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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-05-13, Collections de BAnQ.

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I.E I) K V il I H .I.K S A M K IM i li K T It i M A N C II K II M Al I H II LE DEVOIE Cinéma Page C3 Théâtre Page C6 Télévision Page C7 Disques classiques Page C8 Vitrine du disque Page C9 Jazz et blues Page C9 Danse Page CIO Grille télé du week-end Page Cil Agenda culturel Page C12 CHANSON PHOTO JACQUES GRENIER Tir au pigeon Kevin Parent, 22 ans, débarque de Gaspésie avec un album qui fait l’unanimité de la critique: attention à la surenchère! SYLVAIN CORMIER Surtout, ne nous énervons pas.Depuis qu’on a reçu Pigeon d’argile, le premier album de Kevin Parent, on est tous un peu fébriles, dans le milieu.On fait écouter le disque aux amis, aux collègues, et l’évidence frappe tout le monde entre les deux oreilles, voire entre les deux ventricules: c’est fort, très fort.On n’en revient pas que ce Gas-pésien de vingt-deux ans, sorti d’une pochette-surprise, nous étende raide avec un album aussi achevé, aussi groundé, aussi mature, qui réunit autant de qualités fondamentales: une voix au timbre chaud qui sort du ventre, des textes écrits en drôle de français et en drôle d’anglais qui jasent de la vraie vie d une manière toute simple mais farouchement personnelle, un country-folk-pop-rock solidement planté, accessible et atmosphérique.Dans Boomerang, Kevin Parent chante ceci: «Je suis un pigeon d’argile / qu’on propulse haut dans les airs / Ensuite on met la cartouche dans le fusil / on crinque le chien / Clic, POW: je l’ai eu le ciboire».C’est à croire qu’il nous a vus venir, avec nos comparaisons et nos prédictions.Un distingué condisciple jure qu’il va manger ses bas si Kevin Parent ne va pas très, très loin.Un autre parle de «l’un des meilleurs premiers disques de l’histoire musicale du Québec».La presse anglo s’émeut de l’émoi francophone.La télé, dans les deux langues, commence à s’exciter: à Citybeat, on pense à suivre Kevin jusqu’à Carleton, son bled dans la Baie des Chaleurs (il est né à Nouvelle, pas loin de là).Pourtant, rien n’est gagné.Le très beau clip de La Josette tourne à Mu-siquePlus, mais la radio n’a pas encore suivi à fond de train.Pour le moment, le phénomène Kevin Parent, c’est ce qu’on appelle du «hype».Le «hype», ou la surenchère par anticipation, est la sale manie médiatique qui consiste à monter en épingle un artiste avant que le public n’ait décidé s’il l’adoptait ou non.Avant que quelqu’un ne crie sur tous les toits que Parent sera le prochain Desjardins, Lapointe ou Bélanger, il n’y a qu’un pas.Qu’il ne faut surtout pas franchir.Tout sur la table Ne nous énervons pas, donc.Si vous avez aimé La Josette, la chanson du premier clip, achetez l’album, ad-mirez-en la splendide pochette cartonnée, écoutez-le souvent, et décidez par vous-même.Ou allez voir Kevin Purent ce soir en première partie d’Eric Lapointe, en vous disant que le gars ne joue avec un band que depuis quatre mois et qu’il est plutôt habitué aux haleines d’épaves imbibées.Ne le jugeons pas trop vite.Kevin Parent vaut la peine qu’on lui laisse du temps.«Au début, je freakais quand on m’écoutait», avoue l’intéressé, un grand gaillard au sourire engageant qui ferre son regard dans celui de son interlocuteur comme pour savoir si on lui veut du bien.«C’était tellement épeurant que j’incitais le monde à boire, à parler, pour me retrouver comme avant.Là, ça va mieux.Je commence même à aimer ça.Un band, ça donne de la sécurité.Mais faut que je me prépare pour le show.J’ai à me donner des coups de pied dans le cul.» Il est comme ça.Kevin Parent.Tout sur la table.Ses craintes, ses angoisses, ses faiblesses, ses convictions, ses croyances, ses opinions, le VOIR PAGE C 2: PARENT IIP anniversaire du cé- Ça y est! La rétrospective de Gu linari sera officiellement inaugur maine prochaine au Musée d’art porain de Montréal (MACM).U ment fort attendu, une présence qui promet de faire des éclats.La rétrospective canadienne de ce cj des bandes colorées remonte! Inaugurée au Musée des beaus Canada (alors la Galerie natif Ottawa, l’exposition fut présenfj suite au Musée des beaux-artsS réal, à Toronto et à Vancouver vingt ans plus tard, le Canada ^ pective du MACM doit voyage® rio, en Saskatchewan et en ^ Écosse) renouera ses liens a® plus grands maîtres de l’abs|g pays.Guido Molinari, une réfjfjp réunit plus d’une centaine d’o® sées depuis la fin des année® qu’à aujourd’hui.Organisa conservatrice Sandra Grant^^ l’exposition offre une occasig^ et de se mettre au fait de la novatrice de cet artiste à trafigra lection de peintures, de scuMmï dessins, et même, nousBHï quelques poèmes.De quoi après-midi complet, si ce n® née (pour les férus), au caleffMfl Rencontré cette semain^aS domicile aux plafonds à n'e^ffi véritable monument au a aménagé dans une ancieigSj l’est de la ville, Molinari, era, wmm wmM ¦ MOLINARI PHOTO JACQUES GRENIEK la rencontre entre le geste et la couleur La Pr MONTRÉAL L'OPÉRA DE Directeur général et artistique Bernard Uzan T * * ^ #v.L emotion à nleine voix FEDORA Giordano MACBETH Verdi SAMSON ET DALILA Saint-Saëns DIE ZAUBERFLÔTE Mozart TO S CA Puccini ORPHÉE AUX ENFERS Offenbach THE TURN OF THE SCREW Britten LA PRINCESSE BLANCHE Mather PROFITEZ DES AVANTAGES DE VOTRE ABONNEMENT ÉCONOMISEZ jusqu’à 20% sur le prix régulier des billets.I ÉCONOMISEZ 10% de plus à l’achat de billets simples.À titre d’abonné, vous aurez droit à un rabais Additionnel sur tout billet régulier acheté à L’Opéra de Montréal.! TÉLÉPHONEZ en cas de perte de billets.Un appel suffit pour remplacer vos billets.PROFITEZ dé la carte d’abonné pour obtenir des remises dans différents restaurants et boutiques, SPÉCIAL ÉTUDIANTS : sur présentation d’une pièce d’identité, les étudiants à plein temps obtiennent une réduction de 15% sur le prix en abonnement.CHOISISSEZ VOTRE ABONNEMENT 8 PRODUCTIONS 6 PRODUCTIONS 7 PRODUCTIONS 5 PRODUCTIONS Inclut: Orphée aux Enfers et The Turn of the Screw et La Princesse Blanche Option (1 choix): Orphée aux Enfers ou The T urn of the Screw ou La Princesfe planche Option (2 choix): Orphée aux Enfers ou The Turn of the Screw ou La Princesse Blanche ljjedora 2.Macbeth 3.Samson et Dalila 4.Die Zauberflôte 5.Tosca do 155$ à 503$ de 120$ à 421S de 137,50$ à 462 S Pour, vous abonner ou vous renseigner, appelez le service des abonnçpnents du lundi au*vendredi de 9h à 17h: (514) 985-2258 de 102,50$ à 380$ BANQUE NATIONALE Hydro-Québec PARENT Les tripes sur le disque SUITE DE LA PAGE C 1 bon, le méchant, le drôle et le moins drôle.C’est la grande force qui sous-tend l’album: il y prête totalement flanc.«Les fois que je me suis senti le plus libéré, c’est quand je dis au petit que je suis pas assez là pour lui et que je le regrette.Ou quand j’ai dit à ma blonde que je l’avais trompée, mais que je tenais à elle.lit culpabilité, c’est ça qui est le plus pesant.Ça empêche d’avancer.» Ces crottes-là et toutes les autres ont abouti dans les chansons de Pigeon d'argile: le deuil du couple dans Mother Of Our Child («On n’est pas le premier couple à vivre ça / pis on sera pas les derniers.C’est plate .c’est ça»), l’auto-flagellation de i’Ado-maso («Trop rebelle pour voir le ciel / on voit juste le cimetière»), l’épris de liberté qui s’en veut de délaisser son p’tit gars dans Father On The Go («C’est déjà l’heure de partir / J’ai ton sourire en souvenir / Tu sais je vais m’ennuyer de toi petit tannant / J’espère juste que tu me comprends / Gros gros becs tape là-dedans»).Seigneur, écrite en quelques minutes («J’avais pas besoin de dictionnaire de rimes pour celle-là!»), est l’authentique prière d’un gars tiraillé entre le Bien et le Mal: «Seigneur, Seigneur, qu’est-ce que tu veux que j’te dise?/ Son indifférence m’arrache la panse, pis j’pense plus rien qu’à mourir».Relativisons.S’il se tripatouille les tripes sur disque, Kevin Parent est un petit rigolo dans la vie.«C’est des tounes que ben du monde vivent, mais je veux pas avoir l’air du gars qui se lamente.Ces tounes-là, je les ai vécues, mais je veux m’en séparer un peu.J’suis capable d’être autre chose.La folie, le fun, je vais avoir le goût de les sortir aussi.Des fois, mon homme, je trouve le monde trop sérieux autour de moi.» prend «Des fois, mon homme, je trouve le monde trop sérieux autour de dale de distorsion, et je virais mes parents et mon frère fous.Je trip-pais sur Iron Maiden.Ça m’a passé, Iron Maiden, mais pas la musique.Mon oncle, musicien lui aussi, m’a montré ma première vraie toune: Father & $on, de Cat Stevens.Classic.» A quinze ans, ij écrit ses premières chansons.A dix-sept, exit l’école en quatrième secondaire.«Mes parents ont pris ça mal au début, mais ils m’ont fait confiance.Ils ont compris que c’était pas un trip de délinquant.Ils savaient que j’aimais jouer.» De là à l’album?Un paquet de shows en Gaspésie et le destin qui Après Iron Maiden N’empêche.Vingt-deux ans, un p’tit tannant, une ex, une «moitié de burn-out» et un album-exutoire plébiscité par la critique: Kevin Parent, de toute évidence, n’a pas abordé la vie adulte avec le dos de la cuiller à pot.«I thought I was a man, but I was just a kid», résume-t-il avec aisance dans sa langue maternelle (il n’a appris le français qu’à l’école).«Je voulais que ça avance.I was hungry, like a puppy.J’ai payé le prix,» Pour la musique, c’était pareil.«A treize ans, j’avais une guitare électrique avec une pé- mors aux dents.Remarqué lors d’un concours local intitulé «Le Pouvoir de la chanson», Parent se retrouve avec un clip et quelques exemplaires du démo de Nomade sédentaire.D’abord refusé partout où il est soumis.La chanteuse France D’Amour (qui fait les chœurs sur Boomerang) le remarque lors d’un passage à Musi-quePlus, et le signale à moi.» son patron d’alors chez Tacca, le vétéran Nick Carbone, qui flaire le talent à cent pas.Suit l’enregistrement de Pigeon d'argile, réalisé par Pierre Duchesne, le bassiste de Richard Séguin.De fait, c’est le band de Séguin, le batteur Denis Toupin et le guitariste Jeff Smallwood («A great guy, insiste Parent.Smooth and funny.I need this english humor I don’t have with french people.»), plus un Rick Haworth ou un Eric Longsworth, au besoin, qui distillent ce son si riche.Un son moitié Richard Séguin moitié Daniel Lanois qui ne plaisait pas nécessairement à Parent: «Comme j’étais débutant là-dedans, j’étais baveux.Je leur disais: c’est votre album, faites-le donc! Je me rends compte maintenant que j’ai été chanceux.» Reste à affronter le gros des médias montréalais.Les journaux à potins, les talk-shows de variétés, les vrais pièges du vedettariat instantané.Pour Parent, c’est le plus dur: «C’est juste la face qu’ils veulent.Une nouvelle face pour continuer leur show.Ils se crissent de l’album.Je sais que je suis pas prêt pour le public de Star-Plus.Laissez-moi juste faire mon trip.Donnez-moi ma chance.» Compris?PIGEON D'ARGILE Kevin Parent Tacca (Sélect) En première partie d’Eric Lapointe ce soir au Spectrum, à 20h.MOLINARI Le monochrome n’est pas un moyen strictement pictural SUITE DE LA PAGE C 1 aussi une façon de travailler la position du corps et cette capacité qu’on a de relier nos gestes (sur une toile).Peindre à la noirceur, c’est percevoir sans voir, ça renforce la notion de durée.Et ce qui était merveilleux, poursuit-il, c’est lorsque j’ai constaté que cette expérience avait produit de l’ordre dans ce qui aurait dû être le chaos.Il restait une structure, une organisation des masses colorées, avec des convergences, des directions, des vecteurs et un sens de gravité.» Moins conceptuel et plus émotionnel Autour de 1975, l’artiste franchissait une étape importante dans sa démarche.Sa production se dégageait peu à peu du principe d’organisation sérielle et structurelle qui, jusque là, la régissait.Il n’était plus tant question des bandes colorées et contrastantes, toujours en rapport avec les bords du tableau, que de la complémentarité des tons e,t d’un désaxement de la verticale.«A partir de 1975, j’ai commencé à travailler avec trois, quatre, cinq, jusqu’à sept masses de couleur, tandis qu’avant, j’étais dans les grands nombres de vingt, vingt-et-un et trente, dit-il, rieur.» Et selon les dires de l’artiste, ça serait méconnaîlre son œuvre que de croire qu’il ne fait place ni à l’imaginaire, ni à l’émotion.«J’ai toujours été gestuel.Au début, c’étaient avec mes dessins, et dès 1975, tout est devenu plus ouvert, plus diffus, moins conceptuel et plus émotionnel.» Molinari est conscient du scepticisme que son travail dit rationnel a pu susciter au fil du temps, surtout avec le retour à la figuration durant les années 1980: «Les gens s’imaginent que mon travail est strictement cérébral, mais ils disent la même chose de Mondrian, et quant à moi, Mondrian est un peintre essentiellement expressionniste.» Molinari peint par plaisir, mais aussi pour les autres.«Mon travail, dit-il, a toujours été axé sur cette conception du dialogue possible entre le percepteur et le producteur.Tout repose sur l’interprétation, sur l’émoi que cause la ren- contre entre le tableau et celui qui le regarde.Et si dans mon travail il y a un sujet, c’est celui de la rencontre entre le geste et la couleur.» Quant à l’abstraction américaine, Molinari en reconnaît l’impact, mais ne s’en réclame pas.Et ce, même s’il fut parmi les premiers artistes québécois à ne pas, se ruer sur Paris, à privilégier l’École de New York, sans, pour autant, en être à la remorque.Il parle ouvertement du synchronisme entre sa recherche d’une synthèse du gestuel et du construit et celle du peintre Barnett Newman qu’il estime, mais se défend, en revanche, d’être jumelé à Frank Stella (lui aussi s’est adonné à la peinture de bandes parallèles) qu’il considère ni plus ni moins comme un artiste pop! Il faudra y revenir.«J’ai aussi une grande admiration pour Ad Reinhardt, dit-il, mais c’est Newman mon préféré.» Selon Molinari, le mouvement plasticien, auquel il est d’emblée associé avec le peintre Claude Tousi-gnant, autre grand maître de l’abstraction au Canada, aurait duré à peine cinq ans.«Il y eut la mort de Jauran en 1959, et dès 1960, le plas-ticisme est devenu un peu de tout, tout le monde s’est mis à faire du liard-edge et de l’op-art.» Tout comme le mouvement plasticien, le cheminement parallèle de Molinari et Tousignant fut bref.Bref, mais marquant.Leurs expériences des années 1956 et 1957 ont abouti à des peintures géométriques réduites à un système binaire.Du jamais vu dans le Montréal d’alors.«Mais la recherche de Tousignant, dit-il, expliquant sa légendaire dissension avec son compagnon des débuts, est axée davantage sur la sculpture, sur l’objet et sur le monochrome.Personnellement, je ne crois pas au monochrome.Le monochrome implique quelque chose d’architectural, d’environnemental, ce n’est pas un moyen strictement pictural.» Et décidément, ce qui intéresse Molinari est de l’ordre du pictural, ce qu’il définit comme «la potentialité d’un espace fictif.» On ira donc voir (créer, dirait Molinari) les histoires que nous réservent ces peintures! L’exposition du MACM sera présentée du 19 mai au 17 septembre 1995. |i I M A (' il K I II II 5 A M K II I CINÉMA Etrange et ambitieux Deneuve, Lavant et Richard réunis dans un film décevant IA PARUE D'ÉCHECS Réal.: Yves Hanchar.Scénario: Yves Hancliar et Patrick Honte.Avec Denis lavant, Pierre Richard, Catherine Deneuve, James Wilby, Delphine llibet, Hilde Heijnen.Images: Denis Lenoir.Musique: Frederic Devreese.