Le devoir, 14 juin 1995, Cahier B
Agenda Culturel Page B6 Culture Page B7 Economie Page B2 Us Sports Page B5 ?Le dk voir DECOUVERTES |.E |) K V O I K .I.E M K I» (' R E l> I II .1 V I X I » ü EN K H E F ?DÉTECTION D’HÉLIUM FORMÉ LORS DU BIG-BANG Pittsburgh (AFP) — I)e l’hélium a été détecté à plus de neuf milliards d’années-lumière de la Terre et les astronomes estiment qu’il a pu être formé lors de l’explosion supposée être à l’origine de l’univers et surnommée le big-bang, selon une étude présentée lundi à Pittsburgh.Une équipe d’astrophysiciens de l’Université Johns , Hopkins a découvert cet hélium, détectable uniquement au-delà de l’atmosphère de la Terre, grâce à l’observatoire Astro-2, qui a volé à bord de la navette spatiale Endeavour lors d’une mission de 17 jours en mars.Cette découverte «conforte l’idée générale du big-bang», a déclaré l’un des responsables de la recherche, Arthur David-sen, lors d’une présentation durant le congrès national de la Société américaine d’astronomie.Avant cette découverte, «l’une des conjectures majeures était que l’univers après le big-bang était composé de 90 % d’hydrogène et de 10 % d’hélium», a-t-il ajouté.Très chaud, le gaz s’est progressivement «refroidi», tout en demeurant à plusieurs millions de degrés, et sa condensation serait à l’origine des étoiles et des galaxies.Cela fait longtemps que les spécialistes suspectent que l’hélium, ainsi que l’hydrogène, générés par le big-bang existent toujours.Depuis une trentaine d’années, la recherche faite à partir d’instruments au sol n’avait cependant rien donné.Même le télescope spatial Hubble ne dispose pas de l’équipement nécessaire pour détecter l’hé-; lium et Astro-2 était le premier instru: ment spatial utilisé par les sdenti-: tiques dans cette recherche.-?- UN TRÉSOR DANS LE MÉTRO DU CAIRE Le Caire (AFP) — Des monnaies et ¦ des poteries d’époque islamique sont tombées en cascade sur des ouvriers travaillant à la construction de la .deuxième ligne du métro du Caire, a .rapporté lundi le quotidien al-Ahram.Alors qu’ils travaillaient près de la gare centrale du Caire, dans le quartier Ramsès en plein cœur de la capitale, les ouvriers ont eu la surprise de voir ces trésors archéologiques leur : -, tomber sur la tête, selon al-Ahram qui .affirme que leur valeur est «inesti-: niable».Ils ont abandonné leur travail : pour se précipiter afin de remplir leurs poches avec les vieilles pièces de monnaie mais, alertés par la bousculade, les ingénieurs et techniciens étrangers qui se trouvaient sur place sont arrivés.Ils ont récupéré la plupart des pièces du trésor pour les remettre aux autorités égyptiennes.Le journal affirme que les responsables : du chantier souhaitent éviter que le •Conseil supérieur des antiquités égyptiennes effectue des fouilles dans cette région, ce qui entraverait les travaux de construction de métro.-?- LAIT MATERNEL ET CERVEAU DU NOURRISSON Londres (AP) — Le lait maternel renfermerait un type de graisse appelé ADH (acide docasahexanoïque) qui faciliterait un développement plus précoce du cerveau chez les nourrissons, si l’on en croit une étude du Centre médical Flinders d’Adélaïde, en Australie.Cette étude, publiée dans The Lancet, tend à confirmer les recherches antérieures sur la supériorité du lait maternel.Les chercheurs ont étudié 49 nouveau nés répartis en trois groupes suivant qu’ils étaient nourris au sein, avec une formule de lait ordinaire, ou avec une formule enrichie en ADH.Chaque enfant a subi un examen d’acuité visuelle, soit l’activité du cerveau en réponse à un stimuli, qui mesure indirectement le développement du cerveau.Selon le docteur Maria Makrides, les enfants nourris au sein et avec la formule enrichie ont enregistré des résultats deux fois supérieurs aux autres.htëfitv Mc G I LL libae.ÿi je ifcii-tn" Si fU nm) et l’ozone (O).Inversion thermique Ces polluants dits «secondaires», parce qu’ils n’apparaissent qu’après réaction chimique dans le milieu, proviennent majoritairement de la combustion des carburants automobiles.On assiste à une progression des émissions de «particules fines» dues aux moteurs diesel, dont le parc augmente avec le développement du transport par camion etde la voiture diesel.Les jours de forte chaleur et de grand soleil, l’été, et, l’hiver, lorsque l’air froid est maintenu au sol par des masses plus chaudes en altitude (inversion thermique), ce stress oxydant est perceptible: picotements des yeux, toux sèche, irritation des bronches.En région parisienne, l’étude ap- pelée malicieusement EEPURS (Évaluation des risques de la pollutinurbaine pour la santé) a clairement montré le lien entre les pics de pollution et les crises d’asthme, les consultations médicales et les admissions à l’hôpital.En été, de 10 % à 20 % des consultations ou admissions «sont liées à la pollution photo-oxydante, explique le docteur Quesnel (du Réseau national de la santé publique).Au cours des pics de pollution, cette part peut monter à 30 % ou 40 %».Une étude me née en Ontario montre que lorsque le taux d’ozone atteint 100 microgrammes d’ozone par mètre cube d’air, le nombre des admissions fait un bond.L’agence américaine pour la protection de l’environnement (EPA) a montré que 59 millions d’Américains sont exposés à des niveaux de pollution qui dépassent; les valeurs limites admises.A Los Angeles, où le climat favorise un intense phénomène de photo-oxydation, les établissements scolaires sont