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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-09-16, Collections de BAnQ.

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Vol.I, X X X V I No 2 1 (i M 0 N T K É A I.I.K S S A M K D I I 6 K T I) I M A N (' Il K 17 S K I* T K M B H K I !> !» ¦> I ( A II I K H S - 1.7 ô S LES ARTS Symposium des arts électroniques: refaire le monde PAGE B 1 ?LIVRES Jacques Ferrandez: à la recherche du rêve perdu PAGE D 1 r MONTRÉAL Taslima Nasreen: calme et fermeté PAGE A 3 ?T I' S ?T V V FORMES Dialogue à l'italienne PAGE l) 12 L’histoire sans fin Le Canada anglais a dû l’avaler de travers, celle-là.Imaginez: Lucien Bouchard qui vient lui balancer à la figure qu’après un NON, «ça» ne serait pas terminé, qu’un jour ou l’autre les Québécois voudront remettre «ça».Pourtant, malgré toutes les gorges chaudes, le chef du Bloc n’a fait qu’évoquer la plus incontournable des réalités.un strict point de vue stratégique, on D/ pourra s’interroger sur ce qui a motivé M.Bouchard à énoncer des propos du genre de ceux qu’il a tenus mercredi.C’est bien lui, après tout, qui a imprimé le «virage» en soutenant que la nécessité d’une victoire devait l’emporter sur toutes les autres considérations, y compris le contenu même du projet.Pourquoi donc laisser entendre, à six semaines d’un référendum encore gagnable, qu’il y aurait immanquablement une «prochaine fois», quand on connaît la propension des Québécois à repousser les échéances?A moins qu’il n’ait voulu braquer le reste du Canada?Ou jouer sur la lassitude ambiante en prévenant que ce que Jacques Parizeau appelait «la visite perpétuelle chez le dentiste» serait justement cela, perpétuelle, si on ne se résolvait pas à crever l’abcès?En tout cas, les déclarations de M.Bouchard ont produit leur petit effet.En moins de temps qu’il n’en faut pour dire Say what?, le dollar canadien subissait les contrecoups de cette résurgence du spectre de l’«incertitude».Et les médias de langue anglaise, lourds de sous-entendus, ne manquaient pas de souligner que l’homme n’avait pas qu’affirmé qu’un NON serait sujet à reconsidération: il avait ajouté qu’un OUI, Jean Dion lui, serait définitif! On reviendra là-dessus.Mais il n’est pas inutile, auparavant, de rappeler que c’est Jean Chrétien qui a lancé ce débat reposant tout entier sur de fausses prémisses.Interrogé à savoir si le gouvernement fédéral reconnaîtrait un OUI et agirait en conséquence — peu importe ce que cela signifie —, le premier ministre a retourné la question et demandé si les séparatistes eux-mêmes prendraient acte d’un NON et, à l’encontre de 1980, s’engageraient à fermer les livres pour de bon.Que M.Chrétien refuse de commenter des scénarios hypothétiques, c’est de la bonne politique, que pratiquent tous les membres de tous les gouvernements de la planète.Qu’il se dise assuré que le camp fédéraliste l’emportera, c’est déjà un peu plus surprenant: qu’est-il donc advenu du chef libéral qui, question de garder ses troupes sur le qui-vive, citait Yogi Berra à tous vents au cours de la campagne électorale de 1993 — it’s not over til it’s over.?Mais lorsqu’Ottawa s’apprête à disputer le match en se ménageant la possibilité d’en contester le résultat s’il lui est défavorable, il prête le flanc à des questionnements éthiques.Certes, il est habile, et potentiellement profitable, d’entretenir la confusion autour de la légalité et de la légitimité d’un projet.Mais si un OUI ne veut rien dire parce que la question posée est «malhonnête», un NON ne s’imposera pas davantage par sa luminosité.De la même manière, quand le premier ministre accuse les souverainistes d’irrespect de la démocratie parce qu’ils ont poursuivi la lutte après le revers de 1980 — où des sièges étaient en jeu pour du «changement» — et les enjoint, cette fois, de promettre qu’ils ne dérangeront plus personne avec «ça», il détourne littéralement le débat.Et il s’en est trouvé plusieurs pour entrer dans son jeu.Il y a un océan de différences entre la non-reconnaissance du verdict d’un scrutin et la poursuite démocratique de la promotion d’une cause.Si on poussait la logique de M.Chrétien à la limite, les partis politiques devraient se saborder après une défaite aux urnes puisque l’électorat aurait rejeté leurs prétentions.Pour toujours.Bien sûr, M.Bouchard n’a pas tout dit Car le raisonnement inverse du sien est tout aussi valable: même si le Québec devient souverain, l’élection d’un gouvernement libéral, par exemple, pourrait provoquer la tenue d’un référendum parfaitement légitime sur la réinsertion du Québec dans la fédération canadienne! Et même avant, la partie ne sera pas jouée.Après un OUI, près de la moitié des Québécois restera vigoureusement opposée à un projet dont la réalisation exigera un appui populaire soutenu.Un contre-référendum fédéral sur la «séparation» qui brouillerait la donne n’est pas à exclure.Les souverainistes eux-mêmes pourraient être forcés de lancer un nouvel appel aux urnes.Tant M.Bouchard que M.Chrétien préparent le terrain pour un vote serré.C’est de bonne guerre.Mais donner à entendre que les voix se tairont, d’un côté comme de l’autre, relève de l’aberration.On pourra le déplorer jusqu’à demain matin, cette histoire est sans fin prévisible, sous quelque angle qu’on 1 examine.Ainsi va la démocratie.Il n’y a que dans les dictatures qu'on veuille faire croire que les choses peuvent être définitives.INDEX Agenda .B12 Avis publics.CIO Classées.Cil Culture.B1 Économie.Cl Editorial.A10 Le monde.A8 Mots croisés.Cil Les sports.C12 'ÂjM T E 0 Montréal Samedi: ensoleillé.Max: 21.Dimanche: averses.Max: 21 Québec Samedi: ensoleillé.Max: 18.Dimanche: averses.Max: 18 Détails en C 10 La Bosnie rejette l’accord sur Sarajevo Retrait des armes serbes: le compte à rebours de l’OTAN s’amorce dans un climat de précarité D’APRES AFP Sarajevo — L’OTAN et l’ONU ont lancé hier un compte à rebours très fragile pour obtenir des Serbes de Bosnie le respect de l’accord sur un retrait total des armes lourdes autour de Sarajevo, que le président bosniaque Alija Izetbegovic a toutefois jugé insuffisant.Cet accord, qui concerne des armes de trop petit calibre selon M.Izetbegovic, a Fleur de Lys, héroïne de bédé Canadian.Émission de timbres «patriotiques» MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Dans sa revue bimensuelle En détail: les timbres du Canada, la Société canadienne des postes annonce la parution, le 2 octobre prochain, d’une série de dix timbres consacrés à des superhéros d’albums de bandes dessinées.Il s’agit de puissants héros canadiens qui «ont combattu les ennemis de notre pays et sont toujours sortis vainqueurs», comme le dit la publication.A part Superman et Captain Canuck, la plupart de ces héros ne sont pas très connus du grand public: Johnny Canuck, Nelvana of the Northern lights et la Québécoise Fleur de Lys.Le carnet commémoratif sera toutefois mis en vente avec une panoplie de produits dérivés comme «des t-shirts, des tapis-supports de souris et d’autres super-articles».Selon la revue En détai\.Captain Canuck tente de défendre le Canada contre VOIR PAGE A 12: TIMBRES néanmoins permis une réouverture symbolique d’une route et de l’aéroport de Sarajevo à l’aide humanitaire.Simultanément, l’année gouvernementale bosniaque (à majorité musulmane) a poursuivi son avancée dans l’ouest de la Bosnie, remportant de nouvelles victoires sur les forces serbes mais risquant de mettre à mal les progrès enregistrés sur le front diplomatique.A New York, le Conseil de sécurité de Pékin (Reuter, AFP et CP) — La plateforme d’action élaborée à l’issue de la 4' Conférence mondiale de l’ONU pour les femmes contient de nombreuses mesures positives mais sa mise en œuvre dépendra bien plus d’initiatives individuelles que de l’action des gouvernements, soulignaient hier les déléguées.L’essentiel des mesures préconisées figure déjà dans les documents des Nations unies, mais la Conférence de Pékin aura permis de mobiliser des femmes du monde entier et de les amener à réfléchir l’ONU a fait hier un geste en direction de Belgrade en prolongeant de six mois un régime allégé de sanctions en sa faveur.L’OTAN a fait état hier après-midi de premiers signes d’un retrait d’armes lourdes autour de Sarajevo, mais la prudence prévalait chez les Occidentaux après une tentative similaire qui s’était soldée par un échec en 1994.sur les mesures concrètes à prendre pour améliorer leur situation, ajoutent des représentants de l’ONU et des organisations non gouvernementales (ONG).«On ne change pas le monde en un clin d’œil, a expliqué une déléguée française.Il faut procéder par étapes.Nous avons ici 40 000 ONG, quatre fois plus qu’à Nairobi où s’est déroulée la dernière Conférence sur les femmes, en 1985.Elles se serviront de ce document pour faire pression sur leurs gouvernements.» Outre la plateforme d’action, les 181 États présents ont adopté une déclara- PHOTO JACQUES NADEAU ÇmpÆ ¦m Le chercheur Georges Mathews: une approche inédite.L’an 1 d’un Québec souverain Un déficit prévisible de plus de 10 milliards L’étude de Mathews soulève à l’INRS une vive controverse au plan méthodologique PIERRE O’NEILL LE DEVOIR / Economiste et démographe à l’INRS, Georges Mathews soutient que les experts ont à ce jour nettement sous-estimé le coût budgétaire de la souveraineté.Commandée par le ministre Richard Le Hir et bloquée par l’INRS, l’étude controversée dont Le Devoir publie la version finale en page Ail établit à 10,5 milliards le déficit prévisible de 1996-97, soit l’an 1 de l’éventuel Québec souverain.Cette évaluation est près de trois milliards plus élevée que les conclusions auxquelles en sont venus les actuaires Claude Lamonde et Pierre Renaud, dans une étude que le ministre Le Hir a publiée le 31 août dernier.A l’Assemblée nationale cette semaine, les libéraux ont accusé le gouvernement d’avoir caché l’étude de M.Mathews parce qu’elle dessert la cause de la souveraineté.Le premier ministre Parizeau et le ministre Le Hir ont tous deux rejeté cette prétention, expliquant que c’est l’INRS qui en a interdit la publication parce qu’elle «soulevait des interrogations importantes au plan méthodologique».Version des faits que M.Mathews a confirmée au Devoir, précisant que les discussions sur le litige se poursuivent avec la direction de l’INRS.Pour sa part, le président de l’INRS, M.Claude Thibodeau, a fait savoir qu’il a par ailleurs permis à M.Mathews de publier le fruit de ses recherches dans la collection scientifique interne de l’institution, afin de susciter un débat sur la méthodologie.«C’est un bon document.On y trouve des positions originales, mais il y a des questions de méthodologie importantes sur lesquelles on procède à des consultations.On y trouve des interprétations originales qu’on n’a jamais vues nulle part et ça prend des spécialistes des finances publiques pour vraiment trancher le débat.» Dans le cours des travaux qui l’ont mené à ces conclusions pessimistes, l’auteur de l’étude a pris ses distances avec l’approche conventionnelle.Il a privilégié une «manière empirique de sentir» la VOIR PAGE A 12: DÉFICIT — —- — REFERENDUM ¦ L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon: Le syndrome Le Hir.A 10 ¦ Les sondages confirment la défaite plausible du OUI, dit Pierre Drouilly.-A 6 ¦ Les libéraux ne sont pas satisfaits de la rétractation de la SRC.A 6 VOIR PAGE A 12: PÉKIN PHOTO REUTER Une déléguée des Émirats arabes unis feuillette le dernier numéro du journal publié dans le cadre de la Conférence mondiale pour les femmes.La conférence a pris fin hier à Pékin au terme de 12 jours de travaux.La prochaine n’aura lieu que dans dix ans.VOIR PAGE A 12: SARAJEVO Une grande manifestation s’est déroulée hier à Belgrade, capitale de la Serbie, en guise de protestation contre les raids de 1,’OTAN menés contre les Serbes de Bosnie.Des manifestants ont mis le feu à un drapeau américain devant 1 ambassade des États-Unis.Autres informations en page A 8.PHOTO REUTER Clôture de la Conférence de l’ONU pour les femmes Qu’aura donné le grand rendez-vous de Pékin?L’application des résolutions s’annonce ardue VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LA QUESTION On vous cache le texte de l'offre de partenariat Le mot pays a été omis délibérément, et on vous demande de voter quand même pour Un Québec souverain est un pays séparé l'approuver.C’est donner un chèque en blanc à du Canada.C'est une rupture totale, Jacques Parizeau.définitive et irréversible./ «Acceptez-vous que le Québec deviennes^ souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique dans le cadre du projet de lojsur Pavenir du Québec et de Ventente signée le 12 juin 1995?» L'entente dit qu après un Oui, le Québec sera un pays souverain, que les prétendues négociations réussissent ou pas.Il n’y aura pas un deuxième référendum.Ce projet contient des articles qui portent, entre autres, sur la monnaie, la citoyenneté, les pensions, la dette nationale.Il amène des changements radicaux.Il faut y réfléchir sérieusement.! ü I n?I l Vila V I ._ Telle que formulée, la question de Jacques Parizeau maquille astucieusement sa seule et unique intention: la séparation définitive et irréversible du Québec du Canada.L'entente que les trois chefs indépendantistes ont signée, ils l’ont signée uniquement entre eux.Aucune entente na été conclue entre le Québec et le Canada.Le partenariat qu'ils proposent est une illusion.Il est inapplicable entre deux pays étrangers.Ils savent très bien que c’est voué à l'échec.Voter oui, c'est voter pour faire du Québec un pays séparé du Canada.Ce n'est pas voter pour un partenariat.C'est voter pour la séparation pure et simple.On a raison de dire N0N Les Québécoises et les Québécois pour le NON I e |) e y OIK.L K S S A M RDI I « K T I» I M A N (’ Il K 17 S K l‘ T K M » H K I !> » ¦"> A :i LE DEVOIR Calme et fermeté Toute femme consciente de sa condition devrait refuser de porter le voile islamique, a réaffirmé Taslima Nasreen CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR Ne pas croire au Coran et l’écrire a valu trois fatwa décrétant sa mise à mort comme mécréante à Taslima Nasreen qui s’est exilée en Suède.Mme Nasreen a redit hier en conférence de presse à Montréal, avec calme et fermeté, ses convictions qui, dans un contexte nord-américain, peuvent sembler des lapalissades: droit de s’exprimer sans entrave et de militer pour que les femmes de tous les pays n’aient plus à souffrir de discrimination, qu’elles contrôlent leur sexualité et accèdent à un statut économique et culturel décent Dans une causerie retardée de trente minutes en après-midi — on procédait à la fouille de chacun des auditeurs, à l’amphithéâtre de la Bibliothèque Nationale — Taslima Nasreen a notamment pris position contre le port du voile islamique (hi-jab) que toute femme consciente de sa condition devrait refuser de porter.Une exilée algérienne a demandé à la visiteuse ce qu’elle pensait des motifs invoqués par certains mouvements (tels le Conseil du statut de la femme et la Commission des droits de la personne) qui tolèrent ou admettent le hijab dans une optique de respect des traditions religieuses.L’écrivaine Gloria Escomel, autre invitée, a confié qu’elle se devait d’être moins catégorique: «dois-je demander à mes élèves à l’Université de Montréal de ne pas porter de probe au cou.?Une étudiante musulmane m’a dit que son père la retirerait de l’université si elle s’y rendait sans foulard.la connaissance dispensée à une telle étudiante lui permettra peut-être un jour de s’affranchir d’une tutelle» qui n’a pas lieu d’être, pense Mme Escomel qui livrait des réflexions de haut vol sur la liberté de parole qui passe par la transgression d’un «endoctrinement initial» que les plus forts s’organisent pour faire perdurer «en présentant un Dieu fanatique à leur image».Réplique venue de la salle: «on parlera d’interdire la croix ou la kippa si le refus de les porter mène, comme en Algérie, à l’assassinat de femmes démocrates refusant le hijab».Le crédo de cette Bangladaise est celui d’une «libérale» qui récuse les dogmes, quitte à s’en remettre à un code moral laïc et au respect des minorités, hélas trop souvent traitées avec intolérance.L’œuvre la plus connue de cette gynécologue devenue écrivaine, La Honte, fustige le sort fait à la minorité hindoue agressée dans son pays d’origine par des «fondamentalistes» musulmans.Elle dit englober dans sa campagne la dénonciation de tous les fondamentalismes, qu’ils soient chrétiens, hindous, juifs ou autres.La Honte lui a été inspirée par la destruction d’une mosquée à Ayodiah (Inde), sous prétexte du «sacrilège» commis il y a quelques siècles lors de la destruction d’un sanctuaire hindou qui s’y trouvait.