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR CP est déjà énorme pour un Belge inconnu, auteur d’un premier film, de mettre la main sur un trio d’acteurs aussi disparates et en vue que Catherine Deneuve, Pierre Richard et Denis Lavant.D’offrir un contre-emploi à Pierre Richard dans un rôle dramatique, d’attraper Catherine Deneuve au vol, quand son actrice (Charlotte Rampling) vient de tomber malade et vous fait dans les mains après deux semaines de tournage.De mettre en scène Denis Lavant, cet acteur fétiche de Carax qui hérite toujours de rôles de déviants, à cause d’un physique de gnome et d’une intensité de jeu qui l’apparentent à une espèce de Quasimodo.Ce Belge s’appelle Yves Hanchar et on lui doit La Partie d'échecs, sorti hier à Montréal.L’affiche du film montre le personnage principal, cape au vent devant un paysage de montagne et de brouillard; image qui semble annoncer une œuvre fantastico-roman-tique de la plus belle eau.Yves Hanchar a vu grand.Il livre un film métaphore, une action à lire à plusieurs niveaux, des genres qui se chevauchent avec plus ou moins de bonheur, le jeu d’échecs comme allégorie de la vie (rien à voir avec un film sur les échecs comme La Diagonale du fou de Richard Dembo).Œuvre ambitieuse ayant bien du mal à tenir ses promesses, mais laissant tout de même dans son sillage un sentiment d’étrangeté.Laid mais fin stratège La Partie d’échecs dira en 1828 le sauvetage du suicide d’un jeune garçon par Ambroise, un pasteur (Pierre Richard), qui lui apprendra, histoire de lui redonner goût à la vie, les échecs, jeu pour lequel il manifeste un génie qui le rend invincible.Et voici le joueur, devenu grand, laid et poudré (Denis Lavant), et son imprésario partis sur les routes d’Europe à la rencontre de toutes les catégories de champions que le jeune prodige écrase de sa victoire.Ils aboutiront en province dans le château de la mystérieuse marquise de Theux (Catherine Deneu- ve), folle du jeu d’échecs, qui offre sa fille en pâture au vainqueur d’un tournoi.Au sommet: le champion du monde anglais et Max, l’hurlu-berlu au visage blanchi qu’interprète Denis Lavant.Un être mi-homme mi-animal, génial par son talent, attardé émotif, d’une laideur qui fait fuir les dames et le rend prisonnier des intérêts de son mentor qui rêve du titre de champion pour son poulain.De partie en partie, de trahison en trahison, rejeté de tous, malheureux, réduit à son jeu, il sombrera dans une incohérence de plus en plus inquiétante pendant que les intrigues et les couteaux voleront devant lui.La Partie d'échecs possède plusieurs défauts d’un premier film et même davantage.Le scénario coupe ses coins courts, sans se piquer de faire des mises en situation qui tiennent debout.Les caractères sont mal esquissés: hormis Denis Lavant qui, par ses grognements, son intensité et l’horreur de son maquillage blanchi sur ce visage de fauve, réussit à rendre crédible son personnage autistique de génie en marge de la société, tout le monde paraît exsangue.Impossible de croire en la passion des échecs de la marquise de Theux.Catherine Deneuve ne comprend manifestement rien à ce jeu, ses regards, ses postures crient son ignorance.Ambroise, le pasteur désabusé, incarné par Pierre Richard, possède des contours flous, et son passage d’acteur du comique au tragique ne paraît guère convaincant.On saisit mal quel est son moteur, la nature de ses rapports avec sa servante, avec Max.Quant à Anne-Lise (Hilde Heijnen), la fille de la marquise, son accent suédois et sa nature double qui bondit de l’angélisme au machiavélisme déconcertent sans convaincre.Le film a tendance à changer de niveau de sens, voire de genre, sans arrêt.On a même droit à un épisode sado-maso, complètement incongru, flottant un moment sur cette fable symboliste où la vie et le jeu d’échecs se confondent.Autre problème: la qualité du son.Catherine Deneuve marmonne à toute vitesse et on a peine à comprendre ses paroles.Denis Lavant a tendance à hurler son texte ou à le chuchoter.Quelques images fortes surnagent dans cette Partie d’échecs, une outrance de ton, une audace, une ambition, l’envergure du personnage de Lavant.Mais elles ne sauraient compenser la confusion de ton ni la déficience de la direction d’acteurs qui marquent le film du sceau de l’amateurisme.Avec des problèmes de son, des acteurs mal dirigés et un ton confus, La Partie d’échecs ne lève pas PHOTO ARCHIVES Difficile de croire à la passion de Catherine Deneuve pour les échecs tant ses regards et ses postures trahissent son ignorance du jeu.Malle, Tchékhov et la vraie vie ggppF Pfime avec .JOSIANE BALASKO VICTORIA ABRIL ALAIN CHABAT, ANS + PARISIEN 866-3856 480Stc-Calherinc0.+ VERSAILLES 3537880 Place Versailles + O cx\ CENTRE LAVAL 688.7776 1600 Le Corbusier ô JOLIETTE 752*0366 CARREFOUR 565*0366) del Estrle.SHERBROOKE ?Cinéma du Cartelour D8UHM0NDVILIE«8»66 CHITM1T ENCORE 691-2463 Capitol GERARD 1ANVIN • JEAN-MARC BARR • BEI "C'EST SENSIBLE.C'EST INTELLIGENT." -Marc-André Lussier, (IBL UN FILM BEAU ET TOUCHANT." • -Louise Blanchard.L( JOURNAL 01 MOmiAl QUAND UNE BONNE COMÉDIENNE DEVIENT UNE ! GRANDE CINÉASTE.' ¦ -Éric Fourlaaty, WHL "UN FILM DE GARS RÉALISÉ AVEC BEAUCOUP D'INTELLIGENCE PAR UNE FEMME." • -Odile Tremblay.LLOP/OIK .M VttSAR Le .F«_f le nouveau film PARISIEN 866-3856 480Stc-CathcrineO.?mDQurrsretol HlrtUS PtiVÉSSÏ 19 MAI 20H30 CLUB SODA BILLETS AU CLUB SODA (270-7848), CHEZ CHAMPIGNY (4380 ST-DENIS, 371 LAURIER O.) ET ADMISSION.riiamulgny RÉSERVATIONS 790-1245 ^ VANYA ON 42** STREET I)e Iuiuis Malle, avec Wallace Shawn, Julianne Moore, Hrooke Smith, Ixirry Pine, George Gaynes, Lynn Cohen, Phoebe Brand, Jerry Mayer, Madliur Jaffrey, André Gregory.Texte: la pièce «Oncle Vanya » d'Anton Tchékhov, adapté en anglais par David Mamet.Images: Declan Quinn.Son: TodA.Maitland.Montage: Nancy Baker.Musique.Joshua Redman.USA, 1994.Ih59.Version originale anglaise, sous-titres français.Au Ijoews.FRANCINE LAD R END KALI New York, plus précisément Manhattan.La caméra part d’une plaque de la 42r rue, pour nous situer dans l’espace pour s’attarder ensuite à l’observation des flâneurs et des passants.Peu à peu, certains vont se détacher des autres.On reconnaît le metteur en scène et comédien André Gregory, l’André de My Dinner with André, du même Louis Malle.On reconnaît aussi Wallace Shawn, son protagoniste dans My Dinner.et un habitué, notamment, des films de Woody Allen (Manhattan, Radio Days, Shadows and Fog).Suivront Julianne Moore, qu’on a vue dans Short Cuts, de Robert Altman, Brooke Smith (The Silence of the Lambs, de Jonathan Demme), Phoebe Brand, Larry Pine, George Gaynes.Oui, on en reconnaît quelques-uns parce qu’on les a vus à l’écran.Mais ce sont d’abord des comédiens et des comédiennes de théâtre qui se dirigent tous vers la même salle délabrée.Une salle qui a de beaux restes.Somptueusement décoré, avec ses escaliers de marbre et ses bas-reliefs art déco, le New Amsterdam abrita jadis, dans les grandes années du «musical», les délirantes Ziegfeld Follies.Mais abandonné depuis près de trente ans, le théâtre est aujourd’hui une ruine absolue.Il n’y a plus désormais ni eau, ni électricité, ni chauffage.Les rats ont rongé les câbles du dispositif scénique et si on n’avait pas tendu des filets au plafond (c’est-à-dire à une hauteur correspondant à une dizaine d’étages), les visiteurs recevraient des morceaux de plâtre sur la tête.Alors on ne jouera pas sur la scène.9CFGL 105,7 fm -fùlyyL cte dsit'oisi Après INDOCHINE voici de RÉGIS WARGNIER Emmanuelle Béavt Daniel Auteuil TjU, (cgï DU'tiiuîiOM *03,7 fm Une LE DAUPHIN.COMPLEXE DESJARDINS.GALERIES LAVA L B.BOUCHERVILLE emme nçaise PHOTO NORSTAR ENTKRTAINEMBNT Shawn, dans le rôle de Vanya, Larry Pine dans celui du docteur Astrov et Brooke Smith, dans celui de nt partie de la généreuse distribution de Vanya on 42’“' Street.Un très beau film, signé I-ouis Malle,,qui Wallace Sonya font _ respecte l’œuvre de Tchékov.Car il s’agit bien de jouer.Sans véritable public toutefois, c’est-à-dire devant quelques amis et le metteur en scène, André Gregory.Une répétition sans costumes.«A run-through», annonce Gregory.Les comédiens sont contents de se retrouver, d’échanger des nouvelles.Wallace Shawn est exténué, il s’étend sur un banc.Complices, Phoebe Brand et Larry Pine s’isolent et prennent bientôt le ton de la confidence: «On se connaît depuis combien de temps, toi et moi?».Et c’est si juste, si naturel, si spontané, ce début de film, que le spectateur s’aperçoit soudain qu’il est entré dans la pièce, sans le savoir.Car Phoebe Brand est Marina, Larry Pine, le docteur Astrov et Wallace Shawn l’oncle Vania.Peu à peu, les personnages s’installent, se découvrent, nous étonnent ou se révèlent familiers, expriment leur rancœur avec violence ou se plaignent timidement, tentent de se rapprocher, se heurtent, s’éloignent, se retrouvent ou se perdent pour toujours.Ils nous rejoignent.Ils nous émeuvent.C’est la musique de Tchékhov, admirablement interprétée par ces acteurs vrais et sobres.Une traduction soignée Le film terminé, on rêve de voir la même distribution dans La Cerisaie, on rêve de voir Brooke Smith dans La Mouette.J’avais un peu peur, je vous l’avoue, de l'adaptation dé David Mamel.Rassurez-vous.Il s’est contenté de mettre en anglais d’aujourd’hui une traduction littérale de la pièce, resserrant au passage quelques répliquesiet supprimant le personnage très:se-condaire de l’ouvrier.Tout cela est filmé avec un rès-pect attentif pour l’œuvre, pour- la mise en scène de Gregory et poulie travail d’une équipe qui inlassablement, depuis quatre ans, répétait cette pièce sans savoir sj éÿe serait montée un jour.Grâce à Louis Malle, cettë âfffin-ture est devenue un film, un tjSès beau film.P J zé JF FOU [vu* ciNtrA A Ri PARISIEN 866*3856 480Ste-CatherineO.?MA1MÏENAKÏ COMMENCEE’ «Denis Lavant nous coupe le souffle par la puissance qu il donne a son personnage, mélange de mystère, de passion, de "folie".» • studio magazine superbes acteurs habitent ce film singulier déroutant et attachant.» - le point un film de Yves Hanchar CITS La PARTIE est Le Spécialiste des Echecs ?CXXBY STEREO: FIANCE FHN CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIMÉ I) I M A X C II K I) K V 0 I It L K S S A M E l> I M A I I !» !) A CINÉMA Denis Lavant prend la vedette dans La Partie d’échecs WACHTMEISTER ZUMBUHl Écrit et réalisé par Urs Odermatt, avec Michael Gwisdek, Anica Dobra, Jurgen Vogel, Rolf Hoppe, Norbert Schwientek, UelJggi.Images: Rainer Klattsmann.Son: Chris Crin1.Montage: Ingrid Broszat.Musique: Norbert J.Schneider d'après Brahms.Suisse, 1994.Ih45.Version originale allemande, sous-titres français.Au Cinéplex-Centre-Ville.FRANCINE LAURENDEAU Le début est cocasse et grinçant.Dehors, dans le froid hivernal, le brigadier Zumbühl est posté près de la porte d’une brasserie.Chaque fois qu’un ivrogne en sort et se dirige vers sa voiture, Zumbühl note le numéro de la plaque minéralogique et le transmet par radio à un collègue qui guette, plus loin.Le collègue va bien sûr faire stopper la voiture et constater l’ivresse du chauffeur.Lourde amende et suspension du permis.Tout cela est très drôle jusqu’au moment où le brigadier ose traiter comme un simple citoyen un gros notable du patelin.Le notable le prend mal et se venge.Par ailleurs, Zumbühl découvre qu’une jeune femme vient d’être battue et violée.Malgré ses protestations, il photographie patiemment ses blessures avant de la soigner et de décider en son for intérieur que le cou- pable doit épouser la victime.Et, peu a peu, la jjersonnalité du ix-rsonnage se dessine.Toute sa vie, il a inlassablement photographie les accidentés de la route, les accidenté (e) s en tous genres, il n'y a pas de meilleure preuve d’un crime.Zumbühl est un adversaire du mal.Le moindre délit doit être sérieusement puni.Il est très sévère avec son fils Albin, d’ailleurs, et on comprend que l’affligeante maladresse du garçon vient de cette sévérité excessive.Mais Urs Odermatt ne donne pas dans la psychologie ni dans la dentelle.Son film est loufoque, saugrenu, mastoc, avec ici et là quelques éclairs de mise en scène, quelques trouvailles de scénario.Son scénario, du reste, a été parrainné par Krzysztof Kieslowski dont on ne saisit pas très bien le rôle mais dont on subodore une discrète influence, dans l’humour cynique en particulier.A côté de ces qualités certaines, des défauts empêchent Wachtmeister Zumbühl de vraiment prendre son envol.Des répétitions, des situations qui tournent en rond, le très improbable personnage de la fille violée et cette exaspérante utilisation cent fois répétée d’un thème de Brahms, toujours développé de la même façon par ce Norbert J.Schneider qui a le culot de signer la musique du film.Mais Urs Odermatt a du talent, c’est indéniable.Un costume de lumière, pour affronter le monde, la mort Quand il a lu le scénario de Yves Hanchar, Lavant a allumé, rêvé autour du personnage de joueur d’échecs.I.e cinéaste belge lui laissait une grande marge de rtv'a-nœuvre, «plus grande qu’avec Leos.» L’acteur a pu proposer des ODILE TREMBLAY LE DEVOIR / Etrange personnage que ce Denis Lavant.Avant de le rencontrer, on croit le connaître, tant l’acteur est typé, immortalisé dans les film -, de Leos Carax comme un être de la marge, un peu trouble, brigand, clochard, d’une intensité presque folle, à la frontière des niveaux de conscience qui basculent.Non, il ne jouera jamais les jeunes premiers.Son physique de gnome, son visage crevassé l’abonnent aux rôles de composition.Mais il aime ça, me dit qu’il ne se sent pas très socialement adapté, de toute façon.Dans La Partie d’échecs de Yves Hanchar, sorti hier à Montréal, l’acteur va un cran plus loin dans l’insolite, incarnant un champion d’échecs génial par le cerveau, animal par l’émotion, poudré de blanc et effrayant à voir.Lavant carbure à l’émotion.Il lit un scénario avec son instinct, sent son personnage au flair, sans essayer surtout de le comprendre.Quand il joue, il ne veut pas montrer mais être celui qu’il incarne.Il fut mime, acrobate, jongleur, funambule, rêva longtemps de se se diriger verg les arts du cirque, fut formé aux Ecoles Nationales de Paris, se considère surtout comme un comédien de théâtre, lui qui joua Dostoïevski, Shakespeare.«Pour moi, le cinéma n’est pas une nécessité», professe-t-il, mais le septième art est venu à lui.Il a fait ses premiers pas au cinéma en 1984 avec Carax qui signait aussi son premier film Boy meets Girl.Au départ, jouer au son du clap quand un voix crie: «Moteur!», ça le bloquait, puis Denis Lavant a appris à respirer un personnage, à lui laisser exprimer plus de facettes qu’au théâtre où la notion de continuité interdit ce morcellement.Il a sauté depuis du théâtre expérimental au de vivre.