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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1995-05-01, Collections de BAnQ.

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?FONDÉ EN 1910 ?— I, X X X V I No 10 1 M O N T K K A I, I.K I.II NI) I I M Al 10 O r> il r> c T V Q / T o r o 11 I o 8 5 c PERSPECTIVES Les abonnés de l’inégalité Revoici donc le Ier mai, «la journée internationale des travailleurs et des travailleuses».C’est la fete de ceux (et celles) qui bossent, bûchent, besognent et boulonnent C’est le temps pour les chanceux (et les chanceuses.pour les deux-tiers du salaire) qui occupent un emploi plus ou moins stable, de défendre leurs droits acquis, leur pouvoir de consommer, leur protection professionnelle, leurs avantages sociaux, leurs fabuleux fonds de retraite et ce qui n’est pas rien: leur statut social valorisé.Les autres, qui vont de chômage en BS, surtout des femmes, surtout des jeunes, n’ont pas de quoi pavoiser aujourd’hui.En fait, ce jour leur rappelle qu’ils forment une nouvelle couche d’exclus des richesses et d’abonnés aux inégalités.Stéphane Baillargeon ?Plusieurs mesures des inégalités socio-économiques des pays fortement industrialisés indiquent que la courbe de la pauvreté s’est neutralisée au début de la dernière décennie pour recommencer à progresser depuis 1996.Le rêve d’une société plus juste, de plus en plus égalitaire, porté par les années 60 et 70, ballotté au gré des interventions étatiques, des revendications syndicales et des concessions patronales, s’est brisé sur l’écueil de la décennie des années-fric et du néolibéralisme.Nos dirigeants défendaient alors la théorie économique du cheval et des moineaux: en se .nourrissant, le canasson laissait tom- ,& ber des miettes pour engraisser la 1gip jUk gent ailée.Hé bien, à l’essai, le jouai a enflé sans que la volaille des pin-sons n’en profite, ici comme ailleurs.En 1989,1 % des ménages américains (ceux qui jouissaient d’un patrimoine individuel de 2,3 millions $ et plus) détenaient près de 40 % de la richesse des États-Unis, selon des statistiques colligées par des chercheurs de l’Université de New York et publiées il a quelques jours.En 1953, cette même tranche de happy few ne concentrait que le quart de la richesse nationale américaine.Et les membres de ce peuple d’élus n’ont pas tous à célébrer aujourd’hui, la revue Forbes ayant récemment révélé que le meilleur moyen de devenir riche (trois millionnaires sur quatre), ce n’est pas de travailler, mais d’hériter.Le Québec n’est pas en reste.Le ministère de la Sécurité du revenu révélait la semaine dernière que le nombre d’assistés sociaux de la province atteint maintenant le taux record historique de 808 000 personnes.Il y en avait 300 000 de moins il y a cinq ans.Dans la métropole de la misère, Montréal, on comp-Marx tait alors 127 000 bénéficiaires de l’aide sociale comparativement à s’arracherait 188 000 le mois dernier.La pauvreté a changé de visage, encore une fois.Aucune société n’assure le minimum à tous.Ce seuil tolérable varie même en fonction des collectivités.Mais il est significatif que dans nos sociétés d’abondance, une part de plus en plus importante de la population continue à vivoter au-dessous de la barbe à tenter d’analyser la nouvelle classe des «damnés» ce minimum.Le trait le plus marquant de cette évolution récente est l’importante augmentation observée chez les femmes et surtout les jeunes (c’est-à-dire les gens de 35 ans et moins).Quand il ne «décrochent» pas, même après de longues études, ceux (et celles) qui travaillent n’ont souvent accès qu’à des emplois précaires, sans protection sociale, avec peu d’avantages sociaux.Les éléments du patrimoine sont aussi répartis de façon très inégale, au désavantage de ce groupe qui n’a que peu accès à l’épargne, à la propriété, aux investissements et surtout aux richissimes caisses de retraite.D n’y a donc pas qu’un effet d’âge (être jeune) et de sexe (être femme) mais tout simplement un effet de génération (être jeune et/ou femme de nos jours).Cependant, ces défavorisés ne constituent pas une classe et à peine un groupe de pression.Marx lui-même s’arracherait la barbe en tentant de comprendre la situation «objective» de la nouvelle classe des «damnés».Le monde n’est plus divisé en deux, comme il le croyait, entre ceux qui triment («les moulins à plus-value».) et ceux qui les font trimer (les capitalistes mangeurs d’hommes».).Que dirait-il par exemple de ces syndicats qui administrent des milliards de Fonds de retraite et qui sont parmi les principaux actionnaires des grandes banques canadiennes?Nos sociétés pluralistes ont maintenant plus d’une ligne de division sociale, autour des revenus, de l’occupation, de l’éducation, du prestige ou de la combinaison de ces facteurs.Le tableau général de l’inégalité est gradué, multiple, transversal, même si une couche très mince, au sommet, concentre encore énormément de pouvoir.Les processus générateurs de ces inégalités sociales sont peut-être même trop complexes pour se réduire à des lois générales, puisqu’ils doivent tenir compte de l’héritage et de l’ambition de chacune, des relations et de la chance de chacun, du niveau d’instruction comme du statut de tous.N’empêche, au total, un fait demeure: il y a maintenant d’un côté ceux et celles qui ont accès, voire qui s’accrochent péniblement, au métro-boulot-dodo (sans parler des canassons qui s’enrichissent en dormant), et d’un autre côté, le quart ou même le tiers de la population qui se retrouve carrément hors-circuit, sans travail, sans rôle, sans prestige, bref, sans raison de fêter.INDEX Agenda.B6 Avis publics.A4 Classées.B4 Culture.B8 Économie.B3 Éditorial.A6 Le monde.A5 Mots croisés.B5 Les sports.B5 MÉTÉO ,)iAo Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Max: 14 Québec Ensoleillé avec passages nuageux.Max: 14 Détails en B 5 L'ENTREVUE Henriette Walter, alchimiste des langues PAGE B 1 üj.kaîl LES SPORTS Les Rangers gagnent, le Canadien est éliminé PAGE B 5 ACTUALITÉS Charest cherche son virage PAGE A 2 Une victoire sur Vintégrisme La trêve expire en Bosnie v A Sarajevo, on craint une nouvelle flambée de violence C’est à midi aujourd’hui qu’expire la trêve conclue le 31 décembre dernier entre les belligérants de Bosnie.Bien qu’elle ait été souvent violée, cette trêve, si elle avait été reconduite, aurait laissé une lueur d’espoir aux populations concernées.