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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-04-24, Collections de BAnQ.

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Agenda culturel Page B6 Culture B8 Économie Page B2 Religions Page B4 Les sports Page B5 Télévision Page B7 ?LE DEVOIR ?L E I) E V O 1 R, , I.E LUNDI 24 A V R I L I !) !» 5 L'ENTREVUE A N D R H N O R M A N D É A IJ La passion du crime Le criminologue voit dans l’intolérance à la violence le signe d’une société civilisée LOUIS LAFRANCE ingt-cinq ans de prison pour le vol d’une pizza.C’est la peine qu’a reçue un récidiviste américain dans le cadre de la politique pénale américaine inspirée du baseball: Three strikes and you’re out.«C’est un retour en arrière injustifié», affirme André Normandeau, professeur de criminologie à l’Université de Montréal.Heureusement, de l’avis du chercheur, le Québec est épargné par cette lame de fond.«Les politiques pénales sont toujours plus sensibles au contexte social et politique», dit-il.Alors avec la montée de la criminalité aux Etats-Unis et le virage à droite du Congrès, le durcissement des peines et des châtiments a bonne presse.Ajoutez une pincée de post-modernisme et vous avez une «pénologie» qui s’inspire du jargon administratif et de celui des agents d’assurances avec son intérêt pour la gestion du risque, le contrôle et la surveillance.«La nouvelle pénologie est moins intéressée que l’ancienne par la faute, la morale, la responsabilité, l’intervention et le traitement du délinquant», écrit André Normandeau dans une communication pour un colloque qui se tiendra à Poitiers, le mois prochain.Aux Etats-Unis affolés par la criminalité violente qui a presque doublé en 25 ans, nous voilà donc à l’ère des sentences minimales obligatoires, de la surveillance électronique, du retour au châtiment corporel, de la popularité croissante de la peine de mort.Doit-on s’attendre au Québec à recevoir un jour la même onde de choc?On serait, dans un premier temps, porté à le croire d’après le discours dominant dans les médias qui dénonce la montée de la violence: mise au ban de certaines émissions pour enfants, croisade de groupes de femmes contre le danger de la vie urbaine, recours massif aux systèmes d’alarme, etc.Et pourtant, malgré la croyance populaire, les taux de criminalité contre la personne et la propriété sont stables depuis 1975.Serait-ce que la perception de l’insécurité a changé?Non.«A Montréal, le sentiment d’insécurité n’a pas bougé depuis 20 ans», note André Normandeau qui se fait un plaisir de nous rassurer.Un montréalais sur trois éprouve à certains moments cette anxiété, soit 20 % des hommes et 50 % des femmes.Pourtant, les études de l’école montréalaise de criminologie indiquent que les Montréalais croient dur comme fer que leur ville est devenue plus dangereuse.Mais voilà, ce sont les autres quartiers qui sont peu fréquentables.«Les gens perçoivent leur quartier deux fois plus sécuritaire en comparaison de leur évaluation de la ville», précise M.Normandeau.Le professeur regarde du côté des médias pour expliquer cette impression d’une société ébranlée, à la merci de criminels de plus en plus nombreux et menaçants.D’un autre coté, cet «accroissement de l’intolérance à la violence est le signe d’une so- «Les gens perçoivent leur quartier deux fois plus sécuritaire en comparaison de leur évaluation de la ville.» Andiÿ Normandeau ne croit pas que l’intolérance qui se manifeste aux Etats-Unis ait prise au Québec.ciété civilisée», défend-t-il, à l’instar de Tocqueville à qui M.Normandeau voue une profonde admiration.Ce penseur français fut le premier à développer cette idée lors de sa fameuse enquête sur le système pénitentiaire américain au début du 19e siècle.Le même décalage entre perception et réalité est présent du côté de la police.Toute une série d’événements malheureux, en passant du cas Griffin à celui de Barnabé, en ont convaincu plusieurs qu’elle est raciste, misogyne, voire violente.Encore une fois l’évaluation de M.Normandeau détonne.Il insiste sur le professionnalisme