reliés au dispositif de surveillance de la qualité de l’air afin que les activités sportives n’aient lieu que lors des niveaux de pollution les plus bas.La pollution de l’air peut-elle tuer?En décembre 1952, à Londres, à la suite d’une inversion de température particulièrement tenace, on avait enregistré 2484 décès, contre 945 la semaine précédente.De là, à conclure que le smog avait tué 1500 personnes, il n’y avait qu’un pas.En fait, selon Irène Mo-mas, chercheur à la faculté de pharmacie de Paris-V, «il est difficile de parler d’un rôle direct de la pollution dans la survenue d’un décès.La pollution constitue probablement un facteur aggravant chez des personnes sous-jacente».Outre les malades chroniques comme les asthmatiques, les insuffisants respiratoires et les cardiaques, la pollution peut aussi s’en prendre aux personnes âgées et aux enfants en bas âge (dont les poumons sont encore en formation).Des études menées en Angleterre, en Allemagne et aux États-Unis concluent toutes à deux cibles privilégiées: l’appareil respiratoire, avec Les polluants «secondaires» proviennent majoritairement de la combustion des carburants automobiles une augmentation de la mortalité par bronchite ou pneumonie, et l’appareil cardio-vasculaire, avec une augmentation des crises cardiaques fatales.Cette mortalité, toutefois, ressortit plus au phénomène que les Anglo-saxons appellent harvesting effect — la pollution précipite la mort sans la provoquer.Reste l’impact sur la santé de l’exposition permanente à la pollution.En la matière, la science est beaucoup moins bien armée, car les données statistiques sont peu éclairantes.En dehors du rapport Roussel sur les effets cancérigènes du diesel, qui remonte à 1983, on dispose dp très peu de données récentes.A Grenoble, où les taux de pollution dépassent les normes de l’OMS 90 jours par an, le docteur Denis Zmirou (université Joseph-Fourier) s’est penché sur les chiffres des études épidémiologiques menées dans les villes françaises entre 1980 et 1991.Il en ressort que les concentrations de particules fines, stabilisées entre 30 et 40 microgrammes par mètre cube, ont changé de nature.Jadis émises par les installations industrielles, les «fumées noires» sont de plus en plus le fait des moteurs diesel, dont la production de poussières est de 20 à 30 fois supérieures aux émissions des moteurs à essence.Ces poussières, particulièrement fines (moins de 2,5 microns), «pénètrent plus profondément dans les voies respiratoires, où elles exercent une action irritative, voire mutagène».Toutes ces considérations devraient inciter les pouvoirs publics à agir.Faute de pouvoir réduire autoritairement le transport automobile, certains gouvernements, particulièrement en Europe, envisagent de réglementer son usage, d’encourager les biocarburants et la voiture électrique.Pour les moteurs diesel, la teneur en soufre du gazole sera ramenée en Europe de 0,2 % à 0,5 % au l'octobre 1996, et les véhicules neufs devront, à compter du T janvier 1997, être équipés d’un pot d’oxydation.La qualité de l’air Montréal plus propre ANDRÉE B OIS S EL L E Depuis les vingt dernières années, l’air qui baigne Montréal s’est considérablement purifié.I^es règles établies et les campagnes de sensibilisation de la population à l’environnement ont permis la chute des concentrations de bioxyde de soufre, de sulfure d’hydrogène, de monoxyde de carbone, d’oxyde d’azote et des particules aéroportées sous leur norme respective.Un seul polluant demeure un souci: l’ozone (Os).C’est qu’il ne suffit pas de couper les émissions directes de Os.il faut aussi s’attaquer à ses précurseurs, les NOX (oxydes d’azote) et les COV (composés organiques volatils).Ces derniers, dont la chimie est caractérisée par une très grande réactivité, ne «vivent» pas longtemps dans l’air; leur décomposition fournit les éléments nécessaires à la fabrication de l’ozone.Les NOX voyagent plus facilement sur de grandes distances, tant que la température ne provoque pas leur désagrégation.Mais dès que le soleil se met de la partie, la chaleur agit comme catalyseur et les oxydes d’azote participent à leur tour à la formation de 0. Il C U L T U R, MÉDIAS Festival d’été de Québec RDI frappe dans le mille La chaîne spécialisée rejoint 2,2 millions de personnes différentes chaque semaine Entre le changement et les traditions I* A II L E DES RIVIÈRES LE DEVOIR Cent cinquante jours après la naissance du Réseau de l'information, ses dirigeants se donnent un note d’excellence et concluent à un bilan «formidable».«Nous disons mission accomplie.Tous nos objectifs ont été atteints et dépassés, résumait, hier, Renaud Gilbert, directeur de la chaîne d’information continue, inaugurée le premier janvier dernier dans la plus grande angoisse mais dont personne ne remet plus en cause l’existence cinq mois plus tard.«Il y avait une certaine résistance.Il y a eu un changement dans l’opinion.» Au cours d’une rencontre de presse, hier, M.Gilbert et son directeur des programmes, Martin Cloutier, ont confirmé que les grands succès du réseau étaient les bulletins de nouvelles et le bloc de soirée, avec Grands Reportages, Le Téléjournal première édition et l’émission qui suit, avec Simon Durivage ou Robert Guy Scully.Les émissions spéciales — il y en eut tout un lot, soit 210 déjà — sont aussi suivies.Et Oklahoma City?