«L’épreuve subie par Mme Nasreen prouve à quel point le droit qu’ont les femmes d’exprimer leurs vues, leurs ambitions et leurs visions du monde doit être constamment réaffirmé», affirme dans un communiqué le président du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique, Ed Broadbent, lequel cautionne la pré- PHOTO JACQUES GRENIER Un grand calme habitait Taslima Nasreen durant la causerie tenue à l’amphithéâtre de la Bibliothèque Nationale, sente tournée de l’auteure, invitée de la Ligue des droits et libertés qui s’associe à une démarche démontrant «l’importance du combat quotidien contre l’obscurantisme et le fanatisme».L’Association des avocats de la défense de Montréal dénonce la «condamnation arbitraire et inique» prononcée contre une jeune femme qui a déjà dit qu’entre elle et Salman Rushdie — auteur britannique d’origine indienne condamné à mort par une fatwa de l’imam Khomeiny — il y avait une différence de taille: «lui s’est excusé».Entourée d’un service de sécurité imposant — il y avait au moins quatre fourgonnettes de l’escouade tactique de la police de la CUM, rue Saint-Denis, à proximité de la Bibliothèque Nationale — Taslima Nasreen a attiré près de 300 auditeurs à un débat sur la liberté d’expression.Elle sera demain à la librairie Gallimard pour y autographier ses œuvres.Lundi midi, à l’Université du Québec à Montréal, il sera question de «Charia et universalité des droits de l’homme» et lundi soir, à la Bibliothèque Nationale, la FNEQ (fédération d’enseignants affiliée à la CSN) on doit discuter de «la femme et l’Islam».Mardi prochain à 16h, à l’Université Concordia, le thème sera The Woman Writer in Muslim Society.L’écrivaine gagnera ensuite Toronto.Formation d’un groupe de travail Le travail policier scruté à la loupe Les interrogatoires pourraient un jour être enregistrés K N li K K ?CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Le ministre de la Sécurité publique Serge Ménard a annoncé hier la liste des participants à son groupe de travail chargé d’étudier les méthodes d’enquête utilisées par les policiers du Québec.Il a aussi précisé que l’un des mandats du groupe sera d’étudier la possibilité d’enregistrer d’un bout à l’autre les interrogatoires menés par les policiers, dans les cas de crimes graves.Ce genre de techniques est déjà utilisée dans la province de l’Ontario, a-t-il souligné.Outre ce mandat particulier, le groupe de travail, qui rendra rapport en mars 1996, devra analyser les aspects suivants du travail policier: les techniques d’enquête utilisées, principalement lors de crimes majeurs, les processus de cueillette de la preuve, les techniques d’arrestation et les procédures de détention relatives à la cueillette de la preuve, le déroulement des interrogatoires, les méthodes d’enregistrement des interrogatoires, le contrôle et l’encadrement des enquêteurs, les mode de sélection des enquêteurs.Sans identifier clairement les déficiences reconnues dans le fonctionnement actuel du corps policier, le ministre Ménard a fait référence à «des allégations récentes relativement à certaines pratiques policières en matière criminelle».Pour justifier la création de ce groupe de travail, le ministre Ménard dit «favoriser une amélioration de la transparence des processus d’enquête dans le respect des droits des citoyens».Le groupe sera présidé par l’avocat Me Jacques Bellemare, spécialisé en droit de la preuve, et qui a déjà présidé des commissions et des comités sur la question de la sécurité publique .Les autres membres du groupe sont tant des dirigeants des corps policiers que des représentants des syn- Serge Ménard entend améliorer la transparence des processus d’enquête dicats des policiers, des avocats de la défense et de la Couronne, et des ju-ristes, un représentant du conseil d’administration de l'Institut de police de Nicolette, Mme Gretta Chambers, chancelière de l’Université McGill, et d’autres.Le service de police de la CUM compte environ 600 enquêteurs tandis que la Sûreté du Québec en regroupe autour de 900.Le groupe de travail fait suite à différentes critiques adressées récemment aux différents corps de police, que ce soit dans ce qui est convenu d’appeler l’affaire Barnabé, dans le témoignage d’un ex-policier de la SQ, Gaétan Rivest, concernant des méthodes douteuses qu’il aurait utilisé au cours de sa carrière dans le corps de police.Une enquête criminelle a eu lieu au sein même de la SQ à ce sujet, mais les données recueillies n’ont pas entraîné d’accusations du procureur général.Paolo Romanelli et Philippe Ferraro sont deux autres individus souffrant de problèmes psychiatriques, qui sont morts au cours d’une intervention policière, aux mois de mai et de juin derniers.Hier, les porte-parole du groupe ont spécifié qu’ils agissaient en comité d’étude et non en commission d’enquête.Fidèle à la ligne qu’il a toujours défendue quant à sa philosophie de la Sécurité publique, M.Ménard a fait valoir hier que le fait de donner plus de pouvoir discrétionnaire à la police revenait à se diriger vers un pouvoir totalitaire.Pour ce qui est de l’enregistrement des interrogatoires dans les cas de crimes majeurs, le président de la Fraternité des policiers et policières de la CUM, Yves Prud’homme, qui fait partie du groupe de travail, s’est dit disposé à étudier cette méthode de travail.Comme le directeur de la SQ Serge Barbeau, il pense cependant que cette technique d’interrogatoire nécessiterait un équipement très coûteux.AFFAIRE SUAZO: RÉACTIONS DE COLÈRE (Le Devoir) — U* Comité des citoyens opposés à la brutalité policière est «outragé» d’apprendre que la Couronne ne portera i»s d’accusations contre le policier de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) Michel Gameau, qui a abattu Martin Omar Suazo.Suazo, âgé de 23 ans.a été tué le 31 mars dernier après avoir commis un vol dans un établissement du centre-ville de Montréal.Il a été atteint d’une balle alors qu’il était allongé sur le sol et qu’un policier lui passait les menottes.Selon la Couronne, l’enquête menée par la Sûreté du Québec (SQ) a révélé que le coup de feu était ixirti accidentellement.«Nous ne faisons pas confiance à l’enquête de la SQ dans cette affaire», a fait savoir hier le comité par voie de communiqué.Selon l’organisme, les enquêteurs de la Sûreté du Québec ont conclu trop rapidement à un accident dans l’affaire Suazo.Le Comité soutient que l’enquête aurait dû être supervisée' par un substitut du procureur général.Le ministre de la Sécurité publique Serge Ménard a ordonné jeudi dernier la tenue d’une enquête publique relativement à la mort du jeune homme.MOTARD ASSASSINE (I)’après PC) — La police de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) enquête sur un meurtre, commis hier après-midi dans le nord-est de Montréal, qui pourrait être lié à la guerre des motards.Peu après 15h, un homme de 39 ans, Richard Hémond, considéré par la police comme membre en règle des Hell’s Angels de Trois-Rivières, a été atteint d’au moins deux balles au cœur alors qu’il allait monter à bord de son véhicule, dans le stationnement du centre commercial Boulevard, à l’intersection des rues Jean-Talon et Pie-IX.Deux suspects sont recherchés pour ce meurtre.ACCUSÉE DE MEURTRE (PC) — Une femme de 37 ans, Marcella Ellasos, a été accusée de meurtre non prémédité hier à la suite de la mort par noyade de sa fillette de deux ans, Tiffany, dans la baignoire du domicile familial, dans le quartier Côte-Saint-Paul.Mme Ellasos a été mise en accusation dans sa chambre à l'hôpital Douglas, à Verdun, où elle avait été conduite jeudi après le drame.en • soins dentaires complets • soins médicaux et chirurgie • toilettage et pension • nourriture et articles divers Chois Montréal Clinique vétérinaire pour chats Charles Bradley D.V.M.[g] 1830, rue Sherbrooke o.Guy (514) 939-2287 LIBRAIRIE LE BOUQUIN Heures d’ouverture: lundi, mardi, mercredi: 9h à 20h, jeudi, vendredi: 9h à 21 h, samedi: 9h30 à 17h 395,Bout Cartier, Laval Tel.: (514) 688-6036 Fax: (514) 688-8844 Nous vendons les publications du gouvernement du Québec: - lois, règlements - livres administratifs, techniques - livres d'art, etc.Commandes téléphoniques acceptées.CONCESSIONNAIRE DES PUBLICATIONS DU QUEBEC PHOTO JACQUES GRENIER Comme la journaliste Danielle Laurin, il fallait montrer patte blanche pour assister à la causerie d’hier.POUR LES 4 000 PROFESSEURES ET PROFESSEURS SYNDIQUÉS -À LA FÉDÉRATION AUTONOME DU COLLÉGIAL cr < ü a* È 5b O Montre livlgari-Bvlgari en or 18 Carats montée sur bracelet Tubogas, disponible également avec bracelet en acier.Fabriquée en Suisse.ïMwÊÊm?11 Les montres Bvlgari sont eu vente en exclusivité à Montreal chez JOAILLIER LOU GOLDBERG 1215 Ave.Greene • Montreal, Quebec H5Z 2A4 • (514 j 955-4612 NON À TOUTE TRACTATION SUR D'INACCEPTABLES COUPURES À L'ENSEIGNEMENT COLLÉGIAL OUI A UNE VERITABLE NÉGOCIATION POUR MODERNISER LEUR CONTRAT DE TRAVAIL Les enseignantes et les enseignants DES SYNDICATS MEMBRES Fédération autonome du collégial 1259, rue Berri.bureau 400.Montréal (Québec) — H2L 4C7 Tél.: (514) 848-9977 — Téléc.: (5141 848-0166 » COLLÈGE » JEAN-EUDES 3535, boul.Rosemont, Montréal HIX IK7 COURS SECONDAIRE COMPLET POUR FILLES ET GARÇONS Concentrations: Options: Sports-Études Arts-Études Éducation internationale Sciences Ballet classique, Musique, Chant choral, Théâtre, Cinéma.Patinage artistique, Basket-ball, Football, Hockey, Volley-ball.Infographie, Informatique.cy AMEN D'ADMISSION lre secondaire: le samedi 4 novembre 1995 à 8 h et à 14 h 2% 3e et 4e secondaire: admission après étude du dossier Les élèves qui désirent se présenter à cet examen doivent communiquer avec le bureau des admissions.» 376-5740 » Établissement d'enseignement privé 300 intellectuelles et intellectuels disent OUI au changement lux ABRAHAM, professeur.Collège de Saint-Hyacinthe, philosophie • Mathieu ALBERT, étudiant, Univeisité de Monhéal, sociologie • Denis ALLAIRE, professeur.Université de Sherbrooke, psychologie • Coioline ALLARD, étudiante, maîtrise en philosophie, Univeisité de Monhéal • Jacques ALLARD, professeur.Université de Sherbrooke, mathématiques • Maurice ARBOUR, professeur, Faculté de dioit, Université Laval • Gonzolo ARRIAGA, étudiant, doctorat en sciences politiques, UOAM • Isabelle ASSELIN, musicienne • Antonio ATHANASSIADIS, psychologue • Pierre AUBRY, professeur retraité, Collège (douaid-Montpetit, physique • Noël AUDET, éciivoin et piofesseur, UOAM • France BARABY, étudiante, Université de Montréal, anthropologie • Monique BASTIEN, piofesseuie, Collège Bois-de-Boulogne, informatique • Jacques BEAUCHEMIN, piofesseur, UOAM, sociologie • Michel BEAUDRY, analyste en informatique, INRS-Urbanisation • Danielle BEAULIEU, prolesseure.Collège André-Grasset, philosophie • Joel BÉLANGER, étudiant, Université de Montréal, communication • Louis BÉLANGER, piofesseur, Univeisité du Nouveau-Brunswick, littérature • Paul BÉLANGER, professeur, UQAM, sociologie • Yves BÉLANGER, professeur, UQAM, sciences politiques • Patricia BELZIL, lédoctrice, Cahieis de théOtre « Jeu » • Serge BÉRARD, historien de l'ait • luce BERGERON, enseignante • Réjean BERGERON, étudiant, doctoiat en philosophie, Univeisité de Montréal • louis BERNARD, directeur, Département de médecine sociale et préventive, Université Laval • Paul-Marie BERNARD, professeur, Faculté de médecine, Université Laval • Paul BERNIER, chercheur postdoctoral, Université de Montréal, philosophie • René BERTHIAUME, président, Centre de perfectionnement en fronçais écrit • Renée BILODEAU, piofesseure, Faculté de philosophie, Univeisité Laval • Marie BLAIS, chargée de cours, UOAM, urbanisme • France BOIVERT, écrivaine • Élaine BONIN, documentaliste, Vidéographe • Dominique BOSSÉ, chargée de cours, Univeisité de Montréal, linguistique • Gérard BOUCHARD, directeur, Institut interuniveisitaire de recheiche sur les populations • Lucien-Pierre BOUCHARD, étudiant, doctorat en sciences politiques, École des Hautes Études en Sciences Sociales • Roch BOUCHARD, professeur, Université d'Ottawa, philosophie • Louis-Philippe BOUDREAU, monteur, Vidéographe • Michel BOULAY, musicien •: Josée BOURDAGES, étudiante, doctorat en épidémiologie, Université Laval • Rémi BOURDEAU, professeur, Collège François-Xavier-Garneau, sciences économiques • Sophie BOURQUE, avocate • Marc-André BRIE, professeur, Collège de Drummondville, philosophie • Henri BRUN, professeur, Faculté de droit, Université Laval • Manon BRUNET, professeure, UQTR, littérature • Conrad BUREAU, professeur, Université Laval, linguistique • Lynda BURGOYNE, professeure.Université Lourentienne, littérature • Brigitte BUSSIÉRE, production, Vidéographe • Jacques BUSSIÉRE, enseignant • Didier CALMELS, étudiant, Université de Montréal, philosophie • Bernard CARNOIS, professeur, Université de Montréal, philosophie • Charles CASTONGUAY, professeur, Université d'Ottawa, mathématiques • Venant CAUCHY, professeur émérite, Université de Montréal • Allai CHABLI, étudiant, Université de Montréal, biologie • Pierre CHARBONNEAU, professeur, Collège du Vieux-Montréal, philosophie • Pierre CHARLEBOIS, professeur, Collège de Showinigan, sciences de l'administration • Albert CHARTIER, bédéiste • Jean CHASSÉ, professeur, Collège du Vieux-Montréal, philosophie • Pierre CHÂTEAUVERT, attaché politique • Gaston CHOLETTE, ex-président, Office de la langue française • Marie CHOLETTE, écrivain • Jean CIMON, urbaniste • Anne-Marie CLARET, professeure, Collège du Vieux-Montréal, philosophie • Édouard CLOUTIÉR, professeur, Université de Montréal, sciences politiques • Claude COLLIN, professeur, Collège du Vieux-Montréal, philosophie • Robert COMEAU, professeur, UQAM, histoire • Raoul COMTOIS, professeur, Collège du Vieux-Montréal, philosophie • Christine CORBEIL, professeure, UQAM, travail social • Normand CORBEIL, professeur, Collège du Vieux-Montréal, philosophie • Roger CORMIER, professeur, Faculté d'éducation, Université de Sheibrooke • Mario CÔTÉ, artiste, Vidéographe • Michel CÔTÉ, professeur, Collège du Vieux-Montréal, philosophie • Bernard COURTEAU, professeur, Université de Sherbrooke, mathématiques • Jacques COUTURE, documentaliste, Vidéographe • Jocelyne COUTURE, professeure, UQAM, philosophie • Esther CYR, muséologue • Francine DANIEL, professeure, Collège du Vieux-Montréal • Marie-France DANIEL, professeure.Université de Montréal, éducation physique • René DANSEREAU, professeur, Collège du Vieux-Montréal • Jean DAOUST, piofesseur, Collège François-Xavier-Garneou • Pierre DE BELLEFEUILLE, journaliste • Charles DE MESTRAL, professeur, Collège du Vieux-Montréal • Jacques DES MARCHAIS, vice-doyen, Faculté de médecine, Université de Sherbrooke • Francine DESCARRIES, professeure, UQAM, sociologie • Laurent DESHAIES, professeur, UQTR, géographie • Daniel DESJARDINS, professeur, Collège de Maisonneuve, sciences sociales • Alexandre DESLONGCHAMPS, étudiant, UQAM, biochimie • Hugues DIONNE, professeur, UQAR, sociologie • Gilles DQSTALER, professeur, UQAM, sciences économiques • Pierre DROUILLY, professeur, UQAM, sociologie • Paul DROUIN, professeur, Collège Édouard-Montpetif, philosophie • Michel DUBÉ, étudiant, maîtrise en études littéraires, UQAM • Jean-Didier DUFOUR, professeur, Collège François-Xavier-Garneau • Michel DUFOUR, professeur, Collège de Maisonneuve, philosophie • Monique DUFRESNE, chargée de cours, UQAM, linguistique • André DUHAMEL, chargé de cours, UQAM, philosophie • Fernand DUMONT, professeur, Univeisité Laval, sociologie • Pierre DUPUIS, chirurgien • Stéphane ÉTHIER, avocat • Jean ÉTHIER-BLAIS, écrivoin • Luc FAUCHER, chargé de cours, UQAM, philosophie • Yves FAVREAU, chargé de cours, Université de Montréal, études françaises • Andrée FERRETTI, écrivain • Madeleine FERRON, écrivain • Suzanne FOISY, professeure, UQTR, philosophie • Anne-Marie FOREST, peintre-illustratrice • Andrée FORTIN, professeure, Université Laval, sociologie • Stéphane FORTIN, étudiant, doctorat en biologie, Université de Montréal • Élise FOURNIER, TÉLUQ • Jacques FOURNIER, rédacteur en chef, revue « Interaction communautaire » • Louis FOURNIER, responsable des communications, FTQ • Gilles GAGNÉ, professeur, Université Laval, sociologie • Jean GAGNÉ, administrateur, Ministère de l'Indu • ' lu Commerce, de la Science et de la Technologie • Mireille GAGNÉ, musicologue • Éric GAGNON, sociologue, Université Laval • Martin GAGNON, étudiant, doctorat en philosophie, Université de Montréal • Micheline GAGNON, professeure, Université de Montréal, éducation physique • Marcel GAUDREAU, chercheur, INRS-Urbanisation • Louis GAUTHIER, écrivain • Yvon GAUTHIER, professeur, Université de Montréal, philosophie • Gérard GÉLINAS, professeur, Collège du Vieux-Montréal, philosophie • Pierre GENDRON, chercheur, Centre de recherche en droit public, Université de Montréal • Jean GENEST, musicien • Bernard GERMAIN, professeur, Collège du Vieux-Montréal, psychologie • André GERVAIS, professeur, UQAR, lettres • Marivaude GERVAIS, juriste, CentTe de recherche en droit public, Université de Montréal • Bastien GILBERT, directeur général, Regroupement des centres d'artistes autogérés du Québec • François-Pierre GINGRAS, professeur, Université d'Ottawa, sciences politiques • Jacques GIRARD, professeur, Faculté de médecine, Université Laval • Jean-Cléo GODIN, professeur, Université de Montréal, études françaises • Martin GODON, professeur, Collège du Vieux-Montréal, philosophie • Jean-Luc GOUIN, étudiant, doctorat en philosophie, Université Laval • Pierre GRAVEL, professeur, Université de Montréal, philosophie • Pierre GRAVELINE, écrivain • Gisèle GROLEAU, étudiante, doctorat en sciences politiques, Université Laval • Christian GUAY, assistant-metteur en scène de théâtre • Jean-Louis GUILLEMOT, étudiant, doctorat en philosophie.Université d'Ottawa • Roger GUY, professeur, UQAT, travail social • Jdmil HADDAD, professeur, Collège du Vieux-Montréal, philosophie • André HÉBERT, Vidéographe • Thierry HENTSCH, professeur, UQAM, sciences politiques • Jacques HÉRIVAULT, étudiant, maîtrise en sciences politiques, UQAM • Annie HÉROUX, étudiante, doctorat en chimie, Université de Montréal • Marc IMBEAULT, professeur, philosophie • Réal JACOB, professeur, UQTR, sciences économiques • Jacques J AN ELLE, professeur, Collège de Drummondville, philosophie • Robert JASMIN, avocat et écrivain • Pierre JEAN, médecin • Pierre-André JULIEN, directeur, Chaire Bombardier en gestion du changement technologique, UQTR • Pierrette JUTRAS, étudiante, doctorat en littérature comparée, Université de Montréal • Nicolas KAUFMANN, professeur, UQTR, philosophie • Micheline LA FRANCE, romancière • Gilbert LABELLE, professeur, UQAM, mathématiques • Gilles LABELLE, professeur, Université d'Ottawa, sciences politiques • Suzanne LABERGE, professeure, Université de Montréal, éducation physique • France LACHAPELLE, bibliothécaire • Guy LACHAPELLE, professeur, Université Concordia, sciences politiques • Jean LACHAPELLE, étudiant, doctorat en philosophie, Université de Guelph • Louise LACROIX, anthropologue • Hélène LADOUCEUR, enseignante • Guy LAFLÉCHE, professeur, Université de Montréal, études françaises • Guy LAFONDS, écrivain • Luc LAFONTAINE, professeur, Collège François-Xavier-Garneau • Guy LAFRANCE, professeur, Université d'Ottawa, philosophie • Michel-Francis LAGACÉ, linguiste et écrivain • Robert LAHAISE, professeur, UQAM, histoire • Évo LAMBERT, professeure, Séminaire de Sherbrooke, littérature • Pierre LAMONTAGNE, professeur, Collège du Vieux-Montréal, sciences économiques • Henri LAMOUREUX, écrivain • Marie LAMOUREUX, conseillère pédagogique, Collège du Vieux-Montréal • Jacques LANCTÔT, éditeur • Marie-Claire LANCTÔT, professeure, Collège du Vieux-Montréal, philosophie • Raymond Landry, professeur, Séminaire de Sherbrooke, littérature • André LANEVILLE, professeur, Université de Sherbrooke, génie mécanique • Monique LANGLOIS, chargée de cours, UQAM, histoire de l'art • Hélène LAPERRIÉRE, étudiante, doctorat en urbanisme, Université de Montréal • acques LARIVÉ, professeur, Collège de Rimouski, informatique • Hélène LAURIN, attachée de presse • Réal LAUZON, sculpteur • Jean-Marc LAVOIE, professeur, Université de Montréal, éducation physique • Pierre LAVOIE, directeur, Maison des écrivains, UNEQ * Rose-Marie LÉBE, professeure, Université de Montréal, éducation physique • Patrice LEBEAU, professeur, UQAT, sociologie • Guy LEBOEUF, étudiant, doctorat en philosophie, Université de Montréal * Hélène LECLÈRE, professeure, Faculté de médecine, Université Laval • Marthe LEFEBVRE, professeure, Collège de Valleyfield, philosophie • Sylvain LEFEBVRE, chercheur, INRS-Urbanisation • Josée LEGAULT, politicologue et auteur • Jean-Marc LÉGER, administrateur, Fondation Lionel-Groulx • Denyse LEMAY-DES MARCHAIS, directrice d'école • André LEMELIN, économiste, INRS-Urbanisation • Serge LEMOYNE, peintre • Jean LEROUX, professeur, Université d'Ottawa, philosophie • Pierre LEROUX, professeur, UQAM, mathématiques • Danièle LETOCHA, professeure, Université d'Ottawa, philosophie • Jacques LÉVEILLÉE, professeur, UQAM, sciences politiques • Benoît LÉVESQUE, professeur, UQAM, sociologie • Céline LÉVESQUE, professeure, UQAT, sciences dé la santé • France LÉVESQUE, étudiante, Université Laval, histoire de l'art • Solange LÉVESQUE, critique, Cahiers de théâtre « Jeu » • Andrew LUGG, professeur, Université d'Ottawa, philosophie • Louise MAILLOUX, professeure, Collège du Vieux-Montréal, philosophie • Rock MARCHILDON, étudiant, Université de Montréal, philosophie • Claire MARCIL-FAUBERT, professeure, Université de Montréal, éducation physique • Sylvain MARCOTTE, étudiant, Université de Montréal, sociologie • Elisabeth MARIER, directrice, Vidéographe • Mathieu MARION, professeur, Université d'Ottawa, philosophie • Normand MARION, professeur, UQAM, sciences