Le devoir, 9 juin 1995, Cahier A
LE DEVOIR Vol.1.X XXVI - No 1 3 1 MON T H K A L .1, K V ] N I) Il K D 1 0 .1 l! 1 N 1 !» 0 R 7 5 o • l * S + T V (J / T o r o ii t o S ô e PERSPECTIVES 1 CULTURE **l5T/Kf, \ MONTRÉAL LES ACTUALITÉS Lumières sur Le week-end * % .o J Chamberlan * J ^ La FTQ et la CSN en # guerre contre Bourque J Rochon dénonce / ’establishment hospitalier TT 1 A PAGE B 11 PAGE A 3 A W kJ PAGE A 2 Gilles Lesage Les allégations troublantes concernant l’achat d’électricité «privée» par Hydro-Québec justifiaient une enquête publique.Bien délimitée, procédant avec célérité et impartialité, elle devrait éclairer la lanterne des actionnaires, dans le noir.Tel que rendu public hier par le ministre des Ressources naturelles, le mandat de la commission d’enquête publique sur les contrats d’achats d’électricité auprès de producteurs privés semble bien couvrir le terrain litigieux qui a fait les manchettes depuis quelques semaines.Eu égard aux décisions prises par Hydro-Québec au cours des récentes années — du moins telles qu’elles sont connues — il n’est certes pas superflu d’examiner en long et en large la justification énergétique et l’opportunité politique de ses pratiques d’achat Le préambule du décret gouvernemental fait ressortir avec raison que la gestion de biens et de fonds publics est en cause.Or, selon des dossiers qui circulent sous le manteau depuis des mois, et des accusations plus ou moins voilées qui sèment de lourds doutes sur une foule de personnes et d’entreprises, «des irrégularités auraient pu être commises dans l’administration de ces politiques» d’Hydro-Québec.De fait, ces allégations ont une telle ampleur et sont si graves que des enquêtes internes ou administratives ne pourraient faire toute la lumière.Le président du conseil d’Hydro-Québec l’a bien fait ressortir en recommandant au premier ministre un examen plus approfondi, à l’exteme.Yvon Martineau souhaitait ainsi «préserver l’intérêt de l’entreprise et rétablir dans l’opinion publique sa réputation et son intégrité, et celles de ses employés qui auraient pu être injustement entachées».Ce qui va pour Hydro-Québec va aussi pour l’ensemble des innombrables entreprises et personnes avec lesquelles la société étatique fait affaire.S’ils ne sont pas cernés comme ils doivent l’être, les problèmes soulevés font boule de neige et jettent le discrédit sur tout le monde, y compris les plus irréprochables.Des questions qui restent sans réponse valables sont aussi dommageables pour l’intégrité de tous ceux qui sont injustement mis en cause.D fallait donc une enquête publique, la plus complète possible, qui ne soit pqs une partie de pêche ou une chasse aux sorcières.A la fois prudent et mesuré, le mandat, tel qu’expliqué par le ministre François Gen-dron, semble permettre d’aller au fond des choses sur des points précis et bien délimités.Mais sans faire le «procès» généra] d’Hydro-Québec ou du gouvernement précédent.Et sans que l’enquête prenne l’envergure de l’enquête du siècle au Québec ou au Canada.Certains inquisiteurs ou justiciers à la petite semaine, plus soucieux de leurs propres droits Tïnp pnnnptp et privilèges que de ceux des autres, c auraient préféré que l’enquête «royale» fouille dans tous les coins et recoins de l’administration libérale.Quitte à éclabousser au passage des personnes et des entreprises qui n’ont rien à voir avec le favoritisme ou la magouille, encore moins avec le lessivage ou le blanchiment d’argent.On ne peut accuser quiconque impunément sur la foi du moindre soupçon.La partisanerie, la vengeance ou le règlement de comptes, aboutissent rarement à la justice pleine et entière à laquelle chacun a droit Contrairement à ce que prétend l’opposition libérale, le mandat n’est pas aussi vague et flou qu’il semble à première vue.Au contraire, un problème précis est en cause et tel un abcès purulent, on tentera de le crever.Le ministre Gendron a justement donné des garanties en ce sens.D’autre part, le choix des commissaires devrait rassurer ceux qui, inquiets par les éclats intempestifs qui l’ont précédée, craignent que l’enquête qui commence, ne se transforme en procès politique.Sous la présidence du juge François Doyon, assisté de MM.Rhéal Châtelain et Jean E.Guérin, la commission semble allier expérience et compétence.Par exemple, plus connu que les deux autres, en raison de sa longue expérience d’ancien Vérificateur général du Québec, M.Châtelain apporte une importante connaissance des pratiques gouvernementales et contrôles administratifs.Ce trio, à la lecture de sa feuille de route, offre indépendance et impartialité, dans une démarche bourrée de pièges et d’embuscades.Pourra-t-il aller au fond des choses?Il faut l’espérer.Certains prétendent déjà que — en raison du mandat limité qui est le sien, en raison aussi de la prépondérance des chartes qui permettent aux pires requins de continuer à nager en eaux troubles — la commission Doyon ne pourra tout au plus que déblayer un peu un terrain miné et jeter une faible lumière sur le cloaque.Ne soyons pas si pessimistes.Il s’agit d’une vraie commission d’enquête, qui a donc tous les moyens pour convoquer, faire témoigner et avoir accès à tous les documents utiles.D’autre part, la très grande majorité des personnes mises en cause, n’ayant absolument rien à se reprocher, s’empresseront de collaborer, comme c’est leur devoir.Quand les fonds publics sont en cause, rigueur et transparence s’imposent.Dans le cas d’Hydro-Québec, parlons aussi de limpidité.Celle qui, sans faire toute la lumière, nous permettra à tous d’y voir un peu plus clair.Ce qui est déjà fort valable, ainsi que l’a confié le criminologue Jean-Paul Brodeur au confrère Michel Venne.Si, en plus, l’enquête démasque les magouilleurs et évite la répétition d’autres affaires nauséabondes, elle aura été utile.METEO publique justifiée et bien délimitée INDEX Agenda .B9- Avis publics.A4 Classées ,.B4 Culture •Bll Économie .A8 Éditorial A10 Le monde ,.A6 Mots croisés.A4 Les sports .B8 Montréal Ensoleillé.Max: 19 Québec Ensoleillé.Max: 18 Détails en B 3 L’Ontario vire à droite Triomphe en forme de balayage pour les conservateurs Les électeurs donnent une gifle au NPD de Bob Rae JEAN DION DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Chose promise, chose due: l’Ontario aura sa «révolution du bon sens».Effectuant un virage à 180 degrés, la plus populeuse des provinces canadiennes a mis fin hier à quatre ans et demi de pouvoir «socialiste» et s’est donné sans ambiguïté aucune un gouvernement conservateur majoritaire.La poussée irrésistible dans les sondages effectuée en lin de parcours par les troupes du chef Mike Harris s’est donc traduite en votes — et en sièges.Au terme de ce scrutin, les bleus entreront à Queen’s Park avec 82 députés, contre 30 pour les libéraux de Lyn McLeod qui demeurent l’opposition officielle et 17 pour les néo-démocrates sortants de Bob Rae.Un candidat indépendant a aussi été élu.Ce balayage marque une transition résolue vers la droite pour l'Ontario, qui semblait prête il y a quelques semaines encore à porter les libéraux en triomphe.Il marque aussi la déconfiture spectaculaire de ces derniers qui, ayant vu leur score tomber de 20 points de pourcentage en six semaines et d’un point par rapport aux élections de 1990, VOIR PAGE A 12: ONTARIO Mike Harris Garderie Tanios: la réponse est non m » PHOTO ROBERT SKINNER LA GUERRE D’USURE de la Ville de Montréal contre les promoteurs de la garderie Tanios s’est terminée hier par un «non» ferme.La présidente du conseil d’administration de la garderie, Louise Vandelac, accompagnée du petit Mathieu, n’hésitait pas hier à rappeler l’opposition au projet du ministre Daniel Paillé, dont la résidence que l’on aperçoit derrière, est située à proximité de l’immeuble convoité.La photographie a été prise alors que d’une fenêtre de la maison Paillé, on filmait la scène.Nos informations en page A 3.Mario Dumont se joint au camp du OUI Le PQ, le Bloc et VADQ s'entendent sur la définition du projet référendaire PIERRE O’NEILL ET MICHEL VENNE LE DEVOIR \ A moins d’un revirement de dernière heure, l’Action démocratique de Mario Dumont sera de la coalition souverainiste et fera campagne dans le camp du OUI, aux côtés du PQ et du Bloc québécois.En fin d’après-midi mercredi, les représentants des trois formations politiques ont conclu une entente de principe sur la définition du projet référendaire, plus précisément sur le contenu de l’offre d’association économique et d’union politique devant être faite au Canada anglais au lendemain de l’accession du Québec à la souveraineté.Ainsi que sur la référence de la question