«Nous aurions dû être en direct.C’était vraiment une grosse histoire et nous devrons à l’avenir développer nos réflexes.On devient forgeron en forgeant», a finalement admis M.Gilbert, non sans réticence.On s’en souvient, le 19 avril dernier, RDI, avait présenté la nouvelle de la catastrophe aux bulletins de llh et llh30 mais n’avait pas cru bon d’interrompre L’Atlantique en direct.Elle ne s’était pas branchée sur Oklahoma City avant midi 20.Pour une chaîne continue, c’est un raté.M.Gilbert a ajouté que son personnel aurait par ailleurs accès à des sessions de formation.Il demande un peu de temps.Mais la direction de la chaîne peut légitimement revendiquer un certain succès.Après tout, contrairement à Newsworld qui a accumulé, dans les premiers mois, un nombre élevé de bavures.¦ RDI n’est pas parti tout croche».Le réseau est accessible à 5,8 millions de foyers câblés au pays, sur une possibilité de 7,5 millions, dont tout près de 1,7 million au Québec.Aujourd’hui, 98 % des foyers câblés du Québec reçoivent RDI.Le retard de certains câblodistributeurs à offrir RDI a tout de même entraîné des pertes de revenus de 1 million $, de sorte que le budget du réseau est de 25 millions $ plutôt que de 26.Il a fallu renoncer à enrichir les bureaux de Paris et Washington.L’auditoire est également plus qu’intéressant, puisque le réseau rejoint 2,2 millions de personnes différentes chaque semaine et 752 000 chaque jour de semaine, chiffre qui grimpe à 687 000 le samedi et 914 000 le dimanche.Sa part de marché est de 1,2 % (pourcentage des heures totales d’écoute d’une semaine).Les indices d’écoute des réseaux spécialisés sont calculés différemment de ceux des chaînes traditionnelles.On ne parle plus d’écoute au quart d’heure mais de portée ou du nombre de personnes ayant regardé une émission, même pendant une minute au moins.Tel est l’outil de mesure de la maison Nielsen, l’audi-mètre, responsable des indices des chaînes spécialisées.Ainsi, pendant les mois de janvier, février et mars, une moyenne de 104 000 personnes ont regardé Sans Détour et le RDI Scully du vendredi, moyenne que Scully fait grimper à 116 000 le dimanche.Le Téléjoumal de 21h a une portée de 117 000 la semaine, de 101 000 le sarnedi et de 158 000 le dimanche.A 20h, Les Grands Reportages ont une portée de 89 000 en semaine.L’émission, qui est animée par Francine Bastien et qui reprena les meilleurs dossiers des télés étrangères, sera à l’affiche sept jours sur sept l’an prochain.Chaque minute, 14 000 personnes écoutent RDI.La programmation de l’année qui vient sera essentiellement similaire à celle des cinq premiers mois.Des nouvelles et des émissions spéciales.Et beaucoup de couverture référendaire.La couverture des commissions régionales a d’ailleurs été bien appréciée, semble-t-il.Mais l’événement spécial qui a remporte la palme est le budget fédéral du 27 février dernier, avec une portée de 526 000.Cet été, le réseau allongera plusieurs de ses bulletins de nouvelles de deux minutes.Si l’expérience est concluante, elle deviendra la norme à l’automne.«Notre force, dit Martin Cloutier, c’est les bulletins de nouvelles».Chaque personne qui prendra des vacances cet été sera automatiquement remplacée et RDI a prévu 440 000 $ pour l’embauche de jeunes.Dix nouveaux visages se pointeront sous peu: Sylvie Ledoux, Philippe Belisle, André Lamarre, Sonia Duguay, Brigitte Bougie et André Bédard.Ce dernier remplacera Claude Beauchamp à Capital Action.«Il y a ici un enthousiasme, un es-prit.Tout le monde travaille très fort mais les gens ne sont pas désenchantés, au contraire», se réjouit le directeur de la chaîne.Et c’est peut-être bien là un des inestimables apports de RDI à la Société Radio-Canada, plutôt démoralisée ces temps-ci: un nouveau souffle dans la boîte et plein de monde de bonne humeur.E N ?B R E ?UN AUTRE PRIX POUR MICHEL TREMBLAY Michel Tremblay a reçu le grand prix 1995 des lectrices de Elle Québec pour son récit Un ange cornu avec des ailes de tôle.Le livre relate l’éveil du célèbre auteur québécois au monde de l’écriture.«C’est un livre qui parle aussi de la beauté des livres en tant qu’objets,» a ajouté Tremblay lors de la remise du prix.Les autres finalistes étaient Denise Bombardier pour Nos Homtnes, Marie Laberge pour Le Poids des ombres, Dany Laferrière pour Chronique de la dérive douce et Paul Ohl pour L’Enfant dragon.Trente-cinq lectrices de Elle composaient le jury.Elles ont lu et attribué une note à deux livres chaque mois, et ont exprimé les raisons de leur choix lors d’un débat télévisé diffusé à Radio-Québec le 11 juin dernier.ANTOINE ROBITAILLE Québec — Avec Richard Desjardins et son groupe Abbittibbi en ouverture et Paul Piché en clôture, la programmation du 28r festival international de Québec fait mentir son directeur général, Michel Létoumeau.En effet, ce dernier, hier, à Québec, lors du dévoilement du programme officiel insistait : «Nous avons changé», invoquant du même souffle l’injonction de Bob Dylan le monde et les temps changent.Or certaines choses ne méritent pas d’être changées! Une de celles-là : le fait d’avoir, au début (le 6 juillet) et a la lin (le 16), deux grands spec tacles de gros cannons québécois.Les organisateurs ont compris cela, malgré leur insistance à nous dire que «tout bouge».D’autres traditions se maintiendront lors de l’édition 1995 du Festival préféré des gens de Québec.Parmi celle-ci, il y a la nécessité — qui est devenue un besoin — de placer Québec l’homogène, «la pure laine», devant la diversité et