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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-07-29, Collections de BAnQ.

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19 10 FONDE Vol.I.X X XVI - N » I 7 LES ARTS Les FrancoFolies de Montréal: à fond la caisse PAGE C 1 M Ô N T R Ë A [ .L Ë S s A M E D I 2 !» ÉCONOMIE Fin du sursis sur le front hypothécaire PAGE B 1 I) I M A N (' Il K 3 0 .1 II I 1.1.K T MONTRÉAL Un nouveau complexe culturel de 6 millions $ PAGE A 3 !) 1 .1 3 (' A II I K R s - 1.75$ ?T l’S ?T V Q FORMES Vol au-dessus d'un nid de coucous PAGE C 10 PERSPECTIVES Le cinéma * de Poutrance Odile Tremblay ier sortait le film le plus cher de l’histoire du cinéma, et pas des meilleurs pour autant.180 millions $ US engloutis dans Wa-terworld, de Kevin Reynolds, œuvre ci-de-_____ _____ vant surnommée Watergate tant les scandes, les caprices de stars, les chicanes entre la vedette Kevin Costner et le réalisateur, les gaspillages de fonds, les horaires fracassés ont éclaboussé de boue cette aventure aquatique O’intrigue se déroule sur une Terre submergée d’eau).Avant même que la moindre image ait été tournée, juste pour camper cet atoll maudit flottant au large d’Hawaii, le film avait déjà franchi le cap des 120 millions $.De sommet en sommet, la machine hollywoodienne est en train de prendre le mors aux dents.A chaque superproduction, vous croyez atteindre l’Himalaya du budget alloué à un film.Erreur! Bientôt, on franchira le cap des 200, des 250 millions $ pour un long métrage sans doute aussi médiocre, mais qui hissera le publiç vers de nouvelles cimes/le pétards et de cascades.A moins que la baudruche éclate en cette veille de l’an 2000 et que, par effet de pendule, où simplement parce que la surenchère aura conduit une ou deux majors à la banqueroute, l’Amérique redécouvre le charme discret — mais si délicieux, réflexion faite — des œqvres d’auteur.A Hollywood, le film-événement n’est plus un film mais unie course à l’effet bœuf.L’outrance est devenue système et instinct de survie.Dans sa lutte contre le petit écran qui retient le public dans ses pantoufles, la formidable industrie du septième art américain augmente toujours d’un cran la pression sur le spectateur; davantage d’effets spéciaux, de violence bestiale, de records fracassés dans le jamais vu.Les techniciens deviennent les vrais artisans du film, eux qui peuvent animer un tyrannosaure, faire dialoguer Tom Hanks avec Elvis Presley ou camper le décor at-lantidien d’un Waterworld.But de l’opération: démoder la superproduction précédente, assener au spectateur l’électrochoc audiovisuel qui le rivera sur son siège, le convaincra que l’écran géant, y a que ça pour les vraies sensations fortes.Aux plans technologique et électronique, l’Amérique s’est laissée surpasser par le Japon et d’autres nations, perdant bien des monopoles, soit, mais elle a gagné une bataille décisive: celle de l’audiovisuel.Et les ententes du GATT ne font que ralentir sa marche.Le cinéma américain a réussi le tour de force d’imposer ses images à la planète.Sauf qu’il a dû le faire à travers une distorsion de sa propre réalité.Il vend de la démesure, non plus son mode de vie.On dit qu’un cinéma national est le meilleur lifting que puisse s’offrir une société; c’est vrai, mais encore faut-il que le lifting soit accrocheur.L’Amérique veut bien paraître un monstre, mais un monstre démesuré, cyclo-péen, et non le banal et sordide monstre de tous les jours que des sociétés aux familles éclatées, aux valeurs tronquées, aux guerres ethniques internes ont généré.Dans ce délire surréaliste de l’image, c’est le réel qui devient suspect et infamant.Le sang gicle à tire-larigot, les cervelles éclatent sur les banquettes d’auto, mais qu’un cinéaste ne vienne pas parler de ces jeunes qui furent lancés dans la vie sans balises culturelles et morales et qui forniquent sans condom, propageant le sida, comme le soulève le film Kids, de Larry Clark (à l’affiche aussi dans nos salles depuis hier).Alors la levée des boucliers des bien-pensants se fait féroce.La compagnie américaine Miramax, filiale de Disney, a dû créer une compagnie distincte pour distribuer Kids tant la ligue ultra-catho la taraudait.Plus que par le pathétisme du milieu qu’il décrit, Kids a péché par crime suprême de réalisme.On le lui a Dans ce délire surréaliste de l’image, c’est le réel qui devient suspect et infamant bien fait