des policiers.Par exemple, la discrimination existe bel et bien contre les Noirs, mais elle serait pour l’essentiel en amont de l’intervention policière.Si les gens de couleur sont arrêtés plus souvent et se retrouvent proportionnellement en plus grand nombre en prison, c’est avant tout relié à des questions de pauvreté et de marginalisation sociale.Une police communautaire S’il n’en tenait qu’à M.Normandeau, ce n’est pas demain la veille qu’on assisterait à l’importation du modèle répressif américain.Et il n’est pas seul à penser ainsi.Malgré des réticences exprimées par des chefs syndicaux et certains directeurs, la police québécoise est bien engagée sur la voie de l’approche communautaire, soutient André Normandeau, un des principaux apôtre de cette nouvelle approche qui est parfois incomprise, comme le témoigne l’appellation «police bonbon».«On oublie qu’il y a deux facettes à la police communautaire, dit-il: le partenariat avec les gens et associations du milieu et l’utilisation de la stratégie de résolution de problèmes.» Par exemple, les policiers se rendent bien compte de la futilité de l’approche traditionnelle face à la prolifération des piqueries dans un quartier, approche qui consiste plus ou moins à répondre aux appels d’urgence, à mener des opérations coup de poing, pour réaliser une semaine plus tard que les mêmes vendeurs poursuivent leurs activités un pâté de maison plus loin.Pas de solution sans implication de la population.Ce fût la clé du succès des interventions des policiers du secteur Cartierville à Montréal.«Rencontrer des commerçants pour qu’ils donnent de l’argent pour des activités sportives pour les jeunes, susciter l’implication de la ville dans la rénovation d’immeubles insalubres, aider à la mise sur pied de comités de citoyens de surveillance» font partie du travail des policiers, avance M.Normandeau.Il faut sortir les agents de leur auto-patrouille qui fait office d’aquarium.Le policier de l’an 2000 sera avant tout un citoyen au service de la société, espère-t-il.Mais c’est bien beau, la prévention, l’implication du milieu, il restera toujours le nécessaire travail de répression, convient M.Normandeau.Et même si le ministre Serge Ménard annonce son intention de fermer huit prisons et favorise des mesures alternatives à l’incarcération, la prison classique ne répond-t-elle pas à notre puissant, et inavoué, désir de vengeance?«Bien sûr, répond le criminologue après une brève hésitation.Je suis un citoyen et quand je lis un matin que trois jeunes ont tué un vieux couple, ma première réaction en est une de répression.Mais l’émotion passée, nous devons envisager toutes les avenues», poursuit-il.Certes, la société devra toujours se protéger de certains criminels, mais la «prison devrait être une solution de dernier recours», insiste M.Normandeau, ne serait-ce qu’à cause des ses coûts astronomiques et de sa grande difficulté à éviter la récidive.Ceci dit, «les punitions communautaires doivent êtres prises au sérieux».Il pointe du doigt les sentences de fins de semaines qui se résumaient, dans bien des cas, à signer le registre de la prison et à repartir peinard à la maison.Les solutions communautaires sont nombreuses: dédommagements des victimes, travaux compensatoires pour non paiement d’amendes, travaux communautaires, emprisonnement dans son logement, ainsi de suite.Tout ce qui manque c’est de l’argent, la volonté politique étant au rendez-vous.Ce qui importe, c’est de conserver notre faculté de jugement, notre pouvoir discrétionnaire, afin d’éviter des solutions populistes et simplistes face au problème complexe de la criminalité.«Les humains sont comme ça, ils ont besoin de trouver une réponse immédiate à un problème», médite le criminologue, philosophe à ses heures.Mais lorsqu’on leur explique la faillite d’une société américaine qui emprisonne six fois plus qu’au Canada, ce qui ne l’empêche pas d’être la plus violente en Occident, et qu’on démontre l’absence d’un effet dissuasif de la peine capitale, «les gens comprennent rapidement», se réjouit-il.Louis Lafrance est journaliste indépendant.PHOTOS JACQUES GRENIER K® ¦g ¦* *!