Le devoir, 22 juillet 1995, Cahier C
I.Y It f.V 0 I B .I.K S S A M K l> I K T DI M A N (’ Il Y 2 3 J IM I.I.Y T I 9 !» 3 Cinéma Page C3 Disques classiques Page C4 Musique Page C5 Arts visuels Page C6 Livres Page C7 Grille télé du week-end Page C8 Agenda culturel Page C9 Formes Page CIO «• FESTIVAL JUSTE POOR RIRE Natalie Choquette L’humour est enfant de bohème Une diva en «voix» d’apparition au Festival Juste pour rire CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Sa voix claire et pure de soprano colorature, lorsqu’elle entonne l’éternel Habanera, de l’opéra Carmen, semble vouloir faire exploser les vitres.Et quand Natalie Choquette se tait, dans les escaliers de l’édifice où siège l’organisation du Festival juste pour rire (FJPR), les gens qui l’entendent par les fenêtres de l’édifice se mettent irrésistiblement à applaudir.«L’amour est un oiseau rebelle, que nul ne peut apprivoiser, et c’est bien en vain qu’on l’appelle, s’il lui convient de se refuser», chante la jeune et fougueuse Carmen de l’opéra de Bizet.Bravant toutes les traditions, Choquette reprend cet air au Festival, mais déguisée en petite vieille édentée, comme pour prouver au monde que l’«amour n’a pas d’âge».Oiseau versatile, femme aux mille visages, Natalie Choquette, professionnelle du contre-ut, se transforme pour son public, au FJPR en 14 femmes, différemment costumées.Ces 14 divas sont toutes plus sensibles les unes que les autres, toutes plus talentueuses et plus fragiles, mais surtout toutes humaines, faites de chair et d’os, comme on le verra à la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau, les 23 et 24 juillet prochains.Au tragique du spectacle s’ajoute le burlesque.«Je m’amuse avec l’opéra mais je ne me moque pas de l’opéra», dit Natalie Choquette, à propos de Diva, ou une espèce en «voix» de disparition, un diva.rtissementen 14 tableaux.C’est que dans sa complexité, Natalie Choquette, chanteuse classique de formation, ne se contente pas de chanter le répertoire lyrique.Depuis quelques années, cette humoriste et comédienne, formée aux pièces les plus traditionnelles, s’est donné pour but de faire rire de plus en plus de Québécois à travers cet art, tout en restant totalement accessible.Périlleux exercice de style.Son spectacle veut réunir des enfants, des adolescents, des rockers, ou des fanatiques d’art lyrique, dans un même sentiment d’approbation, de plaisir et d’appréciation de l’opéra.Pourquoi choisir?Lorsqu’elle parle du chant, Natalie Choquette frémit comme un petit animal au cœur sensible.Elle aime l’accessibilité de la musique populaire, et s’incline devant la beauté de l’opéra classique.Alors pourquoi choisir?Son spectacle lui permet de parler aux gens du public, même de îes emmener sur scène, tout en livrant la magnificence de l’air des bijoux, par exemple: «Ah! je ris de me voir si belle en ce miroir.».«Quand j’entends des gens dire que l’opéra c’est “plate” [.] Moi, j’aime tellement cela que cela me fait de la peine», dit-elle.L’idée a vu le jour à l’occasion VOIR PAGE C 2 : CHOQUETTE MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Si la tendance se maintient, l’ordinateur du Devoir prévoit qu’à la fin de l’été, les visiteurs auront laissé plus de 30 millions $ dans le Vieux-Port de Montréal.Plus le niveau de l’eau baisse dans le fleuve, plus les Québécois semblent avoir le goût de l’eau.Et le flot de dollars de couler dans les poches des promoteurs présents dans le Vieux-Port, enviés par 300 autres entrepreneurs qui frappent à la porte, bon an mal an, afin d’offrir leurs services à la société de la Couronne responsable du site.Un sondage récent de la firme Léger et Léger, réalisé pour le compte du réseau TQS, indique d’ailleurs que le Vieux-Port arrive en première position parmi les sites touristiques que 1000 répondants de partout au Québec voudraient visiter, une fois à Montréal.Chez les Montréalais, cette popularité se confirme chez le quart des personnes interrogées.En outre, en date du 9 juillet, l’achalandage du terrain de jeux préféré des Québécois avait augmenté de 12 % par rapport à l’an dernier.Ces chiffres ont de quoi réjouir les dirigeants de la Société du Vieux-Port qui expliquent la fréquentation accrue de cet été par la belle température et le comportement du dollar canadien.Il est vrai que les intervenants du domaine touristique reconnaissent aussi, de leur côté, une augmentation du nombre de touristes américains cette année.«Mais le plus important pour nous, affirme Marc Grégoire, directeur des communications et du marketing au Vieux-Port, demeure la cote d’amour des Québécois, que nous confirme le sondage Léger et Léger.Le Vieux-Port existe pour la population.Nous offrons des services ré-créo-touristiques que les gens réclamaient depuis longtemps sur ce site.» On trouve de tout dans le Vieux-Port, c’est vrai, mais les activités offertes au public tendent à se regrouper de plus en plus vers deux pôles majeurs: l’eau et la science.Côté jardin, la croisière s’amuse et, côté cour, le sel de la semaine.«Montréal est bien pourvu en musées et en centres culturels, poursuit Marc Grégoire, mais le monde vit présentement un important virage scientifique et notre ville est l’une des seules en Amérique du nord qui ne possède pas encore sa Maison des sciences.» C’est pourquoi, en plus d’Expotec, des stèles d’interprétation sur le site, d’une exposition sur la foresterie et VOIR PAGE C 2 : VIEUX-PORT LE DEVOIR Le terrain de jeux préféré des Québécois rapporte gros aux promoteurs ;|§Ër .jf s m?f iJi If 4 .è w m H m f mi ! P & jm& jf if/f m / *• m : .t.WW PHOTO JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une œuvre de Joe Fafard présentée au Vieux-Port à l’occasion l’exposition Skulptura 95.\ ! CRAVEN "A" LTEE présente CRAVEN A LTEE A de MOLIÈRE ,4 m .BENOIT B RI ÈRE «„„,,,„,/DENISE FILIATRAULT YvAn BENOIT o Danois BERCONZAT o Marklta BOUS Patftce COOUEREAU .Normand TAUTEUX ; Jacques GIRARD Jacques L HEUREUX ?Normand LÉVESQUE Danièle LORAiN » Elyse MARQUIS « Pascale MONTPFTIT Denys PARIS Adèle REINHARDT o Gabriel SABOURIN c Christian THOMAS et 8 DANSEURS / /Jnrii Claude Goyctfe Ctanmtr* François Barbeau / O Denys PARIS ¦ex Claude Accolas M -xu .isuuuni'u inuiuu/' • .- Adèle REINHARDT ' Gabriel SABOURIN c Christian THOMAS et 8 DA ’V>- Christian Thomas Ch,>reenq> Jh!L* y TaL' t »- w i» -4*2 * S Ville 4ÂÉÊË- j Téléphone — ¦¦ ! Ville j Téléphone fac-similé»rie sont pas acceptés.4 - Si evian Réservations: 842-9951 PETER MAAG, chef LOUIS LORTIE, piano Mozart Symphonie n° 35, «Hajfner» Chopin Concerto pour piano n° 2 Mendelssohn Symphonie n° 4, «Italienne» Jeudi 27 juillet, 19h30 Basilique Notre-Dame Billets: 9,75$, 18,75$, 27,75$ (taxes incluses) Iouis I or,ie En vente ù l'OSM (842-9951 ), à la Place des Arts (842-2112), au Réseau Admission (790-1245) et à la basilique Notre-Dame le jour du concert.Régime Crispepain, elle descend dans la salle, demande au public: «Quelle est la chose que toute femme rêve que tout le monde lui dise?» Dictant l’accompagnement au maestro elle entonne l’air de 'Thaïs, opéra de Massenet: «Dis-moi que je suis belle et que je serai belle éternellement.» Ainsi se succéderont des tableaux portant sur la création, le tempérament, l’ambition, la performance physique, la santé, la déception, l’amour, les caprices, les sacrifices, et autres éléments de la vie des divas.Autant de prétextes, d’ailleurs, pour offrir en spectacle les airs d’opéra les plus connus du répertoire, dans toute leur splendeur: Carmen, La Flûte enchantée, les Dialogues des Carmélites, La Traviata, etc.Aux spécialistes de l’opéra, Natalie Choquette promet que l’humour de son spectacle sera à deux niveaux, s’adressant tant aux initiés qu’aux novices.Dès la tendre enfance Fille de diplomate, Naïade Choquette est polyglotte.