 +4,84 +0,21 +1,00 2129,06 4284,42 4205,41 72,07 393,70 La rentabilité en 1998 Unitel ne veut pas attendre le prochain millénaire ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Unitel, la compagnie qui perd 1 million $ par jour (ouvrable), sera rentable dans trois ans plutôt qu’au tournant du siècle comme le prévoyait Ted Rogers.«Je ne suis pas un partisan des profits qui ne se présentent qu’au prochain millénaire», a ironisé, hier, au cours d’une rencontre avec la presse montréalaise, le nouveau président-directeur général d’Unitel, Stan Kabala, un «tum-over artist» dépêché de New York par AT&T en janvier dernier afin de faire les miracles nécessaires à la bonne tenue du premier des concurrents dans la téléphonie interurbaine au Canada.Faisant part de son optimisme, M.Kabala a indiqué que le nouveau plan d’affaires d’Unitel est fin prêt.Restent à convaincre de sa viabilité les membres du conseil de Rogers Communications et le groupe de banquiers.Ces derniers doivent décider d’ici le 28 avril si oui ou non ils renouvellent le financement de 650 millions $ consenti à Unitel, le même jour où Rogers Communications doit décider, de son côté, si elle lève l’option d’achat de la participation de CP dans Unitel au coût de 200 millions $.«C’est une grosse décision, a souligné M.Kabala.J’ai 21 jours pour travailler davantage à convaincre Rogers et AT&T.» Et les banquiers «qui ne se sont pas encore commis», a-t-il mentionné.Mercredi à Toronto, Ted Rogers s’est dit «presque certain» de vouloir augmenter sa participation dans Unitel mais il a révélé que le conseil d’administration de Rogers avait encore des réserves.En achetant le bloc de 48 % détenu par CP, Rogers hausserait de 29,5 % à 67 % sa part dans Unitel après avoir refilé 10,5 % des actions à l’autre partenaire AT&T dont la participation atteindrait le maximum permis pas la loi, soit 33 %.Avec son diplôme en psychologie, obtenu en 1968, M.Kabala présente Reste à convaincre de la viabilité du plan d’affaires les membres du conseil de Rogers Communications et un groupe de banquiers un profil marketing et organisation plutôt que comptable et financier.Il entend relancer Unitel en fonction d’un plan d’affaires qui implique des modifications à la réglementation du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) et apporte des changements aux manières de faire et aux stratégies commerciales de la compagnie.Sur le front réglementaire, M.Kabala souhaite l’élimination éventuelle des contributions payées par les concurrents pour financer le service local ainsi que la «séparation structurelle» entre les services local et interurbain des compagnies de téléphone traditionnelles.Bell Canada, par exemple, devrait exploiter deux entreprises distinctes, locale et interurbaine, comme c’est le cas pour la téléphonie cellulaire, afin d’empêcher l’interfinancement indu de ses activités ainsi que l’échange d’information stratégique sur les clientèles entre les deux services.«L’important, c’est que la réglementation favorise vraiment une concurrence durable.Je crois que le CRTC en est maintenant convaincu.La question est de savoir comment y arriver», a dit le p.-d.g.américain.Quant à l’exploitation d’Unitel, M.Kabala n’entrevoit pas d’autres mises à pied après la coupe de 950 emplois, annoncée en février, qui porte à 2700 personnes ses effectifs.La compagnie «s’attaquera vigoureusement à tous ses coûts», a-t-il souligné, en réduisant ses dépenses immobilières, en simplifiant ses systèmes informatiques, en ne s’engageant dans la construction d’infrastructures qu’une fois le volume engrangé, quitte à utiliser les lignes des concurrents et en «focalisant» les offres de service.«Les consommateurs devront savoir clairement que les tarifs d’Unitel sont toujours 25 % de moins que ceux de Bell quelle que soit l’heure du jour ou le jour de la semaine», a fait valoir M.Kabala.C’est une stratégie, basée sur la simplicité, qui a déjà fait le succès de Sprint Canada.— — — — .HH H m Voici les taux d’intérêt en vigueur le 6 avril 1995 dans les principales institu- tions financières au Canada.Ces taux sont fournis par les institutions finan- cières et compilés par La Presse Canadienne.Banques Dépat certll.certif.certif.Prêts Prêts Prêts Prêts à terme placem.placem.placem.hypoth.hypoth.hypoth.pers.30-59 jous 1 ans 3 ans 5 ans 1 ans 3 ans 5 ans taux min.Desjardins* 7,125 7,500 7,875 9,250 9,625 9,875 10,250 CIBC 6,250 7,125 7,500 7,875 9,250 9,625 9,875 — Banque It.Can.6,250 7,450 7,650 8,050 9,250 9,625 9,875 11,75 Laurentienne 6,000 7,125 .7,500 7,875 9,250 9,625 9,875 9,750 de Montréal 6,000 7,125 7,500 7,875 9,250 9,625 9,875 10,250 Banque Nationale 6,000 7,125 7,500 7,875 9,250 9,625 9,875 9,750 Banque Scotia 5,500 7,125 7,500 7,875 9,250 9,625 9,875 12,250 Toronto-Dominion 5,750 7,125 7,500 7,875 9,250 9,625 9,875 11,500 Hongkong 6,000 7,125 7,500 7,875 9,250 9,625 9,875 — BNP 6,400 7,250 7,500 7,875 9,250 9,625 9,875 — *Taux suggéré par la Fédération de Montréal Fiducies Dépôt certif.certif.certif.Prêts Prêts Prêts Prêts à terme placem.placem.placem.hypoth.hypoth.hypoth.pers.30-59 jous 1 ans 3 ans Sans 1 ans 3 ans 5 ans taux min.Canada Trust 6,250 7,125 7,500 7,875 9,250 9,625 9,875 11,750 Sun Life 6,550 7,375 