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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-06-02, Collections de BAnQ.

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Vol.I.X X X V I No 12 8 T V Q / T o r o n t o 8 5c LE DEVOIR PERSPECTIVES Le procès du système d’éducation Les états généraux sur l’Éducation, ça commence à rassembler furieusement aux commissions régionales sur la souveraineté: un exercice de prise de parole et des propositions éclatées qui vont dans tous les sens.Après trois semaines d’audiences à travers le Québec, et trois jours à Montréal, il peut être tentant de commencer à dégager des lignes de force.Histoire de donner un coup de main aux commissaires de la Commission des états généraux, qui voient venir avec inquiétude le moment où ils auront à résumer tous ce fatras.Cette première étape d’audiences régionales sera suivie à la fin de l’été d’audiences nationales où les grands groupes nationaux et les associations étudiantes se feront entendre.L’objectif consiste actuellement à tracer «un état de la situation et des besoins» avant de se lancer l’hiver prochain dans une nouvelle série d’audiences censées proposer des solutions et des changements.Pour le moment, l’«état de situation» consiste, pour certains groupes, à venir raconter comment ils font bien leur travail.C’est un peu lourd et un peu court, surtout quand ce sont de sérieuses institutions universitaires qui donnent dans les relations publiques.D’autres groupes dépassent toutefois le niveau du simple constat pour soumettre tout de suite des propositions de changement Quelques constantes: d’abord, la bureaucratisation et la rigidité des normes au ministère de l’Education demeurent un leitmotiv, tout comme les demandes des établissements locaux et des enseignants pour obtenir davantage d’autonomie et plus de marge de manœuyre.Les compressions budgétaires sont très décriées.A Sherbrooke, quelqu’un a même proposé, en gros, de fermer le ministère et d’envoyer tous les fonctionnaires dans les salles de classe.Autre idée souvent apparue, d’un tout autre ordre: le système d’éducation doit être plus exigeant et plus rigoureux, et il faut retrouver la culture de l’effort.La question confessionnelle demeure assez populaire.Le nombre de groupes qui demandent aux commissaires de laïciser un peu plus le réseau (à des degrés variables) augmente de jour en jour.Les associations de parents catholiques veillent au grain et se mobilisent dans toutes les régions pour multiplier le nombre de mémoires en faveur du maintien de la tradition catholique dans les écoles.Comme on pouvait s’y attendre, la formation professionnelle fait l’objet d’une longue série de complaintes, et on ne sait plus trop par quel bout prendre le problème.Un citoyen a proposé le retour aux anciennes écoles professionnelles, un autre veut obliger les entreprises à former un stagiaire à toutes les tranches de 50 employés.Les groupes communautaires (particulièrement ceux impliqués en alphabétisation et dans la lutte au décrochage) sont nombreux à ces audiences, déplorant souvent que les écoles utilisent mal leur expertise.Le temps d’enseignement et les heures d’ouverture des écoles demeurent également une valeur sûre dans les discussions.Une association de cadres du collège Ahuntsic a poussé la réflexion assez loin pour proposer une année scolaire d’au moins 200 jours de classe, une semaine d’au moins 30 heures d’activités d’apprentissage, une exigence d’au moins deux heures de travail personnel et d’étude par jour à l’élémentaire et au secondaire.Cette association déplore également que la moitié du temps scolaire soit consacrée à des matières autres qu’académiques, l’école étant devenu un fourre-tout pour tous les problèmes sociaux.En ce qui concerne les matières, justement, tout le monde exige un meilleur apprentissage du français, et plusieurs déplorent le peu de sérieux accordé à l’apprentissage de la langue seconde.Plusieurs voix (dont le Regroupement des collèges de Montréal) proposent maintenant d’introduire à l’école l’apprentissage d’une troisième langue.D’autres mémoires fustigent l’abandon de l’enseignement de l’histoire, véritable «lobotomie collective» selon un citoyen.Certains sujets s’annoncent controversés.La place des commissions scolaires est ardemment discutée.Le manque de services en préscolaire (maternelles de cinq, quatre et même trois ans) est très décrié, mais les groupes s’affrontent à savoir si ces services devraient relever des écoles ou des garderies.Autre débat complexe: alors que plusieurs groupes, dont l’Alliance des professeurs de Montréal, plaident pour une école commune à tous, offrant partout les mêmes services éducatifs de qualité, les projets éducatifs particuliers (projets sport-études, projets musique, groupes enrichis, etc.) sont chaudement défendus par ceux qui en profitent.L’intégration des enfants handicapés et en difficulté d’apprentissage dans les classes régulières devient aussi un enjeu délicat, plusieurs osant déclarer à voix haute que cette intégration se fait mal et dessert tout le monde.Et à Montréal, un grand message chapeaute tous les autres: il faut offrir aux écoles de la métropole un soutien accru pour qu’elles puissent gérer une situation beaucoup plus complexe que partout ailleurs au Québec.INDEX MÉTÉO Agenda Avis publics., Classées .B9 .B4 .B8 .Bll Montréal Averses dispersées.* * TnV Max: 24 Économie Éditorial Le monde .J\5 .A8 .A7 Québec .Ennuagement le matin suivi d’averses.Max: 24 Mots croisés.,.B8 Détails en B 4 Tourisme ,.B6 » ê P a u l Cauch on ?M O N T R K A I.L E V E N I) II EDI 2 .1 II I N 1 !> !> 5 T I» S + POLITIQUE La nomination de Masse " est bien accueillie PAGE A 4 ?MONTRÉAL Droit au lock-out: Montréal # veut forcer la main à Québec PAGE A 3 À VOIR Le Vieux Clocher de Magog a vingt ans PAGE B 12 Autre cas douteux à Hydro-Québec La société d’Etat accepte de rembourser 2,2 millions à une papetière pour un projet de barrage susceptible d’être réalisé LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Hydro-Québec paiera 2,2 millions $ à la papetière Ma-claren, une filiale de Noranda, en remboursement des coûts liés à la préparation d’un projet de barrage sur la Lièvre, et ce, même si le projet n’est pas mort et pourra être réactivé au besoin.D’après les minutes du conseil d’administration d’Hy-dro-Québec, obtenues par Le Devoir, la Maclaren pourra réaliser ce projet hydroélectrique en priorité sur tout autre promoteur québécois «lorsque le contexte écono- mique et énergétique justifiera le développement du site du Lac-au-Pin».Le projet de centrale hydroélectrique de 74 MW à la tête de la Lièvre, au nord de Mont-Laurier, ne fait pas partie du programme d’achat des 250 MW susceptibles d’être produits par une partie des 69 petites centrales privées de moins de 25 MW, dont Hydro-Québec s’est engagé à acheter la production pendant 25 ans.Il n’est pas certain, du moins pour l’instant, que l’enquête gouvernementale annoncée dans le dossier des petites centrales touche également un projet comme celui de la Maclaren.Jusqu’ici, Hydro-Québec a remboursé le coût des études de faisabilité des projets de cogénération lorsqu’elle les a définitivement écartés.C’était une règle de l’appel de propositions (APR-91) lancé au secteur privé en 1991.Hydro a amorcé cette procédure de remboursement à la fin de 1993 lorsque les surplus d’électricité, annoncés par les groupes écologistes depuis deux VOIR PAGE A 10: DOUTEUX VOIR AUSSI EN PAGE A 2 ¦ Lise Bacon accuse Parizeau de faire diversion ÉÉÉ3ÈI ItOAMOWÇ» AVtÇÇUSA- , : ' ¦ «"«OMCDonr ivsXSt j&Ëh i :*#ct Gala syndical PHOTO JACQUES NADEAU QUATRE SYNDIQUES DE IA FTQ ont été arrêtés puis relâchés, hier matin, par la police de Lon-gueuil à la suite d’une manifestation au bureau de comté de la présidente du Conseil du trésor, Pauline Marois.Les syndiqués, qui s’étaient pointés avec une quarantaine de collègues du Syndicat canadien de la fonction publique et du local 298 de l’Union des employés de service, voulaient «exprimer leur mécontentemen t face à l’indécision du gouvernement au sujet de l’adoption du projet de loi 102».Des autocollants ont été apposés, un bureau renversé et des confettis répandus un peu partout avant que les policiers, une dizaine au total, n’interviennent pour mettre fin au désordre.L’un des quatre syndiqués arrêtés sera accusé de méfait, les trois autres, d’avoir troublé la paix.Éventé, le secret médical?Un Canadien sur cinq croit que ses renseignements médicaux ont déjà été transmis de façon injustifiée MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC POLITIQUE Hôpitaux: Bouchard critique Rochon PAGE A 2 BOSNIE L’OTAN fourbit ses armes Paris et Londres préparent me intervention militaire + pour libérer les Casques bleus pris en otages Tandis que des contacts directs et indirects ont lieu pour obtenir la libération des 400 Casques bleus otages des Serbes de Bosnie, les puissances européennes mettent sur pied une unité de combat en vue d’une intervention militaire rapide.La réunion demain à Paris des ministres de la Défense de l’OTAN et de l’Union européenne devrait marquer une étape décisive vers une transformation de la mission de l’ONU en ex-Yougoslavie.D’APRÈS REUTER, L’AFP ET LE DEVOIR La prise en otages de près de 400 Casques bleus la semaine dernière par les Serbo-Bosniaques aura eu comme conséquence de forcer les Occidentaux à se donner les moyens d’agir efficacement en Bosnie.Un dispositif militaire terrestre et maritime se met en place actuellement en vue d’une libération des Casque bleus par la force si nécessaire.Dix avions C-130 Hercules de l’aviation française sont attendus aujourd’hui à Ancône sur la côte italienne de l’Adriatique.A Vitez, à 70 kilomètres au nord-ouest de Sarajevo, les Britanniques ont concentré des troupes d’élite dotées d’une grande puissance de feu et placées sous commandement unique.Leur chef, le lieutenant-colonel Jeff Cook, assure que son «unité de combat» sera très rapidement en mesure d’affronter des situations d’urgence et pourra notamment se porter au secours de Casques bleus en difficulté, comme c’est le cas actuellement pour quelque 400 d’entre eux assiégés à Gorazde.Britanniques et Français visent à rassembler un contingent multinational d’intervention dont feraient no- VOIR PAGE A 10: BOSNIE La confiance des citoyens dans le secret médical semble s’effriter, en marge des réformes des systèmes de santé et de l’informatisation des dossiers médicaux.Selon un sondage réalisé auprès de 1250 Canadiens par la firme de sondage Harris et associés, en 1994, pour le réseau de bureaux de crédit Equifax, un Canadien sur cinq (18 %) croit, en effet, qu’à au moins une reprise un professionnel de la santé a transmis des renseignements médicaux le concernant de façon injustifiée.Ces renseignements auraient été transmis par des médecins (8 %), des cliniques privées et des hôpitaux (6 %), des compagnies d’assurance-maladie (15 %), des agences de santé publique (5 %) et des pharmaciens (2 %).La méfiance est plus élevée au Québec, en particulier envers les médecins.Alors que 8 % des Canadiens croient que leur médecin les ayant traité ou ayant traité un membre de leur famille a déjà transmis des renseignements confidentiels de façon injustifiée, ce pourcentage grimpe à 12 % au Québec.Ce sentiment ne s’est toutefois pas traduit par des plaintes traitées par le Collège des médecins du Québec.En 1994-95, seulement neuf plaintes reliées au respect du secret professionnel, sur un total de 1005 cas présentés, ont été soumises au syndic de la corporation.Aucune de ces neuf plaintes n’a donné lieu à des mesures disciplinaires.Quatre ont été jugées fondées.Aucune de ces divulgations n’aurait entraîné de préjudice grave au plaignant Le syndic du Collège des médecins, Rémi Lair, note qu’il existe des situations où, en vertu de la loi ou en vertu du Code de déontologie de la profession, les médecins sont autorisés à transmettre des renseignements personnels sans le consentement du patient.H croit que les répondants au sondage Harris ont pu croire que des renseignements à leur sujet ont été transmis de façon injustifiée alors que, dans les faits, c’était permis.Il donne l’exemple d’un règlement sur les normes médicales découlant du Code de la sécurité routière, qui autorise par exemple un médecin à révéler qu’une personne qui désire obtenir un permis pour conduire un autobus scolaire est épileptique et, donc, susceptible de mettre en cause la sécurité des écoliers.Un médecin, également, se sentira autorisé et aura même le devoir moral de prévenir la famille ou, à défaut, la police si un patient lui ré- Les Québécois sont plus méfiants que les autres Canadiens envers les médecins VOIR PAGE A 10: SECRET PHOTO AP MfiWS, ! m -A — .PHOTO AP Un combattant serbe portant un uniforme marqué au sigle de l’ONU monte la garde à proximité de Sarajevo.) I.K I) K V U I II .I.K V K N I) II K I) I 2 .1 U I N I I* I» 5 A 2 — LE DEVOIR ?— POLITIQUE Réforme de la santé Bouchard n’est pas convaincu qu’il faille fermer des hôpitaux Le chef du Bloc québécois souhaite de larges consultations sur la question Marcel Masse au Conseil de la langue française Les milieux souverainistes ravis Québec (PC) — La nomination de l’ex-ministre Marcel Masse à la présidence du Conseil de la langue française, en remplacement de Pierre-Étienne Importe, a été applaudie par les milieux souverainistes hier.«Les mandats qui lui seront confiés devront confirmer l’importance que le gouvernement accorde à la langue française», a déclaré Louise Laurin, présidente du Mouvement national des Québécoises et des Québécois (MNQ).Pour Mme Laurin, les semaines passées par M.Masse à la présidence; ïe la Commission régionale de Montréal, l’hiver dernier, permettront à ce dernier d’apprécier à sa juste valeur la recommandation de la Cpmmission nationale sur l’avenir du Québec au sujet de la question linguistique et de l’intégration des immigrants.Le MNQ souhaite aussi que le futur président du CLF remettre de l’ordre dans les lois linguistiques et fasse des recommandations sur les structures scolaires linguistiques.LÙnion des artistes, le Mouvement Québec français et la Société Sâint-Jean-Baptiste de Montréal ont manifesté le même enthousiasme à l’endroit de M.Masse.Quant au principal intéressé, il a dit hier en entrevue à la télévision que sa nomination constitue un retour dans les domaines qui l’ont toujours préoccupé dans son action politique.«Je pense que la question de la langue française est au cœur même de la société distincte du Québec», a-t-il expliqué, ajoutant que, selon le résultat du référendum, il faudrait faire des changements dans certains lois linguistiques.