«A l’âge de 11 ans, j’ai décidé que c’était cela [du chant classique] que je ferai, quand j’ai vu mon premier opéra à Rome, en Italie», raconte la chanteuse.Son père, conseiller culturel, l’avait emmenée voir Aida.Même coup de foudre lorsqu’elle assiste aux messes de minuit dites par le pape au Vatican, aux chants dans la chapelle Sixtine.«J’aime énormément chanter de la musique religieuse dans les églises: Bach, Mozart, Handel.» Les concerts de musique sacrée sont ce qu’elle préfère faire, quand elle chante «straight», comme elle dit.Si Natalie Choquette a commencé à apprendre la musique à l’âge de 15 ans, elle dit avoir la faculté de faire rire depuis qu’elle est toute petite.«J’étais vraiment un pitre» dit-elle.Son adolescence la rendra par ailleurs sérieuse.Il y a quelques années, Natalie Choquette a été refusée à un atelier d’opéra, où elle chantait dans les chœurs depuis six ans.Cette épreuve lui a fait une peine véritable, dit-elle, mais elle ne regrette rien aujourd’hui.Car si elle n’avait fait que du classique, elle n’aurait jamais pu obtenir un tel contact avec le public.«Ce qui fait ma force, c’est ma fantaisie», conclut-elle.Vil IT (‘llgngNIHMll SUVER DES VIES ! LA FONDATION DIANE HEBERT Pour le don d’organes (514) 965-0333 ê I.K I) K V OIK.I.K S S .v M Y DI g g K T D I M A N I II K !t ,| I' I I.|.Y.T I D II Ti c :i ÉCRAN CINEMA ?chef-d’œuvre ?très bon ?: bon *?: quelconque *: très faible ^¦9' : pur cauchemar DIEU QUE LES FEMMES SONT AMOUREUSES ?De Magali Clément.Une comédie de mœurs très française donne la vedette à Catherine Jacob dans le rôle d’une femme gérant les enfants de deux lits, les ex-maris, l’amant du jour et le cœur qui n’a pas oublié l’autre.Une bonne distribution, une héroïne qui navigue à l'envers des stéréotypes, des personnages sympathiques, mais un scénario qui manque de portée sociale et fait du sur-place.Au Parisien.Odile Tremblay NINE MONTHS ?De Chris Columbus.Cette version hollywoodienne du film Neuf mois ne tient aucune de ses promesses, pas même celle de divertir les amateurs de scandale allumés par l’affaire Hugh Grant.Rebecca est enceinte.Samuel ne veut pas être père.Elle le quitte.Comme dans Mrs.Doubtfire, le mâle cherche à se racheter de ses irresponsabilités auprès d’une femme sourde à ses appels.De ce fade bouilli de bons sentiments et de valeurs républicaines ressortent cependant quelques moments savoureux, dus notamment à la participation de Robin Williams en ex-vétérinaire russe recyclé en obstétricien.Au Faubourg et à la Place LaSalle.Martin Bilodeau CLUELESS D’Amy Heckerling.Une Barbie grandeur nature riche aux as cherche le bonheur dans les boutiques de vêtements mais un petit ami, de préférence beau,et fortuné, ne serait pas de refus.Edifiante comédie de mœurs sur une certaine jeunesse pourrie américaine qui n’a rien à dire, à penser ou à faire.Un de ces films d’été réactionnaires qui soulèvent l’indignation et poussent à la révolte.Au Lacordaire, à Angri-gnon et au Loews.Bernard Boulad BELLE DE JOUR ?1/2 Réédition bienvenue du film de Luis Bunuel, sorti en 1967.Séverine (Catherine Deneuve), qui s’ennuie et refoule ses fantasmes auprès d’un mari qu’elle aime mais qui la laisse frigide, découvre la volupté dans un bordel ou, sous le nom de Belle de Jour, elle se livre à des clients de passage.Dans ce film au ton généralement grave, on , retrouve ici et là l’ironie décapante et l’humour noir du grand cinéaste espagnol.En v.o.française sans sous-titres au Complexe-Desjardins et au Carre-foqr-Laval; en v.o.avec sous-titres an-.glais au Centre-Eaton.Francine Laurendeau LE BATEAU DE MARIAGE ?Ce premier film du réalisateur français Jean-Pierre Ameris comporte son lot de maladresses et esquive quelques justifications psychologiques.Néanmoins, celte histoire de démêlés socio-politico-sentimentaux dans la zone libre française, en 1940, rappelle à plus d’un égard ce petit ci-; néma français traditionnel qu’on ne produit presque plus aujourd’hui.Un film agréable et serein, pour nostalgiques de la «qualité française».Au Parisien.Martin Bilodeau SPECIES ?De Roger Donaldson.Mi-femme fatale, mi-monstre prédateur, Sil est en somme une belle bête dont l’instinct maternel risque cependant de menacer l’espèce humaine.Heureusement, il y a encore sur Terre des hommes et des femmes prêts à se sacrifier pour la cause.Film clone (et presque clownesque) du chef-d’œuvre de Ridley Scott, Alien, qui, une fois de trop, tente de nous impressionner avec des effets de moins en moins spéciaux.Au Parisien, à Place Versailles et au Lacordaire.Bernard Boulad .NATALIE i CHOQUETTE Elle revient nom Un summum de mièvrerie et d’insipidité CLUELESS Réalisation et scénario: Amy Heckerling.Image: Bill Pope.Musique: David Kitay.Avec Alicia Silverstone, Stacey Dash, Brittany Murphy et Paul Rudd.Etats-Unis, 100 minutes.BERNARD BOULAI) Le cinéma américain compte bien peu de femmes derrière la caméra.Une dizaine, pas beaucoup plus, ont réussi à se tailler une petite place parmi leurs confrères mâles: Kathryn Bigelow, Jodie Foster, Randa Haines, Diane Keaton, Sondra Locke, Elaine May, Susan Seidclman, Penelope Spheeris.Aucune n’a vraiment connu de consécration et il n’y a pas eu de véritable révélation.Et si Keaton, Locke et Spheeris ont échappé au moule hollywoodien, les autres s’en sont plutôt bien accommodées.Prenez Amy Heckerling.Elle a débuté sa carrière avec Fast Times at Ridgemont High mais elle a surtout fait ses marques avec les deux Look Who's Talking (le bébé parlant) puis elle a commis Johnny Dangerously et National Lampoon’s European Vacation.Une filmographie sous le signe de la comédie on ne peut plus inoffensive.Clueless, le dernier film qu'elle a écrit et réalisé, est dans la même lignée mais atteint sans doute un summum dans la mièvrerie et l’insipidité.Comble de l’imposture, dans le dossier de presse, le producteur ose prétendre que Clueless est une satire des mœurs de la jeunesse de Beverly Hills.Difficile pourtant de signer une œuvre plus conformiste et réactionnaire que celle-ci.Tout le film tourne autour du personnage de Cher, interprétée par la nouvelle coqueluche de Hollywood, la ravissante Alicia Silverstone, découverte dans Crush.Elle y incarne le rôle d’une adolescente, riche aux as, fille à papa avocat, hyper superficielle, matérialiste et prétentieuse qui ne s’intéresse pas aux garçons de son collège parce qu’aucun n’est à sa hauteur.Sans but dans la vie, à part grossir sa garde-robe.Cher passe son temps dans les boutiques avec sa copine et confidente Stacey.C’est aussi une élève médiocre qui manigance une histoire d'amour entre deux professeurs pour qu'ils soient plus indulgents dans leurs notes.Toujours présentée sous un éclairage complaisant, Cher est en fait une épouvantable manipulatrice qui tente de régler la vie sentimentale d’une nouvelle camarade de classe suppo-sèment manquée quelle a prise sous sa protection.Et puis, voilà qu’un jour elle réalise enfin qu’elle est peut-être elle-même la plus démunie de toutes quand il s'agit de se trouver un mec.Tout finira bien, rassurez-vous.Elle gardera le même standing mais elle apprendra à devenir plus attentive au sort du monde, plus curieuse et plus généreuse.Ali, l'amour quand même, ça épanouit! Clueless dépeint les aspects les plus détestables d’une Amérique triomphante qui a gravi les échelles de la réussite et qui pue le bonheur insouciant et cotonneux de la banlieue californienne aisée où les ados se promènent en BMW.La petite Cher, quant à elle, est l’archétype de la Barbie cute et adorable, gâtée pourrie, a l’intellect fort peu développé.Amy Heckerling dit tout ça mais en filigrane, avec un enrobage des plus doucereux, une compassion et une légèreté telles que le film ne fait que légitimer ce comportement débile.Après tout, elle est donc adorable cette poupée qui ne manque pas de bon sens puisqu’elle a pris le parti de rester vierge en attendant de trouver le grand amour.Alicia Silverstone qui l’incarne ne manque à l’évidence pas de charme.On serait même porté à croire qu’elle a un certain talent d’actrice parce qu’elle arrive à dégager autant de charisme que son personnage peut être haïssable et agaçant.Ce qui n’aide en rien sa cause, c’est son insupportable voix off qui annonce et commente chaque scène.Il est difficile de comprendre ce qui peut motiver un cinéaste à traiter d’un tel milieu et d’un monde aussi insignifiant que celui de la jeunesse opulente de Beverly Hills.Indéniablement, ce doit être bon vendeur au pays où l’illusion du bonheur est glorifiée au détriment de la vérité des sentiments.