À Sarajevo, hier, les habitants exprimaient leur inquiétude, d’autant plus que les Serbes se sont montrés récemment très belliqueux.La guerre risque de repartir sur une grande échelle à tout moment Sarajevo (AFP) —A quelques heures de l’expiration de la trêve en Bosnie, l’envoyé spécial de l’ONU Yasushi Akashi a semblé avoir perdu l’espoir, hier, de la voir reconduite et a paru prêt à se contenter de promesses des belligérants qu’ils feraient preuve de «retenue».«J’espère qu’une quelconque base commune» entre Bosniaques et Serbes de Bosnie «pourra être trouvée, qui nous permettra de préserver un degré de stabilisation militaire sur le terrain», a déclaré M.Akashi, sans même prononcer les mots trêve ou cessez-le-feu, à Tissue d’un VOIR PAGE A 8: BOSNIE «Ces gens-là sont-ils humains?» La cinéaste algérienne Hafsa Zinaï Koudil débarque finalement à Montréal ODILE TREMBLAY LE DEVOIR \ A son arrivée à Mirabel, elle avait hier après-midi l’énergie des nerveuses et des braves, cette femme qui traversa les montagnes russes des émotions contradictoires toute la semaine.La cinéaste algérienne invitée par Vues d’Afrique pour accompagner son film, dont les mésaventures avec l’immigration canadienne défrayèrent la chronique et soulevèrent l’indignation générale au Québec, est arrivée finalement à bon port.Elle se disait un peu déstabilisée par tout le battage médiatique qui entoure son histoire, mais parlait de victoire.Toujours pas question qu’elle demande cet asile politique, elle qui laisse outre-mer un mari, quatre enfants et un projet de film en plan.Lundi dernier, après que l’agente d’immigration lui ait annoncé qu’on lui refusait son visa de séjour par crainte qu’elle ne demande l’asile politique, il pleuvait sur Paris, Hafsa avait les pieds dans les flaques et pleurait comme une petite fille: «Je me suis sentie abandonnée par le Canada.J’avais fui la terreur, j’avais fui la mort.Pourquoi une contrée démocratique me lâchait-elle à son tour?» «Je suis en colère quand un pays comme le VOIR PAGE A 8: CINÉASTE Le référendum reporté Chrétien lance un appel à la vigilance Les libéraux fédéraux semblent déçus de la performance de Daniel Johnson PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Conscient que la période estivale peut mener au relâchement du camp du NON, Jean Chrétien a appelé hier les troupes fédéralistes à la vigilance.«Il faut être prêts».Quant au changement de cap du tandem Parizeau-Bouchard, il y voit un «mirage» bien plus qu’un virage.S’adressant au millier de délégués du congrès de l’aile québécoise du PLC à Trois-Rivières, le premier ministre a exprimé le vœu que, nonobstant le report du référendum à l’automne, les militants demeurent sur Jean Chrétien: Ô Canada! VOIR PAGE A 8: CHRÉTIEN PHOTO ROBERT SKINNER C’est le poing levé que la cinéas te d’origine algérienne Hafsa Zinaï Koudil est arrivée hier après-midi à l’aéroport de Mirabel.Elle foulait enfin le sol canadien pour accompagner son film Le Démon au féminin à Vues d’Afrique.On se rappelle que lundi dernier, un agent de l’immigration canadienne lui avait refusé un visa de séjour, craignant que, menacée de mort chez elle par les intégristes, elle ne fasse une demande d’asile politique.Mais un tollé de protestations venu de la presse et des groupes de défense des droits humains a amené la volte-face du Canada.Petite Armée rouge Pauvre et sans gouverne, I’armee russe commémore de son bourbier tchétchène le cinquantenaire de la prise de Berlin Quelques heures après le suicide d’Adolf Hitler, le 30 avril 1945, des soldats de l’Armée rouge hissaient le drapeau soviétique sur le Reichstag.L’Union soviétique étendait alors son emprise jusqu’à Berlin et sa puissance militaire entrait dans l’histoire de façon tracassante.Aujourd’hui, l’URSS a perdu son empire et est redevenue la Russie.Son armée est un colosse aux pieds d’argile.PAULE ROBITAILLE ENVOYÉE DU DEVOIR Samashki — À l’entrée du petit village de Samashki en Tchétchénie, le campement de fortune des troupes d’élite étale tristement les vestiges de ce qu’on appelait jadis «la Grande Armée rouge».Au milieu des champs, étouffés par la poussière des blindés qui vont et viennent depuis quatre mois, les soldats veillent sur la route.Ils couchent dans des trous qu'ils ont creusés à la pelle, où chaque groupe de huit soldats se partage quatre lits de bois.Matin, midi et soir, à la lueur d’une lampe à l’huile, ils avaient toujours le même pâté indigeste: une variation russe de cretons québécois qu’ils mangent à la cuillère à même le sceau, accompagné d’un jus de prune trop acide et du pain sec.«Où en est votre armée 50 ans après la grande guerre patriotique?» demande-t-on au sergent Boris qui exige l’anonymat au fond de son trou.«On en est là!» répond-il désespérément en montrant sa piaule.Il parle de l’armée américaine comme d’un rêve impossible.La guerre en Tchétchénie expose au monde entier les tares d’une année qui a su jadis faire trembler la planète mais qui aujourd’hui n’arrive même plus à chausser convenablement ses soldats.En cinq mois de bataille, le bourbier tchétchène aurait déjà coûté la vie de 10 000 soldats, la moitié des pertes de l’armée soviétique en Afghanistan après 10 ans de guerre.En quelques jours d’offensive seulement, au début de l’intervention.LA VICTOIRE VOIR PAGE A 8: ROUGE PHOTO ARCHIVES ' füK*’ C’était il y a cinquante ans: les Soviétiques entrent dans Berlin et prennent possession du Reichstag.S L K I) K V 0 1 l( .I, E I, U N 1) I I MAI I 1) !) û A ‘2 > LE DEVOIR ACTUALITES -J» %* Course contre la pauvreté «DU PAIN ET DES ROSES!», tel est le cri de ralliement sur lequel se fera la Marche des femmes contre la pauvreté, qui démarrera le 26 mai prochain pour aboutir, 200 km et dix jours plus tard, devant le Parlement de Québec.Déjà hier, au centre-ville de Montréal, France Castel, Ariane Émond, Marie-Josée Turcotte, Michèle Rouleau et 130 autres des 850 inscrites s’étaient jointes à la course de 10 km Bill Lewis (événement purement sportif), histoire de s’entraîner à cette marche forcée qui partira de Montréal, Longueuil et Rivière-du-Loup.