voir.Aujourd’hui, tous les courants de pensée nord-américains semblent gonflés à bloc, au bord de l’éclatement.Dans le public, horreur et puritanisme se côtoient, se répondent; le puritanisme se montrant fasciné par l’horreur qu’il conspue.Le voyeurisme se régale de cette débauche d’images, se délecte des exploits assassins d’O.J.Simpson, venus rivaliser ceux de Rambo.On «fictionnise» le réel pour mieux l’exorciser.Et quand on n’a pas de meurtre sanguinolent à se mettre sous la dent, reste à renifler la vie privée des stars.En témoigne le tollé soulevé par la mésaventure de l’acteur britannique Hugh Grant après qu’il eut recouru aux services de Divine, une prostituée noire de Los Angeles.À croire que l’Occident tout entier, qui se pourléche les babines avec ce qui n’est même pas un fait divers, se retrouve frappé de démence.Le grand gagnant de l’affaire est le cinéma, toujours, dragon omnivore qui carbure aux émotions du public.Les recettes aux guichets de Nine Months, film américain qui donne la vedette au même Hugh Grant, ont, après passage de l’ouragan Divine, fait un bond en avant.Et la fiction a gobé définitivement le réel.INDEX MÉTÉO Agenda.C9 Avis publics.B7 Classées.A4 Culture.Cl Économie.B1 Éditorial.A6 Le monde.A5 Mots croisés.A4 Les sports.B8 Montréal Samedi: ciel variable.Max: 30.Dimanche: ensoleillé.Max: 29 Québec Samedi: nuageux avec 60 % de risque de pluie ou dorage.Max: 27.Dimanche: ensoleillé.Max: 26 Détails en B 7 Escalade à Kanesatake m Impossible que toute la marijuana ait été brûlée, dit Ménard ¦ Québec fera intervenir la SQ si Ottawa ne bouge pas SYLVAIN BLANCHARD ET JEAN PICHETTE LE DEVOIR Québec interviendra à Kanesatake pour éliminer les 300 000 plants de marijuana qui se trouvent sur le territoire.C’est ce qu’ont indiqué hier les ministres Serge Ménard (Sécurité publique) et Louise Beaudoin (Affaires intergouvemementales), sans toutefois préciser le moment ou la nature de l’intervention projetée.«Si à 17h cet après-midi [hier] Ottawa n’a pas fait le nécessaire pour éliminer toute cette drogue, nous allons intervenir», a clairement indiqué Mme Beaudoin quelques minutes après la conférence de presse qu’elle donnait conjointement avec son collègue.Au moment d’aller sous presse, Ottawa n’avait toujours pas répondu à cet ultimatum ni donné de signe tangible de son intention de procéder dans le sens souhaité par Québec.Pour le moment, on ignore de quelle façon Québec s’y prendra «pour effectuer le nettoyage qui s’impose», le ministre Ménard se limitant à dire qu’il avait plusieurs scénarios en tété et que le plan retenu sera dévoilé en temps opportun.«On n’intervient pas à Kanesatake comme on interviendrait à Valleyfield ou chez les Hell’s, a-t-il dit.Avant de décider quoi que ce soit, je veux VOIR PAGE A 8: ESCALADE VOIR AUSSI EN PAGE A 3 ¦ Le «pot-au-feu» des Mohawks Serge Ménard PHOTO JACQUES NADEAU Pendant que les peacekeepers brûlaient les plants de marijuana, des autochtones, dont l’un tatoué à l’image de la plante interdite et armé d’une matraque, bloquaient l’accès à la plantation.'imWmsê LES ACTUALITÉS Formation de la main-d’œuvre: Axworthy veut copier le modèle québécois PAGE A 2 Les Serbes essuient un sérieux revers Deux localités passent aux mains des Croates; Karadzic proclame la loi martiale D’APRÈS REUTER ET AFP Les forces croates ont infligé un sérieux revers aux Serbes de Bosnie en s’emparant hier de deux localités sous leur contrôle, poussant leur chef Radovan Karadzic à proclamer la loi martiale et à ordonner la mobilisation générale dans sa république autoproclamée.Des soldats bosno-croates, appuyés par des milliers de militaires et de blindés de l’année régulière croate, sont ainsi entrés dans Bosansko Grahovo et Glamoc au terme d’une offensive de quatre jours.Les Serbes de Bosnie ont reconnu dans la soirée la chute des deux localités, annoncée plus tôt par les forces croates.VOIR PAGE A 8: REVERS LE CARNET AVIGN ONNAIS Le Roi-Artaud de Marseille ROBERT LÉVESQUE ?La nuit, tous les graffiteurs sont gris ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Ça se passe furtivement la nuit.leur omniprésence; les propriétaires des murs Certains se partagent la tâche.L’un maculés crient au viol de la propriété.Mais les fait le guet, pendant qu’un graffiteurs n’en ont cure, qui impriment autre sort sa bonbon- .leur marque sur tout ce qui traîne de peinture et lâche le jet is~* .