& SOURCE CFP Étienne Chicot et Catherine Jacob dans Dieu que les femmes sont amoureuses.Dans la marmite des ex DIEU QUE LES FEMMES SONI AMOUREUSES Réalisation et scénario: Magali Clément.Avec Catherine Jacob, Étienne Chicot, Mathieu Carrière, Yves Be-neyton, Grace de Capitani, Fiona Gelin.Image: Pierre Lhomme.Musique: Jean-Jacques Ixmetre.Au cinéma Parisien.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Certains y trouveront quelques points communs avec Im Crise de Coline Serreau, en moins réussi.Dieu que les femmes sont amoureuses est une de ces petites comédies de mœurs dont la France a la recette, qui ne révolutionnent pas grand chose mais mettent le doigt sur la grande marmite des ex et des foyers reconstitués qui roulent cahin-caha, tendent un miroir au spectateur de cette fin de siècle en espérant qu’il s’y reconnaîtra.Un film assez fin, plutôt rebondissant, qui change des grosses productions commerciales de l’été, mais apparaît trop français, dont les gags rejoignent à moitié le public québécois.Le titre constitue en soi tout un programme: Dieu que les femmes sont amoureuses.Encore qu’il s'agisse d’une amoureuse au singulier, nommée Anne (Catherine Jacob).Elle a un grand fils, des petites jumelles, un ancien mari, un amant à temps partiel, des robinets qui fuient, et un ex toujours aimé qui revient sans crier gare après huit ans de silence.Or les jumelles ont huit ans aussi.De là à comprendre qui est leur papa.Comment cette dame réussira-t-elle à conjuguer ces relations multiples, à l’heure où un nouvel amoureux se profile à l’horizon, c’est ce parcours à cahots, ces va-et-vient sentimentaux qui forment la trame de l’intrigue.Car tous les ex gardent un œil sur Anne qui «gère» ses émotions comme elle peut.Un des aspects intéressants du film, c’est qu’il tire ni vu ni connu sur les stéréotypes.L’héroïne incarnée par Catherine Jacob est loin de ces top modèles qui écrasent les femmes de leur perfection et régnent dans un ailleurs esthétique inaccessible.Ici, la dame qui aspire à sa suite tous les cœurs est rondelette, rigolote et n’arbore en rien le profil de Claudia Schiffer.Catherine Jacob fait d’ailleurs penser par son physique (en plus jolie), par son registre d’expressions surtout, à Josia-ne Balasko: même humour un peu mordant et pince-sans-rire, même démarche décidée et front buté de femme de tête, même esprit délié, même générosité camouflée sous des dehors bourrus.La distribution est,bonne.On retient la prestation d’Etienne Chicot qui interprète le séduisant Arthur, musicien toujours parti par monts et vaux, plein de charme et de naturel.Catherine Jacob, surtout, manifeste une énergie qui perce l’écran.Là où Magali Clément s’est embourbée, c’est dans la portée du scénario qui fait du sur-place et n’arrive pas à trouver son sens.Les personnages sont bien campés, mais l’action s’enlise sans déboucher sur grand chose, et sans véritable portrait de société en arrière-plan.On adopte l'héroïne, on lui souhaite bien du bonheur, mais sans s’identifier à elle et à ses tribulations sentimentales.La réalisatrice a joué dans les eaux troubles des sentiments enchevêtrés et des intermittences du cœur.Des sables mouvants qui n’étaient sans doute pas fertiles au genre de la comédie qui y a perdu du souffle.Un accouchement sans saveur Le beau Hugh dans une anecdote qui laisse tout questionnement en suspens NINE MONTHS De Chris Columbus.Avec Hugh Grant, Julianne Moore, Tom Arnold, Joan Cusack, Jeff Goldblum.Scénario: Chris Columbus, d’après Neuf mois, de Patrick Braoude.Images: Donald McAlpine.Montage: Raja Gosnell.Musique: Hans Zimmer.États-Unis, 1995.MARTIN BILODEAU On ne s’étonnera pas que Chris Columbus, le réalisateur de Mrs.Doubtfire et de Home Alone, défende avec l’implacabilité d’un prêcheur du dimanche matin l’idée de la famille nucléaire unie.Nine Months efface en effet le chemin pavé par Murphy Brown — qui avait su réviser la définition de la famille à coups de pointes acerbes dirigées contre certains hommes politiques — pour promouvoir la reproduction de l’espèce humaine sous le regard bienveillant d’un couple hétérosexuel, préférablement uni par les liens sacrés du mariage.Moins vociférée et plus émoti- t -«TV ve que celle distillée par la fameuse sitcom, la propagande de Nine Months n’est pas moins politique.Samuel (Hugh Grant) n’aurait jamais eu d’enfant n’eût été de la marge d’erreur de 3 % indiquée sur la boîte de pilules contraceptives de sa compagne Rebecca (Julianne Moore).Or, celle-ci est très heureuse de cet «accident» et tente désespérément de convaincre son concubin de s’abandonner à ses instincts reproducteurs.Au grand désarroi de celui-ci, enclavé dans son existence rationalisée et enivré par la liberté que lui procure sa Porsche deux-places.Histoire de rendre sa vie plus misérable, un couple (Tom Arnold et Joan Cusack) corrompu par l’enfantement répétitif s’interpose sur leur route aux moments les plus inopportuns, éveillant chez lui le dégoût le plus profond, et chez elle le désir le plus ardent; c’est vers ces braves gens que Rebecca ira se réfugier lorsqu’elle comprendra que Samuel n’est pas l’homme de la situation.La seconde partie du film décrit le chemin de la rédemption qu’aura à parcourir Samuel pour s’amender et regagner la confiance de Rebecca.Etant donné l’ampleur des questions posées en première partie du film, on était cependant en droit d’espérer que Columbus y réponde en seconde partie ou, du moins, qu’il fasse preuve d’un certain recul vis-à-vis du changement de cap de son personnage central, qui soudain s’émerveille à l’idée de la paternité à la seule vue de l’échographie de sa compagne.Devant les angoisses existentielles formulées par Samuel, Columbus a rebroussé chemin pour ne miser que sur ses motivations sentimentales.Nine Months défile alors comme une anecdote dont on a oublié l’essence et laisse tout question- nement en suspens.Comme si le scénario (adapté du film Neuf mois, du Français Patrick Braoude) avait été écrit en quatrième vitesse et produit en cinquième.A l’instar de ses réalisations précédentes, Columbus sait néanmoins dérider son public lorsqu’il met de côté son psychologisme de pacotille.La course de Samuel et Rebecca vers l’hôpital, lorsque les premières contractions de cette dernière surviennent prématurément, reste un moment inoubliable.Découpée au scalpel, cette séquence laisse enfin à Grant l’occasion d’optimiser son mince potentiel comique; pris en sandwich entre le meilleur (Robin Williams, dans un petit rôle) et le pire (Tom Arnold, dans un rôle trop important), Grant se débrouille mieux lorsqu’il occupe seul l’écran.Ou dans les scènes de tête à tête avec sa partenaire Julianne Moore.De Short Cuts à Vanya on 42nd Street, d’aucuns auraient craint que cette excellente comédienne perde des plumes dans cette comédie stérile où elle se doit d’incarner le bonheur béat de la maternité (on n’avait pas vu de spectacle aussi pro-maman depuis Anne Archer dans Fatal Attraction).Disons simplement qu’elle n’y gagne aucun jalon.Et que les spectateurs, titillés par le parfum du scandale dont est présentement victime Hugh Grant, rentreront au bercail frustrés.' m f s PHOTO PHIL BRAY Hugh Grant (Samuel) et Julianne Moore (Rebecca), dims Nine Months.