Le devoir, 4 juillet 1995, Cahier B
© Agenda culturel Page B6 ( 'ulturv lis Economie Page B2 Religions Page B4 Les sports Page B5 Télévision Page B7 ?.ENTREVUE l> O î ’ ¦ PHOTO JACQUES ORENŒR ¦ y , ¦: • .émê ' ¦ NORMAND BAIL LARGE O N uido Molinari est un monument de la peinture au Canada, un de nos rai es artistes à pouvoir revendiquer une haute stature internationale.Le Musée d’art contemporain célèbre en ce moment ce chef de file de l’abstraction, à l’occasion d’une imposante rétrospective qui propose un bilan de plus de 40 années de création.L’œuvre de Molinari est une incarnation vivante des splendeurs et misères de l’art contemporain, des paradoxes et des difficultés que le concept d’art ne cesse d’engendrer.Certains détracteurs avoueront candidement «pouvoir en faire autant»; d’autres demanderont s’il s’agit vraiment là d’art; d’autres, enfin, admettront trouver que la démarche de l’artiste est devenue répétitive, qu’elle a recours à cet envers de la technique qui se nomme recette ou procédé, voire même que cette démarche est dépassée.D’un autre côté, les admirateurs de «Moli» — et ils sont nombreux — souligneront l’importance de la recherche du peintre, le rôle de précurseur qu’il a joué au Québec dans l’avènement d’une certaine peinture contemporaine et rappelleront, pour finir, que l’œuvre de Molinari n'a cessé de se renouveler, des toiles exécutées dans le noir des années 50 jusqu’aux «quantificateurs» actuels.L’œuvre de Molinari est d’autant plus propice à alimenter de telles querelles qu’il s’agit d’art abstrait.Le mot renvoie, en peinture comme dans les autres disciplines, à une direction déjà ancienne de l’art de notre siède, dont elle définit en fait une des orientations majeures et originales.Molinari a peint, au rouleau pour une bonne part de sa production plus récente, des toiles qui s’inscrivent dans cette avenue ouverte dans la première moitié de ce siècle par les premiers peintres abstraits — Vassili Kandinsky, Kazimir Malevitch et Piet Mondrian.la référence principale de Molinari est Piet Mondrian, chef de file de l’abstraction géométrique (ou froide) et qui prône une rigoureuse exploration des lignes, des formes et des couleurs.L’artiste sait se taire théoriden et ne néglige aucun effort pour faire comprendre sa démarche.Sa conversation passe alors allègrement de Hegel à Croce, évoque Nietzsche et Mondrian, rappelle tel apport de Breton, commente te! aspect de l’œuvre de Duchamp et évoque au passage la flèche du temps et les travaux de Prigogi- ne.Molinari inscrit sa démarche à la fois dans l’histoire de l’art du vingtième siècle et dans le développement particulier que cette histoire prit chez nous, autour de cette référence capitale qu’ont été Borduas et les auto-matistes.«Il faut comprendre la dialectique de l’histoire de l’art au Québec.Au-delà de l’automatisme, on passe à un automatisme plus formel, où l’accent est moins mis sur le contenu, sur l’objet psychique.Dès le post-automatisme, l’accent sera mis sur la structure, sur la forme, sur la couleur pure, sur la définition d’un nouvel espace.Il y a donc déjà une transformation dans le post-automatisme qui conduit ap plasticisme.Les premiers plasticiens viennent de l'École des Beaux-Arts.Nous, les seconds plasticiens, nous venons de l’école du Musée et nous avons une formation influencée par le Bauhaus.Nous sommes intéressés par l’effet de dynamique — on a appelé notre groupe Espace dynamique, en opposition aux premiers plasticiens.De mon côté, l’influence de Mondrian est manifeste.Elle apparaît dès 1951 quand j’ai lu ce texte de Mondrian où il pose le principe de destruction en art: cela m’a profondément marqué et a accéléré