7,500 7,875 9,000 9,375 9,625 — Fid.Desjardins 6,250 7,125 7,500 7,875 9,250 9,625 9,875 — Trust Général 6,000 7,125 7,500 7,875 9,250 9,625 9,875 9,750 Tr.Laurentienne 6,250 7,125 7,500 7,875 9,250 9,625 9,875 — Montréal Trust 6,250 7,125 7,500 7,875 9,250 9,625 9,875 — Tr.PrêtRev.6,250 7,125 7,500 7,875 9,250 9,625 9,875 — Trust Royal 6,250 7,125 7,500 7,875 9,250 9,625 9,875 10,750 Tr.LaCapitale 7,100 7,750 7,500 8,350 10,25 10,125 10,550 — Gr.Mutuelle 5,750 7,250 7,400 7,450 9,250 9,625 9,875 — Sherbrooke Trusl I 6,000 7,125 7,500 7,875 9,250 9,625 9,875 9,750 üü! Ü ¦ ¦ H Afrique du Sud (rand) Allemagne (mark) Australie (dollar) Barbade (dollar) Belgique (franc) Bermudes (dollar) Brésil (real) Caraïbes (dollar) Chine (renminbi) Espagne peseta) États-Unis (dollar) Europe (ECU) France (franc) Grèce f drachme) 0,3954 Hong-Kong (dollar) 0,187 1,0087 Indonésie (rupiah) 0,000639 1,0697 Italie (lire) 0,000841 0.7129 Jamaïque (dollar) 0,044 0.050463 Japon (yen) 0,01624 1,4107 Mexique (peso) 0,2204 1.6122 Pays-Bas (florin) 0,9349 0.5278 Portugal (escudo) 0,00992 0,1726 Royaume-Uni (livre) 2,2290 0,01143 Russie (rouble) 0.000289 1.3875 Singapour (dollar) 1,0077 1.8862 Suisse (franc) 1.2671 0.2893 Taïwan (dollar) 0,0549 0.00662 Venezuela (bolivar) 0.00837 Seagram vend sa participation dans Du Pont Les marchés se montrant très méfiants, la valeur boursière de la société des Bronfman a fondu de 2,3 milliards $ en moins d’une semaine SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR En début de soirée, hier, la compagnie Seagram a confirmé avoir vendu le bloc d’actions qu’elle deétenait dans Du Pont pour 8,8 milliards, sans avoir fourni de plus amples précisions sur ses intentions à l’endroit de la compagnie MCA.Dans un communiqué Seagram se contente de préciser qu’«une partie du produit» de cette vente «pourrait être utilisé pour diverses opérations dont des acquisitions et des rachats de ses propres actions».Avant cette annonce, la journée a été rude pour Seagram hier sur les marchés boursiers du continent alors que son action a perdu 1,25 $ en moins d’une heure en fin d’après-midi pour terminer la journée à 38,75 $.Ajoutée aux pertes enregistrées depuis vendredi dernier, la valeur boursière de Seagram a diminué de 2,3 milliards $ en moins d’une semaine.Cette sanction est le fait des gros, gestionnaires de portefeuille du Canada et des Etats-Unis qui voient d’un très mauvais œil l’introduction de Seagram dans l’industrie cinématographique aux dépens de cette bonne source de revenus qu’a été Du Pont de Nemours depuis 1981, année au cours de laquelle Seagram faisait l’acquisition de près de 25 % des actions de cette compagnie présente dans l’industrie chimique.Hier, les marchés se sont alimentés de la rumeur suivante: Seagram aurait vendu son bloc de Du Pont pour une somme évaluée à 9 milliards $ US tout en faisant simultanément l’acquisition de 80 % des actions de MCA détenues jusqu’alors par le conglomérat japonais Matsushita Electric Industrial pour 7 milliards $ US.Et cela, cette nouvelle configuration du dossier, les marchés ne l’aiment pas, voire la craigne, même si rien n’a transpiré de la part des principaux acteurs concernés.Allons-y avec le domino n° 1 de cette saga financière, soit Du Pont.Jusqu’à hier matin, tout le mon-de croyait que la portion d’actions de Seagram dans Du Pont valait 10 milliards $ US.Au fait de ce que Seagram a annoncé dans la soirée le marché n’a pas apprécié que le 25 % d’actions de DuPont ait été transigé 1,2 milliards $ en dessous de sa valeur.Avec le domino n° 2, Seagram aurait également perdu au change.S’il est vrai que cette compagnie a été achetée moyennant un déboursé de 7 milliards $ US, alors Seagram aurait payé 22 fois les bénéfices.Un montant passablement élevé, selon Christine Décarie, vice-présidente adjointe de Mon-trustco, et Michel Tessier, analyste chez Tassé et Associés.Certains que tous les signes observés ces derniers jours au sein des trois compagnies signifiaient que quelque chose de très gros était sur le point d’aboutir d’ici le milieu de la semaine prochaine, les marchés se sont donc empressés de sanctionner ceci: «les revenus produits par MCA, a précisé Mme Décarie, ne sont pas grand chose lorsqu’on les comparent à ceux générés par Du Pont.On a compris qu’une dilution des bénéfices était en vue».D’autant qu’une autre rupteur ne s’est pas confirmée à ce jour.Laquelle?A un moment donné de cette semaine mouvementée, une information selon laquelle Dreamworks SKG achèterait MCA en association avec Seagram a circulé.Or SKG c’est David Geffen, fondateur de l’étiquette musicale du même nom qu’il a vendue au prix fort, c’est Jeffrey Katzenberg, celui qui a remis les studios Disney sur les rails, et c’est surtout Steven Spielberg celui-là même qui, sur un strict plan financier, était le principal «producteur» d’espèces sonnantes de la branche cinéma de MCA qui incidemment a été fondée dans les années 20 avant de prendre son essor dans les années 30 lorsque le musicien de jazz Count Basie signa avec elle.Seagram Co Ltd Les marchés réagissent très mal aux rumeurs d’acquisition par Seagram des entreprises culturelles réunies sous le signe MCA, faisant dégringoler le titre de la société présidée