\rs I - Saches et maladroits.' Le Théâtredu Vieux-Terrebonne ïwTtriomP^Uprésente c^'queunï^J avec Lesy^uMourier L,ée ‘avare de Molière avec 3m- l’ivarp on en a pour son argent.- tenos-vtm»^ être dujfieux^errebonæ^^ iveservaiions au 964-1220 Du 16 juin au 2 septembre 1995.Du mercredi au samedi incl.'* 20h30.Forfaits disponibles.À 20 minutes de Montréal.Salle climatisée.Situé au 867, rue St-Pierre, Terrebonne.Québec.Route 25.sortie 22E l*«SB te2?J 10e anniversaire du Théâtre ProFusion r,ï“ — ^ wrHnniw] Elle revient nous ébloui, •wee sa voix unique ”e soprano color,uure « nous fai, rite avec ses .14 musiciens sortis e M boftc * surprises ! 23 et 24 JUILLET, 20 h — “!1 ; !*«“ «S?»'-"-«taït.Ça fffw/T mm Philip Glancarlo e, Soren iw«.r hh'l'P Giancarlo et Soren p.Pas *.L Wend actualité.Pas du tou, réservé aux Infriés.£5 JUILLET Pn h Uffne Info Bell ; 790-HAH4 s orte : Ron 11 iSHrriHW"ll''"l'M}||| • —"”* f *-ir :r**" :«ff- SALLE PIERrTmERCURE DU CENTRE PIERRE PÉLADEAU SRC RESEAU ADMISSION : 790-1245 BUSBglS^BBftBg:845-2322 , EUE mou S» personnages éclatés ne sont jamais banals.Parfois tendre, toujours "Mirant mais surtout fou! r.P C ^â-qul, L' K¦’ quand, E,le Kakou ! Iss: ’ "du : Mm > -PIERRE , ! PALMADE est ,e Mozart de I humour français ! A 27 ans.il compte déjà quatre -one-man show-, trois pièces de théâtre et fieux films.28 et 29 JlflLLEï, 20 h ugne Info Bell : 790-HAIM Code : FAIM Bell RMOIRABSOIUMEHLL SCFGL 105.7 ft» Du 19 au 30 fuillet C 1 I.K I) K V (Mit.I.K A M K li I ¦> K T |) I M A X I II K J :t .1 r I I.I.K T I I* Il ¦”> DISC} K S MASSIQUES Un nouvel aspect de Gould m Une fantaisie et une imagination stupéfiantes dans l’interprétation de l’intégrale des Lieder de Schoenberg \ FRANÇOIS T O U SIG N A N T Vie Glenn Gould Edition, vol.7 Arnold Schoenberg: intégrale des Lieder.Zwei Gesange op.1; Vier Lieder op.2; Sechs Lieder op.3; Sechs Lieder op.6; Zwei Balladen op.14; lias Bach des hàngenden Gdrten, op.15; Drei Lieder op.48; Zwei Lieder op.posthume.Ellen Faut, soprano (op.2); Helen Vanni, mezzo-soprano; Comelis Orlofi baryton (op.12, n 2); Donald Gramm, baryton-basse (op.3, n“ 1); Glenn Gould, piano.Sony Classical SM2K 52 667 Voici donc le septième volet de l’édition que la maison Sony Classical est en train de réaliser de la publication de tout, absolument tout ce que Gould a enregistré.Il y a encore certaines rivalités entre les divers propriétaires de bandes.On l’a vu récemment, la firme Les Disques SRC faisait paraître sa copie d’une bande de concert où le célèbre pianiste faisait une géniale interprétation du Concerto pour piano fie Schoenberg, que Sony n’a pas encore pu récupérer.A suivre pour le plaisir des petites histoires du monde du disque.La grande, elle, retiendra l’importance qu’il y a de faire revivre ces versions historiques qui apportent une leçon capitale dans la compréhension du XX' siècle.Un des coffrets du copieux volume 7 se compose de l’intégrale des lieder inscrits à son catalogue par Schoenberg, y compris deux mélodies découvertes à titre posthume.On ignore ici superbement, et avec raison, les Brettl lieder (chansons de cabaret).Ce sont des œuvres charmantes que Schoenberg écrivit alors qu’à Berlin la majorité de son travail consistait à orchestrer de mauvaises opérettes pour gagner sa croûte.Gould est donc resté au catalogue voulu représentatif par le compositeur.Que découvre-t-on à l’écoute de ces deux disques?Un monde de merveilles! Soulignons tout d’abord la très grande qualité artistique et vocale des chanteurs, de Helen Vanni en particulier, à qui incombe le plus lourd fardeau.Si les trois artistes auxquels s’est associé Gould semblent assez obscurs plus de trente ans après les enregistrements, il faut reconnaître qu’une partie du génie du pianiste fut de savoir s’entourer de grands artistes, se fiant plus à leurs qualités intrinsèques qu’à une réputation construite par des imprésarios.Cette remarque souligne bien à quel point l’optique de cet enregistrement est différente de ce qui se passe généralement dans le domaine du lied.Plutôt qu’un chan- GLENN G 0 U L 0 % L 12COs teur qui s’associe à un accompagnateur pour une soirée artistique sympathique, on est en face d'un pianiste brûlant d’une passion pour une certaine musique et qui teiv te par tous-les moyens de trouver des interprètes à son (très haut) niveau pour réaliser un rêve, une urgence artistique: celle d’enregistrer l’intégrale des mélodies de l'une de ses rares idoles.Arrivons à la musique.Pour tout beaux qu’ils soient, les lieder des opus 1, 2 et 3 montrent le jeune Schoenberg qui cherche encore, qui s’attache à une ligne vocale qu’il veut souple sur un accompagnement polyphonique et dramatique, poussant plus loin les expériences du Brahms des Vier Emste Gesange, en beaucoup plus sensuel, jeunesse et fougue obligent.Avec les mélodies de l’opus 6, on entre dans un autre monde.Le ton est plus varié, allant de l’érotisme languissant (Traumleben) à l’ironie la plus sarcastique (Mad-chenlied), sans oublier le tragique mal de vivre (Der Wanderer, sur un texte de Nietzsche).Gould «dirige» tout cela en chantonnant parfois pour mieux soutenir la cantatrice.Il respire même avec elle.Helen Valli chante ces mélodies avec une conviction qu’on aimerait retrouver chez beaucoup d’autres interprètes qui se contentent plus de penser le lied plutôt que de le vivre en musique.Il faut dire que tout cela est plus que stimulé par le magistral accompagnement de Gould.On est loin ici des «parties de piano» à la Strauss, où le pianiste ne fait sou- vent que remplir l’harmonie.Plus passionnée que celle de son illustre aîné, la mélodie chez Schoenberg transpose l’incandescence non pas seulement au plan de l’effet harmonique (grande réussite de Strauss), issu de modulations rapides et constantes, mais aussi au «ventre» des choses par sa densité polyphonique.C’est ici qu’on reste pantois devant le génie de Gould.Si plusieurs accompagnateurs se contentent de jouer et de soutenir la mélodie éclatée, lui va au contraire lui faire prendre corps dans un accompagnement dont on entend — enfin! — toute l'opulence.Les Deux Ballades op.12 retrouvent le ton héroïque des Gurrelieder, achevés à la même époque.Ces deux pièces ont été envoyées à un concours de composition.Schoenberg n’a évidemment pas gagné, mais tentez donc de savoir, en dehors des biographies spécialisées, qui a gagné et ce qui en advint! C’est comme Ravel et le prix de Rome.On se retrouve devant un must en ce qui a trait au Livre des Jardins suspendus (Das Buck des hàngenden Garten) op.15.Si Schoenberg disait avoir réalisé ici, pour la première fois, son idéal artistique, force est d’admettre que cette version de Gould et Vanni mérite d’être plus largement diffusée.Des nombreuses versions que je connais, c'est la plus réussie, celle qui rend le mieux toutes les subtilités suaves dont le compositeur a nourri sa partition.Le plaisir des interprètes à faire cette musique est communicatif.Pendant près de 25 minutes, on entre dans un univers inouï, magique et, comme chez Schumann, d’une fantaisie et d’une imagination stupéfiantes.Chapeau bas.Autant Gould se délecte des découvertes du compose teur