la radicalisation de mon œuvre.» L’art et le dialogue Depuis le mouvement Dada, au début de ce siècle, l’art ressemble à un Sphinx qui renaît perpétuellement de ses cendres, semble animé de mouvements incessants par lesquels il trouve dans sa mise à mort les conditions de sa résurrection.La prophétie hégélienne d’une fin de l’art paraît ainsi tour à tour confirmée puis niée quand apparaissent des formes d’art inédites, et souvent inattehdues, qui obligent à une constante redéfinition du concept d’art que la pensée s’efforce de suivre, pas toujours avec succès.Chez Molinari, la radicalisation prend d’abord la forme d’un geste étonnant; au début des années 50, il peint dans l’obscurité.Ce pan de son œuvre était moins bien connu et l’exposition en cours la met en évidence.On comprend alors son rôle fondateur et fondamental dans la démarche de Molinari.«J’ai retenu de Borduas la notion de non-intentionnalité.Mais le geste lui-même demandait à être libéré de toute forme de censure.J’ai découvert que quand il n’y a aucune vérification, aucune appropriation, aucun désir formel ou esthétique, les gestes s’enchaînent.C’était une démonstration du fait que dans la spontanéité, sans vérification, l’automatisme gestuel produit une chaîne signifiante.» L’art, pour lui, cherche à créer de l’ordre dans le chaos, du sens dans le mouvement désordonné d’accélération de l’histoire, un oasis d’ordre dans le désert du non-sens.Mais c’est une illusion d’ordre et ce travail est toujours à refaire.Ses influences majeures, l’artiste dit les devoir à Sartre et au Camus de L’Homme révolté, à Nietzsche aussi et à sa célèbre opposition entre l'apollinien et le dionysiaque.Ces références à des œuvres inscrites dans les territoires de la phénoménologie et de l’existentialisme de la part de celui dont le travail est à ce point marqué par une recherche formaliste donnent la mesure du travail de Molinari qui est une tentative de conjonction dialectique du spirituel et du formalisme.«Mon œuvre est nettement basée là-dessus, avoue-t-il.Pour moi, l’art relève du dialogue, il cherche à donner à l’autre des moyens de structurer ses percepts, ses émotions, pour arriver à une possibilité circonstancielle de sens.Ce rapport à l’autre, c’est une gageure.Je trouve du sens dans ce cjue l’autre fait, mais ce n’est pas vérifiable en dehors de la capacité de l’émotion elle-même de se vivre.Mon art a toujours été orienté en posant que l’œuvre est toujours ouverte et n’existe que dans l’intensité du désir de l’autre de s’en approcher, de se l’approprier.Mais je m’intéresse moins aux signes qu'à la rythmique.Pour moi, formes et couleurs ne sont qu’inter-valles et je m'intéresse à ce que chaque individu produise sa chaîne signifiante.En art abstrait, quand on a effectivement éliminé le signifié sémantique, symbolique, standardisé, la référence à un sujet déjà connu, on cherche un signifié qui est préexistant.C’est la métaphore infinie, vers un sens ouvert, dans lequel l’autre se réapproprie le sens de sa mémoire, sa structure associative propre.Même si certaines |)ersonnes ont de la difficulté a s'approcher de la signification de l’art supposément abstrait qui est au fond un art concret puisqu’il recherche les dynamismes mêmes de la réalité.» Et c’est pourquoi l’artiste souhaite que le discours phénoménologique soit utilisé pour parler de son art, même s’il en reconnaît les limites.