référendaire à cette offre.VOIR PAGE A 12: DUMONT Les achats d’Hydro-Québec L’enquête portera aussi sur les aspects criminels MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les trois commissaires nommés pour faire la lumière sur l’achat d’électricité par Hydro-Québec auprès de producteurs privés pourront enquêter sur toutes les dimensions de cette politique, y compris les allégations de nature criminelle.C’est du moins ce qu’a soutenu le ministre des Ressources naturelles, François Gendron, hier, en rendant public le mandat et la composition de cette commission VOIR PAGE A 12: HYDRO VOIR AUSSI EN PAGE A 5 ¦ Applaudissements tous azimuts ¦ Une enquête publique rassure plus qu’elle n’instruit, affirme le criminologue Jean-Paul Brodeur La «rétrolution» américaine En matière d’environnement, le balayage républicain au Congrès annonce des temps de tempête LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Le républicain Newt Gingrich, gourou de la nouvelle droite américaine LM élection récente d’une double ma-* jorité républicaine au Congrès I américain a amorcé aux États-Unis une remise en question de plusieurs programmes et institutions environnementales majeures, un mouvement dont les séquelles risquent d’être ressenties jusque chez nous.Cette révolution à rebours ou «rétrolution», comme certains l’ont appelée, prend pour cible des institutions aussi importantes que les départements de l’Énergie, de l’Éducation et du Commerce.L’Environnemental Protection Agency (EPA), une agence qui se rapporte directement au Président et au Congrès, a pour l’instant échappé — son existence n’est pas en cause — aux représentants et sénateurs républicains qui se promettent de réduire la taille du gouvernement fédéral américain.Mais la «rétrolution» en cours efface à court terme le projet de voir cette agence administrative accéder au cabinet fédéral en devenant un Département d’État, l’équivalent d’un ministère dans notre système.La «rétrolution» amorcée par le balayage des républicains dépasse, et de loin, la ponction budgétaire qui menace l’EPA ou, dans la meilleure des hypothèses, celui de l’Énergie.Incidemment ce département est responsable notamment du plan américain VOIR PAGE A 12: RÉTROLUTION A t I.R I) E V 0 I H .I.E V E N I) II E l> I » J U I N I » » "» L E S A C T U A LIT E S Fermeture d'hôpitaux Les manifestations monstres irritent Rochon ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Alors que l’opposition aux fermetures d’hôpitaux prend de l’ampleur, le ministre de la Santé, Jean Rochon, a accusé hier les directeurs des hôpitaux protestataires de dilapider les fonds publics et de défendre leurs seuls privilèges en organisant des manifestations monstres.Au lendemain de la manifestation qui a réuni environ 15 000 personnes à Loretteville contre la fermeture de l’hôpital Chauveau, le ministre Rochon a perdu patience hier à la période de questions, harcelé par l’opposition libérale qui réclame une consultation publique sur les fermetures d’hôpitaux.A l’Assemblée nationale, le ministre s’est dit indigné que des directeurs d’hôpitaux se servent de l’ar- gent de fondations hospitalières pour défrayer l’impression de t-shirts, de pancartes et d’autres instruments servant à «agiter la foule» contre les fermetures d'établissements.«Quand je vois (.) qu’on a utilisé des fonds publics de fondations pour payer un montant de 20 000 $ pour utiliser un hélicoptère pour amener les médias au-dessus de la scène.Quand je vois qu’on a des directeurs généraux d’établissements qui (.) se transforment en “cheerleaders” avec des t-shirts pour agiter la foule, je pense (.) qu’il faudra se demander: “Est-ce qu’on utilise correctement les fonds publics?”», a fustigé le ministre.Ouvert aux signes d’inquiétude lancés par la population, M.Rochon s’est montré offusqué par «des establishments qui défendent leurs privilèges».Impasse à la commission Par ailleurs, c’est toujours l’impasse à la commission parlementaire, chargée d’étudier le projet de loi 83 donnant au ministre Rochon le pouvoir de fermer ou de changer la vocation d’hôpitaux, où l’opposition s’exerce à éterniser le débat pour reposer l’adoption de ce projet.A ce titre, l’Association des hôpitaux du Québec (AHQ) est intervenue hier pour tenter de sortir de ce cul-de-sac en proposant au ministre et à l’opposition un compromis.Plutôt que la vaste consultation réclamée par l’opposition libérale, les hôpitaux pressent le ministre d’accepter une consultation réduite pour que soient entendus les seuls hôpitaux appelés à fermer.«C’est une question de transparence, (.) le moins qu’on puisse attendre du gouvernement, c’est qu’il débatte en commission par- lementaire publique des enjeux et des < ffets potentiels de ce !.titres-, a fait valoir la présidente (le l’AHQ, Marie-Claire Daigneault-Bou-rircau.L’AHQ souhaite des changements ,m projet de loi pour permettre aux hôpitaux visés par des changements de mission de faire appel de cette décision à la Commission des affaires soçiales.A ce titre, l’attaché de presse du ministre Rochon, Michel Martin, a soutenu que le ministre n’avait qu’un seul objectif: celui de faire adopter son projet de loi avant la fin juin.«Il y a des objectifs de fonds très clairs dans ce projet de loi, sur lesquels il n'y aura pas de compromis», a-t-il dit.D’autre part, les hôpitaux trouvent injuste que le ministre Rochon s’attaque aux directeurs qui manifestent leur grogne.«C’est normal qu’ils montent aux barricades pour défendre leur hôpital, le contraire voudrait dire qu’ils jugent leur hôpital inutile», a dit défendu hier Paul Landry, porte-parole de l’AHQ.A ce titre, le directeur de l'hôpital de Saint-Laurent a nié hier avoir utilisé des fonds publics, toutes les manifestations ayant été financées à l’aide des 20 000 $ amassés dans un fonds spécial créé récemment pour sauvegarder l’hôpital.Par ailleurs, des hôpitaux montréalais appelés à fermer ou à changer de mission ont décidé hier d’unir leurs force?et de faire front devant la Régie.A ce stade, cette coalition regroupe les six hôpitaux que sont Sainte-Jeanne-D’arc, Saint-Michel, Reddy Memorial, Catherine Booth, Général de Lachine et Villa Medica, qui contesteront de concert les critères retenus par la Régie pour justi- PHOTO ARCHIVES Jean Rochon fier leur fermeture lors des audiences publiques de la Régie la semaine prochaine.peut-elle s'étaler cinq ans?Elle est dans l’air depuis plusieurs mois cette réforme du réseau montréalais de la santé.Et si des décisions rapides s’imposent, les changements ne seferont pas du jour au lendemain.Car il en va du bien-être des gens, tant patients que membres du personnel.On procédera donc sur une période de cinq ans.La Régie est consciente que l’on ne ferme pas un hôpital sans d’abord avoir mis en place les mesures de rechange et sans avoir correctement informé les patients : comment suivre son médecin, où iront les dossiers médicaux, etc.Et contrairement à ce que certains peuvent penser, fermer un hôpital, ça ne veut pas dire mettre des gens à la rue.C’est d’abord cesser d’admettre des patients et puis progressivement - comme on y séjourne en moyenne huit jours - l’hôpital se vide.C’est seulement quand il n’y a plus de patient qu’on leferme.Quant au personnel, on estime pouvoir pratiquement tout le relocaliser au cours des cinq prochaines années.Un centre d’adaptation sera créé à cette fin pour aider les employés à se replacer.Si vous avez des questions à ce sujet, n ’hésitez pas, appelez-nous.^ O* se refait une santé. est non.La Ville de Montréal vient de mettre fin à sa guerre d’usure face aux promoteurs de la garderie Tanios, en leur refusant la possibilité de s’établir sur le boulevard Gouin, à proximité de la résidence du ministre Daniel Paillé qui s’est opposé au projet.Le couperet est tombé pour l’organisme sans but lucratif après quatre mois d’analyses par la municipalité et une vigoureuse bataille publique enclenchée à la suite de l’intervention du ministre de l’Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie qui a écrit à deux reprises son désaccord au maire Pierre Bourque.«Je pense que son rôle est non négligeable dans l’affaire.Par ailleurs, il est pour le moins étonnant que M.Parizeau se soit contenté d’excuses sur la forme et non sur le fond.11 y a là une responsabilité du premier ministre quant à la cohérence de ses ministres face aux garderies qui sont un élément essentiel de son projet de société», a commenté hier la présidente du conseil d’administration de la garderie, Louise Vandelac.Cette dernière s’insurge également contre une éventuelle proposition de la Ville de localiser le groupe dans une école de la CECM laissée vacante.