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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-05-20, Collections de BAnQ.

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Achats téléphoniques: 790-1111 lllicsitrc 1594 rue St-Denis Théâtre St-Denis 12h à 21 h (?frais de service) KMIcuis Renseignements: 849-4211 14 Alf 17 SEPTEMBRE 1995 PLAMONDON L'OPERA ROCK DE MICHEL RERGER ET 1 MISE EN SCÈNE IE LEWIS FlfljEY Avec .LUCE DUFAULT NORMAN GROULX *JWTH BERARD JASMINE ROY ^ \ FRANK SHERBOURNE ^ PATSY GALLANT f ‘ MICHEL PASCAL LES ÉTOILES NOIRES IE CAPITOLE DE Ql f 1 107,3 IM" ROCK*DETENTE ET LA SOCIE ATION, PRÉSENTÉ PAR PGC DIVERTISSEMENTS INC mmw joue un rôle essentiel dans le développement du théâtre Cinéma Page Q Théâtre Danse Pa Télévision Disques classiq1 Jazz et blues Vitrine du disqu\ Grille télé du week Agenda culturel LE DEVOIR DISQUES L’usage de la parole En 25 ans de chansons à succès, Plamondon s’est écrit un métier SYLVAIN CORMIER Il court au deuxième.Du rez-de-chaussée de sa splendide maison d’Outremont, on l’entend fouiller fébrilement.Et puis il redescend les bras chargés de cartons et de papiers, qu’il dépose pêle-mêle sur la grande table, à côté du rutilant jukebox des années quarante.«Jé ne me rappelais même plus que j’avais encore tout ça.» Sous nos yeux s’éparpillent des brouillons, certains à moitié biffés, d’autres intacts.Ses manuscrits.«Tiens, lâche-t-il comme un enfant qui vient de retrouver son camion bîeu chéri, voilà un des premiers essais du Blues du businessman.» Du texte qu’il me tend, je ne reconnais que trois ou quatre vers.«Je n’avais pas encore trouvé la deuxième partie», observe-t-il.L’écriture est élégante, vive, une graphie de poète d’un autre siècle.Pas trace dans cette patte souple de Plamondon l’anxieux notoire, du timide maladif qui n’a presque jamais osé téléphoner à un chanteur ou une chanteuse pour lui proposer un texte.De fait, ce sont les gérants, les interprètes et les compositeurs qui sont toujours venus à lui depuis que Les chemins d’été (Dans ma Camaro), Luc Plamondon son premier n° 1 au palmarès en 1970, a tout déclenché.Sauf dans le cas des comédies musicales, où le choix des interprètes s’apparente à un casting de cinéma: «Appeler Clau-de Dubois pour lui proposer de chanter une chanson qu’il n’avait pas écrite, je ne l’aurais pas fait sans le prétexte de Starmania, surtout que j’avais appelé Gerry Boulet avant et qu’il avait dit non.».Alors que je m’extasie devant le geste créateur, Plamondon, avec un petit air triomphal qui brille à travers les lunettes fumées, m’exhibe une autre trouvaille.«Tu vois, ce dont je te parlais tantôt.» Sur le manuscrit, on peut lire: «Seul / Je marche seul.» C’est Le Monde est stone, première mouture.Une heure plus tôt, Plamondon racontait effectivement la petite histoire de la chanson.«Michel Berger voulait un mot qui frappe sur cette note-là.J’ai essayé tous les mots d’une syllabe de la langue française.J’avais finalement trouvé “Seul / Je marche seul / Je cherche le soleil / Au milieu de la nuit”.Ce n’était pas mauvais, mais Berger me disait: “Ça, un Français aurait pu l’écrire.” J’ai mis trois mois à trouver stone.Je ne pensais pas du tout qu’il allait flasher là-dessus.J’ai déposé le texte sur k.-piano, il m’a regardé et m’a dit:^ “Voilp.C’est ce que j’attendais de* toi.” A partir de ce jour-là, j’ai compris ce qu’il voulait.Pour lui, j’étais un peu l’Amérique.» Le grand truc Cela me fait tout drôle de tenir entre mes mains la première version manuscrite d’un texte voué à un tel destin, pièce maîtresse de toutes les distributions de l’opéra-rock Starmania depuis 1978, l’une des vingt-cinq chansons à succès de Plamondon choisies pour la compilation-anniversaire qui vient de paraître sur l’étiquette de Guy Cloutier.Je n’arrive pas à m’imaginer le texte autrement que définitif, intrinsèquement lié aux accords de Berger.«Le grand truc, susurre Plamondon avec un brin de VOIR PAGE C 2 : PLAMONDON ROBERT LÉVESQUE LE DEVOIR Au Festival de théâtre des Amériques on y vient cette année d’aussi loin que la Chine et le Vietnam, du Chili et (peut-être) de l’Algérie, du Mexique et de la France, des États-Unis.Mais il n’y aura pas l’Allemagne ni la Russie ni la Pologne, ni la Grande-Bretagne, parce qu’il ne peut pas y avoir tout le monde et qu’un festival qui doit «survivre», tenant sa sixième édition (en 10 ans) avec le même budget général que sa troisième édition, ne peut pas voir aisément grand et large.Dans la pauvreté chronique où les pouvoirs publics maintiennent les événements culturels non «populaires» (qui