Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Page(s) complémentaire(s)
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

Le devoir, 1995-06-17, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
19 10 FONDE Vol.I.X X X V I - N O I I I ?LES ARTS L 'impressionn isme canadien au Musée de Québec PAGE C 1 B* ¦ M O X T l< K A I.I.K S S A M K I) I CAHIER SPÉCIAL Le grand rendez-vous de VOFQJ PAGE E 1 I 7 K T l> I M A N (’ Il K IS .1 lr I X ÉCONOMIE Berlin s'emballe PAGE B 1 i !i m i \ if i e n s i.; r» s , i p s .T v g ?XI LIVRES Pourquoi lire idiot quand on peut bronzer savamment?PAGE I) 1 PERSPECTIVES Le pire scénario Budapest — Pour le projet olympique québécois, c’est le pire scénario possible qui s’est réalisé, hier, avec la victoire écrasante de Salt Lake City, du jamais vu dans l’histoire des Jeux d’hiver.Simple question de géographie, même pas des appuis et sympathies suscités par Québec 2002: l’Amérique a eu son tour, elle ne l’aura plus, pour les Jeux d’hiver, avant 2010 et même, plus Vraisemblablement, avant 2014.’"S” a même logique qui dictait une victoire américaine cette année interdit le retour de Québec dans la lutte pour 2006.C’est probablement la ¦ j constatation la plus dure pour l’imposante ^ équipe qui travaillait depuis quelques années à faire de Québec une ville olympique, fl y a pire qu’une victoire sans lendemain.11 y a des défaites sans lendemain ou, tout au moins, sans lendemain immédiat Le Dr Jean Grenier, bâtisseur de longue date dans le domaine des sports internationaux, gardait hier, malgré ce coup dur, pleine confiance que «Québec aura les Jeux, un jour».Pour que cela puisse se réaliser, il faudra toutefois s’assurer que l’expertise accumulée ne soit pas dispersée, que les ouvertures qu’elle pourrait avoir créées dans le monde des sports d’élite, dans l’organisation d’événements de haut calibre ne soient pas bêtement mises de côté.Les étranges jeux de balancier qui président à l’attribution des événements pourraient peut-être valoir des prix de consolation aux Québécois déçus.Autant d’occasions d’améliorer un dossier de bon calibre en cherchant encore, particulièrement, la mystérieuse montagne qui pourrait offrir une pente sérieuse pour la Rémy Char est ?descente masculine.Pour le moment, il faudra laisser la poussière retomber, faire des bilans exhaustifs dans les mois qui suivent Et se consoler à l’idée que les villes qui se portent candidates une première fois ne gagnent à toutes fins utiles jamais la grande loterie olympique.Même Salt Lake City, en 1991, avait passé à deux doigts de l’élimination au premier tour: à égalité avec Aoste en queue de liste, la capitale de l’Utah avait survécu par bris d’égalité, avant de recevoir 42 votes en finale, un score impressionnant.Pour devenir la «Juggernaut Bid», la candidature que rien ni personne ne pouvait arrêter aujourd’hui, elle a dû mettre quatre ans d’efforts et, surtout, des dizaines de millions de dollars en installations pour dire ce qu’ils n’ont pas cessé de dire au cours des dernières semaines: que le CIO n’avait tout simplement pas le choix de lui donner les Jeux.Voilà le point le plus dangereux de la victoire américaine: l’investissement massif que semble nécessiter l’obtention des Jeux avant même que la décision ne soit rendue.Depuis qu’Atlanta a fait sauter la banque des Jeux d’été en dépassant apparemment les 100 millions $ US (.?) pour la simple candidature, les enchères montent constamment.Nagano avait sorti tous les yens qu’il fallait, Sydney et Pékin se sont relancées à coup de dizaines de millions et Salt Lake City n’a pas fait exception à la règle.On se targuait, en Utah, de ne dépenser que 6 millions $ US pour la candidature, moins que le montant investi par Québec: la comparaison change si on inclut au total les 59 millions $ investis par l’Etat pour construire d’avance les installations alpines de Park City.Et on ne compte pas là-dedans les autres rondes d’investissement précédents, au fil des trois premières candidatures.C’est à se demander si une ville peut même espérer gagner les Jeux sans montrer toute sa richesse aux pontes olympiques.Après la grève de baseball et celle du hockey, les sports d’élite gardaient encore une certaine aura d’amateurisme, dans le sens volontaire du mot Si c’est encore vrai pour les athlètes, on n’y pensera plus pour les détenteurs du pouvoir de l’Ôlympe moderne.Voir 54 des 92 votes exprimés aller immédiatement à Salt Lake City, c’est se rendre compte que tous les espoirs suscités par les derniers jours étaient en fait totalement vains.Pis encore, que ces efforts étaient vains, devant une partie jouée d’avance, bien avant l’heure du vote.On le retient, le prince Albert de Monaco, qui nous disait hier que la moitié des membres ne savaient pas où ge porterait leur vote.A Birmingham, en 1991, Salt Lake avait suscité beaucoup de sympathies, qui se sont maintenues et même accrues, malgré les gros sabots des cow-boys du grand désert salé, ou peut-être à cause de ce gros spectacle à l’américaine.Devant une telle vente aux enchères, résolue d’avance, on peut aussi avoir l’impression que les membres du CIO se sont quelque peu payé notre tête, en venant loger chez nous, à 20 000 dollars la tête, en nous disant qu’ils nous aimaient bien, au fond.Pensons-y bien comme il faut avant de donner un lendemain à la défaite.Québec a-t-elle subi à Budapest une défaite sans lendemain?INDEX Agenda.C7 Avis publics .B10 Classées.Bll Culture.CI Économie.B3 Éditorial.A 10 Le monde.A8 Mots croisés.Bll les sports.B12 T E 0 Montréal Ciel variable.Max: 26 Dimanche: ciel variable.Max: 28 Québec Nuageux avec éclaircies.Max: 24 Dimanchè: ciel _ variable.Max: 27 Détails en B 10 PHOTO JACQUES NADEAU Le rêve de Québec 2002 est tombé à l’eau, hier, pour Chantal Rhéaume et des milliers d’autres Québécois.Les premiers Jeux olympiques d’hiver du deuxième millénaire ont été accordés à Salt Lake City.Chantal et une foule de supporters réunis à la Place d’Youville, à Québec, ont appris la triste nouvelle vers 13h20.Au terme de la cérémonie officielle, au Centre des congrès de Budapest, la délégation canadienne affichait un air de désolation.