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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-08-26, Collections de BAnQ.

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Cahier Rentrée culturelle de 32payes LE DEVOIR Vol.I.X X .\ V I N o I !» !» M (I N T H K A I.I.K S S A M K I) I 2 « K T I) I M A X (' Il K 2 7 A (> T I I !» !» 5 A (' A II I Y.Il S I ,» S T I* S VQ POLITIQUE Santé: les provinces forment un front commun PAGE A 5 LES ACTUALITÉS Etats généraux: les cégeps ne font pas école PAGE A 4 LE MONDE Démission du numéro deux du gouvernement français PAGE A 6 ?FORMES ICart d'asseoir te travailleur PAGE C 32 PERSPECTIVES Le semeur de zizanie St.John’s, T.-N.— II aura suffi d’un mot, deux au plus, pour que dérape la Conférence annuelle des premiers ministres provinciaux.Pour que Jacques Parizeau fasse son petit effet et, en bout de ligne, vole le spectacle.Ce n’est probablement pas une querelle de sémantique du genre de celle à laquelle on a assisté jeudi, fondée au surplus sur des interprétations de discussions tenues derrière des portes closes, qui fera pencher la balance référendaire d’un côté ou de l’autre.On ne s’attendait pas, après tout, à ce que M.Parizeau et ses homologues concluent en portant un toast aux lendemains (d’un OUI) qui chantent.Mais il est des expressions tellement lourdes de sous-entendus qu’elles appellent des gestes qui en dépassent la portée.Des expressions qui s’alimentent aux susceptibilités ambiantes et déclenchent la spirale sans fin de la polémique.Dans un débat hautement émotif, cela peut toujours servir.Quand M.Parizeau a dit, au sortir de la rencontre sur le commerce interprovincial, avoir discerné chez ses vis-à-vis un «virage» et une «évolution pour le mieux» dans Jg.an - leur attitude face à un éventuel D,on Québec souverain, il ne pouvait * * * pas ne pas savoir ce qu’il faisait.Y a-t-il quelqu’un qui connaisse mieux que lui le sens de ce premier terme?Le pari était gagnant à coup sûr.Ou les autres premiers ministres laissaient braire, et l’homme pouvait repartir en donnant l’impression qu’il les avait mis à sa botte: forts en gueule devant les micros, voici qu’ils mollissaient le temps venu de «parler vrai».Ou ils envoyaient des messages contradictoires, et la division est toujours utile à qui veut régner.Ou ils serraient les rangs et «se liguaient» en l’absence du Québec, avec ce que cela comporte de connotations historiques.C’est ce qui s’est produit.Et la réplique a été lapidaire.«Les habitués de ces rencontres de premiers ministres apprécieront», martèle le «communiqué contre le communiqué» émis jeudi soir par le bureau de M.Parizeau.Attention.On est encore loin de 1981.La déclaration des neuf ne porte pas concrètement à conséquence et se limite à «confirmer l’évidence», ainsi que l’admet Québec, soit que l’accord sur le commerce intérieur ne s’applique qu’aux provinces canadiennes.Et si l’histoire est une vieille dame qui bégaie, on se gardera tout de même de rappeler sans faire de nuances que c’est le premier ministre de la Saskatchewan de douce mémoire, Roy Romanow, qui a télécommandé l’opération de «réajustement» consécutive au départ de M.Parizeau.En outre, il reste à voir si la composante «humiliation» aura quelque impact sur la grogne des Québécois ou si, au contraire, un tel braquage aura pour effet d’ajouter à leurs inquiétudes quant à la plausibilité d’une union économique.Mais cette affaire aura au moins illustré, si besoin était, à quel point on marche sur des œufs dans le débat actuel.Au delà des commentaires à l’emporte-pièce entendus mercredi, on a discerné un réel malaise quant à la façon d’aborder la question du Québec.Comment expliquer autrement qu’il ait fallu que les premiers ministres soient piqués au vif par des propos triomphalistes pour qu’ils se résolvent à adopter la ligne «dure» contre un adversaire qui ne jouissait pas précisément de la présomption d’innocence?Car la ligne dure, elle n’était pas là quand, dès après la rencontre de jeudi matin, Clyde Wells est yenu indiquer que les premiers ministres n’avaient pas voulu discuter de choses hypothétiques.Faut-il en rire?11 n’y a qu’au Canada, dirait-on, que de pareils scénarios tordus puissent s’écrire, que le luxe de la rhétorique puisse être poussé aussi loin.Qu’on s’attarde à de telles considérations alors que tous prétendent vouloir s’occuper des «vrais problèmes».A cet égard, comme le faisait remarquer Clyde Wells cette semaine, on pourra toujours blâmer les médias.«C’est vous, a-t-il dit aux journalistes, qui soulevez ces questions.» Mais chassez le naturel, et il reviendra vous hanter jusqu’à St.John’s.N’y était-il pas déjp passé, d’ailleurs, en émergeant du lac Meech?A l’origine, les conférences des premiers ministres se limitaient à des réceptions mondaines ou des excursions de plein air.Par la suite, elles sont devenues des forums où on en profitait pour casser un peu de sucre sur le dos d’Ottawa.Cette fois, comme dans la bande dessinée, le semeur de zizanie, qui n’a qu’à ouvrir la bouche pour déchaîner les passions, est venu faire son tour.Au moins, ça change un peu de l’ordinaire.INDEX MÉTÉO Agenda.C31 Avis publics.B6 Culture Cl Économie B1 Éditorial A8 Le monde.A7 Mois croisés.B9 Les sports.BIO Montréal Samedi: ennuage-ment et averses.Max: 21.Dimanche: ciel variable.Max: 22.Québec Samedi: ennuage-, ment Max: 