et de ses enchaînements harmoniques, autant la cantatrice se régale de ce type aérien de mélodies, où sont mis en évidence de grands intervalles tendus, où sa voix, utilisée dans tous les registres à des fins dramatiques et expressives, peut se déployer pour que s’épanouisse tout son art.Je vous l'ai dit: un must! Après cela, la beauté des trois mélodies (sérielles) op.48 passe,pour de la petite bière.On ne peut qu’être conquis.Economisez un peu, cela en vaut le coût! ADAGIETTO: THE MUSIC OF LOVE Gustav Mahler: Adagietto de la V' Symphonie; Poco Adagio de la IV' Symphonie; Andante moderato de la VI' Symphonie; «Urlicht» de la II' Symphonie; Adagio de la III' Symphonie.Orchestre royal du Concertgebouw d’Amsterdam, dir.Bernard Haitink Philips 446 390-2 Si vous êtes allé chez un disquaire récemment, vous n’avez pas pu manquer de voir ce coffret luxueux, doré sur tranche par-dessus le marché.Il s’agit en fait d’un coup de marketing.La firme Philips ne veut pas demeurer en reste dans cette avalanche de disques de mouvements lents censés «déstresser» l’époque opaque (dixit Gotlib) que nous traversons.Je n’ai rien contre, mais rien pour non plus.Il s’agit d’une réédition d’extraits de la première intégrale Mahler enregistrée au cours des années soixante par le tandem Concertgebouw-Haitink.Ce n’est pas mauvais.Je vous assure cependant que le même chef fait.bien mieux avec son intégrale en cours de réalisation avec l’orchestre de Berlin.Ce n’est pas une question d’orchestre, plutôt une question d’évolution, plus souple et intense, dans sa personnalité et sa direction.Il n’en reste pas moins que la musique est bien faite.On a beaucoup glosé sur les lettres de Gustav à son «Almschi».Maintenant, vous pourrez juger par vous* même de la teneur de certaines lettres — mettant toutes Gustav à son avantage — et tenir entre vos doigts un produit de luxe à prix très abordable.Les curieux y trouveront même un fac-similé du troisième mouvement de h X' Symphonie, aux cris d’amour désespérés.Si vous êtes un passionné des mouvements lents de ; Mahler et détestez son emphase dans les Allegros, allez- : y.Je vous recommande de vous procurer l'une où l’autre des symphonies pour le même prix: l’expérience est plus.enrichissante.1 ¦: «.ST* 1 SRC # Radio FM samedi 22 juillet 6 h 04 LA GRANDE FUGUE Musique du matin, calendrier des événements musicaux et des émissions à souligner pour le week-end.Le samedi et le dimanche, le RA-DIOJOURNAL à 8 h.Une émission de Catherine Perrin.10 h RAYON MUSIQUE Magazine qui explore l'univers du disque sous toutes ses facettes.Anim.Catherine Perrin.Réal.Michèle Vaudry.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 DES MUSIQUES EN MÉMOIRE Concert enregistré à la Maison de la culture Frontenac de Montréal le 9 mars 1995.Mémoires vives : le, Shirim Klezmer Orchestra de Boston.Anim.Élizabeth Gagnon.Réal.Lorraine Chalifoux.13 h 30 L'OPÉRA DU SAMEDI Lohengrin de Wagner.Distr.Hans Tscham-mer, Thomas Moser, Eva Johansson, (.* Sylvain Polliand, Hartmut Welker, Choeurs L5 du Grand Théâtre, Choeur de chambre de Prague, Orchestre de la Suisse romande, dir.Christian Thielemann.Prod.Radio à Suisse romande.Anim.Jean Deschamps.Réal.Maureen Frawley.18 h RADIOJOURNAL 18 h 10 MUSIQUE À LA CLÉ DES CHAMPS Les Heures persanes de Koechlin; Les Roses d'Ispahan de Fauré; extr.Persian Set de Cowell.Une émission d'André Vigeant.19 h POUR LE CLAVIER Marguerite Long (5' de 10).Marguerite Long et Claude Debussy.Etudes « Pour les agréments », La Terrasse des audiences au clair de lune, La Cathédrale engloutie, La Fille aux cheveux de lin, Arabesques n“ 1 et 2, Études « Pour les cinq doigts », « Pour les arpèges composés », « Pour les sonorités opposées » et « Pour les sixtes » de Debussy.Anim.Jean Deschamps.Réal.Michèle Patry.20 h RENCONTRES EN MUSIQUE Inv.Marie Saint-Pierre, designer de mode.Anim.Gilles Dupuis.Réal.Claude Duhamel.22 h JAZZ SUR LE VIF Du Festival international de jazz d'Ottawa 1995 : Trio Gene DiNovi avec Dave Young et Terry Clark.Anim.Normand Latour.Réal.André Massicotte.Réal.-coord.Daniel Vachon.23 h TRIBUNE INTERNATIONALE DES COMPOSITEURS Présentation d'une sélection d'oeuvres de la Tribune internationale des compositeurs 1995.Anim.Mario Paquet.Réal.Richard Lavallée.0h 04 LE CLUB DE MINUIT Un pianiste vous convie à partager ses émotions et ses états d’âme par ses commentaires et la musique qu'il interprète pour vous.Réal.Guylaine Picard.À compter de 1 h 08, émissions en reprise.Alcan; Philippe Cuper, dar.: Quatuor n" 16 jCt op.135 de Beethoven; Quatuor en si min.[A op.11 de Barber; Quintette pour clarinette et cordes K.581 de Mozart.Anim.Renée Hudon.Réal.Chantal Bélisle.15 h LITTÉRATURES ACTUELLES Marie-Andrée Lamontagne dresse un portrait de l'oeuvre de Guennadi Aïgui et parle de son recueil intitulé Conversations à distance.Diane Monique Daviau coftimente les Poèmes choisis de Hermann Hesse et signale quelques autres textes de Hesse récemment traduits en français.Louise Dupré propose la lecture du Livre d’Hypatie, de Mario Luzi.Une émission de Stéphane Lépine.16 h PIERRE GAUVREAU : LE TEMPS D'UNE OEUVRE Du Refus global au Temps d'une paix, toute une carrière s'est dessinée pour Pierre Gau-vreau.Il a été l'émule de toute une génération d'écrivains et d'artistes québécois.Victor-Lévy Beaulieu s'entretient avec lui.Réal.Dorais Dumais.16 h 30 TRIBUNE DE L'ORGUE Une Américaine à Chartres : Lynne Davis.Anim.Michel Keable.Réal.Jacques Boucher.17 h 30 AL DENTE Choix musical varié pour agrémenter votre souper.Anim.Claude Lavoie.Réal.André Massicotte.18 h RADIOJOURNAL 18 h 10 AL DENTE (suite) 19 h LES JEUNES ARTISTES Nouveau Quatuor de saxophones du Québec : extr.L'Art de la fugue de J.S.Bach; Quatuor de Glazounov; Interlude de O.Joachim; Quatre Inventions de Gougeon; Quatuor pour saxophones op.102 de Schmitt.Anim.Mario Paquet.Réal.-coord.Michèle Patry.20 h LE PETIT CHEMIN Musique classique, chansons, jazz et folklore, poésies et extraits de pièces de théâtre.Une émission de Jean Deschamps.22 h JAZZ SUR LE VIF Du Festival international de jazz d'Ottawa 1995 : le Al Henderson Quartet.Anim.Normand Latour.Réal.André Massicotte.Réal.-coord.Daniel Vachon.23 h MUSIQUE DU XX'SIÈCLE Les musiciens et compositeurs Serge Provost et Jean Lesage nous font entendre la plus belle musique du XX' siècle.Émission consacrée au violoncelle : oeuvres de Claude Vivier, Valentin Silvestro, John Tavener et Marc Monnet.Une émission de Serge Provost et de Jean Lesage.Oh 04 ÉMERGENCES La masculinité n'est pas une maladie honteuse! Inv.Jacqueline Kelen, auteure de L'Éternel masculin.Chronique de Paule Salomon : le couple d'androgynes.Chronique de Louis Couture : un psy dans le trafic interculture.Anim.Richard Cummings.Réal.Claude Cubaynes.À compter de 2 h 03, émissions en reprise.dimanche 23 juillet, j lundi 24 juillel 6 h 04 LA GRANDE FUGUE 10 h CARTE BLANCHE Des présentations imagées, des musiques sublimes, des choix éclairés et des commentaires captivants! Une émission de Georges Nicholson.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 CARTE BLANCHE (suite) 13 h LES VOIX DU MONDE Les plus beaux concerts enregistrés au Festival de musique sacrée de Fribourg, en Suisse, édition 1994.Une émission de Claire Bourque.13 h 30 FESTIVALS D'ÉTÉ Concert enregistré le 15 juillet 1995 au T\| Palais Montcalm dans le cadre du Festival [Is d'été international de Québec.Quatuor 6 h RADIOJOURNAL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN À votre réveil, un regard sur les activités du jour, rythmé par la musique et les calendriers culturels provenant des régions.Du lundi au vendredi, le RADIOJOURNAL à 7 h et à 8 h.Anim.Michel Ferland.Réal.Benoît Marineau.9 h 05 LA MÉMOIRE RETROUVÉE De grands musiciens, maintenant retirés des scènes du monde mais dont les voix restent bien gravées dans nos mémoires, viennent ensoleiller la matinée.Alain Vanzo, ténor français.Anim.Normand Séguin.Réal.Rosemarie Bastarache.Prod.France Musique.11 h LA PASSION SELON GILLES PELLETIER 6' de 8.Comédien, directeur de théâtre, conteur à la mémoire prodigieuse, personnage engagé politiquement, Gilles Pelletier "i ï m w.