«Le jeu d’échec le tient en vie, ce jeu qui lui permet d’éviter les vraies rencontres humaines, de ne communiquer qu’avec des adversaires.Max est chassé en dehors de la vie, décalé du monde, grotesque, ce qui lui va si bien.» Son Max, le premier jour de tournage à l’heure où on l’a poudré, engoncé dans une redingote, il s’èst aperçu que c’était un vrai dandy.«Il joue aux échecs comme un forer ro entre dans l’arène, en costume de lumière, pour affronter le monde; la mort.» Il est parti s’acheter une canine chez un brocanteur.Elle devait influencer sa démarche, la couleur de son personnage.«Les costumes m’ont rapproché du théâtre», dit-il; Lavant eut l’immense plaisir de donner la réplique à Catherine De-neuve.Deneuve et Lavant, au moral et au physique, appartiennent à des mondes parallèles.«I.I_1_ LE CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS MUSICAUX Avenir en tete Mais les contrastes se retrouvaient dans l’intensité.» Sa rencontre avec Pierre Richard sur le plateau fut plus humoristique.«Il est tellement drôle dans la vie, que j’avais peur d’y perdre ma concentration».L’entente entre eux fut immédiate.L’acteur sait bien que La Partie d’échecs est remplie de défauts.«Ce n’est pas un produit parfait, mais j’éprouve de la tendresse pour lui, à cause d’une émotion retenue, d’une alchimie, d’un humour bien particulier, ce qui n’empêcha pas le film d’être très mal reçu en France.» Denis Lavant vient de jouer dans un autre film, Visiblement, je vous aime de Jean-Michel Carré (qui sortira à Cannes) où il incarne un délinquant dans un monde d’autistique.Ce n’est pas demain la veille qu’il sortira de la peau des héros accentués, un peu monstrueux avec qui son image se confond.PHOTO JACQUES GRENIER Denis Lavant théâtre classique, avec incursion sur les plateaux de tournage, fréquentant les marginaux de la création, les «officiels», un pied côté jardin, un pied côté cour, changeant de famille, toujours en retrait finalement.Il fut de tous les Carax, dans Mauvais sang, puis dans l’interminable aventure des Amants du pont neuf.Lié semble-t-il à ce cinéaste aussi marginal que lui, pour le meilleur et pour le pire.Des Amants, il garde un souvenir nostalgique, et une nouvelle vision des choses.«Je ne regarde plus les clochards de la même façon depuis», confesse-t-il.Cette incursion l’a enrichi.Lui et Carax ne se fréquentent pas entre les films.«On est deux timides, alors.Il faut que le moteur tourne, qu’on soit embarqués dans un projet, pour communiquer ensemble.» I MUSICI DE MONTREAL Journées du XXe siècle Catherine Courvoisier, piano Catherine Perrin, piano Oeuvres de Hindemith, Gorecki, Longtin et Raats Jeudi 18 mai 1995, 20 h Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts Billets: 16,30 $ /11,91 $.- Taxes et redevance en sus Réservations: 842-2112 Orchestre de chambre McGill Chef d’orchestre: BORIS BROTT L’HISTOIRE DU SOLDAT par I.Stravinsky Lue, jouée et dansée Texte de C.P.Ramuz Narrateur Albert Miliaire Diable Paul Latreille Soldat Richard Bérard Ballerine Maria Castello Lundi soir, 22 mai, 20 h SALLE REDPATH 3461 rue McTavish Billets: 25 $ étudiants: 15 S Place des Arts: 842-2112 Admission: 790-1245 1M4MIM 3000 ?Une envolée fiable *Incomparable SMCQ-ACREQ: Electronic Daniel Pancaldi, marimba L’Ensemble de la SMCQ, direction Walter Boudreau Oeuvres de Dolden, Thibault, Varèse et Stockhausen Prix Flandres-Québec 1994 Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau, 20 h BILLETS: 987-6919 23$/16$ 2 billets pour PARIS Pauline Julien Tirage parmi l’assistance le 17 juin 1995 1364, chemin Ste-Marguerite (sortie 69 de l’autoroute des Laurentides) LE DEVOIR EN COLLABORATION AVEC UNE SOCIETE i u J SMS Le loi!, HcSaiiilfi-llélf Du (i avril au juin I !)!).! mil'le mardi, dr Mill Reiiseigiieiiienls: (.11 1)8(11-1171)1 ( ë I SAISON 95-96 DU 26 SEPTEMBRE AU 21 OCTOBRE 95 ¦ ' Mère Courage Bertolt Brecht Traduction : Geneviève Serreau et Benno Besson Mise en scène: André Brassard Avec: Marie Tifo, Pierre Curzi, France Castel, Roger Larue, Alïné Dorval, Serge Postigo et sept autres comédiens DU 7 NOVEMBRE AU 2 DÉCEMBRE 95 / La Promenade des veuves Une création de Simon Fortin Mise en scène : Guillermo de Andrea Avec : Rita Lafontaine, Benoit Girard et cinq autres comédiens DU 16 JANVIER AU 10 FÉVRIER 9& ; La Cantatrice chauve • La Leçon Eugène Ionesco Mise en scène : Daniel RoUSSel Avec : Hélène Loiselle, Normand Chouinard, Markka Boies, Jean Marchand, Violette Chauveau, Cari Béchard, Christiane'Proulx DU 27 FÉVRIER AU 23 MARS 96 Tchékhov, Tchékhova Francine Berge / François Nocher „ Traduction : Anna Christophoroff Mise en scène : Yves Desgagnés Avec .-.Patricia Nolin, Gilbert Sicotte DU 9 AVRIL AU 4 MAI 96 .Barouf à Chioggia Carlo Goldoni Traduction : Olivier Rêichenbach *.Mise en scène : Guillermo de Andrea Avec: Rémy Girard, Pierrette Robitaille, Raymond Bouchard, Markita Boies, Raymond Legault, Sophie Clément, Guylaine Tremblay, Gilles Provost, Guy Jodoin, Stéphane Jacques et trois autres comédiens En coproduction avec le Centre national des Arts BAVQl I -, LUREMIINM Abonnez-vous: 845-0267 DÉPLIANT DISPONIBLE SUR DEMANDE ABONNBZ-VÜUS DBS ÂUJOCIRDÏ 11 U! I 1/2 PIHCk GRAl LUI THEM ANTONY AND CLEOPATRA par William Shakespeare Un récit alliant intrigue politique, romance et tragédie à grand déploiement.DANS LA LANGUE IF WE ARE WOMEN par Joanna McClelland Glass Suite à un décès d'un membre de leur famille, quatre femmes de générations différentes se retrouvent rassemblées dans une maison aux abords d'une plage sur la côte du Connecticut.Les sarcasmes se lient à la comédie quand elles se mettent à exprimer leurs points de vue divergents.TAKE THE FLOOR par Susan Pam-Grant et DJ.Grant Quatre débutants prennent des leçons de danse durant une fin de semaine, avec un professeur exubérant et passionné.L'humour, la passion et la musique sont au rendez-vous.SHAKESPEARE .ÇA ME PLAÎT I 288^3161 TllirilONi: 453 St.François Xavier Métro Place d'Armes 7 PIÈCES SAISONNIÈRES \BONNi:Z-V()l ’S BBS ALJOI BD I II I ! I.K I) E V 0 I H .t 4 M A I I II II S II U S C K N I T H É À T R E EiN RÉCITAL «.vraiment excellent.Pierri est d'une maturité artistique unique.» - New York Times « Brillant ! -.cet artiste versatile est un martre.» - Le Soir, Paris Salle Pierre-Mercuri Centre Pierre-Péladeau Le mardi 16 mai 1995, 20 h 987-6919 / Admission : 790-1245 Billets : 2& $, 24 S, étudiants : 12 S 300, boulevard de MâisÀneuve Est Métro Berri-UQAM (sortie rue Saint-Denis) LL DEVOIR WmÉm LE DEVOIR Métro Berri-UQAM (sortie rue Samt-Denis) jours Théâi Festival D E Amériques des MATRONI El MOI I4 première pièce du comédien Alexis Martin, une farce métaphysi-co-burlesque où se confrontent un jeune thésard qui s’enflamme sur la mort de Dieu et un gang de petits caïds qui cherchent à zigouiller des trafti'es.Inclassable, hilarant et magnifiquement défendu par des comédiens qui sans improviser n’en sont pas moins orphelins d’un metteur en scène.Une rareté.Au studio du Monument National.POOR SUPER MAN Iz nouvelle pièce à odeur de scandale de l’Albertain Brad Fraser, l’auteur des Restes humains non identifiés et de L’Homme laid, mise en scène par Fernand Rainville et jouée, entre autres, par le metteur en scène Claude Poissant et un comédien magnifique de justesse, Emmanuel Bilodeau.Mais, comme à l’habitude, l’odeur de scandale de Fraser se dissout vite dans un burlesque un peu simpliste où les homos et les hétéros sont les bons et les méchants.Au Quat’Sous.IE SEA HORSE Deuxième mise en scène d'André Brassard cette saison, après une bien piètre Mouette au Rideau Vert.Brassard reprend une pièce qu'avaient défendue chez I )ucep|je en 1974 Denise Filiatrault et Jacaues Godin.Ce coup-ci, Francine Rue! et Gilles Renaud prennent les rôles dims cette histoire d’amour sur fond de port de mer.Mais le charme ne fonctionne pas, les comédiens n’arrivent pas à convaincre, et tout reste sec dans cette histoire qui se déroule une nuit de pluie.A la Compagnie Jean-Duceppe.JOIE La comédienne Pol Pelletier, après une tournée qui l’a menée de Paris à la Tunisie et au Brésil, est de retour avec son solo vindicatif et festif sur ses dix ans de théâtre féministe de 1975 à 1985.Joie permet surtout d’apprécier une comédienne à l’énergie hors du commun.Sur la scène du Théâtre Denise-Pelletier.Robert Lévesque D’introna à l’affût d’un théâtre des petits riens Reprise de Pigiami, le spectacle fétiche du Teatro dell’Angolo, pour clôturer la 10e saison de la Maison Théâtre I MUSICI DE MONTRÉAL |U VI J.l ri ROY SM G O REC Kl Dans le cadre des Journées du XXe siècle CATHERINE COURVOISIER, PIANO Paul Hindemith Les Quatre Tempéraments Également au programme : Michel Longtin Sursolitudes (création) Jaan Riiats Concerto pour orchestre Henryk Gorecki Concerto pour clavecin et orchestre Catherine Perrin, clavecin LONGTIN Jeudi le 18 mai 1995, 20h00 Théâtre Maisonneuve Place des Arts Billets : I 1,91 S / 16,30 $ (taxes et redevance en sus) Billetterie : 842-21 12 GILBERT DAVID Il est certes de Turin, réputée pour ses usines Fiat, mais Nino 1 )Tntn> na, lui, carbure plutôt à la poésie scénique.Comédien, auteur et metteur en scène, il fait partie depuis 1975 du Teatro dell’Angolo, une coopérative de théâtre qui a marqué l’histoire du théâtre jeunes publics, tant en Italie qu’ailleurs dans le monde.Devenu par la force des choses un globe-trotter invétéré, l’artiste italien est souvent dans ses valises.On ne peut s’empêcher de penser à ces comédiens dell’arte qui, durant la Renaissance, ont essaimé partout en Europe, établissant dans les capitales des troupes qui allaient contribuer à populariser le théâtre.D’Introna ne renierait pas cette généalogie qui en fait le dépositaire d’une tradition de jeu où le corps est aussi parlant, sinon plus, que le verbe.Avec sa tête d’«adultenfant», ses mimiques de zanni, son français qui chante les voyelles, Nino — nous sommes à tu et à toi depuis dix ans que nous nous connaissons — est en effet un baladin extraordinaire.Un poète des planches, dont la douce folie a créé tout un choc lorsqu’en août 1984, à l’occasion de l’édition annuelle du Festival international de théâtre jeunes publics, il est débarqué à Montréal en compagnie de Giacomo Ravicchio avec Pigiami, un spectacle qui a fait date.Le choc a été réciproque et le comédien a tout de suite noué des liens solides avec un grand nombre de créateurs québécois dans le domaine.Lui et son partenaire de jeu dans Pigiami, puis en 1985 dans Robinson SOURCE LA MAISON THEATRE' Alessandro Pisci et Pasquale Buonarota dans Pigiami, du Teatro dell’Angolo.et Crusoé, ont entre autres concocté Terre promise / Terra promessa avec les animateurs des Deux Mondes (ex-Théâtre de la Marmaille), un spectacle sans paroles créé en 1988, qui a tourné depuis un peu partout dans le monde.Nino et Giacomo sont de la race des acteurs-créateurs.northern telecom Commanditaire principal de la saison IW4-IW5 BANQUE NATIONALE imn MalletteMaheu O Théâtre Maisonneuve BilletsenventeàlaPdA/5148422112 CTO Place des Arts et Réseau Admission/514 7901245.Redevance et frais de service.«Au dell’Angolo, avance Nino, nous aimons savoir pour qui et pourquoi nous faisons du théâtre.On a comme parti pris de rapprocher le public du théâtre et vice-versa.» Au rayon des bons souvenirs Depuis 1990, l’acteur de quarante ans, tout en tournant épisodiquement les spectacles créés au dell’An-golo, a accepté des contrats ailleurs.On le retrouve tantôt à Genève où il a monté sa propre pièce intitulée Papa ange au Théâtre Am-Stram-Gram, tantôt à Lyon où il a joué Or-gon dans Le Tartuffe, puis Sganarelle dans un Dom Juan de Brecht d’après Molière, pour la Compagnie Michel Belletante — cette dernière production a d’ailleurs été présentée à Montréal en novembre 1994 à la Nouvelle Compagnie théâtrale.Il vient aussi de signer en début d’année la mise en scène de Balade pour Fannie et Carcassonne, de Lise PHOTO PASCALE KOENIG Nino D’introna Dossier Zéro (chine) La Nuit (canada) 31 mai au 5 juin Usine C de Carbone 14 ¦ 1345, Lalonde 24 au 27 mai et 29 mai au 3 juin Théâtre du Maurier, Monument-National 1182, Saint-Laurent Présenté en mandarin avec traduction simultanée en français et en anglais Une production du Théâtre de la Vieille 17 «La femme à l’âme tuméfiée jette son corps, la nuit, dans la brûlure de la souffrance et du désir.» Claire Diez, La Libre Belgique (Belgique) Parce que la vraie vie est dans la marge.«Dossier Zéro a démontré qu aucune politique au monde ne pourra jamais empêcher des hommes et des femmes de parler d’amour, de liberté, de tolérance, de fraternité.» Jean-Marie Wynants, Le Soir (Belgique) du 24 mai .» DOr au 6 juin 1995 «Le spectacle écrit, mis en scène et interprète, en compagnie de Gérald Gagnon, par la Canadienne Anne-Marie Cadieux, tient du miracle - oserais-je dire : de la pureté, comme un champs de neige immaculé.» Catherine Degan, Le Soir (Belgique) INFO-FESTIVAL (514) 842-1222 Comptoirs Admission : 790-1245 Extérieur de Montréal 1-800-361-4595 HOWARD JOHNSON nôtrlPni/a MÉItM Vaillancourt, pour le Théâtre des' Confettis de Québec.Et le voilà de nouveau à Montréal ces jours-ci pour la reprise de Pigiami, un spectacle qu’il a joué près de 500 fois et qui avait pourtant célébré sa dernière officielle à Turin.«Quand Alain Grégoire, directeur du secteur jeunesse au Centre national des arts, m’a téléphoné, explique-t-il, pour inviter Pigiami à Ottawa, le spectacle avait été rangé au rayon des bons souvenirs de la compagnie deux mois avant.Mais il a insisté et, quand on a eu l’assurance que la reprise pourrait comprendre une série importante de représentations, à Ottawa, à Belœil, à Montréal et à Québec, la compagnie a décidé de remonter le spectacle avec deux nouveaux comédiens, plus jeunes.» Le comédien me raconte ensuite comment ils ont procédé dans la sélection des deux interprètes et dans la mise au point de la représentation.«Au départ, il y a eu une cinquantaine de candidats que nous avons tous rencontrés, Giacomo et moi.Puis, on a choisi dix acteurs que nous avons fait travailler ensemble, en modifiant les tandems.On a finalement retenu Pasquale Buonarota et Alessando Pisci qui ont eu à se plier à la mise en scène originelle, en se référant scrupuleusement à la vidéo du spectacle.Mais, évidemment, ils sont quand même différents de nous.Nous avons répété avec eux environ quarante jours, avant qu’ils ne le jouent devant les jeunes de Turin.Le plus difficile dans ce spectacle qui s’inspire des jeux enfantins et qui puise sa poésie dans les petits riens de la vie quotidienne, c’est le rythme.Parce que tout a l’air d’être spontané, alors que tout est très précis, calculé au quart de tour.» Un théâtre de l’intime Toute la grâce et la magie ludique de ce spectacle unique tient en fait à cette difficile maîtrise de l’évidence.