«On refuse de notre côté que l’enfant soit l’étemel gitan déplacé selon le bon vouloir de citoyens privilégiés qui ne veulent pas partager un parc public avec des enfants», affirme Louise Vandelac.Selon elle, la CECM n’est pas intéressée par le fait de louer une petite partie de l’école à une garderie, et ce, pour ne pas compromettre ses chances de louer à d’autres locataires, et parce que ce ne serait pas rentable.La garderie Tanios veut s’établir de façon permanente et ainsi ne pas risquer d’être délogée avec trois mois d’avis.La décision repose sur les problèmes de sécurité que générerait la garderie, ainsi que les coûts qui s’y rattachent.«Ils sont d’une malhonnêteté intellectuelle sans borne, estime Mme Vandelac.J’ai eu la confirmation mardi que les services de circulation et d’urbanisme ne s’opposaient plus au projet compte tenu de toutes les transformations que nous avions agréées.» La directrice de la garderie, Nicole Portelance, était également sous le choc puisqu’elle a été prévenue du refus de la Ville par des journalistes.«Ça vous donne une idée de la façon dont nous avons été traités, dit-elle.Nous ne savions pas que le dossier devait être tranché hier.» Les promoteurs de la garderie doivent se réunir d’une journée à l’autre pour analyser les suites éventuelles à donner à la décision de la Ville.Chose certaine, il n’est pas question de baisser les bras.«Ce dossier-là va les i suivre au cours des prochaines années comme la fenêtre du maire Doré l’a suivi durant son mandat, promet Mme Vandelac.Comptez sur nous pour que les électeurs se souviennent de cette petite garderie Tanios.C’est l’illustration de l’incompétence, de l’indécence, de la façon de traiter avec les citoyens, du mensonge de cette administration», conclut-elle avec fermeté.Le Plateau en fête «HeSL PHOTO JACQUES NADEAU MADAME Vanessa aurait peut-être préféré se faire conduire par le jeune Nicolas, hier, rue Mont-Royal.L’artère principale du Plateau a été fermée aux grosses voitures pour le bénéfice des commerçants.La SID AC du quartier organise un week-end de célébration du mercantilisme, au cours duquel se produiront plusieurs artistes.Pour la joie des uns et l’indifférence des autres.Léonard favorise le vélo LE DEVOIR es cyclistes seront désormais .-/mieux protégés face aux hasards de la route, a promis le ministre des Transports Jacques Léonard, qui annonçait hier la création d’une Politique sur le vélo.L’utilisation du vélo comporte certains risques.Chaque année, environ 3700 cyclistes sont victimes d’un accident.C’est en partie à cause de ce bilan que le ministère des Trans- ports s’est doté d’une Politique sur le vélo.La Politique sur le vélo vise notamment à «accroître la sécurité des cyclistes et améliorer le système de transport pour les cyclistes».Le ministère des Transports dépensera 1,55 million $ annuellement pour l’amélioration des routes empruntées par les cyclistes.Les sommes annuelles consacrées à la formation passeront de 100 000 $ à 200 000 $, afin d’appuyer la recherche scientifique dans le domaine du vélo.Front commun syndical contre Bourque Godbout et Larose présents en commission parlementaire pour contrer le droit au lock-out KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Les grandes centrales syndicales se dressent contre l’administration du maire Pierre Bourque qui tente d’arracher le droit au lock-out dans une offensive contre les cols bleus.Dans une position commune, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) ainsi que la Confédération des syndicats nationaux (CSN) s’opposeront vigoureusement à la requête de Montréal à la commission parlementaire qui siégera mardi prochain à Québec.Les deux chefs syndicaux, Clément Godbout et Gérald Larose, n’écartent d’ailleurs pas la possibilité de plaider eux-mêmes en faveur des travailleurs.«Quand le mouvement syndical est attaqué dans son essence même, soit le droit de représentation, que les démocraties sont remises en question, que les principes de base du droit à la négociation sont rejetés par quelqu’un qui dit que ça n’a pas de bon sens et qu’il faut mettre ça de côté, je pense que les centrales syndicales doivent réagir.(.) On va établir notre ligne d’action avec le SCFP, mais d’aucune façon je n’hésiterai à être présent.Ça fait partie de nos responsabilités; il y a une limite un moment donné», a lancé hier le président de la FTQ, Clément Godbout.Il s’agit pour la FTQ et la CSN d’une réplique aux hostilités déclenchées par Pierre Bourque et ses collègues de l’Union des municipalités du Québec (UMQ).Pour le mouvement syndical, il n’est pas question de laisser les élus municipaux mettre les syndicats sur la voie d’évitement M.Godbout juge sévèrement ‘le silence du gouvernement de Jacques Parizeau.«Si le maire a décidé de séduire Québec, c’est parce que Québec a décidé de faire la belle sur le coin de la rue.Le gouvernement n’ose pas dire non.Quand on dit “noui”, ça permet le grenouillage.Il va falloir que le ministre [Guy Chevrette, des Affaires municipales] se branche et soit très clair là-dessus», a lancé le chef syndical qui s’inquiète des idées et méthodes conservatrices du maire de Montréal.«L’approche de Ralph Klein [premier ministre] en Alberta doit lui plaire et probablement que lx* Pen [extrême droite] en France, doit être trop à gauche pour lui.Il y a quelque chose de fatiguant là-dedans; il va trop loin», estime M.Godbout.Ix> président de la CSN, Gérald Larose, n’apprécie guère plus la volte-face du premier magistrat de Montréal.«Le maire Bourque s’est fait élire avec la promesse qu’il allait régler dans les jours qui viennent [avant Noël] .I>a potion magique s’est diluée?Il faudra qu’il se ramène à la table et qu’il trouve un règlement autour de la table», a soutenu M.I .arose.Malgré la demande de la Ville pour qu’un conciliateur gouvernemental intervienne dans l’épineux dossier des cols bleus en grève des heures supplémentaires depuis trois mois, l’administration maintient une position «non négociable» qui comporte notamment l’abolition du plancher d’emploi.Selon la Ville, qui rencontre ce matin les journalistes pour leur «expliquer» les tenants et les aboutissants de la demande du droit au lock-out assujetti au maintien des services essentiels, Québec doit donner beaucoup plus de lest pour contraindre les cols bleus à se plier à de nouvelles conditions de travail.Gérald Larose qualifie d’incongrue la démarche montréalaise.«Le maintien des services essentiels vise à amoindrir le rapport de force du syndicat.C’est dans les faits, l’abolition du droit de grève.M.Bourque ne peut donc pas présenter ça comme une concession.» Mercredi, Pierre Bourque lançait une vaste propagande pour obtenir l’appui des Montréalais (pétition téléphonique, sondage et campagne publicitaire pour un total de 65 000 $) et ainsi forcer la main de Québec.Bien que non concernée directement par les relations de travail dans les municipalités, la Centrale de l’enseignement du Québec, par la voix de sa présidente Lorraine Pagé, n’a pas mâché ses mots contre l’attitude de M.Bourque.«Je trouve assez particulier que quelqu’un qui passe son temps à dire qu’il n’a pas d’argent, utilise les fonds publics à des stratégies de la sorte.Qu’il commence donc par s’asseoir à la table des négociations et travailler sérieusement avant de nous “achaler” avec des sondages téléphoniques et toutes sortes d’affaires.Franchement», s’est-elle indignée.Reproduction »e MEUBLES B’ÉPOQUE ET MEUBLES SUR MESURE • Armoires, meubles télé • Chambres à coucher • Salles à manger • Secrétaires et tables de travail • Couleurs «antiques» et motifs personnalisés • Canard et objets décoratifs de bois 436, rue Victoria, Saint-Lambert 465-8647 (ouvert 7 jours) Liberté Financière 1995 En première mondiale à Montréal: Un événement interactif sur la façon de démarrer sa propre entreprise avec Cell Tech.Une soirée avec des experts — soyez-y! DR.KEITH JEFFERY Propriétaire d'entreprise et formateur.Il opère son entreprise de sa maison donnant sur la plage, sur l’île de Vancouver.JOHN MILTON FOGG Auteur, conférencier & éditeur du magazine Upline™ M.Fogg est un expert international de marketing de réseau.Découvrez ce qu’est vraiment ce type d’entreprise.Posez des questions et formez votre propre opinion.Pourquoi le marketing de réseau?Revenu supplémentaire substantiel.La vague la plus présente dans le domaine de la mise en marché.Les gens sont à votre recherche — il y a 45 000 personnes qui se joignent à une entreprise de marketing de réseau, à chaque semaine.Pourquoi Cell Tech?— Année après année, classée parmi les meilleures entreprises du genre en Amérique du Nord.