ne sont pas ces événements de masse qui bloquent les rues et font marcher gaiement le commerce), comme le FTA, un festival de l’intense et de l’intime où le théâtre vit pleinement sa liberté, déploie pour nous ses rêves, et cherche à dire l’essentiel (sur la guerre, l’ainour, la violence, la mémoire, la peur, le désespoir et l’imperfection des choses), il est de plus en plus difficile de survivre dans une société du profit direct.Marie-Hélène Falcon, valeureuse fondatrice et infatigable meneuse de jeu, n’aime pas trop que l’on insiste sur le rapetissement du FTA (passé de plus de 20 spectacles à ses débuts à 13 spectacles cette année dont 7 seulement viennent de l’étranger) mais elle avouera, au détour d’un emballement artistique, que «bientôt ce ne sera plus possible.», que le FTA ne peut plus s’associer à des producteurs internationaux pour obtenir certains spectacles, qu’il faudra oublier les ligues majeures des grands festivals et sans doute décrocher ses rêves et fermer boutique.Si le discours des hommes politiques correspondait à la réalité, si ces gens-là pensaient et faisaient ce qu’ils écrivent, par exemple ce qu’ils ont écrit dans le programme officiel du FTA 95, ce que ça serait grand et fort le FTA! Car on lit sous la signature du ministre Michel Dupuy que le FTA est «une manifestation culturelle unique au Canada», sous celle de Jacques Parizeau qu’il est «un carrefour exceptionnel» et sous celle de Pierre Bourque qu’il s’agit d’«une fête prestigieuse».À l’unique, à l’exceptionnel et à la prestigieuse ne correspond pas le réel pécuniaire qui permettrait au FTA de mériter vraiment tous ces adjectifs! Cela dit il est extraordinaire ce festival! Des producteurs européens et des journalistes cotés y viennent.Une volonté de fer et une fierté, qu’incarne superbement Falcon, y font oublier ce qui ne concerne pas directement le théâtre qui est fait, comme on nous le rappelle dans le magazine-programme, de «l’étoffe de nos rêves».Depuis 1985, en six éditions, le FTA a permis aux Montréalais, amateurs de théâtre et gens de théâtre (nombreux à le fréquenter) de découvrir plusieurs des grands noms du théâtre actuel.On y a vu les Américains Elizabeth LeCompte, Bob Wilson, Reza Abdoh (qui vient de mourir du sida le 11 mai), Meredith Monk, le Russe Anatoli Vassiliev, la troupe de Tadeusz Kantor, celle d’Ariane Mnouchkine, le sublime Sami Frey, le Roumain Silviu Purcarete, les Catalans de la Fura del Baus.Les plus importants artistes de la dramaturgie québécoise y sont invités à créer (souvent en co-production avec Ie festival) leurs oeuvres, Robert Lepage y est venu trois f "% i, - ]p» fois (mais s’est retiré à 48 heu-4L res d’avis pour ses Plaques VOIR PAGE C 5 : FTA Un détail de Stop, un tableau de Louis Soutter, collection du Musée de Lausanne.CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIMÉ I.K |) K V 0 I It .I.K S S A M K l> I ï 0 K T l> I M A N C II K 2 I M Al I !l i» 5 .MUâICA SERIE «EMERAUDE» Lundi, 18 Septembre 1995 * MICHEL DALBERTO, PIANISTE l'ROlIRAMMI: : Silmhrii.Lundi, 16 octobre 1995 * NATHANIEL ROSEN, VIOLONCELLISTE RRddRAMMI: : Ihlnilini, Iliiulaiiith.J.S.liiuli, < i‘.SRC rwiMlMt.vNW 5Î5L’"' Lundi, 19 février 1996 ** LE QUATUOR BARTOK iWW.R l.MW/; ; Mo:,ni.Stliumaiw.RartMt.Q- • Lundi, 11 mars 1996 ** LE QUATUOR BORODINE RRlU'.RAMMI : Hiirlur, Silnininiiii, liirihorai.du Maurier Liée Mardi, 23 avril 1996 * LE TRIO WANDERER DROdRAMMIi : Ihrtlioi'cn, Mnnlcltsolin, Chausson.^ l8lti3Vnlrr.il SÉRIE TOPAZE le gagnant du Concours national de SRC/CBC 1995 l*R( K iR AMMI et HATH à ftre annonces plus tan!.CONCERT «SAPHIR» Concert-bénéfice Lundi, 15 avril 1996 * KRVSTIAN ZIMERMAN, PIANISTE miCR tmtl I /)/¦ ! / RMINI-.R •S.ill,' Mahnnncuve, Place «les Ans **Salle I.iiclgcr-Duvrrriay, Motiiimenl National I et programme* torn annonçât tout réverve «le nioililit .iiioiiv 1 PARTERRE (ORBF.ll.lF.(f.?D) ÉTUDIANT i MENU DE(I) |H concerts [ • 1 1255 555 (Hilk-ts à l imité) IJS, t IM) (12) !S\P1IIR(2)-I mncrtlj »5 »u M) [FORFAIT! 1*2) 160 1 “° 75 rOPAZI 1 concert 15 10 MIM SIKHS Ml (41 j Kl 1 Am Tout abonnement enrrjilttrf avant le 1er juillet, »érir >1 tneraude* tout attitlerr# gratuitement au concert -lopare- Vout courre/ éplenirni la chance «le gagner 2 hillelt.en datte r(onoini(|ue tur let volt régulier* «l"AIR t -ANAIIA, tur Montréal-l'arit «tu Montréal-I.onilrrt.