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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-09-23, Collections de BAnQ.

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Le devoir Le Feuilleton Page D3 Essais québécois Page D5 ?Alex Colville Page D9 Le CIAC Page Dll I SKI» T K M » I! I I !) il r> Il I M A N (' Il K S A M E I) I I) K V O I II I.K S Pour démêler le jargon sans constipation Un aide-mémoire constitutionnel et référendaire RÉFÉRENDUM 1995:74 CLEFS POUR UN OUI OU POUR UN NON François Huot, 1995, Montréal GILLES LESAGE DE NOTRE.BUREAU DE QUEBEC Cet ouvrage arrive à point nommé.Nul ne sait ce que les prochains mois, encore moins les prochaines années, nous réservent sur le plan politique et constitutionnel.Que le référendum sur l’avenir du Québec ait lieu ou non, quelle que soit la question posée et l’issue de cette consultation populaire, il importe toutefois de tenter de savoir de quoi il en retourne.Un regard rétrospectif permet d’éclairer le présent et de baliser l’avenir.Il est difficile d’y comprendre quelque chose si l’on s’imagine que tout a commencé hier ou que, avant l’émergence de sa propre génération, c’était le désert.11 est encore plus ardu de s’y retrouver si l’on croit que les questions constitutionnelles sont si compliquées que seuls les spécialistes, et les mordus de la politique, s’y meuvent à l’aise.Autant la mémoire courte est réductrice pour le commun des mortels, autant les initiés rétrécissent le cercle au lieu de l’élargir.Aussi faut-il saluer avec intérêt toute initiative tendant à nous rappeler que les déboires et méandres de notre vouloir-vivre collectif ont des racines profondes — bien des générations avant 1960, en fait — et à déblayer un terrain trop touffu et dense, pour les profanes que nous sommes tous.Il nous arrive parfois, souvent même, d’avoir l’impression que l’industrie constitutionnelle, avec son jargon et ses rites, est réservée à ceux qui savent ou qui pensent savoir.Comme toute autre, cette industrie compte bon nombre de chevaliers, de sbires et de fùmistes.La poudre aux yeux y fait des ravages, là peut-être plus qu’ailleurs, avec la multiplication des experts de tout acabit.Dans cette jungle où les lianes s’entrelacent si rapidement et solidement, de part et d’autre, le bon sens et le sens commun ont-ils encore droit de cité?Un outil de consultation Voici un aide-mémoire, un vade-mecum fort utile.Ce n’est pas un manuel jargonnard, mais un modeste travail de journaliste qui dresse une feuille de route, un guide en quelque sorte, pour nous aider à nous y retrouver.Simplement, sans prétention, mais avec concision et succinctement, voici donc ou outil de consultation, un ouvrage de référence commode et bien fait.Le confrère François Huot a raison.Qui que nous soyons, fatigués ou non de sempiternels débats qui •tournent en rond, il importe que chacun d’entre nous tente d’y voir plus clair.Si nous ne nous en occupons pas, de cette fichue question de notre avenir collectif, elle risque de nous rattraper au détour.Sans compter que tous les charlatans font leurs tours de magie verbale et verbeuse.Vulgariser, décoder, décortiquer, expliquer et expliciter, n’est-ce pas la première grandeur de notre métier de journaliste?Donner des clefs pour faire de la lumière et, sans se prendre pour un ayatollah, essayer VOIR PAGE D 2: JARGON fyfichd fyfktié remèlay fil page PHOTO JACQUES NADEAU LE DEVOIR HERVÉ GUAY Encore quelques entrevues et Michel Tremblay en aura fini avec la tournée médiatique déclenchée par la sortie de son plus récent roman, La Nuit des princes charmants.Tournée où le célèbre écrivain aura été de toutes les tribunes, accordant parfois jusqu’à une dizaine d’entrevues par jour.Certains se seraient déjà lassés de tout ce cirque médiatique.Pas Michel Tremblay.Il va jusqu’à s’étonner qu’on lui demande s’il n’en a pas assez de tous ces éloges qui pleuvent sur lui à chaque nouvelle publication.«Non, je ne suis pas tanné, rétorque-t-il.Par contre, on est tanné dès la première fois où on se fait descendre.Mais des éloges?Peut-on s’en lasser?Le goût d’avoir des échos différents: oui: mais négatifs, non.Je ne voudrais pas penser être loué simplement parce que je suis incontournable.Je détesterais ça.D’ailleurs, quand les gens n’aiment pas ce que je fais, ils me le disent aussi.» Michel Tremblay avoue se plaire à enchaîner les entrevues comme d’autres enfilent des perles.Pour la diversité des questions qu’on lui pose, pour la variété des sujets abordés, pour s’expliquer à des personnes qui ont des vues opposées à son sujet, pour ne pas se faire oublier.La complaisance de la presse ne l’inquiète pas, ni la possibilité de surmédiatisation qui guette une personnalité connue comme lui.À tel point qu’on se demande si ne pas se faire oublier ne constituerait pas désormais l’une des principales motivations qui pousse Michel Tremblay à continuer à écrire.Il a beau protester.Le doute subsiste.Il promet pourtant que le jour où il n’aura plus rien à dire, il se taira.VOIR PAGE D 2: TREMBLAY ill M Gabriel iabbe traditionnels du Q„é Cette nouvelle pièce de théâtre d’Alain Fournier est un véritable laboratoire de l’affirmation de soi et de la tolérance.Trois adolescents font l'apprentissage de l’autonomie et de la cohabitation, tout en faisant l’expérience des relations nouvelles dont ils rêvent.Malgré les désillusions, les trois personnages découvrent qu’ils ont la force, l’imagination et de refaire le monde! pouvoir GABRIEL LABBE ALAIN FOURNIER Jusqu Ahip Fourni* Jusqu’; tcunè theilrc Musiciens traditionnels du Québec (1920 - 1993) aux vlb éditeur de &E grande littérature I s K I* T K M U H E I » !» I) 2 I.K I» K V O I II , I.K S l> I M A N (' Il K S A M K I) I U V R E S TREMBLAY On pourrait dire que dans les romans, je raconte davantage une histoire, ce que je ne fais jamais au theatre.» SUITE DE LA PAGE I) 1 Il ne craint pas non plus qu’on le taxe de cynisme de se prêter à la moindre émission télévisée après qu’il eut dénoncé dans sa pièce-pamphlet En circuit fermé la bêtise de la télévision d’Etat.Pièce qui se rajoutait au coup de gueule qu’il avait fait paraître dans le magazine culturel Voir où il s’attaquait aux jeunes filles qui s’improvisaient critiques au petit écran.