-Agé de 58 ans, M.Masse a d’abord été élu député sous la bannière de l’Union nationale en 1966, puis est demeuré à l’Assemblée nationale jusqu’en 1973.Après un bref passage dans le secteur privé, M.Masse a été élu député fédéral et a tenu les rênes de plusieurs ministères dans le gouvernement conservateur de Brian Mulroney au milieu des années 80.RACHEL DUCLOS LE DEVOIR Le chef du Bloc Québécois, Lucien Bouchard, croit qu’il faudrait tenir de larges consultations publiques avant de fermer des hôpitaux, symboles de cette «grande victoire de notre société» qui a ouvert le système de santé aux plus démunis.«Il faut des consultations plus larges et des discussions plus élaborées sur les raisons des [fermetures] et sur l’affectation des fonds, a déclaré M.Bouchard, hier, à Montréal.11 y a une inquiétude collective et il faut se rendre compte qu’elle n’est pas illégitime.» Neuf hôpitaux de la région de Montréal fermeront d’ici 1997.Quatre établissements de Québec et deux du Saguenay-Lac-Saint-Jean risquent de subir le même sort.«Le réseau que nous avons est exceptionnel.Il y a là une grande valeur de société qui est la nôtre, a ajouté le chef du Bloc Québécois.Par contre, je sais bien que pour le maintenir il faut avoir les moyens financiers, il faut rationaliser les ressources qu’on y affecte.» Cependant.M.Bouchard n’est pas convaincu que la fermeture d’hôpi- PRESSE CANADIENNE Québec — Les 10 000 manifestants qui se sont retrouvés, mercredi soir, dans le stationnement de l’hôpital Christ-Roi pour prévenir la fermeture de leur établissement n’ont pas encore réussi à ébranler la conviction des députés péquistes de la région ni du ministre de la Santé, voire du premier ministre.Interrogé en Chambre, hier, le ministre de la Santé Jean Rochon a justifié sa volonté de procéder coûte que coûte, en accusant l’opposition d’avoir eu peur de bouger depuis 1985 pen- taux soit le moyen idéal d’assurer les meilleurs soins possibles à la population dans un contexte de compressions budgétaires.«Je n’ai pas conclu que c’était inévitable que l’on ferme tant d’hôpitaux.Je pense qu’il va falloir qu’on s’assure que ça va permettre de meilleurs soins de les fermer.Il y a une démonstration à faire.» M.Bouchard était venu livrer un témoignage de sa vie de nouvel amputé aux chercheurs et travailleurs de la réadaptation physique de tout le Québec.Ceux-ci étaient réunis hier au Centre de réadaptation Lu-cie-Bruneau de Montréal dans le cadre de la première journée québécoise de la recherche en établissements de réadaptation.Le chef de l’opposition officielle à la Chambre des communes n’a pas voulu préciser ce qu’il entendait par «consultations plus larges», disant qu’il le ferait en temps et lieu.«J’ai mes idées personnelles que je ferai connaître à un moment donné», a-t-il dit.M.Bouchard venait de livrer un témoignage qui a été chaudement applaudi par la centaine de personnes présentes.Il a parlé de ses premières difficultés: ses propres dant que partout ailleurs «on a pris des décisions» dans le même sens que celles prises au Québec.«Ils [les libéraux] ont eu peur pendant trois ans, a-t-il lancé, et ils ont encore peur, même si ce n’est pas eux qui vont prendre la décision.» Le Dr Rochon continue de défendre sa conviction qu’il y a au Québec trop de lits de courte durée, «que nos ressources sont bloquées dans ces lits et nous empêchent de donner aux Québécois des places de longue durée, du maintien à domicile et un tas de services externes que les nouvelles technologies permettent».préjugés.«Il faut combattre la marginalisation.Il y a encore de la place pour nous, il faut la prendre.Ça n'est pas donné.» Selon lui, le danger est grand de s’apitoyer sur son sort.C’est à ce moment que le personnel du centre de réadaptation intervient.Il ne «verse pas une larme ou deux» sur le sort du patient, comme l’aurait bien voulu, au début, M.Bouchard.Il le critique, note ses progrès et ses difficultés.Lucien Bouchard a réappris à marcher avec une prothèse, après l’amputation de sa jambe gauche, à l’Institut de réadaptation de Montréal.Le Centre Lucie-Bruneau est .l’un des cinq autres centres de Montréal.Il se spécialise dans la réadaptation psychosociale.Lucien Bouchard est, pour les nouveaux amputés et les patients des centres de réadaptation, l’exemple à suivre, l’espoir de reprendre une vie normale.«Vous êtes un exemple pour nous tous.Vous montrez publiquement le courage que nous avons tous», a souligné Michel Rheault, quadriplégique et trésorier du comité des usagers du Centre de réadaptation Lucie-Bruneau.M.Bouchard a été nommé membre honoraire du comité.«C’est bien connu, a-t-il répété, l’Ontario, au cours des trois dernières années a transformé 7900 lits, la Saskatchewan a modifié 50 hôpitaux sur un total de 130.Le Nouveau-Brunswick a fait pareil.Tout le monde l’a fait autour de nous, sauf un gouvernement qui a eu peur.» Le Dr Rochon attend maintenant de l’opposition qu’elle n’essaie pas de faire peur aux gens et «qu’elle cesse de nuire».«Ne pas nuire, a-t-il précisé, ça veut dire d’arrêter de tenir des propos irresponsables devant la population du Québec.» Rochon veut procéder coûte que coûte NOUS AVONS LES PLUS BELLES COUPES de la cuisine au salon, le square en a pour tous les goûts Les plus belles pièces de boeuf, les fromages, pâtisseries, gibier et autres gourmetises.vous garnirez toute votre table au Marché Westmount !*>(]uure.serait l'occasion idéale de découvrir les boutiques et les services du Square.D'ailleurs, pourquoi ne pas passer au Salon?Du dernier look à la meilleure coupe, tout est à votre portée,au Square.POUR LA FÊTE • POUR LA TÊTE LA BELLE VIE ÛSQUARE HI WESTMOUNT SQUARE ® STATIONNEMENT GRATUIT PENDANT DEUX HEURES AVEC TOUT ACHAT DE 1 5 S OU PLUS.Commission d’enquête sur les centrales hydroélectriques privées ^- Le PQ veut faire diversion, prétend lise Bacon MANON CORNELLIER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Selon l’anciepne ministre québécoise de l’Énergie, la sénatrice libérale Lise Bacon, le gouvernement péquiste ne cherche qu’à faire une diversion en mettant sur pied une commission d’enquête sur l’achat, par Hydro-Québec, d’électricité produite par des petites centrales privées.De son côté, le président d’Hydro-Québec, Richard Drouin, a affirmé qu’il n’était pas au courant des présumées activités illégales de certains producteurs privés d’électricité avant que le tout éclate dans les médias.«On veut faire une diversion référendaire.Il leur faut fouetter leurs propres troupes et pour le faire, il faut frapper sur l’adversaire», a confié Mme Bacon en entrevue, hier.«En ce moment, on ne nomme personne mais on se retrouve à nommer tout le monde en même temps.C’est assez injuste, cette façon de procéder», a-t-elle ajouté.Par ailleurs, elle s’interroge sur la nature de la commission puisque son mandat n’est toujours pas connu, ni le nom des commissaires.Si on lui demande de comparaître, elle le fera.«Je ne me sens pas visée parce que je n’ai rien à me repro-chçr», dit-elle avec confiance.A son avis, cette enquête n’est pas nécessaire car l’étude des plans de développement d'Hydro-Québec s’est toujours faite sur la place publique, dans le cadre d’une commis- sion parlementaire annuelle.«L’opposition d’alors était présente, donc il n’y a pas eu de cachettes.» Elle a indiqué que tout le dossier des petites centrales hydroélectriques avait été confié aux fonctionnaires du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles, à l’abri des interventions politiques.Elle nie être intervenue pour faire accepter ou approuver des projets.«Je suis tout à fait à l’aise avec ce dossier», a-t-eile conclu.Richard Drouin «J’ai appris par les journaux les allégations dont il est fait mention.Je n’étais pas au courant de ça», a pour sa part déclaré le président d’Hydro-Québec, Richard Drouin, hier à Montréal, alors qu’il participait à l’assemblée des actionnaires de la compagnie Provigo.M.Drouin est administrateur au sein de cette société.M.Drouin a assuré que la société d’Etat collaborerait «dans toute la mesure du possible» à l’enquête publique annoncée par le premier ministre du Québec, Jacques Parizeau.Le président d’Hydro-Québec a également indiqué que des vérifications internes avaient été entreprises chez Hydro-Québec afin de clarifier la situation.«Pour le moment, on n’a pas eu de rapport (à ce sujet)», a indiqué M.Drouin.Ce dernier n’a voulu faire aucun commentaire sur le degré d’authenticité des allégations lancées au cours des derniers jours à propos des contrats de production privée d’électricité.Lise Bacon EN B ?MARCHE PARTISANE?Québec — La députée libérale de Marguerite-Bourgeoys, Liza Frulla, a accusée les responsables de la marche des femmes contre la pauvreté (Du pain et des roses) de former une «organisation partisane».Mme Frulla était en colère parce que les organisatrices de la marche l’ont empêchée, elle, le chef libéral Daniel Johnson et la députée Nicole Loisel-le de les rencontrer, avant-hier.Mme Frulla croit que les marcheuses auraient accepté de les rencontrer.Elle aurait voulu leur dire de ne pas lâcher.La marche va culminer à Québec, dimanche.Les organisatrices attendent 10 000 participantes à un rassemblement sur la colline parlementaire.Le premier ministre Parizeau va les accueillir lui-même, en compagnie de certains ministres.Il va répondre favorablement à plusieurs des neuf recommandations des femmes.On s’attend à ce que la ministre de l’Emploi, Louise Harel, annonce par exemple une hausse du salaire minimum.Hier, la ministre de la Condition féminine, Jeanne Blackburn, est allée annoncer aux marcheuses qu’elle présentera, l’automne prochain, un projet de loi sur l’équité salariale des femmes.-?- INTRUSION FÉDÉRALE Québec — Le gouvernement péquiste a présenté, hier, une motion qui exige du gouvernement fédéral qu’il revoie son projet de loi C-91 dont l’effet «est de consacrer l’ingérence du gouvernement fédéral et d’accroître les dédoublements en matière de développement régional».Ce projet de loi a pour effet de permettre à la Banque fédérale de développement d’investir dans des projets de développement régional dans les provinces.Le ministre a réclamé d’Ottawa qu’il verse les fonds aux provinces qui les géreront à leur guise.Le chef libéral, Daniel Johnson, a estimé pour sa part que le gouvernement n’avait «pas de cause» avec cette affaire, à moins de vouloir la disparition pure et simple du gouvernement fédéral.La motion n’a pas été soumise au vote.Elle sera débattue à nouveau plus tard.Les libéraux ont l’intention de proposer un amendement pour l’atténuer.Le gouvernement a mis fin au débat pour passer à l’étude du principe du projet de loi 83, qui donne au ministre de la Santé le droit de fermer des hôpitaux ou d’en changer la vocation.U PARIZEAU DÉFEND CLICHE Québec — Le premier ministre Parizeau s’est porté à la défense de son adjoint parlementaire sur les questions autochtones, David Cliche, hier.M.Cliche a été désigné du doigt par les chefs amérindiens comme le responsable de l’échec d’une rencontre qui devait avoir lieu mercredi et qui a été annulée sur sa re- R E F commandation.Les chefs veulent maintenant transiger uniquement avec M.Parizeau.Ce dernier a vanté les mérites de M.Cliche, hier, décrivant les progrès qui sont survenus dans les relations bilatérales entre le gouvernement et les nations autochtones depuis le 12 septembre dernier, notamment dans le cas des Cris.Le porte-parole libéral, Christos Sirros, estime que la volte-face du gouvernement «détruit presque d’un coup cinq ans d’efforts constants de rapprochement avec les Premières Nations».-«- PAS DE SIGNATURE DE L’ÉLECTEUR Québec — Dans le but de trouver un terrain d’entente avec les libéraux sur le projet de loi 40 établissant une' liste électorale informatisée permanente, le ministre responsable Guy Chevrette s’est montré ouvert à modifier le projet de loi de façon à ce que la signature de l’électeur ne soit pas requise sur le bulletin de recensement.Pour établir la liste permanente, un ' recensement spécial sera nécessaire au début de l’automne.Lors de ce recensement, le ministre veut que les recenseurs demandent à l’électeur de dire s’il est citoyen canadien, s’il répond aux autres critères du cens électoral, et que l’électeur signe le bulletin.Les libéraux s’y opposent parce que cela, à leur avis, inciterait des gens à ne pas s’inscrire sur la liste.Le ministre Chevrette est mainte nant d’accord pour que ce soient les recenseurs qui signent.Ce compre mis pourrait permettre de mener à une entente avec les libéraux pour que l’étude du projet de loi suive son cours.Qu’il y ait entente ou non, le gouvernement est déterminé à mettre fin à l’étude détaillée en commission, lundi, pour que la loi soit adoptée durant la semaine.Michel Venue -?- CHEVRETTE VEUT FAIRE LA LUMIÈRE Québec (PC) — Le ministre des Affaires municipales Guy Chevrette a l’intention de faire la lumière sur une subvention de 400 000 $ qu’aurait reçue un ancien attaché politique du chef de l’opposition, Daniel Johnson, pour un projet de vidéo-conférence visant à saluer l’arrivée de l’an 2000.«J’ai demandé à mon sous-ministre de faire en sorte que justice soit faite», a lancé M.Chevrette en Chambre hier.Iœ chef de cabinet du ministre, Charles Larochelle, précisait hier que le ministère est à vérifier la légalité de toute l’opération.«C’çst à la limite de ce qu’on peut faire.À première vue, ça parait immoral», souligne M.Larochelle.Le ministre dit avoir pris connaissance de toute cette histoire lors de la commission parlementaire d’étude des crédits.«C’est là que j’ai découvert le pot aux roses», dit-il.A k f) * I.K I) K V OIK.I.K V K N l> H KOI 2 .1 U I I II I) à LE DEVOIR MONTREAL A «V • « w a CUIR N°1 NE MANQUEZ PAS CETTE OPPORTUNITE D'UNE DUREE LIMITEE! Chaque maîtres mm Droit au lock-out CONSEILS DE QUARTIER La Ville force la main (Le Devoir) — L’administration Bourque vient de changer de cap face aux mécanismes de consultation.Après avoir chercher à les abolir, la Ville entend mettre en place une nouvelle structure qui permettra entre autres aux citoyens de se prononcer sur le budget municipal.Ainsi les actuels neuf conseils d’arrondissements seraient remplacés par de 15 à 20 conseils de quartier qui se réuniraient au minimum quatre fois par année (à l’initiative du comité exécutif).La Ville procédera à un nouveau découpage territorial au cours de l’été.Quant aux objets soumis à la consultation populaire, ils changeront.Les questions de zonage seront étudiées uniquement à la Commission du développement urbain.