• • “ ~ ne.Après tout, leur hobby est fatal.Il existe aussi des \ La f l’un des plus vieux du chevaliers solitaires.monde et des prédéces- Tous éprouvent un seurs sévissaient déjà frisson à opérer dans „ -, dJ ^ dans les grottes de la clandestinité; une Q !* ' Discaux, joie à semer leurs si- - -*** * '\jr\ I Leurs «victimes» gnatures à pleins mo- * / ' jl rr^ » r ' -f trouvent ça, hélas, numents, fontaines, pa- «-TrV Vmoins drôle.Sur le lissades; un amour de T* T f' & beau mur de pierre qui l’art éphémère.' s - 9 délimite le jardin des hos- Le maire de Montréal ap- pitalières de l’Hôtel-Dieu de pelle leurs œuvres les blessures, ‘ Montréal, longeant l’avenue du voire les plaies de la ville et les voue aux gémo- Parc, des centaines de graffitis, certains magni-nies dans une cité à ses yeux défigurée par fiques, colorés, des tags aux lettres gonflées, Le père d’Antonin Artaud, qui était un armateur, un riche bourgeois, s’appelait Antoine Roi-Artaud.Nous voici devant sa maison, à Marseille, au 15 de la rue des Trois frères Carasso (mais à l’époque c’était la rue du Jardin des plantes), j’ai marché longtemps pour la trouver, c’est une rue banale sur les hauteurs de la ville, c’est d’évidence la belle demeure du quartier, signée «G.Mouries, architecte, 1894», elle compte quatre étages, tous volets fermés, il est quinze heures, et ne cherchons pas: il n’y a pas de plaque pour nous dire qu’Antonin Artaud y est né le 4 septembre 1896.J’ai quitté Avignon — où l’un des souvenirs demeurera Rufus lisant aux Célestins des pages du Bachelier de Jules Vallès, nul mieux que cet acteur atypique pouvant se glisser dans la peau du dadais Vingtras qui arrive à Paris à 17 ans avec 24 sous, la peau olivâtre, les mains comme du citron, fin prêt pour la misère — pour venir à Marseille à cause du fils Artaud, justement Non pas tant pour voir la façade de la maison du paternel — quoique cela soit de nature à m’émouvoir, j'ai un faible pour les murs — que parce qu’au musée Cantini de la rue Grignon on a réuni cet été tous les dessins (la rétrospective est complète, c’est la première) de celui de qui Gide avait dit un jour, qu’il «nous avait enlevé l’envie de rire pour longtemps».C’est vrai qu’on ne rit pas devant les dessins intenses et magistralement inachevés du pauvre homme, dessins la plupart faits entre 1945 et 1948 à Ivry ou à Rodez, ou à Ville-Evrard, dans des maisons de santé où l’écrivain, l’acteur, le penseur d’un théâtre vrai (celui de la cruauté) allait finir ses jours, recevant des courriers d’amis, Ada-mov, Roger Blin, acceptant d’être photographié par Deni- VOIR PAGE A 8: GRAFFITEURS VOIR PAGE A 8: MARSEILLE K » 0 ,1 I’ I I.I.K I I !» !» '* A 2 • K I» E V Oil».I, K S S A M E I» I 2 !» K T I* I M A N (’ II Les dernières propositions Axworthy LES ACTUALITES — Ottawa se retirerait de la formation de la main-d’œuvre Les sommes actuellement consacrées aux programmes de formation ne seraient pas confiées aux provinces, mais aux conseils sectoriels gérés par l’industrie KONRAD YAKAIHJSKI LE DEVOIR Le gouvernement fédéral s’orienterait vers un retrait de la formation de la main-d’œuvre mais n’entendrait pas pour autant confier aux provinces les sommes qu’il y consacre actuellement.Ces dernières seraient plutôt réaffectées auprès des conseils sectoriels gérés par l’industrie, dans les suppléments de revenu aux travailleurs «à faible revenu et en subventions salariales aux entreprises qui embauchent les chômeurs.Ces propositions — les dernières mises de l’avant par le ministre du Développement des ressources humaines Lloyd Axworthy et qui ont été confirmées hier par des sources fédérales — sont actuellement étudiées par le cabinet fédéral en vue d’une réforme en profondeur du régime de l’assurance-chômage «à l’automne.Mais déjà, la critique bloquiste en matière du I)éveloi> pement des ressources humaines, Francine I-alonde, accuse Ottawa de «s’orienter vers une politique triplement anti-Québec».D’abord, parce que les réductions prévues dans les prestations de l’assurance-chômage toucheraient le Québec plus que toute autre province; ensuite parce que Québec réclame depuis belle lurette le plein contrôle en matière de formation; enfin parce qu’un pro- gramme de suppléments de revenu dédoublera des mesures déjà entreprises par le Québec sur ce front.Lors de l’annonce de cette réforme dans le dernier budget, Ottawa a dit viser une réduction «d’au moins 10 %» de la taille globale de la caisse de l’assurance-chô-mage, notamment