«Ultimement je ne crois pas qu'on puisse verbaliser le plaisir d’organiser ses percepts.» Les colères de Moli La réflexion sur l’art de Molinari sait aussi se faire pragmatique et il arrive alors que cet homme, qui est la gentillesse incarnée, cache mal sa colère quand il sent que le$ valeurs auxquelles il a consacré sa vie sont menacées.A la fin de notre entretien Molinari exhibe une lettre qu’il a adressée au ministre de la Culture, Jacques Parizeau.Moli y revient à la charge pour répéter à quel point le sort fait à Borduas chez nous, dans cette province dont la devise est pourtant «Je me souviens», est inacceptable.«Borduas s’était retiré à Saint-Hilaire.Il vivait déjà son exil ici, avant d’aller le vivre à l’étranger.Borduas a été occulté et s’il n’est pas reconnu à l’étranger c’est, d’abord parce qu’on ne l’a pas reconnu ici même.Paul-Émile Borduas a eu droit à une ruelle portant son nom à Montréal.Une ruelle, vous entendez: il faut le faire.» Au moment où le Québec cherche à se définir un projet de société, Molinari s’insurge qu’il puisse à ce point oublier une part aussi importante de son histoire.Pire: le nom de Borduas est en passe, pour toute une génération, sinon d’être inconnu du moins de ne plus renvoyer qu’à un idéologue.Borduas était un peintre, rappelle-t-il, et ses toiles devraient pouvoir être vues par tout le monde.Molinari a d’ailleurs son idée sur ce qu’il conviendrait de faire, en cette période qu’il sait bien en être une d’austérité budgétaire.«Plus de 90 œuvres du plus important peintre canadien du XXP siècle croupissent dans les réserves du Musée d’art contemporain.L’ancien Musée d’art contemporain, à la Cité du havre, devrait être consacré à Borduas.On a les œuvres, on a le Musée.Comment le Québec peut-il oublier sa dette envers celui qui a renoncé à tout pour le réveiller?Comment peut-on ne pas avoir un Musée qui intégrerait Ozias Leduc à Borduas et Borduas à ses successeurs, qui mettrait l’œuvre de Borduas en contexte en faisant ressortir son importance historique, son rôle fondamental dans l’histoire de Part non seulement au Québec mais aussi au Canada — parce que c’est au Québec que tout cela s’est passé.Une œuvre aussi importante doit être disponible, accessible.» Sur cette lancée, Molinari s’en prend aux politiques culturelles du Québec et là non plus il n’y va pas de main morte.«Quand vous songez qu’on dépense des millions pour le Casino, pour sa création, son agrandissement, pour ce Casino qui n’est rien d’autre qu’un moyen d’aller chercher de l’argent au noir.Quand on pense que le Musée de la civilisation de Québec a un budget de 20 millions $ tandis que les vrais musées qui nous montrent les artistes et tous les sacrifices qu’ils ont faits pour produire une œuvre ont des miettes.On se méfie d’une conception élitiste de l’art, mais il n’y a rien d’élitiste à regarder des toiles de Borduas, de Riopelle, de Leduc, de Suzor-Côté, des plasticiens.» N.B.•I" .Unicef Fonds des Nations Unies pour l’enfance 1 CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR B 2 I.K I) K V 0 I It .I.K M A H I) I 4 .III I.I.K T I II II 3 LE DEVOIR CENTRE (^) G*/ À MONTREAL 5905 AUTOROUTE TRAN&CANAOENNI ECONOJV iE CETTE SEMAINE A LA BOURSE Semaine du 2 au 8 juillet 1995 ASSEMBLÉES GÉNÉRALES Nom de la Compagnie Canadian 88 Energy Corp.SMI Inc.(Pétrole & Gaz) Consolidated Mercantile Corporation Radisson Inc.(Ressources minières) Palace Inc.(Explorations) Dejour Mines Limited Date Heure Lieu 04-07-95 10h00 Calgary 04-07-95 10hOO Montréal 06-07-95 14h00 Toronto 06-07-95 14h00 Rouyn-Nor.07-07-95 10h00 n.d.07-07-95 13h00 Vancouver OFFRE DE BONS DE SOUSCRIPTION ALIMENTATION COUCHE-TARD INC.