Le devoir, 1 juillet 1995, Page(s) complémentaire(s)
'Æh0.,ï>tï,v; ¦ 'XÆÜ Michel Venue ?FORMES Objets inanimés, avez-vous du cœur?PAGEC 10 PERSPECTIVES Le réflexe régulateur de PÉtat péquiste ouvent, on retient d’un gouvernement davantage les bourdes ou les déclarations fâcheuses de ministres, l’ampleur des manifestations ou la réaction des lobbies que l’orientation de fond qu’il cherche à imposer.Il est qu’à cette époque où ils sont tous obsédés par la réduction de la dette publique et de leurs dépenses, les gouvernements ont du mal à se tailler une personnalité propre.C’est ainsi qu’après neuf mois de rpgne, la personnalité du régime péquiste, le genre d’Etat qu’il propose, n’apparaît pas de façon tranchée, sinon pour ce qui est d’pu moins une caractéristique qui semble se dégager: l’Etat péquiste est plus régulateur,que ne l’était celui dirigé par les libéraux.C’est un Etat qui impose plus spontanément des contrôles et qui hésite moins à se heurter aux establishments pour y parvenir, n s’agit d’un Etat qui paraît plus sûr de détenir la vérité et plus prompt à forcer les consensus plutôt que d’attendre qu’ils ne se forment d’eux-mêmes dans la société.C’est de cette eau que sont faites les principales pièces législatives qui ont été adoptées depuis décembre dernier.Le gouvernement a pris de nombreuses initiatives pour encadrer le comportement des citoyens.La loi 46, qui reréglemente la construction résidentielle et les mesures de contrôle qui en découlent sur les chantiers, est un exemple patent.Le gouvernement redonne aux ouvriers de ce secteur le régime syndical dont ils jouissaient.Mais pour veiller au respect de ce cadre, il doit mettre en place des mesures de contrôle qui frisent l’extravagance.Certes, il y a la bonne intention de contrer le travail au noir et l’évasion fiscale qui en découle.Mais désormais, chaque Québécois — y compris le plus honnête — qui veut se construire une maison sera fiché à Québec.La loi 90 impose aux entreprises de consacrer 1 % de leur masse salariale à la formation de la main-d’œuvre.Ija loi 60 rend automatique la perception des pensions alimentaires.Une loi accroît les pouvoirs de la police pour conter la contrebande d’alcool.La loi 40 crée une liste électorale informatisée qui resserre considérablement le contrôle sur l’inscription aux listes électorales.La loi 83 donne au ministre le pouvoir de fermer des hôpitaux.Les grands chantiers industriels seront désormais assujettis à l’évaluation des impacts environnementaux.Le réflexe régulateur est sans doute le pendant d’un État qui se donne comme priorité de «retrouver le goût de bouger» comme le dit M.Parizeau.Mais outre cette caractéristique, l’autre façon de gouverner reste à démontrer.Ni le budget ni le livre des crédits du gouvernement ne sont d’un grand secours à cet égard, sinon pour révéler quelques accents mis sur la responsabilité des gestionnaires qui ont désormais des budgets fermés, sur la priorité à la formation de la main-d’œuvre et sur un sursaut d’intérêt pour l’inforoute.On y trouve surtout des nmsures comptables afin de réduire les dépenses, améliorer la productivité des fonctionnaires, cesser d’emprunter pour les dépenses courantes.Ici, on fait dans la nuance.Ce n’est ni du Ralph Klein, ni du Bob Rae.Cependant, aux yeux des neuf syndicats de la fonction publique, l’autre façon de gouverner, c’est pareil: réduction d’effectifs, sous-traitance, création d’agences.La loi 102 reste suspepdue sur leur tête comme une épée de Damoclès.L’Etat péquiste, comme les autres, est aux prises avec la mise en œuvre de ce qu’Osbome et Gaebler appellent, dans leur succès de librairie américain Reinventing Governement, le nouveau paradigme, cette nouvelle façon de rendre les services publics, située quelque part entre le libre marché et la lourde bureaucratie.On décèle dans le discours péquiste et dans certains projets une compassion envers des groupes plus démunis, y compris les femmes — rappelons-nous la marche «Du pain et des roses» — et les jeunes.A contrario, le gouvernement ne dédaigne pas de se colleter aux establishments: aux médecins, aux patrons, aux avocats, aux recteurs d’université, parfois aux centrales syndicales, avec lesquelles, cependant, en retour, l’Etat péquiste et souverainiste se montre plus compréhensif.De même, le gouvernement Parizeau s’ouvre de façon volontaire aux organismes communautaires et aux milieux culturels.Mais parfois la compassion se heurte aux budgets ou se trouve contredite par certains projets de réforme, notamment dans Je secteur de la justice.En outre, de grands pans de PÉtat péquiste sont en chantier et fonïou feront l’objet d’une kyrielle de consultations: sur la décentralisation, sur l’éducation, sur l’énergie, sur l’aide sociale, sur la gestion des déchets, sur la fiscalité.Ce n’est qu’après l’aboutissement de ces réflexions çt leur traduction dans la réalité que l’on saura ce que l’État péquiste recèle.INDEX Agenda.C9 Avis publics.B9 Classées.B8 Culture.Cl Économie.B1 Éditorial.46 Le monde.A5 Mots croisés.B8 Les sports.B10 4 METEO Montréal Nuageux avec éclaircies.Max: 27 Dimanche: soleil et nuages.Max: 27 Québec Nuageux avec éclaircies.Max: 27.Dimanche: ciel variable.Max: 27 Détails en B 9 LES ACTUALITÉS Un avenir radieux pour Montréal si c’est NON PAGE A 4 LES SPORTS Le Tour de France, c’est parti! PAGE B 10 LES AHTS Le compositeur chéri du Cirque du Soleil au FIJM PAGEC 1 Rien ne va plus au Casino La maison de jeu de Vile Notre-Dame demeurera fermée tout le week-end: les pertes sont de plus de 500 000$ par jour BRIAN MYLES LE DEVOIR Le Casino de Montréal demeurera fermé pour le congé de la fête du Canada et peut-être encore plus longtemps, à en juger du climat d’intransigeance mutuelle qui règne entre la direction et ses 1300 employés syndiqués, affiliés à la CSN.Chaque jour qui passe, ce conflit qui porte sur la négociation de la première convention collective occasionne au temple du hasard des pertes de revenus de 500 000 à 1 million $.Les employés de la restauration, de la sécurité et de l’unité générale se réunissaient hier soir et aujourd’hui en assemblée générale.Ils sont appelés à voter sur un mandat de grève générale et illimitée.C'est un boycottage vestimentaire qui aura finalement conduit à l’affrontement.I-a direction du Casino a décidé jeudi de ne plus tolérer les moyens de pression utilisés par les employés qui, depuis mercredi, refusaient de por- Une patinoire de blues PHOTO JACQUES NADEAU BUDDY GUY RAYONNAIT, et il y avait de quoi.Le blues, traditionnelle musique des affligés et des désargentés, confiné d’ordinaire aux bouges infâmes, s’offrait hier soir une soirée de grand luxe dans le plus gigantesque club en ville.Une boîte à nulle autre pareille, qui n’ouvrira que deux fois pendant le 16' Festival international de jazz de Montréal.L’ami Buddy, puis le patriarche B.B.King, inauguraient en effet le Cabaret du Forum.Imaginez une patinoire de tables, nappes et chandelles, une scène circulaire rotative et deux bluesmen légendaires: on n’a plus les jukejoints que l’on avait.Nos informations en page A 8.Tableau de chasse Au chapitre des vols d'œuvres et d'objets d'art, le Canada est l'un des pays les plus pillés au monde Le Canada n’est pas un coffre-fort Environ 10 % de tous les vols d’œuvres et d’objets d’art signalés dans le monde l’an dernier ont été effectués ici même, a mari usque ad mare, selon un récent rapport d’Interpol.Notre coin du Nouveau Monde, qui fête aujourd’hui son 128e anniversaire, arrive maintenant au quatrième rang des pays les plus pillés, derrière les États-Unis, l’Italie et la France.