en resserrant les critères d’admissibilité au programme.Mais il semble que le gouvernement fédéral entende se servir de la marge de manœuvre qu’il s’est donnée pour dépasser le seuil de 10 %.Le Toronto Star rapportait hier que Ottawa vise maintenant des compressions de l’ordre de 2 milliards de dollars, au lieu de 1,0 milliard, dans la caisse de l'as-surance-chômage.Une source dans l’entourage de M.Axworthy a nié qu’il s’agisse de compressions plus importantes que prévues et dictées par les impératifs budgétaires du ministre des Finances, Paul Martin.Ce dernier aurait été impressionné par l’accueil positif que les électeurs ontariens ont réservé aux compressions draconiennes qu’a annoncées la semaine dernière le nouveau régime conservateur de cette province.Ottawa entend réaffecter la moitié des économies réalisées grâce aux compressions dans l’assurance-chôma-ge dans un nouveau Fonds d’investissement en res- sources humaines (F1KH).Ce dernier regrouperait également les sommes que le Trésor consacre directement à l’heure actuelle aux programmes d’employabilité ainsi que les sommes versées dans les programmes semblables par l’entremise de la caisse de l’assurance-chô-mage.Le budget annuel du FIRH dépasserait ainsi les 3 milliards.Une bonne part de cet argent est actuellement déployée dans les programmes de formation.Mais l’insatisfaction d’Ottawa quant au succès de ces mesures d’employabilité, visant à aider les chômeurs de longue durée à réintégrer le marché du travail, l’amène à remettre en question son rôle sur ce front.Dans le cadre de la réforme, il n’est pas exclu qu’Ot-tawa s’en retire carrément, de dire un officiel fédéral.«Nous allons probablement faire moins de formation.Notre rôle se limitera à aider les chômeurs à trouver du travail.Quant aux programmes qui visent à rendre quelqu’un plus “employable”, les provinces sont probablement plus en mesure de les réussir dans la mesure où ça se rapporte à l’éducation.Nous essayons de nous retirer de ce système compétitif entre gouvernements» a-t-il expliqué.Toutefois, au lieu de transmettre aux provinces les sommes qu’il consacre actuellement aux programmes de formation, le gouvernement fédéral confierait aux conseils sectoriels, gérés par l’industrie, le mandat de s’occuper des mesures d’employabilité.Le rapport A\-worthy a déjà soulevé cette possibilité l’automne dernier en faisant l’éloge de cette approche.«Solution d’autant plus intéressante, a fait valoir le document de travail fédéral, que le modeste investissement initial du gouvernement fait levier et entraîne un investissement important de l’industrie.» 11 existe à l’heure actuelle 16 conseils sectoriels, où les priorités quant à la formation sont établies conjointement par syndicats et entreprises.Plusieurs d’entre eux demeurent peu développés.Mme I-alonde, la critique du Bloc québécois, se dresse contre cette approche, toutefois, parce que ces conseils seraient organisés au niveau national, et ne tiendraient pas suffisamment compte des spécificités et besoins du marché du travail québécois.Autre volet de la réforme prévue par Ottawa: l’utilisation du FIRH pour fournir des suppléments de revenus aux travailleurs à faible revenu afin de les inciter à rester sur le marché du travail.Mme Lalonde a dit craipdre qu’une telle mesure, calquée sur le programme québécois APPORT, ne puisse créer une concurrence entre les deux programmes.«Ottawa s’oriente vers une politique triplement anti-Québec», dit Francine Lalonde H- 0 .En vous offrant les voitures les plus populaires avec -de série- les options les plus demandées, votre concessionnaire Pontiac Buick GMC vous offre les meilleurs rapports qualité-prix.¦ sa»mk.,, u 319$/mois' pour 36 mois ou 339s/mois' pour 36 mois 289 $/mois"° pour 36 mois Versement initial de 2 000 $ 209 $/mois pour 36 mois Grand Prix 5E 4 portes Une sportive top niveau i Moteur 6 cylindres, 3,1 litres i Boîte automatique à 4 rapports avec surmultipliée ¦ 2 sacs gonflables ¦ Freins antiblocage (ABS) ¦ Climatiseur Personne ne vous en offre autant.GARANTIE Total J ce MMka UtSflANruw f L'Association Marketing dos concessionnaires Pontiac Buick 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St i Les chats ont aussi des dents.des soins ' dentaires sont nécessaires dès qu'un i des symptômes suivants est décelé : ; • des gencives rouges ou enflées • une mauvaise haleine • une alimentation difficile Chois Montréal Clinique vétérinaire pour chats Charles Bradley D.V.M.