(Soumit k eertainet période* «1/ restriction) La Société Pro Musica 3450 rue St-Urbain • Montréal, H2X 2N5 Tél.845-0532 • Télécopieur 845-1500 i lyrusici 4 de TPlontréal YULI TL'ROVSKY PHOTO JACQUES GRENIER 1988), Jacques Godbout avait établi un organigramme des thèmes abordés le plus souvent.Au sommet: la solitude.Après venaient le désir, le show-business, les voyages.Normal.Plamondon a beau courir la lumière des projecteurs comme une luciole à lunettes, c’est un parolier solitaire loin de son foyer.«J’ai écrit des chansons en marchant, en nageant, en patinant, en joggant, en faisant de la planche à voile, ou étendu au soleil, c’est-à-dire en faisant autre chose, mais des activités solitaires, forcément.» La chanson dont il est le plus content?Eh oui.Les Uns contre les antres.«Mais au bout du compte / On se rend compte / Qu’on est toujours tout seul au monde.» La plus courte de tout son répertoire.Onze lignes, sans les répétitions.«Berger m’a arraché le bout de texte des mains.Il est parti dans l’autre pièce, a fait la musique en quelques minutes, puis il est revenu et m’a dit: “La chanson est finie.” Il avait raison.L’essentiel était là.» On n’a pas déniché le manuscrit.Tant pis.Du moment qu’il y a le disque.FORGET PARIS De Billy Crystal.Avec Billy Crystal, Debra Winger Joe Mantegna, Cynthia Stevenson, Richard Masur Julie Kavner, William Hickey John Spencer.Scénario: Billy Crystal, avec üi-well Gam et Babaloo Mandel.Images: Don Burgess.Montage: Kent Beyda.Musique: Marc Shaiman.Etats-Unis, 1995,95 minutes MARTIN BILODEAU Billy Crystal n’a pas toujours livré la marchandise qu’attendaient de lui les amateurs d’humour spirituel doublés de déconcertants fans de «slapstick».Il* deuxième opus de City Stickers ressassait en effet le pire de la comédie enlevée qui l’avait précédé, et Mr.Saturday Night, la première réalisation du comique américain, baignait dans le pathos et les sentiments bon marché.Misant d’abord sur le romantisme et la dissection des rapports hommes-femmes, Forget Paris avait par conséquent plus de chances de s’ajouter aux échecs de Crystal qu’à ses succès, qui se sont fait rares ces dernières années.Pourtant, on est vite conquis par cette délicieuse comédie qui fait flèche de tout bois et ne laisse aucun répit aux spectateurs.Crystal, qui s’est adjoint deux coscénaristes, enfile blagues, boutades et railleries à la vitesse de l’éclair.Bien sûr, il exploite une fois de plus son physique ingrat au gabarit sous la moyenne.Pour amplifier cette impression, il incarne dans Forget Paris un arbitre de basketball, se mesurant quotidiennement à des mastodontes abrutis.A la ville toutefois, c’est à Debra Winger — autre poids lourd qui a rarement provoqué le rire au cinéma — qu’il On est vite conquis par cette délicieuse comédie qui fait flèche de tout bois Bouquinez en sirotant votre café chaque samedi.LE DEVOIR se mesure.Le scénario de Forget Paris reprend sensiblement le même schéma que celui de Broadway Danny Rose de Woody Allen.Et il supporte honorablement la comparaison.Un groupe d’ainis attablé dans un restaurant se remémore l’histoire d’amour riche en rebondissements de Mickey (Crystal) et de Ellen (Winger).En voyage en France pour y enterrer son père — le vieillard avait insisté pour être inhumé en ijol normand, auprès de ses compagnons d’armes —, Mickey est réconforté par la directrice des relations publiques de la compagnie aérienne qui est confuse d’avoir égaré le cercueil.Compatriote de Mickey mais fervente francophile, Ellen lui fait visiter la ville Lumière et révèle un cœur sensible, qui bat au rythme de l’oncle Sam.Leur relation, d’abord diagnostiquée sans lendemain, se transforme en vie commune forcée lorsqu’El-len choisit l’amour plutôt que ja carrière, et rentre aux Etats-Unis épouser celui qu’elle n’a connu que dans un contexte vacancier.C’est à ce moment seulement que Crystal entre dans le vif du sujet, racontant la relation tumultueuse de deux êtres qui ont du mal à se partager une part égale de compromis.La cohabitation temporaire du père d’Ellen (excellent William Hickey), les problèmes de fertilité et les ambitions professionnelles jalonnent ce parcours amoureux sinueux et accidenté.Si les observations psychologiques ne sont pas toujours des plus subtiles, c’est que Forget Paris est marqué par l’optimisme inébranlable de son auteur.«Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras» pourrait être la morale de ce film qui n’en abuse cependant pas trop.Certains moments dramatiques donnent cependant plus de fil à retordre au metteur en scène, soudain inconfortable et maladroit.C’est alors qu’il appelle à son secours la musique de Marc Shaiman, qui ne fait qu’envenimer les choses.Heureusement, la prestigieuse galerie de personnages témoins qui entoure le couple ramène toujours au moment opportun le récit sur les rails de la comédie.La délicieuse Julie Kavner procure d’ailleurs au film quelques moments mémorables, en quadragénaire au régime qui pèse les olives de ses martinis.Crystal reprend à son compte les clichés du juif radin, de l’Américain malmené par les Parisiens, des Parisiens chiants, des Américains grégaires, des amateurs de sport vulgaires, etc.Crystal donne ainsi l’impression d’emprunter le chemin le plus court, et donc le plus facile, mais la façon très naturelle et spontanée qu’il a d’exposer le ridicule qui se cache dans chaque situation anodine élève parfois son art au rang CONCERT FAMILLE Mettant en vedette les lauréats des Auditions I Musici pour jeunes solistes 1994-1995 Philippe Doss, piano 1er lauréat et récipiendaire de la Bourse Scott • Lambert Chen, violon • 2e lauréat ex aequo et Cédric Cohen-McCollum, violon • 2e lauréat ex aequo récipiendaires de la bourse du Fonds «Les Amis de l’Art» et Chloé L’Abbé, flûte • 3P lauréate Oeuvres de Paganini, Mozart, Bach, Haydn et Chaminade Le dimanche 28 mai 1995, 15 h Salle Pollack, 555 Sherbrooke ouest 5,27 $ Enfants (12 ans et moins) 8,78 $ Étudiants et âge d’or 13,16 $ Adultes (taxes en sus) (514) 844-2172 Billetterie Articulée ?SCOTT JOIES musique son -4996 PLAMONDON Un parolier solitaire Billy sur les traces de Woody SUITE DE LA PAGE C 1 fierté dans le ton, c'est qu’on ait l’impression que les deux ont été créés en même temps.» Pour y arriver, toutes les méthodes sont bonnes.Plamondon n’a pas de recette.«Je n’ai pas d’ordre, et pas de discipline non plus.Je ne suis pas du imit quelqu’un qui s'assoit tous les matins de telle heure à telle heure comme les romanciers ou les auteurs dé théâtre.» A certains compositeurs, il fournit des amorces, deux lignes, un refrain.«Ça pemiet une liberté réciproque.On se renvoie la balle.» Julien Clerc, lui, exige des textes achevés.«Il veut voir où la chanson va.Sinon, ça ne l’intéresse pas.Cœur de rockeur, c’était un hasard miraculeux: j’avais un texte, il avait une musique, et son refrain avait exactement la découpe du mien.» Plamondon a tout essayé: textes écrits en fonction d’un compositeur ou d’un interprète («la même personne, parfois»), textes menés à terme sans destinataire prévu, albums complets sur commande («En 1972, j’en ai fait quatre, pour Monique Leyrac, Renée Claude, Diane Dufresne et Donald L'ai tree: ça m’excitait, la diversité!»), shows thématiques (pour Diane Dufresne), collaborations suivies (avec François Cousineau, Michel Berger) ou ponctuelles.Une moyenne de vingt chansons par an.Près de cinq cents au total.«J’ai vécu des an- l’HOTO BRUCE MCBROOM Billy Crystal et Debra Winger, dans Forget Paris.des plus grands.Son Mickey, qui rappelle par moments le personnage que cultive minutieusement Woody Allen, les obsessions métaphysiques en moins, est loquace dans toutes les occasions, devant une Debra Winger surprenante de naturel sans être entièrement dépourvue de ses tics habituels.A celle-ci, qui le retrouve dans un restaurant parisien contemplant une immense salade et qui lui demande «Etes-vous seul?», il lui balance, dans le plus pur esprit juif: «Seul, oui, à un point tel que je n’ai même pas de couvert» Les rires fusent autant à l’écran que dans la salle, et c’est là aussi le secret de Crystal.Mickey fait rire ses interlocuteurs dans le film.Plus que tout autre genre cinématographique, la comédie est affaire de contexte et de rythme.Il semble que cette comédie sur le couple arrive à point nommé dans le paysage morose des contes de fée tels French Kiss et While You Were Sleeping.De plus, noyé dans la rentrée d’automne, ce film serait passé inaperçu.Sorti pour la saison estivale, il apparaît comme une véritable bénédiction.Luc Plamondon nées sans me poser de questions, avec un deadline qui me pendait au bout du nez.Un matin, Pauline Julien m’appelait, le lendemain c’était Ginette (Reno).Je suis chanceux: ça n’a jamais arrêté de sonner.J’ai rarement eu à insister auprès des interprètes pour qu’ils chantent quelque chose qu’ils n’avaient pas envie de chanter.Quand Diane Dufresne a refusé Call Girl, c’est Nanette qui voulait absolument la faire.» En écrivant son Rlamondon, un cœur de rockeur (Ed.de l’Homme, V THÉÂTRE DU RIDEAU VERT SAISON 95 -96 DU 26 SEPTEMBRE AU 21 OCTOBRE 95 Mère Courage Bertolt Brecht Traduction: Geneviève Serreau et Benno Besson M/seen scène .André Brassard - Avec : Marie Tifo, Pierre Curzi, France Castel, Roger Larue, Anne Dorval, Serge Postigo et sept autres comédiens § | É > mai 20 h RADIO-CONCERT y.En direct de la Place des Arts à Montréal.X Orchestre symphonique de Montréal, dir.