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Le vol du siècle au Canada a été commis à Montréal il y aura bientôt 23 ans.et il n’est toujours pas résolu.Dans la nuit du 4 septembre 1972, vers 2h, trois filous très bien renseignés escaladent le vieil édifice du Musée des beaux-arts (MBA).Ils savent que le système d’alarme de l’établis- VOIR PAGE A 8: TABLEAU Toujours manquant à l’appel, le tableau La Vierge à l’enfant, attribué à Francisco Goya, dérobé à la basilique de Québec le 11 septembre 1990.Au Canada, neuf œuvres volées sur dix ne sont jamais retrouvées.\ ter la cravate ou le nœud papillon dans l’exercice de leurs fonctions.Les superviseurs de l’établissement de jeu avaient rencontré les employés pour leur dire que s’ils ne portaient pas un uniforme «complet», ils devraient retourner à la maison.Les employés ont alors quitté le Casino dans le désordre pour aller manifester à l’extérieur.Pour Alain Brouillard, conseiller syndical de la CSN af- VOIR PAGE A 8: CASINO LE MONDE Vote clé à la Douma: Eltsine sacrifie trois ministres PAGE A 5 Les journalistes américains débarquent Parizeau se rendrait en août à la conférence des provinces Paillé et Beaudoin pour l'élargissement de l'accord interprovincial sur le commerce i MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le premier ministre Jacques Parizeau pourrait participer à la conférence annuelle des premiers ministres des provinces canadiennes, du 23 au 25 août, au pays de Clyde Wells, à Saint-Jean, Terre-Neuve, car on a ajouté à l’ordre du jour la question du commerce interprovincial.Aujourd’hui même entre en vigueur l’Accord sur le commerce intérieur (ACI) qui lie les provinces et le gouvernement fédéral.Cet accord, signé le 18 juillet 1994, ouvre le commerce entre les provinces dans dix secteurs et impose une harmonisation des normes partout au Canada.M.Parizeau ne serait pas allé à cette conférence si l’ordre du jour était resté le même.On prévoyait y débattre de politique sociale, un domaine dont Québec affirme qu’il a compétence exclusive et dont il n’est prêt à VOIR PAGE A 8: PARIZEAU Lundi, fête du Canada, Le Devoir n’est pas publié t PAULE DES RIVIÈRES ?L> ampleur qu’a prise le Festival international de jazz t de Montréal aurait très bien pu amener l’événement à la catastrophe.Mais il n’en est rien, au contraire.Il s’agit sans doute du meilleur festival de jazz au monde, et cela parce que la musique reste la priorité.» Jeff Levinson fut pendant sept ans responsable de la section jazz de la revue Billboard, la bible du milieu musical américain.Des festivals de jazz, il en a fréquenté beaucoup, des musiciens, il en a entendu une multitude.Mais Montréal occupe la première place dans son cœur.Et il n’est pas le seul.Si M.Levinson est un habitué du Festival, plusieurs représentants des médias étrangers — américains surtout — en sont à leur première visite ici.En fait, le nombre de journalistes américains frise la cinquantaine, VOIR PAGE A 8: FESTIVAL I K I) K V 0 I K .I K A M K I) I I K T DI M A N C II K J |! I L L K T I M D 3 A 8 LE DEVOIR B.B.King et Buddy Guy; The Brian Setzer Orchestra Le plus grand cabaret au monde ne valait pas le Spectrum SYLVAIN CORMIER Il y a deux sortes d'événements.Les vrais et les taux.Ou, plus précisément, les pré-fobriqués et les spontanés.Hier soir, d'un bout à l’autre de la ville, le 16e Festival International de Jazz de Montréal offrait presque simultanément les deux plus flagrants exemples que l'on puisse imaginer d’événement gonflé artificiellement et d’événement réel.Tout là-bas dans l’ouest de la ville, il y avait l’événement B.B.King-Buddy Guy au Cabaret du Forum.Vous connaissez le topo: on a mis des tables, avec nappes et chandelles, sur la patinoire, des bars dans les coins, une scène circulaire rotative au milieu pour que tout le monde voit bien, et deux bluesmen légendaires l’un après l’autre dessus pour le pur plaisir de les voir dans un tel contexe.En soi, c’était ça et rien que ça, l’événement: on allait voir ce que pouvait avoir l’air un show de cabaret, un show de blues au Forum.Les prestations de Buddy Guy et B.B.King, en cela, étaient presque secondaires.On savait à quoi s’attendre d’eux, et c’est exactement ce que l’on a eu: leurs shows habituels.De celui de B.B.King, on ne se lasse jamais.Le vénérable Blue Boy a beau jouer tous ses solos autour de la même note, il la joue mieux que quinconque, avec un vibrato inimitable dans le doigt c’est la sienne, et c’est la note de base du blues.Il a beau nous rapasser Let The Good Times Roll pour la milliardième fois, il trouve encore le moyen de la foire balancer sur sa bedaine de plus en plus réjouie.Pa- reil pour Caledonia, pareil pour Stormy Monday, on se les envoie derrière la cravate comme des rasades de scotch au goût cent fois éprouvé et approuvé.Avec B.B.King, on passe un bon moment, c’est garanti.Ce qui n’en fait pas un événement Avec Buddy Guy, c’était moins évident l’ènième revoyu-re.De fois en fois, le racolage devient de plus en plus limpide.Au Forum, la ficelle n’était que plus grosse.Sweet Home Chicago pour commencer, et puis deux ou trois twel-ve-bar blues avec des échantillons de solos enragés pour épater la galerie, et puis des hommages à Albert King, Stevie Ray Vaughan et Jimi Hendrix pour flatter dans le sens du poil, et puis une tartine de Memphis-soul (Knock On Wood) pour enfoncer le clou, et puis une petite parade autour de la patinoire pour officialiser le triomphe: guitariste exceptionnel capable d’élans d’une incroyable férocité, l’ami Buddy est aussi un satané paresseux.Pour l’événement, on repassera.Pendant ce temps au Spectrum, l’ex-Stray Cat Brian Set-zer et son big band le créaient