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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-08-31, Collections de BAnQ.

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-?FONDÉ EN 1910 ?Vol.i.x x x v i X O O 2 M O N T H K A I.I.K .1 K UDI 31 AO U T I » U fl • I C' T v g T o i o il I o IS Isabelle P a ré I» E K S I» E C T 1 V E S Pauvres médecins?w.^ endant que les jeunes médecins crient à l’in- M justice, leurs aînés affirment tenter de dé-fendre la profession médicale tout entière contre les assauts d’un gouvernement qui Jl tente plus que jamais de puiser dans leur cagnotte.Mais alors que jeunes et vieux toubibs s’entre-déchirent, drapés dans de grands principes de justice et d’équité, on peut se demander si les disciples d’Es-culape voient plus loin que le bout de leur stéthoscope.En début de semaine, on a vu les jeunes docteurs protester amèrement contre le projet de la Fédération des médecins spécialistes de sabrer de 30 % le salaire des jeunes qui amorcent leur carrière.Encore les jeunes qui paient la note, disent les cadets.Médecins à rabais, les jeunes.On peut comprendre leur révolte.En soi, l’idée de reporter sur les épaules des jeunes médecins les 45 millions à comprimer dans la cagnotte qui sert à payer leurs aînés répugne.Vue sous cet angle, la manœuvre est odieuse.Mais la jeune fédération, qui tient un discours éminemment syndical, ne se prive pas d’occulter de grands pans de la réalité à ses membres ou de verser dans la démagogie.On a même pu entendre le président de la Fédération des médecins résidents du Québec expliquer d’un air sombre à 1500 jeunes médecins comment leur salaire annuel moyen, qui atteint 186 000 $, pourrait être réduit à 25 000 $ de revenus nets par année si l’odieuse fédération des aînés mettait son plan à exécution.Et cela, en raison de cette coupe de 30 %, des frais de bureaux s’élevant à 50 000 $ par an (seulement la moitié des spécialistes ont des frais de bureau) et des impôts à payer.Un diagnostic un tantinet alarmiste.Ce qu’omet aussi de dire la Fédération des jeunes médecins, c’est que cette rémunération différenciée ne changera strictement rien pour les jeunes spécialistes qui travaillent en région urbaine, déjà limités à 70 % de leur salaire pendant Z.si ” trois ans en raison d’un décret ministériel datant de 1982.Ironiquement, l’entente pourrait même améliorer leur sort si cette rémunération augmente progressivement d’année en année, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle.Ce sont plutôt les jeunes exilés en région qui pourraient pâtir de la mesure.Leur salaire, déjà bonifié à 110 % ou 115 %, pourrait être touché par une baisse de 30 % si, comme prévu, l’entente s’applique à la grandeur du Québec.On peut aussi se demander si, en soi, la rémunération progressive proposée justifie tant d’émois.L’augmentation graduelle des salaires est une donne quasi universelle dans tous les corps de métier et les professons.Une donne à laquelle le corps médical, payé par l’Etat, a jusqu’ici échappé pour on ne sait trop quelle raison, sinon une inçroyable largesse de la part de l’État-providence.Quelle jeune avocate, quel jeune ingénieur peut espérer obtenir, dès son entrée dans la profession, le même salaire qu’un vétéran affichant 30 ans de métier?Les jeunes médecins soutiennent qu’à titre «d’entrepreneurs libres», ils touchent déjà une «rémunération différenciée forcée» du fait que leur clientèle est mince en début de carrière.La même logique ne vaut-elle pas pour tous les jeunes professionnels, pigistes et entrepreneurs qui pullulent au Québec?Il n’existe pas d’autrçs «entrepreneurs» dont les tarifs soient fixés par l’Etat, protégés de l’humeur du marché, de celle des clients mécontents ou des récessions.D’autres en rêveraient.Mais le sens de la mesure semble tout autant manquer aux spécialistes aînés qui préfèrent transférer une baisse de revenus aux cadets de la profession que de voir leurs tarifs subir une mince érosion.Ces tarifs, qu’ils jugent dérisoires face à ceux perçus dans d’autres prorinces, sont élevés au rang d’intouchables.Faut-il rappeler que récession ou pas, les tarifs médicaux, principale base de la rémunération médicale au Québec, n’ont jamais subi le contrecoup des compressions budgétaires.Indexés bon an mal an, ces tarifs n’ont connu un gel que tout récemment.Pendant que des coupes monstres assaillaient le budget des services de santé, affectant hôpitaux, CLSC et services sociaux, le budget de la Régie de l’Assurance-maladie du Québec, qui est destiné au paiement des médecins, demeurait inchangé.Pour la première fois, on exige des médecins spécialistes un effort global équivalent à une baisse de salaire de 0,5 %.Une compression de 55 millions sur l’enveloppe salariale de plus de 1,18 milliard qui leur sera versée cette année.Il n’est pas question d’amputation sauvage.Dans un contexte où les hôpitaux ferment par dizaines et où les services médicaux sont rationnés tous azimuts, la guerre que se livrent les médecins pour protéger une si mince part de leur pactole détonne.Quand on sait que près du tiers des employés du réseau de la santé à Montréal perdront leurs emplois dans le festival annoncé des fermetures d’hôpitaux, ce type de rhétorique laisse de glace.Personne ne remet en question le rôle précieux et crucial que jouent les médecins spécialistes dans notre système de santé.C’est pour cela qu’ils sont pleinement et justement rétribués.Mais ces médecins, jeunes ou vieux, auraient peut-être plus intérêt à se battre pour sauver ce qui reste du système de santé qui les fait vivre, qu’à s’arracher des miettes d’un butin déjà fort généreux.Esculape en rougirait.Les médecins devraient voir plus loin que le bout de leur stéthoscope INDEX METEO Bfi Avis publics.B4 Classées .B5 Culture .B8 Économie .B2 Éditorial .A6 Le monde .A5 Mots croisés.B4 Les sports.B5 \ Montréal Nuageux avec éclaircies.Risque dorages en fin de journée.Max: 27 Québec Nuageux avec 60 % de possibilité d’averses en après-midi.Max: 23 Détails en B4 IDÉES Le retour des vieilles peurs, par Claude Morin PAGE A 7 ÉDITORIAL Le report du référendum: une impasse PAGE A 6 POLITIQUE Johnson réclame une «question honnête», sinon.PAGE A 4 Le statu quo est la pire des solutions, selon Robert Bourassa L’ancien premier ministre a fait sa rentrée hier à l’occasion du lancement d’un ouvrage sur son itinéraire politique PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Absent de la scène politique depuis sa démission de la direction du PLQ, le 11 janvier 1994, Robert Bourassa a effectué hier une rentrée remarquée, en entrant directement dans le vif du débat référendaire.Il y est allé de trois déclarations retentissantes: ¦ Le statu quo constitutionnel est la pire des solutions.¦ Le Canada n’a pas d’avenir sans le Québec.¦ L’entente tripartite PQ-BQ-ADQ du 12 juin est superficielle et non fonctionnelle.A l’occasion du lancement de son dernier ouvrage Gouverner le Québec, l’ancien premier ministre a, d’entrée de jeu, indiqué son intention de se libérer du devoir de réserve qu’il s’était imposé à ce jour et de participer à la campagne référendaire.Il s’entretiendra avec le chef du NON pour définir les modalités de sa participation.Il en profilera pour discuter avec M.Johnson de la stratégie qui consiste à ne pas présenter d’alternative avant le référendum.Il a refusé hier de dire aux journalistes ce qu’il en pense.«Il ne faudrait pas qu’il l’apprenne à la radio en revenant en auto de Québec.» Sur la question constitutionnelle, M.Bourassa a repris en conférence de presse l’essentiel de l’argumentation VOIR PAGE A 8: BOURASSA 1 PHOTO JACQUES GRENIER L’ancien premier ministre Robert Bourassa est redevenu pour un jour la cible des médias à l’occasion du lancement de son livre Gouverner le Québec, publié chez Fides.M.Bourassa y commente les principaux événements qui ont marqué ses quatre mandats à la tête du gouvernement québécois.Attention, cinéphiles en manque ?Il y a foule tous les soirs aux projections extérieures du FFM MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Il y avait foule mardi soir sur l’esplanade de la Place des Arts.Il y a foule tous les soirs depuis vendredi pour voir, en images plus grandes que nature et aussi imposantes que la PdA: la guitare du gaucher Paul McCartney dans Get Back, les pas agiles du flamenco coupé au couteau d’Antonio Gades dans Carmen, le long nez de Gérard Cyrano Depardieu et, mardi, la fesse dodue des Italiennes de Fellini dans Amarcord.Pourtant, il faisait froid et il ventait.Mais on doit reconnaître que la magie était au rendez-vous.Les airs de Nino Rota, qui se répercutaient sur les murs du MAC, créaient un écho tout à fait assorti à l’univers fellinien et la brise fraîche elle-même semblait prendre sa source sur l’écran.Le vent dans Amarcord c’est la fibre dont est tissé le surréalisme du cinéaste.\ja.journaliste du quotidien El Mun-do de Madrid.Ana Romero, avait assisté dimanche, quant à elle, à la repré- LE FESTIVAL DES FILMS Dü MONDE Amarcord de Fellini au FFM: la fesse dodue italienne aussi grosse que la PdA sentation de Carmen de son compatriote Carlos Saura.«C’est une très bonne idée que ces projections en plein air.Avec le froid qu’il doit faire ¦ ici durant l’hiver, j’imagine que tout le monde en profite pour assister à des représentations à l’extérieur l’été.» Cette idée de ciné-parc urbain demeure sans doute l’une des plus belles, la seule?, qu’ait eues le FFM depuis des lustres.Déjà, le festival avait présenté Cinema Paradiso dans le Vieux-Port il y a plusieurs années, mais il faut bien rendre à César ce qui appartient à Claude.C’est Chamber-lan qui a frit de cette idée originale, du festival de Locarno, un événement permanent en 1992.Et on ne parlera pas ici des tombolas dans le Rosemont des années 60 où le fondateur du cinéma Parallèle projetait des films sur un drap blanc pour la modique somme de cinq sous par spectateur.Comme toujours, le plagiaire festival de Losique s’est donc encore une VOIR PAGE A 8: CINÉPHILES Les Serbes font preuve de souplesse Un déluge de feu s'est abattu sur leurs positions en Bosnie D’APRÈS REUTER ET AFP Sarajevo — Après le déluge de feu qui leur est tombé sur la tête, il semble que les Serbes de Bosnie soient maintenant d’humeur à discuter et à négocier.Il faut dire que les Occidentaux — OTAN et «Force de réaction rapide» franco-anglaise — ont réagi hier au massacre de lundi à Sarajevo comme ils ne l’avaient jamais fait depuis le début de la guerre en ex-Yougoslavie.Ils ont bombardé massivement, pendant toute la journée, les forces serbes qui encerclent trois «zones de sécurité» de l’ONU: Sarajevo, Gorazde etTuzla.Résultat: après ce coup d’assommoir, les Serbes de Bosnie multiplient les signes de souplesse, tandis que leurs officiels ont annoncé qu’ils déléguaient à Belgrade le soin de défendre leurs intérêts dans le «processus de prix».Le leader des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, pour sa part, est sorti du mutisme qu’il observait depuis les premiers bombardements pour assurer que son VOIR PAGE A 8: SERBES -t- VOIR AUSSI EN PAGE A 5 Espoir à Sarajevo Vers la fin des hostilités?Les recteurs veulent saler la facture PAUL CAUCHON LE DEVOIR Les recteurs des universités québécoises estiment «inévitable» une hausse des droits de scolarité.Mais ils admettent que la précédente hausse n’a aucunement contribué à améliorer les services aux étudiants, tel que promis: elle a plutôt contribué à éponger le déficit des établissements.C’est ce qu’a admis hier la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec, à l’occasion de son passage devant les Etats généraux sur l’éducation à Montréal.La CREPUQ avait plusieurs messages à faire passer aux commissaires, mais elle a principalement insisté sur le sous-financement des établissements.Claude Hamel, président de l’Université du Québec ainsi que de la CREPUQ, a soutenu que la capacité des universités de réduire leurs dépenses est «maintenant très limitée».M.Hamel était accompagné des plus hauts dirigeants des universités McGill, Laval et Sherbrooke, et le principal de McGill, Bernard Shapiro, a déclaré que le sous-financement des établissements menace la qualité même des programmes.