Le devoir, 8 juillet 1995, Page(s) complémentaire(s)
* FONDE EN 1910 ?LES SPORTS Sampras et Becker en finale PAGE B 8 LES ARTS Molière juste pour rire PAGEC 1 LES ACTUALITÉS Comté de Bertrand: Simard a le feu vert PAGE A 4 T P s « T V Q ~~~C* FORMES Histoire de toit PAGEC 10 PERSPECTIVES Télédiffusion par satellite Misères des petits marchés?Allez-y voir.Quand les Nordiques de Québec et les Jets de Winnipeg ont connu leurs heures d’angoisse, récemment, l’explication était toute trouvée: les «petits marchés» sont à l’agonie.Mais les derniers développements dans le sport professionnel montrent à quel point elle est imparfaite.\ A Montréal, où le rendement en dents de scie des Expos amène à se demander où on en serait n’eût été de la vente de feu d’avril, on serait pourtant porté à accréditer la thèse voulant que les pauvres ne puissent être bienheureux que dans un autre monde.Que les miracles ne surviennent pas tous les ans, surtout quand la frugalité tient lieu de condition de survie.Misères d’un petit marché?Allez-y voir.Ou allez plutôt en parler aux gens de Los Angeles, la deuxième agglomération des Etats-Unis qui vient, en quatre petits mois, de perdre ses deux équipes de la Ligue nationale de football.Les Rams, de la banlieue d’Anaheim, sont maintenant à Saint Louis.Et les Raiders, à moins d’un refus improbable des propriétaires, retourneront à Oakland après un exil de 15 ans.Saint Louis et Oakland.Dans le premier cas, une population six fois moindre que celle de Los Angeles et une ville qui, rappelons-le, a déjà perdu il n’y a pas si longtemps sa propre équipe de la NFL aux mains de Phoenix.Dans le second, un bassin plus imposant, mais la perspective de le partager très inégalement avec San Francisco, le voisin géant dont le territoire est déjà occupé.Exceptions?Considérons donc le sort des Devils du New Jersey, champions en titre de la coupe Stanley, qui œuvrent dans la quasi-campagne des Meadowlands certes, mais n’en sont pas moins à un jet de rondelle de New York.Or, voici qu’ils menacent de se pousser vers Nashville, cette authentique mégalopole du Tennessee où il ne reste qu’à démontrer que «hockey» peut rimer avec «country».En apparence, ces déménagements, réels ou appréhendés, n’ont rien en commun.Pour ce qui est d’Oak-land, c’est en partie vrai.Mais à Saint Louis et Nashville, on a déroulé le tapis rouge: amphithéâtres flambant neufs, participation accrue de l’équipe aux revenus, etc.Comme on l’a fait à Denver pour accueillir les Nordiques.Comme on le fera bientôt ailleurs.Si le sport professionnel nord-américain est en passe de devenir un jeu de chaise musicale incessant, la raison première est là.Le scénario est classique: les propriétaires se plaignent de leur enfer, crient à la faillite, font miroiter le paradis que leur propose le voisin et, s’ils n’obtiennent pas tout tout de suite, fichent le camp.Le combat que livre actuellement le magnat des Devils, John McMullen, aux autorités du New Jersey est exemplaire.Et le pire, c’est qu’il n’y a aucun motif de croire que le phénomène n’ira pas en s’amplifiant.Au baseball et au hockey, les proprios n’auront d’autre choix que de recourir à un tel chantage parce qu’ils ont été incapables de tenir tête aux joueurs lors des derniers conflits de travail.Ce qu’ils n’ont pu arracher en concessions à leurs rpillionnaires d’employés, ils devront le réclamer aux Etats, aux provinces, aux municipalités, bref aux contribuables.Pourquoi s’en priver, alors que la loi de l’offre et de la demande les favorise?En tout cas, ce n’est sûrement pas des joueurs que viendra la solution.Au baseball majeur, où on joue toujours sans convention collective, une diminution de 20 % des assistances par rapport à l’an dernier — il était à peu près temps! — ne semble en rien avoir tempéré leur arrogance.L’un des moins «têtes enflées» d’entre eux, Oz-zie Smith, disait cette semaine qu’avec le temps, les partisans rentreraient au bercail.Bien sûr, la colère est une folie passagère.Même au basketball, le sport qui a le mieux su maintenir une paix syndicale-patronale, on assiste à un féroce bras de fer.Il y a quelques jours, alors qu’une entente semblait scellée, quelques mégastars, avec en tête Michael Jordan, sont allés jusqu’à déposer une demande formelle de désaccréditation de l’Association des joueurs, soupçonnée de pactiser avec l’ennemi! Mais comment les blâmer, alors que les propriétaires font eux-mêmes tout pour violer les règles qu’ils se sont données?Aurait-on déjà oublié que les 49"” de San Francisco, vainqueurs faciles du Super Bowl, se sont fignolé une équipe «paquetée» en contournant le plafond salarial à coups de salaires différés?Comment donc croire ceux qui prétendent que le cirque s’essouffle?Dans la LNH, on dit déjà que la course aux joueurs autonomes, cet été, sera ralentie par des finances chancelantes.Peut-être.Mais regardons aussi ce qui sera offert aux p’tits nouveaux repêchés aujourd’hui; on aura alors un bon indice de l’état de la situation.Et parions que du fric, il y en aura.Dans les petits marchés comme dans les grands.INDEX Agenda.C9 Avis publics.B6 Classées.B7 Culture.Cl Économie.B1 Éditorial.