«Nous allons porter au gouvernement neuf revendications concrètes, dit l’une des organisatrices, qui devraient améliorer le sort des femmes à court terme.Et le 4 juin, nous espérons rassembler 10 OOO personnes!» Reste à savoir si Lizette Lapointe se joindra à la foule, pour fredonner la chanson-thème Du pain et des roses! PHOTO ROBERT SKINNER Sainte-Marie-de-Beauce prépare les funérailles de son chef de police Sainte-Marie-de-Beauce (PC) — Sainte-Marie-de-Beauce prépare les funérailles civiles de son chef de police, Denis Nadeau, tué par balles vendredi par Clément Mercier, l’entrepreneur en pompes funèbres de la ville qui s’était barricadé chez lui en prenant sa fille en otage, avant de l’abattre et de s’enlever la vie par pendaison.Les funérailles du policier de 60 ans auront lieu demain à l’Eglise Sainte-Marie, alors que Mercier et sa fille Cindy devraient être enterrés jeudi.L’entrepreneur en pompes funèbres de 54 ans a laissé un mot d’explication avant de se suicider mais la police n’a pas voulu en divulguer la teneur.Jeudi dernier, il avait embaumé un ami de longue date.C’est ce soir-là qu’il est devenu enragé, a indiqué la police.Hier à Trois-Rivières, le premier ministre Jean Chrétien a souligné que cette tragédie faisait sentir la nécessité d’enregistrer les armes à feu, un des volets du projet de loi sur le contrôle des armes à feu présenté par le ministre de la Justice, Allan Rock.«Peut-être que si M.Nadeau avait vu dans son registre que ces gens possédaient des armes à feu, il n’y serait pas allé ou se serait protégé», a suggéré Jean Chrétien au congrès des libéraux fédéraux.Les Centres jeunesse de Montréal Directeur(trice) général(e) Le contexte organisationnel Organisme offrant, dans la région de Montréal, des services sociaux aux enfants, aux jeu neset aux mères en difficulté, ainsi qu'à leur famille, les Centres jeunesse de Montréal emploient près de 3 000 personnes dans une soixantaine de points de service.L'organisme s'est donné une nouvelle structure unifiée ainsi qu’une mission et des orientations claires, dans un contexte où il est confronté à une décroissance des ressources et à un environnement socio-politique et économique en constante évolution.Le poste et ses priorités Sous l'autorité du conseil d'administration, le titulaire devra pouvoir actuali-sercette mission, intégrer harmonieusement les différentes cultures, améliorer la qualité et axer ses interventions sous le signe de la concertation, de l'orientation-client et de l’action.Il devra ainsi gérer un organisme complexe et une très grande équipe dans un contexte de changement rapide et profond à l'interne comme à l'externe.Ce gestionnaire devra encourager l'esprit d’équipe, le dynamisme et la fierté d'appartenance par son leadership, ses talents de communicateur, son respect des gens et son sens de l'écoute, sa transparence, son éthique et son sens de l'équité.Les compétences requises Les candidats possèdent une formation universitaire pertinente de premier cycle et un minimum de dix années de gestion acquise dans le secteur de la santé et des services sociaux; une expérience équivalente dans le secteur des services doublée d’une implication bénévole reconnue dans un des organismes du secteur de la santé et des services sociaux pourra également être considérée.Les réalisations à ce jour témoignent de leurs multiples talents : orientation-client, stratégie, sens politique, capacité de gérer efficacement dans un contexte de restriction budgétaire, habileté à transiger harmonieusement avec de multiples accréditations syndicales et saine gestion des ressources humaines.Ce poste requiert une bonne connaissance du français et de l’anglais.La rémunération et les avantages sociaux sont conformes aux politiques applicables aux cadres du secteur de la santé et des services sociaux (classe 28).Veuillez soumettre sous pli confidentiel un curriculum vitae, illustrant vos réalisations face à ces exigences, au 420, rue McGill, bureau 400, Montréal (Québec) H2Y 2G1, en indiquant « Concours Centres jeunesse de Montréal >• et le numéro de référence 1596.Veuillez prendre note que la date limite pour faire parvenir votre curriculum vitæ est le 15 mai 1995.Notre dient souscrit au prindpe de l'équité en matière d'emploi.IUP pàlüi; • ' y • ourbonnais GROUPE CONSEIL INC.MONTRÉAL TORONTO EUROPE Le leadership de Jean Charest confirmé à 96 % Le PC cherche son virage Après une longue «introspection», les conservateurs doivent à présent se donner un programme JEAN DION LE DEVOIR Hull — Ayant, aux yeux de son chef Jean Charest, franchi avec succès sa phase d’«introspection», le Parti progressiste-conservateur du Canada est maintenant prêt à s’atteler à la tâche d’élaborer un programme politique susceptible de séduire le plus grand nombre.Affirmant que le PC a «tenu compte des leçons du passé» qui ont conduit au retentissant échec d’octobre 1993, que «la page est maintenant tournée et [qu’j on passe à la deuxième étape qui consiste à tendre la main aux gens autour de nous», M.Charest convient tout de même que le défi ne sera pas mince.«Nous allons procéder une étape à la fois et nous en tenir à notre plan.Mais j’ai la conviction profonde que nous faisons la bonne chose parce que c’est ce dont le Canada a besoin: une solution de rechange nationale» aux libéraux, a déclaré hier le chef conservateur lors d’une conférence de presse tenue à l’issue du premier congrès de son parti depuis sa déconfiture électorale.Samedi, quelque 1700 délégués enthousiastes présents au Palais des congrès de Hull ont confirmé le leadership de M.Charest dans une proportion de 96 %, mais il est ressorti des échanges que le PC cherche toujours sa voie entre la tentation d’un virage prononcé vers la droite et la nécessité de rebâtir l’alliance avec les nationalistes québécois créée par Brian Mulroney dans les années 80.À l’étroit À cet égard, «on ne ferme aucune porte à ce moment-ci», a dit M.Charest, soucieux de ne pas provoquer «un débat d’étiquettes» où le PC risquerait de se retrouver à l’étroit entre les libéraux et les réformistes de Preston Manning.