21.Dimanche: ciel variable.Max: 22 Détails en B 9 Les souverainistes sont «fichés» Le Conseil pour l’unité canadienne a fait l’inventaire des forces en présence dans chacune des 125 circonscriptions du Québec PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Le camp du NON a constitué un fichier des «séparatistes» les plus influants et les plus actifs des 125 circonscriptions électorales du Québec.Le Conseil pour l’unité canadienne a signé en mars un document, dont Le Devoir a obtenu copie, qui précise que cet «outil indispensable» a été mis au point dès le mois de janvier en vue de la campagne référendaire initialement prévue au printemps.Dans ce bilan d’étape, on peut lire que «Le Conseil a reçu de ses partenaires (PLQ-PLC-PC) le mandat de faire un inventaire complet et une analyse exhaustive de toutes les forces fédéralistes et séparatistes présentes dans chacune des 125 circonscriptions du Québec.Une équipe d’analystes en organisation a été créée pour recenser et analyser sur le terrain les ressources existantes afin de tracer un portrait détaillé et complet pour chacune des circonscriptions.Cette tâche énorme a été complétée à la mi-janvier 1995 et elle a fourni un outil indispensable pour identifier les besoins spécifiques de chacune des circonscriptions du Québec et ainsi développer des stratégies efficaces en vue du référendum».Cette nouvelle fuite d’information irrite les dirigeants du Parti libéral du Québec, qui ont indiqué au Devoir que le texte prête flanc à une interprétation susceptible de fausser les faits.Selon le directeur général des activités du NON, Pietro Perrino, il s'agit là d’une rédaction maladroite qui visait à décrire une façon de faire qui n’a absolument rien de répréhensible.«Je n’aurais pas écrit ça comme ça.Je n'ai pas de fichier sur mon bureau, je n’ai pas de listes.J’ai des dossiers sur chacun des comtés, sur le comportement de l’électorat de ces comtés, sur les principaux leaders, sur nos alliés et sur les autres.» M.Perrino précise encore que cet instrument de travail permet surtout aux organisateurs de comté d’identifier et d’inventorier les élites locales, fédéralistes comme souverainistes, notamment les maires, les échevins, les présidents de chambre de commerce et les citoyens les VOIR PAGE A 10: FICHÉS mm >* yf- T mm •SÀéS.«SS "¦ 5 PHOTO JACQUES GRENIER Le ministre des Affaires étrangères, André Ouellet, a reconnu hier, dans un discours qu’il prononçait sur la nécessité de renforcer le rôle de Montréal, que la construction de l’aéroport de Mirabel avait été une erreur.M.Ouellet était en compagnie du maire Pierre Bourque et du vice-premier ministre du Québec, Bernard Landry, pour soutenir la candidature de Montréal pour accueillir le secrétariat des Nations unies sur la diversité biologique.Par la même occasion, MM.Ouellet et Landry ont commenté le plus récent sondage concernant le projet souverainiste (voir à ce sujet nos informations en page A 5).L’aéroport de Mirabel, «une erreur», avoue Ouellet Le statu quo actuel nuit à la région de Montréal, ajoute le ministre KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Plus de 20 ans après que le gouvernement de Pierre Trudeau eut fait construire l’aéroport Mirabel, le ministre des Affaires étrangères André Ouellet a reconnu hier qu’il s’agissait d’une erreur.Le ministre Ouellet, qui faisait partie de l’équipe libérale de l’époque, a en outre soutenu que le statu quo actuel nuit à la région de Montréal.Sur ce dernier point, le ministre fédéral a indiqué que les autorités locales «auront à trancher».«Il faut rationaliser l’utilisation des aéroports pour nous assurer que les lignes aériennes ne continuent pas d’éviter Montréal à cause de la présence des deux aéroports», a-t-il dit.D’aucuns pourraient y voir une invitation aux dirigeants des Aéroports de Montréal (ADM) à modifier la vocation de Mirabel.Mais M.Ouellet s’est bien gardé de préciser quelles sont les solutions qui devraient être VOIR PAGE A 10: MIRABEL ¦i" Les grands formats de Baie-Saint-Paul Jusqu'au 4 septembre, c'est le 13e Symposium international de la jeune peinture au Canada L’artiste Mario Bérubé au Symposium de la jeune peinture au Canada: atmosphère décontractée.ïSS* JENNIFER COUËLLE Vu d’en haut, de la galerie qui surplombe l’aréna de la petite ville fluviale aménagé pour l’occasion, le spectacle a quelque chose d’étonnamment rassurant.On y décèle le ronron continu d’une activité bien rodée.Des artistes affairés, tantôt outils en main, tantôt éclairant les visiteurs aux chapeaux de paille, aux sacs à dos ou aux pantalons de lin sur leur travail: des gens qui viennent et qui vont, visiblement absorbés par le paysage en évolution: d’autres qui discutent et qui montrent du doigt; d’autres encore qui se tirent une chaise, contemplant, le menton niché entre les paumes, telle ou telle autre œuvre encore inachevée.C’est dans une atmosphère décontractée, donc, que se déroule à Baie-Saint-Paul, jusqu’au 4 septembre, le 13e Symposium international de la jeune peinture au Canada.Comme quoi une exposition de peinture en direct ne se traduit pas nécessairement par la frénésie et l’agitation des performances picturales d’un soir ou d’une nuit.En Charlevoix, l’expérience de la peinture dure un mois.A chaque année, une quinzaine d’artistes, pour la plupart jeunes et en début de carrière, sont invités à venir créer