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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-06-10, Collections de BAnQ.

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C i n é m 11 o n a Ttchn 'logics M ont CRAVEN A LTEE CRAVEN "A" LTÉE THÉÂTRE ST-DENIS II, DU 1 1 JUILLET AU 5 AOÛT RESERVATIONS : 790-1111 la man' MARX chambellan LE DEVOIR Le grand cirque lunaire de Patricia Rozema Avec When the Night is Falling, la cinéaste fait le pari de l’amour et de la magie ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Il y a quelque chose de serein dans son visage botticellien mais elle s’avoue pessimiste, vous déclare que • la vie est trop triste pour faire des films réalistes, que mieux vaut offrir du rêve.Dans l’intention de Patricia Rozema, son troisième long métrajge When night is falling qui sortait hier à Montréal après avoir fait l’ouverture du Nouveau festival, constitue une version moderne et très libre du mythe de Cupidon et de Psyché.«J’ai pri§ le pari de l’amour et de la magie.A mes yeux, le rôle d’une oeuvre d’imagination est d’apporter un dérivatif au spectateur.» Elle dit avoir choisi délibérément de miser sur la beauté de l’image, sur l’harmonie des courbes du corps humain afin d’appuyer l’aspect onirique de l’ensemble.«J’ai mis en scène une sorte de conte de fée, explique la cinéaste to-rontoise.Cette dimension féerique attire certaines personnes, en repousse d’autres.Mais ne comptez pas sur moi pour reproduire la réalité.Je m’évade.C’est trop facile d’être cynique, aujourd’hui.C’en est lâche.» Elle estime que les mythes sont nécessaires pour projeter notre expérience dans quelque chose qui nous dépasse.Ses deux premiers films, Le Chant des sirènes et Chambre blanche exploraient encore plus profondément des mythes'et des rêves.A Toronto, Patricia Rozema compose aux côtés d’Atom Egoyan, de Bruce MacDonald, cette avant-garde des réalisateurs cana-diens-anglais qui fait tant parler d’elle.Une sorte de rêve Ses parents sont des immigrants hollandais.Elle a été élevée dans un petit village ontarien, étroitement calviniste, austère, proche finalement du milieu qu’elle décrit dans son film.When the Night is falling racontera comment Camille (Pascale Bussières), professeur dans un collège protestant, sagement fiancée à un ministre du'culte, découvrira la passion entre les bras d’une belle trapéziste d’un cirque moderne.Son film donne donc la vedette à notre Pascale Bussières, en femme à la croisée des chemins, hésitant entre ses deux amours.On ne peut s’empêcher d’évoquer le rôle tenu par Paule Baillargeon dans Le Chant des Sirènes.Un faible pour les actrices québécoises, Patricia Rozema?Elle s’esclaffe.«Je suis francophile, répond-t-elle dans son français chatv tant.Et puis, j’ai eu envie de créer un pont entre deux mondes, d’apporter un rameau d’olivier au Québec, en symbole de paix.Ça me fait de la peine de voir la séparation entre nos VOIR PAGE C 2: ROZEMA Cinéma Page C3 'Diéâtre Page C4 Télévision Page C5 Danse Page C5 Disques classiques Page C6 Vitrine du CD-ROM Page C7 Jazz et blues Page C8 Vitrine du disque Page C8 Grille télé du week-end Page C9 Agenda culturel Page CIO ?^5T,C ce -, !>'-* MARX' §• s » raimeifwârte comme nom ,.qu’est ce tu fous.pou train de me la cabosser, la .même Fredo c es raiment ij Quelque nom qu’il porte, avec ou sans loup hurlant à la lune en guise d’emblème, le Nouveau festival Chamberlan constitue un vrai thriller à épisodes.Il manquerait quelque chose à sonpro-gramme sans les coups de théâtres et commotions diverses qui l’empêchent à jamais de sombrer dans la grisaille et stimulent les troupes.On eut d’abord droit au traditionnel suspense à savoir si Claude Chamberlan recevrait ou non l’appui des fonds publics, malgré les noirs complots ourdis dans l’ombre par ses ennemis qui essayaient de le faire trébucher, malgré les poursuites de l’ex associé, malgré un rendez-vous monté à ses frais l’an dernier, malgré les sarcasmes des cinéphiles de la vieille garde criant à la trahison du cinéma par cet hurluberlu courtisant tous les supports d’images.Eh bien, c’est fait: la noce est repartie pour le Nouveau festival qui creuse un peu plus son sillon estival de l’an dernier en bravant les tempêtes.When night is falling de Patricia Rozema partait le bal du rendez-vous au Monument National jeu- r chap ODILE TREMBLAY LE DEVOIR di soir.Le boulevard Saint-Laurent est investi jusqu’au 18 juin.Le rendez-vous de nouveau cinéma, de vidéo et de supports divers jongle cette année avec un budget de 600 000 $.Du coup, l’écran Cassavetes aura son rideau d’entrée coupe-son.Du coup, 400 personnes pourront s’asseoir devant les écrans extérieurs (qui diffuseront une programmation surprise).Du coup les 32 cabines de la Sexo-thèque du Red light district sont réquisitionnées pour diffuser films et vidéos du festival au peep show.Entre autres délires audio-visuels.