[g] 1830, rue Sherbrooke o.Guy (514)939-2287 I * I.K It K V 0 I H , I.K S A M K It I 'i It K T l> I M A N C II K A II .1 I I I.I.K l I II II 5 LE DEVOIR MONTREAL A Second City Un nouveau théâtre de 6 millions $ à Montréal MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Les entreprises Second City de Toronto ont annoncé leur intention de construire, à Montréal, un complexe culturel de 6 millions $ qui abritera un théâtre, un centre de formation pour acteurs et un restaurant branché.En visite chez nous dans le cadre du Festival Juste pour rire, le président de Second City, Andrew Alexander, a déclaré que le complexe serait le premier de cette chaîne, qui exploite de pareils établissements à Chicago, Toronto et Detroit, à offrir des pièces dans le style Second City entièrement en français.M.Alexander a précisé que la direction artistique du théâtre serait assurée par un comédien francophone de Montréal, dont le nom sera divulgué dans deux mois.Second City compte annoncer au même moment l’emplacement du nouveau complexe.On négocierait présentement l’achat d’un terrain de stationnement, situé au centre-ville, pour y ériger la construction de 30 000 pieds carrés.L’édifice comprendra également Un resto-bar de 350 places et un centre de formation en improvisation.Selon Andrew Alexander, il ne s’agira ni d’une nouvelle «Ecole nationale de l’humour», ni d’une autre ligue d’improvisation, mais d’un concept qui se situe à peu près à mi-chemin entre les deux.«Nous croyons que c’est le bon moment d’amener notre concept à Montréal, a ajouté le président de Second City lors d’un entretien téléphonique.Il existe ici beaucoup de bons humoristes et d’improvisateurs, ainsi qu’un public.Second City profitera beaucoup de la spécificité culturelle de Montréal.» Le concept Second City est de présenter des pièces de théâtre où l’im- provisation prime.Les comédiens jouent pendant 45 minutes, prennent une pause de 20 minutes en notant les commentaires des spectateurs et reviennent sur scène pour refaire la pièce, revue et améliorée.Un spectacle roule en général pendant six mois avant d’être remplacé par un autre.Second City a obtenu beaucoup de succès avec ces «works in progress» depuis une trentaine d’années, le premier théâtre du genre ayant vu le jour en 1959 à Chicago.En 1973, Second City ouvrait un deuxième établissement à Toronto, couronné d’un tel succès qu’en 1985, les exploitants torontois, Andrew Alexander et Len Stuart, rachetaient toute l’opération.Ils ont ouvert un troisième théâtre il y a deux ans à Detroit.Depuis près de 20 ans, les entreprises Second City exploitent également une filiale télévision qui a produit la célèbre série SCTV.Cette émission a mis au monde nombre de comiques canadiens qui ont fait, depuis, leurs marques à Hollywood: John Candy, Andrea Martin, Harold Ramis, Rick Moranis, Martin Short, Mike Myers.Second City va d’ailleurs commencer sous peu la production d’une nouvelle série hebdomadaire qui sera diffusée au réseau CBC.Ce spectacle de variétés mettra en scène les deux solitudes canadiennes en la personne des coanimateurs Colin Ferguson, de Vancouver, et la comédienne Brigitte Paquette, de Montréal.Le Théâtre Second City de Montréal sera de type cabaret et pourra accueillir 375 spectateurs.«Toute la troupe, des comédiens à l’équipe technique, sera formée de talents québécois, a assuré Andrew Alexander.Nous emploierons 175 personnes au total et l’ouverture est prévue pour l’automne 1996.» PHOTO JACQUES NADEAU La tension bien perceptible à Kanesatake n’a pas coupé l’appétit ni enlevé le sourire aux agents de la SQ qui dégustaient leur pizza hier au village d’Oka.Pot-au-feu à Kanesatake L’accès des «étrangers» au territoire autochtone s’est singulièrement compliqué ces dernières heures JEAN PICHETTE LE DEVOIR Le territoire autochtone de Kanesatake prenait rapidement des airs de véritable château fort, hier, pour tout «étranger» désirant sentir d’un peu plus près l’activité fébrile censée se dérouler dans les plantations de marijuana.S’il était impossible de vérifier de visu l’allégation des leaders mohawks claironnant que les peacekeepers de Kahnawake et d’Akwasasne avaient réellement procédé à l’élimination complète des plants de cannabis, il devenait rapidement évident pour quiconque désirait s’approcher des plantations que la police autochtone ne contrôlait pas totalement