«Je n’ai jamais dit qu’il ne fallait pas se servir de la télé.Bien sûr, il y a des choses à la télévision qui me choquent.Mais la télévision est aussi une arme puissante.D’ailleurs, pour la première fois dans l’histoire, il y a un support qui est plus important que l’œuvre, qui touche davantage de personnes que l’œuvre la plus populaire.Si jamais un jour je commets des choses aussi malhonnêtes que celles que je reprochais aux personnages à'En circuit fermé, j’espère qu’on me le dira.» Simplicité contre complexité Il faut aussi l’entendre parler du style qu’il faut développer pour sou- tenir l’intérêt au petit écran selon qu’on lui accorde deux minutes ou une heure.Il est vrai que Michel Tremblay, de tous les écrivains québécois, est certainement l’un de ceux qui se soucient le plus de son impact sur le lecteur.Il est fier qu’on l'arrête dans la rue pour lui parler de ses personnages et de ses livres.Il a même quelque chose d’un peu messianique dans le ton quand il soutient avoir rendu acceptable l'homosexualité à bien des Québécois.Quand je lui demande s’il se prend pour le «Janette Bertand» du monde littéraire, ça ne le démonte pas du tout.Pour preuve, il me confie que l’un des buts qu’il s’est fixé en écrivant Im Nuit des princes charmants, c’était de faire accepter par tout le monde cette histoire de perte de virginité dont le protagoniste est homosexuel.Son défi résidait donc en ce que n’importe qui, hétérosexuel y compris, puisse s’identifier à son héros.Mission accomplie selon Michel Tremblay puisque des dames «qui travaillent chez Eaton» ou des éboueurs viennent lui dire, parlant de son personnage principal: «On a assez envie qu’il baise, on a assez le goût.» Ce qui n’aurait pas été pensable il y a 30 ans.précise-t-il.Ce succès populaire, Michel Tremblay l’attribue à la simplicité de sa plume que d'aucuns louent ces jours-ci.Quand je lui rappelle que son théâtre fait appel à des structures autrement complexes que celles que l'on retrouve dans Im Nuit des princes diamants, il en convient.Mais il souligne au passage qu’«il est parfois plus compliqué de construire quelque chose de très simple» que de bâtir par exemple une pièce très structurée telle que Messe solennelle pour une pleine lune d’été, dont la création doit se faire en mars 1996 à la compagnie Jean-Duceppe.De là à s’expliquer pourquoi il favorise la complexité au théâtre et la simplicité dans le roman, Michel Tremblay hésite.«Je ne suis jamais posé la question.Peut-être parce qu’au théâtre, les lois sont plus facilement contournables.On pourrait dire que dans les romans, je raconte davantage une histoire, ce que je ne fais jamais au théâtre.» Que la veine autobiographique prenne de plus en plus de place dans ses écrits, cela, Michel Tremblay l'explique facilement.«Auparavant, elle était présente également mais je la déguisais davantage.En vieillissant, je la déguise moins.Mais dès 1978, on sentait que l’enfant de La Grosse Femme, c’était moi et que c’était ma famille.Dans les romans, je me suis beaucoup caché pour plus tard me dévoiler petit à petit.J’ai commencé par écrire des choses très flamboyantes sur les autres pour finir très simplement en parlant de moi.Question de pudeur, peut-être.» Avec les années, Michel Tremblay accepte aussi qu’une partie de ce qu’il a écrit soit sans conséquence.«On ne peut pas toujours être mauvais ni toujours être bon.A moins d’être un génie.Et encore.Il y a des affaires de Mozart qui sont plates à crever la bouche ouverte.Il y a des années meilleures et des moins bonnes.C’est dramatique au fur et à mesure.Mais quand on a quarante-trois titres derrière soi, c’est sûr que tout n’est pas d’égale qualité, c’est impossible.Je ne suis pas en train de dire que ça m’est égal si on aime ou pas La Nuit des princes charmants sauf que je suis moins hystérique là-dessus.» Ces dernières années, l’auteur d'Albertine en cinq temps a aussi troqué une vie sociale mouvementée contre les bienfaits de la solitude de sa résidence de Key West.«J’ai pensé pendant vingt ans que j’avais du fun en gang pour découvrir que j’ai beaucoup plus de plaisir tout seul ou en compagnie d'un livre sur le bord de ma piscine.J’ai passé les années 70 et une partie des années 80 dans un avion en pensant que je m’ennuyais ailleurs alors que j’étais mal dans ma peau.» Cette paix nouvellement acquise a par surcroît contribué à rendre l’écrivain plus prolifique.Michel Tremblay souscrit du reste à l’idée voulant que l’écriture possède une valeur thérapeutique.Car, oui, il a connu du succès, il n’en a pas honte mais nul réussite ne met à l’abri de certains cauchemars, de certains échecs.Le romancier et auteur dramatique est même le premier à dire que «ce sont nos ennemis qui nous tiennent debout».Outre les inévitables peines d’amour, Michel Tremblay a tout de mam SERONT PRÉSENTS Amyot Geneviève (Québec) Baude Jeannine (France) Beausoleil Claude (Québec) Bekri Tahar (Tunisie) Bertrand Claudine (Québec) Blais Jean-Éthier (Québec) Blouin Louise (Québec) Borchers Élisabeth (Allemagne) Brochu André (Québec) Grand Prix du Festival International de la Poésie-1995 Brassard Nicole (Québec) Brouillette Marc-André (Québec) Prix Desjardins de Poésie-1995 Chiasson Herménégilde (Acadie) Cholette Mario (Québec) Cù Huy Cân (Viet Nam) Daoust Jean-Paul (Québec) David Carole (Québec) Deland Monique (Québec) Prix Émile-Nelligan Desautels Denise (Québec) Devault Gilles (Québec) Dorion Hélène (Québec) Doyon Paule (Québec) Dumont Fernand (Québec) Prix Québec-Paris Duval Jean (Québec) Esquinca Jorge (Mexique) Farkas Endre (Québec) Fernandez Gerardo (Cuba) Fortin Robbert (Ontario) Friggieri Oliver (Malte) Gaucher Dominique (Québec) Prix Piché de Poésie-Le Sortilège-1995 Gaudet Gérald (Québec) Genovese Alicia (Argentine) Girard Cynthia (Québec) Guimond Daniel (Colombie-Britannique) Hince David (Québec) Huot Jean-Sébastien (Québec) Joris Pierre (États-Unis) Judice Nuno (Portugal) Juteau Monique (Québec) Kamanda Kama (Zaïre) Koltz Anise (Luxembourg) Latif-Ghattas Mona (Égypte/Québec) Leblanc Raymond G.(Acadie) Letelier-Ruz Elias (Québec) Marmol Juan Ramon (San Salvador/Québec) Monette Hélène (Québec) Monge Jorge (Costa-Rica) Mongrain Serge (Québec) Moorhead Andrea (Etats-Unis) Nepveu Pierre (Québec) Oster Pierre (France) Pelieu Claude (États-Unis) Piché Alphonse (Québec) Poupart J-F (Québec) Pozier Bernard (Québec) Renaud Thérèse (Québec) Roberge Eric (Québec) Rochat Alain (Suisse) Romus André (Belgique) Roy Bruno (Québec) Royer Jean (Québec) Savoie Paul (Manitoba).Spaziani Maria Luisa (Italie) Stephens lan (Québec) Tessa Francis (Belgique) Thibodeau Serge-Patrice (Acadie) Tree Robert (Québec) “1 Tremblay Clarisse (Québec) Venaille Franck (France) 1 Villemaire Yolande (Québec) 1 Williamson Patrick (Angleterre) 1 Yirong Cheng (Chine) 1 2 3 4 5 6 7 8 ACT tous es jours oésie.Restaurant lotre-Dame.Réserv.: 76.12h00: Dîner-poésie Café Mozart, 324, rue Bonaventure.Réserv.Tel.: (819) 371- % wmT'J/ /?77.12h00: Dîner-poésie.Resto-Bar Le Nord-Ouest, 1441, rue Notre-Dame.Réserv: Tél: (819) 693-1151.Y * » » » * * 81.17hp0: Apéro-poésie.Café Bar Zénob, 1 iivv/TAI •/O-'l Q.\ 07Q_QQ0C 82.19h00: Souper- L’Ambiance, 1260, rue (819) 376-1270.# « ® 1,15.19h00: Souper-poésie.Bistro St-Gèrmain, 401, St-Roch.Réserv.: (819) 372-0607.86.23h00: Poèmes de nuit.Café Bar Zénob, 171, rue Bonaventure.(819) 378-9925.Suggestions parmi les 200 activités Dimanche le 01 octobre 60.11h00: Brunch-poésie.La Société des 138.20h00: Multimédia-poésie.Confluence Ecrivains de la Mauricie reçoit,André Brochu.Direction: Yves Cadorette.Centre culturel, Salon Laviolette, l'Hôtef Delta.Réserv.: 1225, Place de l’Hôtel de Ville.Réserv:: (819) Tél.:(819) 371-7789?Prix: 15,00$ TTC.390-9797.Prix: 6,00$ TTC.là -Y"]' 68.13h00-16hÔ0: Poèmes en direct.Vendredi le 06 octobre - Ç' Création d'une banderole géante,de poèmes.jtzr*\th .