Le devoir, 8 avril 1995, Cahier C
I K I» K \ O I It .I.K S S A M K U I K K T U I M A V I II K tl A V II II.I II II à Sga§&fe ¦ .l .¦ : ' mmârnm SCFGL LE DEVOIR @ Cinéma Page C3 Disques classiques Page C6 Théâtre Page C7 Opéra Page C8 Danse Page C9 Vitrine du disque Page CIO J au et blues Page CIO Grille télé du week-end Page Cil Agenda culturel Page C12 ?O I» É K A Le jeune Barbier de Patrice Saint-Pierre SOPHIE GIRONNAY LE DEVOIR VTon, jamais je ne ferais de la «IN mise en scène de théâtre.Ce n’est pas mon métier, c’est un autre monde.Moi c’est l’opéra qui me passionne, que j’ai appris à monter.Et puis, il me faut la musique! Dans une mise en scène d’opéra, la musique est un deuxième texte dont il faut tenir compte à chaque instant.» Patrice Saint-Pierre a mis en scène Il Barbiere di Siviglia pour l’Opéra de Montréal (dont ce sera la première ce soir) avec.des solistes choisis par un autre, un décor et des costumes réalisés par il grande Robert Prévost il y a tout de même de cela une vingtaine d’années.Bref, on est loin, bien loin, des «relectures» et des mégaproductions nouvelles à la façon des grands opéras d’Europe pour lesquelles un Zeffirelli, un Patrice Chéreau, un Robert Lepage disposent de leur propres chorégraphes, éclairagistes, décorateurs, etc.— on le reproche assez à Bernard Uzan, directeur de l’Opéra de Montréal, d’ailleurs! Mais Patrice Saint-Pierre refuse de bouder son plaisir.Même avec toutes ces figures imposées, il a la place, jure-t-il, pour apporter sa contribution.«Et puis Le Barbier de Séville, ce n’est surtout pas un opéra à «relecture», bien au contraire.Rossini lui-même a évacué le côté critique sociale qu’on pouvait sentir dans la pièce de Beaumarchais dont il s’est inspiré.Lui l’a tirée du côté comique.Le Barbier de Séville, pour moi, c’est d’abord la musique de Rossini, absolument géniale, et qui reflète sa personnalité.Il a écrit cet opéra en 22 jours, à 24 ans.C’est plein de fraîcheur, de spontanéité et il faut essayer de retrouver cela dans les personnages (je pense surtout à Rosine et au comte).» C’est vrai que Rossini était plus tournedos que tourmenté! Après la série de catastrophes qui firent de la première du Barbier, en 1816, un fiasco total assourdi de sifflets, tout le monde.se mit à chercher l’auteur, disparu.Etait-il mort de honte, parti se jeter à l’eau?«Pensez-vous, il ronflait tranquillement dans son lit! 11 a écrit quelque 37 opéras et puis s’est arrêté à 37 ans.pour s’adonner à la gastronomie! Alors comment faire transparaître cette légèreté, cet humour, dans la mise en scène?Je demande aux solistes de me le donner, tout simplement.Le pétillement et l’étincelle qui doivent animer Rosina, par exemple, ne peuvent pas s’exprimer seulement par les gestes et les mouvements de scène.» A l’opéra, dit-il, la musique est la giande ordonatrice.C’est elle qui impose le rythme du spectacle et là, contrairement au théâtre, le metteur en scène ne peut rien changer.«Si dans XOtello de Verdi, Desdémone se fait étrangler en quatre mesures, c’est quatre mesures, pas une de plus pas une de moins.Il arrive qu’on se demande pourquoi l’auteur a mis tant de temps à développer telle situation, mais dans ces cas-là, c’est à nous de trouver la raison et de nous adapter.» La voie étroite Contraintes ou non, Patrice Saint-Pierre assume totalement et fait sienne la version d'il Barbiere qu’on verra à la Salle Wilfrid-Pelletier (les 8, 10, et 22 avril avec Linda Maguire dans Rosina, et les 13,15 et 19 avril avec Vivica Genaux dans ce même rôle).«C’est le spectacle que j’ai VOIR PAGE C 2: LE BARBIER f% UN COMBATTANT fraser EN COLERE ^ GILBERT DAVID rad Fraser est devenu une célébrité canadienne-anglaise et son théâtre est aujourd’hui joué un peu partout en Amérique du Nord, la terre d’élection de Superman, ce héros de bande dessinée qui vient justement de lui servir de matière à contre-mythe pour sa plus récente pièce.Il est arrivé, à cet auteur maintenant au milieu de la quarantaine, cette sorte de notoriété sulfureuse qui fait grincer des dents \establishment'll ASŸ, plus porté sur l’inoffensif Phantom of the Opera que sur les féroces études de mœurs contemporaines — surtout dans les formes crues et cruellement déconstruites qu’affectionne cet auteur ouvertement gay, né dans l’Ouest canadien où, comme chacun sait, un homme est un homme est un cow-boy.Qu’est-ce qui fait courir ainsi le compatriote involontaire de Près-ton Manning en même temps que le signataire de pièces controversées, tant au Canada an glais qu’aux Etats-Unis, comme Des restes humains non identifiés et la véritable nature de l’amour ou L’Homme laid, toutes deux créées au Quat’sous, la première en 1991, la seconde en 1993?Un besoin de provoquer, sans doute, face à une époque coincée entre les bons sentiments de la rectitude politique et les attitudes blasées de tous poils.Mais aussi un désir de protester devant l’ignorance crasse des uns et les blocages judéo-chrétiens des autres.Brad Fraser a toujours sa maison à Edmonton, mais c’est de Toronto qu’il me parle au téléphone de ses dix-sept années consacrées au théâtre et de sa dernière pièce «avec sous-titres», Poor Super Man, traduite par Robert Vézina, qui prend l’affiche au Théâtre de Quafsous le 10 avril prochain, dans une mise en scène de Fernand Rainville.Il est ce jour-là dans la Ville reine, mais il ne tient plus en place depuis quelques années, en vivant dans les chambres d’hôtel plus souvent qu’à son tour.Cette semaine il sera à Los Angeles, la précédente il était en Australie, après un crochet par Tokyo: il lui faut bien battre le fer pendant qu’il est chaud.Les projets de films la, dernière pièce mtr averse auteur Iles tes inLimaliiLs et la véritable mm a - M t jLiÆïlï e s nature Cl e I a n nu Q%ntJsirus VOIR PAGE C 2: FRASER 105,7 fm «FACINANT!» MANON GUILBERT, JOURNAL DE MONTRÉAL «IL EST INCROYABLE (.) ON PEUT TOUJOURS S'Y FIER 1» FRANCINE GRIMALDI.CBF BONJOUR t» • .• RAYMOND DEVOS AU ST-DENIS : CLOWN POUR L'ÉTERNITÉ.MANON GUILBERT, JOURNAL DE MONTRÉAL «.CET AUTEUR REDOUTABLEMENT RUSÉ ENTRAINE LE LANGAGE VERS UN ETAT SECOND» RÉMY CHAREST, U DEVOIR UN SPECTACLE DE DEVOS EST REMPLI DE SURNATURELde SURREEL ^INTANGIBLE .» RÉGIS TREMBLAY, LE SOLEIL «SI VOUS N'AVEZ JAMAIS VU UN SPECTACLE DE RAYMOND DEVOS, ALLEZ Y C'EST UNE EXPÉRIENCE À VIVRE.» mmuml la presse le devoir -v R AYM OND AVEC IA COMPLICITE DU PIANISTE HERVÉ GUIDO LES 3-4-5 et 7-8-9 AVRIL .AU THÉÂTRE ST-DENIS 1 .RÉSERVATIONS: (514) 790-1111 Extérieur sans frais d'appel: 1-800-848-1594 billets en vente au guichet du Théâtre St-Denisl594, rue St-Denis, Montréal I I.K I» K V it I II , I.I A M K I» I K T I) I M A X l II y: .1» A V II I I.I II II s C 2 LE BARBIER De VAtelier lyrique à l’Opéra des grands SUITE DE LA PAGE C 1 pensé, travaillé, répété avec les chanteurs.* Même a l’intérieur des contraintes qui le guident sur la voie étroite, il a «pu développer une idée, ajouter des choses.Par exemple, j’ai imaginé que Bartolo (le vieux bai bon qui veut épouser sa pupille) collectionne N s |)ou|H'es, et nn s'amuse autour de va.L’une d’elles, bien sûr, représente Rosina.Kt la vraie Résina, au fond, c’est la plus belle poupée de sa collection, mais il n'en fait pas ce qu'il veut! si j’avais pu avoir mon décor, j’en aurais fait peut-être, une immense étagère à poupées qui s’ouvre et se referme comme un coffre, mais bon.J’ai aussi imaginé que Basilio, le maître de chant un peu véreux, a une idylle avec la bonne Berta.» Patrice Saint-Pierre est ce qu'on pourrait appeler un pur «produit» (pardonnez ('affreuse expression) de l’Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal, cet atelier-laboratoire qui permet aux es|X)irs de l’opéra québécois de s’entraîner et de s’affirmer en montant des versions allégées des divers classiques, puis de les présenter,en tournée.À l'Ecole nationale de théâtre, où il étudiait la régie (la production, la technique), rien encore ne le destinait à de plus hautes responsabilités, auxquelles, d’ailleurs, il n’aspirait même pas, se contentant d’aimer le théâtre et de s’y chercher une modeste niche.En 1987, il obtient son diplôme et décroche aussitôt un poste de régisseur à l’Atelier lyrique.Bientôt, on lui confie des tâches d’assistant metteur en scène et «finalement, M.Bernard Uzan m’a donné ma chance en 1990, avec la mise en scène de Hansel et Gretel».Suivent un pre- mier Harbier en 1992, Carmen en 19911 et lui Traviata l’an dernier.C’est avec lui Chauve-Souris de Johann Strauss, en 1993, que Patrice Saint-Pierre est passé à l’Opéra des «grands».Comment compare-t-il ces deux mondes?«A l’Atelier lyrique les acteurs sont plus frais, plus verts, ils posent beaucoup de questions, s’interrogent sur le rôle, on analyse ensemble chaque situation.Ils s'abandonnent au personnage, jusqu’à aller trop loin.Tandis qu’avec (les professionnels, c’est autre chose: ils sont plus à l’aise sur la scène et te donnent tout de suite ce que tu leur demandes.Ils ont joué le rôle ailleurs mille fois, bien souvent, ils le connaissent à fond, et ils y mettent beaucoup du leur.Certains sont plus chanteurs qu’acteurs, mais dans la comédie, la plupart du temps, ce sont des gens qui jouent très bien.» D’autres expériences ornent le C.V.du jeune homme, dont tout dernièrement un stage en Belgique.«Ce qui m’a frappé?Ils répètent beaucoup plus longtemps.Et puis c’est une vraie tour de Babel, certains ne parlaient que le flamand, d’autres seulement le russe et quelques mots d’allemand, le metteur en scène était danois.Ici au moins on répète en anglais seulement.» Des projets?Continuer à l’Atelier et pour l’Opéra de Montréal l’an prochain, l’Orphée aux enfers d’Offenba-ch, qui sera peut-être, croisons-nous les doigts, une production entièrement nouvelle.Aussi prudent que jeune, fort conscient de sa relative inexpérience, Patrice Saint-Pierre conclut, joyeux: «J’aime bien la comédie! Quand j’ai travaillé Carmen l’an dernier, j’ai trouvé le sujet carrément casse-gueule, tellement c’est riche d’interprétations possibles, tellement tout le monde a déjà dessus ses propres idées préconçues.» Tandis qu’avec ce Figaro-ci, pas plus qu'avec ce Figaro-là, on n’aura besoin de se prendre la tête.Et c’est très bien comme ça! SUITE DE LA PACE C 1 ou de séries télévisées s'accumulent, à la suite de Love anil Human Remains qu’a tourné Denys Arcand et oui a fait un tabac partout, sauf au Québec.Brad Fraser est-il en voie de devenir, en version gay, le David Mamet canadien?Ce n’est pas Poor i Man qui dira le contraire.Subversif David (Claude Poissant), le personnage principal de cette pièce, est un célèbre peintre homosexuel à la recherche d'un second souffle.Pour se rebrancher sur lui-même et le monde, il décide avec succès de se faire engager connue serveur dans un petit restaurant que vient d’ouvrir un couple marié tout ce qu’il y a d'ordinaire, Matt (Emmanuel Bilodeau) et Violet (Marie-France Lambert), qui se dirigent vers la fin de leur vingtaine.In présence de David, qui déclare rapidement au couple son orientation sexuelle, entraîne bientôt une intense relation amoureuse entre les deux hommes du trio, à l'insu de Violet.Dans l’entourage du peintre, une journaliste mondaine du nom de Kryla (Louise Bombardier), et Shannon (Robert Bellefeuille), un quasi-transexuel atteint du sida, vont influer directement et indirectement sur l’évolution des rapports entre David, Matt et Violet.Poor Super Man est.déjà la dixième pièce de l’auteur, qu’il a, comme à son habitude, d’abord montée lui-même, cette fois au Workshop West Theatre d’Edmonton, avant de la céder à une dizaine de théâtres, de Toronto à Londres, de Cincinnati à Washington.Beaucoup joué en anglais, le théâtre de Brad Fraser n’a jusqu’à maintenant été joué en français, pour ne pas dire en québécois, qu’à Montréal.«J’aime bien diriger la première production de mes propres pièces pour en mesurer l’impact, avant de les passer à d’autres metteurs en scène», dit-il, sans plus.Brad Fraser est en effet un auteur-metteur eh scène, et on devine qu'il profite pleinement en tant qu’auteur de la possibilité de porter lui-même à la scène PHOTO JACQUES GRENIER V/Æk rU-, .’