juridiques • Jean-Pierre MARQUIS, professeur, UQAT, travail social • Lise MARTI N, responsable de la distribution, Vidéographe • Pierre MARTIN, professeur, Université de Montréal, sciences politiques • Guylaine MARTINEAU, étudiante, Université Laval, épidémiologie • Bjorne MELKEVIK, professeur, Faculté de droit, Université Laval • Benoît MERCIER, chargé de cours, UQAM, philosophie • Anne-Marie MESSIER, directrice générale, Société de musique contemporaine du Québec • Gaston MIRON, éditeur et écrivain • André MONGEAU, peintre • Martin MONTMINY, chercheur postdoctoral, Université Rutgers • Thérèse MORAIS, professeure, Faculté de médecine, Université Laval • Diane MOREAU, peintre • Claude MORIN, professeur, École nationale d'administration publique • Jacques-Yvan MORIN, professeur, Faculté de droit, Université de Montréal • Gabriel MORISSETTE, bédéiste • Noël MOUBAYED, professeur, Collège de Drummondville, philosophie • Henry MUNOZ, chargé de cours, UQAM, linguistique et espagnol • Éqan-François NADEAU, Journal « Le Quartier Libre », Université de Montréal • Robert NADEAU, professeur, UQAM, philosophie • Josée NÉRON, étudiante, fâculté de droit, Université Laval • Kai NIELSEN, professeur émérite, Université de Calgary • Pierre NOREAU, professeur, UQAT, sciences politiques *i Éric NORMANDEAU, coordonnateur, Centre de recherche-action sur les relations raciales • Ercilia PALACIO-QUINTIN, professeure, UQTR, psychologie • Luc PAPINEAU, professeur de fronçais • Claude PARÉ, archiviste, Vidéographe • Pierre PATENAUDE, professeur, Faculté de droit, Université de Sherbrooke • Hélène PELLETIER-BAILLARGEÔN, journaliste et écrivain • Jocelyn PERRAULT, professeur, UQTR, marketing • André PIÉRARD, professeur, UQAM, sociologie • Raphaël PINET, professeur de physique • Nadine PIROTTE, coordonnatrice, Collège du Vieux-Montréal • Bertrand POIRIER, directeur, Département des langues, Collège Morianopolis • Suzanne POIRIER, gestionnaire, Vidéographe • Alexandre POPESCU, professeur, Université de Montréal, éducation physique • André-Claude POTVIN, étudiant, Université de Montréal, communication • Louise POULIN-ROY, relationniste • Pierre-Paul PROULX, professeur, Université de Montréal, sciences économiques • Paul-André QUINTIN, professeur, UQTR, philosophie • Jean-Marie RAINVILLE, professeur, Université de Montréal, sociologie • Jean-Claude RAVET, étudiant, doctorat en sociologie, UQAM • François RAYMOND, professeur, Collège Édouard-Monfpetit, philosophie • Alix RENAUD, écrivain • Gilles RHÉAUME, professeur, Collège de Drummondville, philosophie • Marie-Josée RHÉAUME, professeure, Collège du Vieux-Montréal, philosophie • Bertrand RIOUX, professeur retraité, Université de Montréal, philosophie • Isobelle RIVARD, étudiante, Faculté de philosophie, Université Laval • Pierre ROBERGE, professeur, Université Laval, chimie • Michel ROBERT, professeur, Collège du Vieux-Montréal, philosophie • Benoît ROBICHAUD, professeur, Université de Montréal, linguistique • Ann ROBINSON, professeure, Faculté de droit, Université Laval • François ROCHER, professeur, Université Carleton, sciences politiques • Guy ROCHER, professeur, Centre de recherche en droit public, Université de Montréal • Thérèse ROMER, journaliste • Yvan ROUSSEAU, designer • Bruno ROY, écrivain • Jeon ROYER, écrivain et éditeur • Paul SABOURIN, professeur, Université de Montréal, sociologie • Georgine SAINT-LAURENT, professeure, Collège François-Xavier-Garneau • Michel SARRA-BOURNET, chercheur, École nationale d'administration publique • Ginette SAUVÉ, professseur, UQAT, psychologie • Mathieu-Robert SAUVÉ, journaliste et auteur • Nathalie SAVARD, étudiante, doctorat en philosophie, UQTR • Michel SEYMOUR, professeur, Université de Montréal, philosophie • Arthur SHEEDY, professeur, Université de Montréal, éducation physique • Anne-Marie SICOTTE, écrivain • Geneviève SICOTTE, étudiante, doctorat en études françaises, Université de Montréal • Jean-Claude SIMARD, professeur, Collège de Rimouski, philosophie • Yvon SIMARD, professeur, Collège du Vieux-Montréal, philosophie • Alain THÉRIAULT, étudiant, maîtrise en linguistique, Université de Montréal * Johanne THÉRIEN, professeure, Collège du Vieux-Montréal, philosophie • Martin THIBAULT, enseignant, Centre de perfectionnement en fronçais écrit • Gilles TREMBLAY, compositeur • Robert TREMBLAY, professeur, Collège du Vieux-Montréal, philosophie • Guylaine TROTTIER, comptable, Vidéographe • Roymond TRUCHON, professeur, Faculté de théologie, Université Lavol • Serge TRUDEL, étudiant, doctorat en études françaises, Université de Montréal • Fernand TURCOTTE, professeur, Faculté de médecine, Université Laval • Daniel TURP, professeur, Faculté de dioit, Université de Montréal • Pierre VADEBONCOEUR, écrivain • Line VAILLANCOURT, professeure, Collège du Vieux-Montréal, philosophie • Michel VAIS, onimateur et critique de théâtre, Radio I M A N < IIE 17 S K I* T K AI BUE I » U 5 PHOTO PC I, E S ,\ C T 11 \ 1.1T E S AA Les patineurs Lloyd Eisler et Isabelle Brasseur ont ajouté un nouvel honneur à un palmarès déjà riche en succès.Le gouverneur-général du Canada.Roméo LeBlanc, leur a remis hier la médaille du service méritoire en reconnaissance de leurs exploits sportifs.Remise des médailles du service méritoire L’État salue le mérite de Brasseur et Eisler Le lieutenant-général Maurice Baril au nombre des 25 nouveaux médaillés PHOTO PC Le lieutenant-général Maurice Baril a reçu hier des mains du gouverneur général Roméo LeBlanc la médaille du service méritoire pour son action auprès des Nations unies.PC ET LE DEVOIR uébec — Les patineurs Isabelle/ le Brasseur et Lloyd Edgar Eisler ont ajouté un autre honneur à ceux d’avoir été médaillés aux Jeux olympiques de 1992 et de 1994 et à celui de champions du monde de patinage artistique en 1993: ils ont tous les deux reçu, hier, la médaille du service méritoire des mains du gouverneur général du Canada, Roméo LeBlanc.Le lieutenant-général Maurice Baril, qui assumera le 29 septembre prochain le poste de commandant des forces terrestres, s’est aussi fait décerner cette médaille.Lors d’une cérémonie protocolaire tenue dans la salle de bal de la Citadelle de Québec, les deux athlètes se sont présentés côte à côte devant le chef de l’Etat canadien pouf, d’abord, écouter la citation et, ensuite, signer le livre d’or réservé aux médaillés.«Médaillé aux Jeux olympiques de 1992 et de 1994, a-t-on souligné dans la citation, le couple Brasseur et Eisler a également remporté l’épreuve en couple aux championnats du monde de patinage de 1993.Ces deux patineurs sont renommés pour leur grâce, leur expression artistique et leur athlétisme, et leur programme comprend des levées spectaculaires comme la triple pirouette allongée.S’étant retirés du patinage amateur, Isabelle Brasseur et Lloyd Eisler ont entrepris leur carrière professionnelle et consacrent une part de leur temps à aider des organisations et des œuvres de bienfaisance comme la Fondation canadienne Rêves d’enfants.» Dans son discours de bienvenue à l’ensemble des 25 nouveaux médaillés, le gouverneur général a qualifié les Brasseur et Eisler «de personnages de l’histoire».«Je pense aussi, a-t-il dit, aux deux artistes-athlètes qui nous honorons aujourd’hui.Leurs prouesses ont accru la renommée du Canada et fait la joie de millions de Canadiens.» La médaille du service méritoire (division militaire) a été accordée au général Maurice Baril pour son action auprès des Nations unies.Le général Baril a occupé le poste de conseiller militaire du secrétaire général de l’ONU, Boutros Bou-tros-Ghali, de septembre 1992 à juillet 1995.L’officier canadien a géré les missions de maintien de la pabx de l’ONU à un moment crucial de l’histoire de cette organisation qui a vu le nombre de ses Casques bleus passer de 10 000 en 1992 à plus de 65 000 cette année.Il y a quelques semaines, le général Baril a été nommé commandant des forces terrestres des Forces armées canadiennes.La médaille du service méritoire a également été accordée aux per- sonnes suivantes pour leur actions dans les différentes missions des Forces armées canadiennes au Rwanda et en Bosnie-Herzégovine: le major Réjean Blouin, le capitaine Gerald Deveau, le capitaine David Melanson, le major Daniel Massé , le major Jean-Guy Plante et le lieutenant-commander Robert Read, L’Etoile du courage, décernée «pour des actes de courage vraiment remarquables accomplis dans des circonstances très périlleuses», a été remise au caporal James Dickson, de la GRC, qui a risqué sa vie en arrêtant trois cambrioleurs dangereux et armés.La Croix du service méritoire (division militaire) a été décernée au major Brent Beardsley (Montréal) et au colonel Jen Charles Lemieux (Ottawa) pour leur implication dans les missions de paix des Casques bleus au Rwanda et en ex-Yougoslavie.CONCERTS CLASSIQUES Un hommage tiède CBC/McGILL Béla Bartok: Sonate pour piano; Extraits de «Pour les enfants»; Quatuor à cordes n° 3; Suite pour piano, op.14; Sonate pour deux pianos et percussions.André Hamelin, piano solo; Ensemble Proteus; Bruce Mather et Pierrette LePage, piano, Pierre Bélu-se et Louis Charbonneau, percussions.Salle Pollack, le 14 septembre 1995 FRANÇOIS TOUSIGNANT Ouverture de la série CBC/Mc-Gill jeudi soir, où l’on rendait hommage à Béla Bartok, dont ce sera le cinquantième anniversaire de la disparition le 26 courant Un beau programme concocté à cette occasion: des œuvres couvrant plusieurs aspects du compositeur.La Sonate pour piano a reçu une lecture plus qu’énergique de la part de M.Hamelin.Violente à souhait, avec des lignes et des plans sonores toujours incisifs, des effets de sonorité et de résonance parfois stupéfiants.Si certains traits-fusées manquaient un peu de précision, l’impression d’ensemble reste très forte.Suivaient les charmantes mélodies de Pour les enfants.Notre virtuose m’a surpris en allant y chercher tout un monde de poésie que l’on entend rarement.Cela ferait un magnifique enregistrement et varierait du menu parfois indigeste des Mikrokosmos.Le troisième Quatuor à cordes était en place, ce qui constitue en soi un exploit.Il y manquait pourtant toute la passion et l’énergie que d’autres formations lui ont déjà imprimées.Personne ne prenait vraiment l’initiative avec les dialogues brusques et les effets, si nouveaux alors et toujours fascinants, d’instrumentation — ici bien timides, comme si on avait voulu en gommer la tension.On a davantage porté l’attention sur une mise en place nette que sur le propos moins «correct» de la partition.Après l’entracte, Hamelin a offert la peu jouée Suite op.14.Sans être une grande réussite de Bartok, c’est un des charmes du pianiste que de faire entendre du répertoire peu usuel.On ne s’en offusque guère: suivait la Sonate pour deux pianos et percussions.Ici, j’ai été déçu.Quoi?On était convié à une répétition?Plus que le Quatuor, cela manquait sérieusement de tonus et de poésie.Chef-d’œuvre difficile et exigeant, on a encore une fois en mémoire assez d’interprétations magistrales pour ne ; pas s’empêcher de comparer.Tout y a été uniforme, gris.L’ac- : celerando du premier mouvement î est tombé à plat, comme sa fugue : finale.Plus de poésie dans le deuxième, grâce à des percussionnistes prêts à prendre en charge la ; musique, mais constamment frei-: nés, tant dans les tempos que dans! la dynamique, par les pianistes.Le[ finale n’était guère joyeux, posant j trop de problèmes techniques aux • pianos.Cela m’a laissé une désagréable impression: je me suis rappelé le mot de Schoenberg: «Ma musique n’est pas moderne, elle’ est mal jouée.» La Sonate demandait plus d’efforts. I.E l> E V II I It .I K \ M E I» I I 0 K T I» I M A V f HE I 7 S K I' î E M It It E I » !» S LES ACTUAL rn m n Le prétendu porte-parole des rebelles du lac (îustafsen sous les verrous Scandale à la cour Non à la danse contact PRESSE CANADIENNE Un avocat a du être immobilisé sur le plancher d'une cour de la Colombie-Britannique hier après qu’il eut injurié un juge qui délibérait sur les accusations portées contre cinq individus mêlés aux activités d’un campement d'autochtones armés dîins le centre-sud de la province.Bruce Clark a été maîtrisé par des agents de la GRC et des huissiers après que le juge Nick Friesen eut exigé qu’il soit arrêté pour outrage au tribunal.«Se contenter d’exécuter les ordres n'excuse pas le génocide», a crié l'avocat d’Ottawa au tempérament plutôt instable.M.Clark, qui prétend être le porte-parole des rebelles qui occupent un terrain privé pris de (îustafsen Lake, a été cité à comparaitre en cour lundi prochain.lit cause det cinq individus a été ajournée pour laisser le temps aux procureurs de se préparer.M.Clark, qui sera placé en détention préventive jusqu'au moment de sa comparution, était retourné mardi à la ville de 100 Mile House pour demander de rencontrer les accusés.Il avait précédemment tenté de s’interposer dans le conflit durant près d’une semaine.Cette fois-ci, par contre, toutes les parties semblaient décidées à l’ignorer.les médiateurs Shuswap.dont M.Clark prétendait avoir la collaboration, lui ont tourné le dos.Bilan de Québec 2002 Entretenir la flamme pour 2010 ?RÉMY CHAR EST CORRESPONDANT À QUEBEC Après avoir procédé à sa propre dissolution, la Société des Jeux d’hiver de Québec 2002 a présenté, hier matin, le bilan final de ses activités et ses recommandations pour l’avenir du projet olympique de la Vieille Capitale.Pour le président de Québec 2002, René Paquet, comme pour les représentants de l’Association olympique canadienne, Québec devrait revenir à la charge auprès du Comité international olympique, «lorsque l’analyse de la conjoncture sera favorable».Bien qu’on ne mette pas entièrement de côté la iwssibilité d’une candidature de Québec pour 2006, celle-ci reste «très hypothétique», selon les termes de M.Paquet.En juin, le maire de Québec, Jean-Paul L’Allier, avait déjà laissé entendre que sa ville passerait son tour pour le prochain vote olympique, en attendant que l’alternance ramène la tendance du côté de l’Amérique du Nord, en 2010 ou après.Le président de l’Association olympique canadienne, Bill Warren, se déclare pour sa part défavorable à une candidature de Québec 2006.Il est à noter que l’AOC doit tenir un vote à ce sujet la semaine prochaine.Quelle que soit l’option retenue, on s’entend toutefois pour dire que Québec doit préserver sa visibilité auprès de la communauté sportive internationale.Pour ce faire, Québec 2002 recommande aux instances publiques que le surplus de 518 000 $ enregistré par le comité de candidature (sur un budget de 12 millions de dollars) soit confié à Sports internationaux de Québec, dans le but spécifique de promouvoir une nouvelle candidature de la Vieille Capitale.«Il ne faut pas oublier que Salt Lake a eu les Jeux à sa quatrième tentative.Il ne faut pas lâcher du premier coup.Un jour, on les .aura», déclarait M.Paquet.A l’unisson avec Carol-Ann Lethe-ren, membre canadienne du CIO, et avec M.Warren, M.Paquet cherchait à souligner en conférence de presse que la cuisante défaite subie par Québec à Budapest, en juin dernier, ne montrait d’aucune façon que la candidature de Québec était inadéquate ou de mauvaise qualité.Mme Letheren insistait même pour dire que «les autres membres du CIO et moi-même avons trouvé cette candidature étonnamment excellente» et que Québec avait d’abord et avant tout subi les conséquences d’un regroupement sans précédent du vote — en partie à cause du nouveau système de présélection — autour de Salt Like City, favorite depuis sa défaite serrée de 1991.M.Warren, jxiur sa part, ajoutait que «Québec faisait face à des opposants beaucoup plus forts que ceux de Calgary en 1981 quand celle-ci a obtenu les Jeux de 1988».Dans ce contexte, certaines personnes, comme le vice-président exécutif à la candidature internationale, Jean Grenier, croient personnellement que Québec devrait mesurer la qualité des candidatures présentées avant d’oublier 2006.Tout en reconnaissant que la population peut être difficile à convaincre dans l’immédiat, M.Grenier croit que les bénéfices croissants générés par les Olympiques vont rendre la course de plus en plus serrée et que 2006 pourrait être un tremplin indispensable pour d’éventuels Jeux de Québec, en 2010, en permettant entre autres de bonifier la candidature.«Mais il ne faut pas que ça semble comme si certains étaient à la poursuite d’un idéal ou d’une ambition personnelle», conclut-il.ïlls Car .PHOTO JACQUES GRENIER DES DANSEUSES ont manifesté hier devant le Palais de justice de Montréal pour dire non à la danse, contact, aussi appelée «lap dancing».1m Ville de Toronto a récemment adopté un règlement fort contesté interdisant cette pratique, que certaines danseuses associent à une forme de prostitution.Elles demandent à l’administration du maire Pierre Bourque de suivre l'exemple torontois.Cancer du sein Un nouveau médicament efficace PRESSE CANADIENNE Les femmes canadiennes souffrant d'un cancer du sein à un stade avancé pourront dorénavant recourir au Taxotere, un nouveau médicament permettant souvent d’améliorer leur condition bien qu’il ne permette pas la guérison.Ce médicament, qui vient de recevoir l’aval d’Ottawa pour sa commercialisation au pays, semble aussi avoir des effets positifs appréciables auprès des personnes souffrant d’un certain type de cancer du poumon qui n’est pas à petites cellules.En conférence de presse, hier à Montréal, la société pharmaceutique Rhône-Poulenc Rorer a indiqué que le Taxotere permettrait d’améliorer l’état de santé de 56 % des femmes traitées avec ce médicament.11 s’agit d’observations tirées d’essais cliniques de phase II effectués auprès de 2500 pa- tients à travers le monde, dont 220 au Canada.Le Taxotere a été administré à des femmes pour qui tous les autres traitements habituels n’ont donné aucun ré; sultat.«Plus de la moitié des femmes dont le traitement avait échoué ont ré agi, c’est-à-dire que l’on a observé une régression tumorale et une amélioration de leurs symptômes.________________'' rOUT(E QUEVOUT Mil TOUJOURS VOUlü AV( INI VOTRE ASSIET1 SANS OSER LE DEMANDER 0/ DIS QUEBECOIS OUI MARQUENT DE h (1FE 11 MATIN SONT PRETS A SORTIR EN.