devant l’étranger.Encore cette année, donc, une flop-pée d’artistes, venus de tous les coins de notre «petite planète» viendront chanter dans la capitale.Comme Papa Wemba, le zaïrois, père du rumba-rock qui sera de retour à Québec le 10 juillet.Comme Djur Djura, chanteuse (mais aussi cinéaste et écrivaine) Algérienne, qui risque de faire l’objet d’une autre tradition : chaque édition du Festival a son coup de cœur.Plusieurs pariaient volontier sur elle, hier.Le programme du festival rappelle d’ailleurs que «La beauté kabyle n’est pas faite pour être cachée».Mais l’étranger, c’est aussi l’Europe.De ce continent, on attend notamment le passage de du magicien des mots, le français Jacques Higelin.Mais c’est Daran et les chaises qui risque de faire rocker la langue française.D’Europe toujours, on accueillera notamment Isabelle Mayereau, Ricercar Consort, et John Mayall and the Bluesbrakers; de Grande-Bretagne, ces bluesmen sont des vrais habitués du Festival.Philippe Lafontaine, le «cœur de loup» belge, sera aussi de la partie, le 10 juillet.Le Festival est aussi fortement enraciné dans les Amériques.Des noms comme Juan Carlos Caceres, un Argentin, présenté comme un «peintre, mais surtout pianiste et tromboniste devenu chanteur à la voix suave et rocailleuse».On s’attend aussi à faire plusieurs découverte, lors de cette 281' édition.Ceux qui aiment le rock des groupes de Québec seront particulièrement sends avec Possession simple, du style rock-grunge-funk, mais aussi Les secrétaires volantes, d’appellation cabaret destroy (sic) «une synthèse moderne et sophistiquée du punk anglais des années 70 et de la chanson française des années 60».Et vive la macédoine musicale! Deux autres traditions Un peu en marge des grands événements du Festival, deux autres traditions importantes ont survécu.D’abord, celle de la musique classique.Au programme, on annonce au moins six concerts majeurs, dont ceux du trio Ar-thur-Grumiaux, de Belgique, de Mykola Suk, pianiste ukrainien et, enfin la prestation de «nos» Violons du Roy, sous la direction de Bernard Labadie, qui accueilleront comme solistes Lyne Fortin et Julie Triquet.En marge aussi, il y a le volet des arts de la rue.Enco- re cet été, durant toute la durée du festival, acrobates, musiciens et clowns reviendront dérider ou déranger le quotidien des habitants de la ville et des festivaliers.Ici aussi, les organisateurs ont misé sur l’étranger en invitant notamment le trio de mime Unisson, de Russie.Enfin, ce qui a réellement changé au Festival, c'est, comme partout, une sorti* de culture de l’austérité.Elle apparaft de façon plus ou moins discrète cette année, par exempte dans l’obligation de porter son macaron du festival (5 $) pour entrer sur les sites de ses trois points chauds — Parlement, Pigeonnier et Jardins de l’hôtel de ville.I .’achat du programme cependant, au coût de 2,50 $, fait partie des contributions dont les Québécois sont habitués.Malgré l’austérité ambiante et le poids des succès passés, le Festival d’été démontre donc, par sa programmation 95, que tradition n’est pas synonyme d’encroûtement.Malgré l’austérité ambiante et le poids des succès passés, le Festival d’été démontre que tradition n’est pas synonyme d’encroûtement MOIS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 ?10 11 12 ¦ : ¦¦¦¦ HORIZONTALEMENT 1- 2- 3- 4- 7- 8- 9- 10- 11- 12- Pouvoir d'un appareil administratif.Langue centraméri-caine.— Plante tropicale.Danse.— Raidit.Intervention chirurgicale.— Aluminium.Nickel.— Sept.— Parente.Remède magique contre la tristesse.Pouffé.— Pluie.Unité électrique.— Bande de terre.Visse.— Particule.Il sert à river.— Fait de faux plis.Bière.— Observation.— Erbium.Partie du sang.— Tissu végétal constituant le bois.4- 5- 6-7- 9- 10- 11- 12- trer.Ébloui.Alliage de cuivre.— Monument de la tribu.Mal d'oreille.Centimètre.— Malveillant.Machine-outil.— Dysprosium.Fruit.— Blocage.Soutien du navire en radoub.— Sa capitale est Colombus.Sel de l'acide iodique.— Système électronique de communication.Coquille.— Adore.Solution d’hier VERTICALEMENT 1- Femme uniquement soucieuse des soins du ménage.— Membre.2- Chimère.— Tissu léger.3- Figuration.— Démon- 1,‘f r,i, • 1.0 ' \.N H V ,, L i £ SOI* “ *4 H Q u PIMENT FORT Une émission qui marche très fort.Les invités de ce soir: Mario Jean, Christian Té-trault et Serge Chapleau.TVA, 18h30 I ’ F N F F P C'EST NOUS AUTRES Julie Snyder reçoit Réjean Tremblay, Joe Bocan chante et Jean-Michel Dufaux essaie de sauver Le Canadien.Radio-Canada, 19h CHAMPIONSHIP BALLROOM DANCING De Columbus, en Ohio, le championnat de danse de société avec des concurrents des États-Unis et du Canada, dont deux couples de Montréal.PBS-57, 21h Joe Bocan SANS DÉTOUR Simon Durivage reçoit Nathalie Petrowski, journaliste et auteur de Maman Last Call.RDI, 21h30 THE TONIGHT SHOW Il faut le faire.Céline Dion lance son album en français aux États-Unis.Elle chantera ce soir, pour Jay Leno et ses millions de téléspectateurs, Pour que tu m’aimes encore.NBC, minuit cinq «IfflîTîg jfcüWiïiH am skit W HEEHÏÏil 03)31 0030 ?DIDOS CO Mission Top Secret Madame est servie Watatatow Ce soir L'enfer c'est nous autres Cinéma/FRANTIC (4) avec Harrison Ford, Emmanuelle Seigner Le Téléjournal Le Point (22:25) Nouvelles du sport/ Météo (23:25) Cipéma / SERAPHIN (5) avec Hector Charland, Guy Provost O CS 3D Santa Barbara Mongrain Le TVA Piment fort/ Mario Jean, La Poule aux oeufs d'or Cinéma / STAR