*/A \% 4 I M Le Barbier de Séville en répétition à la salle Wilfrid-Pelletier.vie est )U COURONNEMENT de michel marc bouchard CYRANO Z D'EDMOND ROSTAND HEDDA CABLER DE HENRIK IBSEN LU LU LA SAISON COMPLÈTE À PARTIR DE 64$ 866-8668 LE THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE • SAISON 1995-1996 DE PRANK WEDEKIND [MEDIACÔMl Oampignv 3CFGL 105,7 fin THE CANADIAN STAGE COMPANY PHOTO ARCHIVES L’affiche du spectacle présenté à Toronto.ses textes.Par la suite, il doit s’armer de patience et de courage pour contrer les peurs des producteurs qui ont pourtant pris la décision de programmer l’une ou l’autre de ses pièces, mais qui, soudain, St?mettent à craindre pour leurs abonnés et pour leurs subventions.Subversif, alors, le théâtre de Brad Fraser?«Je pars de la conviction profonde, commente l’auteur, que tous les êtres iiumains sans exception ont les mêmes besoins essentiels.Je m’attaque donc à l’idéologie conservatrice, comme celle du Reform Party qui voudrait maintenir des différences entre les hétérosexuels et lus gays.Cett< ?sé* paration est une invention d’un système social répressif qui, à terme, ne réussit qu’à isoler chacun d’entre nous, à nous rendre vulnérables à la propagande haineuse de l’Eglise, des médias et de l’Etat lui-même.Je cherche en tant qu’auteur à démystifier auprès d’un public straight qui se sent inutilement menacé le comportement des gays qui aiment, font l’amour, se trompent et ne sont pas toujours honnêtes envers eux-mêmes, comme tout le monde.Cela ne me vaut d’ailleurs pas què des félicitations de la part de certains éléments de la communauté gay qui voudraient me voir éviter les situations de baise trop explicites et les personnages de gays qui ne sont pas forcément en deçà de tout reproche.» Au-delà du noir et blanc Pour l’auteur de Poor Super Man, il n’existe pas en soi de «mauvaise» sexualité, parce que, de toute façon, la sexualité n’est jamais vécue en noir et blanc.«J’essaie, poursuit-il, de déboulonner les modèles culturels qui poussent, par exemple, les jeunes filles à s’identifier à Barbie du les garçons à Superman.Ce sont là des structures mentales qui agissent à l’insu de ceux et celles qu’elles affectent.Mes personnages vivent de telles contradictions entre l’image qu’ils se sont faite d’eux-mêmes ou, plutôt, que l’on a fabriquée pour eux, et la réalité qu’ils ont du mal à assumer, justement parce que celle-ci n’est pas du tout conforme aux modèles qu’ils ont intégrés.Je ne fais pas un théâtre pour les gays, mais un théâtre où les gays vivent les mêmes problèmes que tout un chacun concernant le désarroi amoureux et la difficulté de s’engager dans une relation intime de façon claire et vraie.» Sur cette lancée, Brad Fraser ne trouve pas de mots assez durs pour stigmatiser l’hypocrisie sociale et l’attitude actuelle d’une majorité de gens face au sida.«Comment peut- on se lever sereinement le matin quand tant d’individus autour de nous sont en train de mourir?», pro-teste-t-il avec des accents de colère.«En fait, accuse-t-il, le sida est devenue une entreprise très lucrative pour l’ensemble du corps médical et des compagnies pharmaceutiques.I.a seule chose qui compte pour eux, c’est l’argent, et on n’est pas près de voir apparaître une cure.Les bien-pensants se foutent de ce qui arrive en se disant que ceux qui meurent chaque jour n’ont eu que ce qu’ils méritaient.C’est une situation pourrie.» Que ça plaise ou non, Brad Fraser n’est pas prêt de renoncer à son franc-parler, au risque d’être taxé d’excès de rhétorique, comme lorsqu’il déclare sans ambages que «l’homosexuel n’est pas seulement mieux instruit, dans une meilleure forme physique, mieux informé, mieux payé et plus articulé que l’hétérosexuel moyen — nous faisons mieux l’amour, nous avons du goût et c’est à nous que l’on doit presque exclusivement tout ce qu’il y a de beau dans le monde».Cependant, pour cet auteur qui assume une lutte à finir contre l’homophobie, cette déclaration intempestive vise d’abord à «faire sentir aux hétéros ce que ça signifie d’être marginalisé».Autant dire qu’il se place sur la ligne de feu d’un théâtre direct et brutal qui dévoile sans fausse pudeur les hauts et les bas d’un monde où chacun se trouve en situation de survie.Même Superman.i Concert c SES MUSICIENS tT CHORISTES Un concert intime avec La Mothe '¦HHHIjr AVRIL 20h30 Informations et réservations 523-2246 20h30 LA LICORNE JEURfllL 20H SALLE WILFlfffLLETIER «uns A la pua des arIs ün§ ?réservations «42-2112) ET AUX COMPTOIRS ADMISSION (790-1245).REDEVANCE Di 1,25$ SUR TOUS US BIUETS.CKAC73AM M DIM.4 JUIN 20 H éb Place des Arts BILLETS À LA PLACE DES ARTS (INFO + RÉSERVATIONS 842-2112) ET A TOUS LES COMPTOIRS ADMISSION (790-1245).REDEVANCE DE SI,25 (+TAXES) SUR TOUS LIS BILLETS.Y t r « I K I* F V nil).I.K S A M K I» I ( Il I I) I U A A V It I I I It II A CINEMA I f il rlifîll i: | I! i l IL ?J: '.' ! 4 r« fy p fit \ l J M If 1 Ml 11 | ^ '|î m M , IS» Il Victoria Abril et Josiane Balasko, amantes A l’écran et copines dans la vie.• f PHOTO JACQUES GRENIER Folles alliées Josiane Balasko et Victoria Abril triomphent dans Gazon maudit ODILE TREMBLAY LE DEVOIR D ifficile de ne pas se dérider en présence de personnes aussi sympathiques que josiane Balasko et Victoria Abril.Rieuses comme des mouettes et fines mouches toutes les deux.La première, au départ plus renfermée, puis, quand elle vous adopte, toute chaude.La seconde, l’actrice fétiche d’Almodovar, plus Espagnole que nature, comme un tourbillon de gestes et de paroles qui vous étourdissent, tout en vous assu-râht que les rapports humains, il n’y a qûe ça.Iœs deux femmes sont à Montréal pour un film aussi chaleureux qu’elles, signé et joué par Josiane Balasko, laquelle en partage la vedette avec Victoria Abril.Dans Gazon maudit, les deux actrices sont rien de moins qu’amantes et abordent le thème (fort peu exploité) de l’homo-éexualité féminine, sur le mode comique qui plus est.Précisons que le résultat se révèle très hilarant.josiane Balasko se montre particulièrement fîère de Gazon maudit.Le film constitue sa quatrième expé-riërice à titre de réalisatrice (après Stic de nœuds, Les Keufs, Ma vie est un enfer), et c’est la première fois qu’elle signe une telle réussite.Tel est également le verdict du public, puisque, en huit semaines, Gazon maudit a fait 3 200 000 entrées en France.Et qu’il a été acheté partout.•“ En France, le mot féministe fait peur et se trouve identifié à un MLF trop virulent pour être honnête.Josiane Balasko s’approprie pourtant le tenue et déclare que sous le couvert de l’humour, son film profère une vérité ou deux au passage: sur les rapports hommes-femmes, sur l'émancipation d’une épouse au foyer, sur l’im-(Tiaturité masculine.Car il sera question; d’un mari volage qui considère (’infidélité féminine comme un crime ipiifce que pour nous, les hommes, (ia'.rt’engage pas les sentiments».Et puis d’une lesbienne (Josiane Balasko) venue redonner le goût de l’amour à la dame négligée par son légitime (Victoria Abril), enfin d’un éternel triangle amoureux, à la cou-léût particulière, puisque vécu entre iûf homme coincé tant bien que mal - au milieu de deux femmes qui s’aiment.La cinéaste ne pense pas que le lesbianisme soit vraiment un sujet tabou, «juste un non-dit qu’on avait oublié de traiter».Sauf quelle manquait de modèles, de références, à part, dans un autre registre, La Cage aux folles.La cinéaste avait des copines homosexuelles qui lui ont servi de repères puis elle s’est lovée dans la peau de l’une d’entre elles.Son personnage, elle l’a voulu drôle et touchant, sans la caricature, sans l’archétype.Mais il lui plaisait de jouer une femme qui n’a pas à composer avec le poids du regard de séduction des hommes sur elle.Elle a aussi cherché à éviter le piège du voyeurisme, pardessus tout à fuir l’œuvre de ghetto, qui ne pouvait plaire qu’aux gays.Pari tenu, Le grand public y accourt.Josiane Balasko a mis cinq ans à mijoter son scénario.La première version ne la satisfaisait pas du tout, pas plus que Bertrand Blier à qui elle l’a montré.Il le lui a tendu en disant: «Recommence.» Le scénario pour elle, c’est le nerf de la guerre.Elle considère aujourd’hui que si ses films précédents (comme cinéaste) ont mal fonctionné, c’est parce que le scénario n’était pas au point, qu’elle était restée trop proche du théâtre où les répliques prenaient le pas sur la situation.Une partenaire toute désignée Josiane et Victoria se connaissaient bien toutes les deux.Balasko avait dirigé Abril au théâtre.Elles sont copines depuis.Avant de tourner Gazon maudit, elles, leurs maris et leurs enfants sont allées passer les vacances ensemble en Martinique.Comme me dit Victoria Abril, avec un bon sens sans appel: «Comédie pour comédie, j’aime mieux embrasser Josiane, que je connais bien et pour qui j’ai de l’affection, qu’un acteur que je n’ai jamais vu de ma vie.» Balasko a choisi Alain Chabat pour interpréter le mari, parce qu’il n’avait pas le physique du tombeur irrésistible et qu’il ressemble plutôt à Monsieur Tout-le-monde, et aussi pour faire tourner une star de la télé française.Mais il s’est retrouvé en sandwich, ravi, paraît-il, mais un peu ahuri, entre ces dames, qui menaient le bal.Le film fut tourné en Provence, dans la joie.«Le cinéma, c’est être de temps en temps au paradis, précise Victoria.Ni fax, ni agenda, ni répondeur, et le soleil de Provence, pardessus le marché!» Josiane Balasko a eu un parcours peu orthodoxe, dotée d’un physique particulier et dodu, dans un univers où l’on demande aux filles la beauté, sinon bonjour les second rôles.Mais elle a eu la chance de faire ses premiers pas au Café théâtre Splendid avec un groupe d’amis formidables et aucune entrave.Elle était culottée, fonceuse, touche-à-tout, passant de l’écriture de scénarios à la mise en scène de théâtre, jouant aussi, mais nullement pendue au téléphone en attendant les rôles.On l’a vue notamment dans les films de Poiré comme Les Hommes préfèrent les grosses et la comédie culte Le Père Noël est une ordure, imposant son personnage d’anti-sex-symbol au cœur tendre.«Mais pour avoir de vrais beaux rôles de femme au cinéma, conclut-elle, mieux vaut se les créer soi-même.» Victoria Abril possède un tout autre profil.Son parcours de saltimbanque commence à Madrid, souvent court vêtue en des films à couleur érotique, lancée par Vicente Aranda.Elle a joué pour Beineix dans le controversé La Lime dans le caniveau, alors découverte par la France avant de redevenir prophète en son pays.Mais même si elle habite Paris depuis près de quinze ans, son image de vamp rigolote demeure surtout collée aux films espagnols de Pedro Almodovar: Attache-moi, Talons aiguilles, Kika.«Si bien que Pedro et moi avons besoin de recul, de vacances l’un de l’autre, et que je ne joue pas dans le film qu’il vient de finir.» Victoria semble avoir plus ou moins apprécié son rôle dans Kika, où elle a étouffé sous son carcan.Mais l’Espagne ne l’a pas lâchée pour autant.Elle a tenu la vedette dans le premier film de Tano Diaz, qu’elle affirme être un mélange de Tarentino et de Cassavetes.Ça s’intitule Personne ne parlera de nous quand nous serons mortes, œuvre qui risque de se rétrouver en compétition à Cannes et Victoria idem.Ah, danser avec Don Juan Dans son rôle de psychiatre, Marlon Brando s’amuse ferme et réussit son grand retour DON JUAN DEHARCO Real, et scénario: Jeremy Uvw.Avec Marlon Brando, Johnny Depp, Paye Dunaway.Rachel 'Picotin, Hob Dishy, Talisa Soto.Image: Ralf Bode.Musique: Michael Kamen.