Ça chauffe sur la main.Prendre le train du second millénaire «Le cinéma est né dans les foires, qu’il y retourne! Ça ne lui fera pas de tort de recommencer à s’amuser un peu», me dit Chamberlan en décrivant son festival comme une grande fiesta audiovisuelle.Gadgets, que cet amoncellement d’éléments virtuels?«Et pourquoi faire une fête sans gag-dets?» me demande le loup garou.A la tête de sa VOIR PAGE C 2 : CHAMBERLAN petite armada de 150 bénévoles (cinquante de plus que l’an dernier), Claude Chamberlan ¦ cherche à prendre le train du I second millénaire côté nou- J velles technologies, en ne perdant pas de vue les images sur pellicules qui font que le cinéma demeure le cinéma.Plaire à tout le monde et à son père; tel le veut cette programmation si éclatée du cru 95; 200 projections de salles, une trentaine à la belle étoile, 72 longs métrages (trois fois plus que l’an dernier), fictions, documentaires, cinq programmateurs issus du cinéma, de la vidéo, des technologies nouvelles; la sélection entend courtiser les jeunes, les cinéphiles, les vidéophiles, les branchés, les fanas de nouvelles technologies qui font leur miel du CD-ROM et foncent sur l’autoroute électronique, et pourquoi pas?Les nostalgiques du club des amis d’Henri Langlois, le mythique directeur disparu de la Cinémathèque française, à qui le festival consacre aussi un hommage, Jean-Luc T Y PH I> K V I M A < Il h .1 I' I V Il II A ROZEMA «J’ai misé sur SUITE DE LA PAGE C 1 doux cultures.Peut-être est-ce inevitable.ce clivage.Mais j'essaie de dire: unissons nous.Les mariages mixtes sont les plus forts.** Par ailleurs, le choix de Pascale Bussîères s’est imposé à elle après plusieurs auditions d’actrices à New York.Toronto, Montréal.«A cause de sa dignité inhérente, de la subtilité de son jeu et de sa beauté Renaissance.» Rachael Crawford lui donnera la réplique en nomade ensorceleuse.«Mes actrices devaient me faire confiance, dit Patricia.A cause de la sensualité de certaines scènes, qui auraient pu faire craindre une certaine vulgarité dans le traitement.Je ne voulais pas de comédienne pudique, au sens juvénile du terme, et Pascale possède cette tristesse intérieure si touchante qui colore tous ses rôles.» L’univers de son héroïne est éclairé par le trouble que déclenche en elle l’acrobate d’un cirque.«Le cirque constitue une sorte de cliché au cinéma.» Patricia Rozema fait référence à Chaplin évidemment, à Fellini aussi.«Le cirque constitue le symbole parfait d'une vie éthérée, sans responsabilité.Une image évidemment trop Vidéalisation» simpliste, alors j’ai acculé le cirque à la banqueroute, juste pour varier.» Il y a cirque et cirque.Patricia affirme détester les cirques traditionnels avec les clowns, leurs gros nez rouges et leurs farces faciles, avec leurs lions soumis en servitude.Elle a mis en scène la version moderne de la chose, se laissant inspirer par Ix» Cirque du soleil, «trop mainstream quand même», par les cirques français surtout, et le théâtre ex|K*rinu*n-tal.Elle a dessiné elle-même la robe délirante de Petra, s'est entourée d’experts pour les autres costumes.«J’ai misé sur l’idéalisation, précise-t-elle, idéalisation des costumes, des corps.J’ai voulu montrer des nus sublimés.Chaque plan est une sorte de rêve.» When night is falling a remporté trois prix du public, aux festivals de Berlin, de Cretuil et des gais et lesbiennes de Londres.«Mais jamais je n’ai voulu réaliser un film purement homosexuel», pré-cise-t-elle.Pour l’heure, la cinéaste caresse l’idée de travailler un jour sur le scénario d’un autre.«Pour ouvrir les portes et ne pas rester absorbée dans mon histoire.Mais hélas les bons scénarios sont si rares.» Patricia Rozema PHOTO ROBERT SKINNER if * i Eclipse, avec John Gilbert et Pascale Montpetit.PHOTO RAFY CHAMBERLAN Au Monument National, une vitrine cinématographique de prestige SUITE DE LA PAGE C 1 Godard, Chantal Akerman, Wim Wenders, Raul Ruiz, Olivier Assayas sont des noms fétiches de cinéastes aux films attendus des habitués du festival, comme John Cassavetes, Hal Hartley, de qui on présentera des courts métrages inédits.Mais nul besoin d’aimer le cinéma pour plonger dans la piscine Schubert à travers le Dive In de lundi, en maillot, masque et tuba, nageant au devant d’un court métrage surprise.Ou pour risquer un œil au cinéma salon, dans un loft privé où est projeté notamment le film fleuve (douze heures quarante minutes) de Jacques Rivette Out-One: Noli Me Tangere.Le chef lieu du festival sera — grande primeur — le Monument National, lequel brûle de faire concurrence à l’impérial en se positionnant comme vitrine cinématographique de prestige.Les trois salles du fleuron théâtral .restauré se sont équipées d’écrans pour la circonstance.Cham-berlan fournissait les projecteurs.Les nouveaux alliés «Le septième art n’a pas à se saborder, mais il lui faut se chercher de nouveaux alliés pour pouvoir survivre, estime le directeur de ce festival en mouvance de vocation.Où est l’argent aujourd’hui?Du côté des nouvelles technologies.» En janvier dernier, Claude rencontrait Daniel Langlois, le patron de Softimage, qui voulut s’associer à son festival.Au Monument National, Softimage aura donc sa salle, et présentera sa propre vitrine technologique.Matrox, la grosse compagnie d’Internet joue aussi les mécènes.