«C’est un spectacle très simple et assez primaire, note le comédien, et ça ne ressemble surtout pas à du “vrai” théâtre.Je me souviens que nous avions, avant de le créer, observer les tout-petits en ateliers dans leur manière de jouer avec les objets.Notre façon d’être dans le non-jeu et même la manière de composer l’action ont été dérivées directement de notre observation du comportement des enfants, en jouant avec eux et devant eux.Nous souhaitions réaliser une sorte de théâtre de l’intime et tout le défi a consisté et consiste toujours à retenir l’attention des enfants sans avoir recours à de gros trucs spectaculaires.» Pigiami est donc un spectacle minimaliste, ce qui ne l’empêche pas d’être rempli d’une multitude d’événements apparemment anodins mais qui sont la trame d’une tendre fable sur l’apprivoisement mutuel de deux petits garçons dans une chambre dont les meubles et les ol> jets utilitaires se prêtent aux situations les plus inattendues.Les mots s’y font rares, parce que le silence est ouvert au dialogue des corps et à la complicité qui se nourrit avant tout de non-dit.Il faut avoir vu les enfants se bidonner et s’émerveiller tout au long de cette équipée en pyjama, qui a la résonnance insolite d’un rêve éveillé.Il y a déjà plus de dix ans que ce spectacle a commencé sa carrière et, maintenant que deux autres comédiens ont pris le relais, on en tire la conviction qu’il est pour ainsi dire inépuisable.Les enfants de quatre à dix ans auront ainsi droit à une petite merveille, du 17 mai au 4 juin, à la Maison Théâtre.Et cette institution montréalaise, vouée à la diffiision du théâtre jeunesse de qualité, clôture sa saison du dixième anniversaire de ia pius belle façon qui sait En célébrant encore et toujours l’imagination.Avec des créateurs qui n’ont eu de cesse de traiter d'égal à égal avec les enfants.CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON OU TEXTE MAL IMPRIMÉ L K l> K V 0 I it .I.V.S 8 A M K It I I :t K T l> I M A N C It K I I M Al I II I» A TÉLÉVISION Carmen, Martin, Pauline et les autres Les gens de Walt Disney ont abondamment commenté le costume de Martin Drainville, très chic, très latin, selon eux.Mais la couleur de l'habit du comédien était, en fait, le dernier de leurs soucis.S’ils étaient dans les studios de Radio-Québec, c’était pour s’assurer que le «concept» de leur jeu-questionnaire était respecté, que l’ambiance et l’humour étaient de la partie, que les décors étaient bien faits, les questions bien adaptées.Ils sont repartis contents.Radio-Québec termine ce weekend le tournage de Mais où se cache Carmen Sandiego, un jeu questionnaire qui appartient à Walt Disney, est déjà diffusé aux Etats-Unis (sur PBS) en Allemagne, en Italie et en Espagne.Le jeu fait appel aux connaissances en géographie.Les candidats sont des apprentis détectives qui, à partir d’indices, se lancent sur la trace de Carmen Sandiego, une illustre cambrioleuse qui vole surtout des monuments historiques.L’émission a peu à voir avec Génies en herbe qui, veulent les rumeurs, pourrait justement avoir à l’automne sa version junior, pour les jeunes, à Radio-Canada.Carmen est un jeu tout autant qu’un questionnaire.Ça court, ça chante, ça bouge tout le temps.Tout est conçu sur ordinateur.Une réserve s’impose si on se fie aux bouts d’enregistrements observés cette semaine: la voix trop forte, voire criarde de la «chef» de l’agence Interglobe, Pauline Martin.Elle en met trop.Ce n’est pas nécessaire, il y a déjà, en studio, 80 étudiants à qui on demande de crier à chaque jeu, à chaque question.Mais où se cache donc Carmen Sandiego est un des rares projets qui a pu se développer normalement, malgré les compressions catastrophiques qui ont frappé la boîte en mars.Et ce n’est pas parce qu’elle ne coûte rien: le budget global de la série — en tout 72 émissions de trente minutes, présentées à raison de deux par semaine — s’élève à 2,3 millions $.Ce montant inclut les salaires, les décors, l’achat des droits etc.Radio-Québec calcule que chaque émission lui coûte à peu près Il 000 $.Elle exclut dans ce montant les salaires de ses techniciens, qu’elle doit payer de toutes manières.Lorsqu’ils sont venus à Québec il y a quelques semaines, les experts de Buena Vista Television, de Walt Disney, n’ont pas seulement inspecté la production, ils ont donné quelques petits cours aux Québécois sur l’utilisation du jeu sur logiciel.Car avant d’être un jeu télévisé Mais où se cache Carmen Sandiego est un jeu sur disque laser.L’adaptation semble fort réussie.Une question, dans une émission, est posée par une huître de Cara-quet.Or, elle parle comme la Sagoui-ne.Les questions, les commentaires et les chansons ne sentent pas l’importation.La responsable du jeu à Radio-Québec, Carmen Bourassa, est bien prête à discuter de la sagesse de présenter un jeu américain à Radio-Québec mais elle demande alors que le débat inclue les autres jeux, comme Que le meilleur gagne, importée de France et initialement d’Australie, Jeopardy etc.Elle insiste sur les qualités éducatives du jeu, estimant qu’elles peuvent stimuler l’apprentissage de la géographie, parce que les questions vont plus loin que ce qui se dit dans les classes de secondaire 1, niveau de recrutement des candidats.Anne-Marie Losique animera Box Office Une nouvelle émission sur le cinéma prendra l’affiche à compter du 8 juin, sur Musique Plus.«Ce ne sera pas une émission de critique mais bien de coulisse», résume le directeur de la chaîne, Pierre Marchand.Pour la première fois, donc, la chaî- D E S •AUI.E K I V I È ?R E S ne aura sa petite équipe à Cannes, qui recueillera des informations pour sa première émission.Le choix d’Anne-Marie Losique fait jaser dans le milieu du cinéma.Plusieurs se sont empressés de dire qu’elle a le job parce qu’elle est la fille de Serge Losique, directeur du Festival des Films du Monde.Le di- recteur de Musique Plus prend les devants et affirme bien haut que la fiûe n’a rien a voir avec U1 père.Et Musique Plus non plus.«Nous n’avons rien avoir avec le FFM.Anne-Marie a fait des courts métrages, des reportages radio et elle est une passionnée de cinéma».L’émission ressemblera-t-elle au volet «cinéma» de La Ruée vers l'art présentée à la SRC?Pierre Marchand éclate de rire.«Vous ne verrez pas de personnes assises sur des chaises.» Auteurs, réalisateurs et producteurs: à couteaux tirés Cette semaine, le Journal de Montréal informait ses nombreux / r """SSi MH?'gmM % ¦ | • fLÉ- -vyn SOURCE RADIO QUEBEC Pauline Martin, Martin Drainville, Denis Levasseur, Claire Jacques, Denis Trudel et Widemir Nonnil chercheront avec vous Carmen Sandiago.Café.LA NUIT BLANCHE De minuit à l’aube! Danser sur les airs du trio TANGO MUSETTE, avec Didier Dumoutier, Luc Fortin et Patricia Deslauriers Des empanadas seront servis.Tenue de nuit Le samedi 20 mai à minuit Prix d'entrée: 15 S LE DEVOIR 4848, boulevard Saint-Laurent porte côté nord 285-4848 Ouvert du jeudi au dimanche à partir de 21 h 30 PRODUCTIONS CONTINENTART INC.Illicàtrc Ht-ltciiis LA VÉRITABLE TRADITION AFRO-ANTILLAISE ENSEMBLE NATIONAL FOLKLORIQUE DE CUBA TOURNÉE QUÉBÉCOISE 22 mai Drummonville 1-800-265-5412 23-24 mai Québec (418)659-6710 25 mai Trois-Rivières (819)380-9797 Montréal - 26-27 mai, 20h00 P Billets: de 25$ à 36$ lecteurs des nombreux projets des K’obliques auteurs Réjean Trent-ay et Fabienne Larouche, On y lisait aussi le nom des comédiens pi essentia pour jouer dans les fu tures séries el miniséries du tandem.Chez SDA, qui a produit Scoop et produira au moins deux des fu tures séries, ça grognait.Pourquoi?Parce que le coulage de ces informations était jugé tout à fait déplacé, vu qu’il n'y a rien de déridé.En fait, certains chez SDA voient la manœuvre comme une tentative des auteurs d'imposer leurs propres comédiens.Auteurs, réalisateurs et producteurs sont tous convaincus, respectivement, qu’ils sont le mieux placés pour prendre les décisions importantes! Ce sont les séries québécoises qui coûtent cners! Un titre dans l’édition de samedi dernier contredisait l’article qu’il coiffait, article soulignant qu’en raison des droits élevés demandés par les interprètes et auteurs, une série américaine coûtait moins cher à un télédiffuseur qu’une série québécoise.Aux lecteurs qui ne lisent que les titres, mille excuses car vous avez été mal infonnés.Aux autres, bravo pour votre persévérance, vous avez tout compris! AU PAOüfiAIM MIQUl.PtlUlUm POllll.KUIPIUM TAIllfftAAt.CIAIUAIIK QUATUOA IQIQ IUA(P0HAIP.AHPftlW P_________ QUATUOA POOA «lllt iPAtitAtl DUUHV.(lAOPt QUATUOA tH TOI UlINtUA.OP.10 RÉSERVA-TEL (514) 748-7288 Visa el Mastercard acceptées ¦ • Ul 10 fT 20 nun IQQC 20 UIOM! (ALU HUKHUTlMflltt CPO.(A Pt IA (Oit IAMI(.(AIA!tlllt.OUIAdDOHI «KO A ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Charles dutoit LES DIMANCHES STANDARD LIFE 0 /-¥¥ a ni T7C- i \i ïtaït u f t STANDARD LIFE .iL .LEO GRINHAUZ, violoncelle ANGELINA RÉAUX, soprano HUDSON SHAD, quatuor vocal Dimanche 14 mai, 14h30 BERIO: HONEGGER: SAINT-SAËNS: WEILL: Folk Songs Concerto pour violoncelle Allegro appassionato pour violoncelle et orchestre Les Sept Péchés capitaux , Angelina Réaux BILLETS: 9,75$ 12.25$ 16,50$ (taxes et redevance PdA en sus) (Enfants moins de i6 ans: 50% de réduction) REPETITION PUBLIQUE présentée par Les^ du Maurier Ltée CHARLES DUTOIT, chef • IGNAT SOLZHENITSYN, piano Mardi 16 mai.1 Oh BILLETS: 3.00$ (taxes incluses).En vente dès maintenant à l'OSM ainsi qu’à la Place des Arts (paiement comptant seulement) * LAIT présente LES CAUSERIES OSM Mardi 16 et mercredi 17 mai à 18h45 Hall central de la Place des Arts Invité: Rodney Sharman • Animateur: José Evangelista LES GRANDS CONCERTS CHARLES DUTOIT, chef IGNAT SOLZHENITSYN, piano Mardi 16 et mercredi 17 mai, 20h SHARMAN: In Changing Light BEETHOVEN: BORODINE: ENESCO: Concerto pour piano n° 5, «L’Empereur» Symphonie n° 2, «Epique» Rhapsodie roumaine n° I ) BANQUE Jl le 17: W Groupe if Investors Ignat Solzhenitsyn Commanditaires: le 16: m snmîs iHVEsrots nanti BILLETS: 9,75$ 19.25$ 27,00$ 30.00$ 37,50$ (taxes et redevance PdA en sus) J LES MATINS SYMPHONIQUES IÏ1ETRO CHARLES DUTOIT, chef Mardi 23 mai.10h30 BERLIOZ: Benvenuto Cellini, ouverture LALO: Rhapsodie norvégienne BIZET: Patrie, ouverture dramatique ROUSSEL: Rhapsodie flamande BIZET: Ouverture BERLIOZ: Béatrice et Bénédict, ouverture LISZT : Rhapsodie hongroise n° 2 BILLETS: 14.00$ (taxes et redevance PdA en sus) J'É *&«.‘“PsodTes ' Charles Dutoit LES CONCERTS GALA CHARLES DUTOIT, chef OLLI MUSTONEN, piano Mardi 23 et mercredi 24 mai.20h BERLIOZ: Waverley, ouverture PROKOFIEV: Concerto pour piano n° 3 BIZET : Symphonie en do majeur RESPIGHI: Les Pins de Rome Commanditaires: le 23: v*—^ le 24: Llmpériale EGaz Métropolitain BILLETS: 9.75$ 19.25$ 27.00$ 30,00$ 37.50$ (taxes et redevance PdA en sus) Olli Mustonen cfb Salle Wilfrid-Pelietier Place des Arts Billets en vente à l'OSM / 842-9951.à la PdA/ 842-2112 et au Réseau Admission / 790-1245. G 8 K I) K V (U H .I.K S S A M K I) I I :» K T 1) I M A N C II K I I M Al I H H m T S I) I S (J U E S CLASSIQUES Pianistes en tout genre FRANÇOIS TOUSIGNANT JOHANNES BRAHMS Quatre ballades op.10, deux rhapsodies op.79, Variations et fugue sur un thème de Handel op.24.Alexei Lubimov, piano.Erato 4509-98474-2 Brahms a la réputation, souvent méritée, d’être un compositeur lourd.Qu’à cela ne tienne, Alexei Ijj-bimov a décidé de relire les œuvres de son programme avec simplicité.Faisant fl des préjugés entourant souvent la musique «sérieuse», il propose un éclairage juvénile et ensoleillé des Variations sur un thème de Haendel.Le pianiste connaît bien le répertoire baroque pour avoir longtemps joué aussi du clavecin.Cela s’entend dans son jeu.Tout est cristallin, du grave qui jamais ne s’écrase aux aigus décoratifs.Il joue cela avec le style et l’élégance propres aux clavecinistes.C’est dire à quel point la musique prend vie.Je ne saurais décrire toutes les coquetteries doptJ'pterprète parsème son interpréta* icoJJci un trait de gamme réalisé comme une vocalise colo-rature, là une hésitation qui souligne une respiration, encore un détaché inattendu (mais pourtant légitimé par la partition).Cela est plus qu’amusant ou séduisant: cela convainc.Chaque variation devient une petite perle dont l’orient est originalement mis en valeur.Même la fugue, si ardue sous les doigts de nombreux autres pianistes, reste transparente.Vous allez découvrir une nouvelle approche de Brahms qui, j’espère, portera des fruits.Les quatres ballades feront bondir ceux qui ne jurent que par l’interprétation qu’en a laissée Glenn Gould.On parle souvent, en commentant ces pièces, des brumes du nord de l’Allemagne, du ciel gris et des plaines n m B i mhh JE mmm mornes.Lubimov nous rappelle que le soleil y brille aussi parfois, et que l’arc-en-ciel n’y est pas inconnu.Je crois bien que c’est la première fois que je peux les écouter sans un moment d’ennui.Le côté fantomatique de la troisième est étonnant: mélange de grande sécheresse et de flou.Ici on s’émerveille de l’excellente prise de son de l’enregistrement; toutes les résonnances sont captées avec soin, ce qui nogs fait entendre un silence habité.Ecoutez cela un soir, tranquille.Ne serait-ce que pour le plaisir d’apprécier un travail technique d’enregistrement d’une rare perfection.Les deux rhapsodies ne sont pas en reste.Musique de salon, Lubimov s’attache à les rendre plaisantes.Jamais il ne souligne au crayon rouge les réapparitions ou transformations des motifs.Il se contente simplement de les intégrer au discours.C’est peut-être là son secret A l’inverse de tant d’interprètes qui doivent démontrer qu’ils ont analysé la pièce et qui font de la musique une preuve — Brahms est le compositeur idéal pour cela —, Lubimov articule un discours musical d’où émergent tous les trucs techniques du compositeur comme si de rien n’était Une très belle leçon de musique et, surtout, une bonne heure de bonheur.WOLFGANG AMADEUS MOZARI Sonates pour piano KV288 et 331 (alla turca); Fantaisie en ré mineur KV397.Ivo Pogorelich, piano.DGG 437 763-2 Dernier disque en date de l’icono-claste du piano, celui qui peut tout faire.Pourquoi alors ne fait-il rien?J’annonce d’office mes couleurs: j’abhorre cet enregistrement Pogorelich a beaucoup d’imagination, une palette sonore étourdissante, et une envie de dépoussiérer le répertoire.Louable.Pas à n’importe quel prix cependant.La Fantaisie en ré mineur devient un exercice de cirque, une caricature d’elle-même.Comme les deux sonates du disque d’ailleurs.Que de complaisance et de mépris face au texte.Je reconnais que le pianiste s’inspire de l’apport des «nouvelles» connaissances en ce qui concerne l’exécution de ce répertoire peu plus détaché, articulation perlée, etc).Tout ce qu’il touche ici est cependant amplifié jusqu’au grotesque.Au point où, alors que les notes de programme nous parlent d’un mouvement lent «sensible et inquiet», le pianiste l’interprète comme un coucou suisse.On tombe ici dans la bouffonnerie musicale.Quand on dispose de -ragr— MOZART POGORELICH KlAVIERSONATEN KV283 » KV331 "ALLATURCA.PIANO SONATAS SONATES POUR PIANO FANTASIE KV397 tels moyens, c’est un scandale de les utiliser pour rire ainsi du public et des consommateurs.LUDWIG VAN BEETHOVEN Sonates pour piano op.109,110 et 111.Louis-Philippe Pelletier, piano.Port-Royal PR2203-2 D> un tout autre genre, voici les deux premiers enregistrements de la nouvelle maison