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Ne serait-ce que pour assister au retour du grand Marlon Bran-do.il faudra bondir au cinéma qui présente Don Juan DeMarco.D’ailleurs pourquoi rater une occasion de rigoler, de secouer le cynisme de l’heure en se faisant dire qu’il n’y a rien de tel que la folie romantique et la fantaisie pour chasser la morosité des hivers qui n’en finissent plus?Pour une distribution, c’en est une de taille: voici Marlon Bran-do transformé en psychiatre qui donne la réplique à Faye Dunaway — ici son épouse — alors que le jeune patient qu’il traite (joué par Johnny Depp) changera sa façon de voir la vie, l’amour et le plaisir.L’aventure du film commence quand le cinéaste Jeremy Leven, dans une librairie dans son Connecticut natal, plongea dans la lecture de Don Juan et en ressortit fasciné.Il voulait adapter la pièce de Dird Byron à l’écran, se demandait pourquoi le cinéma ne s’était jamais emparé de l’histoire, dont Mozart à l’opéra avait si bien saisi tout le suc.Leven cherchait à actualiser le mythe du séducteur, sans le farcir de morale ni de statue vengeresse de Commandeur.Il a donc imaginé un scénario complètement farfelu dans lequel un jeune homme masqué, doté d’un charisme sexuel incendiaire, affirme être l’immortel Don Juan DeMarco réincarné à notre époque.Il a séduit un millier de femmes et quelque, et après avoir subi l’unique revers de sa vie, le voici qui rêve de suicide et pense à sauter d’un mur abrupt, si le bon docteur ne venait le convaincre de survivre.Au départ, Leven n’avait rien prévu, côté distribution, surtout pas de faire jouer Brando, la terreur des plateaux.Il eut en prime Faye Dunaway et Johnny Depp.Il faut dire que Coppola s’est mis de la noce comme producteur et pouvait lui amener sur un plateau d’argent les plus gros talents d’Hollywood.Le résultat est un film frais, rigolo, qui rajeunit à ravir le mythe de Don Juan.On a droit aux séances de psychothérapie montrant un docteur Mickler (Brando) de plus en plus gagné par la fantaisie, le rêve, le romantisme de son patient, et qui, plutôt que de continuer à grogner chez lui le soir — comme tout bon mari blasé qui ne voit plus son épouse (Faye Dunaway) — retrouve sa jeunesse, met un grain de folie à reconquérir sa Marylin et envoie balader son sérieux par-dessus les moulins.Beaucoup de retours en arrière.Le film nous trimballe dans un Mexique de légende où les hommes combattent au couteau pour l’amour de leur belle, puis dans un Orient peuplé de harems où des houris dévoilées s’offrent à Don Juan et lui font goûter toutes les voluptés du monde.Cap aussi sur une île de rêve où une espèce de vahiné lui offre l’amour pur.Don Juan n’est pas ici un immonde pêcheur, mais un jeune homme tout compte fait charmant et poétique présenté comme le prince du romantisme, à qui Johnny Depp apporte une sensibilité et une tendresse qui humanisent et allègent le personnage.Porté par une telle distribution, le Planifiez votre congé de Pâques avec les enfants &¥ if 4 O O COUPS RENDEZ-VOUS INTERNATIONAL DE CINEMA JEUNE PUBLIC 'WW Unwselection internationale jfes meilleurs films pour enfants Angleterre LLEMAGNE E Cai France Danemark IraÀ LETTONlfe NNorvëgè E SEUL SEUL LIEU! Au Cineplex Odeon du Complexe Desjardins UN SEUL PRIX! 3.00$ INFO : 499-2929 Hydro-Qudbec cfb Place des Arts \ PHOTO ARCHIVES Faye Dunaway et Marlon Brando, dans un film sérieux qui refuse de se prendre au sérieux.cinéaste euùt pu être tenté de forcer ses acteurs, de leur commander des morceaux de bravoure.11 eut le bon goût de n’en rien faire.Brando n’est pas le monstre sacré et l’ogre redouté habitant l’imaginaire de tous, mais un excellent acteur de haute stature qui s'amuse ferme dans son rôle, joue sur plusieurs registres, tantôt fort, tendre, romanesque et drôle.Même chose pour Faye Dunaway qui s’acquitte avec une légèreté goguenarde de son personnage d'épouse fine, joueuse.Don Juan DeMarco est un film qui refuse de se prendre au sérieux, nous promène dans l'espace et le rêve, à travers des décors joyeux, en une histoire du plus bel optimisme, une ode à l’imagination qui donne envie de danser.VANESSA PARADIS GÉRARD DEPARDIEU (Uns li nàlf de LEBO.VITCH Un HIm de JEAN BECKER Sam.dim.-1^10 - 4 00 - 6:45 - 9:30 Sem.: 4:00 - 6 45 • 9:30 TW Après INDOCHINE voici le nouveau film de RÉGIS WARGNIER Emmanuelle Béart Daniel Auteuil Gabriel Barylli — Jean-Pierre Lavoignant,' STUDIO “ Emmanuelle Béart est bouleversante en femme passionnée, insoumise et blessée.” — Jacques Bleuze, VOICI ¦ ï emme nçaise E BCFGL 1Q5.7 fm A L’AFFICHE LE 14 AVRIL MALOFILM DISTRIBUTION I GRAND PRIX DIS AMÉRIQU FESTIVAL DES FIIMS DU MONDE I” 1/2Ï - Odile Tremblay.LE DEVOIR .ONCE WERE WARRIORS V.FRANÇAISE: COMPLEXE DESJARDINS, GALERIES LAVAL8.PUCE USALLE12, UNGELIER, BOUCHERVILLE, SHERBROOKE V 0 ANGLAISE EGYPTIEN, FAMOUS PLAYERS S.PLACE LASALLE 12.CARREFOUR UVAL EDDY CONSTANTINE dans Allemagne Année 90 un Film de Jean-Luc Godard v.o.française et allemande avec sous-titres anglais Sam, dim 1 30 - 3:30 • 5 30 - 7 30 - 9.30 Sem,: 7:30-9:30 5ième semaine: Josianne Balasko dans TOUT LE MONDE N'A PAS EU LA CHANCE D'AVOIR DES PARENTS COMMUNISTES» ?nnioniiYSTtwÊOi Inf ATI Sam dim : 2:00 - 4:15 - 7.00 Sem 7 00 CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÈRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIMÉ 1.1: it t: v n i it , i.k A M K II I S K T II I M A X (' Il K » A V It I I- I » !» 5 (’ | ?CINÉMA Irrésistible pelouse! MUSI S UIUDE \ V wtiNAiiounw A EST DKIMIIL! EN DISQUE COMPACT ET 1* CASSETTE A (HE! TOUS l!S lOHSV K OISOUAIIES y / UNE COMÉDIE DE f JOSIANE BALASKO ! M( Il p#fc(rt* le TICKY HOLGADO Précède du couil métrage "R de Polaroid de Anne Worie Unique les musiques d'aujourd'hui Renseignements : 277-7466 EN COLLABORATION AVEC LE DEVOIR GIL SHAHAM, violon Akira Eguchi, piano Salle Pollack 555, rue Sherbrooke Ouest dimanche, le 9 avril 1995 à 15h30 ’ROKOFIEV - BEETHOVEN - DVORAK - BRAHMS Renseignements: LADIES’ MORNING MUSICAL CLUB 1410, rue Guy, bureau 32 Montréal H3H 2L7 Tél.: 932-6796 / 487-2822 Billets: 25,00 $ Étudiants (22 ans): 15,00 $ SOCIÉTÉ PRO MUSICA Salle Pierre-Mercure (Série «Émeraude») Le 10 avril 1995,20h Catherine Robbin, mezzo-soprano Michael McMahon, piano G.Enesco, R.Strauss, T.Chanler, B.Britten et X.Montsalvatge Informations: Pro Musica, tél.845-0532 Billets: en vente à la Salle Pierre-Mercure, tél.987-6919 22 $, 17 $, 10 $ (étudiants), taxes incl.(redevance en sus) & L’ORCHESTRE METROPOLITAIN Chef d’orchestre: Agnès Grossmann Haydn Au programme: Te Deum, Sinfonia concertante pour hautbois, basson, violon et violoncelle (solistes de l’Orchestre métropolitain), Messe «Harmonie» en si bémol majeur, Hob XXXII: 14 (solistes de l’Atelier lyrique avec le choeur de l’Orchestre métropolitain) Collège Marie-Victorin 7000, rue Marie-Victorin Ville de Montréal-Nord: 328-4132 I MUSICI DE MONTRÉAL avec Le Choeur du Studio de Musique Ancienne de Montréal Concert Handel Jeudi 13 avril 1995,20 h Salle Pollack, 555 Sherbrooke Ouest Billets: 17,55 $ /13,16 $ - Taxes en sus Réservations: Billetterie Articulée 844-2172 RECTIFICATIF Par erreur, nous annoncions la semaine dernière que «POLYPHONIES MARIALES» aurait lieu les 2 et 9 avril.Cet événement musical n'était prévu que pour le 2 avril.L’ENSEMBLE ANONYMUS présente ARS NOVA L'Art nouveau de la musique (1316-1380) Le samedi 8 avril 1995 à 20h Salle du Gesù, 1200.rue de Bleury (métro Place des Arts) Rens.et réserv.861-4036, Admission - Rég.: 20 $ Étudiants/Aînés: 15 $ GAZON MAUDIT Écrit et réalisé parjosiane Balasko, avec Victoria Abril, Josiane Balasko, Alain Cliabat, Ticky Holgado, Miguel Basé.Catherine Hiegel, Catherine Samie, Catherine Lichens, Michèle Bemier.Images: Gérard De Battista, DiierryJouit.Son: Lierre Lnoir.Montage: Claudine Merlin.Musique: Manuel Matou.France, 1995.Ih45.Au Parisien.FRANCINE LAURENDEAU Dans un beau coin de Provence, un couple (hétérosexuel) mène une vie apparemment sans histoire.Laurent (Alain Chabat) travaille à une agence immobilière avec son copain et complice Antoine.Il dispose d'horaires très flexibles qui lui permettent de sauter tout jupon qui passe, ce qui ne l'empêche pas d’aimer sincèrement sa femme, Ix>li (Victoria Abril).Belle Espagnole dotée d’un tempérament heureux, Loli ne se doute de rien.Comme son mari le lui a demandé, elle reste à la maison pour élever leurs deux enfants.Comme son mari le lui a demandé, elle résiste héroïquement à quelques tentations, dont celle de griller de temps à autre des cigarillos de son pays.Ne croyez pas quelle soit bête ou soumise.Non.Elle est dotée, je vous l'ai dit, d'un tempérament heureux qui lui fait voir le bon côté des choses.Or, voici qu’un beau jour la voiture d’une inconnue (Josiane Balasko) niers adjectifs, je confonds les acteurs et leurs personnages.Cela n’a rien à voir avec La Crise de Coline Serreau, ou L'Œil au Beur(re) noir de Serge Meynard, ou Pain et chocolat de Franco Brusati, sauf que ces films, qui parlent de racisme, de xénophobie, de difficultés d’intégration, de familles éclatées, bref de problèmes sociaux très lourds, le font sur le ton de la comédie.Pari gagné haut la main Et c’est bien le pari, assez risqué au départ, de Gazon maudit.Raconter une histoire d’amour entre deux femmes, on l’a rarement fait et il s’agissait, le plus souvent, ou bien de séquences gratuites intégrées dans des films à prétentions érotiques, ou bien d’histoires d’amour tristes qui se passaient entre marginales et qui ne pouvaient que finir tragiquement, souvenez-vous de l’admirable Imma-colata e Concetta, de Salvatore Piscis-celli: la transgression d’un interdit dans le Sud de l’Italie, Et en plus, ces films étaient la plupart du temps ré- tombe en panne devant sa maison.L’inconnue, Mari-jo, lui est sympathique et les deux femmes bavardent d’autant plus à l’aise qu’à cause de son «travail», Laurent s’est porté absent pour le repas du soir.Mais je m’arrête ici dans ma narration car, grâce à l'affiche qui est une allégorie (et non un extrait du film), grâce à ce titre qui rappelle, comme en dérision, les mélancoliques Femmes damnées des Fleurs du mal (Marijo et Dili sont au contraire d’un naturel joyeux), grâce surtout à la présence parmi nous ces jours-ci de Josiane Balasko et de Victoria Abril, vous savez déjà, j’en suis sûre, de quel bord penche Marijo.En d’autres termes, vous savez qu’elle est lesbienne et que Loli va très rapidement lui tomber dans l’œil.Alors pour préserver votre plaisir, cessez de vous documenter et allez voir le film.Vous découvrirez une succulente comédie construite avec art, dialoguée avec brio et interprétée avec esprit par de délicieuses comédiennes et de désarmants comédiens.Vous aurez compris que par ces der- Parfois, les pannes de voiture peuvent personnages interprétés par Victoria Abril et PHOTOS AKCHIVc.3 être heureuses, du moins pour les Josiane Balasko.servés à des auditoires adultes et spécialisés.Bon, je ne vais pas vous faire une anthologie sur la question.Mais non seulement la séduction de Toni par Marijo est d’un naturel confondant, mais cette histoire d’amour, comme tout le film, est d’une irrésistible drôlerie.Bien sûr, et fort heureusement, on ne joue pas dans le grotesque mais dans la tendresse et la fantaisie.Mais aussi, la réalisatrice-scénariste-interprète sait, avec une admirable aisance, nous faire sourire de nos propres travers, nous faire rire en brossant le tableau d’une certaine dialectique masculine basée sur la mauvaise foi, sans parler des préjugés qu’un «vrai mâle» se doit d’entretenir sur l’homosexualité en général et l’homosexualité féminine en particulier, qui lui apparaît comme un véritable affront.Bref, le pari de Josiane Balasko est gagné haut la main.Gazon maudit est une comédie savoureuse et d’un charme irrésistible, un film tous publics qui enchantera même les machos — enfin, les machos qui ont le sens de l’humour.LE CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS MUSICAUX Avenir 3 MILLIONS DE FRANÇAIS ONT RI Eï RIENT ENCORE ! "On lui prédit un succès foudroyant.Le rire est explosif M" -Paris Match "Un cocktail culotté de poil à gratter et de sérum de vérité" -Figacoscope "Une comédie au poil" -libération "Un régai" -Studio "Jusqu'à la dernière image le public sonné ou ravi doit s'attendre à tout" -Le Point "Une grande réussite" -Madame Figaro "On se délecte jusqu'au bout de cet antivaudeville acide et émouvant, où on pleure autant à l'écran qu'on rit dans la salle" -Première "Le dialogue fourmille de trouvailles.on les savoure" -Le Figaro CLAUDE BERRI PRÉSENTE ' Josiane BALASKO VICTORIA ABRIL 13 ANS + ALAIN CHABAT AVEC MICHEL BOSÉ • CATHERINE HIEGEl 0! la comEO'E française • CATHERINE SAMIE sociétaire de la comédie française une CO rroduCTicn RENN PRODUCTIONS • TE1 FILMS PRODUCTION • LES FILMS FLAM • avec la participation 0! CANAL * KIUJ : I”.JOS'ANE BAIASFO • T€IS»E 80CRVAN • jSS’ANS BALASFO • *.l :.t MANUEL MAIQUIC ¦ :sj RENN PRODUCTIONS :45 4:30 7:10 9:35 n Pompier dans le brouillard BOB ROY Réal: Michael Caton-Jones.Scénario: Alan Sharp.Avec Liam Neeson, Jessica Lange, John Hurt, Tim Roth, Eric Stoltz, Brian Cox.Andrew Keir.hntigr Karl Walter Lindenlaub.Musique: Carter Burwell.