Le devoir, 16 septembre 1995, Cahier B
SSpBI mm T DEVOIR television Page H 2 Cinéma Page H 3 Théâtre Page H 6 Disques classiques Page R 7 Musique classique Page R 8 Vitrine du disques Page R 9 Jazz et blues Page R 10 drille télé du week-end Page R 11 • Agenda culturel Page R 12 CLICHE REPETE A ECLAIRAGE DIFFERENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIME SUR FOND GRIS OU DE CUL : Le désir dans les cordes Jimmy Rogers, la légende vivante, au Spectrum ce soir SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Jimmy Rogers a eu 71 ans le 3 juin dernier.Soixante et onze ans de blues plaqués sur sa guitare semi-acoustique ou, pour faire postmoderne, semi-électrique.Soixante et onze ans à rouler sa bosse entre les coins reculés et malfamés du monde, entre les lieux célèbres et les lieux singuliers du même monde.Il a 71 ans et il se coltine 440 shows par année.Comme quoi avoir 71 ans ne signifie rien.Absolument rien.Ce soir Jimmy Rogers sera au Spectrum.' Ce soir il sera au Spectrum où se Produira également Robert Cray.Ce dernier a 42 ans.Et c’est le premier tjui jouera en premier alors que le dernier jouera en second.Comme quoi il est vrai que le temps ne fait rien à l’affaire.Alors, par qui com-iiience-t-on?Par le premier évidemment parce que le premier on l’adore.1 Quoique si on aime le premier, ‘li/ors fprcément on apprécie le second.A cause de l’effet boomerang.Ün truc poétique, l’effet boomerang, t rn truc subtil.Un truc qui n’est pas un truc de jean-foutre.L’effet boomerang en l’occurrence c’est l’en-scmble d’accords que Jimmy Rogers a'brossés puis qui a été repris par Keith Richards et Eric Clapton avant iffêtre repris par Robert Cray.Cela '’ressemble à de l’influence.Vous suivez?Non! C’est pas grave.Ce n’est pas grave parce que le premier étant plus vieux que le second on va commencer par lui.Comme quoi le temps fait peut-être bien à l'affaire qui nous occupe aujourd’hui e| qui est une vieille, une très vieille 'affaire qui s’appelle le blues.Faut tout d’abord signaler, au cas ,où on ne serait pas au parfum des vilains tours qu’affectionnent les diablotins, que le blues a été inventé au paradis.Par défaut, il faut le préciser.Le blues est né au mpment où Dieu ordonna à Adam et Eve de mettre les bouts après les avoir surpris à se papaouter mutuellement le nombril.I.e désir venait d’apparaître au grand jôur: il fut illico contrarié.Et comme le bonhomme le désir il l’aimait, il s’est mis en tête de le chanter.I’m A Man.Ça vous dit quelque chose?C’est Muddy Waters qui, le premier, l’a signalé, l’a gueulé, ‘ ra modulé.I’m A Man qu’il a signalé avec une grosse basse, une lourde batterie en arrière et les accords de Jimmy Rogers à ses côtés.C’était il y a longtemps de cela.C’était en 1947.Dans la foulée de ce désir contrarié d’autres désirs écorchés allaient être communiqués.Après I’m A Man, suivirent Honey Bee, I’m Ready, I Just Want To Make Love To You.Celle-là, 1 la dernière, elle a même été chantée ‘ en verlan.Etta James, Koko Taylor, Katie Webster, Denise LaSalle, Sippie Wallace, toutes l’ont enregistré, l’ont ponctué de leur voix la chose en question.Comme quoi le désir, il arrive qu’il soit partagé, socialisé.C’est .trivial.Ce n’est pas victorien.Avec Muddy Waters, Jimmy Ro-> gers devait inventer les fragments ¦ du discours musical de l’après-guer-î re.D’une drôle de façon d’ailleurs.; Au tout début de l’histoire de cet orchestre qui reste la formation phare vdu blues, Jimmy Rogers jouait de ?l’harmonica et Little Walter de la guitare.Mais comme chacun des deux désirant jouer de l’instrument de * l'autre, les deux ont effectué une in-* version simultanée des rôles, î; : C’est après coup que Jimmy Rollers devait faire l’alchimiste.L’élec-r tricien.Pour le faire entendre, ce dé-î sir contrarié, pour le communiquer, i ce sentiment abimé, pour l’imposer, I pour l’exposer au-dessus de la mêlée, lui et Muddy ont branché un fil.Us ont pris le blues du Tampa Red et .Big Bill Bronzy, le blues du Delta, de la campagne, et ils l’ont urbanisé.C'est eux.ces deux lascars de la , note noire et pesante, qui ont établi, ; qui ont fixé l'architecture du blues ; tel qu'on le connaît aujourd’hui.Aujourd’hui, Muddy Waters n’est plus.Jimmy, lui, est actuellement i plus que présent.Il est omniprésent.[ Sur les scènes comme dans le cœur ou l’esprit des autres musiciens.VOIR PAGE B 2: ROGERS faire le monde MARIO CLOUTIER LE DEVOIR "Ijr SEA 95 Montréal ne changera pas le monde, mais.L’art élec-JB tronique y gravera en quelque sorte ses premières lettres de noblesse en terre québécoise.Point de conver-Agence de toutes lçs tendances et vitrine qui se veut une invitation à entendre, voir et toucher le(s) huitième(s) art(s), l’événement qui se déroulera du 18 au 24 septembre renvoie de façon ultime au vieux rêve de l’artiste: refaire le monde.Revisiter la planète art à tout le moins.Forme et contenu.Les données ont changé avec l’apparition du crayon, du pinceau et du cerveau électronique.La forme a pris le devant, ne serait-ce qu’un instant.Parce qu’une fois le joujou maîtrisé, les artistes se mi il i 111 UMlM* mntflCT la question du en revenant inévitablement vers cet-e base de toute création, sa raison, son mo-ciiïs vivendi.Côté cour, ISEA réfléchira longuement à la question durant les prochains jours avec quelques-uns des penseurs qui se dressent sur les premiers «remp-arts», scrutant l’horizon protéiforme de la créativité électronique: Arthur ef MariLouise Kroker (Québec), Bruce Sterling (États-Unis), Sally Jane Norman (France), Geert Lovink (Pays-Bas), Daniel Lavoie (Québec), Mark Pesce et Douglas Hofsiadter (États-Unis).Côté jardin, le festival ISEA propose toute la di-vèrsîté^des .arts technologiques.Une centaine d’ar-ri ste&Jocaii£^«tJater n ati on aux occuperont trois ue Saint-Hubert, n pourra y voir de^œûvré§®dij^||ile%ep 2D et en 3D, des bornes interactives et desmiËllatiops qui font appel à la robotique, à l’interactivité, a Ta Sonorisation, à la stéréoscopie et à l’holographie.Pendant ce temps, la galerie de l’UQAM présentera des extraits de l’exposition Multimediale, une des nombreuses activités de ZKM, un important centre d’art et média de Karlsruhe en Allemagne.Le Cabaret électronique d’ISEA se mettra en branle tous les soirs VOIR PAGJE B 2: ISEA j ma m dsMsM** fB* i \ m* SOURCE ISEA Détail de Turbulence, une installation de Jon McCormack.Le Symposium international des arts électroniques scrute les frontières de la créativité technologique I.K |) K V » I It .I.K A M K It I I ti K T I) I M A X < Il K 17 S K I* T K M I» Il K I !» !• '• 5A I) Le gros bout du bâton TÉLÉVISION I» A U R I V 1 B K K S y il fut un temps où les producteurs privés S 7 usaient leurs genoux en quémandant des contrats aux télédiffuseurs, ce temps est révolu.Tellement révolu qu’aujourd’hui les principales boîtes de production ont le vent dans les voiles, des séries sur les écrans de plusieurs télévisions, des projets à la tonne.et les cordons de la bourse bien en main.Plus précisément, ce sont les producteurs privés, et eux seuls, qui ont le pouvoir d’aller chercher des sous à Téléfilm, le principal soutien public en télévision.Plusieurs rétorqueront que ce sont eux, également, qui ont eu les idées nécessaires au renouvellement de la télévision depuis 10 ans.Il est clair que les grosses séries à succès qui attirent des millions de téléspectateurs portent leur signature, quel que soit le réseau.Les quatre millions de La Petite Vie ce sont eux, les 2 millions des Filles de Caleb également, les Scoop aussi, etc.Naturellement, la situation n’a rien, mais rien à voir avec ce qui se passe aux États-Unis où les gros réseaux de télévision qui ont cessé de faire de la production pour devenir, progressivement, otages de studios d’Hollywood.Que faites-vous lorsque le producteur d’une série qui a été fort bien accueillie double son prix de production la seconde année?C’est d’ailleurs pour reprendre un peu de pouvoir que le réseau NBC a mis sur pied, cette année, sa boîte de production interne.La tendance, ici, va dans le sens contraire puisque Radio-Québec confiera prochainement toute sa production au privé.La question hante également la SRC, qui craint que le gouvernement fédéral ne lui enlève d’autres pans de production, pour ne lui laisser que l’information.Les télédiffuseurs ne sont cependant pas oisifs.Ils tentent d’avoir accès au fonds de Téléfilm, de manière à être moins dépendants des producteurs privés.Mais la loi gérant Téléfilm est claire: le rôle de l’organisme est de soutenir le secteur de la production privée.«Nous sommes conscients des pressions [des télédiffuseurs] mais pour l'instant il n’y a pas de changement», souligne un porte-parole de Téléfilm Canada.Les télédiffuseurs font également des pressions discrètes mais soutenues auprès du ministre du Patrimoine, Michel Dupuy, pour avoir droit aux crédits d’impôt.Ça grogne chez les producteurs, qui ne veulent pas partager l’assiette.Les boîtes de production privée, qui se comptaient sur les doigts d’une seule main il y a 15 ans, ont poussé comme des champignons depuis.Aux sept ou huit plus grosses, qui ont des séries sur plusieurs écrans, viennent se greffer des dizaines de modestes entreprises spécialisées dans un seul secteur.Pour bien mesurer l’étendue des changements, rappelons-nous qu’en 1977, lorsque le ministère de l’Éducation lança un appel d’offres pour la production des 125 premieres émissions de Passe-Partout, seules deux boites répondirent à l’appel, J IJ* Productions et Champlain Productions, et il ne s’agissait pas de vrais indépendants mais plutôt de deux filiales de télédiffuseur privé, le premier de Télé-Métropole, le second de CFCF.Aujourd'hui, des dizaines de boites se précipiteraient sur cette offre alléchant.(Encore qu’aujourd’hui, dans 90 % des cas, ce ne sont pas les télédiffuseurs qui proposent leurs idées aux producteurs mais plutôt le contraire).«Ést-ce le secteur privé qui déterminera notre programmation, notre couleur», demande Carmen Bouras-sa, responsable du secteur jeunesse à Radio-Québec?Ces craintes n’émeuvent pas François Champagne, le patron de SDA, producteur notamment de Scoop et de Omertà, que nous verrons prochainement.«Nous sommes davantage motivés, je crois, à l’intérieur d’une structure légère que d’une entreprise de 700 ou de 2000 employés.» En fait, loin de se sentir dans une position privilégiée, M.Champagne estime que son rôle de chef d’orchestre n’est pas reconnu.Le pouvoir, dit-il, est entre les mains des diffuseurs qui ont le dernier mot d’accepter ou de refuser un projet.Pour se protéger, les producteurs un tant soit peu versatiles offrent leurs projets à toutes les portes.Par exemple, SDA a des émissions à Canal Famille, TQS, Radio-Québec et Radio-Canada, Avanti Cinévidéo à TQS, TVA, Radio-Canada, Radio-Québec, Pixart à Radio-Québec, TVA, Canal D, Coscient à Radio-Canada, TQS, Radio-Québec, Canal D.Les télédiffuseurs aimeraient bien avoir des relations exclusives avec un producteur mais sont incapables d’obtenir une telle loyauté.