¦ Place de l'Hôtel de Ville.ACTIVITÉ FAMI- 156.20h30: Spectacle poésie-musiqui LIALE.Incidences.Editions Le Noroît, ave D.Desautels, H.Dorion; G.Amyot, M.Beaulie (lu par P.Nepveu), St.-D.Garneau (lu par P A.Bourque),.M.Uguay (lue par J.Felx 92.17h00: OUVERTURE OFFICIELLE DU Musique: V.Corradi.Centre Culturel, 1421 FESTIVAL.Remise du Grand Prix du Place de l'Hôtel de Ville.Festival International de la Poésie et du Prix .Piché de Poésie-Le Sortilègé.Lancements Samedi le 07 octobre des Ecrits des Forges, des revues Estuaire, Arcade, Gaz Moutarde, Lèvres urbaines et des livres des poètes invités.Présentation officielle des poètes.Vernissages des expositions de J.L.Herman et,C.Girard.TOUS LES POETES SONT PRESENTS.Centre culturel, 1425, Place de l'Hôtel de Ville.Mercredi le 04 octobre 123.21h00: Jazz-poésie.La Société des Écrivains de la Mauricie.Resto-Bar Le Nord-Ouest, 1441, rue Notre-Dame.Tél.:(819) 693:1151.Jeudi le 05 octobre 134.18h00: Bière et poésie.Dégustation de La Grand Nord (Molson/ O'Keefe) et de bières importées (S.A.Q.).Restaurant Le Portofino, 1300, Parc Portuaire.Tél : (819) 373-1887.Laissez-passer requis.Mardi le 03 octobre à 180, 20h00: GRANDE SOIREE DE LA POESIE.Centre Culturel, 1425, Place de/ l'Hôtel de Ville.Réserv.:Specta, entre 11h00 et 18h00: (819) 380-979/.Avec 30 poètes sur scène: Prix: 6)00$ TTC.q)yfff, Dimanche le 08 octobre ItagBfe 184.11h00: Brunch-poesie.Avec T.Renaud, F.Leduc: l'époque du Refus Global et lancement de la revue Le Sabord.Restaurant L'Ambiance, 1260, rue Notre-Dame.Réserv.(819) 375-6223.Prix: 12.00$ TTC.193.21h00: Jazz-poésie.Dernier tour du monde en poésie.Resto-Bar Le Nord-Ouest, 1441, rue Notre-Dame.Tél.:(819) 683-1151.Ia Héberqement à prix pcr/i-X' ,.modiques U _ Tél: 1 (819)379-6208 ¦WA?INFORMATION Autoroute du FESTIVAL INTERNATIONAL 1-819-378-1212 Sortilège LE DEVOIR SRC CHLN55AM© Radio-Télévision Réseau AM /FM Conseil des arts du Canada DU QUEBEC (C! GOGECO Télévision Société des alcools du Québec humaine* lotoquébec Les caisse populaires du Trois-Rivières métropotta» trois-riviëres S-RIVIERE S ,,?A du 01 au 08 oct.95 T R 0 Quelques poètes invités w ROCK «DÉTENTE même bien du mal à pointer certaines des frustrations qui ont été les siennes.«J’ai refusé l’éducation telle qu’on voulait me l’imposer dans les années 50.Je me suis cultivé moi-même et suis néanmoins devenu écrivain.De ça, je suis fier.Mais je fais encore à 53 ans des cauchemars de moi, enfant, voulant retournera l’école.En réaction probablement à ces universitaires qui ne m’acceptèiit pas parce que je ne suis pas sorti de la cuisse de leur Jupiter.» Besoin intarissable de reconnaissance que tout cela! Toutes ces entrevues de Michel Tremblay parues et à venir pourront sans doute éclairer le lecteur là-dessus.En attendant, la pas si triste histoire de sa virginité se trouve déjà sur les tablettes de toutes les bonnes librairies pour que, si ça lui chante, le lecteur puisse se mettre à sa place l’espace d’une nuit de deux cent vingt-une pages.LA NUIT DES PRINCES CHARMANTS Michel Tremblay Leméac/Actes Sud, Paris, 1995 221 pages JARGON Être informé, c’est être libre SUITE DE LA PAGE D 1 de sortir ensemble du dédale, n’èst-ce pas se rendre utile?Des oublis, des carences, il y en a sûrement.Mais le grand mérite de ce compendium, de ce condensé, de ce survol, c’est de permettre à tout citoyen intéressé — et chacun devrait l’être, tant les enjeux sont immenses et prô-fonds pour l’avenir — de faire son propre cheminement et son choix personnel.En toute connaissance de causp, le Québec, ce «village gaulois dans un monde anglophone», est à nouveau à la croisée des chemins.Comme l’écrit l’auteur, chacun doit, poijr lui-même, faire son propre «rapatriement» et chercher des réponses aux questions fondamentales.Elles existent.Il y a moyen de les assimiler et de les digérer, sans faire de constipation! François Huot souligne avec raison que les palabres et les déceptions des dernières décennies, avec leurs négociations en catimini eft le transfert des compétences de nris élus vers les tri- Ce n’est pas vrai qu’on I i peut résoudre une fois pour toutes ce débat qui nous * î 4 polarise, nous alimente èt nous divise en même temps q bunaux, laissent un goût amer.11 faut pourtant en revenir.Il y va de notre intérêt bien compris.Tout en se rappelant que ce dossier, ouvert il y a bien des générations, restera d’actualité pour nos enfants et petits-enfants.L’importance centrale, la prééminence même, de ce contrat collectif est telle qu’il faut se préoccuper autant des petites lignes que des gros titres, autant des lieutenants trop zélés que des vedettes omniprésentes et tonitruantes.Ce n’est pas vrai qu’on peut le résoudre une fois pour toutes, ce déblai qui nous polarise, nous alimenté et nous divise en même temps, pour passer ensuite, enfin, à autre chosje, aux affaires sérieuses et urgentes, comme certains le prétendent.Pofir nous, c’est et ça restera une affaire gêneuse et urgente.Et quelle que soit l’issue référendaire, une donnée permanente de notre histoire.Comnjie une épine au flanc, qui blesse et, àila fois, oblige à rester alerte et vigilant! Qu’il s’agisse des multiples péripéties constitutionnelles propremeht dites, de la langue et de ses maujx, de l’affrontement des points de vue qui se poursuit sans cesse, c’est de compétences et de pouvoirs qufil s’agit.Un terrible jeu de souque à.’la corde.Que l’on soit fédéraliste, seju-verainiste, confédérationniste, ce vade-mecum soulève, des questions pertinentes et utiles.À chacun de r(ii-joter ses réponses et, muni des bonnes clefs, de se tirer de l’impâs-se,.du cynisme et du désabusement.Etre informé, c’est être libre, se plaisait à répéter René Lévesquje.Grâce à ces clefs précieuses, le confrère François Huot nous aidd à devenir un peu plus libres.Et les Caricatures de Michel Marseille nous incitent, écartant toute morosité ambiante, à nous informer avec bonhomie, teintée de douce ironie.Ces dispositions sont aussi précieuses jet rares que les vrais experts, tiraillés que nous sommes par les partisans inconditionnels et les prosélytes qjii.de part et d’autre, sollicitent notre allégeance aveugle.