«Ils voulaient avoir des jeux plates, ils vont les avoir», lançait avec amertume la double médaillée d’or Myriam Bédard.Sept petits votes! Dur coup pour Québec: Salt Lake City obtient les Jeux La ville de Québec n’a récolté que 7 des 89 votes du Comité olympique international pour le choix de la ville hôtesse des jeux d’hiver de 2002.Avec 54 votes, la capitale de l’Utah, Salt Lake City, l’a emporté haut la main et dès le premier tour de scrutin, sur ses deux autres rivales, Ostersund et Sion.MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC La décision du CIO d’organiser à Salt Lake City les Jeux olympiques d’hiver en 2002, fut reçue à Québec comme un dur coup au moral; encore une mauvaise nouvelle, quoi, après le départ du club de hockey Les Nordiques, la crainte de voir des hôpitaux fermés, et la déprime permanente de la fonction publique dont les effectifs diminuent Il y avait dans Québec 2002 un espoir, le modèle d’un projet collectif, qui aurait pu racheter le reste, fournir VOIR PAGE A 12: VOTES "t~ ¦ Voir autres textes en page A 5 Enfin les vacances Le Québec s’apprête à connaître un été formidable au plan touristique PAUL CAUCHON LE DEVOIR Les affaires Romanelli et Suazo Québec lance une enquête publique clare Claude Richard, directeur général de l’ATR des îles.Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, il semble déjà difficile de trouver des chambres d’hôtel pour certaines fins de semaine d’été de Chicoutimi à Alma, particulièrement à cause des réservations liées au spectacle La fabuleuse histoire d’un royaume.«Les Québécois ont tendance à réserver plus tôt que par le passé, explique Sylvie Simard, de l’ATR du Saguenay-Lac-Saint-Jean.On a également tendance à demeurer plus longtemps dans la région, en surveillant son budget.Il faut voir, par exemple, la prolifération des gîtes touristiques à prix abordable, dans toutes les régions du Québec.» VOIR PAGE A 12: VACANCES Tout est en place pour que le Québec connaisse un été touristique formidable: les demandes d’information sont en hausse dans les bureaux touristiques, les campagnes de publicité semblent porter fruits, le taux de change est avantageux pour les étrangers.et il décourage les Québécois de se rendre ailleurs.Il ne reste qu’à souhaiter une température idéale.Au ministère, la saison touristique commence en avril et, pour les deux premiers mois de l’année, les demandes d’information auprès du réseau d’accueil du ministère québécois du Tourisme sont en hausse de 12,7 % par rapport à l’année dernière.La Maison du tourisme de Québec, par exemple, a reçu 6,4 % de plus de demandes d’information.Les bureaux touristiques aux postes frontaliers ont connu une hausse de 10,9 %.Le central téléphonique du ministère a connu une hausse de demandes de 12,1 %.Et à la Maison du tourisme de Montréal, la hausse atteint 26,3 % par rapport à 1994.Évidemment, ces demandes doivent se transformer en réservations concrètes et en séjours bien réels, et à ce moment-ci de l’année, personne ne veut pavoiser.Mais différents observateurs du monde touristique québécois voient quand même venir l’été 1995 avec espoir.«Chez nous, bon nombre d’établissements hôteliers connaissent des hausses importantes, alors que de trois à quatre fois plus de groupes que l’année dernière avaient déjà réservé leur séjour», affirme Jocelyne Michaud, directrice géné raie de l’Association touristique régionale (ATR) de la Gaspésie.«Nos bureaux régionaux reçoivent beaucoup plus de demandes d'information cette année, ajoute-t-elle.Nous prévoyons une excellente saison, mais il faut qu’il fasse beau et chaud.Pour nous, ce serait la poursuite d’un mouvement amorcé l’année dernière en faveur des vacances chez soi pour les Québécois.» Son de cloche similaire aux îles de la Madeleine, où 80 % des visiteurs sont Québécois.«Nous avons reçu 28 000 visiteurs l’été dernier, nous croyons pouvoir atteindre 30 000 cette année» PHOTO JACQUES GRENIER SYLVAIN BLANCHARD LE DEVOIR Il y aura enquête publique pour étudier les circonstances entourant la mort de Paolo Romanelli et de Mai-fin Suazo, les deux jeunes de 23 ans abattus par balles par des policiers de la CUM, en mars et mai derniers.L’annonce a été faite hier par le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, qui précisera dans les prochains jours «la nature exacte» de cette enquête.«S’agira-t-il d’une enquête publique du coroner?D’une enquête publique présidée par un juge?Par des membres du comité de déontologie policière?Tout cela est à l’étude en ce moment», précise son attaché de presse, Simon Lacroix.Le ministre Ménard a refusé toute entrevue hier, mais selon M.Lacroix, ses adjoints sont présentement à le conseiller pour trouver «une formule qui permettra non VOIR PAGE A 12: ENQUÊTE Serge Ménard Blackburn procède La réforme de Laide sociale est dévoilée lundi: refonte des programmes d'employabilité KONRAD YAKABUSKI LE DEVOIR La ministre de la Sécurité du revenu, Jeanne Blackburn, dévoilera lundi une vaste réforme de l’aide sociale qui passera par une plus grande régionalisation des budgets et une refonte importante des programmes d’employabilité.Cette initiative, qui arrive à point compte tenu du nombre record de plus de 800 000 assistés sociaux au Québec, visera une meilleure «intégration sociale» de ceux qui ne peuvent pas travailler et une meilleure «intégration économique» de ceux qui en sont capables, de dire la ministre.