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Certaines histoires auraient intérêt à demeurer du domaine du mythe.Celle de Rob Roy, par exemple.En Écosse, il est le héros romantique auquel se réfèrent les légendes.Dans les Highlands, ce chef de clan MacGregor porté par la compassion et un amour transcendant pour son épouse, vengea son honneur blessé en triomphant, tout kilt au vent, des immondes Anglais à costumes rouges qui entendent briser la guerrière harmonie entre clans qui sévit au royaume de Macbeth.Nous sommes au XVIIP siècle, dans les belles montagnes sauvages du Nord de l’Écosse, parmi les bœufs à longs poils des îles et les maisons de pierres.Du beau, côté décor.Et du cher.De l’épique.Une équipe de 200 personnes et le climat écossais au perpétuel brouillard qu’il faut attendre de voir se lever pour tourner.Par dessus le marché, une distribution de poids: les oscarisés Liam Neeson et Jessica Lange à l’impayable accent écossais qu’ils ont dû répéter avec grand soin, le grand John Hurt et l’inquiétant Tim Roth.En principe, la formule gagnante.En principe je dis bien, car rien de plus ennuyeux que ce film où il ne se passe rien de digne à signaler si ce n’est moult batailles aux sabres, entre zhomtnes qui s’amusent à se zigouiller gaillardement, à se transpercer le gorgoton de leur lame acérée en poussant des grands râles d’agonie.Rien ne va plus pour le système féodal des clans en train de périr sous l’assaut des étrangers à tuniques rouges envahissant le pays et tentant de se l’annexer dans la terreur.Parallèlement à ces massacres, on comprend que le chef de clan MacGregor, Rob Roy (Liam Neeson) au tartan brun et bleu, a, pour cause de famine, emprunté de l’argent à des vilains dirigés par le marquis de Montrose (John Hurt) et son âme damnée Cunnigham (Tim Roth): alors que ces perfides, non contents de lui nuire de toutes les manières possibles, viennent incendier sa demeure et violer son éjxiuse qui ne lui avoue pas la vérité.Suivra Pinévitable malentendu, le rapt du pauvre Rob par l’ennemi, mais il survivra à toutes ses épreuves par amour pour sa douce épousé (Jessica Unge).Tout cela dûment ponctué de duels, d'incendies, de rares scènes d’amour dépourvues d’émotions, où vous cherchez dans le noir à lire l’heure sur votre montre en attendant le mot fin.Le beau Liam Neeson, un acteur toujours inégal, se révèle ici franchement mauvais.Il bouge mal, exhibe un regard perpétuellement ahuri.Mais la pauvre Jessica Lange qui n’aurait jamais remporté un Oscar pour ce film-là, ne se révèle guère plus côn-vaincante, statique, raide, sans âme et sans vie.Les vilains paraissent mieux dirigés.Tim Roth a toujours joué les brutes, alors il a le génie du rictus vénéneux et du regard qui tue conjugués à sa souplesse féline.Quant à John Hurt, austère, rogue, décadent d’aristocratie méprisante, il campe un très crédible Marquis de Montrose.Mais la performance de deux acteurs ne peut combler les lacunes de scénarios, les trous d’ennuis qui empêchent l’action de lever ou même de s’enchaîner.Comment demeurer réveillée au spectacle de péripéties tombant à plat?Dur.Surtout quand une musique omniprésente, qui devient du plus haut pompier lorsqu’elle met de côté les accents de cornemuse et les chants gaéliques qui du moins apportent une couleur locale au tableau.Restent les paysages montueux des Highlands, verts de to,ute cette pluie qui abreuve l’Écosse aujourd'hui comme hier.Restent des costumes pour lesquels on s’est manifestement donné beaucoup de mal, côté recherche.Mais quel ennui! Rob Roy: de beaux paysages, des costumes recherchés, des acteurs oscarisés mais d’un ronflant.«5 -de GILLES MAHEU Malgré l’accent écossais qu’ils ont maîtrisé, Jessica Lange et Liam Neeson ne devraient pas trop rêver d’Oscars pour leur interprétation dans Rob Roy.USINE C 1345, AVENUE LALONDE (sud d’Ontario entre Panet et Visitation) DU 11 AVRIL AU 29 AVRIL INFORMATIONS : 521-4493 / ADMISSION : 790-1245 f l À I, ’ ft t K A N ?*?; chef-d’œuvre ¦khth: très bon bon quelconque +'¦ très foible ! pur cauchemar DON JUAN DE MARCO ?1/2 Un film de Jeremy U*ven (produit par Coppola) qui impressionne d’abord par sa brochette.Rien de moins que le retour du grand (et gros) Marion Brando, apiiaraissant ici aux côtés de Faye Dunaway et de Johnny Depp.lie mythe de don Juan est rajeuni et adapté à un XXe siècle à l’heure où un jeune romantique qui se croit Don Juan (Johnny Depp) se fait soigner (buts un hôpital psychiatrique par Brando.Une histoire farfelue, fraîche, vraiment charmante qui redonne ses lettres de noblesse au romantisme.Brando demeure jupitérien.Odile Tremblay ROB ROY ?1/2 De Michael Caton-Jones.Ce film vient donner la vedette à une brochette de stars: liant Neeson, Jessica lange, Tun Roth, John Huit Au XVI11 siècle, il raconte l’histoire véridique du héros et chef Rob Roy qui voit le système féodal des clans s’effriter dans ses Highlands envahis par les tir niques rouges, doit faire des concessions, emprunter de l’argent et se mettre à la merci de vilains sans scrupules.Liam Neeson et Jessica Lange jouent mal et ne rafleraient pas d’Os-car avec ça.Des décors magnifiques des Highlands, mais une action violente, ennuyeuse, qui ne lève jamais.Odile Tremblay GAZON MAUDIT ?De Josiane Balasko.Avec Josiane Balasko et Victoria Abril.Loli vit en Provence auprès d’un mari macho et infidèle.L’irruption de Marijo dans le ménage lui apporte une heureuse diversion.Amours féminines, machisme et préjugés divers s’entrechoquent avec bonheur dans une comédie savoureuse.Un film tous publics qui enchantera même les machos.Enfin, les machos qui ont le sens de l’humour.Au Parisien.Francine Laurendeau PRIEST ?Écrit par Jimmy McGovern, réalisé par Antonia Bird.Interprété par un Iinus Roache intense, fragile et poignant, un jeune prêtre fait l’apprentissage de la vie dans un quartier populaire de Liverpool.Pour nous rejoindre avec de tels thèmes — les problèmes sexuels des prêtres et le secret de la confession —, il faut qu’un film soit fort.C’est le cas de Priest, aussi puissant qu’émouvant.Francine Laurendeau DOLORES CLAIRBORNE ?De Taylor Hackford.Kathy Bates semble jouer ici une nouvelle version de son personnage violent et délirant de Misery.D’autant plus que le film constitue encore une adaptation d’un roman de Stephen King.Mais les apparences sont parfois trompeuses.L’intrigue a pour cadre, comme il se doit, un petit village perdu du Maine.Pour la seconde fois (de sa vie, Dolores (Kathy Bates) est soupçonnée de meurtre.Après son mari, exit sa patronne.Sa fille — incarnée par Jennifer Jason Leigh — arrive à la rescousse.Duo d’actrices, suspense bien ficelé, apparences détroussées.Un bon thriller qui ne renouvelle pqs le genre mais rebondit et étonne.A la Plaza Alexis Nihon.Odile Tremblay L’APPÂT ?De Bertrand Tavernier.Ce film, basé sur un fait divers, raconte les méfaits d’un trio de jeunes gens comme les autres qui veulent de l’argent à tout prix.Il montre la chute des valeurs morales dans une société en dérive.Elle (Marie Guillain), belle jeune fille, sera l’appât qui séduit les quadragénaires pendant que ses copains les dévalisent et leur font la peau.La jeune actrice livre une interprétation magistrale.Mais les personnages sont tellement sols qu’ils perdent de la vraisemblance.On sent trop le message derrière ce film qui reçut pourtant l’Ours d’or de Berlin.Odile Tremblay LE VIOLON SUR LA TOILE ?De Michka Saâl.La violoniste Eleonora Turovski, qui bénéficiait pourtant à Moscou d’une situation enviable, a choisi la liberté en 1976.Quelques années plus tard, elle fondait avec son mari Yuli Turovski l’orchestre de chambre I Musici de Montréal.Cette musicienne est également peintre.Le portrait classiquement traité d’une femme généreuse et attachante, d’une artiste douée et inventive.Au Cinéma ONF du 4 au 23 avril, relâche le lundi.Francine Laurendeau \ V It I I I il il .1 T 11 I M .\ I K 11 I I.K II K V II I II Au milieu du désert RtTROSPICTIVE ROBERT MORIN Cinéma Parallèle, jusqu'au 16 avril MARTIN BILODEAU L> œuvre de Robert Morin est rem-i plie de phrases d’apparence si anodines, mais combien révélatrices de l’œuvre et du contexte sociopolitique qui l’inspire.Earl Tremblay, c'est celui qu'on pourrait qualifier d’alter egu de Robert Morin, celui qui, dans le vidéo Y es Sir! Madame., râle (anagramme pour Karl?) dans les deux langues officielles pour mieux montrer dans quel désert culturel et idéologique celles-ci s’agitent.Œuvre à un personnage et à deux voix, Yes Sir! Madame.est un pèlerinage introspectif de la vie de Tremblay, de sa petite enfance au cours de laquelle sa mère, mourante, lui lègue une caméra super-huit, jusqu’au naufrage urbain au terme duquel il nous fait partager ces 19 bobines de trois minutes qui constituent son passé.Entre les deux, un séjour dans une cour de voitures d’occasion et une incursion dans le monde de la politique fédérale.Le tout, susurré avec la douceur gutturale d’un Pierre Falardeau.On retrouve plusieurs constances de l’œuvre de Morin dans cette dernière production.Par exemple, le narrateur intérieur qui monologue sur des images qui défilent.U Voleur vit en enfer (1982, coréalisé par L.Dufour), Gus est encore dans l’année (1980, coréalisé par L.Dufour) et Tristesse modèle réduit (1984, coréalisé par L.Dufour), notamment, font l’autoportrait d’un homme blessé qui transmet sa pensée en voix off.Qu’ils soient seuls ou entourés, les personnages de Morin ne s’adressent qu’à nous.L’interlocutrice absente du Voleur vit en enfer (une bénévole d’un réseau téléphonique d’«écoute active») confirme d’ailleurs dans quelle solitude s’engouffre le jeune assisté social qui lui demande de l’aide.De même, le handicapé intellectuel de Tristesse modèle réduit, étouffé par la condescendance de ses parents, livre le fond de sa pensée — d’un cynisme déconcertant — aux seuls spectateurs.Cette absence d’interlocuteurs fictifs dans les films de Morin interpelle avec une telle puissance qu’elle nous force à partager la solitude et l’incommunicabilité des personnages.L’élégance d’un jongleur Rarement Morin s’interdit-il une réflexion mordante sur le bilinguisme de notre grand pays.Yes Sir! Madame.fait du bilinguisme un sujet en soi.Morin le décrit comme un objet d’imprécision, de confusion çt, au bout du compte, de conflit.Élevé dans les deux langues, Earl (également anagramme pour Réal, ou real?) se dédouble pour mieux vivre en lui-même; le monologue bilingue qu’il faisait entendre en voix o/f devenait de plus en plus discordant au fur et à mesure que les bobines défilaient: la traduction de «he was much of a salesman» pour «c’était tout un voleur» exprime bien les deux tangentes que Tremblay ne pouvait plus parcourir.On n’a toutefois pas à faire, ici, avec le plus subtil des polémistes.Les personnages de Windigo, par exemple, manquent singulièrement d’étoffe et ne se distinguent que par les institutions rigides qu’ils représentent.Morin montre ainsi un visage plus démagogique, quoiqu’il s’en amende à la fin du récit.Au niveau formel cependant, Morin nous introduit à une structure narrative complexe qui emprunte son tracé au Cœur des ténèbres, de Joseph Conrad, qu’Orson Welles voulait adapter au début des années 40, et la rhétorique du flash-back de Citizen Kane, que Welles a finalement tourné par dépit.Le très pessimiste Requiem pour un beau sans cœur remporte quant à lui son ambitieux pari narratif, celui de décrire un même personnage par huit de ses contemporains — à l’instar de La Comtesse aux pieds nus, de qui Morin a emprunté l’idée.Cofondateur de la Coop Vidéo, Robert Morin compte à son actif deux longs métrages, ainsi qu’une vingtaine de bandes vidéo.Avec l’élégance d’un jongleur, Morin passe d’un médium à l’autre et introduit l’un dans l’autre.Il met en scène la vidéo dans ses films, puis le film dans sa vidéo.Le narrateur de Gus.filme avec sa caméra super-huit et affirme: «Comme je filmais, j’étais bien obligé de regarder ce qui se passait.» Le caméraman qui accompagne le journaliste sur le rafiot de Windigo tourne sans arrêt; Earl Tremblay voit comme un sort jeté sur lui le legs de sa mère, une responsabilité de filmer qu’il aurait préféré ne pas assumer.En fait, les personnages de Morin sont prisonniers d’une force