— Une compagnie intègre sur tous les plans, récoltant l’aliment sauvage le plus nutritif sur la planète.— Notre marché, la santé et la nutrition, est l'un des plus en expansion en Amérique du Nord.— En utilisant nos produits, les gens ont plus d'énergie et ressentent un état accru de bien-être général.Mercredi, le 21 juin 1995 à 19h.Cet événement est en anglais avec traduction française simultanée.Admission: 12$ Contactez: Alain Thibault 345-5637 (message 24h.) L'opportunité est là et vous attend.Saisissez-la maintenant.NOUS AVONS LES PLUS BELLES COUPES DE LA CUISINE AU SALON, LE SQUARE EN A POUR TOUS LES GOÛTS Les plus belles pièces de boeuf, les fromages, pâtisseries, gibier et autres gourmetises.vous garnirez toute votre table au Marché West mount Square.Ce serait l'occasion idéale de découvrir les boutiques et les services du Square.D'ailleurs, pourquoi ne pas passer au Salon?Du dernier look à la meilleure coupe, tout est à votre portée,au Square.POUR LA FÊTE • POUR LA TÊTE LA BELLE VIE ÛSQUARE WESTMOUNT SQUARE ® STATIONNEMENT GRATUIT PENDANT DEUX HEURES AVEC TOUT ACHAT DE 1 5 S OU PLUS.6 I.E I) E V (Mil , I.E V K X I) Il K l> I » .1 T I X I !» II .r> E S A C TIIA L11’E S Décongestionnants et antihistaminiques Les phamarciens se défendent de vouloir mettre la main sur un marché de 7,5 millions EN BREF ?JOURNÉE HOULEUSE POUR BÉGIN (Le Devoir) — Ix> ministre de la Justice, Paul Bégin, s’est tiré indemne hier midi d’une manifestation organisée contre sa réforme de l'aide juridique devant l’hôtel où il prononçait un discours dans le cadre du congrès du Barreau du Québec.M.Bégin, qui a soigneusement évité les protestataires en faisant son entrée par une porte de service, n’a cependant pu éviter la mauvaise humeur d’une cinquantaine d’avocats qui, à l’intérieur de l’hôtel, ont quitté leurs sièges dès que le ministre s’est présenté au micro pour s’adresser aux congressistes.Ix?tout s’est déroulé dans le calme et le ministre a pu continuer de parler sans interruption «de l’importance de la diversité culturelle au Québec».RACHEL DlICLOS LE DEVOIR Ordre des pharmaciens du Qué-i bec s’est défendu, hier en conférence de presse, de vouloir accaparer un marché de 7,5 millions $ en se réservant désormais la vente de médicaments vendus en épicerie.Les pharmaciens reagissaient à une campagne de protestation des détaillants en alimentation.Ceux-ci s’insurgent contre la nouvelle réglementation sur la vente de médicaments mise de l’avant par l’Office des professions du Québec et l’Ordre des pharmaciens.Les médicaments qui seront retirés des rayons d’épicerie sont les décongestionnants et antihistaminiques — Neo citran et Contac C, par exemple.Les «Aspirine» et «Tylenol» en petits formats seront encore disponibles dans les marchés d’alimentation.Ixi vente de médicaments au Québec relève d’une classification fédérale floue.Toutes les provinces, sauf quatre (Québec, Terre-Neuve, Ile du Prince Edouard, Manitoba), ont légi- féré plus sévèrement que ne le fait Ottawa.Les pharmaciens affirment être guidés, dans la nouvelle réglementation, par des motifs de santé publique plutôt que par l’attrait d’un marché lucratif.Les décongestionnants et antihistaminiques vendus ailleurs qu’en pharmacie représenteraient un danger.«11 y a eu une banalisation des médicaments en vente libre.C’est une erreur.Nous devons rehausser la perception du danger de certains médicaments», affirme Alain Boisvert, directeur gé- néral de l’Ordre des pharmaciens du Québec.Les pharmaciens désirent reprendre le contrôle qu’ils ont perdu sur la vente de médicaments.Ils ont installé une signalisation indiquant les dangers des médicaments en vente libre et incitent les consommateurs à les consulter.Même si la file d’attente est souvent interminable.De plus, les médicaments sont déjà vendus 5 % plus cher en pharmacie qu’en épicerie.Le monopole de la vente des décongestionnants et antihistaminiques par les phar- maciens pourrait entraîner une hausse de prix.«S’il y en avait une, elle serait minime et se justifierait par les services qui entourent la vente des médicaments», affirme M.Boisvert.Il avance cependant que les prix resteront à leur plus bas grâce à la concurrence.Un concurrence à laquelle bien peu de personnes croient désormais, il en convient.La collusion avouée de centaines de pharmacies en vue de hausser les frais d’ordonnance a dù-rement ébranlé la confiance des consommateurs.: ;.-«- LES POLICIERS DE CHAMBLY GROGNENT (Le Devoir) — Les policiers municipaux de Chambly ont dénoncé hier la réintégration de l’ex-directeur de police Fernand Gagnon, en remettant une pétition au Conseil de ville.«Différents documents qui émanent de la Sûreté du Québec révèlent que M.Gagnon a porté des accusations graves, gratuites et mensongères contre plusieurs policiers de Chambly», ont déclaré des représentants des policiers par voie de communiqué.Le corps policier de Chambly avait été placé sous la tutelle de la Sûreté du Québec (SQ) en 1994, à la suite d’une vaste intervention policière.Fernand Gagnon, dont le mandat n’avait pas été renouvelé à l’époque, avait fourni des informations à la SQ pour les besoins de l’enquête.Les policiers de Chambly ont entamé par la suite des poursuites de plusieurs millions S contre la SQ.Les policiers de la SQ estiment qu’ils seront incapable de travailler à nouveau avec Fernand Gagnon «dans un climat de confiance, de respect et de sérénité».Ils demandent donc la destitution du nouveau directeur de police.-?- LOI SUR LES OCÉANS Halifax (PC) — Le ministre canadien des Pêches, Brian Tobin, a annoncé le dépôt la semaine prochaine d’une Loi sur les océans visant à réorganiser la pêche ainsi qu’à affirmer l’autorité environnementale du Canada sur une zone contiguë au-delà de la limite actuelle de 200 milles.Elle fera valoir les droits souverains du Canada sur ses régions et ressources océanes en les déclarant Zone économique exclusive et Zone contiguë.Rochon rencontre les hôpitaux du CHU centre-ville LE DEVOIR Les représentants des hôpitaux du futur centre hospitalier universitaire (CHU) du centre-ville auraient élaboré hier la base d’une entente sur la fusion des hôpitaux Saint-Luc, Notre-Dame et l’Hôtel-Dieu.Le ministre Rochon a participé durant une heure à cette rencontre considérée cruciale pour la suite des travaux qui doivent s’achever à la fin septembre.Au cabinet du ministre Rochon, on n’a voulu faire aucun commentaire hier sur la teneur de ces travaux et sur la rumeur voulant que l’Hô-tel-Dieu soit transformé en centre ambulatoire majeur pour le futur CHU du centre-ville.Hier, les discussions ont duré toute la journée entre les,représentants des hôpitaux du centre-ville.À l’Hôtel-Dieu toutefois, les employés sou- tiennent que cette proposition de centre ambulatoire est bel et bien sur la table et qu’elle sonnerait le glas de 2200 emplois.Lors d’une rencontre avec le président du comité d’implantation du CHU centre-ville, Guy Coulombe, les employés auraient eu l’assurance, hier matin, qu’une proposition visant une réduction de 570 à 70 lits à l’Hôtel-Dieu était à l’étude.«On n’est pas du tout d’accord, ça ramène le débat à l’époque de 1990 quand on voulait déménager l’Hôtel-Dieu à Rivière des-Prairies.On va devenir une grosse clinique externe», a soutenu hier Laurent Duguay, président du Syndicat des employés de l’Hôtel-Dieu.Selon ce dernier, cette proposition a pour effet de ramener à 12 000 les emplois touchés par la reconfiguration de la Régie régionale de la Santé de Montréal-Centre, tel que le prévoyait le premier plan.Allmand toujours en place PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le gouvernement n’a pas eu de succès jusqu’ici à chasser le député montréalais Warren Allmand du Comité permanent de la justice et du Comité mixte sur les langues officielles.Jusqu’à nouvel ordre, donc, M.Allmand continue à présider l’important Comité permanent de la justice et des affaires juridiques.Mercredi, le Parti réformiste est intervenu pour bloquer la décision du gouvernement.Le consensus des whips est exigé lorsque les partis cherchent à faire remplacer leurs députés aux comités.Le whip réformiste Jim Silye a toutefois refusé de se prêter au jeu du gouvernement, a-t-il expliqué.Le gouvernement aurait pu déposer une motion en Chambre hier pour faire rayer le nom de M.Allmand de la liste des comités mais il en a décidé autrement.En fin de session, les libéraux se sont entendus avec le Bloc québécois pour accélérer les débats et les votes en Chambre.Puisque la motion touchant M.Allmand aurait exigé un débat prolongé, le gouvernement a préféré attendre.Le whip du gouvernement, Don Boudria, n’a pas voulu admettre que le gouvernement avait décidé de punir M.Allmand pour avoir voté contre le projet de loi C-76 sur la création du transfert social canadien.Et il n’a guère apprécié, dit-il, les opinions émises par le Parti réformiste au sujet des prétendues intentions du gouvernement.j: Sculptures sur la grève PHOTO JACQUES NADEAL DES EPAVES pour le moins inusitées ont échoué hier au Vieux-Port de Montréal.Dix-1 sept artistes, en provenance des quatre coins du globe, participeront à l’exposition de sculptures contemporaines Skulptura Montréal 95, qui débute mercredi prochain.T É L.: 9 8 5 - 3 3 4 4 AVIS PUBLICS F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC, CHAMBRE CIVILE, NO: 500-02-022102-946.AMEURIQ INC., Partie demanderesse.