— - : : ' FAMILLE DUFOUR GrTSSHflTELSSt»; CroisièresCruises mETRO «oimioiamiiR Quand on aime le café, on aime le café ! Au Québec, 20% des amateurs de cette boisson ne pousseraient jamais la porte de leur bureau avant d’avoir avalé leur potion magique.Et s’il le fallait, ils n’hésiteraient pas à enfder leur imper sur leur pyjama pour s’adonner à leur petit plaisir matinal ! Rendez-vous chez votr e épicier Métro pour participer au concours du grand Sondage Métro.Vous pourriez gagner un des neuf cents s de vaisselle Métro, un des dix week-ends pour deux dans l’un d( hôtels de la famille Dufour ou le grand prix KitchenAidMt; «Tout que vous avez toujours voulu avoir dans votre cuisine».Concours réservé aux 18 ans et plus.Pour tous les détails et la description des prix, voyez les règlements affichés en magasin.Date limite de participation : 23 septembre 1995 à 17 h 00.Métro : jusqu’à 75 sortes de café.Exposition d'art électronique é al Elliot Anderson + Jim Campbell (USA), Mercurial Refractions I Carlos Aiambv|a (Brazil), A Not So User-Friendly Interface Philippe Bolssonnet (Canada), la consciente des limites (GAIA) Peter Bosdi + Simone Simons (Netherfands), Krachtgever Paul Brown (Australia), Die Deluge (After Leonardo) Bernard (alllaud (Franco), Image o! forme temporelle Jean-Fran;ais Cantln (Canada), Lave Supreme, froments ad 319 (USA), Body, Space, Memory Jean-Morle Dallet (France), Voyage no 17 Hans Dehllnger (Germany), Computer Generated Diowings Linda Dement (Australia), Cyberflesh Girlmonster Louls-Phitlppe Demers + Bill Vont (Canada), The Frenchmen Lake Donato Dl Blasl (Suisse), Espace de déplacement Die Veteranen (Germany), An Arl Project foe CD-ROM Roz Dlmoa (USA),Information Woman : And the Beach in Her Elbow Maurice-Georges Dyens (Canada), Vertigo Terrae Bruce Evans (Canada), Flora Floor Claude Gaçon (Suisse), à Gaçon Schafft Ordnung 1-99, Version X Phillip George (Australia), Mnemonicon Hervé Graumann (Suisse), Raoul Piclor cherche sonstyle.Ken Gregory (Canada), Germ Originally Monstruous Caused James Hagan (USA), Shy Exhibitionist Graham Harwood (UK), A Rehearsal of Memory Lynn Hershman (USA), A Room of One's Own -1 (prêt du Musée des Beaux-Arts du Canada) Poul Hertz (USA), Deadpan, or, The Holy Toast Haruo Ishll (Japan), Hypertouch “The Body As Media' MIdil Itami (USA), Akira's Life:The Irony of Being American Mogens Jacobsen (Denmark),The Entropy Machine Eduardo Kac (USA), Maybe then, if only as Mike King (UK), Programmed==Damned LCD 25 (Canada), Kaleidoscope Joseph Lefevre (Canada), Traces el conlrastes $5 George Legrady (Conada), Slippery Traces (idle Leprado (France), Le triangle d'incertitude Jon McCormack (Australia), Turbulence • An Interactive Museum of Unnatural History Von Me Elwee (USA), Reconstructions Kevin McTovIsh (Canada), The Afterlife Portraits Georg Miihledc + Mldioel Sdilosser (Germany), Fine Art, Fine Chemss, Fine Data Carlas Eduardo Mutl Randolph (Brazil), Asylum far the Criminally Insane Marie-Hélène Porant (Canada), lo femme du marais Nancy Patersoa (Canada), The Machine in the Garden Slmoa Penny (Australia), Petit mal Keith Piper (UK), Reckless Eyeballing (en collaboration avec Banff Centre) Ravi Ra|nkumor (Canada), Permutations Sonya Rapoport + Craig Harris (USA), The Transgenic Bagel Nicolas Reeves (Conada), Morphologies surrationnelles Ed Osborn (USA), lost Call Catherine Richards (Canado), Curiosity Cabinet al the End of lhe Millenium Ron Rocco (USA), Andromède Ron Salto (USA), Adam Naming the Animals Theda Sdiiphorst (Canada), Immerce ShaoKn Wooden Men (Australia), We are Sound Geoffrey Sheo (Conada), Ezrom's Room Gerfried Stocker (zAusIrio), Eprom - The Aesthetics of Disapeerance Gerd Stniwe (Germany), Aulomalic Sketch Artist - Cross Man Cross Peter Sweenen (Netherlands), Imagine The Skylines of the WoHd John Tonkin (Australia), Elective Physiognomies Gisèle Trudei (Canado), Timepiece Michele Turre (USA), Playing Dress Up Anna Gabriele Wagner (Austria), Emergence Dennis Michael Wilcox (Australia), Zenotrope #2, Zenolrope Oscillator Louise Wilson (Canada), Black Bax Dan Zero (Australia), Angelas Novas 4.0) École Cherrier 3655 St-Hubert, Métro Sherbrooke 18 au 22 septembre-{12:00 à 21:00) *23 septembre -{10:00 à 18:00) Financement d’entreprises Rencontrez des investisseurs Financement pour nouvelles entreprises ou entreprises en expansion.Investisseurs cherchant à financer des entreprises variées ou à y investir.Rencontrez des investisseurs, financiers, franchiseurs et spécialistes du capital de risque.Forum de capital de risque le 22 septembre 1995 8 h 30 à 10 h 30 Frais d’entrée: 65 $ Formation de Coentreprises de Montréal J Montréal Venture Group , (514) 849-0109 î Commandite par Centroprom Québec Inc.16?ÉCONOMIE DU MONDE* SOUVERAINETÉ, ON EST CAPABLE ! Génération Québec rassemble plus de 250 jeunes professionnels, entrepreneurs et universitaires favorables à la souveraineté du Québec.Pour devenir membre, composez le 514/990.5904.Génération Québec vous convie le 21 septembre 1995, dès 17 h 30, à une rencontre à l’hôtel Westin Mont-Royal.1050, rue Sherbrooke Ouest, «à Montréal.Coût d’entrée : 10 S.Le conférencier invité sera M.Bernard Landry, Vice-premier ministre du Québec et ministre des Affaires internationales, de l’Immigration et des Communautés culturelles.* IMB en parue de pouvoir d'achat.1992 tiX'PE.DSQi 82248970 s A M EDI I (i ET I) I M A N C H E 17 S E I* T E M H R E I !» !» 5 A (> I.E I) E V (» I K .I.E LE DEVOIR POLITIQUE Ijü défaite plausible du OUI Les sondages confirment la théorie de Drouilly IJauteur de Perspectives référendaires qualifie de grossière la répartition au prorata des indécis PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Suivant une hypothèse «optimiste», seul le tiers des discrets devrait voter OUI lors du référendum Le dernier sondage SOM-La Presse-Le Soleil, qui accorde huit points d’avance au NON, confirme la théorie défendue depuis des mois par le professeur Pierre Drouilly.«Le OUI se dirige vers une défaite à peu près certaine.» Dès la lin août, il sonnait l’alarme et publiait les conclusions de l'étude qu’il a menée avec trois autres universitaires sur l’évolution de l’opinion publique.Il attirait l’attention sur la fragilité de la conviction souverainiste et la trompeuse impression d’indécision véhiculée par les sondages.Il y faisait valoir que la notion d’indécis sert en fait de refuge aux électeurs qui ne veulent pas exprimer leur opinion.Il a communiqué le fruit de ses recherches aux grands stratèges du OUI, mais il n’a pas été écouté.De sorte que la décision de tenir le référendum cet automne a été,prise sur la base de sondages illusionnistes.A son avis, aussi longtemps que les maisons de sondage auront recours à la répartition proportionnelle des indécis, elles seront incapables de donner l’heure juste sur les intentions de vote référendaire des Québécois.Qualifiant la technique au prorata de grossière, le professeur Pierre Drouilly suggère une autre façon de faire, fondée sur une approche plus «réaliste», qui consiste à présumer que les trois quarts des indécis voteront pour le NON et que le quart seulement ralliera au OUI.Dans une volumineuse étude intitulée Perspectives référendaires, dont Le Devoir a obtenu copie, le chercheur du département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal fait la démonstration que la répartition des discrets (indécis, ne sais pas, ne répond pas, refuse de répondre) proportionnellement aux résultats bruts introduit une distorsion dans l’estimation du résultat du vote.En analysant les résultats des consultations populaires tenues au cours des quinze dernières années, il a constaté qu’en règle générale le vote souverainiste est inférieur aux intentions de vote révélées par les sondages après pondération au prorata, alors qu’inversement, le vote libérai est supérieur aux intentions de vote révélées par les sondages après pondération au prorata.Partant de cette observation, Pierre Drouilly a calculé, pour chaque consultation et pour chaque sondage, comment il aurait fallu répartir les répondants discrets pour obtenir les résultats de l’élection.Il a ainsi pu établir le pourcentage de répondants discrets qui ont finalement appuyé les options souverainistes, estimations qui sont assez faibles, généralement inférieures à 25 %.La proportion de répondants discrets ayant appuyé les options souverainistes a dépassé les 40 % seulement en 1989, 1992 et 1993.Dans la lecture et l’analyse des résultats des dix consultations tenues depuis 1970, il décèle une forte indication que les électeurs discrets vont se rabattre massivement dans le camp du NON d’ici le référendum du 30 octobre.Pour fins de démonstration, il retient trois hypothèses: l’hypothèse «optimiste» postulant que le tiers des répondants discrets voteront OUI; l’hypothèse «réaliste» postulant que le quart des répondants discrets voteront OUI; l’hypothèse «pessimiste» postulant que le cinquième des répondants discrets voteront OUI.L’application de ces trois hypothèses aux sondages préréférendaires rendus publics depuis un an révèle une tendance convaincante.Dans les trois hypothèses, le OUI obtient des résultats inférieurs à 50 96, même dans les sondages postérieurs au virage politique du camp souverainiste ou ceux postérieurs à l’entente PQ-BQ-ADQ.Son score se situe en règle générale entre 40 et 45 %, sauf pour les sondages de la mi-mai à la mi-juin.Pourquoi, à chaque élection depuis quinze ans, le sympathisant souverainiste est-il habité d’un sentiment de déception, de cette impression que le vote souverainiste a été ralenti par une force d’inertie qui freine son élan, même quand il gagne comme en 1992 ou en 1994?Le professeur Drouilly est plus que jamais convaincu que l’explication de l’écart entre les intentions de vote avancées par les sondages et les résultats du vote se trouve dans le comportement des répondants discrets.Et après avoir ainsi analysé l’évolution de l’opinion publique au cours des douze derniers mois, il en vient à la conclusion que les conditions ne sont pas réunies pour que les souverainistes soient assurés d’une victoire du OUI.«Nous avons même acquis l’intime conviction que le OUI se dirige vers une défaite à peu près certaine.» L’avance du NON serait de huit points Des chiffres doux aux oreilles du NON Le camp du OUI plutôt discret LE DEVOIR celles de M.Parizeau.Les trois chefs souve- Le plus récent sondage sur les intentions de \ rainistes, réunis à Montréal, n’ont pas jugé bon Plu ‘ vote des Québécois, qui donne une avance de huit points au camp du NON, a réjoui les libéraux hier, tandis que les souverainistes se sont faits avares de commentaires.Ce sondage réalisé par la maison SOM et publié hier dans les quotidiens La Presse et Le Soleil indique que 45 % des Québécois auraient répondu NON à la question référendaire, dévoilée la semaine dernière à l’Assemblée nationale, contre 37 % pour le OUI.Après répartition de près de 18 % d’indécis ou de discrets, le NON récolte 54 % des intentions de vote et le OUI obtient 46 96.Selon le leader de l’opposition en Chambre, Pierre Paradis, ces nouveaux résultats, si on les compare à ceux du dernier sondage Léger et Léger, qui donnait les deux camps à égalité, montrent que le camp du NON a réussi à créer une dynamique favorable autour de son option.«La question est de plus en plus connue, les enjeux se clarifient, le travail de l’opposition à l’Assemblée nationale est assez exceptionnel.Ça a commencé à créer un momentum», lance-t-il.«Plus les enjeux vont s’éclaircir, plus les gens vont comprendre que la première partie de la question, c’est toute la question, que la suite n’est qu’un panier de crabes, poursuit M.Paradis.Les gens ne donneront pas un chèque en ,blanc à Jacques Parizeau.» A Ottawa, le ministre des Affaires intergouvemementales Marcel Massé a louange la stratégie référendaire du NON.«On réalise que notre position, qui s’est manifestée dans l’organisation et dans le sérieux, a sans doute influencé les Québécois face à la désorganisation pé-quiste et à l’improvisation et au grand théâtre.» Le sondage révèle notamment que les Québécois francophones sont divisés dans le débat référendaire.Ils sont 47 % à appuyer les troupes fédéralistes, contre 53 % de souverainistes.Chez les Québécois anglophones, le NON reçoit un appui massif avec 86 % des suffrages.Comme à l’habitude, Montréal demeure un bastion fédéraliste avec 41 % pour le OUI et 59 96 pour le NON.A Québec, le OUI et le NON récoltent respectivement 46 % et 54 % de la faveur populaire.Les troupes souverainistes ont observé un silence presque complet sur ce sondage plutôt décourageant pour le camp du OUI, après la poussée d’enthousiasme suscitée par le dernier sondage Léger et Léger.Réalisé après le dépôt de la question référendaire par le premier ministre Jacques Parizeau, le dernier Léger et Léger plaçait les camps du OUI et du NON nez à nez avec 50,2 96 des intentions de vote pour les troupes de Daniel Johnson et 49,8 96 pour PHOTO ARCHIVES Pierre Paradis croit que «les gens ne donneront pas un chèque en blanc à Jacques Parizeau».de rencontrer les journalistes.Plusieurs ministres péquistes ont également refusé, par l’entremise de leurs attachés de presse, de commenter les derniers mouvements de l’opinion publique.Raymond Brouillet, l’un des rares députés qui ait accepté de commenter le sondage, estime que les troupes souverainistes devront redoubler d’efforts pour remporter la bataille référendaire.«C’est une alerte, tout n’est pas joué et il va falloir qu’on travaille très fort», a-t-il dit.Le ministre de l’Education, Jean Garon, ne ne voit pas là d’occasion supplémentaire pour fouetter les troupes.«Tout le monde a toujours dit que ce serait une campagne serrée», a-t-il lancé.«Plusieurs sondages donnaient le OUI en avance, celui-là arrive, ça ne veut pas dire grand-chose, a poursuivi M.Garon.C’est comme si on disait “voici le résultat” au milieu de la deuxième période.Ça ne veut rien dire par rapport au résultat à la fin de la partie.» Le sondage a été réalisé du 8 au 12 septembre auprès de 1003 répondants auxquels on a posé la question qui figurera sur le bulletin de vote le 30 octobre.Il comporte une marge d’erreur de 3,8 96, 19 fois sur 20.Jean-Marc Léger, président de la firme Léger et Léger, a remis en question la méthodologie de ce sondage SOM, réalisé pour le compte des quotidiens La Presse et U Soleil et pour l’émission Droit de parole, sur le réseau de télévision Radio-Québec.Sur les ondes de la station de radio CKAC, M.Léger a fait état de certaines erreurs statistiques.«C’est la première fois que je vois un sondage qui place les 18-24 ans [dans le camp] fédéraliste», a -t-il dit.«J’ai du respect pour mes confrères des autres maisons de sondages, mais un peu moins pour SOM», a enchaîné M.Léger.Un sondage CROP, réalisé pour le compte de La Presse et du réseau de télévision TVA, révélait par ailleurs, hier en début de soirée, que les Canadiens hors Québec sont divisés sur la question d’une éventuelle association économique et politique avec un Québec souverain.La moitié des personnes interrogées sont d’accord avec cette association (47 %); l’autre moitié ne l’est pas (47 %).On compte 6 % d’indécis.Les Canadiens hors Québec refusent notamment que le Québec conserve la citoyenneté, le dollar et le passeport canadiens.Ce sondage a été mené auprès de 750 résidants hors Québec, peu après le dépôt de la question référendaire.La marge d’erreur est de 496,19 fois sur 20.Avec PC Chrétien nuit au NON, dit Manning PRESSE CANADIENNE Halifax — Le premier ministre Jean Chrétien fait du tort au camp du NON en ne prenant pas position plus fermement sur la «séparation» du Québec, a déclaré hier le leader du Parti réformiste, Preston Manning.Il est temps de donner aux Québécois un sérieux avertissement sur les conséquences d’un vote en faveur du OUI, a ajouté M.Manning; qui se montre de plus en plus critique quant au rôle relativement discret du premier ministre du Canada.Jusqu’à maintenant, c’est la ministre fédérale du Travail, Lucienne Robillard, qui a été la principale porte-parole du gouvernement fédéral dans le débat référendaire.M.Manning estime que M.Chrétien doit dire carrément aux Québécois qu’ils vont, selon lui, perdre la citoyenneté canadienne et les autres avantages du Canada [s’ils se séparent].«Nous le pressons depuis quelque temps déjà pour qu’il soit plus clair sur ces questions, a dit le chef réformiste.Je crois qu’il commence à se faire tard, mais mieux vaut tard que ja- mais.» Jeudi, M.Manning avait soutenu que les Canadiens se retourneraient contre M.Chrétien advenant que le OUI l’emporte le 30 octobre prochain et que le Québec devienne souverain.Le chef réformiste s’est rendu cette semaine avec son caucus dans la région atlantique où le Parti réformiste n’est pas parvenu à faire de percée lors des dernières élections générales.M.Manning a interprété l’avance du NON dans certains sondages publiés cette semaine comme étant le résultat d’erreurs des «séparatistes» plutôt que d’une campagne efficace du camp fédéraliste.:: 1832, Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3H 1E4 (Métro Guy) Tél.: (5H) 935-6616 Dr.Robert Prescott & Associés (Omnipraticiens) Liposuccion (Anesthésie locale) • Greffes de cheveux • Injections de Gras COLLAGENE Varices-Obésité CLINIQUE CAPILLAIRE INTERNATIONALE INC.& membre associé Hairfax Intégrateur- VOLUMATEUR La Micro-Greffe Céline Simard, dir consultante • Une technique sûre et efficace • Une intervention chirurgicale mineure •Un RÉSULTAT PERMANENT 1832, Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3H IPv4 (Métro Guy) Tél.: (514) 935-6616 Les libéraux ne sont pas satisfaits La rétractation de Radio-Canada au sujet d'un document controversé n'aurait pas eu l'importance souhaitée PAULE I)ES RIVIÈRES LE DEVOIR Les avocats du Parti libéral du Québec évaluaient encore, hier soir, l’efficacité de la correction ap-portée par la Société Radio-Canada, à la suite d’un reportage liant un document controversé au Parti libéral.«Nous constatons qu’ils [les gens de la SRC[ ont fait un effort.Mais cet effort est-il proportionnel à la gravité de l’erreur?Radio-Canada ne s’est pas rétractée en accordant autant d’importance à la rétractation qu’à son scoop», soulignait, hier, Richard Vigneault, directeur des communications du PLQ et du comité du NON.Mercredi soir, la manchette du téléjournal de la SRC indiquait qu’après un NON, les libéraux proposeraient un «Québec spécifique et bilingue».Le chef de l’opposition, Daniel Johnson, avait rapidement juré que son parti n’était d’aucune manière lié à ce document.Jeudi, le PLQ sommait la SRC de se rétracter dans une mise en demeure.Jeudi soir, le téléjoumal s’est ouvert sur une «correction», Bernard Derome affirmant qu’il n’existait aucun lien entre le document et le Parti libéral.Le directeur des nouvelles de la SRC, Philippe Lapointe, a pour sa part résumé hier la situation en ces mots: «Nous avons commis une erreur et nous l’avons corrigée.» Il qualifie sans hésitation l’erreur de re un rapprochement entre le PLQ et le document.Le directeur des communications du PLQ a également répété qu’il était tout à fait «incroyable» que la SRC ait refusé de fournir aux libéraux une copie du document sur laquelle se fondait la nouvelle.Cela, rappelle-t-il, a forcé M.Johnson a réagir à un document qu’il n’avait même pas vu.Le document ayant été déposé en Chambre le lendemain, les membres du PLQ ont alors pu l’avoir entre leurs mains.Le PLQ a également envoyé une lettre au CRTC pour se plaindre de la SRC et de RDI.Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a reçu la plainte.Comme il le fait avec toutes les lettres de ce genre, il choisira une des deux options suivantes: une demande à la SRC de s’expliquer ou une demande à la SRC d’entrer en communication avec le parti lésé pour réparer le mal.Par ailleurs, ce matin, les dirigeants du service de l’information de la SRC rencontrent leurs journalistes pour discuter de la stratégie de couverture référendaire.Plusieurs émissions spéciales pour expliquer les enjeux de la consultation s’ajouteront à la couverture des événements quotidiens.Des équipes du Point et sans doute du Téléjournal sillonneront les différentes régions du Québec au cours des prochaines se- «grave».C’est aussi l’avis du Parti libéral du Québec qui soulignait par ailleurs hier soir que certains bulletins de nouvelles à la radio de Radio-Canada avaient continué, en matinée, de fai- Construction d’un nouveau pavillon Garon dans le bastion anglophone de McGill Il n'a que des louanges à l'égard de l'université PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le ministre de l’Éducation Jean Garon, un ardent souverainiste, était reçu hier pour la première fois dans ce bastion anglophone que représente l’Université McGill.Il en a profité pour citer McGill en exemple.