autonome qui a pour nom «caméra» et qui a pour fonction d’obliger à regarder.Pour en savoir plus sur le prolifique cinéaste et vidéaste Robert Morin, il suffit d’aller faire un petit tour du côté du Cinéma Parallèle où, jusqu’au 16 avril, on lui consacre une rétrospective.Yes Sir! Madame.y est présenté en primeur, suivi chaque soir d’une réalisation antérieure.En tout, huit films et vidéos réalisés par Morin et produits par sa complice (et parfois coréalisatrice) Lorraine Dufour.I N R M A Étonnante confession PHOTO NICKY JOHNSTON PRIES! D'Antonio liird.Avec Unus Roache.Torn Wilkinson, Cathy Tyson.Robert Carlyle, James Ellis, Usley Sharp, Robert Pugh, Christine Tremarco, Paul Barber, Rio Fanning.Scénario: Jimmy McGovem.Images: Fred Ternîmes.Montage: Susan Spivey.Musique: Andy Roberts.Grande-Bretagne, 1994.Ih37.aux Faubourg Sainte-Catherine, Pointe-Claire et Côte-des-Neiges.FRANCINE LA l> REND K AU Greg Pilkington (Unus Roache) est un jeune prêtre qui n’a pas encore beaucoup d'expérience mais dont la foi en Dieu et en l’Eglise est absolue, ferme comme le roc et sans compromis.Aussi est-il profondément scandalisé lorsqu'il arrive dans sa nouvelle paroisse, un quartier populaire de Liverpool, où il doit seconder le père Matthew Thomas (Torn Wilkinson).Di foi du père Thomas est solide, certes, mais il accorde plus d'importance à la parole du Christ qu'aux lois ecclésiastiques.Ainsi, dans l'intimité de sa chambre, est-il rejoint chaque nuit par sa gouvernante, la belle Maria.Proche de ses paroissiens, il sait leur parler, ses sermons sont concrets.Il se montre à la fois direct et indulgent.Et, à l’occasion, il n’hésite pas à prendre un verre au pub avec ses ouailles.Bien-tôt surgira dans l’univers déjà |x?rtur-bé de Greg un problème inattendu et, à ses yeux, insoluble.Une adolescente est la victime quotidienne d’un odieux abus d’autorité.11 faudrait pouvoir prévenir la mère, consulter un psy, dénoncer le criminel à la police.Sauf que, cette pénible confidence lui ayant été livrée dans le Iinus Roache, dans Priest, confessionnal, il ne peut en faire état sans trahir le secret de la confession.Il se sent coupable de garder le silence.Mais ne trouvant pas d’issue, il laisse la situation s’aggraver.La liaison du père Thomas et de Maria a beau être discrète, Greg est troublé par l’atmosphère sensuelle que dégage la présence de ce couple amoureux dans la maison.Tourmenté par l'aiguillon de la chair, il finira par succomber et la chute sera d’autant plus dure que, par un ironique concours de circonstances, elle sera rendue publique.Mais il ne faudrait pas dévoiler l’aspect «suspense psychologique» de ce film, un film surprenant à plusieurs égards.Dans Dieu a besoin des hommes, le romancier Graham Greene campait le tou- chant et pitoyable personnage d’un prêtre mexicain déchu: cet homme avait une maîtresse et un enfant.Dans Le Journal d'un curé de campagne, Georges Bernanos — suivi une quinzaine d'années plus tard par Robert Bresson — décrivait la vie quotidienne d’un jeune curé dont l’intransigeance braquait contre lui ses nouveaux paroissiens.Mais tout ça se passait dans les années trente et quarante.Et l'intrigue filmée en 1961 par Jean-Pierre Melville dans Léon Morin, prêtre — une femme (Emmanuelle Riva) tombe amoureuse du prêtre (Jean-Paul Belmondo) qui veut la convertir — est située dans la période de l’Occupation.Tandis que I Confess, le suspense d’Alfred Hitchcock basé sur le secret de la confession, remonte tout de même à 1953.Vous vous demandez où je veux en venir?, A un aveu.Car si quelqu'un m'avait résumé le scénario de Priest en me disant que cette histoire est censée se dérouler aujourd'hui, j'aurais déclaré son idée saugrenue, ses thèmes démodés et ses personnages d’une autre époque, le tout devant composer un mélo éculé.Eh! bien, j’aurais eu tort.Parce qu'on ne doute pas un instant de l'actualité tout comme de la véracité du scénario et des personnages inventés par le scénariste Jimmy McGovem, lui-même né à Liverpool et éduqué dans une école catholique.Première surprise.La deuxième surprise, c’est la mise en scène d'Antoma Bird, une réalisatrice qui a surtout travaillé pour le théâtre et pour la télévision.Priest n’est que son deuxième long métrage cinéma et on souhaite que ce ne soit pas le dernier.Car il révèle une authentique cinéaste qui n'a pas peur, si j’ose dire, de la simplicité.Sa maniéré est aussi directe que ses personnages et elle n’y va pas par quatre chemins pour dire ce qu’elle a à dire.En d'autres termes, son style frise le mastoc.Mais quelle poigne! Et l’autre coup de génie, bien sûr, c’est d’avoir choisi des comédiens et des comédiennes qui réussissent à nous entraîner à leur suite dans ce drame d’une profonde humanité.A commencer par Linus Roache, intense, fragile et poignant dans ce personnage de Greg qui rappelle du reste un tout petit peu, mais sans la touche bressonnienne, le curé de campagne incarné jadis par Claude I^ydu.Un film puissant et émouvant.supplémentaire la PDA 790-1245 vendredi 4 août à 20h QHydro.présente Québec LA PLUS GRANDE LÉGENDE DE LA CHANSON en récital : l'accord de Lëvon Sayan les 9 et 10 août à 20h Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts QHydm Québec DE MONTREAL en collaboration avec BUSue Billets en vente à la Place des Arts, au Spectrum, aux comptoirs Admission (+ frais) et au t$ BANQUE NATIONALE présente Suite au triomphe du Forum ) 1 I c (i I.K II K V OIK.I.K A M K II I K T I» I M A X (' Il Y.K A V II I I.I II II 3 DISQUES CLASSIQUES Des nouvelles de Russie i FRANÇOIS TOUSIGNANT BORODIN: Il PRINCE IGOR Solistes de la troupe du Théâtre Marie de Saint-Pétersbourg Chœur et orchestre symphonique de l'Opéra du Kirov Dir.: Valery Gergiev Philips 442 537-2 Depuis quelque temps déjà, à vrai dire depuis la formidable ouverture de la Russie, nous sommes littéralement inondés d'artistes originaires de ces contrées, qui viennent tenter leur chance en Occident et renflouer leur porte-monnaie de devises.Parmi les événements les plus frappants, on ne saurait ignorer les nombreux enregistrement que la maison Phillips a consacrés aux productions du Théâtre Marie de Saint-Pétersbourg, autrefois appelé Kirov.Le nom même de Kirov n’est quasiment plus utilisé en Russie, où il rappelle trop les souvenirs du stalinisme, et, comme la ville, il a repris son appellation d'origine.On ne garde îlus le nom de Kirov que pour les fins publicitaires à 'étranger.La normalisation est encore loin d’être faite cependant, ce qui suscite encore des confusions alors que l’on hésite encore entre Kirov, Théâtre Marie et Théâtre Mariinsky.Pour contrer toute incertitude, je reprendrai les indications données sur les pochettes, tout en ne parlant, dans le discours, que du Théâtre Marie, ce que demandait son directeur artistique lui-même, le chef Valery Gergiev.Après Im Dame de pique, Khovanshchina, Guerre et Paix, Sadko, Boris Godounov et Eugène Onegyn, entre autres, voici le dernier enregistrement de la collaboration Phillips-Théâtre-Marie: Le Prince Igor de Borodin.La parution est importante à plusieurs égards, le premier étant la nouveauté de la «version» utilisée.On se souvient que la mort a empêché Borodin de terminer son œuvre maîtresse, a laquelle il a travaillé pendant près de vingt ans.Ses amis et collègues du Groupe des Cinq, N.Rimsky-Korsakov et A Glazounov, l’ont non seulement terminé mais ont considérablement changé et altéré la construction du livret, écrit par le compositeur.On doit au travail minutieux de Pavel Lamm d’avoir rétabli une édition conforme à ce qui semble être le plan originel de Borodin.Le déroulement de l’action, qui semblait aléatoire et avec une intrigue molle, prend ici beaucoup plus de force et de crédibilité dramatique.Les contrastes entre les tableaux, les antagonismes entre les personnages sont bien mieux rendus.On sent presque du suspens.Cela va évidemment formidablement aider les interprètes.Et me permettre, enfin, de parler de la musique! J’ai été fasciné depuis la première note du Prologue jusqu'au dernier accord de l’Epilogue.Splendeur des cordes, précision rythmique (c’est souvent assez étourdissant), bois au timbre bien personnalisé et qui arrivent en plus à produire un magnifique fondu.Ijes cuivres sont aussi un modèle pour qui s’y attarde.Ils savent se faire à la fois tendres et lyriques (que de solos de cors reprennent vie avec un tel orchestre sous une telle baguette), violents et agressifs, ronds et sonores, amplifiant l’orchestre tout entier, sans jamais l’écraser.Ne serait-ce que pour le plaisir du son et la très grande qualité de la prise de son, il faut s’arrêter à cette version.Heureusement, ce n’e9t pas tout: il y a aussi les divers solistes de la troupe.Peu de théâtres peuvent se vanter d'avoir en leurs rangs une telle qualité de voix.Je n’ose pas écrire de noms, mais je me dois de souligner très fort la caractérisation réussie au superlatif des deux principaux protagonistes, soit le prince Igor de Mikhail Kit et le prince Galistsky de Vladimir Ognovienko.De très grands interprètes.Le chœur est aussi assez bon: j’admets volontiers que le vibrato des sections féminines me dérange un peu.C’est uniquement affaire de culture et d’esthétique, non pas de qualité ni de puissance, surtout pas de puissance.La si célèbre scène des Danses polovtsiennes vous en convaincra.Valery Gergiev trône tel un tsar magnifique au-dessus de cette partition qui a été réalisée à son initiative.Son travail à la tête du Théâtre Marie porte les plus beaux fruits que le monde de l’opéra russe ait jamais portés, la direction est claire, dynamique et incisive.Fort peu de complaisance, seulement, parfois, un petit rien de retenu pour mieux laisser aller les solistes ou mieux faire respirer une phrase.On peut parler ici d’un «must» pour quiconque aime cet opera ou veut le découvrir.Le livret est passionnant, fort instructif.Les caractères cyrilliques ont été transcrits en notre alphabet, ce qui aide a la compréhension de l’intrigue.Ah! que les histoires de l’Asie centrale sont belles.RUSSIAN SPECTACULAR M.Moussorgski: Scène du couronnement, extrait de Boris Godounov; Tchaikovski: Marche slave, op.31, Polonaise et Valse, extraits de Eugène Onéguine et Capriccio italien, op.45; Uadov: Le Imc enchanté, op.62.Chœur et orchestre de l’opéra du Kirov.Dir.: Valery Gergiev Philips 442 775-2 Pour ceux qui auraient d’abord envie d’apprivoiser cette esthétique et ces interprètes, on propose un disque de pièces de type populaire qui permettent d’a|> précier le travail de Gergiev et de ses troupes.Ce qui rend ce disque encore plus attrayant, c’est qu’on nous donne en boni, en plus des morceaux annoncés, un second disque contenant de petits extraits des autres enregistrement du Kirov.Cela peut être intéressant pour guider vos futurs achats.Quant au contenu du disque comme tel, il passionnera les fanatiques de l’«âme slave».Par son côté spectaculaire d’abord, comme l’arrangement de D.Chostakovitch de la fameuse Scène du couronnement de Boris.Les œuvres de Tchaikovsky sont traitées comme de la grande musique.Plus que seulement du «bruit», de la «belle mélodie», on trouve ici un chef qui sait en faire quelque chose de musicalement satisfaisant.Naturellement, ce n’est pas de la musique grave ou sérieuse — nous restons dans le domaine du «spectaculaire» —, mais nous sommes à des lieues du galvaudage si courant.siàn m GKRfll Combien de chef ne nous ont-ils pas habitués dans ces œuvres à n’attendre que le moment ou l’orchestre et les trombones explosent, en oubliant qu’il y avait aussi autre chose?.,., , Une oreille subtile pourra meme déceler les progrès accomplis par l’orchestre dans les extraits, en les comparant à ce qui a déjà été enregistré dans les intégrales.Pour les maniaques que les comparaisons fascinent.Ou pour ceux qu’un léger cabotinage sait adroitement amuser.: RÉCITAI (MY RESTLESS SOUL) Mélodies pour voix et piano de Tchaikovski, Borodin, Rimsky-Korsakov et Rachmaninov Avec Mikhail Arkadiev, piano Philips 443 536-2 Quoi de mieux pour clore ce survol russe qu’un-récital de la plus brillante star russe du chant?Sa carrière fulgurante n’a pas fini de surprendre.Le programme présenté ici fera découvrir bien des petites perles.Je préfère de loin entendre du «nouveau répertoire» que tou-_____________________ jours avoir à réécouter, encore et pour une énième fois, tel ou tel lied de Schumann ou de Schubert.Alors, le plaisir s’émousse.Attention cependant, ce n’est pas ici un grand disque.La prise.de son est, étrangement chez Phillips, assez mauvaise.Le piano est claquant, et souvent faux.Si cela peut passer en salle, un enregistrement mérite plus de respect.On croirait un disque vite fait.Le baryton se complaît dans les mêmes effets de voix; oui, elle est belle, forte et puissante.Mais ce n’est pas que cela, l’art du chant, que diable! n manque encore un peu d’intériorité et de subtilité pour qu’on embarque vraiment.Un interprète doit d’abord servir une partition avant de s’en servir lui-même.Et Dmitri Hvorostovsky l’a un peu oublié ici, jouant un peu les racoleurs.Pour les fans inconditionnels, ou encore les curieux de mélodies russes, si rarement entendues, même s’ils seront un peu déçus.PHILIPS DMITRI HVOROSTOVSKY MY RESTLESS SOUL Md» rasllow Salt MIKHAIL ARKADIEV Hm'iireSRC rn Radio FM samedi 8 avril 6 h 04 LA GRANDE FUGUE Musique du matin, calendrier des événements musicaux et des émissions à souligner pour le week-end.Le samedi et le dimanche, le RADIOJOURNAL à 8 h.Une émission de Gilles Dupuis.10 h RAYON MUSIQUE Magazine qui explore l'univers du disque sous toutes ses facettes.Anim.Francine Moreau.Collab.Catherine Perrin.Réal.Michèle Vaudry.