«Ce sera nettement plus démocratique parce que les débats se déroulement sur une échelle locale plus appropriée (.) qui nous permet d’accentuer le dynamisme communautaire.On revient aux quartiers naturels de Montréal», a déclaré le responsable politique du dossier au comité exécutif, Pierre Goyer.PIERRE BIBEAU À LA SQ ENQUÊTE (Le Devoir) — On ne saura pas avant un mois si le ministère public portera ou non des accusations contre le policier de la CUM qui, mercredi, a atteint d’une balle à la tête le jeune Martin Omar Suazo, 24 ans, maintenu artificiellement en vie au Royal Victoria depuis son arrestation par des policiers du poste 33.Lejeune homme a été arrêté à 17h30 mercredi sur le boulevard Saint-Laurent près de la rue Saint-Norbert, à la suite d’un vol dans une boutique de jeans de la me Siiinte-Catheri-ne.Martin Omar Suazo a reçu une balle à la tête au moment où il était neutralisé au sol.La théorie du coup de feu accidentel est retenue |)ar la Sûreté du Québec, qui fait actuellement enquête sur les événements.Son rapport devrait être déposé dans une dizaine de jours, après quoi le substitut du procureur général décidera s’il y a matière ou non à porter des accusations contre le policier, un individu de 37 ans, avec six ans de service au SP-CUM, en congé de maladie depuis hier pour «choc émotif».à Québec Elle souhaite modifier sa charte constitutive KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Lf administration du maire Pierre i Bourque fait fi de la démarche établie par le gouvernement du Québec pour évaluer la requête de Montréal visant à obtenir le droit au lock-out.En effet, la Ville contourne le processus enclenché par la ministre de l’Emploi, Louise Harel, en réclamant une modification à sa charte, soit la loi constitutive de Montréal.Du coup, l’administration municipale force la main de Québec qui doit entendre les propositions de changement à la charte montréalaise d’ici la fin juin.«La modification (.) vise à demander au législateur de décréter que l’interdiction de lock-out prévue au Code du travail ne s’applique pas à la Ville de Montréal», peut-on lire dans un document soumis hier au conseil municipal.Malgré cette demande, la Ville serait assujettie aux mêmes exigences que celles qui s’appliquent en cas de grève, soit le maintien des services essentiels.L’administration Bourque ainsi que l’Union des municipalités du Québec (UMQ) tentent depuis février d’obtenir le droit au lock-out comme moyen de pression patronal dans les conflits de travail.A Montréal, le recours au lock-out servirait dans l’immédiat à mater les cols bleus qui font la grève des heures supplémentaires depuis le 1er mars et dont le renouvellement du contrat de travail piétine.A maintes reprises, le maire Bourque a souligné la nécessité pour Montréal d’équilibrer les rapports de force avec les syndicats.Dans la capitale, le dossier ne semble pas revêtir le caractère d’urgence que lui confère Pierre Bourque.Un comité interministériel a été créé par la ministre Harel pour étudier l’opportunité d’accorder le droit au lock-out à l’UMQ, y compris Montréal.Il est toutefois improbable que le comité complète son analyse d’ici le début de l’été.Pressée, l’administration obligera donc Québec à se prononcer plus vite que prévu.D’aucuns y verront une autre occasion pour le maire Bourque d’envenimer les relations avec le gouvernement.«Je ne trouve pas ça élégant de demander au gouvernement du Québec qui a accepté d’étudier la demande du droit au lock-out.Pierre Bourque, par la porte d’en arrière, nous amène un amendement pour forcer le débat à Québec, mais ça ne respecte pas dû tout les formes», a commenté hier le chef de l’opposition, le conseiller du RCM André Lavallée.Ce dernier, appuyé par les onfcè autres conseillers indépendants et ceux de l’opposition, s’est vigour,eu-; sement opposé à l’étude de l’amen-' dement par le conseil municipal.L’équipe au pouvoir a soumis ce nouvel élément au moment de l’ouverture de l’assemblée.Après trente mi-' nutes de débats sur la procédure, lé' président du conseil a tranché en àf-firmant que cet ajout constituait unè, simple note complémentaire, ou-: vrant ainsi la voie à son adoption.Par ailleurs, M.Lavallée questibn-’ ne le choix de l’administration face au syndicat des cols bleus.«La démarche de la Ville, qui d’une part demande l’intervention d’un concilia-' teur et, d’autre part, brandit le lock-out, n’a qu’un seul effet, celui de, pourrir encore plus les relations de: travail à la Ville», estime André Lavallée.Deux policiers justifient leur décision de ne pas conduire Barnabé à l’hôpital L’AMARC?(Le Devoir) — Le président de la Régie des installations olympiques, Pierre Bibeau, dont le contrat prend fin en novembre, serait pressenti à la direction d’une des sociétés paramunici-pales de Montréal: l’Association montréalaise d’action récréative et culturelle (AMARC) qui gère La Ronde.M.Bibeau pourrait ainsi remplacer Jean Emond, dont la nomination à la tête de l’AMARC en fut une politique: il avait des liens étroits avec la précédente administration municipale.La semaine dernière, Pierre Bourque indiquait qu’il avait entre les mains le curriculum vitae de M.Bibeau qu’on disait candidat au poste de chef de cabinet du maire.Joint hier au téléphone, M.Bibeau a confirmé qu’il y avait une proposition dans une paramunici-pale.De plus, il a précisé qu’il avait «développé une certaine expertise dans le créneau du divertissement».-?- GARDERIE TANIOS (Le Devoir) — «Ce n’est pas une urgence nationale.» C’est en ces termes que la présidente du comité exécutif de la Ville, Noushig Eloyan, a répliqué à l’opposition officielle qui tentait hier de savoir si l'administration entendait régler le dossier de l’établissement de la garderie Tanios, dans le nord de Montréal.Les promoteurs de la garderie ont fait face mercredi dernier à un deuxième report par la Ville de leur projet alors que l’échéance pour l’achat de l’immeuble s’est terminée hier soir.Ce projet est devenu public après l’intervention du ministre pé-quiste Daniel Paillé auprès du maire Bourque pour qu’il soit rejeté.Malgré quatre mois d’analyses, Mme Eloyan a indiqué que le comité exécutif prendra une décision «quand il sera prêt».-?- LES GAZONS SONT-ILS TONDS (SIC)?(Le Devoir) — Le chef de l’opposition à l’hôtel de ville, André Lavallée s’est inquiété hier, sur un ton d’ironie, que les gazons des parcs municipaux ne soient pas tous tondus.M.Lavallée faisait ainsi référence à la déclaration récente du maire Bourque qui avait soutenu que sa plus importante récusation depuis son accession au pouvoir était que «les gazons sont tonds (sic)».La responsable politique des parcs au comité exécutif, Georgine Coutu, a expliqué à M.Lavallée que la situation est due au ralentissement de travail des cols bleus qui sont en négociations.Mme Coutu a de plus assuré que «nous tondons, nous tondons et nous continuerons de tondre».• Kathleen Lévesque PHOTO JACQUES NADEAU Stéphane Delaney, alias Coco, incarne l’âme des nouvelles Foufs, où l’atmosphère sera au dialogue et à la collaboration.Tour du proprio aux Foufs BRIAN MYLES LE DEVOIR Les Foufs ont fait peau neuve et son maintenant prêtes à accueillir leur clientèle bigarrée.La direction du célèbre et controversé complexe alternatif a annoncé officiellement sa réouverture, hier à Montréal, sous les applaudissements et les cris d’une trentaine de nostalgiques.Les ouailles du temple de la marginalité sont conviées par la nouvelle corporation des Foufs à la soirée d’ouverture officielle, le 15 juin prochain.C’est dans le soulagement et la hâte que l’invitation a été lancée par les nouveaux propriétaires de la Mecque de l’alternatif.Les employés des Foufs ont procédé à des travaux d’aménagement au cours des dernières semaines.Salles de bains nettoyées, murs repeints, planchers récurés: Les Foufs se sont refait une beauté, Régie oblige.La Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJQ) accordait la semaine dernière un permis de vente d’alcool à la nouvelle corporation des Foufs, dirigée par Amiri Habibollah, le propriétaire de l’immeuble qui abrite le bar depuis plus d’une décennie.La Régie a posé des conditions très strictes à la réouverture des Foufs, fermées depuis le mois de février.Une caméra sera installée à l’entrée du bar.Des affiches interdisant la consommation ou la vente de drogues seront placardées un peu partout à l’intérieur.Des membres désignés de l’administration devront également rencontrer les policiers du poste 33 environ une fois par mois.«On a beaucoup de contacts avec eux.Il y a une meilleur coopération et des changements sont sur la table au point de vue sécurité, affirme le responsable culturel Sylvain Houde.On va s’arranger pour respecter les paramètres de la loi.» Une trentaine de clients étaient sur place, au 87 me Sainte-Catherine Est, pour célébrer la renaissance de ce que plusieurs habitués considèrent comme «un prolongement de leur salon».Joe Bébèl y travaille bénévolement depuis les débuts, il y a dix ans.«La fermeture m’a pogné aux tripes, dit-il.Je vais avoir les larmes aux yeux quand tout le monde va revenir.» Les Foufs ressembleront aux défuntes Foufounes électriques.L’ancien restaurant du rez-de-chaussée abritera dorénavant un café internet, L’Electric Café et des spectacles seront toujours présentés à l’étage supérieur.Sylvain Houde promet que Les Foufs conserveront leur «mandat de diffusion des cultures multi-disciplinaires.» «Ce n’est pas parce qu’on a donné un coup de pinceau et passé la balayeuse que l’âme de notre place va disparaître.» «Le décor sera un peu plus ludique et joyeux, il y aura moins de têtes de mort et plus de visages souriants», explique-t-il.Au terme d’une saga policière et judiciaire, Les Foufounes électriques ont perdu leur permis d’alcool en décembre dernier, ce qui allait conduire le bar directement à la faillite deux mois plus tard.Les policiers du poste 33 reprochaient notamment au personnel du bar leur laxisme en matière de contrôle du trafic et de la consommation de stupéfiants.Ils avaient relevés 78 effractions, allant du tapage nocturne à la présence d’armes à feu.Sylvain Houde a tiré une leçon de tous ces événements dans lesquels il a été directement impliqué.«C’est important de travailler de façon honnête et d’avoir de la transparence dans notre façon de faire les choses, pour avoir une bonne collaboration avec les autorités.» ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Cf était au tour des deux policiers de la Communauté urbaine de Montréal qui ont conduit Richard Barnabé au poste 44 au lieu de l’hôpital, après son arrestation à Laval le 14 décembre 1993, de témoigner, hier, au procès qu’ils subissent avec trois de leur collègues pour voies de fait graves à l’égard du chauffeur de taxi.Le policier Pierre Bergeron, 41 ans, comptant 17 ans de service a reconnu qu’il était le plus expérimenté du groupe ce soir-là, avait exercé le leadership, avoir proposé de mettre à nu Barnabé pour le fouiller et convenu avec le policier André Lapointe, avec qui il faisait équipe, de conduire Barnabé au poste de police plutôt qu’à l’hôpital même s’il était manifeste, a-t-il reconnu, que Barnabé éprouvait des problèmes mentaux.Interrogé par le procureur de la Couronne Jean Lortie, le policier Bergeron a admis qu’il était de son devoir de policier de protéger un malade contre lui-même et qu’il était «un petit peu inhabituel» de déshabiller un détenu.A son tour, le policier André La-pointe, 31 ans, a dit avoir noté que Richard Barnabé avait «les yeux un peu fous» quand il était à l’arrière du véhicule des policiers Lapointe et Bergeron, après son arrestation à Laval.«Il branle la tête, regarde partout, semble affolé.Il crache et parle très fort», a-t-il dit, aux membres du juiy et au juge Benjamin Greenberg, en Cour supérieure.«H n’est pas coopératif.Il parle beaucoup et crie.Ce qu’il Solde de modèles d’exposition 30 à 50% de rabais Disponibles immédiatement Montréal 1425, boul.René-Lévesque Ouest (angle rue Bishop) H3G1T7 TÉL.:(514)871-9144 dit ne tient pas debout.Il parle d’Hitler, de la mafia.Je pense qu’il doit être intoxiqué par une drogue», a-t-il ajouté.Malgré cela, les policiers se consultent brièvement et décident de le conduire au poste 44.«Ça n’avait pas de bon sens de l’amener à l’hôpital.Ça prenait un endroit sécuritaire pour lui.Je le vois mal dans une urgence d’hôpital», a fait valoir M.Lapointe.Interrogé plus avant sur cette question, le policier a dit que c’était «difficile à dire».Il a pris un peu d’eau, s’est excusé du délai à quelques reprises et a dit: «Ça s’en vient.» D’un trait il a déclaré: «Un mois auparavant j’avais perdu ma mère.J’avais passé deux semaines aux soins intensifs.J’y ai vu toutes sortes de cas.Je ne me voyais dans une urgence d’hôpital avec un individu si agressif parmi des personnes alitées et intubées.» «Cela aurait été dangereux pour nous et les personnes autour.Il y a des ciseaux, des aiguilles et nous étions aimés.Il y a un danger je suis conscient de ça», a-t-il dit Auparavant, les policiers Lapointe et Bergeron ont admis que Barnabé a placé ses mains en l’air en sortant de son automobile une fois rendu chez son frère à Laval.Ils ont cependant insisté sur les mouvements qu’il ne ces- sait de faire à ce moment-là.Quand le policier Vadeboncoeür, un autre accusé, crie à Barnabé dé ne plus bouger et de se coucher par tçr-re, le policier Bergeron note que Bar-, nabé n’a aucune réaction et qu’il crie: «Tirez-moi.Tuez-moi.» «Sur le coup j’ai figé.J’étais sur la: défensive, sur mes gardes.H avait'ün' petit sourire.Je l’ai pris comme ûnè provocation.Il me semble qu’il nous' attend de pied ferme.Mon idée était de le menotter au plus vite», a raconté' le policier Bergeron.C’est alors que s’engage une bousculade, que Barnabé perd pied et qu’il se ramasse tête première dans l’en-tréç, selon la version de M.Bergeron.A ce propos, le procureur dç la Couronne Jean Lortie lui a demandé pour quelles raisons les policiers avaient sauté sur Barnabé alors que ce dernier avait les bras en l’air.