«Il ne faut jamais mettre tous ses yeux dans le même panier», dit Jean Bisson-nette de Avanti Cinévidéo (La Petite Vie, Moi et l'autre, Piment fort, Besoin d’amour).Il est important, dit un cadre du réseau TVA, d’entretenir de bonnes relations avec les producteurs.Car ils penseront à vous lorsqu’ils auront une bonne idée.r SOURCE SRC Stéphanie Rousseau (Macha Grenon) et Paul Vézina (Raymone Bouchard) dans Scoop.ISEA SUITE DE LA PAGE H 1 au Spectrum.Ix* programme varié de cet endroit branché comprend des performances, téléconférences et «surboums» électroniques.ISEA consacre également un large volet à la musique électroacoustique avec sept concerts d'artistes provenant d'une dizaine de pays.Le Marché des arts électroniques s’installera dans le hall de la Place des Arts afin de permettre la consultation d’affiches, livres, CD-ROM, périodiques.Enfin, le Cinéma Parallèle se transformera en cinéma électronique jusqu’au 22 septembre en offrant une sélection de 19 travaux audiovisuels qui intègrent notamment l’animation et les images de synthèse.Au-delà du réel de ces activités plus intéressantes les unes que les autres, ISEA rend compte également, et surtout, pourrions-nous ajouter, de l’avancement québécois en territoire technologique.On sait déjà, même si on les méconnaît, toute la force et la réputation de nos musiciens électroacoustiques, il faudra désormais compter sur des créateurs qui investissent avec autant de brio les champs de la robotique, de l'holographie, de la vidéo, des installations virtuelles, etc.C’est notamment le cas du duo Louis-Philippe Demers-Bill Vorn qui présentera une œuvre en 3D, The Frenchman Lake à l’école Cherrier.Le premier a été artiste en résidence au réputé Banff Centre for the Arts, le second termine un doctorat en communication qui traite de modèles interactifs dans les jeux informatiques.Leur démarche artistique porte sur la création d’installations robotiques utilisant sons et lumières.«On essaie de créer des machines qui n’ont rien d’anthropomorphiques, explique Ixjuis-Phi-lippe Demers.The Frenchman Lake est un écosystème fictif où l’on donne vie à la matière avec 16 robots en activité virtuelle qui se trouvent en même temps dans un environnement réel.» La réflexion de ces deux atfistes, qui ont exposé en Europe et aux États-Unis, va très loin.L’ultime question posée: sommes-nous des machines, l’homme n’est-il qu’une étape dans l’évolution de l’univers machinique?.Mais, ils refusent de voir dans la technologie une fin en soi.«Ce qui nous intéresse c’est la perversion de la perception.» Gilles Gobeil pourrait sans doute dire la même chose de ses créations électroacoustiques.La poésie, voilà ce qui l’habite.Détourner, dire de façon différente, tel est son credo.«La musique électroacoustique, contrairement à celle du nouvel-âge qui flirte avec le tem-pérament, s’éloigne du rythme et de la mélodie.» Maître ès composition de l’université de Montréal, lauréat de nombreux concours nationaux et internationaux et boursier maintes fois reconnu, Gilles Gobeil vit une carrière à l’image de sa musique.Rien à voir, tout à entendre.U* spectacle sera donc pour l'oreille lors de la présentation de sa pièce de 8 minutes, Le Vertige de l'inconnu, qui a nécessité trois mois de travail, lors du concert de jeudi prochain à la 5e salle de la PdA.«Mon travail s’apparente à cçlui des tailleurs de pierre du Moyen Age qui consistait à explorer et évaluer le comportement des matériaux au voisinage de la rupture.Il privilégie les formes nettes, fortes et tranchées, les mouvements d’alternances et les jeux marqués de tensions et de détentes.» En un mot, l’expérimentation.C’est ce qui passionne également Gisèle Tru-del, bachelière en arts visuels de l’université d’Ottawa.A l’école Cherrier, elle présentera Timepiece, une sculpture vi-déostéréoscopique.Ce clin d’œil aux origines de la photographie intègre système optique et électronique pour montrer que «l’appréhension et la formalisation de l’espace et du corps ont été façonnées par les croyances déterminantes de différentes époques».Gisèle Trudel a longuement travaillé dans le domaine du montage vidéo et elle s’intéresse principalement maintenant au mariage de la vidéo et de l’infographie.La narrativité est exclue de sa démarche, mais cela ne signifie pas pour autant l’abandon du contenu.«Au XX' siècle, tout s’est séparé, spécialisé et dissous.Il faut revenir au contenu et asseoir la technique dans une démarche.La mienne correspond à une quête de spiritualité et mon projet est de produire à la maison ce qui existe en 3D et qui coûte normalement 20 millions de dollars.Je veux faire un pied de nez aux riches, tout en m’éloignant de la linéarité.L’art c’est autre chose que d’aller d’un point A à un point B.» ISEA promet, en fait, de nous amener partout dans Tailleurs artistique.Rien de plus, rien de moins.L’art électronique ou technologique est art avant tout.Comme le dit si bien Louis-Philippe Demers, «il y aura toujours le côté humain.Ce qui est intéressant maintenant c’est la confrontation avec la machine.Mais on n’invente rien.On raffine, on modifie, on transforme».Le monde sera toujours à refaire.ROGERS Un band plus que parfait SUITE DE LA PAGE B 1 À preuve, Eric Clapton songe à enregistrer avec lui.Pourquoi donc?Pour apprendre.Pour mieux maîtriser ces petites aspérités rythmiques qui mettent du sel dans la vie.Il est comme cela, omniprésehti parce qu’il vient de proposer un nou?vel album, Feelin' Good sur étiquette Blind Pig avec Rod Piazza.Tout comme il vient de proposer un ait bum aussi nouveau que celui mentionné.Une production parue sur Acoustic Sound avec Johnnie Johnson au piano.Mais il y a mieux que cela.Il y a sa formation.Le band de Jimmy Rogers est plus que parfait.Parce que Piano Willie, Piano la main lourde, a réintégré lé groupe.Parce que Madison Slim ést à l’harmonica, parce que Jimmy Lint; Jr, le fils de Jimmy est également revenu pour prendre en charge la guitare rythmique.Parce que Ted Harvey est là.Ted'le batteur de Houtid Dog Taylor.Le Avec Robert Cray, qui pourrait très bien être coiffé du titre de petit-fils de Rogers batteur du coup précis, du coup qui marque, est avec eux.Ensemble, on vous l’assure, tous ces messieurs ont; le chic de décliner le désir avec un doigté.un doigté hors-pair! Le cas Robert Cray est très singulier.Il est arrivé.Puis, il a effectué une énorme percée.Avec Strong Persuader, paru au milieu des années 80, il est devenu célèbre du jour au lendemain.Par la suite, comme c’est souvent le cas, il s’est planté.Pendant deux à trois ans, il a déraillé.A cause de ses producteurs.Mais comme il est perspicace, il les a renvoyés.Depuis, il a remonté la pente.Comment?En s’en tenant au blues.En n’essayant pas de tout mélanger.En évitant de satisfaire tout le monde et son père.Bref, il a compris qùe vouloir faire l’unanimité était dàn-geureux.Il a compris que le blues était affaire de mineur.Que le blues, faut le creuser encore et toujours.S’il poursuit sur sa lancée, il deviendra le petit-fils de Jimmy Rogers.SUR LE VIF ET Tl ïï ¥ ¥ Pour célébrer la nouvelle saison de jazz à la chaîne culturelle FM de Radio-Canada, LES ANNÉES FOLLES DONNENT LE TON À CETTE GRANDE FÊTE DU JAZZ animée par Francine Moreau en direct de la tour de la Banque CIBC.AVEC LA PIANISTE RAGTIME MlMI BLAIS ET LE GROUPE DlXIEBAND CE SOIR 21 H 30 RÉALISATION-COORDINATION : DANIEL VaCHON SRC 'îtl' CBF-FM 100,7 Montréal BANQUE Obc U 1.ij \ZCjT:' Gagner un laissez passer double mm LE DEVOIR .« Mon péché est trop grave pour être pardonné.» PATRICK GOYETTE KRISTIN SCOn THOMAS LOTHAIRE BLUTEAU un film de Robert Lepage im IEA.YKHIIS MlUfTTI RJCRUtD FRÉCHETTE FRWÇOIS PAPINUU MAKE QGXAC NORMAND DA.VLAU ANNE MARIE CADIEUX SUZANNE CLÉMENT LYN'DA LEPAGE BEAULIEU (I ROX BURIAGE SS SACHA fUnX.AM lAYMUIAMS fcSS BAKMEA IQDO -£ ÉMMAXUEUI CASTRO TSNKI BERRY HA.VS PETER STROR IHWUUDE LAUREUX iS FRANÇOIS LAPIANTE ALAIN DOSEE —« STEVE NORRIS CST* DANIEL LOUIS TZ ROBERT LEPAGE ^ DENISE ROBERT DAVID PUTTXAM PHILIPPE CARCASSONNE "î ROBERT LEPAGE vous invitent à une présentation spéciale Le jeudi 28 septembre à 19H30 au Cinéma Impérial - 1432, rue Bleury EN ATTENTE cussam prima film nniooLBY stereo! LIBÉRATION ssii» MÊBMÊm EMOTION ET PLAISIfTASSURES Première.PARISIEN 866-3856 480Ste-CatherineQ.if.866-3856 •Catherine 0."UN COUP DE MAITRE!” - Paul Villeneuve.JOURNAL DE MONTRÉAL UN FILM DE ’THEO ANGELOPOULOS tS: HARVEY KEITEL DANS VERSAILLES 353-7880 PARISIEN 866-3856 Place Versailles # 0 &| 480Stc-CathcrineQ.ivnnik il— vv OesCra-^es-Prai- w & CRATEAUGUAY ENCORE 691-2463 180 boni.d'Anjou WO- STE-THERESE mm Plata Ste-Tliérè$« JOLIETTE 478-2966 ST-JEROME 436-5944 Capitol CENTRE UVAL «f™ ISOOlcCofbusier 90 LOEWS 864-7437 MARIN KARMITZ PRESENTE ISABELLE HUPPERT SANDRINE BONNATRE « Chabrol signe son œuvre la plus achevée, la plus parfaite.Un vrai régal : on en redemande de cet héritier de Hitchcock ! » le Nouvel Observateur LA CEREMONIE un film de CLAUDE CHABROL AVEC JACQUELINE BISSET .JEAN-PIERRE CASSEL Courez la chance de devenir les invités du Devoir lors de la première du film LE CHEMIN BRUT DE LISETTE ET ROMAIN à la Maison de la culture Frontenac le mardi 19 septembre à 19h30 en faisant parvenir ce coupon directement au distributeur du film à l'adresse suivante: Cinéma Libre 4067 boul.St-Laurent Bureau 403 Montréal, Québec, H2W 1Y7 Nom:____________ No.de téléphone: LE DEVOIR et cinéma libre présentent LE CHEMIN BRUT y.r > DE LISETTE et ROMAIN : on film de Richard Boutet s JiWIPÜ5 produit par Vent d'Est Films 'J j „,,e égale"""” : ' tJMÈPV art a I" R.B.O.au CINEMA PARALLELE suyA LeP DÈS LE 21 SEPTEMBRE 35 CHANCEUX seront rejoints directement, par téléphone pour faire partie de la liste d'invités à cette projection.Les invitations données seront valables pour deux personnes.2A RT $ Le pèlerin et le nomade Harvey Keitel et Théo Angelopoulos se sont rencontrés à travers le mythe et la souffrance des hommes ODILE TREMBLAY LE DEVOIR En conférence de presse à Toronto, Harvey Keitel a l’air d'un missionnaire attaché à un poteau de torture se préparant à recevoir les coups de tomahawk de l’ennemi.L’air rogue, l’œil hostile.Avec sa tronche de dur, ça produit son effet.Rébarbatif, celui qui sut incarner avec tant de réalisme le Bad Lieutenant de Ferrara et le nettoyeur de cadavres de Pulp Fiction.Le voilà qui répond par oui ou non aux questions à développement que les journalistes ont préparé avec zèle.Si bien que vous vous dites: «Mon Dieu, vais-je l’achever avec mon entrevue privée post-rencontre collective, ou va-t-il me clouer au sol de son regard qui foudroie?» Vous songez à tout annuler, à vous fondre dans le décor, et vous lui déclarez plutôt, résignée au pire: «Monsieur Keitei, je crains que vous n’ayez rendez-vous avec moi et ne soyez condamné à me suivre à la suite 914.» Alors, il sourit, et vous vous rappelez son air si amoureux dans La Leçon de piano quand il regarde Sally Field et vous comprenez qu’après tout, la bête sauvage est un petit cœur tendre qui ne mange pas de chair humaine.Si le grand acteur américain s’est résigné au douloureux exercice que constituent les rencontres avec la presse, c’est qu’il tenait mordicus à accompagner le cinéaste grec Théo Angelopoulos au lancement nord-américain du magnifique Regard d’Ulysse dans lequel il tient la vedette et qui sortait hier à Montréal.Ce film, couronné du grand prix du jury à Cannes; ils mirent deux années à le tourner, voyageant à travers les Balkans, de la Grèce à la Bosnie, communiquant par regards et par signes, parce qu’Angelopoulos ne parle pas anglais et l’acteur pas un mot de grec et trois de français.Keitel estime que le cinéaste lui a donné ici le plus grand rôle de sa carrière, que Le Regard d’Ulysse touche au mythe et participe aux plus hautes aspirations de l’aventure humaine.Le film raconte le périple d’yn cinéaste grec transplanté aux Etats-Unis (Keitel) qui traverse des Balkans sans frontières à la recherche des bobines égarées des frères Ma-nakis, lesquels tournèrent un siècle plus tôt les premières images en mouvement de la région.Le Regard ikM SOURCE CFP DISTRIBUTION Harvey Keitel estime qu’Angelopoulos lui a donné ici le plus grand rôle de sa carrière, que Le Regard d’Ulysse touche au mythe et participe aux plus hautes aspirations de l’aventure humaine.d’Ulysse fait référence à L’Odyssée d’Homère et à sa quête initiatique, mais jette aussi un œil sur les guerres ethniques contemporaines qui ensanglantent ces pays.