une œuvre de grand format en public.Ce qui n’est pas peu dire, VOIR PAGE A 10: FORMATS Attention, produit hautement exotique! Warrior Lanling au FFM: laissez vos repères à la porte ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Un beau et jeune cinéaste chinois aux longs cheveux flottants appelé Sherwood Xuehua Hu vient d’arriver à Montréal, apportant dans ses bagages un film insolite, retenu en compétition au FFM.Il ressemble au magnifique héros de son film, fier guerrier qu’un charme a rendu invincible.Warrior Lanling fraye avec le mythe, le conte et le ballet Place à un produit Hautement exotique, quoique de nationalité imprécise, où entrent beaucoup d’éléments chinois mais aussi quelque chose de nippon, des allures mongoles, des dessins ru-pestres, voire quelques artéfacts rappelant vaguement les longhouses des Premières Nations et même l’esprit du mythe sumérien de Gilgamesh.Recette de film qu’on croirait tirée de la marmite d’une sorcière, saupoudrée de queues de souris, de salamandres séchées et de dards de scorpion.Le tout situé à une époque épique et lointaine d’un passé antérieur frisant l’âge de pierre, ou plus vieux encore, du temps où les hommes fréquentaient les dieux et où ceux-ci daignaient encore exaucer leurs prières et donner un coup de pouce à leurs destins éphémères.Warrior Lanling séduira les amateurs de fantastique exotique, ceux qui laissent leurs repères rationnels à la porte, ouvrent une porte sur l’inconnu et laissent s’engouffrer le mystère.Mais le grand public amateur de fi- VOIR PAGE A 10: EXOTIQUE LE FESTIVAL DES FILMS DO MONDE I Votre nom doit apparaître sur la liste électorale ' §sgs VA P m&Ai V-.: mwk mm WÊS^Ém • .¦ v i • ¦ , HH • • • ¦.—f*- .1 mmmm* Pour vous retrouver derrière 'isoloir le jour du référendum le 5 et le 10 septembre, il y aura un recensement au Québec en vue de la constitution d'une liste électorale qui sera utilisée, entre autres, pour le référendum et les prochaines élections municipales.Ce recensement servira également à la constitution de la liste électorale permanente.Des nouveautés cr&5y>u a VE pWg&Ks • résider au Québec depuis au moins 6 mois dans le cas du référendum et depuis au moins 12 mois dans votre municipalité dans le cas d'une élection municipale.Fait nouveau: ils pourront vous demander une pièce d'identité: soit votre certificat de naissance, votre passeport ou votre certificat de citoyenneté.Bien entendu, ces documents peuvent se présenter sous différentes formes ou adopter divers formats.Autre nouveauté au recensement, on vous demandera votre date de naissance plutôt que votre âge.De plus, c'est votre nom de famille à la naissance qui sera inscrit sur la liste électorale.C'est donc celui que vous devez fournir aux recenseurs.Avant d'inscrire votre nom sur cette liste, les deux recenseurs qui passeront chez vous s'assureront que vous répondez bien aux trois conditions suivantes: • avoir 18 ans et plus; • posséder la citoyenneté canadienne; De plus, vous devrez signer votre fiche de recensement.Si vous avez des questions, appelez-nous.1 800 461-0422 («le l'extérieur de Québec ) 1 800 537-0644 (les personnes sourdes ou malentendantes) 528-0422 (de la région de Québec) Le"trcP,eneuriat ^ CRÉATION D'ÜNf fNTRFPP/cp w ;:W,KEPR,S.f C«NSO» Téléc : (514) 842-4923 Québec réclame 50 000 $ de la Chambre de commerce Souvenir, souvenir.L 'entrepreneurial: la création d’une entreprise utilise une variété de techniques pour aider les jeunes à développer leurs talents d’entrepreneuses et d’entrepreneurs et à les appliquer à leur travail personnel, scolaire, professionnel et communautaire.Ce livre met l’accent sur l’activité et l’application; il engagera les élèves dans des discussions, des enquêtes, des études, des simulations et dans le processus d’évaluation et de planification.KONRAI) YAKABUSKI LE DEVOIR Québec réclame «au moins» 50 000 $ à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, qualifiant d’«in-acceptable» le montant des frais administratifs que cette der-riière a facturés pour gérer un programme de stages entièrement payé [iar l’Etat.lue ministère des Affaires internationales, de l’Immigration ét des Communautés culturelles (MAIICC) entend en effet récupérer au moins le quart des 200 000 $ qu’il a avancés à la Chambre en 1994 pour lancer ce programme qui visait l’intégration en emploi des minorités ethniques.La moitié des 200 000 $ était consacrée aux frais de lance-frient et de gestion du programme, alors que le reste devait être destiné aux stagiaires sous la forme de subventions salariales.Il ne s’agissait que d’un premier versement, puisque Québec avait mis de côté 600 000 $ en tout pour ce programme, soit 100 000 $ pour les frais administratifs et 500 000 $ en subventions salariales pour les stagiaires.Or, la Chambre et la firme privée de consultants que cette dernière a engagée pour gérer le programme n’avaient réussi à trouver que 25 stagiaires avant que le programme n’arrive à échéance en mars dernier.Compte tenu du nombre peu élevé de stagiaires, les fonds versés en subventions salariales s’élevaient à 85 000 $, montant inférieur à la somme consacrée aux frais administratifs.