«Nous pouvons accueillir plus d’étudiants, dit-il.mais à moyen terme la qualité des programmes sera désastreuse.Pour participer à la concurrence internationale, avoir les meilleurs programmes et les meilleurs professeurs, il faut améliorer le financement» VOIR PAGE A 8: RECTEURS c'est le recensement Pour vous retrouver derrière l'isoloir le jour du référendum, soyez chez vous Les recenseurs vous demanderont votre prénom, votre nom à la naissance et votre date de naissance.Pour s'assurer que vous êtes bien majeur ou que vous ou£bec possédez la citoyenneté cana- Li ¦ dienne, ils pourront vous C.R.demander des pièces d'identité.Enfin, vous devrez signer la fiche de 5\tueront au moins deux visites, l'une le jour, l'autre le soir.Ils seront là entre le 5 et le 10 septembre, soyez-y! Veuillez noter qu'avant le référendum, il y aura une révision des Entre le 5 et le 10 %* septembre, deux recenseurs passeront chez vous pour vous inscrire sur la liste électorale qui servira, entre autres, au référendum et aux prochaines élections municipales.Les recenseurs inscriront votre nom si • vous avez 18 ans et plus; vous possédez la citoyenneté canadienne; listes électorales qui permettra aux électeurs et aux électrices qui n'ont pu s'inscrire lors du recensement de le faire.• vous résidez au Québec depuis au moins 6 mois dans le cas du référendum et depuis au moins 12 mois dans votre municipalité dans le cas d’une élection municipale.Si vous avez des questions, appelez-nous.1 800 461-0422 528-0422 1 800 537-0644 (de l'extérieur de Québec ) (de In région de Québec) des personnes sourdes SEEEH ou malentendantes) I K I) K V II I H .I K J II 17 I) 1 » | \ 0 p T I » » S ?LE DEVOIR - MONTREAL Rentrée oblige PHOTO JACQUES NADEAU * % - £k k; X* •iilT» V'* LA RENTREE scolaire amène d’année en année son lot d’initiations.Hier, c’était au tour des apprentis médecins de l’Université de Montréal d’y goûter — c’est le cas de le dire! — lors d’une séance qui n’avait rien de terrible, à en juger par les effusions de rire.Le Dr Lanctôt dans une impasse Elle suspend abruptement sa défense Les étudiants lèvent le coude Le cégep de l’ouest baptisé Gérald-Godin La création de rétablissement continue de provoquer des remous BRIAN MYLES LE DEVOIR Le premier cégep francophone de l’ouest de nie de Montréal portera le nom de Gérald Godin, poète, journaliste et ministre, a annoncé hier le ministre de l’Education, Jean Garou, dans un climat de méconteu tement.La création d’un 48r établissement collégial au Quebec n'est pas accueillie très favorablement dans le milieu de l’éducation.En fait, seuls les résidants de l'ouest de l’ile, où sera construit le cégep, semblent s’en réjouir.Pour l’Association des francophones de l’ouest de Elle, l’émission des lettres patentes du cégep, officialisée hier par le ministre Garon, concrétise la fin d’une «lutte acharnée» qui a commencé il y a près d’une décennie.Selon Marie Farley, présidente de l’Association, l’implantation d’un cégep francophone va «donner une âme, une vigueur francophone» dans l’Ouest de l’île.«C’est une question d’identité, presque une question de survie», dit-elle.Il n’est pas toujours facile de vivre en français dans l’ouest de l’île.Au cours des commissions régionales sur l’avenir du Québec, l’Association a dressé en février dernier un triste portrait des francophones, minoritaires dans le «West Island».Les francophones n’y forment que 34 % de la population et ils doivent régulièrement faire usage de la langue de Shakespeare, notamment pour être servis dans les magasins.Dans la plupart des secteurs, le français est en perte de vitesse.«Il faut rester dans le coin pour comprendre», souligne Mme Farley, qui espère que la création du Cégep Gérald-Godin favorise «le rayonne- ment» de la communauté francophone de l'ouest de lHe.De son côté, la Fédération des Cégeps remet en question la décision du ministre Jean Garon.L’organisme s’oppose à la création d'un cégep francophone dans l’ouest, au même titre que le Conseil supérieur de l’éducation.la Fédération autonome du collégial (FAC) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FEC).La Fédération des cégeps et le Conseil supérieur de l’éducation ont entre autres recommandé maintes fois au ministre Garon de surseoir à sa décision, au cours des derniers mois, lui suggérant plutôt d’avaliser la création d’un campus satellite du Cégep Saint-Laurent dans l’ouest de Montréal.C'était d'ailleurs le projet initial qui avait été proposé par les libéraux de Daniel Johnson au cours de la dernière campagne électorale.Mais au lendemain des élections, M.Garon a promis plus qu’un campus pour l’ouest, affirmant qu’il ne se sentait pas lié par les promesses des «fai-seux» du Parti libéral.Réginald Lavertu, président de la Fédération des cégeps, estime que l'implantation du Cégep Gérald-Godin risque d’aggraver la situation des autres établissements du réseau.«Nous avons une enveloppe budgétaire fermée pour les trois prochaines années et nous aurons maintenant un cégep de plus à financer», explique-t-il.«Je suis sensible aux besoins des francophones de l’ouest, mais il existait des solutions moins coûteuses pour y répondre.On en donne plus que le client en demande», poursuit M.Lavertu.Le réseau des cégeps dispose d’un budget de fonctionnement annuel de 1,1 milliard et il devra absorber dès l’an prochain des coupes de 20 à 30 millions.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Plus du quart dis étudiants de l'Université de Montréal consomment de l’alcool une fois jxir semaine, et Je cinquième d’entre eux consomment de l'alcool plus d’une fois par semaine.i toi que révèlent les résultats d’un dernier sondage sur la consommation d'alcool à l’université.Le deuxième groupe cité plus haut a été identifié comme surconsonumiteur d'alcool.En moyenne, les étudiants consomment deux fois plus d’alcool que les étudiantes.Le maximum de consommation que les hommes peuvent prendre par occasion est en moyenne de dix alors que la consommation maximale des femmes est èn moyenne de six.Le comité Al-cool, qui a mené ce sondage, a été mis sur pied à l'automne 1993, répondant à des préoccupations soulevées par des événements survenus dans diverses universités.52 % des étudiants de l'Université de Montréal ont 20 ou 21 ans, et 66 % sont des femmes.Selon les résultats du sondage, 22,5 % des répondants ont déjà manqué un cours à cause de leurs consommation d'alcool.17,5 % disant avoir assisté à un cours après avoir consommé de l'alcool, et 54 % des étudiants pensent qu’on peut s’enivrer à l’occasion sans que cela nuise à ses études.Enfin, 70 % prennent un verre pour le goût et 57 % consomment pour l’effet.Selon le comité Al-cool, ceux qui boivent pour l’effet courent 3,6 fois plus de risques de surconsommer que les autres consommateurs.Ceux qui disent consommer pour le goût ou pour rendre les repas plus agréables courent, quant à eux, deux fois plus de risques de surconsommer que les autres consommateurs.Dans l’ensemble, 60 % des étudiants croient que le service de sécurité de l’Université de Montréal devrait augmenter sa suiveillance quant à l’alcool au volant, et la consommation en public.PRESSE CANADIENNE La défense du Dr Guylaine Lanctôt qui s’ouvrait hier devant le comité de discipline du Collège des médecins a tourné court très vite.Après l’audition du premier d’une quinzaine de témoins prévus, Mme Lanctôt a demandé une suspension afin de consulter un avocat.«Il faut que je consulte.Je suis dans une impasse.Je ne peux continuer comme ça», a lancé Mme Lanctôt à qui le Collège des médecins reproche d’avoir trompé le public par des déclarations contraires aux données de la science médicale actuelle notamment en matière de cancer, de sida et de vaccins.Le comité de discipline s’est rendu à sa demande tout en faisant remarquer au Dr Lanctôt que cette suggestion lui avait été faite à plusieurs reprises.Mme Lanctôt venait de réaliser qu’elle ne pourrait mener comme prévu l’interrogatoire des témoins qu’elle avait convoqués.Le comité de discipline venait de statuer que ses témoins, à moins d’être des experts en médecine, ne pouvaient se prononcer sur des informations touchant la médecine.«Vous êtes devant un comité de déontologie en matière médicale.Les règles de preuve veulent qu’un témoin, non reconnu expert, ne peut nous expliquer ce qu’il a lu dans les livres de médecine», a expliqué le président du comité, Me Guy Lafrance.«Les parents, les mères de famille, c’est leur santé», a répliqué le Dr Lanctôt.«Vous ne pouvez pas faire la preuve que ce qu’il y a dans les livres est vrai à moins que vous ne me démontriez que votre témoin a une expertise quelconque», a insisté Me lafrance.«Une fois partie, demandez le huis clos», a lancé une dame qui se trouvait dans la salle.Comme la grogne semblait vouloir prendre de l’ampleur, le comité a suspendu ses travaux quelques minutes.Au retour, le témoin venu de Colombie-Britannique a été autorisé à parler de la difficulté des opposants à la vaccination à se faire entendre des médecins.Louise Mollot a dit avoir mis sur pied un groupe d’entraide à la suite d’un vaccin qui a entraîné des convulsions chez son enfant de deux mois.Mme Mollot a admis qu’elle ne connaissait pas personnellement Mme Lanctôt.Voyant que Mme Mollot ne pouvait déborder de son cas personnel, le Dr Lanctôt a estimé qu’elle était «bâillonnée» qu’elle ne pouvait parler, ce qui la plaçait dans une impasse, d’où sa demande de lever la séance.Les auditions devraient reprendre les 12 et 13 septembre.E N ?BOULIANE VEUT MENOTTER MÉNARD (PC) — La requête déposée hier en Cour supérieure de Québec par le coroner Marc-André Bouliane vise à empêcher le ministre de la Sécurité publique Serge Ménard de le destituer de ses fonctions et de déposer à l’Assemblée nationale le rapport rédigé par le juge Albert Gobeil, à l’issue d’une enquête menée à huis clos, sur des situations présumées de conflit d’intérêts.Le coroner Bouliane demande également la tenue d’une nouvelle enquête, publique celle-là, menée par un autre juge, estimant que ses droits à une défense pleine et entière ont été bafoués.Le coroner Bouliane soutient que le rapport du juge Gobeil ne présente qu’un côté de la médaille, qu’il donne une idée incomplète et imprécise de la situation réelle.