«L’histoire du siècle commence et finit à Sarajevo», se plaît à répéter Angelopoulos.Harvey Keitel a vécu ce tournage comme un pèlerinage personnel.Lui aussi possède des racines dans les Balkans.Son père est Polonais, sa mère Roumaine.Il a perdu leurs langues mais se rappelait les histoires enveloppant son enfance.«De mes ancêtres, j’ai eu envie de réveiller la sang, la peau, les désirs», dit-il.Avoir joué à Mostar et dans les territoires en guerre fut pour l’acteur une expérience capitale.Car chaque enfant rencontré dans la rue a vu des gens mourir devant ses yeux en pleine violence, des maisons, des édifices devenir cendres, et tout ce qui est la vie se désintégrer.Keitel considère Angelopoulos comme une homme engagé dans une exploration personnelle authentique et en tant qu’acteur, il sent l’écho de ses recherches intérieures, y participe et y répond.«Plus profondément on pénètre le mystère de la condition humaine, plus on identifie les vrais valeurs: le travail, les amis, l’amour, l’intégrité, dit-il.En avan- çant dans ma carrière, je refuse les rôles qui participent au non-sens dont le cinéma américain s’est fait l’ambassadeur.Le capitalisme de l’image est un désert.Nous devons retourner au mythe, aux grandes histoires, suivre les traces d’Angelo-poulos.Combattre les majors?Non.Essayons de nous en faire des amis, de changer les règles du jeu à partir de l’intérieur, de redonner au cinéma sa vocation égarée.» Théo Angelopoulos est tout le contraire d’Harvey Keitel: un moulin à paroles, qui cite poète crétois sur philososophe athénien, vous entortille de mots, vous dit que son cinéma est une œuvre qui porte sur la mémoire, que les gens n’ont pas tiré de leçons de l’Histoire, d’où ce constat amer et cette mélancolie sur images que nous apporte Le Regard d’Ulysse.«J’aime le grand écran, le silence, l’obscurité, la cérémonie cinéma, le rêve, j’aime un septième art en voie de disparition.J’aime la lenteur, le temps qui s’étire.J’aime m’étendre.Je suis comme tous les Grecs, un peu écrasé par un passé glorieux, mais hanté par ses traces», me dit le grand réalisateur du Voyage des comédiens et du Pas suspendu de la cigogne, lui qui sut si bien poétiser son pays et ces territoires limitrophes à travers une filmographie aux accents très purs, très durs, allergiques à la moindre complaisance.«Le Regard d’Ulysse n’est pas un road movie, mais un voyage intérieur, un film de fin de siècle qui part à la recherche du premier regard posé par un cinéaste.Il est aussi un œil neutre sur la guerre de Bosnie, sans les bons d'un côté et les mauvais de l’autre, mais avec des frères qui s’entretuent comme à travers toutes les absurdes guerres civiles.Le Regard d’Ulysse porte son message: nous avons traversé tant de frontières et nous en sommes encore là.Combien longue sera la route avant de retrouver ce point d’harmonie entre nous et le monde?» Angelopoulos se sent grandi par cette longue aventure que fut Le Regard d’Ulysse.Il estime avoir apporté quelque chose aussi à Harvey Keitel «qui est arrivé à moi comme une star américaine et est reparti comme un homme, lui que j’ai introduit à l’univers européen de la culture».Les deux hommes ont envie de se retrouver.Il est question d’un scénario qu’Angelopoulos tournerait à New York aux côtés de Keitel.Même si on imagine mal le poète grec happé par la frénésie de la métropole américaine.«Je suis un nomade, conclut-il pourtant.Je poursuis mon voyage.» DÈS LE 22 SEPTEMBRE! SAMI FREY CAROLINE SIHOL JEAN-LOUIS LIVI PRÉSENTE I/AM0ÜR CONJUGAL UNE HISTOIRE D'AMOUR ET DE VENGEANCE «Un très beau film sur fond de trahison et de duels à l’épée».LE QUOTIDIEN DE PARIS «Le charme agit grâce à la présence inspirée des acteurs dont la conviction exhale une réelle émotion».ELLE UN FILM DE BENOIT BARBIER MAINTENANT À L’AFFICHE! EÉ SCÉNARIO ET DIALOGUES DE PASCAL QUIGNARD TT pill DOLBY STEREOI DISTRIBUTION “ATTENTION, CHEF D’OEUVRE” -LA PRESSE “KEITEL MAGNIFIQUE” .SPLENDIDE -LE NOUVEL OBSERVATEUR ".SPLENDIDE." - LE MONDE "UN FILM MONUMENTAL1 avec MICHEL COTE GENEVIÈVE B.ROUILLF.TTK g SYLYIK' BOL'RQUL •.Otos EjD ^VsTRAI CENTRE LAVAL «8-7776 1600 Le Corbusier # DAUPHIN 84941 LM 2396 Beaubien es! ©?VALLEYFIELD 371-1003 De Paris ?QQiOOLBY btcpec][s][r] * DDIdolby stereo) CAR, ANGRIGNON 366-24631 FAMOUS PLAYERS 8 672.2429 7077 boul.Newman #ÔJ ’Wifr TERREBONNE 47(4644 1071 Chemin du Coteau • 6- ST-BASILE 441-7952 267 boul.Laurier # & as Tïïîl If:ll'' "il'ItV I'JlJWLi J ir.flli iUBmTMiH ¦ MAINTENANT À L'AFFICHE EN ANGLAIS: BLACK LIST CAR.ANGRIGNON 366-24631 FAMOUS PLAYERS 8 697-8095 707?boni.Newman >f>| TOHIMUItl m iimt.JS LE MIRAGE 8410boni.Lacartfatre •& Le regard d’Ulysse Cannes 95' Grand Prix ^ Prix de la Critique du lurv Internationale C|TS MAINTENANT A L’AFFICHE! ?miDoifiTSTmol ¦ V.ORIGINALE AVEC Ml.SOUS-TITRES FRANÇAIS V.ORIGINALE AVEC SOUS-TITRES ANGLAIS Pour votre chance de gagner un laissez-passer double retournez ce coupon-réponse avant le 22 septembre 1995 à : “CONFESSIONNAL" a/s Alliance Vivafilm C P.282 Suce.B.Montréal Qç H3B 317 NOM : ADRESSE : VILLE : CODE POSTAL : U ange an in le 25 iqtnévc t«*5 Ces; arme «cri ipMtc4MlcDfYOCI*l6a2:!c^a*Kl«*5 La*éemdespmes4c : 500S les ISOpçmesde À l’affiche dès le 29 septembre 991561 I.K l> K V O I It .K I* T K M It It h I fl fl S A M K H I I) I M A N E M A EN VERSION FRANÇAISE Ipluu Un film de J¥)iII Æ\ [)il Jafar Panahi WWlC/ VERSION ORIGINALE AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS I) CAMÉRA D’OR A -CANNES 1995 1 “Si naïf ¦ -, te SUBLIME.— Jonathan Romney, The DESJARDINS 849-film Basilaire I ® r±j i UNANIME CRITIQUE ‘Bryan Singer, en rendant au cinéma américain snn invention, son humour et son insolence, réussit le plus beau thriller de l’année.” TÉÜRAMA VERSION FRANÇAISE - rpjnïïjjKzsp LANGELIER VERSION ORIGINALE ANGLAISE wmgffl Œgm&s Oui est Keyser Si/e7 Diceevrez le à htt»://« ; ' ._ • • MARIN KARMITZ PRESENTE ISABELLE HUPPERT SANDRINE BONNAIRE « Chabrol signe son œuvre la plus achevée, la plus parfaite.v Un vrai régal : on en redemande de cet héritier ae Hitchcock! » Le Nouvel Observateur .¦ • LA CEREMONIE un film de CLAUDE CHABROL JACQUELINE BISSET JEAN-PIERRE CASSEL “INTELLIGENT ET PARFAITEMENT BIEN INTERPRÈTE,‘THE USUAL SUSPECTS' ERIGE LA PERFECTION.” STUDIO MAGAZINE La Habanera, de Detlef Sierk.Les illusions perdues du IIIe Reich DÈS LE 22 SEPTEMBRE! “UN FILM DIABOLIQUEMENT ASTUCIEUX AU DIALOGUE FULGURANT D'INTELLIGENCE ET D'IMAGINATION.” Il FIGARO La vengeance est aussi une passion LE MINISTÈRE DE l'IllUSION Douze longs métrages allemands (1934-1945) présentés au Goetlie-Institut tin 15 seùU mbnau 15 dé cembre.Tii: 4994)159 FRANCINE LAURENDEAU Quand on pense au cinéma du ille Reich, on pense — pour évoquer les deux extrêmes — à l’abjection d’un pamphlet raciste comme Ijc Juif Siiss, de Veit Harlan, ou à la beauté visuelle du Triomphe de la volonté, de Leni Riefenstahl, mise au service de l’idéologie hitlérienne.Mais le programme sélectionné par l’historien du cinéma Eric Rentschler, que nous propose depuis hier le Goethe-Institut, nous invite à découvrir un autre cinéma que celui de la propagande nazie: le cinéma de divertissement de ces années troubles.«Ces films, réalisés selon la recette américaine classique, venaient faire oublier aux Allemands le dur labeur et les sacrifices constants d’une atmosphère menaçante et d’une réalité terrifiante.Sans se réclamer ouvertement de la mythologie du parti nazi, ce cinéma véhiculait de grandes illusions.» (Eric Rentschler, Ministry of Illusion: German Films 1933-1945, Harvard University Press) Ce ne sont donc pas des chefs-d’œuvre que je vous invite à découvrir mais des curiosités, historiques qui méritent le détour.À commencer par ce Verloren Sohn (The Prodigal Son), un film de LuisTren-ker présenté les 21 et 22 septembre avec sous-titres anglais.Nous sommes en 1934.C’est la grande époque des «films de montagne» et Luis Trenker est avant tout un alpiniste, un vrai, qui a d’ailleurs été deux fois le partenaire de Leni Riefenstahl (dans La Montagne sucrée et U Grand Saut) avant de passer à la réalisation.Rappelons que la mode des épopées de montagne n’est pas exclusivement allemande et que l’écrivain français Frison-Roche remportera en 1941 un immense succès avec son Premier de cordée.Il n’est donc pas étonnant que le réalisateur s’attribue le premier rôle, celui du viril Tonio, guide de haute montagne, qui s’ennuie dans sa Bavière natale.Entre deux escalades, il fait partie d’un groupe de joyeux bûcherons qui chantent en travaillant comme les nains de Blanche-Neige tandis que les troncs glissent dans l’eau, preuve que la drave n’est pas uniquement de chez nous.Mais l’ingrat quitte la tendre amie qui lui tricote amoureusement des blagues à tabac pour voguer vers l’Amérique.Et voila que, curieusement, nous passons d’une propagande comiquement folklorique à un étonnant documentaire sur la Crise.Car bien sûr, Tonio rejoindra bientôt les rangs des chômeurs devant les soupes populaires.Je dis «documentaire» parce que, souvent, les gens croisés dans la rue regardent la caméra, c’est certainement tourné sur le vif dans les rues de New York.Comment Tonio réintégrera son pays natal un soir de grande fête, à vous de le découvrir.Mais je vous assure que vous ne vous ennuierez pas si vous êtes un tant soit peu curieux.Avant de devenir le cinéaste américain Douglas Sirk, il y eut tout d’abord un Danois germanisé qui s’appelait Hans Detlef Sierck et dont La Habanera sera présenté les 5 et 6 octobre avec sous-titres français.Un film de 1937 mettant en vedette l’actrice suédoise Zarah Iœander qui fut célèbre en Allemagne et que l’on compara à Greta Garbo et Marlene Dietrich.C’est l’histoire d’Astrée, une jeune Suédoise qui, en voyage à Porto Rico, tombe amoureuse d’un beau latin.Sombreros et mantilles, habanera et corrida, tout y est.N’écoutant pas les sages conseils de sa tante qui repartira seule à Stockholm, elle épouse Don Ramiro.Hélas! Le mari deviendra au cours des années le tyran jaloux que vous pouvez imaginer.Après que notre belle Aryenne aura essuyé bien des avanies, le mélodrame connaîtra un heureux dénouement.Précisons tout de même, pour être juste, que le futur Douglas Sirk allait fuir l’Allemagne cette même année, en compagnie de son épouse juive.Bonnes découvertes! THE USUAL SUSPECTS (SUSPECTS DE CONVENANCE) UN FILM DE BRYAN SINGER PolyGram ClMTtfAMUIMgOK’MM ____* ainri«ffMt ••*••»• •••¦» L’AMOUR CONJUGAl De Benoit Barbier, avec Sami Frey, Caroline Sihol, Pierre Richard, Mathieu Carrière, François Marthouret, Michel Robin, Élise Caron, Sarah Bromberg, Patrick Massieu.Scénario: Pascal Quignard, d’après sa nouvelle.Images: Eduardo Serra.Costumes: Yvonne Sassinot de Nesle.Son: Sophie Chiabot et François Groult.Montage: 'lliierry Derocles.Musique: Sonia Wieder Atherton.France, 1995.Ili33.Au Parisien.FRANCINE LAURENDEAU Nous sommes en 1629.1st grande peste s’est abattue sur le pays et