montréalaise Port-Royal.De par les artistes choisis et le répertoire présenté, elle porte dignement son nom.Louis-Phillipe Pelletier nous a déjà donné, entre autre, une Fantaise op.17 de Schumann remarquable.Après de nombreuses (et trop longues) années d’absence, le revoici avec trois monuments: les trois dernières sonates pour piano de Beethoven.Admirons le courage de l’artiste qui se lance dans une telle entreprise.Ce qui frappe et émeut le plus à l’écoute, c’est l’énergie.La musique de Beethoven en est une de contrastes violents.Tout comme la personnalité artistique de Louis-Philippe Pelletier.De cette conjugaison peu commune, la musique sort des haut-parleurs comme un ouragan impétueux.Il y a ici urgence impérative qui commande tout.Il m’a fallu deux bonnes semaines pour, parole, non pas m’habituer, mais bien trouver en moi l’attention et l’abandon que ce disque exige.On a beaucoup entendu le début de l’op.110, moment de calme et de grâce.Il y a une grande faute dans ce choix.C’est le calme avant la tempête.Le pianiste défonce les portes dès le mouvement suivant.C’est difficile à prendre.Mais quelle expérience musicale! Dans tous ces contrastes exacerbés, les moments lyriques prennent un relief d’autant plus expressif.Le premier mouvement de la sonate op.111 est magistralement exécu- Beethoven Louis-Philippe té.Un magnifique coup de poing dans le ventre.L’Ariçtta variée est cependant décevante.A trop vouloir faire parler chaque note, la ligne souffre un peu; le côté molto semplice est escamoté.Dans le même genre, les variations qui closent l’op.109 sont mieux réussies.La prise de son est assez bonne.Un peu trop près du piano, qui lui n’est vraiment pas bon.C’est dommage car cela gêne parfois l’écoute.FRÉDÉRIC CHG?!N Sonate n° 2, en si bémol mineur, op.35; Sergei Rachmaninov: Sonate n° 2, en si bémol mineur, op.36; Heitor Villa-Lobos: Rudepoêma; Adolf Schulz-Evler: Arabesques sur des thèmes de Johann Strauss (Le Beau Danube bleu).Marc-André Hamelin, piano.Port-Royal PR2204-2 Un répertoire plus traditionnel pour cet explorateur infatigable qu’est Marc-André Hamelin.La deuxième sonate de Rachmaninov lui va comme un gant.L’intensité qu’il met à interpréter cette page change des versions qu’on a l’habitude d’entendre dans les concours.On croirait même qu’il s’agit de très grande musique.Comme le Rudepoêma de Villa-Lobos.Il n’existe sûrement pas de meilleure version pour s’initier à cette œuvre.En virtuose accompli, le pianiste se permet des toutes petites coquineries à la Ravel, se moquant de tous les pièges de la partition, jouant à faire de la musique.La sonate de Chopin reste décevante.J’ai l’impression que le pianiste a évacué les problèmes que posent cette œuvre au niveau de la composition (notamment celui des reprises).On a ici une belle version virtuose, qui nous laisse sur notre faim.Un exemple: les octaves du dernier mouvement tournent à vide plutôt que d’effrayer.Pogorelich triomphe dans cette sonate, on a de la peine à l’oublier.Reste la paraphrase sur Le Beau Danube bleu.Que d’élégance et d’imagination! Le jeu virtuose est totalement transcendé par la sensibilité et l’attention que Marc-André Hamelin apporte à l’harmonie et à ses couleurs.Banal quand il le faut, coquet, poétique, voire inspiré, il transporte la musique dans un monde où la joie est reine.Personne n’y reste insensible ni n’est déçu.Rachmaninov'* Villa-Lobos ’ fiiuno il*-6vlor up tori 1.5*1 : ),Î3L -bti S! I f il i ._ samedi 13 mai 6 h 04 LA GRANDE FUGUE Musique du matin, calendrier des événements musicaux et des émissions à souligner pour le week-end.Le samedi et le dimanche, le RADIOJOURNAL à 8 h.Une émission de Gilles Dupuis.10 h RAYON MUSIQUE Magazine qui explore l'univers du disque sous , toutes ses facettes grâce à des dossiers ;.musicaux variés et à des invités.Anim.;Francine Moreau.Collab.Catherine Perrin.; i : Réal.Michèle Vaudry.¦ 'iz h RADIOJOURNAL ; y h 10 DES MUSIQUES EN MÉMOIRE 1 ; Mémoires Vives : Musique et danses de Bali ; - avec le Gamelan de l'Université de Montréal.' -Anim.Élizabeth Gagnon.Réal.Lorraine ï i L Chalifoux.: 13 h 30 L'OPÉRA DU SAMEDI : ’.'Der Barbier von Bagdad de Peter Cornelius "(opéra en deux actes, enregistré en 1956) et ; ; ¦Arlecchino de Ferrucio Busoni (caprice théâ-^ ;-tral en un acte, enregistré en 1958).Anim.Jean Deschamps.Réal.Maureen Frawley.17 h 30 MONTS ET MERVEILLES - î.Une vingtaine de conteurs donnent à enten-1 : dre la vraie beauté des contes.Réal.François Ismert.18 h RADIOJOURNAL 18 h 10 MUSIQUE À LA CLÉ DES CHAMPS Syrinx, Danse sacrée et Danse profane, Danseuses de Delphes, extr.Chansons de Bilitis, extr.Six Épigraphes antiques et Prélude à l'après-midi d'un faune de Debussy; La plainte au loin du faune de Dukas.Une émission d'André Vigeant.19 h LE PETIT CHEMIN Musique classique, chansons, jazz et folklore, poésies et extraits de pièces de théâtre.Une émission de Jean Deschamps.21 h JE VAIS ET JE VIENS ENTRE TES MOTS Exploration vocale, musicale et sonore à partir de textes suggestifs (poésie, théâtre, roman, nouvelle, correspondance, cinéma).Avec Cynthia Dubois et Alexandre Hausvater.Une émission de Cynthia Dubois.22 h JAZZ SUR LE VIF 1" partie : concert enregistré à la Maison de la culture Frontenac à Montréal avec Michael Gauthier et le Skip Bey Duo.2* partie : de Vancouver, Bruno Hubert Quartet.Anim.Francine Moreau.Réal.Dominique Soutif.Réal.-coord.Daniel Vachon.23 h LA CHAMBRE D'ÉCOUTE Des paroles, des sons et des musiques actuelles, tous genres, styles et tendances confondus.Un rendez-vous radiophonique inédit où l'auditeur fera l'expérience d'un lieu d'écoute toutes dimensions.Une émission de Mario Gauthier.0 h 04 VOYAGE DE NUIT Parcours d'intériorisation, de méditation, de détente.Anim.Anne Morency.Réal.Claude Cubaynes.À compter de 1 h 58, émissions en reprise.dimanche 14 mai 6 h 04 LA GRANDE FUGUE 10 h CARTE BLANCHE Un agréable avant-midi en compagnie de l'animateur Georges Nicholson.Des présentations imagées, des musiques sublimes, des choix éclairés et des commentaires captivants! Une émission de Georges Nicholson.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 POUR LE CLAVIER Annie Fischer (r de 3).Le pianiste Robert Weisz a été l'un des rares élèves d'Annie Fischer.Il évoque la carrière de cette grande pianiste, décédée le 11 avril dernier.Extr.Car- TT/I naval op.9 de Schumann, Impromptu op.142 n° 1 et Concerto n° 1 de Liszt.Anim.Jean Deschamps.Réal.Michèle Patry.13 h LES VOIX DU MONDE Des choeurs de tradition classique ou ethnique, des formations d'amateurs ou de professionnels.Une émission de Claire Bourque.13 h 30 CONCERT DIMANCHE Quatuor Orléans et Jean Desmarais, p.: Quatuor op.54 n° 2 de Haydn; Quatuor op.51 n° 10 de Dvorak; Quintette en sol min.op.57 de Chostakovitch.Anim.Lise Bonenfant.Réal.Marie-Claude Sirois.Réal.-coord.Michèle Vaudry.15 h LITTÉRATURES ACTUELLES Littératures britanniques.Marie-Andrée Lamontagne propose un portrait de la récipiendaire du Booker Prize 1900 et auteure de Possession, Antonia S.Byatt.Louise Dupré présente l'oeuvre de Mary Wesley, et Jean-François Chassay profite de la publication de La Leçon de natation et autres nouvelles pour faire le point sur l'oeuvre de Graham Swift.Lect.Han Masson.Une émission de Stéphane Lépine.16 h LE JARDIN SECRET Quelques-uns des meilleurs écrivains québécois racontent le plaisir et la passion de l'écriture.5' de 10 : Monique Larue.Une émission de Gilles Archambault.Mise en ondes : Sylvie Dufour.16 h 30 TRIBUNE DE L'ORGUE Gilles Cantagrel présente l'orgue de la Cathédrale de Rimouski (dern.de 2).Organiste ; Jean-Guy Proulx.Anim.Michel Keable.Réal.Jacques Boucher.17 h 30 AL DENTE Choix musical varié pour agrémenter votre souper.Anim.Normand Latour.Réal.André Massicotte.18 h RADIOJOURNAL 18 h 10 AL DENTE (suite) S I 19 h LES JEUNES ARTISTES Réalisée conjointement avec la Radio Suisse romande, cette émission met en présence des jeunes artistes suisses et montréalais.De la SRC, Jean-François Latour, p.: Après une lecture du Dante de Liszt.De la Radio Suisse romande, Olivier Theurillat, tp.Manuel Baertsch, p.: Légende de Enes-co; David Brucher, tb., Dominique Lehman, p.: Choral, cadence et fugato de Dutilleux; Sonate de Suleh.Anim.Mario Paquet et Jean-Pierre Amann.Réal.-coord.Michèle Patry.20 h RADIO-CONCERT (édition spéciale) iss En direct de la salle Claude-Champagne de r-j l'Université de Montréal.Louis Lortie, p.: Prélude en do dièse min.op.45, Nocturnes i • ) op.27, Trois Valses op.70, Impromptu n° 3 («k op.51, Ballade n" 4 op.52 et Vingt-quatre Préludes op.28 de Chopin.Anim.Michel .Keable et Françoise Davoine.Réal.Christia-neLeBlanc.22 h JAZZ SUR LE VIF Concert enregistré dans le cadre du Festijazz de Rimouski : Stéphane Grappelli Trio.Anim.Francine Moreau.Réal.Marie-Claude Sirois.Réal.-coord.Daniel Vachon.23 h RADIOS D'EUROPE Les Chemins de terre.Entretien de Jean-Marc Falcombello avec Firmin Clément, qui raconte ses souvenirs et parle de son livre Les Vaches enragées.Prod.Radio Suisse romande.Mise en ondes : Hélène Savoie.0 h 04 ÉMERGENCES Lieu d'inspiration et de méditation sur les valeurs spirituelles de notre époque.Anim.Richard Cummings.Réal.Claude Cubaynes.À compter de 2 h 03, émissions en reprise.lundi 15 mai 6 h RADIOJOURNAL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN À votre réveil, un regard sur les activités du jour, rythmé par la musique et les calendriers culturels provenant des régions.Du lundi au vendredi, le RADIOJOURNAL à 7 h et à 8 h.Anim.Carole Trahan.Réal.Diane Maheux.9 h 10 MUSIQUE EN FÊTE Lise Daoust, flûtiste québécoise, née en 1950.Anim.Danielle Charbonneau.Réal.Frédéric Trudel.11 h EN SCÈNE 1" partie : actualité théâtrale.2'partie : extr.Les Sardines grillées de Jean-Claude Danneau.Coméd.Marika Lhoumeau et Markita Boies.Anim.Michel Vais.Réal.André Major et Lucie Ménard.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE Magazine sur l'actualité culturelle nationale.Chron.Michel Vais (théâtre), Jean-Claude Marineau et Francine Laurendeau (cinéma), Gilles Daigneault (arts visuels); Colette Mersy (musique); Hervé Guay (littérature) et Andrée Martin (danse).Anim.Réjane Bougé.Réal.-coord.Claude Godin.12 h 45 LA CORDE SENSIBLE Pour entendre vos oeuvres préférées, écrivez-nous à La Corde sensible, Société Radio-Canada, 14' étage, 1400, boul.René-Lévesque Est, Montréal (Québec) H2L 2M2, ou appelez-nous au (514) 597-6179 (nous acceptons les frais d'appel.Anim.André Vigeant.Réal.Laurent Major.14 h LES FEUX DE LA RAMPE Orchestre symphonique de la Radio de Cologne, dir.Zoltan Pesko : Symphonie n° 6 de Mahler.Anim.Normand Séguin.Réal.Anne Dubois.16 h 04 L'EMBARQUEMENT.Des chefs-d'oeuvre, des rires, des rites, de l'insolite et des émotions en paroles, en musiques et en chansons.Anim.Myra Créé.Réal.Marie-Claude Senécal.17 h 30 RADIOJOURNAL 17 h 50 1, 2, 3 NOUS IRONS AU BOIS Vignettes radiophoniques pour voix d'enfants ou d'adultes, effets sonores, musique.ou le monde selon les enfants.Une émission de Cynthia Dubois.18 h LA FARANDOLE Extr.Sonates en si bém.de Danzi et extr.Sonate en mi bém.de Mendelssohn : Charles Neidich, dar., Robert Levin, pianoforte.Oeuvres de Haydn : Concerto : Martha Argerich, p., Orchestre de chambre de Würtemberg Heilbronn, dir.Jôrg Faerber, extr.Symphonie n° 96 « Le Miracle » et extr.Symphonie n° 98 : La Petite Bande, dir.Sigiswald Kuijken.Une émission de Janine Paquet.19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Soirée Marie Laforêt.Une émission d'Élizabeth Gagnon.20 h RADIO-CONCERT Orchestre symphonique de la Radio de Stuttgart, dir.Emmanuel Krivine; Mischa Maisky, vie.: Le Carnaval romain op.9 de Berlioz; Adagio con variazioni de Respighi; Concerto n” 1 op.33 de Saint-Saëns; Symphonie n° 2 de Sibelius.Anim.Michel Keable.Réal.Richard Lavallée.Réal.-coord.Christiane LeBlanc.22 h RADIOJOURNAL 22 h 10 ILLUSTRES OU INCONNUS Un jeune prêtre aux études à Rome.Septième d'une famille de sept enfants, Hubert Paradis est ordonné prêtre en 1950.Un an plus tard, il part à Rome pour faire des études bibliques.Coméd.Guy Mignault.Narr.Normand Latour.Réal.Claire Couture.22 h 35 X Y JAZZ De Vancouver, André Rhéaume explore Semaine du 13 au 19 mai 1995 toutes les époques du jazz et la production canadienne.Réal.Dominique Soutif.Réal.-coord.Daniel Vachon.0 h 04 LA VINGT-CINQUIÈME HEURE Une émission de Colette Mersy, suivie d'émissions en reprise.mardi 16 mai 6 h RADIOJOURNAL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h 10 MUSIQUE EN FÊTE Youra Guller, pianiste française, née en 1895.11 h LE BIOGRAPHE ET SA PASSION Biographie de Gratien Gélinas par Anne-Marie Sicotte.Anim.Denise Bombardier.Réal.Claude Godin.11 h 25 LE LIEU COMMUN Regard sur l'imaginaire dans l'ordinaire.L'objet le plus commun sert de point de départ à des envolées philosophiques et poétiques.Anim.Serge Bouchard et Bernard Arcand, anthropologues.Réal.François Ismert.11 h 50 1, 2, 3 NOUS IRONS AU BOIS Voir lundi, 17 h 50.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Quatuor Cherubini et Quatuor Vogler : Quatuor en la min.op.13, Quatuor en mi bém.op.12 et Octuor en mi bém.op.20 de Mendelssohn.16 h 04 L'EMBARQUEMENT.17 h 30 RADIOJOURNAL 17 h 50 1, 2, 3 NOUS IRONS AU BOIS 18 h LA FARANDOLE Sans tambour mais avec trompette! Concerto en mi de Hummel, extr.Concerto en ré de L.Mozart et extr.Concerto en mi bém., Hob.VII/1 de Haydn: Wynton Marsalis, tp., English Chamber Orchestra, dir.Raymond Leppard; Danse espagnole de Falla, Fantaisie sur des airs de « Carmen » de Bizet, Mouvement perpétuel de Paganini et Variations sur un thème de « Norma » de Bellini.SRC # Radio FM 19 h CHANSONS EN LIBERTÉ -, n Élizabeth Gagnon reçoit Jean Ferrât, de passage à Montréal pour présenter son F'-j plus récent album consacrer à la poésie ^ d'Aragon.20 h RADIO-CONCERT Les Voix humaines; Susie Napper et Margaret Little, violes de gambe : Le Majestueux, L'Infidèle, Le Constant, Le Précipité de Sieur de Sainte-Colombe; Première Suite à deux violes de Marais; Le Retrouvé, Le Changé, L'Aureille, Gigue, Sarabande, En gavotte, Menuet lent, Pianelle lente et Chacone de Rougeville de Sieur de Sainte-Colombe.Anim.Michel Keable.Réal.Édith Allaire.22 h RADIOJOURNAL 22 h 10 PASSAGES Examiner le rapport entre le temps et la culture.Anim.Georges Leroux.Réal.François Ismert.22 h 35 X Y JAZZ 0 h 04 LA VINGT-CINQUIÈME HEURE suivi d'émissions en reprise mercredi I 7 mai 6 h RADIOJOURNAL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h 10 MUSIQUE EN FÊTE Dennis Brain, corniste anglais, né en 1921.11 h LANGUE ET ESPACE FRANCOPHONE L'aventure linguistique au Québec et dans le monde francophone : identités culturelles, régionalismes, institutions et politiques lin- guistiques.Anim.Guy Rochette.Réal.Jean-Pierre Saulnier.11 h 45 ÉNIGMES EN DIRECT Un drôle de client de Louis-Dominique Lavi-gne.Coméd.Monique Spaziani, Cari Béchard et Luc Morissette.Mus.Gabriel Thibaudeau.Vous pouvez obtenir des laissez-passer pour assister à cette émission en appelant au (514) 597-7787.