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 DES MUSIQUES EN MÉMOIRE Édition magazine.Nouveautés discographiques et calendrier des activités en musique traditionnelle.Anim.Élizabeth Gagnon.Réal.Lorraine Chalifoux.13 h 30 L'OPÉRA DU METROPOLITAN 1FZ: Pelléas et Mélisande de Debussy.Distr.Frederica von Stade (Mélisande); Marilyn .A Horne (Geneviève); Dwayne Croft (Pelléas); ^Victor Braun (Golaud); Robert Lloyd (Arkel), choeur et orchestre, dir.James 'fl?Levine.Anim.Jean Deschamps.Réal.Maureen Frawley.^2 Vous pouvez venir écouter cette émission ^ au Studio 690 de la Maison de Radio-Canada à Montréal, 1400, boul.René-^ Lévesque Est, Niveau A (entrée principale).17 h 30 MONTS ET MERVEILLES Contes.Réal.François Ismert.18 h RADIOJOURNAL 18 h 10 MUSIQUE À LA CLÉ DES CHAMPS Symphonie n° 9 « Nouveau Monde » de Dvorak.Une émission d'André Vigeant.19 h LE PETIT CHEMIN Musique classique, chansons, jazz et folklore, poésies et extraits de pièces de théâtre.Une émission de Jean Deschamps.21 h JE VAIS ET JE VIENS ENTRE TES MOTS Exploration vocale, musicale et sonore à partir de textes suggestifs.Avec Cynthia Dubois et Alexandre Hausvater.Une émission de Cynthia Dubois.22 h JAZZ SUR LE VIF En direct du Yardbird Suite à Edmonton : Sonny Fortune Quartet.Anim.Michel Charron.Réal.Dominique Roy.Réal.-coord.Daniel Vachon.23 h TRIBUNE INTERNATIONALE DES COMPOSITEURS Sélection d'oeuvres de la Tribune internationale des compositeurs 1994 qui s'est tenue en mai dernier, à Paris.Anim.Mario Paquet.Réal.Laurent Major.0 h 04 VOYAGE DE NUIT Parcours d'intériorisation, de méditation, de détente.Anim.Anne Morency.Réal.Claude Cubaynes.À compter de 1 h 58, émissions en reprise.dimanche 9 avril 6 h 04 LA GRANDE FUGUE 10 h CARTE BLANCHE Un agréable avant-midi en compagnie de l'animateur Georges Nicholson : des présentations imagées, des musiques sublimes, des choix éclairés et des commentaires captivants! Une émission de Georges Nicholson.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 POUR LE CLAVIER Martha Argerich.Oeuvres de Brahms : Valse op.39 n° 3 et extr.Sonate pour deux pianos op.39 : Martha Argerich et Alexandre Rabinovitch; Sonate op.30 n’ 1 de Beethoven : Gidon Kremer, vl, Martha Argerich, p.Anim.Jean Deschamps.Réal.Michèle Patry.13 h LES VOIX DU MONDE Des choeurs de tradition classique ou ethnique, des concerts d'ici ou d'ailleurs, des formations d'amateurs ou de professionnels.Une émission de Claire Bourque.13 h 30 CONCERT DIMANCHE Quatuor Alcan : Brett Molzan et Nathalie Camus, vl., Luc Beauchemin, alto, David Ellis, vie.: Quatuor « Hoffmeister » K.499 de Mozart; Quatuor en sol D.887 de Schubert.Anim.Line Boily.Réal.Jean-Marc Gagnon.Réal.-coord.Michèle Vaudry.15 h LITTÉRATURES ACTUELLES Robert Walser.À l'occasion de la parution du Brigand et de Sur quelques-uns et sur lui-même, Diane-Monique Daviau présente un portrait du plus grand écrivain suisse allemand de notre siècle : Robert Walser.Une émission de Stéphane Lépine.16 h 30 TRIBUNE DE L'ORGUE Dom Richard Gagné, o.s.b., Chemin de croix improvisé à l’orgue du Gesù à Montréal.Anim.Michel Keable.Réal.Jacques Boucher.17 h 30 AL DENTE Choix musical varié pour agrémenter votre souper.Anim.Normand Latour.Réal.André Massicotte.18 h RADIOJOURNAL 18 h 10 AL DENTE (suite) 19 h LES JEUNES ARTISTES Amélie Phan, p.: Excursions op.20 de Barber; Variations sérieuses op.54 de Mendelssohn.Amélie Phan et Lan Vinh Do, p.quatre mains : Suite Dolly op.54 de Fauré; extr.Danses slaves op.72 de Dvorak.Anim.Mario Paquet.Réal.-coord.Michèle Patry.20 h CORRESPONDANCES Tribune de l'actualité culturelle et des faits de société dans les quatre pays membres de la CRPLF.Anim.Bernard Gilbert.Réal.André Corriveau.20 h 30 MUSIQUE ACTUELLE Magazine d'information sur la création et la diffusion de la musique actuelle.Anim.Mario Paquet.Réal.Hélène Prévost.22 h JAZZ SUR LE VIF Festival international de jazz de Montréal 1994 : Benny Green Trio.Anim.Francine Moreau.Réal.-coord.Daniel Vachon.23 h RADIOS D'EUROPE Les Chemins de terre.Entretien de Jean-Marc Falcombello avec Hannes Taugwalder, écrivain.Prod.Radio Suisse romande.Mise en ondes : Hélène Savoie.0 h 04 ÉMERGENCES Lieu d'inspiration et de méditation sur les valeurs spirituelles de notre époque.Anim.Richard Cummings.Réal.Claude Cubaynes.À compter de 2 h 03, émissions en reprise.lundi 10 avril 6 h RADIOJOURNAL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN À votre réveil, une présence, une voix, un sourire, un regard sur les activités du jour, rythmé par la musique et les calendriers culturels.Du lundi au vendredi, le RADIOJOURNAL à 7 h et à 8 h.Anim.Carole Trahan.Réal.Diane Maheux.9 h 05 MUSIQUE EN FÊTE Yves Daoust, compositeur québécois, né en 1946.Anim.Danielle Charbonneau.Réal.Mario Gauthier.11 h EN SCÈNE 1" partie : actualité théâtrale.2'partie :extr.Encore cinq minutes de Françoise Loranger.Coméd.Carmen Ferland et François Fontaine.Anim.Michel Vais.Réal.André Major et Lucie Ménard.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE Magazine sur l’actualité culturelle nationale.Anim.Réjane Bougé.Réal.-coord.Claude Godin.12 h 40 LA CORDE SENSIBLE Vos oeuvres préférées.Anim.André Vigeant.Réal.Laurent Major.14 h LES FEUX DE LA RAMPE Tallis Scholars, dir.Peter Phillips : Veni Creator Spiritus et Missa Veni Creator Spiritus à 6 voix de Palestrina; Miserere à 9 voix en deux choeurs d'Allegri; Lamentations III du Samedi saint, Alma redemptoris Mater à 8 voix, Alma redemptoris Mater à 8 voix en deux choeurs et Magnificat septimi toni à 5 voix de Palestrina.Anim.Normand Séguin.Réal.Anne Dubois.16 h 04 L'EMBARQUEMENT.Des chefs-d'oeuvre, des rires, des rites, de l'insolite et des émotions en paroles, en musiques et en chansons.Anim.Myra Créé.Réal.Marie-Claude Senécal.17 h 30 RADIOJOURNAL 17 h 50 1, 2, 3 NOUS IRONS AU BOIS Le monde selon les enfants.Une émission de Cynthia Dubois.18 h LA FARANDOLE Oeuvres de Haydn : extr.Quatuor, op.76 n° 1 et extr.Quatuor op.76 n° 2 « Les Quintes »; Concerto pour piano n° 11.Sonate pour violon et piano op.30 n” 3 de Beethoven.Une émission de Janine Paquet.19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Chansons d'hier : Jean Lumière, Tino Rossi, Lys Gauty, Varel et Bailly, Jack Lantier, Mouloudji, Florelle, etc.Une émission d'Élizabeth Gagnon.20 h RADIO-CONCERT Festival de musique sacrée de Fribourg 1994.Choeur de chambre romand, Choeur Pro Arte de Lausanne, Orchestre de la Suisse romande, dir.Neeme Jârvi : Les Préludes de Liszt; Cloches dans le brouillard de Denissov; Requiem Canticles, ! Canticum sacrum ad honorem-Sancti Marci j nominis et Variations pour choeur sur ; « Vom Himmel hoch » de Stravinsky.Anim.I Michel Keable et Françoise Davoine.Réal.: Claire Bourque.Réal.-coord.Christiane ' LeBlanc.22 h RADIOJOURNAL 22 h 10 ILLUSTRES OU INCONNUS L'enfance d'un célèbre historien : Henri-Raymond Casgrain.Dans les derniers mois de sa vie, l'abbé Henri-Raymond Casgrain, historien et critique littéraire, rédige l'histoire de sa vie.Coméd.Guy Mignault.Narr.Normand Latour.Réal.Claire Couture.22 h 35 X Y JAZZ De Vancouver, André Rhéaume explore toutes les époques du jazz et la production canadienne.Réal.Dominique Soutif.Réal.-coord.Daniel Vachon.0 h 04 LA VINGT-CINQUIÈME HEURE Une émission de Colette Mersy, suivie d'émissions en reprise.mardi 11 avril 6 h RADIOJOURNAL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h 05 MUSIQUE EN FÊTE Alberto Ginastera, compositeur argentin, né en 1916.11 h LE BIOGRAPHE ET SA PASSION Honoré Mercier par Gilles Galichan.Anim.¦ \ Denise Bombardier.Réal.Claude Godin.11 h 25 LE LIEU COMMUN Regard sur l'imaginaire dans l'ordinaire.Anim.Serge Bouchard et Bernard Arcand, anthropologues.Réal.François Ismert.11 h 50 1.2, 3 NOUS IRONS AU BOIS Voir lundi, 17 h 50.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 40 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Festival du Château de Ludwigsbourg 1994.Choeur des madrigalistes de la 5DR, Stuttgart, Orchestre du Festival de Ludwigsbourg, dir.Wolfgang Gônnenwein; Waltraud Meier, mezzo, Jeffrey Dowd, t.: Le Chant de la terre de Mahler; Stabat Mater et Te Deum de Verdi.16 h 04 L'EMBARQUEMENT.17 h 30 RADIOJOURNAL 17 h 50 1, 2, 3 NOUS IRONS AU BOIS 18 h LA FARANDOLE Extr.Souvenirs d'enfance op.32 et Trqis Valses op.110 de Fuchs; extr.Schwanenge-sang et autres Iieder de Schubert; extr.Quatuor « La Jeune Fille et la mort » de Schubert, arr.Mahler.19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Parcours libre.20 h RADIO-CONCERT Festival de musique sacrée de Fribourg 1994.Il Seminario Musicale, Gérard Lesne, haute-contre : Crocifissione e morte di N.S.Gesù Cristo de Stradella; Sonate da chiesa op.1 de Corelli; De tenebroso lacu de Scarlatti; Intro-duzione al Miserere « Filiae Mestae Jerusalem » RV 638 et Stabat Mater RV 621 de Vivaldi.Anim.Michel Keable et Françoise Davoine.Réal.Claire Bourque.22 h RADIOJOURNAL 22 h 10 PASSAGES Examiner le rapport entre le temps et la culture.Anim.Georges Leroux.Réal.François Ismert.22 h 35 X Y JAZZ 0 h 04 LA VINGT-CINQUIÈME HEURE suivi d'émissions en reprise mercredi 12 avril 6 h RADIOJOURNAL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h 05 MUSIQUE EN FÊTE Montserrat Caballé, soprano espagnole, née en 1933.11 h LANGUE ET ESPACE FRANCOPHONE L'aventure linguistique au Québec et dans le monde francophone.Anim.Guy Rochette.Réal.Jean-Pierre Saulnier.11 h 45 ÉNIGMES EN DIRECT La Musique d’Erich Zann, de Raymond Ville-neuve, inspiré de deux nouvelles de Lovecraft.Coméd.Raymond Legault, Henri Chassé et Jacques L'Heureux.Mus.Pierre-Daniel Rheault.Vous pouvez obtenir des laissez-passer pour assister à cette émission en appelant au (514) 597-7787.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 40 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Christine Schâfer et Ellen Schuring, sop., ^ Annette Schuring, cont., Thomas Dewald, t., Roman Trekel, bar., Raphael Alper-> 'J.mann, org., Ensemble Hallenser Madriga-iPjJi listen, Orchestre de chambre Carl-Philip-Emanuel Bach, dir.Hartmut Haenchen : o/e Letzten Leiden des Erlôsers Wq 233 jjcj [Les Ultimes Souffrances de Notre Sauveur] Ü de C.P.E.Bach.16 h 04 L'EMBARQUEMENT.17 h 30 RADIOJOURNAL 17 h 50 1, 2, 3 NOUS IRONS AU BOIS 18 h LA FARANDOLE J.S.Bach et fils Inc.! Extr.Sonates pour flûte et clavecin n” 1 BWV 525 et n° 3 BWV 527 de J.S.Bach; Sonate Wq 89 n’ 1 de C.P.E.Bach; oeuvres de W.F.Bach interprétées par Barbara Schlick, sop., Stephan Schreckenberger, b., Ensemble Kas Kleine Konzert, Les Chanteurs du Rhin, dir.Hermann Max.19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Comme une fable de Jean de La Fontaine à l'occasion du 300'anniversaire de sa mort.20 h RADIO-CONCERT Choeur et instrumentistes du Studio de Musique ancienne de Montréal, dir.Christopher Jackson : Missa pro defunctis a 6 de Victoria; Lamentationes Jeremias a 4 de Guerrero; Versa est unluctum a 6 de Lobo; Emen-demus in melus a 5 de Morales; Peccavi super numerum a 6 de Wert; Miserere d'Allegri; Trois Motets de Monteverdi; Le Reniement de St-Pierre de Charpentier.Anim.Michel Keable.Réal.