-C- CENTRE DE LIQUIDATION TAPIS DU MANUFACTURIER M.P.B.INC., Partie défenderesse.Le 21 juin 1995, à 10h00, au 3535, TASCHEREAU, ST-HUBERT, seront vendus par autorilé de Justice, les biens et effets de CENTRE DE LIQUIDATION TAPIS DU MANUFACTURIER M.P.B.INC., saisis en cette cause, consistant en: Équipement et biens de commerce de couvre-planchers.CONDITION ARGENT COMPTANT.RICHARD GAGNÉ & ASSOCIÉS, Huissier de Justice, 5199 rue Sherbrooke Est, Bureau 2190, Montréal, Québec, H1T 3X1, téléphone: (514)952-5403.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE TERREBONNE, NO: 700-05-000427-959.COUR SUPÉRIEURE.GESTION C.S.S.C.INC., Partie demanderesse, C.RESORT ESTATES LIMITED ET HENRY ANTOSKO, Partie défenderesse.AVIS EST PAR LE PRÉSENT donné que les effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en cette cause seront vendus seront vendus au 16, HARROW PLACE - BEACONSFIELD, à 10h00, le 19e jour de JUIN 1995, à savoir: 1 véhicule Chrysler New-Yorker; 1 télécouleur 28 pouces Zenith; 1 piano en bois; 1 système de son Yamaha; 1 guitare.LESQUELS EFETS seront vendus pour argent comptant ou au plus offrant et dernier enchérisseur.DONNE A ST- JÉROME, ce 05e jour de JUIN 1995, ERIC LATRAVERSE, HUISSIER DE JUSTICE.FILION & ASSOCIES HUISSIERS, 110 de Martigny, St-Jérôme, Québec, J7Y 2G1.Tél: 436-8282, Fax: (514)436-6634.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC, CHAMBRE CIVILE, NO: 500-02-005123-943.BRIEN BRUNEAU ET ASSOCIÉS INC., Partie demanderesse.•C- M.TARANTINO VITO, Partie défenderesse.Le 21 juin 1995, à 10h00, au 12330, WILFRID OUELLETTE, RIVIERE-DES-PRAIRIES, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de M, VITO TARANTINO, saisis en cette cause, consistant en: Mobilier de maison assorti.NANCY LORD, Huissier de justice.CONDITION ARGENT COMPTANT.RICHARD GAGNÉ & ASSOCIÉS, Huissier de Justice, 5199 rue Sherbrooke Est, Bureau 2190, Montréal, Québec, H1T 3X1, téléphone: (514)952-5403.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE ST-HYACINTHE, COUR DU QUÉBEC, NO: 750-02-000023-941.2841-0321 QUÉBEC INC., Partie demanderesse, -vs- BERNARD GEMME, Partie défenderesse.Le 20 juin 1995 à 10h30, au 1315, DE GRENADE, CHAMBLY, Qc, district de Longueuil, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: BERNARD GEMME, saisis en cette cause, consistant en: 1 Télévision GE stéréo Monitor 28' et acc,; 1 purificateur d'air Kenmore noir et acc.; 1 télévision Transports Québec APPELS D 'OFFRES ET DE CANDIDATURES Les appels d'offres qui suivent correspondent aux contrats de services auxiliaires (Type A), de construction IType C), de services professionnels (Type P) et aux autres contrats non spécifiés précédemment f Type S).Contrats de type A : seules seront considérées les offres présentées par des fournisseurs possédant les qualifications requises et ayant un établissement au Québec, ou dans une province ou un territoire visé par un accord intergouvememental.Contrats de type C: seules seront considérées les soumissions présentées par des entrepreneurs ayant un établissement au Québec, ou dans une province ou un territoire visé par un accord intergouvememental, et qui sont titulaires de la licence requise par la Loi sur le bâtiment.Contrats de type P: seules seront considérées les offres présentées par des fournisseurs possédant les qualifications requises et ayant un établissement au Québec.Pour tous les types de contrats, les soumissionnaires doivent commander une copie du dossier d'appel d'offres au même nom que celui sous lequel ils entendent soumissionner.En outre, une garantie de soumission peut être exigée sous forme de cautionnement ou sous forme de chèque visé, de mandat, de traite, de lettre de garantie irrévocable ou d'obligations payables au porteur, le montant de la garantie est indiqué à la rubrique «Garantie de soumission exigée».On peut obtenir une copie du dossier d'appel d'offres moyennant le paiement du montant indiqué à la rubrique »Coût du dossier»; ce coût, qui inclut les taxes, est payable en espèces, par chèque ou mandat poste à Tordre du ministre des finances et n'est pas remboursable.Pour consulter ou obtenir les documents: QUÉBEC MONTREAL Service des contrats Service des contrats Ministère des Transports Ministère des Transports 700, bout.René-Lévesque Est 35, rue de Port-Royal Est ?étage !" étage Québec IQuébec) G1R4Y9 Montréal fQuébec) H3L 3T1 Tél.: 14181644-8848 Tél.: (514) 873-6061 Le Ministère ne s'engage à accepter aucune des soumissions ou des offres reçues.Le sous-ministre, Yvan Demers, ing.A Contrat no 3100-95-0001 — Vidange de puisards et regards ainsi que le nettoyage de conduites et ponceaux sur les routes 132 et autres dans diverses municipalités (Matane, Gaspé et Bonaventure).Garantie de soumission exigée: 4200$ (cautionnement) ou 2100$ (autre) Coût du dossier : 20$ Réception des offres: salle des soumissions de Québec.Clôture de l’appel d'offres et ouverture des offres: Québec, le mardi 27 juin 1995, 15 h.A Contrat no 3100-95-0111 — Déboisement (coupage à ras terre) le long de la route 132, municipalité d'Escumiac s.d.fBonaventureI.Longueur de 3,082 km.Garantie de soumission exigée: 2 700$(cautionnement) ou 1350$(autre) Coût du dossier: 20$ Réception des offres: salle des soumissions de Québec.Clôture de l'appel d'offres et ouverture des offres: Québec, le mardi 27 juin 1995, 15 h.C Contrat no 3375-92-3202 — Séparation des alimentations et modifications diverses sur le débarcadère ferroviaire et routier dans la ville de Matane (Matane).Garantie de soumission exigée: 10800$ (cautionnement) ou 5 400$ (autre) Coût du dossier: 20$ Réception des soumissions salle des soumissions de Québec.Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions: Québec, le mardi 4 juillet 1995, 15 h.C Contrat no 3671-95-0203 Remplacement des appareils d'appui et des joints de dilatation des ponts 715691N et 15691S, sur l'autoroute 70, municipalité de Ville de Chicoutimi (Chicoutimi).Garantie de soumission exigée: 11000$ (cautionnement) ou 5 500$ (autre) Coût du dossier 20$ Réception des soumissions salle des soumissions de Québec.Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions: Québec, le mardi 4 juillet 1995, 15 h.C Contrat no 3810-95-0120 - Élargissement d'accotement et pose de glissières de sécurité sur la route 155, dans diverses municipalités (Laviolette).Longueur de 5391 m Garantie de soumission exigée 61600$ (cautionnement) ou 30 800$ (autre) Coût du dossier 20$ Récepbon des soumissions salle des soumissions de Québec Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions Québec, le mardi 4 juillet 1995.15 h.C Contrat no 3810-95-0620 — Correction et couche d'usure sur les routes 153.907 Avenue et route 159 et travaux de renforcement a l'enrobé bitumineux, correction et couche d'usure sur la route 352.municipalités Hérouxville par, Saint-Georges vl.Saint Tite par.Saint-Adelphe par (Laviolette) Longueur de 18.451 km Québec ?n a ej Garantie de soumission exigée: 106000$ Icautionnementl ou 53000S lautrel Coût du dossier: 20 S Réception des soumissions: salle des soumissions de Québec.Cloture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions: Québec, le mardi 4 juillet 1995, 15 h.C Contrat no 4372-95-0901 Réaménagement de l'intersection de la route 130 et du site d'enfouissement sanitaire, municipalité de Saint-Tite-des-Caps ICharlevoixj.Longueur de 0,6 km.Garantie de soumission exigée : 19 000 SIcautionnement) ou 9 500$ lautrel Coût du dossier: 20$ Réception des soumissions: salle des soumissions de Québec.Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions: Québec, le mardi 4 juillet 1995, 15 h.C Contrat no 5200-94-8804 — Construction d'un stationnement à la Station A-15 incluant terrassement, drainage, fondations du stationnement et des accès, petits ouvrages d'art, pose d'enrobé bitumineux, éclairage, mise à la terre ainsi que divers travaux connexes, dans la ville de Montréal et ville Saint-Laurent ISaint-Laurent).Garantie de soumission exigée: 90 OOOSIcautionnementl ou 45 000$ lautrel Coût du dossier: 41 $ Réception des soumissions: salle des soumissions de Montréal.Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions: Montréal, le mercredi 5 juillet 1995, 15 h.C Contrat no 5271-95-0306 - Réparation du marquage longue durée avec un produit de moyenne durée sur les autoroutes 15.20, 40, 720, la route 138 et l'échangeur Décarie, diverses municipalités de la Communauté urbaine de Montréal.Garantie de soumission exigée: 7800$lcautionnement) ou 3 900$lautrel Coût du dossier: 20$ Réception des soumissions: salle des soumissions de Montréal.Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions: Montréal, le mercredi 28 juin 1995, 15 h.C Contrat no 5371-95-0303 — Remplacement de 187 luminaires au mercure et à halogénure par des luminaires au sodium à haute pression ISHPI et le recyclage de 650 luminaires, dans diverses municipalités IBorduas.Marguerite-D'Youville, Taillon et Verchères).Garantie de soumission exigée: 3200$ Icautionnementl ou 1600$ lautrel Coût du dossier: 20$ Réception des soumissions: salle des soumissions de Montréal.Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions: Montréal, le mercredi 28 juin 1995, 15 h.C Contrat no 5410-95 0203 — Démolition des côtés extérieurs, enlèvement de l'enrobé bitumineux et du joint de dilatation, réfection de la dalle, du chevêtre des assises, des poutres et colonnes, remplacer les appareils d'appui, refaire le revêtement d'enrobé bitumineux et installer les garde-fous et glissières, municipalité de Vaudreuil IVaudreuil).Garantie de soumission exigée : 37 800$ Icautionnementl ou 18900$ lautrel Coût du dossier: 20$ Réception des soumissions: salle des soumissions de Montréal Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions: Montréal, le mercredi 5 /uillet 1995, 15 h.C Contrat no 6500-95-0006 Remplacement, atout de glissières de sécurité, construction d'un mur de soutènement sur le chemin de Sainte-Béatrix.sur les routes 131, 117, 323, 344 et sur l'autoroute 15, diverses municipalités IBerthier.Prévost, Bertrand, Labelle et Argenteuil) Longueur de 15,132 km Garantie de soumission exigée : 90 600$ Icautionnementl ou 45 300 $ lautrel Coût du dossier: 20 $ Réception des soumissions: salle des soumissions de Montréal.Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions: Montréal, le mercredi 5/uillet 1995.15 h.C Contrat no 6510-95 0902 Réfection des surfaces, sur les routes 327 et 117 nord et planage et couche d'usure sur un pont de la route 327, municipalités d'Ivry-sur-le-Lac, Saint-Faustm, Montcalm et Saml-Jovite /Bertrand, Labelle et Argenteuill.Longueur de 12.818 km Garantie de soumission exigée: 180000$ Icautionnementl ou 90 000$ lautrel Coût du dossier: 20$ Réception des soumissions: salle des soumissions de Montréal.Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions Montréal, le mercredi 5 /uillet 1995.15 h C Contrat no 6673-93-0904 - Dénaturation, terrassement, gravelage et enrobé bitumineux préparé et posé i chaud sur une partie de la route 148, municipalité de l'Isle-aux Alumettes-partie-Fst I Pontiac I Longueur de 0,350 km Garantie de soumission exigée 22000$ Icautionnementl ou 11000$ lautrel Coût du dossier 20$ Réception des soumissions salle des soumissions de Montréal Clôture de Fappel d'offres et ouverture des soumissions : Montréal, le mercredi 5 /uillet 1995, 15 h.Hitachi sur pied et acc; I dactylo Brolher XL-1 dans étui noir et acc.; 1 four mivro-ondes Panasonic Dimension 4 et acc,; 1 radio double cassette protative Panasonic et acc.Et divers autres item.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: YVON FRASER, Huissier du district de Longueuil.(514)465-4650.GAUCHER, HUISSIERS, 558, Notre-Dame, bureau 102, Saint-Lambert, Québec, J4P 2K7.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR SUPÉRIEURE.NO: 500-05-004606-933.BANQUE LAURENTIENNE DU CANADA, Partie demanderesse, -vs-YVON MESSIER, Partie défenderesse.Le 20 juin 1995 à 10h00, au 468, GARDENIAS, LAPLAINE, Qc, district de Joliette, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: YVON MESSIER, saisis en cette cause, consistant en: 1 Camion Ford 4 portes, 6 roues, couleur bleue; 1 automobile Ford Escort LXE blanche, 4 portes et acc.; 1 camion GMC Ventura blanc, 3 portes 1984 el acc.; 1 roulotte beige et acc.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: GUY GAUCHER, Huissier du district de Longueuil.(514)465-4650.GAUCHER, HUISSIERS, 558, Notre-Dame, bureau 102, Saint-Lambert, Québec, J4P 2K7.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE LAVAL, COUR DU QUÉBEC CHAMBRE CIVILE.NO: 540-02-000735-945.SYLVAIN LAUZON ¦BÉLANGER GARCEAU".Partie demanderesse, -vs- ARTHUR DAVID, Partie défenderesse.Le 20 juin 1995 à 10h00, au 306.1ère AV., LASALLE, Qc, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: ARTHUR DAVID, saisis en celte cause, consistant en: 1 Télévision couleur 28" Sharp et acc.; 1 vidéo cassette Sears et acc.; 1 four micro- ondes Sanyo et acc.; 1 radio portative Eversonic et acc.; 1 refroidisseur d'eau Celclus blanc; 1 fauteuil 1 place blanc; 1 climatiseur York et acc.Et divers autres item.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: MARC LEMAY, Huissier du district de Longueuil.(514)465-4650.GAUCHER, HUISSIERS, 558, Notre-Dame, bureau 102, Saint-Lambert, Québec, J4P 2K7.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE LAVAL, COUR SUPÉRIEURE, NO: 540-05-001151-947 - BREF D'EXÉCUTION1.LES INVESTISSMEENTS SOBEL INC., Partie demanderesse, -vs- DAVID DEMERS, Partie défenderesse.Le 19ième jour de juin 1995, à 10h00, au 1565 Autoroute Laval, Laval district de Laval, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de DAVID DEMERS, saisis en celte cause, consistant en: 1 sableuse de marque Delta; 1 chargeur sur roues; 1 pesée électronique.Conditions: ARGENT COMPTANT el/ou CHEQUE VISÉ.Information: MARTIN DUPUIS, huissier du district de Montréal, 514-848-0979, Fax: 848-7016.MACERA & ASSOCIÉS HUISSIERS, 31, rue St-Jacques Ouest, Rez-de-chaussée, Montréal, Québec, H2Y1K9.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE TERREBONNE, NO: 715-32-000351-946.COUR DU QUÉBEC.IMMEUBLES ELDORADO ENR„ Partie demanderesse, C.JEAN-CLAUDE PREVOST, Partie défenderesse.AVIS PUBLIC EST PAR LE PRÉSENT donné que les effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en cette cause, seront vendus au 175, ST-VINCENT - STE-AGATHE, à 10hOO, le 21e jour de JUIN 1995, à savoir: 1 four micro-ondes Goldstar; 1 orgue; 1 télécouleur 26 pouces; 1 chaloupe en fibre de verre.LESQUELS EFFETS seront vendus pour argent comptant au plus offrant el.dqrnie' enchérisseur.DONNÉ à ST-JÉROME ce 02e jour de JUIN 1995, EfjUC LATRAVERSE, HUISSIER DE JUSTICE.FILION & ASSOCIES HUISSIERS, 110 de Martigny, St-Jérôme, Québec.J7Y 2G1.Tél: 43c-8282, Fax: (514)436-6634.¦ ¦ • i CANADA, PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE TERREBONNÉ,’NC: 715-32-000351-946.COUR DD.QUÉBEC.IMMEUBLES ELDORADO ENR., Partie demanderesse, C.JEAN.CLAUDE PRÉVOST, Parti;’ défenderesse.AVIS PUBLIC EST PAH LA PRÉSENTE donné que les effet; mobiliers de la partie défenderesse, saisis en cette cause, seront vendus ai; 106, BOUL.MORIN - STE-AGATHE-DES-MONTS, à 10h30, le 21 JUIF 10h00, à savoir: 1 véhicule Pontiac, Sunbird 1993; 1 caisse enregistreuse Sanyo; 2 machines à mélanger les peintures; 1 lot de peintures Denault: 1 lot de teintures Denault.LESQUELS EFETS SERONT VENDUS POUR ARGENT COMPTANT OU AU PLUS OFFRANT ET DERNIER ENCHÉRISSEUR.DONNE A ST-JÉROME, ce 2 JUIN 1995.ERIC LATRAVERSE, HUISSIER DE JUSTICE.FILION & ASSOCIES HUISSIERS, 110 de Martigny; St-Jérôme, Québec, J7Y 2G1, Tél: 436-8282, Fax: (514)436-6634.r o (i v c Appel d'offres Ville de Montréal © Service du Génie Des soumissions seront reçues, avant 14 heures à la date indiquée ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-005, Montréal (Québec), H2Y 1A6 pour: MODIFICATION À LA SOUMISSION 8187 Les soumissionnaires sont priés de noter que la date d'ouverture de la soumission 8187 «Travaux de réfection sur la rue Notre-Dame», prévue le 7 juin 1995, est reportée au LUNDI 12 JUIN 1995.Module génie civil 700, rue St-Antoine Est, bureau 1.440 (872-3282/32811 Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin dans une enveloppe clairement identifiée fournie par la Ville à cet effet.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement, au bureau R-005 au rez-de-chaussée de l’Hôtel de Ville, immédiatement après l'expiration du délai pour leur présentation.