^ Charles Dutoit; Olli Mustonen, p.: Ouv.Îr9 Waverley de Berlioz; Concerto n"3 de Pro-'ft?kofiev; Symphonie en do de Bizet; Les Pins de Rome de Respighi.Anim.Michel Keable s*4i et Françoise Davoine.Réal.Richard Laval-lée et Christiane LeBlanc.22 h RADIOJOURNAL 22 h 10 LES GRANDES SÉRIES SfS: La Solitude (1" de 4).Diverses formes de j • 1 solitude.Inv.François Péraldi, psychanalyste ste; Françoise Bérubé-Charbonneau, de Tel-Aide.Rech.et anim.Claudette sJS Lambert.Mise en ondes : Sylvie Dufour.22 h 40 X Y JAZZ 0 h 04 LA VINGT-CINQUIÈME HEURE suivi d'émissions en reprise jeudi 25 mai 6 h RADIOJOURNAL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h 10 MUSIQUE EN FÊTE Le trompettiste de jazz américain Miles Davis, né en 1926.11 h L'HISTOIRE AUJOURD'HUI Magazine exclusivement consacré à l'histoire.Int.à Paris : Richard Salesses.Une émission de Pierre Lambert.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE I Fiamminghi, dir.Rudolf Werthen : Concerto pour cordes en ré de Stravinsky; Quintette en fa de Bruckner/Werthen; Sérénade pour cordes en do op.48 de Tchaikovsky.16 h 04 L'EMBARQUEMENT.17 h 30 RADIOJOURNAL 17 h 50 1, 2, 3 NOUS IRONS AU BOIS 18 h LA FARANDOLE Extr.Concertos pour cordes de Vivaldi : Solistes de Montpellier, Moscou.Oeuvres de Chopin : extr.Préludes op.29, Polonaise n" 6 op.53 : Martha Argerich, p.; Prélude op.45 et extr.Mazurkas, op.67 et 68 : Arturo Benedetti Michelangeli, p.; extr.Sonate pour deux pianos de Mozart : James Anagnoson et Leslie Kinton.19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Actualités.20 h RADIO-CONCERT Journées XX' siècle.Nouvel Ensemble mo-¦ ¦] derne, dir.Lorraine Vaillancourt : Corrente de Lindberg; Instruments 11 de Feldman; Exit [commande] de Perron; Symphonie de [(SJ, chambre op.9 (version pour cinq instruit ments d'Anton Webern) de Schoenberg; Un train pour l'enfer de Gougeon.Anim.fSç Françoise Davoine.Réal.Laurent Major et ™ Odile Magnan.22 h RADIOJOURNAL 22 h 10 ME VOICI Récits puisés dans le vécu de personnes de j toutes origines.Réal.François Ismert.22 h 35 X Y JAZZ ; 6 h RADIOJOURNAL ! 6 h 07 LES PORTES DU MATIN I 9 h 10 MUSIQUE EN FÊTE ; Les Maîtres de musique avec Walter Bon ; dreau, compositeur et chef d'orchestre (dern.j de 2).Le Sacre du printemps de Stravinsky.! Walter Boudreau commente les versions diri-, j gées par Stravinsky lui-même, Pierre Monteux ; et l'Orchestre symphonique de Boston, Char-; les Dutoit et l'OSM, Herbert von Karajan et j l'Orchestre philharmonique de Berlin, Pierre Boulez et les Orchestres de l'O.R.T.F et de Cleveland.Anim.Françoise Davoine.Réal.Michèle Patry.i 11 h À L'ÉCRAN Actualité cinématographique.Int.Francine Laurendeau et Jean-Claude Marineau.Réal.Francine Laurendeau.| 12 h RADIOJOURNAL i 12 h 10 MIDI-CULTURE | 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE ! 14 h LES FEUX DE LA RAMPE John Van Bockern, clar., David Ellis, vie., Suzanne Goyette, p.: Prélude à la danse de Lutoslawski; Sonate pour clarinette et piano ; op.167 de Saint-Saëns; Grand Duo concertant op.48 de Weber; Trio en la min.op.114 de i Brahms.Anim.Line Boily.Réal.Jean-Marc Gagnon.j 16 h 04 L'EMBARQUEMENT.17 h 30 RADIOJOURNAL 17 h 50 1, 2, 3 NOUS IRONS AU BOIS 18 h LA FARANDOLE Musique de jazz avec Charlie Parker, l'enseï ble français Ecume et Chet Baker.19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Spectacle de l'auteure-compositeure-interprè te Zani Boni enregistré à Vesoul, en Belgique.1 ï iZ 20 h RADIO-CONCERT Journées XX' siècle.Société de musique contemporaine de Montréal, dir.Walter Boudreau; Marie-Danielle Parent, sop., Claude Lamothe, vie.; Denis Bluteau, fl., Colombe Demers, récitante : Ragtime de Stravinsky; Dialogue de Schnittke; Stachel-draht de O.Joachim; Message de feu Demoiselle R.V.Troussova de Kurtag; Neuf Zénith 11 [création] de Boudreau.Anim.Françoise Davoine.Réal.Laurent Major et Odile Magnan.22 h RADIOJOURNAL 22 h 10 LES GRANDES SÉRIES Destins insolites (6' de 9).Jiang Quing, veuve de Mao Tsé-Tung, racontée par Raymond Dion, sinologue.Mise en ondes : Sylvie Dufour.22 h 40 X Y JAZZ 0 h 04 LA VINGT-CINQUIÈME HEURE suivi d'émissions en reprise INFO-CULTURE Du lundi au vendredi : 9 h 05,12 h 40 et 17 h 25.BULLETINS DE NOUVELLES Du lundi au vendredi : 9 h, 16 h et minuit.Samedi et dimanche : 6 h, 7 h, 9 h et minuit.Vendredi prochain à Musique en fête, Françoise Davoine recevra ^ouis A* ortie qui commentera différentes versions des Etudes op.10 n' 3,10 et II de Chopin.Le vendredi 2juindès9h05, dans le cadre de la série LES MAÎTRES DE