TREK II: LA COLERE DE KHAN (4) avec William Shatner, Leonard Nimoy Ad Lib/ Pauline Martin, François Huot, Rude Luck, Jacques Normand Le TVA & le TVA Sports / Loteries (23:56) oocs BOSBOS SB (16:00) Christian Tétreault QU QS dD (30) @6) Information internationale (16:00) Ordy Don Quichotte Passe- Partout Le Monde merveilleux de Disney National Geographic Route des vacances Cinéma/LE CORNIAUD (4) avec Bourvil, Louis de Funes Mers et merveilles (22:50) Route des vacances (23:45) GJGDQD 60(351(49) Misez juste (16:00) Le Grand Journal Détecteurs de mensonges/ Joe Bocan Téléséries / MacGyver Baseball / Expos - Braves Le Grand Journal Sports Plus Sports Plus Extra oo Family Matters The Simpsons Fresh Prince of Bel-Air Newswatch The Nanny I Touched by an Angel Philip Marlowe P.l.CBC Prime Time News News The Golden Girls CS Newsday El Inside Qc The Nanny I CSSS Oprah (16:00) Cheers Roseanne Newsline Wheel of.Jeopardy! All-American Ellen NBA Basketball / Magic - Rockets CTV News CO Roseanne Cheers Puise E.T.Roseanne Beverly Hills, 90210 3D Coach News ABC News Wheel of.Jeopardy! Why Is Batman Forever?Ellen Grace Under Fire Roseanne Primetime Live / Michael Jackson, News Nightline (23:35) es Family Matters News Hard Copy News E.T.Roseanne Lisa Marie Presley-Jackson, vidéo "Scream" (II) Transformers Roseanne The Simpsons |StarTrek: The Next Generation 3D Fresh Prince Coach M«A*S*H News CBS News E.T.Christy Under Suspicion The Late Show (23:35) m Real Stories News Coach News CBS News Wheel of.Jeopardy! 3D Aladdin Ricki Lake • NBC News Jeopardy! Wheel of.High Sierra Search & Rocrtio NBA Basketball / Magic - Rockets News (23:35) S® Oprah (16:00) Live at Five Inside Edition American Jrnl Extra | 1 IVUUUV 60 Ghostwriter C.Sandiego Bill Nye MacNeil / Lehrer Newshour Nightly Bus.Points North An American Experience Special Cinéma/TALI .IN THE.(5) Hz) C.Sandiego Bill Nye Ghostwriter ITN News Nightly Bus.MacNeil / Lehrer Newshour Your Backyard Garden.Championship Ballroom Dan cing 1995 Stage Center Yes, Prime Capital City CS The Young and the Restless Global News Current Affair E.T.Beverly Hills, 90210 Party of Five The Marshal Global News Sports m Sharon.Bookmice Polka Dot.Take Off Bill Nye Yellow Brick Car Care Studio 2 Demob / Dernière From the Heart Home Office Well-Being (TS® .Body.(16:00) WWF Action Zone Motoring '95 Sportsdesk Inside Sports | Baseball / Red Sox - Blue Jays Sportsdesk (BEU Baseball (14:00) Coupe Canada Sports.Plongée Qc Sports 30 Mag Série IndyCar / Détroit |Sports.| Sport Gillette Indy Lights Sports 30 Mag (m) Pyramide Journal suisse Studio Gabriel Les Z'amours Cuisine/Vis.Journal FR2 Envoyé spécial | Cinéma / SECRET DE FAMILLE (4) avec V.Genest (3/3) | Journal beige Visions.Contact (23:15) HD Livrofolie Schtroumpfs Télé-pirate Spirou Bibi / Anne : (SE Musique Vidéi 9 (16:00) Planète Rock Les Bombes 1x5 [Musique Vidéo Les Aventures du Grand Talbot | Musique Vidéo ,„ H (MM) RapCity I The Wedge I Power 30 Daily R.S.V.P.SuperHitVideo Fax Spotlight | The Partridge | DaMix VideoFlow Fax Spotlight JH HD Passion (14:45) Vïàl'cinéma La Maison aux esprits (18:45) Mme Doubtfire Grossière Indé icence (23:10) (ŸTV) S.Samurai Rugrats Batman Dave Osborne Flintstones.Beakman's Reboot NBA: Ins.Stuff Tarzan Swiss Family Neon Rider [Catwalk Dave Osborne (TvD Jeux safari Addition SVP Miroir, Miroir Le TVA Piment fort Watatatow Roulette VIP Black Jack 21 L'Ascenseur L'Enquête Psychotron AdLib Miroir, Miroir L'Indiscret ®L§ Stargate The Mask (17:30) (19:45) Angels in the Outfield (18:30 ) (20:45) Stargate (21:3 0) Terminal Veloi 1 city (R© Marchés (16:35) Aujourd'hui I Euronews |Au travail! Monde ce soir Capital actions A tout prix Le Téléjoumal Sans détour (s.r.) Le Canada aujourd'hui Capital actions 3D Le Saint (1680) Mission impossible Animalier: Okavango Kilomètre-heure Buster Keaton (3/3) Têtes d'affiches: S.McQueen | Le Saint |Cinéma/LES DEMOISELLES.| I 2 3 4 5 6 7 6 9 10 11 12 AU PETIT ECRAN *STAR TREK II: , LA COLÈRE DE KHAN (4) (Star Trek II: the Wrath qf Khan) É.-U.1982.Science-fier tion de N.Meyer avec William Shatner et Leonard Nimoy.• Le commandant d’un vaissedu spatial entre en lutte avec un ; vieil ennemi.TVA 19h30 -?t-T- FRANTIC i (4) É.-U.1987.Drame polie ier de R.Polanski avec Harrison Ford et Betty Buckley.En ) voyage à Paris pour un congrçs médical, un médecin recherche son épouse enlevée sans mobile apparent.e "* SRC 19h30 i LE CORNIAUD (4) Fr.1964.Comédie policière de G.Oury avec Bourvil et, Louis de Funès.Un naïf déjoue innocemment un plan de con-i trebande.* RQ 21h i -?-*- LES DEMOISELLES DE WILKO (2) Pol.1979.Drame psychologique de A.Wajda avec Daniel Olbrychski, Maja Komo-rowska et Christine Pascal.Un homme retrouve dans un vil-loge cinq sœurs qu’il a connues quinze ans auparavant.Canal D 23h (1) Chef-d’œuvre (2) Excellent (3) Très bon (4) Bon (5) Passable (6) Médiocre (7) Minable. B 8 I, E I) E V OIK, I.K M K It C H K D I I I .1 11 I N I !» » .r> -?le:______?