«Les frais d’administration doivent être réévalués selon la base des résultats observés.D n’apparaît, de notre part, pas vraiment acceptable qu’il y ait 100 000 $ en frais d’adminisr tration si les frais des subventions salariales sont aux alentours de 85 000 $», a affirmé Yves Lafortune, adjoint au sous-ministre adjoint à l’Immigration et responsable du programme, dont Le Devoir dévoilait les résultats décevants dans son édition du 12 août dernier.Le ministère réclame ainsi un remboursement d’au moins 50 000 $ à la Chambre, selon M.Lafortune.Le montant précis sera déterminé le mois prochain après que la firme chargée de la gestion du programme, Pageau Goyette et associés, aura soumis les comptes finaux au ministère.Le vice-président exécutif dont relevait ce programme à la Chambre de commerce, Luc Lacharité, n’a pas retourné nos nombreux appels cette semaine.Mais pour sa part, la présidente de Pageau Goyette et associés, Nicole Pageau-Goyette, s’est dite consternée par l’attitude des fonctionnaires du ministère.«J’ai engagé du monde pour faire cette affaire-là.Je ne peux pas demander aux [employés] contractuels de me redonner 50 % de leurs salaires.» Selon Mme Pageau-Goyette, la tâche de gérer ce programme avait été beaucoup plus importante que prévu à cause de la difficulté que l’on avait à recruter et à préparer des stagiaires.«Trop souvent, ils avaient des problèmes de communication», a-t-elle dit PHOTO JACQUES GRENIER LES CHAISES qui ont accueilli tant de spectateurs semblent se bousculer vers la sortie au parc Jarry.La démolition du vieux stade se poursuivait toujours, hier à Montréal.Des cendres des anciens courts naîtra un tout nouvel amphithéâtre, qui sera prêt à recevoir en août 1996 les Internationaux de tennis féminin du Canada.Maldoff à Kanesatake Ottawa (PC) — L’avocat montréalais Eric Maldoff, un homme de confiance du premier ministre Jean Chrétien, a été nommé négociateur en chef du gouvernement fédéral à Kanesatake.M.Maldoff aura la responsabilité de négocier, avec les Mohawks de Kanesatake, l’établissement d’une assise territoriale et une entente d’autonomie gouvernementale, a annoncé hier le ministre fédéral des Maires indiennes, Ron Irwin.! Le grand chef Jerry Peltier a bien accueilli cette nomination et s’est dit prêt à reprendre les négociations.Un blessé chez Ogilvie Luc Larivière, un gréviste de la minoterie Ogilvie, a été heurté délibérément hier par une voiture appartenant à un briseur de grève alors qu’il frisait du piquetage.M.Larivière, 44 ans, s’en est tiré avec une fracture du poignet, tandis que le chauffard sera accusé d’agression armée.L’incident s’est produit peu après 6 heures dans un stationnement situé près du poste de police 24, où les briseurs de grève ont coutume de se rassembler pour être conduit à leur travail, rue Mills.Aux dires de certains témoins, l’automobiliste aurait contourné le stationnement avant d’appuyer sur l’accélérateur et frapper M.Larivière avec lequel, apparemment, il n’avait eu aucun échange jusque là.Le chauffard a lui-même communiqué avec la police pour l’informer de ce qui était arrivé.MONTREAL psychologie U,,.Gouin inc.(S 1 4) 331-5 530 Du meilleur Rohmer LE FESTIVAL DES FILMS DU MONDE LES RENDEZ-VOUS DE PARIS D'Éric Rohmer C’est du meilleur Rohmer que ce |x>tit film à sketchs, uneieuvre sur le thème de l'amour.Quoi d'autre?mais de l’amour qui ment, de l'amour qui fraude, de l’ammir qui se pimente de faussetés.Les Rendez-vous de Paris est un triptyque.Le premier volet met en scène une jeune fille qui apprend que son copain la trompe et de fil en aiguille, le confond, se confond elle-même.Voguent les quiproquos.Comme ils vogueront sur le volet deux, petit voyage à travers la ville Lumière, OÙ deux amants illégitimes se cachent.Humour grinçant, mensonge élevé au rang des beaux-arts, comédies de mœurs où l’arroseur se fait toujours arroser au moment où il s’y attend le moins, comme dans une comédie de Molière, et délicieux Rohmer de la plus belie eau.Dimanche, 9h, Parisien 5.Odile Tremblay LE BALLON BLANC De JajarPanahi.Iran, 85 minutes Dimanche à 21h20 (avec sous-titres anglais) et mardi à 21hl0 (avec sous-titres français) Premier assistant d’Abbas Kiarostami sur Am travers les oliviers, Jafar Pana-hi a réalisé un premier long métrage dans la droite lignée de l’œuvre de celui que l’on peut sans doute appeler son maître à penser.Le Ballon blanc hérite en effet de la même simplicité narrative des films de Kiarostami et c’est ainsi qu’à partir d’une courte idée, il parvient à une pureté dans l’émotion et une humanité dans les relations entre les personnages qui comblent de plaisir le spectateur.On est à la veille du Nouvel An iranien et dans une heure trente exactement les festivités commencent Comme le veut la tradition, on honore les poissons rouges et Razieh, une fillette de sept ans, rêve d’avoir le gros joufflu qu’elle vient d'apercevoir dims la vitrine au marchand.Elle fera des pieds et des mains pour convaincre sa mère de le lui acheter et celled finit par céder.Avec son billet dans les mains, elle court dans les rues de Téhéran mais dans son empressement, élit* perd l'argent diuis un égout.Réussira-t-elle à le récupérer à temps?Toute la tension du film repose sur ce suspense qui.croyez-moi, vous tient en haleine d’un bout à l'autre.Ije charme et la finesse du Ballon blanc doivent aussi beaucoup à la petite qui joue le rôle de Razieh.dont le drame se lit nettement dans ses yeux tristes.Un vrai coup de cœur.LES ENFANTS DE LUMIÈRE De Jacques Perrin, France Aujourd’hui à llli et dimanche à 