«On s’en va vers une réforme en profondeur de la sé-VOIR PAGE A 12: BLACKBURN I.E I) K V « I K .I.E S S A M EDI 17 E T l> I M A S C HE I K .1 I' I N I » I» fl A (i - LE DEVOIR ?POLITIQUE Réforme du FMI Le G7 veut mettre sur pied un fonds d'urgence JEAN DION LE DEVOIR Halifax — Afin d’éviter la répétition de crises financières soudaines analogues à celle qui a récemment secoué le peso mexicain, les sept pays les plus industrialisés ont convenu de mettre sur pied un fonds d’urgence destiné à venir en aide aux économies nationales menacées de faillite.«Nous demandons que le G10 — les banques centrales du G7, plus celles de la Suisse, de la Suède et des Pays-Bas — et d’autres pays élaborent des arrangements de financement qui permettent de doubler le plus rapidement possible les sommes actuellement consenties afin de répondre aux urgences financières», a déclaré hier le premier ministre Jean Chrétien au nom de ses six homologues réunis à Halifax.La création du fonds, qui mettrait à la disposition du Fonds monétaire international plus de 58 milliards $, fait partie d’un train de mesures présageant une réforme du FMI qui permettra, à terme, aux Etats d’etre moins vulnérables aux activités spéculatives des marchés financiers.«Nous voulons que le FMI puisse agir avant le fait (.) et réagir plus rapidement lorsqu’une crise survient», a dit M.Chrétien.Chère au Canada, l’idée d’une refonte des institutions financières internationales s’est ainsi retrouvée au cœur du communiqué final qu’ont émis les Sept avant d’aborder, en compagnie du président Boris Eltsine arrivé hier après-midi, la tranche proprement politique de leurs discussions.«Je pense que nous avons fait des progrès considérables et le communiqué que nous avons aujourd’hui va beaucoup plus loin que je ne l’aurais cru possible l’automne dernier», a ajouté le premier ministre en conférence de presse, notant que le principe d’une plus grande transparence des Etats dans la divulgation au FMI de leur situation financière avait également été adopté.Les Etats-Unis faisaient aussi pression en faveur de la mise sur pied d’un fonds d’urgence aux ressources importantes, eux qui avaient dû assumer plus de la moitié de la facture de 38 milliards $ du sauvetage du Mexique, en février dernier.Aucune précision n’a été fournie quant à la quote-part qu’aurait à fournir chacun des pays contribuant au fonds.Mais du côté américain on donnait à entendre qu’un effort serait attendu de la part des économies asiatiques et possiblement des pays producteurs de pétrole.Pour le reste, le communiqué du Sommet reprend la traditionnelle liste d’intentions, plus ou moins vagues, qui caractérise les rencontres du G7.Les Sept se sont ainsi entendus pour demander une réorganisation des activités des agences des Nations unies œuvrant dans les secteurs environnemental et économique.Parallèlement, ils ont convenu de mettre davantage l’accent, à travers le FMI, sur l’aide aux pays les plus pauvres — dont l’Afrique subsaharienne — en augmentant les fonds mis à leur disposition et en rendant plus flexible la gestion de leur dette multilatérale.Ces fonds, note le communiqué, devront servir aux pays «qui ont démontré leur capacité et leur volonté de les utiliser efficacement» en décourageant les autres qui ont tendance à les affecter à «des dépenses improductives, militaires et autres».Et ce n’est pas là de la charité, a souligné M.Chrétien.«Nous bénéficions tous de la croissance des pays pauvres.Quelquefois, les gens n’y voient que de la générosité.Mais quand vous leur venez en aide, vous en faites éventuellement des clients.» Contrairement à ce que disait souhaiter le Canada, aucune mention n’est par ailleurs faite dans le communiqué du contentieux qui sévit entre les Etats-Unis et le Japon dans le secteur de l’automobile.Des sanctions ou un règlement bilatéral pourraient compromettre l’avenir de la nouvelle Organisation mondiale du commerce (OMC), née dans la foujée du dernier accord du GATT.A cet égard, on se contente de «réaffirmer notre volonté de résister au protectionnisme sous toutes ses formes» et de «collaborer à consolider l’OMC et en faire une institution efficace», mais sans plus.Mais au delà de l’économie se profilait toujours hier soir sur ce G7, qui prend fin aujourd’hui, le conflit en Bosnie.Avec l’arrivée de M.Eltsine, le dossier devait revenir au centre des discussions, de même que la résurgence récente de la crise tchétchène.PHOTO PC Boris Eltsine, accueilli par Jean Chrétien à son arrivée à Halifax, hier.‘t i \ca.y V&t&Mhr-St&i *0u climatiseur gratuit sur la Camry DX - PAS DE JEUX DE MOTS JUSTE LE BON TAUX.* Offre de financement de 5,5 % de Toyota Crédit Conado inc., sur approbation de crédit, valable uniquement pour les modèles Camry et Corolla neufs vendus ou détail et livrés oux clients admissibles avant le 30 juin 1995.Pour tous les détails, voyez votre concessionnaire Toyota participant.Votre concessionnaire &) TOYOTA TU M ’ E PA T ERAS T O U J O U R S ! On aurait pu faire comme les autres et vous faire de beaux jeux de mots mais ce qui vous intéresse c'est de savoir que notre taux de 5,5% s'applique sur des termes de 24,36 ou 48 mois! Financement illimité! Pas de cachette! Sur tous les modèles Camry et Corolla en stock chez votre concessionnaire Toyota.VOTRE CONCESSIONNAIRE BOUCHERVILLE Toyota Duv* 655-2350 BROSSARO Brassard Toyota «5-0517 CARDIAC Carxwc Toyota 6596511 CHAMBLT CnamWy Toyota 658-4334 CHÂTEAU GUAY CMieauguay Toyota 692-1200 cowahsvilie Cowansvie Toyota 263 6366 DRUMMONO VILLE Toyota 477-1777 orAuer Esme Toyota 373-8404 JOUETTE Jokwe Toyota 759-3449 LAC HIRE Spœ* Lots Toyota 634-7171 LAC MUTE UOHtt Toyota 562-6662 LAVAI CHomedey Toyota 687-2634 UVAL VrontLotusToyota 668-2710 LONCUIUK.Longue* Toyota 674-7474 MAGOG Toyota Magog 843-9883 MORT LAURIER Claude Auto 623-3511 MONTRÉAL Ata Toyota 376-9191 MONTREAL Cnass4 Toyota 527-3411 MONTREAL HotAe Toyota 351-5010 mortrEal Lem Toyota Gatmei 