«Il nous faut développer nous aussi nos liens avec l’industrie, a-t-il déclaré au Devoir en comparant la situation de McGill avec celle des universités francophones.«McGill a fait des efforts importants de rapprochement avec les entreprises, a gardé contact avec ses anciens étudiants, avec les parents, et il s’agit là d’une grande tradition dans le milieu anglophone, ajoute-t-il.Quant on parle de rapprocher l’école et l’entreprise, c’est le type de complicité qu’il faut développer.» Le ministre Garon participait au lancement de la construction du nouveau pavillon de génie chimique et des sciences des matériaux, un projet de 37 millions de dollars dont 20 millions proviennent du gouvernement du Québec et 5 million du gouvernement canadien.Mais M.Garon a été impressionné par le fait qu’une tranche de 12 millions du financement provient du secteur privé, dont neuf millions fournis à eux seuls par deux anciens étudiants vivant à Hong- Kong et qui tiennent à garder l’anonymat! Le nouveau pavillon devrait être inauguré à la rentrée de septembre 1997.Le précédent gouvernement libéral avait autorisé le début du projet et l’actuel gouvernement péquiste vient de confirmer la suite des travaux, qui permettront de construire un pavillon de 14 200 mètres carrés sur huit étages pour abriter les étudiants et.les chercheurs de pointe des départements de génie chimique, de génie métallurgique, ainsi qu’une partie des départements de physique et de chimie.Le nouveau pavillon permettra particulièrement de mener des recherches dans le domaine des nouveaux matériaux.M.Garon a été reçu à McGill par la chancelière Gretta Chambers et le recteur Bernard Shapiro.Le vice-rec-teur François Tavenas lui a fait remarquer que McGill, qui occupe 270 000 mètres carrés dans le centre-ville de Montréal, aurait besoin de 65 000 mètres carrés supplémentaires pour bien se développer.La célèbre faculté de musique de McGill, qui loge dans un pavillon construit en 1895, entend également se lancer dans un ambitieux programme de rénovation, et l’Université McGill entend débuter l’été pro; chain la première de trois phases qui devraient mener à la construction d’un tout nouveau pavillon pour la faculté et l’opéra de McGill.DENTISTE DENTUROLOGISTE • Service de dentisterie esthétique • Service de chirurgie buccale et implants dentaires (par spécialiste) • Service de prothèse sur implant Dr Michel Lefort, D.M.D.Guylaine Brouillette, D.D.a 1832 Sherbrooke ouest, Montréal, Qc H3H 1E4 tél.: 939-2600 OÜ Métro Guy, sortie St-Mathieu marnes.Les journalistes rencontreront également, ce matin, une brochette d’économistes et de constitutionnalistes afin d’être bien préparés pour la couverture référendaire.r SI VOUS DÉTENEZ UNE «ASSURANCE HYPOTHÈQUE » Assurez-vous d’etre assuré! r • Découpez la « GARANTIE D'ASSURABILITÉ ET D'ADMISSIBILITÉ » ci-dessous et faites-la signer par votre créancier hypothécaire.C'est la meilleure façon d'assurer à vos héritiers le paiement d'une réclamation et de leur éviter de découvrir, après votre décès, que vous n'étiez pas vraiment assuré.Même si, de votre vivant, vous aviez payé toutes vos primes régulièrement.Surtout, ne vous contentez pas de propos rassurants.Les paroles s’envolent, mais les écrits restent.Si vous êtes vraiment assuré, pourquoi votre créancier refuserait-il de vous le confirmer par écrit?GARANTIE D’ASSURABILITE ET D’ADMISSIBILITE Je soussigné, en ma qualité de directeur de la succursale de (inscrire le nom) (nom de l’institution financière) (adresse de la succursale) en la ville de , garantis par les présentes à (inscrire votre nom et celui de votre conjoint, s’il y a lieu) que le certificat ou l’attestation d’assurance numéro ______________________________________________________________ émis à cette ou ces personne(s) pour l’assurance-vie ou invalidité hypothécaire collective par est bel et bien en vigueur.(nom de l’assureur) Je garantis que les conditions d’assurabilité et d’admissibilité de cette ou ces personne(s) ont été adéquatement vérifiées et acceptées par l’assureur, sous réserve de la véracité des renseignements fournis par l’(les) assuré(s).Je garantis donc l’exécution par l’assureur du paiement de l’assurance-vie ou invalidité hypothécaire collective de cette ou ces personne(s), selon le cas, si une réclamation est faite pendant que le certificat ou l’attestation d’assurance est en vigueur, dans la mesure où les primes sont régulièrement payées.• Signé à.,ce jour de.19 (Signature du directeur de la succursale de l’institution financière) n vous pro ?ASSOCIATION DES INTERMÉDIAIRES EN ASSURANCE DE PERSONNES DU QUÉBEC I, square Westmount, bureau 500, Westmount (Québec) H3Z 2P9 A 8 I, K |) E V 0 I It .L E S S A M EDI I « E T I) I M A N C HE 17 S E l‘ T E M H K E I !» !» Æ LEMOND Le processus de paix en Ulster Londres et Dublin ne se parlent plus Un sommet entre premiers ministres paraît peu probable Londres (AFP) — Neuf jours après l’annulation d’un sommet anglo-irlandais sur le processus de paix en Ulster, le froid entre Londres et Dublin sur la question du désarmement de l'IRA persiste et les perspectives d’un prochain sommet paraissaient hier très faibles.Le ministre britannique à l’Irlande du Nord, sir Patrick Mayhew, a annoncé qu’il allait se rendre pour dix jours en Australie à partir de lundi où il entend expliquer la politique de Londres en Ulster et vanter les atouts économiques de la province.L’annonce de ce long déplacement indique qu’aucun sommet ne pourra se tenir au plus tôt avant la fin du mois et qu’en dépit d’un travail acharné, les hauts fonctionnaires qui négocient au nom des deux gouvernement ne semblent pas avoir suffi-semment progressé.Le premier ministre britannique John Major et son homologue irlandais John Bruton auront cependant une entretien en marge du Sommet européen de Formentor (Espagne), qui se tiendra les 22 et 23 septembre.Un précédent sommet anglo-irlandais prévu le 6 septembre dernier à Chequers près de Londres, avait été annulé au dernier moment à la demande de Dublin qui, estimant que des divergences trop profondes existaient encore avec Londres, n’avait pas voulu courir le risque d'un échec.Les divergences entre les deux gouvernements portent sur les modalités du désarmement des groupes paramilitaires, essentiellement l’IRA Londres veut que le mouvement républicain entame de manière crédible un processus de désarmement avant l’ouverture de négociations multipartites sur l’avenir constitutionnel de l’Ulster incluant le Sinn Fein, tandis que Dublin pense qu’un simple engagement de l’IRA à ne plus utiliser ses armes est suffisant.La mésentente porte également sur le rôle que pourrait jouer une commission internationale sur le désarmement, Londres souhaitant qu’elle obtienne rapidement un «geste» de l’IRA Dublin estimant qu’elle doit entamer des pourparlers qui prendront du temps et que les négociations multipartites doivent commencer avant cela.Au lendemain d’un entretien mercredi à la Maison-Blanche avec le conseiller du président Clinton pour la sécurité nationale, Anthony Lake, et avec le vice-président Al Gore, Gerry Adams, leader du Sinn Fein (branche politique de l’IRA) n’a pas caché son scepticisme quant à la possibilité d’une issue positive.Bien qu’il ait qualifié ses entretiens de «constructifs et positifs», il a ajouté qu’il ne voyait «pour l’instant aucun signe permettant d’espérer une résolution de la crise actuelle».Les deux responsables américains ont insisté sur la nécessité «d’une discussion sérieuse» sur le désarmement, mais M.Adams affirme qu’il n’a aucune marge de manoeuvre pour demander à l’IRA de faire le geste réclamé par Londres.Il accuse le gouvernement britannique de traîner les pieds et demande l’ouverture rapide de négociations multipartites.Mis à mal par les divergences entre Londres et Dublin, le processus de paix avait subi un autre revers de taille avec l’élection il y a une semaine de David Trimble, un «dur» de l’unionisme, à la tête du plus grand parti protestant de la province, l’UUP.M.Trimble n’est prêt à aucun compromis sur les armes de l’IRA dont il réclame le «démantèlement».S’il ne veut à aucun prix discuter avec le Sinn Fein, il a cependant accepté de rencontrer jeudi soir le leader catholique et nationaliste modéré John Hume.McGill Université de Montréal Le Département d'oncologie de l’Université de McGill et le Réseau Inter-hospitalier de cancérologie de l'Université de Montréal (RICUM) désirent remercier les organisations suivantes pour leur généreuse contribution à titre de subsides à l’éducation médicale, en 1995-1996.Amgen Canada Inc.Groupe Pharmaceutique Bristol-Myers Squibb Ciba Eli Lilly Canada Inc.Paulding Canada Inc.Glaxo Wellcome Inc.Lederle-Wyeth-Ayerst Canada Inc.Ortho Biotech Pfizer Canada Inc.Pharmacia Inc.Rhône Poulenc Rorer Canada Inc.Le Westin Mont-Royal Ces fonds permettront encore cette année aux deux universités d’organiser une série de conférences par des professeurs invités en cancérologie de renommée mondiale.L’accord entre Serbes, Croates et Bosniaques sur Sarajevo Les Serbes vont retirer leurs armes fo Paris (AFP) — L’accord obtenu jeudi entre Bosniaques, Croates et Serbes sur le retrait des armes lourdes serbes dans un rayon de 20 km autour de Sarajevo vise à faire respecter la zone d'exclusion instituée par l’ONU en février 1994 à la suite du massacre du marché de Markale à Sarajevo.Cet accord, conclu après la sus-ension jeudi des raids aériens de TAN, stipule que les Serbes de Bosnie devront avoir retiré la moitié de leurs armes lourdes autour de la capitale bosniaque dans un délai de 72 heures (trois jours) et la totalité dans un délai de 144 heures (six jours).Il exige, selon la FORPRONU, le retrait, dans ce délai, des canons d’un calibre supérieur à 100 mm et des mortiers d’une taille supérieure à 82 mm.En outre, il prévoit à terme l’éloignement de cette zone d’exclusion des pièces d’artillerie (canons, mortiers et obusiers) d’un calibre supérieur ou égal à 76 mm ainsi que des armes anti-aériennes d’un calibre supérieur ou égal à 20 mm.En février 1994, la limite de 12,7 mm définie pour les armes lourdes par la FORPRONU s’était avérée impraticable, faute de moyens de vérification efficaces.L’application de l’accord de jeudi serait garanti à la fois par la Russie, en ce qui concerne les armes serbes, et par les .Occidentaux du Groupe de contact (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Allemagne) qui seraient chargés d’empêcher la Fédération croato-musulmane de lancer de nouvelles offensives militaires.La zone d’exclusion a été créée après le bombardement meurtrier du marché de Markale, le 5 février 1994 (68 morts, 200 blessés).Ce secteur inclut la zone démilitarisée du mont Igman, sur lequel se trouve la Force de réaction rapide (FRR).Le 9 février 1994, le général Michael Rose, commandant des Casques bleus pour la Bosnie-Herzégovine, obtient sous peine de frappes aériennes, un cessez-le-feu entre Serbes et Musulmans bosniaques.Les deux parties acceptent de retirer leurs armes lourdes ou de les placer sous le contrôle de la FORPRONU.L’OTAN fixe un ultimatum de dix jours aux Serbes de Bosnie pour retirer leurs armes lourdes à 20 km de la capitale bosniaque ou pour les placer sous le contrôle de l’ON U.Dans les jours qui suivent, les belligérants ne restituent leurs armes qu’au compte-gouttes et il faudra une offensive diplomatique de Moscou en dernière minute, assortie du déploiement de Casques bleus russes, pour qu’à quelques heures de l’échéance, les Serbes se soumettent à ces conditions.Neuf points de regroupement des armes lourdes serbes et un point de regroupement bosniaque sont alors créés.Ils renferment 281 armes serbes et quarante-deux armes bosniaques.Les Serbes sont cependant autorisés à pénétrer librement à l’intérieur des bases où sont gardées leurs armes, pour en assurer l’entretien.De plus, les Casques bleus n’ont pas les moyens matériels de s’opposer aux forces serbes si ces dernières décident de récupérer leurs armes.Dans ces conditions, l’accalmie aux alentours de la capitale bosniaque est de courte durée.La FORPRONU est accusée à plusieurs reprises de ne pas faire respecter la zone d’exclusion, régulièrement violée, surtout par les Serbes, même si l’OTAN a eu recours à des frappes aériennes.Le 5 août 1994, notamment, l’OTAN bombarde des objectifs serbes près de Sarajevo après que les Serbes de Bosnie eurent récupérés des armes lourdes placées sous le contrôle de l’ONU.Fin mai 1995, les Serbes bosniaques finissent par reprendre unilatéralement le contrôle de la majori- CROATIE Sarajevo : 6 jours pour retirer les armes lourdes Zone des 20 km Interdite per l'OTAN.i l'artillerie lourde dei torcee serbes Ligne de Iront / Z Bamwo sT .Route humanitaire ^ % O Semtzovac ouverte vendredi 15 /une IflfDf Vogosca parles Casques bleus Artillerie tolérée Çutour de la capitale des Serbes de Bosnie I M A X < Il K 17 S K I' T K M It It Y I II II A A I) LE MONDE I l Massacre de Kanama L’ONU réclame la comparution en justice de soldats rwandais PHOTO REUTER Le pape Jean-Paul II est arrivé hier à l’aéroport de Yaoündé, au Cameroun, pour y célébrer une messe.Le pape prêche pour une Eglise africaine .EN BREF ?PÉTITION À L’ÉLYSÉE Paris (Reuter) — L’Elysée a reçu hier un million de signatures au bas d’une pétition contre les essais nucléaires en Polynésie française, recueillies dans les magasins de produits cosmétiques The Body Shop dans vingt pays.Ijes pétitions ont été remises a la présidence de la république par des ressortissants de Nouvelle-Zélande, d’Australie et de plusieurs îles du Pacifique Sud.Le 1er septembre, Greenpeace et d’autres organisations écologistes avaient déjà remis à l’Elysée plusieurs millions de signatures de personnes hostiles à la reprise des essais nucléaires par la France.La France a procédé au premier d'une série de sept ou huit essais le 5 septembre sur l’atoll de Mururoa, malgré les protestations de plusieurs dizaines de pays.-?- DÉCÈS DE WILSON DÉSIR New York (AFP) — Wilson Désir, l’un des piliers de l’op-|x)sition au régime Duvalier, est mort jeudi à l’âge de 57 ans des suites du diabète à New York, où il avait trouvé refuge après avoir été exilé par le dictateur haïtien il y a 25 ans, a-t-on appris de source officielle.Wilson Désir, qui avait été nommé consul général d’Haïti à New York par le président Jean-Bertrand Aristide en avril 1991, est mort au Brooksdale Hospital de Brooklyn, a indiqué le vice-consul Guy Ferdinand.Né à Port-au-Prince, il avait suivi des études de droit Après une tentative manquée de renversement du régime en 1970, M.Désir avait été exilé par le président François Duvalier et avait trouvé refugé à New York où il dirigeait officiellement un bureau de traduction et d’expertise comptable.Mais rapidement ses locaux devaient devenir un centre d’information sur l’opposition haïtienne, tant pour les journalistes que pour les quelque 400 000 Haïtiens de la ville en quête de nouvelles des leurs ou d’un emploi.En 1986, après l’exil du président Jean-Claude Duvalier, Wilson Désir était retourné à Haiti, pour en fuir une nouvelle fois l’année suivante après l’annulation des élections par la junte.-«.- 500 PERSONNES ARRÊTÉES Le Caire (AFP) —Près de 500 personnes, dont des Ethiopiens et des Erythréens, ont été arrêtées à la suite de manifestations au Soudan, a affirmé hier l’Organisation soudanaise des droits de l’homme (OSDH), basée au Caire.«Entre 400 et 500 personnes, dont 270 étudiants au moins, ont été arrêtés» à la suite des manifestations «déclenchées cette semaine à Khartoum et dans d’autres villes du Soudan», selon un communiqué de l’OSDH parvenu à l’AFP.Les manifestations antigouvernementales qui ont débuté lundi ont fait selon les autorités soudanaises trois tués et selon l’opposition soudanaise six morts.De son côté, l’OSDH fait état de quatre tués, dont trois étudiants.Parmi les personnes arrêtées figurent deux avocats renommés, Me Moustafa Abdel Qader et Me Mohammad Ali al-Sayed, ajoute l’QSDH (non gouvernementale).«Un certain nombre d’Éthio-piens et d’Erythréens ont également été détenus.Ils sont traités d’une manière inhumaine» par les autorités soudanaises, ajoute le communiqué.Le gouvernement soudanais a fait état mardi de la participation «d’Ethiopiens» aux manifestations.-?- Yaoundé (Reuter) — Le pape Jean Paul II a célébré hier à Yaoundé la première messe en public de sa lie visjte en Afrique en préconisant le développement d’une Eglise réellement africaine, capable de guider le continent vers le XXIe siècle.Au cours d’une cérémonie organisée sur un aéroport militaire de la capitale camerounaise, où des dizaines de milliers de fidèles ont dansé et chanté au son des tambours africains, le pape a fait sienne l’une des principales conclusions d’un synode exceptionnel tenu en 1994 au Vatican au sujet de l’Afrique.«Ce synode est tourné vers l’avenir.Il désire montrer les chemins que l’Église doit prendre, à l’avenir, sur le continent africain.C’est de grande importance en cette période de passage du deuxième au troisième millénaire», a dit le souverain pontife lors de cette messe qui faisait la part belle aux traditions tribales africaines.«Le synode africain joue un rôle déterminant dans la préparation de tous à l’entrée dans le troisième millénaire du christianisme», a-t-il insisté.Le synode, intitulé Ecclesia in Africa (l’Église en Afrique), a coïncidé avec les massacres ethniques de l’an dernier au Rwanda.Dans un document de 150 pages qui reprend les conclusions de cette assemblée, le pape condamne la corruption de certains gouvernements, les «régimes autoritaires et répressifs qui nient la liberté et les droits fondamentaux de leurs citoyens».«A cet égard, je note avec satisfaction que l’Église en Afrique, qui a foi en sa vocation, se tient résolument du côté des opprimés et des gens marginalisés qui ne peuvent s’exprimer», écrit-il dans ce document.Le message final du synode condamne l’«idolatrie de l’ethnicisme» et la répression militaire sur un continent qui est «à feu et à sang».«Je ne peux pas oublier les peines et les conflits qui blessent de nombreux pays», avait dit le pape à son arrivée jeudi à Yaoundé.Sur les 700 millions d’Africains, 100 millions sont catholiques, et les conversions sont nombreuses.Mais d’autres groupes religieux — islamiques, protestants et différentes sectes d’inspiration chrétienne — connaissent aussi un essor.Nairobi (AFP) — Les observateurs des droits de l’homme de l’ON U au Rwanda ont réclamé la comparution en justice des auteurs du massacre de Kanama, estimant que, selon les premières constatations, il s'agit de soldats de l’armée rwandaise.Au moins cent dix personnes, en majorité des civils, ont été tuées dans la nuit de lundi à mardi dans et aux abords du village de Kanama, près de la frontière zaïroise dans l’ouest du Rwanda.Une enquête conjointe de l'ONU et des autorités rwandaises est en cours et ses constatations préliminaires ont d’ores et déjà démontré la responsabilité de l’armée.