de toutes pièces, l’événement Comme l’été dernier, en plus fort En jouant comme on joue quand il n’y a plus rien qui compte que le big beat, asséné jusqu’à ce que toute la salle réponde, jusqu’à ce que toute la salle se répande.J’en ai vu quinze minutes, tombée oblige, le temps de recevoir le Brand New Cadillac de Vince Taylor et Stray Cat Strut en plein ventre.C’était suffisant.Assez pour foire l’événement Lovano et Murray, les durs du saxo SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Cy est chose faite.Les neurones ont été nettoyés hier soir au Monument National.Par qui?David Murray, le saxophoniste des épanchements, et la pianiste Aki Takase.Avant lui, Joe Lovano, le saxophoniste amant des lignes graves, a signé une prestation à mettre dans la catégorie du mi-figue, mi-raisin.Où cela?Au Spectrum.Ainsi donc, David Murray, sous l’impulsion de son accompagnatrice, a renoué le contact avec cette musique faite d’énergie et de cri, de désespoir et de révolte, qui avait tant distingué le jazz des années 70.Entendre Murray et Takase hier, c’était un peu comme entendre Murray à Moers ou Cha- teauvallon, bastions pendant des lunes d’un jazz dit d’avant-garde ou free jazz.Sur les thèmes écrits surtout par l’artiste japonaise, Murray a brossé des solos avec une telle énergie que l’on aurait pu avoir l’impression d’entendre un introverti qui tout à coup évacue tout ce qu’il a conservé en lui pendant le tiers d’une vie.Bref, hier au Monument National, il y a du défoulement dans l’air.L’heure n’était pas à l’apaisement Sur son piano, Takase a cogné.Elle a frappé.Elle ne jouait pas du piano.Elle jouait contre lui.Elle partait à l’assaut.Au rythme, aux possibilités percussives de l’instrument, elle a toujours accordé le bénéfice du doute.Son style n’a rien du «tout-repos».Son style possède tous les effets propres au jaillissement.Au Spectrum, Joe Lovano a séduit en compagnie de Al Foster, batteur toujours aussi prodigieux, et de George Mraz, contrebassiste méticuleux.Avec eux, le saxophoniste au style chaleureux a exposé à son tour, après Joe Henderson pour être précis, sa version de l’état du saxophone.Après coup, il nous a présenté sa nouvelle formation baptisée Symbiosis Group, soit un contrebassiste, un violoncelliste, un batteur et une chanteuse soprano.Ils ont joué Angel Eyes.Et voilà qu’on a eu l’impression d’assister à deux shows, soit celui du batteur-saxophoniste d’un côté et, de l’autre, celui du Trio Beaux-Arts.Bref, la symbiose n’a pas encore été totalement effectuée.FESTIVAL «Les vibrations sont très bonnes» SUITE DE LA PAGE 1 PARIZEAU SUITE DE LA PAGE 1 discuter qu’avec Ottawa en ce qui concerne les transferts fédéraux.Sa participation pourrait toutefois revêtir un caractère symbolique, à la veille du référendum, et dans la foulée de l’entente signée avec le Bloc québécois et l'ADQ sur l’offre qui serait faite au Canada d’un nouveau partenariat adve-nant la souveraineté.Il donnerait ainsi l’impression de bon voisinage et exprimerait la volonté du Québec de demeurer un partenaire actif.Un boycottage de la Conférence donnerait l’impression inverse.C’est entre autres pour cette raison qu’il «n’est pas exclu», a dit la ministre des Affaires canadiennes Louise Beaudoin dans un entretien avec Le Devoir, qu’il y aille.Toujours pour montrer la volonté de Québec d’être activement partenaire du reste du Canada «quoi qu’il advienne», Mme Beaudoin s’est réjouie de l’entrée en vigueur de l’Accord sur le commerce intérieur.Avec son collègue de l’Industrie et du Commerce, Daniel Paillé, elle s’est dite très intéressée à un élargissement de l’application de l’Accord aux réseaux de la santé et de l’éducation, aux municipalités et aux sociétés d’Etat L’Accord qui entre en vigueur aujourd’hui ouvre aux fournisseurs de toutes les provinces les marchés publics des provinces, c’est-à-dire qu’il permet aux entrepreneurs de n’importe quelle province de répondre aux appels d’offres des autres provinces pour l’achat de produits de plus de 25 000 $ et l’achat de services de plus de 100000$.Une réunion des ministres du Commerce intérieur est prévue le 6 juillet prochain.M.Paillé y participera.Il fera valoir que le Québec est d’accord pour étendre les dispositions concernant les marchés publics aux réseaux parapu-bÛcs, dans la mesure où des règles de transparence et de réciprocité sont appliquées.Il semble que des provinces de l’Ouest soient plus réticentes.A cette réunion, M.Paillé fera aussi valoir les objections du Québec au projet de loi fédéral C-88 qui, aux yeux du Québec, donne à Ottawa un pouvoir démesuré de rétorsion contre les provinces qui contreviennent à l’Accord.Dans une première lettre, le 10 mai, M.Paillé avait exprimé son désaccord concernant l’article 9 du projet de loi C-88, qui a franchi l’étape de la deuxième lecture aux Communes.Cet article donne le pouvoir à Ottawa, par décret, de prendre contre une province des mesures de rétorsion ou de l’assujettir à l’application d’un texte législatif fédéral si cette province contrevient à l’Accord.L’article 9 donne le pouvoir à Ottawa de «prendre toute mesure qu’il juge nécessaire».Le ministre fédéral de l’Industrie, John Manley, a écrit le 15 mai à son homologue provincial pour le rassurer sur les intentions fédérales.M.Paillé lui a répondu le 7 juin en lui proposant de modifier l’article 9 en éliminant la clause qui permet à Ottawa de prendre toute mesure qu’il juge nécessaire et de limiter la durée d’application d’un décret adopté en vertu de cette loi.M.Paillé demande aussi de retirer du projet de loi C-88 la clause qui prévoit l’abrogation d’une partie de la loi sur les transports routiers sur le transport en vrac.Québec avait obtenu une exemption sur le transport en vrac dans l’Accord.L’abrogation d’une partie de la loi fédérale aurait pour effet d’annuler cette protection.La dernière lettre de M.Paillé est sur le ton de la conciliation et ne contient aucun signe d’acrimonie.Plusieurs provinces seraient d’accord avec les objections de Québec.Dans un communiqué publié jeudi, les ministres Beaudoin et Paillé réaffirme qu’il «importe de maintenir et d’accroître au maximum les possibilités offertes à l’entreprise québécoise par cet espace économique».En 1994, les exportations du Québec vers le reste du Canada étaient de l’ordre de 34,2 milliards $ tandis que ses importations en provenance des autre?provinces s’établissaient à environ 33,3 milliards $.Dans un langage sibyllin qui fleure le parfum référendaire, ils ajoutent que «ces données reflètent à l’évidence l’intérêt réciproque qu’on le Québec et le reste du Canada à assurer la plus grande fluidité possible à leurs