748-7777 mortrEal Toyota Centre-Ville 935-6354 mortrEal Toyota prix 3290909 PÛIHTE-CLAIRE Faryiew Toyota 694-1510 REPERnGRV Repentigny Toyota 581-3540 RICHM0R0 Toyota Ricnrnont) 826-5923 ST-EUSTACHE ToytAaSt-EuStacHe 473-1872 STHTACIRTHE Angeu Toyota 774-9191 ST-JEAR 0*7 Toyota 3599000 ST-jErOme Toyota St- JérOme 438-1255 ST-lEORABO SHAonard Toyota 252-1373 STE-AGATHE Toyota A Ste- Agaffie 326-1044 ste-thErEse Biairmlle Toyota 435-3685 SHAWIMGAR Maunoe Toyota 5398393 SHER8R0OAE Retars Toyota 563-6622 SOflEl TERREB0RRE Automobiles LG LéveiM 471-4117 TROtS-RIVIÈRES Ttois-Rwères Toyota 374-5323 VALLETEIEIO G CouiBard AuiomoMes 373-0850 VER DUR Woodland Toyota 761 -3444 V1CT0RIAVIUE Toyota Vtionayiile 758-8235 A 60LUTI0N TOYOTA Pierre Lefeovre 742-4596 lâlAWTH 4 4M KM 11• IMITE Faites vite! Cette offre prend fin le 30 juin 1995 AR nuiic wmiraHJ LE G 7 EN BREF ?CLINTON MILITERA EN FAVEUR DE LA FRR (AFP) — Désavoué par ses adversaires républicains sous les yeux des partenaires des Etats-Unis, Bill Clinton a promis hier à Halifax qu’il se battrait pour essayer de convainçre le Congrès d’autoriser les Etats-Unis à participer au financement de la Force de Réaction rapide (FRR) en Bosnie.Après la publication la veille par le Sommet du G7 d’une déclaration exor- , tant les belligérants à cesser les hostilités, le président américain a aussi assuré les Musulmans de toutes ses «sympathies», mais les a toutefois appelés à ne pas poursuivre leur offensive actuelle.M.Clinton a tenu ces propos lors d’une conférence de presse dominée par la Bosnie, à l’issue de la tenue de la réunion annuelle du G7, qui s’est transformée dans la soirée en ; G8 pour un volet politique incluant le président russe Boris Eltsine.-?- FOURMILIÈRE MÉDIATIQUE (Le Devoir) — Si, pour plusieurs, les Sommets du G7 ne sont que des exercices de parlotte et des séances de photos qui coûtent cher et ne servent pas à grand-chose, il reste qu’ils attirent du monde, beaucoup de monde.Les délégations de chaque pays, bien sûr, mais aussi les journalistes, qui sont plus de 2000 selon les organisateurs du Sommet 1995.Aménagé dans le Centre des congrès de Halifax, le centre des médias est une véritable petite usine qui occupe plusieurs étages, une tour de Babel qui fonctionne pratiquement sans interruption en raison du décalage considérable des heures de tombée Les Européens par exemple, doivent faire parvenir des textes en début d’après-midi, soit avant même que les principales rencontres aient eu lieu.Dans pareille fourmilière, les services de soutien ont fort à faire.Ainsi, la centrale de photocopie produit 120 000 imprimés (communiqués, etc.) par jour.-?- ROUES DE VÉLO PARE-BALLES POUR CLINTON (Le Devoir) —Au delà des «histoires officielles», des journalistes cherchent aussi à débusquer l’anecdote la plus croustillante, des aléas d’un service de sécurité striçt aux menus proposés aux chefs d’Etat — pas de flétan — en passant par une page complète du Chronicle-Herald, de Halifax, d’offres faites au président Clinton par des groupes musicaux de les joindre à titre de saxophoniste.Parmi les meilleures trouvailles: la révélation que le vélo de M.Clinton est muni de roues pare-balles (!) et la remarque, par le collègue Michel Vastel du Soleil, de l’absence de drapeau canadien au mât de l’hôtel de ville de Halifax.On sait que Jean Chrétien avait évoqué le refus du «maire séparatiste de Québec», Jean-Paul L’Allier, de faire flotter l’unifolié pour expliquer le rejet de la candidature de la Vieille Capitale à la présentation de ce Sommet ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 55.ST-JAC0UES.MONTRÉAL 0UÉBEC H2Y3X2 Fa (514)8497874 Tél.: (514) 98 IWH*K I L K I) K V OIK.I.K S S A M K l> I 17 K T I» I M A X (' Il K IS .1 T I X I !» !» •*» A 8 Hôtel-Restaurant 514-229-2991 L’Eau A In Douche Ste-Adèle.Liiuremltles_______________ tarii sim-ciai.Réunion.i d’affaire,> a |i,iriir ilt f.|>.ir im t.ilouldr LE MOND L’appel de Halifax est resté lettre morte à Sarajevo Violents combats dans la capitale bosniaque, l’armée gouvernementale gagne du terrain Sarajevo (AFP) — De violents combats ont opposé hier l’armée gouvernementale bosniaque aux forces serbes de Bosnie, au second jour de l’offensive pour le contrôle de Sarajevo qui semble avoir atteint ses premiers objectifs.L’appel solennel lancé la veille au soir aux belligérants par les Sept nations les plus industrialisées (G7) à Halifax pour qu’ils déposent les armes n’a eu aucun effet sur le terrain où une intense bataille d’artillerie a été déçlenchée dans et autour de la capitale.A Halifax, le ministre français des Affaires étrangères, Hervé de Charette, a déclaré que les sept et la Russie vont «prendre des initiatives diplomatiques» —sans préciser lesquelles — pour tenter de ramener les Serbes de Bosnie et le gouvernement de Sarajevo autour de la table de négociation.Le «gouvernement» des Serbes de Bosnie a pour sa part appelé hier les dirigeants du G7 à «condamner l’agression» perpétrée, selon lui, par la Fédération croato-musulmane et des unités de l’armée régulière de Croatie.Alors que le gouvernement bosniaque aligne des forces modernes mais disposant de peu d’armes lourdes, les Serbes ont répli- qué massivement à son offensive, utilisant notamment les chars légers pris à l’ONU pour tirer sur le faubourg de Butmir.En milieu de journée, la Force de protection de l’ONU (FORPRONU) a fait état de 35 000 «incidents de feu» au cours des dernières 24 heures dans l’ensemble de la Bosnie, contre une moyenne de 5000 habituellement.