\ partage son point de vue fort critique sur notre société, sa culture et son devenir.Victor-Lévy Beaulieu recueille ses propos.Réal.Doris Dumais.11 h 45 À FLEUR DE MOTS 6' de 8.Avec le retour de l'été, revient le temps des fleurs.La comédienne Sophie Faucher et le botaniste Michel Labrecque ont réuni pour vous les plus beaux extraits de textes où fleurissent les couleurs d'une nature bien vivante.Réal.Line Meloche.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 IL ÉTAIT UNE FOIS L'ÉTÉ foÿ La Mémoire des lieux (1" de 10).Jacques Folch-Ribas, en compagnie de Denys Mar-'ft chand, professeur et architecte, raconte le À « mont Royal, la montagne dans l'île ».^ Les récits de Jacques Cartier, les cimetières 25 du mont Royal, le monument aux pompiers, à -J Réal.Yves Lapierre.Mise en ondes : Sylvie (s*C Dufour.12 h 45 TOUR DE TERRE Chants de marin.Anim.Michel Ferland.Réal.Claude Duhamel et Lorraine Chalifoux.13 h L'ENVOLÉE LYRIQUE Un rendez-vous quotidien avec les plus belles voix d'ici et d'ailleurs, sur les ailes de l'opéra ou de l'opérette.Une émission de Colette Mersy.14 h LES FEUX DE LA RAMPE Concours international Tibor Varga.Concert des meilleurs lauréats.Sonate n" 5 « Le Printemps » de Beethoven : Yukiko Ogawa, vl., Nigel dayton, p.; Sonate en la min.op.105 de Schumann : Stefan Milenkovic, vl., Ulrich Koella, p.; Sonate n° 2 de Bartok : Takado Yamasaki, vl., Mika Suzuki, p.; Sonate n° 3 op.108 de Brahms : Vadim Gluzman, vl, Angela Yoffe, p.Anim.Claude Lavoie.Réal.André Massicotte.16 h 04 L'EMBARQUEMENT.Des chefs-d’oeuvre, des rires, des rites, de l'insolite et des émotions en paroles, en musiques et en chansons.Anim.Chantal Jolis.Réal.Yves Bergeron.17 h 30 RADIOJOURNAL 17 h 50 1, 2, 3 NOUS IRONS AU BOIS Vignettes radiophoniques pour voix d’enfants ou d'adultes, effets sonores, musique.ou le monde selon les enfants.Une émission de Cynthia Dubois.18 h LA FARANDOLE Une farandole chez Figaro à travers les « vents de Berlin ».Divers mouvements d'une suite inspirée des principaux airs des Noces de Figaro et de La Clémence de Titus, et Symphonie concertante K.364 de Mozart.Une émission de Janine Paquet.19 h CHANSONS EN LIBERTÉ La Fontaine.Les fables se racontent et se chantent.Une émission d'Élizabeth Gagnon.20 h FESTIVALS D'ÉTÉ Concert enregistré le 14 juillet 1995 à l'église Sainte-Cécile dans le cadre du Festival international de musique baroque de Lamèque.Ensemble Arion; Suzie Leblanc, sop, Stephen Stubb, luth et théorbe : extr.Petit Livre d'Anna Magdalena Bach et L'Offrande musicale de J.S.Bach; IV' Concert en si de Rameau; Cantate « Diane etActeon » de Boismortier.Anim.Michel Keable.Réal.Brigitte Lavoie.22 h RADIOJOURNAL 22 h 10 LES GRANDES SÉRIES W Histoire de la photographie au Canada ^ (V de 17).L’invention.Lect.et int.Richard Robert.Rech.et anim.Michel Lessard.Mise en ondes : Sylvie Dufour.22 h 40 X Y JAZZ De Vancouver, André Rhéaume explore toutes les époques du jazz et la production canadienne.Réal.Dominique Soutif.Réal.-coord.Daniel Vachon.A compter de 0 h 04, émissions en reprise.mardi 25 juillet 6 h RADIOJOURNAL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h 05 LA MÉMOIRE RETROUVÉE Jeanne-Marie Darré, pianiste française.11 h LA PASSION SELON GILLES PELLETIER 7'de 8.Voir lundi, 11 h.11 h 45 À FLEUR DE MOTS 7'de 8.Voir lundi, 11 h 45.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 IL ÉTAIT UNE FOIS L'ÉTÉ La Mémoire des lieux (2' de 10).Jacques Folch-Ribas, en compagnie de Denys Marchand, raconte le « mont Royal, la montagne dans l'île ».Le parc du mont Royal, la croix, le tunnel, le funiculaire.12 h 45 TOUR DE TERRE Promenade en Chine.13 h L'ENVOLÉE LYRIQUE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Festival of The Sound 1994.Memo Acevedo, perc, Andrew Burashko, p., Simon Wynberg, guit.Festival Winds, Quatuor à cordes St.Lawrence : Danse de Baker; Choros de Villa-Lobos; Musique populaire brésilienne de Machado; Danzon Cubano d'Acevedo; Images entre nous de Nimmons; Uirapuru d'East-wood; Las Presencias de Guasavino; extr.Scaramouche de Milhaud/Kulesha.16 h 04 L'EMBARQUEMENT.17 h 30 RADIOJOURNAL 17 h 50 1, 2, 3 NOUS IRONS AU BOIS 18 h LA FARANDOLE Extr.Sonate op.11 no 6 de Muffat; Quintette op.22 n° 1 de J.C.Bach et Trio op.1 n° 2 de Stamitz; Deux Canons de Telemann; extr.Quatuor n" 2 op.13 de Mendelssohn; extr.Sonate op.166 de Saint-Saëns; Sérénade op.141a de Reger; Vielles Danses de Bartok, 5a/-tus Hungaricus de Kocsar et Salut à la Hongrie de Popp.19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Les anges.20 h FESTIVALS D'ÉTÉ Concert enregistré le 15 juillet 1995 à l'église Sainte-Cécile dans le cadre du Festival international de musique baroque de Lamèque.Choeur, solistes et Orchestre La Mission Saint-Charles, dir.Hervé Niquet : Didon et Enée de Purcell.Anim.Michel Keable.Réal.Brigitte Lavoie.22 h RADIOJOURNAL 22 h 10 LES GRANDES SÉRIES Histoire de la photographie au Canada (2' de 17).Daguerréotypes : miroirs à miroirs.22 h 40 X Y JAZZ suivi d'émissions en reprise mercredi 26 juillel 6 h RADIOJOURNAL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h 05 LA MÉMOIRE RETROUVÉE Liliane Berton, soprano colorature française.11 h LA PASSION SELON GILLES PELLETIER Dern.de 8.Voir lundi, 11 h.11 h 45 À FLEUR DE MOTS Dern.de 8.Voir lundi, 11 h 45.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 IL ÉTAIT UNE FOIS L'ÉTÉ La Mémoire des lieux (3' de 10).Jacques Folch-Ribas, en compagnie de Denys Marchand, raconte le « carré Viger » : le chemin de fer, la gare Dalhousie, la famille Viger.12 h 45 TOUR DE TERRE The Chieftains et leurs amis.13 h L'ENVOLÉE LYRIQUE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Orchestre symphonique d'Edmonton, dir.Uri Mayer; Rachel Gauk, guit.: Oiseaux exotiques de Freedman; Concerto d'Aranjuez de Rodrigo; Pampeana n° 3 de Ginastera; Billy The Kid de Copland.16 h 04 L'EMBARQUEMENT.17 h 30 RADIOJOURNAL 17 h 50 1, 2, 3 NOUS IRONS AU BOIS 18 h LA FARANDOLE Une farandole du côté de chez papa Haydn, via Bonn (histoire de saluer M.Beethoven).Oeuvres de Haydn : extr.Quatuor op.76 n°1 et extr.Quatuor op.76 n° 2 « Les Quintes »; Concerto n” 11; Sonate op.30 n° 3 de Beethoven.19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Souvenirs de Jacques Blanchet.20 h FESTIVALS D'ÉTÉ Concert enregistré le 21 juillet 1995 à l'église Sainte-Cécile dans le cadre du Festival international de musique baroque de Lamèque.Ensemble Les Boréades : Sonate « Fechischule » de Schmeltze; Pavan Lachrimae de van Eych; Sonate en mi min.de Reinchen; Sonate en do de Biber; Tombeau de M.de Lully de Rebel; Sonate en sol de Telemann; Musique de table en fa de Pez.Anim.Michel Keable.Réal.Brigitte Lavoie.22 h RADIOJOURNAL 22 h 10 LES GRANDES SÉRIES Histoire de la photographie au Canada (3! de ; 17).Le procédé de Henry-Fox Talbot.vers la; démocratisation de la photographie.22 h 40 X Y JAZZ suivi d'émissions en reprise jeudi 27 juillet 6 h RADIOJOURNAL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h 05 LA MÉMOIRE RETROUVÉE Guy Chauvet, ténor français.11 h L'EFFET PETER MAYLE piZ L’effet Peter Mayle, ou comment un livre continue de bouleverser la Provence, ft Entrevues réalisées en Provence avec ceux Ut et celles qui ont vécu l'impact du livre Une pS année en Provence.Réal.Line Meloche.