par Edgar Bronfman Jr (ci-contre) Du fait que Dreamworks, la, nouvelle coqueluche de l’industrie culturelle des Etats-Unis, ne se soit pas du tout manifestée jusqu’à présent a ajouté, a amplifié la spéculation qui se fait à l’endroit de Seagram depuis maintenant une semaine.Culinar vise la rentabilité en s’alliant avec Beatrice Foods CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Après avoir connu les pires résultats de son histoire en 1994 avec une perte nette de 27,6 millions $, Culinar compte retrouver la rentabilité cette année et vient de signer une entente avec Beatrice Foods de Toronto prévoyant l’établissement d’une alliance stratégique en vue de la production et distribution de produits d’épicerie de marques privées en Amérique du Nord.Ce n’est toutefois pas avec cette entente que Culinar va chambarder ses résultats financiers, puisque, selon les prévisions, elle n’ajouterait que 20 millions $ au volume de vente durant les trois premières années de l’alliance.«Cela va contribuer à baisser les frais fixes», explique Gaétan Lussier, président et chef de de la direction de Culinar, qui déplore que certaines de ses quatre usines de la division épicerie aient un taux d’utilisation inférieur à 50 %.Se pourrait-il néanmoins que Beatrice Foods qui compte 3400 employés, dont 1300 dans sa division pâtisserie, amorce un rapprochement avec Culinar en vue de prendre éventuellement une participation dans l’entreprise?Bruno Riverin, président d’Inyestisse-ment Desjardins, mentionnait en fin de semaine dernière, à l’occasion des assemblées générales annuelles de Desjardins, qu’on songeait à une dilution des actions de Desjardins dans Culinar, pour permettre la venue d’un partenaire stratégique, éventuellement apte à jouer un rôle complémentaire à Drake (filiale américaine) dans la distribution de produits.C’est précisément ce que Beatrice, qui a trois de ses six usines aux Etats-Unis, s’apprête à faire.La complexité du marché et le coût énorme pour le lancement d’un produit nouveau, explique M.Lussier, font qu’il devient plus facile d’obtenir une pénétration du produit, le biscuit au chocolat Whippet par exemple, en passant par les marques privées des grandes chaînes de distribution alimentaire.Pourtant au moment de l’acquisition de Drake par Culinar, on faisait valoir que cette filiale américaine devait permettre la pénétration des produits d’ici aux Etats-Unis.Aujourd’hui, M.Lussier, qui n’était pas là au moment de l’acquisition de Drake, avoue qu’il ne sait pas encore si Drake frit un bon achat, bien que «sur le plan stratégique cela fasse du sens».Sa réponse dépendra sans doute des résultats à venir.Pour cette année, M.Lussier prévoit que «chaque division apportera sa contribution» et que «Drake apportera sa pitance si elle est gérée de façon agressive».Globalement, le président explique que «ce revirement proviendra d’une augmentation des ventes, accompagnée d’une réduction des frais de tous genres: administratifs, commerciaux (marketing), fixes (distribution) non récurrents et autres».C’était hier l’assemblée générale annuelle de Culinar en présence d’actionnaires que M.Lussier qualifie de «compréhensifs».Le Mouvement Desjardins avec 58 % des actions et SOQUIA avec un bloc de 36 % ont dû en 1994 injecter 8 millions $ de nouveaux capitaux dans cette société qui connaît des difficultés depuis 1991.Depuis son arrivée à la direction de l’entreprise l’été dernier, M.Lussier a élaboré et appliqué un plan de redressement qui devrait suffire pour un retour à la rentabilité, mais il demeure prudent dans ses remarques.«La commande pour l’année qui vient, dit-il, est passablement exigeante et soulève de nombreux défis.» Culinar a 4500 employés dans trois divisions.La division épicerie, qui fut d’ailleurs mise en vente l’an passé sans succès, regroupe les productions de biscuiterie, biscotterie, confiserie, craquelins et soupes, ce qui fait trois usines au Québec et une en Ontario.La division Vachon à Sainte-Marie dans la Beauce, spécialiste des petits gâteaux, possède une autre usine en Ontario.Et il y a Drake avec une usine au New Jersey.Les ventes de Culinar furent de 497,3 millions $ en 1994.Microsoft poursuit sa course sous le feu roulant des critiques Un pronostic préliminaire du FMI Croissance mondiale de 3,8 % en 1995 Bonn (Reuter) — Le projet de rapport du FMI sur les Perspectives de l’économie mondiale estime la croissance mondiale à 3,8 % en 1995 et 4,1 % en 1996.Les responsables qui ont remis ce projet à Reuter ont souligné qu’il était susceptible d’être modifié avant I sa publication prévue dans le courant du mois.Le rapport se fonde sur l’observa-j tion des données économiques jusqu’au 10 mars et sur un taux de | change dollar/mark de 1,54.Voici les principales prévisions de croissance du Fonds monétaire in-l tri-national (en %) : 1996 1995 1994 Monde 4,1 3,8 3,7 Pays industrialisés 2.7 3,1 3,1 États-Unis 1.8 3,1 4,0 Jamrn Allemagne 3,6 3,6 2.6 3,2 0,9 2.8 France 32 3,4 2,5 Italie 3,0 3.0 2,5 G.B.2,8 3.1 3,8 Canada 2,6 4,3 4,5 Total G7 2.6 3,1 3.1 PVI) 5,9 5,7 6,2 Afrique 5.1 4,5 2,5 Asie 72 7.6 8,6 Moven-Oricnt et F.umjx- 4.0 3.0 0,5 Pays en transition U -3.8 -9.4 Europe centrale et Est 3,5 0.4 3.8 Russie 6.3 -9.0 -15,0 Washington (AFP) — Microsoft, bouillant numéro un mondial des logiciels pour micro-ordinateurs, essuie un feu roulant de critiques alors qu’il s’apprête à lancer un produit qui pourrait le projeter hors d’atteinte de ses concurrents, lire Apple que les rumeurs envoient dans les bras de Canon.Windows 95, la nouvelle version du populaire système d’exploitation de Microsoft qui doit être commercialisée en août, révolutionne déjà l’industrie et ravive les inquiétudes.Apple, qui a déjà réussi son passage à une nouvelle génération, est sans doute le plus directement menacé.Cette menace survient au moment où Apple nage en pleine rumeur, la dernière voulant que le fabricant d’ordinateurs soit l’objet d’une prise de contrôle tentée par Canon.L’information, non confirmée par les deux parties impliquées, fait également ressortir que l’offre d’achat se ferait à 54,50$ US l’action, pour une facture totale de 6,5 milliards$ US.Il n’est plus un secret pour personne que Canon, faisant face à un ralentissement dans ses secteurs traditonnels (photocopieurs et imprimantes au laser), envisage d’effectuer une percée dans le segment complémentaire des ordinateurs personnels et aurait arrêté son choix sur les PowerPC répondant à la norme conçue conjointement par Apple, IBM et Motorola.Les principaux concurrents de Microsoft, encouragés par une récente décision de justice, attaquent sur tous les fronts.La guerre va de la bataille de mots, qui dégénère parfois à l’échange d’insultes, aux rumeurs les plus désastreuses et aux bagarres devant les tribunaux.Le coup d’envoi a été donné lorsque, début février, un juge fédéral a rejeté un arrangement conclu en juillet entre Microsoft et le département de la Justice, qui mettait fin à quatre ans d’enquête des autorités anti-trust.Le juge Harold Greene a estimé que les pratiques du groupe de Bill Gates n’avaient pas été assez scrupuleusement examinées.Microsoft et le département de la Justice ont fait appel.Les concurrents du groupe, qui ont déposé requête après requête devant le juge Greene, dénoncent une politique qu’ils estiment trop agressive.Créé en 1975, Microsoft a conquis près de la moitié du marché mondial des logiciels en imposant ses systèmes d’exploitation, programmes qui gèrent les fonctions de base des ordinateurs.Le MS-DOS, racheté pour 50.000 dollars à un programmateur de Seattle, est devenu la norme de l’écrasante majorité de l’industrie informatique.Windows, indispensable corollaire du MS-DOS qui permet l’association et la gestion de plusieurs logiciels, équipe 80% des micro-ordinateurs vendus aujourd’hui.Microsoft fait référence, et en profite.Ses concurrents se plaignent de l’habitude qu’a le groupe d’annoncer très à l’avance les caractéristiques de ses logiciels, incitant les clients à attendre plutôt que d’acheter le produit d’un éditeur moins connu.Les plus petits éditeurs de logiciels doivent, s’ils veulent survivre, anticiper les mouvements du géant.«Nous jouons à un jeu dont Microsoft fixe les règles», souligne Mark Eppley, PDG de la société Traveling Software.«Il faut évoluer ou périr».La société de Bill Gates a annoncé au compte-gouttes les capacités à venir de Windows 95, dont la plus redoutée est la connection au futur réseau informatique en-ligne de Microsoft.Selon le cabinet d’étude spécialisé Dataquest, 20 millions de copies de Windows 95 seront vendues dans les trois premiers mois.L’accès à Microsoft Network sera garanti d’entrée à des millions de personnes, dans une industrie très prometteuse.Ses concurrents craignent de ne plus pouvoir rattraper l’écart ainsi creusé par Microsoft.Bill Gates défend le comportement de son groupe, sur un marché où le moindre assoupissement signifie une perte de territoire.«Notre travail est d’essayer d’utiliser toutes les capacités dont nous disposons pour créer de nouveaux produits qui plaisent aux consommateurs», a-t-il déclaré à l’hebdomadaire Business Week.Poursuivant sa stratégie de conquête, Microsoft a annoncé en octobre l’acquisition d’Intuit, premier éditeur de logiciels de finances personnelles, pour 1,5 milliard de dollars.Microsoft s’assure ainsi d’emblée de juteux services en-ligne financiers.Le rachat d’Intuit est toutefois suspendu, soumis à une nouvelle enquête des autorités anti-trust EN BREF L’INDICE DES D’EMPLOIS DEMEURE STABLE Ottawa (PC) — L’indice des offres d’emplois est demeuré stable en mars, a indiqué hier Statistique Canada.Selon l’agence fédérale, l’indice des offres d’emplois n’a pas bougé par rapport à janvier et février.Toutefois, il était de 10 % supérieur à celui enregistré en mars 1994.L’indice, qui mesure les changements survenus dans le nombre d’annonces classées «Offres d'emplois» publiées dans 22 centres urbains importants du pays, reflète les fluctuations des besoins de main-d'œuvre.Statistique Canada a précisé que le Qué- k/u> lo f 'nlninKio.Urilunnimie pf Ipk provinces maritimes ont affiché des gains.Par contre, l’Ontario et les Prairies ont enregistré une baisse.3,5 MILLIARDS NÉGOCIÉS EN MARS La valeur totale des actions négociées sur le parquet de la Bourse de Montréal s’est élevée à 3,5 milliards$ en mars, ce qui représente une hausse de 41,1% par rapport à février.Pour la période de janvier à mars, la valeur négociée a diminué de 19,6% comparativement à la même période en 1994.La valeur moyenne mensuelle en 1995 est de 2.9 milliards^ comparativement à3,7miflianls$en 1994. LE DEVOIR, LE VENDREDI M A R S 1 !) 