«Le gouvernement du Rwanda porte l’immense responsabilité de traduire en justice les auteurs de ces exè cutions arbitraires et d’éviter que de tels abus soient à nouveau commis par des membres de l’armée», souligne un communiqué, reçu hier à Nairobi, émanant de la mission des observateurs de l’ONU à Kigali.le communiqué ajoute que «l’enquête préliminaire indique que des soldats de l’Armée patriotique rwandaise (APR) sont responsables d’un grand nombre de morts».«Certains meurtres ont été perpétrés de manière systématique et brutale et un grand nombre de morts sont des femmes et des enfants», ajoute le communiqué.Le vice-président et ministre rwandais de la Défense Paul Kagamé a admis que des soldats de l’APR avaient réagi «de façon excessive» après qu’une patrouille fut tombée dans une embuscade tendue par des combattants hutus infiltrés à partir du Zaïre.Cette reconnaissance de culpabilité a satisfait la communauté internationale, qui n’envisage pas de sanctions contre Kigali.En outre, y ne délégation européenne, conduite par le secrétaire d’État espagnol à la Coopération José Luis Di-centa, est attendue à Kigali pour une visite de 24 heures, au cours de laquelle elle devrait rencontrer les principaux dirigeants rwandais.Cette visite a notamment pour but de s’enquérir des mesures adoptées par le gouvernement rwandais après un précédent massacre, celui du camp de déplacés de Kibeho, en avril dernier.L’Armée patriotique rwandaise (APR, dominée par les anciens rebelles tutsis) avait alors ouvert le feu en avril sur les déplacés hutus, faisant 300 ou 2000 morts, selon les chiffres avancés par Kigali ou par les Nations unies.L’Union européenne avait alors suspendu pour plusieurs mois son aide au Rwanda.L’enquête d’une commission internationale avait conclu à une «réaction disproportionnée» de J’APR, sans mettre en cause ni le gouvernement ni l’État major rwandais.Elle avait demandé à Kigali d’adopter des mesures pour éviter la répétition d’événements aussi graves et d’ouvrir une enquête pour déterminer et juger les responsables du massacre de Kibeho.DEUX GRANDS RENDEZ-VOUS LE à la radio WEEK-END AM de Radio-Canada DIMANCHE MAGAZINE avec Ginette Lamarche MÉfc.Dimanche - 9 h 07 à 11 h LES AFFAIRES ET LA VIE avec Francine Plourde Samedi -12 h 13 à 14 h L’actualité d’ici et d’ailleurs avec Ginette Lamarche et une impressionnante équipe de journalistes qui analysent les événements marquants et présentent des reportages vivants, des interviews fouillées, de grands dossiers, des tables rondes B et la revue de presse internationale.¦ Réalisation : Pierre Trottier Un magazine économique qui rend le monde des affaires et de la finance accessible à tous.Francine Plourde et son équipe présentent des reportages et des analyses sur les grandes questions économiques canadiennes jm et étrangères et sur les réalités du travail.-, v Réalisation : Yves André , ’ POUR LE SRC itv CBF 690 Montréal DECOUVRIR A K) I.K l) K V III It .I.K S S A M K H I I II K T l> I M A N C II K 17 S E I* T E M II II K I I» '* .» î D I TOR 1 \ I 1 9 Le syndrome Le Hir Jean-Robert Sa ns façon Qui eût dit qu’une opération devant produire les outils de référence de base à la disposition des Québécois tout au long du débat référendaire tournerait en aussi décevante campagne de promotion?epuis le jour de janvier dernier où il annonçait que son ministère avait commandé une série d’études scientifiques à l’Institut national de recherche scientifique (INRS), à des maisons spécialisées et à des individus, le ministre Richard Le Hir n’a eu de cesse d’intervenir dans le processus mis en branle, le privant du minimum de sérieux et de transparence nécessaire.Rendues publiques au compte-gouttes, alors qu’elles devaient être terminées pour le printemps dernier, bon nombre de ces études ont carrément été confiées à des souverainistes avoués.La chose aurait paru acceptable si, par ailleurs, la rigueur avait été la marque de commerce du ministère de M.Le Hir et si des fédéralistes connus avaient aussi été mis à contribution.Malheureusement, l’attitude démesurément partisane, brouillonne jusqu’à la caricature, du ministre Le Hir, a fait enavirer le navire.‘ À l’occasion du référendum de 1980, le gouvernement Lévesque avait confié à un économiste de renom, Bernard Bonin, aujourd’hui numéro deux de la Banque du Canada, la responsabilité de coordonner le travail de recherche.Il én était ressorti un premier éventail de travaux variés, certains plus favorables que d’autres à l’option du gouvernement, mais que personne n’a remis en cause.Onze ans plus tard, la Commission Bélanger-Campeau s’assura à son tour les services de Spécialistes d’horizons très différents.D’ailleurs, on se souviendra qu’à la fin du processus, malgré des conclusions souvent divergentes, l’impression générale qui se dégagea des témoignages fut que l’indépendance était possible, mais qu’elle comportait un prix qui ne pouvait être ignoré.! Au cours de la dernière campagne électorale, le candidat Parizeau est parvenu à pousser son adversaire dans le coin en lui reprochant son refus cfe publier de mystérieuses études produites à l’oc-çasion des négociations qui ont mené à l’accord de Charlottetown.Les élections passées, on a compris à la lecture que ces études ne présentaient pas grand intérêt.D’où l’excellente idée de reprendre l’exercice à zéro.Mais voilà que depuis le lever du rideau sur le premier acte de cet opéra bouffe, le spectacle est de jour en jour plus désolant.Et lorsqu’on tente de comprendre la cause première de l’échec, nos yeux se tournent immanquablement vers le bureau du ministre Richard Le Hir.Chaque fois qu’une étude est rendue publique, le ministre y va de ses propres interprétations, toujours à ce point partisanes, sans nuances, qu’elles forcent les chercheurs eux-mêmes à corriger le tir.Sans parler de la fameuse lettre aux directeurs d’écoles les priant de diffuser la bonne nouvelle autour d’eux.Dans certains cas, c’est l’octroi de contrats à des proches qui a nui à l’opération.A tel point qu’on en est venu à ne plus pouvoir faire la différence entre les productions militantes, celles des amis, et les études scientifiques de chercheurs qui s’en mordent les doigts d’avoir accepté d’apporter leur contribution.Les exemples de tout cela sont devenus si nombreux qu’il ne vaut plus la peine de les rappeler.Même lorsqu’une étude est bloquée dans ce que l’on nous dit être le processus normal d’évaluation, on soupçonne aussitôt le bureau du ministre d’avoir voulu taire la vérité.Et il n’y a pas que l’opposition officielle à avoir développé ce réflexe! Ainsi en est-il, ces jours-ci, de l’étude du professeur Georges Mathews dont Le Devoir publie aujourd’hui un résumé en page «Idées».Quiconque s’intéresse de près aux finances publiques pourra constater par lui-même que, toute originale qu’elle soit, la démarche du professeur Mathews pose d’énormes questions d’ordre scientifique et méthodologique qui justifiaient les hésitations des dirigeants de l’INRS.Malgré une décision qui paraît raisonnable, et qui ne vient pas des politiciens mais des experts de l’INRS, c’est le gouvernement qui se retrouve dans l’eau chaude.Pourquoi cela?À cause du manque de sérieux de l’ensemble du processus sous la responsabilité du ministre Le Hir.Ce qu’on attendait de ce ministère, c’était qu’il soit le maître d’œuvre, le père politique d’un programme scientifique irréprochable destiné à éclairer les Québécois.Ce à quoi nous avons droit, c’est à un fourre-tout indescriptible dont les chercheurs, les médias et le public électeur sont les victimes.Toute la démarche de recherche souffre du peu de crédibilité du ministre.Chambly: un épisode tumultueux Gilles -a Sûreté du Québec était pleinement justifiée Lde faire enquête sur le corps de police de Chambly.Mais la vaste opération policière du 1er septembre 1994 dans cette ville de la Rive-ifc=__ Sud ne l’était pas du tout.On peut ainsi résumer sommairement, en deux phrases, le volumineux rapport d’enquête que le juge Pierre Verdon, de la Cour du Québec, vient de remettre au ministre de la Sécurité publique.Le magistrat ne se contente pas de remettre en perspective, de façon exhaustive, cette fameuse opération Brigade.Il en tire surtout des leçons et des recommandations, dont tous les acteurs, y compris les médias, doivent tirer profit.Comme le juge, il faut se garder d’opinions ou de jugements prématurés, d’autant que d’autres enquêtes sont en cours et que des poursuites ont été intentées.Il n’en reste pas moins que, le plaignant étant nul autre que le directeur de police, la SQ devait faire enquête sur les allégations d’infractions criminelles impliquant des policiers de Chambly.Il y a eu des failles en cours de route, on a fait flèche de tout bois, tant et si bien que l’opération policière du 1er septembre ne pouvait se défendre.1 Pourquoi?Cinq mois d’enquête intensive n’avaient pas réussi à confirmer l’hypothèse selon laquelle un nombre significatif de policiers de Chambly s’adonnaient à des activités criminelles; et présumer que l’interpellation simultanée de tout le monde allait permettre de recueillir Lesage des preuves accablantes s’inspirait plus du souhait que d’une analyse de probabilités.«Surtout, écrit le juge, on a paru ignorer l’impact inévitable et les conséquences néfastes d’une intervention de ce type, sur le corps de police de Chambly et sur les membres sans reproches qui en composent manifestement la majorité.Ni la balance des probabilités, ni celle des inconvénients ne valaient une telle manœuvre, à l’endroit d’autant de monde.» Terrible constat que celui-là, qui en rappelle d’autres, aussi sévères.Ratés, absence d’autocritique, toute la recette était là pour transformer en cauchemar collectif une opération pourtant bien planifiée.En termes mesurés, le magistrat en tire des conclusions sévères.«La défense coûte que coûte de toutes ses décisions et de tous ses gestes apparaît relever d’une culture qui nous semble dépassée.Il n’y a pas de honte à accepter de se remettre en question et à l’exprimer.» Cette critique est d’autant plus valable que les médias peuvent aussi en tirer profit.L’expérience de Chambly et d’ailleurs le démontre amplement, hélas.«Comme la fin ne justifie pas nécesairement tous les moyens, il serait utile qu’on tire des leçons de cet épisode tumultueux.» Déjà, la situation s’est améliorée à Chambly.Le rapport Verdon et le groupe de travail chargé d’examiner les pratiques des corps de police en matière d’enquêtes criminelles permettront d’aller plus loin dans cette voie salutaire.Adieu Jean-Luc Pepin J’ai appris avec beaucoup de chagrin le décès de Jean-Luc Pepin.Ayant suivi sa carrière et eu avec lui des rapports cordiaux, je m’en voudrais jle laisser sa tombe se refermer sans souligner une dernière fois les qualités qui firent de lui l’un des hommes politiques les plus droits et les plus sincères de sa génération.Jean-Luc Pepin possédait une intelligence vive et pénétrante, un jugement raffiné et un cœur très généreux.En toute situation, il était aimable, ouvert d’esprit, vrai, juste, sincère et charitable.Il excellait dans l’art de la conversation et fut en outre |un remarquable homme d’équipe.Il iconsacra toute sa vie à promouvoir la ifcompréhension entre les êtres hu-fnains et l’amélioration de la société.Pendant les années où je fus appelé à servir à Québec, mes collègues du PLQ et moi-même eûmes toujours un respect et une affection élevés pour Jean-Luc Pepin.Nous portâmes une attention spéciale au rapport Pe-pin-Robarts, auquel son nom restera "attaché.Les recommandations de ce LETTRES -*- rapport différaient à maints égards des propositions du livre beige du PLQ, publié vers le même temps, mais nous avions surtout noté de multiples points de convergence entre les deux documents.La tâche de Jean-Luc Pepin est maintenant achevée.Mais je souhaite que l'exemple d’honnêteté, d’équité et de détachement dans le service du bien commun qu’il a donné survive longtemps à son trop bref passage dans la vie publique de ce pays.Claude Ryan Outremont, 14 septembre 1995 Un pays souverain, oui ou non?Dans son éditorial tout réconfortant du 8 septembre 1995, Use Bissonnet-te s’élève contre le fait que «si les négociations échouent, les élus québécois peuvent déclarer la souveraineté».Comment pourrait-il en être autrement?L’argument principal, le seul que le camp fédéraliste va utiliser ad nauseam, c’est celui que les premiers ministres des autres provinces crient en chœur depuis assez longtemps.malgré le simple bon sens: «Pas de partenariat possible.N’y comptez pas!» Alors, imaginez un peu ce que serait une question référendaire, si elle certifiait que, si le Canada refusait toute négociation pour continuer le commerce entre les deux pays, il faudrait retourner aux urnes.Il serait bien inutile de faire quelque référendum que ce soit sur la souveraineté du Québec, avant ou après ce refus de négocier comme des gens civilisés.Personnellement, je n’aurais jamais inclus cette clause dans la question, qui devrait être selon moi: «Voulez-vous que le Québec soit un pays souverain?OUI ou NON!» C’est clair, c’est net et ça se comprend par tout le monde.Si on n’est pas assez mature socialement parlant pour décider du sort de notre société sans faire des courbettes à tout le monde, aussi bien rester à la traîne du Canada.On ne mérite pas mieux.Cette clause n’est pas à notre honneur, même s’il est dit que si le Canada ne veut rien savoir d’une entente, la souveraineté sera réalisée quand même.Claude Salvaille Montréal, 8 septembre 1995 "T« Les beaux lundis es journaux du lundi ont mauvaise réputation.C’est habituellement ce jour-là qu’on ressort le vieux couplet du «Mais-y-a-rien-dans-Le Devoir-aujourd’hui», suivi du non moins sempiternel refrain de celui ou de celle avec qui vous partagez vos toasts: «C’est-lundi-mon-chéri.» Et voilà de nouveau la semaine lancée sur un mauvais pied.Vivement jeudi qu’on ait enfin de vraies nouvelles à se mettre sous la dent.Par exemple, jeudi matin de cette semaine, nous avons eu droit en même temps à la déclaration de Lucien Bouchard sur la nécessité de poursuivre le combat pour la souveraineté au lendemain d’un NON et aux explications de Daniel Johnson sur sa vision d’un beau Québec bilingue et biculturel.Parlez-moi d’un matin médiatique bien rempli, sans compter l’extraordinaire caricature de Cha-pleau sur Chrétien et sa «ma tante» Robillard transformée en autobus.Mais ces attaques sournoises contre les «p’tits» lundis journalistiques sont inacceptables et sûrement contraires à l’une de nos chartes.Attendez que Guy Bertrand se mette sur le dossier.Il est vrai que les lundis sont de bien pauvres journées pour ce qui est de l’actualité et des nouvelles hot.Mais c’est précisément l’intérêt de cette journée.C’est habituellement ce matin-là que le chef de pupitre nous refile les nouvelles qui sont demeurées sur le carreau, mais qu’il juge néanmoins importantes.C’est là qu’on voit s’il a du flair.Prenez lundi dernier, le 11 septembre.Quel beau lundi ce fut, surtout dans Le Devoir.Rarement a-t-on vu autant de «nouvelles» de fond présentées sous la forme de «faits divers» sans importance.Par exemple, à la une du journal, vous trouviez un article signalant le mécontentement de la SSJB de Montréal devant la décision du Directeur général des élections de pratiquer un bilinguisme systématique dans ses publications.Il n’y a rien de très nouveau là-dedans, direz-vous.D’ailleurs, c’était un petit article pas chiant du tout, inoffensif même.Et puis, c’est la responsabilité de la SSJB de montrer du doigt de DANIEL LATOUCHE ?telles anomalies.N’allons surtout pas accuser cet organisme et son président de xénophobie.François Lemieux est probablement le gars le plus ouvert et sûrement le plus cool de la planète.Là n’est pas la question.Ce qu’il y a d’intéressant dans cette petite nouvelle de lundi dernier, c’est qu’elle illustre à merveille l’une des conséquences inévitables d’une victoire du NON lors du prochain référendum.Lucien aura beau faire toutes les déclarations qu’il voudra, tout était dans ce fait divers de lundi.Il suffisait de le décoder correctement et de porter attention.Voyons voir.Je suppose que la SSJB, comme tous les Québécois moyennement intelligents, a d’autre chose à faire dans la vie que de surveiller le Directeur général des élections.S’ils le font et qu’ils protestent avec autant de véhémence, c’est probablement parce qu’ils se doutent qu’au lendemain du référendum, rien ne sera plus pareil en matière de langue.Alors, ils se préparent.Si le OUI l’emporte, il est certain que le dossier linguistique risque d’être relégué aux oubliettes pour les 24 prochaines années.Nous aurons tous d’autres chats à fouetter et la priorité des priorités ne sera certainement pas la réforme du troisième alinéa de l’article 28 de la Charte de la langue française.Pour la SSJB et ceux qui pourraient s’inquiéter de cette tournure paradoxale des choses, il est important de tenter de remettre dès maintenant le dossier linguistique sur «ses rails», comme l’aurait si bien dit un ancien ministre de la Culture.Mais ce n’est pas tout.Cet entrefilet nous apprend aussi, tout innocent qu’il soit, que si c’est NON, et surtout si c’est un beau gros NON tout gras, alors il va falloir s’attendre à de joyeuses années de «guéguerre» eth-nicolinguistique.Non pas qu’il va y avoir des règlements de comptes contre les méchants Anglais et les al-lophones ingrats qui auront voté NON, mais tout simplement parce que si nous votons NON, nous décidons par le fait même d’abandonner la stratégie du combat politique et étatique.11 ne nous restera plus qué la stratégie linguistique pure et dure,' celle qui consiste à privilégier la défense tous azimuts de la langue française et des francophones.J’en ai des boutons juste à y penser.Entendons-nous bien.La défaite du OUI ne sera pas suivie de conséquences cataclysmiques, et Lucienne et Daniel ont bien raison de rappeler que le 31 octobre sera une journée comme les autres (sauf pour l’Hallo-ween peut-être).Le 4 novembre, lé 8' avril et le 12 juillet aussi, auraient-ils pu ajouter.On va encore continué?de parler français au Québec, et probablement pour longtemps.Sauf qu’entre-temps, nous serons redevenus une grosse minorité linguistique et comme toutes les autres minorités de ce genre, notre meilleur moyen de défense, ce sera les politiques linguistiques.Nouveaux boutons, du genre de ceux qui saignent quand on gratte.Toujours dans Le Devoir de lundi dernier, il y avait aussi cette petite chronique du linguiste Pierre Beau-dry où il nous apprenait en avoir ras le bol de tous ces faux puristes qui s’offusquent de voir les Parisiens utiliser autant de mots anglais.Et il a bien raison.Dans un contexte national et normal, l’emprunt linguistique est signe d’ouverture, de confiance en soi et même d’un certain impérialisme.C’est un clin d’œil que l’on donne à sa culture et à son identité.C’est une façon de faire savoir qu’on peut jouer avec les mots, même ceux des autres.Dans un contexte provincialiste et minoritaire, l’emprunt est carrément une menace.C’est un signe d’affaiblissement.Il faut s’en méfier et c’est probablement ce que nous devrons faire advenant un autre NON.Nous n’avons pas le choix: le seul remède contre l’urticaire, c’est de voler OUI.P.S.: j’ai hâte de lire Le Devoir de lundi.des régimes de pension Près de la moitié des travailleurs canadiens participent à un régime enregistré de pension (REP) offert par l’employeur.Toutefois, les prestations auxquelles ces régimes ouvrent droit sont loin d’être homogènes.Il existe toutes sortes de REP et les niveaux des prestations auxquels ils donnent droit à la retraite varient énormément.Les pensions les plus généreuses sont celles qui sont calculées sur les gains au moment du départ à la retraite ou dans les années la précédant immédiatement.Par contre, les personnes qui participent à un régime à coti- sations déterminées (semblable à tout régime d’épargne) ou à un régime à prestations forfaitaires dans le cadre duquel les prestations représentent un montant fixe pour chaque année de service, ont par contre des pensions moins élevées.Parmi l’ensemble des travailleurs participant à un * REP, les femmes sont plus susceptibles que les hommès d’avoir un régime de pension généreux.L'Emploi et le revenu en perspective, Statistique Canada, été 1995.