-A6 Le monde.A5 Mots croisés.B7 Les sports.B8 M E T E 0 Montréal Samedi: éclaircies.Max: 26.Dimanche: éclaircies.Max: 25 Québec Samedi: éclaircies.Max: 25.Dimanche: pluie.Max 25 Détails en B 7 Jean Dion ?Ottawa fait volte-face ¦ Expressvu pourra lancer son service dès septembre u Le CRTC prié « PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Le gouvernement fédéral a fait volte-face dans le dossier de la télévision par satellite de radiodiffusion directe (SRD) en permettant à l’entreprise Expressvu de lancer son service en septembre, même si le concurrent, Power DirecTv, n’est pas prêt à se lancer dans la course.Le gouvernement n’a pas voulu parler de revirement.Le ministre de l’Industrie, John Manley, a Rouvrir rapidement la voie à la concurrence expliqué avoir simplement voulu «une solution juste et équitable».Ottawa, qui a fait parvenir hier ses directives finales au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) dans ce dossier, avait été accusé, en avril dernier, de conflit d’intérêts parce qu’il avait émis une première série de directives court-circuitant le CRTC et barrant la route à Expressvu de manière à favoriser Power DirecTv, dirigé par le gendre du premier ministre Jean Chrétien.Sa nouvelle politique définitive rendue publique hier renverse ces premiers décrets.Elle permet donc à la compagnie Expressvu d'aller de l'avant avec son projet de télédiffusion par satellite dès septembre.Mais elle exhorte également le CRTC à mettre en branle un processus accéléré d’octroi de licences, afin que les autres intéressés puissent entrer dans la course le plus rapidement possible.Tout devra être terminé au plus tard le 1er no- VOIR PAGE A 8: OTTAWA John Manley Un pow-wow à l’ombre du souvenir de la crise d’Oka CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR On n’attendait pas moins de 20 à 25 000 personnes au traditionnel pow-wow de Kahnawake et de Kane-satake, en fin de semaine, à quelques jours seulement du cinquième anniversaire de ce qu’oij appelle désormais la crise d’Oka.A cette occasion, des danseurs provenant de diverses tribus indiennes, et de partout au Canada, se rejoindront, notamment à File Kateri-Tekakwita, près de Kahnawake, et à Kanesatake, sur un site aménagé à cet effet.«C’est ouvert aussi aux Blancs», disait cette semaine un Mohawk de Kanesatake.A Kahnawake, hier, plusieurs centaines de personnes s’activaient autour des tentes commerciales.Des familles avec enfants montaient des kiosques, transportant des congélateurs.On attendait des danseurs, mais aussi des ventes d’artisanat et de nourriture.Ce pow-wow se préparait, de toute évidence, à être plus gros que celui des autres années.Sans qu’on organise cette fête spécifiquement pour commémorer la crise, on pouvait voir cette semaine, à Kanesatake, des affiches annonçant «The night of the Warriors V», un spectacle et une compétition de lutte et d’arts martiaux.A Kanesatake, sur un terrain situé tout près de la route 344, un tipi était cette semaine sur le poipt d’être monté.A Kahnawake, la fête a été précédée d’une petite réunion sociale.«C’est une occasion pour les gens de se retrouver», disait hier un étudiant qui travaille à la radio de Kahnawake.Pâr ailleurs, du côté d’Oka-Kanesa-take, Blancs et Mohawks s’apprê- VOIR PAGE A 8: POW-WOW PHOTO JACQUES NADEAU ; ,.v Wm ymmf ¦ rf:M ^*'A**«R*W Plusieurs centaines de personnes s’activaient hier à l’île de Kateri-Tekakwita, près de Kahnawake, pour la préparation du traditionnel pow-wow amérindien.Cette année, on attendait plusieurs dizaines de milliers de personnes à l’événement, soit beaucoup plus de participants qu’à l’accoutumée, peut-être précisément parce que c’est le cinquième anniversaire de la crise d’Oka.Les quatre vérités du jazz Pourquoi il n’y a rien entre deux festivals?ERGE TRUFFA ?Seize ans.Cela fait seize ans, ou peut-être dix, que l’on se fait poser les mêmes questions.Que l’on se fait apostropher, toujours gentiment, par des quidams qui ayant aperçu votre identité en bandoulière, le laissez-passer de journaliste, la carte du privilégié, s’imaginent que vous savez tout Que vous avez réponse à tout Règle générale, allez savoir pourquoi, c’est toujours aux pieds d’un des quatre bars du Spectrum que cela, l’interpellation du journaliste par le consommateur, s’effectue.Tenez, il y a peu, une jolie blonde, après s’être avisée si le couillon de service arborant son identité était «un ancien français», à quoi le couillon en question avait rétorqué «il n’y a pas plus vieille France que moi, Madame», une jolie blonde.Une belle femme a donc formulé la question des questions.La principale.Cel- VOIR PAGE A 8: JAZZ -t .MO*" 1 @3 qui Du PQ, depuis qu’il a pris le pouvoir, on retient surtout ce qu’il a fait sans avoir promis de le faire MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC VOIR PAGE A 8: PROMESSES Tiens, un gouvernement remplit ses promesses Une comparaison entre les promesses électorales de l’automne 1994 et les réalisations du gouvernement montre que le PQ remplit, en gros, ses promesses ou est en voie de le faire.Cependant, ces réalisations ont été occultées par ce que le gouvernement a fait sans l’avoir promis (dont la décision de fermer des hôpitaux), par l’omnipotence de Jacques Parizeau, par le mécontentement que suscitent des ministres et par les prépara- tifs référendaires.Même si, certains jours, comme cette semaine, on voit que certaines promesses sont plus difficiles à réaliser (ces bateaux qu’on nous monte pour les îles de la Madeleine mais qui tombent à l’eau), un relevé des réalisations montre que le gouvernement respecte ses engagements.Le premier ministre évalue lui-même à 50 % le nombre de ses promesses électorales réalisées et à 34 % celles en voie de l’être, pour un total de 84 %, i 4 I.K I) K V U t l< K T I) I M A X (' Il K il J U I I.I.K T I il il X A 2 I.K A M K l> I E S A C T U A LIT E S Retour sur Terre historique Atlantis ramène trois passagers de Mir Cap Canaveral (AFP) — La navette américaine Atlantis a achevé hiei h million historique d'amun ge à la station russe Mir et a atterri sur la piste du centre spatial de Cap Canaveral en Floride.Pour la première fois, une navette ramenait sur la Terre davantage de membres d’équipage que les sept qui avaient été lancés le 27 juin dernier: son équipage comprenait les trois hommes qui ont passé pratiquement quatre mois à bord de Mir, l’Américain Norman Thagard et les deux Russes Vladimir Dejourov et Guennady Strekalov.Ces trois hommes devaient sortir debout de la navette mais des brancards ont été prévus, en raison de leur faiblesse physique après leur long séiour spatial.Ils devaient être immédiatement examinés avant d’être acheminés par avion militaire au centre spatial de Houston (Texas) pour d’autres tests médicaux.Ils ont été remplacés à bord de la station par Anatoly Solovyev et Nikolai' Boudarine, partis dans l’espace à bord de la navette.