9 5 A 7 En attendant, recherchez les titres deception MICHEL CARIGNAN COLLABORATION SPÉCIALE Tant du coté américain que du nôtre, les marchés sont sans direction à court terme.On est encore dans la période d’essoufflement, faisant suite à la dernière poussée haussière.Depuis quelques jours, les différents secteurs s’amusent à «la danse des canards», tantôt à la hausse, tantôt à la baisse.On dénote peu de grande difficulté dans l’ensemble des secteurs mais aussi peu de continuité évidente.Le plus fort mouvement haussier va aux minières, ba gestion, les communications et les aurifères montrent aussi un peu de bon vouloir.Cott Beverage et Newbridge Network, n’aident pas le secteur industriel avec des mouvements plus qu’inquiétants.En attendant que de nouveaux éléments relancent les marchés dans une direction ou dans l’autre, il y a toujours ces fameux cas d’exception.Il y a peu d’activité sur les gros titres mais les cas d’excep-tioij affluent parmi les petites ressources.À Montréal, Exploration Brex est sortides limbes.A Toronto, Canadian Oxcidental Petroleum est un des plus en demande et Absolut Ressources s’élance après une hésitation de plusieurs semaines.Ashton Mining montre un récent revirement haussier.Sa tendance baissière (A) s’est d’abord transformée en mouvement horizontal à 0,65 $ pour finalement effectuer un revirement haussier sur de très forts volumes (C).Surveillez les creux de tendance haussière pour le temps le plus opportun.On retrouve constamment des mouvements similaires sur toutes les Bourses et des nouveaux presque à chaque jour.Yank Peak à Calgary ainsi que Swannel Minerais et Briana Bio-Tech à Vancouver ont le même comportement.Comparez les couloirs A, B et C dessinés sur chacun d’eux.Il faut trouver ces titres mais acheter seulement dans les creux de tendance lors de reprises.BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 250 jours 8 Avr 4284.42 Cott Cp (BCB TSE) j250 Semaines MA .jL^j j - 40.00 • < < > i j < [••••iyjfi > j - 30.00 .i.» : - 20.00 ) ] : ! ' Ur i f r i j ; i - 10.00 1991 1992 1993 1994 95 7 Avr 12.13 Newbridge Networks Cp (NNC TSE) 2Q0.jaÙrs Exploration Brex Inc (BXA MSE) Cdn Occidental Petrol Ltd (CXY TSE) Absolut Resources Cp (ALR ASE) 82 jours Ashton Mining of Cda Inc (ACA TSE) Déc Janl Fé' AoÛ Sef Oct Yanks Peak Resources (YRP VSE) 250 jours Swannell Minerals Cp (SNL VSE) Briana Bio-Tech Inc (BIA VSE) Briana Bio-Tech Inc (BIA VSE) 250 jours DECISION-PLUS Demandez notre vidéocassette GRATUITE pour apprendre à mieux investir (514)392-1366 Volume (000) Ferme Var.(S) Var.(%) BOURSE DE MONTRÉAL XXMtlndlce du marché 18544 2129.06 + 5.35 0.3 XCB:Bancaire 4659 2478.96 + 2.12 0.1 XCO: Hydrocarbures 3910 1629.11 + 16.59 1,0 XCM:Mlnes et métaux 7500 2821.43 + 20.47 0.7 XCF.’Produits forestiers 682 2879.00 - - XCLBien d'Équipement 3632 2038.99 -8,97 ¦0.4 XCU.'ServIces publics 3257 1906.42 + 4.94 0.3 BOURSE DE TORONTO TSE 35 23376 226.94 ¦0.09 -0.0 TSE 100 * 259.92 -0.01 •0.0 TSE 200 * 258,77 -0.16 -0.1 TSE 300 44296 4284.42 -0.68 -0.0 Institutions financières 4587 3183.91 -3.60 -0.1 Mines et métaux 4023 4257.81 + 39.99 0.9 Pétrolières 6052 4359.38 +16.95 0.4 Industrielles ' 5852 2765.27 -11.93 -0.4 Aurifères 6683 10285.90 +61.49 0.6 Pâtes et papiers 2478 4631.66 -18.13 -0.4 Consommation 4991 6502.88 -95,91 -1.5 Immobilières 33 1778.97 -16.27 -0.9 Transport 3245 4950.36 -23.77 -0.5 Pipelines 503 3760.41 + 1.38 0.0 Services publics 2089 3305.04 + 9.27 0.3 Communications 1471 8198.35 -19.99 -0.2 Ventes au détail 901 3685.16 -9.17 -0.2 Sociétés de gestion 1382 4840.31 + 4,97 0.1 BOURSE DE VANCOUVER Indice général 22822 752.29 -1.92 -0.3 MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles 25502 4205.41 + 4.84 0.1 20 Transports 3913 1637.61 + 8.62 0.5 15 Services publics 2828 193.12 -0.59 -0.3 65 Dow Jones Composé 32244 1402.97 + 2.67 0.2 Composite NYSE * 273.78 + 0.30 0.1 Indice AMEX * 441.60 + 0,77 0.2 S&P 500 + 506.08 + 0.51 0.1 NASDAQ ?813.80 •2.52 -0.3 LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) ($) (S) (S) (S) (%) SEAGRAM CO LTD 3392 40.75 38.63 38.75 -1.25 -3.1 ALCAN ALUM LTD 1963 39.25 38.25 39.00 + 0.63 1.6 BARRICK GOLD CP 1962 35.63 35.00 35.38 + 0.25 0.7 AIR CANADA 1658 6.50 6.38 6.38 - ROYAL BANK OF CDA 1565 29.36 28.88 29.00 + 0.13 0.5 MVPCAPCPRV 1522 0.05 0.03 0.04 -0.01 -20.0 NOVA CP 1371 12.25 12.00 12.00 •0.13 •1.1 BCE M PR 1370 25.00 25.00 25.00 - • PWACPREDRWT 1368 0.10 O.IO 0.10 - - APPLIED CARBON 1215 0.09 0.08 0.09 + 0.02 28.6 LES PLUS ACTIFS DE MONTRÉAL Volume Compagnies (000) Haut (S) Bas ($) Ferm.($) Var.(S) Var.