- CULTURE CINÉMA Du rififi chez les petits festivals En ce beau mois de juin ensoleillé, le bureau de François Macerola, directeur de Téléfilm Canada, ploie littéralement sous les lettres d’appui au festival de cinéma international en Abitibi-Té-miscamingue.Outrées, indignées, consternées, incrédules, les missives émanent des députés de la région, du maire de Rouyn, des directeurs de cégeps, du président de la chambre de commerce, en bref de tous les notables de l’Abitibi-Témis-camingue, sans compter le désormais sénateur Jean-Louis Roux.Chacun de protester contre la décision de Téléfilm de cesser de subventionner à court terme un festival de cinéma dynamique qui fait la fierté de sa région.Le lobbying abitibien bouillonne.François Macerola se montre d’ailleurs impressionné par l’ampleur de la riposte, mais ne change pas sa décision pour autant.L’Abitibi-Témiscamingue n’est pas seule à bord de son navire en détresse.On se rappelle que le 16 mai dernier, le directeur de Téléfilm annonçait que son organisme cesserait d’ici trois ans de subventionner les petits festivals et que les uniques rescapés de ce régime sec seraient le FFM à Montréal, Le festival de Toronto et celui de Vancouver.Au Québec, cette politique vient sabrer entre autre dans les fonds accordés au Nouveau Festival qui bat son plein cette semaine sur le boulevard Saint-Laurent.Six festivals seront ici victimes de la guillotine: outre l’événement Chamberlan, on retrouve sur la liste rouge les Rendez-vous du cinéma québécois, le festival de Rouyn, le Festival international des films sur l’art, le Carrousel de Rimouski, le festival de Québec, le festival de cinéma de femmes, et dans une moindre mesure le festival du court métrage.Les compressions s’échelonnent sur trois ans: 20 % de moins cette année, 30 % de retranché en 1996, 50 % en 1997, ensuite fin des haricots fédéraux! Trouvez du fric ailleurs, ou disparaissez.En général, Téléfilm subventionnait entre 15 et 20 % de ces budgets.Mais voilà que le premier moment de consternation passé, les sacrifiés s’organisent.Des rumeurs de front commun circulent entre les branches.Chamberlan n’est pas homme à laisser l’outrage impuni, et à la fin de son festival, il pourrait montrer ses crocs de loup.Jacques Matte qui dirige le festival de Rouyn-Noranda proteste déjà contre l’inacceptable: «C’est une question d’équité, clame-t-il.Pourquoi devrait-on laisser notre place aux autres quand le festival parvient déjà à s’autofinancer à 58 %, quand tous les commanditaires privés de la région sont mis à contribution, quand nous constituons une réussite hors des grands centres chantée partout?» Téléfilm défrayait 55 000 $ sur les 450 000$ du budget abitibien.Jacques Matte ne sait pas où trouver le manque à gagner.C’est pourquoi Rouyn-Noranda dans un bel élan de solidarité a entrepris de réagir.D’où cette volée de lettres parachutées sur Téléfilm.Les Communes s’empareront sans doute de l’affaire.A Rouyn, le rendez-vous cinéphilique annuel constitue un apport culturel sans prix pour la région.Aucun centre éloigné ne possède un aussi haut taux de cinéphiles en son sein.Ailleurs, comme au Carrousel de Rimouski spécialisé dans le film jeune public, on en est encore à l’étape déprime.De quoi sera fait l’avenir?La directrice générale Sylvie Blanchette déclare l’ignorer, pour l’heure.Ce petit festival a l’habitude de mitonner des miracles avec des Viens (un budget de 350 000 $).Mais à ce point! La disparition de ce rendez-vous serait lourde d’incidence culturelle.«On forme la relève cinéphile dans nos régions, explique-t-elle, en présentant aux jeunes des films qui constituent une alternative aux produits américains.» ODILE TREMBLAY ?François Macerola affirme que ces coupures aux petits festivals, de même que la fermeture des succursales de Londres et de Los Angeles lui permettront de récupérer environ 2,4 millions $; ce qui signifie quatre films de plus à financer.«Lesquels films ne seront jamais projetés en région», rétorque, amer, Jacques Matte.Et l’aspect culturel là-dedans?Ces petits festivals venus remplacer les ciné-clubs jouent un rôle éducatif, apportent un peu de culture cinéphilique dans un monde avalé par Hollywood.«Téléfilm a toujours été à cheval entre deux mandats, précise Macerola: le culturel et le commercial.Mais notre vocation première est industrielle.» Cap donc sur la rentabilité.Ces festivals ne drainent ni marchés, ni accords de coproduction.François Macerola admet que les gros mangent les petits, «mais que voulez-vous?Il faut bien couper quelque part.» Cela dit, le directeur de Téléfilm entend quand même rencontrer Pierre Lampron, le président de la SODEC afin d’explorer des avenues nouvelles pour les petits festivals.Mais l'avenir paraît bien noir pour eux.A moins qu’un front commup bétonné ne reverse la vapeur.A suivre.Saint-Jean et cinéma rock Mariez les cent ans du cinéma avec la fête de la Saint-Jean.Brassez le tout, et vous aurez le spectacle cinéma-rock unissant, sous le nom de Corbach, les musiciens de Corbeau et d’Offenbach dans un grand délire d’accords et d’images.Du 24 au 26 juin, de 20h30 à 23 heures, à l’ONF, le groupe interprétera «live» la trame musicale de l’inoubliable opéra-rock sur pellicule, Bulldozer de Pierre Hard.En parallèle, une rétrospective des films de ce poète rocker: Bulldozer, Vie d’ange, Grelots rouges et sanglots bleus prendront l’affiche de l’ONF du 20 au 29 juin.PHOTO ARCHIVES Le groupe Corbach.Retrouver Pasolini Certains de ses films ont marqué à jamais l’imaginaire collectif: cet ange bizarre de Teorema, ces joyeuses libations du Décameron, ces scènes insoutenables de cruauté de Salo ou les cent vingt jours de So-dome.Pier Paolo Pasolini fut celui par qui le scandale, mais aussi les grands films arrivent.Le cinéaste italien était sordidement assassiné il y a 20 ans.Voici que le FFM présente une rétrospective complète de ses œuvres du 24 août au 4 septembre prochain.On y sera.