-?- APPLIQUEZ LE CODE DU LOGEMENT, M.BOURQUE (Le Devoir) — L’organisation d’éducation et d’information logement de Côte-des-Neiges fait pression sur la Ville de Montréal pour qu’elle fasse appliquer de façon plus efficace le Code du logement.Au cours d’une visite à 500 logements de ce quartier.BREF ?quatre personnes de cet organisme ont relevé entre autres une plomberie défectueuse, des fenêtres en mauvais état, des balcons pourris et des murs extérieurs décimentés, sans parler de la saleté et de la vermine.L’organisme rappelle que la ville de Montréal a, avec le Code du logement, le pouvoir d’obliger les propriétaires à réparer et entretenir leurs immeubles.Dans une liste de recommandations transmises aux représentants de la Ville, l’organisme souhaite notamment qu’il se fasse un suivi plus rigoureux des dossiers, que l’on poursuive les propriétaires qui ne se conforment pas aux avis envoyés et que l’on augmente le nombre d’inspecteurs.-?- ROBINSON APPUIE LES GRÉVISTES D’OGILVIE (Le Devoir) — Les grévistes de la minoterie Ogilvie ont reçu hier un appui politique considérable.Le député néo-démocrate de Colombie-Brita-nique et candidat à la chefferie du NPD, Svend Robinson, s’est rendu hier après-midi sur la ligne de piquetage, rue Mills à Montréal, pur apporter «un message d’appui et de solidarité» aux 116 employés syndiqués de la minoterie, qui brandissent les pancartes depuis plus d'un an.M.Robinson a encouragé les grévistes de la minoterie, sous juridiction fédérale, à poursuivre leur lutte.LIBRAIRIE LE BOUQUIN Heures d'ouverture: lundi, mardi, mercredi: 9h à 20h.jeudi, vendredi:9hà21h, samedi:9l)30i 17h 395,Boul.Cartier, Laval Tét: (514) 688-6036 Fax:(514)688-8844 Nous vendons les publications du gouvernement du Québec: - lois, règlements - livres administratifs, techniques - livres d'art, etc.Commandes téléphoniques acceptées.CONCESSIONNAIRE DE$ PUBLICATIONS DU QUEBEC < Le meilleur et au monde Le pantalon classique Tilley ?Quelle allure sur les hommes, quelle élégance sur les femmes ! ?Il se porte pratiquement n'importe où.On le retrouve même là où un jean n'oserait jxis s'aventurer.?Une poche secrète à l'épreuve des pickpockets pour cacher votre passeport.vos grosses coupures et vos chèques de voyage.?Quatre poches plaquées à soufflet munies de fermoirs en Velcro.Disponible en kaki, blanc, marine, noir de 117 S à 135 S Tilley Endurables 158, ave.Laurier ouest 272-7791 TÉLÉPHONEZ POUR OBTENIR GRATUITEMENT UN CATALOGUE DE COMMANDE POSTALE 1-800-465-4249 \ PENTAX 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|.K |) K V 0 I It I.K J K I' Il I HI A 0 T T I H II «1 LE DEVOIR POLITIQUE Johnson réclame une «question honnête» Il promet une bataille parlementaire si la formule comporte une offre de partenariat avec le Canada MICHEL VEN NE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les libéraux promettent une bataille parlementaire contre le gouvernement s'il présente, à l'Assemblée nationale, une question référendaire qui table sur une offre de partenariat avec le Canada advenant ün i >n a la souveraineté.Parallèlement à une réunion des députés libéraux, hier, le chef Daniel Johnson réclamait «une question honnête qui correspond à l'enjeu; l’enjeu c’est la séparation», dit-il.Selon lui, «le partenariat est une fiction de l’esprit», car le reste du Canada ne voudra jamais accepter une offre qui implique l’ajout d’un autre niveau de gouvernement, soit le conseil du partenariat proposé par les souverainistes.M.Johnson accuse le premier ministre Parizeau de «cacher son option derrière un concept qui n’a aucune chance de se réaliser».Le chef libéral a par ailleurs reproché au gouvernement l’inclusion dans le dernier envoi des chèques de la Régie des rentes d’un feuillet invitant les bénéficiaires de la rente ou des allocations familiales, à utiliser lu ligne téléphonique (l'informa lion sur l'avenir du Québri «Les standards éthiques du gouvernement du Parti ouébécois laissent à désirer, dit-il.il table sur l’insécurité économique des Québécois.» M.Parizeau avait déclaré la veille qu’il trouvait tout à fait normal que le gouvernement utilise ce moyen pour mieux informer la population.Quelque 375 000 feuillets ont été envoyés pour un coût total de 2738 $.M.Johnson n'avait rien à redire contre l’utilisation des fonds publics fédéraux pour des campagnes de promotion des services gouvernementaux fédéraux, au coût de cinq millions, lancée cette semaine et une campagne de promotion pour les francophones hors Québec au coût d’un demi-million.Le chef libéral dit «attendre la question depuis des mois» avec impatience.Il note qu’en 1980, le gouvernement de René Lévesque l’avait dévoilée cinq mois avant le scrutin.M.Johnson souhaite que le débat Les Inuits attendent beaucoup de Québec Deux ententes ont été signées hier PRESSE CANADIENNE ' Vf uujjuaq — Des logements .A^convenables à un prix abordable, des équipements municipaux décents, des loisirs pour les jeunes, des déductions fiscales additionnelles pour les habitants des régions éloignées et un programme de développement du tourisme nordique, voilà la liste d’épicerie que l’Administration régionale Kativik a transmise hier au gouvernement québécois.' Profitant du passage des ministres Louise Harel et Serge Ménard et du député David Cliche, adjoint du premier ministre, le président de l’Administration régionale Kativik, Jean Dupuis, a dressé la liste des besoins criants de sa région qui compte 7800 autochtones d’origine inuk, mais aussi plusieurs centaines de Blancs venus du Sud (appelés ici des alloch-tones).«Le retrait du gouvernement fédéral du domaine du logement social a eu des effets négatifs, a expliqué M.Dupuis.Plusieurs villages souffrent de surpeuplement et il n’est pas rare de voir un taux d’occupation de quatre personnes par chambre dans certains logements.» Seulement neuf unités de logement ont été approuvées au printemps dernier par la Société d’habi-tatipn du Québec pour la région.A deux mois du référendum sur l’avenir du Québec, le gouvernement Solda sib- ijûutEXŒ GAMBARD Vente et service technique 630-A, rue Cathcart.Montréal, centre-ville 866-3876 -AGENT OFFICIEL ROLEX- ROBÏC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 5S.ST-JAC0UES MONTRÉAL.QUÉBEC H2Y3X2 Ear (5141845-7874 HL: (514) 98 R*0*8"K C*[c\ CLINIQUE SANTÉ-VOYAGE La Clinique Santé-Voyage rattachée à l’Unité Maladies infectieuses de la Direction de la santé publique de Montréal-Centre située au 3700, rue Berri, change d’horaire à partir du 5 septembre et sera ouverte en début de soirée trois jours par semaine: du lundi au mercredi, de 12h00 à 19h30, jeudi et vendredi, de 8h30 à 16h00, sans rendez-vous.Téléphone: (514) 845-6343.Télécopieur: (514) 845-6757 ( Au Nord de la rue Cherrier) (Métro Sherbrooke) (Stationnement avec frais rue Cherrier près de St-Denis) La Clinique Santé-Voyage offre égalemement ses services au 5345.boul.de l'Assomption, bureau 190, les mardis, mercredis et jeudis, de 13h00 à 20h00.sur rendez-vous.Tél.: (514) 252-3890.Téléc.: (514) 252-3506.ACHETER DES SOLDES QUAND VOUS POUVEZ ACHETER AU PRIX DE GROS OUI MESSIEURS LA CONCURRENCE NE NOUS FAIT PAS PEUR-COMPAREZ NOS PRIX Avec les prix pratiqués dans les boutiques et magasins qui vendent des vêtements faits en FRANCE et en ITALIE Prix CLUB 402 Le costume 100% pure laine vierge fait en ITALIE et GRIFFÉ 299* a 450* Le blazer 100% pure laine vierge $ fait en ITALIE et GRIFFÉ 295* 125s Le pantalon 100% pure laine vierge doublé jusqu'aux genoux, fait en ITALIE et GRIFFÉ La chemise Club-Paris 100% coton ou mélange faite en FRANCE et GRIFFÉE 70s La cravate 100% pure soie crêpe de Chine, faite en ITALIE et GRIFFÉE 40$ Etc.Etc.Oui dit mieux?(jpulo 402 •HOMMC* 1118, rue Sainte-Catherine O., Suite 200 Montréal (Québec) H3B 1H5.tél.: 861-363B 5 Lundi au vendredi 9h30 à 18h samedi 10h à 16h 01 I.K |) K V OIK, I.K J K r U I ai A O P T 1093 A ü ÉDITORIAL L’inquiétude Lise B issonnette Quatre souverainistes, chercheurs en opinion publique, viennent de souffler publiquement le froid dans leur propre camp, à moins une minute du départ du train référendaire, en suggérant un report de la consultation populaire sur la souveraineté, pour cause de défaite appréhendée.I.eur réflexion mérite attention, mais elle débouche sur une impasse.es quatre universitaires — Pierre-Alain Cotnoir, Pierre Drouilly, Jean-Herman Guay et lierre No-reau — sont membres d’un Groupe de recherches sur l’opinion publique qui s’est formé au début de 1992 et qui, en général, soumet confidentiellement aux leaders souverainistes le résultat de ses évaluations du flot continu de sondages auprès des électeurs québécois.Leur texte qui prend l’allure d’un manifeste (voir notre édition du lundi 28 août) a trouvé un écho immédiat non seulement au Québec mais aussi au Canada, le quotidien The Globe and Mail l’a immédiatement traduit pour lui donner une diffusion d’un océan à l’autre.Il est reçu comme la répétition générale de l’enterrement prochain du OUI.La genèse de ce texte dit pourtant autre chose.On se souviendra qu’en avril dernier, un document confidentiel préparé par M.Drouilly sur le même thème avait fait l’objet d’une fuite.Il accordait une avance au camp du NON, en analysait les causes, proposait un report du référendum mais aussi une stratégie de rechange, maintenant absente de la réflexion du groupe.Le sociologue prenait acte, notamment, de deux faits incontournables: l’opposition solide et majoritaire des Québécois au statu quo- dans les rapports Québec-Canada, mais un «attachement» persistant au Canada qui nourrit la chimère d’une réforme capable d’accommoder enfin le Québec et d’accueillir ses revendications historiques.Il proposait alors aux souverainistes un virage bien plus déchirant que celui auquel s’est résigné M.Parizeau en juin dernier.M.Drouilly demandait au gouvernement du Parti québécois de suspendre le premier article de son programme, donc de renoncer au référendum sur la souveraineté, et de reconstruire un consensus québécois à partir des revendications constitutionnelles traditionnelles des gouvernements successifs du Québec.Après en avoir établi le corpus, duquel le Parti libéral du Québec ne pourrait se dissocier, la population l’approuverait par référendum en 1996 avant qu’il soit déposé, incontournable, à la future conférence constitutionnelle de 1997.Le refus probable du Canada, disait M.Drouilly, recréerait un climat politique favorable à la souveraineté, comme au lendemain de l’échec de l’entente du lac Meech.Et si par miracle le Canada acceptait les demandes québécoises, ce progrès vaudrait mieux que l’affaiblissement collectif inévitable après un NON au référendum.C’était de l’étapisme extraordinaire, alors même que le premier ministre, M.Parizeau, s’arrachait avec douleur un premier minuscule «virage», celui de reporter à l’automne le référendum.Lui demander de retourner faire les génuflexions traditionnelles à Ottawa relevait de l’illusion, et même de l’hypocrisie.Se souvient-on de sa démission, en 1984, du gouvernement de M.Lévesque qui proposait justement de donner une nouvelle chance au «beau risque» du fédéralisme?Suggérer des changements de stratégie est une