«On a sauté dessus pour le maîtriser*, a répondu Bergeron.Avant de téléphoner au service $es communications pour dire que lfar-restation était terminée et qu’il h’y avait pas de blessés, le policier La-pointe a noté la présence d’une tache de sang par terre dans l’entrée:où Barnabé avait été arrêté.Le policier André Lapointe devrait poursuivre son témoignage aujourd’hui.NE votre wêÊÊÊ^ FOIS*.Vous pouvez acheter directement d'Aban, le plus grand importateur d’authentiques tapis de Perse et d'Orient faits à la main et tous individuellement sélectionné; pour conserver le gage de la plus haute qualité.Des milliers de magnifiques oeuvres d'arts tissées à la main, tapis est un chef-d'oeuvre unique, créé avec soin par des tisseurs qui utilisent seulement la meilleure qualité de laine, de soie et de colorants.Apportez vos échantillons de couleurs, de tissus ou vos coussins préférés pour mieux les agencer avec votre nouveau tapis.Un investissement à vie et un trésor pour les générations à venir.1600.rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) Tél.: 933-3231 LUNDI ET DIMANCHE de 11 hi 18 h JEUDI ET VENDREDI de 10 h à 20 U MARDI.MERCREDI ETSAMEOI de 10hi 18 h FAITES VITEL obonfifï vl ¦muiamiitfivv t>j < A « I.K I) K V 0 I II .I.K V K X I) H K I» I .1 r i x i h » r» A 4 L E S A C TIIA LIT E S Montréal veut déjouer le smog CAROLINE MO NT PETIT Il DI VOIR Cet été encore, les .adultes sportifs, les enfants et les asthmatiques devront prendre garde au smog montréalais.Et l’avertissement s’adresse aussi à ceux qui émettent le smog, soit les industries, les consommateurs de solvants de toutes sortes et, surtout, les automobilistes.Hier, quatre organismes gouvernementaux ont lancé un programme delprévision et d’information sur le snjog.Ce programme, baptisé Info-sntog, tentera notamment de convaincre la population de modifier seà comportements pour réduire les émissions de polluants.A partir de diverses stations de mesure, il donnera des prévisions quotidiennes sur le 6mog.A partir de 82 particules par million, les gens qui le peuvent seront invités à laisser leur voiture chez eux, et les utilisateurs de solvants seront appelés à s’abstenir d’en faire usage.A partir de 120 particules par million, les sportifs ama- teurs de plein-air urbain, les enfants et les personnes souffrant de désordres pulmonaires seront invités à rester chez eux plutôt qu’à passer la journée dehors.Ces messages Unte ne devraient cependant pas être nécessaires plus d’une fois dans l’été, ont affirmé les experts de la Communauté urbaine de Montréal, de la Direction de la santé publique de Montréal-Centre, du ministère de l’Environnement et de la Faune du Québec et d’Environnement Canada, qui ont concocté ce programme.Le dictionnaire décrit le smog comme étant un brouillard épais formé de particules de suie et de gouttes d’eau, dans les régions humides et industrielles, comme Londres.De façon générale, sa présence dans l’air de Montréal s’est stabilisée au cours des dernières années.«A Los Angeles, cependant, affirme le Dr Louis Drouin, de la Direction de la santé publique de Montréal-Centre, le smog est évalué à 180 particules par million tout le temps».CARRIE II ES 1 rp RO FESSIONS PRÉPOSÉ(E) À LA VENTE ¦Nous fabriquons les meilleurs vêtements de voyage et d'aventure, et notre équipe de vente en est très fière.Lorsqu’on pénètre dans notre magasin, on constate immédiatement que l’équipe de vente est composée de gens chaleureux et compétents qui aiment travailler ensemble.Nous sommes à la recherche d’un(e) préposé(e) à la vente qui saura s’adapter à un horaire flexible pour combler un poste à temps partiel à notre magasin de Montréal.Les candidates doivent maîtriser le français et l’anglais.Veuillez porter votre c.v.en personne à: Tilley Endurables inc.158, avenue Laurier Ouest Montréal 90% de mes clients se rendent en entrevue 60% de ceux-ci obtiennent l'emploi désiré Groleau 288-00CV Professionnel en CM.§€ PUBLICITE!INTERMITTENTE: DECOUPEZ CETTE ANNONCE §«S Une jeune entreprise oeuvrant dans le domaine du stationnement, offre une opportunité de faire carrière à deux personnes dynamiques et intéressées à se tailler une place à titre de cadres.ADJOINT(E) DU DIRECTEUR DU DÉVELOPPEMENT Sous l'autorité immédiate du Directeur du développement, l'adjoint(e) l'assiste dans l'élaboration de projets et de stratégies d'implantation et le conseille en regard de l'évaluation du développement technologique; l'assiste dans la préparation de dossiers majeurs ou dans la formulation de recommandations principalement liées aux projets du plan de développement.Représente l'entreprise et établit des relations de collaboration, d'échange et d'expertise avec les partenaires concernés.Exigences minimales: Diplôme universitaire de 1er cycle en gestion de projets, administration, marketing ou toute autre spécialité pouvant être reliée à ce travail.Entrepreneurship, dynamisme, entregent; capacité de rédiger des rapports clairs et concis; excellent français écrit et parlé; connaissance de l'anglais.GÉRANT(E) DE L'EXPLOITATION DES STATIONNEMENTS Sous l'autorité du Directeur de l'exploitation, le(la) titulaire gère les contrats pré-établis par la Direction (entretien, identification corporative, etc.); gère les terrains de stationnement, en regard du développement et de l'application de programmes d'entretien et de réparations des terrains et des installations; établit les méthodes et les procédés de travail qui concourent à la rentabilité des terrains; gère le personnel sous son autorité; prépare et soumet les statistiques et rapports relatifs à l'exploitation des sites de stationnement.Exigences minimales: Diplôme universitaire de 1er cycle en : administration, communications ou toute autre spécialité pouvant être reliée à ce travail (la connaissance de l'informatique: Wordperfect et lotus : 1 -2-3, serait un atout).Capacité de rédiger des rapports clairs et concis; esprit d'analyse et de synthèse; entregent, dynamisme et autonomie.Excellent français écrit et parlé.Permis de conduire.Facilité naturelle à la négociation dans des milieux diversifiés.Devra démontrer quelques réalisations où ses compétences ont été mises à l'épreuve; qu'il s'agisse de réalisation de projet, d'administration ou de communications.Expédiez votre curriculum vitae, en spécifiant le titre d'emploi, avant le 10 juin 1995 à: Dossier 1547 LE DEVOIR C.P.6033, Suce.Place d'Armes Montréal, Québec.H2Y 3S6 Aide juridique Le mouvement antiréforme s’amplifie PRESSE CANADIENNE C* est maintenant une coalition de 42 organismes qui s’oppose au projet de réforme de l’aide juridique, demande un moratoire sur son ado|> tion, ainsi que la tenue d’une consultation à ce sujet.Neuf porte-parole ont rencontré la presse hier à Montréal au sujet du projet de réforme dé|x>sé par le ministre de la Justice, Paul Bégin.En plus d’un moratoire et d’une consultation sur le projet de loi, la coalition tient à ce que les services présentement assurés par l’aide juridique le demeurent.Le projet de loi hausse le seuil de revenu pour être admissible à l’aide juridique, mais restreint le nombre de services couverts.Jusqu’ici, la lutte contre le projet de loi 87 avait surtout été menée par le Barreau et les avocats.Maintenant, la coalition regroupe des associations de consommateurs, des ACEF, des maisons d’hébergement, des Mouvements action chômage, l’Association québécoise de défense des retraités et pré-retraités, le Front commun des personnes assistées sociales, la Ligue des droits et libertés, la CSN, des travailleurs accidentés, des personnes handicapées, des familles monoparentales, l’Office des droits des détenus, la CEQ, la Fédération des infirmières, le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec, le Conseil permanent de la jeunesse et d’autres.Revendications territoriales des Mohawks de Kahnawake Ron Irwin calme le jeu JEAN DION DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Ies revendications territoriales des ./Mohawks de Kahnawake, qui équivaudraient à presque quadrupler la taille de l’actuelle réserve, ne doivent pas amener à sauter aux conclusions même si elles ont été établies de concert avec le gouvernement fédéral.«Ce n’est pas parce qu’une proposition est sur la table de négociations que nous y consentons en principe», a déclaré hier le ministre des Affaires indiennes Ron Irwin.Le ministre réagissait ainsi à la divulgation des grandes lignes d’un document, élaboré par le conseil de bande de Kahnawake en collaboration avec Ottawa, qui affirme que les Mohawks auraient droit de propriété sur l’ensemble de l’ancienne seigneurie du Sault Saint-Louis, sur la rive sud de Montréal, une surface de 47 000 acres leur ayant été concédée par la France au XVIP siècle.Si une telle revendication s’avérait fondée, on a peine à imaginer le montant des compensations financières qui pourraient être exigées par les Mohawks; au moins huit municipalités, dont Candiac, Châteauguay et I z.-prairie, seraient touchées.Mais M.Irwin a tenu hier, au cours d’un point de presse, à calmer le jeu.Des pourparlers auront lieu, a-t-il dit, et «tout [sera] sur la table.Tout le monde peut faire des demandes et adopter une position de négociation, mais il n’y a pas d’entente tant qu’il n’y a pas d’entente».Précisant que les accords liés aux revendications territoriales autochtones devaient être «abordables, raisonnables et équitables», le ministre a ajouté qu’Ottawa ne fixait jamais de conditions préalables à la te-«Il n’y a pas ™e.de pourparlers afin J r d éviter d «empoisonner les d’entente tant discussions».Quant a la participation qu’il n’y de son ministère à la constitution d’un document juri-a pas dique de cette nature, M.Ir-win l’a justifiée en souli-d entente» gnant que «nous faisons toutes sortes d’études», mais, encore une fois, «ce qui compte, c’est ce sur quoi on s’entend».Aux Communes, le ministre a été pris à partie par le chef réformiste Preston Manning, qui l’a accusé, en français, de «créer des attentes déraisonnables chez les autochtones», non seulement au Québec mais partout ailleurs au pays.Le Reform critique fréquemment les Affaires indiennes pour leur absence de plan cohérent concernant le règlement des revendications territoriales et de l’autonomie gouvernementale autochtone.A cela, M.Irwin réplique que, l’an dernier seulement, une trentaine d’ententes ont été signées, et «elles étaient raisonnables».Un Canadien d’origine tunisienne condamné à cinq ans de prison à Tunis Un «aveu» d’appartenance à un groupe intégriste aurait été obtenu sous la contrainte CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR Un «aveu» obtenu sous contrainte, après 12 jours de détention incommunicado, vicie les procédures à un point tel qu’il aurait dû entraîner l’acquittement de Kamel Masmoudi, un citoyen tunisien naturalisé canadien et qui a gardé les deux nationalités, ont plaidé hier à Montréal Me Irwin Coder et Me Sophie Masmoudi a été intercepté le 4 mars à Tunis; on lui reprocherait notamment son appartenance supposée à un mouvement intégriste musulman (Ennadha).Me Racine a assisté à Tunis, en mai, aux séances de la Cour d’appel qui a confirmé la sentence de cinq ans de prison ferme et cinq ans de surveillance à l’encontre de ce spécialiste des logiciels servant à la modernisation des imprimeries.Avec son employeur de Vaudreuil, SIV Data International, M.Masmoudi avait créé en Tunisie une société qui s’apprêtait à entrer en activité dans le Maghreb.David Poitras, p.-d.g.de SIV Data, a depuis suspendu tout investissement en Tunisie et invite tous les hommes d’affaires à l’imiter; il maintient que Kamel Masmoudi est un musulman très respectueux des autres croyances et un spécialiste très compétent dont il se porte garant.M.Poitras reproche au gouvernement canadien de ne pas avoir joué pleinement son rôle dans cette affaire; ce reproche ne vaut pas, cependant, pour les efforts déployés par l’ambassadeur canadien à Tunis, Michel Roy et par son personnel.M.Poitras dit avoir vu le brouillon d’une lettre que le ministre des Affaires étrangères, André Ouellet, devait envoyer à son homologue tunisien, lettre qui semble-t-il n’a jamais été expédiée alors qu’elle aurait pu changer le cours des choses, soutient M.Poitras.Me Coder qui a depuis longtemps été identifié à la défense des droits de la personne, s’est livré à une analyse des lois canadiennes et tunisiennes et des conventions internationales signées par les deux pays.Il est formel: il y a eu violation de la loi internationale en cette affaire et quand la Tunisie prétend appliquer sa propre loi à des actes effectués au Québec, cette extraterritorialité n’est pas acceptable, d’autant qu’au moment où les gestes reprochés auraient été commis (1992), ni la loi canadienne ni la loi tunisienne ne fai- saient un délit de cette association présumée à un mouvement islamis-te.Aux yeux de Me Racine, l’«aveu» qui a servi à faire condamner Masmoudi est «orphelin»; rien ne vient en corroborer le contenu.Cet aveu fut obtenu sous la torture psychologique (on aurait menacé de s’en prendre à sa femme, en sa présence, s’il ne signait pas).Les proches de Kamel Masmoudi ont, dit Me Coder, à choisir s’il faut aller en appel, devant la Cour de Cassation, ce qui signifierait environ deux ans d’attente et l’inaction probable des deux gouvernements liés par le sub judicel L’alternative serait d’adresser une requête au président Ben Ali; si le président accorde un «pardon», c’est donc que Masmoudi reconnaît qu’il est coupable! Hier, Me Racine et Me Coder semblaient croire que la solution peut se situer du côté d’Ottawa qui pourrait intervenir pour faire valoir les droits d’un ressortissant canadien.Human Rights Watch penche pouf identifier dans l’affaire Masmoudi une offensive du pouvoir tunisien désireux d’établir un précédent en semant la peur, en invitant les Tunisiens de la diaspora à bien soigner leurs fréquentations! De progrès continus en brillantes réalisations, Laval a fait son chemin ! Et comment ne pas entrevoir l'avenir avec optimisme : bonne première au Québec pour la croissance industrielle, Laval se distingue par un développement harmonieux reposant sur la solide expertise de ses employés, sur l'attachement des citoyens à leur ville et sur le respect de l’environnement.Pour la division assainissement des eaux de son Service de l'environnement, Ville de Laval est n à la recherche de candidats IVAV/à îK pour occuper les postes suivants : Surintendant Relevantde l’Assistant-directeur, exploitation et gestion, vous gérerez la Division assainissement des eaux, principalement en ce qui a trait à l'opération et à l'entretien des stations d'épuration des eaux usées et des postes de pompage desservant l'ensemble du territoire de Ville de Laval.À ce titre, vous planifierez, dirigerez, organiserez et contrôlerez les ressources affectées aux activités de la Division assainissement des eaux, etvous répondrez auprès de la direction Eau x et assainissement du Service de l'environnement de l'atteinte des objectifs fixés par les autorités municipales.