«Au lieu de prendre les nouvelles technologies comme une menace, le cinéma doit apprendre à les entendre, à leur parler», estime-t-il.L’ennui avec les images virtuelles, de synthèse, CD-ROM et compagnie c’est que ces supports n’ont pas encore de véritables œuvres d’auteur à nous mettre sous la dent.Ces univers très onéreux fréquentés pas les seuls spécialistes, apparaissent encore ésotériques au grand public.N’attendez donc pas de chef-d’œuvres sur supports futuristes au festival Chamberlan, mais plutôt une initiation à ces structures.Au Monument National, le Média-café mettra quatre postes Internet et deux postes CD-ROM à la disposition des festivaliers, avec guides fournis pour initier les néophytes.Des conférences sont au programme.Lundi, à midi, au cinéma Internet, des experts viendront questionner les possibilités de l’Internet en terme de distribution film et vidéo.«Le festival veut mettre le cap sur ces technologies-là pour ne pas manquer le rendez-vous du futur, m’ex- plique Ségolène Roederer, la.programmatrice vidéo/nouvelles technologies, et pour démystifier ces supports.«Or, la seule façon de les apprivoiser, c’est bien de jouer avec eux», renchérit le directeur des opérations Eriq Beaudin en invitant le public à tâter du virtuel au festival.Claude Chamberlan leur laisse carte blanche dans leur champ d’action.Il avoue s’y connaître surtout en cinéma, mais précise avoir envie d’air et de portes ouvertes, et vouloir tourner le dos aux bonzes poussié- reux qui ont peur de l’avenir et du risque.Cela dit, le directeur du Nouveau Festival a dû cette année, finance-.ment oblige, sacrifier son rêve d’or- < ganiser une série de fêtes ethniques i cinématographiques chez les Chi- ' nois de la Gauchetière, les Italiens j du Marché Jean-Talon, les Portugais du quartier portugais, en réconciliant toutes cultures et tous médias.\ «C’est partie remise à l’an prochain», ' affirme Chamberlan, en se déclarant déjà fin près pour 96.l*HOTO NORSTAR Living in Oblivion, du directeur Torn DiCillo.H' TOUTE LA PROGRAMMATION EN SALLE ¦X Bell im * HIÉ Pw1/// Charles iaw.ua La fête | aux enfants EN RÉCITAL 'can-Pierre CERLAND, « Une soirée avec PpL Carmen Wampagne \jv V* 1 invités TTyA V>.MICHEL RIVARD >LAURENCE‘JALBERT et KASHTIN Up°gjr,RE SUPPLÉMENTAIRE 11 AOUT XLinoiiWÊSÊm D'iNvcimm Mariei CAimm WmmmAN rnÆlLLUMEr, TÆSWNADE KASHTIN; S RYTHMES '/air transat Paul PICHÉ i mmimm Lynda LEMAY JB * ,D MANCHE! n Hli et 16li ’Ïiôhjb; MONUMENT NATIONAL ÉGLISE ST-JEAN BAPTISTE SALLEWÎLFRID-PELLETIER SALLE WILFRID-PELLETIER 3a “S4"?.'.".'J?pum i>.y Mx net oorwo i Caooei xxxûan Aiamumonpyt Le symbole signifie j Spectacle à pri* FrancoFou: 12,w LobJ1U.LT «fon hllrt de 20 S M pltt» InflM Ijtr.de» ftiocof olin nt du Sprrtnrm! Les 7ièmes FrancoFolies sur le site du Festival.de Jazz: du 4 au 12 août prochain Billets en vente au SPECTRUMvà la PLACE DES ARTS, aux comptoirs admission et au 790-1245 , Info-Franco Bell s14876-8989 Pour chaque billet des FrancoFoliesde 20$ * ou plus acheté aux guichets du Spectrum, obtenez un BILLET GRATUIT pour le SPECTACLE FRANCOFOU DE VOTRE CHOIX v (prix régulier 12,50 $.Quantité limitée) * + taxes et frais de service KO wÈnSm Jac(]iics HIGELIN afMCi asiaja ml J HÎH ERCREDI MARDI moi/f 1/1 -1 —IO//1 SOIRÉE CORSE Wai/r m&ur LES ÉVÉNEMENTS H LES EVE 5r Q?t$ BANQUE NATIONALE Bernard avec A FILETTA Hydro .Québec LA VI LU ERS La fête à." "“CT Sylvain.* LELIÈVRE i ij.T.UId i BEAU DOMMAGE .kl.£} I.J PLACE DES ARTS Theatre Maisonneuve ^ avec a Marie Carmen ^ i Éric Lapointe * Pierre legarê JKfc • Marie-Denise Pelletier ?Judl Richards T et autres ¦ avec • Beau Dommage f Isabelle Boulay .Daniel Lavoie « Danielle Oddera j et autres.- Claim?^ NOUGAR t CHANSONS Agf BANQUE 1 NATIONALE Gerard LENORMAN Carte blanche a.¦ k, Nanette1 workman: m Axelle RED ik De MkMAS jtfgteSfSi ' A.Yr::-; i Hugues AU FRAY ti.'M'd I cas^s3.Florent\ PAGNY SPECTRUM avec y W Claude Dutwis » ||£rance 0 Amour ¦ iwas Arzel 'Francei a ¦¦ereen leBœuf ! Les Rita MITSOLIKO Ij.LL'm i .’ ' ’ ': ¦ DARAN et les chaises SPECTR Eric Sahf KEITA mmiNTE MAR) O ckoi H I IM .I A L AFFICHE vgne Marie-Paule BELLE Louise FORESTIER 05 AR 'a.:.I air TransâT MÈ banque NATIONALE Notre hanque nationale TVR du Maurier liée * f2K SPKIU né Vf*- itn w 5 I.K I) K V U I It .I.K S S A M K I) I I 0 K T l> I M A N ( Il K II .1 I' I N I !» !» .1 c CINÉMA À I.' Ê C R A N Toute la famille de My Family, réalisateur-scénariste Gregory Nava.Corrida sur la frontière MY FAMILY De Gregory Nava.Avec Jimmy Smith, Esai Morales, Edward James Olmos.Scénario: Anna Thomas, Gregory Nava.Image: Edward Lachman.Montage: Nancy Richardson.Musique: Pepe Avila.