MUSIQUE CBJ-FM 100,9 Chicoutimi CBAL-FM 98,3 Moncton CBF-FM 100,7 Montréal CBOX-FM 102,5 Ottawa-Hull CBV-FM 95,3 Québec CJBR-FM 101,5 Rimouski CBF-FM 90,7 Sherbrooke CJBC-FM 90,3 Toronto CBF-FM 104,3 Trois-Rivières 7 I.K I) K V 0 I H .I.K S S A M KOI 2 O K T I» I M A N C II K 2 I M Al II» I» A JAZZ I T R I I) I S Q U Petits bonheurs sonores sans compter THE REAL QUIETSTORM , James Carter Étiquette Atlantic SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Ce James Carter, il a les poumons à la bonne.place.Il les a là où Ben Webster, Don Byas et Coleman Hawkins les avaient logés, leurs poumons.James Carter, ses machines à fabriquer le souffle, elles sont enduites de sentiments.Du gros sentiment, à ne pas confondre avec le gros méchant.Il est jeune, James Carter.Mais il joue du saxo, des saxos, comme un vieux nostalgique.Il n’a même pas atteint la trentaine et pourtant, déjà, il se souvient.James Carter se distingue d’un paquet de ses contemporains par ceci ou comme suit: son instrument est mis au service de l’expression de sa personnalité.Carter n’est pas un technicien.Il y a quelques semaines, on avait confié tout le bien récolté à la faveur de l’écoute de son album/.C.On The Set paru sur étiquette DIW.Aujourd’hui, on veut vous signaler que The Real Quietstom sur étiquette At- (ç)Ké^/jj)n MULTiBDn Mise en scène et -INTERPRÉTATION Pauline du Capricorne .DE GIACINTO SCELSI VWi\«K0vïf~ EN PREMIERE SCENIQUE Installation scénique et costume : Massimo Guerrera Vidéo : Michel giroux Éclairage : louis-Philippe demers Maquillage : Jacques Lee Pelletier SALLE BEVERLEY WEBSTER ROLPH DU 17 AU 27 MAI 1995 20 H 30 DU MARDI AU SAMEDI 1 9 H 30 LE DIMANCHE RELÂCHE LE LUNDI 22 MAI ca**o«iitQina(A.tn CHANTS LIBRES billets RÉGULIER 16 $ AÎNÉ ET ÉTUDIANT 14 $ GROUPE 12 $ EN VENTE À LA BILLETERIE DU MUSEE 185, RUE SAINTE-CATHERINE OUEST RENSEIGNEMENTS [514) 847 6212 MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTREAL I Hydro Québec Jk « lantic confirme avec éclat que Carter dispense les petits bonheurs sonores sans compter.C’est pas un avare, le Carier.Tout d’abord, il faut remarquer que ce jeune homme originaire de Detroit a le sens de l’ouverture.A l’évidence, ce saxophoniste formé à l'école des Marcus Belgrave, Julius Hemphill, Lester Bowie, mais aussi de Don Byas et Gene Ammons, n’aime pas les frontières.Il n’est pas ethnoceijtriste.Il dépasse les genres.A preuve, le programme confectionné pour son nouvel album.Le premier morceau?Round Midnight, rien de moins.Cette histoire, il nous la conte au baryton avec le piano de Craig Taborn pour seul support.La deuxième pièce?You Never Told Me That You Care de.Sun Ra.Notez, il joue du Suujto après Thelo-nious Monk et avant Duke Ellington, Jackie McLean et Mel Torme.Nom de Dieu! Il explore le territoire lunaire de Sun Ra, puis le coup d’après il nous fait le coup du crooner de Las Vegas.Maintenant, quand il joue ces compositions qui invitent à la gourmandise, il les joue avec ce zeste de passion qui provoque les applaudissements.Il est en effet impossible de ne pas être séduit par cette manipulation enjouée de sculptures musicales.D’autant plus que ce jeune homme —- qui est davantage un jeune homme en colère que beaucoup d’autres jeunes hommes — sait s’entourer.A la batterie on entend fréquemment Leon Parker, le plus captivant de sa génération, l’acolyte régulier de Carter, soit Tani Tabbal, et Dave Holland à la contrebasse.Holland le mélodiste.Holland le subtil.Holland ou le doux ronflement.Cette réussite, il faut que vous trouviez le moyen, mais surtout le temps, de l’écouter soigneusement.Car notre homme sera parmi nous pour la décliner lors du prochain Festival de jazz.En bleu et noir Jean Beaudet, pianiste des folies douces, a formé un nouveau trio en compagnie de Daniel Lessard à la contrebasse et de Michel Ratté à la batterie.Jean Beaudet, pianiste éclaté et donc virtuose, sera au Cleo’s Jazz Bar dimanche et lundi soirs.Beaudet et ses complices vont improviser jusqu’à plus soif.C’est garanti.?Pour souligner ses 25 ans d’existence, la revue Living Blues a confectionné un numéro spécial de 160 pages.Ce numéro va faire date.Remarquez que la revue en question étant la meilleure revue du genre, il ne pouvait pas en être autrement.Jean Ferrât et la chanson de geste du siècle FERRAI 95 Seize nouveaux poèmes d'Aragon mis en musique par Jean Ferrât Olivi Musique, 1995 Pensez que l i l’automne dernier, un monsieur de 65 ans, moustachu et paisible comme sa patrie l’Ardèche, a déclassé Nirvana du top des palmarès français avec un disque dédié à la poésie.Pensez