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Vancouver Children’s Choir, Vancouver Bach Choir, Vancouver Symphony Orchestra, dir.Sergiu Comissiona; Gary Relyea, b.: Danses polovtsiennes de Borodine; extr.Boris Godou-nov de Moussorgsky; Prologue de Mephisto-pheles de Boïto.16 h 04 L'EMBARQUEMENT.17 h 30 RADIOJOURNAL 17 h 50 1, 2, 3 NOUS IRONS AU BOIS 18 h LA FARANDOLE Airs à jouer de Marais : concert des Nations, dir.Jordi Savall; Airs traditionnels canadiens français arrangés par Marc Bélanger : Les Petits Chanteurs de la Maîtrise de Québec et Quatuor Morency; Pièces de Damase : Anna Noakes, fl, Gilleau Tingay, hp.; Gilles Vigneault récite et chante quelques poèmes et chansons; Concerto en ré min.de Marcello : Hans-Jorg Schellenber-ger, htb, I Solisti Italiani.19 h CHANSONS EN LIBERTÉ La Provence à travers Jean Giono et Marcel Pagnol, qui auraient tous deux eu 100 ans cette année.20 h 28- CONCOURS NATIONAL DES JEUNES INTERPRÈTES DE LA SRC Présentation des meilleurs moments de la deuxième épreuve du concours dans les «•Fv catégories chant et piano (1" de 2).Anim.» •) Normand Latour.Réal.Geneviève Sarda et (pi André Massicotte.Coord.Maureen Fraw- m ley.22 h RADIOJOURNAL 22 h 10 LES GRANDES SÉRIES Pluralité religieuse.au Québec (dern.de 5).Conclusion quant à la présence et à la prolifération des groupes religieux.Rech.et mise en ondes : Sylvie Dufour.22 h 40 X Y JAZZ 0 h 04 LA VINGT-CINQUIÈME HEURE suivi d'émission en reprise jeudi I8 mai 6 h RADIOJOURNAL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h 10 MUSIQUE EN FÊTE Henri Sauguet, compositeur français, né en 1901.11 h L'HISTOIRE AUJOURD'HUI Magazine exclusivement consacré à l'histoire.Le rendez-vous de ceux et celles qui s'intéressent au passé pour mieux comprendre notre monde actuel.Int.à Paris : Richard Salesses.Une émission de Pierre Lambert.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE 1" partie : Solistes, Choeurs et Orchestre symphonique de la Radio de Stuttgart, dir.Gian-luigi Gelmetti : Requiem de Verdi.2’ partie : Richard Savino, guit,Natalie Michaud, fl, Mireille Lagacé, org.et civ.: extr.Tierkreis de Stockhausen; Bardenklàgen de Mertz; Sonate en si bém.pour flûte d'Anna Amalia de Prusse; Fandango de Boccherini.16 h 04 L'EMBARQUEMENT.17 h 30 RADIOJOURNAL 17 h 50 1, 2, 3 NOUS IRONS AU BOIS 18 h LA FARANDOLE Airs traditionnels : Lorna Anderson, sop, Christine Cairns, mezzo, Harry Nicoll, t.Alan Watt, bar, Scottish Early Music Consort, dir.Christopher Field; Valses et Galops de Strauss et de Lanner : Ensemble Biedermeier de Vienne.19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Actualités.20 h 28' CONCOURS NATIONAL DES JEUNES INTERPRÈTES DE LA SRC Voir mercredi 20 h.22 h RADIOJOURNAL 22 h 10 ME VOICI Récits puisés dans le vécu de personnes de toutes origines.Réal.François Ismert.22 h 35 X Y JAZZ 0 h 04 LA VINGT-CINQUIÈME HEURE suivi d'émissions en reprise vendredi 19 mai 6 h RADIOJOURNAL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN -% 1 m 9 h 10 MUSIQUE EN FÊTE Les Maîtres de musique avec Walter Boudreau, compositeur et chef d'orchestre (1" de 2).Le Sacre du printemps de Stravinsky que commente Walter Boudreau dans des versions dirigées par Stravinsky lui-même, Pierre Monteux et l'Orchestre symphonique de Boston, Charles Dutoit et l'OSM, Herbert von Karajan et l'Orchestre philharmonique de Berlin, Pierre Boulez et les Orchestres de l'O.R.T.F et de Cleveland.Anim.Françoise Davoine.Réal.Michèle Patry.11 b À L'ÉCRAN Interviews, enquêtes, tables rondes et débats sur l'actualité cinématographique.Int.Francine Laurendeau et Jean-Claude Marineau, Réal.Francine Laurendeau.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Ensemble à vent du Domaine Forget : Divertimento en si bém.K.270 et Sérénade en mi bém.K.375 de Mozart; Feldparthien de Haydn; Sérénade en ré min.op.44 de Dvorak.Anim.Renée Hudon.Réal.Chantal Bélisle.16 h 04 L'EMBARQUEMENT., 17 h 30 RADIOJOURNAL 17 h 50 1, 2, 3 NOUS IRONS AU BOIS 18 h LA FARANDOLE Salut à Duke Ellington.19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Concert de Judy Richards enregistré la semaine dernière au Studio Glenn-Gould de Toronto.i 1 % 20 h 28e CONCOURS NATIONAL DES JEUNES INTERPRÈTES DE LA SRC En direct du Centre national des Arts à Ottawa, concert gala et proclamation des lauréats du 28' Concours national des jeunes interprètes de la SRC.Les finalistes sont accompagnés par l’Orchestre du Centre national des Arts dirigé par Kazuyoshi Akiyama.Membres du jury : Robert Leroux (président); Marc-André Hamelin, Robert Weisz et Claude Helffer (piano); Kevin McMillan et Catherine Robbin (chant).Anim.Normand Latour.Réal.Geneviève Sarda et André Massicotte.Coord.Maureen Frawley.0 h 04 LA VINGT-CINQUIÈME HEURE suivi d'émissions en reprise INFO-CULTURE Du lundi au vendredi : 9 h 05, 12 h 40 et 17 h 25.CBJ-FM 100,9 Chicoutimi CBAL-FM 98,3 Moncton CBF-FM 100,7 Montréal CBOX-FM 102,5 Ottawa-Hull CBV-FM 95,3 Québec CJBR-FM 101,5 Rimouski CBF FM 90,7 Sherbrooke CJBC-FM 90,3 Toronto CBF-FM 104,3 Trois-Rivières T i r I.K I) K V OIK.I.K S A M K I) I I A K T I) I M A N (' Il K I I M Al.I IM) 5 C 9 T 0 •' ¦ 'ILiA FESTIVAL jujuu.u- - -.-pfcce I &*5g£s4 Admissionl+tra*lltsrrrm \ 9ratu‘l de$^ r-fllftmm 1 auSpectn»".2 fëT SM \ m*»*0** INTERMTIOKAL du Maurier liée DE MONTREAL limiJUlAUlUHU on collaboration avnc Bleue |^S8*' JEUDI 29 JUIN VENDREDI 30 JUIN SAMEDI 1er JULLET DIMANCHE 2 JU1LET LUNDI 3 JUILET MERCREDI 5 JUILLET JEUDI 6 JUUET VENDREDI 7 JUILET SAMEDI 8 JUILLET Bob Dylan Unplugged, à la recherche des mélodies perdues Intoxiqué au blues SERGE TRUFFAUT SYLVAIN CORMIER HIV UNPLUGGED BOB DYLAN Columbia (Sony) C> est la faute à Dylan.Sans lui, on en serait encore à danser le twist dans les surboums le samedi ' àoir.Sans lui, tous les slows se déclineraient en do-la mineur-fa-sol et le rock’n’roll ne se concevrait pas autrement qu’en mi-la-si.Sans lui, le rock ne serait qu’une poussée d’acné junévile qui finirait par se résorber à l’âge adulte.Sans lui, les Beatles n’auraient jamais désiré autre chose ' que vous tenir la main.Sans lui, vous n’auriez probablement jamais fumé de pétards.Sans lui, je ne serais pas là pour vous en parler: la critique rock n’existerait pas.Si vous avez regardé lundi Le Monde et les temps changent, l’épisode de L’Histoire du rock — la série documentaire de Time-Life diffusée à Musique Plus — consacré à Sa Sainteté Bob 1" et à la révolution qu’il a très largement contribué à déclencher, vous savez tout cela.Vous savez qu’en électrisant son folk sous les huées des puristes au festival folk de Newport en juin 1965, au moment même où les Byrds envahissaient les ondes avec une version beatlesque de son Mr.Tambourine Man, Dylan dynamita le mur qui s’érigeait entre l’univers folk, avec sa poésie chansonnière, sa conscience politique et ses structures recherchées, et les chasses gardées du rock’n’roll, l’instinct, la charge sexuelle, les émotions brutes et les structures simples, ouvrant la voie à toutes les avenues explorées et entremêlées depuis.Vous savez probablement aussi qu’en initiant les Beatles, traditionnels buveurs de scotch & coke, à l'a marijuana lors d’une rencontre au sommet à l’hotel Delmonico durant l’étape new-yorkaise de la tournée d’été 1964 du quatuor, Dylan signala à toute une génération, par l’entremise de ses plus populaires ambassadeurs, l’existence d’une substance jusqu’alors confinée aux jazzmans et autres beatniks, semant les graines du jardin psychédélique, transformant une vieille habitude marginale en un phénomène de masse.Je généralise à dessein.Dylan n’a été que l’un des agents majeurs d’un mouvement irrépressible, poussé par le même vent que les autres.Mais c’est lui qui a dit, le premier, que le vent soufflait, et dans quelle direction.C’est pourquoi on le vénère.Ce qu’il a fait, ce qu’il a écrit, ce qu’il a chanté, ce qu’il a représenté continue d’importer.Voyez le plat que l’on cuisine ces jours-ci autour de la sortie de son MTV Unplugged, enregistré en novembre dernier aux studios Sony de New York.Présent ce soir-là, Jann Wenner, le patron du magazine Rolling Stone, a vécu l’expérience comme une nouvelle preuve de l’existence de Dieu, un retour au Dylan prophète, guitare acoustique en bandoulière, à nouveau porteur de la bonne nouvelle, aussi pertinent qu’au premier jour.C’est un leurre.Wenner et les obnubilés de Dylan se sont fait avoir.Par Dylan lui-même, qui leur a donné pour une fois exactement ce qu’ils voulaient.C’est-à-dire le Dylan génial d’avant l’accident de moto en 1966, le Dylan folk pur et dur de John Brown, The Times They Are A-Changin’ et With God On Our Side, le Dylan folk-rock de Tombstone Blues, Desolation Row, Like A Rolling Stone et Rainy Day Women 12 & 35, jusqu’au Dylan à lunettes noires estampillées 1965.Même les autres titres — All Along The Watchtower (1968), Knockin’ On Heaven’s Door (1973) et les relativement récentes Shooting Star et Dignity (1989) — sonnent là-dessus comme des oubliées de Blonde On Blonde (1966).Cet épisode de la série MTV Unplugged est un fac-similé d’époque, le rêve éveillé de tout baby-boomer: pensez donc, un show acoustique de Dylan dans une petite salle new-yorkaise, quasiment un «coffee-house», accompagné par des musiciens à l’allure néo-beatnik exécutant sobrement les arrangements guitares-orgue Hammond-contrebasse-batterie.On s’y croirait.Sur place, c’est sûr, j’aurais craqué.Seulement voilà, sur disque, il y a une faille qui fait vaciller tout l’édifice: la performance de Dylan.Certes passablement meilleure que d’habitude, presque émouvante dans God On Our Side, mais néanmoins exécrable en général.C’est simple, à force de détourner les mélodies de ses classiques de toutes les manières imaginables depuis une quinzaine d’années de tournée ininterrompue, à trop vouloir sortir ses immortelles du musée, Dylan a fini par oublier comment il les chantait au départ.Malgré d’évi-dents efforts d’énonciation, il mâchouille lamentablement ses textes, place les accents n’importe où, devance les temps, bref, gâche l’illusion.Le contexte, brillamment trompe-l’œil, n’empêche pas l’oreille, irritée par un timbre de plus en plus aigu et grésillant qui ferait fuir une mouette, d’entendre le Dylan d’au-joürd’hui tentant maladroitement d’offrir le Dylan d’hier.Les deux derniers albums de Dylan, entièrement dédiés aux réper- toires traditionnels blues et folk, livrés guitare-voix, avaient été reçus comme un salutaire retour aux sources.En lieu et place de l’album de matériel original qui aurait dû suivre, l’arrivée tapageuse de cet Unplugged racoleur, voué au succès dans la foulée des Clapton, McCartney, Rod Stewart et assimilés, apparaît plutôt comme un recul, une'concession.Dylan semble s’être finalement rendu, lui aussi, à l’argument nostalgique.Et une pub de firme comptable utilise The Times They Are A-Changin’.Les temps ne changent pas, ils se résignent.Heureusement qu’il y a Neil Young.LISTEN TO THE MUSIC THE VERY BEST OF THE DOOBIE BROTHERS Warner Bros.Quand le bras gauche, mû par une ancestrale habitude, reprend sa place souveraine au-dessus de la portière, quand le volant brûlé par les rayons UV refroidit sous la main droite, quand les lentilles se friment et que le regard redevient radar, décrivant de larges arcs de cercle jusqu’à ce que la blancheur hivernale d’un épiderme récemment découvert l’accroche, quand le pied, la pédale d’accélération et le plancher s’apprêtent à reconstituer leur sainte Trinité, quand retentissent dans les quatre haut-parleurs les premiers accords de Long Train Running China Grove, Listen To The Music, Jesus Is Just Allright, Rockin’ Down The Highway ou de n’importe lequel des dix-huit ronflants titres du nouveau Best Of des californiens Doo-bie Brothers (littéralement, les frères /spliff/pétard/joint), la vie n’est plus qu’une triple certitude: c’est le printemps, la route est ouverte, et le moment est venu d’embrayer.Harmoniciste aux cheveux grisonnants.Chariie Mus-selwhite EST la fidélité au blues.Formulé sur le mode de la contradiction, ce qui précède pourrait se dire comme suit: ce chanteur toujours souriant EST l’hostilité sur deux pattes à l’endroit de l’opportunisme.Mercredi prochain au Spectrum, on pourra savourer les traductions musicales de tout cela et plus encore.Voir Mus-selwhite, c’est un privilège.Les autres ne sont plus là.Lui est toujours là.L'histoire de ce cas étant l’histoire d’un cas exceptionnel, elle ne peut que débuter ainsi: il était une fois quatre, non cinq blancs-becs qui ne juraient que par le noir.I.e noir de la note qui va avec My Baby Caught The Train.Ce noir que Muddy Waters et Willie Dixon ont conjugué avec les détails qui pèsent sur la vie quotidienne de ces gens qu’on rassemble sous la formule: les petites gens.Ils étaient donc cinq.Il y avait Paul Butterfield, Mike Bloomfield, Al Kooper, Elvin Bishop et Charlie.Pour avoir écouté les émissions animées par Sonny Boy Williamson et B.B.King sur les postes à galènes de leur enfance, ils sont, adolescents devenus, parvenus aq stade suprême de l’intoxication.Au blues évidemment.A celui de Muddy Waters en particulier.Et comme Muddy était à Chicago, ils sont tous allés à Chicago.Pour au moins trois d’entre eux, la chose fut aisée.Butterfield, Bloomfield et Bishop étaient des environs.Né en 1947 au cœur du delta du Mississippi dans une famille de pauvres métayers blancs, la chose fut moins aisée pour Musselwhite.Alors âgé de 12 ans, le futur harmoniciste de In My Time travaille 10 heures par jour dans une filature où il est pris en affection par les ouvrières noirs.L’une d’entre elles le présente à Will Shade, le fondateur du Memphis Jug Band.Will lui donne des leçons.Chariie est subjugué par les singularités de l’instrument.Alors, en 1962, il s’installe dans une chambre minable de Memphis.Il campe là son quartier général.Le jour, il travaille comme un nègre.La nuit, il sue sur son instrument.Les vieux du cercle du Memphis Blues le prennent sous leur protection.Et notamment, Big Walter Horton, le malfrat de l’harmonica.C’est lui, ce mécréant, qui le recommande à Robert Nighthawk.Mais comme lui ne fait pas suffisamment d’argent pour se payer de quoi bouffer de la rosette de Lyon, Charlie joue dans la rue.Dans les rues du South Side de Chicago et en particulier au marché aux puces de Maxwell Street.Il était alors le seul «petit blanc» dans les environs.Les autres, Bloomfield, Bishop et compagnie, avaient suivi des routes différentes.Eux, c’est par le réseau des cafés à la sauce existentialiste et.des universités qu’ils feront leur beurre.Autrement dit, Musselwhite avait atteint le blues par les routes de traverse que les autres n’ont jamais empruntées.Lorsque Butterfield enregistra avec Bishop et Bloomfield, les yankees du blues, cela fit boum et tilt au sein des jeunes blancs d’une Amérique malaisée.Ils rencontrèrent un immense et juste succès.A cause de cela le groupe éclata.L’ego respectif de chacun tua cette aventure.C’est peu après Butterfield que Musselwhite signa son premier microsillon pour l’étiquette Vanguard.Il enregistra après le grand Paul mais continua à longer ces chemins de traverse qu’il connaissait si bien.Là où les autres faisaient le circuit des Filmore East et West, lui resta fidèle aux clubs du Chitlin Circuit.Il jouait là où Jimmy Rogers, Little Walter, Muddy Waters, Howlin Wolf, Willie Dixon, Junior Wells, Otis Spann, Sonny Boy Williamson, Eddie Boyd, Lowell Fulson, Feddie King.Il PHOTO PETER EMFT Voir Chariie Musselwhite, c’est un privilège.jouait là où le blues s’écoutait Bref, Charlie Musselwhite a su se sauver.' -1, Grâce à cela, cette constance dans les affections musicales, au cours des années 70, la décennie maudite dans l’histoire du blues, Musselwhite parvint à maintenir son cap.Au début des années 80, les autres n’étaient -^- hélas! — plus là.Lui continua.