Édith Allaire.22 h RADIOJOURNAL 22 h 10 LES GRANDES SÉRIES Sociétés secrètes et pensée ésotérique au Canada (dern.de 13).Table ronde sur l'influence des connaissances ésotériques sur la société actuelle.Rech., texte et int.Michel Icart.Anim.René Pothier.Mise en ondes ; Sylvie Dufour.22 h 40 X Y JAZZ 0 h 04 LA VINGT-CINQUIÈME HEURE suivi d'émissions en reprise jeudi I 3 avril 6 h RADIOJOURNAL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h 05 MUSIQUE EN FÊTE 300' anniversaire de la mort de Jean de La Fontaine, poète et écrivain français.11 h L'HISTOIRE AUJOURD'HUI Le rendez-vous de ceux et celles qui s'intéressent au passé pour mieux comprendre notre monde actuel.Int.à Paris : Richard Salesses.Une émission de Pierre Lambert.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 40 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Festival international de Lanaudière 1994.University of Illinois Chorale, dir.Fred Stoltzfus : Passion selon saint Jean de Part.16 h 04 L'EMBARQUEMENT.17 h 30 RADIOJOURNAL 17 h 50 1, 2, 3 NOUS IRONS AU BOIS 18 h LA FARANDOLE Extr.Partitas II, IV et V de Biber; extr.Il Pastor Fido et extr.de sonates et de trios moins connus de Vivaldi; Madrigaux à quatre voix de Palestrina; Concerto en fa pour hautbois de Winter; Pièces pour luth de Milano.19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Actualités.20 h RADIO-CONCERT Les Chanteurs St-Coeur-de-Marie, dir.Claude Gosselin; Denis Bédard, org.: Choral varié « Lorsque Jésus était sur la croix » de Scheidt; Chants pour le Dimanche des Rameaux de Vittoria; Choral BWV 622 de J.S.Bach; Chant pour le Vendredi saint de Vittoria; Prélude et fugue BWV 539 de J.S.Bach; Variations sur « O Filii et filiae » de Lavoie; Chants pour le Jour de Pâques de Palestrina; Méditation et Missa brevis de Bédard; Quatre Petites Prières de Saint-FranG O ^0 X3 < LE CHŒUR DE LA MONTAGNE PRÉSENTE LE REQUIEM cfe (ÏP.%y/.\Jfozarf LE VENDREDI SAINT 14 AVRIL 1995, A 20 H À L’ÉGLISE SAINT-STANISLAS, 1350, ruk SAINT-JOSEPH EST SOLISTES LOUISE MARCOTTE, soprano NOËLLA HUET, mezzo-soprano MICHIEL SCHREY, ténor CLAUDE GRENIER, basse DIRECTION MUSICALE MARTIN DAGENAIS 120 CHORISTES ET 30 MUSICIENS entrée : 12 S (BILLETS EN VENTE À LA PORTE) INFORMATION : 343-6111, poste 4692 r SAISON 94-9 5 ^ Ensemble Clavivënt LA St H lii [ D'INSTRUMENTS A VINT DE MONTRÉAL présente avec le Quatuor Claudel et Catherine Perrin claveciniste Concert hispanique en coproduction avec SRC if* Ah programme: Villa-Lobos T urina Manuel de Falla et une création de Pierre Desrochers Mardi le 11 card 1995 ci 20 heures à l'église Erskine and American angle des rues du Musée el Sherbrooke O 5fE| Guy Peel m billets: 12$ étudiants / âge d'or: 8S 15 ans et moins: 2$ Billets disponibles à l'entrée Information: Ensemble Clavivënt 481-5840 LE DEVOIR CONSUL / rts ARTS CT rts HT THIS ntl QUEBEC Le 10 avril 1995, à 20 h CATHERINE ROBBIN, mezzo-soprano MICHAEL McMAHON, piano Oeuvres de GEORGE ENESCO RICHARD STRAUSS THEODORE CHANLER BENJAMIN BRITTEN XAVIER MONTSALVATGE INFORMATIONS: PRO MUS1CA, tel.845-0532 BILLETS: 22 $, 17 $ et 10 S (étudiants), taxes incl.(redevance en sus) En vente à la Salle Pierre Mercure : 987-6919 Salle Pierre-Mercure 5 Centre Pierre-Péladeau 300, boul.de Maisonneuve Est I UN BONHEUR N'ARRIVE JAMAIS SEUL! RENAUD-BRAY MAINTENANT 4 SUCCURSALES 7 JOURS PAR SEMAINE tour de charac our de charme SONY Patricia Kaas vous invite à son tour de charme Disponible en I * PHOTO ARCHIVES On oublie pour Brecht, comme pour Kafka ou Tchékhov, qu’il y a là un auteur plein d’humour, capable de divertir, si on laisse de côté la chape de plomb que lui impose le poids de théorie générée par l’œuvre.Brecht chez Fanfreluche Avec Brecht, l’ex-directeur de l’Opsis s’attaque ici a un (1rs membres de sa trinité dramatur-gique, complétée par Tchékhov et Shakespeare, ce dernier étant le seul auquel il n’a pas encore osé se mesurer.Sur le premier, ou sur h’ Cercle de craie, tout au moins, Denoncourt a déjà des h 1rs assez claires, illus-par un nouvel appel aux sources de son enfance.Après avoir fait Scapin dans le style de La Riboul-dingue, il dit maintenant voir que son présent effort «est construit comme les demi-heures de Fanfreluche».«C’est écrit comme un conte, ex-pli(]ue-t-il d’abord: c’est une pièce épique, avec un bébé abandonné que tout le monde cherche, des bons, des méchants, etc.Et tout doit être travaillé en à-plat.Les personnages ne tiennent qu’à une chose.Bar exemple, on a «les dames élégantes»: c’est leur seul nom et leur seule fonction est de représenter la riche bourgeoisie qui méprise le peuple, point final.D’autres personnages sont là pour faire figure de méchants, sans nuances.De plus, il y a des moments presque tarte à la crème, juste à côté du tragique.On est constamment en rupture de ton, ce qui finit par me faire penser par moments que la pièce est faite pour des marionnettes.» Marionnettes, Fanfreluche: pas étonnant que Denoncourt croit avoir mis en scène «un spectacle pour les 7 à 77 ans».Après tout, rappelle-t-il, on oublie pour Brecht, comme pour Kafka ou Tchékhov, qu’il y a là un auteur plein d’humour, capable de divertir, si on laisse de côté la chape de plomb que lui impose le poids de théorie générée par l’œuvre.Brecht est un auteur didactique, certes, mais il utilise à son avantage, pour ce faire, des procédés issus autant du cabaret, du burlesque ou de la commedia dell’arte que de la dialectique marxiste.«Je me rappelle d’une inscription sur la façade de l’Odéon, à Paris, qui disait: “Brecht, c’est aussi un divertissement”.» Tout ça, Serge Denoncourt dit l’avoir un peu réalisé en cours de travail, tout comme les acteurs, sur ce chemin, sont confrontés quotidiennement à une façon de jouer très peu courante dans le théâtre québécois: «Le réflexe, chez les acteurs québécois, quand ils travaillent un personnage, c’est d’aller à l’émotion.Mais ça ne marche pas, ici; le texte résiste.Quand il y a des sections poétiques, par exemple, il faut aller vers la poésie, pas vers la psychologie.Si on cherche trop à créer des personnages complets et tridimensionnels, on se perd.Il n’y a même pas de sous-texte, tout est dans faction.Quand un personnage ne pense pas ce qu’il dit, il y a un narrateur pour le dire au public.Tenir un |kt-sonnage dans ces conditions ne tient ptis tant de la recherche d’émotions, mais plutôt de l'iconographie.» Une autre façon, peut-être, de faire du théâtre d'images.MERCREDI ET VENDREDI SAINT 12 et t4 avril 1995,20h R E Q U I E MESSE NELSON Lyne Fortin Soprano Corina Circa .Mezzo-soprano Guy Bélanger Ténor" Alexander Savtchenko Basse Choeur de l’UQAM Orchestre de la Société Philharmonique Direction Miklos Takacs Église Saint-Jean-Baptiste angle Rachel et Henri-Julién (métro Mont-Royal) MERCREDI 12 AVRILl Concert Bénéfice Fondation Hôtel-Dieu de Montréal Sièges réservés: 100 $, 50.$ Admission générale: 22 $ Billets en vente: Fondation Hôtel-Dieu: 843-2688 Place des Arts: .842-2112 Réseau admission:' 790-1245 VENDREDI 14 AVRIL| Admission générale: 22 $ Billets en vente: Place des Arts: 842-2112 Réseau admission: 790-1245 Pour les deux concerts: à la porte dé l'église à partir de 19h .' w Q Z < I MUSICI DE MONTRÉAL jfl YUU Tl ROVSKY Concert Handel CHOEUR DU STUDIO DE MUSIQUE ANCIENNE DE MONTRÉAL Dixit Dominus pour choeur et orchestre Également au programme : Concerti Grossi op.6 n° 10 12 Jeudi le 13 avril 1995, 20h00 Salle Pollack 555, Sherbrooke Ouest Billets : 13,16 $ / 17,55 S (taxes en sus) Billetterie : 844-2172 IVt northern telecom IIÏ3II^ Mallette Ma heu Coniin.nutit.iirc principal de la saison 1994-1995 K Salle de concert F*ollack Pollack concert hall McGill \ i I.K II K V 0 I H .I.t: A M K II I K K T U I NI A X (' Il K II A V It I I I II II 3 c s OPÉRA Un Pelléas et Mélisande dépoussiéré au Met Opera 1k.Photo.Camille McMillan BANQUE NATIONALE LE DEVOIR ALCAN MAURICE TOURIGNY CORRESPONDANT À NEW YORK Le Metropolitan Opera de New York a bien des défauts et les reproches qui lui sont adressés sont souvent justifiés.Pourtant, de temps à autre, le Met ajuste son tir et atteint la cible de façon spectaculaire.Le 23 mars dernier, le Met dévoilait au public sa nouvelle production de Pelléas et Mélisande, le chef-d’œuvre de Claude Debussy.Dans une mise en scène de Jonathan Miller et sous la baguette de James Le* vine, ce Pelléas.est très certainement le plus beau spectacle de l’année et, de l'avis général, l’une des plus impressionnantes réussites dp Met des dix dernières années.À l’exemple de l’œuvre, le Met unit théâtre et musique avec intelligence et sensibilité.Les auditeurs de la radiodiffusion en direct du Met cet après-midi apprécieront les qualités musicales exceptionnelles du spectacle.Impressionnante distribution Créé en 1902 à l’Opéra comique de Paris, bien que complété en 1895, Pelléas bouleverse la tradition «opé-ratique»; ne cherchez ni arias, ni ensembles, pas de chœurs non plus; jamais encore n’avait-on vu pareil mariage de la musique et des mots chantés par les personnages.Pelléas dépouille l’opéra de ses poses héroïques et de ses sujets grandiloquents.Ici, Pelléas, Mélisande et Golaud sont des gens hésitants, com- Êlexes, parfois bizarres; ils ne sem-lent pas toujours se comprendre ni même s’écouter.Ils ressemblent à ceux qui nous entourent, ils nous ressemblent.Victor Braun (Golaud) et Frederica von Stade (Mélisande) dans Pelléas et Mélisande.Debussy avait un respect total sique qu’il écrit sur le Pelléas de des orchestrations lourdes.Cette dé- pour la pièce de Maurice Maeter- Maeterlinck suit les accentuations et clamation chantée requiert des inter- linck, un drame symboliste qu’il a à le rythme de la langue et ajoute au prêtes une attention toute particuliè- peine modifié pour l’opéra.La mu- texte plutôt que de l’étouffer sous re à la diction: une compréhension de la langue française est nécessaire pour rendre la richesse des personnages de Pelléas.Cette compréhension est remarquable chez Victor Braun, le baryton canadien qui fut le Barbe-Bleue de Bartok pour Robert Lepage au Canadian Opera Company.En Golaud, Braun est brillant.Il nous fait entendre chaque syllabe du texte et sa présence en scène est immense.Il sait traduire la violence, la contrition, la douleur de son personnage de fa- Son bouleversante.La voix convient ien au rôle avec ses couleurs sombres et une maturité qui accuse son âge.Avec José Van Dam, il est le plus important Golaud de ces dernières années, comme il l’avait déjà prouvé au Covent Garden.Frederica von Stade chante Mélisande depuis 20 ans et c’est là un de ses meilleurs rôles.Depuis sa Mélisande au disque pour Karajan, la mezzo américaine a vu sa voix gagner en nuances.Elle dépasse l’habituelle Mélisande, créature fragile et infantile, en lui conférant un goût de séduction, de jeu avec le feu.La Mélisande de von Stade est une femme complexe et pas seulement une adolescente inconsciente.Dwayne Croft est en voie de devenir l’une des stars du Met.En quelques années seulement, il a embrassé les rôles les plus juteux du répertoire du baryton lyrique.Ivoix est d’une beauté remarquable et son Pelléas, malgré quelques accrocs de diction, fait oublier les plus récents Pelléas du Met.Complice et partenaire de von Stade en scène, Croft rend bien la nervosité, la jeunesse et le désir qui sont quelques-unes des dimensions de son personnage.Arkel est chanté par Robert Lloyd Présente Pierrette Pan, ministre de l'Enfance et des Produits dérivés Une production • du Théâtre Bouches Décousues Pour les 6 à 12 ans Du 22 mars au 9 avril 1995 Samedi et dimanche 8 et 9 avril, à 15 h «Monique Joly (.] est excellente dans le rôle de Pierrette Pan.Tout le côté technique de la production [.] vient valider encore une fois la réputation d’excellence du théâtre jeunesse québécois dans son ensemble.Bravo.» Michel Bélair, LE DEVOIR «It is a production which challenges child and adult alike.» Kathryn Greenaway, THE GAZETTE Texte : Jasmine Dubé Mise en scène : Martin Faucher Avec : Monique Joly et Brigitte Paquette Réservations : 288-7211 Maison Théâtre 255, rue Ontario Est, Montréal.Métro : Berri-UQAM La Nuit (canada) Texte et mise en scène d’Anne-Marie Cadieux 24-27 mai / 29 mai-3 juin Théâtre du Maurier Monument-National Maîtres anciens (Québec) D’après le roman de Thomas Bernhard Adaptation et mise en scène de Denis Marleau 24 mai- 27 mai Usine C de Carbone 14 Contes du Fleuve Rouge (VIÊT-NAM) Mise en scène de Ngô Quynh Giao et Dang Anh Nga Théâtre national de Marionettes sur eau du Viêt-Nam 25 mai- 28 mai Bassin Bonsecours -Vieux Port HOWARD JOHNSON Hôtel-Ploza Montréal Les Nuages de terre (QUÉBEC-CÔTE D’IVOIRE) Texte de Daniel Danis Mise en scène de Daniel Meilleur et Werewere Liking 25 maj- 29 mai Maison de la culture Frontenac y ^ The Dragonfly of Chicoutimi (québec) Texte et mise en scène de Larry tremblay 27-30 mai /1-6 juin Salle J-C.Germain -Théâtre d’Aujourd’hui Festival de Théâtre Historia de la Sangre (CHILI) Texte de Francesca Lombardo, Rodrigo Pérez et Alfredo Castro Mise en scène d’Alfredo Castro 26 mai- 28 mai Théâtre d’Aujourd’hui La Répétition ou le Rond-Point.