que l’album a du même coup fait un magistral pied de nez aux lubriques Bedtime Stories de Madonna, au tant célébré Samedi soir sur la terre de Francis Cabrel de même qu’aux pétulantes acrobaties vocales de Mariah Carey.Le disque de notre campagnard cheveux neige a ainsi tenu la tête du palmarès pendant un mois pour franchir le million d’exemplaires vendus en Europe francophone.Aux poubelles le grand livre des règles d’or du marketing de l’industrie musicale.En fait, Jean Ferrât, qui lançait ce nouvel album à Montréal cette semaine, a toujours su être populaire sans être à la mode.En plus de trois décennies de carrière, alors que mille vogues ont déferlé puis fait naufrage, l’auteur de C’est beau la vie est resté fidèle à lui-même.Depuis plus de 30 ans, même voix chaude, même regard engagé vers la gauche, même combat poétique et politique.Immuable comme sa montagne, Jean Ferrât.«Je n’ai jamais été aux goûts du jour, admet le chanteur avec ce doux sourire que vous lui connaissez.Mes débuts correspondent à la grande vague yé-yé en France avec Johnny Halliday et Sylvie Vartan.Avec une chanson qui s’appelait Ma môme par exemple, j’étais absolument à contre-courant.C’était le courant après 30 ans.La mode, c’est bien et ça plaît, mais les gens ont souvent besoin d’autre chose.» Besoin de poésie par exemple.Auteur consacré, Ferrât fut le premier à confectionner sur mesure des mélodies aux vers de Louis Aragon.Il y eut Les Yeux d’Eisa en 1986 puis une quinzaine d’autres poèmes (dont Nous dormirons ensemble et Aimer à en perdre la raison) colligés, en 1992, sur le disque Ferrât chante Aragon (plus de 1,5 million d’albums vendus!).Pourquoi Aragon?«C’est un choix poétique, d’abord un coup de cœur.Aragon écrivait des choses que j’aurais bien aimé écrire moi-même! La façon dont il écrit me charme.Sa poésie rythmée, sa richesse d’images et la concision des termes forment une écriture idéale pour la chanson.Par rapport à PHOTO ARCHIVES Jean Ferrât certains événements du siècle ou à certains sentiments, les mots d’Aragon me parlent et j’avais envie de les communiquer.» Emballé dans une pochette cartonnée qui tient du livre d’art, Ferrât 95 nous fait traverser, grand orchestre sur le pont, le XX' siècle.On croise Carco, Chagall et Pablo Nçru-da.Le voyage se termine par Épilogue, élégie du communisme et testament spirituel d’Aragon.«C’est pour moi la chanson de geste du vingtième siècle.Elle traite des espoirs, des sacrifices et finalement du désespoir de millions d’hommes qui ont cru en un idéal et qui sont morts pour rien.Songez, dit Aragon, à ceux qui ne discutaient même pas leur cage, c’est-à-dire des millions de communistes en Union Soviétique qui ont été victimes de leur système, système pour lequel ils s’étaient battus.C’est bien la tragédie la plus accablante qui soit.C’est la tragédie shakespearienne de notre siècle.» Il chante les illusions perdues des rouges, mais le cœur de Ferrât est toujours à gauche.«Malheureusement, l’idéal de la gauche a été perverti.Il y a un manque de perspective pour les gens qui ne se satisfont pas du monde tel qu’il est.Et on n’a pas retrouvé pour l’instant des projets susceptibles d’entraîner les gens dans un sens différent.» «Mais je ne crois pas, comme on veut nous le laisser croire, que ce soit la fin de l’histoire.L’histoire n’a pas de fin.Les hommes n’auront de du Maurier Liée » BlttETS DE MONTREAL IMIUIIIUIUJUJ un r«*.iluiriilii»i Bleue VENTE -1245 361.4595 usW«etssome^ auSSTa«^H>‘oi,s , ,OW* au Spectrum a'a „ -«mW»*»8** JEUDI 29 JUIN VENDREDI 30 JUIN SAMEDI 1er JUILLET DIMANCHE 2 JUILIET LUNDI 3 JUILLET MERCREDI 5 JUILLET JEUDI 6 JUILLET VENDREDI 7 JUILLET SAMEDI 8 JUILLET 14 h 00,16 h 30,19 h 00 CINÉ-JAZZ, Cinéma du Compte» Deqardrs THELONI0US MONK: STRAIGHT NO CHASER LET’S GET LOST (CHET BAKER) LAST OF THE BLUE DEVILS M0’ BETTER BLUES ROUND MIDNIGHT/ AUTOUR DE MINUIT RHYTHM AND BLUES REVIEW BIRD NOW (CHARLIE PARKER) CBf-FM 100.7 et CBC Stereo PIANISSIMO Théâtre du Maurier Ltée Monument National Concert de maître KENNY BARRON Solo D Afrique du sud BEHKI MSELEKU Solo Des Etats-Unis STEPHEN SCOn Solo D Angleterre JULIAN JOSEPH Solo De France JACKY TERRASS0N Solo Concert de maiire DR.BILLY TAYLOR Solo Du Japon MASABUMI KIKUCHI Solo Du Canada 0.0.JACKSON Solo De Bulgarie MARIO GRIG0R0V Solo JAZZ O'ICI Salle du Gesu en collaboration avec JOE SULLIVAN SEXTET TRIO JEAN BEAUDET MIKE GAUTHIER QUARTET SONNY GREENWICH UNIVERSAL LANGUAGE BANG TRIO MARCAURELLE DENSIL PINN0CK BILL COON TRICYCLE avec LIPSXY.DONATG.GEIFAND THE MERLIN FACTOR Juno jazz contemporain 95 L'ENSEMBLE NORMAND GU1BEAULT PrtK de Jazz du Ma une r Liée 1994 CBC Stereo presente LES GRANDS CONCERTS en collaboration avec Théâtre Maisonneuve JOE HENDERSON DOUBLE RAINBOW QUINTET interprète la musique de AMT0NI0 CARLOS J0BIM avec le guitariste OSCAR CASTRO-NEVES CONCERT DOUBLE SOMMET DE L HARMONICA CONCERT EXCLUSIF Hommage a Charles Mingus TOOTS THIEUÉMANS ?!