le chevalier Nathan Le Cerf (Sami Frey) a perdu sa femme et ses enfants.Comme on se suicide, il s’engage pour combattre dans les troupes du comte d’Anchire.Mais le comte d’Anchire, inexplicablement, s’acharne très injustement sur Nathan qui devient par conséquent un proscrit.Gravement blessé, il n’a plus un sou et, si on le rattrape, il sera décapité.Comment survit-il à tant de désastres?C’est ce que raconte, admirablement, ce premier long métrage de Benoît Barbier.Nathan n’est soutenu que par son ardent désir de se venger.Les amis qui l’hébergent et le protègent s’inquiètent de sa solitude et lui trouvent une femme.Marthe (Caroline Sihol), qui le sert loyalement, malgré sa pauvreté.Ins- Sami Frey compose un personnage déchiré, mais tout en retenue et en silences, un personnage désespéré et violent mais dont le désespoir et la violence sont contenus.truite du projet de son époux, elle l’aide à s’endurcir au combat et, quand les guerres d’Italie prennent fin, elle arme son bras pour qu’il puisse accomplir sa vengeance.Mais, à la grande surprise de Nathan, voici qu’à son retour, cette femme silencieuse va s’ouvrir et lui ra- conter son pénible secret: elle aussi est soutenue par un ardent désir de vengeance qu’il va bien falloir apaiser, Ecrite dans une langue originale, stylisée sans maniérisme, cette histoire m’a accrochée dès son ouverture par sa tension intérieure.Après le remarquable En compagnie d’Anto-nin Artaud, de Gérard Mordillât, Sami Frey change de siècle et de registre pour composer un personnage déchiré, mais tout en retenue et en silences, un personnage désespéré et violent mais dont le désespoir et la violence sont contenus.C’est avant tout son interprétation qui fait la force de ce film sobre et dense.LA «?, FILM CHOC, HAUTE TENSION, EXPLOSIF, ÉBLOUISSANT, PRODIGIEUX FOUDROYANT, INCONTOURNABLE Il secoue, séduit, force l'admiration et marque l'avènement d'un vrai cinéaste.H VOIR • (gorges Privet, Éric Fourlanty LA PRESSE • Hu'guette Roberge, Nathalie Pétrowski LE DEVOIR • Odile Tremblay, Bernard Boulad ÜrI de MATHIEU KASSOVITZ ' avec VINCENT CASSEL • HUBERT KOÜNDÉ - SAÏD TAGHMAOUI PRIX DE LA MISE EN SCENE V CANNES 95 5jÊta VERSAILLES 3SJ-78M1CENTRELAVAL «3-7776 Place Versailles ir •) 1600 Le Corbusier ?Oft Humana MAISONDUCINEMA 5*8782 63 Kino 0.Sherbrooke ’ 1 FAMOUS PLAYERS fJT V.FRANÇAISE AVEC SOUS-TITRES ANGLAIS LE DEVOIR Ü cinéma libre .présentént LE CHEMIN BRUT DE LISETTE et ROMAIN un film de Richard Boutet ^ produit par Vent d'Est Films : , .«ment.¦%0kmt 8* ^ ¦ m % S ale p0“S ex r-b-°- AU CINEMA PARALLELE GuyA.uepa DÈS LE 21 SEPTEMBRE Courez la chance de devenir les invités du Devoir lors de la première du film LE CHEMIN BRUT DE LISETTE ET ROMAIN à la Maison de la culture Frontenac le mardi 19 septembre à 19h30 en taisant parvenir ce coupon directement au distributeur du film à l'adresse suivante: Cinéma Libre 4067 bout.St-Laurent Bureau 403 Montréal, Québec, H2W1Y7 Nom:________________________________________________________ No.de téléphone:___________________________________________ 35 CHANCEUX seront rejoints directement par téléphone pour faire partie de la liste d'invités à cette projection.Les invitations données seront valables pour deux personnes.A L ’ È Ç R AN ?: chef-d'œuvre ?* * très bon ?bon ?quelconque A ?: très faible fcŒf)1 : pur cauchemar LE BALLON BLANC ?De Jafar Panahi.Caméra d’or à Cannes, le premier long métrage de l’assistant (ie Kiarostami prouve avec éloquence que la simplicité au cim> ma a de multiples vertus, comme celle de nous captiver avec une banale histoire de billet d’argent perdu par une petite fille dans une bouche d'aération.Comme quoi le cinéma est d’abord affaire de regard, de sensibilité et de raffinement.Un pur rçù-ment de grâce, dans la tradition du- ' nouveau cinéma iranien.Bernard Boulad COUNTRY LIFE ?1/2 De Michael Blakemore, ce film reprend l'intrigue d’Oncle Vania, d’Anton Tchékhov, l’adapte au climat australien et la transpose clans l’après-! guerre, en 1919.Le drame est poignant, les thèmes de Tchekov sont minutieusement abordés, mais l’interprétation de John Hargreaves, en oncle Jack (alias oncle Vania), manque singulièrement de cohésion et,nuit dramatiquement au film.A l’Egyptien.Martin Bilodeau L’AMOUR CONJUGAL ?1/2 De Benoit Barbier, d’après Pascal Quignard.Au XVII' siècle, un chevalier qui a tout perdu se raccroche à la vie par un ardent désir de vengean- j ce.Il découvrira bientôt que la ven- j geance est aussi la raison de vivre des sa nouvelle femme.Le désespoir silencieux du personnage interprété j par Samy Frey nous touche dès la première image.Un film sobre et dense.Au Parisien.Francine Laurendeau THE BROTHERS McMULLEN l ?1/2 D’Edward Bums.Barry, Jack et Pa- j trick ont des problèmes de cœur maisj aussi de désir charnel.Le premier dé-j couvre l’amour, le second le sexe in- | terdit et le troisième l’angoisse du ma-| riage.S’en sortiront-ils indemnes?| C’est la grande question que pose cet-! te comédie satirique menée avec en- | train et ironie par,un nouveau réalisé I teur à surveiller.Egyptien.Bernard Boulad JL6/JLG ?Autoportrait qui s’apparente à une 1 savante déconstruction, ce document étudie les rapports qu’entretient Jean-Luc Godard avec le cinéma.Adepte de la distanciation, Go-' dard a le don unique de confronter les spectateurs face à leur propre incompétence.En toute sincérité, sans prétention.La pilule reste néanmoins difficile à avaler, quoique le document soit édifiant.Martin Bilodeau BEYOND RANGOON ?De John Boorman, 1988.Les circonstances font que Laura voit son voyage touristique en Asie du sud-est transformé en une plongée dans l’enfer de la répression militaire en Birmanie.Elle s’en sortira vivante et libérée d’un passé tragique.Jeune et belle, intelligente et forte, Patricia Arquette est irrésistiblement émouvante dans le dernier film de l’auteur de Deliverance.V.o: Faubourg Sainte-Catherine.V.f: Bern.Francine Laurendeau MORTAL KOMBAT De Paul Anderson.Pour sauver notre planète de la domination des forces du mal, trois jeunes héros vont livrer une série de combats dont ils sortiront vainqueurs.Personnages statiques et débiles, intrigue inexistante, manque d’inspiration visuelle et sonore, c’est la plate transposition sur grand écran d’un jeu vidéo.On tente de nous en mettre plein la vue avec un luxe superfétatoire de décors et d’effets spéciaux.Mais justement, nous en avons vu d’autres.Berri.Francine Laurendeau HOTEL SORRENTO ?1/2 Dans la belle maison familiale de leur enfance, sur la côte australienne, trois sœurs séparées depuis des années se retrouvent pour régler leurs différends.Adapté d’une pièce de théâtre, le film de Richard Frank-» lin aborde par la bande le thème de l’appartenance et de la recherche ; identitaire dans un pays colonisé.Malgré une excellente distribution.! l’intérêt n’est pas assez soutenu: la réalisation manque de punch et l’émotion ne pénètre pas les personnages.Dommage.Centre Eaton.Bernard Boulad. saison du 24 au 26 novembre DU 26 SEPTEMBRE AU 21 OCTOBRE RESERVATIONS : 844-1793 Le Ballon blanc, une œuvre d’une étonnante simplicité qui parvient ainsi à traduire l’injustice mais aussi la beauté de la vie à travers le drame banal d’une enfant en butte à la cruauté du monde adulte.r Etat de grâce LE BALLON BLANC Réalisation, montage, décor: Jafar Panahi.Scénario: Abbas Kiarostami d’après une idée de Panahi et Parviz Shahbazi.Image: Farzad Jouidat.Avec Aida Mohammadkhani, Moh-sen Kalifi et Fereshteh Sadr Orfani.Iran, 85 minutes BERNARD BOULAI) 11 si tout le sort de l’humanité ne r tenait qu’à un regard?Un regard de jeune fille désespérée désirant pardessus tout un poisson rouge.C’est la grande leçon de cinéma que nous sert Jafar Panahi dans son premier long métrage Le Ballon blanc, une oeuvre d’une étonnante simplicité qui parvient ainsi à traduire l’injustice mais aussi la beauté de la vie à travers le drame banal d’une enfant en butte à la cruauté du monde adulte.Ce thème récurrent dans le nouveau cinéma iranien est ici traité avec une grâce et une sensibilité propres aux films d’Abbas Kiarostami, le maître à penser de Panahi qui fut son premier assistant sur Au travers les oliviers.Et si la «méthode» est la même que celle utilisée par Kiarostami dans Où est la maison de mon ami?(un summum dans l’épure) et dans ses courts métrages, reste que l’usage qu’en fait Panahi est tout aussi éblouissant.On ne s’étonnera pas d’apprendre alors que le scénario du Ballon blanc est d’ailleurs signé par Kiarostami, d’après une idée du réalisateur.Mais on ne peut pas, à ce degré de raffinement, parler d’imitation.Panahi a les qualités d’un grand metteur en scène, capable d’exprimer une intensité dans les émotions comme on en ressent rarement au cinéma.Le monde de l’enfance exploré dans Le Ballon blanc n’en est pas un d’émerveillement béat mais de fascination et de perception démesurée de la réalité.Comment un enfant observe, sent et se défend de tout ce qui l’entoure et l’agresse, en interprétant à sa façon ce qu’on appelle communément le hasard ou le mauvais sort, est saisi ici avec une remarquable précision.Et ce qui est remarquable par-dessus tout, c’est l’absence de toute leçon édifiante de morale.C’est d’autant plus étonnant que ce film a été tourné en Iran, sous un des régimes les plus répressifs, exigeant la plus grande clarté et rectitude morale dans le message.Le Ballon blanc raconte donc l’histoire d’une fillette de sept ans, Ra-zieh, qui, comme le veut, la tradition On tombe sous le charme de cette fable merveilleuse en se laissant prendre au jeu diabolique de la petite Razieh des fêtes du Nouvel An, veut avoir son poisson rouge.Mais pas n’importe lequel.Celui dont elle rêve est gros et joufflu et il coûte cher.Malgré les protestations de la petite, sa mère n’entend pas céder mais grâce à l’intervention du grand frère, Razieh finit par obtenir gain de cause.Et la voilà gambadant dans les rues de Téhéran toute heureuse de pouvoir s’acheter son précieux cadeau.Mais dans son empressement, elle laisse échapper le dernier billet de sa mère dans une bouche d’aération.Réussira-t-elle à le récupérer avant que, une heure trente plus tard, les festivités ne commencent et que le magasin de poissons ne ferme?L’action se déroulant en temps réel, c’est à une intrigue digne d’un film de suspense que nous convie Panahi.Il se sert des mêmes ressorts dramatiques — rencontres inopportunes sur son chemin, mauvaises informations, relais manqués — pour créer une tension permanente qui prend des allures de torture psychologique.Il faut voir l’angoisse, la peur et l’incompréhension qui se lisent dans les yeux affolés de la gamine, interprétée par Aida Mohammadkhani, dont les gestes gracieux évoquent toute la fragilité mais aussi l’entêtement et l’espièglerie d’une enfant de cet âge.Le Ballon blanc fonctionne par pure magie.Sans trop savoir pourquoi, on tombe sous le charme de cette fable merveilleuse en se laissant prendre au jeu diabolique de la petite Razieh qui nous mène par le bout du nez tout au long du film jusqu’à ce plan final, bouleversant par l’humanité qu’il dégage.Tout est rendu par petites touches, évoquant au passage, sans aucun effet de démonstration, les restrictions imposées par le service militaire, la violence familiale et la domination mâle.Panahi trace d’ailleurs un portrait de l’Iran où les hommes ont l’air douteux mais le plus souvent ils s’avèrent honnêtes et ont un bon fond.Contrainte de la censure?Difficile à dire mais une chose