«Notre parti représente le pouls réel du Canada.Il y a une vision du pays qui nous est propre et qui nous distingue des autres partis», a- Hamilton (AFP) — Les gouvernements des sept pays les plus industrialisés doivent donner l’exemple en matière d’environnement, a déclaré la vice-première ministre et ministre de l’Environnement du Canada, Sheila Copps, en ouvrant hier à Hamilton la réunion des ministres de l’Environnement du G7.«Les gens ne s’attendent pas à ce que le gouvernement fasse des miracles mais ils s’attendent à ce que nous donnions l’exemple et à ce que nous travaillions ensemble de la manière la plus positive» pour éliminer les menaces réelles d’une dégradation de l’environnement, a indiqué Mme Copps.Le Canada, pays hôte de la rencontre d’Hamilton, souhaite qu’elle permette aux ministres de l’Environnement d’élaborer un message commun en vue du prochain sommet du G7 qui aura lieu à Halifax, du 15 au 17 juin.Les questions d’environnement doivent être davantage prises en compte dans les dossiers économiques, a estimé Mme Copps, faisant référence au premier sujet à l’ordre du jour de la ré- PHOTO PC Jean Charest: une étape à la fois.V " ¦ % t-il ajouté.Cette «vision», c’est notamment celle d’une forte autonomie consentie aux provinces.Aussi, s’il croit qu’un consensus sur cette question est toujours possible, le leader conservateur sait qu’il devra attendre que la tenue du référendum vienne clarifier la situation.Mais il assure qu’une victoire du NON donnera lieu à l’émergence d’un «vent de changement».«Il y a une fenêtre qui s’ouvre, et elle est là pour nous si on a assez de lucidité pour saisir l’occasion.Le gouvernement fédéral n’a plus les moyens de son discours.Il sera obligé de revoir ses façons de faire et de retourner en quelque sorte dans ses terres», a-t-il dit.M.Charest avait par ailleurs gardé quelques flèches pour ses adversaires, raillant le «pur populisme» du Reform qui «répond au téléphone et prend des notes» mais ne union, «l’intégration de l’environnement et de l’économie».Les discussions doivent notamment porter sur «l’écologisation des opérations gouvernementales» ou la manière dont les gouvernements peuvent intégrer davantage la dimension de l’environnement dans leurs politiques ou activités, a précisé Mme Copps.La seconde priorité de la rencontre d’Hamilton est d’aboutir à une entente des ministres de l’Environnement sur le rôle des institutions internationales en matière d’environnement, avant le sommet d’Halifax où les leaders du G7 discuteront de la réforme de ces institutions.A Hamilton, l’objectif est de clarifier les responsabilités respectives d’organismes tels que la Commission des Nations unies sur le développement durable, qui vient de se réunir à New York, ou le Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE).L’amélioration de la prise en compte des facteurs environnementaux dans les politiques des institutions financières internationales est également à l’ordre du jour de la réunion.prend jamais d’initiative et dénonçant les libéraux qui ont repris, notamment au titre du libre-échange, de larges pans du programme conservateur.Après un long mea-culpa d’un an et demi, le chef du PC a d’ailleurs profité de son discours de samedi pour appeler à la fierté conservatrice, louangeant entre autres Brian Mulroney et Kim Campbell.Hier, il en a rajouté.«Puisque les libéraux fédéraux nous font le compliment de poursuivre nos politiques et, dans beaucoup de leurs faits et gestes, reconnaissent qu’on avait raison, il était temps pour nous aussi de reconnaître nos réalisations et de s’en déclarer fiers.Oui, on a fait notre part d’erreurs mais on a aussi fait des choses pour notre pays», a-t-il expliqué.«Job de leaders» C’est donc un parti qui se veut «moderne», qui a créé un conseil national formé du chef et des représentants des 295 associations de comté pour s’assurer que les orientations «viennent d’en bas», «où les leaders font leur job de leaders et où les membres sont de vrais membres», qui abordera les prochains mois avec pour principal objectif de «proposer des idées».Peu ont filtré jusqu’à maintenant, hormis l’hypothèse d’une taxe uniforme sur le revenu inspirée de la tendance républicaine américaine.Mais Jean Charest maintient que le temps joue en sa faveur, que sa place sur l’échiquier politique se confirmera.«Le véritable test, dit-il, ce sera la prochaine campagne électorale, et mon intuition me dit qu’au soir de l’élection, bien des gens seront surpris.» «Cela dit, il faut mériter leur confiance.[Dans les sondages], les gens ne disent pas qu’ils vont voter pour nous, mais ils nous disent que si nous faisons nos devoirs et restons fidèles à nos principes, ils sont prêts à nous écouter.Bien franchement, je peux vivre avec ça», a-t-il conclu.Rectificatif mËfoiM .La photo ci-dessus représente Clément Godbout, actuel président de la FTQ.Citant ses propos à la page E4 de notre cahier spécial sur le syndicalisme, publié les samedi 29 et dimanche 30 avril derniers, nous avons glissé par erreur, à sa place, le portrait de Fernand Daoust, l’ex-président de cette même fédération.Toutes les excuses du Devoir à ces deux messieurs.EN BREF ?QUOTIDIENS FERMÉS Vancouver (AFP) — Le groupe de presse canadien Thomson a annoncé hier la fermeture prochaine de trois petits journaux quotidiens publiés en Colombie-Britannique (province de l’ouest du Canada), paralysés depuis deux semaines par un arrêt de travail des salariés.Les quotidiens Kelowna Daily Courier, Penticton Herald et Vemon Daily News fermeront leurs portes le 6 mai, leur rentabilité étant compromise par la grève de leurs 140 employés qui réclamaient une réduction de la semaine de travail, a indiqué Thomson dans un communiqué.Ces titres, tous publiés dans la région économiquement prospère de l’Okanagan (250 km à l’est de Vancouver), tiraient ensemble à 38 000 exemplaires et paraissaient depuis près de cent ans.Le groupe Thomson possède notamment une centaine de quotidiens aux Etats-Unis, dont plusieurs petits titres locaux, ainsi qu’une trentaine d’autres journaux au Canada, dont le plus connu est The Globe and Mail.-?