%*!,'"J'*' MINGUS GUITARS avec KENNY WERNER pranc LfTûy PARTY R S guitaristes rouent la musique MARC JOHNSON Dasie CT,?, “ d!Ml"9“! PETER ERSKINE bariene ruADi K UM1CH MINGUS BIG BAN0 eMn.r,ln!!|Kar LARRY ADLER ERIC REED GRC AT VIBES GARY BURTON - MAK0T0 OZONE DUO Royhargrove et le quartette de et le groupe de MILT JACKSON JIMMY McGRIFF collaboration unique de MAUif PRAWFORn BURTON - JACKSON UHAWHJHU SOMMET DU HAMMOND B3 CONCERT DOUBLE REUNION HISTORIQUE JIMMY SMITH avec PETER ERSKINE TRIO ¦ TheGatemy Trio ¦ JOHN TAYLOR pu» JOHN ABERCROMBIE PALLE DAHIELSS0M basse jAC|( flEJOHNETTE CHARNETT MOFFETT DAVE HOlLAND TRIO » FLAMENCO NOUVEAU 0TTMAR LIEBERT LUHANEGRA CBC Stereo présente JAZZ BEAT Spectrum de Montréal CHARLIE HADEN QUARTET WEST avec ALAN B80AD8E HT ERNIE WATTS LA FIANCE MARABIE dans le concert ¦ ALWAYS SAY GOODBYE- C8F-FM 100.7 el CBC Stereo présentent INVITATION Salle Ludçer-Duvernay Monument National t IS2.bout St-Laurent CONCERT 00UBLE DAVID MURRAY SOU) DAVI0 MURRAY OCTET CONCERT DOUBLE J CE L0VAH0 TRIO et JOE L0VAN0 SYMBIOSIS GROUP RM B.B.KING BUDDY GUY I 10 h 30.Forum* Montréal CH0M fM rt LA PRECCE JOSHUA REDMAN QUARTET Pour la prrmrtre fois a Montreal STEVE TURRE'S SANCTIFIED SHELLS 12 muaoens sur xene do rt ROBHUANKS.MIITONCORIIOMA IlAVlDSANGf/.VIC I0R1 fWK.MU (,WW Mil If R fl le SHflLCHOVtdeSIEVf fURRl Le quartette du bassiste La nouvelle voix du jazz CHRISTIAN McBRIDE NNENNA FREEL0N et le chanteur IlMWAHNtlU tflIRTFIlINn Premiere partie le trompettiste *Um CLLmü NICHOL AS PAYTON et son groupe avec son invite special MARK WHITFIELD Le metieut party-band du pzz Spécial 60e anniversaire RAY ANDERSON ALLIGAT0RY BAND Vic Vogel avec le VIC VOGEL BIG BAND et des surprises SOUL-FUNK-JAZZ le guitariste JOHN SCOFIELD et ses musiciens DAVID MURRAY et les pianistes AXI TAKASE Japon, GEORGE ARYAN fTAS (France) DAVE BURRELL .Eots-unsi CONCERT EXCLUSIF DAVID MURRAY plays BALLADS FOR BASS CLARINETS DAVID MURRAY WORLD SAXOPHONE QUARTET avec OLIVER LAKE, HAMIET BLUIETT.ERIC PERSON accompagnés par AFRICAN DRUMS MORTHAIM, MAR GUTTE, CHIEF BEY Pou bp rem ere bc en concert .THE HEALERS • b duo de DAVM) MURRAY a RANDY WESTON INVITES D HONNEUR 0UFIJM 1995 RANDY WESTON avec CHRISTIAN McBRIDE BILLY HIGGINS tt un orchestre de cordes 24 MUSICIENS Arrangements de MELBA LISTON RANDY WESTON’S VOLCANO BLUES et ses invités spéciaux JOHNNY COPELAND TEDDY EDWARDS Arrangements de MELBA LISTON Événements Labatt Blues ETTA JAMES et JOHN MAYALL 19 h30, Fonim de Montréal CHOMFMet LA PRESSE RANDY WESTON avec les maîtres musiciens GNAWAdu Maroc RANDY WESTON ALL-STAR SEPTET avec BILLY HARPER BILLY HIGGINS BENNY POWELL TALIBKIBWE NEIL CLARKE ALEX BLAKE LE CABARET DU FESTIVAL Musée Juste pour rire.REMEMBERING avec le BENNY GREEN TRIO et le DIANA KRALL TRIO, avec RUSSELL MALONE à la guitare LES ÉVÉNEMEKTS Q du Moun» Ufa en colaboration avec Satie Willnd-Pelletier ¦ CONCERT D OUVERTURE OSCAR PETERSON avec NEILS HENNING 0RSTEO PEDERSON INHOPl LORHE LOFSKY MARTIN DREW CONCERT OOUBLE Soirée des cordes CLEO LAINE STANLEY CLARKE avec DUKE ELLINGTON AL 01 MEOLA orchestra dirige par MERCER ELUNGTON JOE WILLIAMS avec COUNT BASIE orchestra dirigé par FRANK FOSTER JEAN-LUC PO NT Y RITE Of STRINGS Invité très spécial BELA FLECK and THE FIECKTONES THE BRECKER BROTHERS BAND avec MICHAEL BRECKER RAROY BRECKER Premiere partie MICHEL CUSSON elle WILD UNO BUC Pour la premiere lois Leconcerl a Montréal, une soiree avec delaconsécratcn l'extraordinaire chanteur AL JARREAU et ses musiciens DEEDEE BRIDGEWATER et ses musiciens Invité très spécial HORACE SILVER GROVER WASHINGTON, Jr.invité spécial LARRY CORYELL Spécial 50 ans de showtxzness ROSEMARY CLOONEY el le CONCORD ALL-STAR aw 8C0TT HAMILTON Invité spécial.LE chanteur JIMMY SCOTT and THE JAZZ EXPRESSIONS Pr*m#re part* lelautMtdu Pfixd»JazzduMaur#f Lé» 1995 Pour b première fois en 6 ans, le retour du PAT METHENY GROUP SPECTACLE OE CLÔTURE dimanche 9 Juillet à 20 h30 PAT NETHENY GROUP en repose lESjTnA© en coibboubon avec SS1 Spectrum de Montreal De retour a Montreal Concert intime avec GINO VANNELLI JAZZ CONTEMPORAIN AU («USÉE Salle multimédia du Musée d art contemporain Avant-premiere m«fore
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