«Grâce à votre mission, les Etats-Unis, la Russie ainsi que nos partenaires canadiens, japonais et européens vont pouvoir relever le défi et construire la station spatiale internationale», a déclaré à l’équipage, lors PHOTO AP Il y avait plus de monde à bord d’Atlantis à l’atterrissage, hier à Cap Canaveral, que lors du lancement.Une première et un succès retentissant dans l’histoire de la conquête de l’espace.d’une conversation téléphonique juste après l’atterrissage, le président Bill Clinton qui a «félicité personnellement» Norman Thagard.Américains et Russes ont parfaitement réussi ce premier vol conjoint, qui marque le début d’une coopéra- tion devant aboutir à la construction d’une station spatiale internationale.«C’est le moment le plus excitant de ma vie», a déclaré hier sur la chaîne ABC l’administrateur de la NASA, Daniel Goldin.Le 29 juin, la navette était venue s’amarrer à Mir grâce à un dispositif composé de colliers et d’un sas permettant le passage entre 1rs deux vaisseaux.( est la première fois dans l’histoire de la conquête spatiale que deux engins de cette importance — ils pèsent plus de cent tonnes chacun — se retrouvaient ainsi reliés en orbite.Durant 118 heures, les équipages ont effectué ensemble des tests médicaux sur les trois hommes qui achevaient leur long séjour à bord de Mir.Ces tests visent notamment à déterminer avec plus de précision les effets de l'apesanteur sur le corps humain lorsque celui-ci séjourne longtemps dans l'espace, ce qui sera le cas à bord de la future station.La navette apportait en outre du matériel pour de nouvelles expériences.ainsi que des vivres et des stocks d’oxygène.Elle rapporte sur la Terre pas moins de 200 litres d’urine, sang et salive collectés au cours de ces quatre mois par l’équipage de Mir.Multipliant les entrevues en orbite, les équipages ont levé le voile sur les difficultés psychologiques de leur travail.L’astronaute Norman Thagard, premier Américain à séjourner à bord de Mir, a fait des confessions inédites sur «l’isolement extrême» enduré au cours de ses 115 jours en orbite.André Major La Vie provisoire Boréal Qui m'aime me lise.André Major Peut-on jamais guérir les blessures que le temps ouvre en soi ?«.la sortie de son roman La Vie provisoire constitue le véritable événement littéraire du printemps.» Hervé Guay, Le Devoir «.une œuvre profonde et mûrie, qui a toutes les chances de durer.» Raymond Bertin, Voir Procès O.J.Simpson L’accusation au bout de ses misères À la défense de jouer, dès lundi Los Angeles (AP) — La balle est dans le camp d’O.J.Simpson.Au terme de plus de cinq mois d’accusation, le jury de son procès, isolé depuis janvier, a été soulagé d’apprendre que l’audience était suspendue et qu’il pouvait se reposer tout le week-end, avant que la défense ne prenne le relais lundi pour quatre à six semaines.L’ancienne star du football américain, qui a toujours clamé son innocence, risque la détention criminelle à perpétuité pour le meurtre de son ex-épouse Nicole Brown Simpson et d’un ami de celle-ci, Ronald Goldman, égorgés le 12 juin 1994.Les avocats de la défense vont probablement appeler à la barre dans les prochains jours les membres de la famille d’O.J.Simpson, ses amis, ses partenaires de golf, qui vont témoigner de la bonne conduite de l’accusé, avant et après le crime.Reste à savoir s’ils prendront le risque d’un contre-interrogatoire d’O.J.Simpson.La défense va aussi tenter d’apaiser son client éprouvé par près de 400 jours de détention, et de calmer des jurés exténués, qui ont ri nerveusement lorsque le juge Lance Ito leur a demandé s’ils voulaient travailler avec lui sur l’affaire pendant le week-end ou prendre un repos bien mérité.En 177 jours, les 12 jurés, dont 10 ont déjà été remplacés en cours de procès, ont vu défiler 58 témoins et près de 500 pièces à conviction.Les jurés ont été émus par les pleurs de la sœur de la belle et blonde Nicole Brown Simpson, qui a raconté les disputes orageuses du couple.Ils ont été horrifiés par les photos sanguinolentes des gorges tranchées des victimes.L’un d’eux a même dû quitter la salle d’audience lors de la présentation du rapport d’autopsie.Les jurés ont rempli leurs carnets de note lorsque les experts ont affirmé qu’il n’existe qu’une chance sur 170 millions pour que les gouttes de sang retrouvées sur les lieux du crime n’appartiennent pas à O.J.Simpson et que le sang retrouvé sur des chaussettes dans la chambre de l’accusé était sans aucun doute celui de Nicole Brown Simpson.Mais les jurés ont également souri lorsque O.J.Simpson n’a pas réussi à enfiler les -% PHOTO AP Un moment fort du procès Simpson: l’accusé a de la difficulté à enfiler les gants appartenant présumément à l’assassin.gants de cuir présentés par l’accusation comme ceux de l’assassin.