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 6 juin 1995 Le greffier, Léon Laberge I.K l> K V 0 I I! .I.K V K X D II K H I II .1 I' I X I II II LE DEVOIR POLITIQUE Les allégations contre Hydro-Québec La tenue d’une enquête publique applaudie tous azimuts Que ce soit Hydro-Québec, les employés ou les producteurs privés, tous reconnaissent la nécessité d'éclaircir la situation KONRAD YAKABUSKI LE DEVOIR Bien qu’ils ne se rejoignent pas sur les allégations qui entourent l’octroi par Hydro-Québec de contrats aux centrales privées, les principaux intéressés accueillent favorablement la tenue d’une enquête publique et le large mandat que le gouvernement accorde aux commissaires qui la présideront.Qu’il s’agisse de la direction d’Hydro-Québec, des employés de la société d’Etat ou des producteurs privés, tous estiment primordial que la lumière soit faite sur les allégations, fondées ou non, qui ternissent l’image de toute l’industrie hydroélectrique.«Les allégations qui circulent depuis 18 mois ont semé le doute dans l’esprit de la population.On pense donc que c’est une bonne occasion pour rétablir les faits, pour rétablir les réputations, et pour rétablir le bien-fondé» de la politique d’achat d’électricité produite par des petites centrales, a affirmé hier Gilles Lefrançois, vice-président de l’Association des producteurs privés d’hydro-électricité duQuébec.Cette dernière représente 21 des 38 producteurs privés d’hydro-électricité du Québec.Outre les 17 producteurs qui n’en sont pas membres, les centrales privées qui produisent l’électricité par voie de cogénération ne font pas non plus partie de l’APPHQ.Or, l’une d’entre elles, la firme Dynamis Envirotech, se retrouve au cœur des allégations de trafic d’influence qui circulent depuis quelques Bien qu'il estime tout à fait approprié que la Commission d’enquête ait le mandat de se pencher sur des allégations d’actes criminels par certains individus impliqués dans la production privée d’électricité, tels que le blanchiment d’argent, M.Lefrançois a dit souhaiter que l’enquête ne prenne pas la forme d’une «chasse aux sorcières».«Si ce qui est étudié est des actes criminels qui se seraient passés dans le programme des petites centrales, on accepte ça, on est d’accord là-dessus, a-t-il dit.Mais s’il s’agit d’actes criminels qui se sont passés dans d’autres pays et qui n’ont rien à voir avec la production privée, ça ne devrait pas être considéré.» Selon les allégations qui ont défrayé les manchettes de certains médias dernièrement, quelques actionnaires des compagnies ayant des intérêts dans la production privée d’électricité au Québec auraient fait face à des accusations de bianchissement d’argent aux Etats-Unis, Pour leur part, le président du syndicat représentant des 1500 ingénieurs >-Québec, Louis Champagne, s’est dit très satisfait que le gouverne- promoteurs dont on ne sait pas trop comment ils ont réussi à acquérir un privilège.» M.Champagne s’est dit particulièrement troublé par deux contrats accordés à la compagnie de l’entrepreneur Michel Gaucher, Dynamis Envirotech, pour la construction de centrales à Windsor et à Alma.Aussitôt signés, ces contrats ont été annulés par Hydro-Québec, qui constatait un surplus important d’énergie.Mais une clause dans les contrats prévoyait que des dédommagements soient versés à Dynamis en cas d'annulation.Cette somme s’est élévée à 8,4 millions $.Ni M.Gaucher ni Use Bacon, ministre de l’Énergie à l’époque et qui sera vraisemblablement appelée à témoigner devant la commission, ne nous ont rappelé hier.A la direction d’Hydro-Québec, on promettait «la pleine collaboration» de i société d’Etat aux travaux de l’enquête, qui sera présidée par le juge Fran- semaines.d’Hydro-Québec,__________ .„ .ment donne suite à sa demande, lancée il y deux semaines, que ce dossier épineux soit confié à une commission d’enquête.«Actuellement, tout le monde se lance la balle.Les fonctionnaires disent c’est le politique; le politique dit que ce sont les fonctionnaires d’Hydro-Québec, a tranché M.Champagne.Une enquête indépendante devrait permettre d’établir si effectivement il y a un réseau de copains qui ont bénéficié de la production privée.Beaucoup d’argent qui a servi à enrichir une poignée de Quant aux allégations qu'Hydro-Québec se serait engagée à acheter de, l’électricité à des prix nettement désavantageux pour la société d’État, M.Ouimet a prétendu que l’enquête devrait aider à élucider la façon rigoureuse dont Hydro-Québec évalue les bénéfices de tels contrats et l’évolution des prix du marché depuis que ces contrats ont été signés.Une commission d’enquête rassure plus qu’elle n’instruit Il peut arriver qu’elle échappe à son propre contrôle, estime le criminologue Jean-Paul Brodeur MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Une commission d’enquête publique a ses limites.En fait, elle rassure le public plus qu’elle n’instruit, généralement.Et si elle permet de jeter de la lumière sur une affaire, il est rare qu’elle permette de faire «toute la lumière» comme le veut l’adage.Voilà du moins ce qu’en pense le criminologue Jean-Paul Brodeur, de l’université de Montréal, un expert des commissions d’enquête, qui a participé à l’enquête Keable sur les agissements de la GRC au Québec, et à l’enquête Duchesne, sur la crise d’octobre.Il est l’auteur d’un livre sur le sujet, publié en 1984 sous le titre La Délinquance de l’ordre.Il en prépare un autre.M.Brodeur croit que le mandat confié à la commission Doyon sur la production privée d’électricité, est assez large pour inclure toutes les dimensions de l’affaire, y compris les aspects criminels.Cependant, prévient-il, une commission n’est pas toujours maîtresse de son enquête.Il s’agit d’une machine judi-ciarisée.Les personnes mises en cause sont entourées d’avocats qui peuvent prendre des procédures contre la commission et, pendant un certain temps, paralyser ses travaux.Par exemple, dans ce cas-ci, des avocats pourraient plaider que le mandat de la commission est libellé de manière si large, qu’il peut permettre aux commissaires de faire une partie de pêche aux coupables, que le droit ne tolère pas.Ces avocats pourraient porter leur cause devant la Cour supérieure jusqu’à la Cour suprême.En outre, même si le commissaire enquêteur a le pouvoir de contraindre les témoins à parler, ces derniers bé- Les commissions ne font pas toujours la lumière sur les aspects d’une affaire qui paraissent, au départ, les plus importants néficient de la protection de la Cour, s’ils en font la demande.Cela signifie qu’aucun témoin ne peut être poursuivi en vertu de ses déclarations, et ce même s’il avoue avoir commis un délit.Le commissaire enquêteur peut recommander que des poursuites soient prises contre cette personne.Mais la police doit alors constituer une nouvelle preuve, indépendante du témoignage de la personne mise en cause.Une commission d’enquête peut déboucher sur trois types de résultats, en gros: des poursuites judiciaires, des mesures de prévention pour éviter que les mêmes situations ne se répètent ou, plus certainement, faire de la lumière sur une affaire.Le problème, dit M.Brodeur, c’est que les commissions ne font pas toujours la lumière sur les aspects d’une affaire qui paraissent, au départ, les plus importants.Par exemple, les commissions Keable, MacDonald et Duchesne ont, directement ou incidemment, abordé la crise d’octobre 1970.Or, aucune d’elles n’a répondu de façon satisfaisante à la question de savoir si, comme beaucoup de Québécois l’ont cru, cette crise était une machination fédérale pour mettre en prison les séparatistes.Les commissions d’enquête, dit M.Brodeur, «jettent toujours de la lumière, mais font rarement toute la lumière».Elles servent surtout à «pacifier l’opinion publique», en donnant l’impression que quelqu’un «s’occupe de l’affaire».«Elles rassurent plus qu’elles n’instruisent», dit-il.En outre, il peut y avoir une différence entre le mandat et la façon dont une enquête est conduite.«Le gouvernement a jeté une carte sur la table, on verra pour la suite», dit-il.