(Ce texte a été rédigé en guise de préface au livre que le confrère François Huot lance ces jours-ci au Plateau Mont-Royal, puis au Salon du livre de Québec).1 I.K I) K V (» I II.I.K S S A M K I» I 2 A E T l> I M A X C II K 2 I S K I* T K M H B K I » !» » V R E S V V V 11 L I, E T 0 N Le catéchisme du clown ROBERT E S Q U E Voilà des aventures contraires, et pourtant semblables, un homme qui écrit s’étant glissé dans la voix d’une jeune fille (Bobin), une femme qui écrit se glissant dans le drame d’un homme (Ferranti), lui écrivant dans la lumière de la page blanche, elle dans l’ombre des passions noires, un homme, une fille, une femme, un homme, une fugueuse heureuse (Bobin), un fugitif malheureux (Ferranti), l’écriture, la lumière, l’ombre, le plaisir, la vengeance, l’amour, la mort, ce paquet de survie d’où sort la littérature, qui rend semblable le contraire, et d’où sortent chez Bobin et Ferranti des écritures intenses et brèves, débarrassées, affranchies, nettes.Le solitaire du Creusot, Christian Bobin, et la débutante corse, Marie Ferranti, font chez Gallimard des petits bonheurs de rentrée: ils signent de courts romans parfaits, poli chez l’un, serré chez l’autre, on dirait des romans confits ayant trempés dans des solutions d’encre; On imagine des heures et des heures d’écriture, des mois, des saisons, des accablements, des confiances, des courages, des pintes de café, des chats jaloux, pour arriver avec les mots à faire si léger, si intense.On ne sera pas surpris de cette économie brillante chez Christian Bobin, l’auteur du Très-Bas et d’Une petite robe de fête, car c’est un frère convers de la plume qui se consacre aux travaux d’écrire, patiemment, au point d’être devenu dans le paysage littéraire français le saint moine, un François d’Assise qui laisse venir à lui les mots les plus simples des dictionnaires, camion, bazar, clown, fugue, loup, parole, comédie, chaise, tristesse, amant, misère, soleil, musique, cirque, érable, hôtel, plume, papier, phrase., Je ne suis pas fana de Bobin, comme il y en a, ces écritures qui poussent sur le raffinement du bon sentiment (lp côté Giraudoux), cette littérature de la petite sentence qui tombe en douceur de parachute au bout des para-' çfaphes, comme les vieilles pensées morales des siècles passés, rafraîchies et peinardes, me laisse assez indiffé-! rent, il y a de l’odeur de missel chez Bobin qui me tient loin de son office., Mais ce coup-ci j’avoue un faible pour cette série de fqgues à folle allure — l’histoire de fuites depuis l’enfan-çe écrite par une jeune fille de 24 ans arrêtée un temps dans un hôtel de province — où une enfant traverse la ,vîe, où elle invoque et convoque «le gros», Jean-Sébastien Bach, avec ses cantates et toccates (et messes) pour accompagner en contrepoint sa dérive sans colères ni attaches, dans une gaieté verte.comme chez le Nelligan dé La Romance du vin.Voilà un Bobin peut-être moins «aérien» mais quant à moi plus enlevant On s’attache tout de suite aux basques de cette petite fille née dans un cirque ambulant, qui s’est laissée apprivoiser à trois ans par un loup pas méchant (jour deux sous, à qui un clown enseignait le catéchisme dans une roulotte, et dont la mère est folle, d’une folie qui lui vient d’Italie, qui sent la mort et le théâtre.Fugueuse dé nature, elle part au coup de tête, s’affublant de prénoms au gré des rencontres, Belladonne, Astrée, Barba-fa, quand c’est Lucie, le sien, un prénom qui sort du mot lumière.Lucie des larmes, Lucie des variétés, Lucie des morts, Lucie des esprits, cette jeune fille de Christian Bo- bin prend sur elle tous les sorts (et aucun tort) pour les jeter et les conjurer sur papier.Car à 24 ans, seule, revenue d’un mariage de six ans, ses parents passés du cirque à la conciergerie d’un cimetière, devenue figurante de cinéma, elle écrit, la Lucie, des rames de papier: son premier amour pour le loup aux dents jaunes avec lequel elle dormait, ses 13 maisons, sa sciences des étoiles qui «ont cette gaieté qui ne vient qu’aux très vieilles dames», ses pensées tristes sans désespoir, et elle fugue encore car toute son entreprise est d’arriver à disparaître dans cette écriture même, quand dans sa chambre d’hôtel elle «enjambe une fenêtre de papier blanc» et file à la rencontre du cirque de son enfance.La musique est partout dans l’écriture de Christian Bobin, celle du «gros» qu’écoute Lucie et celle que fait la phrase, la ponctuation, le ton, la retenue, la délicatesse et la passion, le récit filant en mouvements de sonate, lent, précipité, rapide, vif, apaisé, montant, vrillant, brillant.Christian Bobin est un orfèvre de la langue, ou un «jardinier» comme l’on disait de Giraudoux, et si l’on entre en confiance dans cette Folle allure on en ressortira avec un sentiment d’ivresse et d’ordre à la fois; c’est très roboratif.Chez Marie Ferranti, où la fugue est celle d’un homme brisé par la mort d’une femme aimée, où la musique est heurtée, déchirante, douloureuse et forte, où le ton du roman en est un de fureur retenue, à vingt lieues de l’univers de Bobin, on se trouve en présence d’un écrivain neuf (c’est un premier roman, elle a 33 ans) qui a déjà une voix qui perce.C’est celle de la tragédie antique et charnelle qui dort sous les silences, qui s’éveille au fond des yeux, qui court sous les regards: une femme, par une haine inavouable née d’un désir frustré, veut la peau de cet homme (elle le fera tuer par les hommes du village) parce que, la sauvant un jour d’une mauvaise blessure, il ne l’a ensuite nullement désirée.Il y a du grec dans cette histoire corse, tout le non-dit des jalousies, des vengeances, des tristesses, des abandons, que relaient habituellement un coryphée, est ici tapi entre les lignes.Les mots ne font que planter le décor où les corps évoluent dans le silence des passions.Marie Ferranti décrit la trajectoire de Francesco dans le dédale de ses errances fugitives.Sa femme morte en couches, sous son regard, il quitte le village pour s’installer dans les marais d’alentour.Pour lui tout est fini.C’est une bête qui se cache.Dans le village, les enfants, les femmes, vont stigmatiser ce nouveau vagabond, eux par méchanceté naturelle, elles par une sorte de haine amoureuse.Il va devoir fuir.Mais ailleurs, dans le pays, il va traîner un sort de paria, comme si son propre malheur levait d’autres malheurs sur son passage.Des femmes de ce pays n’acceptent pas qu’un homme soit fidèle à une morte.Alors la mise à mort de Francesco est décidée à son retour à San Stefano, elle aura l’application d’une cérémonie secrète et l’intensité d’un crime passionnel.La commanditaire du meurtre — celle-là que Francesco avait sauvée d’un accident, qui en a été troublée, qui l’a reçu chez elle, prête à l’aimer.— ferme ses volets quand passe le cortège funèbre.Ce premier roman de Marie Ferranti a la froideur sèche (et la force brute) d’un volet qui claque dans un village désert.On y trouvera un regard de femme posé avec gravité sur la tarie d’une femme.Rare.Le Tribunal de grande instance de Paris a rejeté le 14 septembre la demande de saisie du roman de Pierre Mertens, Une paix royale, dont je vous causais au feuilleton de samedi dernier.La princesse de Réthy, veuve de Léopold III, qui s’en prenait à l’écrivain pour évocation injurieuse de la famille royale belge, a donc été déboutée.Et la littérature va! LA FOLLE ALLURE Christian Bobin Gallimard, 139 pages LES FEMMES DE SAN STEFANO Marie Ferranti Gallimard, 111 pages flrasgl Li Hgm ifVWX'W D-6 L U C FURIES roman GALLIMARD .V V - - U PQ £2J^M|Uchf1lne Dumont LES RELIGIEUSES SONT-ELLES • FÉMINISTES?BeUamilu LIBÉ(tATION FEMINISTE ET SALUT CHRETIEN: MARY DALY ET PAUL TILLICH Michel Dion La pensée du grand philosophe Paul Tillich confrontée à celle de la théologienne Man' Daly: peut-on réconcilier féminisme et christianisme?232 pages - 24,95 S Kli/illtelli llit|ile\ Les dévoies l.es femmes el l’K^lise en ITîiiiee au un' sièele il jJBfik/ mèS bÉLlar.vhn LES DEVOTES, Les femmes et l’Eglise en France au XVIIe siècle i^üfl Elizabeth Rapley Par leur action sociale et surtout par l’éducation des jeunes filles, les dévotes du XVIIe siècle ont amorcé un changement profond dans le destin des femmes.Une historienne raconte comment.368 pages - 34,95 S HENRI NOUWEN LE RETOUR DE L’ENFANT PRODIGUE LE RETOUR DE L’ENFANT PRODIGUE Henri Nouwen Auteur de renommée internationale, Henri Nousven a réussi un maître livre de spiritualité.