est sûre cependant: il y a beaucoup d’humour dans ce film, toujours très finement dosé dans des dialogues savoureux.La pureté, la générosité et la justesse du Ballon blanc confinent presque au miracle du septième art.Une telle réussite mérite largement le prix de la Caméra d’or que Panahi a reçu à Cannes.Et saluons le courage du distributeur qui a pris le parti de défendre (en version originale) un film à première vue sans aucun potentiel commercial.Bravo! Vania chez les ploucs COUNTRY LIFE De Michael Blakemore.Avec Sam Neil, Greta Scacchi, Michael Blakemore, Kerry Fox, John Hargreaves.Scénario: Michael Blakemore, d’après Oncle Vania, d’Anton Tchékhov.Image: Stephen Windon.Montage: Nicholas Beauman.Musique: Peter Best.Australie, 1994.107 minutes MARTIN BILODEAU Au cinéma, les adaptations dites «libres» d’œuvres réputées sont souvent des armes à deux tranchants.Parce que l’auteur manifeste son intention de s’en détacher, de s’en distancier, et que, la majeure partie du temps, il est attiré par elles comme un aimant.Il semble que ce soit le sort de {’australien Michael Blakemore, un cinéaste au demeurant intéressant.Cependant, Country Life embrasse Oncle Vania, du dramaturge Anton Tchehkov, plutôt que de le revisiter comme il prétend le faire.Le seul véritable effet de réappropriation de ce scénariste-réalisateur a consisté à transposer l’action d'Oncle Vania sur une plantation australienne, au lendemain de la Grande Guerre.Blakemore n’a-t-il pas compris que la pièce dont il s’inspire est, par son essence, universelle.Et qu’il n’y a en conséquence rien d’original, ni de personnel, à la transposer dans le cadre de son choix.Oncle Vania est en soi un cadre; quels que soient les éléments qui le composent, rien ne permet de déjouer l’inéluctable drame que la seule présence de ces personnages disparates provoque.Louis Malle l’a compris lorsqu’il s’est prêté avec brio au dangereux jeu de la distanciation, réalisant avec Vanya on 42,J Street une de ses œuvres les plus accomplies.Après 25 ans d’absence et une carrière de critique de théâtre couronnée de succès à Londres, Alexander Voysey (Michael Blakemore) rentre finir ses jours sur la ferme familiale, avec à ses côtés sa jeune épouse Deborah (Greta Scacchi).Il y retrouve sa fille Sally (Kerry Fox), qu’il avait abandonnée au décès de sa mère, ainsi que son beau-frère Jack (John Hargreaves), resté maître des lieux après sa défection.Or, celui qui était revenu reprendre son ancienne vie de pacha est vite refroidi par l’état de désuétude dans lequel se retrouve la ferme, l’état de friche de ses jardins anglais autrefois si beaux, et l’esprit rustre de sa famille auparavant si raffinée.Nostalgique de ce monde dans lequel les domestiques ne répondaient pas à leurs maîtres et se laissaient abuser sans mot dire, Alexander tente de transposer dans ce monde incompatible avec celui qu’il fréquentait des règles de discipline et de bonnes manières qui font se re- biffer oncle Jack.Ce dernier, progressivement en rébellion contre son beau-frère, est amoureux de Deborah, qu’il tente (le conquérir.Il réalisera, stupéfait, que le docteur Askey (Sam Neil), un idéaliste antiimpérialiste, l’a devancé dans les bras de la jeune femme.Derrière l’inventaire des pertes matérielles subies par le domaine familial, symbolisé par le personnage d’Alexander, c’est aux pertes spirituelles que Country Life s’intéresse réellement.Oncle Jack (oncle Vania, dans la pièce de Tchékhov) incarne cette désillusion, puis provoque celle des autres.Malheureusement, l’interprétation caricaturale de John Hargreaves fait de ce personnage l’élément le plus faible du film.L’humilité, le dévouement, le sens du sacrifice, la responsabilité familiale, Hargreaves incarne ces sentiments avec lourdeur.Ses sautes d’humeur, ses coups de tête et ses accolades spontanées ne traduisent que très difficilement sa dépression et son désir amoureux.Contrairement à la jeune Kerry Fox qui, toute de retenue et de candeur en Sally, s’accroche à ses illusions et encaisse avec élégance sa défaite amoureuse.Blakemore, comme Tchekov avant lui, s’intéresse de près, et avec beaucoup d’élégance, à la psychologie féminine, ainsi qu’au rôle des femmes dans la famille.Sally et Deborah, devenues alliées dans la douleur quotidienne, vont bien au-delà des préoccupations matérielles et des questions d’orgueil pour chercher dans l’amour la porte de sortie.Les véritables signes de liberté dans cette adaptation d’Oncle Vania, on les retrouve notamment dans la multiplication des extérieurs — comme si Blakemore avait eu peur qu'intérieur ne rime avec théâtral —, dans la beauté des paysages champêtres et dans la photographie romanesque.Autrement, le réalisateur s’est simplement laisser porter par l’univers complexe de Tchekov, univers dont il n’a pu, lui non plus, s’échapper.«Adaptation pas libre» serait une expression plus appropriée |xmr qualifier Country Life, Sam Neil.se eu > /eu à l’est du T octobre au 2d octobre 1?5 L'Avare de Molière Productions Jean-Bernard Hébert mise en scène de Luc Durand du 14 novembre au 2 décembre Ne blâmez jamais les Bédouins de René-Daniel Dubois mise en scène de Joseph Saint-Gelais du TO janvier au 22 février l?d Rhinocéros d'Eugène Ionesco mise en scène de René Richard Cyr du 10 avril au 2 mai 1?6 Arlequin, serviteur de deux maîtres de Carlo Goldoni Coproduction des Enfants de Bacchus et du Théâtre de l'Opsis mise en scène de Serge Denoncourt Abonnez-vous à la NCTl 4353, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, HlV iy!2 (4l4)2ïl-8?74 EN VENTE DES MAINTENANT du 10 au 12 novembre Daniel lelournal montreal SPèCTRUJTI SP6CTRU/ÏI SPèCTRUm SPèCTRUm SPCCTRUm SPèCTRUffl SPÇCTRUm Raymond Mariai ïïôTchfr franco»! RMUiU Beavuev DESSill Coffenn* K V II I B T II É A T R K Michel Marc Bouchard face aux fils sacrés Création du Voyage du couronnement au TNM • i » * 9 • ¦ £ MICHEL MARC rjjg’frr * t' ^ "s**' ?¦: /.-j.DÈS MARDI wmiL 'i-s-Ji-r Wmm Æ.OzY-4* d.• • Une présentation 4P4.BANQUE Ali LAURENTIENNE Deux week-ends de musique exquise dans un site enchanteur Festival de ~Musiaue de chambre x Montréal 1995 Denis Brott, directeur artistique_ Au chalet de la Montagne Vendredi, 22 septembre Samedi, 23 septembre Vendredi, 29 septembre Samedi, 30 septembre Dimanche, 1" octobre Haydn Trio, Hob XV - 25 Kodaly: Duo, op.7 Brahms: Quatuor, op.25 Schubert Shepherd on the Rock Mozart: Quintette K.581 Fauré: Quatuor, op.15 Mozart: Fantaisie et Fugue, K.394 Chostakovitch: Trio, op.67 Schumann Quintette, op 44 Mozart: Quintette n°3, K.516 Bartok Quatuor rr3 Brahms: Quintette, op.34 Debussy Sonate n’2 - Syrinx Arensky Quatuor m2.Op 35 Schubert Quintette, op.114 Découvrez 21 artistes de renommée internationale: Les pianistes Lydia Artymiw, Marc-André Hamelin et Jerome Lowenthal.Les violonistes Toby Appel, Geoffrey Nuttall, Paul Rosenthal et Kathleen Winkler.Les altistes Toby Hoffman, Douglas McNabney, et Marcus Thompson Les violoncellistes Denis Brott, Paul Katz et Fred Sherry.Le clarinettiste James Campbell Le flûtiste Timothy Hutchins.La harpiste Jennifer Swartz.Le contrebassiste Michael Letter.Le quatuor St Lawrence String Quartet.Les concerts débutent à 19h30 et sont précédés d’une causerie à 18h45 Abonnement 5 concerts pour 125 î au Festival (866-1552) incluant 5 réceptions Billets simples 10 S et 25 S en vente à la Place des Arts (842-2112) et chez Admission, (790-1245), (plus taxes et frais).ItERLE Ville de Montréal En ces temps référendaires, faut-il flairer une pièce engagée?L’auteur s’en défend bien et il se refuse, par ailleurs, à «se déclarer», comme il dit, dans le débat en cours, «Je revendique une position artistique, libre de toute attache partisane.Pour moi, la notion de pays est une question personnelle, et c’est à travers une fiction que je veux interpréter à ma façon le destin national, sans donner de réponse.Et c’est par le plus pur des hasards que ma pièce sera jouée avant, pendant et après le référendum», avance-t-il.«Il est évident que ce sera troublant d’entendre tout ça dans un tel contexte, mais mon propos relève essentiellement de mon propre malaise identitaire et de ma vision d’une histoire collective qui, comme mon bateau, s’en va nulle part.» Le choix des années cinquante — une époque qui fascine Bouchard depuis toujours — n’est évidemment pas innocent.«Tout en me documentant sérieusement sur la période et les événements historiques, précise-t-il, je n’ai pas cherché à écrire un drame historique.Il s’agit d’un microcosme qui a sa propre logique et qui me permet de parler pour la première fois dans mon œuvre du rapport au père, qui est pour moi ce qui reste problématique dans notre société.Les deux fils du caïd, Hyacinthe et Sandro, sont nés de deux mères différentes, une Française et une Italienne, dont on est sans nouvelles, et, en ce sens, leur père est un homme qui a toujours été un apatride d’une certaine manière, un être sans véritables attaches, et un homme qui n’a jamais pu aimer personne, parce qu’il est finalement irresponsable.» L’arrière-plan archétypal de cette relation au père, capable de sacrifier sa progéniture sur l’autel d’une nouvelle vie, Bouchard l’a trouvé dans la fameuse scène biblique où Abraham vient tout près d’égorger son fils pour s’assurer d’une alliance avec le Dieu d’Israël.«Le thème de la victime et du bourreau, le motif du sacrifice font partie intégrante de la relation québécoise au monde.Il me semble que nous n’en avons jamais fini avec la politique du ressentiment, qu’il nous faut toujours que ce soit la faute de l’autre.Et puis, nous n’en finissons pas de répéter ce scénario de l’échec, comme si nous étions bloqués au stade d’un deuil qu’on ne parvient pas à dépasser.» En fouillant ainsi le portrait allégorique de ce que nous sommes, Bouchard ne se voit pas en train «de régler le sort du monde».«J’espère être un provocateur», dit-il.«Je me sers d’un univers reconstruit pour aborder des problèmes à la fois privés et publics.Je m’intéresse à un monde qui se prépare à basculer dans le moderne et à perdre sa naïveté.En même temps, le destin individuel des personnages porte une dimension plus intime, à travers des situations qui posent des questions d’ordre moral, comme la lâcheté, la résistance au pardon, la pédérastie et l’amour impossible.» Rendez-vous majeur du début de la saison, Le Voyage du couronnement, qui débute le 19 septembre, ne laissera sans doute personne indifférent.Le TNM, qui n’avait pas mis à l’affiche une création québécoise depuis des lustres, compte bien que sa programmation hors les murs, cette fois-ci à la salle Pierre-Mercure, ne se solde pas par un public raréfié.Gageons que la nouvelle pièce de Bouchard fera vite oublier tous les inconvénients qui accompagnent l’errance, avec quelques clins d’œil à l’Histoire.