«On ne sait pas si elle sera politisée, si des réputations seront salies.Le déroulement est incontrôlé.» Manning se vide le cœur En s’entendant avec le Bloc pour abréger les débats, les libéraux se sont conduits d’une manière «proche de la trahison» JEAN DION DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le gouvernement libéral a pactisé avec le Bloc québécois de la plus mesquine des façons — en bâillonnant la Chambre des communes — afin de satisfaire ses visées partisanes, accuse Preston Manning.En s’entendant avec l’opposition officielle pour limiter la durée des débats précédant l’adoption de trois projets de loi, les libéraux se sont conduits d’une manière «méprisable», «antidémocratique», «anticanadienne», voire «proche de la trahison», a affirmé hier le chef réformiste dans une sortie à l’emporte-pièce qui lui a aussitôt valu une réplique cinglante de ses vis-à-vis.Furieux, M.Manning a fait ses commentaires peu après que les deux principaux partis eurent convenu d’une motion de clôture sur les projets de loi C-68 (contrôle des armes à feu), C-41 (crimes haineux, qui évoque l'orientation sexuelle des victimes) et C-85 (réforme du régime des pensions des députés), trois législations auxquelles le Reform est farouchement opposé.Selon M.Manning, les «complices» se sont ainsi assurés que les Communes ajourneront comme prévu le 23 juin, permettant «aux séparatistes de déclencher le jour de la Saint-Jean-Baptiste leur campagne de destruction du Canada» et «au gouvernement de faire passer de force son programme que les Canadiens, et même des membres de son propre caucus, apuient de moins en moins».De la part de Jean Chrétien, un encoura- 5r PHOTO ARCHIVES Preston Manning gement semblable du «calendrier séparatiste» équivaut à «un abus de la confiance» des citoyens et à «une abdication de ses responsabilités qui confine à la trahison», a martelé le leader réformiste lors d’une conférence de presse.Et il n’a pas été plus tendre à l’égard du Bloc.Si les véritables objectifs de ce dernier ont au moins le mérite d’être clairs, a-t-il déclaré, le parti de Lucien Bouchard «joue un rôle misérable en refusant de protéger les privilèges du Parlement» et, à ce titre, «a renoncé, moralement sinon légalement, à son droit d’être l’opposition officielle».«Le Bloc n’est pas intéressé par la moitié des choses dont on discute ici.Il ne s’intéresse qu’au fait que le pays court à la faillite», a ajouté M.Manning, qui en avait aussi long à dire sur les Com- munes elles-mêmes, où «les principes démocratiques sont violés quotidiennement», où «les débats n’ont aucun sens ni aucun effet» et où «les votes sont réglés d’avance».Mais chez les autres partis, on ne l’entendait pas de cette oreille.La motion de clôture, ont rappelé le Bloc et les libéraux, concerne des projets de loi qui ont déjà été largement débattus; de plus, plusieurs heures de discussions (12 dans deux cas, 8 dans l’autre) sont toujours prévues.M.Manning «est en train de perdre les pédales», a déclaré le député bloquiste Michel Gauthier, qui a retourné l’accusation en soutenant que le Reform voulait que les travaux parlementaires «tournent à la foire d’empoigne» en pratiquant l’obstructionnisme.Il a aussi noté que ce parti avait lui-même souscrit à un bâillon «autrement plus sévère» lors de l’adoption d’une loi spéciale forçant le retour au travail des employés du rail.Quant au déclenchement de la campagne référendaire à la Saint-Jean, M.Gauthier a prié les journalistes de rappeler au chef réformiste qu’«il n'y aura pas de référendum au Québec cet été».De son côté, le whip libéral Don Boudria a rappelé que la Saint-Jean n’était pas «une fête séparatiste», mais celle de tous les francophones du Canada et du monde.Les propos de M.Manning l’associant à une quelconque forme de trahison, a-t-il dit, sont «une insulte» et il devrait s’en excuser.Faisant référence à l’affaire du rail, M.Boudria a également souligné que «la définition de la démocratie n’est pas strictement celle avec laquelle Preston Manning est d’accord».Appel à la population montréalaise Donnez votre appui à l'Administration municipale Les négociations avec les cols bleus étant dans une impasse, l'Administration de Montréal a entrepris des démarches auprès du gouvernement du Québec pour se doter d'outils exceptionnels, notamment le droit au lock-out, qui permettront de régler la convention collective.Pour mieux servir les Montréalais et respecter leur capacité de payer, l'Administration s'appuie sur 4 principes fondamentaux: •Abolition du plancher d'emploi qui impose l'embauche de 4060 cols bleus sans que les besoins ne le justifient.•Seules les heures travaillées seront payées.•Attribution des contrats de sous-traitance au meilleur coût disponible sur le marché.•L'intimidation, le vandalisme et la violence ne sont pas négociables.Si vous êtes d'accord avec les démarches entreprises par Montréal auprès du gouvernement du Québec, vous pouvez démontrer votre appui en composant le 841-2549, jusqu'au 14 juin, 24 heures sur 24.Démontrez votre appui en composant le 841-2549 jusqu'au 14 juin, 24 heures sur 24 Ville de Montréal m I I.K I) K V (lilt, I.K V K X l> Il K t> I 9 .1 I' I X I H H S LE DEVOIR LE MOP M K X I Q U E Les zapatistes proposent une consultation internationale sur le Chiapas San Andres (AFP) — Ix* chef de la guerrilla zapatiste, le «sous-commandant Marcos», a proposé hier d’organiser une «grande consultation nationale et internationale» sur la question du Chiapas et sur la démocratie au Mexique, alors même que débutait la troisième ronde des négociations entre le gouvernement et la guerrilla.Cette proposition, contenue dans un comuniqué diffusé en marge des négociations officielles qui se déroulent dans le village de San Andres Larrainzar, auxquelles le chef rebelle n’assiste pas personnellement, a été aussitôt minimisée par la délégation gouvernementale, qui l’a qualifiée de simple «propagande».Le chef de la délégation gouvernementale, M.Marco Antonio Bernai, a indiqué que la proposition du chef rebelle n’avait simplement «pas été prise en considération», puisqu’elle n’a pas été faite autour de la table de négociation.Il a estimé que le communiqué de «Marcos» ne devrait pas affecter le déroulement du dialogue de San Andres, du moins du côté gouvernemental, et qu’il ne constituait pas une surprise, le chef rebelle étant «coutumier de semblables actions de propagande».Dans son communiqué, «Marcos» appelle notamment «toutes les organisations solidaires de l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN, à l’origine du soulèvement du 1er janvier 1994) à organiser dans leurs pays respectifs une grande consultation» autour de cinq questions, et dont les réponses devraient parvenir «au plus tard le 8 août».Le communiqué cite notamment les États-Unis, la Russie, le Japon, la France, l’Allemagne, la Suisse, la Grande Bretagne et de nombreux autres pays d’Europe.Les questions posées, selon le comuniqué, devraient être les suivantes: — «Etes vous d’accord sur le fait que les principales revendications du peuple mexicain sont: terre, logement, travail, alimentation, santé, éducation, culture, information, indépendance, démocratie, liberté, justice et paix ?— Les forces démocratiques doivent-elles s’unir en un vaste front en faveur de ces revendications ?— Faut-il réaliser une vaste réforme politique garantissant l'équité et la participation des citoyens, y compris hors des partis politiques ?— L'EZLN doit-elle se convertir en force politique nouvelle et indépendante ?— L’EZLN doitrelle s’unir à d’autres organisations pour former une nouvelle force politique ?» Le chef de la délégation gouvernementale a souligné qu’«qu’évidem-ment, les affaires mexicaines se réglaient au Mexique».Il insisté sur le fait que l’initiative du chef rebelle n’affectait pas le dialogue en cours, indiquant que la délégation de l’EZLN à San Andrés avait même accepté une rencontre directe dans l’après-midi avec la délégation gouvernementale, en dehors de la présence des médiateurs.Initialement, les deux délégations devaient examiner à nouveau le thème des mesures de détente militaire et l’élaboration d’un agenda des thèmes à discuter lors des négociations.Cliniqiig-eapillaire D îqltjs E une.LE SEUL TRAITEMENT CAPILLAIRE QUI REJOINT LES TROIS CENTRES VITAUX DU CHEVEU.• Le réseau sanguin (irrigation sanguine du bulbe) • Le système nerveux (innervation du cuir chevelu) • La glande sébacée (sécrétant le sébum) MASSAGE FAIT AVEC DES HUILES DE TOUTE PREMIERE QUALITÉ PAR LA MÉTHODE REIK1.FAVORISE UNE MEILLEURE CIRCULATION DE L'ÉNERGIE DANS TOUT LE SYSTEME ET PERMET UNE REPOUSSE ÉPATANTE DES CHEVEUX.UNE MÉTHODE EFFICACE QUI FAIT SES PREUVES DEPUIS PLUS DE 20 ANS.637 HENRI-DUHAMEL INFORMATIONS DENISE CHARTRÉ SUITE 5.VERDUN 765-8808 CAPILLICULTRICE r REDUCTION X DE 30% SUR LE i TRAITEMENT L j ï*9*ÿ*r, WEBffl 50% À 70%* dès Ie 5 juiiN L-M-M: I oil 1 191) - I-V: I Oli À 21 II - S: IQliÀ 16li - D: Fmw_ VENTE jean axxcpor ras -bru blouse ' * w?runr>4«.OLFF ¦¦¦ '-4'- r- MARCIA GOLF lucia CLAIRE ZITA HARPER B 0 1) TIQUE L Y N E L’ESPÉRANCE | * 20% SCR NOUVf I ARRIVA',1 fil Vltlf MI.IMIS fil
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.