19h «Ije cinéma français, c'est toute une histoire.» En effet, et cette histoire a aujourd'hui cent ans.La raconter dans un film de moins de deux heures composé uniquement d'extraits de films est un exercice périlleux que Jacques Perrin a su honorablement accomplir.Car comment trouver un fil conducteur à ces milliers d’images, de personnages, de styles et de tendances créés par les maîtres d'un cinéma qui reste, malgré son déclin, l’un des plus dynamiques du monde.Perrin a choisi d’évoquer ce siècle en regroupant ces centaines d’extraits sous des thèmes généraux, sans approche analytique vraiment approfondie, fonctionnant par associations d’idées.Ce que ce montage met en évidence, c’est l'extraordinaire diversité de cette cinématographie, son exploration sans complexe de tous les genres (du vaudeville au film de guerre en passant par le polar, la comédie, etc.) et ie génie de ses intarissables dialoguistes.Les Enfants de Lumière émerveillera tous les amoureux du cinéma français.Ils y retrouveront leurs premiere émois de cinéphiles et se régaleront de ces moments d’anthologie appartenant à la mythologie du septième art.Mais ils n’éviteront pas ie petit côté fran-chouillard, nostalgique et vaguement passéiste de ce type d’entreprise glori-ficatrice.Bernard Boidad LIBRAIRIE LE BOUQUIN Heures d'ouverture: lundi, mardi, mercredi: 9h à 20h, jeudi, vendredi: 9h à 21 h, samedi: 9h30 à 17h 395,Bout.Cartier, Laval Tél.: (514) 688-6036 Fax: (514) 688-8844 Nous vendons les publications du gouvernement du Québec: - lois, règlements - livres administratifs, techniques - livres d'art, etc.Commandes téléphoniques acceptées.CONCESSIONNAIRE DES PUBLICATIONS DU QUEBEC * A1C I.K I) K V 0 I l< I.K S S A M K I) I 2 II E T 1> I M A X C A (I P T I II II .1 ES i rn ES Taux de criminalité L province» ISABELLE PARÉ LE DEVOIR e taux de criminalité a chuté partout au Canada l’an dernier (5 %), mais le Québec demeure à bien des égards une des provinces les plus pacifiques au pays avec le plus faible taux de crimes par habitant dans plusieurs catégories.Malgré la présence d’une métropole comme Montréal, les dernières statistiques publiées sur la criminalité au Canada démontrent que le Québec se classe au premier rang des provinces les moins criminalisées.Ainsi, on note que le Québec compte le plus faible taux de crimes avec violence recensé au Canada en 1994, déclassant même les provinces éminemment pacifiques comme l’Ile-du-Prince-Edouard ou Terre-Neuve.On a recensé 730 crimes avec violence par 100 000 habitants au Québec en 1994, alors que le plus haut taux culminait à 1600 pour 100 000 habitants au Manitoba.Même portrait en ce qui.a trait aux homicides où, sans détrôner Terre-Neuve et l'île-du-Prince-Édouard, le Québec a connu l’an dernier une année moins meurtrière que toutes les autres provinces canadiennes, y, compris l’Ontario, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Ecosse.La bonne cote du Québec se maintient aussi en ce qui a trait aux agressions sexuelles simples, graves ou armées.C’est la province où on a observé la plus faible incidence des crimes de cette catégorie au Canada l’an passé, avec 52 crimes rapportés.Il s’agit d’un taux plus de dix fois inférieur à celui du Manitoba, où ont été rapportées 181 agressions sexuelles pour 100 000 habitants.Mais de façon générale, le taux d’agressions sexuelles a subi une baisse importante dans tout le Canada l’an dernier, chutant de 10 %.Il s’agit de la première baisse enregistrée depuis l’introduction des nouvelles catégories d’agressions sexuelles dans le Code criminel en 1983.Plus encore, en ce qui a trait aux voies de fait qui, en moyenne, représentent au moins 60 % des crimes déclarés au Canada, le Québec a aussi connu l’an dernier la plus faible incidence par habitant au Canada.Quelque 478 voies de fait par 100 000 habitants ont été enregistrées au Québec en 1994, alors que le Manitoba connaissait le plus haut taux avec 1195 crimes de ce type par 100 000 habitants.Le Québec décroche enfin une autre première place au palmarès des provinces pacifiques en ce qui concerne les enlèvements perpétrés par des parents et les méfaits.C’est au Québec, ainsi qu’à Montréal, qu’a été observée une des plus fortes baisses du taux de crimes contre les biens (-9 %) l’an dernier.Montréal a joui d’une baisse du taux de criminalité égale à celle de Toronto (-7%), bien que les crimes avec violence soient quant à eux demeurés assez stables dans la métropole québécoise.Corps céleste flfl «R I J 1 ï XL Wt 0 * u PHOTO PC UNE JEUNE FEMME prend un cliché qui aidera peut-être les assureurs à croire au cataclysme qui s'est abattu sur une maison mobile, hier à Windsor, en Ontario.Une météorite a apparemment frappé la maisonnette inhabitée, qui a pris feu parla suite.Personne n’a été blessé par cette menace venue de l’espace.Etats généraux sur l’Éducation Les cégeps ne font pas encore école PAUL CAUCHON LE DEVOIR Près de trente ans après leur création, les cégeps ne sont toujours pas acceptés par certains groupes du réseau de l’éducation.Ainsi, l'Association des cadres scolaires du Québec a prôné hier devant la .Commission des états généraux sur l’Education une refonte radicale des niveaux et cycles d’enseignement, qui se traduirait par une disparition pure et simple des cégeps.Ironiquement, dans la même journée d’hier, la Fédération autonome du