chose, demander à un leader de se parjurer symboliquement, en quelque sorte, en est une autre.Mais on ne peut écarter que les analyses du sociologue aient contribué au virage stratégique subséquent, celui qu’a suggéré la Commission sur l’avenir du Québec et qui a débouché sur l’entente tripartite de juin, intégrant une offre de «partenariat» avec le Canada.Les souverainistes peuvent-ils et devraient-ils aller plus loin dans la dilution de leur option sans perdre toute crédibilité?Les dés ne sont pas encore jetés et il leur est sans doute loisible de formuler la question de façon telle qu’elle rassemble le plus possible, qu’elle fasse une véritable place à ceux qui refusent le statu quo et ne sont pas prêts à la rupture.Bien que l’idée de promettre un deuxième référendum pour ratifier le résultat des négociations avec le Canada répugne aux orthodoxes, elle a un fondement démocratique qui pourrait en rassurer plusieurs.Mais là est la limite où pourrait se rendre le Parti québécois.Les chercheurs en sont peut-être arrivés à des conclusions semblables puisque, désormais, ils ne proposent plus de stratégie de rechange.Ils constatent que l’opinion n’a guère bougé malgré l’entente de juin et l’offre d’association avec le Canada, et en concluent tout simplement qu’il faut reporter la consultation pour éviter la catastrophe.C’est oublier que le report du référendum, dans ces conditions, aurait des conséquences tout aussi désastreuses que le NON qu’ils appréhendent, et qui n’est tout de même pas certain.Renoncer au vote équivaut à reconnaître que le NON a gagné avant même la bataille, reddition pure et simple sans même un décompte des forces.Il n’y aurait certainement jamais de «prochaine fois» et le Québec deviendrait moins qu’une province comme les autres, ce serait le territoire du dédit, celui qui a révoqué sa propre histoire sans même lui proposer une suite.On peut difficilement imaginer pire résultat, même à un référendum qui débouterait les souverainistes.Les chercheurs appellent, en terminant, à un «recadrage de la question nationale» et font appel au «temps», «ce facteur qui accompagne tous les grands changements».Mais rien, strictement rien ne permet de croire que la question nationale, adve-nant un tel forfait avant l’affrontement, renaîtrait un jour de ses cendres, et que ne s’accélérerait pas, au contraire, la résignation qui a gagné le camp fédéraliste québécois et qui tente les indécis.L’inquiétude qui a saisi le camp souverainiste devant les derniers sondages d’opinion lui est salutaire, la tentation du triomphalisme s’estompe au plus haut niveau et la réflexion interne, semble-t-il, est plus sensible à la nécessité de rejoindre les électeurs autonomistes sans être souverainistes.L’important, c’est que le Québec progresse et on aimerait que les tenants du NON, au Québec du moins, s’imposent aussi cette réflexion qui est quasiment d’un ordre moral.Mais l’inquiétude ne saurait paralyser, et avoir raison de tout.Le report du référendum peut aussi engendrer un désastre.f «Ecoutes.J ai envoyée une lettre» Après plusieurs années de lutte, les cinéphiles ont finalement eu raison de l’entêtement des organisateurs du Festival des films du monde: ceux-ci ont ajouté des sous-titres électroniques français à certains longs métrages expédiés à Montréal en version «s.t.a.».Malheureusement, pour faire le boulot, on semble avoir recouru aux services de traducteurs ayant peu fréquenté Grevisse.Ainsi, le nombre de fautes présentes dans les sous-titres français du film japonais Lettre d’amour dépassait-il vendredi la centaine.Quelques exemples: «pillule»; «il arrive momentanément» (pour «il arrive dans un moment»); «les fleurs vont bientôt éclorer»; «Crois qe que tu voudrais!»; «Dit donc!»; «Ecoutes!»; «J’ai envoyée une lettre.».Tout cela est fort déplaisant, mais ne gueulons pas trop fort.À trop critiquer sa bride, on pourrait perdre notre nouveau cheval.Réjean Roy Mont-Royal, 27 août 1995 Militantisme gai Le militantisme gai a-t-il trouvé son théoricien de la nouvelle génération en la personne de Davis Piché («Pour un militantisme dialogique, Le Devoir, 9-10 août 1995)?Son texte ne manque pas d’audace mais ses raisonnements sont des amalgames sophistiqués.Piché accuse les militants gais qui recherchent la reconnaissance des droits du couple gai d’«égocentrisme» et de «conformisme».Leur activisme, écrit-il, ne vise rien d’autre qu’à récolter les bénéfices du pouvoir qu’ils devraient au contraire contester, par l’affirmation de leur différence spécifique.Ainsi, sous prétexte de refus global de LETTRES -?- compromission avec «les structures établies», les couples gais devraient renoncer à leurs droits?Il me semble, au contraire, très révolutionnaire de la part de couples gais de chercher à se faire reconnaître comme égaux, dans la mesure où la condition de cette reconnaissance n’est pas ce rapprochement jusqu’à la confusion des genres, qui semble faire peur à Piché mais bien, de la part de la majorité hétérosexuelle, un questionnement fondamental sur la nature du couple.Mais si Piché se fait du militantisme gai une notion si élevée ou si pure (proche du martyr?), c’est qu’il idéalise le fait d’appartenir à la minorité homosexuelle.En terme quasi religieux et au nom de sa compréhension supérieure de la réalité gaie («la intrinsèque»), il attribue à son orientation sexuelle minoritaire les vertus que l’on attribue d’habitude au philosophe (Piché est étudiant clans cette discipline): de déranger, de proposer un nouveau rapport entre les hommes et une sensibilité nouvelle face aux choses.Ce discours autojustificateur est largement contredit par la réalité quotidienne des gais, trop heureux de faire «comme tout le monde».Son discours de ce que j’appellerais la mystique gaie ne cherche-t-il pas à fournir une réplique, dans le sens de réponse et copie, au discours traditionnel sur les sexes?Jadis on parlait de «l’étemel féminin», de l’homme qui doit «agir en homme», maintenant on pourrait parler du «gai subversif».Comme si l’orientation sexuelle, après l’appartenance à un sexe, comportait l’inclusion automatique de certains traits valorisateurs de la personne.Je croyais que notre siècle essayait de se libérer de ce carcan-là.Jean-Pierre Le Page Outremont, 18 août 1995 Souveraineté et séparation Le 15 août, à Alma, M.Parizeau disait à la télévision qu’il voulait la souveraineté du Québec et que la «souveraineté n’a rien à voir avec la séparation».C’est faux.D’après Le Robert, le mot souveraineté dénote «le caractère d’un Etat,qui n’est soumis à aucun autre Etat».Or, dans une fédération comme le Canada, aucun gouvernement, pas même le fédéral, ne peut prétendre être totalement souverain dans ses décisions — ils sont soumis les uns aux autres dépendant de la juridiction, S’ils veulent être souverains, les Etats membres d’une fédération doivent sortir de la fédération, «faire sécession», que Le Robert définit a:nsi: «action par laquellç une partie de la population d’un Etat se sépare de l’ensemble de la collectivité».D’ailleurs, le 1er mars 1994, Lucien Bouchard disait ceci à Washington: «La mission principale.de notre parti repose sur la conviction que le Québec devrait faire sécession du Canada, qu’il devrait quitter la fédération.» Quelques jours plus tard, devant un groupe d’hommes d’affaires assemblés à Montréal, M.Parizeau disait qu’il ne se cachait pas de vouloir faire la séparation, la sécession.On ne peut guère soupçonner MM.Parizeau et Bouchard de ne pas connaître le vrai sens des mots du français.Alors, quand M.Parizeau dit que la souveraineté n’a rien à voir avec la séparation, on ne peut que conclure qu’il espère tromper les Québécois en leur faisant croire qu’ils peuvent faire la souveraineté sans faire la séparation.Ils ne sont pas des homards.Philippe Gigantès Montréal, 19 août 1995 OK) BOK) COUP Vt V&ttU, K)E SE ?ERD PASj c Dernière chronique •"il e ne serai pas centenaire.J Cette 781' chronique sera, à regret, ma dernière, Le Devoir renouvelant la semaine prochaine les signa-ik==J tures des chroniques en page éditoriale.Feuilletant ces 78 chroniques rédigées depuis décembre 1993 au fil de semaines se succédant trop vite, je n’en trouve pourtant aucune que je regrette d’avoir «pondue».Bien sûr, je corrigerais bien quelques expressions malheureuses, je retrancherais certains commentaires inutiles, j’ajouterais ici une donnée, là une nuance.Mais dans l’ensemble, c’est plutôt avec fierté que je puis affirmer: je persiste et signe.Entreprenant cette chronique il y a quelque 21 mois, je m’étais fixé trois lignes de conduite se résumant en trois mots qui me sont chers: liberté, responsabilité, solidarité.Liberté, car la qualité de la vie démocratique au Québec souffre, me semble-t-il, du mutisme des intellectuels, contraints ou séduits en trop grand nombre par des règles institutionnelles de discrétion, de promotion ou de subvention, englués dans la complaisance ou tout simplement soumis à l’étouffante rectitude politique ambiante.Responsabilité, car chacun d’entre nous doit être tenu comptable du bien commun.Chacun a la responsabilité — là où il se trouve et sans attendre quelque «projet de société» venu d’on ne sait où — de réfléchir, de prendre la parole et de mettre en œuvre les changements qui s’imposent pour que demain soit meilleur qu’aujourd’hui.Solidarité finalement, car n’en déplaise à tous ces bonzes pontifiants et méprisants perdus dans les hautes sphères de l’intelligentsia subventionnée et 7 PIERRE GRAVELINE ?«abrifiscalisée» qui ont décrété que tout est désormais affaire d’individualisme et de compétition, le «chacun pour soi» ne vaudra jamais le «tous pour un, un pour tous».C’est sur la base de cette éthique de liberté, de responsabilité et de solidarité que je me suis efforcé d’aborder certains des grands enjeux sociaux qui nous interpellent en cette fin de millénaire.De les situer autant que faire se peut dans leur contexte historique.D’établir, comme il se doit, les liens indéniables qui existent, au delà de toute «compartimentation» arbitraire des problématiques, entre ces enjeux socioéconomiques, les orientations de nos gouvernements et le choix fondamental de son avenir politique et culturel que la population québécoise sera appelée à faire dans les semaines qui viennent.Nous sommes nombreux, dans la population en général comme parmi les lectrices et les lecteurs du Devoir, à être habités par un sentiment d’urgence à cet égard.A refuser les dogmes du néolibéralisme.À préparer une nouvelle et indispensable révolution tranquille.A savoir qu’elle présuppose l’accession du Québec à sa souveraineté politique qui seule peut nous permettre de nous gouver- ner nous-mêmes et de maîtriser no?instruments de développement.