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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-07-28, Collections de BAnQ.

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© À Voir Page B8 Culture Page B7 Television Page B6 I.K I) K V 0 I It .I.K V K N I) H K I) I 2 K .1 C I I.I.K T I !) I) .1 L’arbre à la lune Des picverts se sont amourachés d'une navette spatiale D'APRÈS LE MONDE C’est ce que l’on doit appeler la folie des grandeurs.Des piverts, des pics-verts, se sont pris de la plus vive affeption pour la navette américaine Discovery.A Cap Canaveral, pendant plusieurs jours, Woody Woodpecker et ses copains — ahahin, ahahin, tulululu — se seont offert un festin de pripces.A coups de bec, les volatiles ont creusé plus de soixante dix trous dans l’enveloppe de mousse qui protège les réservoirs extérieurs de la navette.Ce gigantesque arbre mort sur le pas de tir leur est devenu un garde-manger de première, une inépuisable source de joie.Chez le pivert, oiseau qui a de la suite dans les idées, l’appétit vient en frappant.C’est bien connu depuis Michelet: «Au fond des bois, aux troncs des vieux arbres, le pivert travaillait obstinément.» Au tronc de la navette, ils travaillaient donc obstinément.Trou après trou.Et rien n’y faisait, pas même les mesures dissuasives les plus extrêmes.Les techniciens de la NASA, après avoir consulté des ornithologues, ont même tenté d’installer des épouvantails à pivert, de gros et abominables hiboux en plastique.On ne bluffe pas un pivert californien.Hibou, fais-moi peur! Ils s’obstinaient et perçaient, perçaient, perçaient sans fin, de plus en plus nombreux pour s’être probablement communiqué l’adresse.Les piverts étaient ravis.Les techniciens catastrophés.Le prochain vol était compromis.Ainsi les plans de vol les mieux établis tombaient-ils parfois sur un bec.Tout était programmé.Ne manquait pas un boulon, pas un microprocesseur, pas une goutte de carburant, pas une vérification.Tout était prévu, même l’inj-prévu.Sauf les piverts amoureux de l’arbre à lune! ?L’histoire est évidemment délicieuse et incite à la réflexion.Peut-être faudrait-il en arriver à programmer les piverts un peu mieux, pour ne plus confondre arbre et fusée, écorce et mousse.On pourrait à cet effet leur greffer dans le cerveau une puce informatique.A l’instar de ce que des scientifiques anglais se proposent de faire pour l’homme du XXIe feiècle.! Le projet est encore un peu vague, flou, très science-fiction, mais bien réel.Des futurologues britanniques, versés dans la haute technologie et oeuvrant dans des laboratoires du Suffolk, annoncent la prochaine naissance de l’homme cybernétique, l’âge du carbone.Selon eux, en effet, rien ne s’opposera, d’ici un demi-siècle, à ce que l’on puisse greffer à la base du cerveau humain, connecté sur le système nerveux, un micro-ordinateur individuel et portatif.Grâce aux progrès de la science, l’opération serait d’une simplicité toute technologique, presque biblique: la puce greffée servirait d’émetteur-récepteur en communication permanente entre le cerveau humain et dès banques de données informatiques.Simple exemple, explique le professeur Peter Cochrane, patron du laboratoire: il serait fort possible de se brancher directement sur Y Encyclopédies Britannica pour tout savoir sans s’encombrer.Ou alors, à plus long terme, de se relier au réseau Internet, de s’improviser pilote de chasse programmé, de faire du tourisme virtuel, etc., etc.Bref un avenir radieux.Peut-on, à titre personnel, demander à ne point survivre à l’âge du pivert?Tout autour de nous Le carburant de la vie Il n’y en a que pour le rire par les temps qui courent, mais qu’en est-il du sous-rire?MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Combien de Jici Lauzon, de Jean-Michel Anctil et de Rich Little pour un Gad Elmaleh ou une Sherry Glaser?Faut-il en rire?Le rire en vaut-il la chandelle?La revue qui a mordu la poussière avait raison: ce n’est pas parce qu’on rit que c’est drôle.Il (s’é)tire à sa fin, le Festival Juste pour rire.Nous ne pleurerons point: aux larmes, citoyens! Parfois, moins, c’est mieux que trop.Parfois, l’humour.Prenez le rire aux larmes, par exemple, ce n’est pas drôle.C’est carrément dangereux.Le cœur s’excite et la respiration devient difficile.Le soupir suit, inévitablement, porteur d’un ennui profond.Plus on rit et plus c’est dur, dur d’être.Point.Allez, hop, à quand un festival de la tristesse et de la mort dans l’âme?Les déprimés anonymes et les abonnés du bum-out annuel le réclament à grands cris depuis longtemps, mais leurs «deniers sourires» tombent dans l’«oseille d’un sot».C’est à n’y rien comprendre.Le rire.Trop souvent, il reste là, facile, racoleur, en rase-mottes, à découvrir les bouts de chair que tous avaient vus de toute manière et sous toutes ses coutures.Rire à gorge déployée par la peau des fesses.Une bouche fendue jusqu’aux oreilles, n’est-ce pas plus charmant qu’une gorge déployée sur un gros rire, éclatant, bruyant?Le rire léger ne vaut pas son pesant de dents et, pour sa part, le rire moqueur n’a rien inventé.C’est le plus vieux métier du monde.Tous les nouveaux-nés le pratiquent dès qu’ils aperçoivent, pour la toute première fois, les regards gagas penchés sur eux.On se moque bien du rire moqueur à tout mot, à toute heure.Il y a le rire gêné: celui-là aussi, en bout de ligne, fait mal.Quelle qu’en soit la raison, la gêne vous triture l’estomac, vous glace les mains et le cœur, vous écorche l’orgueil à pleines dents.Le mort de rire?Que Dieu ait son âme.Le rire est une maladie, vous dis-je.Rires nerveux, convulsifs, étouffés, forcés, fous.Le Musée Juste pour rire est l’hôpital on l’on prend soin de ces grands malades du rire, ces drogués.Parce que le rire est devenu l’opium du peuple.Les drogués se recrutent par milliers et pas besoin de se pointer à Kanesatake.Voyez toute la rue Saint-Denis et le Club Soda, le Vieux-Port et le Musée confondus., .jttKttüpi PHOTO JACQUES GRENIER M Mt Ç.