+.*''* 'ÎV; - Sous le signe de la modération André Normandeau est fier du travail effectué par sa profession qui a contribué à élargir le cercle de la tolérance.r Etemel candidat péquiste défait, André Normandeau aime pourtant évoquer la fameuse boutade de Pierre Trudeau: «Le parti libéral est le parti de l’extrême centre.» «C’est un peu comme ma carrière», lance-t-il en souriant.Pourtant, à observer son faciès, on peut en douter.André Normandeau ressemble étrangement au fameux gangster Jacques Mesrine qui fit la pluie et le beau temps au Québec et en France lors des années 70 et 80.Bref, rien pour contredire les préjugés à l’égard des criminologues qui sont, selon ces croyances, des délinquants en puissance qui subliment bien.Des croyances populaires auxquelles certains spécialistes ont donné un zeste de respectabilité.«Je n’embarque pas là dedans», rigole-t-il, tout en reconnaissant sa fascination pour les criminels.D’ailleurs, un de ses premiers livres portait sur les voleurs à main armée.André Normandeau refuse avec raison cette tentative de psychanalyse à cinq cents.«Quand je suis sorti du collège classique, je voulais faire quelque chose d’utile», dit-il simplement.C’était l’époque bénie de la révolution tranquille où les désirs individuels s’arrimaient avec naturel à la volonté de changement social.Sa modération lui permet de ne pas couper les ponts avec les trois sujets de prédilection de la criminologie: les victimes, les policiers et les criminels.Après avoir participé à une expérience de communauté thérapeutique dans un pénitencier, il lance en 1980, avec l’aide de l’animateur Louis-Paul Allard, la campagne «Piquer, c’est voler».C’était pourtant une époque encore sous l’influence des discours de gauche et contre-culturel et où il était de bon ton chez les criminologues de prôner plutôt l’abolition des prisons.Bien qu’il soit devenu un personnage respecté.André Normandeau est avant tout fier du travail des membres de sa profession.«Nous avons réussi à élargir le cercle de la tolérance auprès de la population», déclare-t-il.Car à près de 70 % des Américains favorisent l’abolition des libérations conditionnelles, au Québec, à peine 10 % de la population est en faveur de cette mesure radicale.LL 1 1 t L E I) E V 0 I R, , I, E I.U N I) 1 2 I A V R ! 1, 19 !) .1 B 2 Le ~ ECONOMIE CETTE SEMAINE À LA BOURSE Semaine du 23 au 29 avril 1995 ASSEMBLÉES GÉNÉRALES Nom de la compagnie Date Heure Lieu Sears Canada Inc.24-04-95 10hOO Toronto Québécor Printing inc.24-04-95 11 hOO Montréal BCE Mobile Inc.24-04-95 11 h30 Hull Cantor Inc.24-04-95 11h30 Vancouver BMTC Inc.(Groupe) 24-04-95 14h00 Montréal Renaissance Energy Ltd.24-04-95 14h30 Calgary Canam Manac Inc.(Le Groupe) 24-04-95 16h00 St-Georges Amoco Corporation 25-04-95 09h30 Chicago Bestarlnc.25-04-95 10h00 Montréal Ocelot Energy Inc.25-04-95 10hOO Calgary Torstar Corporation 25-04-95 10hOO Toronto Stratmin Inc.25-04-95 10hOO Montréal USX Corporation 25-04-95 10hOO Dallas Rio Algom Limited 25-04-95 10h30 Toronto Transat A.T.Inc.25-04-95 10h30 Montréal Coca-Cola Beverages Ltd.25-04-95 1ih00 Calgary Equity Silver Mines Limited 25-04-95 11 hOO Vancouver Maritime Tel & Tel 25-04-95 11 hOO Halifax Southam Inc.25-04-95 11 hOO Montréal Toronto Sun Publishing Corporation 25-04-95 11 hOO Toronto Freewest Canada Inc.(Ressources) 25-04-95 11 hOO Montréal Donohue Inc.25-04-95 11 hOO Montréal Acier Leroux Inc.25-04-95 11 h30 Montréal Enerflex Systems Ltd.25-04-95 14h00 Calgary United Dominion Industries limited 25-04-95 14h00 Toronto Logistec Corp.25-04-95 16h00 Montréal Rampart Mercantile Inc.25-04-95 16h00 Toronto Aventure Electronique Inc.26-04-95 09h30 Montréal Campbell Resources Inc.26-04-95 09h30 Toronto Alliance Forest Products Inc.26-04-95 10hOO Montréal Alliance (Corporation de communications) 26-04-95 10h00 Toronto BC Telecom Inc.26-04-95 10h00 Burnaby London Insurance Group Inc.26-04-95 10hOO London United Westburne Inc.26-04-95 10hOO Montréal Pacific Northern Gas Ltd.26-04-95 10h30 Vancouver Extendicare