(ATD.A) Valeur : Actions à vote multiple de catégorie A Modalités :La société mentionnée ci-dessus a fait une offre en bons de souscription aux porteurs des actions indiquées en rubrique qui convertissent ces actions en actions avec droit de vote subordonné de catégorie B d’ALIMENTA-TION COUCHE-TARD INC.Pour prendre part à l’offre, les porteurs d’actions à vote multiple de catégorie A d'ALIMENTATION COUCHE-TARD INC.doivent convertir ces actions en actions avec droit de vote subordonné de catégorie B de cette société au plus tard à 16h le 14 juillet.NOTE Les modalités de conversion sont d’une (1) action avec droit de vote subordonné de catégorie B d’ALIMENTATION COUCHE-TARD INC.pour chaque action à vote multiple de catégorie A convertie.De plus, un (1 ) bon de souscription plus 4,50 $ permettent de souscrire à une (1) action avec droit de vote subordonné de catégorie B d'ALIMENTATION COUCHE-TARD INC.au plus tard le 31 décembre 1997.OFFRE EN ESPÈCES ET EN ACTIONS ELDORADO CORPORATION LTD.(ELD) Valeur : Actions ordinaires Modalités: La société GLAMIS GOLD LTD.a fait une offre en espèces et en actions visant à acquérir la totalité des actions ordinaires (y compris les droits qui y sont associés, conformément au plan de droits de protection de l'actionnaire) en circulation de la société susmentionnée, au prix de 1,20 $ plus 0,4 action ordinaire de GLAMIS GOLD LTD.pour chaque action ordinaire d’ELDO-RADO CORPORATION LTD.soumise.NOTE: L’offre d’achat comprend également toutes les débentures 8,25 % 1er novembre 2004 et les bons de souscription spéciaux 30 août 1995 d’ELDORADO CORPORATION LTD.en circulation selon les modalités suivantes : - 370,16 $ plus 123 actions ordinaires de GLAMIS GOLD LTD.pour chaque tranche de 1 000 $US de capital de la débenture 8,25 % 1er novembre 2004 d’ELDORADO CORPORATION LTD.soumise.De plus, des intérêts courus et non versés seront distribués aux détenteurs qui soumettent leurs débentures à l’offre.-1,20 $ en espèces plus 0,4 action ordinaire de GLAMIS GOLD LTD.pour chaque bon de souscription spécial d’ELDORADO CORPORATION LTD.soumis.Date d’échéance :Le 6 juillet 1995 Date limite pour soumettre les instructions au service du crédit : Le 29 juin 1995 MALETTE INC.(MTI) Valeur : Actions avec droit de vote subordonne Modalités : La société TEMBEC INC.a fait une offre visant à acquérir la totalité des actions avec droit de vote subordonné en circulation de la société susmentionnée et ce, selon les options suivantes : Option A : espèces 16,50 $ pour chaque action avec droit de vote subordonné de MALETTE INC.soumise.Date d’échéance : Le 5 juillet 1995 Date limite pour soumettre les instructions au service du crédit : Le 29 juin 1995 Option B : actions 1,138 actions de catégorie A de TEMBEC INC.pour chaque action avec droit de vote subordonné de MALETTE INC.soumise.Date d’échéance :Le 5 juillet 1995 Date limite pour soumettre les instructions au service du crédit : Le 29 juin 1995 OFFRE EN ESPÈCES ET EN BILLETS JOHN LABATT LTÉE (LBT) Valeur : Actions ordinaires Modalités : L’entreprise 3150216 CANADA INC.(filiale en propriété exclusive de INTERBREW S.A./N.V.) a fait une offre en espèces et en billets visant à acquérir toutes les actions ordinaires en circulation de la société susmentionnée, pour un montant de 26,25 $ en espèces plus 2,25 $ en billets garantis pour chaque action ordinaire de JOHN LABATT LTÉE soumise.L'offre est conditionnelle à l’approbation par les actionnaires d’un pian d’entente qui sera examiné iors d’une assemblée spéciale qui aura lieu le 21 juillet 1995.Date d’échéancele 27 juillet 1995 Date limite pour soumettre les instructions au service de crédit: Le 20 juillet 1995 OFFRE EN ESPÈCES HOME OIL COMPANY LTD (HOC) Valeur : Actions ordinaires Modalités :La société AMOCO CANADA PETROLEUM CO.LTD a fait une offre en espèces visant à acquérir la totalité des actions ordinaires en circulation de la société susmentionnée au prix de 16,50 $ pour chaque action ordinaire d’HOME OIL CO.LTD détenue.LSI LOGIC CORP.OF CANADA INC.