-VVI iTm'I tMÉ Le bon goût de la modération Et si on se contentait de sourire?Si on souriait contents?Le sourire est-il un sous-rire?Le sourire, c’est l’exercice en moins et la modération en plus.Si le rire c’est la santé, le sourire c’est l’intelligence.Le sourire, c’est géant et c’est assez.Le sourire, c’est avant le rire.C’est le plaisir de l’attente et du désir.Quelle joie mes amis! Brecht, qui n’avait pourtant pas l’air bien amusant, comme ça, avec ses petites lunettes rondes sorties tout droit du catalogue d'En lutte, Brecht, le «distancié», disait donc quelque chose comme ceci: «Je n’ai rien contre le divertissement, il n’y a rien de mieux que le plaisir d’apprendre.» Le sourire, vous dis-je.Celui de la réceptionniste de ce journal qui attise le nôtre, cyniques journalistes.Le sourire provoqué par l’animation amusée de Jürgen Goth, les après-midis à CBC Radio.De Liszt à La Bottine Souriante en passant par Dave Brubeck, jamais à la mode, jamais déplacé.Le sourire de La Joconde, de ma mère et de la serveuse qui pourrait bien s’en moquer éperdument après les 3259 tasses de café transportées sans renverser une seule goutte.Le sourire du marathonien en transe, des spectateurs étonnés ou de l’artiste tout juste après la dernière note, le dernier vers.Le sourire des enfants qui ne voient et n’entendent plus rien d’autre que le téléviseur animé.Mais encore.Le sourire du papa que je suis absolument et complètement.Encore et toujours ébahi par ses deux filles d’amour.A cinq et sept ans, elles sont déjà presque trop grandes, presque adultes avec leurs calembours naïfs.«Papi a le cerveau lent, il cherche la rue.Taba-ga.» Rien ne vaut le souvenir de ce sourire provoqué par la plus jeune lorsqu’elle avait trois ans.«Papa, pendant que je mets mes running choses, veux-tu réchauffer mon trois ans dans le microbe?Mes céréales sont déjà gaguinées.Vite papa, après je vais jouer avec mes bar-bides ou ma place piscine! Papa, j’ai mal, où est le vis capot russe?Papa, qu’est-ce que tu fais avec maman en crocus?.» ' Traduction: «Papa, pendant que je mets mes running shoes, veux-tu réchauffer mon croissant dans le micro-ondes?Mes céréales ont déjà ramolli.Vite papa, après je veux jouer avec mes Barbies ou ma plasticine! Papa, j’ai mal, où est le Vicks Vaporub?Papa, qu’est-ce que tu fais avec maman en caucus?.» Vous souriez?Moi aussi.Le rire n’aura qu’un temps.Le sous-rire, c’est le carburant pour toute une vie.PHOTO JACQUES NADEAU Si le rire c'est la santé, le sourire c'est l'intelligence.Écrire en majuscules ES PETITS PLAISIRS (env.34 caractères par ligne ) Adresse : Faites-nous parvenir voire texte par FAX ou par COURRIER.Conditions de paiement: carte de crtdil obligatoire TtUcopicur: 985-3310 • T il.: 985-3311 Code postai Ville : Telephone res.: No CAJriE DE CREDIT : RLBRIQL'E: Vous pouvr; nous (crut: Les petits plaisirs 3 A la prochaine ?A la criée ?A la rescousse ?A la recherche Le Devoir, 2050.rue De Bleury.9e etage.Montreal (Quebec) H3A 3M9 B 2 I.K I) K V 0 lit .r.K V K N D H K DI 2 « .1 U I I.I.K T I H » '» P L A LS I R, S K K S T A U K A N T S La nuit des petits couteaux JOSÉE BLANCHETTE Sitôt la première étoile apparue, les oiseaux de nuit sortent de leur nid en quête d’un rien d’exotisme à croquer.Au hasard Gaspard, ils trouveront des rues plus animées que d’autres, des Quartiers plus fidèlement nocturnes ou, par habitude et ésœuvrement, on fait face à la nuit des jx'tits couteaux.Où se colmater la brèche jusqu’à demain et repousser un peu plus tard les limites de l’interdit?CASA TAPAS 266, rue Rachel Est 7el.: 848-1063 Ouvert tous les soirs de 16h30 à minuit L’endroit où croiser ses voisins du Plateau Mont-Royal après le théâtre ou le cinéma, l’endroit où rencontrer la gent féminine le mercredi (sangria gratuite pour les dames) et aussi l’endroit à éviter le jeudi soir si vous avez les oreilles sensibles et n’appréciez guère le flamenco.J’adore ce restaurant pour aller grignoter quelques tapas même, et surtout, tard le soir.A l’heure espagnole, quoi! Les palourdes au vin blanc sont succulentes, les croquettes de crevettes fondent dans la bouche, les escargots andalous vous en mettront plein la bouche, les cailles à la sévillane embaument l’orange et l’olive verte, la tortilla de patatas (omelette de pommes de terre) est dorée à souhait.Un verre de bière ou de xérès frais là-dessus et vous vous croyez en Andalousie.Olé! Comptez 35 $ pour deux personnes avant xérès, taxes et service.PRIMA DONNA 3479, boulevard Saint-Laurent Tél.: 282-6644 Ouvert du dimanche au mercredi de 17h30 à 24h, du jeudi au samedi de 17h30 à lh et du lundi au vendredi de 12h à 15h Iii clientèle est très «prima donna» mais le chef ne se prend pas [jour une diva.Il nous cuisine ici des spécialités italiennes, parfumées comme l’été.S’ajoutent à ces légumes cette pieuvre et ces poissons frais grillés, une salade de roquette, du thon braisé aux pleurotes et toutes les pâtes de la création.Et puis, pour ceux qui préfèrent manger cru, le comptoir à sushis vous prépare de délicieux carpaccios de saumon, de thon ou d’espadon.Un pur péché marin baptisé à la vinaigrette maison.Sautez l’étape desserts, ils ne méritent pas que vous preniez une seule once et encore moins l’été, la compétition est forte sur ce tronçon du boulevard Saint-Laurent, qui ressemble davantage à