l’opération.En fait, elle demeurait tout aussi absente, au pourtour de l’aire réservée aux «empêcheurs de fumer en rond», que les policiers de la Sûreté du Québec, totalement absents du décor.Seuls les véhicules placés en travers du chemin pour bloquer les deux accès routiers aux opérations «secrètes» témoignaient de la présence de peacekeepers, par ailleurs invisibles.Des autochtones assuraient l’imperméabilité du barrage, expliquant aux journalistes qu’il y allait de leur propre sécurité, des gens parfois «très violents» se trouvant selon eux de l’autre côté de la «frontière».La fumée inodore, en toile de fond, ne réussissait pas à convaincre les visiteurs de passer outre à un argument de poids des hôtes: la matraque.Des palabres néanmoins «civilisés», avec des gens pour la plupart calmes mais déterminés, permettaient toutefois de voir se dessiner périodiquement un autre incitatif à la réserve, encore plus important celui-là.Des autochtones, visiblement en position supérieure au niveau hiérarchique, circulaient en véhicules tout-terrain d’un barrage à l’autre et n’entendaient pas du tout à rire.Ainsi, au moment même où le porte-parole mohawk Billy Two Rivers affirmait aux journalistes que tout les plans de marijuana avaient été brûlés, un groupe de quatre hommes, dont l’un en tenue de combat, sommait quelques représentants de la presse, en discussions avec des autochtones à un poste-frontière, d’évacuer prestement les lieux.Sur un ton n’invitant nullement à la discussion.Comme s’il devait aller de soi que les plants avaient tous été détruits.Et comme si cela n’était pas suffisant, un véhicule tout-terrain «escortait» les intrus loin du pot-au-feu.Pas suffisamment loin, toutefois, pour que se dessine à l’horizon l’ombre d’un policier de la SQ.Comme toujours, ils n’étaient que deux représentants, hier, à Oka.Loin de toute entrave olfactive à loi.CINÉMA Création d’une coalition de petits festivals ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Les petits festivals de cinéma n’ont pas envie de se laisser couper les vivres par Téléfilm Canada.L’organisme fédéral avait annoncé en mai dernier sa décision de sabrer progressivement sur trois ans les subventions aux rendez-vous cinéma de petite envergure, soulevant l’ire de ceux-ci.Hier, le Carrousel international du film de Rimouski, le Festival de cinéma international en Abitibi-Témisca-mingue, ceux du court métrage, du film sur l’art, Silence elles tournent le Nouveau Festival et Vues d’Afrique, annonçaient la mise en place d’une coalition se donnant pour but de dénoncer et de combattre ces mesures.Au cours'des semaines à venir, ils devraient se réunir pour établir une stratégie commune.«Par cette coalition, on veut mettre en lumière à quel point les petits festivals constituent une alternative importante au cinéma américain, affirmait Jocelyne Denault du Festival Silence elles tournent.On a remplacé les ciné-clubs, les cinémas de répertoire.Notre présence est essentielle.» La coalition vient répliquer à une lettre circulaire envoyée au début du mois par Noël Cormier, directeur distribution, marketing et festivals de Téléfilm Canada.Celui-ci, invoquant des contraintes budgétaires, confirmait le désengagement graduel de son organisme de manifestations à seule vocation culturelle, au profit de festivals ayant un impact sur l’industrie, comme le FFM de Montréal et le festival de Toronto.«Votre décision vient confirmer ce que plusieurs personnes dans le milieu de l’audiovisuel redoutaient depuis un certain temps: l’abandon au pays dç toute politique de défense et de promotion d’une culture cinématographique alternative, vivante et ouverte au monde», lui répondait par une autre missive Bernard Boulad, le directeur du Festival international du court métrage de Montréal.Œuvre nocturne PHOTO JACQUES NADEAU MICHEL Gagnon et Daniel-Vincent Bernard ont passé toute la nuit à donner les derniers coups de pinceau à cette fresque qui décore l’école Laurier, à Montréal.Ils ont eu recours à la technique du calque pour réaliser leur murale sous le clair de lune, projetant sur le mur une diapositive qui a ainsi guidé leurs élans artistiques.¦ CASINO: LA FTQ INDIGNÉE (PC) — Le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Clément Godbout, s’est indigné des propos tenus jeudi par des porte parole de la CSN qui affirmaient que les deux syndicats affiliés à la FTQ en sont arrivés à des ententes à rabais avec l’employeur aux casinos de Montréal et de Charlevoix.