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BODRASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÛTEAUX Vice-président, finances et administration FRANÇOIS T II 0IIIN Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, PIERRE CAYOUETTE, GUY TAILLEFER Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique ROLAND-YVES CARIGNAN 2050, rue de Bleury, 9* étage, Montréal (Québec) Il3A 3M9.Té 1.: (514) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS I.K I) K V O I II .I.K S S ,\ M KHI I U K T H I M A X ( Il K 17 K I1 T K M II II K I H II '» A II i) ë e s Le mur des finances publiques Un référendum en fin de mandat aurait été infiniment préférable GEORGES MATHEWS Économiste et démographe à l'INRS-Urbanisatùm, l'auteur a publié de nombreuses études portant sur diverses problématiques socioéconomiques du Québec et du Canada.Hier était publiée sa plus récente étude intitulée La Pièce manquante du casse-tête: le déficit budgétaire d’un Québec souverain.L'auteur en résume ici plusieurs des points importants.e texte ne paraît pas, c’est le moins qu’on puisse dire, au moment le plus opportun.Un débat civilisé aurait été de mise, mais on assistera plutôt à une exploitation très partisane des résultats qui seront présentés ici.Il y a cependant des circonstances où le devoir de vérité l’emporte sur le devoir de réserve.En outre, le ministre de la Restructuration a cherché, par voie de communiqué mercredi dernier, à jeter le discrédit sur ma compétence scientifique, ce qui, dans les circonstances, ne manque pas de piquant! En tant que chercheur, j’attache la plus grande importance à la rigueur intellectuelle.Et le souverainiste que je suis refuse et refusera toujours de fonctionner avec des étiquettes.Il n’y a pas une science souverainiste et une science fédéraliste.Il y a simplement des analyses rigoureuses et d’autres qui ne le sont pas.Parlons donc de la situation budgétaire d’un Québec souverain.Par définition, l’enveloppe budgétaire du gouvernement du Québec serait plus ample après la souveraineté, mais pourrait-il prendre à sa charge l’ensemble des dépenses effectuées par le fédéral sur le territoire du Québec sans endettement supplémentaire excessif?Voilà la question, et la réponse à celle-ci importe grandement pour tous les secteurs d’activité.Si l’on se limite à la seule dimension comptable, sans se préoccuper d’un éventuel choc conjoncturel au moment de la proclamation de la souveraineté, le budget d’un Québec souverain n’est pas difficile à construire.Au budget de la province de Québec, il suffit en gros d’ajouter les recettes fédérales en provenance du Québec, les dépenses fédérales de programme effectuées au Québec et le paiement du service de la dette fédérale dont le Québec héritera., Le tableau 1 présente le portrait des finances publiques fédérales de 1994-95 à 1996-97.On y fait la distinction, pour des raisons évidentes, çptre le Québec et le Canada anglais.La part québécoise des recettes (quelque 21 %) et dépenses de programme fédérales (environ 24 %), résulte d’extrapolations fondées sur les données contenues dans une publication fort importante de Statistique Canada intitulée Comptes économiques provinciaux.(Les quelques ajustements nécessaires sont expliqués dans mon étude plus technique.) Rien ne permet, dans le dernier budget fédéral, de prévoir une modification significative de la part québécoise des recettes et dépenses fédérales d’ici le 31 mars 1997.Après, ce pourrait être différent.Le solde de fonctionnement Le budget fédéral indique séparément les dépenses de programme et le service de la dette.Il s’agit là d’une distinction essentielle.Le service de la dette, soit les intérêts à payer sur la dette fédérale résultant de l’accumulation des déficits passés, représente la seule dépense incompressible du budget fédéral.Pour réduire le déficit, il faut donc augmenter le solde de fonctionnement, c’est-à-dire la différence entre les recettes et les dépenses de programme, en agissant sur les recettes et/ou les dépenses.Le tableau 1 indique que le solde de fonctionnement du fédéral au Québec est demeuré négatif en 1994-95: le fédéral y a dépensé, en frais de programmes, davantage que les recettes qu’il y a perçues.Trois remarques s’imposent ici.Premièrement, le fait que la part québécoise des dépenses fédérales de programme soit supérieure aux recettes fédérales provenant du Québec ne signifie pas du tout que celui-ci reçoive sa «juste part» de chacun des programmes fédéraux.On sait que le Québec est très déficitaire dans plusieurs programmes (agriculture, recherche-développement, dé- penses fédérales en biens et services, etc.) à forte incidence économique et que cela est compensé, en termes numériques, par un fort excédent du côté, notamment, des prestations sociales.La qualité des dépenses fédérales importe, mais le bilan numérique des recettes et dépenses fédérales importe également, et c’est ce qui nous préoccupe ici.Deuxièmement, ce solde de fonctionnement, favorable au Québec, ne doit pas être confondu avec la péréquation, comme on le verra plus loin.Troisièmement, si on raisonne en termes de solde, et tous les raisonnements comptables sont de cette nature, le solde de fonctionnement fédéral est ce qui reste pour payer le service de la dette.S’il ne suffit pas, le reste est emprunté et constitue le déficit.Mais si tel est le cas, cela signifie que certaines provinces contribuent beaucoup plus que d’autres au service de la dette, bien au delà de leur contribution relative aux recettes fédérales.Le fait que le service de la dette soit capitalisé en bonne partie ne change rien à cette réalité, comme on le verra à la fin.Le partage de la dette Bien qu’on ait beaucoup écrit sur la question du partage de la dette fédérale, il n’est pas évident que tout ait été dit.Toutes les discussions de nature technique concernant les actifs fédéraux passent à côté d’un point essentiel: l’éventuelle négociation entre le Québec et le Canada anglais n’aura rien d’amical.Le résultat final reflétera donc bien davantage les forces de négociation respectives que les bilans exhaustifs préparés par les deux parties, le bilan québécois centré sur la part des investissements fédéraux située au Québec, le bilan fédéral centré sur le rapport, au cours des dernières décennies, entre les dépenses fédérales de programme faites au Québec et les recettes fédérales en provenant.Comment réconcilier ces deux approches, qui sont paradoxalement proches parents puisqu’elles reposent toutes les deux sur le concept des bénéfices ou des pertes historiques?Que répondre au fédéral lorsqu’il alléguera que le manque à gagner en investissements fédéraux au Québec a été largement compensé par la péréquation globale des 20 dernières années?Difficile.Pour cette raison, il paraît tout à fait irréaliste, à ce moment-ci, d’entériner la part de 17,4 % de la dette fédérale à laquelle ont abouti le secrétariat de la Commission Bélanger-Campeau et l’étude des deux actuaires Claude Lamonde et Pierre Renaud (L’État des finances publiques du Québec, dans l’hypothèse de son accession à la souveraineté, août 1995).Le problème de ces deux études ne réside pas dans l’exécution technique, mais dans le refus d’analyser la question dans sa globalité.Heureusement pour le Québec, il existe un principe très simple qui, à notre connaissance, n’a pas encore été invoqué et qui permet de fixer un plafond à la part de la dette fédérale qu’un Québec souverain devrait assumer.Ce principe rejoint le bon sens élémentaire et devrait recueillir l’assentiment de la grande majorité des analystes.Il s’énonce comme suit: le Québec souverain ne devrait pas payer davantage pour la dette fédérale qu’il ne le ferait en tant que membre de la fédération en l’absence de toute péréquation fédérale.Or, dans de telles circonstances la contribution des Québécois au service de la dette fédérale, relativement à celle de l’ensemble des Canadiens, représenterait la proportion des recettes fédérales provenant du Québec, soit environ 21 %.Si des négociations devaient se dérouler aujourd’hui, c’est le mieux que le Québec pourrait espérer.Le déficit supplémentaire d’un Québec souverain Si le Québec assume 21 % de la dette fédérale nette, il assume du coup 21 % du service de la dette fédérale.Cela aurait représenté, en 1994-95, une somme de 8,8 milliards.A cela, il aurait fallu ajouter une somme de 2,6 milliards pour compenser le retrait du gouvernement fédéral.Et, comme nous cherchons à cerner le meilleur scénario possible pour le Québec, nous allouerons une somme de un milliard au titre des Toutes les discussions de nature technique concernant les actifs fédéraux passent à côté d’un point essentiel: l’éventuelle négociation entre le Québec et le Canada anglais n’aura rien d’amical.«autres effets comptables», résultant de la fin des chevauchements entre les deux paliers de gouvernement et d’un coût de production moindre de certains services préalablement fédéraux.On obtient donc comme déficit supplémentaire, pour un Québec qui aurait été souverain en 1994-95, la somme de 10,4 milliards (8,8 + 2,6 -1,0), soit un déficit total de 16,1 milliards.puisque le déficit de la province de Québec fut alors de 5,7 milliards.Cela aurait représenté 9,5 % du PIB québécois.I.e même calcul nous donne des déficits totaux de 13,2 milliards pour 1995- 96 et de 10,5 milliards pour 1996- 97.Quant à la dette totale nette du gouvernement du Québec, elle se serait élevée, à la fin de mars 1995, à 176 milliards, soit la partie assumée (21 %) de la dette nette fédérale de 546 milliards plus la dette nette présente du gouvernement du Québec.Une telle dette aurait représenté quçlque 105 % du PIB québécois.A elles seules, ces deux données relatives au déficit et à la dette au cours de l’année fiscale 1994-95 auraient présagé une situation budgétaire très difficile dès l’entrée en existence du nouvel Etat souverain.Elles n’ont rien de mystérieux.et n’incorporent aucun élément issu d’un scénario catastrophe.Quelle est la signification politique et économique exacte de ces données?Pour le savoir, il faut bien sûr chercher à circonscrire le fardeau réel supplémentaire qui en découlerait pour les Québécois, relativement à leur situation actuelle dans une fédération très endettée.C’est ici que nous devons prendre nos distances avec l’approche conventionnelle.Il y a d’abord une manière tout à fait empirique de «sentir» la question, qui consiste à comparer la situation budgétaire d’un Québec souverain non pas, comme on le fait souvent, avec celle du Canada actuel mais avec celle du Canada anglais souverain, le partenaire avec lequel le Québec devra négocier.C’est d’ailleurs une bonne façon, peut-être la meilleure, de mesurer les rapports de force respectifs.C’est la moindre des choses, n’est-ce pas, que de prendre le pouls de «l’autre partie» à la table de négociation.Or, cette comparaison entre un Québec et un Canada anglais souverains n’a malheureusement jamais été faite, ni dans les études de la Commission Bélanger-Campeau, ni dans celles de la Commission d’étude des questions afférentes à l’accession du Québec à la souveraineté.Elle a donc été effectuée pour les trois années fiscales du tableau 1.On trouvera au tableau 2 une comparaison plus détaillée pour 1994-95.Les colonnes (1) et (2) présentent les situations du Canada et du Québec d’aujourd’hui, les colonnes (3) et (4), celles du Canada anglais et du Québec souverains.Les colonnes (1) et (3) incluent, bien sûr, les gouvernements fédéral et provinciaux.Alors qu’on a l’habitude de comparer le Québec souverain au Canada actuel, surtout au plan de l’endettement, ce sont les colonnes (3) et (4) qui racontent l’histoire qui compte.Plus précisément, l’écart entre les déficits relatifs du Québec et du Canada anglais souverains (9,5 % contre 6,4 %) aurait été considérable en 1994-95.Et si l’on compare ces situations avec la situation actuelle du Canada, on voit bien que la détérioration de la situation budgétaire du Québec devenu souverain est le pendant de l'amélioration de celle du Canada anglais.Cette dynamique aurait sauté aux yeux si l’on s’était donné la peine d’effectuer cette comparaison, et cela aurait permis d’éviter des conclusions euphorisantes.Mettons-nous à la place des deux protagonistes au tout début des éventuelles négociations.Si l’un des deux sait que son vis-à-vis héritera, après la négociation, d’une situation budgétaire beaucoup plus difficile que la sienne, et si ce protagoniste souhaite ardemment que la négociation n’aboutisse pas, qui tient le bon bout du bâton, qui est le mieux placé pour imposer ses conditions?Poser la question, c’est y répondre.Avant de se pencher un peu sur l’origine de cette dichotomie budgétaire, il faut en explorer les conséquences logiques.Et d’abord voir .FINANCES PUBLIQUES CANADIENNES (EN MILLIARDS DE DOLLARS) 1994-95 1995-96 1996-97 C CA Q C CA Q C CA Q Recettes fédérales 125,0 98,6 26,4 133,2 105.1 28,1 137,4 108,4 29,0 Dépenses féd.de progr.120,9 91,9 29,0 116,4 88,5 27,9 111,0 84,4 26,6 Solde de tonctionnement 4,1 6,7 -2,6 16,8 16,6 0,2 26,4 24,0 2,4 Service de la dette 42,0 49,5 50,7 Déficit 37,9 32,7 24,3 Sources: les données relatives au Canada proviennent du plan budgétaire du 27 février 1995.L'origine des données relatives au Québec est expliquée dans le présent texte.Les données relatives au Canada anglais sont obtenues par soustraction.C = Canada CA = Canada anglais Q = Québec comment elle évolue d’ici le 31 mars 1997, et comment elle pourrait évoluer après cette date.Les effets de cette évolution sont présentés au tableau 3.Les contraintes de l’union monétaire C’est ici que l’union monétaire entre en jeu.Nous n’en dirons que quelques mots.Pour dissiper les doutes relatifs à sa durabilité, l’union monétaire devra rapidement faire ses preuves aux plans de la stabilité et de la saine gestion des finances publiques.En d’autres mots, le Québec ne pourrait pas utiliser l’union monétaire canado-québécoise comme bouclier ou prétexte pour retarder l’heure de vérité budgétaire.On sait que le Traité de Maastricht spécifie en toutes lettres la nécessité d’une convergence budgétaire (vers le bas, évidemment) pour les membres voulant participer à la future union monétaire.Dès le début, donc, le Québec devra s’efforcer de rejoindre rapidement la performance budgétaire de son partenaire.La colonne (2) du tableau 3 traduit en milliards ce que cela signifiera.Comme les autres provinces performeront aussi bien que le Québec en matière de réduction de déficit, l’effort supplémentaire que le Québec souverain devra consentir dans le cadre de l’union monétaire demeurera tout de même élevé en 1996-97 (4,2 milliards).Soulignons ici que cet effort de réduction s’ajoutera à tout ce qui est déjà prévu d’ici mars 1997 dans les documents budgétaires d’Ottawa et de Québec.Cependant, après mars 1997, les perspectives pourraient se modifier sensiblement.Il est raisonnable de supposer que le déficit fédéral se maintiendra plus ou moins à 25 milliards de dollars, ce qui signifie un solde de fonctionnement fédéral de quelque 30 milliards.Il est aussi fort vraisemblable que la péréquation globale dont bénéficie le Québec déclinera de manière significative.Si, dans ces conditions, le Québec devrait éliminer son déficit et améliorer un peu la performance relative de l’économie québécoise, on pourrait alors se retrouver, vers la fin du siècle, dans la situation décrite à la dernière ligne du tableau 3, qui implique à la fois une égalité budgétaire entre le Québec et le Canada anglais et un solde de 4,5 milliards réalisé au Québec par le fédéral, donnant du coup à celui-là un réel pouvoir de négociation.Les sources de cette dichotomie budgétaire La première source, c’est la péréquation.Celle-ci découle du fait que les dépenses fédérales de programme sont proportionnellement plus élevées dans les provinces plus pauvres.Ici, on se limite au couple Québec-Canada anglais, et le tableau 1 indique à l’évidence que le second «verse» au premier une péréquation globale.Comment mesurer celle-ci?En l’absence de péréquation, le rapport entre les recettes et les dépenses fédérales serait le même au Québec que dans le reste du Canada.Partant de là, on découvre que la péréquation globale dont bénéficie le Québec s’élève à 4,4 milliards en 1994-95, 4,2 milliards en 1995-96 et 4,0 milliards en 1996-97.Un solde fédéral positif au Québec ne signifie donc pas forcément absence de péréquation, puisque celle-ci est fonction des dépenses relatives du fédéral.Dans l'approche conventionnelle, un Québec souverain perd la péréquation, et c’est tout.Cette approche est fondée sur le postulat qu’a bien résumé le secrétariat de la Commis- TABLEAU 2 • DETTES ET DEFICITS GOUVERNEMENTAUX EN 199.4-95 ET RAPPORT AU PIB, AVANT ET APRES LA SOUVERAINETE ^ .