collégial, qui regroupe des professeurs de cégep, venait expliquer aux commissaires l’importance du réseau collégial.Les commissaires des états généraux, qui en voient de toutes les couleurs, peuvent donc constater que certains acteurs du réseau ne s’entendent pas sur des réalités que l’on croyait évidentes.L’Association des cadres scolaires regroupe environ 2000 cadres et administrateurs dans les commissions scolaires (à l’exclusion des directeurs d’école).L’Association a soumis un ensemble de mesures visant à garantir la réussite éducative des jeunes, notamment l’allongement de la journée scolaire, une formule de titulariat jusqu’à la fin de la neuvième année d’études, la diversification des cheminements scolaires et des approches pédagogiques, mais sa proposition la plus spectaculaire consiste en une refonte complète des niveaux et des cycles d’enseignement.Les cadres scolaires proposent comme hypothèse de travail la formule suivante: un niveau préscolaire de deux ans (maternelles quatre ans et cinq ans), suivi de «l’école de base» de neuf ans, qui accueillerait les jeunes de 6 à 14 ans en trois cycles de trois ans (niveau élémentaire, intermédiaire et supérieur).Suivrait une école secondaire poulies 15 ans et plus, ce qui correspond au deuxième cycle actuel du secondaire, avec une variété de cheminements: un cours de formation générale d’un an, préparatoire à un programme d’études professionnelles, ou un cours de deux ans pour préparer un programme technique, ou un cours de trois ans pour préparer aux études supérieures.On mettrait aussi en place un centre intégré de formation professionnelle et technique, regroupant les programmes actuellement sous la responsabilité des commissions scolaires et des collèges.Enfin, l’université offrirait d’abord un année de formation préuniversitaire pour «explorer à l’intérieur d’une grande famille disciplinaire».En après-midi, la Fédération autonome du collégial (FAC), qui regroupe 4000 enseignants répartis dans 17 cégeps, a présenté un mémoire qui expliquait comment «les collèges ont été un des facteurs détenninants de la démocratisation et de la modernisation du système scolaire québécois».La FAC a fait valoir que le cégep est un lieu de transition important qui favorise l’autonomie et l’adaptation aux changements, qui favorise des valeurs d’égalité en mettant en présence des étudiants des secteurs préuniversitaire et technique.Mais, plus important encore, le cégep a d’abord permis d’améliorer le niveau d’études général des Québécois.La FAC a réitéré ses critiques envers la réforme des programmes du cours général actuellement en cours dans les cégeps, «un bijou d’incohérence et d’ineptie», dit-elle, mais elle a semblé prise de court lorsque le coprésident de la Commission, Robert Bisaillon, a demandé s’il fallait revenir à la situation d’il y a trois ans ou plutôt amorcer maintenant une nouvelle réforme pour corriger celle qui est en cours.Une démission, une succession à la SRC Un nouveau responsable des téléromans paule des rivières LE DEVOIR La Société RadioCanada aura dans une semaine un nouveau directeur pour ses émissions dramatiques, Jean Salvy, réalisateur jusque-là attaché aux Peaux Dimanches.M.Salvy prend la place de Claude Maher qui a démissionné de ce poste au début de l’été.M.Salvy devient donc responsable de la totalité des téléromans et miniséries pro^ duites à l’extérieur ou à l’intérieur de la boîte et présentées à la télé de Radio-Canada.Il chapeautera également la réalisation des dramatiques présentées chaque année dans le cadre des Beaux Dimanches (il avait lui-même réalisé Ixi Corriveau, présentée l'année dernière).S’il n’en tient qu’à M.Salvy, le nombre de ces dramatiques, qui est passé de quatre (ou six auparavant) l’année dernière à deux cette année, reviendra rapidement au seuil, minimum selon lui, de quatre.«Mon premier travail sera d’en proposer au moins quatre.Je vais me battre à mort pour qu’il y en ait au moins quatre», déclarait-il, hier, au cours d’un entretien téléphonique.Et les compressions servies à l’époque pour expliquer cette réduction des dramatiques maison?«En raison des coupures de postes, dit-il, il faudra peut-être travailler d’une manière un peu plus légère.» Le premier geste de M.Salvy sera de rétablir la fonction de coordonnateur aux productions extérieures du service des dramatiques.Présentement, le service de productions extérieures de Radio-Canada surveille toutes les productions extérieures, émissions dramatiques mais également de variétés.M.Salvy connaît bien le milieu des producteurs indépendants et c’est justement pour y lancer les productions extérieures que Radio-Canada est allé le chercher en 1984.M.Salvy a lui-même une longue expérience de réalisateur.Il a notamment réalisé les dramatiques La Charge de l'orignal épormyable et de nombreux épisodes des téléromans Des dames de cœur, Signe de feu, Marilyn.Taux d’intérêt des prêts aux étudiants Québec fait des économies Québec (PC) — En renégociant les taux d’intérêt des prêts aux étudiants, le ministre de l’Education, Jean Garon, vient d’économiser une trentaine de millions de dollars, ce qui évitera des coupes dans ce programme d’aide financière.En conférence de presse hier, M.Garon a indiqué que le gouvernement venait d’adopter un décret instaurant de nouveaux taux d’intérêt pour les prêts des étudiants.C’est le gouvernement