ÉDITION m ™ > PHOTO JACQUES NADEAU La programmation extérieure du L'estival: au total, plus de 130 heures de spectacles gratuits pour près de 300 prestations d’artistes venus de 18 pays et répartis au sein de 25 séries.Pleins feux sur le Cirque du Soleil Le Festival présente plus de 300 spectacles extérieurs gratuits PASCALE PONTOREAU ciens et interprétées par des chanteuses (dont Francesca Gagnon) et autres artistes invités.Autre moment fort de la programmation extérieure: le prix de jazz Du Maurier.Janis Steprans Quartet, Sylvain Gagnon Quartet, Yves Léveillé Quintet, Richard Beaudet Sextet, Jean-François Groulx Trio, Mike Allen Group et Geoff Lapp Quartet, Ca-dabra de Québec, Mike Murley de Toronto et The Chris Tarry Group de Vancouver y défendront les couleurs canadiennes sur les scènes extérieures.Créé par les organisateurs afin de mettre de l’avant les nouveaux créateurs de la relève jazzie, le prix de jazz Du Maurier permet à l’une des dix formations choisies d’après la qualité de leurs compositions et leur potentiel d’improvisation et d’interprétation, de repartir dotée de bourses, d’invitations et d’un contrat d’enregistrement.Enfin, trois attractions spéciales: le concert d’ouverture qui réunira deux piliers de la scène jazz montréalaise, le guitariste Nelson Sy-monds et le saxophoniste Leroy Mason.Côté blues, Stephen Barry fêtera en beauté et en public ses vingt ans d’activité, entouré des pianistes du «Piano Man» Van Walls, de la légende Pinetop Perkins et de ses acolytes habituels.Enfin, un concert pour l’Année internationale de la tolérance accueillera les ténors de la sono mondiale montréalaise : Harold Faustin, Emeline Mi- chel, Papo Ross, Raffy Niziblian et Hart Rouge.Outre les soirées qui flatteront l’ouïe et la vue et les animations ragtime — avec Paul Asaro, Don French et Bob Milne, le spécialiste du boogie-woogie — le public appréciera le rendez-vous offert aux musiciens de jazz de la Communauté française de Belgique, le guitariste Frankie Rose en tête.Autre rendez-vous, cette fois traditionnel, avec le blues et ses héros, l’organiste prodige Lucky Peterson, l’octogénaire Robert Jr.Lockwood, le rarissime Australien Dave Hole et l’inénarable Jim Zelier.Même saveur rythmique avec la chanteuse de gospel Fontella Bass et le groupe vocal The Blind Boys of Alabama ainsi qu’avec les accords, pourtant laïcs de Luther Allison.La populaire série Tropiques accueillera cette année le chanteur malien Kass Mady et la bassiste brésilienne Jania Carvalho en plus des formations montréalaises férues dans ce registre.A noter aussi, le retour de la série vocale forte de son succès de l’an passé qui réunira Jean Labelle, Marie Vallée, Chantal Thi-beault et le Trio Lhasa de Sela entre autres.Enfin, si par un quelconque hasard vous ne pouviez participer à cette seizième édition du Festival international de jazz de Montréal, sachez que six spectacles en salle seront captés pour les chaînes Bravo et Canal D, tandis que le concert du 5 juillet de Dee Dee Bridgewater sera retransmis aux Beaux-Dimanches sur Radio-Canada, quatre jours plus tard.Portrait de groupe avec téléviseurs Le ministère de la Culture publie une étude sur Les pratiques culturelles en région STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Le Québécois moyen, cette chimère engendrée par les statistiques, est rivé trois heures par jour au petit écran et s’intéresse d’abord et avant tout aux émissions d’information et d’affaires publiques.Et si les Québécois regardent moins les téléromans à Montréal, à Laval et dans les Lau-rentides que dans le reste du Québec, les jeux télévisés et les quiz sont plus populaires dans les régions éloignées.C’est à Québec et dans l’Ou-taouais, à proximité des sièges des gouvernements, que les quotidiens sont le plus lus.Mais, assez étrangement, les Montréalais jugent qu’ils ont difficilement accès aux arénas, aux salles de spectacles ainsi qu’aux musées et aux centres d’exposition.Voilà le genre de données qu’on peut glaner en consultant Les pratiques culturelles en région, une étude rendue publique hier, à Québec, par le ministère de la Culture et des Communications.L’enquête est divisée en onze sections thématiques: l’écoute de la télévision, la fréquentation des établissements culturels, la lecture, l’écoute de la musique, l’achat d’œuvres d’art, les sorties, l’accès aux différents types d’équipements, les pratiques en amateur, l’éducation artistique et les équipements audiovisuels.On y découvre notamment que c’est dans la région de Montréal qu’on compte le moins d’abonnement au câble, de jeux vidéos et de magnétoscopes per capita, mais le plus de lecteurs de disques compacts et de micro-ordinateurs.Ou encore que les salles de danse, les concerts de chansonniers et de musique western sont plus courus dans les régions éloignées des grands centres.Les pratiques culturelles en région est la plus récente d’une série de grandes enquêtes statistiques réalisées par le ministère.Une première a été publiée en 1979, deux autres ont suivi en 1983 et 1989.La présente enquête se distingue toutefois des précédentes par sa taille et ses objectifs: près de 5000 personnes ont été interrogées en 1994 par les ingénieurs culturels (par rapport à 3000 pour les autres enquêtes) et les données qu’ils ont recueillies documentent de façon beaucoup plus fiable la situation dans chacune des grandes régions du Québec.La marge d’erreur des statistiques oscille entre 2 et 6 % environ.Il est cependant trop tôt pour tirer des conclusions de cet amas de chiffres qui s’étalent sur plus de 240 pages.