Miami Beach qu’à une ville du nord.Soignez votre mise.Comptez 60 $ pour deux personnes avant vin, taxes et service.Minimum de 15 $ par personne, même pour grignoter.0U2ÉRI 4690, rue Saint-Denis Tél.: 845-1336 Ouvert tous les jours de 1 lh30 à 2lt Vous préférez les «mezze» grecs qui vous font une haleine d’ail jusqu’au lendemain?Pas de problème.Ouzéri a de quoi remédier à vos envies d’îles grecques et de vin blanc dans un décor de tuiles fraîches et de larges baies vi- ES PETITS PLAISIRS Pour nous faire parvenir un texte, écrire à: Les Petits Plaisirs, Le Devoir, 2050, De Bleury, 9e étage Montréal (Québec) H3A 3M9; ou envoyer par télécopieur: 985-3340 Les textes doivent nous parvenir avant 16 heures le mercredi.Conditions de paiement: carte de crédit obligatoire J.femme noire, 32 ans, professionnelle, avec un bon sens de l'humour, aimant les sorties culturelles, les sports de plein air et les bons restaurants, aimerait rencontrer homme de 35-42 ans, libre, curieux intellectuellement mais avec un bon sens de l’humour.But sérieux.Dossier: 10379.Femme, 48 ans, écrivain, sans enfant, cultivée, attachante, maigre, cherche homme 4348 ans, libre sentimentalement et financièrement équilibré, pour grand amour.Savants, artisans, préférablement francophones sont les bienvenus.Dossier: 10378.Happy two years Tracy, wish I was with you.Love, Eugene.À LA PROCHAINE Billet doux, feuillet froissé r.par l’émoi, fleur bleue, moderne ou éclatant, “À la prochaine” le lieu du rendez-vous avec.lui, elle.?Homme d’affaires canadien français, 37,182 cm/96 kg, visite Québec.Attrayant, sportif.Cherche femme semblable, 18-25, pour mariage.Ecrire (+ photo et tél.) ang./fran.Rép.assurée.Dossier: 10382.Femme de 52 ans, en forme, cherche homme qui aime les voyages, la littérature, le vélo, la musique, le ski de fond, les musées, etc.Dossier: 10383.Recherchiste contractuelle en quarantaine, désire partager plaisirs de jour et de nuit avec bon vivant qui a une tête bien formée.Férus de psychanalyse ou ostéopathe sont bienvenus.Dossier: 10384.?A LA CRIÉE Si vous voulez que tout le monde le sache rapidement.Une nouvelle, un message, un graffiti.L’écran des créations, des projets, des réunions.* Petite folie mais placement sûr.Cottage anglais bord lac Echo.Gabrielle Roy l’aurait aimé: un pur ravissement! 668-1373,224-7339.Bella Olivia! Belle Olie! Ça communique! Je réalise ton rêve.Et tous les autres aussi.Si tu veux.Pour elle, j’ose m’abandonner de Cap-A-L’Aigle à Chicago.Ton roi du fait divers, ton chéri, comme tu dis.Au secours, je t’aime! A LA RECHERCHE Tant perdu, tant trouvé.Des gens et des objets, rares ou insolites, de désirs ou d’intérêts.L’écho des quêtes et des trouvailles.* Urgent besoin d’enfants en santé pour la recherche sur le cancer.Vous pouvez contribuer à l’avancement de la recherche pour l’amélioration des traitements anticancéreux et pour la qualité de vie des enfants leucémiques en permettant à votre enfant de faire partie d’un groupe contrôle.Si vous voulez participer, vous pouvez contacter Mme Phetsa-mone Vanassing au Centre de recherche de.l’Hôpital Ste-Justine en composant le 3454931 poste 5705 ou 5520, entre 8h30 et 16h30, du lundi au vendredi et laisser un message.* Il existe quelque part en Europe une association pour la protection des nains de jardin.Nous aimerions obtenir des renseignements sur celle-ci et établir des liens avec les amateurs d’ici.Dossier: 10377.Pour répondre aux annonces, écrire à: dossier #00000, Les Petits Plaisirs Le Devoir, 2050, De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec) H3A 3M9 nOdU ¦ trées.Des olives jusqu’à la moussaka végétarienne en passant par l’humus, les artichauts marinés, les feuilles de vigne farcies, la salade grecque, les cailles rôties, l’aubergine farcie de l’imam Bayaldi, îe macaroni à la grecque, vous aurez largement de quoi soutenir une thèse devant les co- pains avec qui vous refaites le monde régulièrement, passé minuit.Modérez-vous sur l’ouzo Oe pastis local) car le£ lendemains ne chanteront peut-être pas longtemps.Comptez 30 $ pour deux personnes avant vin, taxes et service.* Petit détour en Uruguay VINS J’avais mis le cap cette semaine sur le sautillant sauvignon blanc, question de calmer les ardeurs de l’été, et me voilà qui bifurque sur le tranquille tannat de l’Uruguay.Pourquoi?Parce c’est l’un des très rares endroits en Amérique où il est cultivé, que la Bodegas Castel Pujol qui nous arrive à l’instant de ce pays du bout du monde le vinifie avec esprit et, aussi, ce qui n’enlève rien au plaisir, parce qu’il est tout simplement délicieux à déguster.et pas cher du tout.Certains amateurs inconditionnels me diront qu’il n’est point de tannat qui se respecte hors des madirans français et autres irouléguys basques et que, de toute façon, il n’a rien de tranquille et de gentil garçon.C’est vrai.Selon l’auteure Jancis Robinsons, «un jeune vin pur tannat est redoutable, presque piémontais par sa couleur profonde, sa richesse en alcool et son taux de tanin extrêmement élevés».Vendangés en mars, à une dizaine de kilomètres au nord de Montevideo,- près de la frontière brésilienne, les cépages viniferas (cabernets, tannats, merlots, etc.) de Castel Pujol sont, quant à eux, drôlement civilisés.La distance adoucie les mœurs, probablement.Les trois vins à nous parvenir, malheureusement, et c’est là le drame encore une fois, en quantités homéopathiques, sont le Tannat 1991 Las Violetas (11,70 $, S* — 300 trop rares caisses disponibles, code 378067), le Tannat de Museo 1989 (13,25 $, S — seulement 100 misérables petites caisses, code 721084) et le Merlot 1991 (11,70$, S — 160 adorables caisses élégamment