(ESC) Valeur: Actions ordinaires Modalités: L'entreprise 3096467 Canada Inc.(filiale à 100 % de LSI Logic Corp.) a fait une offre en espèces visant à acquérir la totalité des actions ordinaires en circulation de LSI Logic Corp.of Canada Inc.Les modalités de l’offre sont de 4 S pour chaque action ordinaire de LSI Logic Corp.of Canada Inc.soumise.Date d’échéance: le 6 juillet 1995 Date limite pour faire parvenir les instructions au service de crédit: le 29 juin 1995 ÉMISSION DE DROITS DE SOUSCRIPTION COUNSEL REAL ESTATE INVESTMENT TRUST (REI.UN) Valeur: Unités Modalités : La société mentionnée ci-dessus a émis des droits de souscription à raison d’un (1) droit pour chaque unité détenue.Ainsi, quatre (4) droits plus 9,75 $ permettent de souscrire à une (1) unité.Date de clôture des registres :Le 23 juin 1995 Date d’échéance :Le 17 juillet 1995 Date limite pour soumettre les instructions au service du crédit : Le 11 juillet 1995 Les renseignements contenus aux présentes proviennent de sources que nous croyons dignes de foi mais nous ne pouvons pas en garantir l’exactitude.Ce document, étant un bulletin d'information, pourrait s'avérer incomplet.TASSE Tassé & Associés, Limitée Une nouvelle génération de téléphones cellulaires ROBERT DUTR1SAC I I DEVOIR depuis l’an dernier, les tarifs prati- Dans la clinquante Tour IBM sur René-Ijévesque, un télécommunicateur nouveau genre est en train de s’installer, branchant des millions de dollars en quincaillerie signée Ericsson et Northern Telecom.Avant même d’obtenir un permis commercial d’industrie Canada, MicroCell bâtit le centre nerveux de son réseau SCP (pour Service de communication personnelle), une nouvelle génération de téléphone cellulaire.S’attendant à décrocher un des rares permis SCP émis au Canada, MicroCell, fébrile, ne veut pas perdre une minute.Faut dire que ça fait deux ans que MicroCell ou son prédécesseur Canada Pop Phone, créations de Télésystème National et Charles Sirois (eh oqi! encore lui), rongent leur frein.A la fin de 1992, Canada Pop Phone recevait un des quatre permis SCP octroyés par le gouvernement fédéral, Telezone, Bell Mobilité et Cantel obtenant les autres, rappelle André Tremblay, président et chef de la direction de MicroCell.Or le Canada avait choisi la norme CT2+ développée par Northern Telecom.Cette technologie présentait des limitations importantes, notamment le fait qu’un téléphone mobile CT2+ ne fonctionne pas dans un véhicule.Fâcheuse limitation.Deux plus tard en novembre 1994, Northern Telecom abandonne cette norme.Pour les quatre joueurs du SCP, tout est à recommencer.Mondialement, deux autres normes s’imposent, le CDMA américain et le GSM européen (très présent toutefois aux Etats-Unis).Le Canada opte finalement pour ie GSM.Le 15 juin dernier, Industrie Canada présente sa politique concernant les «services de communications personnelles sans fil dans la gamme 2 Ghz» et se dit prêt à accueillir des «déclarations d’intérêt» pour l’obtention de permis jusqu’au 17 juillet prochain.Le président de MicroCell s’attend à ce que les premiers permis soient délivrés à la fin de la présente qués par Orange, le télécommunica-r SCP I ‘ ‘ teur SCP le plus dynamique sur le marché britannique, ne représentent que (ill ", des tarils exiges par les entreprises de téléphonie cellulaire bien établies.En outre, la technologie SCP, plus récente que son prédécesseur cellulaire, est numérique.Pour se mettre à l’heure du numérique, les réseaux analogiques de Bell Mobilité et Cantel devront être modernisés au coût de plusieurs centaines de millions.Grâce à cette