À la lumière d’une oeuvre de Rembrandt, il nous fait découvrir l’intransigeance et le pardon, la bonne conscience et la compassion, coédition Presses bibliques universitaires 180 pages - 22,95 S lenne BENOIT BÉGIN Une analyse sociale critique 'Âg- * ' HJ i ETHIQUE CHRETIENNE DU DIVORCE Une analyse sociale critique Benoit Bégin Même s’il est vécu comme un drame personnel, le divorce est d’abord le résultat d’un changement de société et de civilisation.Benoit Bégin tait ressortir comment les valeurs de la société technologique affectent, jusque dans la plus grande intimité, les femmes et les hommes d’aujourd’hui.216 pages-22,95 S LES RELIGIEUSES SONT-ELLES FÉMINISTES ?Micheline Dumont Féminisme et vie religieuse sont à un tournant majeur de leur évolution.Pionnière de l’histoire des femmes au Québec, Micheline Dumont nous convie à jeter un regard différent sur les religieuses au Québec.216 pages - 24,95 $ MlCIII l DION Libération féministe et salut chrétien: Mary Daly et Paul Tillich MM BMIARMIN FnmçuiH' Dcru)* Pineau JEANNE MANCE l)e hingirs à Montréal, la passion île soigner JEANNE MANCE Françoise Deroy-Pineau La vie mouvementée de la fondatrice de l’Hôtcl-Dieu de Montréal.Une biographie romancée toute imprégnée de vérité historique.176 pages -19,95$ L’Institut supérieur I M A N C II K 2 I S K I1 T K M II » K I » P T V R f ! v n L V 1 T R I N GRAND ATIAS JEUNESSE DU MONDE David R.Green, Seuil, 159 pages Voici un atlas tout ce qu’il y a de plus classique: pas de pages qui se déplient, se déploient ou se transforment en souper pour deux.Les cartes sont claires et à jour.Une minuscule mappemonde sur chaque page permet de situer le pays sur le globe.Des photos de paysages ou d’éléments caractéristiques agrémentent le tout.Malheureusement, E U N K S S K on ne s’éloigne pas toujours des clichés: le Canada est vaillamment représenté par sa célèbre police montée (Les «Mounties».).Par contre, la présentation des continents est tout à fait saisissante.On a l’impression de voir une photo de la Terre sur laquelle on aurait ajouté le nom des villes.Bref, un ouvrage de référence recommandable malgré quelques petites erreurs (Ottawa ne regroupe pas l’essentiel des industries de pointe du Canada).EST SE LL ER S éï Champigny ’#/ ROMANS QUEBECOIS I.IA NUIT DES PRINCES CHARMANTS, Michel Tremblay - éd.Leméac 2.L'INGRATITUDE, Ying Chen - éd.Leméac 3.UNLESS, Hélène Monette - éd.Boréal 4.CHOSES CRUES, Lise Bissonnelte - éd.Boréal ?T ESSAIS QUÉBÉCOIS 1.JE ME SOUVERAIN, Collectif - éd.Des Intouchables 2.GOUVERNER LE QUÉBEC, Robert Bourassa - éd.Fidès 3.LES RUES DE MONTRÉAL-RÉPERTOIRE HISTORIQUE, Ville de Montréal - éd.du Méridien W' ROMANS ÉTRANGERS I.LE MONDE DE SOPHIE, de Joslein Gaarder - éd.Le Seuil 2.LA PROPHÉTIE DES ANDES, James Redfield - éd.Robert Laffont 3.L'ÎLE DES GAUCHERS, Alexandre Jardin - éd.Gallimard 4.MONSIEUR MALAUSSÉNE, Daniel Pennac - éd.Gallimard v« :;yira I .I lllil UNE RETROSPECTIVE U EMBRE L'EXPERIENCE SENSORIELLE DE LA COULEUR mardi au dimanche de 11 h à 18 h mercredi de 11 h à 21 h métro Place-des-Arts renseignements : (514) 847.6212 \A QILERIE LINDKNERGE Philippe DuBerger gouaches Mélo Hamel sculptures céramique Démons et Merveilles Vernissage le 24 septembre exposition jusqu'au 13 octobre 1049, AV.DES ÉRABLES QUÉBEC (QUÉBEC) G1R2N1 * (418) 525-8393 Uno exposition présentée par GC Hydro .Québec Six extraits d’œuvres présentées dans le cadre d’ISEA 95, le 6e Symposium international des arts électroniques.LE PEINTRE CONNU LE PLUS PROMETTEUR QUI A REÇU LES MEILLEURES CRITIQUES D’ART.UN “MUST”.PAYSAGES, NATURES MORTES, ABSTRAITES, ET PERSONNAGES ZÉROZOlSTES.VISITES A SON STUDIO; LE WEEKEND DE 11 AM À 8 PM OU SUR RENDEZ-VOUS EN SEMAINE.3615 RUE ST-DENIS, 3"“ ÉTAGE, MONTRÉAL 843-7712 LYNN CHADWICK SCULPTURES Jusqu’au 7 octobre WADDINGTON & GORCE ! 2155, rue Macktiy Montréal, Québec Canada H3G 2J2 Tél.: (514) 847-1112 Fax: (514)847-1113 B Du mardi au vendredi de 9 h 30 à 17 h 30, S?le samedi de 10 h à 17 h h—J L’art au carrefour des technologies Au-delà du happening, l’art électronique pousse des pointes du côté de l’impalpable et de l’intangible JENNIFER COIJËI.LE EXPOSITION DES ARTS ÉLECTRONIQUES ISEA 95 École Chenier ’ ¦ 3655, me Saint-Hubert Jusqu’à ce soir, 18li Eh! bien.Il faut le voir, l’entendre et se prêter à l’expérience pour le croire.Virtuellement fascinante et réellement assommante (ou est-ce l’inverse?), cette méga-exposition [présentée dans le cadre du 6" Symposium international des arts électroniques.Avec près d’une centaine Artistes de douze pays différents, dont une vingtaine du Canada, et avec autant d’œuvres pour la plupart •^vivantes» — de l’art digital en 2D et 3t), des installations robotiques, interactives, sonores, stéréoscopiques, holographiques et encore —, l’expo-jsition de l’école Cherrier n’est rien |ie moins que happante.Le seul parcours de l’événement constitue un happening.On chemine en zigzag dans de vieux corridors, on se fraye un passage à travers des rideaux de plastique fétides pour pénétrer dans des salles de cours plongées, pour la plupart, dans la pénombre ou l’obscurité.Et à chaque incursion, le spectacle est semblable, mais jamais tout à fait le même.Parmi les lueurs éblouissantes d’une gamme chromatique infinie et une accumulation faramineuse d’images trafiquées, ça gronde, ça grogne, ça grince, ça vibre, ça tonne, ça pianote et, dans les cas extrêmes, ça ga^ zouille ou ça explose.Le silence ici est une denrée rare.Rare comme se font aussi les œuvres dont l’intérêt s’étend au delà des prouesses de la technologie.Car quoiqu’impression-nante, tant par la quantité d’objets et de dispositifs exposés que par les multiples dimensions de l’impalpable et de l’intangible dans lesquelles ils nous propulsent, cette exposition est inégale.Vu le nombre de participants et la relative nouveauté de l’application artistique des «nouvelles technologies», le contraire eût été surprenant.Curiosités Cela dit, lorsque les artistes évitent l’exhibition des possibilités de déconstruction ou amalgames électroniques, lorsque leurs œuvres ne se résument pas à une suite de variations de fine pointe sur un même thème plat qui se meurt dans l’ombre de ses moyens, on est tenté de s’attarder.C’est le cas, notamment, du curieux Petit Mal sur roues de bicyclette, l’appareil autonome et sensitif, sorte de robot anthropomorphique, de l’Australien Simon Penny.De même, on se déchaussera volontiers pour faire quelques pas dans la surprenante botanique holographique du Flora Floor, de l’Américain Bruce Evans.L’expérience est à ce point