- RETRAITE DORÉE?Halifax (PC) — Les contribuables canadiens ont payé 87,2 millions $ pour mettre à la retraite 3315 pêcheurs et travailleurs des usines de transformation de l’Atlantique, et ce, avant même que le gouvernement fédéral n’ait dévoilé son nouveau programme d’aide, encore plus coûteux.C’est ce que démontrent des documents fédéraux obtenus par Broadcast News, la filiale radiophonique de la Presse canadienne, en vertu de la loi d’accès à l’information.Ces 87,2 millions $ équivalent à 26 300 $ par travailleur — et l’économiste spécialiste des pêcheries, Morris Tugwell, déclare qu’Ottawa pourrait avoir à payer davantage à moins qu’il ne planifie mieux.L’approche d’Ottawa, dit-il, en est une de gestion de crise à court terme.-?- KARPOV SEUL EN TÊTE Dos Hermanas (AFP) — Le Russe Anatoly Karpov, champion du monde de la Fédération internationale des échecs (FIDE), a pris seul la tête du tournoi de Dos Hermanas (Andalousie, sud de l’Espagne) à l’issue de la sixième ronde disputée samedi et dimanche.Karpov s’est imposé contre le Letton Alexei Shirov tandis que ses deux principaux rivaux, le Britannique Michael Adams et le Bélarusse Boris Guelfand ont obtenu un résultat nul respectivement contre l’Espagnol Miguel Illescas et contre l’Américain Gata Kamsky, lors de la reprise, hier, de leur partie ajournée.-?- IMPÔTS: ENCORE 24H Toronto (PC) — Ils en ont de la chance, quand même, les contribuables.Surtout ceux qui n’ont pas encore produit leur déclaration de revenus pour l’année 1994.Ils disposent en effet d’une journée de grâce supplémentaire, cette année.La date limite a été repoussée d’une journée puisque celle habituellement observée, le 30 avril, tombait un dimanche.Donc, les contribuables procrastinateurs ont jusqu’à minuit ce soir pour mettre leur déclaration de revenus à la poste.Certains bureaux de postes demeureront justement ouverts jusqu’à cette heure à cette fin.Les contribuables n’ayant pas respecté la date limite sont sujets à une pénalité de 5 %, 1 % s’additionnant pour chaque mois supplémentaire de retard.Plus les intérêts, évidemment.Copps: le G7 doit donner l’exemple ?' ES ET PROFESSIONS* Les Éditions du Trécarré sont à la recherche d'un candidat ou d'une candidate pour le poste de ÉDITEUR/ÉDITRICE Cette personne sera responsable de l'ensemble de l'édition et de la production de produits destinés aux marchés scolaires (primaire et secondaire).Cette personne assumera le développement du fonds par la recherche de nouveaux auteurs.Elle gérera les projets du manuscrit jusqu'à la mise en marché.Qualifications: • Formation universitaire; • Expérience dans l'édition de manuels scolaires; • Excellente connaissance de la production d'imprimés.Veuillez nous faire parvenir votre curriculum vitae avant le 15 mai 1995, à l'adresse suivante: Éditions du Trécarré 817, rue McCaffrey Saint-Laurent (Québec) H4T 1N3 Télécopieur: (514) 738-8512 Groupe Financier Champlain Nous sommes à la recherche de conseillers(ères) fmanciers(ères) associés(es).Entreprise oeuvrant dans la planification financière, successorale, fonds mutuels et fiscalité depuis quelques années.• Salaire hebdomadaire garanti plus boni de performance • Formation à nos frais • Avantages sociaux • Objectifs de carrière • Possibilité d’avancement Exigences: • Posséder un diplôme d’études secondaires (DES) ou équivalence.• Polyvalence et souplesse d’esprit.• Entregent, professionnalisme et sens de l'organisation.• A l’aise avec le public.• Posséder un véhicule.• Collaboration et travail d’équipe.• Leadership et autonomie.Si vous souhaitez mettre votre énergie à notre service, en retour d’une rémunération des plus compétitives et si ce défi vous intéresse, veuillez acheminer votre CV sous pli confidentiel à l’adresse suivante: Groupe Financier Champlain a/s M.David 507, Laurier SaintJean-sur-Richelieu (Québec) J3B 6M2 NOUSOFFRONSDESCHANCESI)"EMPLOIÉCAUCSÀ TOUS.v 4 r 2963 1, E I) E V OIK.I.E I.I! N I) I I ACTUALITES A 3 LE CENTRE À MONTRÉAL tiSSL TO STRRSSe 5905 AUTOROUTE TRANSCANADIENNE, ST-LAURENT 748-6961 Avec la réforme du régime de l’assurance-chômage Remboursement d’un médicament très coûteux Plus de chômeurs se tourneront vers l’aide sociale, craint Bouchard PHOTO ROBERT SKINNER Lucien Bouchard et Gérald Larose, hier: «Us vont frapper qui?» KONRAD YAKABUSKI LE DEVOIR La réforme du régime de l’assurance-chômage annoncée dans le dernier budget Martin forcera encore plus de chômeurs de longue durée à se tourner vers l’aide sociale, entraînant des effets néfastes pour le Québec sur les plans autant financier que social.Voilà l’avertissement qu’a lancé hier le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, à l’issue d’une réunion avec les présidents des trois centrales syndicales à la veille de la Journée internationale des travailleurs.Il s’agissait de la cinquième rencontre de cet ordre en cinq ans.Selon son projet de réforme, prévu pour l’automne, Ottawa vise à réduire la taille globale du Régime de l’assurance-chômage d’un minimum de 10 % afin de réaliser des économies de 700 millions $.Une partie de cette somme sera réaffectée dans des programmes «actifs» par l’entremise d’un nouveau fonds d’investissement en ressources humaines.«Ils vont frapper qui»Or, M.Bouchard a dit craindre que cette mesure n’ait principalement pour effet de gonfler le rôle de l’aide sociale au Québec, tout comme l’a fait l’année dernière la réduction de la durée de prestations de 50 à 42 semaines.«Les 10 % qui vont être coupés, ils vont frapper qui, où et comment?, a tonné le chef bloquiste.Ils [Ottawa] ont déjà frappé partout dans l’assu-rance-chômage, qui a eu pour effet de faire déplacer [à l’aide sociale] des gens qui étaient sur l’assurance-chômage avant.» Rappelant que le ministère québécois de la Sécurité du revenu a reçu presque 10 000 demandes supplémentaires de l’aide sociale en avril, M.Bouchard a déploré que ce déplacement de l’assurance-chômage vers l’aide sociale permette à Ottawa de se vanter d’un taux de chômage à la baisse.«C’est le monde à l’envers où des gains (dans la réduction du) chômage se traduisent par une dété- rioration de la situation sociale.» Le vice-président de la FTQ, Henri Massé, a souligné pour sa part que la moitié des 808 000 Québécois prestataires de l’aide sociale (un record de tous les temps) sont en fait des chômeurs de longue durée.Cette proportion risque d’augmenter une fois instaurée la réforme promise, qui réduira vraisemblablement les prestations moyennes tout en resserrant les critères d’admissibilité.Ces derniers seront probablement modifiés pour augmenter le nombre minimum de semaines travaillées avant qu’un travailleur ait droit aux prestations, a-t-il poursuivi.