«Je revendique une position artistique, libre de toute attache partisane.Pour moi, la notion de pays est une question personnelle, et c’est à travers une fiction que je veux interpréter à ma façon le destin national, sans donner de réponse.» LES MUSES ORPHELINES Du 15 au 25 septembre, on reprend l’un des succès de la saison dernière.Les Muses orphelines, de Michel Marc Bouchard, une nouvelle mouture de la pièce créée il y a quelques années au Théâtre d’Aujourd’hui.Cette seconde vie de la pièce, plus forte que la première, est signée par le metteur en scène René Richard Cyr.Dans la distribution, Louise Portai, et une nouvelle comédienne absolument extraordinaire, Pascale Desrochers.Au 'Hiéâtre d’Aujourd’hui.BUREAUTOPSIE La présentation à Montréal d’une pièce créée à Québec il y a plus de deux ans par le groupe Niveau Parking.Un texte et une mise en scène de Michel Nadeau, sur l’univers des fonctionnaires lorsque le quotidien se détraque et que l’on devient prisonnier du bureau.Un essai plutôt faible de théâtre de l’absurde qui s'enlise dans l’imprécision du style.Dans la distribution, Diane Lavallée.Josée Deschênes.A l’Espace Go.PHOTO JACQUES GRENIEK La vMtateWMi!i«tre LE VOYAGE DU COURONNEMENT de MICHEL MARC BOUCHARD CYRANO DE BERGERAC d'EDMOND ROSTAND HEDDA GABLER de HENRIK IBSEN LU LU de FRANK WEDEKIND LA SAISON COMPLÈTE À PARTIR DE 80$ 866-8668 Il y a six ans, la pièce s'intitulait Quand la reine aura cent ans, et c’était déjà l’histoire de la traversée en paquebot d’une douzaine de Canadiens français en mai 1953, à l’occasion de l’intronisation d’Élizabeth II.C’est devenu Le Voyage du couronnement, au fil des différentes versions, parce que Michel Marc Bouchard, quand il lui prend l'envie de «prendre une marche avec son âme, se donne le temps de faire mûrir son monde et d’en reconnaître tous les arcanes.Michel Marc Buochard, l’auteur de la Contre-nature de Clirysip-pe Tanguay, écologiste — la pièce qui l’a révélé en 1983 — a gardé le cap sur l’écriture dramatique en puisant à deux registres qui l’ont bien servi au cours des années.Dans la veine légère, ses comédies, dont la dernière en date, Le Désir, a fait tout un malheur l’été dernier, auscultent les reins et les cœurs de ses contemporains, en débusquant leurs préjugés et leurs désarrois devant les comportements amoureux non conformistes.Mais, il faut bien le dire, c’est avec Les Feluettes, Us Muses orphelines et L’Histoire de l’oie que Michel Marc Bouchard a solidement établi sa réputation de dramaturge, ici comme à l’étranger.«Je suis un auteur qui a eu la chance de voir ses textes connaître des aventures longues», note-t-il.«Presque toutes mes pièces ont été jouées longtemps, mes comédies comme mes drames.Et Le Voyage GILBERT DAVID du couronnement n’échappe pas à cette règle puisque la production sera présentée au Théâtre du Nouveau Monde à Montréal, puis au 'Indent à Québec, pendant que Les Muses orphelines reprennent l’affichent au Théâtre d’Aujourd’hui, avant de partir en tournée partout au Québec.» À 37 ans, Michel Marc Bouchard peut donc se targuer d’avoir fait sa marque.Son théâtre — à mi-chemin entre drame néoromantique et comédie de mœurs — fait courir les foules.Si l’écriture dramatique est d’abord une question de ton, la manière Bouchard est un mélange original de morceaux de bravoure et de mythologies dérivées, de personnages d’écorchés vifs et de monstres ordinaires.Qu’on soit pour ou contre cette dramaturgie, pour ainsi dire impure, on ne s’y ennuie jamais.Bouchard n’a pas qu’un métier sûr, il a le don de faire vibrer des cordes sensibles, de crever des abcès et de dire tout haut, par fables interposées, ce que l’époque comporte de fuite en avant et de médiocrité confortable.Bref, Bouchard ne serait pas le digne successeur de Beckett ou de Thomas Bernhard?Li belle affaire! Il a bien assez d’être lui-même, sans courte honte et sans fausse modestie.Un bateau qui ne va nulle part Sa nouvelle pièce, que met en scène René Richard Cyr au TNM, se passe sur 1 ’Empress of France, alors qu’un caïd (Rémy Girard), flanqué de son biographe (Benoît Gouin) et accompagné de ses deux fils (Marc Béland et Hugolin Chevrette), se rend à Londres pour échapper à la mort et se refaire une vie sous une autre identité.Le hasard veut qu’il soit du même voyage qui conduit le peHt monde des officiels canadiens-irançais au printemps de 1953 vers le théâtre des célébrations princières, prévues pour le couronnement de la nouvelle reine d’Angleterre, et par le fait même du Canada: un diplomate véreux (Robert Lalonde) côtoie ainsi un ministre poussif (Gérard Poirier), sa femme intempestive (Monique Leyrac) et sa fille pianiste (Roxanne Boulianne).Michel Marc Bouchard avec RÉMY GIRARD • MARC BÉLAND • HUGOLIN CHEVRETTE • MONIQUE LEYRAC GÉRARD POIRIER • ROBERT LALONDE • BENOIT GOUIN • ROXANNE BOULIANNE • LORRAINE CÔTÉ • Marie-France Duquette • Manon • Caroline Stephenson • Henri Pardo • Martin-David Peters • décor Claude Goyette • costumes François St-Aubin • éclairages Denis Cuérette • bande sonore Robert Caux • accessoires Philippe Pointard • assistance à la mise en scène Geneviève Lagacé • régie Lou Arteau DU I 9 AU 30 SEPTEMBRE ET DU 10 AU 2 1 OCTOBRE RÉSERVATIONS: 987-6919 THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE Salle Pierre-Mercure Centre Pierre-Péladeau 300, boul.de Maisonneuve Est, métro Berri Du mardi au vendredi 20h, samedi 16h et 21 h • Info-groupes: 866-8180 • Admission: 790-1245 • En coproduction avec le Théâtre du Trident • CFGL 105,7 fm MBDJACOM LIvTI HUtKH l Br PRÉSENTE' MAÎTRES J ANCIENS ü Comédie de Thomas Bërnhard adaptation ci mise en scène de Denis Marleau i:\ coi’Koni cti< A wt:c i.k i kstiyai ï>k 11h: \ i ui-: l)KS AMKUIQI IvS HT I.K TllliÂTItH llt.WCAIS 1)1 TKMKH \ \TI\Al.I)HS AIM S Avec Gabriel Gascon, Pierre Collin, Pierre Lebeau, Henri Chassé, Alexis Martin, Marie Michaud et les concepteurs : Claude Goyette, Lyse Bédard, Denis Gougeon, Guy Simard, Angelo Barsetti.C'est absolument magnifique sur le plan visuel et théâtral.Le roman est un chef-d'œuvre.Son adaptation à la scène par Marleau est sidérante.(.) un grand spectacle, avec des moments stupéfiants, des envolées inoubliables, des proférations formidables.LE DEVOIR, R.LÉVESQUE, MAI 95 •Denis Marleau et son Théâtre UBU, n'en finit plus de surprendre.(.) un coup de maître.(.) un spectacle fort, drôle, à l’acidité revigorante.Le Monde, 0.Schmitt, juin 95 .les acteurs donnent à entendre avec une grande justesse la respiration harassante, exaltée, obsessionnelle et destructrice de Thomas Bernhard.Libération, J.P.Thibaudat, juin 95.Éblouissant spectacle.La profondeur, la dérision, l'éclatement de l'écriture de T.Bernhard conviennent on ne peut mieux à la vision théâtrale de Denis Marleau et de son Théâtre UBU.La Presse, j.beaunoyer, mai 95.Through rigorous rehearsal and discriminating nuances of humour and pathos, Denis Marleau makes what I think of as "beautiful theatrical objects".The Globe and mail, R.Conlogue, mai 95.Denis Marleau a réalisé, à partir d’un texte difficile à se mettre en bouche, un morceau intensément musical et provocant, un «show» de la parole comme on n'en voit pas souvent.Le Soleil, J.St-Hilaire, mai 95.Theatre UBU's Les Maîtres anciens simultaneously reveals the scénographie superiority of Quebec theatre while showcasing some of its finest acting talent.The Gazette, p.Donnelly, mai 95.À L’USINE G 1345, ave lalonde (sud d'Ontario, entre Panet et Visitation) Du 3 AU 21 OCTOBRE 1995 - 20 h 00 Prix de groupe ( 10 personnes el plus) Billets Admission : 790-1245 Guichet : 521-4493 Le Théâtre UBU esl subventionné par LE CONSEIL DES ARTS DU CANADA.LE CONSEIL DES ARTS ET DES LETTRES DU QUÉBEC el IE CONSEIL OES ARTS DE IA COMMUNAUTE URBAINE DE MONTRÉAL '! > I > ¦ ) > [ ( *) •V, ) l > f I (' Il K I) I M A I.K S S A M K I) I I) K V 0 I H S K I» T K M l< K K I I» Il A li DISQUES CLASSIQUES La pesanteur et la grâce CONCERT O U W.«• « V « r k .' ¦ imiter Alïîrc; if Mtilicl ttc«tmtn»trr Al>l>cy CKoîr il ¦ ÜL&îtl ÏÈ Û K Mendelssohn I WANDERER TREE P!ANo}ji)0 premier mouvement du Trio en ré mineur.Le drame n’en est pourtant pas absent: j’ai rarement entendu d’interprétation si convaincue.Partout.l’ensemble est parfait, d’une tenue remarquable par sa clarté, le jeu des renvois des divers motifs et l’équilibre de la sonorité.L’atmosphère de ces pièces est toute empreinte de Schubert et montre la voie aux œuvres de chambre avec piano de Schumann.Ce qui rend cet enregistrement plus que sympathique.On pourra bien aire, non sans raison, qu’il s’agit de musique pour se détendre le soir à la maison.Dans la vie, il n’y a pas que les grandes considérations philosophiques et la musique est aussi là pour apaiser le cœur des hommes.Et c’est une des forces de la musique de Mendelssohn.De plus, quand elle est si bien servie, toute réticence s’effondre.ANDRAS SCHIFF: HANDEL, BRAHMS.REGER George Frederic Handel: Suite n" 1 en si bémol majeur HWV434; Johannes Brahms: Variations et fugue sur un thème de Handel op.24; Max Reger: Variations et fugue sur un thème de J.S.Bach op 81.Andrâs Scltiff, piano.Teldec 4509-99051-2 Voici un artiste intéressant, sérieux et qu’il est agréable de suivre.Tenant d’une tradition viennoise, on ne cherchera pas chez lui les innovations ou les coups d’éclats de certains virtuoses.Cet enregistrement, réalisé à l’occasion d’un concert au Concertgebouw d’Amsterdam, est le premier volet d’un diptyque.Je vous parlerai du second, consacré à Schumann la semaine prochaine.La Suite de Handel n’a ici d’intérêt que parce qu’on y entend le thème que Brahms a utilisé pour sa série de variations et que Handel varie justement.On peut donc s’amuser à comparer l’art des compositeurs.11 est assez difficile pour moi de comprendre comment on peut encore jouer les suites de Handel de cette façon romantique, beaucoup trop pianistique pour l’écriture du compositeur: c’est joué comme il prendra le Brahms.Mais ce n’est qu’une entrée.Les substantielles Variations de Brahms reçoivent une très belle lecture.Tout effet de virtuosité y est gommé au profit d’une pensée orchestrale de l’instrument et de sa sonorité.Rien de gratuit dans ce piano-là.Même le pathos se fait discret, comme pour souligner la joliesse de certains moments, la savante construction de variations plus sérieuses, la fougue virtuose de certaines autres.La fugue est un bouquet d’intelligence et de musique «pour piano».Sous de tels doigts, aucun son ne se perd.Chaque note s’inscrit dans un ensemble savamment élaboré par le pianiste qui, à l’opposé de certains autres, n’a aucune crainte de cette page.Les Variations de Reger risquent de paraître ennuyeuses.C’est une musique très difficile, à tous les niveaux.Patience: à la troisième écoute, on commence vraiment à la goûter.Comme trop souvent chez Reger, les jeux de contrepoints sont poussés à une limite extrême dans une harmonie parfois on ne peut plus complexe.De la musique d’intellectuel, que j’aime beaucoup.Cela s’écoute tranquille, le soir, quand on veut entrer dans des arcanes mystérieux, se recueillir, oublier les soucis du monde, sans passions ni émotions frivoles ou violentes.De la musique sérieuse, ici jouée avec le plus grand sérieux et une sonorité incroyable, du plus subtil piano au plus grand fork', où l’on croit entendre un orgue.Peu d'artistes peuvent se vanter d’avoir une telle sonorité.On pense presque parfois à la couleur de Claudio Arrau — c’est dire le compliment! —, dans une prise de son magnifique ou on entend clairement la belle acoustique du Concertgebouw.Un très beau disque, ardu, mais qui rend largement le temps qu’il demande.WESTMINSTER ABBEY -MILLENNIUM OF MUSIC Chants grégoriens et musiques de John Tyes, William Comish, Robert \Vhite, Orlando Gibbons, Henry Pur-celljohn Blow, George Frederic Handel, James Turke, William Mc-Kie, Herbert Howells, Douglas Guest, Peter Hurford et Francis Grier (Mis-sa Trinitatis Sanctae), Choeur de l'Abbaye de Westminster, dir.Martin Neary.Sony Classical SK 66614 On n'en parle pas beaucoup, mais l’abbaye de Westminster fut fondée il y a plus de mille ans.Mille ans de cérémonies religieuses, de chants de toutes sortes, de