échanges économiques et commerciaux».Le camp souverainiste ne cesse de dire que l’ampleur des échanges et l’intérêt mutuel rendront incontournable le maintien de l’espace économique actuel.Selon Mme Beaudoin, l’Accord qui entre en vigueur aujourd’hui pourra continuer à s’appliquer, à peu près dans les mêmes termes, si le Québec devenait souverain.Mme Beaudoin rappelle que l’ACI s’inspire des ententes internationales de libre-échange et de l’Accord général sur le commerce et les tarifs (GATT), dont les souverainistes sont devenus au fil des ans d’ardents propagandistes.L’Accord élimine plusieurs barrières au commerce entre les provinces mais il est de portée limitée.Si limitée que, lors de sa signature, il y a un an, M.Parizeau le prenait comme exemple pour montrer «à quel point le système fédéral est devenu sclérosé».Richard Le Hir, qui était alors candidat pé-quiste, y voyait la démonstration que ce sont les provinces de l’Ouest qui sont protectionnistes et non pas le Québec.le double de l’année dernière.Chicago Tribune, Chicago Sun Times, Boston Herald, Philadelphia Inquirer, Los Angeles Times, Boston Globe, l’agence Reuter de New York, Kansas City Star, peut-être même CBS, ils débarquent les uns après les autres, sur le site du «festival le mieux organisé du monde».Sans oublier la télé hongroise qui s’arrêtera sur les lieux du Festival dans le cadre d’un article sur le Québec, et au moins un journaliste japonais.Hasard?Que non! Le président du Festival, Alain Simard, et la vice-présidente aux communications, Caroline Jamet, sont passés, en mars dernier, à Boston, New York et Chicago pour parler de leur programmation 1995 et vanter les qualités de Montréal, entre autres son degré de sécurité, sa convivialité, sa cuisine, son taux de change.C’était la première étape d’un «virage touristique» devant s’étaler sur cinq ans pour faire connaître les attraits de Montréal l’été.À chacun, on vend un angle particulier, irrésistible.Mais grosso modo, dit Alain Simard, «il faut vendre Montréal comme ville des festivals en plein air».Les gens du jazz ont d’ailleurs uni leurs efforts à ceux des trois autres principaux festivals — le Festival des films du monde, les Fran-cofoËes et le Festival Juste pour rire.Tous, cette année, feront des enquêtes plus poussées sur leur clientèle étrangère afin de savoir d’où elle vient et ce qu’elle veut.L’Office des congrès et Air Canada sont aussi dans le coup.L’année dernière, environ 200 000 des 1,5 million de visiteurs du Festival de jazz provenaient de l’extérieur de Montréal, dqnt 125 000 de l’extérieur du Québec, essentiellement des États de la Nouvelle-Angleterre et un peu de la France.Mais les organisateurs des différents festivals raffineront leurs stratégies pour en savoir plus long sur leurs clients et attirer nos voisins en plus grand nombre.Tous les correspondants étrangers saluent la vision très large que le Festival de jazz de Montréal donne au jazz.Tous apprécient le mélange de concerts pour les foules dans les rues et ceux, plus intimistes, dans les salles de spectacles.Ailleurs, souligne M.Levinson, qui a récemment quitté Billboard pour devenir vice-président de Warner Jazz, «les festivals de jazz mettent l’accent sur l’une ou l’autre des facettes de ce style, plus ou moins traditionnelle, électrique ou non, fusion ou non; ici tous les styles se marient et l’événement devient une grandiose mosaïque.Les vibrations sont très bonnes».Joseph Woodard, du Los Angeles Times, est tout à fait d’accord.De retour pour la première fois depuis 1989, il se propose de rédiger au moins un article sur les raisons du succès du Festival.En 1989, année du dixième anniversaire du Festival, il avait mis l’accent sur le contrebassiste Charlie Haden, invité spécial de cette édition, qui vit à Los Angeles.Cette année, il suivra, entre autres artistes, David Murray.Il tentera aussi, dit-il, d’entendre des musiciens canadiens.Bref, tous les espoirs sont encore permis cette année.La première étape de la stratégie touristique ne semble connaître aucun raté.Et si les talents de gestion et le flair musical des patrons du Festival de jazz se maintiennent, c’est le monde entier qui débarquera à Montréal en l’an 2025! Pour l’heure cependant, des préoccupations plus immédiates habitent les responsables du festival: ils scrutent le ciel en se disant que cela fait décidément bien longtemps, trop longtemps, que la pluie s’est faite discrète.CASINO Les croupiers se sont joints aux piqueteurs SUITE DE LA PAGE 1 fecté au dossier, c’est la goutte qui a fait déborder le vase.«On a l’impression que la direction nie l'existence du syndicat et qu’elle veut nous faire signer un contrat de travail qui correspond au manuel des employés qu’elle a rédigé.Ils veulent signer une convention collective mais ne veulent pas du syndicat.» «Ce sont les conditions dans lesquelles ils ont accepté le poste et en toute connaissance de cause», a pour sa part lancé Jean-Yves Saint-Laurent, directeur général de l’établissement.Après 26 séances de négociations infructueuses réparties sur six mois, les parties patronale et syndicale n’arrivent toujours pas à s’entendre sur un projet de convention collective.Ils se renvoient maintenant la balle pour tenter de faire porter l’odieux du conflit à l’autre.Alors que la direction du Casino crie au débrayage, les employés se plaignent d’être victimes d’un lock-out.Les croupiers, qui étaient demeurés à l’écart du conflit, ont rejoint hier après-midi leurs confrères de travail sur la ligne de piquetage symbolique dressée en face de l’ancien pavillon de la Civilisation de l’île Notre-Dame.Incapable d’exploiter le Casino à la suite du départ — forcé ou volontaire — des employés affiliés à la CSN jeudi après-midi, la direction générale a dû imposer un lock-out à ses croupiers et fermer le Casino.Affiliés à la FTQ, les croupiers se prononceront à leur tour mardi sur un vote de grève.«On se sent un peu à la remorque des événements, avoue Roger Leclerc, président du syndicat des croupiers.La direction aurait pu faire autre chose que des mises à pied.» Les croupiers négocient également leur première convention collective.Ils revendiquent de meilleurs horaires de travail, une hausse des salaires et la reconnaissance de l’ancienneté.Les employés affiliés à la CSN veulent pour leur part que la semaine de travail passe de 38 à 40 heures et qu’elle soit répartie sur quatre jours plutôt que cinq.Ils désirent également une hausse salariale variant de 2 à 7 % selon l’emploi.A l’heure actuelle, les salaires horaires moyens sont situés entre 13 $ > et 15 $.