* * Il continuait alors qu’on croyait qu’il n’était plus là.Il faisait les joints, les clubs divers jusqu’à ce que la compagnie Alligator le mettre sous contrat.Il enregistra Atè Of Harps et nous signala par la même occasion qu’il était effectivement le joker de l’harmonica.Le plus ép'rîs’d-àu-thenticité.Avec l’album suivant Signature, il confirma qu’il était le continuateur du travail amorcé par Little Walter.Et quel était le but du travail en question?Eliminer les déchets.Autrement dit, jouer en pensant comment éviter telle note.Avec l’album qui suivait Ace Of Harps, soit avec l’album In My Time, son plus récent, toujours sur étiquette Alligator, Charlie Musselwhite a produit un chef-d’œuvre.Un chef-d’œuvre de finesse, de subtilité.Pub|ié l’an dernier, In My Time est le type même de production qu’on a suffisamment écouté pour vous assurer qu’elle vieillira admirablement bien parce que son auteur vieillit très bien.C’est une lapalissade.Car Charlie Musselwhite, on ne vous l’avez pas enccre dit, est un formidable chanteur même s’il n’est pas une bête de scène.Il ne fait pas dans les variétés.Il ne joue pas à être autre chose que ce qu’il est, soit la personnification de la fidélité solide aux blues du delta qui sont Ses blues.! 14 h 00,16 h 30,19 h 00 CINÉ-JAZZ, Cinéma du Compere Oes(ardins THEL0NI0US MONK: STRAIGHT NO CHASER LET S GET LOST (CHET BAKER) LAST OF THE BLUE DEVILS HALLELUJAH MO’ BETTER BLUES ROUND MIDNIGHT/ AUTOUR DE MINUIT RHYTHM AND BLUES REVIEW BIRD NOW (CHARLIE PARKER) 17 h 00 et 23h00 CBF-FM 100,7 et CBC Stereo PIANISSIMO Théâtre du Maurier Ltée Monument National Concert de maître KENNY BARRON Solo D Afrique du sud BEHKI MSELEKU Solo Des Etats-Unis STEPHEN SCOn Solo 0 Angleterre JULIAN JOSEPH Solo De France JACKY TERRASS0N Solo Concert de maître DR.BILLY TAYLOR Solo Ou Japon MASABUMI KIKUCKI Solo Ou Canada D.D.JACKSON Solo De Bulgarie MARIO GRIG0R0V ¦ Solo 17 h 00 JAZZ D’ICI Salle du Gesù en collaboration avec JOE SULLIVAN SEXTET TRIO JEAN BEAUDET MIKE GAUTHIER QUARTET SONNY GREENWICH UNIVERSAL LANGUAGE BAND TRIO MARCAURELLE ?ENSIL PINN0CK BILL COON TRICYCLE avec LIPSXY.DONATO.GELFAND THE MERLIN FACTOR Juno jazz contemporain 95 L’ENSEMBLE NORMAND GULBEAULT Pr» de Jazz du Mauner Ltee 1994 18 h 00 CBC Stereo présente LES GRANDS CONCERTS en collaboration avec ES Théâtre Maisonneuve JOE HENDERSON DOUBLE RAINBOW QUINTET interprète la musique de ANTONIO CARLOS J0BIM avec le guitariste OSCAR CASTR0 NEVÈS CONCERT DOUBLE Hommage à Charles Ming us MINGUS GUITARS 5 guitaristes louent la musique de Mingus MINGUS BIG BAND SOMMET DE L HARMONICA CONCERT EXCLUSIF nr(;rrr'’ avec KENNY WERNER piano dcuiiy PAQTCD MARC JOHNSON basse 5,fVn, I 1 tK PETER ERSKINE batterie Pli API IC UAnPN LARRY ADLER ERIC REED SOMMET OU HAMMOND B CONCERT DOUBLE GREAT VIBTS GARY BURTON- JIMMY SMOHavec MAK0T0 OZONE DUO ROY HARGROVE et le quartette de et le groupe de MILT JACKSON JIMMY McGRIFF collaboration unique de u/tuir CRAWFORD BURTON JACKSON unnnrunu REUNION HISTORIQUE PETER ERSKINE TRIO ¦ The Gateway Trio ¦ JOHN TAYLOR par» JOHN ABERCR0MBIE PALLE 0ANIELSS0N tes» JACK DEJOHNETTE CHARNETT MOFFETT DAVEHoaAND TRIO ¦¦ FLAMENCO NOUVEAU » OTTMAR LIEBERT LUNA NEGRA 18 h 00 CBC Stereo présente JAZZ BEAT Spectrum de Montréal CHARLIE HADEN QUARTET WEST avec ALAN BROADBENT ERNIE WATTS LARANCE MARABLE dans le concert • ALWAYS SAY GOODBYE • 20 h 00 CBF-FM 100,7 et CBC Stereo présentent INVITATION Salle Ludger-Duvernay Monument National 1132.bout.St-Laurent CONCERT DOUBLE DAVID MURRAY SOLO DAVID MURRAY OCTET CONCERT DOUBLE JOE L0VAN0 TRIO et JOE L0VAN0 SYMBIOSIS GROUP Événements labitt Blues B.B.KING et BUDDY GUY 19 h 30, Faim tta MtnMal ?- v .r T t tv*-.CHOM FM et LA PRESSE JOSHUA REDMAN QUARTET Pour la premiere fois a Montreal STEVE TORRE’S SANCTIFIED SHELLS 12 musiœns sur scene dont ROlitlftANKS MlltONCOIlIKINA IVAVinSANCHf /.VIC TOIt 11W K MUCHIW Mil IIR elle SM II CHOIR de SU VI ÎURRI Le quartette du bassiste La nouvelle voix du jazz CHRISTIAN McBRIDE NNENNA FREELON avec le saxophoniste et |e chanteur TIM WARFIELD Premiere partie le trompettiste NICHOLAS PAYTON et son groupe avec son invite spécial MARK WHITFIELD KURT ELLING Lemeilteurparty-tantf dupzz Special 60e anniversaire SOUL-FUNK-JAZZ RAY ANRERSON Vic Vogel avec le le guitariste ALlIgaVoRY BAND VIC VOGEL BIG BAND JOHN SCOFIELO et des surprises et ses musiciens Événements Labitt Blues DAVID MURRAY et les pianistes AKITAKASE , japon) GEORGE ARVANITAS .France, DAVE BURREU |Etats-Unis| CONCERT EXCLUSIF DAVID MURRAY phys BALLADS FOR BASS CLARINETS DAVID MURRAY W0RU) SAXOPHONE QUARTET avec OLIVER LAKE.HAMIET BlUIETT.ERIC PERSON accompagnes par AFRICAN DRUMS M0RTHAIM, NAR GUIYE.CHIEF BEY FUrbpremeretæenconcerl RANDY WESTON ¦ THE HEALERS-r duo de DAVID MURRAY a RANDY WESTON INVIT ES D HONNEUR DU FUM 1995 avec CHRISTIAN McBRIDE BILLY HIGGINS ft un orchestre dr cordes 24 MUSICIENS Arrangements de MELBA LISTON RANDY WESTON'S VOLCANO BLUES et ses invites spéciaux JOHNNY COPELAND TEDDY EDWARDS Arrangements de MELBA LISTON ETTA JAMES et JOHN MAYALL 19 h30,Fonjm de Montréal CHOM FM et LA PREpSE RANDY WESTON avec les maîtres musiciens GNAWAdu Maroc RANDY WESTON ALL STAR SEPTET avec BILLY HARPER BILLY HIGGINS BENNY POWELL TALIBKIBWE NEIL CLARKE ALEX BLAKE 20 h 00 LE CABARET DU FESTIVAL Musée Juste pour rire.avec le BENNY GREEN TRIO et le DIANA KRALL TRIO, avecRUSSELL MALONE à la guitare 20 h 30 LES ÉVÉNEMENTS du Maurier IMe en collaboration avec CONCERT D OUVERTURE OSCAR PETERSON avec NEILS HENNING 0RSTED PEDERSON (NH0PI L0RNE L0FSKY MARTIN DREW CONCERT DOUBLE Soirée des cordes CLEO LAINE STANLEY CLARKE avec DUKE ELLINGTON ALDIME0LA orchestra dirigé par JEAN-LUC P0NTY MERCER ELLINGTON RITE OF STRINGS CMC 730 Salle Wilfrid-Pelletier JOE WILLIAMS avec COUNT BASIE orchestra dirigé par FRANK FOSTER Invité très spécial BELA FLECK and THEFLECKTONES THE BRECKER BROTHERS BAND avec MICHAEL BRECKER RAN0Y BRECKER Première partie MICHEL CUSSON elle WILD UNIT BAM) Pour la première (dis Leconceri a Montréal, une soirée avec delaconsecraten Iextraordinaire chanteur DEEDEE AL JARREAU BRIDGEWATER et ses musiciens et ses musiciens Invité très spécial HORACE SILVER GROVER WASHINGTON, Jr.invité spécial LARRY CORYELL SpecalMansdeshmvtaiess Pour b première fois en 6 ans.ROSEMARY CLOONEY et b CONCORD ALL-STAR PAT METHENY GROUP avec SCOTT HAMILTON Invité spécial, LE chanteur JIMMY SCOTT and THE JAZZ EXPRESSIONS Premiere part» K lauréat du Prix de Jazz du Maurter Ltee 1995 SPECTACLE DE CLOTURE dimanche 9 Juillet a 20 h30 PAT METHENY GROUP en reprise LES RYTHMES JETTA^ en collaboration avec De retour à Montréal Concert intime avec GINO VANNELLI Spectrum de Montréal 21 h 00 JAZZ CONTEMPORAIN AU MUSÉE Salle multimédia du Musée darl contemporain Avant-première mercredi 28 juin a 21 hOO La grande révélation CONCERT SPÉCIAL du FIJM 94 AU SPECTRUM BRIAN SETZER CASSANDRA ORCHESTRA WILSON En exclusivité, la musique et ses musiciens de son nouveau disque CONCERT DOUBLE SONNY LANDRETH and THE GONERS R0BBEN FORD and THE BLUE LINE Du Cap-Vert CESARIA EV0RA et la musique de son nouveau disque Cesaria deuxième spectacle mardi le 4 juillet a 19 h 30 Pour b premere lois -AFRICA FÊTE- CONCERT DOUBLE en Amérique du Nord BABAA MAAL THE PHILOSOPHER JUAN JOSÉ M0SALINI BOUKMANEKSPERYANS KINGS et son GRAND FEMIKUTI ORCHESTRE DE TANGO OUMOU SANGARE 11 musiciens sur scène GROOVE COLLECTIVE GIANT STEP NYC Le party d Abbittibi RICHARD DESJARDINS et AB B ITT IB i et des surprises PAPASOFF TRIO HENRI TEXIER LOUIS SCLAVIS AL00 ROMANO tFranceI GUUS JANSSEN TRIO (Pays-Bas) TR0VESI OCTET (Italie) FRANKLIN KIERMYER QUARTET (New York) " LE BOEUF QUI RIT” NOISE fl US avec RENÉ LUSSIER (Toronto) NORMANO GUK.BEAULT PIERRE TANGUAT B0ZAR 21 h 30 CINÉ-JAZZ Own du Complf te Dtsianlm du 30 juin au 8 juillet: BIRD, film du réalisateur CUNT EASTWOOD relatant le destin tragique de CHARLIE PARKER.En version originale avec sous-titres français 22 h 00 CBF-FM 100.7 présente JAZZ SUR LE VIF Salle duGesù WESSELL ANDERSON L'ex-altoiste de Wynton Marsalis LOU DONALDSON à lalto et DR L0NMESMTH à I orgue Le vétéran saxophoniste ténor JIMMY HEATH Un duo unique MICHEL PORTAL (France) MIN0 CINELU La revelation de t annee au Le nouveau fenor saxophone de Bue Note JAMES CARTER JA VON JACKSON L avant-garde revisitée SONNY SIMMONS TRIO Du Québec et de France YANNICK RIEU QUARTET EN EXCLUSIVITE HENRY THREADGHL QUINTET J ETTA® CBC $ SRC 0 ' ilivj.v/ Bell “M ' * 871 1881 â — Ml *1 ! i t - .îü*** ¦ 1 J INFORMATIONS & PASSEPORTS Pour toutes informations relatives à la billetterie, \ hébergement, horaire, passeports, appelez dès maintenant : » JFORFAITi^ESTIV^L “ $66/pers.(+ ta^.y (occ.doubte) • une nuit et un pçtit déjeuner * au Motel Colibri (service compris) • un spectacle de 20H00 • un spectacle de 22H00 • une entrée au Parc Marie-Victorin • une invitation au Restaurant Le Perroquet .Pour réservation, contactez le Complexe hôtelier Le Colibri au 1-800-563-0533 riateiorme *DUI Tél : (819) 752-3S012 ___?*______ Tax : (819) 758-4370 1-800-361-4595 (514) 790-1245 '!§»' SRÇ Québec s: Canada YAMAHA Réseau .FM Stéréo Radiodiffuseur officiel '• f' îfc»i;r Mtrrrwi Vlctoriaville IRIS Volet interprètes VI: le bon placement Même en période de crise, le Volet interprètes de Danse Cité reste une valeur sûre.La sixième édition de cette série ne dérogera pas à cette règle La compagnie Danse Cité n’est pas en grande forme, ces temps-ci.Ce n’est un secret pour personne: l’unique compagnie permanente de création et de diffusion en nouvelle danse que compte Montréal n’a pas trop de «feeling» en ce moment.Une large partie des programmations «à risque» qu’a réalisées durant les deux dernières saisons Daniel Soulières, le fondateur de Danse Cité, a laissé le pie blic sur sa faim.Les Volets Chorégraphes et Intégral, dédiés tous deux à la création, ont été particulièrement touchés par la récession «artistique» qui sévit chez cette maison de production, âgée maintenant de 13 ans, habituellement connu pour ses talents de découvreur.Mais, par miracle, il semble qu’une des séries chéries de Danse Cité ait échappé à la crise.Nonobstant les dérapages incontrôlés de la programmation, le Volet Interprètes continue de briller vaillamment.À la rescousse Alors même qu’une certaine grisaille esthétique commençait à envahir la compagnie Danse Cité, en novembre 1993, ce Volet dédié aux danseurs et aux danseuses du cru a reçu, pour sa quatrième édition, de succulents artistes: Gio-conda Barbuto, Daniel Soulières et David W.Rose, en route pour de belles petites chorégraphies composées par Ginette Laurin, Paul André Fortier, Jeanne Renaud et James Kudelka.Au plus noir de la tempête, en janvier 1995, ce Volet Interprètes a encore offert au public montréalais une superbe cinquième édition, en mettant en scène Sophie Corriveau, Heather Mah et José Navas, dans trois pièces de qualité, sinon fort intéressantes pour d’eux d’entre elles, signées Gregory Hlady et Lynda Gaudreau.Ouf, la sixième édition de la série qui se profile à l’Agora de la danse, du 17 au 28 mai prochain, ,se présente également à merveille.A ce Volet Interprètes VI, sont conviés rien de moins qu’Andréa Board man, Anik Bissonnette, Gio-conda Barbuto, David Bushman, Louis Robi-taille et Daniel Soulières.Oui, un bel échantillon des Grands Ballets canadiens s’expose dans ce spec- N PHOTO MICHAEL SLOBODIAN Hooked, du chorégraphe Jim Vincent, avec Andrea Boardman et David Bushman.tacle.Ils sont exactement cinq, très très proch.es des GBC, à venir danser pour Danse Cité.À venir à la rescousse, a-t-on envie d’écrire, vu les circonstances.Cinq, donc, et pas des moindres.Barbuto, Bissonnette, Boardman, Bushman, Robitaille.Ce sont eux qui chapeautent avec mæstria le corps de ballet des GBC.N’ayons pas peur des mots, ils forment l’élite d’une institution en danse classique actuellement en pleine santé.Ce SQnt eux aussi qui constituent le noyau du groupe A suivre., issu des ateliers chorégraphiques des GBC, qui s’entraîne discrètement a la nouvelle danse et se trouve parfois diffusé dans les maisons de la culture de l’ile de Montréal.lit trois d’entre eux sont à l’origine d’un projet de création en danse intitulé 1m Bande à part, mis en œuvre en 1994.Un miracle n’arrive jamais seul.Au total, le Volet Interprètes VI compte donc trois brillantes danseuses et deux excellents danseurs, plus un outsider — en la personne de Daniel Soulières, qui a fait longuement ses preuves chez Jean-Pierre Perreault.Déjà, avec une telle brochette d'invités, peu importe les chorégraphies, la soirée de Danse Cité est assurément viable.Et comme un miracle n’arrive jamais seul, plus de la moitié des pièces retenues pour le spectacle à venir à l’Agora valent le voyage.Quatre des sept courtes œuvres inscrites au programme ont été composées: par des créateurs de renom, bien inspirés: Ginette Laurin, James Kudelka et Danièle Desnoyers.Les quatre chorégraphies intitulées Petite danse pour Barbuto ou cent façons différentes de battre de l’aile (Laurin —1993), Bulkaen (Desnoyers—1993), New-York (Kudelka — 1993) et Plaisirs solitaires (Kudelka —1994) ont d’ailleurs été plébiscité à Montréal au cours des deux dernières années.Petite danse pour Barbuto représente un divin solo d’ange, extatique.Le punky solo Bulkaen place Daniel Soulières dans la plus noire de ses compositions de scène, ce qui lui sied à merveille.New York révèle un duo d’amour entre une princesse et un berger, aux effets comiques agréables.L’extrait de Plaisirs solitaires choisi pour l’Agora a des allures de duo passionnel intriguant.En bout de course, la seule parcelle d’incertitude quant à la qualité du Volet VI réside dans les trois petites créations inscrites au menu, qui sont signées des mains de Jim Vincent, Myriam Naisy et Gio-conda Barbuto.Mais le duo Nocturne, créé par le Nord-v Américain Jim Vincent, qui constitue la première pièce du spectacle, devrait amener, sauf erreur, une petite pièce tirée à quatrè < épingles, de style postclassique.Hooked, de Giocon-da Barbuto, s’annonce comme un pas de deux enlevé de style modem dance.Et la danse de clôture, Un pli dans le ciel, composée par la chorégraphe française de réputation internationale Myriam Naisy, devrait ressembler à un joli duo clas-sico-modeme.Hormis ces trois pseudo-inconnues, l’unique espace de risque du Volet VI est contenu dans ces quelques mots anodins: la mise en scène du show comprend un prologue, deux transitions, plus un prologue dansé par l’ensemble des interprètes invités.