«Ils Sont trop petits», a déclaré l’accusé aux procureurs mortifiés.Ils ont aussi été troublés par les témoignages contradictoires des enquêteurs, dont l’un d’eux est venu serrer la main de l’accusé.La défense a émis l’hypothèse d’une négligence de ces enquêteurs, qui auraient mis du sang de l’accusé sur des pièces à conviction au lieu de remettre les échantillons sanguins aux spécialistes, et n’auraient pas pris assez de précautions dans certaines manipulations.Ainsi, malgré des témoignages convaincants, des détails troublants, habilement parsemés d’une bonne dose d’émotion, les avocats de l’accusation ont été desservis par le manque de temps pour rassembler certaines expertises et le manque de préparation de certains témoins clés.L’accusation a également laissé sans réponses de nombreuses questions qui pourraient inciter des jurés favorables à O.J.Simpson à prendre son parti: où se trouvent l’arme du crime et les vêtements que portaient l’as-sassin?Où est passé le reste de l’échantillon de sang d’O.J.Simpson prélevé par les policiers?Des inspecteurs peu soigneux auraient-ils pu déformer certaines pièces à conviction?Et surtout, l’accusation n’a pas réussi à surmonter l’arme la plus puissante de la défense: l’énorme charisme de l’accusé.Fabrikant veut s’adresser à la Cour suprême PRESSE CANADIENNE Ottawa — Valery Fabrikant, qui purge une peine de prison à vie pour le meurtre de quatre professeurs de l’Université Concordia, à Montréal, souhaite porter sa cause en appel devant la Cour suprê- ROBIC DEPUIS 1192 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTEUECTUELLE I EGFR ROBIC RICHARD AVOCATS S, ST-JACQUES, MONTRÉAL QUEBEC H2V3X2 F» I5U) M5-7B74 TM.: (514} N R-0-M-C me du Canada.L’ancien professeur de génie a requis de la cour la permission de contester sa condamnation pour meurtre au premier degré.Fabrikant a été reconnu coupable en 1993 d’avoir mortellement abattu quatre collègues de Concordia.En mars dernier, la Cour d’appel du Québec a statué que Fabrikant devrait purger sa peine sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.Fabrikant avait prétendu devant cette cour que le juge ayant instruit son procès avait violé ses droits.Le juge de la Cour d’appel a mis un terme aux interventions de la défense après trois jours, au cours desquels Fabrikant a tenu des propos décousus et a été au cœur de nombreuses confrontations verbales.La cour a estimé juste la décision du juge, affirmant que Fabrikant avait soumis le magistrat et le jury à «une perte de temps évidente».FESTIVAL DEJAZZ DE MONTREAL PORTRAIT Henry Threadgill ou l’exigence Il n’est pas facile d’évoquer la figure d’un musicien comme Henry Luther Threadgill.D'abord parce que son activité est nettement polymorphe.Il peut être d’un classicisme (à l’européenne) déiarmant pour, quelques instants plus tard, vous surprendre par des effets de percussion déroulants.Il n’est pas le premier jazzman à réfuter cette catégorisation: il se veut musicien avant tout, accueillant toutes les musiques, concédant à pei ne que sa sensibilité de Noir américain lui permet d’en donner une certaine interprétation.Pour tout compliquer, il a également une formation académique qui peut le conduire à jouer Poulenc ou Hindemith.Puisant à même le répertoire du rhythm’n’blues, du gospel, s’intéressant à la danse et au théâtre, Threadgill poursuit une carrière exigeante.Ses détracteurs lui reprochent une démarche trop cérébrale, peu ludique: il leur répond par des réalisations qui, s’inscrivant dans cette mouvance, n’en sont pas moins inclassables.Et voici que notre homme qui vient d’atteindre la cinquantaine s’amène à Montréal avec ses saxos, sa clarinette, ses flûtes et ses percussions.N’allez pas au Gesù ce soir si vos goûts vous portent vers le hard bop.Si, en revanche, les provocations, les surprises, les bonheurs d’expression vous semblent être choses à expérimenter, n’hésitez pas.Il devrait vous démontrer qu’il reste encore beaucoup dans sa manière d’un jazz voisin de celui du Art Ensemble of Chicago.Quelques enregistrements ¦ Spirit ofNuf— Black Saint 120 1342 9 Rag, Bush & Ail — Novus 3052 2 ¦ Carry The Day — Columbia CK 66995 ¦ (Avec le groupe New Air) — Live at the Montreal International Jazz Festival — Black Saint 120 084 2 demi-heure.Robert Lockwood chan-tait le blues, l'eddy Edwards était comme toujours attachant, Weston majestueux.Tout Juste m'a-t-U iem blé que l’orchestre jouait un peu mollement, mais mon impression dépend peut-être de ce que j’avais déjà l’esprit à Sonny Simmons qui se produisait au Gesù peu apres, il faut donner le temps à la musique de vous imprégner.Ce que je ne pouvais faire.Sonny Simmons marquait pour moi l’adieu au Festival.Je ne pouvais espérer meilleure façon de prendre congé.J’appréhendais quelque peu ces retrouvailles avec un altiste que j’avais beaucoup apprécié dans les années 70.Un peu comme ces amis qui refont surface après dix ans.Ils ont vieilli, vous aussi, mais vos parcours sont-ils encore conciliables?Simmons ne m’a pas déçu.Bien au contraire.La fureur est toujours présente, mais lp discours s’est épuré, organisé.A peu près plus de ces clichés qui parfois nuisaient à ses meilleurs solos.Char-nett Moffett, qui a à peine eu le temps de quitter la Place des Arts, est efficace.Il faut dire qu’il n’a apporté que sa contrebasse, laissant dans leur étui ses autres instruments (pour moi de torture).Un très beau solo à l’archet.Art Lewis, à la batterie, est impeccable.Son jeu est l’antithèse de celui de Peter Erskine.Ce qu’il perd en finesse, il le gagne cependant en force tranquille.Les obligations du lendemain — j’ai besoin de cinq heures de sommeil — m’obligent à quitter la salle pendant que Simmons rugit C’est quand même un bonheur de lever les voiles en pareilles conditions.C’était pour moi l’image d’un Festival réussi.Même s’il m’est impossible de nier certaines déconvenues, j’estime que l’édition 1995 du Festival est la plus réussie à laquelle il m’ait été donné d’assister.Et si ce Festival était vraiment le meilleur au monde?Félicitations, André Ménard.Gilles Archambault Fiche de route Alors que la pluie commence à tomber et que ie ciel est menaçant, nous attend au Monument National un pianiste, Masabumi Kikuchi, à l’air peu réceptif.On est jeudi, la soirée commence à peine.Voyons voir.Kikuchi joue penché sur son clavier.Il émet à intervalles réguliers des grognements aux côtés desquels ceux de Glenn Gould paraissent des caresses.La sonorité est belle, mais l’inspiration poussive.On s’extirpe de ce récital comme d’un rendez-vous manqué.J’avoue une certaine difficulté à supporter les artistes torturés dont les chants ne m’émeuvent