Inc.26-04-95 11 hOO Toronto Loblaw Limitée 26-04-95 11 hOO Toronto Québécor Inc.26-04-95 11 hOO Montréal Rolland Inc.26-04-95 11h00 Montréal Great-West, Compagnie d’assurance-vie 26-04-95 11 hOO Winnipeg Circo Craft Inc.26-04-95 11 h30 Montréal Great-West Lifeco Inc.26-04-95 11 h45 Winnipeg Cathedral Gold Corporation 26-04-95 14h00 Vancouver Crestar Energy Inc.26-04-95 15h00 Calgary Chauvco Resources Ltd.26-04-95 16h00 Calgary Challenger International Ltd.26-04-95 16h00 Toronto Alcan Aluminium Limited 27-04-95 10h00 Montréal Diamonds Fields Resources Inc.27-04-95 iOhOO Vancouver Moore Corporation Limited 27-04-95 10h00 Toronto Penzoil Company 27-04-95 10hOO Houston Telus Corporation 27-04-95 10hOO Edmonton TransCanada Pipelines Ltd.27-04-95 10h30 Toronto Trimac Limited 27-04-95 10h30 Calgary Pegasus Gold Inc.27-04-95 10h30 Vancouver Doman Industries Limited 27-04-95 11 hOO Duncan MaBaielnc.27-04-95 11 hOO Montréal Suncorlnc.27-04-95 11 hOO Toronto Wajax Limited 27-04-95 11 hOO Toronto Weldwood of Canada Ltd.27-04-95 11 hOO Vancouver Horsham 27-04-95 11 hOO Montréal Terres Noies Ltée 27-04-95 11 hOO Montréal UAP Inc.27-04-95 11h00 Montréal Northern Telecom Ltd.27-04-95 11 h15 Montréal Geomaque Explorations Ltd.27-04-95 11 h30 Montréal Bocenor Inc.(Groupe) 27-04-95 12h00 Montréal Desjardins Laurentienne Inc.27-04-95 14h00 Montréal KWG Inc.(Ressources) 27-04-95 14h00 Montréal International Forest Products Limited 27-04-95 14h30 Vancouver Noranda Inc.27-04-95 14h30 Toronto Primex Forest Products Ltd.27-04-95 15h00 Vancouver Nowsco Well Service Ltd.27-04-95 16h00 Calgary Hemosol Inc.27-04-95 16h30 Toronto Samuel Manu-Tech Inc.27-04-95 16h30 Toronto Linamar Corporation 27-04-95 18h00 Guelph Continental Pharma Cryosan Inc.28-04-95 08h30 Montréal Génécan (Corporation financière) 28-04-95 09h00 Montréal Dramex (Corporation) 28-04-95 10HOO St-Laurent Gentralnc.28-04-95 10h00 Toronto Occidental Petroleum Corp.28-04-95 10h30 Santa Monica Stelco Inc.28-04-95 10h30 Toronto BC Gas Inc.28-04-95 11 hOO Vancouver Cobi Foods Inc.28-04-95 11h00 Hantsport Rogers Communications Inc.28-04-95 11 hOO Toronto Teck Corporation 28-04-95 11 hOO Vancouver Forex Inc.(Le Groupe) 28-04-95 11 hOO Vald'Or Kerr Addson Mines Limited 28-04-95 11h30 Toronto DuPont Canada 28-04-95 12h00 Mississauga Rogers Cantel Mobile Communications Inc.28-04-95 14h00 Toronto Westar Group Ltd.28-04-95 14h00 Vancouver Cassidy’s Ltd.28-04-95 15h00 Brossard OFFRE EN ESPÈCES INTERNATIONAL MUSTO EXPLORATIONS LTD.(IMZ) Valeur: Actions ordinaires Modalités: L’entreprise Placer Dome Inc.a fait une offre visant à acquérir toutes les actions ordinaires de International Musto Explorations Ltd.en circulation.Les modalités de l'offre sont les suivantes : 12,50 S pour chaque action ordinaire d'international Musto Explorations Ltd.soumise.Date d'échéance: le 2 mai 1995 Date limite pour faire parvenir les instructions au service de crédit: le 25 avril 1995 REGROUPEMENT D’ENTEPRISE ET OFFRE EN ESPÈCES PRAIRE OIL ROYALTIES COMPANY LTD.(POY) Valeur:Actions ordinaires Modalités.Les entreprises 609764 Saskatchewan Ltd.(filiale à 100 % de Nor-cen Energy Resources Limited) et Prairie Oil Company Ltd.projettent de fusionner.De plus, Norcen Resources Limited a fait une offre visant à acquérir la totalité des actions de catégorie B de la société découlant du regroupement.Les modalités de l’offre sont les suivantes: les détenteurs recevront une action privilégiée de catégorie A ou B, qui sera automatiquement rachetée au prix de 15 S, pour chaque action ordinaire soumise à l'offre.Date d’échéance: le 26 avril 1995 OFFRE EN ACTIONS SUMTRA DIVERSIFIED INC.