«Ce sont probablement les pires affrontements que l’on ait vus depuis très très longtemps», a affirmé un porte-parole de la FORPRONU, le lieutenant-colonel Gary Coward.Selon Radio-Pale, des combats intenses se sont déroulés hier sur l’ensemble du front entre forces gouvernementales bosniaques et serbes faisant des morts et des blessés en nombre indéterminé dans les deux camps.L’envoyé spécial de l’ONU en ex-Yougo-slavie, Yasushi Akashi, a lancé un «appel solennel et urgent» aux deux camps pour accepter «immédiatement» un cessez-le-feu, offrant sa médiation aux belligérants.Aux Nations unies, à New York, Cari Bildt, le nouveau négociateur européen pour l’ex-Yougoslavie, qui a remplacé David Owen comme représentant de l’Union européenne dans les négociations pour la paix en ex-Yougoslavie, a également demandé aux deux parties de faire preuve de mesure et mis en garde contre les dangers d’une escalade militaire.Mais le ministre bosniaque des Affaires étrangères Muhamed Sacirbey a repoussé les appels à un arrêt immédiat des combats autour de Sarajevo, demandant à l’ONU de renforcer d’abord l’interdiction des armes lourdes et de lever le siège de la capitale bosniaque.Routes stratégiques Un peu plus de 24 heures après le début de son offensive, l’année bosniaque qui tente de prendre le contrôle de routes stratégiques menant à Sarajevo est parvenue à gagner du terrain.Selon un responsable de la FORPRONU qui a requis l’anonymat, les forces gouvernementales auraient coupé dans la matinée la route qui relie la caserne de Lukavica, la place-forte des Serbes de Bosnie à l’ouest de Sarajevo, à leur fief de Pale, situé à une vingtaine de kilomètres de la capitale.L’agence des Serbes de Bosnie a toutefois affirmé dans l’après-midi que cette route, bien qu’interdite aux civils, restait «sous contrôle serbe», ce qui a été confirmé à l’AFP par un officier de la milice.Le lieutenant-colonel Coward a indiqué pour sa part que l’armée gouvernementale avait gagné du terrain sur un autre front, au nord-ouest de la capitale, dans la région de Cemerska Planina.Selon le porte-parole, les Bosniaques |xnir-raient avoir pris le contrôle d’une partie de la «roule Python», nom donnée par la FORPRONU a un important axe de communication entre Sarajevo et Tuzla, en Bosnie centrale.Dans cette région, le front s’est embrasé au dessus de la petite ville de Visoko, autour de laquelle l’armée bosniaque avait massé des milliers de soldats au cours des derniers jours.Les Bosniaques ont frappé les défenses serbes près du hameau de Vrela, à 1,5 km du centre-ville, au rythme de quatre à cinq obus par minute.Selon la radio publique bosniaque, l’armée bosniaque a déclaré hier soir avoir enfoncé en plusieurs endroits les lignes serbes au nord-ouest de Sarajevo et notamment avoir pris plusieurs hauteurs qui mettent à portée de ses armes la route Semizovac-Srednje, partie contrôlée p;u‘ les Serbes de la route Sarajevo-Tuzla.L’incertitude demeure toutefois sur la capacité de l’armée bosniaque a maintenir ses positions sur l’ensemblç des fronts.Par ailleurs, la participation des Etats-Unis au financement de la Force de réaction rapide, chargée de protéger les Casques bleus et dont le principe a été adopté p;u- le Conseil de sécurité des Nations unies, est encore incertaine, a indiqué vendredi à Washington le département d’Etat américain.Ic Conseil de sécurité de l’ONU a néanmoins entériné par la création de la Force de réaction rapide pour la Bosnie, qui aura pour role de protéger la FORPRONU.La résolution 998 donne le feu vert au déploiement d’une force pouvant aller jusqu’à 12 500 hommes, en plus de 22 500 Casques bleus déjà déployés en Bosnie.Elle n’énumère pas les devoirs de la FRR, qui s’intégrera à la FORPRONU.La résolution a été adoptée par 13 voix, la Russie et la Chine s’abstenant.Elle comporte une disposition prévoyant que les modalités du financement de la FRR, évalué à 300 millions de dollars, soient évoquées plus tard.Une flamme ça ne s'éteint pas comme ça.À l’issue de cette course vers l’élection de la ville hôte des XIXes Jeux olympiques d’hiver, nous pouvons fièrement affirmer que Québec a gagné une estime d’envergure internationale mais surtout, quelle s’est distinguée par sa détermination à voir plus loin.Après nous avoir transmis la flamme, Québec se charge de l’entretenir.Hydro Québec L'énergie qui voit loin jrtKâte Une autre journée frustrante pour les Casques bleus canadiens JOCELYN COULON LE DEVOIR Les Casques bleus canadiens déployés à Visoko, en Bosnie-Herzégovine, ont passé hier une journée tranquille mais frustrante dans leur base assiégée.Depuis quelques jours ils sont incapables de remplir leur mandat humanitaire et de livrer de l’aide à la population environnante.«Nous ne pouvons pas sortir de la base, dit le lieutenant-colonel Daniel Redburn, rejoint au téléphone hier soir.Les soldats bosniaques bloquent toujours l’entrée principale.Il est donc impossible à nos.soldats de se rendre dans les hôpitaux de la région pour livrer de l’aide médicale.» Depuis mercredi soir, les Musulmans bosniaques interdisent aux Canadiens de quitter leur base alors qu’une vaste offensive contre le siège de Sarajevo se déroule autour de Visoko, située à 26 kilomètres au nord-ouest de la capitale bosniaque.Hier matin, leurs mortiers pilonnaient sans relâche les tranchées serbes près du hameau de Vrela, à un kilomètres et demi du centre de la ville.Les obus tombaient au rythme de quatre à cinq par minute dans la matinée.De leur côté, les canons serbes restaient étrangement silencieux: seuls six obus ont touché la ville et ses abords jeudi et aucun hier matin.Selon le colonel Redburn, les combats ont lieu à plusieurs kilomètres à l’est et au sud de la base de Visoko qui n’est pas menacée.Le commandant des 850 soldats du 3e bataillon du Royal 22° Régiment de Valcartier a toutefois donné la consigne à ses hommes de ne pas sortir de leurs bâtiments sauf en cas de nécessité.Les soldats doivent alors porter leur gilet antj-fragmentation et leur casque.A propos des 11 militaires canadiens détenus en otage depuis 22 jours dans un poste de police d’Eijas, près de Visoko, l’officier canadien ne s’explique toujours pas pour- quoi ils n’ont pas encore été libérés.Ils sont parmi les derniers Casques bleus en Bosnie à ne pouvoir regagner leur base.