pas*., A la salle Maisonneuve, le trio de Peter Erskine fait merveille.La finesse du batteur — son jeu de ballets est une splendeur — propulse sans qu’il n’y paraisse une musique qui fait rêver.Au piano, John Taylor joue sans bavures et Pâlie Danielsson est tout de discrétion et d’efficacité.Cette première partie d’un concert jumelé augure bien pour la soirée.Hélas, le trio de Charnett Moffett qui suit déçoit.Et pas seulement moi.La salle se vide peu à peu.Moffett est un contrebassiste d’un haut professionnalisme.Toutefois, il parvient rarement à nous retenir.Sa vélocité, son brio tournent trop souvent à vide.Et puis la basse électrique le porte à tomber parfois dans l’insignifiance pure et simple.Dommage.D’autant que Kai Akagi est un pianiste plus que convenable et que Victor Lewis est un batteur remarquable.Serge Truffaut vous ayant parlé hier de Randy Weston et de sa rencontre avec le blues, je vous dis à peine que j’ai fait un saut au Monument National pour environ une AI' li:STTVAI.CE ,\VKKK-KNI> Samedi 17h L’Ensemble Normand Guilbeault L’excellent contrebassiste québécois défend son nouvel album, Basso Conti nuo, à la Salle du Gesù.20h Randy Weston Avec son All-Star Septet: Santi Debria-no, Billy Higgins, Benny Powell, Talib Kibwe, Neil Clarke et Bill Saxton.Au Monument National.20h30 Pat Metheny Group Le retour du chouchou du FIJM après six ans d'absence.À la Salle Wilfrid-Pel-letier.21 h Richard Desjardins Avec Abbittibbi et des surprises.Au Spectrum.0h30 Robert Lockwood Junior Emule de Robert Johnson, ce chanteur et guitariste sera au Spectrum.Dimanche 16h Alain Trudel Quartet Le virtuose du trombone québécois se produit sur la scène Du Maurier.' 19h Lou Simon and her Blues Band Ancienne pianiste classique, Lou chantera sur la scène Labatt Blues.En reprise à 23h.20h Ivan Paduart Trio Ce pianiste belge a remporté un prix de composition à Monaco en 1992.Place Du Maurier.20h30 Pat Metheny Group Spectacle de clôture.Avec Lyle Mays, Paul Wertico, Steve Rodby, David Bla-mires, Mark Ledford et Armando Mar-cal.À la salle Wilfrid-Pelletier.21h Concert spécial pour l’année internationale de la tolérance Avec Harold Faustin, Hart Rouge, Emeli-ne Michel, Papo Ross et Raffy Niziblian.Beau et chaud au Spectrum.650 participants au Congrès annuel de la poupée Barbie Albuquerque, Nouveau-Mexique (AP) — Pour les profanes, elle n’est qu’une blonde décolorée, à la garde-robe démesurée et aux mensurations incroyables, qui roule en cabriolet rouge et flirte avec un bellâtre en plastique.Pour les fans, cette femme est une pièce de collection.Vu de l’extérieur, le Congrès annuel de la poupée Barbie, tenu depuis jeudi pour trois jours à Albuquerque, avec son concours du meilleur costume de flamenco pour le couple miniature ou son atelier de tenues d’Indien, pourrait passer pour une vulgaire affaire de chiffons.Mais la salle des ventes, où se pressaient jeudi 650 congressistes à la recherche de la bonne affaire, prouve le contraire: une Barbie robe du soir dorée éditée pour le 35' anniversaire de la poupée y est vendue 1100 $ US, soit près de 900 % de son prix de vente de 1994.La vendeuse, Joyce Colvig, espère réaliser au moins 40 000 $ de vente avec cette poupée au fourreau en pièces d’or mais aussi un Ken en smoking, «Fantôme de l’Opéra» (même si pour les puristes, Ken n’est qu’un accessoire de Barbie, un homme-objet) et surtout plusieurs modèles dessinés par Bob Mackie.Selon Joyce Colvig, tout ce qui est signé Mackie vaut de l’or, comme cette Barbie Neptune de 1992, vendue à l’origine 150 $ et qui s’arrache désormais pour 995 $.«Je suis entrée dans ce commerce parce que les collectionneurs feraient des folies pour Barbie», explique Mme Colvig, de Riverside, en Californie.Sa Barbie hôtesse de l’air Braniff, modèle 1965, mise en vente pour la modique somme de 2500 $, est très convoitée.«Son uniforme est la réplique parfaite de celui des hôtesses de l’époque, depuis les chaussures jusqu’au filet de plastique qu’elles portaient sur les cheveux, pour ne pas être décoiffées», explique Vicky Sherck, qui a exposé 400 poupées dans la chambre d’ami de sa maison du Wisonsin.Selon Usa McKendalla, porte-parole de la firme Mattel, les ventes des produits Barbie qui avaient atteint 430 millions $ en 1987 ont dépassé le cap du milliard de dollars l’an dernier.* « V I K |) K V 0 1 It , I.K S S .V M KIM K K T 0 I M A N C* Il K 0 .1 F I I- I- K T I H 0 .1 B 3 ECONOMIE Le cours du café se remet à dégringoler Abidjan (Reuter) — Le gouvernement de Côte d’ivoire a demandé jeudi la tenue (Tune réunion dtagencel de l'Association des pays producteurs de café (APPC), pour débattre de la chute de s coin s mondiaux."Ain un élément ftmdi.mtal ne hudfle cetj londrnnent sana précédent, si brutal et dans un tempi a court», écrit le mi-nistre des Matières premieres (iu> Alain Gauze, dans une lettre à l'APPC, au nom de la moitié de ^Afrique.En mai, le café s’échangeait a 3000 $ US la tonne à Londres; jeudi, il ne cotait plus qu’à 2186 $, son taux le plus bas en 13 mois.Pour les analystes, la chute des cours a effacé la plupart des bénéfices engrangés apres la baisse accidentelle de la production brésilienne, due au gel et à la sécheresse, et qui avait porté les cours à eur plus haut en neuf tins.