caractéristique numérique, les réseaux SCP, fin prêts pour l’autoroute de l’information,, peuvent acheminer voix et données, tout en offrant les diverses options de la téléphonie moderne.Techniquement, le gouvernement a libéré une largeur de 120 Mhz pour l’octroi de permis, soit trois permis de 30 Mhz et trois de 10 Mhz.Par règlement, les détenteurs de permis cellulaires de 25 Mhz chacune, Bell Mobilité et Cantel, ne peuvent obtenir plus de 10 Mhz chacun de la nouvelle gamme, mentionne M.Tremblay.Dans sa politique, le gouvernement dit privilégier les candidats qui André Tremblay, président et chef de la direction de MicroCell.peuvent établir un réseau pan-canadien (avec la seule gamme de 2 Ghz, il aurait pu multiplier presqu’à l’infini les réseaux locaux).Un réseau national, c’est précisément ce que veut déployer — et rapidement — MicroCell et ses actionnaires, c’est-à-dire Télésystème National de Charles Sirois, Call-Net (propriétaire de Sprint Cana- annee.Qu’est-ce que ce nouveau téléphone sans fil appelé SCP?C’est essentiellement un téléphone à microondes d’une gamme plus élevée sur le spectre que le téléphone cellulaire actuel.Le SCP a une portée moindre que le cellulaire actuel — dit à large rayon d’action —, ce qui est compensé par l’installation de nombreuses bornes de transmission pour relayer le signal.Par exemple, environ 150 de ces bornes devront être installées pour couvrir Montréal, selon l’ingénieur en chef de MicroCell.En revanche, «le SCP a dix fois la capacité du cellulaire bien qu’il ne coûte que deux à trois fois plus cher», précise M.Tremblay, ce qui le rend d’emblée moins cher.De fait, au Royaume-Uni où le SCP est lancé A da), FirstTel Communications (un télécommunicateur de l’Ouest canadien), PhoneSpot (un holding privé), Shaw Communications et Corn 2i (une entreprise luxembourgeoise de [j capital de risque où figurent Charles Sirois et la Caisse de dépôt et placement du Québec).Les analystes prévoient que plus de 2 milliards de dollars seront investis au Canada daps les réseaux SCP d’ici cinq ans.A elle seule, MicroCell entend investir de «l a 1,5 milliard $» dans son réseau, indique M.Tremblay.PHOTO ARCHIVES La véritable concurrence Le SCP n’est pas seulement unë technologie mais une industrie çjiii comprend d’ailleurs la téléphonie céL lulaire actuelle, soutient M.Trejn-.blay.Actuellement, 9 % de la population en Amérique du Nord détient un téléphone cellulaire mais il n’est utilisé, à cause de son coût, que pour 0,9 % des communications téléphoniques.D’ici dix ans, non seulement de huit à dix millions de Canadiens auront leur téléphone SCP mais ils l’utiliseront beaucoup plus souvent qu’ils ne le font du cellulaire», pr£-, dit-il.La véritable concurrence, c’est à la téléphonie locale que MicroCell la livrera, souligne André Tremblay.Le magazine Forbes prévoit que 40 % du marché de la téléphonie résidentielle sera couvert par la téléphonie SCP, cite M.Tremblay.Car le fil de cuivre des compagnies de téléphone traditionnelles, c’est une technologie dépassée et chère, fait-il remarquer.Si on l’utilise encore — il y en a pour 100 milliards $ en Amérique du Nord, d’après certaines évaluations —, c’est qu’il est là, déjà installé et amorti.Dans les pays où cette infra-, structure n’existe pas, on se tourné vers la téléphonie à micro-ondes.«Le gouvernement voit d’un bon œil cette concurrence dans la téléphonie locale» et il favorise l’établis; sement de réseaux parallèles de téléphonie, soutient M.Tremblay.Bell et consorts n’ont qu’à bien se tenir.oyaged d’v^xffaired ou Obtenez les meilleurs prix en appelant notre personnel qualifié, 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