(%) SEAGRAM CO LTD 1661 40.75 38.50 38.50 •1.38 -3.5 BCE M PR 1270 25.00 25.00 25.00 • PALACE EXPLO INC 669 0.08 0.07 0.07 -0.01 -12.5 ASHTON MNG OF CDA 558 1.90 1.72 1.75 + 0.12 7.4 NORANDA INC 530 24.75 24.38 24.63 + 0.25 1.0 ASHTON MNG OF WT 418 0.63 0.44 0.45 + 0.03 7.1 PEGASUS GOLD INC 414 17.63 17.00 17.63 + 0.63 3.7 NOVA CP 326 12.25 12.00 12.13 • WESTCOAST ENERGY 323 20.88 20.75 20.75 -0.25 •1.2 CDN OCCIDENTAL 306 38.00 36.75 37.63 + 1.25 3.4 TEL.: 9 8 5 - 3 3 4 4 AVIS PUBLICS FAX; ’« 5 - 3 3 4 0 PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR SUPÉRIEURE, NO: 500-05-001877-958.141207 CANADA INC,, Saisissant, VS LUMIMA S.R.INC., Saisi.Le 17 avril 1995, à 10h00, à la place d’affaires du saisi, au 4830 boul.Pierrefonds, en la ville de Pierrefonds, district judiciaire de Montréal, seront vendus EN BLOC par autorité de Justice, les biens et effets du saisi, en celte cause: lot de lampes diverses, lustres, chandeliers, équipement luminaire, etc.MONTRÉAL, LE 05 AVRIL 1995.LUC VALADA H.J., District de Montréal.ÉTUDE VALADE ET ASSOCIES, 987-7683.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR PETITES CRÉANCES, NO: 500-32-001967-944 - bref d’exécution.Rita Rachele Dandavino, Partie demanderesse, -vs- Jean-Claude Cyr, Partie défenderesse.Le 19ième jour d'avril 1995, à 10h00, au 255 Panama, Repentigny, Qc, district de Joliette, seront vendus par autorité de Justice, les biens el effets de Jean-Claude Cyr, saisis en celte cause, consistant en: 1 table de salon en vitre, sur pied noir: 1 téléscope noir de marque Salari, modèle 9234; Fax gris de marque Toshiba; petite bibliothèque en bois; divan blanc: divan fleuri (long, pour une personne); 1 lampe noire sur pied (style halogène); 1 vaisselier en bois modèle ancien; t lampe noire sur pied (style halogène); 1 vaisselier en bois modèle ancien; 1 lampe de salon (couleur or et fleuri); 1 table mélamine noire; et de nombreux autres articles.Conditions: ARGENT COMPTANT el/ou CHEQUE VISÉ.Information: Julie Huot, huissier du distrlot de Joliette, (514)654-6511.GAUCHER, TESSIER & ASSOCIES, HUISSIERS, 264 rue De Boisbriand.Repeniigny, Qc„ J6A 8A1.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE LONGUEUIL, Cour Municipale de St-Bruno de Monlarville.NO: 94-001820.Ville de St-Bruno de Montarville, Partie demanderesse, -vs-Donald Bissonnette.Partie défenderesse.Le 18 avril 1995.à 10hOO.au 229 Roy.app.2.Ville Lemoyne, Oc, district de Longueuil, seront,vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: Donald Bissonnette.saisis en celte cause, consistant en: Ford Mustang 89, immatriculé TKF-500, série: 1FABP40A4KF201913; 1 t.v.Hitachi; 1 système de son Lloyd's: sofa stissu orange: fauteuil cuir orange.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: Daniel Ledoux, Huissier du district de Longueuil.(514)465-4650.GAUCHER.HUISSIERS.558.Noire-Dame, bureau 102, Saint-Lambed, Québec, J4P 2K7.CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE LONGUEUIL.Cour Municipale de St-Bruno de Montarville NO: 94-002040.Ville de St-Bruno de Monlarville.Partie demanderesse, -vs-Myriam Alphonse.Partie défenderesse.Le 18ième avril 1995, à 101)00.au 3782 Mance’.St-Hubert.Oc.district de Longueuil.seront vendus par autonté de Justice, les biens et etlets de: Myriam Alphonse, saisis en cette cause, consistant en: télévision couleur Emerson; système de son Ken Tech; jeu Nintendo, t.v couleur Panasonic; meuble étagère; lampe: ventilateur.Conditions ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Inlormation: Daniel Ledoux.Huissier du district de Longueuil.(514)465-4650 GAUCHER.HUISSIERS.558.Notre-Dame, bureau 102.Saint-Lambert.Québec.J4P 2K7 CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE REPENTIGNY.COUR DU QUÉBEC.DIVISION DES PETITES CRÉANCES NO 730-32-000205-943 -BREF D'EXÉCUTION • Le greffier pour et au nom de NATHALIE MIREAULT.Partie demanderesse, -vs- DANIEL CHEVARIE.Partie défenderesse Le 1 thème jour d’avril 1995.à 111)30, au 1645.VERSAA.LE app 2.MONTRÉAL Oc.tfstrid de MonlrM.seront vendus per autonté de Justice, les trions et effets de DANIEL CHEVARIE, saisis en cette cause, consistant en: 1 Véhicule de marque Buick modèle Regai, couleur blanc, imm.YWF 342, no.série 42G4WBUWO J1476537 et acc.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Informations: MICHEL PANNETON, huissier du district de Terrebonne, GAÉTAN ROY, HUISSIERS, (514)471-8078, 955 boul.Des Seigneurs, S-21, Terrebonne, Qc, J6W3W5.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-04-001102-954 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT CARMEN PIERRE-LOUIS Partie demanderesse -c- PIERRE JULIO LAGUERRE Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à PIERRE JULIO LAGUERRE, de comparaître au greffe de cette Cour situé au 10, rue Saint-Antoine Est, Montréal, salle 1.100, à 9h30 a.m.dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de l’action en séparation de corps a été remise au greffe à l’intention de PIERRE JULIO LAGUERRE.Lieu: Montréal Date: Ce 31 mars 1995 MICHEL MARTIN, G.A, CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-222942-959 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT NICOLE ROY Padie demanderesse -c- LUIS ADENIRAN Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à LUIS ADENIRAN, de comparaître au greffe de cette Cour situé au Palais de Justice de Montréal, au 1 est.rue Notre-Dame.Montréal, salle 1.100, à dans les trente (30) jours de la dale de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l’intention de LUIS ADENIRAN.Lieu: Montréal Date: 29 mars 1995 MICHEL MARTIN, G.A.FONDATION DES MALADIES DU COEUR DU QUÉBEC HEART AND STROKE FOUNDATION OF QUÉBEC CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-223218-953 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) PRÉSENT GREFFIER ADJOINT VENECIA ARIAS VALDEZ Partie requérante -c- EDGARDO EULALIO GAMEZ Partie intimée ASSIGNATION ORDRE est donné à l’intimé, MONSIEUR EDGARDO EULALIO GAMEZ, de comparaître au greffe de cette Cour situé au Palais de Justice de Montréal, 10, rue Saint-Antoine Est, Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la demande en divorce a été remise au greffe à l’intention de l’intimé MONSIEUR EDGARDO EULALIO GAMEZ, Lieu: Montréal Date: Ce 3 avril 1995 DOMINIQUE DIBERNARDO, G.A.