À cet effet, vous évaluerez les besoins en matériel et en produits à acheter afin d’utiliser de façon optimale les crédits disponibles, et vous mobiliserez le personnel de la Division.Vous possédez un diplôme d’études universitaires de premier cycle en génie, et vous comptez à votre actif huit années d'expérience pertinente dans des activités similaires à celles décrites précédemment.Superviseur Électricité et instrumentation Relevant du Surintendant - eaux et assainissement, vous superviserez l'exécution des travaux d'entretien et de réparation des équipements électriques et des contrôles des usines de production d'eau potable et des stations d'épuration de la Ville.De plus, vous vous assurerez du maintien de la discipline et de la productivité des employés sous votre responsabilité, et vous contrôlerez l'utilisation des crédits et des ressources matérielles qui vous seront attribués.Vous possédez un diplôme d'études collégiales professionnelles dans une discipline appropriée.De plus, vous comptez à votre actif un minimum de trois années d'expérience pertinente.Il est à noter que vous avez obligatoirement de l'expérience en supervision d'un personnel spécialisé et que vous êtes ainsi en mesure de diriger et de motiver une équipe de travail.Pour ces deux postes, toute combinaison d'expérience et de scolarité équivalente aux exigences mentionnées ci-dessus sera considérée.Votre salaire sera à la mesure des responsabilités inhérentes au poste et sera accompagné d'un excellent programme d'avantages sociaux.Il est important de prendre en considération que les candidats retenus devront s'engager, par écrit, à venir établir leur résidence sur le territoire de la Ville de Laval, si ce n'est pas déjà le cas, six mois après la date de leur permanence et ce.pour toute la durée de l'emploi.Si vous répondez à nos exigences, faites parvenir votre curriculum vitæ avant le 21 juin 1995, en indiquant le titre du poste ainsi que vos attentes salariales, au Service des ressources humaines, 1333, boulevard Chomedey, bureau 502, C.P.422, succurcale Saint-Martin, Chomedey, Laval (Québec) H7V 3Z4.Ville de Laval offre des chances d’emploi égales à tous.t O NJ, III VOIS S( )C 'l Ills SAVAN T! S 95\ L’intellectuel professionnel aux Sociétés savantes STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR L) intellectuel québécois n’est déci-r dément plus ce qu’il était: chanoine ou journaliste au milieu du siècle, cinéaste et homme des mass-médias autour de la Révolution tranquille, le penseur critique de la Belle Province est maintenant un professionnel des choses de l’esprit, généralement formé dans les universités.pour y demeurer.Voilà grosso modo un des portraits proposés hier matin, à Montréal, pendant une table ronde sur «La situation de l’intellectuel au Qué-bec» organisée par l’Association canadienne d’esthétique, dans le cadre on ne peut plus approprié du Congrès des sociétés savantes qui se: tient présentement à l’UQAM.Cette: rencontre annuelle qui est un véritable congrès de congrès rassemble près de 8000 chercheurs et universitaires canadiens jusqu’au 10 juin prochain.Pour débattre du sujet du jour, l’Association des historiens de l’art a réuni cinq professeurs de sciences sociales des universités québécoises: Rose-Marie Arbour, Monique Régimbald-Zeiber et Fernande Saint-Marin, de l’UQAM, Daniel Latouche, de l’INRS et Marcel Fournier de l’UdeM.La table ronde se déroulait dans une salle de classe du pavillon des sciences de la gestion et l’animateur de la matinée, le professeur de sociologie de Concordia Hubert Guindon y a d’entrée de jeu vu un signe.«On a droit à une petite place au milieu des gestionnaires, c’est une symbolique à analyser», a-t-il dit ironiquement.Plusieurs thèses se sont affrontées, de l’idée que l’intellectuel se porte relativement bien ici (Latouche) à celle que l’anti-intellectua-lisme est un des traits dominants de la société québécoise (Saint-Martin) i Le professeur Fournier s’est plutôt attardé aux conditions d’exercice du travail intellectuel au Québec, en classifiant les acteurs d’un «champ disciplinaire», celui des écrivains recensés dans le Dictionnaire des auteurs du Québec — un choix justifié par le fait que les intellos écrivent, évidemment.L’évolution vers la «professionnalisation de l’intellectuel» devient alors évidente.Entre 1920 et 1950, les écrivains étaient soient des religieux (20 %), des journalistes (25 %) ou même, au surprise, fonctionnaires (18 %).Dans les années 60 et 70, c’est plutôt le milieu de la télé et du cinéma qui a fourni son lot de penseurs de grande classe comme Jacques Godbout et surtout Hubert Aquin, dont le célèbre texte La Fatigue culturelle du Canada français ', publié il y a un quart de siècle, est d’ailleurs encore d’une troublante actualité, selon plusieurs participants d’hier.Depuis environ deux décennies, par contre, les intellectuels qué; bécois sont majoritairement rattai chés au milieu dit de la culture savante: quatre écrivains sur cinq ont reçu une formation universitaire et lé tiers d’entre eux enseignent mêrqq au collège ou à l’université.EN BREF ?JEUX D’HIVER DE 1998: LA SRC OBTIENT LES DROITS EXCLUSIFS (Le Devoir) — Radio-Canada a obtenu hier du CIO les droits de diffusion exclusifs des Jeux olympiques d’hiver de 1998, qui auront lieu à Nagano, au Japon.Le Comité international olympique (CIO) a accepté hier une proposition conjointe de la télévision CBC-SRC, qui permettra au télédiffuseur public d’offrir 180 heures de reportages à la télévision française, dont 67 en périodes de pointe, et 240 heures à la télévision anglaise, dont 67 en périodes de pointe.La CBC-SRC versera 16 millions $ US pour l’obtention de ces droits de diffusion.L’année dernière, la télévision et la radio de la SRC se sont fait octroyer les droits exclusifs de diffusion, au Canada, des Jeux olympiques d’été qui auront lieu à Atlanta en juillet 1996.TAUX DE MORTALITE RECORD Ottawa (PC) — Le nombre de décès a atteint un sommet sans précédent en 1993 au Canada, tandis que le nombre de naissances baissait par rapport à l’année précédente, surtout parce que les gens vieillissent et ont moins d’enfants, a indiqué hier Statistique Canada.Il y a eu 204 912 décès en 1993, soit 4,3 % de plus qu’en 1992 — il n’y avait pas eu de telle augmentation depuis la Deuxième Guerre mondiale.Le Québec est champion au pays en ce qui concerne la hausse des décès.t A 4 I.K I) K V il I It .I.K V K X II It K II I .1 r i x i ii h r» LE DE vont E C 0 N 0 MIE A 5 XXH ISE 300 DOW JONES SCAN OR I*»*., ».,< «Hr .iWHk -3,03 +7,61 -0,15 +0,90 2190.37 4445.61 4472,75 72,83 386.00 Provigo ne craint plus la concurrence Remise sur pied, la chaîne caresse même des projets d'expansion au Québec et dans les provinces voisines FRÉDÉRIC TREMBLAY ' PRESSE CANADIENNE Maintenant bien retombée sur ses pieds, Provigo n’a plus à craindre la concurrence, peu importe d’où elle viendra, affirme le président de l’entreprise, Pierre MignaulL Au cours d’une rencontre de presse, tenue hier à Montréal, à l’issue de l'assemblée générale annuelle de la compagnie, M.Mignault a dit avoir réussi à renverser la vapeur en faisant de Provigo une société compétitive.Le président du conseil, Pierre Michaud, employant des termes plus crus, a déclaré que Provigo était maintenant «sortie du trou».Pierre Mignault a même défié la chaîne ontarienne Loblaw d’essayer de venir s’établir au Québec.«Il y a deux ans, je n’aurais pas aimé qu’ils viennent au Québec.Aujourd’hui, ils peuvent venir et qu’ils se tiennent la tuque», a lancé le haut dirigeant de Provigo.N’étant pas à court d’images pour décrire la renaissance de Provigo, Pierre Mignault a comparé la compagnie à un éléphant portant aujourd’hui des espadrilles plutôt que des «babouches», comme c’était le cas auparavant.Provigo détient 37 % du marché de l’alimentation au Québec, et 10,4 % en Ontario.Les résultats du premier trimestre, dévoilés hier, témoignent du renforcement financier de Provigo.Au cours des trois premiers mois de l’exercice en cours, la société a encaissé un profit net de 13,4 millions $, comparativement à 10,3 millions $ pour la même période l’an dernier, c’est-à-dire un accroissement de 30,1 %.Les revenus, si on ne tient pas compte des actifs américains qui ont été vendus en novembre dernier, se sont élevés à 1,26 milliard $ durant le premier trimestre du présent exercice, par rapport à 1,23 milliard $ durant les mêmes trois mois l'an dernier, soit une progression de 23,1 %.Ces résultats financiers, a avancé M.Mignault, constituent «un avant-goût» de la performance de l’entreprise pour l’ensemble de l’année.Le redressement financier de Provigo se mesure également à l'allégement de sa dette.Provigo affichait à la fin du premier trimestre une dette totale de 770,3 millions $ et un avoir des actionnaires de 193 millions $.À la lin de la même période il y a un an, le détaillant en alimentation cumulait une dette totale de 905,6 millions $ et un avoir des actionnaires de 295,3 millions $.Pour consolider l’entreprise, IYovi-go a notamment réduit de manière significative son encadrement administratif, en éliminant 500 des 1600 postes de cette nature.Provigo a également procédé à la fermeture l’an passé de 16 magasins qui ne faisaient pas leurs frais.M.Mignault a par ailleurs confirmé la mise en branle d’un plan d’investissement de 250 millions $ visant la construction de 30 nouveaux magasins d’ici trois ans, et la rénovation de 140 autres points de vente.Pour l’exercice en cours, la société compte ouvrir cinq nouveaux Maxi, de un à trois Provigo, et un établissement Loeb (en Ontario).Les marchés urbains de Montréal et de Québec intéressent spécialement Provigo en ce qui a trait à ses plans d’expansion au Québec.Pierre Mignault a indiqué qu’à moyen terme.l'entreprise souhaitera probablement intensifier sa présence en Ontario et dans les Maritimes.«Nous visons avec l’ouverture de chaque nouveau magasin un retour sur l’investissement de 15 % à l’intérieur des deux premières années», a souligné M.Mignault.Au chapitre des rénovations, une trentaine de supermarchés Provigo, près d’une dizaine de magasins Maxi et une quinzaine de points de vente Izteb feront peau neuve au cours de l’année.D’autre part, Provigo a annoncé hier la vente de ses 37 postes d’essence Top Value, situés en Ontario, à la firme Pioneer Petroleums pour un montant de 1,5 million $.«Avec cette vente, on ne perd rien et on ne gagne rien», a fait savoir M.Mignault.Provigo, qui exploite quelque 345 supermarchés et 1228 dépanneurs notamment sous les bannières Provigo, Maxi, Axep, Provi-Soir et Dépanneur Proprio, a perdu l’an dernier 98,3 millions $ sur un chiffre d’affaires de 6,2 milliards $, un déficit qui incluait la perte de 147 millions $ subie sur la vente, l’an dernier, de sa division californienne.Un éléphant portant aujourd’hui des espadrilles plutôt que des «babouches» Bell veut facturer les entreprises pour chaque appel EN BREF ?SURPLUS DE CAISSE DE RETRAITE (PC) — La CSN s’est adressée à la Cour supérieure du Québec hier pour récupérer les surplus de la caisse de retraite des travailleurs de la mine Carey d’East-Broughton, près de Thetford-Mines, fermée en 1986.Les surplus de la caisse de retraite des 261 employés de cette mine appartenant à Mine Carey Canada, une filiale de Celotex, sont évalués par la centrale syndicale à 2,7 millions $.Selon la CSN, Mine Carey Canada est allée à l’encontre de ses obligations légales et contractuelles en modifiant «unilatéralement et illégalement» le régime de retraite afin de s’en approprier les surplus.Cette affaire s’apparente à celle des retraités de la compagnie Siinonds à Granby que la CSN a poursuivie avec succès.t -?- DEUX JOBS PAIENT MIEUX QU’UNE Ottawa (PC) — Alors que les chômeurs se cherchent du travail, de plus en plus de travailleurs prennent un deuxième et même un troisième emploi, révèle Statistique Canada dans un rapport rendu public hier.En 1994, 653 000 personnes, représentant près de 5 % de la main-d’oeuvre, occupaient deux emplois.En 1984, cette proportion n’était que de 3,6 %.Au cours de la même période, le nombre de ménages dont un ou des membres pratiquent le cumul d’empois a grimpé de plus de 50 % pour atteindre 362 000.Et sur ces familles, 166 000 comptaient deux travailleurs à temps plein.Bien que le cumul d’emplois soit habituellement le fait d’un seul des conjoints, Statistique Canada a constaté que dans 34 000 ménages, les deux travailleurs à temps plein occupaient également d’autres emplois.C’est une hausse de 80 % en une décenni PRESSE CANADIENNE Bell Canada veut faire payer les entreprises pour leur service téléphonique en leur facturant chaque communication locale en plus du tarif de base mensuel.Après en avoir parlé pendant des mois, Bell a annoncé hier la proposition tout en insistant sur le fait que 70 % de ses clients appartenant au monde des affaires y trouveraient leur compte, les coûts étant finalement moindres ou à peu près les mêmes qu’à l’heure actuelle.Le changement mettra fin à la disparité qui consiste à faire payer le même montant aux utilisateurs fréquents qu’à ceux qui font moins d’appels, a indiqué la compagnie téléphonique qui dessert le Québec et l’Ontario.Mais les critiques soutiennent que la nouvelle structure de tarification n’a pas encore fait l’objet d’un examen complet de la part du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes et qu’elle ajoutera de la paperasse à l’administration d’une entreprise.«Nous y sommes Genève (PC) — L’idée d’un accord de libre-échange transatlantique (Europe-Amérique du Nord) fait son chemin, estime le ministre canadien du Commerce, Roy Maclaren, qui dit avoir perçu un changement d’attitude chez les ministres responsables du commerce de plusieurs pays, notamment de Grapde-Bretagne, d’Allemagne et des Etats-Unis.Le ministre canadien a fait ce commentaire à l’occasion d’une tournée qu’il effectue présentement dans sept pays européens justement pour promouvoir l’idée d’une zone fondamentalement opposés», s’est écrié Douglas Robson, le président du conseil exécutif de l’Alliance canadienne des télécommunications d’affaires.«C’est ce que nous avions par le passé et pire encore», a ajouté Eamon Hoey, un expert en télécommunications.Bernard Courtois, un des vice-présidents de Bell, a rappelé que la nouvelle structure de tarification ne s’appliquerait qu’aux entreprises et que les clients résidentiels n’ont pas à s’inquiéter le moins du monde.«Il n’y aura pas de surprises.Je peux vous garantir que Bell Canada n’a nullement l’intention de revenir avec de nouveaux tarifs pour tous les abonnés en général.» Bell a demandé au CRTC d’approuver son plan d’ici janvier.Défense des consommateurs Par ailleurs, un groupe représentant les consommateurs et les pauvres affirme qu'on ne tient absolument aucun compte de son opinion au cours des audiences publiques qui décideront si oui ou non les compagnies téléphoniques provinciales seront autorisées à haus- de libre-échange transatlantique.