États-Unis, 1995.126 minutes.MARTIN BILODEAU Dix ans après avoir ému les cinéphiles du monde entier avec El Norte, un film tout simple réalisé avec un budget de moins que rien, le réalisateur-scénariste Gregory Nava récidive avec My Family, chronique d’une famille latino-américaine déracinée.Le projet de Nava est cette fois-ci secondé par tous les latinos poids lourds de Hollywood, Jimmy Smith en tête, et bénéficie de moyens financiers importants grâce à l’appui de Francis Ford Coppola, un as du budget casse-cou, qui agit sur le film à titre de producteur exécutif.Au début des années 20, José Sanchez (Jacob Vargas, puis Eduardo Lopez Rojas) entreprend, de son Mexique natal, un périple pédestre qui le conduira jusqu’à Los Angeles.Comme le précise le narrateur de l’histoire — un fils à naître de José, aspirant écrivain —, la frontière qui sépare les deux pays n’était à cette époque qu’une ligne tracée dans la poussière du sol.En quelques séquences José élira domicile sur la périphérie multi-eth-nique de Los Angeles, se mariera et aura deux filles.Son épouse enceinte Oennifer Lopez, puis Jenny Gago) sera ensuite déportée pendant la Dépression; elle regagnera son domicile deux années plus tard, avec dans ses bras le jeune Chucho, premier fils du couple sur lequel plane une malédiction.José et son épouse auraient bien voulu que leur vie se résume à planter du mais derrière la maison et des haricots devant.Les démêlés de Chucho (Esai Morales) avec la justice, le traumatisme de Jimmy (Jimmy Smith) suite au meurtre de son frère et au décès en couche de sa jeune épouse, les soubresauts d’une famille confrontée à la justice aléatoire de son pays d’adoption et à sa politique d’im- Dix ans après El Norte, Gregory Nava récidive avec la chronique d’une famille latino-américaine déracinée migration ouvertement raciste, tous ces événements auront éprouvé la famille Sanchez.Nava et sa co-scénariste abordent cette chronique familiale sur le ton de la légende; ce parti pris est favorisé par le personnage du narrateur, qui relate des faits rapportés à lui oralement Le ton pince sans rire qu’il emprunte parfois désamorce le drame, le ro-mançant à outrance lorsque les faits se font imprécis.Ainsi, les conflits entre clans rivaux rappellent les batailles chorégraphiées de West Side Story et la poursuite de Chucho par les policiers s’apparente à une corrida.Dans le drame comme dans la comédie, dans la beauté comme dans l’horreur, My Family évite de dépeindre de façon misérabiliste ce milieu à cheval sur deux identités culturelles.Le film emprunte plutôt à la poésie latino-américaine, telle qu’on la reconnaît chez Gabriel Garcia Marquez.Ainsi, les mythes revêtent l’importance des faits réels, comme cette histoire qui veut qu’une chouette blanche soit apparue en plein jour pour surplomber la rivière houleuse qui a failli emporter dans son tourbillon le petit Chucho extirpé des bras de sa mère.Uniforme sur le plan du contenu, le film de Nava n’accuse cependant pas avec un égal souci de continuité les objectifs formels qu’il s’était fixés.Les tons chauds d’ocres et de jaunes du début du film, qui confèrent un climat à mi-chemin entre le réel et l’imaginaire, cèdent le pas à une imagerie plus lumineuse et crue dans la seconde partie du film, lorsque le narrateur désormais adulte devient lui-même témoin du malheur qui s’abat sur sa famille.Son ton aggravé par les décès et les peines d’emprisonnement de ses frères conduit le film vers une finale larmoyante qu’il aurait été facile d’éviter.La dernière partie du film se penche en effet avec un sentimentalisme empesé sur les déboires de Jimmy, qui sort de prison et veut se faire accepter par son jeune fils qui ne le connaît pas.N’eut été de l’interprétation irritante du gamin et de celle, crispée, de Jimmy Smith, ce dernier volet d’une saga familiale passablement mouvementée aurait été plus émouvante.Prise au piège de l’esthétisme PHOTO NEW UNE CINEMA PARDON CUPIDON De Marie Mandy, avec Pietro Pizzu-ti, Delphine Salkin, Bernard Yerles.Sabrina Leurquin, Frédérique Dol-phyn, Françoise Villiers.Scénario: Anita Van Belle.Images: Louis-Phi-lippe Capelle.Son: Philippe Sellier.Montage: Dominique I/fever.Belgique, 1992.Ih28.Au Parisien.FRANCINE LAURENDEAU Adam et Béatrice s'aiment d’amour tendre et sont heureux.Jusqu’au jour où un drôle de coup de fil inquiète Adam.«C’était Cari, dit-il à sa compagne.Je l’ai senti rougir au téléphone.Qu’y a-t-il entre vous?» «Il y a un an et demi, finit par avouer Béatrice, nous avons fait l’amour.Une seule fois.Il n’y a pas eu et il n’y aura pas de récidive.» Mais il est trop tard, le ver est dans le fruit.Adam n’a plus confiance.Adam est jaloux et il veut se venger.Or, il se trouve que Diana forme avec ce Cari un couple libertin.Et justement, quand elle aperçoit Adam et Béatrice au cours d’une réception, elle est agacée par le comportement de cette dernière qui affiche trop ouvertement sa satisfaction béate d’être aimée.Pour lui donner une leçon, Diana va donc flirter avec Adam et danser avec lui toute la soirée.Cette fois, c’est Béatrice qui est jalouse.Les semaines suivantes, le chassé-croisé galant risque de se corser, Cari poursuivant à son tour Béatrice de ses assiduités.Mais elle a fait son choix: c’est Adam qu’elle aime.En plus, elle veut un enfant de lui.Tout de suite.Et la voici enceinte.Sauf qu’Adam et Diana se sont pris au jeu: physiquement très épris, les amants passent de longues heures dans l’intimité d’une chambre d’hôtel.