«Des fois, c’est la peine capitale le fait d’être obligé d’avoir deux semaines de plus pour se qualifier (.) Avec ce qu’on nous annonce, on pense que c’est la pointe de l’iceberg», a affirmé M.Massé, ajoutant que le taux de réel de chômage au Québec frôle les 22 % si on tient compte des chômeurs de longue durée qui dépendent de l’aide sociale.Le chef de l’opposition officielle aux Communes a qualifié de «discrimination sociale» le fait qu’Ottawa s’apprête à gruger dans la caisse de l’assurance-chômage, en y retirant 700 millions $, alors que les grandes banques à chartes — qui ont encaissé en 1994 des bénéfices encore jamais vus — se voient seulement imposer une taxe temporaire de 100 millions $.«Il n’y a plus de préoccupations sociales à Ottawa.Il n’y a qu’une fixation du côté des mesures de redressement financier.On est pour.Mais ça se passe de façon extrêmement discriminatoire et même inefficace», a tranché M.Bouchard, dont la formation serait le seul parti fédéral qui ait une «conception des obligations sociales».Cette inefficacité se manifeste, a-t-il laissé entendre, dans l’intention du ministre du Développement des ressources humaines, Lloyd Axworthy, de se prévaloir des économies réalisées par une réforme de l’assurance-chômage afin de mettre sur pied un fonds d’investissement en ressources humaines.Ce fonds servira, entre autres, à des programmes de formation de la main-d’œuvre, alors que le Québec se dit depuis belle lurette mieux placé pour cibler de tels programmes selon les besoins du marché du travail.En ce qui a trait à cette revendication du Québec, «non seulement on ne fait pas de gains, mais les nuages s’assombrissent (.) [Ottawa] se donne une caisse pour pouvoir amasser tout l’argent qu’il va économiser ailleurs pour s’en servir afin de faire des interventions massives, centralisatrices, discrétionnaires dans les champs d’action du Québec».Autre dossier à l’ordre du jour de la rencontre d’hier, M.Bouchard a réitéré la demande du Bloc et des syndicats québécois de faire adopter une loi fédéral anti-briseurs de grève.La ministre fédérale du Travail, Lucienne Robillard, se traîne les pieds, a-t-il déploré, forçant le Bloc à procéder au dépôt d’un projet de loi privé.Or les chances qu’un tel projet de loi reçoive l’aval du gouvernement sont infimes.Le président de la CSN, Gérald Larose, a rappelé que 70 % des travailleurs canadiens sont protégés par des mesures anti-briseurs de grèves selon les codes du travail du Québec, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique.Or, les 10 % des travailleurs régis par le code fédéral du travail, continuent à être désavantagés sur ce plan, a-t-il déploré.«On est en démarche comme mouvement syndical pour que le Canada cesse cette forme de séparatisme à l’endroit de sa propre main-d’œuvre pour faire en sorte que tout le monde ait les mêmes droits», a martelé M.Larose.CIBL, objectif atteint LE DEVOIR CIBL 101,5 FM peut faire ouf! Son Radio-thon s’est terminé dans l’allégresse, hier soir, alors que la sympathique radio libre communautaire montréalaise atteignait sans trop de mal son objectif de 50 000 $.Au plus fort de l’effervescence, et juste avant de foncer dans la dernière droite avec Sprint final, de 17h30 à 20h30, il ne restait déjà plus que 10 000 $ à trouver.La station du boulevard Pie IX terminait ainsi, en beauté, une «Quinzaine de la Radio» enfiévrée, quinze jours d’émissions spéciales destinées à marquer de manière tonitruante sa quinzième année d’existence.Sous la coprésidence de Pascale Montpe-tit et Stephan Bureau, le Radiothon a vu défiler à son micro un train ininterrompu de personnalités du monde du spectacle, du journalisme, de la politique etc.Mais les vedettes, évidemment, étaient surtout les audi- teurs qui, pour un petit 15 $, devenaient membres de la station, et donc copropriétaires, comme 1700 autres personnes avant eux.Comment CIBL fait-elle pour survivre?C’est ce que chacun se demande avec un soupçon d’émerveillement dans la voix, une année après l’autre.La sympathique station broche à foin la plus originale en ville fonctionne avec quelques bouts de ficelle, un ou deux fils électriques — quand même — et beaucoup, beaucoup, beaucoup d’amour! Notamment de la part de ses 105 000 auditeurs et plus.Il paraît (selon un sondage SOM réalisé au printemps dernier) que le volume d’écoute a connu une augmentation de 45 % dans l’année 1993-1994.Les «auditeurs-trices» sont surtout des hommes (à 59 %), plutôt éduqués (diplômés de l’université à 40 %) et jeunes (63 % ont entre 18 et 36 ans).Essentiel à sa survie, l’argent que rapporte le Radiothon à CIBL représente le septième de son budget annuel.Comme le disait à son antenne Michel Chartrand lors d’un précédent Radiothon: «Les autres stations, c’est juste du marketing pis du profit alors que dans les radios communautaires, y’a de la fraternité, de la solidarité pis de l’épanouissement.Ça prend des outils pour que le peuple se défende, pis c’est pour ça que c’est important d’envoyer des sous à CIBL.» A moins que ce ne soit parce que, dans ses drôles d’émissions concoctées maison — notamment par l’un des 200 producteurs bénévoles —, on entend des types de musiques et d’informations qu’on ne peut trouver nulle part ailleurs sur les ondes.C’est ce que pensent sans doute les 44 % d’auditeurs de CIBL 101,5 FM qui n’écoutent aucune autre station.Et qui eux aussi peuvent faire ouf! Campagne électorale ontarienne Bob Rae ne promet aucun cadeau «Ça ne viendra pas de moi» Toronto (PC) — La campagne électorale ontarienne démarre vraiment cette semaine alors que les trois chefs de parti se mettent à arpenter la province pour tenter de gagner les cœurs des électeurs avant le 8 juin.«Je ne vous promettrai pas un jardin de roses», a déclaré hier le premier ministre Bob Rae dans un discours prononcé devant les 112 candidats du NPD et certains de leurs partisans.«Et je ne vous promettrai pas que vous ne paierez aucune taxe.Il n’y aura aucune de ces aubaines et de ces cadeaux tout au long de la campagne électorale.