cartonnées, code 721076).Après avoir éliminé en vrac pour le marché local le millésime 1990, jugé de qualité inférieure, Castel Pujol propose les excellents 1989 et 1991 dont j’ai l’étrange impression, à les goûter, qu’ils ont «arrondi» leurs angles sous les douelles du bois neuf.C’est vrai pour le Tannat de Museo, issu d’une sélection rigoureuse de vieilles vignes et des meilleures cuves du millésime, dont les saveurs confites, pleines, fondues et complexes offrent un registre épicé digne du meilleur chêne français.Le Tannat Las Violetas, moins profond, n’en est pas moins étonnant par S>p PS s Gotrs^ Vo-s hâta : fi/uu, kcAef • Jodo, h maître d' Table d’hôte midi-soir incluant leur tarte tatin «l’une des meilleures en ville -Josée Blanchette 1444 Metcalfe Les Cours Mont-Royal Stationnement intérieur Tél.: 842-3636 Fax.: 842-0074 Elll Métro Peel M o r a 1 i RESTAURANT UNE SEULE SPECIALITE: LES CREPES 4334 St-Denis, Montréal 286-1239 BRASSERIE PARISIENNE Duo de jazz 10 poker machines à la terrasse Bar-Pub au 2e Décor et cuisine des authentiques brasseries parisiennes 1454, rue Peel - 288-5105 - Demandez Alain POUR FAIRE PARTIE DES RENDEZ-VOUS GOURMANDS.COMPOSEZ LE 985-3322 Cuisine italienne Bar sushi DGIMADONNA La ijj ez - vo uu s edu l re par L'atmosphère envoûtante àe nos Dimanches Jazz.à compter de 19 h.3479, bout St-Lauren» réservations 282-6644 Jean A u b ry ?sa fine texture fruitée et sa finale évoquant la cannelle et le cacao.Servi entre 14 et 15 °C, il s’offre même la fraîcheur de la réglisse.Un gagnant.Que dire du Merlot sinon qu’il embaume les fleurs tout en faisant penser aux intimes extravagances qui peuvent survenir lorsque l’on met baies à baies (le nez à nez façon terroir) dame syrah et sieur grenache?Beaux, tous trois, sous toutes les coutures et tous les rapports: en particulier sous celui du plaisir-prix.Ici, même l’abstème ne pourra s’abstenir.Portugal en blanc Il se boit, statistiques à l’appui, plus de coolers à Victoriaville et dans le West Island que dans toutes les autres régions du Québec.Meilleurs que les boissons gazeuses puisqu’ils renferment une certaine quantité de vin (ouf!), ils demeurent toutefois bien en deçà de l’agréable titillation empreinte de verdeur et de fraîcheur du vin vert portugais.Le Vinho Verde 1994, de la maison Aveleda (8,90 $ R), léger en alcool mais élevé en acidité toute fruitée, remettra aux calendes grecques la plus petite soif qui oserait se manifester.Et 100 % vin à part ça.Une autre façon de déjouer la déshydratation, pour ne pas dire la dessiccation des cerveaux, est de se servir bien frais une larme généreuse du Porto blanc Lagrima de la maison Ramos-Pinto (15,20 $ S).Plus alcoolisé que le vinho verde, oui, mais aussi muté tardivement (adjonction d’eau-de-vie au vin en fermentation) afin de fermenter le plus possible de sucres (ici à dix grammes seulement).Le résultat: un vin plein et complexe, plus fruité que ranci, aux notes d’amandes et de grillé.Évitez seulement les glaçons.Vins-plaisir de la semaine Impossible, cette semaine, de fractionner le plaisir parmi les trois rouges tant ils livrent le message de la terre avec tant de générosité, de fidélité et d’authenticité.Le premier, un portugais de l’Alentejo, nous revient dans un millésime qui m’apparaît encore plus mûr, plus étoffé que le précédent.Ah! Que de chair et de fondant dans le Vinho do Monte 1992 de Sogrape (15,55 $ S).Souple et corsé, il ferait passer des nuits blanches aux amateurs de café tant il en a la parenté aromatique.Le second, l’Eventum 1990 de la Bodegas espagnole Magana de Navarre (16,30 $ S), est une pure révélation.Pas moins de sept cépages (dont le merlot et le tempranillo • à 60 %) nous font croire encore une fois aux arômes de liqueur de moka (!) sur une bouche suave, chaude et confite.Même les culottes de Velours du petit Jésus semblent rugueuses à côté de cela.Le troisième et non le moindre, d’une «exquise sauvagerie», ai-je noté dans un petit moment d’empbr-tement, résume parfaitement la grande potentialité qualitative de ces Co-teaux-du-Languedoc qui montent, qui montent.Je remercie l'agent qui nous offre, même en quantité limité, ce Mas Julien 1993 Les Dépierre (17,75 $ S), profond, encore sur la réserve mais où l’on devirte, sur une trame structurée et concentrée, tout ce que la garrigue du pays a à nous chuchoter à l’esprit, derrière les oreilles.Le mistral en moins.• t f R* signifie produit régulier et S, spécialité.J; TÆ-fy.;*ane-mark, V.Poulsen’s Kapel et de la Louisiane, Joséphine et Grouillant Cocodrie.En tout, 25 spectacles.RYTHMES DU MONDE Du 27 au 31 juillet, .Sherbrooke devient le lieu de prédilection des différentes communautés ethniques du Québec.Parmi les guides, mentionnons Lina Moros Y Arte, Roddie Ro-méro et le groupe A Filetta.MUSIQUE ANCIENNE Le septième Festival de musique ancienne de Sillery, qui se tiendra du 6 au 27 août, offrira cette année une programmation plus internationale.Des artistes du Québec, de l’Qntario, du Nouveau-Brunswick, des Etats-Unis, d’Angleterre et de France présenteront des concerts variés, avec musique du XII' et du XVII' siècles à l’honneur.JACKSON GRATUIT Bonne nouvelle pour les téléspectateurs canadiens: le spectacle que Michael Jackson donnera à New York le 10 décembre prochain pour le réseau HBO pourra être vu gratuite ment au pays.Un porteparole de la multinationale Sony a confirmé que l’événement sera retransmis sur les ondes d’un réseau de télévison national, sans préciser lequel.LES HONEYMOONERS AU CINÉMA Après des années d’hésitation, Hollywood produira enfin une version cinématographique des Honeymoo-ners, le classique de la comédie télévisée