mariages royaux et d’enterrement de poètes.En plus des superbes édifices qu’on visite aujourd’hui, il y a toute une tradition musicale qui s’est développée, et qui est toujours bien vivante.Ce disque s’en veut le témoignage, et prépare le deuxième millénaire.Le répertoire va des antiennes grégoriennes jusqu'à une messe de Francis Grier, compositeur né en 1955, et embrasse toutes les époques, ou presque, de la pratique musicale anglaise telle qu’elle est encore vivante dans les voûtes de pierre et sous les treillis de pierre.11 y a aussi la présence de plus d’un type de répertoire.En plus de la musique sacrée et liturgique, dont même un anthem de Handel, on y entend certaines œuvres profanes, comme le célèbre Drop, drop, slow tears de Gibbons.Il ressort de l'écoute une grande homogénéité.Trop grande peut-être.D*s interprètes semblent prendre tout cela sur le même ton.C’est de haute tenue, d’un ensemble et d'une justesse irréprochables, magnifiquement servis par la prise de son, mais laissant une impression d'uniformité un peu désagréable.Ce qui m’a le plus intéressé sur ce disque, à part les «grands classiques», et qui a piqué ma curiosité, c'est la Missa Trinitatis sanctae (Messe de la sainte Trinité) du jeune Francis Grier.Cela ne casse rien, mais c’est néanmoins un appropriation un peu personnelle du chant grégorien, un heureux mélange postmoderne qui se tient dans les règles du genre et utilisant les figuraïismes d’usage.On sent là une spiritualité joyeuse, voire naïve, par moment communicative.Influences du jazz, des musiques ethniques — de l’Orient surtout —, mais sans ce côté plagiat d’un style passé qui me rend parfois cette musique rébarbative.Tout cela se mêle en une prière qui mérite qu’on l’écoute, même si cela demeure très «anglais».FRANÇOIS TOUSIGNANT FEUX MENDELSSOHN.WANDERER TRIO Felix Mendelssohn: Trio pour piano n“ 1 en ré mineur, op.49; trio pour piano n° 2 en do mineur op.66.Trio Wanderer: Guillaume Sutre, violon, Raphaël Pidoux, violoncelle, Vincent Coq, piano.Sony Classical SK 66 351 Voici un jeune trio français qui commence à faire parler de lui.Ce disque est d’autant plus intéressant du fait que, depuis son enregistrement, le violoniste Guillaume Sutre a quitté l’ensemble, remplacé par Jean-Marc Phillips.Il nous présente ici les deux trios pour piano, violon et violoncelle de ce compositeur mélodique si populaire Felix Mendelsshon.Œuvres plaisantes, jouées avec un grand plaisir.Le grand mérite de ces musiciens est de faire de la vraie musique, avec style et élégance.C’est ce qu’il y a de plus difficile à réaliser dans ce type de répertoire qui lasse souvent une impression de «facilité».La beauté parfois un peu sirupeuse des thèmes vous transportera dans un monde de rêve; je pense entre autres au deuxième thème du HORAIRE 1 J Semaine du 16 au 22 septembre 1995 ecqutez ladiffé rence A LA CHAINE CULTURELLE FM DE RADIO-CANADA SRC > Radio FM ¦AMEDi 14 SEPTEMBRE [ , ' 6 h 04 LA GRANDE FUGUE Musique, calendrier des événements et des émissions musicales du week-end.Une émission de Gilles Dupuis.10 h RAYON MUSIQUE Magazine qui explore l'univers du disque sous tou-1 , les ses facettes grâce à des dossiers musicaux variés •> ! * et à des invités.Anim.Francine Moreau.Réal.Michèle Vaudry.12 h RADIOJOURNAL 12 H 10 DES MUSIQUES EN MÉMOIRE Double concert de musique celtique avec les groupes irlandais Four Men and a Dog el De Dannan présenté dans le cadre de la série '.Musiques du monde » au théâtre de la Ville (Paris) le 15 janvier 1995.Anim.Elizabeth Gagnon.Réal.Lorraine Chalifoux., 13 h 30 L'OPÉRA DU SAMEDI /Puritani de Bellini.Disir.Kristinn Sigmundson, Michele Pertusi, Stuart Neill, Jeffrey Black et Jan Martin.Distr.Choeurs du Grand Théâtre de Genève, ' Orchestre de la Suisse romande, dir.Bruno Campanella.Prod.Radio Suisse romande.Anim.Jean Deschamps.Réal.Maureen Frawley.17 h TRIBUNE DE L'ORGUE Michel Dupuis, à l’orgue de l’église des Saints-Martyrs-canadiens de Québec.Anim.Michel Keable.Réal.Jacques Boucher.18 h RADIOJOURNAL 18 h 10 LE PETIT CHEMIN Musique classique, chansons, jazz, folklore, poésie et extraits de pièces de théâtre.Une émission dejean Deschamps.20 h HISTOIRE DE L'ÉLECTROACOUSTIQUE Historique de l’un des courants musicaux majeurs de notre siècle.Une émission de Georges Nicholson.Collab.Mario Gauthier.55 21 h 30 JAZZ SUR LE VIF.S] ET LES ANNEES FOLLES «g En direct de la tour de la Banque CIBC à H Montréal.En vedette : Mimi Blais, piano rag-I time, et Le Dixieband.Anim.Francine Moreau.I Complice : Michel Keable.Réal.-coord.Daniel R Vaclion.Prod.SRC et Banque CIBC.23 h LE NAVIRE « NIGHT » Des lieux, des sons, des musiques, des mots, des gens.Explorations, créations, diffusions, mais surtout, une volonté d’être à l’écoute, de naviguer, nuit après nuit, dans des espaces inouïs.Réal.Hélène Prévost et Mario Gauthier.0 h 04 LE CLUB DE MINUIT ' ! Un pianiste vous convie à partager scs émotions et ses états d’âme par ses commentaires et les musiques qu’il joue pour vous.Réal.Guylainc Picard et Claire Bourque.La programmation de nuit est composée d émissions originales produites par la Radio AM et d'émussions du FM présentées en reprise., DIMANCHE 17 SEPTEMBRE 6 h 04 LA GRANDE FUGUE 10 h CARTE BLANCHE ! Musiques sublimes et commentaires captivants.Une émission de Georges Nicholson.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 LA GRANDE SCÈNE DU DIMANCHE En direct du Studio 14 de la Maison de Radio-Canada à Montréal.Michel Vais s'entretient avec quatre critiques sur les pièces de théâtre Suzanne ou les désarrois amoureux II.Britannicus.Les Mu-ses Orphelines ct Bureatüopsie.Réal LineMdoche.Le public est incité à assister à l’émission et à ' participer à la discussion.Pour ce faire, con-, firmer t vire présence auprès du Serrice des rela- tions arec l ’auditoire en composant le (514) , 597-7787 (de9b à 16 b 30).13 h 30 CONCERT DIMANCHE Concert enregistre le 4 juin 1995 à Rimouski.L'ensemble de marimbas du Québec : Carol Lemieux.Gabriel Dionne, Martine Blanchette, Isabelle Fillion et Christian Dionnne -.Quintette K.516 de Mozart; Valse brillante de Green; Rhythm Song de SmiibecW,Suite Holberg op.40 de Grieg .Ragtimes de Green; Pot-pourri des Beatlcs/arr.C.Dionne.Anim.Lise Bonenfant.Réal.Marie-Claude Sirois.Réal.-coord.Michèle Vaudry.15 h LE TEMPS PERDU.En lisant en écrivant.Promenade littéraire sur le thème de la lecture à travers les vergers de Claude Bourgeyx, Hermann Hesse, Gabriel Matzneff et Botho Strauss.Également au programme, un entretien avec Jean-François Chassay, auteur du UxteLes Ponts, paru récemment.Une émission de Stéphane Lépine.16 h 30 L'HISTOIRE AUJOURD'HUI lin retour dans le passé pour mieux comprendre le présent.Un arrière-plan historique des grandes questions d’actualité.Anim.Mario Proulx.Réal.Pierre Lambert.17 h 30 LES VOIX DU MONDE Chant choral, cantates, messes, motets.Une émission de Claire Bourque.18 h RADIOJOURNAL 18 h 10 INVITATION AU CHÂTEAU En direct du Château Laurier à Ottawa.L’animateur Normand Latour s’entretient avec des musiciens qui nous font connaître leurs passions secrètes.Ceux-ci nous proposent également un concert intime mettant l’accent sur les oeuvres qu’ils aiment interpréter pour leur plaisir.Inv.Claire Marchand, flûtiste.Réal.André Massicotte.19 h LES JEUNES ARTISTES Benoît Dorion, guit., Pascale Marjory, fl.: Dances in the Madhouse de Leisner; Histoire du tango de Piazzolla.Jean-François Proulx, p.: Prélude et fugue n° 12 BOT 857 dcJ.S.Bach; Etude-Tableau op.39 n“ 8 de Rachmaninov; Sonate en mi béni.Hob.XVI/49 de Haydn.Anim.Normand Latour.Réal.André Massicotte.Réal.-coord.Michèle Patry.20 h LE LIEU COMMUN ET LE DÉJÀ VU Anthropologie de la vie moderne.Réflexions sur notre époque.Anim.Serge Bouchard et Bernard Arcand.Réal.François Ismcrt.21 h RADIOS D'EUROPE Parlé français (3'de 10).Le Cambodge.Anim.et réal.Anik Schuiti, Nancy Ypsolantis et Jean-Fred Bourquin.Prod.Radio Suisse romande.Mise en ondes : Hélène Savoie.¦Vfe 22 h JAZZ SUR LE VIF Dj Concert enregistré au Festi jazz de Rimouski.Michel Legrand et Sylvie TVemblay.Anim.Lise Bonncnfant.Real.Marie-Claude Sirois.Réal.-coord.Daniel Vachon.23 h LE NAVIRE « NIGHT » O h 04 ÉMERGENCES Magazine des nouvelles spiritualités.Anim.Richard Cummings.Real.Claude Cubaynes.auditrices au Café-Spectacles du palais Montcalm.Anim.Sylvia L’Écuyer.Réal.Martine Caron.11 h 30 LUNDI, C'EST DRAMATIQUE Quatre petits textes de Richard Desgagné.Coméd Jean ProuLx, Caroline Girard, Lucette Papillon et Michel Lavoie.Narr.Richard Desgagné.Réal.Robert Trudeau.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE Magazine de l’actualité culturelle nationale.Cliron.Michel Vais (théâtre), Jean-Claude Marineau et Francine Laurendeau (cinéma), Gilles Daigneault (arts visuels), Francine Moreau (musique), Hervé Guay (littérature) et Andrée Martin (danse).Anim.Réjanc Bougé.Réal.-coord.Claude Godin.12 h 45 LA CORDE SENSIBLE Les choix des auditeurs et quelquefois des émissions devant public.Anim.André Vigeant.Réal.Laurent Major.14 h LES FEUX DE LA RAMPE Orchestre de chambre d’Europe, dir.Gennady Rozhdestvensky; Viktoria Postnikova, p., Nicholas Thompson, tp.-.Sinfonietta op.1 de Britten; Concerto en do min.op.35 de Chostakovitch; Symphonie n“ 8 de Dvorak.Anim.Normand Séguin.Réal.Anne Dubois.16 h 05 L'EMBARQUEMENT Chefs-d’oeuvre, insolite, paroles, musiques et chansons.Anim.Myra Créé.Réal.Marie-Claude Sénécal.17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS Vignettes radiophoniques consacrées aux récits d’enfants.Une émission de Cynthia Dubois.18 h LA FARANDOLE Quatuor n° 4 de Telemann : Christina Mahler, vie.baroque, Ensemble Arion; extri Quatuor de Saint-Saëns et extr.Quatuor op.15 de Weber : Musica Camerata de Montréal; extr.Octuor op.20 de Mendelssohn : Quatuor Alcan et Quatuor Québec; Quatuor op.6 de Telemann : Ensemble Arion.Une émission dejaniné Paquet.19 h CHANSONS EN LIBERTE L’automne.Une émission d’Élizabeth Gagnon.20 h RADIO-CONCERT Concert enregistré le 8 juin 1995 à la salle Pierre-Mercure de l’UQAM à Montréal.Éleetronie.Ensemble de la Société de musique contemporaine du Québec, dir.Walter Boudreau; Denis Bluteau, fl.Daniel Pancaldi.marimba : Poème électronique de Varese; The Heart Tears Itself Apart with the Power of Its Own Muscles [creation] dc Doldcn; Silent Scream Quartet dc van Landtghem;2eûJ«c/je«rîrc/ïwwteé[ciéationl de Thibault; Mixtur de Stockhausen.Anim.Françoise Davoine el Michel Keable.Réal.Claire Bourque et Laurent Major.Réal.-coord.Christiane LeBlanc.LUNDI 13 SEPTEMBRE 6 h 07 LES PORTES DU MATIN A votre rcveil, une voix, un rire, une musique.et c’est parti pour la journée! Météo, calendriers culturels régionaux et radiojoumaux ponctuent ce rendez-vous musical quotidien qui vous propose d’écouter, chaque vendredi, le succès de la semaine, l’oeuvre pour laquelle vous avez inté cil plus grand nombre.Anim.Carole TVahan.Réal.Diane Mahcux.Le succès dc la semaine du 4 au 8 septembre est la Suite en la min.dc Rameau inlctpréléc par Marcelle Meier, p.Étiquette : EMI Classics 568 0922.9 h QUI ÊTES-VOUS?Gilles Archambault s’entretient avecjacques Brault (T de 3) Réal.