Le devoir, 7 octobre 1995, Cahier B
I I I !» !» I» I M A N (' II I (t (’ T 0 I! II I A M K I» I LE DEVOIR Télévision Page B2 Cinéma Page B3 Musique classique Page B6 Danse Page B6 Disques classiques Page B7 Jazz et blues Page B8 Vitrine du disque Page B8 Grille télé du week-end Page B9 Agenda culturel Page BIO rend à lecran lout le caraclère invlliiqiiede T H É À T univers de grâce Martine Beaulne monte la première reprise (/'Albertine en cinq temps de Michel Tremblay à TEspace Go GILBERT DAVID reclîerche Martine Beaulne vit un état de grâce.C’est à elle, en effet, qu’a été confiée la mise en scène de la première reprise iïAlbertine en cinq temps dans un théâtre montréalais depuis sa création en 1984.L’Espace Go avait, semble-t-il, prévu d’ouvrir son nouveau lieu, la saison dernière, avec cette pièce remarquable de l’auteur des Belles-Sœurs, mais il a fallu se résoudre à changer d’idée pour pouvoir réunir la distribution rêvée.Martine Beaulne ne cache pas qu’elle doit ce rendez-vous avec le répertoire québécois, son tout premier, à Tremblay lui-même qui avait suggéré son nom à Ginette Noiseux, la directrice artistique de Go.Chose dite, chose faite.Aussi, la nouvelle production réunit-elle maintenant l’une des plus impressionnantes distributions de la saison avec, dans les rôles d’Altjerti-, ne, Sylvie Drapeau (à 30 ans), Elise Guilbault (à 40 ans), Sophie Clément (à 50 ans), Andrée Lachapelle (à 60 ans) et Monique Mercure (à 70 ans), ainsi que Guylaine Tremblay dans le .rôle de Madeleine, la sœur du per-' sonnage éponyme.Peut-on souhaiter meilleures interprètes pour incarner le drame polyphonique imaginé .par un Tremblay au sommet de son .art de dramaturge?Cinq voix plus une ! Albertine en cinq temps ne se résume pas; c’est, pourrait-on dire, sa première qualité.Centrée sur Alber-t tine, la mère de Thérèse et Marcel, I la partition textuelle choisit de suivre la conscience démultipliée et tendue , comme un arc de cette femme per-j pétuellement en quête du sens à , donner à sa vie.Le coup de génie de ! l’auteur a été de tresser les voix des différents âges d’Albertine, qui de-' yiennent ainsi la vivante machine à , introspection d’une existence ti-.raillée entre la rage et la culpabilité, ¦ la protestation d’innocence et le be-, jjoin de comprendre, la résignation , et la révolte.En compagnie de la •bonne Madeleine, accrochée à son «p’tit bonheur ben insignifiant, ben | plate», Albertine fait le bilan de sa rie ,et, ce faisant, elle transcende son .existence propre, se hisse au niveau (Universel de l’être traqué face au .ride., ' «Albertine est à l’image de la so-.ciété québécoise», avance Martine .Beaulne.«Moi qui ai monté Mishima, je ne peux m’empêcher d’établir un rapport entre ces deux univers, japonais -et québécois, qui font appel aux personnages féminins pour désigner l’ordre patriarcal qui les domine.Albertine possédait un potentiel de rie fantastique, mais elle a vécu une grande partie de sa vie dans un contexte étouffant, celui de la Grande Noirceur.Elle se débat avec les spectres de sa vie, autre recoupement avec l’imaginaire japonais, et .Madeleine elle-même est un fantôme parce qu’on apprend au cours de la t B m n*9ue Jean-Paul Rappeneau.À son f/M ff sixième film seulement, le voici trônant M M au panthéon des géants du cinéma fran-# ym / çais.Et tous de dérouler le tapis rouge devant celui qui releva le défi de Cyrano et gagna le grand public à coups de tirade du nez.A lui désormais le monde, les budgets faramineux, les adaptations d’œuvres jugées inadaptables, tel ce Hussard sur le toit de Jean Giono.Pour lui, Gérard Depardieu, Jean Yan-ne, Pierre Arditi ont accepté de jouer des rôles secondaires, presque des apparitions.Juliette Binoche a tendu à la caméra son âme habitée et son teint de magnolia.Sous sa baguette, le bel Angelo revêtira pour la postérité les traits parfaits d’Olivier Martinez.Place au Hussard sur le toit, «épi d’or sur son cheval noir» qui, après la conquête de Paris, galope depuis hier sur nos écrans et rêve d’envahir l’Amérique.En sourdine, le défis ^ jjussard sur le toit ne furent pas d’ordre structural ni financier.