«On est à l’étape de l’analyse des données et surtout des variations dans le temps», explique Rosaire Gagnon, qui coordonne les grandes études du ministère depuis la toute première, en 1979.M.Gagnon ne souligne que quelques pistes comparatives qu’il a à peine eu le temps d’explorer.Par exemple la baisse de fréquentation du «théâtre en saison», 28 % des gens ayant assisté à au moins un spectacle en 1989, par rapport à 24 % l’année dernière.Ou la hausse de fréquentation des salles de cinéma, qui serait passée de 51 % à 59 % pendant la même période.«C’est à chacun de faire les interprétations voulues avec cet outil destiné aussi bien aux fonctionnaires qu’à tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à la gestion et à la planification culturelle», conclut Rosaire Gagnon.Quel est le tempo déchiré et syncopé qui a fait vibrer des générations de musiciens de la Nouvelle-Orléans?Le ragtime.Pour souligner l’influence que ce rythme a eu sur l’histoire de la musique, le Festival international de jazz de Montréal lui consacre, du 29 juin au 9 juillet prochain, une série complète.Voici l’un des nombreux éléments de la programmation extérieure de cette 16e édition dévoilée, hier, dans le cadre reconstitué des sites de rues du FIJM.Au total, plus de 130 heures de spectacles gratuits — chaque jour de midi à minuit — pour près de 300 prestations d’artistes venus de 18 pays et répartis au sein de 25 séries.L’événement majeur demeure — comme l’a été la Nuit des gitans de la précédente édition — la soirée du 4 juillet qui rendra hommage au compositeur attitré du Cirque du Soleil: René Dupéré.Avec Mystère, Saltimbanco, Nouvelle Expérience et Alegria — n°l pendant plusieurs semaines au Billboard américain dans la catégorie musique du monde — Dupéré a créé, au fil des enregistrements, un univers bien spécifique à l’image des chorégraphies et acrobaties du cirque montréalais, précisant ainsi son succès international.En lui donnant la vedette, les organisateurs du FIJM soulignent l’originalité d’un compositeur dont les œuvres seront, pour l’occasion, traduites par des musi- FESTF/ÂL nê INTERNATIONAL dm DE MONTREAL HUilMMillliüJ Le Plateau en long et en large Un circuit pédestre pour redécouvrir le plateau Mont-Royal boutiques le long des rues Mont-Royal, Saint-Denis et Rachel.Mais l’intérêt touristique d’un lieu, lorsqu’il est pris en main, a un deuxième effet, porteur d’un autre type de richesse: on s’occupe mieux de ce lieu, on se documente de plus en plus sur son passé et on veille à son avenir.Le parcours, d’une durée de deux heures, mène le visiteur depuis l’Auberge de La Fontaine, située sur la rue Rachel, jusqu’au métro Mont-Royal, ,en passant entre autres par le parc Lafontaine, les nies Marie-Anne, Saint-Denis et Gilford.Seize arrêts sont prévus.Un dépliant a été imprimé et est disponible à l’Auberge, pour ceux qui préfèrent se promener sans accompagnateur.Mais ceux qui veulent apprendre directement de la bouche d’un guide devront prendre rendez-vous, en semaine, ou attendre le dimanche, jour où un départ est prévu à lOh.Sept guides sont responsables de la visite du circuit.L’un d’eux, Lise Lepage, déclare faire partie de la «fibre même de Montréal,» sa ville chérie.«Je suis Montréalaise depuis cinq générations,» dit-elle en se présentant à son groupe.Elle et ses collègues entament l’été d’un pas joyeux : ils ont pour objectif de vous faire jeter un regard neuf sur les lucarnes et les corniches des mignonnes ruelles du plateau.Le tour guidé coûte 11,50 $ aux adultes, 8,50 $ aux aînés et aux étudiants, 4 $ aux enfants de 6 à 12 ans.On peut s’informer et réserver au 1-800-597-0597.ANDRÉE BOISSELLE Des Montréalais viennent de créer un circuit pédestre sillonnant le plateau Mont-Royal.On pourra le parcourir tous les dimanches de l’été en compagnie d’un guide professionnel qui renseignera les visiteurs d’ici et d’ailleurs sur l’histoire, l’architecture et la vie culturelle du quartier.L’endroit le plus vert, le plus calme de Montréal était, il n’y a pas si longtemps, un champ de manœuvre militaire.Voilà un exemple de ce qui vous sera dévoilé à propos du parc Lafontaine lorsque vous parcourrez le circuit.Son choix et sa conduite en ont été confiés à l’agence Guidatour, qui s’occupe déjà de faire visiter le Vieux-Montréal et le Port aux touristes de tout poil.C’est justement pour diversifier les visites habituellement prisées par ceux-ci et pour attirer tant les étrangers que les Montréalais dans le joli quartier du cœur de la métropole que l’Auberge de la Fontaine a pris l’initiative d’un tel tour.«L’Auberge existe depuis six ans et on a toujours eu la volonté de l’intégrer le mieux possible au Plateau,» de dire Jean Lamothe, son propriétaire.Grâce au nouvel attrait touristique que constitue le circuit pédestre, la beauté du quartier va certes contribuer à l’affluence de la clientèle à l’Auberge et dans les nombreux autres petits commerces du coin.Ils sont d’ailleurs foule, les enthousiastes du projet, à tenir des Les Montréalais jugent qu’ils ont difficilement accès aux arénas, aux salles de spectacles ainsi qu’aux musées cahier spécial du Qmnaisse/-\ous un organisme bi-gouvernemenlal qui
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.