américaine qui mettait en vedette Jacky Gleason.C’est Tom Arnold qui incarnera l’ineffable chauffeur d’autobus Ralph Kramden.On ne sait toujours pas qui lui donnera la réplique dans le rôle de son épouse Alice.La production commencera l’an prochain.Arnold tourne en ce moment la comédie The Stupids.MEDAILLE SIGNEE APOLLO 13 Voici un exemple fort éloquent de l’impact du cinéma dans notre société.Il aura fallu 25 ans et l’aide du film à succès Apollo 13 pour que le véritable commandant de cette mission spatiale menée en 1970 reçoive finalement une médaille en reconnaissance de son héroïsme.Lors d’une cérémonie qui se tenait jeudi à la Maison-Blanche, le président Bill Clinton a déclaré au commandant James Lovell qu’il avait peut-être perdu la Lune, mais qu’il avait gagné quelque chose de beaucoup plus important: le respect et la gratitude du peuple américain.Puis le président a remis à Dwell la médaille d’honneur de l’espace du Congrès, en présence de l’acteur Tom Hanks, qui incarne le commandant Lovell dans le film Apollo 13.SELENA ECLIPSE CAREY La regrettée vedette de la musique tejano, Selena, a éclipsé Mariah Carey et Whitney Houston pour ce qui est de la rapidité avec laquelle son nouvel album s’est vendu.Presque quatre mois après sa mort, l’album Dreaming of You s’est écoulé à 331 000 exemplaires dans la première semaine suivant sa parution aux Etats-Unis, se classant au sommet du palmarès Top 200 du magazine spécialisé Billboard.Dreaming of You déclasse ainsi Music Box de Mariah Carey (174 000 copies) et la trame sonore du film The Bodyguard de Whitney Houston (175 000 exemplaires).Selena a été abattue par balles le 31 mars dans un motel de Corpus Christi, au Texas.Yolanda Saldivar, la fondatrice du fan club de la chanteuse de 23 ans, subira son procès pour meurtre en octobre prochain.2 ALBUMS POUR U-2 Ix groupe rock irlandais U-2 prépare la sortie non pas de un mais de deux nouveaux albums.Selon le magazine Rolling Stone, le premier disque s’intitule provisoirement In Camera Music For Films 4.Produit par Brian Eno, ce disque serait en quelque sorte la continuité de son album Music For Films enregistré en 1978.On parle de cette œuvre comme d’une réponse de U-2 à divers vidéoclips.Le lancement est prévu pour octobre.LE DEVOIR CULTURE PHOTO ROBERT SKINNER PHOTO JACQUES GRENIER Cesaria Evora Alain Souchon Paléo Festival de Nyon Beau Dommage et les shows chauds R KM Y CHAREST Il y avait bien une différence entre le «pré-concert» du Paléo Festival de Nyon, mardi soir, et la véritable ouverture de mercredi, avec quatre scènes jouant presque constamment en simultané et 10 000 entrées payantes de plus que la veille.C’est avec cette masse critique que la fête prend véritablement son envol, surtout quand la jeune foule réunie pour une soirée rap, hip-hop et hard rock s’en donne à cœur joie pour pousser la kermesse Paléo à plein régime.Sous la canicule qui n’en finit plus, la soirée de mercredi était chaude de toutes les façons.D’abord sous le grand chapiteau, d’où l’on voyait ressortir des spectateurs en nage d’avoir sauté sur la musique d’Alliance Ethnik ou de Neneh Cherry, couleur d’écrevisse bien cuite, pendant que la vapeur dégagée par leur sueur en suspension ressortait par nuages vers l’air libre.«C’est rien ça, me disait par la suite une employés du festival.L’année dernière, à Maceo Parker, la vapeur condensait et nous retombait sur la tête.» Chaud, le Paléo.Au milieu du spectacle des MC Solaar et de son .spectacle d’animation de foule («à trois vous faites un maximum de “jumping”.»), de Therapy et de leur rock lourd et puissant ou du très marrant groupe irlandais The Big Geraniums — prix du nom le plus original — la Suisse avait réussi de quoi montrer au monde.Dans le nouveau dôme,, scène un peu trop sphérique au goût de plusieurs, les Romands de Diancandor distillaient, en début de soirée, un mélange funk-hard rock endiablé, enrichi avec finesse d’accents latino-américains et moyen-orientaux.Le tout était servi avec une énergie apparamment inépuisable par la chanteuse Na-hib, dont les élans de voix justes et hauts rappelaient à certains collègues la Nina Hagen des beaux jours.Nahib a beaucoup plus de charme et de finesse, si vous voulez mon avis.Et si l’entente entre Paléo et le Festival d’été de Québec donne en effet lieu à des échanges, il serait très, très, très bien qu’on voit ce groupe-là chez nous l’année prochaine.Hier soir, d’une perspective québécoise, c’est évidemment Beau Dommage qu’on attendait.Il y avait aussi Alain Souchon, les Rita Mitsouko, Keb’Mo et Cesaria Evora, ou même la Valaisanne Laurence Revey dont les efforts s’annoncent prometteurs, mais les interprètes de La Complainte du phoque en Alaska était assez hauts dans la liste des priorités locales, chanson culte oblige.Les journalistes romands étaient assez nombreux, mercredi après-midi, à interviewer la légende ressuscitée et leur couverture était à l’avenant.Pleines pages (ou presque) des principaux journaux, interviews sympathiques et intéressés, la recette était bien en ordre pour attirer l’attention du public.La principale boutique locale de musique enregistrée, Disques Service, attendait d’ailleurs avec impatience le spectacle du groupe montréalais, eux dont une petite pile de disques compacts du Beau Dommage nouveau trônait au sommet du stand consacré aux groupes du Festival.On s’y plaignait aussi quelque peu de ne pas pouvoir obtenir assez d’exemplaires de la la compilation des plus grands succès du groupe.Tout ça concordait bien avec l’atmosphère dans laquelle un des foules les plus importantes au Chapiteau s’était installée pour entendre le grand retour: les nouvelles chansons, ça allait, mais surtout les greatest hits qu’on voulait entendre.Après les résultats mitigés de leur passage aux FrancoFolies, les membres de Beau Dommage devaient tout de même apprécier la présence d’une foule aussi nombreuse et intéressée.Les quelques poignées de Québécois réunis pour l’occasion étaient certes les plus bruyants (quatre ou cinq fleurdelisés flottaient régulièrement au-dessus de la foule), mais les Helvètes appréciaient bien le spectacle offert.L’effet général d’une foule n’ayant pas subi l’incessant battage médiatique avec lequel Beau Dommage a été reçu au -Québec renforçait toutefois une réalité indéniable de toute l’opération: tout convergeait vers les classiques et, de façon absolue, vers le fameux Phoque.Cette chanson si simple et merveilleuse à la fois donnait au spectacle son moment magique, l’envolée véritable mais unique d’une soirée où la fraîcheur revenait doucement, discrètement.Le souvenir revivait, fu-gaçe et beau, l’espace d’un moment.A son dernier spectacle solo, Michel Rivard chantait dès le départ sa plus célèbre chanson, comme pour passer rapidement à la suite des choses.Le moment était aussi beau, le reste du spectacle devenait d’autant plus actuel.C’était là toute la différence entre une carrière qui se poursuit et une poussée subite de nostalgie.Remy Charest est l’invité du Paléo Festival de Nyon nnnm Vendredi 28 juillet - 20h «Étoiles montantes» IRFORD 9 9 5 F.FRANCOEUR LV.BEETFIOVEN B.BARTOK F.POULENC Xavier Phillips Louise-Andrée Baril p.Sonate Sonate en fa majeur, op.5/1 Danses roumaines Sonate 5 ' m ¦ ssasa : : :• .:¥SÎÎ8ï »W ! ' Samedi 5 août - «Duo-Piano» «v ': v -nus» s 20h Dominique Morel et Douglas Nemish piano Louis Lmarnonneau er J .S.BACH Kobert Leroux percussions L'Art de la fugue (extraits) ¦ G .FAURÉ Suite «Dolly», op.56 B.BARTOK Sept pièces (Mikrokosmos) B .BARTOK Sonate pour deux pianos et percussions Contre «fÀrts Orford Fondé en 1951 Informations : 1 800 432-2262 • (514) 790-ARTS Radiodiffuseur Officiel Radio Réseau FM Stéréo k Hydro L Québec YAMAHA 1 jWt BANQUE NATIONALE ARCHAMBAULT |,K |)K\(HI5 W O R L 1) H K A T Les voix du Brésil Boca Livre en spectacle à la Licorne ce week-end MARK) CLOUTIER LE DEVOIR Avec l’humidité environnante, pas difficile de penser au sud et à la musique brésilienne.Certains noms viennent tout de suite à l’esprit: Gilbert» Gil, Carlos et Torn Jo-bim ainsi que Milton Nascimento.Un groupe encore peu connu chez nous, Boca Livre, fait admirablement le lien entre tous ces grands Brésiliens puisqu'il les a tous accompagnés sur scène ou sur disque.Ce quatuor nous offrira toutes ces voix du Brésil, ce soir et demain, à La Licorne.Depuis 15 ans, Boca Livre roule sa bosse un peu partout au Brésil.Fondé par le bassiste et chanteur Mauricio Maestro, le groupe réunit quatre chanteurs-instrumentistes qui ont joué avec les plus grands, parmi lesquels certaines vedettes de la scène internationale, des artistes aussi différents que: Jon Anderson (du groupe Yes), Al Di Meola, Patrick Moraz, Chico Buarque, Roberto Carlos.Mais, il était temps que cette formation, qui a vendu 150 000 exemplaires de son tout premier album en 1979, se fasse connaître ailleurs en Amérique.Pour des-raisons économiques, évidemment, mais aussi parce Boca Livre possède un style original et bien à lui, se basant sur des harmonies et des arrangements originaux et créatifs.Zé Renato, Mauricio Maestro, Lourenço Baeta et Fernando Gama sont chanteurs, musiciens, compositeurs et arrangeurs.Chacun d’eux possède un bagage musical impressionnant qui donne un son unique à Boca Livre (bouche libre en portugais).«Présentement, je dirais que c est la combinaison des voix et des guitares qui fait ce son, explique Zé Renato depuis Boston, où le groupe se trouvait en fin de semaine dernière.Depuis l’arrivée de Fernando Gama dans le groupe en 1991, nous avons beaucoup misé sur sa guitare, toujours avec nos arrangements vocaux qui se situent à mi-chemin entre le jazz et la musique pop.» Le spectacle présenté à La Licorne laissera beaucoup de place également au saxophoniste québécois Jean-Pierre Zanella, le plus brésilien de nos instrumentistes.«Avec Jean-Pierre, d’indiquer Renato, ça va tout seul.Nous avons joué avec lui il y a deux ans à L’Air du temps.Il connaît tellement bien la musique brésilienne que nous n’avons pas besoin de répéter très longtemps ensemble.» Au programme, ce soir et samedi, le sixième disque du groupe, Dan-cando pelas sombras (Danser à l’ombre).Sorti au Brésil il y a trois ans, cet album vient de connaître une réédition nord-américaine sous étiquette Green Unet, une maison de disques de nos voisins du sud qui possède un fort beau catalogue de musique world Beat.«Cette sortie américaine est importante pour nous, reconnaît Zé Renato.,Nous voulons faire une percée aux Etats-Unis.Nous en sommes «à ce point de notre croissance comme groupe.La tournée que nous faisons présentement va dans le même sens.Tout va très bien d’ailleurs.Nous venons de jouer devant 500 personnes à Washington.» Dançando pelas sombras comprend neuf chansons et deux pièces instrumentales, dont la très belle mélodie de Pat Metheny et Lyle Mays, First Circle.Pour ceux dont le portugais est un peu rouillé, les chansons de Boca Livre parlent du Brésil d’aujourd’hui et de toujours, de l’Amérique latine, en fait.Les quatre voix du groupe nous emportent de Cuzco au Pérou jusqu’à Rio, en passant par New York.Elles nous parlent de misère, de spiritualité et de superstitions.Çe compendium de l’esprit brésilien contient des textes et des musiques des collègues célèbres de la formation, les Gilberto Gil, Milton Nasci-mento et compagnie.Ces collaborations seront moins nombreuses à l’avenir.