«Sans nos amours, que serions-nous?», chante Jean-Louis Daulne.Il se trouve que je reviens du Festival de Cannes où j’ai vu (entre autres) deux excellents films belges, aux antipodes l’un de l’autre: Between the Devil and the Deep Blue Sea, sans doute le meilleur film de Marion Hansel, et Manneken Pis de Frank Van Passel, Prix de la Semaine de la critique.Prête à continuer sur mon élan d’aimer le cinéma belge, c’est avec espoir que j’attendais le premier long métrage de Marie Mandy.Et avant la projection, j’ai été confortée dans cet espoir par la lec- ture du dossier de presse.J’y ai appris en effet que c’est Marie Mondy qui a produit son film.Et qu'elle a choisi de le faire 1(H) % belge, c’est-à-dire de choisir des comédien belges plutôt que des vedettes, de refuser les coproductions, de situer l’action à Bruxelles.«Tout cela en s'additionnant, précise-t-elle, est devenu un pari de production puisqu’on se positionnait d’emblée à l'encontre du cinéma “commercial" et de la sacro-sainte formule de la coproduction entre au moins trois pays pour s’ouvrir le marché international.Je crois sincèrement que l’histoire de quatre jeunes yuppies qui se déchirent à Bruxelles peut intéresser davantage les Japonais qu’un europudding.» Une déclaration fort sympathique.Mais n’allez pas croire pour cela qu’il s’agisse d’un petit film fauché.Au contraire.On voit passer sur l’écran des décors, des costumes, des lieux de tournages sophistiqués dont le clou est la série de séquences entre les amants qui se retrouvent à l’hôtel dans des chambres fantasmagoriques dont les murs sont peints par Dominique Lomré.Mais il y a aussi du trucage et de l’animation: un innocent aquarium peut se transformer en piscine, un regard peut devenir kaléidoscopique et une étoile peut jaillir d’une main ouverte.Bref, pour mettre en scène cette situation de deux couples en crise, comme si elle craignait la banalité de son sujet, la réalisatrice semble obsédée par le souci de tourner le dos au mode réaliste, au point qu’elle surcharge son film d’omements qui finissent par devenir une fin en soi.Ma critique s’adresse également aux dialogues à la fois convenus et prétentieux.«Quand on la prend dans ses bras, dit Adam après avoir dansé avec Béatrice, on a l’impression de faire voltiger une plume ou une pierre précieuse.» Et c’est comme ça tout du long, d’autant plus que ces jeunes yuppies qui sonnent faux s’ébattent dans une société chic et de bon ton, passant d’une soirée dansante au tennis ou à la piscine.Que font-ils d’autre dans la vie?On n’en saura à peu près rien.C’est involontairement caricatural et on a vite fait de se désintéresser complètement de ce film esthétisant jusqu’au maniérisme.'• ê *:/**¦ J* 3 Jïj PHOTO ARCHIVES Sabrina Leurquin Le week-end Chamberlan ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Difficile en fin de semaine de passer à côté du Nouveau Festival.S’il fait beau le soir, on ira faire un tour dans le bout du Café Méfiés, sur Saint-Laurent, histoire de jeter un œil aux projections extérieures surprises sur les écrans de la belle étoile.A midi, samedi et dimanche, Chamberlan programme quelques émissions délirantes extraites de la folle série L’Qiil du cyclone de la Chaîne française Canal +.A surveiller, notamment samedi midi à travers Les Anges dans nos campagnes; Wester-nissimo, scène croquantes extirpées des westerns spaghettis des années 70.Côté cinéma, au programme: Portrait d’une jeune fille de la fin des années 60 à Bruxelles, fiction de Chantal Akerman qui explore en 16 mm une journée dans la vie d’une d’une lycéenne en 1968.Je n’ai pas encore vu le film, et ne peut le recommander, mais cette cinéaste belge atypique imprime généralement sa fine sensibilité sur ses œuvres et vaut le détour.Au Monument National, 21hl5.Samedi, 15h30 au Parallèle Noir, sinistre, violent, filmé sans aucune complaisance avec un pessimisme sans faille, le film dur et très polanskien Clean Shaven, est un premier long métrage signé Lodge Kerrigan, un Américain qui brosse avec cette œuvre d'une violence parfois insoutenable, un portrait intérieur d’un schizophrène psychopathe qui donne littéralement froid dans le doà.Le film qui se promène entre hallucinations et réalité avec détour par des scènes glauques d’autodestruction, raconte la quête de sa fille par un jeune père psychotique qui devine qu’on lui cache son enfant.la maîtrise de cet- PI-OTO ASKA FILMS Jennifer MacDonald dans Clean Shaver, un film de Lodge Kerrigan.te caméra .minimaliste est étonnante.Etonnante aussi, la prestation de Peter Greene dans la peau de cet homme halluciné, sous perpétuelle tension, dont le portrait clinique hyperréaliste troublant, dérangeant, d’un malade obsédé de violence rive sur son siège.V O ¦.t• x'tST'P.y*.