À croire que plusieurs parmi les problèmes sociaux qui nous confrontent de plus en plus durement ne peuvent trouver leur solution qu’à l’échelle du monde, dans des institutions internationales où nous nous devons d’être présents et de parler en notre nom.Notre camp est celui du changement social.Et bien que cela paraisse naïf et «passé de mode» aux yeux de certains, nous nous sentons plus que jamais un devoir de loyauté envers notre peuple et, au sein de celui-ci, envers les démunis et les exclus dont le nombre ne cesse de croître.C’est de ce mouvement, de cette sensibilité, de ce courant de pensée que j’ai voulu me faire l’écho dans cette chronique, croyant qu’ils avaient leur place dans un quotidien dont la devise est «Fais ce que dois».De mon point de vue, comme l’exprime si bien le grand écrivain afro-américain Ishmael Reed, écrire c’est d’abord se battre.En ce sens, ma chronique se voulait inscrite dans la grande tradition de journalisme d’engagement et de combat qui, malgré bien des avatars, a toujours été présente dans l’histoire du quotidien Le Devoir.Je remercie Le Devoir de m’avoir ouvert ses pages, ne serait-ce que pendant ce court laps de temps.Je remercie surtout les centaines de lectrices et de lecteurs qui, chacun à leur irremplaçable façon, par une suggestion de sujet, par un dossier déposé dans ma boîte aux lettres, par un mot d’encouragement glissé dans mon courrier ou à mon oreille, m’ont apporté leur précieuse collaboration.En m’excusant auprès d’eux de cette rupture d’un dialogue enthousiasmant et prometteur.À PROPOS -?- A .d’un «Apropos» Un «À propos» portait sur le bénévolat dans cette page de l’édition du 15 août dernier.La Fédération des centres d’action bénévole du Québec a sursauté à la lecture des chiffres issus d’une étude de l’INRS-Culture et Société de mars 1995, sur les habitudes de bénévolat des Québécois, en raison de l’écart considérable entre les résultats mentionnés et ceux de deux sondages réalisés pour le compte de la FCABQ en 1993 et 1994 par la maison de sondages Léger et Léger.L’extrait cité mentionne qu’une moyenne de 32 % (après pondération des résultats de toutes les régions) de Québécois ont consacré du temps libre à l’action bénévole au cours des «12 derniers mois qui ont précédé l’enquête» (selon le texte), alors que les sondages de la Fédération indiquent plutôt une moyenne de près de 41 % d’adultes bénévoles en 1993, suivi d’un bon à 64 % en 1994.La FCABQ ayant chaque fois rendu publiques ces données qui circulent dans divers milieux de recherche à titre de référence fiable, elle a jugé nécessaire de procéder à une vérification auprès de l’INRS et de l’auteur du rapport dont est extrait l'entrefilet, afin de comprendre ce qui pourrait expliquer de telles différences.Précisons que les données de cet extrait proviennent d’une enquête faite par le Direction de la recherche, de l’évaluation et des statistiques du ministère de la Culture et des Communications réalisée en 1994, donc que la période de 12 mois précédant l’enquête fait référence à l’année de l’enquête, mars 1995 étant plutôt la date de remise du ra[> port par l’INRS-Culture et Société au ministère qui le lui avait commandé.Il est ressorti de l’entretien que les écarts entre les deux études pourraient s’expliquer par le type de question posée dans chacun des cas.Les pourcentages mentionnés par les deux enquêtes de la FCABQ découlent d’une question générale sur le don libre de temps (excluant les sentences de travaux) tant auprès d’un individu que d’un organisme, alors que l’enquête gouvernementale faisait référence au bénévolat réalisé au sein d’organismes uniquement, donc plus encadré.Nous en déduisons que les résultats de chacune des études reflètent correctement les habitudes de bénévolat de la société québécoise, mais encore faut-il que ces informations soient présentées avec un certain éclairage afin de permettre une meilleure compréhension.L’extrait ne permet pas toujours cet exercice.Patricia Morin Aagente de communication, FCABQ Montréal, 17 août 1995 LE DEVOIR PONDE PAR BENRI BODRASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Vice-président, finances et administration FRANÇOIS TIIOUIN Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU.PIERRE CAYOUETTE, GUY TAILLEFER Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique ROLAND-YVES CARIGNAN 2050, rue de Bleury, 9* étage, Montréal (Québec) H3A 3M9.Té 1.: (5 1 4) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS in i> n v « i k .in j n r i> i A O l' T I il il 5 A ï E S Le retour des vieilles peurs Dès que les Québécois veulent se comporter comme un peuple, le chœur des porte-parole politico-économico-financiers s’élève pour évoquer les drames sans nom qui les guettent CLAUDE MORIN Professeur à l'École nationale d'administration publique ur le plan des idées, les partisans du régime actuel paraissent mal pris.Impossible en effet pour eux de ressusciter la gigantesque illusion du «fédéralisme renouvelé» qu’ils agitèrent en 1980 pour tromper ceux des Québécois qui espéraient encore.Or, on s’en souvient, l’année suivante une coalition nocturne Ottawa-provinces anglophones isola sciemment le Québec et lui imposa une Constitution qui réduisait ses PHOTO PIERRE CHARBONNEAU Claude Morin en couverture de son livre Les choses comme elles étaient, publié chez Boréal.pouvoirs, ne tenait aucun compte de ses aspirations et niait l’existence d’un peuple québécois.Voilà comment le reste du Canada «renouvela» le fédéralisme.Parce que ce genre de truc, tel l’honneur et les allumettes, ne peut servir qu’une fois, les fédéralistes n’ont plus la crédibilité pour promettre des réformes.En plus, s’ils s’y essayaient, ils se contrediraient.On s’en est aperçu quand, dans un moment de spontanéité calculée, Daniel Johnson (fils) a «osé» parler du Québec comme d’une société distincte et évoquer le droit de veto: d’Ottawa, on lui a vite indiqué l’heure juste.Politique oblige, la rebuffade ne l’empêchera pas de tenir un raisonnement absurde: «La souveraineté rejetée, proclamera-t-il, nous procéderons, avec Ottawa et le reste du Canada, à des réformes avantageuses pour le Québec.» Après un NON, cependant, on lui rétorquerait tout de suite: «Minute! Maintenant que les Québécois ont accepté de se soumettre au régime tel qu’il est, ils devront désormais en respecter toutes les conditions.Finis le veto, la société distincte, les positions traditionnelles, l’autonomie.Le Québec est une province comme les autres.» Il reste les bonnes vieilles peurs, recyclables.On recommence à les extraire des boules à mites, par exemple chez les grands milieux d’affaires et les banquiers philanthropes qui, on le sait, veulent tous notre bien.Et aussi chez les premiers ministres des provinces anglophones, respectueux en la matière du plan de match conçu par Ottawa.Ainsi viennent-ils d’affirmer à Terre-Neuve qu’un Québec souverain ne doit pas s’attendre à des rapports économiques normaux avec le reste du Canada.Sous-entendu: il sera abandonné, tout seul dans son coin, à son triste sort.Ces politiciens régionaux exercent-ils tant d’influence sur les flux commerciaux qu’on Les premiers ministres des provinces anglophones sont respectueux du plan de match conçu par Ottawa.devrait prendre leurs menaces au sérieux?Non, d'autant que les sondages montrent que leur opinion publique, aans leurs propres provinces, ne les suit pas sur ce terrain.On ne doit pas non plus oublier que leur stratégie les empêche de dire autre chose.Cela me rappelle une expérience vécue.Pendant la période qui s’écoula entre l’élection du PQ en 1976 et le référendum de 1980, il m’est souvent arrivé, en vertu de mes fonctions d’alors, de discuter de l'avenir du Québec et du Canada avec des ministres et des premiers ministres des autres provinces.Ils étaient unanimes sur trois points.Ils admettaient en privé qu'après un OUI au référendum, des discussions auraient évidemment lieu entre le Québec et le reste du Canada sur la suite à donner au choix des Québécois.Toujours en privé, ils reconnaissaient que le maintien d’une association économique avec un Québec souverain irait de soi et qu’elle serait mutuellement avantageuse.Mais, attention, tous ajoutaient que jamais ils ne diraient ces choses en public de peur d’aider les souverainistes; ils insisteraient au contraire, dans leurs dis-o mrs et déclarations, sur les dangers d’une rupture qu’ils qualifieraient de totale entre le reste du Canada et un Québec qui aurait opté pour la voie souverainiste.Trois premiers ministres au moins se sont exprimés de la sorte devant moi: Brian Peckford de Terre-Neuve, Allan Blakeney de Saskatchewan et Peter Lougheed d’Alberta.EL parmi les ministres, il y avait un dénommé Roy Romanow.Ce comportement dominateur n’est pas nouveau.Chaque fois que les Québécois ont voulu, par leur gouvernement, agir comme peuple, il s’est trouvé, dans les establishments politic^économiques, des prophètes de malheur pour leur prédire les pires catastrophes.PourtanL chaque fois, les catastrophes annoncées ne se sont pas matérialisées.Conseiller économique de Jean Lesage en 1962, j’ai eu connaissance de la campagne orchestrée par les adversaires de la nationalisation de l’électricité.Selon eux, si le gouvernement du Québec «étatisait» cette richesse naturelle, les entreprises fuiraient son territoire pour s’établir ailleurs et il se ferait couper les vivres par les prêteurs étrangers.Or, des institutions financières américaines contribuèrent au financement de la nationalisation et Hy-dro-Québec participa, avec l’entreprise privée, à l’essor économique général.J’ai vu, en 1965, des représentants d’intérêts corporatifs (dont Renaud Saint-Laurent, fils de Louis), et en particulier ceux de la Sun Life, faire pression sur Lesage pour qu’il abandonne son projet de Cais- se de dépôt et placement car, lui disait-on, les milieux financiers menacés par une initiative aussi «socialiste», (ligne de Fidel Castro, cesseraient, ulcérés, d’acheter les obligations québécoises.Or, la Caisse est devenue un des plus importants leviers du Québec contemporain et les obligations continuent à se transiger.(Dans le temps, ces épouvantails, pas encore usés, pouvaient troubler: j’ai admiré la résistance de Lesage.) Peu après, on tenta de la même manière de persuader Daniel Johnson (père) et son successeur, Jean-Jacques Bertrand, que la percée internationale du Québec semait chez les prêteurs et investisseurs extérieurs des doutes qui pourraient se révéler néfastes.Les Américains notamment, affirmait-on, pourraient prendre ombrage des relations directes que le Québec avait établies avec la France de de Gaulle et trouver suspect, dans un continent massivement anglophone, son intérêt envers la francophonie.Sans compter que ces initiatives indisposaient grandement les fédéraux, ce qui donnait, du Québec, une inquiétante image d’insubordination.Or, l’ouverture québécoise vers l’extérieur, pas plus que le reste, ne suscita les rétorsions prédites de la part des Etats-Unis ou de toute autre chancellerie ou banque étrangère.Même chose pour la politique linguistique.La loi 22 de Robert Bourassa et bien davantage la loi 101 provoquèrent leur cortège de malédictions et de menaces plus ou moins voilées, quand ce ne fut pas de l’hystérie dans les médias anglophones.Encore là, les investisseurs boycotteraient le Québec, les entreprises fermeraient, etc.Plus près de nous, en 1992, il y eut le refus majoritaire de l’entente de Charlottetown, ce qui risquait fort, nous avait-on prévenu, de causer une baisse tragique du dollar canadien, de faire augmenter les taux d'intérêt, et que sais-je encore.En fait, T’inverse arriva.Cette brève, et incomplète, énumération suffit.C’est classique: dès que les Québécois veulent se comporter comme un peuple et prendre, dans leur propre intérêt, des décisions de peuple, le chœur des porte-parole politi-co-économico-fmanciers s’élève, style Banque Royale, pour évoquer les drames sans nom qui les guettent.