«La situation du marché a atteint des niveaux alarmants malgré les décisions prises et qui devaient s’appliquer le 1er juin 1995, en ce qui concerne la rétention et les quotas», poursuit le ministre ivoirien.Matières premières Durs lendemains pour les pays africains LE MONDE Les lendemains s’annoncent rudes pour les pays africains producteurs de café qui assistent impuissants à la dégringolade des cours de leur principal produit d’exportation.En deux mois, les prix ont perdu près de 30 % sur les marchés internationaux.Les cours du cacao suivent le même chemin.Les responsables africains se disent catastrophés.C’est que cette chute des cours vient rappeler la fragilité de leurs pays, dont les performances reposent trop souvent sur deux ou trois matières premières.En Côte-d’Ivoire, le café et le cacao représentent à eux seul près de la moitié des exportations d’un pays qui fait pourtant figure de «géant» en Afrique francophone.Dans le Mali voisin, le coton à lui seul fournit plus de la moitié des recettes.Que les cours de ces matières premières agricoles grimpent, et ces pays affichent des taux de croissance euphorisants.Mais que les prix piquent du nez, et les voilà confrontés à des problèmes budgétaires et financiers infinis.Cette sensibilité extrême à l’évolution des cours a été occultée au lendemain de la dévaluation du franc CFA, en janvier 1994.Les bons résultats enregistrés l’an passé par la plupart des pays de la zone franc, et en particulier la Côte-d’Ivoire, ont été portés au crédit du changement de parité et de lui Pour les producteurs de café, le réveil est d’autant plus douloureux que, après trois années seul.C’était oublier l’importance des matières premières dont les cours en 1994 étaient tous orientés à la hausse.Avec des prix en chute libre, comme actuellement, la dépendance de l’Afrique, sa fragilité chronique, éclatent à nou- de marasme, les cours s’étaient mis à grimper à vive allure veau.Rien ne justifie un effondrement des prix aussi brutal, clament les responsables africains.Sans doute ont-il raison de se plaindre.Les mouvements actuels résultent de l’intervention de spéculateurs et de fonds de placements américains, alors que l’hypothèse d’une possible gelée au Brésil, le premier exportateur mondial, plaiderait au contraire en faveur d’un raffermissement des cours.Pour les producteurs de café, le réveil est d’autant plus douloureux que, après trois années de marasme, les cours s’étaient mis à grimper à vive allure.L’année passée, il ont pratiquement été multipliés par deux.Personne n’osait imaginer qu’un retournement de tendance même provisoire était possible à brève échéance.Dans le rapport annuel qu’ils viennent de publier, les spécialistes de la FAO, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, tablent par exemple sur une fermeté des prix en 1995.Les événements actuels leur apportent un démenti cruel.Le président de la République française, qui se prépare à effectuer une tournée dans les pays d’Afrique francophones, a souligné maintes fois son attachement au développement économique du continent noir.L’actualité le sollicite, qui rappelle que l’Afrique vit encore à l'heure de la précarité d'une vie économique dominée par les errements des cours de quelques produits de base, fussent-ils aussi nobles que le café.La Fed américaine a dopé les Bourses de Montréal et Toronto PRESSE CANADIENNE Les bourses de Montréal et de To-ronto ont atteint de* records de tous les temps hier tandis que les investisseurs revendent vers le marché canadien, attirés pai la baisse di s taux d'intérêt et des données économiques encourageantes.Du moins, aux Etats-Unis.A Toronto, l'indice TSE 300 a clôturé à 4624,78, en hausse de 64,61 points.Le record précédent était de 4609,93, enregistré en mars 1994.Le nouveau record torontois a été atteint au lendemain de la décision, par la Reserve fédérale américaine, d’abaisser son taux d'intérêt de un quart de point —sa première réduction en près de trois ans.«Je crois que nous pouvons rein, i i iei 1 le président de la FED) Alan Greenspan pour le bond du TSE», a déclaré Fred Ketchen, vice-président de ScotiaMcLeod.«Et je crois que nous aurons la chance de le remercier encore, soit en août, soit en septembre.Parce que je crois qu’il y aura une autre baisse d’un quart de point.» Réaction de la Banque du Canada U Banque du Canada a suivi jeudi l’exemple et les grandes banques canadiennes ont égale- ment abaissé leurs taux d’intérêt, de 8,75 à 8,5 % —donnant ainsi un élan aux actions canadiennes.A Montréal, la valeur total des ac-lions négociées a atteint les 130 millions $, laissant loin derrière le précédent record de 375,6 millions $ enregistré le 14 juin 1995.Le XXM, indice canadien du marché, a lui aussi atteint un nouveau record, clôturant à 2257,59.Le précédent record était de 2251,59, le 19 juin.Ixi bourse de Vancouver a quant à elle atteint son plus haut niveau cette année.La réduction annoncée par la Réserve fédérale américaine, combi- née avec des chiffres plus élevés que prévus du côté de remploi aux Etats-Unis, a contribué à réduire la crainte d’une récession.Plusieurs investisseurs croient désormais que l'économie demeurera forte tout au long de 1996.Plusieurs investisseurs étrangers au Canada apprécient également le bit de pouvoir profiter de la croissance américaine, en dépensant des dollars canadiens, qui eur coûtent moins cher.Ils peuvent acheter davantage d'actions et faire davantage de profits — qu’en dépensant la même somme en actions de compagnies américaines.Selon une étude de l’Agence internationale de l’Énergie L’augmentation de la consommation de pétrole profitera aux pays non membres de l’OPEP Paris (AFP) — La consommation pétrolière mondiale augmentera plus rapidement en 1996 que cette année, mais ce surcroît de demande sera satisfait pour l’essentiel par les pays producteurs de pétrole indépendants, l’OPEP n’en tirant guère de profit, selon les statistiques de l’Agence internationale de l’Energie.Selon PAIE, qui a publié hier ses premières estimations sur l’évolution de l’offre et de la demande l’an prochain, la demande pétrolière mondiale devrait augmenter de 1,5 million de barils/jour (mbj) ou de 2,2 % en 1996 pour s’établir à 71,1 mb, après une hausse de 1,1 mbj en 1995.La demande continuera d’être tirée par les pays extérieurs à l’OCDE, notamment ceux d’Asie (hors Chine), où elle progressera de 500 000 barils/jour.Hors OCDE et expays communistes, la consommation devrait progresser au