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 IL ÉTAIT UNE FOIS L’ÉTÉ La Mémoire des lieux (4* de 10).Jacques Folch-Ribas, en compagnie de Denys Marchand, raconte l'île Sainte-Hélène : la découverte, Lévis et les drapeaux brûlés, les propriétaires, le parc public.12 h 45 TOUR DE TERRE Cap-Vert : musiques des îles.13 h L'ENVOLÉE LYRIQUE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Festival du Château de Ludwigsbourg.Quatuor Cleveland et Giora Feidman, dar.: Qua- ‘ tuor n" 12 « Quartettsatz » de Schubert; Quintette de Golijov; Quatuor op.105 de Dvorak.16 h 04 L'EMBARQUEMENT.17 h 30 RADIOJOURNAL 17 h 50 1, 2, 3 NOUS IRONS AU BOIS 18 h LA FARANDOLE Divertimento n° 4 et Partita en mi bém.de Hoffmeister; Septuor op.20 de Beethoven et Quintette de Weber; Quatre Lieder de Schubert et Folklore écossais et traditionnel canadien arrangés par John Beckwith; Danses pour orchestre op.22 de Scott; Quintette en si bém.de M.Haydn.19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Portrait de Colette Renard.20 h FESTIVALS D'ÉTÉ Concert enregistré le 22 juillet 1995 à l'église; Sainte-Cécile dans le cadre du Festival interna- i tional de musique baroque de Lamèque.Blandine Verlet, Martha Brickman, Luc j Beauséjour, clv., membres de l'Orchestre La; Mission Saint-Charles : Cinq Concertos à 1, 2 j et 3 clavecins de J.S.Bach.Anim.Michel Keable.Réal.Brigitte Lavoie.22 h RADIOJOURNAL 22 h 10 LES GRANDES SÉRIES Histoire de la photographie au Canada (4' dei 17).La carte stéréoscopique, une invitation âù voyage en pantoufles.22 h 40 X Y JAZZ suivi d'émissions en reprise vendredi 28 juillet-* 6 h RADIOJOURNAL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h 05 RENCONTRES EN MUSIQUE Inv.Charles Caouette, professeur de psychologie.Anim.Gilles Dupuis.Réal.Claude Duhamel.11 h HOMMAGE À CLAIRE MARTIN x, Marie Laberge nous fait redécouvrir ' l'auteure Claire Martin.Une rencontre' ft unique de deux générations d'écrivaines; • Isl Réal.Lise Létourneau.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 IL ÉTAIT UNE FOIS L'ÉTÉ La Mémoire des lieux (5'de 10).Jacques Folch-Ribas et Denys Marchand racontent le port dé ’ Montréal : la rue de la Commune, la foire des pelleteries, le canal Lachine, la traversée sur la glace, le pont Victoria, le roc irlandais.12 h 45 TOUR DETERRE Au pays de Cléopâtre.13 h L'ENVOLÉE LYRIQUE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Concerts Chelsea.Laurent Philippe, p.: Sonate Hob.XVI/49 de Haydn; Barcarolle op.60 de Chopin; Chute parachute de.Gonneville; Valses nobles et sentimentales de Ravel; Après une lecture du Dante et Fantasia quasi Sonata de Liszt.16 h 04 L'EMBARQUEMENT.17 h 30 RADIOJOURNAL 17 h 50 1, 2, 3 NOUS IRONS AU BOIS 18 h LA FARANDOLE Musique de jazz avec Charlie Parker, l'ensemble français Ecume et Chet Baker.19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Récital Brel avec Danielle Oddera et Jean Marchand.20 h FESTIVALS D'ÉTÉ Concert enregistré le 26 juillet 1995 dans le cadre du Festival international du Domaine Forget.Régis Pasquier, vl., Philippe Muller, vie., Henri Brassard, p.; Trios op.1 n" 1 et 3 et Trio op.70 n° 1 de Beethoven.Anim.Renée Hudon.Réal.Chantal Bélisle.22 h RADIOJOURNAL 22 h 10 LES GRANDES SÉRIES Histoire de la photographie au Canada (5' de 17).Portraits pour tout le monde.22 h 40 X Y JAZZ 0 h 04 LE CLUB DE MINUIT A compter de 1 h 08, émissions en reprise.INFO-CULTURE Du lundi au vendredi : 8 h 55,12 h 40 et 17 h 25.BULLETINS DE NOUVELLES Du lundi au vendredi : 9 h, 16 h et minuit.Samedi et dimanche : 6 h, 7 h, 9 h et minuit.Passez un bel élé â la radio du jazz et des festivals de musique! ¥ou/* la ‘fyferefi ce h la chaîne culturelle FH de Radio-Canada CBJ-FM 100,9 Chicoutimi CBAL-FM 98,3 Moncton CBF-FM 100,7 Montréal CBOX-FM 102,5 Ottawa-Hull CBV-FM 95,3 Québec CJBR-FM 101,5 Rimouski CBF-FM 90,7 Sherbrooke CJBC-FM 90,3 Toronto CBF-FM 104,3 Trois-Rivières d 8549 I.t: U K V OIK.I.K S S A M K l> I 2 2 K I |; I M A N (' It K 2 A .1 I' I I.I.K T I II H A ( 5 I- A VI K I N 1) U I) I S Q U K SOURCE OUVI MUSIQUE A Filetta (fougère on Corse) est une plante tissée d’hommes modestes et sincères.Un pays dans la gorge MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Il était une fois la terre.Belle et méditerranéenne.«Peuplée de montagnes inquiètes, mordue par les journées brûlantes et faite d’hivers qui pleurent.» Ces mots sont ceux des hommes qui y habitent.Ils en ont fait des chansons parfumées au ciste et au myrte, des airs dont les racines s’ancrent au plus profond de la terre où pousse la fougère tena-cei.j i A Filetta (fougère en Corse) est une plante tissée d’hommes modestes et sincères.«A priori, nous ne sommes pas musiciens, raconte le meneur du groupe Ghjuvan-Claudiu Acquaviva.En toute modestie, nous sommes un relais qui fait parler la musique de la terre.Au départ, nous avions pris l’engagement de participer à un mouvement culturel qui voulait se réapproprier notire musique et notre langue.» En 1978, des amis décident donc de mettre en scène leur passion commune pour la Corse.Une île de 230 000 habitants qui ne possède aucune salle de spectacle digne de ce nom, dirigée par une classe politique qui n’a jamais considéré l’importance de lq culture.«En 1994, nous avons donné 90 concerts, dit Ghjuvan-Claudiu, dont 76 à l’extérieur de Pile.» ! Mais, envers et malgré tout, com-riie tout le monde chante dans ce pays chaleureux, A Filetta est et restera polyphonie, c’est-à-dire des cjiants de tradition orale nés de la rencontre de la culture méditerranéenne séculaire, des chants grégoriens et du passage des Maures sur l’île.Ces chants à plusieurs voix respectent des canons bien particuliers comprenant la seconda (voix lead), lé bassu (la basse qui peut être double ou triplée) et la terza (voix de tierce qui ornemente les aigus).:: «En fait, nous faisons une musique qui bouge parce qu’elle est vocale, explique Ghjuvan-Claudiu.Nous avons toujours eu deux répertoires en équilibre, la tradition, ce qui nous rapproche du classique, et la chanson, qu’on retrouve surtout sur nome dernier album.» Lancé à Montréal l’hiver dernier, Und tarra ci hè, a été honoré récemment par la prestigieuse Académie Charles Cros.En novembre 1994, la FESTIVAL INTERNATIONAL DE LANAÜDIÈRE non moins prestigieuse publication Le Monde de la musique reconnaissait le caractère exceptionnel de ce disque de «plénitude».Les membres du groupe sont d’accord, ce huitième album est sans doute leur plus abouti, celui qui assimile toutes les influences.Cet album envoûtant et émouvant sera au centre du concert présenté dimanche après-midi à î’amphi-théâtre de Lanaudière.Les cinq chanteurs.du groupe seront accompagnés de leurs quatre musiciens qui utilisent, entre autres, des instruments anciens: une cetera (cithare diatonique à huit cordes doubles qui a été détrônée par la guitare au XIX' siècle) et une pivana (flûte en come de chèvre utilisée jadis par les bergers).A Filetta chantera donc la Corse sous toutes ses couleurs.Grave, triste, gaillarde, oscillant entre foi et superstition, profondément humaine.«Etre le plus en accord possible avec ce qu’on est», tel est leur credo, leur promesse.«Nous ne sommes pas en mission, assure Ghjuvan-Claudiu.Nous avons plutôt l’impression de faire partie d’un processus naturel, de contribuer à quelque chose qui dépasse la Corse ou les frontières.Nous n’avons pas besoin de revendiquer parce que nous sommes nous-mêmes.C’est tout ce qui compte.» Les textes de leurs chansons parlent effectivement d’eux-mêmes.Jugez plutôt: «Je suis l’homme.De cette histoire millénaire.De cette mer de verdure.De ce qui ne peut se perdre.D’un désir qui ne peut se taire.Je suis l’homme.» A filetta nous invite au voyage.A hauteur d’homme, à proximité de cœur.Des hommes chantants.Ils ne connaissent peut-être pas la musique, ils la vivent de l’intérieur.Horaire de la tournée ¦ Dimanche 23 juillet: Festival international de Lanaudière, 14h30.