«Ces salaires ont fait l’objet d’analyses et se comparent avantageusement à la moyenne dans l’industrie du jeu nord-américaine», affirme Vincent Trudel, président f des opérations de la Société des casinos du Québec.La direction du Casino et ses employés se disent ( prêts à retourner à la table de négociation, mais il ,, semble qu’aucun des deux groupes ne soit prêt à faire ; des compromis.D’une part, les syndiqués ne retourne- i-ront pas au travail s’ils ne peuvent porter leur macaron ^ syndical; d’autre part, la direction refuse systématique- ^ ment que les employés ne se conforment pas au code ; vestimentaire.«On doit trancher quelque part, affirme Jean-Yves J Saint-Laurent.Depuis quelques mois, les moyens de | pression s’intensifiaient.Jusqu’où pouvions nous conti- |j nuer avec tant d’incertitude sans que le service offert à | la clientèle ne soit affecté?» Les deux parties se sont engagées hier dans une par- fi tie de bras de fer qui risque de perdurer.«Dans l’hypo- I thèse où on se prononce en faveur de la grève, le retour 1 au travail se fera quand les trois conventions collectives | seront signées», a lancé Alain Brouillard, qui demeure J malgré tout optimiste.«Je suis convaincu que nous sommes capables de si- I gner une convention collective en deux ou trois jours, | même s’il y a une centaine d’articles.Après tout, la chu- I te du mur de Berlin et la réunification de l’Allemagne se | sont faites en l’espace de quelque 24 heures», a-t-il opi- I né.Les négociations reprendront lundi ,et mardi pro- 1 chains en présence du conciliateur Paul-Émile Thellen, I nommé par le ministère de l’Emploi.La fermeture du Casino, annoncée en catastrophe S jeudi vers 22h, a causé beaucoup de surprise chez les habitués des tables de jeu.Des dizaines d’automobi- ! listes et des touristes américains, déçus, ont dû re- j: brousser chemin, hier.Le Casino accueille en moyenne 15 % de visiteurs j provenant de l’extérieur du pays.Mais selon un porte-parole de l’Office des congrès et du tourisme de Montréal, la fermeture de l’établissement ne découragera pas les quelque deux millions de touristes qui ont l’intention de se prélasser dans la métropole comme à tous les ans pendant les mois de juin et de juillet.«Le Casino n’est pas une destination touristique et sa fermeture n’aura pas d’impact sur l’hôtellerie et la restauration, estime Pierre Bellerose.Ça enlève seulement une valeur,ajoutée au tourisme qui allait dans les coffres de l’État.» TABLEAU Ici comme ailleurs, les cambrioleurs ont une préférence marquée pour les peintures et les sculptures SUITE DE LA PAGE 1 sement a été débranché par les ouvriers travaillant à la réfection de la verrière du vieux pavillon B’nai Gibb.C’est par ce trou qu’ils vont pénétrer dans la caverne d’Ali Baba de la rue Sherbrooke.Le trio maîtrise, bâillonne et ligote les gardiens, puis fait ce qu’il est venu faire.Au bout de deux heures, les maîtres-cambrioleurs, qui sont aussi de fins connaisseurs d’art, repartent avec une quarantaine de bijoux et surtout 18 toiles, dont un petit Rembrandt (Paysage avec chaumière), deux Bruegel l’Ancien, deux Corot, un Courbet, une huile de Daumier, un Delacroix, un Gainsborough, un Millet et un Rubens.La rapine la plus fructueuse de l’histoire canadienne est évaluée à l’époque à 2,5 millions $.Le crime de lèse-esthétique est demeuré impuni.«C’est le dossier que je suis avec le plus de tristesse et que j’aimerais le plus voir résolu», dit Lisa Schur, expert-analyste du Groupe des biens culturels du bureau d’Ottawa d’Interpol, l’organisation internationale de police criminelle.Cette sous-section, fondée au début des années 1980, recueille des renseignements sur le vol d’objets d’art.Interpol Ottawa utilise un «registre des objets d’arts et des artéfacts volés» (ROSA) depuis 1983.Cette base de données centralisée compte actuellement près de 20 000 dossiers internationaux, dont les trois quarts accompagnés d’images optiques.ROSA «s’enrichit» d’environ 2000 dossiers par année.On pourra probablement consulter la banque de données via le réseau Internet dès l’an prochain.Un rapport basé sur les dossiers de ROSA vient juste d’être publié.Vol de biens culturels au Canada montre qu’un vol sur dix signalés dans le monde par année est commis au pays.Le Canada a d’ailleurs le triste honneur de figurer au quatrième rang des paradis des pilleurs de trésors artistiques, même si la valeur totale des biens volés ici (un peu plus de 4 millions $ l’an dernier) ne représente qu’une infime partie du grand total mondial (évalué à 5 milliards $ en 1994).La moitié des 200 larcins canadiens sont commis à Toronto et Montréal.Ici comme ailleurs, les cambrioleurs ont une préférence marquée pour les peintures et les sculptures (une œuvre volée sur deux).Ansi, le 3 novembre dernier, un collectionneur de la métropole qué- bécoise s’est fait dérobé chez lui Le Père Cyr, un petit Su-zor-Côté.Mais le Canada a ses particularités.On y compte en moyenne plus de vols dans les résidences privées (36 % par rapport à 29 % à l’étranger) et les galeries d’art (21 % au lieu de 7 %), mais moins de vols dans les musées (8 % ici, 23 % ailleurs) et les églises (2 % au lieu de 13 %).«Nos musées sont maintenant équipés de systèmes de sécurité très performants», note Mme Schur.Ce n’est par contre pas le cas des lieux de culte, qui abritent souvent des trésors.Le 11 septembre 1990, une bande d’aigrefins a découpé et emporté six toiles de la basilique de Québec, dont une attribuée à Goya.Une seule œuvre, Le Mariage mystique de sainte Catherine d’Alexandrie, attribuée à l’Italien Carlo Dolci, a été retrouvée, deux ans plus tard.La récupération n’est tout de même pas aussi rare que les chefs-d’œuvre.Sur la scène internationale, la moyenne est d’un objet sur douze.Les policiers canadiens sont un peu plus performants, avec un taux de réussite d’environ 12 %.Le cas récent le plus important date de mai 1994.Portrait de femme, du maître flamand Van Dyck, qui avait été volé au château de Dunsaney, en Irlande, a été retrouvé à Montréal après une enquête d’Interpol qui a duré deux ans.«C’est une preuve que le Canada fait partie du réseau mondial du recel», dit Mme Schur.C’est à ce niveau qu’Interpol prend tout son sens.L’organisme créé à Vienne en 1923 et qui compte maintenant près de 180 pays membres est une courroie de transmission indispensable pour remonter les filières internationales du crime.Toutefois, on déplore la lenteur de son fonctionnement: les 200 à 250 «notices internationales» diffusées chaque année à l’échelle mondiale ne sont souvent envoyées que trois à quatre mois après le vol.Ansi, le célébrissime tableau Le Cri, d’Edvarà Munch, volé à Oslo en février 1994, a été retrouvé au mois de mai suivant par les policiers norvégiens avant qu’Interpol n’ait posté sa paperasse.Il faut dire que seulement deux officiers, soit moins de 1 % des effectifs au quartier général de Lyon, en France, s’occupent exclusivement des affaires de vols d’œuvres d’art.Il y a cependant belle lurette que les notices concernant les trésors du MBA volés en 1972 ont été envoyées.