«11 y a un an, il suffisait de soulever la question pour provoquer des sourires amusés.Mais depuis quelque temps le débat porte de plus en plus sérieusement sur la façon d’y arriver», a déclaré le ministre canadien.Le mois dernier, le secrétaire aux Affaires étrangères de Grande-Bretagne, Douglas Hurd, a dit soutenir l’idée tout en admettant qu’elle ne serait pas facile à concrétiser.«Ce n’est ni pour cette année, ni pour l’an prochain», a-t-il déclaré.M.Maclaren reste néanmoins optimiste.Selon lui, la prochaine étape ser le coût des appels locaux.Le Centre de défense des questions d'intérêt public (CDQIP) a en effet invité l’expert américain Page Montgomery à se présenter aux audiences hier pour défendre un mémoire qui soutient que la hausse des tarifs locaux est une mauvaise idée.Mais ni les représentants des compagnies de téléphone ni ceux du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) ne lui ont posé la moindre question.L’avocat du CDQIP, Pippa Lawson, a souligné que M.Montgomery n’avait pas eu l’occasion d’expliquer son mémoire, comme ont pu le faire à loisir les représentants des compagnies téléphoniques.«H semble que le CRTC et les autres organismes représentés dans ce processus ne voulaient pas entendre parler de nous, a-t-il déclaré.» Le CRTC étudie l’augmentation des tarifs locaux dans le cadre d’une proposition de la paît des compagnies de téléphone qui procéderait à une réévaluation des taux dans le but de couper ceux des appels interurbains.consistera a réunir une petite équipe de «penseurs» qui feront démarrer le projet.Il a dit avoir obtenu des réponses positives pour l’ALETA (Accord de libre-échange transatlantique) à Londres et à Bonn et précisé que les ministres responsable?du commerce en Europe et aux Etats-Unis en discutaient maintenant ouvertement.L’idée d’une telle zone de libre-échange est née de la crainte de voir les alliés traditionnels que sont l’Europe et les Etats-Unis prendre de plus en plus leurs distances.ALETA: Roy Maclaren mène croisade en Europe L’idée d’un accord de libre-échange transatlantique fait son chemin Appuyez la campagne de vente d’arachides de La Fondation du rein.La Fondation canadienne du REIN Conseil scolaire de l’île de Montréal AVIS PUBLIC BUDGET POUR L’ANNÉE 1995-1996 AVIS est donné, en conformité avec les articles 278 cl 446 de la Loi sur l'instruction publique (L.R.Q., C.1-13.3), que le Conseil scolaire de l"île de Montréal procédera à l'étude de son budget pour l'année scolaire 1995-1996, lors de la séance ordinaire du lundi 19 juin 1995 qui débutera à 17 h 30, en la salle des délibérations du Conseil situé au 500.boulevard Crémazie Est, à Montréal.Donné à Montréal, ce 2 juin 1995.Le secrétaire général, Yves Carrières Prêt-à-porter .;S> -v O I - ; ‘ w\m aventure Présentez cette annonce et recevez gratuitement une casquette L’Aventurier.Tentes fl pour la ns ih, • Bottes et * Prêt-à-poi Oes'9nS‘ Laval : Centre Décor 440, 3912, Aut.440 O., 681-8030 Vaste choix de tentes en exposition.Venez choisir la vôtre ! La pesta camping s Les plus grandes marques, de judicieux conseils Samedi 3 juin: 1ûh00à17h00 p* sur l’achat et l’entretien d’une tente, une ambiance Dimanche 4 juin f11 hOO à 17h00 ^ ui vous sortira de l’ordinaire et un goûter.C’est la ^ PHOTO ARCHIVES Pour l’exercice en cours, la société compte ouvrir cinq nouveaux Maxi, de un à trois Provigo, et un établissement Loeb (en Ontario).ËSi TU avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Régie des alcools, des courses et des jeux Toute personne, société ou groupement de personnes visé à l'article 60 du Code de procédure civile (L.R.Q., c.C-25) peut, dans les quinze jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui tait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les trente jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou cette intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, Bureau 9.200, Montréal (Québec) H2Y1B6.Nom et adresse Nature de Endroit QUILLES LACHINE INC.Salon de Quilles Lachine Enr.125.45e Avenue Lachine Dossier 772-731 9010-8960 QUEBEC INC.Mystère 324, Notre-Dame additionnel 1 Bar 1 Bar sur terrasse Dossier 959-155 LA FRANGILIOTTE INC.Billard Colors 10005.bout.St-Laurent Montréal Dossier 1038-066 1 Bar Avenue Lachine 324, Notre- Dame Repentigny 10005.bout St-Laurent Montréal 2970-3279 QUEBEC INC.Brasserie Paré 5034, rue Notre-Dame Est Montréal Dossier: 1067-263 Changement de catégorie de Brasserie à Bar et autorisation de spectacles 5034, rue Notre-Dame Est Montréal 2968606 CANADA Permis 8460, boul.INC.additionnel Lacordaire Grillades Goody's 1 Restaurant St-Léonard Goody's Grill pour vendre 8460.boul.sur terrasse Lacordaire St-Léonard Dossier: 180-687 3088-7947 QUEBEC INC.Restaurant Kosmikon Enr.931, rue Jean-Talon Ouest Montréal Dossier: 212-316 902Q-3704 QUEBEC INC.902Q-3704 QUEBEC INC.1200, rue Provost Lachine Dossier: 257-709 Changement de catégorie de Restaurant pour vendre à 1 Restaurant pour vendre 931, rue Jean-Talon Ouest Montréal 1200, rue Provost Lachine du requérant RÔTISSERIE Autorisation 3017, rue SALLE DE Changement 5528, Des RIBBIES INC.de spectacles Masson BILLARDS DES de capacité Laurentides Maestro S.V.P.dans Montréal Salle de Billards dans un bar Laval 3017, rue Masson Restaurant des Montréal pour vendre 5528, Des Dossier: 634-600 existant Laurentides Laval LE BILLARD Changement 13035, rue Dossier: 804-328 DIABOLIQUE de catégorie Sherbrooke INC.et Est LEDUC, Heidi 1 Restaurant 4317, Devil's Pool changement Montréal Café Dreaming pour vendre Wellington 13035, rue de capacité Bear Verdun Sherbrooke Est d’un Bar avec 4317, Wellington Montréal spectacles Verdun Dossier: 952-473 dans Centre Dossier: 1186-709 Sportif à Bar avec danse, SUM Ten 1 Restaurant 1925, Ste- spectacles et Souvenir de pour servir Catherine films Bangkok Ouest 1925.Ste- Montréal LE GROUPE 1 Restaurant 150 & 150 Catherine Ouest ELITE NAFA INC.pour vendre A, me Ste- Montréal Pizzangelic (Le sur terrasse Anne Dossier: 332-023 Restaurant) Ste-Anne de 150 & 150 A, rue Bellevue 908-3674 Changement 1238, St- Ste-Anne QUÉBEC INC.de capacité Denis Ste-Anne de Le Goût de la d'un Montréal Bellevue Thaïlande Restaurant Dossier: 1179-530 1238, St-Denis pour vendre Monlréal NATHALIE 1 Restaurant 263, rue Dossier: 379-669 LEDUC, pour vendre Rielle ANAS BOUZEKRI Verdun 9019-1115 1 Restaurant 5195, Boul.Restaurant QUÉBEC INC.pour vendre St-Laurent Éclipse Dolce Vita Montréal 263, rue Rielle 5195, Boul.St- Verdun Laurent Dossier: 1185-263 Montréal Dossier: 759-886 ÉTHIER, Michel 1 Bar sur 2, Bar Téquila Rock terrasse Richardson, 9009-4286 1 Bar sur 16626, Boul.900, ch.de la Suite 100 QUÉBEC INC.terrasse Pierrefonds Rivière Beauharnois Club de Billard Ste- Beauharnois Ballroome Geneviève Dossier: 1186-428 16626, Boul.Pierrefonds 900Ç-5616 1 Restaurant 5711, Ch.Ste-Geneviève QUEBEC INC.pour vendre de la Côte Dossier: 1134-147 Restaurant La des Neiges Saigonnaise Montréal BELLEMARE, 1 Bar, 1 647, Rang 5711.Ch.de la Claude Restaurant du Bord de Côte des Neiges Salle de Quilles pour vendre L'Eau Montréal Sle-Dorothée dans Centre Laval Dossier: 1188-598 Enrg.Sportif 647, Rang du CORBEIL, Lucien 1 Restaurant 1710, boul.Bord de L'Eau Restaurant Chez pour vendre Ste-Rose Laval Mikael Laval Dossier: 1186-881 1710, boul.Ste- Rose 2952-1754 Changement 3811, Boul.Laval QUÉBEC INC.permanent St-Jean Dossier: 353-029 Restaurant d'endroit Dollard des Yamato d'exploitation Ormeaux 2734-4027 Autorisation 2019.me 3811, Boul.St- d'un QUÉBEC INC.de spectacles St-Denis Jean Restaurant L'Ours qui Fume dans bar Montréal Dollard des pour vendre Enr.existant Ormeaux du 3839 au 2019, rue St-Denis Dossier: 1186-998 3811 boul.St- Montréal Jean Dossier: 410-902 LA FRITE DU LAC 1 Restaurant 7171, boul.BAR MAISON DU 1 Bar avec 151-A, boul.INC.pour vendre Cousineau, STEAK spectacles Ste-Rose La Frite du Lac Suite 202 GUTENBERG 1 Restaurant Laval Inc.St-Hubert INC.pour vendre 7171, boul.Bar Maison du sur terrasse Cousineau.Suite Steak Gutenberg 202 3530 Marian, app.Sl-Hubert 1013 Dossier: 1187-012 Laval Dossier: 865-808 J.A, HUBERT 2 Restaurants 2150, LTEE pour vendre Autoroute 9020-1567 1 Restaurant 1242, Camp Spatial dont 1 sur des QUEBEC INC.pour vendre Drummond 1611 Gladstone terrasse Laurentides Cités d’Asie Montréal Montréal Laval 1242, Drummond Dossier: 1187-327 Montréal Dossier: 1084-391 LE CHÂTEAU 1 Restaurant 327, boul.MONTECRISTO pour vendre Labelle TOPS BILLARD Permis 1545 boul.RESTO PUB INC.avec Ste-Thérèse DE LAVAL INC.additionnel Le Le Château spectacles Tops Billard de 1 Bar sur Corbusier Montecristo Resto 2 Bars dont 1 Laval Inc.terrasse Loc.43 & Pub Inc.sur terrasse 699, boul.44.Laval 6930, Mille-Îles Industriel Laval Sl-Eustache Dossier: 1182-955 Dossier: 1092-725 9011-0644 Permis 6029, Boul.9003-8993 1 Restaurant 1201, boul.QUÉBEC INC additionnel Robert QUÉBEC INC.pour servir de Café Vanessa 1 Bar sur St-Léonard Carusse Maisonneuve 6029.Boul.Robert terrasse 1201.boul.de Est St-Léonard Maisonneuve Est Montréal Dossier: 566-760 Montréal Dossier: 1188-713 SALON DE Permis 125, 45e 9011-8019 QUÉBEC INC.Maison de Jade Enr.475.boul.de l'Atrium.#104 Charlesbourg Dossier: 1188-994 DÉPAN- ESCOMPTE COUCHE-TARD INC.Dépan-Escompte Couche-Tard Inc.1600 St-Martin Est Tour B.bur.280 Laval Dossier 1189-133 1 Bar 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 1200.Place Nobel Boucherville 1298, rue Van Home Outremont Le président et directeur général Ghislain K.-Laflamme, avocat Québec L V.I) K V 0 I H , L K V K N I) It K I) I 2 .1 U I S I II I) 5 A 6 «¦Mit mm i mmm Afrique du Sud (rand) 0,3731 Hong-Kong (dollar) 0,1831 Allemagne (mark) 0,9749 Indonésie (rupiah) 0,000614 Australie (dollar) 1,0184 Italie (lire) 0,000862 Barbade (dollar) 0,6805 Jamaïque (dollar) 0,0420 Belgique (franc) 0,048174 Japon (yen) 0,01618 Bermudes (dollar) 1,3937 Mexique (peso) 0,2248 Brésil (real) 1,6159 Pays-Bas (florin) 0,8847 Caraïbes (dollar) 0,5069 Portugal (escudo) 0,00950 Chine (renminbi) 0,1648 Royaume-Uni (livre) 2,1935 Espagne (peseta) 0,01151 Russie (rouble) 0,000272 États-Unis (dollar) 1,3731 Singapour (dollar) 0,9845 Europe (ECU) 1,8193 Suisse (franc) 1,1946 France (franc) 0,2770 Taïwan (dollar) 0,0535 Grèce (drachme) 0,00641 Venezuela (bolivar) 0,00806 SOURCE BANQUE DE MONTRÉAL Voici les taux d’intérêt en vigueur le 1er juin 1995 dans les principales institutions financières au Canada.Ces taux sont fournis par les institutions financières et compilés par La Presse Canadienne.Banques Dépôt certll.certil.certil.Prêts Prêts Prêts Prêts à terme placem.placem.placem.hypoth.hypoth.hypoth.pers.30-59 jous 1 ans 3 ans 5 ans 1 ans 3 ans 5 ans taux min.Desjardins* — 6,375 6,500 6,875 8,400 8,6250 8,875 9,750 CIBC 6,250 6,375 6,500 6,625 8,400 8,625 8,875 — Laurentienne 6,000 6,125 6,250 6,625 8,400 8,625 8,875 9,250 de Montréal 6,000 6,375 6,500 6,875 8,500 8,625 8,875 9,250 Banque Nationale 6,000 6,375 6,500 6,875 8,400 8,625 8,875 9,500 Banque Scotia 5,750 6,375 6,500 6,875 8,400 8,625 8,875 11,000 Banque Royale 6,000 6,375 6,500 6,875 8,500 8,625 8,875 10,250 Toronto-Dominion 5,750 6,375 6,500 6,875 8,500 8,625 8,875 11,000 Hongkong 6,000 6,375 6,500 6,875 8,400 8,625 8,875 — BNP 6.400 6,500 6,500 6,875 8,400 8,625 8,875 — *Taux suggéré par la Fédération de Montréal Fiducies Dépôt certif.certif.certit.Prêts Prêts Prêts Prêts à terme placem.placem.placem.hypoth.hypoth.hypoth.pers. djattendre une correction ou un mouvement horizontal : • de quelques jours, suivi d’une reprise, avant de sauter là-! dessus.D’ailleurs, j’ai démontré le titre de Simmonds a 1,80 $ dans l’édition du 28 mai.Actuellement, c’est plutôt : I l’Occasion d’une prise de profit à court terme.“!* a 4 Mit ; .NEW YORK INDUSTRIELS (X-DJI NVSE) BOURSE DE TORONTO TSE 3(H) (X-TT TSE) 150 Jours 4250.00 4000.00 1 J un 4472 75 iiiliiliiliii] I II 4400.00 150 Jours 4300.00 4200.00 4100.00 Nov | Déc 4445 81 Malette Inc (MTI TSE) Cdn Imperial Bank of (CM TSE) 200 Jours 200 Jours Support Tendance Northway Explorations Ltd (NOW TSE) Provigo Inc (PGV TSE) 200 Jours 200 Jours Simmonds Comm Ltd (SMM TSE) Repap Enterprises Inc (RPP TSE) 200 Jours 200 Jours Tee-Comm Electronics Inc (TEN TSE) Inti Pursuit Cp (IPJ TSE) 200 Jours 200 Jours DECISION-PLUS Fairstar Explorations Inc (FFR MSE) Demandez notre vidéocassette GRATUITE 200 Jours Deux heures enrichissantes pour les investisseurs boursiers (514)392-1366 Volume (000) Ferme Var.Var.($) (%) BOURSE DE MONTRÉAL XXMdndice du marché 13237 2190.37 - XCB:Bancaire 5535 2561.52 -16.94 -0.7 XCO:Hydrocarbures 1152 1750.88 -5.28 -0.3 XCM:Mines et métaux 3058 2841.89 +5.12 0.2 XCF:Produits forestiers 928 3022.30 -65.13 -2.1 XCLBien d'Équipement 2879 2154.30 +5.53 0.3 XClhServices publics 1466 1912.58 -3.70 -0.2 BOURSE DE TORONTO TSE 35 12132 235.13 -0.16 -0.1 TSE 100 * 269.57 -0.16 -0.1 TSE 200 * 269.03 -0.27 -0.1 TSE 300 33928 4445.61 -3.03 -0.1 Institutions financières 4953 3328.92 -10.85 -0.3 Mines et métaux 2273 4315.01 +4.24 0.1 Pétrolières 3684 4605.87 -12.22 -0.3 Industrielles 6075 2860.59 -7.94 -0.3 Aurifères 4026 10432.59 +48.05 0.5 Pâtes et papiers 3099 4978.19 -6.35 -0.1 Consommation 2964 7057.42 +11.41 0.2 Immobilières 2245 1733.85 -3.44 -0.2 Transport 905 4932.49 -43.54 -0.9 Pipelines 315 3814.77 - Services publics 868 3315.07 -7.21 -0.2 Communications 1176 8182.36 +24.72 0.3 Ventes au détail 883 3858.37 -15.39 -0.4 Sociétés de gestion 456 5304.39 +36.30 0.7 BOURSE DE VANCOUVER Indice général 28396 802.40 +14.87 1.9 MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles 31943 4472.75 +7.61 0.2 20 Transports 4568 1658.34 -4.65 -0.3 15 Services publics 4362 205.64 -0.79 -0.4 65 Dow Jones Composé 40873 1469.69 -0.63 -0.0 Composite NYSE * 286.73 +0.29 0.1 Indice AMEX * 468.93 -0.05 -0.0 S&P 500 * 533.49 +0.08 0.0 NASDAQ * 868.82 +4.24 0.5 LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haut Bas Fcnti.Var.Var.Compagnies (000) I 2 .1 U I X I II II 3 A 9 Le point sur la situation du syndicalisme • ¦— ¦ '¦ —1 Les syndiqués, des privilégiés?Historiquement, les salariés en général ont amélioré leurs conditions de travail mais.rus Horjrt •Y.oUcT FfàvueüR$' fO- BéG/v : £o(VSOf résultat du référendum de mai 1980 n’a pas été d’abord la défaite d’un mouvement, d’une tendance, moins encore d’un parti: plus profondément c’est l’échec du Québec qu’il a signé.Nous n’avons pas fini, 15 ans après l’événement, de subir les conséquences de ce NON que le peuple québécois s’est dit à lui-même, ce jour-là.Il n’est pas difficile d’imaginer dès lors l’effet qu’aurait, à l’étonnement du monde et pour notre propre malheur, un nouveau refus opposé à l’ultime chance de salut.Cqtte fois, il serait exclu de se dire: «A la prochaine!» Revendications minimales On pouvait encore croire, en 1980, fut-ce avec quelque naïveté, à la possibilité de la transformation du fédéralisme