«Ces deux règlements ont été fermement négociés et ils répondent de façon satisfaisante aux principales revendications des membres de la FTQ», a déclaré M.Godbout dans un communiqué.Après les 600 croupiers du Casino de Montréal, qui ont ratifié une entente le 11 juillet, les 250 salariés du Casino de Charlevoix seront appelés mardi prochain à se prononcer sur une entente de principe.Le président de la FTQ estime que la CSN se trompe de cible en attaquant la FTQ.-?- PRENEZ GARDE AUX PESTICIDES (Le Devoir) — La Ville de Montréal, récemment accusée de ne pas se préoccuper de la santé publique dans l’utilisation de pesticides, a dévoilé hier la nature de certains produits chimiques utilisés dans les parcs.La Ville s’est défendue de «limiter au minimum» l’utilisa-tion de pesticides dans les endroits publics et d’utiliser des moyens «plus écologiques» pour éliminer les insectes et détruire les mauvaises herbes, a fait savoir le Service des parcs, jardins et espaces verts par voie de communiqué.Le 17 juillet dernier, le maire Pierre Bourque avait dû rétracter une déclaration selon laquelle la Ville n’utilisait pas de pesticides.Le maire avait alors promis d’informer les citoyens de l’utilisation de produits chimiques dans les endroits publics, où des pancartes avisant de l’application de pesticides seront désormais installés.Les pesticides et insecticides, couramment utilisés par la Ville, peuvent avoir des effets nuisibles pour la santé.-?- LA SQ MET FIN À UN SIÈGE DE DEUX JOURS (PC) — La Sûreté du Québec a finalement arrêté l’individu de Terrebonne, à une quinzaine de kilomètres au nord de Montréal, qui s’était barricadé jeudi matin dans la maison de ses beaux-parents.La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour entrer dans la maison.L’individu de 39 ans n’a pas été blessé.Michel Bouchard s’était enfermé dans la maison peu après que les policiers s’y soient présentés pour l'appréhender à la suite d’une plainte de harcèlement déposée par son ex-épouse.Michel Bouchard semblait se terrer dans sa maison depuis le départ de sa femme et de son enfant.Les policiers ont dressé un périmètre de sécurité dans le secteur, forçant l’évacuation de quelque 200 résidants d’une soixantaine de maisons du secteur.Plusieurs personnes évacués s’impatientaient hier et ont appelé la police pour demander que cesse l’évacuation.Michel Bouchard, qui a été vu par des voisins déguisé en Elvis, a déjà reçu des soins psychiatriques.Il est décrit comme un personnage solitaire et étrange qui s'amuse à jouer au frisbee tout seul dans les parcs.LIBRAIRIE LE BOUQUIN Heures d’ouverture: lundi, mardi, mercredi: 9h à 20h, jeudi, vendredi: 9h à 21 h, samedi: 9h30 à 17h 395,Bout Cartier, Laval Tel.: (514) 688-6036 Fax: (514) 688-8844 Nous vendons les publications du gouvernement du Québec: - lois, règlements - livres administratifs, techniques - livres d’art, etc.Commandes téléphoniques acceptées.CONCESSIONNAIRE DES PUBLICATIONS DU QUEBEC SANDALES MERRELL MODÈLE MACHU PICCHU POUR HOMMES ET FEMMES ALTITUDE.¦ ' & * * ' 656-0088 Rive-Sud: 3879.Bd.Taschereau Montréal: 1701.St-Denis • 845-9145 A 4 l k |) jr y |) | H .US S ,\ M K l> I 'i » K T » I M A X t’ II K H 0 .1 I' I I.I- K T I !» » â ?LE DEVOIR «- POLITIQUE Le moratoire volontaire sur les nouvelles techniques de reproduction Marleau n’a jamais eu l’appui du Québec Jean Rochon avait mis en garde son homologue fédérale contre tout e mpiétement dans ce domaine de compétence provinciale KONRAD YAKABIJSKI LE DEVOIR La ministre fédérale de la Santé, Diane Marleau, exagérerait en prétendant jouir de l’appui de toutes les provinces dans sa décision d’imposer un moratoire sur une série de nouvelles technologies de reproduction (NTR).Bien que son homologue québécois, Jean Rochon, l’eût avertie dans une lettre du 12 avril dernier qu’il considérait une intervention fédérale dans la réglementation des NTR comme «un empiétement sur des domaines qui sont de juridiction provinciale», Mme Mar-jeau affirmait, en conférence de presse jeudi, avoir obtenu l’accord «des ministres provinciaux et territoriaux» avant de procéder au décret du moratoire.L’appui dont il était question aurait été accordé lors d’une rencontre entre Mme Marleau et les ministres provinciaux plus tôt ce mois-ci.Or, le Dr Rochon n’a pas assisté à cette réunion, le Québec y ayant été représenté par un «observateur» sans droit de parole.Dans l’entourage du ministre Rochon, on fait remarquer que Mme Marleau a procédé malgré les réserves que son homologue québécois lui avait fait parvenir dans sa lettre du 12 avril, lettre à laquelle Ottawa n’a pas répondu.