(fie# év énements à nehas manquen t mai ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL CHARLES DUTOIT \nlai'tete * (fusi/i Yo-Yo Ma interprète 4 concertos d’auteurs bannis par ¦'les Nazis.etdioz - (^één/unce du ô/trist Après Les Troyens en 1993 et La Damnation de Faust Av^en 1994, voici L’Enfance du Christ.Yo-Yo Ma, violoncelle Concerto pour violoncelle de Hindemith Jukka-Pekka Sarastc, chef Symphonies n" 6 et n" 7 de Sibelius Emanuel Ax,piano Concerto pour piano n° 4 de Beethoven Stanislaw Skrowaczewski, chef Symphonie n° 7 tie Bruckner UuVnUUl utHuta CLe chef-d’oeuvre de Carl Orff.-JL ZOO ans du cin ém a Les thèmes célèbres des films Mort à Venise, Elvira vMadigan, L’Orange mécanique, Manhattan, Platoon Wt La Symphonie Pathétique., S enisi/uezfias d'être déçus.Y/tonnez-nous dès maintenant/ Demandez notre brochure 842-9951 Louis Lorti e,piano Concerto pour piano n" 4 de Rachmaninov Chantal Juillet, violon Concerto pour violon n° 2 de Penderecki Yefim Bronfman,piano Concerto pour piano nu 2 de Saint-Saëns Horacio Gutierrez, piano Concerto pour piano n" 2 de Brahms Pierre Amoyal, violon Concerto gregoriano de Respighi Jean-Yves Thibaudct, piano Concertos pour piano de Ravel KyokoTakczawa, violon Concerto pour violon de Mendelssohn Raymond Leppard, chef Symphonie n° 5 de Beethoven ¦ÜBBP K I) K V 0 I It I.K S A NI K IM I :t K T II I NI A X I' II Il MAI I II II C 11 WEEKEND \ M /:’ CF /j / 4 H ü UV''- PAULE DES RIVIÈRES ESPIONS Iss exploits et les tactiques de deux célèbres agents soviétiques.U FBI découvre des espions et des saboteurs nazis aux États-Unis.Canal I), 17h STAR TREK: VOYAGER Les Vidiians capturent une équipe ambulante et extraient l'ADN de Torres dans l'espoir de trouver un remède contre une maladie affligeant leur peuple.LES GRANDS REPORTAGES Un portrait des grands chefs cuisiniers de France qui visent la distinction suprême de la gastronomie: les trois étoiles du guide Michelin.RDI, 20h CONCERT PLUS Un programme double, tin première partie, la chanteuse islandaise Bjiirk; ensuite, place à un des groupes les plus populaires de 1994, Aerosmith.Un concert entièrement acoustique.j>| mmo \ /fj Musique Plus, 20h____ l.i• grou/ie Aerosmith.QC2DŒ1 C6IŒDO ?DOIS® ID Regards sur la nature La Ruée vers l'art Le Téléjournal Raison Passion (18:20) Taquinons la planète! Cinéma/ROCKETEER (4) avec Bill Campbell, Jennifer Connelly Le Téléjournal Nouvelles du Sport (22:20) Cinéma/AUJOURD'HUI PEUT-ETRE (4) avec Giulietta Masina, Véronique Silver (22:50) O CD CE O O 9 monos a® Cinéma /LA ROUTE DE L'OUEST (5) avec Kirk Douglas (14:30) Vidéo Rock Détente Star Plus Le TVA Doogie Cinéma / PEGGY SUE S'EST MARIÉE (3) avec Kathleen Turner, Nicolas Cage Cinéma /RAMBO III (6) avec Sylvester Stallone, Richard Crenna Le TVA & le TVA Sports Loteries (23:42)/ Cinéma/ FREQUENCE.(4) (23:59) CDD Gz) (Ml a® Histoire naturelle de la sexualité Consommacti on La Saga de la Formule 1 Pour tout dire.Fous de la pub Janette.tout court/ Les Retrouvailles: le secret des secrets Carreras Domingo Pavarotti Mehta Plaisir de lire Cinéma/BAPTEME (4) avec Valérie Stroh, Jean-Yve s Berteloot C2J(4) 16 bd a® a® Passion plein air La Guerre des clans Le Grand Journal Misez juste Cinéma/FRAGILE EMILY (5) avec Michael Moriarty, Pamela Reed Cinéma / STORYVILLE (5) avec James Spader, Joanne Whalley-Kilmer Le Grand Journal (23:26) O O CD Annus.(16:00) Dive Canada Newswatch Saturday Edition Busy Bodies Hockey / Blackhawks - Maple Leafs Hockey / Flames - Sharks OU: Blues - Canucks Saturday Evening News Personal Best CD OS CD World.(16:00) TV Laughs at Life Newsline Regional.Mom's Dream Comes True Dr.Quinn, Medicine Woman Lonesome Dove Street Justice CTV News Nightline Missing Child.Star Trek: Deep Space Nine Pulse Country Prof.Star Trek: Voyager Earth 2 Puise CD m au Wide World o f Sports News ABC News Wheel of.Jeopardy! Cinéma / THREE MEN AND A LITTLE LADY (5) avec Tom Selleck, Ted Danson The Commish News The Road Current Affair Hard Copy Murphy Brown ABC News Simpsons Star Trek: Deep Space Nine Baywatch CD (8) McDonald's Championship / Golf (16:00) News CBS News E.T.: Weekend Edition Dr.Quinn, Medicine Woman Walker, Texas Ranger News Forever Knight Pub Wheel of.Jeopardy! CE) G® Basketball NBA / Demi-finales de conférence (15:30) NBC News Jeopardy! Cheers Cinéma / PROBLEM CHILD 3: JUNIOR'S IN LOVE avec William Katt, Jack Warden TV's Funniest Families: The Kids Saturday Night Live Inside Edition Siskel & Ebert @@ Summer Coll.G.Kerr's Frug.Gourmet The Lawrence Welk Show Austin City Limits Keeping Up Waiting for.Pole to Pole One Foot.As Time Goes | Eric Clapton: Nothing but the.Mark Russell Natural World Beer Hunter Media Watch Inside Albany The Editors McLaughlin French Fields Keeping Up Ffizz Brittas Empire Red Dwarf Eric Clapton Special g@ Batman and.Bugs Bunny & Tweety Show News Focus Ontario Red Green Video Penpals .Wilderness Family Play.Cosby Mysteries The Commish Global News Saturday Night Bookmice Pingu/Pol/Tot Polka Dot Nordic Fauna Senior Report National Geographic Cinéma/THE BIRDS (1 ) avec Tippi Hedren, Rod Taylor Conv.(22:05) | Cinéma/MARN HE (4) avec Tippi Hedren (22:20) (TS® Baseball (13:30) La Coupe Memorial / Olympiques - Kamloops Boxing Special / Czyz - Tomashek Boxing Special / Howard Grant - Steve Johnston Sportsdesk — Sports 30 Football Mondial (RDS) NBA Action Hockey / Blackhawks - Maple Leafs ®D Vins fromages Journal suisse Passe-moi les jumelles Régions /Vis.Journal FR2 Faut pas rêver Éclats de rire Journal belge | Visions Cercle.(23:15) GDD S.Holmes Shlak Ma fiancée.Robin des bois Les Trois.Kelly Jeune en jeune (SB Musique Vidéi 3(13:00) VoxPop Perfecto Fax Cimetière CD ConcertPlus / MTV Unplugged: Bjork et Aerosmith Bouge de là Musique Vidéi 3 (M® VideoF.(14:30) Daily R.S.V.P.SuperHitVideo The Partridge Spotlight Start Me Up Big Ticket: Hole Unplugged Videoflow Spotlight ÜD Pickle (16:05) Le Jour de la marmotte (17:50) Monsieur Nounou Clanches! | Les Valeurs d< a la famille.S3) Blade Warriors Woody Wood.Rocko's Life Squawk Box Are You Afraid Sweet Valley Cinéma / MOTHER AND DAUGHTER: LOVING WAR (5) The Campbells Snowy River: The McGregor Must Be Mad! (TvD Addition SVP Miroir, Miroir L'Enquête Rock en danse Juke Box Watatatow Miroir, Miroir Roulette VIP Black Jack 21 L'Enquête Psychotron L'Ascenseur | Black Jack 21 | Roulette VIP Miroir, Miroir (ÜD The Mask (16: :30) (18:30) Angels in the Outfield (17:30 ) (19:30) (21:30) Wes Craven's New Nightmare (20:15) I Lewis vs Butler (22:00) Demolition.®ËD Bulletin santé Aujourd'hui Bulletin jeunes Mtl cette.Mtl en sped.Monde ce soir Griffe Reportages / Fièvre de la jungle Le Téléjournal Scully Mémoire./Churchill La Ruée vers l'art CD Hollywood (16:00) Espions/Staline-Hitler Samedi de rire A.Hitchock Le Goût du monde Biographies: Alfred Hitchcock La Pub, c'est la pub (4/7) En rappel: Claude Léveillé Cinéma/L'ÉTOFFE DE.N+ " U => Cf & Ifl JA ^ S 1 ^ 4 H Q PAULE DES RIVIÈRES SUR Daniel Lavoie Radio-Canada, 19h VIVEMENT DIMANCHE Le huitième concours international de piano de Van Clibum.La sélection et la préparation des candidats de ce prestigieux concours international Radio-Québec, 20h SONIA BENEZRA Sonia Benezra lance son premier disque en direct, accompagnée de Céline Dion, Dominique Michel et André-Philippe Gagnon.TQS, 20h LES BEAUX DIMANCHES On parle beaucoup de Marie Chouinard et de son spectacle.Voici une autre de ses chorégraphies, «Les Trous du ciel», présentée une première fois à la télé le 3 oct 1993.Radio-Canada, 21h30 Sonia Benezra.B3BBB OdDŒi ©CBO ?DID G® Hockey / Rangers - Nordiques (15:00) Le Téléjournal Découverte (18:10) Sur invitation / Daniel Lavoie Michaël Rancourt.100 voix en l’air! Cinéma/LE JARDIN D'ANNA (5) avec Jessica Barker, Danielle Proulx Les Beaux Dimanches / Les Trous du Ciel (21:33) Le Téléjournal (22:03) Le Point (22:22) / Scully/D.Mitterand (22:47) Les Nouvelles d Cinéma/JOUR avec T.Roose, lu Sport (23:18)/ DE COLERE (1) L.Movin (23:49) OŒKJD 00:9] 03051031 (4® Chasse et pêche pour tous Automag Plus Vins et fromages Le TVA J.E.Cinéma / MON COIN DE PARADIS (4) avec Steve Martin, Rick Moranis L'Événement La Vie des gens riches et célèbres Le TVA & le TVA Sports Loteries (23:43) / Complètement marteau (23:48) G®Gz)d® (3® (4® Le Choc du présent (16:00) Médecine apprivoisée Saga de la Formule 1 Le Retour de Sherlock Holmes Histoire naturelle de la sexualité Vivement dimanche! / Le 8e concours international de piano Van Cliburn Cinéma /YUPPI DU (4) avec Adriano Celentano, Charlotte Rampling Points de vue Caraïbes aprèi Colomb (23:10 /Les s Christophe ) CH GIG® E0(3®(1® Relevez le défi (16:00) Pas si bête! que ça Le Grand Journal RoboCop seaQuest, gardien des océans Sonia Benezra / Dominique Michel, André-Philippe Gagnon, Denise Bombardier Cinéma /LES SIRENES (4) avec Winona Ryder, Cher Le Grand Journal (23:21) oo SD Center Stage (16:00) Ear to the Ground Street Cents Magical World of Disney Sharon, Lois & Bram Sing from A to Z Cinéma / STOP OR MY MOTHER WILL SHOOT (5) avec Sylvester Stallone, Estelle Getty Sunday Report Venture (22:25)/ Nation's (22:55) News Qc Prov.Aff.Grand Prix GOG® CD Computer Ins.Missing Child.White Fang Newsline L.LaPierre Funniest Home Videos The New Adventures of Superman Cinéma / THE ROCKFORD FILES: A BLESSING IN DISGUISE avec James Garner, Stuart Margolin CTV News Nightline Puise Nature Watch Automag Plus FT Fashion TV Puise Travel, Travel Cinéma / STEPHEN KING'S THE LANGOLIERS avec Patricia Wettig, Dean Stockwell (1/2) News Sports.(23:20) E.T.: Weekend ?D (13) (2® Byron Nelson Classic / Golf (16:00) News ABC News ABC News Simpsons Star Trek: Voy ager GO (8) McDonald's Championship / Golf (15:00) News Emergency.News 60 Minutes Murder, She Wrote Cinéma / THE ROCKFORD FILES: A BLESSING IN DISGUISE avec James Garner, Stuart Margolin CBS News Precinct (23:15) News Time to Take GO G® Basketball NBA / Matches de demi-finales de conférence (Possibilité de prolongation) n 2:301 Pub (s.r.) News NBC News/ sous réserves Earth 2 / sous réserves seaQuest DSV Cinéma / NAOMI & WYNNONA: LOVE CAN BUILD A BRIDGE avec Kathleen York, Viveka Davis (1/2) Sightings News N.Y.(23:35) FF) dz) World Review Firing Line VT This Week All Creatures Great and Small Wild America Naturescene Nature: Nomads of the Wind Masterpiece Theatre / Sharpe s Company Mystery! / Rumpole Mystery (16:00) Burt Wolf's Travels in.The Ghostwriter Hour All Creatures / Mailbag Pole to Pole Mystery of the Senses / Hearing / Smell Cinéma / FAMILY PLOT (4) HI ED Batman &.Bugs Bunny & Tweety Show Newsweek 60 Minutes Murder, She Wrote Cinéma / STEPHEN KING'S THE LANGOLIERS avec P.Wettig Global News Sports Maya Arthur Claire fontaine Bisou/Léa Volt Dimanche classique / Mozart en tournée Cinéma / LA ZIZANIE (5) avec Louis de Funès Plaisir.(22:35) Panorama m® Hockey / Red1 Wings-Stars (14:30) This Week.Sportsdesk Acura Golf Sr.PGA Cadillac NFL Golf Classic Yachting /1995 America's Cup Memorial Cup Hockey in Voile / Coupe America 1995 Sports 30 Semaine au.Ligue Américaine de soccer / L’Impact - Foxes |Autodrome | Splash Barbades Sports extrêmes La Coupe Memorial (tv! Faut pas (16:00) Journal suisse 30 Millions L'École des fans /Visions Journal FR2 7 sur 7 Bouillon de culture Paris lumières Journal belge 'Visions Cercle.(23:15) (HE) Popeye .petite peste Cinéma / PERDUS DANS LA TOUNDRA / Pif et Hercule (19:15) Parole de.(MB M.V.(15:00) Flashback Fax Musique Vidéo QuébecPlus Musique Vidé 0 (MM) VideoF.(13:30) ClipTrip History of Rock Elvis.Spotlight Combat des clips MuchEast MuchWest Elvis.Spotlight HD Par amour poi jr elle (16:00) Mon ami Willy (18:05) I L'Experte en potins Crooklyn Cyborg (23:25) (ÏÏV) Wild Kingdom Chronicles.Spiderman Rupert Dog City Are you Afraid Sweet Valley Weird Science YTVNews The Hit List Rough Guide Missing Treas.Max Glick m Addition SVP Miroir, Miroir L Ascenseur L'Enquête Watatatow Roulette VIP Black Jack 21 Rock en danse Juke Box Miroir, Miroir Psychotron Black Jack 21 Roulette VIP Miroir, Miroir L'Indiscret The Mask (16: 30) (23:15) Angels in the Outfield (17:30) ( 19:30) (21:30) In Your House, WWF (19:00 i(21:00) [Wes Craven's New Nightmare (20:15) (22:30) Cheating (MD La Fosse aux.Aujourd'hui Bulletin jeunes Le Point de presse Monde ce soir Griffe Reportages / Derrière (insigne Le Téléjournal | Scully RDI Mémoire vivante Accent franco.Bulletin santé ?D Le Goût (16:00) Arsène Lupin La Pub.c'est la pub (4/7) Kilomètre-heure Viva: Lady Diana Jazz en deux temps / Zarico et Willie Dixon Cinéma/NOYADE INTERDITE (5) | Début ce soir d'une série de témoignages des héros ordinaires du Rwanda qui n'ont pas joué le jeu des divisions ethniques.Mais que la guerre, naturellement, a profondément blessés, d'une manière ou d’une autre.TV5, 23hl5 c N I! MA Ml LE MYSTERE VON BULOW (3) (Reversal of Fortune) E.-U.1990.Drame judiciaire de B.Schroeder avec Jeremy Irons, Ron Silver et Glenn Close.Un avocat assume en appel la défense d’un richard reconnu coupable d'avoir provoqué l’état comateux de sa femme.SRC 19h30 THE FIREMEN'S BALL (3) Tch.1967.Comédie satirique de M.Forman avec Jan Vostrcil, Josef Kolb et Frantisek Debolka.Les pompiers volontaires d'un village organisent une fête populaire.CBC 23h50 POINT BREAK (4) E.-U.1991.Drame policier de K.Bigolow avec Keanu Reeves, Patrick Swayze et Gary Busey.Un agent du FBI enquête sur une série de vols de banques commis par des adeptes du surf.CBS lhOO AU PETIT ÉCRAN MON COIN DE PARADIS (4) (My Blue Heaven) E.-U.1990.Comédie policière de H.Ross avec Steve Martin, Rick Moranis et Joan Cusack.Placé sous la protection d’un policier, un mafioso qui doit témoigner contre un chef de la pègre s’engage en toute impunité dans divers délits.TVA 19h30 YUPPI DU (4) It.1975.Comédie dramatique réalisée et interprétée par Adriano Celenta-no avec Charlotte Rampling et Claudia Mori.Vivant esseulé depuis le suicide apparent de sa femme, un ouvrier vénitien voit celle-ci revenir pour disparaître à nouveau.RQ 21h30 LES SIRENES (4) (Mermaids) E.-U.1990.Comédie dramatique de R.Benjamin avec Winona Ryder, Cher et Bob Hoskins.En pleine crise d’adolescence, la fille aînée d’une femme excentrique hésite entre devenir religieuse ou céder aux avances d’un jeune homme.TQS 21h00 JOUR DE COLERE (1) Dan.1942.Drame de C.T.Dreyer avec Thorkild Roose, Lisbeth Movin et Preben Lerdorff.Ayant provoqué la mort de son mari, une femme est accusée de sorcellerie.SRC 23h45 (1) Chef-d’œuvre (2) Excellent (3) Très bon (4) Bon (5) Passable (6) Médiocre (7) Minable.973 18092670 M A I I !» j) I) I M A \ (’ Il K S A M K I) I I.K S I» K V 0 I It GENOA CULTUREL ( 1 \ IM \ BERRI: 1280, Berri (288-2115) — Bon baiser de France 13 h 30,16h, 19h, 21 h 30 — Eldorado 13 h 30,16h, 19h, 21 h 20 — Le village des damnés 13h, 15 h 05,17 h 10,19 h 20,21 h 30 — Mauvais garçons 13 h 45,16 h 15,19h, 21 h 30 — Dolores Claiborne 13 h 30, 19h; jeu 13 h 30 — Le baiser de la mort 16 h 15,21 h 30 BROSSARD: (849-3456) — Bad Boys sam.dim 13 h 30, 15 h 50, 19h, 21 h 25; sem.19h, 21 h 25 — Forrest Gump sam.dim.13 h 30.16h, 19h, 21 h 30; sem.19 h, 21 h 30 — Marée rouge sam.dim.13 b 30,16h, 19h, 21 h 30; sem.19h, 21 h 30 CARREFOUR LAVAL: 2330, Le Carrefour
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