«On peut encore garder espoir, conclut Mme Schur.Bien des œuvres sont récupérées plusieurs décennies après le vol.» PUBLICITE AVIS PUBLICS (514) 985-3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985-3344 PUBLICITÉ (514) 985-3399 / télécopieur (514) 985 3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1-800 363-0305 DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans frais) 1 800 463-7559 SERVI LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)985-3333 LE DEVOIR Lu numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livreisoa per camelol et peer les ebeaeemeets posteoi.informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par M B IU I.K I) Y.V O I H .I.Y S S A M K IM I .1 I' I I.I.Y T I » 0 5 K T U I M A X (’ Il Y LE DEVOIR LES SPORTS 82* Tour de France îndurain à l’assaut d’un cinquième gain Départ nocturne du prologue, coup d'envoi des 23 jours de la course Saint-Brieuc (Reuter) — Miguel Indurain s'embarque aujourd’hui à Saint-Brieuc dans une nouvelle campagne de 3635 km et 23 jours avec un enjeu de taille: entrer dans le club très fermé des champions qui ont gagné le Tour à cinq reprises (avec Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault).Mieux encore, s’il y parvient, il sera, le 23 juillet, le premier à avoir remporté cinq fois de suite la course cycliste la plus ivlcbiv (In monde.En cette première journée du Tour de France, tous les regards seront donc tournés vers Indurain et vers le Britannique Chris Boardman qui défendra son titre officieux de champion des prologues.Le départ du prologue du Tour de France sera donné à 16hl0 (GMT).Boardman fait de ce prologue un de ses objectifs de l’année.Mais il est le premier à souligner que le circuit de 7300 mètres, tracé dans Saint-Brieuc et comportant l’ascension d’une côte de 1700 mètres à 2,9 % lui est moins favorable.Pour passer la première nuit du Tour en jaune, Boardman sait qu’il doit devancer les favoris du Tour, Mi- guel Indurain, lauréat à deux reprises (le l'exercice dans le Tour (1992 et 1993), Tony Rominger et aussi le Russe Evgueni Berzin.De ce trio, c’est Indurain qui rafle la plupart des pronostics, bien qu’Q ait été battu dans le prologue du Dauphine par Boardman (10 sec d’écart).Ix* recordman du monde de l’heure Tony Rominger s’élancera dans les derniers, après 21h locales.Cette entorse a son rythme biologique, réglé comme une horloge, ne le ravit pas.«Le Tour est un grand spectacle.Et c’est bien pour les télévisions.Mais j’aurais préféré partir plus tôt, d’autant que le lendemain, il y a une longue étape, assez vallonnée.» En effet, au lendemain du prologue, où il espère «un bon chrono», Rominger et ses rivaux devront encaisser 233 km sur les routes bretonnes entre Dinan et Lannion.Le vainqueur des quatre derniers Tours, l’Espagnol Miguel Indurain, partira en dernière position, à 19h40, deux minutes après le Russe Evgueni Berzin.A 31 ans, l’Espagnol possède tous les atouts pour entrer dans la légende au cours de ce Tour.La valeur athlé- tique.la qualité technique, la force morale, la connaissance de l’épreuve et par-dessus tout, une immense confiance.Depuis 1991, année de sa prise de pouvoir dans le Tour, ses rivaux guettent les signes du déclin.Mais, pour l’heure, ils doivent seulement comptabiliser ses victoires (Midi libre, Dauphiné).Jamais, depuis 1991, Indurain n’a raté les deux rendez-vous déterminants des Tours de l’époque récente, le premier grand contre-la-montre et la première étape de haute montagne.Nul doute qu’il a déjà programmé dans sa tête, cette année, les rendez-vous de Seraing (9 juillet), terme du «chrono» de 54 kilomètres, et de La Plagne (11 juillet), à l’entrée des Alpes, puisque la Grande Boucle tourne cette fois dans le sens des aiguilles d’une montre.Qui peut battre Indurain?Tony Rominger, le numéro un mondial, et Evgueni Berzin, l’étoile montante venu de Russie.Satisfait de son impeccable victoire du Giro, Rominger, âgé de 34 ans, aborde le Tour avec circonspection.Il a encore en tête sa défaillance de l’année dernière, son abandon entre les IVrénées et les Alpes.Il dit s’être relâché après son parcours italien et avoue son admiration pour Indurain.••Je n’ai jamais dit que je ne pouvais lias battre Miguel Indurain.Mais j'admire le champion qu'il est.J'ai été malade pendant le Tour de Suisse*, mais je ne sais pas ce (lue j'ai eu.lx*s analyses n’ont rien donné.Donc, je ne sais pas exactement où j’en suis», avoue Rominger.Si la logique désigne Rominger pour premier adversaire d'Indurain, l’enthousiasme choisit Berzin.Le Russe installé en Italie symbolise la jeunesse (25 ans), l’appétit, l'impatience aussi avec la maladresse qui souvent l’accompagne.Beaucoup de pression sur les épaules de l'Espagnol Indurain que tout le monde pressent pour entrer dans la légende?«C’est un Tour comme les autres pour moi, assure-t-il.Je m’y suis aussi bien préparé que d’habilude.Tout le monde me parle de ce cinquième titre, moi je n’y pense pas», dit-il.Voilà la question qui va s’imposer pendant trois semaines le long des routes de France et de Belgique.Formule I Revoilà Hill! PIERRE DI CAI RE ET AFP Revoilà Hill! Privé exceptionnellement d’une présence sur le podium au Grand Prix du Canada, le motoriste français Renault se présente sur ses terres avec une ultime évolution de son moteur, le RS7b, qui, selon le directeur de Renault Sport, Bernard Dudot, est «presque à son meilleur niveau».Au terme de la première séance qualificative, les trois voitures les plus rapides sont propulsées par le V-10 français.Seules les Ferrari s’en approchent.L’Autrichien Berger, quatrième, n’est qu’à 158 millièmes de seconde de la Benetton-Renault du champion du monde, l’Allemand Michael Schumacher.Du reste, les huit premières voitures sont regroupées dans la même seconde, Hill occupant la pole provisoire avec 1:18.556, alors que son compatriote Johnny Herbert, huitième au volant de l’autre Benetton, enregistre un 1:18.555.Voilà qui promet.On pourrait croire que le temps excessivement chaud (39° C) aurait pu avantager momentanément les Williams et que cet avantage aurait pu disparaître au cours des prochains jours.Mais non.L’air chaud, moins dense, devrait, selon la météo, marquer tout ce weekend du Grand Prix de France.Et si cela devait constituer