canadien dans le sens des revendications minimales du Québec (les promesses de Pierre Elliott Trudeau, le projet de réforme constitutionnelle du PLQ).Pareille illusion s’est depuis lors totalement dissipée.Au reste, les porte-parole d’Ottawa et leurs affidés du PLQ nouvelle mouture ne se donnent même pas la peine de proposer aux Québécois autre chose que la reddition sans conditions: le Canada et sa Constitution comme ils sont, comme ils évolueront, avec le seul exutoire «d’arrangements administratifs», d’ailleurs accessibles à toutes les provinces.En 1980, il était encore généralement admis, dans les milieux fédéraux y compris, que le Québec disposait de fait d’une sorte de droit de veto sur les changements substantiels de la Constitution ou en tout cas qu’il n’était ni politiquement, ni psychologiquement envisageable de procéder à de tels changements sans son accord.On sait ce qu’il est advenu depuis lors, avec la forfaiture de 1982 Le Québec s'est trouvé proprement expulsé du processus de réforme et est aujourd'hui régi par une Constitution adoptée contre son gré.Davantage, il est désormais possible de modifier la loi fondamentale avec l'accord de sept provinces représentant 50 % de la population: l'aval du Québec n’est même plus nécessaire.La notion de peuples fondateurs et celle de société distincte ont été totalement éliminées.C’est dire que la fédération canadienne a été radicalement transformée sur ce plan, tandis qu’elle l’était aussi par la substitution progressive de multiculturalisme au biculturalisme et par de nouvelles initiatives centralisatrices, notamment l’imposition de critères et d’objectifs «nationaux» dans des domaines de juridiction provinciale.Dans le même temps, on invente et célèbre les notions artificielles de «valeurs canadiennes», de «culture canadienne», «d’unité nationale» cependant que la nation ou le peuple canadien-français ont disparu, devenant communauté culturelle parmi d’autres, simplement plus nombreuse et plus ancienne que les autres.En 15 ans, le Canada s’est profondément transformé sociologiquement et politiquement autant que juridiquement; la place, le statut et l’influence du Québec (comme de l’entité canadienne-française en général) ont été dramatiquement réduits.C’est dans une autre conjoncture et dans un tout autre contexte que ceux de 1980 que s’inscrit le nouveau référendum, la deuxième et dernière consultation populaire sur l’avenir du Québec.Ce n’est pas un choix entre diverses modalités et divers degrés d’autonomie qui est proposé aux Québécois mais plus brutalement et tout nettement l’option entre le salut et un irrémédiable déclin.Il ne s’agit pas seulement du droit à la souveraineté que personne, ou presque, ne conteste, mais d’une sorte d’obligation ardente, incontournable, de souveraineté, si on entend survivre et s’épanouir comme peuple distinct.Telle est la gravité de l’enjeu qu’il est interdit de perdre ce nouveau combat: aussi ne faut-il l’engager qu'à coup sûr, et récuser d’avance l’hypothèse même de l’échec.Nous le devons aux générations qui ont fait ce pays depuis quatre siècles; nous le devons plus encore à celles qui viennent, à celles qui nous suivront, auxquelles il nous faut léguer, avec une patrie et par elle, la dignité, la sécurité, la chance de participer à part entière au mouvement du monde.«Splendeurs de la bureaucratie» Les étudiants, ces numéros anonymes des universités STÉPHANIE GAUDET Faculté de philosophie Université ImvüI ====!===1 uiconque franchit le seuil d'un campus uni- Qversitaire québécois ne peut que se buter, un jour ou l’autre, à l’ampleur d’un problème institutionnel vague et flou, mais bien présent.11 s’agit de lire les nombreux articles parus ces derniers temps sur le sujet pour se rendre compte que cette problé-matique nourrit «l’angoisse collective» de bons nombres d’individus, mais surtout d’étudiants.Le texte de Rodrigue Tremblay paru le mardi 4 avril m’a semblé particulièrement intéressant à ce sujet, parce qu’il cerne, à mon avis, un des fondements du problème: la relation université-étudiants.Bien que nous payions de nos poches 1000 $ par session — en plus de ce que les contribuables versent à l’université pour chaque étudiant à temps plein — nous, étudiants, ne sommes pas considérés comme des clients, mais comme des numéros de dossier.C’est d’ailleurs un must de visiter nos locaux situés au sous-sol, sans fenêtre et sans ventilation, ou de se présenter à l’UQAM afin d’obtenir la liste des cours offerts à l’automne pour admirer les splendeurs de la bureaucratie universitaire.Si, par exemple, une entreprise privée me faisait attendre une demi-heure pour me donner la liste de ses services et ce, avec une attitude désagréable, de la même façon que l’UQAM le fait avec de potentiels clients, j’aurais claqué la porte de l’établissement depuis un bon bout de temps.C’est ce que j’ai fait à l’UQAM! Et ces exemples sont courants et applicables à plusieurs universités: allez comprendre le système d’admission à l’Université McGill! Tout ceci nous montre à quel point les étudiants de premier cycle universitaire ne sont pas importants dans la balance des décisions prises par les administrations universitaires.Il existe néanmoins des associations étudiantes, des ombudsmans, pour défendre nos droits, mais ils n’ont souvent qu’un poids moral.Ce qu’il faut aux étudiants, pour avoir du service, c’est le poids économique si important dans les procédures décisionnelles.Rodrigue Tremblay le souligne très bien dans la page Idées du Devoir du 4 avril dernier: «Quand ce seront les étudiants qui verseront les fonds, il y aura changement du tout au tout: ils seront véritablement traités en clients, et non plus en numéros anonymes à qui ont fait le privilège de les tolérer dans les murs des établissements.» Plus fertile Dès que les universités québécoises nous considéreront vraiment comme des clients, la dynamique institutionnelle deviendra beaucoup plus saine et surtout plus fertile.Il s’agit d’envisager les conséquences positives d'un tel changement pour s’apercevoir du grand bienfait qu’il apporterait à la vocation première des universités (ne l’oublions pas!): l’enseignement.En nous concevant comme clients, les administrations universitaires tiendraient beaucoup plus compte de la qualité de ce service premier et essentiel pour lequel on paie en premier lieu.Donc, exit les cours sans contenu, exit les cours désuets, exit les profs irrespectueux! On pourrait contester cette conception de la relation université-clients en évoquant la trop grande influence de la demande étudiante qui, plutôt que d’accroître le nombre de bons cours, exigerait des cours faciles avec des évaluations faciles, comme c’est le cas dans certaines universités très démocratiques.Cet argument a du poids en autant qu’on considère les étudiants comme des incultes fainéants assistant à des cours comme on regarde les soaps américains: pour passer le temps! Mais ce n’est pas le cas.Il y a des étudiants sérieux et soucieux d’une formation répondant à des standards de qualité.Il en existe même plus qu’on le croit.Peut-être cette thèse semble-t-elle trop pragmatique pour certains, mais comment régler une problématique universitaire directement liée à des intérêts économiques par de beaux credos idéalistes?Resterons-nous encore longtemps téléspectateurs de l’effondrement de notre système d’éducation?Si les universités viennent à considérer les étudiants comme de potentiels clients, ils amélioreront leurs offres et créeront une compétition qui ne pourrait qu’être saine.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l’information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Louis Lapierre (adjoint au directeur de l’information), Konrad Yakabuski; Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales, responsable de la section Tourisme)', Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes): à l’information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Paule des Rivières, Robert Lévesque, Benoit Munger, Odile Tremblay; à l’information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutri-sac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l’information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Trudel; à l’information politique: Pierre O’Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec); Serge Chapleau (caricaturiste): à l’information sportive: Yves d’Avignon: Marie-Claude Petit (commis), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur); Manon Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITE Lucie Pinsonneault (directrice).Yves Williams (superviseur, Avis publics et annonces classées).Jacqueline Avril.Daniel Barbeau, Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Sylvie Hanna, Christiane Legault, Suzanne Miscevic, Jacques A Nadeau, Micheline Ruelland, Monique Verreault (publicitaires); Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon; Michèle Bouchard (secrétaire).L’ADMINISTRATION Henry Riedl.c.m.a.(contrôleur), Dany Dépatie (adjointe administrative et coordonnatrice aux ressources humaines), Nicole Carmel (responsable des services comptables); Florine Cormier, Céline Furoy, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.LE MARKETING ET SERVICE A LA CLIENTÈLE Christianne Benjamin (directrice), Johanne Brien (secrétaire), Manon Blanchette, Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc-Venne.LA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Chrystian Guy (superviseur à la promotion des abonnements).LA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur de la technologie et des approvisionnements).Marie-France Turgeon (directrice de la production).Johanne Brunet.Danielle Cantata.Richard DesCormiers, Caroline des Rosiers.Lynda Di Cesare.Marie-Josée Hudon.Sylvain Lesage.Michèle Malenfant, Christian Vien.Olivier Zuida.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Marcel Couture (président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président et directeur général).\ t.V A 10 I.E I) E V 0 I R , 1.E V E N I) R E l> I 2 J U I N I !» !» 3 ACTUALITES DOUTEUX En attendant les profits SUITE DE LA PAGE 1 ans, sont devenus incontournables même pour les spécialistes hydro-québécois.Mais dans le cas du barrage du Lac-au-Pin, situé à la tête de la lièvre, au nord de Mont-Laurier, le conseil d’administration d’Hydro-Québec a décidé de rembourser les frais d’ingénierie du projet Maclaren même si ce projet n’était pas soumis aux obligations de l’APR-91 et même s’il a, de plus, été mis sur la glace en attendant le jour où le promoteur pourra le réaliser avec profit., grâce aux études payées par la société d’Etat! En février, Le Devoir révélait qu’Hy-dro-Québec avait remboursé à la société Innergex les frais de conception et d’analyse d’un projet de cogénération au gaz de 190 MW même si une partie du projet un incinérateur à biomasse de 25 MW.demeure active.Les règles en vigueur pour ce type de projet obligent Hydro-Québec à ne rembourser que des projets définitivement abandonnés.La société Cogénération Domtar-Windsor pourra ainsi gérer l’argent d’Hydro-Québec d’ici à ce qu’il soit approuvé.Le «sommaire exécutif» soumis en octobre dernier au conseil d’administration d’Hydro-Québec lui recommandait de «verser à Maclaren une compensation monétaire selon les nonnes» de l’APR-91 même si ce projet de 74 MW n’en faisait pas partie.L’APR-91 constitue la politique officielle d’achat d’électricité privée, qui a donné lieu à divers projets de cogénération et à 69 projets de minicentrales de moins de 25 MW.L’APR-91 établissait une règle que les cadres et le conseil d’administration d’Hydro-Québec ont outrepassée dans le dossier Maclaren.En vertu de cette règle, la société d’Etat s’interdisait, en effet de fournir une «lettre d’intention» aux promoteurs avant qu'ils n’aient obtenu les droits et les permis requis par les instances gouvernementales.Or, le 27 novembre 1992, le vice- président aux marchés externes d’Hy-droQuébec, Claude Dubé, signait une offre d’achat pour l’électricité du Lae-au-Pin à 39,50 $ le mégawatt, alors que la Maclaren n’avait pas encore obtenu les droits hydrauliques sur ce cours d’eau.C’est ce que confirme explicitement le «sommaire exécutif» obtenu par Le Devoir, qui précise, deux ans plus tard, que les droits hydrauliques «lui seraient accordés (par le gouvernement) dès que le contrat avec Hy-dro-Québec sera signé».Hydro-Québec a décidé d’accorder à ce projet de barrage une compensation de 30 $ le kilowatt comme pour les projets de cogénération de l’APR-91, qu’elle avait cependant sollicités du secteur privé.Or, les documents remis au copseil d’administration de la société d’Etat donnent à penser que c’est plutôt la Maclaren qui a soumis son projet à Hydro-Québec, ce qu’une société privée fait normalement à ses risques et périls.Les mêmes documents portent aussi à croire qu’une partie du projet a été conçue avant l’APR-91 et le début des négociations avec Hydro-Québec.On lit en effet dans ces documents que «depuis des années, la compagnie Maclaren étudie la possibilité de construire un réservoir et une centrale à la tête de la rivière du Lièvre».Plus loin, on ajoute que «des négociations ont été entreprises dès 1990 avec Hydro-Québec.Hydro-Québec s’est montrée intéressée au projet et à acheter toute la production de la nouvelle centrale» ainsi que celle des trois autres, installées en aval sur le même cours d’eau.Le projet de la Lièvre ne fait pas partie des 66 projets de petites centrales privées de moins de 25 MW, contestés depuis des années par les groupes environnementaux québécois.C’est un projet plus substantiel, d’une puissance de 74 MW, capable de fournir 370 GWh par an.En accumulant les eaux de la lièvre pour les turbiner principalement en hiver, la Maclaren aurait porté à 130 MW la puissance conjuguée du nouveau barrage et de ses trois autres barrages déjà construits en aval.Elle aurait ainsi vendu à Hydro-Québec 720 GWh par an, selon les documents obtenus par Le Devoir, ce qui en aurait fait son deuxième plus important fournisseur privé d’électricité, derrière Alcan.En 1994, selon les chiffres fournis au Devoir par Hydro-Québec, cette société a acheté 2294 GWh d’Alcan, pour des ventes totalisant 39,3 millions $.La Maclaren venait au deuxième rang avec 327 GWh, payés 4,9 millions $.Les revenus du projet en négociation auraient approximativement doublé le montant des ventes en cause.Hydro-Québec était d’autant plus intéressée au projet de la Maclaren qu’elle le jugeait fort rentable au prix négocié de 39,50 $ du mégawatt en argent de 1992 (3,9 cents du KWh): «Le prix convenu entre Hydro-Québec et le promoteur était largement inférieur à celui de l’APR-91 (40,3 $/MWh pour le Lac-au-Pin contre 53,5 $/MWh pour l’APR-91, prix évalué sur la base de 1993 à 3 % d’inflation), révèlent les documents «justificatifs» soumis au conseil d’administration d’Hydro-Québec en octobre., La société d’Etat a avisé la direction de la Maclaren, le 10 mars 1994, «verbalement et par écrit», qu’elle n’avait plus besoin du projet du Lac-au-Pin «dans un horizon prévisible».La construction d’un réservoir hydraulique à la tête de la lièvre aurait rayé de la carte un écosystème d’une rare qualité, d’une grande beauté et d’une valeur exceptionnelle pour les nombreux amateurs de canot-kayak qui l’utilisent depuis des années, en plus des pêcheurs et chasseurs des ZEC et pourvoiries installées sur les rives et en amont La direction d’Hydro-Québec a justifié le paiement des frais de préparation et de conception du projet par «l’état avancé des négociations», lesquelles auraient incité la Maclaren à «engager des dépenses importantes pour évaluer la faisabilité et la rentabilité de ce projet».Ces études de faisabilité, «pratiquement complétées», auraient coûté, selon Maclaren, 2 558113 $.BOSNIE Mise en garde serbe contre un «massacre» SUITE DE LA PAGE 1 "^tamment partie des unités aéromobiles d’environ 4000 hommes.L’Allemagne s’est dite prête à mettre 2000 hommes à la disposition de l’OTAN, une première depuis la Deuxième Guerre mondiale.Il n’est toutefois pas précisé si ces soldats feraient partie de la force d’intervention rapide.Les Américains ne feront pas partie de cette force mais pourraient fournir le soutien logistique, acheminer le matériel ou assurer un pont aérien.Us devraient préciser leurs intentions à Paris demain au cours de la réunion des ministre de la Défense de l’OTAN et de l’UE.Le président Chirac a donné hier la mesure de l’impatience des pays qui interviennent en Bosnie en déclarant que «la France ne tolérera plus que ses soldats soient humiliés, blessés ou tués impunément» en ex-Yougoslavie et n’acceptera «pas non plus le retour de la haine ethnique et de la barbarie sur le continent».Devant tant de préparatifs militaires, le leader serbe bosniaque Radovan Karadzic a averti qu’un recours des grandes puissances à la force pour libérer les Casques bleus entraînerait un «massacre».Le «ministre de l’Information» serbo-bosniaque Miroslav Toholj avait déjà proposé dans une lettre au secrétaire général de l’ONU d’ouvrir des pourparlers sur la crise des otages à condition que l’ONU et l’OTAN s’engagent à ne pas recourir à la force, à démilitariser les six enclaves musulmanes décrétées zones de sécurité et à mettre fin aux livraisons d’armes à Sarajevo.Mais le secrétaire d’Etat Warren Christopher a rejeté toutes ces conditions et a estimé, lors d’une conférence de presse à Lisbonne, qu’il n’était pas question de négocier la libération des otages.Réunion à Paris Le secrétaire américain à la Défense William Perry et le chef d’état-major interarmes John Shalikashvili participeront demain à Paris à la réunion des ministres de la Défense de l’OTAN et de l’Union européenne, a annoncé hier le Pentagone.Cette réunion, au cours de laquelle seront examinés les différents moyens de renforcer la FORPRONU, se tient à l’initiative de la France.«Nous allons discuter essentiellement du plan français» pour renforcer le dispositif de la FORPRONU (Force de protection des Nations unies), a déclaré à la presse le porte-parole du Pentagone, Kenneth Bacon.«Nous soutenons totalement le plan actuel des Européens pour renforcer la FOR- PRONU», a-t-il ajouté.David Collenette participera lui aussi à la rencontre de Paris.Ottawa rappelle que ni la FORPRONU ni l’OTAN ne lui ont jusqu’à maintenant demandé d’envoyer des renforts, mais que le Canada est tout à fait disposé à considérer le redéploiement de ses troupes sur le terrain «afin d’augmenter leur capacité de réaction».Par ailleurs, à Ottawa, le premier-ministre Jean Chrétien a confirmé hier que des discussions bilatérales avaient lieu entre le commandement canadien de Visoko et les autorités serbes afin de permettre la rotation des 45 Casques bleus confinés à leur poste d’observation d’Ilijac.Ceux-ci, qui sont armés et ravitaillés, ne sont pas considérés comme des otages au sens strict, et de tels pourparlers sont tout à fait «normaux», selon le ministre de la Défense, David Collenette.Cependant, ces manœuvres ont été qualifiées par le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, d’«épouvan-tables».Enfin, à Madrid, hier, le secrétaire d’Etat Warren Christopher a appelé solennellement le président serbe Slobodan Milosevic à se démarquer des Serbes de Bosnie et à aider à faire libérer les soldats de l’ONU, en lui promettant qu’il serait récompensé à long terme par la communauté internationale.SECRET Bouleversements de nos systèmes de santé SUITE DE LA PAGE 1 vêle son intention de se suicider.De même, s’il constate qu’un enfant a subi des sévices, il a l’obligation de le signaler à la Protection de la jeunesse.Le code de déontologie des médecins prévoit que le médecin doit garder secret ce qui est porté à sa connaissance dans l’exercice de sa profession.Il peut cependant «divulguer les fàits dont il a eu personnellement connaissance, lorsque le patient ou la loi l’y autorise, lorsqu’il a une raison impérative et juste ayant trait à la santé du patient ou de son entourage».Le Code des professions, qui est une loi québécoise et qui a donc préséance sur le code de déontologie des médecins, est cependant plus strict.Un amendement, introduit très récemment, resserre le secret professionnel.Ainsi, selon le Code des professions, le professionnel «ne peut être relevé du secret professionnel qu’avec l’autorisation de son client ou lorsque la loi l’ordonne».Si la confiance dans le secret médical s’effrite, ce n’est pas forcément à cause des médecins mais en partie à cause des bouleversements que connaissent nos systèmes de santé et au recours de plus en plus fréquent à l’informatique pour traiter les renseignements médicaux.Ainsi, la réforme de la santé au Québec, comme celles, qui sont en cours en Europe ou aux Etats-Unis, ont pour effet de raffiner la connaissance que les gestionnaires des systèmes de santé ont de chaque geste fait dans un hôpital.De même, la pratique de la médecine évolue de façon à ce qu’un patient puisse être traité par une équipe, ce qui rend nécessaire la communication de renseignements.Le Collège des médecins avait d’ailleurs mis en garde le gouvernement, en 1991, quant aux risques que représentait la réforme à cet égard.«Il y a risque que le dossier médical serve à la planification et à la gestion du système et ne soit plus limité aux soins de l’usager.Il n’y a pas de doute que le ministre aura de plus en plus accès aux différents systèmes de cueillette d’information sur les usagers et il y a risque d’incursion de l’Etat dans la vie privée des individus.» D’ailleurs, depuis quelques années, le réseau de la santé et des services sociaux multiplie les systèmes d’information sur les clientèles, les fichiers, les banques de donnéés nominatives.Il va sans dire que ces développements peuvent jeter un doute sur l’étanchéité des dossiers médicaux.Sans parler des cas rapportés dans les médias de gens qui ont reçu de la publicité pour des préarrangements funéraires ou pour des cures miracle, à la suite d’un séjour à l’hôpital pour une maladie grave.Le gouvernement multiplie les projets qui entraînent l’échange de renseignements personnels entre ministères et organismes.Par exemple, Québec va faire adopter une loi, d’ici le 15 juin, pour faire mettre à jour la liste électorale par le fichier d’adresses de l’assu-rance-maladie.Bien entendu, il n’y a pas de renseignements médicaux dans un ficher d’adresses.Mais la Commission d’accès à l’information met en garde le gouvernement contre le risque que le recours à ce fichier de la RAMQ donne à penser aux citoyens que, si le gouvernement le fait pour ça, il pourrait le faire pour bien d’autres choses et avec des renseignements plus délicats.Une comptine subversive Une troupe chinoise ose évoquer métaphoriquement le massacre de Tienanmen DOSSIER ZÉRO Un spectacle en mandarin (avec traduction simultanée en anglais et en français), sur des textes de Mou Sen, Wu Wenguang et Jiang Yue.Mise en scène de Mou Sen.Une coproduction du groupe Xi Ju Chejian (le Théâtre Garage) et du Festival des arts de Bruxelles.À l’Usine Cjusqu’au 5 juin.ROBERT LÉVESQUE LE DEVOIR Il y aurait donc une vie artistique possible après le massacre de la place Tienanmen, depuis que la gérontocratie chinoise a fait tirer sur des milliers de jeunes le 4 juin 1989, il y aura six ans dans trois jours.Un régime qui tire sur sa jeunesse n’a pas d’avenir, disait Mitterrand.Va savoir.Il semble, en tout cas, avec la solide et éclatante preuve qu’en donne une troupe venue de Pékin au FTA, que la liberté d’expression et le goût de créer, de jouer, soient là, à nouveau, envisageables, possibles.Car Dossier zéro, qui relève spectaculairement le niveau faiblard du FTA 1995, est un théâtre moderne, audacieux, intellectuel, aux coudées franches, qui dresse sans charge ni rage un bilan noir de la Chine historique, et pointe un œil narquois envers l’organisation écrasante de la société chinoise; on y voit passer, dans une entreprise théâtrale apparemment anarchique, une critique d’un régime qui équarrit, qui écrase, qui pousse au mensonge, qui épie, qui contrôle, qui arrache à chacun sa liberté, jusqu’à sa personnalité.En finale métaphorique, on y trouve même (on peut y voir, en tout cas) une allusion au massacre de la place Tienanmen lorsque les comédiens lancent à tour de bras des tomates et des pommes dans un gros ventilateur qui les engloutit en les faisant voler en mille éclats (sanglants).Ce spectacle, le meilleur et le plus applaudi présenté au FTA après le Maîtres anciens de Marleau, est absolument étonnant Si, sur le plan esthétique, il est au diapason d’un théâtre d’avant-garde internationale, il est, sur le plan politique, le signal que quelque chose se passe peut-être en Chine, que des balbutiements de liberté et de critique, de dissension sinon de subversion, d'art, y sont possibles.C’est une jeune troupe, fondée en 1993 par Mou Sen, le metteur en scène de Dossier zéro, et ce spectacle a inauguré leur petite salle de Pékin il y a deux ans.Depuis qu’il tourne en Europe, où il fait sensation, entre autres à Bruxelles l’an dernier, ce groupe qui porte le nom de Xi Ju Che Jian (c’est-à-dire Théâtre du Garage) bouscule l’opinion que l'on peut avoir sur le régime de fer chinois.La dictature craquèîe des murs.Dans cette pièce un homme arrive et raconte qu’on lui a demandé d’être dans cette pièce, et qu’il veut y parler de son père.Alors, pendant qu’un autre homme travaille sans arrêt à souder des tiges métalliques sur des supports (ce qui deviendra une forêt avec des pommes et tomates qu’une jeune fille pique aux extrémités, métaphore du printemps de Pékin) , il racontera son père, comptable à la vie monotone, mais de qui il apprend qu’il a jadis été pilote.Sur le mode insistant des récits d’enfant, il va dépeindre ce père et l’on comprend qu’il a été pilote dans l’armée du Guomindang, avec les nationalistes de Tchang-kaï-chek, puis qu’il passa 11 ans «à la ferme» durant la révolution culturelle, où son fils alla le voir.Récit sournois où nous apparaît — comme dans une comptine — l’appareil de répression des communistes.Hors ce récit, interrompu par les travaux, bruits de ferraille et diffusions de textes enregistrés sur la servitude, toute la teneur de la pièce est conçue comme une dénonciation du fichage et de l’espionnage des citoyens.On utilise un poème de Yu Jian (poète connu pour sa liberté de parole) pour fustiger la mentalité totçilitariste et la méthode de dépersonnalisation chinoise.A un moment, on installe un projecteur qui nous fera voir — derrière notre dos — les images d’une opération à cœur ouvert.Etonnant, à mille lieues de ce que l’on pouvait attendre d’une entrée chinoise dans un festival occidental, joué avec un humour certain, défendu par le comédien Wu Wenguang avec une faconde de pince-sans-rire, ce Dossier zéro propose un regard neuf et corrosif sur l’une des plus vieilles sociétés du monde, il raconte une histoire privée qui rabat lïiistoire officielle au niveau des catéchismes dégradants.De notre édition finale d’hier.GAEI3ÎMARD - Philippe Blasband L’effet cathédrale ou l’espion qui s’en va le vendredi 2 juin de 16h00 à17h00 le samedi 3 juin de 17h00 à18h00 ÉDITIONS GALLIMARD Maurice G.Dantec Les racines du mal, le deuxième roman de l’auteur de La sirène rouge le vendredi 2 juin de 12h30 à 13h30 le samedi 3 juin de 17h00 à 18h00 le dimanche 4 juin de 14h00 à 15h00 ÉDITIONS GALLIMARD SÉRIE NOIRE Pierrette Ileiiliaiix Allons-nous être heureux?ou les (inferences de mentalités d'une rive à l'autre de l'Atlantique le vendredi 2 juin de 15h00 à16h00 le samedi 3 juin de 15h30 à16h30 le dimanche 4 juin de 12h00 à 13h00 ÉDITIONS GALLIMARD Patrick Raynal pour fêter les 50 ans de la Série Noire, la voie royale du roman policier le vendredi 2 juin de 12h30 à 13h30 le samedi 3 juin de 16h00 à 17h00 le dimanche 4 juin de 12h00 à13h00 ÉDITIONS GALLIMARD Pierre Sansot Les pilleurs d’ombres, une promenade littéraire entre le réel et la rêverie le vendredi 2 juin de 14h00 à15h00 le samedi 3 juin de 15h30 à 16h30 ÉDITIONS PAYOT au stand Gallimard du Salon du livre de Québec a LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050, RUE DE BIEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)985 3333 ?PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514) 985-3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985-3344 + PUBLICITÉ (514)985 3399 / télécopieur (514) 985 3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800 363 0305 SERVICE DES ABONNEMENTS tel numéros de téléphone uivanls sont niables pour le service de livraison par camelot et poor les abonnements posta».DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans frais) 1 800 463-7S59 LE DEVOIR est publié par LE DEVOIR Inc.dont le siege social est situé au numéro 2060 de Bleury.9e étage.Montréal.(Québec).H.3A 3M9.Il est imprimé par les Imprimerie Québécor LaSalle.7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Qik informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900 bout St-Martin ouest laval Envoi de publication — Enregistrement no 0858.Dépit légal Bibliothèque r ir Inc., 612 ouest rue Saint-Jacques.Montréal.L’Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et 4 diffuser les taie du Québec.Téléphone général: (514) 9*5-3333; service à la clientèle: (514) 985-3355; publicité: (514) 9853399.A1C
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