rythme de 1 mbj, soit de 4,1% à 25,6 mbj par rapport à 1995.Le déclin de la consommation dans les ex-pays communistes semble de son côté toucher à sa fin, la demande s’établissant à 4,4 mbj'en 1996 après 4,5 mbj, alors qu’entre 1992 et 1994, elle avait chuté de plus de 2 mbj.Quant aux pays de l’OCDE, ils ne devraient connaître qu’une hausse de 1,6 % ou 0,6 mbj à 41,1 mbj de leur consommation, qui augmenterait de 0,3 mbj en Amérique du Nord et en Europe à respectivement 20,2 et 14,2 mbj et de 0,1 mbj seulement dans la zone Pacifique à 6,7 mbj.Mais l’augmentation de la demande mondiale profitera surtout aux pays producteurs hors OPEP dont la production ne cesse de croître.Après une hausse de 0,9 mbj en 1995, l’offre non-OPEP devrait encore progresser de 1,3 mbj en 1996 pour atteindre 43,2 mbj.La moitié de cette augmentation viendrait des gisements de la mer du Nord norvégienne et britannique.La demande restante qui devra être comblée par l’OPEP et le recours aux stocks n’atteindrait que 25,2 mbj, soit une hausse d’à peine 200.000 barils/jour par rapport à 1985.En clair, les pays non-OPEP qui assurent environ 60% de l’approvisionnement mondial accapareraient plus de 85% de la demande supplémentaire, ne laissant à l’OPEP que la portion congrue.Les pays de l’OPEP s’étaient vivement émus lors de leur dernière conférence fin juin à Vienne de la concurrence des producteurs extérieurs à l’Organisation.Plusieurs ministres avaient même déclaré qu’ils tiendraient ces producteurs pour responsables d’une baisse des cours au second semestre 1995, s’ils continuaient à accroître leur production.L’OPEP dont la production de brut est théoriquement plafonnée à 24,5 mbj jusqu’à la fin de l’année, a produit 25,22 mbj en juin après 25,31 mbj en mai, selon l’AIE.A* t il M a PHOTO ARCHIVES LAIT SUITE DE LA PAGE B 1 La réunion d’hier s’est d’ailleurs déroulée dans un climat harmonieux, selon M.Rivard, qui a aussi participé plus tôt cette semaine à d’autres discussions, à Ottawa, en vue d’apporter des clarifications à la situation d’incompréhension actuelle.Pour leur part, les représentants de l’industrie de la transformation préfèrent s’en tenir pour l’instant à la politique de ne pas faire de commentaires.A la Fédération des producteurs, on souhaite ardemment que l’échéance du 1" août soit respectée.Comme le mentionnait son porte-parole, Jean Vigneault, «nous sommes déjà dans un conflit avec les Américains; si nous ne nous adaptons pas au GÂTR nous serons dans une position encore plus fragile».Les Américains contestent en effet les tarifs imposés par le Canada sur les produits laitiers en remplacement des quotas.Les producteprs canadiens considèrent que les Etats-Unis poursuivent une politique de harcèlement commercial.Ce dossier suit le cours normal prévu par l’Accord de libre-échange canado-américain.Les enjeux sont assurément importants puisque l’industrie laitière au Canada représente des revenus à la ferme de 3,4 milliards $, soit 20 % des revenus de tout le secteur agricole.Il y a en outre 3,6 milliards $ en valeur ajoutée dans la transformation et la vente des produits laitiers.Les exportations des produits laitiers sont de 140 millions $, alors que les importations totalisent 160 millions $.Il y a au Canada 1,4 million de vaches laitières, 26 000 fermes laitières, 316 usines de transformation qui comptent 25 000 emplois.Au total, l’industrie laitière canadienne représente près de 100 000 emplois.Sur les 70,7 millions d’hectolitres de lait vendus à la ferme en 1994, les producteurs québécois en ont fourni 27,8 millions, dont 20,8 millions en lait de transformation et sept millions en lait de consommation.Une guerre du sucre coûterait cher aux consommateurs des Etats-Unis o ttawa (PC) — Un différend commercial canado-américain sur le sucre s’est aigri et les consommateurs de ce pays finiront peut-être par en payer le prix.Revenu Canada a indiqué vendredi que les Etats-Unis et cinq autres pays font du dumping de sucre raffiné au Canada et devront acquitter des droits transitoires pouvant atteindre 179 pour cent.Une association de fabricants de produits alimentaires qui utilisent beaucoup le sucre et ses dérivés ont immédiatement protesté contre la décision, soutenant qu’elle entraînera une hausse de coûts pour les consommateurs de l’ordre de 500 millions$, soit 85$ annuellement pour une famille moyenne.Le sucre est devenu graduellement cette année une des principales sources de discorde entre le Canada et les Etats-Unis.Washington a déjà limité les importations de sucre du Canada et envisage maintenant de punir les pays qui comme le Canada importent du sucre de Cuba.La décision sur le dumping fait suite à la plainte déposée en mars par l’industrie canadienne du sucre, à savoir que ses profits sont ame- nuisés par les importations américaines qui sont vendues à un prix moindre que celui du marché et qui bénéficient en outre de subventions.Revenu Canada a souligné qu’une enquête avait révélé que le montant des subventions était insignifiant.Mais elle a aussi découvert que les compagnies américaines de sucre s’adonnaient au dumping au Canada.Ont également été accusés de faire du dumping de sucre: le Danemark, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne et la République de Corée.L’UE pointée du doigt L’Union européenne a aussi été pointée du doigt mais, dans son cas, il s’agit d’avoir subventionné les exportations de sucre vers le Canada et elle devra donc acquitter des droits aussi.Subventionner un produit consiste à fournir une aide financière qui en fait baisser le prix.Ottawa s'apprête donc à demander au Tribunal canadien du commerce international de tenir une enquête pour déterminer s’il est nécessaire de rendre les droits per- manents.Une décision est attendue d’ici quatre mois.Revenu Canada poursuivra aussi son investigation pour évaluer l’importance du dumping