Ça ne date pas d’aujourd’hui et ça ne finira que le jour où, comme l’espèrent ces establishments, les Québécois se résoudraient à se conduire une bonne fois pour toutes en minorité ethnique généralement docile.Comme ce fut fréquemment le cas lorsque les Québécois se définissaient comme Canadiens français.Dans cette perspective, si ces milieux tiennent tant à un NON référendaire, c’est qu’ils ont bien l’intention, quoi qu’en pensent les fédéralistes sincères, de l’interpréter comme le signe incontestable d’une soumission attendue.Avec toutes les conséquences que cela entraînerait.n ! - uf Bordeaux, problème à perpète?La pointe de l’iceberg des difficultés correctionnelles du Québec ÉQUIPE DEVOIR D U B JOHANNE VALLÉE M.Sc.criminologie Directrice générale Association des services de réhabilitation sociale du Québec ordeaux, Centre de détention de Montréal.Problème perpétuel mais certainement pas nouveau dans le système carcéral du Québec! En effet, au cours des quatre dernières = décennies, périodiquement, on a entendu parler de fameux «bingos» se produisant dans cette institution et commandant des réparations fort coûteuses pour les contribuables.Au fil des ans, ces événements plus ou moins dramatiques deviennent presque inévitables.C’est que Montréal renferme et est entouré d’une population dense et multiethnique où la misère humaine est visible à chaque coin de rue: drogues douces et dures, jeunes issus de familles dysfonctionnelles ou éclatées, alcoolisme, violence, sous-scolarisation et chômage plus ou moins chronique, font de la grande ville et de ses satellites un monstre qui broie ces déshérités.L’établissement de Bordeaux, d’autre part, est constamment en surpopulation, abritant 800 à 1200 détenus.On ne s’étonne donc plus, dans ces conditions, des prétentions des gardiens qui craignent pour leur sécurité.Tout au plus peut-on s’interroger sur les moyens qu’ils comptent employer, moyens qui risquent de ne pas avoir plus d’effets que des cataplasmes sur une jambe de bois! Une fouille générale des cellules pour y rafler la drogue et les armes qui s’y cachent ne fera qu’exacerber la hargne des uns et des autres et creuser un fossé plus profond entre les détenus et les gardiens, alors que ces derniers ont reçu comme mission d’aider les premiers à se réhabiliter.L’augmentation du nombre de détenus Des patrouilles armées et motorisées, si elles empêchent (et c’est à voir) la drogue et les armes d’être catapultées par dessus l’enceinte de la prison, n’empêcheront pas l’augmentation constante du nombre de détenus dans les murs et ne feront pas plus progresser la réinsertion sociale du délinquant.D’autres mesures sont donc nécessaires pour assainir le climat de Bordeaux et de l’ensemble des diverse instances relevant des Services correctionnels du Québec (SCQ).Parce que même si les autres établissements font moins parler d’eux, cela ne signifie pas qu’ils n’ont pas de problèmes, loin de là.La population, dont une large part des impôts sert à assumer le coût des opérations des Services correctionnels du Québec, doit être consciente de ce qui se passe derrière ces murs où elle envoie de ses pairs, victimes des échecs des divers sys- tèmes d’intégration sociale, que ce soit l’éducation, le travail ou la santé et les services sociaux.Enfin, on doit noter la tendance actuelle des juges à imposer des peines d’emprisonnement de plus en plus lourdes, répondant ainsi aux aspirations du grand public et des corps de police qui déplorent la libération prématurée des contrevenants confiés aux Services correctionnels québécois.L’augmentation fulgurante de la clientèle dans nos prisons illustre bien les propos de la spécialiste en pénologie de l’Université de Montréal, Hélène Dumont, qui affirmait il y a quelque temps: «L’opinion publique qui trouve toujours les tribunaux trop cléments envers les contrevenants influe sur les juges et ce sont ces pressions qui mènent à l’excès en matière d’emprisonnement.» Depuis les années 70, les juges ont considérablement augmenté le recours aux châtiments carcéraux.En 1972, rappelle Mme Dumont, il y avait, au Canada, 90 détenus par 100 000 habitants.En 1992, on en comptait 114, ce qui plaçai! le Canada au deuxième rang après les Etats-Unis dans les pays occidentaux sur le plan de la répression.L’Association des services de réhabilitation sociale du Québec (ASRSQ) constate que l’ensemble des mesures développées dans un contexte d’urgence n’ont pas permis d’établir une emprise véritable sur les phénomènes d'inflation pénale et de surpopulation carcérale, principale cause de la violence dans les murs.Selon nous, le défi consiste à établir un nouvel équilibre entre les besoins de la clientèle et les exigences de la population, et à mettre en œuvre un scénario de transformation des SCQ qui permettrait de répondre aux besoins actuels et éventuels de la clientèle contrevenante en rendant accessible une gamme complète de mesures pénales, de programmes et de services, acceptable sur le plan de la qualité et de la quantité, abordable au plan des ressources financières et répondant aux attentes de la population et des partenaires des SCQ, c’est-à-dire des organismes communautaires engagés dans la réinsertion des délinquants.Ainsi, ce nouvel équilibre peut se construire autour de l’organisation de mesures et de services complets et continus qui soient accessibles au bon endroit, au bon moment et à la bonne personne; qui éviteraient ou réduiraient le séjour en prison; qui seraient plus accessibles à partir du domicile du contrevenant et dans la communauté; qui s’adapteraient à l’évolution des besoins de la clientèle et qui permettraient de rendre les services de façon plus économique.Ce nouvel équilibre, prôné par l’ASRSQ, reposerait sur les piliers suivants: une reconnaissance de la contribution essentielle des citoyens bénévoles et des organismes communautaires dans la réalisa- tion de leur mission; une promotion active de la prévention et des solutions de rechange à la pénalisation, la criminalisation, la judiciarisation et l’incarcération; des plans d’intervention cohérents du début à la fin de la sentence; un service actif de liaison à la cour dont le mandat serait de procéder à des évaluations en profondeur des personnes qui se retrouvent devant le juge, d’expliquer au juge les problèmes et les solutions qui s’offrent et le genre d’encadrement requis pour assurer le cheminement positif du contrevenant.Enfin, ce service devrait bien connaître toutes les ressources du milieu qui peuvent assurer la prise en charge efficace du contrevenant.Tout en limitant le recours à l’incarcération ,il faut réorganiser les centres de détention et procéder à la mise en place de centres d’intervention en milieu ouvert et semi-ouvert, conçus et équipés pour soutenir l’intégration sociale de la clientèle; augmenter les responsabilités de la Commission québécoise des libérations conditionnelles dans le processus de remise en liberté des personnes incarcérées, cela additionné d’une recherche active de collaboration de la communauté et des autres agences gouvernementales dans la dispensation des services.Un fonds de développement stratégique Un fonds de développement stratégique devrait permettre aux Services correctionnels d’étudier des problèmes particuliers et de devenir davantage proactifs.Ces quelques mesures devraient permettre de répondre aux questions les plus brûlantes comme: «De combien de centres en milieu ouvert, semi-ouvert ou fermé aurons-nous besoin?»; «Comment assurer avec simplicité des communications efficaces entre les centres de service afin de garantir la continuité des interventions du bon service, au bon moment, au bon endroit et à la bonne personne?»; «Quels sont les moyens d’atteindre ces résultats?» C’est en fait redéfinir le rôle de la prison dans notre société moderne.Comme les services de santé instaurent une médecine ambulatoire tout en assurant au bénéficiaire un suivi posthospitalisation, la prison devrait servir à stopper le contrevenant dans son agir délinquant, permettre d’évaluer ses besoins et établir un plan d’intervention qui pourrait être suivi en milieu ouvert (probation ou autres mesures communautaires) ou semi-ouvert (Centre résidentiel communautaire).En ce qui concerne les contrevenants pour lesquels une peine d’emprisonnement n’aurait pu être évitée, la prison pourrait avoir pour rôle de préparer la réintégration sociale de ceux-ci.Cela signifie qu’on s’attarderait d’abord à la réadaptation du contrevenant tout en lui offrant aussi des moyens de préparer son retour progressif dans la société.PHOTO ARCHIVES Le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard.Défi de taille, projet d’envergure, certes, mais qui vise à un meilleur équilibre entre les attentes de la population, les besoins des contrevenants et les ressources humaines, matérielles et financières du Qué-bec.Il existe un ensemble de conditions favorables à la réalisation de ce virage.D’une part, le contexte social, politique et économique actuel est propice aux changements majeurs.Les pressions qui s’exercent sur l’appareil de l’État sont le reflet des attentes d’actions et de changements propres à l’instauration d’un nouvel équilibre.Equilibre qui entre bien dans les vues du ministre actuel de la Sécurité publique du Québec, Me Serge Ménard.Cependant, ignorer les pressions de l’opinion publique et celles du personnel des établissements signifierait accepter la voie américaine qui privilégie la répression, l’incarcération et un gaspillage indu des fonds publics dans un système qui ne produit pas les bénéfices escomptés par la population.Même le vague sentiment de sécurité que certains citoyens éprouvent à la vue des prisons et des nombreux moyens de contrôle, ne subsiste plus.C’est la crédibilité du système qui est ainsi remise en cause.Or, le Québec possède les connaissances et les compétences nécessaires pour assurer ce virage.En travaillant à l’instauration de ce nouvel équilibre, le Québec peut se démarquer du modèle américain et assumer un nouveau leadership en matière correctionnelle.Pour ce faire, les principaux acteurs devront être des visionnaires démontrant courage et ténacité, deux qualités bien québécoises toutefois.LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Louis Lapierre (adjoint au directeur de l’information), Konrad Yakabuski; Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales, responsable de la section Tourisme)', Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs)', Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l’information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Paule des Rivières, Robert Lévesque, Benoît Munger, Odile Tremblay; à l’information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Du-trisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l’information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Tru-del; à l’information politique: Pierre O’Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec)', Serge Chapleau (icaricaturiste); à l’information sportive: Yves d’Avignon; Marie-Claude Petit (commis), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur); Manon Scott, Serge La-plante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ Lucie Pinsonneault (directrice), Yves Williams (superviseur, Avis publics et annonces classées), Jacqueline Avril, Daniel Barbeau, Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Sylvie Hanna, Christiane Legault, Suzanne Miscevic, Jacques A.Nadeau, Micheline Ruelland, Monique Verreault (publicitaires); Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon; Michèle Bouchard (secrétaire).L'ADMINISTRATION Yves Bouthiette (contrôleur), Dany Dépatie (adjointe à l’administration et coordonnatrice aux ressources humaines), Nicole Carmel (responsable des services comptables), Jeanne-d'Arc Houde (secrétaire à la direction)', Florine Cormier, Céline Furoy, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Christian-ne Benjamin (directrice), Johanne Brien (secrétaire), Manon Blanchette.Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle Le-clerc-Venne.LA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Louise Gagné (directrice), Chrystian Guy (superviseur à la promotion des abonnements).LA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur de la technologie et des approvisionnements), Michael Schneider et Marie-France Turgeon (direction de la production), Johanne Brunet, Danielle Cantara.Richard DesCormiers, Marie-Josée Hudon, Sylvain Lesage.Michèle Malenfant.Christian Vien, Olivier Zuida.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Marcel Couture (président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président et directeur général). i.K i) K v o i K , l K j t: r i) i :t i \ iii'T i ii h 5 LE DEVOIR VCTUALITES Montréal pourrait avoir son grand hôpital imiversitaire en 1999 JEAN PICHETTB LE DEVOIR Les trois hôpitaux universitaires du centre-ville de Montréal seront légalement unifiés à compter du 1" octobre 1996, et la nouvelle institution, le Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), devrait être pleinement opérationnelle avant la lin de 1999, après des travaux d'immobilisation évalués à 350 millions de dollars.Telles sont du moins les recommandations auxquelles en Mint arrives fis ivpn-si-ntanls des hôpitaux Notre-Dame, Hôtel-Dieu et Saint-laïc, ainsi que de l’Université de Montréal et de la Régie régionale de la Santé, regroupés d«ms le comité d'implantation du CHUM.IVésidé pir Guy Coûtante, «w> cLg d llydro-Québec, ce comité, mis sur pied en février par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Jean Rochon, avait pour mandat de préciser les mécanismes devant mener au regroupement des trois établissements et de définir le rôle respectif de chacun.Les conseils d’administration des trois institutions viennent d'ailleurs d'adopter des résolutions permettant la modification de leurs lettres patentes pour permettre la fusion.Rendu public hier matin par les syndicats des trois hôpitaux, le rapport officialise les rôles dévolus à chaque institution dans l'entente tripartite intervenue en juin der-mut I lluirl-Diru, qui deviendra le pavillon A du lutin CHUM, sera transformé en centre ambulatoire où les patients ne séjourneront pas plus de 48 heures.Il dispensera également des soins primaires, secondaires et tertiaires.en service externe, en plus d'assurer la formation des etudiants dans les programmes de premier cycle, les spécialités de base et les surspécialites selon le mode ambulatoire.Le futur pavillon B, l’actuel hôpital Notre-Dame, sera destiné à l’hospitalisation.En plus d’assurer la fomiatior.dans presque tous les programmes de spécialité, il assurera également des services immédiats en cliniques in- ternes.Le pavillon C, actuellement identifié comme l’hôpital Saint-Luc, disposera également de cliniques externes, on plus d'offrir dos services d'hospitalisation et d'assurer un enseignement dims les programmes de spécialité.Le comité recommande au I hr Rochon la constitution d'une société sans but lucratif, la Société d'implantation du CHUM, qui, dès le 1er octobre prochain, aurait pour mandat d’élaborer les grandes lignes du plan de pratique et de la structure administrative unifiée qui chapeautera le CHUM.Une fois cette première phase de la fusion réalisée, le CHUM serait officiellement constitué un an plus tard, et le conseil d’administration nouvellement créé serait chargé de la mise en œuvre du plan de réorganisation ainsi que de la réalisation des travaux de réaménagement requis par la fusion.Entre-temps, les travaux d’immobilisation en cours dans les trois hôpitaux feront l'objet d'une évaluation et d’un bilan, de la part de la Société d’implantation, qui devra soumettre d’ici le 15 décembre prochain un plan de réalisation tenant compte des besoins spécifiques du futur CHUM.Sans préciser davantage les modalités d'opération de la future institution, le rapport du comité d’implantation ne fait aucune mention au sort qui sera réservé aux quelque 10 000 travailleurs actuellement à l’œuvre dans les trois hôpitaux universitaires.Une situation que dénonce la coalition intersyndicale des trois hôpitaux, qui regroupe la moitié de ces travailleurs, d’autant plus que les recommandations du comité ne font aucune place aux représentants syndicaux dans la future Société d’implantation du CHUM.Bien qu'elle ne s’oppose pas à la création du CHUM, la coalition craint que l’exercice en cours ne serve de paravent à un ensemble de compressions budgétaires ne prenant pas véritablement en compte les besoins de la population devant être desservie par le CHUM.lit coalition a donc décidé de mettre sur pied un comité de travail conjoint afin de faire valoir le point de vue des travailleurs.CINÉPHILES Mémoire courte BOURASSA Humour, sarcasme et dérision SUITE DE LA PAGE 1 fois inspiré de l’esprit de la fête de Chamberlan.Au FFM, on copie, c’est beaucoup moins fatiguant.Ce n’est pas nouveau, mais, cette année, cela atteint au risible.Plus tôt cet été, juste au moment où l’on installait un café Internet et multimédia au Monument National dans le cadre du Nouveau Festival, le FFM s’empressait de faire connaître la tenue de son symposium Multimédia 95.Puis, quand Chamberlan annonçait sa projection d’une version intégrale de Mamma Roma de Pasolini, Losique répliquait avec une rétrospective Pasolini.Coïncidence, diront-ils.Voyons donc.Serge Losique va même jusqu’à porter la casquette si Claude Chamberlan l’a fait avant lui.Mais les cinéphiles ont la mémoire courte.Ils ont beau regarder Amarcord («Je me souviens» en dialecte romagnol), ils n’ont que faire des droits d’auteur.Mardi, ils ont même pardonné la vieille version italienne sortie probablement des soutes du Conservatoire d’art cinématographique de l’université SUITE DE LA PAGE 1 En 1995-1996 les universités québécoises doivent essuyer des compressions de 80 millions, et elles affirment devoir actuellement fonctionner avec 100 millions de moins qu’il y a six ans.La CREPUQ rappelle que les universités ont commen-+¦ cé à rationaliser leurs différents programmes, et elle s’insurge contre «l’idée reçue» (dit-elle) voulant que leurs frais d’administration soient trop élevés.Faisant valoir que les droits de scolarité représentent 13 % des revenus de fonctionnement des universités, contre 23 % ailleurs au Canada, faisant valoir que ces droits s’établissent en moyenne à 1670 $ au Québec, contre 2430 $ ailleurs au Canada, la CREPUQ estime inévitable une hausse graduelle de ces droits dans les prochaines années, pour compenser le manque à gagner.Le recteur de l’Université de Sherbrooke, Pierre Reid, a convenu que «l’augmentation des droits de scolarité est politiquement difficile à soutenir pour les élus», mais il a soumis aux commissaires que ceux-ci avaient «le devoir d’éclairer les politiciens sur cette question».La décision de hausser les frais de scolarité a été prise en 1990-91, et en 1994-95 le relèvement des droits a engendré des revenus additionnels de 175 millions (dont 39 millions ont été transférés à l’aide financière aux étudiants, tel que prévu).Mais la CREPUQ a révélé qu’à cause des compressions gouvernementales cette hausse s’est conclue par un manque à gagner net de 25 millions dans les universités.La hausse des frais n’a.pas eu l’effet escompté, qui était, entre autre, de fournir aux universités un meilleur encadrement aux étudiants et d’améliorer les Concordia.Avec sous-titres anglais s.v.p.l En fait, les pauvres cinéphiles sont en état de manque.Que tant de spectateurs se pressent aux portes de presque toutes les salles du FFM et s’entassent sur les dalles de béton de la PdA, ce n’est certes pas une coïncidence.La soif de films des Montréalais est si grande, le cinéma étranger si rare à Montréal et l’année si longue.Mardi, ils se délectaient des souvenirs de Titta, quinquagénaire qui se rappelle l’Italie fasciste des années 30, de l’insouciance de la belle coiffeuse Gradisca (Magali Noël), des postérieurs féminins comme Fellini les aime, des séances de masturbation infantile et collective, comme il les adore encore plus.Il y avait quelque chose de grandiose dans la projection de cette fantaisie de Fellini, quelque chose qui convenait parfaitement au site, quelque chose qui n’avait sans doute rien à voir avec le fait que la fesse italienne dodue se trouvait à cacher la salle Wilfrid-Pelletier d’une PdA toujours acculé au cul-de-sac financier- équipements.Les commissaires des Etats généraux ont accueilli cette déclaration avec surprise.Le coprésident de la commission, Robert Bisaillon, a interpellé la CREPUQ en ces termes: «Quelles garanties peut-on avoir qu’une prochaine hausse ne servirait pas à éponger des compressions budgétaires?» «Les universités ne peuvent pas répondre à cette question, c’est au gouvernement de le faire» de répondre Claude Hamel.Le mémoire de la CREPUQ abordait également d’autres sujets, comme le développement des bibliothèques universitaires, l’accessibilité aux études, l’évaluation des programmes, la formation professionnelle.Dans la même journée d’hier plusieurs dirigeants universitaires venaient présenter leur propre mémoire, et le recteur de l’UQAM, Claude Corbo, a particulièrement attiré l’attention.Parlant au nom de la direction de son établissement, M.Corbo a débordé du rôle strict des universités pour soumettre des propositions s’adressant aux autres ordres d’enseignement Ainsi, l’UQAM plaide pour une véritable année scolaire de 200 jours au secondaire et au collégial, histoire de mieux préparer les étudiants qu’elle reçoit.Elle défend un recentrage de la mission de l’école autour de ce qui est vraiment essentiel, la formation générale, les apprentissages, le développement intellectuel.En ce qui concerne le collégial, M.Corbo a fait valoir qu’il devrait exister un meilleur arrimage entre la formation collégiale générale et l’université.«Pour nous, dit-il, la formation collégiale générale devrait être le début d’un continuum de cinq ans qui se termine par le bac.» SUITE DE LA PAGE 1 qu’il développe longuement dans son livre, et selon laquelle il ne faut surtout pas tourner la page du rapatriement unilatéral de 1982.