\ International Cinéma Vidéo| Nouvelles Technologies Montréal y Samedi, 17hl5, au Monument National Tant qu’à garder le cap sur le registre noir, Little Odessa de l’Américain James Gray donne la vedette au toujours inquiétant et intense Tim Roth dans la peau d’un tueur à gages issu d’une famille de Juifs russes américains.Cette œuvre hautement dramatique et sous pression dira les déchirements de cette famille d’immigré, dont le père garde comme un phare les valeurs d’un monde lointain et d’une époque révolue alors que la morale s’effrite une génération en dessous.Little Odessa constitue une peinture certainement très juste, en tout cas crédible et sans pitié d’un ghetto russe qui n’a plus rien à offrir à ses enfants.Tim Roth, comme toujours, se montre, en vilain se service, d’une force et d’une justesse qui rappellent les lointaines prestations du jeune de Niro.Dimanche, 17h45, au Théâtre La Chapelle Tiré d’une bonne idée, mais exploité avec trop de superficialité, le documentaire La Vie en fleurs de l’Allemand Kolin Schult peut plaire aux nostalgiques des années 60 qui s’ennuient de leur folle jeunesse en fleurs.Films d’archives se mariant à des scènes contemporaines, La Vie en fleurs retrace le parcours de Monica, une jeune Germano-Américaine, hippy des années soixante, laquelle avec ses cinq enfants et ses trois compagnons de vie qui se partagent ses faveurs, balade à travers les continents, de l’Afrique à l’Asie une étrange commune doublée d’un ménage à plusieurs.Hélas, le documentaire demeure anecdotique.On aurait voulu creuser les motivations, les rêves des protagonistes, ou les voir reliés à leur époque éclatée, le film survole sans transcender.On en vient à déplorer surtout à quel point ces beaux romanichels de jadis se sont flétris au passage du temps.?chef-d’œuvre très bon bon quelconque très faible pur cauchemar WHEN NIGHT IS FAILING ?1/2 Patricia Rozema, la réalisatrice to-rontoise si éclatée du Chant des sirènes et de la Chambre blanche, signe un troisième long métrage trop esthétisant.Avec Pascale Buis-sières en vedette, il raconte la découverte d’une passion homosexuelle par une jeune femme engoncée dans un milieu qui l’étouffe.Sur fond de cirque, traité comme un conte, le film atteint moins l’universel que les précédents et semble, à cause d’images léchées, capter difidlement l’émotion qu’il pourchasse.Odile Tremblay PARDON CUPIDON ?Ce premier long métrage de la réalisatrice et productrice belge Marie Mandy partait pourtant d’une intéressante intention: ne pas craindre de faire un film 1(X) % belge et fuir la désonnais obligatoire co-production qui risque de mener à l’indigeste europudding.Mais son film, qui raconte un plus que banal chassé-croisé amoureux entre deux couples, se révèle esthétisant jusqu’au maniérisme.Au Parisien.Francine Laurendeau MY FAMILY ?De Gregoiy Nava.Cette saga familiale relate les difficultés rencontrées par une famille d’immigrés mexicains vivant à Ix>s Angeles, dçs années 20 jusqu’à aujourd’hui.A travers le destin des fils de la famille, le réalisateur de El Norte dresse un bilan optimiste, jamais misérabiliste, de cette famille éprouvée par l’injustice sociale et la violence urbaine.Un film onirique qui ne manque pas de charme.Dans le rôle du patriarche, l’émouvant Eduardo Lopez Rojas, domine ses confrères plus connus.Martin Bilodeau THE BRIDGES OF MADISON COUNTY ?1/2 Après les épopées pénitentes qu’étaient Unforgiven et A Perfect World, Clint Eastwood récidive dans un genre tout à fait différent: le drame sentimental.Cette très belle histoire raconte la passion qu’ont partagée pendant quelques jours une femme mariée isolée dans les plaines de l’Iowa et un photographe de passage.Un film serein, dont l’action se limite à des fins dialogues dits par Meryl Streep et Eastwood, deux grands de Hollywood qui ne s’étaient jamais croisés.L’erreur est réparée.Centre Ville, Langelier.Martin Bilodeau MAD LOVE ?1/2 Pour la cinéaste anglaise Antonia Bird, qui nous a récemment donné le très émouvant Priest, ce premier engagement hollywoodien a rapidement tourné au désastre.Cette histoire d’amour entre le très normal Matt (Chris O’Donnell) et la très instable Casey (Drew Barrymore) constitue un véritable monticule de préjugés sur la génération X, copieusement arrosé de «tounes» au goût du jour.Centre Eaton et Laval.Martin Bilodeau A LITTLE PRINCESS ?De Alfonso Cuaron.Séparée de son père à cause de la guerre, la petite Sarah se retrouve dans un pensionnat à New York, sous la férule de la terrible directrice Miss Minchin qui va la réduire à l’état d’esclave.Mais Sarah, grâce au pouvoir de son imagination et son courage, se libérera de son emprise.Fable merveilleuse, racontée avec sensibilité et humour, ce film destiné aux enfants se laisse apprécier même par un public adulte.Angrignon, en v.f.au Berri.Bernard Boidad BRAVEHEART ?1/2 De et avec Mel Gibson.Au XJIF siècle, à la mort de son roi, l’Ecosse est à feu et à sang, livrée aux luttes claniques dont profite le roi d’Angleterre pour étendre sa tyrannie.Mais le peuple, galvanisé par le valeureux William Wallace, se soulèvera et mettra en échec la volonté impériale de Londres.