(EN MILLIARDS DE DOLLARS) (D (2) (3) (4) Canada (féd.et prov.) Prov.Qué.C.A.souverain (féd.et prov.) Québec souverain Déficit 54,1 (7,2%) 5,7 37,0 (6,4%) 16,1 (9,5%) Dette nette (31-3-1995)724 (96,7%) 61,2 548,1 (94,4%) 175,9 (105%) PIB (1994) 748,5 167,6 580,9 167,6 Les données permettant de construire ce tableau sont les suivantes: Déficit fédéral: 37,9 Dette fédérale nette: 546,1 Déficits provinciaux: 16,5 Dettes provinciales: 177,9 Les données provinciales proviennent de: Statistique Canada, catalogue 68-212, Finances du secteur public 1994-1995, Ottawa, mars 1995, p.2.Elles ont été ajustées pour tenir compte des déficits réels des provinces en 1994-95, provenant de: Les Affaires, 13 mai 1995, p.3.TABLEAU 3 - LES DONNÉES FONDAMENTALES DE L'ANALYSE BUDGÉTAIRE (EN MILLIARDS DE DOLLARDS) (D (2) Déficit du QS2 Réduction subséquente du déficit QS nécessitée par la convergence avec CA 1994-95 16,1 (5,7)3 5,2 1995-96 13,2 (4,0) 4,4 1996-97 10,5 (3,3) 4,2 Un peu plus tard 5,5 (0) -0,4 QS: Québec souverain CA: Canada anglais.1.En cas d’accession à la souveraineté au début de l’année fiscale.2.Cette donnée n’inclut pas d’ajustement macroéconomique, elle constitue donc la borne inférieure.3.Le déficit de la province de Québec.sion Bélanger-Campeau: «Les Québécois supportent déjà la dette fédérale et ses intérêts dans la mesure où ils contribuent aux recettes du gouvernement fédéral.Si, après l’accession à la souveraineté, ils devaient continuer d’en assumer une part semblable, leur niveau d’endettement demeurerait inchangé.» (Commission sur l’avenir poljtique et constitutionnel du Québec, Eléments d’analyse.p.493).Comme le Québec contribue pour 21 % aux recettes fédérales, l’approche conventionnelle lui impute 21 % du déficit fédéral, ce qui sous-entend que les Québécois le paieront un jour ou l’autre, d’une manière quelconque.et réduit nettement le déficit supplémentaire réel d’un Québec souverain.Or, une telle approche vaut pour un régime fédéral qui ne pratique pas de péréquation puisque, dans un tel cas, le solde de fonctionnement du gouvernement fédéral est le même, en termes relatifs, dans chacune des provinces.Mais, il est parfaitement contradictoire de reconnaître l’existence de la péréquation et d’imputer au Québec la part du déficit fédéral qui lui incomberait s’il n’y avait pas de péréquation! Dans mon étude technique, je le démontre noir sur blanc.Mais si l’on se reporte au tableau 1, on verra qu’en 1996-97, année où le déficit fédéral est ramené à 3 % du PIB canadien, c’est-à-dire à un seuil qui peut se maintenir longtemps et qui constitue donc une sorte d’équilibre, le solde fédéral réalisé au Québec ne représente que 9 % du solde total (2,4 milliards sur 26,4 milliards).La contribution du Québec au service de la dette fédérale payée à même les recettes courantes est donc de 9 %.Dans la mesure où cette situation se répète d’année en année, cela signifie que le Québec assume implicitement 9 % des emprunts effectués pour payer le service de la dette, c’est-à-dire 9 % du déficit.Et c’est ce taux d’imputation du déficit fédéral qui doit être utilisé pour déterminer le déficit implicite assumé par lé Québec et le Canada anglais, et non le taux de 21 % de l’approche traditionnelle.La différence entre ces deux taux s’élève à 4,5 milliards en 1994-95 (12 % du déficit de 37,9 milliards) et à 2,9 milliards en 1996-97.En d’autres mots, l’approche traditionnelle pratiquée par des économistes souverainistes et fédéralistes sous-estime nettement le coût budgétaire de la souveraineté, à ce moment-ci.Voilà ce que j’ai découvert.Voilà la prétendue erreur méthodologique.Mais, en réalité, cette nouvelle approche explique la dichotomie budgétaire entre le Québec et le Canada anglais souverains: les tableaux 2 et 3 sont incontournables.Ça, c’est un fait.Avec un peu de temps et un effort collectif soutenu, ces faits pourraient être redressés à l’avantage des Québécois.Mais il faut en être conscients, tout simplement ?NDLR: la deuxième et dernière partie du texte intitulé «A Paris et Québec en passant par Westminster», qui devait être publiée aujourd’hui, paraîtra lundi.LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine Jean-Pietre D-gault {responsable des pages thématiques).Diane Precourt {pages éditoriales.Rivières.Robert Lévesque.Benoit Munger, Odile Tremblay.A 1 information - Tramier.Clément Trudel; à l’information politique: Pierre O’Neill.Jean Dion (conespot gnon; Marie-Claude Petit (eammis).Marie-Hélène Alarie {secrétaire à la rédaction).La Do ).Rachel Rochefort {Ottawa).IA PUBLICITÉ laide Pinsonneault {directrice).Yves Williams {superviseur.Arts publics et annonces classées).Jacqueline Documentation: Gilles Paré {directeur); Manon Scott Serge Iaillante {Qu nwnoN KITIM CONSEII DU DEVOIR INC.Marcel Couture {président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert {ricep u m m 08 I E |) V V I) I It .L K s S A M K l> I I « K T l> I M A X C UK I " S E I» T K M B It K I » » ¦> LE DEVOIR m h SARAJEVO Un long chemin à parcourir SUITE DE LA PAGE 1 Artisan de la percée actuelle, l’émissaire américain Richard Holbrooke a prévenu qu’un «long chemin reste à parcourir» avant de parvenir à la paix.Selon les termes d’un accord qu’il a négocié jeudi, les Serbes bosniaques ont un délai de six jours pour retirer quelque 300 armes lourdes et pièces d’artillerie hors de la zone d’exclusion de 20 kilomètres décrétée par l’ONU autour de la capitale bosniaque assiégée.Ils devront avoir effectué avant demain soir une partie «substantielle» de ce retrait, faute de quoi les raids de l’OTAN suspendus jeudi reprendraient, a prévenu le général français Bernard Janvier, chef des Casques bleus en ex-Yougoslavie.Le contrôle du retrait des armes lourdes serbes sera réalisé sur le terrain par les Casques bleus avec le soutien des appareils de l’OTAN qui effectueront des vols de reconnaissance.Mais M.Izetbegovic a rejeté hier soir cet accord en estimant que la promesse de retrait devait porter sur toutes les armes d’un calibre égal ou supérieur à 12,7 mm, comme l’OTAN et l’ONU l’avaient selon lui prévu au départ.Selon la FORPRONU, l’accord passé concerne les canons d’un calibre supérieur à 100 mm et des mortiers d’une taille supérieure à 82 mm.Le département d’Etat a reconnu qu’il existait une ambiguïté sur le type d’armes concernées par l’accord et que des «négociations» étaient en cours à ce sujet avec les Serbes de Bosnie.Une première évaluation sera faite demain soir par l’ONU et l’OTAN.Si le retrait des armes lourdes «est jugé suffisant, un nouveau délai de 72 heures sera accordé aux Serbes.Dans le cas contraire, les frappes aériennes reprendront», a expliqué un haut responsable de l’OTAN.Le président américain'Bill Clinton a brandi la même menace en assurant que les Serbes ne devaient avoir «aucun doute» sur la détermination des Occidentaux à obtenir la levée du siège de Sarajevo, qui dure depuis 41 mois.Par ailleurs, deux avions de l’OTAN en mission de reconnaissance au-dessus du territoire serbo-bosniaque ont été visés par deux missiles sol-air.Mais les appareils n’ont pas été touchés et l’OTAN n’a pas riposté.Pliant sous la menace d’une défaite militaire, les Serbes de Bosnie ont également fait à M.Holbrooke une série de promesses d’ordre humanitaire qui avaient commencé à se concrétiser dès hier après-midi: un avion d’aide humanitaire, rempli de farine et de blé, a atterri pour la première fois en cinq mois à l’aéroport de Sarajevo.Le ministre français de la Défense Charles Millon se trouvait dans cet avion militaire, qui devait être suivi d’autres vols humanitaires.Les Casques bleus de l’ONU ont également ouvert hier une importante route reliant Sarajevo à Kiseljak, à une dizaine de kilomètres à l’ouest de la capitale.Le premier convoi de camions est arrivé hier soir.Poursuivant l’offensive diplomatique, Richard Hol-+ brooke s’est rendu hier à Genève pour informer de l’état dçs négociations ses collègues du Groupe de contact (Etats-Unis, Russie, France, Allemagne, Grande-Bretagne).La rencontre, qui a duré près de deux heures, a eu beu à la mission de Russie.M.Holbrooke devait repartir dès aujourd’hui à Belgrade, où il a obtenu l’aide cruciale du président serbe Slobodan Milosevic pour assouplir la position des dirigeants serbes de Bosnie.Le Conseil de sécurité a salué dès hier le rôle de M.Milosevic en prolongeant de six mois un régime allégé de sanctions pour son pays.Lors du précédent réexamen, ce régime n’avait été prolongé que de 75 jours.Si les Québécois votent OUI Les autochtones du Québec resteront sous l’aile d’Ottawa MANON CORN ELLIER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Si les Québécois optent pour la souveraineté, le Canada restera responsable de la défense des intérêts des autochtones tant et aussi .longtemps qu’il n’aura pas reconnu le nouvel Etat ou n’aura pas conclu un accord avec lui.«Le Canada serait tenu par son obligation de fiduciaire, en cas de déclaration unilatérale d’indépendance du Québec, de maintenir ses liens avec les peuples autochtones du Québec tant et aussi longtemps que cela serait nécessaire pour protéger leurs intérêts», soutient une étude publiée hier et réalisée pour le compte de la Commission royale sur les peuples autochtones.Faisant écho à des propos tenus par le ministre des Affaires indiennes Ron Irwin l’an dernier, les auteurs Renée Dupuis et Kent McNeil ajoutent: «Si les peuples autochtones n’acceptent pas l’indépendance du Québec, la Constitution impose au gouvernement canadien de veiller à ce que leurs intérêts soient protégés en cas de déclaration unilatérale d’indépendance.» Pour y parvenir, les auteurs proposent une série de solutions au gouvernement fédéral comme refuser de reconnaître le nouvel Etat indépendant et faire pression sur la communauté internationale pour qu’elle en fasse autant.Ils suggèrent de demander aux employés fédéraux de ne rien changer à leurs façons de faire ou de s’adresser à la Cour suprême du Canada pour faire invalider la déclaration d’indépendance.Ou encore, ajoutent-ils dans une phrase lourde de sous-entendus, «recourir à toute autre mesure jugée nécessaire par le gouvernement fédéral dans les circonstances».PHOTO REUTER UN JEUNE PALESTINIEN lance une bouteille en direction de soldats israéliens lors des affrontements survenus hier dans la ville de Hébron, en Cisjordanie.Vociférant «les colons dehors», les Palestiniens ont lancé des pierres aux soldats à la veille des pourparlers de la dernière chance entre Israël et l’OLP pour déterminer qui contrôlera la ville.TIMBRES «Notre série reflète tout de même le patrimoine historique canadien» SUITE DE LA PAGE 1 un gouvernement mondial qui veut s’en emparer et établir son siège social à Toronto.D'autre part, Fleur de Lys (alias Manon Deschamps) aide Northguard (un héros qui n’apparaîtra pas sur les timbres) à «combattre le crime et déjouer les complots politiques au Canada».Us veulent notamment «empêcher qu’un groupe évangéliste d’extrême droite prenne contrôle du Canada».Le timbre commémorant Fleur de Lys présente le personnage accroupi devant des immeubles du centre ville de Montréal au-dessus de la mention Canada.Experte en arts martiaux toujours prête au combat, la jeune femme arbore trois fleurs de lys, l’une au front et deux sur son costume.La première des huit aventures de Fleur de Lys et de Northguard a été publiée en 1984 et la saga a pris fin en 1990.La sortie de timbres à l’effigie de ces personnages de bédés patriotiques en pleine campagne référendaire est une pure coïncidence selon la Société canadienne des nostes.«La conception et la production d’une série de timbres s’effectue de deux à trois ans à l’avance, indique la porte-parole de la société d’état, Johanne Hallé.Tenant compte de centaines de suggestions du public, le comité consultatif des timbres postes a fait cette recommandation il y a déjà longtemps.Ces super héros sont destinés à un public jeunesse dans le cadre du mois mondial de la philatélie.» Mais pourquoi maintenant, cette année?«Modifier l’ordre de parution des timbres présente d’importants problèmes d’ordre technique et il faut dire que d’qutres pays comme l’Australie et les Etats-Unis préparent également des timbres sur la bande dessinée, rétorque Mme Hallée.Et notre série reflète tout de même le patrimoine historique canadien.» En fin d’après-midi hier, personne n’a pu être joint au Comité national pour le OUI afin de commenter la nouvelle, mais un porte-parole a fait savoir que le Bloc québécois ferait connaître sa réaction dès lundi.DÉFICIT La grande qualité d’éviter «les conclusions euphorisantes» SUITE DE LA PAGE 1 question, une méthode qui consiste à comparer la situation budgétaire d’un Québec souverain, non pas avec celle du Canada actuel, mais avec celle du Canada anglais souverain, «le partenaire avec lequel le Québec devra négocier».Une comparaison qui n’a jamais été faite et une méthode qu’il est pour l’instant seul à utiliser, reconnaît-il, faisant valoir qu’elle a comme grande qualité d’éviter «les conclusions euphorisantes».Dans l’approche conventionnelle, précise le chercheur de l’INRS, un Québec souverain perd la péréquation et c’est tout.Comme le Québec contribue pour 21 % aux recettes fédérales, l’approche conventionnelle lui impute 21 % du déficit fédéral, ce qui sous-entend que les Québécois le paieront un jour ou l’autre, d’une manière quelconque, ce qui, à son avis, réduit nettement le déficit supplémentaire réel d’un Québec souverain.Il lui paraît évident que cette approche vaut pour un régime fédéral qui ne pratique pas de péréquation puisque, dans un tel cas, le solde de fonctionnement du gouvernement fédéral est le même, en termes relatifs, dans chacune des provinces.Il trouve contradictoire de reconnaître l’existence de la péréquation et d’imputer au Québec la part du déficit fédéral qui lui incomberait s’il n’y avait pas de péréquation.Selon Georges Mathews, le Québec devra assumer 9 % des emprunts effectués pour payer le service de la dette, c’est-à-dire 9 % du déficit.Et c’est ce taux d’imputation du déficit fédéral qui doit être utilisé pour déterminer le déficit implicite assumé par le Québec et le Canada anglais, et non le taux de 21 % de l’approche traditionnelle.Un calcul qui donne des déficits totaux de 13,2 milliards pour 1995-96 et 10,5 milliards pour 1996-97.Mais avec un peu de temps et un effort collectif soutenu, il croit que ces données pourraient être redressées à l’avantage des Québécois.De là, sa conviction que le premier ministre Parizeau devrait reporter la tenue du référendum à la toute fin de son mandat.r PEKIN «C’était une énorme conférence.Nous oublierons vite les désagréments qui l’ont marquée» SUITE DE LA PAGE 1 tion finale affirmant notamment que les droits des femmes sont partie intégrante et indivisible de tous les droits humains et des libertés fondamentales.Ces deux textes signifient Rengagement volontaire des Etats pour améliorer la situation économique et sociale des femmes, pour faire avancer leurs droits et pour éliminer les discriminations et les violences dont elles sont victimes.Cette conférence, la plus vaste jamais organisée par l’ONU avec plus de 30 000 participants, s’est ouverte le 4 septembre au milieu des polémiques sur les droits de l’homme en Chine et sur les restrictions à la liberté d’expression des ONG qui ont tenu un sommet parallèle.Les deux semaines de la Conférence ont été émaillées d’affronte- rpents entre les pays libéraux et les Etats religieux conservateurs sur l’accès des femmes à la contraception et à l’avortement ainsi que sur leur droit à une sexualité librement choisie et consentie.Pour Sheila Finestone, secrétaire d’Etat à la condition féminine, qui dirigeait la délégation canadienne, la Conférence a permis de braquer les projecteurs sur les droits des femmes.«C’était une énorme conférence.Nous oublierons vite les désagréments qui l’ont marquée, mais nous n’oublierons pas les problèmes qui ont été posés et les engagements qui ont été pris ici», a-t-elle dit La Nigériane Sola Adesina estime que l’aspect le plus important de la plateforme concerne l’égalité des droits d’héritage des filles.«Les femmes travaillent plus dur que les hommes.Elles deviendront les financiers de l’Afrique.La plateforme sera progressivement mise en place, malgré les barrières érigées par la tradition et la culture», ajoute-t-elle.Comme pour souligner les difficultés rencontrées par les femmes, une étude de l’ONU divulguée hier à Bonn montre que le viol est une arme de plus en plus fréquemment utilisée dans les conflits.«Les conflits armés en Bosnie, au Cambodge, au Mozambique et au Rwanda ont montré que le viol est considéré comme une arme de guerre destinée à humilier l’ennemi en avilissant la population féminine», a déclaré Graça Machel, responsable d’une étude menée sur le sort des enfants en temps de guerre et qui doit être présentée à l’Assemblée générale de l’ONU.,Graça Machel, ancien ministre de l’Éducation du Mozambique, a plaidé en faveur d’un resserrement de la discipline au sein des forces chargées du maintien de la paix au Cambodge, au Mozambique et ailleurs, accusées par les populations locales qu’elles sont chargées de protéger d’attentats à la pudeur et autres exactions.La déclaration solennelle des gouvernements adoptée en clôture de la Conférence mondiale reconnaît notamment: ¦ que les droits des femmes sont partie intégrante et indivisible de tous les droits humains et des libertés fondamentales, dans l’esprit de la Déclaration universelle des droits de l’homme et des conventions internationales; ¦ que les gouvernements doivent permettre aux femmes et aux fillettes le plein exercice de ces droits, et lutter contre leur violation; ¦ la nécessité de faire avancer les droits des femmes en vue de plus de pouvoir; B que les hommes doivent participer à la lutte pour l’égalité des sexes; B la liberté de pensée, de conscience et de religion en tant que contribution aux besoins éthiques, moraux, spirituels et intellectuels des femmes et des hommes; B que le droit des femmes à contrôler tous les aspects de leur santé, y compris leur fertilité, est la base de l’amélioration de leur condition; B la nécessité de promouvoir l’indépendance économique des femmes et de les faire accéder à l’éducation, à la formation et aux soins de santé de base, ainsi qu’au crédit, à la technologie, à la science et à la propriété de terres; B la nécessité d’éliminer toute forme de violence contre les femmes; B que l’éradication de la pauvreté requiert la participation égale des hommes et des femmes aux développements social et économique et l’égalité des chances; B la nécessité de politiques et de programmes publics en faveur de l’avancement des droits des femmes; B la contribution décisive de la société civile, en particulier les ONG féminines; B la nécessité d’un engagement fort des gouvernements, des organisations internationales et des institutions de tous niveaux, ainsi que de la mobilisation de ressources aux niveaux national et international pour assurer le succès de cette déclaration.mmmammm Biochem Pharma, laval 322 emplois DESOLIDARITÉ fê DES TRAVAILLEURS DU QUEBEC (FTQ) BHBBBB LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À I6H30 2050.RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514) 985-3344 ANNONCES CLASSÉES (514)985-3344 PUBLICITÉ (514) 9*5 3399 / télécopieur (514) 9*5-3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1-800-363-0305 les iwaéros dt téléphone siitMls uni niables pou le service de livraison pu camelot el poir les ibeseeeeels postait.SERVICE DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montréal (514)985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans frais) 1 800 463-7559 DEVOIR « «épar LE DEVOIR Ii n dam LE DEVOIR.! tué au nu r.Mrwaa > 2050 de BJrury.9e i Dynamique*, éal.(Québ p Quebeco c).H3A 3M9.Il «t impi Inc.900 bout.Si Martir mé parle» Imprimerie Québécor LaSalle 7743 de Bourdeau, division de Imprimerie.Québécor Inc.612 ouest me Sunt Jacques.Montréal I.'Agence Presse Canadienne r* autorive à employer et a diffuser k rue*, laval Envoi de publication — Enregistrement no 0858 Dépit légal: Bibliothèque nationale du Québec Téléphone général (514) 985-3333.service i b clientèle: (514) 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