qui assume auprès des institutions financières les intérêts sur ces prêts aussi longtemps que l’étudiant est inscrit au cégep ou à l’université.L’économie réalisée par la baisse des taux d’intérêt sera de l’ordre de deux à trois millions par mois, ce qui se traduit par une économie annuelle d’une trentaine de millions pour l’État.t/hovAwd, 1996 ROBERT EUE LA FIN DES SONGES i S* * La fin des songes Le roman des intellectuels canadiens-français.BIBLIOTHÈQUE QUÉBÉCOISE Le festival international de la microbrasserie, de la gastronomie et du patrimoine do lieu historique national du Forf-Cbanibh' Cbamblg Québec de Cbambty Sous la présidence d'honneur de Monsieur Robert Charlebois.Heures d'ouver vendredi 8 et samedi 9 septembre: I ih A I9h30 dimanche IO septembre: l lhA 18h lundi 11 et mardi 12 septembre JltWrtVh (514) 658-1200 î Festibière populaire 8, 9 et 10 septembre 1995 Festibière commercial 11 et 12 septembre 1995 w a tEîfr Coût d'entrée: ! m i»*;* O! ‘taxes incluses • «**.-él* >.SSâte' .v m f Le Devoir \oipia\ «J 83 «j&ÉSe' mMB.Æ n » A 0 r T I !» !» I.K I» K V I» I It .I.K S S A M K I» I 'i ti K T I» I M A X I II K 2 A r> LE DEVOIR Un avertissement à Ottawa à la 36‘ Conférence annuelle des premiers ministres provinciaux Ne touchez pas aux programmes sociaux sans les provinces PHOTO PC Trois premiers ministres songeurs: Ralph Klein, de l’Alberta, Mike Harris, de l’Ontario et Clyde Wells, de Terre-Neuve.JEAN DION LE DEVOIR St.John’s, T.-N.— Les provinces n’entendent pas se laisser dicter par Ottawa les conditions d’une réforme des programmes sociaux, notamment des soins de santé, et ils mettront au point une stratégie de front commun au cours des prochains mois, même si cela doit se faire sans la participation du Québec.la «¦tempête Parizeau- dissipée, les premiers ministres provinciaux ont réorienté hier leur tir vers le gouvernement fédéral, qu’ils ont mis en garde contre la tentation d’agir unilatéralement dans le secteur social en maintenant des normes nationales rigides tout en sabrant dans son financement.«Il est tout à fait inapproprié qu’Ot-tawa réduise arbitrairement ses dépenses et, en même temps, continue à imposer aux provinces de livrer les services de telle manière et en fonction de telle norme.La meilleure ap- proche consiste à collaborer, non à prendre des décisions unilatérales», a déclaré le premier ministre de Terre-Neuve, Clyde Wells, en tombée de rideau de la 36' Conférence annuelle des leaders provinciaux.Mike Harcourt, de la Colombie-Britannique, a de son côté plaidé ^urgence» d'un front commun des provinces en soutenant que les compressions fédérales dans la santé étaient, avec le référendum, l’une des deux grandes menaces à l’unité canadienne.D’ici cinq ans.a-t-il prédit, les contributions d’Ottawa auront cessé, et «que le fédéral dise qu’il continuera de jouer un rôle quand il n’y aura plus d’argent est absurde».Les premiers ministres ont donc convenu de créer un conseil interministériel sur la réforme sociale, qui sera chargé, entre autres tâches, de définir ses propres normes nationales.«Nous payons.Nous sommes imputables.Si le fédéral se retire complètement, les décisions nous reviendront», a expliqué le chef onta- rien Mike Harris.L’exercice ne sera toutefois pas aisé puisque d’importantes diver- gences demeurent.Ainsi, pendant que l’Alberta est engagée dans un bras de fer avec Ottawa sur la ques- tion des cliniques semi-privées, Roy Ro-manow, de la Saskatchewan, a fait jxirt hier de son opposition vigoureuse au principe d’un ticket modérateur ou d’un système de santé «à deux paliers».Néanmoins, on demeure confiant d’atteindre un consensus «d’ici Noël», selon M.Harris.Et selon John Savage, de la Nouvelle-Écosse, «nous sommes bien déterminés à nous entendre sur des normes, peut-être moins rigides que celles que nous connaissons actuellement, mais auxquelles tous devront se conformer».le tout devra cependant se faire en l’absence du Québec, qui ne semble pas disposé, du moins avant le référendum, à se prêter au jeu de la coopération interprovinciale.Déjà, le communiqué final émis hier par les premiers ministres en fournit l'illustration, qui évoque nombre de résolutions ayant été adoptées par tous «à l'exception du Québec».Mais, a résumé Clyde Wells, le Canada ne cessera pas de fonctionner sous prétexte que les souverainistes font la sourde oreille.«Nous implorons le Québec d’être à la table.Cependant, si l’actuel gouvernement du Québec choisit de ne ixis participer, ce sera son choix, et je présume que les Québécois se prononceront sur cette attitude au moment opportun.Mais entre-temps, nous ne pouvons pas stopper le cours normal des choses», a-t-il dit.D's provinces veulent donc s’assu rer d’un consensus avant de demander une rencontre au sommet avec Jean Chrétien.Mais d’ici là, a souligné Ralph Klein, Ottawa serait bien avisé de témoigner de sa bonne volonté en retirant l’ultimatum du 15 octobre qu’il a servi à l’Alberta: l’abandon du principe des «frais afférents» dans les cliniques ou une pénalité sous forme de diminution des paiements de transfert.Ottawa a là «une occasion en or de démontrer qu’en effet le cadre fédéral est flexible», a dit M.Klein.Et s’il ne fait pas volte-face, il «enverra un bien mauvais signal», notamment au Québec.Commentaires sur le dernier sondage Le camp du OUI a le fardeau de la preuve, dit Landry Entente avec les fonctionnaires fédéraux avant le référendum?KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR L>ampleur des explications que le ¦ camp du OUI doit donner à la population pour bien faire comprendre le projet de partenariat justifierait la lente progression de l’option souverainiste.C’est ce qu’a affirmé hier le vice-premier ministre Bernard Landry alors qu’il .