(SUDV) ValeurActions ordinaires Modalitésl’entreprise Brownstone Investments Inc.a fait une offre en actions visant à acquérir toutes les actions ordinaires en circulation de l’entreprise susmentionnée.Les modalités de l’offre sont les suivantes: une action ordinaire de Brownstone investments Inc.pour chaque groupe de sept actions ordinaires de Sumtra Diversified Inc.soumises à l’offre.Note:L’offre n’est pas offerte aux citoyens des Etats-Unis, de leurs territoires ou de leurs possessions.Date d’échéance: le 17 mai 1995 Date limite pour faire parvenir les instructions au service de crédit: le 10 mai 1995 Les renseignements contenus aux présentes proviennent de sources que nous croyons dignes de foi mais nous ne pouvons pas en garantir l'exactitude Ce document, étant un bulletin d'information, pourrait s avérer incomplet.Le cycle du malheur mexicain En raison des faibles hausses de salaires prévues et de la pression du chômage, la perte de pouvoir d'achat des Mexicains risque d’atteindre de 20 % à 25 % sur l’année GUY HERZLICH LE MONDE Abréger la récession» : c’est en substance l’objectif que s’as- «.signe actuellement le président mexicain Ernesto Zedillo; c’est une des justifications qu’il donne à son plan de rigueur au fil des entretiens.Aujourd’hui, en effet, il est clair que le Mexique n’affronte pas seulement une crise de liquidités, mais une crise économique et financière, qui pourrait se prolonger au-delà de 1995.Et Tonde de choc, qui n’a pas fini d’ébranler l’Amérique latine et les marchés financiers, sera un des sujets de réflexion pour l’assemblée de printemps du FMI, à la fin de cette semaine.Auparavant chéri des investisseurs, présenté en modèle de conversion aux sains principes d’économie libérale et de gestion orthodoxe, le Mexique a été contraint d’abord à une forte dévaluation de sa monnaie puis à un «programme d’ajustement structurel» avec tous ses ingrédients: hausse des impôts (une augmentation de 50 % de la TVA) et des tarifs publics, contrôle rigoureux de la masse monétaire, décrochage des salaires.Cela, en dépit d’un dispositif d’aide massif des Etats-Unis, des Banques centrales et des organismes financiers internationaux: 47 La montée des taux d’intérêt et les restrictions monétaires vont aboutir à une chute de la production milliards de dollars! Si le Mexique n’a pu s’entendre avec les banques commerciales sur un crédit à moyen terme de trois milliards de dollars, il vient de recevoir de Washington une somme équivalente.Celle-ci s’ajoute aux 5 milliards avancés précédemment par les Etats-Unis, qui se sont engagés à fournir au total 20 milliards de dollars, en prêts et en garanties de crédits.La conjonction d’un déficit croissant des paiements courants (échanges de services et de marchandises + service de la dette), atteignant 8 % du produit intérieur brut, et d’un retournement des flux de capitaux en 1994 a déréglé la mécanique mise en place par le Mexique pour assurer son développement.Le gouvernement avait misé sur l’ouverture (commerciale et financière) et les privatisations pour résorber le déficit public et réduire l’inflation.Il y a largement réussi.Mais, pour compenser le déséquilibre des paiements courants, dû à un déficit commercial croissant et à une dette encore élevée (40 % du PIB), le Mexique a eu de plus en plus besoin des capitaux étrangers.Et du coup il n’a pas cherché à contrôler les flux, laissant se gonfler les entrées de capitaux à court terme (de un à six mois).En 1994, s’est produit un double /POUR PLANIFIER VOYAGES D’AFFAIRES ET VACANCES^ ^¦3^.VOYAGES Laissez-vous conseiller et guider par /'jffllfT/MCIfTf notre personnel compétent et multi- *¦ ¦ t ™ * O lingue (français, anglais, allemand, 1980_ me Sherbr00ke 0__ bur 100 Mt) j grec, arabe et hébreu) Tél.: (514) 935-2900 Fax: 935-1174 s.Nous vous offrons LE MONDE à des prix compétitifs y Votre cartè de don d'organes.Je désire recevoir gratuitement de plus amples informations concernant le don d'organes et les transplantations.J'aimerais aussi recevoir carte(s) de don d organes.Nom & prénom Adresse Ville Province Code postale Téléphone ( ) ^Complétez ce coupon et faites-le parvenir à:^ FONDATION DIANE HÉBERT CP 95025, Lorraine, Qc, J6Z 4P1 (514) 965-0333 Relais d’affair TASSE Taut & Auociét.Limitée RELAIS & CHATEAUX LA FINE FLEUR DES 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politique du pays.Les capitaux privés à court terme ont fui plus vite encore qu’ils n’étaient venus, malgré le relèvement des taux d’intérêt: le Mexique, considéré jusque-là