satisfaisante qu’on ne peut que regretter les dimensions trop modestes de ce singulier plancher floral.Il est difficile, également, de résister à l’esprit de communication (humaine) et à la sollicitation tactile de l’installation interactive Hypertou-ch: The Body As Media, du Japonais Haruo Ishii.Prêtée par le Musée des beaux-arts du Canada, la sculpture interactive In A Room of One’s Own, de l’Américaine Lynn Hershman, sorte de peep-show illusoire et désarmant, ne manquera pas, non plus, de nous saisir.Il y a aussi le cabinet de curiosité tout en énergie, grandeur «être humain assis confortablement», Curiosity Cabinet at the End of the Millenium, de la Canadienne Catherine Richards, qui mérite une pause et un sourire.Des œuvres qui se distinguent parmi le lot, pour n’en nommer que quelques-unes.Plus de chaud .que de froid Qu’on aime, qu’on n’aime pas ou que la chose nous laisse perplexe, comme moi, à travers ce délire technologique, érqane plus de chaud que de froid.Etonnamment, contrairement à l’opinion courante qui se méfie du caractère platement aseptisé ou inhumain des arts électroniques, ces œuvres sont nombreuses à dégager quelque chose de passionnel.Dans plusieurs cas, on devine presque les semaines et les mois de tête-à-tête avec l’écran cathodique qui ont précédé les réalisations.Et plus 1’œuvre est interactive, plus on a l’impression d’avoir affaire avec l’artiste.ce qui n’est pas toujours un gage de qualité, mais bon, ça prouve tout de même que l’art électronique s’éloigne à grands pas des applications glaciales de la technologie.Bon signe?Sans doute.On les suivra, ces «cyberartistes».Un conseil: arrivez tôt, il fait bon fréquenter ces œuvres dans une relative solitude.L’exposition ouvre dès lOh.A souligner, également dans le cadre d’ISEA 95, l’exposition interactive Multimédiale réunissant les œuvres d’un groupe international de neuf artistes, réalisée en collabo-1 ration avec le ZKM/Zentrum fün Kunst und Medientechnologie de Karlsrühe, en Allemagne, et préj sentée à la Galerie de l’UQAM jus-, qu’à ce soir, 18h.Autres expositions à voir au menu conjoint ISEA 95 et Le Mois de la photo à Montréal: Atrium Ven ra, une manifestation regroupant le travail de vingt-quatre artistes québécois, français, allemands et amé; ricains, organisée par Jacques Charbonneau de la Galerie Arts technologiques (Les Atriums, de 12h à 18h, jusqu’au 30 septembre), et Que sont devenues les pion* nières?, une exposition internationale regroupant les œuvres de dix aventurières de la copigraphie, organisée par Monique Brunet-Wein-mann et Jacques Charbonneau (Ga* lerie Arts technologiques, jusqu’au 30 septembre). Des images au-delà du seul visible à montréal JENNIFER COUËLLE LOUIS LUSSIER L'Espace 705 460, rue Sainte-Catherine Ouest Jusqu'au 1" octobre 1995 les yeux S> il est une exposition individuelle à ne pas manquer parmi la foulée de manifestations du Mois de la Photo, c’est bien celle de Louis Lussier.La poésie de ses images imprègne longuement la mémoire.Fortes de gris, près d’une trentaine de photographies noir et blanc de dimensions variées, pour la plupart très grandes, traduisent les nuances et les méandres d’un univers intérieur qui questionne son existence.Dans la ville, un homme la nuit, marche, vole, s’assoupit.Un visage cherche dans le ciel son reflet et de délicates natures mortes suggèrent.mille et une choses des petits mystères de la vie.Organisée par Marcel Blouin, Matière grise, les synecdoques de Louis Lussier ne manque pas de séduire.La raison est simple: ces images nous ressemblent.Comme un baromètre de l’esprit du temps, elles dégagent quelque chose d’infiniment contemporain en ce qui à trait aux hésitations de l’être humain dans son espace social et intime.Elles mettent en scène un homme et sa pensée.Une pensée qui oscille, qui pondère, qui se souvient et qui éprouve.Elles nous transportent vers des lieux tout en interrogations.Symptomatique de notre époque?Apparemment.Sobres et dépouillées, ces images aux mille questions semblent faites sur mesure pour qui les regarde.Une production qui fait dans l’universel, quoi.Clairement, la force de Lussier réside dans la justesse de son observation et l’aisance avec laquelle il sélectionne, assemble et assimile une gamme sobre et réduite de métaphores visuelles.Et si ces photographies nous touchent avec acuité, ce n’est pas tant par leur forme, un Le mot d’ordre ces jours-ci: ouvrir grand les yeux.Depuis une semaine, les murs de la ville deviennent ici et là le support surprise des dix membres de l’Atelier Vox.Les photographes Nicholas Amberg, Pierre Blache, Marcel Blouin, Alain Chagnon, Danielle Hébert, Miki Gin-gras, Robert Langlojs, Franck Michel, Eva Quintas et Elène Tremblay ont chacun produit une photographie pour la série d’affiches non-publicitaires destinées à faire incursion dans la métropole.Des images à surveiller! ¦ Nouvellement arrivée au Mois de la Photo: La Subversive Normalité du regard, une exposition sur la photographie italienne de paysage dans les années quatre-vingt présentée au Centre interculturel Strathearn en collaboration avec l’Institut culturel italien.Organisée par Claudio Marra, l’exposition regroupe les œuvres d’une dizaine d’artistes, Marco Bal-dassari, Gabriele Basilico, Marina Ballo Cbarmet, Luigi Ghirri et Mim-mo Jodice.3680, rue Jeanne-Mance, jusqu’au 29 octobre.¦ A propos de la photographie belge et allemande, Vox Populi présente De la prise de conscience à la reconnaissance, la photograhpie en Belgique des années 1950 à 1990, une conférence de Georges Vercheval, directeur du Musée de la photographie à Charleroi, en Belgique, et Concepts de la photographie allemande après 1945, une conférence d’Andréas Müller-Pohle, directeur de la revue European Photography.Les conférences seront prononcées à la Maison de la culture Frontenac demain, dimanche, à 14h (pour la Belgique) et à 16b (pour l’Allemagne).2550, rue Ontario Est.Jennifer Couëlle brin déjà vue, que par la surprenante familiarité de leur atmosphère.Une familiarité qui va au-delà du seul visible pour joindre le sensitif.Elles éveillent en nous des états d’esprit rarement vus mais souvent septis.A la fois picturales et cinématographiques, ces «tableaux photographiques», comme les qualifie Marcel Blouin, rappellent tour à tour la singulière présence corporelle, jusqu’à la pose, des figures du peintre Pierre Dorion (qui est d’ailleurs représenté par la même galerie new-yorkaise, la Jack Shain-man Gallery, que Lussier.) et la sensibilité spectrale des films «magiques» de Wim Wenders.Soit, question d’esthétique, nos yeux parcourent des sentiers battus — parmi les plus distingués, faut-il préciser.Mais il reste que l’œuvre de Lussier réussit de manière exemplaire à nous engager dans la poésie d’une quête, de toute apparence, éternelle.Une très belle exposition.Trois œuvres de Louis Lussier tirées de la série Testimonial/Fabuleux.CII\Oî\ COZIC 372, rue Sainte-Catherine ouest # 444 Tél.du mercredi au samedi de 12h00 à 17h30 393-8248 Le Centre d'exposition Circa remercie le Conseil des Arts et des lettres du Québec et le Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal.VERNISSAGE: DIMANCHE 24 SEPTEMBRE À 1 4H iSL lAM Sasaki-Côté: JEAN PraCHINETTI: L'homme et son ange Restauration en sculpture ancienne Le vent en Est Jusqu’au 12 novembre 1995 Conférence et atelier-démonstration de calligraphie par Michel Côté et Morlkunl Sasakl: mercredi 27 septembre à 19h30 Un samedi soir au musée Musée ouvert exceptionnellement en soirée: visites guidées, activités d'animation SAMEDI 14 OCTOBRE DE 19 H À 23 H (ENTRÉE LIBRE) 145, RUE WlLFRID-CORBEIL IMAGES D'EPINAL * ARTPHOTO l ri tm f octobre?Une présentation d’ArtsSnAin) Du samedi 2 septembre au lundi 9 octobre, 1995 4 expositions reliées à la photographie • " vr Doreen Lindsay, John Max, Serge Tousignant, + Nicholas Amberg, Stephan Ballard, Elodie Bernier, Eve Çadieux, Susan Coolen, Jean-Marc Corbeil, Mireille Laguë, Christian Lemay, Raymond Pilon, Jackie Wexler.