«Ça veut dire qu’elle (Mme Marleau 1 n’a pas compris notre lettre, a tranché une source au cabinet du ministre Rochon.Nous, on considère que le moratoire n’est pas ce qu’il faut.Premièrement, parce que c'est une ingérence dans notre champ de compétence.Si elle avait voulu faire des modifications au Code criminel, là elle avait tout le loisir de le faire et elle ne l’a pas fait.» M.Rochon, actuellement en vacances, n’était pas disponible hier pour commenter personnellement la dernière démarche d’Ottawa.Mais dans sa lettre, dont Le Devoir a obtenu copie, il fait remarquer que le Québec est déjà allé de l’avant en ce qui a trait à la réglementation des NTR.Lors de la dernière refonte du Code civil, «Les actions déjà prises au Québec montrent jusqu’à quel point ii existe une volonté d’agir plus vite qu’Ottawa» des articles y avaient été introduits qualifiant de «nuis» les contrats de mères porteuses et interdisant la vente et l’achat de sperme, d’ovules et d’embryons.Le moratoire volontaire qu’a annoncé Mme Marleau cette semaine touche également ces pratiques.Quant aux sept autres techniques visées par le moratoire, dont la présélection du sexe d’un enfant, Québec entend prendre position à leur sujet au cours des «prochains mois», dit-on au cabinet de M.Rochon.Au bureau de Mme Marleau, on se dit étonné de l’insatisfaction de la part de Québec.La lettre de M.Rochon, fait-on valoir, constituait en fait une réponse à une demande précédente de la ministre fédérale de commenter l’idée d’établir «un cadre de gestion [fédéral-provincial] pouvant s’appliquer aux techniques» susmentionnées.Or, dans sa réponse, le Dr Rochon ne s’est pas opposé à cette idée, précisant tout simplement sa préférence pour une «structure légère de concertation au plan canadien».«Une structure légère, on n’est même pas aile aussi loin que ça.Et, quant à un moratoire volontaire intérimaire, ça ne s’aventure pas loin dans des juridictions provinciales» réplique-t-on au cabinet de Mme Marleau.Cette dernière n’était pas non plus disponible pour une entrevue hier.Il n’empêche que Québec considère que toute mesure «d’encadrement spécifique» des NTR relève de sa compétence et M.Rochon entend protéger farouchement cette prérogative.D’abord, parce que la coordination pancanadienne des mesures entraînerait d’inévitables conflits dans les cas où un consensus n’existe pas entre les gouvernements, retardant ainsi la mise en place de mesures considérées comme urgentes par le Québec.Les actions déjà prises au Québec par l’entremise du Code civil montrent jusqu’à quel point il existe une volonté d’agir plus vite qu’Ottawa pour répondre aux questions éthiques soulevées par les NTR, dit-on dans l’entourage du ministre Rochon.T E L 985-3344 ANNONCES CLASSEES F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 i «N «P * E *X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100 >150 Achat-verte-échange 160*199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange 251 *299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES ADJ.OUTREMONT (triplex) • Esplanade, beau triplex rénové, 3 occupations.Garage/atelier.269 000$.- Aussi Mont St-Louis, rue Sherbrooke, 2 condos/mezzanine.2 aubaines.La Capitale courtier Yvan Girouard - 597-2121 MOTS CROISES 1 234 56 7 8 9 10 11 12 10 11 12 ¦ HORIZONTALEMENT 1- 2- 3- 4- 5- 6- 8- 9- 10- 11- 12- Unité physiologique de temps.Relatif au vent.— Vallée de l’Argolide.Variation.Laizes.— Éminence.— Détérioration.Faute.— Fourre-tout.Dans.— Arbrisseau originaire d’Extrême-Orient.Décliner.— Passé récent.Bivouac.— Conifère.Arbalète.— Difficulté essentielle.— Pilastre cornier.Écrivain américain (1809-1849).— Faire éclater le tronc d'un arbre.Progrès.— Portion.Xénon.— Se dit de l'acide contenant du sélénium.4- 10- 11- 12- (Méd.).Coupure dans un pli anticlinal (Géol.).— Visages.Manie.— Alcool.— Arête.Couche de l’atmosphère.Détaille.— Quatre-vingt-dix-neuf.Cavité de l'oreille.Assemblage par entailles.— Particule.Dignitaire ottoman.— New Hampshire.— Vin italien.Atténuions.Du verge enrayer.— Entêté.Cube.— Éloigner.Solution d’hier 2 3 4 S 4 7 » ?H II U > Couper ¦ H Y PEfiE E7|Vdg __PB N
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