«Cela constitue l’une des brûlures de l’histoire constitutionnelle canadienne et l'accepter serait la pire des solutions.» A cet égard, il trouve que les provinces ont été sages de prévoir une nouvelle ronde de négociations pour 1997 et une remise en question de la formule d’amendement de la constitution.Sur l’évolution de la campagne référendaire et les chances du OUI de recueillir une majorité de voix, il préfère ne pas se prononcer maintenant.Tout en réitérant l’opinion que l’isolement du Québec pourrait avoir de graves conséquences, il a fait montré l’envers de la médaille.«Si le Québec se retire de la fédération canadienne, avec le morcellement du territoire canadien en quatre régions, je vois difficilement comment le Canada pourrait avoir un avenir à long terme.» Quant à l’entente tripartite des souverainistes, il la juge non fonctionnelle en ce que les éléments d’intégration économiques qu’on y trouve n’ont pas d’équivalent en intégration politique.Il s’est dit par ailleurs étonné de constater que l’avant-projet de loi mis au rancart par le gouvernement Parizeau ne faisait aucunement référence au fait français.«Si c’est par oubli, c’est de l’amateurisme.» Invité à commenter les allégations contenues dans Le Tricheur de Jean-François Lisée, l’ancien premier ministre a fait valoir que l’auteur avait perdu toute crédibilité quand il est apparu aux côtés de M.Parizeau, au lendemain de la victoire péquiste du 12 septembre 1994.«La politique est un sport violent où les coups durs sont fréquents.» Au cours de cette conférence de presse, maniant habilement l’humour, le sarcasme et la dérision, il a montré qu’il n’avait rien perdu de sa vigueur intellectuelle.Est-il en train de préparer un nouveau retour en politique active?«Soyons sérieux, je suis sexagénaire.Ça fait 40 ans que je fais de la politique et il me semble qu’il ne faut pas toujours faire la même chose», a-t-il répondu.Gouverner le Québec est un récit du long parcours politique qu’il a effectué depuis 1960.Publié par la maison d’édition Fides, on y reprend les quatre conférences-débats qu’il a prononcées ce printemps à l’Université de Montréal devant une vingtaine de politicologues, professeurs de droit, spécialistes en relations industrielles, historiens, criminologues et étudiants de doctorat.L’auteur y relate les épisodes parfois difficiles de l’exercice du pouvoir autour d’événements qui ont marqué l’histoire politique du Québec.Les questions des universitaires brisent la monotonie du récit, le résultat est étonnant et le livre est passionnant à lire.En voici quelques extraits: • CRISE D’OCTOBRE — Après l’enlèvement de Cross, après l’enlèvement de Pierre Laporte, après sept ans de violence politique, s’il avait fallu que survienne un autre enlèvement, la population m’aurait blâmé, à juste titre, de ne pas avoir pris toutes les mesures possibles.On avait peu d’informations concernant l’ampleur réelle du FLQ.Il était inadmissible et intolérable qu’on puisse remettre en question l’autorité de l’État.¦ LA BAIE JAMES — Les faits sont les faits.M.Parizeau insistait beaucoup sur cette option et m’avait vertement critiqué, au mois de mai 1971, suite à mon annonce sur le développement hydro-électrique, en disant que, selon ses calculs, l’énergie nucléaire coûterait trois fois moins cher que l’énergie hydroélectrique.C’était une erreur.¦ LA CHARTE DE VICTORIA — La Charte de Victoria (1971) comportait des éléments intéressants.Meech accordait un droit de veto à toutes les provinces, alors qu’avec Victoria ce droit était accordé à quatre régions.Victoria offrait très peu en matière de réaménagement des pouvoirs et le gouvernement du Québec insistait sur cette opportunité unique pour établir un meilleur équilibre.J’ai donc tiré les conclusions qui s’imposaient et déçidé de ne pas accepter Victoria.¦ DÉFAITE DÉ 1976 — Lors de ma défaite de 1976, on m’a enterré sans certificat de décès.J’ai eu un coup de chance, le 27 octobre 1979, lorsque le Parti québécois avait tenté de m’écarter de l’inauguration de la Baie James.Plusieurs commentateurs ont dit: Trop, c’est trop.¦ PIERRE TRUDEAU — En privé, M.Trudeau était très réservé et avare de critiques sur ses collègues ou ses adversaires politiques.Mais quand il était contrarié, il pouvait parfois adopter, sur la scène publique, un comportement primaire pour régler des comptes ou pour des fins stratégiques.¦ LE STATU QUO — C’est la pire des solutions parce que le statu quo, c’est admettre 1982 et il n’y a pas un premier ministre du Québec qui peut décemment l’admettre.¦ RAPPORT ALLAIRE — Politiquement et logiquement, on aurait pu être tenu de le faire, ce référendum sur la souveraineté, si on avait eu des propositions frivoles à Charlottetown, mais elles étaient justifiables.¦ LES ERREURS — J’ai commis des erreurs puisque j’ai été battu, une fois à tout le moins.Il y a eu par exemple les modalités du projet de loi 22, comme les tests d’admission à l’école anglophone.Sur le plan électoral, c’était très risqué, même s’il fallait agir au plan politique.J’ai déclenché un débat très émotif et j’ai eu beaucoup d’adversaires.Concernant la Commission Cliche, on m’a reproché à l’intérieur du parti, d’avoir nommé des commissaires dont aucun n’était d’allégeance libérale.En 1988, j’ai appuyé Lucien Bouchard, quand il s’est présenté dans une élection partielle.Quant aux Jeux olympiques, j’ai été exonéré de tout blâme.mais plusieurs se sont demandé si je n’aurais pas dû intervenir avant.Vis-à-vis de Trudeau, est-ce que j’aurais dû l’attaquer de façon plus partisane?En 1976, je croyais avoir besoin d’un mandat pour bloquer le rapatriement unilatéral de la constitution.J’ai donc déclenché des élections et j’ai été battu.RECTEURS Surprise SERBES 200 sorties aériennes SUITE DE LA PAGE 1 peuple finirait par gagner.«Nous sommes prêts à tout», a-t-il lancé, avant d’ajouter: «.même à négocier».Le président du Parlement des Serbes de Bosnie, Momcilo Krajisnik, a adopté un ton encore plus conciliant, déclarant qu’il y avait «de bonnes chances» que les négociations reprennent.De plus, le ministre serbe de l’Information, Ratomir Vico, a indiqué à Belgrade que les Serbes de Bosnie se rallient totalement à la direction yougoslave pour négocier le processus de paix.Le ministre a souligné que la «direction des Serbes de Bosnie accepte d’adopter les décisions contraignantes concernant le plan de paix en session plénière à la majorité simple.En cas de vote divergent, la voix du président Slobodan Milosevic est décisive».A Paris, le président bosniaque Aiija Izet-begovic a affirmé que «la voie vers la paix est ouverte.Nous ne voyons pas ici le début de la guerre mais le début de la paix», a-t-il dit après une rencontre avec le président Jacques Chirac.En attendant de juger les Serbo-Bosniaques sur leurs actes, l’OTAN n’a lancé hier pas moins de cinq raids aériens sur leurs positions.Un Mirage français a été abattu par la défense antiaérienne serbe.Les deux pilotes de l’appareil ont pu s’éjecter mais on ignore encore ce qu’ils sont devenus depuis, a déclaré le ministre français de la Défense Charles Millon.Les avions de l’OTAN ont effectué plus de 200 sorties pendant la journée.Les trois premiers raids auraient fait plusieurs morts se- lon des bilans partiels, sept selon l’agence de presse bosno-serbe SRN Les attaques d’hier ont largement dépassé la «frappe chirurgicale» des neuf précédentes opérations de l’OTAN menées en Bosnie.Plus de 60 avions avaient décollé de leur base italienne et du porte-avions américain Theodore Roosevelt pour fondre en deux vagues sur Sarajevo, Tuzla et Gorazde.Les frappes visaient des réserves de munitions, des batteries de missiles antiaériens, des radars et des moyens de communications appartenant aux Serbes de Bosnie.Elles intervenaient au surlendemain du massacre du marché de Sarajevo, qui a fait 37 morts et 88 blessés au moins.La Force de réaction rapide, qui comprend deux mortiers lourds et une batterie de 105 mm français, a pris immédiatement le relais en lançant quelque 700 obus de ses positions du mont Igman, dans les hauteurs de Sarajevo.Selon le porte-parole onusien Chris Gun-ness, «c’était une stratégie à hauts risques — et cela le reste.Elle peut encore essuyer un retour de boomerang», a-t-il ajouté sur la BBC.En guise de première riposte, l’artillerie bosno-serbe a bombardé hier matin une base de l’armée gouvernementale bosniaque au centre de Sarajevo, faisant un mort et un blessé selon les Bosniaques.Radio Sarajevo indique pour sa part que trois personnes — un civil et deux militaires — ont été tuées hier dans la capitale bosniaque.La radio ajoute que deux autres personnes ont été tuées dans la région de Bihac, dans le nord-ouest de la Bosnie, sans préciser si ces morts sont survenues dans la «zone de sécurité» de l’ONU ou non.Les raids aériens on?provoqué l’ire de la Yougoslavie fédérale et de la Russie, qui a condamné ce «cruel bombardement».«Il est inadmissible que la communauté internationale (.) mène la guerre contre une seule des parties impliquées dans le conflit bosniaque quand toutes sont responsables», a estimé le ministère russe des Affaires étrangères.Bill Clinton a apporté son «ferme soutien» à l’opération.Celle-ci, a-t-il déclaré, faisait partie des choses «qui devaient être faites».Grande-Bretagne, Allemagne, Canada, Espagne, Turquie, Italie et Autriche se sont félicités de la fermeté de l’OTAN tandis que Jacques Chirac exhortait les parties en conflit à rechercher un règlement politique.Festibière populaire 8, 9 et 10 septembre 1995 Sous la présidence d'honneur de Monsieur Robert Charlebois Festibière commercial 1 1 et 12 septembre 1995 • % de Cbanibfy le devoir tëggg CMAMUr Q^bière mm mæm Coût d'entrée: 6S • taxes Incluses Qcr tiea historique national du Port-Chambt^ Cbamblx Québec Heures d'ouverture: vendredi 8 et samedi 9 septembre: I Ih A I9h30 dimanche 10 septembre: 1 Ih à I8h • lundi 11 et mardi 12 septembre: 1 Ih à I7h • (514) 658-1200 LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE.MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514) 985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514) 985 3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985 3344 + PUBLICITÉ (514) 985 3399 / télécopieur (514) 985 3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800-363 0305 SERVICE DES ABONNEMENTS In iiséros de téléphone Mirants ssnl valables pear le service de livraison par camelot et poir les abonneaetls postait DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans frais) 1 800 463-7559 LE DEVOIR est publié par LE DEVOIR Inc.dont le siege social est situé au numéro 2050 de Bleury.9e étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par les Imprimerie Québécor LaSaOe.7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc, 612 ouest rue Saint-Jacques.Montréal.L'Agence Presse Canadienne est aulorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.iWO boni.St-Martin ouest lirai Envoi de pibBcation — Enregistrement no0058.Déprit légal: Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général (514) 9R53333; service à la clientèle: (514) 9853355: publicité: (514)985-3399.
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