+ Photographies anciennes provenant de.familles de la région + Une collection d’appareils photographiques.Horaire: jeudi, vendredi, samedi, dimanche, 10h à 18h Ouvert les lundis 4 septembre et 9 octobre.Galerie ArtsSuM©[fi], 7, rue Academy, Sutton * ' f , ' Ltz mois Dd L A r 4 photo 288-4972 - jeudi au dimanche de 12h à 18h.s 159l,ruç Clark, 2"étage Musée d'art de Joliette Du 13 septembre’1995 au 11 février 1996 - mm fv L m gyurr/.v Vm 1/144/A/ tfUsLULrowt j A/144/A/î/S ! Heures d ouverture : lundi .fermé.Mardi, jeudi; vendredi, samedi, dimanche: 11 h -17h45.Mercredi:41 h-20h45.* * le Musee du Québec est subvgmortié par le i de la Culture et de* Communicafass du Québ En collaboration avec le Musee départemental (fart ancien et contemporain.Epmat MUSEE DU QUEBEC 1) K) I.K D K V (I I It , I.K S S A M.K I) I a K T I» I M A N (' Il K 2 I S K I* T K M H It K I II II A •J Design Sampling 95 S *.r % f .• « I e design occupe depuis longtemps une place enviée dans la vie japonaise.Il fut, LJ faut-il le rappeler, l’un des moteurs de sa revanche industrielle de l’après-guerre.Le paysage télévisuel nippon compte même ses Sonia Benezra de la ligne pure.Des bouilles comme Hiroshi Kashiwagi, une sommité.«Un vulgarisateur de cet art que les téléspectateurs interpellaient dans la rue lorsque je déambulais avec lui dans la capitale», s’étonne encore Dianne Bos., En fait, le Japon a toujours porté en lui les germes du design.Les cinq objets qui composent l’attirail de base du foyer traditionnel — le paravent, la théière, les tasses, le bol à riz.— respirent depuis la nuit des temps la pureté, la simplicité et la grâce.Est-il besoin d'évoquer la sérénité des jardins japonais et de l’art floral?Dans les rutilantes années 80, la vigueur du yen aidant, le design allait bon train au Japon.«Tout respirait le gadget là-bas, se rappelle Bos.Les montres surveillaient votre rythme cardiaque.Même le simple siège de toilette se retrouvait flanqué de touches, toutes identifiées en japonais.C’est un peu angoissant car on se demande ce qui va survenir en enfonçant l’une d’elles.L’éjection?» Seulement, le séisme de Kobe, l’attentat au gaz sarin et la récession ont eu raison de cette frénésie.Ces épreuves ont créé une frayeur collective et le design s’en est ressenti.Il se pare désormais de courbes beaucoup plus sages, plus près de l’ascétisme Bauhaus.L’exposition Design Sampling 95, sise sous le même toit que 4 + 1/2 tatamis., donne un fidèle aperçu de la fournée 1994-95.C’est le Japan Design Committee, le gratin des graphistes, designers, architectes et décorateurs de l’archipel, qui nous l’offre.Y défilent une cinquantaine de créations graphiques et plus d’une centaine de cubes transparents, truffés de prototypes et de modèles réduits d’automobiles, de trains, de flacons de parfum, de cafetières.Enfin, cinq écrans nous mettent au fait de la création infographique du Japon.L’abécédaire du tatami «4 Ie tatami type s’alanguit sur environ 180 cm de long et 90 cm de large.Des dimensions standard en réalité plutôt élastiques, puisqu’elles varient inexorablement de quelques centimètres.Glisser sur un de ces tapis tressés, c’est ressentir une texture nébuleuse, proche du «polystyrène», nous lance Dianne Bos.Chic.D’ailleurs, la natte de paille de riz, épaisse d’un pouce, se trouve de plus en plus fourrée en son centre de fibre synthétique, quoique toujours ourlée à la main.Et le vénéré tatami coûte cher.Très cher.Seuls quelques villages les fabriquent encore, selon des méthodes artisanales.Car la demande persiste.Les Tokyoites le préfèrent de loin à la moquette.Un beau contraste avec les gadgets de l’ère Goldorak qui trônent dessus.Outre son prix, le tatami cache un autre vilain défaut; il se détériore rapidement et ce, même s’il est interdit de le fouler chaussé.La bonne affaire.Et les exotiques nattes se font rares au Canada, si bien que pour les fins de la manifestation torontoise, «on les emprunte à une résidente et à un restaurateur de Tokyo», avoue Bos.Tout en haut, Likyu de Koichi Sato.Au milieu, un respirateur autonome de plongée.En haut à droite, Repro de Toshiyuki Kita et au centre de la page, Tokyo style, du photographe Kyoichi Tsuzuki.Le devoir CLAUDE COUILLARD moronto — Curieuse façon, qu’ont les Nippons de causer logis.A Paris par exemple, le standing immobilier se mesure en mètres carrés.Au Québec, on découpe notre chez-nous tout entier en pièces, augmenté de cette inévitable demie, source potentielle d’ir- __ _ ritation pour plus d’un cartésien.Dans le reste de l’Amérique, suffit d’évoquer le nombre d’alcôves intra muros pour que la galerie pige illico.Mais les Tokyoites, eux, j’y arrive, palabrent en tenues de.tatamis! Cliché, génial et biscornu à la fois.«L’appartement moyen à Tokyo fait environ quatre tatamis et demi (2,7 m x 2,7 m)», souligne Dianne Bos, responsable de l’exposition 4 + 1/2 Tatamis: The Internal Landscapes of Tokyo, cinq micro-intérieurs tokyoïtes standard, présentés du 28 septembre au 26 novembre à la galerie York Quay du Centre Har-bourfront de Toronto.L’événement s’inscrit dans cette mégavitrine culturelle sans précédent qu’est Today’s Japan.La grande prêtresse de ce parcours initiatique a voulu à tout prix éviter le piège de l’exposition d’architecture convenue, ceile où le promeneur scrute, béat, l’œil vide probablement, une succession de plans, de photographies et de maquettes.D’où l’idée, habile, de se tourner vers l’intérieur.Une initiative qui a le double mérite d’être exportable et, surtout, de nous faire pénétrer dans l’univers intime des Japonais, réputés, on le sait, secrets.A l’écoute de cette dernière remarque, Bos se rend compte d’ailleurs que, lors de ses séjours préparatoires à Tokyo, «personne ne m’invitait dans son appartement.On vous donne toujours rendez-vous au restaurant ou dans un café branché».Thé et télé sur tatami A l’origine, dans la tradition séculaire japonaise, quatre tatamis et demi délimitaient un salon de thé, alors lieu sacré de rassemblement familial.