un handicap pour les Benetton, il se maintiendrait à l’avantage des Williams jusqu’à dimanche.Au sein de ce groupe de tête sont venues s’infiltrer les Ligier-Mugen Honda de Brundle et Panis, sixième et septième, très à l’aise sur ce circuit où siègent leurs ateliers.Les Jordan-Peugeot et les McLa-ren-Mercedes n’ont pu faire mieux que de jouer les seconds violons, en dépit des efforts de leurs motoristes respectifs, qui ont travaillé très fort depuis l’escale canadienne d’il y a trois semaines pour présenter des moteurs évolués plus puissants.Rien n’y fait: la hiérarchie reste la même.Seul point d’interrogation: Michael Schumacher réussira-t-il encore une fois à trouver miraculeusement les réglages qui permettront àsa Benetton de retrouver, sur une piste rendue si peu adhérente àcause de la chaleur (45° C au sol), la motricité qui lui a fait défaut hier?Sans oublier les Ferrari du Français Jean Alesi et de l’Autrichien Gerhard Berger qui pourraient venir jouer les trouble-fête au moment où ça compte le plus: demain, en course.Difficile pronostic Personne ne veut se hasarder à un pronostic, tant les écarts sont minimes.«C’est certainement une bonne entrée en matière mais il ne faut pas en tirer des conclusions hâtives», reconnaissait d’ailleurs Hill qui espère réaliser néanmoins la «passe de trois» à Magny-Cours.«Depuis deux ans que je viens ici j’ai toujours été en pôle», insistait en effet le Britannique.«Tout peut se passer samedi après-midi», notait le vainqueur de Montréal Jean Alesi (Ferrari), relayé par son directeur sportif, Jean Todt.«Vendredi, les conditions de piste changeaient continuellement et cela a rendu encore plus difficile la recherche d’un bon compromis dans les réglages des voitures.» BELGIQUE Dunkerque ¦ RI Liège '| 7juillet ¦su Charleroi 1-juillet Le Havre Brieuc PARIS * Champs-Elysées Lannion ¦ Mayenne g Alençon 23 juillet | S!e- Geneviève- dés-Bois B 10 juillet FRANCE Genève Grand-Bornand 11 juillet Lac de Vassivière 13 juillet 21 juillet 22 juillet B La Plagne Etienne 12 juillet Maillot jaune ^Bordeaux Premier au *g?j n J d classement généraiagi ^ 14 juillet TATpe-Bourg¦ dIHuezï d'Oisans Æk Montpon- Ménestérol 20 juillet St-0rens- de-Gameville 17 juillet 15 juillet Maillot vert Premier au classement par points 19 juillet 16 juillet (CâutèretStJ ia juillet ••• _ ?Mille départ, | Ville étape Contre ta montre (par équipes) ViOS Contre ia montre (individuel) • •• Maillot blanc à pois rouges ' Meilleur grimpeur _ • •• Maillot jaune/Miguel Indurain (Esp) Maillot re/Z/Djamolidine Abdoujaparov (Ouz) Montagne: Richard Virenque (Fra) 82' TOUR DE FRANCE du 1er juillet au 23 juillet 1995 3 635,3 km 5 étape : 261 km DEPART 202 km 7 étape 203 km T étape 233,5 km ARRIVEE Prologue 7,3 km 4 étape 162 km 20 étape 155 km Transfert 2 étape 235,5 km 9 étape l: 160 km 11’ étape • : 199 km 18 étape 167 km 19 étape 46,5 km 10 étape ' 162,2 km b! 12 étape | 223 km 17 étape 246 km 13’étape 245 knr~>- 16 étape; .237 km 14 étape < ! 164 km I 15.étape 207 km PALMARES 1994 Le Canadien cède Bellows et obtient l’attaquant trifluvien Bureau PRESSE CANADIENNE Serge Savard a fait d’une pierre deux coups, hier, lorsqu’il a refilé Brian Bellows au Lightning de Tampa Bay obtenant en retour l’attaquant Marc Bureau.En cédant Bellows, il satisfait la volonté d’un joueur qui n’avait plus le coeur à l’ouvrage à Montréal et comble les amateurs qu’il a fait rager par sa nonchalance.Le Canadien devra toutefois assumer la moitié du salaire de 1 million $ US que réclame Bellows pour les deux prochaines saisons.Dans l’échange, le Canadien obtient un vétéran dont les talents en défensive seront des plus utiles dans les circonstances.«Ça me fait très plaisir de venir à Montréal, a commenté Bureau, originaire de Trois-Rivières et âgé de 29 ans.C’est un rêve d’enfance pour tous les Québécois de jouer un jour pour le Canadien.Malgré mes problèmes contractuels — il écoule son option — avec le Lightning, je n’ai jamais pensé aboutir à Montréal.» Bureau, un athlète de six pieds un et 200 livres, s’est surtout fait connaître lorsque les North Stars du Minnesota ont participé à la finale de la coupe Stanley en 1991.Il a entrepris sa carrière dans la LNH en 1987 avec les Flames de Calgary.Il avait été réclamé au ballottage par le Lightning, le 16 octobre 1992.L’entraîneur du Canadien Jacques Demers a révélé que Bureau viendra compléter le travail de Mike Keane et Benoit Brunet.«Avec l’addition de Pierre Turgeon et Saku Koivu à l’offensive, nous voulions améliorer notre groupe de joueurs de soutien, a expliqué Demers.Les Devils du New Jersey ont fait la démonstration à quel point ce genre de joueurs est important.» Bellows en disgrâce Bellows, âgé de 30 ans.quitte pour sa part l’équipe en état de disgrâce après avoir connu une saison décevante.Il n’a obtenu que huit buts et huit passes en 41 matches la saison dernière.Malgré les critiques, Bellows estime ne pas avoir connu une si mauvaise saison compte tenu de son temps de glace limité.«J’ai eu la moitié moins de présences sur la glace que d’autres qui ont marqué seulement trois ou quatre buts de plus», a-t-il constaté.Bellows, obtenu des North Stars en 1992 en retour de Russ Courtnall, ne regrette pas son passage à Montréal où il a remporté la coupe Stanley à sa première saison.«Tout hockeyeur devrait avoir l’occasion de jouer ici au moins une fois pendant sa carrière.Le hockey suscite beaucoup d’attention de la part des médias et des amateurs et il devrait en être ainsi ailleurs.» Tournoi de Wimbledon Rusedski accède aux huitièmes-de-finale Pete Sampras Vattend au tour suivant tandis que Lareau est éliminé Londres (PC) — L’histoire d’amour de Greg Rusedski à I Wimbledon se poursuit.Et la lune de miel entre le public britannique et le puissant gaucher ne semble pas sur le point de se terminer.Rusedski a exécuté le Français Olivier Delaitre avec son service, hier.Il s’est impost* en quatre manches de 6 7 (845), 64.64,7-6 (7-3) dans un match qui a duré deux heures et demie par une chaleur accablante.L’Anglo-Canadien Greg Rusedski devient la bête noire des Français, lui qui a déjà épinglé à son palmarès Stéphane Simian et Guy Forget.Rusedski, âgé de 21 ans, a décoché 36 aces pour accéder aux huitièmes-de-finale, oit il se mesurera à l’Américain Pete Sampras, double champion en titre.Sampras a éliminé son compatriote Jared Palmer 4-6, 64,6-1 et 6-2 dans un autre match de troisième ronde.«Pete dispose de beaucoup d’expérience, a noté Rusedski.Je devrais très bien servir si je veux bien faire contre lui.» Rusedski a précisé qu’il était assez nerveux face à Delaitre, 28 ans, qui l’avait vaincu à leur dernier affrontement.