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO: 505-02-000313-951 COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) PRÉSENT GREFFIERE ADJOINTE VILLE DE BOUCHERVILLE , Demanderesse-REQUÉRANTE -vs* ANDRÉAS KONSTANTINOS VOUTSINAS Délendeur-INTIMÉ ASSIGNATION ORDRE est donné à ANDRÉAS KONSTANTINOS VOUTSINAS, de comparaître au greffe de cette Cour situé au Palais de Justice de Longueuil, 1111, boul.Jacques-Cartier Est, Longueuil, province de Québec, J4M 2J6, dans un délai de trente (30) jours, de la date de la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie du bref d’assignation et déclaration a été remise au greffe à l’intention de ANDRÉAS KONSTANTINOS VOUTSINAS.Lieu: Longueuil Date: 05 avril 1995 ÉLIZABETH S.GOBEILLE, Greffière adjointe.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-04-000986-951 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT CHANTAL DEMERS Partie demanderesse -c- DANIEL GAUTHIER Partie défenderesse -et- LE DIRECTEUR DE L’ETAT CIVIL -et- LE DIRECTEUR DE LA PROTECTION DE LA JEUNESSE Mis-en-cause ORDRE est donné à DANIEL GAUTHIER, de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, à Montréal, Qc, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de l’action en déchéance d’autorité parentale a été remise au greffe à l’intention de DANIEL GAUTHIER.Lieu: Montréal Date: 30 mars 1995 MICHEL MARTIN, G.A.AVIS DE VENTE PAR SOUMISSIONS Duu l'affaire de la faillite de : LES INDUSTRIES DE MEUBLES CAD LTÉE Dca aoumiaaioDS acelMea, lochumt us chèque viad de 30% de 7offre, payable è l’ordre du «yndlc et indiquant è l'extérieur de feeveloppe -SoeaMea - La Iadotria 4t Mnbka Gad Liée", M raqua au bureau e Appel A C le, Inc., 1 Weatmount Square, 2ième étafe, Montréal, Québec H3Z 2P9, jusqu'à midi, le jeudi 13 avril 1995 pour l'acbax eo bloc ou en lot* séparés des actifs suhrsnts : : LOTI Mackiarrit rt matériel d'aséee consistant en divers compresseurs d'air, des machina è coudre Staler, Juki et Chandler, da scia è bru radis], da scia è ruban, des rabotcuso, etc.LOT2 Équipement de barras consistant eo da ordinateurs, photocopieurs, télécopieurs, bureeux, fauteuils, etc.LOT 3 Produits fiais consistent en divers divins, fxuleuile, etc.LOT4 Mallèra premières - foeraitira consistant ea divers tissus, srmxturas, fils, moussa, etc.Total è rérataaUoa da slacks : 41OOO $ CONDITIONS DE VENTE La conditions de le vente seront fournira lors de la ranine de la liste da inventaires eu moto eau de finspectioo da actif».Toula la condition! alors émisa seront applicables è chacune da soumission» soumisa et c'al de is responsabilité du soumissionnaire de se procurer la conditions de INSPECTION DES ACTIFS La actifs pointent être inspectés è la pince d'affaires de la société au >764, >e Avenue, Montréal,Québec leenardi 11 avril 1995 da lOh è 15 h.OUVERTURE DES SOUMISSIONS La toumisnexi» leroex ourerta, le jeudi 13 avril 1995 è 12 h au bureau du syndic.APPEL à CIE INC.1 Westaouai Square, barrai MO Montréal (Québec) B3Z2P9 : (514) 932-4115 : (514)933-4714 AVIS est donné conformément à la Loi, qu’un inventaire des biens de feue MADELEINE TRÉPANIER, décédée à Montréal, le 16 décembre 1994, en son vivant résidant au 11,129 rue Ethier, Montréal-Nord, Montréal, Québec, a été reçu le 30 mars 1995, devant Me Louise Poirier, notaire, 3089 The Boulevard, Montréal, Québec, H3Y 1R8, téléphone (514) 935-9221 et peut être consulté à son bureau, sur rendez-vous, par les intéressés.Montréal, le 5 avril 1995 Me LOUISE POIRIER, notaire.Transports Québec Québec ss APPELS D •OFFRES ET DE CANDIDATURES Les appels d'offres qui suivent correspondent aux contrats de services auxiliaires IType Al, de construction IType Cl, de services professionnels (Type PI et aux autres contrats non spécifiés précédemment (Type S).Contrats de type A: seules seront considérées les offres présentées par des fournisseurs possédant les qualifications requises et ayant un établissement au Québec, ou dans une province ou un territoire visé par un accord intergouvememental.Contrats de type C: seules seront considérées tes soumissions présentées par des entrepreneurs ayant un établissement au Québec, ou dans une province ou un territoire visé par un accord intergouvememental, et qui sont titulaires de la licence requise par la Loi sur le bâtiment.Contrats de type P: seules seront considérées les offres présentées par des fournisseurs possédant les qualifications requises et ayant un établissement au Québec.Pour tous les types de contrats, les soumissionnaires doivent commander une copie du dossier d'appel d'offres au même nom que celui sous lequel ils entendent soumissionner.En outre, une garantie de soumission peut être exigée sous forme de cautionnement ou sous forme de chèque visé, de mandat de traite, de lettre de garantie irrévocable ou d’obligations payables au porteur, le montant de la garantie est indiqué à la rubrique «Garantie de soumission exigée».On peut obtenir une copie du dossier d'appel d'offres moyennant le paiement du montant indiqué à la rubrique «Coût du dossier»; ce coût, qui inclut les taxes, est payable en espèces, par chèque ou mandat poste à l'ordre du ministre des finances et n 'est pas remboursable.Pour consulter ou obtenir les documents: QUEBEC MONTREAL Service des contrats Service des contrats Ministère des Transports Ministère des Transports 700, boul.René-Lévesque Est 35, rue de Port-Royal Est ?