«Et ce n’est pas nécessairement le manque d’espace qui a poussé les familles à créer un espace aussi exigu.C’est plutôt parce qu’elles s’y sentaient bien», tient à préciser Bos.Le modernisme a, pour ainsi dire, eu raison du cérémonial du thé et la marmaille se recueille plutôt de nos jours devant l’empereur téléviseur.Heureusement, le revêtement a résisté aux affres du temps et même imposé sa présence, si bien qu’une pièce se définit aujourd’hui sur la base de 4,5 tatamis.Le jeune cadre dynamique nippon vous dira, au gré de sa fortune, qu’il occupe un, deux, ou encore, s’il est verni, cinq yojohan (4,5 tatamis!).Avec, souvent, un seul cabinet pour tout l’étage.Les locataires, on s’en doute, apprennent à tirer le maximum de leur espace.Et échafaudent leur vie en conséquence.«La ville tient lieu aujourd’hui de salle de séjour à tous ces gens coincés, constate Bos.Tout le monde a son téléphone portatif, se tonifie au centre de conditionnement physique, se divertit dans les arcades.Plu- sieurs fréquentent même les bains publics.» Paradoxalement, la technologie permet de démultiplier virtuellement son intérieur solo grâce aux bons soins de l’incontournable Internet, des banales chaînes audio-vidéo et d’un bidule fort populaire appelé, en japonais, le CU/C-me {see you, see me).Précurseur inquiétant de Big Brother, il permet, par l’entremise de son ordinateur, de téléassister à des événements en temps réel, à l’aide de caméras braquées, par exemple, sur un concert des Rolling Stones, comme c’est déjà arrivé.D’ailleurs, l’un des cinq yojohan exposés, curieux mélange de tradition et de futurisme, nous démystifie cette technologie.Un studio surélevé — un salon de thé aux atours classiques — nous invite à ouvrir ses cloisons ombragées.Avant d’y mettre pied, il faut au préalable se déchausser.Vivement qu’on puisse enfin s’abandonner sur ces nattes tressées main.Sur le plafond-écran, le concepteur des lieux, le groupe AT.E., vous livre, en direct de Tokyo, des conférences sur les merveilles de la fusion art-technologie.L’image n’est pas encore au point, on se croirait par moments à l’époque d’Apollo, mais qu’importe, on reste pantois devant cette autre incarnation du village global.Le yojohan devient aussi un haut lieu d’expression individuelle.Un des concepteurs invités, Kyoichi Tsuzuchi, a récemment publié un album, Cent incursions pho- tographiques dans autant de une-pièce de la capitale du Soleil levant.Certaines, plutôt cocasses, sont insérées dans le catalogue qui accompagne l’exposition.L’un des réduits croule sous des piles de disques compacts.De véritables tours de Pise.Un autre, véritable ode gouailleur à la consommation, a été transporté et recréé morceau par morceau à la galerie York Quay.Y trônent le lit de l’occupante, ses concoctions décoratives acides et ringardes; même le mur de métal ondulé qui fait face à sa fenêtre.Et prenez garde, Nord-Américains, le plafond a le registre plutôt bas.«La locataire est styliste, lance Bos à la blague.On dit que la moitié des femmes à Tokyo se disent stylistes.C’est un terme à la mode.En fait, ça peut vouloir dire secrétaire ou à peu près n’importe quoi.Et un homme sur deux vous dira qu’il est DJ!» Des rideaux électroniques Chaque créateur habite l’espace à sa guise.Ainsi, Toyo Ito, architecte de renom dans sa patrie, joue de la transparence.Verre et polymères donnent une apparence cristalline à l’ensemble.Sept projecteurs de diapositives égrènent des scènes de la vie tokyoïte.Les images se décomposent en fragments kaléidoscopiques.Nostalgiques de l’ère spatiale, sachez que le yojohan comporte des fenêtres à cristaux liquides.«Elles fonctionnent comme la vieille montre à cristaux liquides, explique Robin Smith, coordonnateur des arts visuels à Today’s Japan.Sur commande, elles peuvent se noircir ou demeurer transparentes.C’est une invention américaine qui consomme peu d’énergie.De plus en plus d’immeubles neufs en installent» Un autre architecte de l’archipel, Riken Yamamoto, s’est adjoint les services d’une compatriote sociologue pour donner vie à ses tatamis.Chizu-ho Ueno est, selon Dianne Bos, la Germaine Greer nipponne, la spécialiste là-bas des questions féministes et familiales.Le duo s’est intéressé à l’influence de l’espace habitable sur la vie domestique.«Il est important que l’exposition s’intéresse à autre chose qu’au design et à la technologie», insiste Bos.Au moment d’écrire ces lignes, l’appartement n’était pas encore complété.Mais les organisateurs nous promettent un séjour labyrinthique.Il est prévu que trois projecteurs vidéo, suspendus au plafond, arrosent d’images une multitude d’écrans en contrebas, témoignages de la vie citadine nipponne.Pas un centimètre cube du circuit ne sera épargné.Un seul Canadien, John Shnier, figure parmi ce sextuor de décorateurs.Les Japonais ont tenu à ce qu’un point de vue d’ici complète le tableau.Et c’est probablement l’installation «la plus zen, la plus traditionnelle de toutes», estime Bos.Alors que les Orientaux font allègrement dans la technologie, tout de verre vêtue, dépouillée, l’habitat du Torontois compte comme seule présence en son sein un érable entier.Une espèce de «bonzaï» canadien qui aurait été nourri aux hormones.et dont les branches égratignent les murs, cherchent à s’imposer.Les cinq studios installés au Centre Har-bourfront se succèdent en zigzag, tantôt baignés d’une ambiance plus lumineuse, tantôt plongés dans la pénombre.Une traversée déco-techno-socio-architecturale effectuée à bon compte, au pays du presque trop petit pour l’homme.\ IDS Institut de Design Montréal ¦ 1037, rue Rachel 3e étage Montréal (Québec) Canada H2J 2J5 Téléphone: (514) 596-2436 ; Télécopieur : (514) 596-0881 Dernier rappel pour Les Prix de l'Institut de Design Montréal 1995.L'Institut aimerait rappeler aux designers et aux entreprises intéressés à participer à la première édition du concours "Les prix de l'Institut de Design Montréal 1995" qu’ils ont jusqu au mardi 3 octobre 1995 pour faire parvenir leur candidature.De nouveaux partenaires importants sont venus se joindre à l'IDM et à L'actualité apportant une visibilité accrue au concours et aux participants.Les finalistes de chaque catégorie seront présentés dans le magazine L'actualité en décembre et la remise des prix sera diffusée sur le réseau TVA en janvier prochain et présentée dans une édition spéciale de L actualité.L'Institut a également l'intention de présenter une exposition qui permettra au public de voir de près les réalisations primées.Cette exposition pourra éventuellement être transformée en exposition itinérante internationale pour mieux faire connaître le design québécois.Les designers et entreprises qui répondent aux critères d'admissibilité du concours telles qu'énoncés lors de l'appel de candidature du 18 mai dernier peuvent participer au concours en se procurant un formulaire de mise en candidature et les règlements aux bureaux de l'Institut, du lundi au vendredi entre 9h et 16h.Les formulaires de mise en candidature devront être retournés dûment remplis à l'Institut au plus tard mardi le 3 octobre 1995, à 16 heures.
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