¦ Vendredi 28 juillet: Culture Canada 95, Ottawa, 20h30.¦ Dimanche 30 juillet: Festival des rythmes du monde, Sherbrooke, 20h30.¦ Jeudi et vendredi 4 et 5 août: Maison de la chanson, Québec, 20h30.¦ Lupdi 7 août: Francofolies de Montréal, Eglise Saint-Jean-Baptiste, 20h.w E S T - S E L LE R S NÎOÿUl ROMANS QUEBECOIS I.LA GRANDE HERMINE AVAIT DEUX SOEURS, Marcelyne Claudais - éd.Libre Expression 2.CHOSES CRUES, Lise Bissonnelte - éd.Boréal 3.BOUQUETS DE NOCES, Denis Monette - éd.Logiques 4.OÙ ES-TU?, Solange Chaput-Rolland - éd.Libre Expression ESSAIS QUÉBÉCOIS 1.MAMAN LAST CALL, Nathalie Petrowski - éd.Boréal 2.Les défis de la compétitivité, Alain Martel et Muhillin Oral - éd.Publi-relais 3.GRATIEN GÉLINAS (tome I), Anne-Marie Sicotte - éd.Québec-Amérique ROMANS ÉTRANGERS 1.L’ÎLE DES GAUCHERS, Alexandre Jardin - éd.Gallimard 2.LE MONDE DE SOPHIE, Jostein Gaarder - éd.Seuil 3.CE QUE VIVENT LES ROSES, Mary Higgins Clark - éd.Albin Michel 4.LA PROPHÉTIE DES ANDES, James Redfield - éd.Robert Laffont 4T ESSAIS ÉTRANGERS 1.L’HISTOIRE UNIVERSELLE DES CHIFFRES, Georges Ifrah - éd.Robert Laffont 2.L’HOMME NUMÉRIQUE, Nichola Negroponte - éd.Robert Laffont 3.J’ACCUSE L’ÉCONOMIE TRIOMPHANTE, Albert Jaccard - éd.Calmann-Lévy 4P' LIVRE JEUNESSE 1.POCAHONTAS, Walt Disney - éd.Phidal 4P' LIVRES PRATIQUES 1.RÉPERTOIRE DES VOIES CYCLABLES, Claude Bernard et Yves Pilon - éd.Tricycle GITES DU PASSANT AU QUÉBEC '95-96 - éd.Ulysse 4P' COUP DE COEUR 1.LES ÎLES DU SAINT-LAURENT, André Croleau - éd.Trécarré 65, Belvédère Sud, Sherbrooke (Québec) JlH 4B3 (819) 566-0344 Les Blue Shadows entrevoient la lumière SYLVAIN CORMIKK LUCKY 10 HE Vie Blue Shadows Columbia (Sony) | a n’a pas tardé, une fois le paquet y déballé.Hop, dans le lecteur.Un deuxième Blue Shadows, imaginez.Un autre Blue Shadows, enfin.Ah, voilà, plage un.Mais quoi?Les premières mesures de la première chanson, Don’t Expect A Reply, très swamp-rock manière Creedence Clearwater Revival dans l’instrumentation, m’ont bigrement décontenancé, on ne peut moins dire.Qu'était-il donc arrivé à mes Blue Shadows chéris, me les avait-on changés?Temporaire émoi de fan.Les voix de Jeff Hatcher et de Billy Cowsill ont finalement retenti, les harmonies à la fin de la première phrase — «There ain’t a bail and chaiiiiiiiiin» — ont tinté comme des clochettes dans mes oreilles, et j’étais rasséréné.Ce qui rendait mes Blue Shadows uniques était intact.Les Blue Shadows, rappelons-le, sont des miraculés.Entendez par là que la rencontre entre Jeff Hatcher, guitariste-cowboy de l’Ouest canadien, et Billy Cowsill, bourlingueur américain loin de son foyer, traînant dans son bagage un lointain passé de fils aîné des Cowsills, premier groupe familial de l’histoire du rock-bubblegum (à l’origine du Partridge Family et autres Brady Bunch), était passablement fortuite, et le mariage idyllique de leurs voue haut perchées plus qu’improbable.Et pourtant, c’est tout aussi flagrant sur Lucky To Me que sur le premier album du groupe, On The Floor Of Heaven, Hatcher et Cowsill sont nés pour chanter ensemble, comme l’étaient Don et Phil Everly (qui avaient l’avantage d’être frères), ou Lennon et McCartney, ou Simon et Garfun-kel, ou Greg Keelor et Jim Cuddy (de Blue Rodeo, from Canada itou).Hélas, peu de gens ont jusqu’ici profité de cette heureuse incidence.Aussi effervescent et rafraîchissant soit-il, leur mélange de country et western à la Hank Williams, d’harmonies estampillées Everly Brothers et de pop-rock beatlesque première époque n’a pas été tellement vendeur.A travers le Canada, les Blue Shadows ont fidélisé des îlots de fans, des poignées de croyants de mon espèce, mais pas encore de quoi remplir les salles, surtout chez nous.Ce deuxième disque, un peu moins Hank et un peu plus Everlys/Beatles, immédiatement jouissif, débordant de refrains gagnants comme ceux de Let The Cowboys Ride et I Know, pourrait paver quelques belles avenues.Bon signe, depuis quelques mois, deux ou trois clips du groupe (Deliver Me, I Know) sont diffusés par le New Coun- îHE düje ôhadows try Network, la chaîne vidéo pancana-dienne.J’ai confiance: tôt ou tard, permet-tez-moi ce douteux jeu de mots, les Blue Shadows vont sortir de.l’ombre.A peine, remarquez, juste assez pour que filtre un rayon de lumière, juste assez pour survivre un bout de temps, pour refaire le Soda, pour se justifier vis-à vis de Columbia.Juste assez pour vous permettre de les découvrir, juste assez pour qu’ils nous donnent deux ou trois disques de plus, avec d’autres ballades comme Why Oh Why qui me feront tortiller sur le dos comme un chiot que l’on gratte au bon endroit, avec d’autres Lucky To Me, The Trouble With Trouble et Tell Me, d’autres morceaux pleins de guitare Rickenbacker 12-cordes, d’accords mineurs et d’harmonies subtilement entremêlées qui coïncideront exactement avec la fréquence des poteaux de téléphone sur la grand-route.C’est tellement rare, les vraies coïncidences.Il faut que cela se sache.///STORY - PAST, PRESENT AND FUTURE Michael Jackson Epie (Sony) Vous les voulez chez vous, les grands succès de Michael Jackson?Billie Jean, Beat It, Rock With You, Thriller, She’s Out Of My Life, Don’t Stop ’Til You Get Enough, toutes ces petites bulles parfaitement rondes qui faisaient pop au début des années quatre-vingt?Ce serait légitime: elles ont leur place dans toute discothèque minimale de chanson populaire du XX siècle.Parions que dans une trentaine d’années, quand Michael aura trois yeux et un orteil dans le front, la peau bleue à pois blancs, des enfants greffés à chaque doigt et que son petit Elvis Junior mariera la fille de Céline Dion et René Angelil, la toujours irrésistible Billie Jean sera encore citée en exemple d’ultime coïncidence rythme-mélodie-re-frain-arrangement-interprétation.Peu importe la déification, la méga- Le Festival International du Domaine Forget St-1rénée, Charlevoix Du 22 juillet jusqu’au 27 août 1995 Samedi, 22 juillet 20 h 30 Desmarais, Leitch, Donato, Di Lauro , Zanella, Belisle,/rtaz Mardi, 25 juillet 20 h 30 Chapelle des Petites Franciscaines de Marie, Baie St-Paul Blandine Verlet, clav Mercredi, 26 juillet 20 h 30 'îfl' Régis Pasquieiyw/rw Philippe Muller, violoncelle, Henri Brassard, piano Samedi, 29 juillet 20 h 30 'jfl' Konstantin Lifschitz, piano Dimanche, 30 juillet 11 h 30 Les plus belles chansons d’amour Église St-Louis, Isle-aux-Coudres Hélène Fortin, cop ratio Michel Ducharme, baryton Christiane Farley, piano Mardi, 1er août 20 h 30 Mercredi, 2 août 20 h 30 'jfl' Vendredi, 4 août 20 h 30 ’lit Samedi, 5 août 20 h 30 'îfî' Dimanche, 6 août 11 h 30 Église St-Louis, Isle-aux-Coudres Xavier Phillips, violoncelle Louise-Andrée Baril, piano Donna Brown, ooprano Stéphane Lemelin, piano Viktor Pikaizen, violon Tatiana Pikaizen, piano Dale Bartlett et ses invités Quand Paris se raconte Alfred Marin, accordéon Billets: 10 $ et plus Pour information et réservations: (418) 452-3535 SRCl 2 2 ET l> I M A N (' Il E 2 S J I’ I I.I E T I it !> A C 1) AGENDA CULTUREL CINÉMA B(RR|: 1280, Bern (288-2115) — Mon ami Willy 2 1^ h 80.14 h 40,16 h 50,19h, 21 h15; dern rep sam i23 h 30 — Le premier chevalier 13h, 16h, 18 h :45.‘ 21 h 30; dern.rep.sam.0 h 15 — Apollo 13 (vjjjph, 15 h 45,18 h 40,21 h 30; dern, rep.sam.Express en péril 12 h 45.15 h, 17 h 15, 1'> V.Jllll tionalement con-ftSlüj;, Jy voité (et Yv '"S«91 surnommé BR, jwfiil souvent le No- W RL .
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