Ça ne viendra pas de moi.» Bob Rae a mis ses adversaires libéraux et conservateurs dans le même sac, affirmant que leurs promesses de réduire les taxes sont irréalistes et que son parti est la seule alternative à leur «idéologie de droite».La chef libérale Lyn Mcleod lancera son autobus de campagne sur la route aujourd’hui et dira aux électeurs qu’il est temps de «réparer les dommages» que le gouvernement Rae a causés.On s’attend à ce quelle dévoile la plateforme électorale de son parti PHOTO ARCHIVES Bob Rae: «pas un jardin de roses» jeudi.Les libéraux ont déjà promis d’équilibrer le budget d'opération en quatre ans, de diminuer les dépenses de 4,1 milliards $ et de réduire les taxes de 5 % d’ici cinq ans.Le chef conservateur Mike Harris a promis une réduction substantielle de 30 % de l’impôt sur le revenu.Mais il a rencontré hier des électeurs dans un quartier commercial à l’ouest de Toronto qui avaient du mal à y croire.«Je crois que les gens sont sceptiques devant l’idée que les taxes puissent diminuer, parce qu’ils n’ont jamais vu ça auparavant», a déclaré hier son organisateur de campagne, Torn Long.Bob Rae, pour sa part, tentera d’attirer l’attention sur ses succès cette semaine avec des arrêts chez Algoma Steel, à Sault Sainte-Marie, et à la papeterie Spruce Falls de Ka-puskasing — deux grosses compagnies qui ont survécu à la récession grâce à l’aide de son gouvernement.Pendant ce temps, à l’écart de la campagne des chefs, une autre campagne est sur le point de démarrer.Un groupe appelé «Ontariens pour un gouvernement responsable» s’apprête à lancer une campagne publicitaire anti-NPD à travers la province.Les syndicats, représentant plus d’un million de personnes, ont uni leurs forces pour combattre les compressions dans le secteur public.DÉJEUNER-CAUSERIE Me Yves L.Duhaime Président, Dura Inc.«PUBLIC-PRIVÉ: PARTENAIRES ESSENTIELS POUR L’AVENIR» Date: Le jeudi 4 mai 1995 Heure: 12h00àl3h30 Endroit: Le Caf Conc’ Château Champlain Prix: 56,98 $ taxes incl., dans le cadre du séminaire «LE PARTENARIAT PUBLIC-PRIVÉ: LE DÉFI DE L'HEURE» I POUR RÉSERVES: (514) 985*5888 Société de partenariat en serrices publics Québec refuse des milliers de dollars ISABELLE I’ARÉ LE DEVOIR / Egorgé par le manque de ressources, le ministère de la Santé et des Services sociaux lève pourtant le nez sur une offre de remboursement d’un médicament très coûteux, destiné aux schizophrènes, par une compagnie pharmaceutique.Une offre équivalant à des dizaines de milliers de dollars que tous les hôpitaux s’empressent d’accepter, de même que les autres provinces canadiennes.De fait, la compagnie pharmaceutique Sandoz vient de proposer à toutes les provinces la possibilité d’être remboursées dans le cas où, après six mois, des patients atteints de schizophrénie réfractaire n’auraient pas réagi favorablement à la clozapine.Très coûteux, ce nouveau médicament (de 4000 à 4500 $ par année par patient) est utilisé pour traiter les schizophrènes chez qui tous les autres médicaments traditionnels sont sans effet.Environ 20 % des schizophrènes sont ainsi réfractaires aux traitements connus.Mais pour ces patients, la clozapine peut, dans 50 à 60 % des cas, permettre de retrouver une vie presque normale, de quitter l’hôpF tal dans 60 % des cas, et parfois, de* travailler.La schizophrénie réfractaire est une maladie extrêmement débilitante qui condamne les patients à passer leur vie en institution.Or, Québec refuse de participer à ce programme en vertu d’un avis du Conseil consultatif sur la pharmacologie qui soutient que ce procédé serait contraire à la loi de la Régie de l’assu-rance-maladie (RAMQ).Cette loi prévoit que seule la RAMQ peut rembourser certains patients pour l’achat de médicaments.Selon Hans Mâder, président de Sandoz Canada, ce programme de garantie de remboursement de la clozapine pourrait permettre aux provinces, même dans un contexte financier serré, d’offrir aux schizophrènes le meilleur traitement disponible.«On va rembourser les hôpitaux du Québec qui, eux, ont accepté de participer.Mais dès que le patient sortira de l’hôpital, le gouvernement ne sera jamais remboursé si le médicament ne produit pas les effets espérés sur le patient après six mois», explique M.Mâder.Heureusement, les malades ne souffriront pas de la décision de Quét bec car ils pourront être remboursés par la RAMQ, s’ils bénéficient du programme médicament, ou s'ils déi fraient personnellement le coût du traite ment à la clozapinèj Mais le gouvernement] lui, ne sera jamais rem: boursé.Au cabinet du ministre Rochon, on se retranché derrière les avis reçus pour justifier ce refus.Le Collège des médecins du Québec aurait aussi prèj venu Québec que ce programme risquait de «port ter atteinte à la liberté professionnelle du médecin» ou laisser croire qu’il y a une possibilité de «garantie de traitement».Bref, le débat est ouvert et le gout vemement affiche une «prudence dé sioux» à l’égard de pareille offre, de dirç l’attaché de presse du ministre.Evidemment, la compagnie y front verait son compte en voyant peut-êtfé son médicament prescrit plus souvent aux schizophrènes réfractaires.Compte tenu du suivi médical complexe engendré par l’utilisation de ce médicament (tests sanguins hebdomadaires), peu de patients en bénéficient.Par ailleurs, dans certains cas, la clozapine peut être l’alternative à une hospitalisation en hôpital psychiatrique qui peut coûter jusqu’à 70 000.$ par année.Pour certains, la réticence de Québec s’explique par la crainte du gouvernement de devoir prendre la relève et de devoir un jour défrayer ces coûts entièrement si la compagnie décidait éventuellement de mettre fin à son programme de remboursement Au Québec, on estime qu’une personne sur cent est atteinte de schizophrénie.Au Canada, les coûts directs et indirects engendrés par cette maladie atteignent 4,3 milliards par année.Heureusement, les malades ne souffriront pas de la décision du gouvernement ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS 0E PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 55, ST-JACOUES, MONTRÉAL, 0UÉBEC H2Y 3X2 Fax: (514)845-7874 Tél.:(514)98R-0-B-K la inaîtriiE Je± intanqiljtci En tout, plus de IOO OOO $ en prix! 