étage I" étage Québec /Quebec) GIR4Y9 Montréal /Québec) H3L3TI Tél.: 14/8) 644-8848 Tél.: 1514) 873-806! Le Ministère ne s'engage à accepter aucune des soumissions ou des offres reçues.Le sous-ministre, Yvan Demers, ing.A Contrai no 3873-35-PZ0I — Nettoyage de la structure au jet d’eau sous pression du pont Laviolette situé dans les municipalités de Bécancour et Trois-Rivières Ouest IMaskinongé et Nicolet-Yamaska).Garantie de soumission exigée : 2 500 $ /cautionnement) ou 1250 S /autre) Coût du dossier: 20S Réception des offres: salle des soumissions de Québec.Clôture de l’appel d’offres et ouverture des offres: Québec, le mardi 25 avril 1995, 15h.A Contrat no 4274-95-0009 — Enlèvement de détritus et tonte de gazon sur les abords et dans les échangeurs des autoroutes 20 et 73, ainsi que certains îlots et abords des routes 132, 175 et 218.dans diverses municipalités /Les Chutes-de-la-Chaudière, Lévis et Betiechasse).Garantie de soumission exigée: 4000S /cautionnement) ou 2 000S /autre) Coût du dossier: 20 S Réception des offres: salle des soumissions de Québec.Clôture de l’appel d'offres et ouverture des offres: Québec, le mardi 25 avril 1995, 15 h.P Contrat no 5200-95-HE01 — Surveillance des travaux de construction d’un écran acoustique le long de l’autoroute 15 nord /côtés est et ouestI d’une longueur totale de 3500 m, entre le boulevard Henri-Bourassa et le pont Médéric-Martin, situé dans la ville de Montréal.Seules seront considérées les offres présentées par des fournisseurs possédant les qualifications requises, ayant un établissement dans les M.R.C.Communauté urbaine de Montréal.Coût du dossier: 20S Réception des offres: salle des soumissions de Montréal.Clôture de l'appel d’offres et ouverture des offres: Montréal, le mercredi3 mai 1995, 15 h.C Contrat no 5330-95-0902 — Terrassement structure de la chaussée et revêtement bitumineux sur la route 235.dans la municipalité de Saint-Thomas-d’Aquin.paroisse ISaint-Hyacinthe).Longueur de 2,02 km Garantie de soumission exigée : 74 400S /cautionnement) ou 37200SIautre) Coût du dossier: 20 S Réception des soumissions: salle des soumissions de Montréal.Clôture de l’appel d’offres et ouverture des soumissions: Montréal, le mercredi 3 mai 1995.15 h.C Contrat no 6172-95-0601 — Retraitement en place de ia chaussée et de pose d’enrobé bitumineux sur la route 108, dans la municipalité de Bury, sd./Méganbc-Compton).Longueur de 2,6 km.Garantie de soumission exigée: 45 000S/cautionnement) ou 22250S /autre) Coût du dossier: 20S Réception des soumissions: salle des soumissions de Québec.Clôture de l'appel d’offres et ouverture des soumissions: Québec, le mardi 2 mai 1995, 15 h.C Contrat no 6174-95-0602 — Retraitement en place de la chaussée, pose d'enrobé bitumineux et glissières de sécurité sur la route 222, dans la municipalité de Brompton Gore, sd.IJohnson).Longueur de 2,25 km Garantie de soumission exigée: 34 200SIcautionnementI ou 17100 S /autre! Coût du dossier: 20 S Bécepbon des soumissions : salle des soumissions de Québec.Clôture de i’eppei d’offres et ouverture des soumissions: Québec, le mardi 2 mai 1995, 15 h.A Contrat no 6672-95-0002 — Tonte de gazon et nettoyage des abords de route, sur diverses routes et terrains du Centre de services de HuH (Hull.Gatineau.Chapieau et Pontiac) Longueur de 55,21 km Garantie de soumission exigée : 11800SIcautionnementI ou 5 900S /autre) Coût du dossier: 20S Récepbon des offres: sake des soumissions de Montréal Clôture de l’appel d’offres et ouverture des offres: MontréaL la mercredi 3 mai 1995.15 h.AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 985-3344 Fax: 985-3340 MOIS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1- Chasser.— Lettre grecque.2- Prière.— Divisible par deux.3- Crie, en parlant de l’hirondelle.— Bord d’une rivière.4- Pogrom.— La totalité.5- Influé.— Canard.— Iridium.6- Virginale.— Punisse.7- Période de l’ère tertiaire.— Tantale.8- Bradype.— Maléfice.9- Gérer.— Aluminium.— Désert rocheux.10- Irlande.— Résultat.11- Fin.— Ville du Nigeria.12- Racaille.— Étoile.— Vocable.VERTICALEMENT 1- Bien de la mariée.— Avion.2- Occasionnel.4- 5- 6- 7- 8- 9- 10- 11- 12- Singe de l’Amérique tropicale.— Refuge.Située.— Matière colorante.Sortie.— Durillon.— Notre-Seigneur.Idéaliser.— Cible.Dans.— Brisai les dents.Exciter.Malaxé.— Période.Aracée tropicale.— Os de la cage thoracique.Affûtage.— Jeu chinois.Canal pour l’urine.— Puisard.Solution d’hier 1 2 3 4 S » 7 » 910 11 11 »,v.I O L.E llNI E
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