était invité à commenter les résultats d’un sondage Léger et Léger publié par Le Journal de Montréal et The Globe and Mail et qui place les tenants du OUI et du NON presque à égalité.«Des gens , qui proposent un nouveau partenariat assorti de la souveraineté du Québec, plus une offre qui demande une pédagogie et une explication, ont plus de travail à faire que ceux dont la seule philosophie politique réside dans les trois lettres du mot “non”.Il est vrai que nous avons le fardeau de la preuve», a-t-il dit.Après répartition des indécis, le camp souverainiste récolte 49,5 % des voix, devancé par le camp du NON qui obtient 50,5 %.La firme de sondage a interviewé 1003 personnes, entre les 17 et 23 août, qui devaient se prononcer pour ou contre la souveraineté du Québec assortie d’une offre de partenariat économique et politique avec le Canada.La marge d’erreur est de 3,1 %, 19 fois sur 20.Selon le ministre fédéral des Affaires étrangères’ et du Commerce internatio- nal, André Ouellet, ces résultats démontrent qu’«une majorité* de Québécois veulent demeurer canadiens et ils le diront très éloquemment à l’occasion du référendum».Bien que le camp du OUI ait occupé tout l’espace depuis plus d’un mois et que le gouvernement fédéral n’offre pas d’alternative au projet souverainiste, M.Landry constate une «progression».«Je me dis qu’il y a là inéluctablement une tendance.Elle ne me surprend pas parce qu’il n’y a pas un groupe humain au monde qui forme un peuple comme les Québécois et les Québécoises qui se laisse rabaisser au rang de simple province d’un autre peuple», affirme le vice-premier ministre.LE DEVOIR Le gouvernement du Québec est en pourparlers avec l’Alliance de la fonction publique fédérale pour conclure une entente de principe concernant les conditions de travail des employés fédéraux advenant la souveraineté du Québec.Et les représentants du gouvernement du Québec souhaitent conclure cette entente avant le référendum.Cette entente assurerait notamment la sécurité d’emploi des fonctionnaires fédéraux.Les pourparlers ont débuté en juin après que les employés fédéraux de l’Outaouais eurent exprimé leur crainte de perdre leur emploi advenant un OUI au référendum sur la souveraineté.A elle seule, cette région administrative regroupe 28 000 fonctionnaires dont 20 000 sont régis par la Loi sur la fonction publique du Canada.Selon Pau- line Marois, présidente du Conseil du trésor du Québec, les conditions de travail des employés de la fonction publique québécoise sont comparables à celles observées chez les fonctionnaires du gouvernement du Québec.Interrogée en marge d’une conférence de presse concernant les infrastructures de Longueuil, Mme Marois a reconnu que l’échéancier fixé par le gouvernement provincial pour conclure une entente de principe était effectivement limité au référendum.A partir du moment où cette entente sera signée, il sera facile de la mettre en œuvre si les Québécois votent OUI au référendum.D’autre part, Mme Marois a dit que les résultats du sondage d’hier, mené par le groupe Léger et Léger et donnant 50,5 % des votes au NON et 49,5 % des votes au OUI, étaient «encourageants».?Pour un Québec en santé Présente au Québec depuis 1899, Merck Frosst travaille sans relâche à la recherche de nouveaux médicaments.Au fil des ans, Merck Frosst n'a pas cessé d'innover et de développer des traitements qui permettent à toute la population d'accroître son espérance et sa qualité de vie.Nul doute que ces produits, destinés au traitement de l'hypertension, des maladies cardiaques, de l'ostéoporose ou de l'hypercholestérolémie, contribuent à la santé des Québécois et Québécoises.Mais il est tout aussi vrai que ce travail acharné, visant le mieux-être de toute la population, est aussi une source de vitalité pour l'économie québécoise.Merck Frosst emploie plus de 1,300 personnes dont 1,000 travaillent au siège social situé en banlieue de Montréal.Cet immense complexe abrite 200 des meilleurs chercheurs au monde qui, jour après jour, poussent toujours plus loin les frontières de la connaissance des maladies et de leurs traitements.Pour y arriver, Merck Frosst investit annuellement plus de 55 millions de dollars en recherche et développement.Ces activités profitent à la province toute entière.Merck Frosst est fière de contribuer à l'essor économique du Québec.Encore cette année d'importants investissements en capital sont prévus pour l'agrandissement et la modernisation du secteur manufacturier de notre entreprise.Ce projet de 50 millions de dollars nous permettra de mieux faire face à la mondialisation de notre secteur d'activités de sorte que la population profite encore davantage de la contribution de Merck Frosst à l'activité économique.H J* m « »i ji gntiMHi .HilUIHIDHIDH JJl*v i' ¦ *;«• O MERCK FROSST Merck Frosst Canada Inc., Kirkland, Québec Au coeur de la recherche pharmaceutique \ I.K I) K V 01 It .I.K S S A M KOI 'i
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