et des subventions et rendre une décision finale le 5 octobre.L’Association canadienne des utilisateurs d’édulcorants industriels (ACUEI) a indiqué dans un communiqué que le fait de maintenir les droits aurait des conséquences sur ses membres qui emploient 110000 personnes et dont les ventes dépassent les 40 milliards$.Les droits mis en vigueur vendredi vont de 79 pour cent pour le sucre importé des Etats-Unis à 179 pour cent pour celui qui vient de Corée.L’ACUEI rappelle que cette nouvelle tarification signifie que chaque tonne de sucre raffiné importé requerrait le paiement de 335$ à plus de 1000$.Après l’épisode du traverser Paillé cherche des partenaires pour la MIL-Davie PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE /"X uébec (PC) — Maintenant que W le sort du traversin' des Iles de la-Madeleine est connu, le ministre de l’Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie Daniel Paille a repris le collier et tente maintenant de trouver des partenaires sérieux pour définir une vocation nouvelle au chantier maritime de la MIL Davie de Lauzon.C’est dans le plan d’affaires nécessaire pour assurer la survie du seul grand chantier maritime au Québec et adopté par patrons et syndiqués, que le ministre Paillé a retrouvé le cadre de la solution à la survie du chantier.I-a première partie du plan d’affaires consiste à trouver des contrats transitoires.Ixi modernisation du traverser Camil Marcoux promis aux Iles-de-la-Madeleine et qui continuera finalement à assurer la liaison entre Matane et Godbout était le premier engagement du genre.Malheureusement, il ne s’est pas matérialisé.Le deuxième élément du plan suppose que les syndicats CSN présents aux chantier acceptent de revoir leurs conventions collectives et signent un genre de contrat social.Cet objectif a été atteint.En troisième lieu, il faut trouver des partenaires privés pour appuyer les efforts de la MIL—Davis dans la recherche de contrats lucratifs et pour aussi partager les coûts de la modernisation des installations qui sont à 100 pour cent au compte de l’Etat.Le volet le plus important du plan d’affaires consiste à définir le créneau dans lequel la MIL—Davie se sentira la plus apte à compétitionner.Le cinquième élément vise à moderniser le chantier en fonction du créneau choisi et en collaboration avec les nouveaux partenaires.Dans sa plus récente évaluation du dossier, le ministre Paillé a laissé entendre, hier, que la survie du chantier de Lauzon doit passer par le respect intégral du plan d’affaires.‘Pour l’instant, a indiqué le ministre, il y a plusieurs partenaires qui nous ont déjà indiqué leur intérêt Ils étudient très attentivement le chantier et à la fin de l’été, ont doit s’asseoir avec eux pour en choisir un ou plusieurs pour négocier le partenariat concernant la propriété du chantier.’ Ensuite, selon M.Paillé, viendra le quatrième élément qui est le choix du créneau.‘J’ai toujours dit que je ne voulais pas que MIDDavie choisisse un créneau commercial avant d’avoir trouver un partenaire.’ Sans plus de précision, le ministre a indiqué que le créneau ‘devra être commercial’ et être endossé par le ou les partenaires.Entre-temps, sans trop s’engager sur les dates ou les échéanciers puisqu’il a su apprendre de sa dernière erreur, le ministre a indiqué que la Société des traversiers du Québec (STQ) peut très bien combler le premier volet du plan d’affaires en assurant des contrats transitoires à la MIL-Davie pour la réfection ou la modernisation de certains de ses navires.M.Paillé a indiqué qu’il a mis tout en oeuvre pour respecter l’engagement de son gouvernement de sauver le chantier de Lauzon.‘On a toujours dit que ce chantier-là doit rester ouvert et il va rester ouvert’, a-t-il répété.Le ministre a rencontré, pas plus tard que cette semaine, des armateurs étrangers ‘pour leur vendre les mérites de la MIL-Davie’.Finalement, le président du chantier maritime Guy Véronneau a déjà annoncé, qu’une entente de 200mil-lions$ est imminente entre quatre armateurs étrangers et la MIL—Davie pour la construction de quatre navires porte-conteneurs.L’entente a été négociée avec le chantier Thys-sen Nordseewerke, de Emdem, en Allemagne.AMI CAPITAL PRIVE Une division d’AMI Associés Inc.(plus de 10 milliards sous gestion) Conseils en placement depuis 1959 pour: Bill Kovalchuk, m.b.a., Margaret Davidson, c.f.a.Hélène Dion, c.g.a., c.a., c.f.a.Kathy Fazel, c.f.a.499-9035 - Particuliers -REER - FERR - Fondations - Fiducies - Successions Investissement minimum de 50 000 S.1130.tue Sherbrooke Ouest, bureau 900.Montreal (Qc) H3A 2S7 'A Comptable* aprr•••*< j el «I - 30.00 / - 20.00 - 10.00 ••••< j j >•"*! • sur les plus forts volumes?: 1991 1992 1993 1994 1995 26 Mal 24.13 llJtlJilli.UifUL.lujJi.x, a.4, ^.,1.j .liui 1800000 1200000 600000 VISION: Logiciel d’analyse boursière sans pareil pour identifier la direction des titres et des indices boursiers.Écran COTE: Cotes de fermeture quotidiennes et hebdomadaires.Historique de 250 jours (1 an) et 250 semaines (5 ans).Mode d’affichage rapide de la dernière cote de chaque titre ou de l’historique complet d un titre.Mise à jour quotidienne par modem à partir de 10$/mois.Peut aussi s alimenter manuellement.Écran NOUVELLE: Emmagasine les commentaires pour chaque titre.Choix d’affichage de la plus récente nouvelle de chaque titre ou de l’historique des commentaires inscrits par l’usager sur ce titre Écran GRAPHIQUE: Affichage instantané des graphiques et des analyses en mode quotidien ou hebdomadaire.Plusieurs fonctions d’analyse: Zoom, ligne de tendance temporaire, permanente ou perpétuelle, édition de texte sur le graphique, 30 analyses, performance relative i un indice et beaucoup d’autres.Demandez notre vidéocassette gratuite pour une description plus complète de nos produits.(514) 392-1366 i A1C 70
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