«Notre prochain disque, indique Zé Renato, sera enregistré à New York au mois d’août.Il comprendra, pour la première fois, une majorité de chansons écrites et composées par les membres du groupe.Le stÿle sera le même, mais c’est un pas dans une nouvelle direction poijr nous.» Questionné au sujet de l’état de la musique brésilienne aujourd’hui, le chanteur et guitariste parle de métissage.«La musique du Nord-Est brésilien demeure importance avec, notamment, un compositeur comme Lenine.Mais les jeunes groupes font surtout dans la musique pop et le rap, osant parfois des mélanges intéressants aveci'e folklore.» Pendant ce temps, Boca Livre garde le fort d’une certaine tradition au sein de la chanson brésilienne, entre le jazz et la pop, entre le Brésil et le reste de l’Amérique.MEMO] D ’ ÊT ARTISTE : MICHEL MAD0RE • PHOTO : S MONGRAIN BAIE SAINT-PAUL ‘95 LE SYMPOSIUM DE LA NOUVELLE PEINTURE AUJOURD’HUI du 4 août au 4 septembre Une expérience unique de création et de communication en 15 grands formats avec 15 artistes d’ici et d’ailleurs Ouvert au public tous les jours de 12h à 18h - Visites guidées — Conférences-vidéo (418)435-3681 Et jusqu’au 18 septembre L’UNIVERS DE RICHARD LACROIX 10 ans de peintures et gravures.au Centre d’exposition 23.A M B R 0 I S £ - F A F « R 0 .B » I t - S > H I • P « U l Les partenaires : Le ministère du Patrimoine du Canada Le Conseil des arts et des lettres du Québec Le ministère de la culture du Québec Les commanditaires Roche et Associés, Le Soleil, la Banque Nationale, la Caisse populaire de Baie-Saint-Paul, Power Corporation, Bell Canada a V ( 2^26 CHOIX héâtre Ni stand-up, ni humoriste, Sherry Glaser est une excellente comédienne comique, Jusqu’à dimanche au (iesu, elle present*1 son "one woman show-, Family Secrets, dont on dit qu’il a été le plus populaire du genre jamais présenté off-Broadway.Un tour de force où elle interprète cinq personnages de femmes d’âges différents.Entre autres, la mère qui va accoucher, dans tous ses états, au bord de l’hystérie.L'adolescente complexée et boulimique, amoureuse du bellâtre de l’école.La grand-maman juive, un peu gaga, qui entraîne la foule à chanter en hébreu.Sherry Glaser fait rire, mais elle sait aqssi émouvoir et donner à réfléchir, l es hiles adorent et les gars ont tout intérêt à accompagner leur blonde pour apprendre une chose ou deux.G’est du théâtre et du bon.Dans le cadre du Just For Laughs Festival.Mario Cloutier ?u s i q u e classique Le week-end classique mise sur la jeunesse.À Orford, ce soir, le violoncelliste français de 24 ans, Xavier Phillips, désigné «soliste de l’année de la Communauté des radios publiques de langues françaises», interprétera Francœur, Beethoven, Bartok et Poulenc.Il sera accompagné par la pianiste québécoise, Louise-Andrée Baril.Au domaine Forget demain, un autre virtuose, le pianiste de dix-huit ans Konstantin Lifschitz, jouera Debussy, Scriabine et Rachmaninov.Et à Lanaudière, ce soir, l’orchestre de chambre Tafelmusik, dirigé par Jeanne Lamon, présentera des pièces de Handel, Bach, Albinoni, Vivaldi et Telemann.Demain, ne manquez pas la fabuleuse soprano colorature Natalie Choquette dans son tout dernier spectacle, La Diva dans le fantasme de l’opéra.Accompagnée par l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières, elle vous fera rire et sourire avec intelligence.Mario Cloutier *.s visuels La galerie du Centre des arts Saydie-Bronfmann présente L’Entrespace II, • la deuxième édition d’un projet d’expositions biennales offrant une tribune de choix aux artistes et aux commissaires encore relativement peu connus.Le résultat donne à voir un panorama éclectique de propositions, de disciplines et de sensibilités qui informe actuellement le milieu des arts visuels montréalais.Les productions sont diversifiées, mais de manière générale, il s’agit d’une exposition très peu «plastique» qui fait dans le conceptuel, dans le commentaire social et dans le courant politically correct de «l’identité/altérité».Jennifer Couëlle n é m a Double Happiness.Un charmant petit film canadien-anglais, signé Mina Shum, arrive cette semaine.Double Happiness donne la vedette à la jeune Sandra Oh dans un rôle qui lui valut aux derniers Génie le prix de la meilleure actrice.Comédie aigre-douce, on y dit la difficulté d’être à la fois Canadienne et Chinoise d’origine, avec les tiraillements d’usage rendus avec charme et fougue par cette merveilleuse interprète.Au cinéma Egyptien.Odile Tremblay f) Les GBC entre ciel et terre.Jusqu’à lundi, les danseurs des Grands Ballets canadiens foulent les planches du Théâtre de la Verdure du parc Lafontaine pour présenter un programme composé de quatre oeuvres majeures inscrites à son répertoire: deux œuvres néoclassiques de George Balanchine et deux autres du maître contemporain, l’Espagnol Na-cho Duato.Ce programme constitue à la fois un avant-goût de ce que réserve la prochaine saison, ainsi qu’une rétrospective des œuvres présentées au cours de la dernière année.Le spectacle est gratuit et il est donc fortement recommandé d’arriver tôt Les représentations débutent à 20h30 et seront annulées en cas de pluie.Mario Cloutier LE PASCALE PONTOREAU jresfiffl ¦mm.nam mm WMI WM WfW ________ elle-Ile-en-Mer, Marie-Galante, ^ Saint-Vincent.» Il y a quelques ^ ^ BUftaSP années, le chanteur français Laurent Voulzy associait ainsi tous les archipels ponctuant l’océan pour démontrer combien leur insularité les rapprochait.Dans ce même esprit de symbiose, le festival Fleuve et Musique s’ouvre pour une huitième fois aux artistes portés par les flots