(Algérie) Texte de M’Hamed Benguettaf Mise en scène de Ziani-Chérif Ayad 26-29 mai Espace La Veillée des Amériques du 24 mai au 6 juin 1995 INFO-FESTIVAL (514) 842-1222 Procurez-vous vos cartes.COUP DE FOUDRE et PASSION dès aujourd’hui ! Heavy Nopal (Mexique) Texte, intrcprétation et mise en scène d’Astrid Hadad 30 mai - 3 juin Lion d’Or I Was Looking at the Ceiling and Then I Saw the Sky (états-unis) Musique de John Adams et livret de June Jordan Mise en scène de Peter Sellars 30 mai au 4 juin Salle Ludger-Duvernay - Monument-National Savage / Love (québec) Texte de Sam Shepard et Joseph Chaikin Mise en scène de Paula de Vasconcelos 31 mai - 4 juin Salle Multimédia -Musée d’art contemporain Électre / Elektra (québec) Mise en scène d’Alice Ronfard 31 mai - 6 juin Espace Libre Dossier 0 / File 0 (chine) Texte de Mou Sen, Wu Wenguanget Jiang Yue Mise en scène de Mou Sen 31 mai - 5 juin Usine C de Carbone 14 Choral (France) Mise en scène et scénographie de François Tanguy 2 juin - 6 juin Espace Go qui semble ici à son meilleur apres avoir déçu dans d’autres rôles au Met et Marilyn Home interprète Geneviève.Mise en scène rajeunie Pelléas et Mélisande est l’une des œuvres préférées de James Levine; on peut alors imaginer où il amène son orchestre.Chaque phrase de l’orchestre semble compléter la gigantesque fresque de Debussy, précisant les climats, éclairant un personnage, soutenant une tension, une interrogation, éveillant des fantômes et des doutes.Levine arrive à nous faire entendre, voir et sentir la profondeur de la partition comme si eue était composée de voiles nombreux et transparents, successivement abaissés et relevés un à un, modifiant le ton, la lumière et l’émotion de la musique.Ivt‘ metteur en scène britannique Jonathan Miller avait déjà créé une.magnifique Katia Kabanova de Jana-cek pour le Met.Il revient cette année avec une vision magnifique de Pelléas, allégée de la lourdeur médiévale; plus de château à tourelles, de murs de pierre, de forêt impénétrable et de faux mystères.Four Miller, le mystère réside dans les personnages qu’il situe dans un vague manoir du tournant du siècle.Les changements de décors se déroulent sous les yeux des spectateurs grâce à des plateaux pivotants, durant les interludes.L’atmosphère du tournant du siècle, l’incertitude d’un monde en changement, la plongée dans l’inconscient rendue possible semblent avoir inspiré Miller.En situant l’opéra au temps de Debussy, Miller se débarrasse des clichés légitimés dans les théâtres.La scène dite de la fenêtre où Mélisande laisse tomber ses cheveux vers Pelléas est un des moments essoufflants de la soirée.Geste de séduction envers Pelléas déjà sensible à Mélisande, la scène devient une espèce de chorégraphie érotique durant laquelle Pelléas s’offre quasi secrètement; sans jamais atteindre les cheveux de la princesse, Pelléas chante «Tes cheveux descendent vers moi!.Je les tiens dans mes mains, je les tiens dans ma bouche.Ils m’inondent, ils sont doux.» Ici la mise en scène nous laisse presque croire que tout cela n’est que fantasme de Pelléas, ce qui apporte une autre dimension à la relation des protagonistes.On ne peut assez dire la beauté de cette scène et du mouvement que demande le metteur en scène à son acteur-chanteur.Les décors de John Conklin corroborent la vision de Miller.Grande demeure désaffectée, illusion à la fois de décrépitude et de vide, le décor laisse place à l’imagination dp spectateur, intérieur?Extérieur?A chacun de décider! Clare Mitchell a dessiné les costumes qui passent du blanc au noir au rythme de l’opéra, vers la mort de Mélisande.Les costumes vont dans le sens de l’élégance classique et d’un certain onirisme appuyé par les éclairages de Duane Schuler.On ne peut énumérer toutes les touches brillantes de Jonathan Miller; qu’il suffise de dire qu’il est parvenu à rendre Pelléas émouvant pour un public non francophone friand d’opéra italien du XIX' siècle et habituellement en attente constante de la grande aria de la soprano.Mais peu importe le théâtre et le public, ce Pelléas après les productions douteuses de la seconde moitié de la saison nous rassure et prouve que le Met demeure une scène importante de l’art lyrique.PHOTO WINNIE KLOTZ La scène dite de la fenêtre où Mélisande laisse tomber ses cheveux vers Pelléas est un des moments essoufflants de la soirée.i t I.K It K V OIK.I K S S A M K I» I K V.T I» I M A V t II K It A V II I I I II H C I) DANS E Triple première à Longueuil Avec Créations-solo, le Théâtre de la ville de Longueuil et la Femme 100 têtes entrent dans le monde turbulent de la production en création en danse VALÉRIE LEHMAN N e soir, au Théâtre de Dmgueuil, se tient une première pas comme les autres.Trois grandes raisons à C [cela.D’abord, trois chorégraphes du cru.dits confirmés, issus de la génération «intermédiaire», participent «d’un seul homme» au spectacle de danse de Longueuil.Il Il (le I nuise liedaid.William Douglas et Sylvain Emard.Et à leurs côtés, se profile une metteuse en scène connue qui, pour la première fois de façon officielle, se déclare chorégraphe: Paula de Vasconcelos est cette I audacieuse artiste.Au total, ce sont donc quatre créateurs en arts de la scène importants qui risquent cette | nuit leur nom pour une unique représentation dans un j théâtre de la banlieue de Montréal.Et ainsi, du même j coup, pour une fois, se voient rassemblées en un même i lieu et en même temps, quatre œuvres neuves illustrant quatre courants actuels de la danse québécoise.Pour l’occasion, le public a droit «i un solo signé de la main de William Douglas, l’heureux gagnant, en 1994, du célèbre concours international de danse contemporaine de Bagnolet avec We Were Warned (1992), qui est aussi un homme très apprécié de la critique montréalaise en particulier pour sa Zone d’or (1994).Pour Lon-gueuil, ce chorégraphe du mouvement pur a composé À la lavande, le sixième morceau d’une œuvre intégrale intitulée Six solos, dont cinq séquences ont déjà été présentées à l’Agora en mars dernier.I>a danseuse Francine Ii-boiron devrait y jouer du buste, sur une musique improvisée de Timothy Sullivan.Audacieux tour de force Les spectateurs du Théâtre de la ville verront aussi ce soir un travail de Sylvain Emard, qui voue une admiration au travail du solo depuis ses débuts en 1984, et à qui l’on doit cet automne un monologue de fou étrange intitulé Des Siècles avec vous.Ce fils spirituel de Jean-Pierre Perreault a chorégraphié pour les gens de la Rive Sud, PHOTO YVES DUBE Elle ne se montre qu’aux siens, une chorégraphie conçue et interprétée par I.ouise Hédard.Le bruit qui court, un hymne à «l’homme qui joue à se perdre et à se retrouver», dansé par Luc Ouelette.Au menu de Créations-solo, se trouve également une danse neuve de Louise Bédard, qui en ce moment s’affaire à Dans les fougères foulées du regard, sa prochaine grande création qui sortira en mai prochain.La génitrice de Vierge Noire, en laquelle beaucoup ont vu pendant longtemps une enfant virtuelle du chorégraphe de Paul-André Fortier, interprétera à Longueuil un solo sur le thème du souvenir, titré Elle ne montre qu’aux siens.Finalement, l’ex-metteuse en scène Paula de Vasconcelos, promue au rang de chorégraphe, a construit, pour clore Créations-solo, Green, Man, Blue, «créé en chute libre», une œuvre sur «la honte d’être heureux», dansée par Paul-Antoine Taillefer.La seconde raison, qui fait du spectacle Créations-solo une manifestation triplement surprenante, réside dans le fait que le Théâtre de la ville de Longueuil, dirigé par Lise Vaillancourt, connu davantage pour sa programmation conventionnelle en théâtre et variétés, inaugure ce soir sa vie de co-producteur en création de nouvelle danse! Certes, longueuil n’en est plus à son premier coup en matière de danse nouvelle.Depuis deux saisons, ce lieu diffuse de la danse actuelle, jouant ainsi la carte de la décentralisation culturelle.Du souffle île sa tounnente, j'ai vu de Danièle Desnoyers, Portrait d'une femme avec valise de Dulcinée Langfelder, et Bestiaire d'Hélène Blackburn, pour ne citer que ces trois œuvres modernes admirables, ont été présentées dans cette salle de la Rive-Sud.Mais il n’en reste pas moins qu’investir dans Créations-solo représente pour le Théâtre de la ville un nouveau défi ou un audacieux tour de force, si l'on tient compte de la localisation du théâtre et de son public, du genre fidèle aux grands classiques.Quant à la troisième raison qui fait de Créations-Solo un événement unique, elle s’exprime à travers le principe suivant: à la base du spectacle de danse de ce samedi, se trouve un très original organisme de promotion appelé La Femme 100 têtes.Plus exactement, au Québec, 1-a Femme 100 têtes représente Tunique compagnie de promotion, production, diffusion et gestion en danse actuelle qui possède un mandat directement lié à la production en création chorégraphique.Et sous ce nom amusant, se cache un minuscule organisme né en mars 1993, subventionné par la ville de Longueuil, le Conseil des arts du Canada, le ministère de la Culture québécois et commandité par Pratt et Whitney.La Femme 100 têtes n’emploie pour l’instant à plein temps qu’une seule tête, en la personne de sa fondatrice, Ginette Prévost, une habitante de.Longueuil, chargée de cours auprès du département de danse de l’UQAM, une femme qui, par le passée, occupa plusieurs postes à la direction administrative des compagnies de danse de Ginette Laurin et Jean Pierre Perreault.Trois paris artistiques réunis en un seul et unique spectacle de nouvelle danse, ça augmente de combien les chances que la chorégraphie soit extra-ordinaire?Thé àtre de, H ¦ aCUIC UC m m La Manufacture- présente JEUX DE PATIENCE , J LA LICORNE \ DE ABLA FARHOUD.MISE EN SCÈNE DANIEL SIMARD.AVEC CATHERINE LACHANCE, HÉLÈNE MERCIER, CHRISTIANE PROULX ET LES CONCEPTEURS MARC-ANTOINE CHOQUETTE, BENOÎT FAUTEUX, HÉLÈNE GAGNON ET PIERRE MOREAU.AU THÉÂTRE LA LICORNE, DU 20 AVRIL AU 13 MA11995.RÉSERVATIONS : 523-2246 Entre l'acharnement et la patience, entre les bombes et la neige, voici une réflexion brûlante sur la guerre et la mort, et aussi, sur tout ce qu'on s'efforce d'oublier.Les reportages journalistiques nous font mieux comprendre les enjeux politiques des guerres alors qu'une oeuvre de fiction comme JEUX DE PATIENCE nous révèle de l'intérieur le drame de ces populations victimes de la barbarie humaine.Enfant, Kaokab a immigré à Montréal.Elle y a pris le nom "plus commun" de Monique et elle est devenue une romancière à succès.L'arrivée de sa cousine Mariam, éprouvée par la cruauté de la guerre et par la mort de sa fille Samira, fait resurgir en elle les injustices et les deuils.Pour Monique-Kaokab, la guerre est lointaine et mythique, comme une blessure engourdie par la neige et le froid.L'impuissance qu'exprime ce personnage créé par Abla Farhoud, n'est-ce pas aussi la nôtre ?GUITARE ET VOIX, Avec : Alberto Diaz, Victor Sanchez et Silvia Sabash Le samedi 15 avril à 22 h 30 Prix d entree: 10 S 4848, boulevard Saint-Laurent porte côté nord 285-4848 Ouvert du jeudi au dimanche à partir de 21 h 30 DES ANIMAUX ANTONI NE MAILLET •. auxcomptoirsAdmission Pl6lC6-d6S Arts (+frais de service) etau 790-1245 imwuuwmmi i B.B.KING
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