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bafoue les convenances.Évidemment, elle est D1A A 4 I.E I) E V 0 I H , I, E LUNDI I M A I II)» 5 ?I F S A F rr it \ T i IT F S 1 I ; /i l x ?L jj u il li I U il L J I 1 \J L ) Les recherches à Oklahoma City sont sur le point de prendre fin Oklahoma City (AFP) — Onze jours après l’attentat d’Oklahoma City, les sauveteurs craignaient hier de devoir abandonner bientôt leurs recherches en raison de l’état du bâtiment éventré par l’explosion.«L’immeuble est dans un état bien pire que nous le pensions», a déclaré le chef adjoint des pompiers Jon Hansen.Les risques d’effondrement ont ralenti les recherches dans la partie qui abritait la crèche et les bureaux des services de la sécurité sociale.Les sauveteurs s'attendent à trouver un grand nombre de victimes dans cette zone.Cent vingt-six corps avaient été retirés hier matin des décombres de l’immeuble Alfred Murrah et 66 personnes étaient toujours portées disparues, selon un nou- veau bilan provisoire donné par les autorités locales.Le précédent bilan s’élevait à 122 morts.Le FBI, qui a déjà reçu plus de 10 000 coups de téléphone sur la ligne spéciale ouverte au public, continuait de vérifier patiemment les indices fournis.Plus de mille qgents fédéraux sont mobilisés sur l’ense mble des Etats-Unis.«Les agents du FBI dans tout le pays suivent chaque piste», a affirmé hier l’Attorney général (ministre de la Justice) Janet Reno à la chaine de télévision NBC.Elle s’est déclarée «très satisfaite» du déroulement de l’enquête.Les enquêteurs ont interrogé en Californie un homme de 24 ans qui ressemblait étonnament au portrait-robot du suspect numéro deux dans l’attentat, et dont la voiture était immatriculée dans l’Oklahoma.Mais ils estiment désormais que cet homme n’a proba-' blement rien à voir avec l’attentat.Depuis l’explosion, plus d’une dizaine de personnes ont été interpellées, sans suite, en raison de leur ressemblance avec «Monsieur X numéro deux», un homme brun à la mâchoire carrée.Des centaines d’Américains, indique dimanche le New York Times, ont appelé anonymement le FBI pour dénoncer un collègue ou un ex-fiancé.L’un d’eux a même affirmé reconnaître sa femme dans le portrait-robot.Selon une source proche de l’enquête, le FBI a abandonné une autre piste: celle d’une voiture dont l’image avait été filmée par la caméra de surveillance d’une banque et qui aurait pu être utilisée dans sa fuite par «Monsieur X numéro deux».Cette voiture était bien immatriculée en Arizona mais ne portait pas les mêmes plaques — LZC 646 — que celle de Timothy McVeigh, le seul suspect arrêté jusqu’ici.Selon le Washington Post, les enquêteurs estiment qu’au moins deux autres personnes ont été impliquées dans la préparation de l’attentat, en plus de McVeigh et du deuxième suspect Le type de bombe —relativement perfectionné- le coût de l’opération et la connaissance d’Oklahama City nécessaire pour préparer l’attentat «semblent dépasser les capacités de McVeigh», a déclaré un responsable de l’enquête non identifié, cité par le quotidien.TEL.: 985-3344 AVIS PUBLICS F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 Hydro-Québec APPELS D'OFFRES pour 14 h heure de Montréal le mardi 16 mai 1995 Lemardi30mai1995 Région Laurentid es Secteur Uval CONSTRUCTION DE CANALISATIONS SOUTERRAINES ET DE PUITS D'ACCÈS À DIFFÉRENTS ENDROITS OU SECTEUR LAVAL (PROJET :B0UL STE-ROSE ET BOUL ST-MARTIN) Envergure: 400 000 S Centre de Formation Technique Manicouagan Comté de Saguenay RÉAUSAT10N DES TRAVAUX DE RÉAMÉNAGEMENT DU CENTRE DE FORMATION Envergure : 450 000 $ Le montant du document d'appel d'offres (d.a.o.) est non remboursable et doit être payé sous forme de chèque ou de mandat à l'ordre d'Hydro-Quèbec.Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 10 % du montant total Prix du d.a.o.:25$ La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé.decautionnement fourni parunecompagnie d’assurance, de lettre de crédit irrévocable ou d'obligations au porteur.L'intéressé è soumissionner doit fournir son numéro de téléphone et de télécopieur lors de sa demande de document d’appel d'offres.Le document d’appel d'offres peut être consulté ou obtenu du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h â l'endroit suivant : HYDRO-QUÉBEC Direction Acquisition 800, bout de Maisonneuve est, 2e étage, bureau 2-007, Montréal (Québec) H2L 4MB Pour renseignements : (514) 84Q-4903 E3['['lHlrtVA-1hiif:lHUne séance d'information sera tenue leBmai 1995è 13 h 30 è la salle Eau vive au 1965, Autoroute des Laurentides, Laval (Québec) H7S1Z6.Canada - Province de Québec District de Montréal Cour Supérieure NO: 500-05-008642-942 DANS L'AFFAIRE DE: BANQUE NATIONALE DU CANADA Requérante -C.- JEAN-CLAUDE ROGER Intimé -ET- L'OFFICIER DE LA PUBLICITÉ DES DROITS DE MONTRÉAL Mis en cause es qualité AVIS DE VENTE AUX ENCHÈRES AVIS EST DONNÉ QUE suite à un jugement rendu en date du 22 novembre 1994 par le greffier-spécial, Jean-Marc Robert, dans le dossier précité, monsieur Jean-Marc Grenier huissier de justice a été désigné aux fins de la vente aux enchères de l’immeuble ci-après décrit.En conséquence, il sera procédé à la vente aux enchères de l’immeuble ci-après décrit le 12ième jour de mai 1995, à 10h00, à l’adresse suivante: Brunelle, Sirois, Arseneault, Avocats 465, rue St-Jean, bureau 703, Montréal (Québec) H2V 2R6.DESCRIPTION DE L’IMMEUBLE «Un emplacement ayant front sur la rue Bannantyne, en la ville de Verdun, connu et désigné comme étant: A) la subdivision numéro SIX CENT CINQUANTE du lot originaire numéro TROIS MILLE QUATRE CENT CINQ (3405-650) au cadastre officiel de la Paroisse de Montréal, circonscription foncière de Montréal.B) la subdivision numéro SIX CENT CINQUANTE-ET-UN du lot originaire numéro TROIS MILLE QUATRE CENT CINQ (3405-651) au cadastre officiel de la Paroisse de Montréal, circonscription foncière de Montréal.C) la subdivision numéro SIX CENT SOIXANTE-SEIZE du lot originaire numéro TROIS MILLE QUATRE CENT CINQ (3405-676) au cadastre officiel de la Paroisse de Montréal, circonscription foncière de Montréal.D) la subdivision numéro SIX CENT SOIXANTE-DIX-SEPT du lot originaiie numéro TROIS MILLE QUATRE CENT CINQ (3405-b
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