Œuvre à grand déploiement avec moult batailles épiques, le deuxième film du beau Mel se laisse regarder avec intérêt sans susciter de véritable passion.Trop romanesque, cette apologie du héros parfait finit par agacer.Angrignon, Loews.Bernard Boidad "RIRES ASSURES!" iï3] - Odile Tremblay.LE DEVOIR l“˱l tau SH Josione BALASKO Victoria ABRIL Alain CHABAT mg £8!;J:£ « PHOTO JACQUES GRENIER y/Jf FRANÇOISE LOUIS LALANDE FAUCHER Forfait souper-théâtre Fondue chinoise à volonté Salle à manger adjacente au théâtre.Réservations: 990-4343, 227-8466, 877-4977 Forfait souper-théâtre Fondue chinoise à volonté Réservations: 229-7611» 227-1389, 990-7272 ' Claude, St-Sauveur, Sortie 60, Autoroute I ^ Nord /\.'Q L hT&H Forfait-théâtre: coucher, theatre, petit déjeuner •3t-I>Wüia 514-227-4602 1069bout.S/e-Adèle, Sle-Adèle, sortie 67, autoroute /5 North est demain, dimanche 11 juin, que le public de théâtre montréalais est invité à visiter pour la toute dernière fois la vieille salle du Théâtre du Nouveau Monde, cette salle qui était jadis l’ancien Gaiety de Lily Saint-Cyr, puis l’ancienne Comédie-canadienne de Gratien Gélinas.Dernière occasion de flairer l’ambiance de ce théâtre avant que les démolisseurs ne s’attaquent au hall d’entrée (cette désagréable verrue) puis que les ouvriers rénovent, restaurent, et agrandissent ce dernier des beaux théâtres.Le TNM, qui en avait bien besoin, se refait en effet une nouvelle gueule et une nouvelle maison (qui sera signée par l’architecte Dan Hanganu) et la compagnie de théâtre ouvrira ses portes en janvier 1997 avec, mon petit doigt me l’a dit, une production de La Vie est un songe de Calderon.La saison prochaine aura lieu tout de même, dans deux salles, le Monument National et la salle Pierre-Mer-cure.Pour l’occasion, cette «journée portes fermées», au-delà de la dernière visite des lieux avec des artistes et la directrice artistique Lorraine Pintal, permettra d’assister à un encan où l’on mettra aux enchères des souvenirs du théâtre, entre autres la veste de MacK The Knife portée par Yves Jacques dans L’Opéra de Quat’Sous, la valise de Marie Steuber (Pascale Montpetit) dans Le Temps et la Chambre, le petit cheval tiré par Monsieur Jourdain (André Montmorency) dans Le Bourgeois gentilhomme, le glo- Le Théâtre du Nouveau Monde.be terrestre du Galilée de Brecht mis en scène par Robert Lepage, etc.Dirs de cet encan, qui est ouvert à tout le monde, un certain nombre d’articles sera cependant mis en vente uniquement pour les abonnés de la saison 95-96.L’événement «portes fermées» aura lieu de midi à 17 heures.Semaine de la relève Du 12 au 16 juin, au bar de la rue Saint-Denis qui porte le nom Pub de Londres à Berlin, et qui est un rendez-vous des jeunes qui entrent dans le métier théâtral, on tiendra (c’est logique) la Semaine du théâtre de la relève.Iœ public pourra y assister à des lectures de pièces, que l’on pourra aussi capter en direct sur les ondes de CISM 89,3 FM (de 20h à 22 heures).Des comédiens de premier plan comme Sylvie Drapeau et Markita Boies, et puis Stéphane Jacques, liront des textes inédits de 16 jeunes auteurs, dont Yvan Bienvenue (l’auteur d7» vitro), François Archambault (celui de Cul sec) et Jean-Rock Gaudreault.On se renseigne sur la programmation au 343-7511.Théâtre Sainte-Adèle Quand L'aLLCllLLCi aucune.Comédie de Sam Bobrick eS Ron Clark Adaptation: /Michel Forget Afioe en ocène: /Monique Dueeppe LE DEVOIR Celui-là — à mille lieues des prétentions du Festival des Amériques — c’est un festival de trottoir, comme les ventes du même nom.c’est-à-dire qu'il a lieu dès que l’été s’est installé (depuis cinq ans), qu’on y trouve de tout comme au hasard des bazars, à des prix les plus bas sur le marché (ou qui défient toute concurrence, comme on dit), c'est du neuf et du retapé, de l’original et du recyclé, et tout ça (56 spectacles) se passe sur et aux alentours du grand boulevard marchand et cosmopolite de la bonne vieille «Main».C’est le Fringe, un mot qui à la française sonne comme fringues, et qui veut dire la frange, le bord, la marge, au choix.L’édition 1995 s’est ouverte hier soir sous une grande «tente à bière» sur Saint-Laurent (entre Milton et Prince-Arthur) et se poursuivra jusqu’au 18 juin, huit jours de «théâtre à risques» (comme s’intitule l’autre festival de même type mais qui est francophone) où à l’enseigne du Fringe (fondé et dirigé par des Anglo-Montréalais) les productions anglophones (d’ici et d'ailleurs) dominent la programmation à 75 %.C’est un festival au quart francophone.Le Fringe de Montréal c’est Kristin Kieren qui l’a fondé en 1991 avec Nick Morra.Ces deux-là sont