-coord.André Major.9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE En direct du palais Montcalm à Québec.Tout pour la belle cl grande musique, cl pour scs musiciens.Une émission branchée sur l’actualité musicale au pais et ailleurs dans le monde.Le premier vendredi de chaque mois, des musiciens et des chanteurs donnent rendez-vous aux auditeurs et aux 22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 LUNDI, C'EST DRAMATIQUE Voir à 11 h 30.22 h 34 X Y JAZZ De Vancouver.André Rhéaume vous propose une randonnée quotidienne au coeur du jazz.Réal.Dominique Soutif.0 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT Paysages soi lores variés pour les promeneurs nocturnes.Uneémission animée par Danielle Charbonneau.MARDI I» SEPTEMBRE 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h QUI ÊTES-VOUS?Gilles Archambault s'entretient avecjacques Brault (2'de 3).9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 11 h 30 LA NOUVELLE DU MARDI Bums de Louis Fréchette, tiré du recueil Originaux et détraqués.Lect.Hélène Major.Réal.Jean-Pierre Saulnier.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE The Lyric Piano Quartet : Glen Dicterow, vl„ Karen Dreyfus, alto, Stephen Kates, vie., Gerald Robbins, p.: Adagio et rondo concertant D.487 de Schubert; Quatuor pour piano op.45 de Fauré;,Quatuorpour piano op.87 dc Dvorak.16 h 05 L'EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS 18 h LA FARANDOLE Sonate en trio pour deux flûtes et b.c.de Pla : Jean-Pierre Rampai et Claudi Arimany, Orchestre de chambre Franz-Liszt, dir.Jean-Pierre Rampai; extr.Nocturnes K.549, K.346, K.438 et Divertimento K.439b no 4 de Mozart : Camille Van Lunen, sop., Mira Croese, alto, Peter Difkstra, b., Trio Sladlcr; Alumine et musique lente et extr.Suite en fa de Mattéis : The Arcadian Academy, dir.Nicholas McGegan, civ; Concerto pour flûte et cordes et extr.Concerto en ré pour deux flûtes et cordes de Pla : Jean-Pierre Rampai et Claudi Arimany, Orchestre de chambre Franz-Liszt, dir.Jean-Pierre Rampai.19 h RADIO-CONCERT / (f Concours de piano Clara Hasltil ( 1 " de 3) • Extr.des prestations des principaux lauréats du Concours Clara llaskil qui s’est tenu àVevey, en Suisse, du 20 août au 1" septembre 1995.Lors du concerl final, le grand gagnant jouera avec l’Orchestre de chambre de Lausanne sous la direction dejesus Lopez-Coboz.De plus, on dressera un portrait vivant dc Clara Haskil grâce à des témoignages d’amis, de collègues et de personnes qui ont vécu dans l’entourage immédiat de cette pianiste légendaire, au destin peu banal, dont on célèbre le centième anniversaire de naissance.Anim.Françoise Davoine.Réal.Michèle Patrv.Réal.-coord.Christiane LeBlanc.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 LA NOUVELLE DU MARDI Voir à 11 h 30.22 h 34 X Y JAZZ 0 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT MERCREDI 20 SEPTEMBRE 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h QUI ÊTES-VOUS?Gilles Archambault s'entretient avecjacques Brault (dern.de 3).9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 11 h 30 TOUTE UNE HISTOIRE POUR UN MERCREDI Bernard Assiniwi raconte une histoire sur des événements paranormaux.Réal.Claire Couture.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Festival dc Wallonie.Ensemble Gilles Binchois, dir.Dominique Vellard; .Anne-Marie Lablaude et .Anne Mieke Cantor, chants.Brigitte Lesne.hp.et chant, Dominique Vellard.guit.et chant, Émmanuel Bonnardot.rebec.vièle et chant : Musique médiévale Les Escboliers de Paris et Chansons et motets du XIIF siècle.16 h 05 L'EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suit*) 17 h 50 1,2, 3, NOUS IRONS AU BOIS 18 h LA FARANDOLE Extr.Concertos n" 1.7 et 10 de Haendel : Les Arts florissanLs.dir.William Christie: Yiendo que fil, Lizaraya cl Quien nos dira de ma fior de Iribarren, Cancion a dos tiples et Passacaillcs n” 1 et 2 (anonyme du XVII' siècle) : Al Ayre Espagnol, dir.Eiiwardo Lopez W.umr.llranslede Ut torche de Vneim'm,Estampes.Remanso La Siega.Fiesta.La Bolba et Jeux d’enfants dc Torroba, Danse rituelle du feu de l'alla : Los Romeros; extr.Concertos grossos op.6 n“ 7 et op.4 n" 10 et extr.Concerto op.1 n“ 3 de Locatclli ; Ensemble Concerti de Cologne, dir.Wemer Ehrhardt.19 h RADIO-CONCERT I& Concours de piano Clara Haskil (2' dc 3).Voir mardi à 19 h.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 TOUTE UNE HISTOIRE POUR UN MERCREDI Voir à 11 h 30.22 h 34 X Y JAZZ 0 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT JIUDI 21 SEPTEMBRE 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h UNE VIE DANS LE SIÈCLE Inv.Jean Daniel (2' dc 3).Né en Algérie, ami d’Albert Camus, journaliste rendu célèbre grâce à ses entrevues avec Kennedy et Castro, maintenant directeur du Nouvel Observateur.Int.Denise Bombardier.Réal.Claude Godin.9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 11 h 30 LANGUE ET SOCIÉTÉ Pour comprendre les langues et les sociétés qui les parlent, il faut non seulement s'intéresser aux questions proprement linguistiques, mais aussi chercher ce qui constitue ces sociétés.C’est ce que se propose de faire cette émission.Anim.Guy Rochette.Réal.Jean-Pierre Saulnier.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Grigory Sokolov, p.: Sonate n“ 5 D.537 et Six Moments musicaux D.780 dc Schubert; Six Mazurkas dc Chopin; Sonate n” 7 de Prokofiev.16 h 05 L'EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1,2, 3, NOUS IRONS AU BOIS 18 h LA FARANDOLE Jazz.19 h RADIO-CONCERT l& Concours de piano Clara Haskil (dern.de 3).Voir mardi à 19 h.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 JE VAIS ET JE VIENS ENTRE TES MOTS Exploration tragi-comique dc l’univers érotique en cette fin de XX' siècle.Celte année, les protagonistes Camille Flanagan et Stéphan Mirôn voyagent non plus chacun de son côté, mais ensemble.Véritables anthropologues de l’amour, ils étendent leur quête tant personnelle que professionnelle aux us et coutumes des autres peuples et partagent leurs découvertes avec les auditeurs.Avec Cynthia Dubois cl .Alexandre Hausvaler.Cne émission de Cynthia Dubois.23 h X Y JAZZ 0 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT VINDBIDI 22 SEPTIMBRI 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h À L'ÉCRAN L’actualité cinématographique.Anim.Francine Laurendeau et Jean-Claude Marineau.Réal.Francine Laurendeau.» h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 10 h 30 48 HEURES DANS LA VIE DE LA FRANCOPHONIE Émission spéciale soulignant le 40' anniversaire de la Communauté des Radios publiques de langue française.Réal.François ismert.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, dir.Jacques Clément; Sylviane Dcferne, p.: Concertante pour petit orchestre de Applebaum; Concerto il” 2 de Chopin; Symphonie n" 8 dc Beethoven; Ouverture « Les Noces de Figaro >¦ de Mozart.Anim.Line Boily.Réal.Jean-Marc Gagnon.16 h 05 L'EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS 18 h LA FARANDOLE Oeuvres de Milton Nascimcnto, Fernando Brant, Pedro Casaldaliga, Pedro Tierra, Laurindo Alweida, Stan Gctz, Beto Gucdes et Ronaldo Baston, Sergio Godinho, Jobim & Lee, Geoffrey Oryema et Brian Eno.19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Concert Francis Lemarque enregistré cette année au Casino de Paris pour ses 50 ans de chansons.52 20 h RADIO-CONCERT Concert enregistré le 19 septembre 1995 à la Maison de Radio France à Paris.40e anniversaire de la CRPI.F.Orchestre national de France, dir.Charles Dutoit; Olivier Charlicr, vl., Jean Laurendeau, ondes Martenot : Pacific 23! de Honegger; Concerto pour mules Martenot de \\éliv,PüèmedeQmæoir,Tziganee\Rba/)sodic espagnole de Ravel.Anim.Michel Keable et Françoise Davoine.Réal.Odile Magnan.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 LES DÉCROCHEURS.D'ÉTOILES La marginalité, la nuit, les cultures vivantes.Regards sur notre société : avec Pierre Falardcau (publicité et médias): Dominique Champagne (jeunes et culture): Guillaume Vaillancourt (jeunes et société); Richard Langlois (économie); Léo-Paul Lauzon (gestion); Manon Hoguc (vie amérindienne); François Schirtn (monde carcéral);Jean-Marie Tison (vie des sans-abri).El, en plus, la poésie cl la musique.Anim.Michel Garneau.Réal.Jean Gagnon.1 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT INFO-CULTURE Du lundi au vendredi : 8 h 55, 12.b 40 et 16 h « * t Lundi prochain, à 21 h, ne ratez pas Le Passage"de /'Indiana, de Normand Chaurette, première des Grandes Dramatiques radiophoniques présentées une fois par mois dans le cadré de Radio-Concert.Le lundi 25 septembre, place à la fiction! •’ BULLETINS DE NOUVELLES Du lundi au xendredi : 6 h.22 h, minuit.1 h, 2 h.3 h.4 h el 5 h.Samedi et dimanche : 6 h.7 h.9 h.minuit.1 h, 2 h, 3 h.4 h et 5 h. 1 I.K I) JJ V II I It .I.K S S A M E H I I II K T l> I M A X I’ Il K 17 S E I' T E M H It E I II II f> il t n M U S I (J U E CLASSIQUE La Nef a le vent dans les voiles / Avec Le Chant d’Eole, on veut toucher l’émotion plus que l’intellect MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Six productions et trois enregistre- théâtre, c’est un exploit.Unifiant les ments en quatre ans pour une pe- deux formes d’art en une, dans une tite compagnie de musique ou de genre qui lui est propre et unique, la t \ s | % TL % -m < y '.y 11 mkmm ie iournali.montrea! MONUMENT-NATIONAL BOUC SAIHTrLAURENT.VÉTBO PLACE C ARMES OU SAINMAUBENr -v; IICKEIS -871-2224 OU ADMISSION 793 :215 ¦ STATIONNEMENT: PLACE DES ARTS: COMPLEXES DESJARDINS ET GUV .FÂÿREAU ’ .DU 26 SEPTEMBRE AU 1er OCTOBRE 1995 LE DEVOIR 1K Nef présente jusqu’au 1" octobre au Théâtre Du Maurier du Monument National, Le Chant d'Eole.Cette production nous propose un répertoire de musique antique, ancienne et ethnologique.Une part importante est réservée à l’arrangement, l’expérimentation sonore et à l'improvisation à partir de ces sources anciennes et, d’autre part, à la composition proprement dite pour instruments anciens et «sans âge».Du sacré au profane Le Chant d’Eole délaisse toutefois quelque peu la veine historiographique qui avait fait la marque de La Nef jusqu’à maintenant pour aborder le mythologique, voire le biologique.Pour les quatre musiciens-comédiens-danseurs sur scène, il ne s’agit pas d’illustrer ou de démontrer, mais bien d’effectuer une mise en image et en mouvements de la musique.«Ce n’est pas un spectacle compliqué, malgré ce que l’on pourrait en penser, note Claire Gignac, la conceptrice, directrice musicale et metteure en scène.On ne vise pas nécessairement l’intellect, mais bien l’émotion du public.La facture reste simple et sans prétention.J’espère que le public sera ému.» La respiration ne se trouve-t-elle pas d’ailleurs au centre de l’émotion?La vie humaine débute avec la première inspiration et prend fin avec la dernière expiration, le dernier souffle.L’air en mouvement est au centre de ce parcours de la vie à la mort, ponctué par quelques millions de respirations.Eole, dieu de la mythologie grecque, est sûrement le plus connu des dieux du vent, car il existe une multitude de dieux de l’air, du souffle et du vent.Leur histoire est souvent reliée à l’origine du monde et de la vie.Dans presque toutes les mythologies, l’air et le souffle représentent l’esprit, l’âme, la conscience.L’élément aérien, immobile et abstrait, ne prend vie qu’avec le mouvement, créant ainsi la vibration, le son, la sensation, modifiant ainsi l’environnement sonore et visuel.«Le spectacle se compose de trois parties qui vont du sacré au profane.3 •KM ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL Charles dutoit Mardi 19 et mercredi 20 septembre • 19 h 30 LES CONCERTS POPULAIRES AIR CANADA ® LES 100 ANS DU CINÉMA JACQUES LACOMBE, chef MARC-ANDRÉ HAMELIN, piano Marc-André Hamelin «as .concert a Cocommanditaire : uace.is.Lo n .fh> e
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