«La foule, je crois, a joué un grand rôle aujourd’hui, a noté Rused-ski après sa victoire.Cela l’a rendu un peu plus nerveux.» Delaitre, classé 44' au monde, a dominé dans les échanges.Mais les coups de canon de Rusedski au service ont eu raison de lui.Les Britanniques ont adopté Rusedski, né au Canada, qui est devenu le meilleur joueur au pays lorsqu’il a obtenu la permission de jouer pour la Grande-Bretagne ce printemps.«Tu es brillant, Greg!» s’est exclamée une dame dans l’assistance.Les autres spectateurs présents sur le court n° 1 ont acquiescé, applaudissant bruyamment lorsque Rusedski s’est présenté avec un foulard enroulé autour de la tête aux couleurs du drapeau du Royaume-Uni.Après sa victoire, Rusedski l’a enlevé et l’a lancé dans la foule, comme son chandail, provoquant le délire dans la foule.La foule commence à attendre ce genre de comportement de Rusedski, qui a lancé sa raquette dans les tribunes après avoir vaincu Guy Forget, n" 16, mercredi.Sampras, qui a battu hier son compatriote Jared l’aimer •1-6,64,61,6-2, a exprimé le souhait de remporter le tournoi, si |x>ssiblc en gagn.uit la finale contre Andre Agassi, pour aider son entraîneur et ami Tim Gullikson à guérir d’une tumeur au cerveau.Moins de chance jx>ur Lareau Ix* Québécois Sebastien Lareau et l’Américain Brian MacPhie ont été éliminés au deuxième tour du double au tournoi de Wimbledon.lareau et MacPhie se sont inclinés devant l’Américain Jonathan Stark et le Zimbabwéen Byron Black en quatre manches de 445,6-3,6-3 et 7-5.«Nous avons eu nos chances, a constaté lareau.Après avoir enlevé la première manche, nous avons eu une ou deux balles de bris sur le service de Black dans le deuxième set.Si nous avions pu faire le bris à ce nu> inent-là, nous aurions gardé l'avantage.» Mais le vent a tourné lorsque lareau et MacPhie ont cédé leur service au jeu suivant Ix joueur de Boucherville estime aussi que leur incapacité à bien retourner la balle et ses problèmes de santé sont responsables de la défaite.«Depuis que je suis arrivé en Angleterre, je suis malade, a dit Lareau.Je retourne à présent au pays et je vais consulter les médecins pour m’assurer que je suis bien rétabli.Nous sommes à trois semaines du tournoi à Montréal et je tiens à m’y présenter au meilleur de ma forme.» L’Américain Todd Martin, n" 14, a eu quelques difficultés à se qualifier pour les huitièmes-de-finale aux dépens de l’Américain Derrick Rosta-gno, qui a bien voulu s’incliner après cinq sets, 63,4-6,46,62,64.Chez les dames, la tenante du titre, Conchita Martinez, n" 3, n’a fait qu’une bouchée de l’Américaine Shaun Stafford, 61 et 61 En revanche, la Française Nathalie Tauziat s'est inclinée devant l’Indonésienne Yayuk Basuki 67 (4-7), 63,64.La finaliste de 1991, l’Argentine Ga-briela Sabatini a eu quelques frayeurs face à la Belge Nancy Feber.Après avoir été dominée 60 dans le premier set, l’Argentine a empoché 13 des 14 jeux suivants pour finalement s’imposer 7-5 et 61.Montréal 1, Floride 10 Les Marlins n’entendaient pas à rire Miami (PC) — Ce n’était pas drôle, hier.Carlos Perez était le partant des Expos, mais les Marlins n’entendaient pas à rire.Dans un stade où ils avaient remporté leurs cinq derniers matchs, les Expos ont été écrasés 10-1 devant 22173 personnes.Ils ont subi une 12e défaite à leurs 15 derniers matchs pour terminer le mois de juin avec une fiche de 1616.C’est la première fois depuis septembre 1992 que les Expos connaissent un mois où ils ne jouent pas pour .500.Les Marlins ont totalisé 19 coups sûrs et claqué quatre circuits dans une rencontre à sens unique.Perez (7-2) n’a lancé que deux manches et deux tiers, donnant cinq points et neuf coups sûrs, dont deux circuits de deux points.N’ayant pas son contrôle habituel, H a accordé des circuits à Jeff Conine, son 12e, et Greg Colbrunn, son 8e.L’un avait un compte complet, l’autre un compte de trois balles et une prise.Le 18 juin, Perez avait donné cinq points et quatre coups sûrs en une manche et deux tiers contre les Reds de Cincinnati mais il s’était ressaisi en réalisant un jeu blanc de six coups sûrs contre les Pirates de Pittsburgh.Conine, qui a réussi quatre coups sûrs, a aussi claqué un circuit en solo contre Greg Harris, son 13e de la saison et son neuvième en juin, un record des Marlins.Charles Johnson a également réussi un circuit en solo dans une sixième manche de quatre points contre Harris et Luis Aquino.En une manche et un tiers, Harris a donné cinq coups sûrs et autant de points mais deux seulement ont été mérités en raison d’une erreur de Mike Lansing.Bien appuyé à l’attaque comme à la défensive, Chris Hammond (62), le meilleur lanceur des Marlins, a facilement remporté la victoire.Il a lui-même aidé sa cause en effectuant de beaux jeux au monticule.BASEBALL LIGUE NATIONALE LIGUE AMÉRICAINE Hier Montréal 1, Floride 10 St.Louis 3, Chicago 1 Atlantal, Philadelphie3 Cincinnati 6, New York 7 Pittsb.12, Houston 9 Colorado à Los Angeles S.Diego à San Francisco Aujourd'hui St.Louis à Chicago S.Diego à San Francisco Montréal en Floride Atlanta à Philadelphie, Cincinnati à New York, Pittsburgh à Houston Colorado à Los Angeles Dimanche Montréal en Floride Atlanta à Philadelphie Cincinnati à New York Pittsburgh à Houston Colorado à Los Angeles S.Diego à San Francisco St.Louis à Chicago Hier Detroit 7, Boston 6 Baltimore 5,Toronto 6 Chicago 0, Kansas City 1 Cleveland 4, Min.sota 1 New York à Milwaukee Californie à Oakland Texas à Seattle Aujourd'hui Detroit à 8oston Baltimore à Toronto Californie à Oakland Texas à Seattle.Chicago à Kansas City Cleveland au Minnesota New York à Milwaukee Dimanche Detroit à Boston Baltimore à Toronto Cleveland au Minnesota.New York à Milwaukee Chicago à Kansas City Californie à Oakland (Parties d'hier non comprises) Section Est G P Moy.Diff Philadelphie 37 21 .638 — Atlanta 34 24 .586 3 Montréal 29 30 .492 81/2 New York 22 37 .373 151/2 Floride 20 36 .357 16 Section Centrale Cincinnati 37 21 .638 — Houston 31 26 .544 51/2 Chicago 29 30 .492 81/2 Pittsburgh 23 33 .411 13 St.Louis 24 36 .400 14 Section Ouest Los Angeles 32 28 .533 — Colorado 31 28 .525 1/2 San Diego 30 28 .517 1 San Francisco 29 30 .492 21/2 (Parties d'hier non comprises) Section Est G P Moy.Diff Boston 34 24 .586 — Detroit 29 31 .483 6 New York 26 30 .464 7 Baltimore 26 32 .448 8 Toronto 22 34 .393 11 Section Centrale Cleveland 40 17 .702 — Kansas City 30 25 .545 9 Chicago 25 31 .446 141/2 Milwaukee 25 32 .439 15 Minnesota 17 41 .293 231/2 Section Ouest Texas 34 25 .576 — Californie 34 25 .576 — Oakland 32 28 .533 21/2 Seattle 30 29 .508 4 J
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