d’ailleurs maintenant M.et Mme Morra.Et c’est leur dernière année à la direction du festival.David Go-beil Taylor va prendre la relève.En présentant l’édition 95, Kristin Kieren Morra nous apprend que, depuis cinq ans, ce que le Fringe a pu obtenir de soutien public à Québec à Ottawa et à Montréal (via certains programmes marginaux d’aide à l’emploi) totalise la pharamineuse somme de 42 500 $! Ce petit mais effervescent festival — qui mériterait un soutien plus évident — a pourtant rejoint en cinq éditions plus de 75 000 spectateurs.En 1991, installé près d’un sac à vidanges, le Fringe avait fait 10 000 entrées et depuis la fréquentation n’a fait qu’enfler, l’édition de l’an dernier ayant rejoint plus de 27 000 spectateurs, ce qui est au-dessus de la fréquentation du FTÀ.Le Fringe 95 n’a pas un sou de subvention.C’est un festival-bazar où, pour les artistes, les premiers arrivés sont les premiers inscrits.Ainsi va le Fringe qu’il n’y a pas de sélection (outre les cas par trop farfelus) et que les profits réalisés aux guichets retournent aux artistes (car le Fringe ne peut pas payer les troupes).L’an dernier la direction a remis 48 000 $ aux différents groupes.Kristin Kieren Morra affirme, dans le programme du festival, qu’il n’y a plus que deux per- Jobane McKay, ( brotume t\vi]uier, Michel Foryet, Jean Ve.wbénee, lhunint.juc Pe’lw, .Un bel Poirier Concepteurs: Marcel Duiipljimii.i.Anne Dueeppe, Ser,/e Tremblât/ Théâtre Saint-Sauveur de Ray Cooney Adaptation: Benoit Girard Alite en ocène: André /Montmorency ChuàeMtcbauè, HmâtMarteau, linâi Srqun, tm (rtufrn.PaulineLipnn/e, /\ntWe11mint,rrnty, ( huile(ht, Martin Perlt Concepteurs: lue R./WèamhwÙ, Palriî Lni/rrl, Suzanne Parafa, .Ihine Murr PHOTO DANIEL CLOtJTIEH Ariane!Ariana, de la chorégraphe Brigitte Lachance avec Jonathan Turcotte et Josée Bernard.mène dans l’univers du barde dont l’oeuvre, nous rappelle-t-on, compte pas loin de 12 000 meurtres et morts.Du 10 au 17 au Centre interculturel Stratheam, 3680 Jeanne-Mance.Arianna & Incapable, une chorégraphie de Brigitte Lachance sur le mythe d’Ariane et de Thésée revisité.Avec Jonathan Turcotte et Josée Bernard.Du 10 au 14, au centre Stra-, theam.Hunting Humans, du groupe Real Canadian Mounted Productions de Colombie-Britannique, un spectacle qu’on dit terrifiant sur plusieurs figures de meurtriers.Du 10 au 18 au centre Stratheam.Reagan II, de David Gobeil Taylor fie prochain directeur du Fringe) et du groupe Out-of-Lunch Theatre.Sur le modèle du Henri IVde Pirandello, un homme atteint du sida se prend pour Ronald Reagan.Du 10 au 18 au centre Stratheam.All Home Bed and Church, une pièce de Dario Fo et Franca Rame produite par le groupe montréalais Mad Dogs and Englishmen.Du 10 au 17, au Players’s Theater, au 3480 McTavish (au 3e étage).Nous banlieusons!, un spectacle sur ce qu’ont en commun Laval, La-chine, Brossard, l’abri Tempo et le poulet frit Kentucky, c’est-à-dire «le banlieusard».Jean-Philippe Hauray et Jean-Philippe Fortier nous racontent.Du 10 au 15 au Building Danse, 55 des Pins.Arriving, de Kerri Wall et Alexander Williams, un spectacle sur une grande question: est-ce que la joie peut se contrôler?Du 10 au 17, au Building Danse.Cherchez vos marques, et bon Fringe! On se rafraîchit à «la Centrale Fringe», dans le terrain vague entre Milton et Prince-Arthur sur Saint-Laurent, sous la tente, avec des bières, avec aussi un mur où l’on peut inscrire ses critiques, et allez donc! PHOTO JOHN SOVVI.E Steven Patterson, dans Beauty.manents pour s’occuper de toute l’organisation du Fringe, parce qu’il faut couper et puis couper, et puis elle dit à contrecoeur que le Fringe 96 ne pourra peut-être tout simplement ne plus avoir lieu.De Genet à Shakespeare Quoiqu’il en soit les «fringueurs» de cet été peuvent dès aujourd’hui se taper une série de spectacles à l’avenant — on ne réserve ni ne s’abonne au Fringe on achète ses billets (à peu près 8 $) une heure avant sur les lieux mêmes du spectacle — parmi lesquels on pige ici pour vous un certain nombre de titres et de groupes dignes d’intérêt.Beauty, c’est un spectacle du Ka-liyuga Arts qui a été le hit du Fringe de San Francisco l’an dernier.Le co- médien Steven Patterson y donne une évocation de l’œuvre de Jean Genet.Entre le 10 et le 18 juin à la salle Fraser Kyle du 4084 boulevard Saint-Laurent.Sad Surgeon, du Hope and Hell Theatre de Toronto, 45 minutes dans la vie d’un couple qui pratique l’amour transcendental.L’auteur Chris Ralph avait eu un gros succès au Fringe 94 avec Sourdough.Du 10 au 17 au P Scene, 3449 ruelle Aylmer.Trois fois le chat tacheté a miaulé, une facétie du 'ITiéâtre K.B., où Isabelle Brouillette et Guillermina Ker-win s’imaginent toutes sortes d’activités spéciales.Du 10 au 17 au 3449 ruelle Aylmer.Shakespeare’s Interactive Circus, un spectacle d’un groupe d’Ottawa qui de façon irrévérencieuse se pro- ^THÉÂTRE DU RIDEAU VERT > .W Va B l’HOfltXiKAIIliCT f ’ pllp^ /'
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