tumultueux d’un fleuve irriguant leur pays.Source de vie, moyen de purification ou centre de régénération, les eaux représentent, d’après le dictionnaire des symboles, l’infinité des possibles contenant en elles, entre autres, toutes les promesses de développement.Quoi de plus inspirant alors que la programmation d’une série de spectacles aux portes de Montréal, sur un site bercé par les remous des rapides de Lachine?Après une présentation quotidienne des contes et légendes fluviaux et diverses dégustations culinaires, les soirées accueilleront des musiciens et interprètes venus d’un coin du monde où coule un fleuve.Mississippi: Benoit Leblanc, dont le blues savoureux rappelle les étranges bruits des bayous, et Roddie Romero & The Rockin’ Cajun, le virtuose de l’accordéon qui incendie les rivages de son zydeco énergique.Amazone: ambassadrice de cœur et d’âme, Assar Santana évoque avec Sha-mell 6 les mélodies lancinantes de son Brésil natal.Arti-bonite: artère vitale pour la chanteuse Emeline Michel qui rappelle en écho les souffrances de son Haiti chérie.Tibre: courant qui draine des siècles d’histoire et son émissaire contemporain Georges Fiori.Saint-Laurent: symbole des cultures métissées au cours duquel s’épanouissent le duo Kashtin et l’Attikamek Arthur Petiquay.Avec cette réunion d’artistes, Fleuve et Musique du Monde entend devenir l’océan dans lequel tous les cours d’eau se jettent pour mieux se mélanger.Fleuve et Musique du Monde, sur la jetée du parc des Rapides à LaSalle, du 27 au 30 juillet, dès 17h.du monde V GUITARES ET CASTAGNETTES L’ile des Moulins de Terrebonne va vibrer au rythme des guitares et des i-nsiagin-ttri a 21h ce soir, grâce à la troupe de Michael Laucke.Les danseuses de flamenco vont faire virevolter leurs robes splendides, en claquant des mains et des talons.Samedi soir, à la même heure, ce sera au tour de Paul Piché d’enchanter les vacanciers amassés en plein air devant la scène de 111e.On peut prÿ fiter pleinement de son passage dans la région en arrivant en début d’après-midi avec son pique-nique.De 13h30 à 20hl5, des visites guidées sont offertes, d’une durée d’une heure, suivies d’une courte représentation théâtrale, pour en apprendre davantage sur l’histoire de Tile des Moulins.SO-SO-SO, SOLIDARITÉ Deux expositions se poursuivent jusqu’à dimanche au Centre interculturel Strathearn (3680, rue Jeanne-Mance, espace 103).La première, intitulée Les Ailes de papier, est un projet itinérant d’art postal qui a suscité la participation de dix-huit artistes québécois et mexicains dans une atmosphère propice à la solidification des liens entre les deux cultures.La seconde exposition, coproduite avec TUNICEF, explique les droits des enfants à travers des photographies sur les divers articles de la convention établie par l’Assemblée générale des Nations unies.ROCK ET ROULI-ROULANT À l’aréna Étienne-Desmarteaux (3430, rue Bellechasse, au coin de la 161' Avenue à N.-d.-G.), des experts se sont réunis pour construire trois immenses rampes de bois.Ils en ont recouvert deux de neige, et maintenant, tout est fin prêt pour samedi.De 14h à 23h, tous les rouleux et les glisseux de la ville sont attendus pour une sorte de rave sur roulettes: en BMX, en patins à roues alignées, en rouli-roulant ou même en planche à neige, les 12 ans et plus pénétreront dans la ronde et feront preuve de leur adresse.Le billet qui donne accès au site coûte 25 $, incluant le souper (des hot-dogs.), des produits Gatorade et Snapple toute la journée.Il permet aussi d’assister à la prestation des sept groupes alternatifs qui se succéderont sur une scène centrale.De ces groupes, Groovy Aardvark est le plus attendu pour rythmer les prouesses des fous du mouvement Pour plus d’information, appelez au 875-1680.CONCERTS D’ÉTÉ À McGILL L’école d’été de l’Institut Suzuki de Montréal a rassemblé de jeunes musiciens à la faculté de musique de l’Université McGill pour une semaine de pratique et de représentations.Les musiciens, qui ont de 4 à 18 ans, jouent du violon, du violoncelle ou de la flûte qu’ils ont appris grâce à la méthode Suzuki.Outre les cours suivis quotidiennement ils donnent des concerts ouverts au public.Ainsi, à llh45 aujourd’hui, on peut assister au récital des élèves de musique de chambre qui interpréteront des œuvres de Mozart, de Schubert et de Beethoven.A 16h aura lieu le concert de fermeture de l’école d’été.À la salle Pollack de l’université, 555, rue Sherbrooke Ouest LE CHEMINEMENT DU ZYGOTE La maison de la culture du Plateau Mont-Royal expose, jusqu’au 20 août, quarante-deux photographies ayant pour thème la plus formidable des merveilles.On nous donne l’occasion de contempler, au rythme qui nous plaît, une course qui se répète depuis les débuts de notre espèce et que rien ne peut arrêter.La course qui fait naître la vie.La fibre optique a permis à Lennart Nilsson de saisir le parcours de la foule des spermatozoïdes dans leur premier et dernier marathon, l’instant miraculeux de la fusion des gamètes, le cheminement du zygote et sa nidation au creux de l’utérus, l’évolution du fœtus jusqu’à sa propulsion dans son nouvel univers.La Maison de la culture est ouverte de 13h à 17h lundi et vendredi, de 13h à 20h mardi, mercredi et jeudi.Elle est située au 465, rue Mont-Royal Est Andrée Boisselle 9ous les | Circuit des ARTS I Memphrémagog il 110 artistes dans 55 lieux d’exposition Visites d’ateliers d’artistes Dépliants-cartes disponibles gratuitement chez les commerçants de la région Magog-Orford et aux bureaux d'information touristique.Information: 1-800-267-2744 (819) 843-2744 l A1C 6144
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