«Le commandant local serbe nous a dit qu’il recevrait bientôt des instructions de ses supérieurs à Pale (siège du gouvernement serbo-bosniaque de Radovan Karadzic), souligne Redburn.Alors nous attendons.Nos hommes seront relâchés dans quelques heures ou dans quelques jours.» Dans la base même de Visoko, les soldats canadiens passent le temps à faire des exercices de routine à défaut de sillonner la région.«Habituellement, nous envoyons des patrouilles chargées de médicaments et de vêtements vers les hôpitaux de Breza, Kiseljak, Ilijas et Drin, dit l’officier.Nous livrons aussi du carburant pour les ambulances en plus de fournir une escorte à certains convois d’aide humanitaire qui approvisionnent les villages de la région.Toutes ces activités ont maintenant cessé à cause du siège de la base et des combats autour de Visoko.Cela est frustrant pour les soldats.» Commentant les informations sur la concentration de troupes bosniaques dans la région de Visoko, le colonel Redburn n’est pas en mesure de préciser l’ampleur du déploiement militaire.«Le chiffre de 30 000 qui a été avancé me semble exagéré, dit-il.Cela correspondrait à un quart de l’ensemble des forces bosniaques, et c’est impossible.» Les Casques bleus étant soit confinés dans leur base sbit refoulés aux barrages dressés sur les routes dans toute la région de Visoko, il est très difficile d’avancer une estimation précise.Même les satellites de l’OTAN ne peuvent percer le manteau de végétation sous lequel les fantassins sont regroupés.L’annonce de la grande offensive contre le siège de la capitale est peut-être prématurée, pense Redburn.1 «Cela peut être encore une fois du bluff pour obliger les Serbes, qui ont des problèmes de carburant, à courir d’un front à un autre», estime-t-il.«Cela peut être aussi une diversion pour masquer une autre opération en cours ou en préparation ailleurs.» FHU1U Al" Le corbillard est un camion.En Tchétchénie, à Budonnovsk, une famille s’apprête à récupérer le corps d’une des 91 victimes d’une prise d’otages par les rebelles anti-Russes.La prise d’otages dans le sud de la Russie Les Russes donnent l’assaut Moscou (AFP, Reuter) — Les forces russes ont lancé l’assaut ce matin sur l’hôpital de Boudennovsk, au sud de la Russie, où un commando tchétchène retenait 2000 otages.L’assaut a pris fin une heure plus tard, a annoncé un représentant de l’administration régionale citée par ITAR-TASS.Les forces russes ont réussi à empêcher le commando tchétchène de provoquer une explosion comme il avait menacé de le faire en cas d’assaut, a ajouté M.Alexandre Chianov, adjoint au chef de l’administration régionale, qui n’a pas indiqué quelle avait été l’issue de cet assaut L’hôpital est entouré d’importantes forces de police, d’unités spéciales et de troupes du ministère de l’Intérieur, a indiqué le responsable.L’assaut avait commencé à 05h00 et le correspondant de l’AFP sur place avait entendu de violents tirs de canons de chars et d’artillerie lourde.Les journalistes, retenus «pour leur sécurité» à environ deux kilomètres de l’hôpital, avaient noté que les tirs continuaient plus de vingt minutes après avoir commencé.Plus tôt dans la journée, les rebelles avaient relâché deux enfants et restitué 50 cadavres.On ne sait pas encore sous quelles conditions la libération des enfants s’est faite.Selon des responsables cités par l’agence de presse laisse, les corps seraient majoritairement des victimes de l’assaut qu’ont mené mercredi quelque 200 combattants tchétchènes.La restitution portait à 117 morts au moins le nombre de soldats, civils et Tchétchènes tués lors du raid.Les corps des cinq otages que Chamil Bassaïev, un des durs parmi les durs de la rebellion séparatiste, a annoncé avoir abattu jeudi soir dans l’hôpital, pourraient figurer parmi les 50 cadavres remis aux Russes.Réunis à Halifax, les membres du G7 ont par ailleurs déclaré hier au président Boris Elstine qu’il devait mettre fin à l’intervention militaire en Tchétchénie.Ils ont fait savoir que «les gouvernements du G7 n’avaient pas d’indulgence pour les activités russes en Tchétchénie» et que la solution en Tchétchénie doit être «politique», et non pas «militaire.» Le ministre russe de la Défense Pavel Gratchev avait réclamé hier un assaut immédiat de l’hôpital, après l’échec des négociations avec le commando tchétchène.«Les terroristes savent qu’ils ne peuvent plus se replier et ils ne se rendront pas», a assuré le ministre de la Défense.t Coupe Stanley Omnium des États-Unis B 12 |, K I) K V O I R , I.K S S A M EDI 17 E T D I M A X (' Il E l« .1 U I N I !» !» » LE LES SPORTS Montréal 6, Cincinnati 3 I PHOTO AP Jacob Johnson, un jeune partisan âgé de 10 ans, tend le bras vers la fameuse coupe Stanley qui sera en jeu à compter de ce soir, alors que les Devils et les Red Wings amorcent la finale, à Detroit.Bowman sort le violon L entraîneur des Red Wings rend hommage à Jacques Lemaire FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Detroit (PC) — Scotty Bowman a changé.Il n’a plus cet air méprisant qu’il affichait à l’époque où il dirigeait le Canadien.Dans ses réponses aux journalistes à la veille du premier match de la finale entre les Red Wings de Detroit et les Devils du New Jersey, Bowman s’est même permis de faire de l’humour en parlant de ses rivaux.«Je suis très heureux de savoir que Jacques Lemaire et Larry Robinson ne seront pas en uniforme», a-t-il lancé à l’assemblée alors qu’il commentait le travail de ses deux anciens joueurs derrière le banc des Devils.Plus sérieusement, il a rendu hommage à Lemaire, un homme qu’il a dirigé pendant huit ans à Montréal et avec lequel il a remporté cinq coupes Stanley.