comme un eldorado, devenait un risque.D’autre part, l’afflux de capitaux avait provoqué une surévaluation du peso impossible à tenir.Faute d’avoir dévalué, et suffisamment, la Banque centrale a consommé la quasi-totalité de ses réserves, déjà tombées de 25 milliards de dollars en début d’année à 17 milliards en début d’automne.La Banque centrale à sec, il avait fallu laisser «flotter» le peso.Rétablir ses comptes Pour recouvrer l’indispensable confiance des investisseurs, le Mexique doit prouver sa capacité à rétablir ses comptes.Le gouvernement a dû s’engager à réduire le déficit de la balance courante sur 1995, en restreignant la demande et la circulation monétaire, à diminuer les dépenses publiques et à augmenter les recettes de l’État.Le premier plan, présenté fin décembre, n’a pas suffi.Les capitaux ne sont pas revenus.La monnaie mexicaine, qui a perdu la moitié de sa valeur depuis sa première dévaluation, à la veille de Noël, ne remonte toujours pas, et les réserves de la Banque du Mexique restent très basses, malgré l’aide internationale.Le «tour de vis» imposé est à la hauteur des garanties apportées par les Banques centrales et le FMI.Il vise notamment à obtenir sur l’année un excédent des comptes publics atteignant 4,4 % du PIB, qui fait apparaître l’exigence de l’Union économique et monétaire européenne un déficit inférieur à 3 % du PIB comme une aimable plaisanterie.Combien de pays industrialisés accepteraient une telle contrainte?«Personne ne va aimer cela, reconnaissait Emesto Zedillo.Mais c’est ce dont la pays a besoin.» Il s’agit de donner aux marchés financiers un «signal fort» et de rétablir les comptes extérieurs.Mais cela se fera au prix d’une récession sévère.La montée des taux d’intérêt (qui dépassent les 70 %) et les restrictions monétaires vont aboutir à une chute de la production.Cette chute, de l’ordre de 2 % selon le gouvernement, serait en fait de 3 % à 4 % selon les économistes privés, qui, pour la plupart, ne prévoient pas de reprise avant la fin de 1996.Les pertes d’emplois pourraient donc dépasser le chiffre de 500 000 prévu par le gouvernement d’ici à la fin de l’année après les 250 000 déjà intervenues avant la mi-mars, alors que le chômage a déjà augmenté au cours des dernières an- nées: on évalue à plus de huit millions le nombre de chômeurs et de personnes sous-employées.La survie, pour beaucoup, reposera encore sur le «secteur informel»,, qui fait déjà vivre, estime-t-on, environ neuf millions de personnes.La hausse des prix ne sera pas moins redoutable.Elle a atteint 14,5 % sur le premier trimestre et n’a pas encore répercuté totalement la chute du peso.Elle risque, selon la plupart des économistes, de s’élever à 50 %, voire 60 %, sur l’année bien au-delà des 42 % prévus par le gouvernement et de se prolonger encore sur une bonne partie de 1996.Tout le monde n’en souffrira pas de la même façon.Au sommet de la pyramide sociale, certains ont déjà constitué des réserves: les investisseurs mexicains qui, semble-t-il, ont été les premiers à donner le signal du retrait des capitaux au début de 1994 (une partie des transferts correspondant d’ailleurs, selon des sources américaines, au placement de revenus du trafic de drogue, dans lequel le rôle du Mexique s’élargit).Au bas de l’échelle, d’autres bénéficieront sans doute des «amortisseurs» prévus par le gouvernement: exonération des hausses de TVA pour les produits alimentaires de base et les médicaments, programme de travaux publics pour créer 600 000 emplois temporaires, amélioration des indemnités de chômage.Sans parler du soutien aux programmes sociaux promis par la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement.Mais, pour la masse de$ Mexicains, en raison des faibles-hausses de salaires prévues et de la pression du chômage, la perte de pouvoir d’achat risque d’atteindre de 20 % à 25 % sur l’année.Or la plupart n’ont pas encore retrouvé leur niveau de vie d’avant la crise des années 1980, malgré les fortes hausses cj§ salaires intervenues de 1991 à 1993)
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