«Sa façon de jouer se reflète aujourd’hui dans sa manière de diriger.Nous partageons les mêmes idées dans la mesure où il donne priorité au concept d’équipe.Lemaire a toujours été un joueur sous-estimé, a poursuivi William Scott.C’est pourquoi les Devils ne misent pas sur un seul joueur pour l’emporter.Ils ont un plan de match et les joueurs doivent s’y conformer.Il a aussi beaucoup de mérite en ayant réussi à replacer Stéphane Richer et Claude Lemieux, deux joueurs qui avaient des problèmes avant de passer au New Jersey.Les Devils forment une équipe bien équilibrée», a-t-il conclu.Le côté droit Bowman tient donc les Devils en haute estime même si son club est donné favori pour enlever la coupe.L’entraîneur des Red Wings se disait, hier, préoccupé par le flanc droit des champions de l’Association Est.Les ailiers droits Claude Lemieux, Randy McKay, John MacLean et Bill Guerin ont en effet réussi 25 des 51 buts du New Jersey.Bowman a également souligné la qualité des défenseurs des Devils.«Ils ont de l’expérience.Et ils lancent tous de la gauche», a-t-il ajouté sans préciser pourquoi cela pouvait être un avantage.En conférence de presse, il a bien sûr été question de la fameuse trappe employée par les Devils.Bowman n’y voit pas là un obstacle insurmontable.«La trappe est un concept assez simple, a-t-il dit.Il s’agit de faire de l’échec-avant de façon intelligen- te.Il faut éviter de foncer aveuglément en zone offensive.Plusieurs équipes jouent la trappe.La différence, c’est que les Devils l’ont perfectionnée.» Selon Bowman, il est possible de déjouer ce système en étant constamment en mouvement.Il suggère même qu’un joueur rapide quitte son territoire sans la rondelle afin de forcer les défenseurs à reculer.Et côté rapidité, les Red Wings sont bien chaussés avec les Sergei Fedorov, Steve Yzerman, Keith Primeau, Dino Ciccarelli, Viacheslav Kozlov et autres Ray Sheppard.C’est sans doute pourquoi Bowman ne paraissait pas inquiet à la veille du premier match.Richer est prêt Par ailleurs, Stéphane Richer se dit prêt à subir la pression rattachée à une finale de la coupe Stanley et à jouer un rôle de leader.«Je veux la pression, a-t-il lancé hier après l’entraînement des Devils.Je veux prouver aux gens que je suis capable de jouer ce rôle là (de leader).Le bon Dieu me donne une nouvelle chance.Il doit bien y avoir une raison.» Richer avait 19 ans quand il a participé à sa première finale.C’était en 1986 et le Canadien devait éventuellement vaincre les Flames de Calgary pour enlever la coupe.«Au début, je jouais dans le troisième ou quatrième trio.Je ne pouvais pas faire la différence dans la série et je le savais.Pas à 19 ans.Mais notre trio avec Brian Skrud-land et Claude (Lemieux) a eu du succès.J’ai finalement participé à 16 matches.Je n’en reviens pas encore», de dire le «44».HOCKEY Finale de la Coupe Stanley Aujourd’hui New Jersey à Detroit, 20h Mardi New Jersey à Detroit, 20h Le jeudi 22 juin Detroit au New Jersey, 20h Le samedi 24 juin Detroit au New Jersey, 20h Le lundi 26 juin x-New Jersey à Detroit, 20h Le mercredi 28 juin x-Detroit au New Jersey, 19h30 Le vendredi 30 juin x-New Jersey à Detroit, 20h x —si nécessaire.BASEBALL LIGUE NATIONALE Hier LAO, Chicago 2 Floride 2, Philadelphie 1 Montréal 6, Cincinnati 3 San Diego 12, Pitts.4 Houston à New York S.Francisco à St.Louis Atlanta au Colorado Aujourd’hui Houston à New York Los Angeles 0.Chicago 2 Floride à Philadelphie Montréal à Cincinnati San Diego à Pittsburgh S.Francisco à St.Louis Atlanta au Colorado Dimanche Floride à Philadelphie San Diego à Pittsburgh Houston à New York Montréal à Cincinnati S.Francisco à St.Louis Los Angeles à Chicago Atlanta au Colorado (Parties d'hier non comprises) Section Est LIGUE AMERICAINE Hier New York 4, Cleveland 2 Baltimore à Detroit Milwaukee 4, Boston 3 Texas 7, Toronto 3 Kansas City à Oakland Chicago en Californie Minnesota à Seattle Aujourd'hui Milwaukee à Boston New York à Cleveland Texas à Toronto Kansas City à Oakland Baltimore à Detroit Minnesota à Seattle Chicago en Californie Dimanche Milwaukee à Boston Baltimore à Detroit Texas à Toronto Kansas City à Oakland Chicago en Californie Minnesota à Seattle New York à Cleveland (Parties d’hier non comprises) Section Est G P Moy.Dirt G P Moy.Oirt Philadelphie 29 16 .644 — Boston 27 17 .614 — Atlanta 25 20 .556 4 Detroit 20 26 .435 8 Montréal 26 21 .553 4 Baltimore 19 25 .432 8 New York 18 28 .391 11 1/2 New York 18 25 .419 81/2 Roride 14 30 .318 141/2 Toronto 18 25 .419 81/2 Section Centrale Section Centrale Cincinnati 29 16 644 — Cleveland 33 11 .750 — Chicago 24 21 .533 5 Kansas City 25 18 .581 71/2 Houston 21 23 .477 71/2 Milwaukee 20 24 .455 13 St.Louis 20 27 .426 10 Chicago 16 26 .381 16 Pittsburgh 17 27 386 11 1/2 Minnesota 13 33 .283 21 Section Ouest Section Ouest Colorado 27 19 587 — Californie 27 19 587 — San Francisco 25 22 532 21/2 Texas 27 19 587 — Los Angeles 22 24 .478 5 Oakland 25 21 543 2 San Diego 21 24 467 51/2 Seattle 23 22 511 31/2 Les Expos retrouvent leurs bâtons MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Cincinnati (PC) — Les Expos, qui avaient remisé leurs bâtons contre Greg Maddux la veille, les avaient retrouvés, hier, contre le gaucher John Smiley et les Reds de Cincinnati qu’ils ont battus 6-3 dans le premier d’une série de trois matches au Stade Riverfront.Moises Alou et Tony Tarasco ont claqué des circuits de deux points dans une poussée de cinq points en huitième manche pour infliger à Smiley (5-1) son premier revers de la saison.C’est le gaucher Butch Henry (2-4) qui a bénéficié de cette attaque de 14 coups des Expos, qui avaient été blanchis la veille par Maddux, trois fois gagnant du trophée Cy Young.Henry, qui n’a pas toujours été ni très chanceux ni très bien appuyé par ses coéquipiers cette année, a bien fait.En sept manches de travail, il n’a cédé que cinq coups sûrs, dont le circuit en solo à Reggie Sanders, et trois buts sur balles.Mais la relève a bien failli tout bou-siller.Smiley, qui avait su limiter les dégâts en début de match, a donné six coups sûrs dans cette huitième manche qui lui a semblé interminable.Le circuit de Alou a produit les deux premiers points avant que Ron-dell White n’obtienne un double et Mike Lansing un simple pour porter la marque 4*1.Tarasco a mis fin à la poussée avec son long coup dans la droite.Dans cette huitième manche, Mark Grudzielanek a commis une erreur de recrue, erreur qui a coûté un point aux Expos.11 a entrepris la manche avec un simple au centre, son troisième coup sûr en quatre présences.Après l’amorti-sacrifice de David Segui qui l’a poussé au deuxième, il a dépassé le troisième sac quand Wil Cordero y est allé d’un simple au champ intérieur.Barry Larkin a récupéré la balle et l’a appliquée contre lui pour le deuxième retrait de la manche.Heureusement pour les visiteurs, Alou a suivi avec son sixième circuit de la saison pour briser l’égalité et Tarasco a chassé Smiley avec son coup de canon dans la droite.Grudzielanek a obtenu trois coups sûrs dans le match en plus d’exécuter quelques jeux spectaculaires en défensive.White a obtenu un simple et deux doubles et a produit le premier point du match en première.Les Reds ont rendu les choses intéressantes en fin de huitième quand Henry a cédé le monticule à Jeff Shaw.Dans le temps de le dire, Shaw a donné un simple et un but sur balles, a tiré sa révérence et a regardé Mel Rojas terminer le travail.Et il n’a guère fait mieux.Il a cédé des simples d’un point à Bret Boone et au frappeur suppléant Hal Morris avant de mettre fin à cette poussée.Réduction de l’âge d’admissibilité dans le hockey mineur Le ministre Chevrette demande à la Fédération de suspendre l’application de sa décision ANDRE BELLEMARE PRESSE CANADIENNE Québec — Le ministre responsable du sport amateur, Guy Chevrette, exige que la Fédération québécoise de hockey sur glace (FQHG) suspende pour la saison 1995-96 l’application de la décision prise le 10 juin dernier de réduire de neuf mois l’âge d’admissibilité des jeunes joueurs de hockey dans les catégories peewee, bantam et midget.Appuyé solidement par la Régie de la sécurité dans les sports, le ministre espère que, pendant cette période, la Fédération initie avec le mi- nistère, des experts externes et les municipalités un certain nombre d’études additionnelles notamment sur les questions de sécurité des jeunes, de l’implication des municipalités, du hockey d’été et du hockey non fédéré.M.Chevrette a déposé, hier matin, à l’Assemblée nationale, la lettre qu’il a envoyée à René Marcil, président de la FQHG, et celle de la Régie qui affirme que «la proposition de la Fédération nous apparaît inacceptable, notamment parce qu’elle propose un retour de la mise en échec poqr les joueurs de 13 ans.» A la FQHG, son porte-parole, Claude Rochon, a confié que la prise de position du ministre Chevrette dans ce dossier ferait l’objet de discussions lors d’une réunion prochaine de l’exécutif.M.Rochon insiste pour préciser qu’il ne s’agit pas d’un moratoire exigé par M.Chevrette mais plutôt d’une suspension de la décision.«Ça signifie, pour nous, que le ministre a reconnu le caractère démocratique de notre démarche», a-t-il dit.L’intervention du ministre survient après la mésentente au sein du conseil d’administration de la Fédération sur le changement d’âge des jeunes joueurs de hockey.Greg Norman prend la tête Squthhampton, N.Y.(AP) — Emerveillés par sa spendeur et pratiquement dépassés par son design diabolique, les golfeurs, les uns après les autres, ont quitté le vert du 18e trou du Shinnecock Hills en sachant fort bien qu’ils étaient impliqués dans une véritable guerre de tranchées typique de l’omnium des Etats-Unis.Celui qui a le mieux survécu est Greg Norman qui a remis une carte de 67, soit trois coups de moins que la normale.L’Australien occupe le premier rang à l’issue de la deuxième ronde avec un total de 135, moins cinq, deux coups devant Jumbo Ozaki.Parmi ceux qui ont connu des difficultés, hier, on retrouve le meneur après la première ronde, Nick Price, qui n’a pu faire mieux que 73.«Shinnecock commence à montrer des dents, a déclaré le Requin blanc qui a réussi cinq birdies et commis trois bogeys.Au septième, le vent a commencé à se lever.Le titre sera chaudement disputé.» Norman a complété sa ronde avec un roulé de la bordure du vert.Il a utilisé la lame de son cocheur de sable pour frapper la balle au centre; celle-ci a roulé environ 20 pieds avant de disparaître dans la coupe.«J’aime le parcours, a dit Norman.C’est un classique, l’un des plus difficile du monde.» Ozaki a ramené une carte de 68 et il totalise 137.Phil Mickelson (70) et Bob Tway (69) suivent à égalité à 138.Bill Glasson, qui a réussi un eagle au cinquième trou, une normale cinq, a commis des bogeys sur les deux derniers trous et il a ramené une carte de 70 et il se retrouve à égalité avec Price à 139.Seulement six golfeurs présentent des fiches cumulatives sous la normale après 36 trous.Davis Love et Nick Faldo ont tous les deux joué 68 et ils totalisent 140.UNE SOCIETE " fURÉ' SgS.L I L1 - • évolution .TVtlSEE Acadien l Jnrœmté de Monrï< m Du 18 juin au 3 septembre 1995 Lundi an vendredi, do IOh à I 7h Samedi el dimanche, de I ->h à I 7li Les partenaires des célébrations du HSiémc anniversaire du Devoir O a* Hydro Québe< (MH,.Mti« in.Le GROUPE MICRO-INTEL inc.kxxjjetoec ( rllf rrptnilimi ni rralhir pt lr Uii.1t Mrn Jtl < n 111| l it.IM hull t\ tt : If,rtminoinTilaiir* I, l-i.iii-, >i ËÊt Université du Québec A Montréal DKVOIIi I 4r I Patrimoine RB llMtfèrv (ta m 1 ¦ ¦ canadien IfcA.uk.comi.«duOjMMc la Culture CommiaUcanofM Villa dp Montréal 'V I * KÜ i A1A
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.