«Ce film de projet est devenu pour la presse un film de budget», soupire-t-il, vaguement irrité.explique Simples casse-têtes au fond que ces 15 000 mètres car- la scène rés de tuile ayant servi à la reconstitution des toits de à Juliette Manosque, ces antennes de télévision retirées, les cent techniciens, les 1000 costumes du XIX" siècle et les Martinez 70 000 kilomètres de repérage ayant ponctué cet immen- du toum; se tournage.«La vraie folie de - l’entreprise fut de mettre en scène un voyage initiatique in- térieur, celui d’un jeune hom- me frais sorti des jupes de sa HKyJHl jl mère, plein de désirs incer- fr , tains, qui, a travers le regard BHlL' , de l'amour, devient un homme.» Il m’affirme ne tourner que k > ?VOIR PAGE B 2 : HUSSARD VOIR PAGE B 2 : ALBERTINE Albertine, en cinq temps Michel Tremblay Théâtre Espace Go: 4890, boul.St-Laurent Montréal (514) 845.4890 (514) 790.1245 3 octobre 19 9 5 Monique Elise Sophie AVEC MERCURE G U I L B AU LT CLEMENT Guylaine MISE EN SCENE.’ Martine BEAULNE Andrée Sylvie LE DEVOIR TREMBLAY LACHAPELLE DRAPEAU Ht 5422 TÉLÉVISION B o l K I) K V 0 I H .L K S S A M K I) I 7 K T l) I M A X C II K H 0 C T 0 II U K I II II 5 il II l L Une forme à renouveler HUSSARD \ A la recherche d'émotions perdues PAULE DES K1V1ÉKES I.E DEVOIR Radio-Canada présente, demain, .^son premier et dernier télé-théâtre de la saison, restriction budgétaire oblige.Son choix s'est porté sur une pièce légère, facile, de Neil Simon, Femmes en mémoire (Jake’s Women).Elle raconte l’histoire d’un écrivain, Jacques, qui se réfugie, en mémoire, sous les jupons des différentes femmes qu’il a connues, dès qu’un problème se pose op que l’inspiration lui fait défaut.A force de jouer ainsi avec le passé, le présent finira par lui glisser des doigts.La pièce, expliquait récemment le nouveau directeur de la section dramatique de la SRC, Jean Salvy, se prête «à une révolution de la télé».En clair, Femmes en mémoire se prête à l’utilisation des nouvelles technologies qui permettent de produire à moindre coût et, croit la SRC, d’aller chercher des jeunes téléspectateurs «qui sont de plus en plus branchés sur l’ordinateur».Dans la dramatique donc, Jacques fait apparaître les femmes de sa vie sur son ordinateur.Il y a Margot (Geneviève Rioux), sa femme depuis huit ans, Catherine (Francine.Ruel), sa soeur qui joue à la mère, Edith (Sophie Clément), sa thérapeute, Julie (Julie Vincent), sa première femme, morte dans un accident de voiture, et Isabelle (Geneviève Rochette), sa fille.Jacques fait apparaître Julie lorsqu’il a un problème avec Margot ou Catherine lorsqu’il a un problème avec Isabelle.Rien ne se règle jamais et les angoisses s’empilent Ce pourrait être drôle mais la magie n’opère pas.On n’arrive pas à croire à l’histoire de cet écrivain qui devient presque caricatural dans un texte qui n’étonne pas.Les comédiens, dont le talent n’est nullement en cause, semblent souvent à l’étroit sauf à quelques rares moments comme la scène de folie des dernières minutes, où Chouinard peut prendre tout l’espace dont il a besoin.Geneviève Rioux est particulièrement bonne dans la scène où elle fait la connaissance de la fille de Jacques.Excitée, immature, idiote comme il faut.Mais sauf de rares envolées, on n’embarque pas vraiment.M.Salvy, était à Parme récemment à l’occasion d’une rencontre de télé-diffùseurs.Toutes les télévisions de petits pays (Suède, Hollande, Norvège, Italie) dit-il.explorent présentement les nouvelles technologies pour adapter des pièces conçues initialement pour le théâtre.Pas moins de trois télés présentaient ou étaient sur le point de présenter Six personnages en quête d’auteur, de Pirandello dont les multiples personnages se prêtent à une mise en scène technologique.Radlocanada aurait peut-être mieux fait de choisir, elle aussi, Pirandello.La crise d’octobre loi radio FM de Radio-Canada diffusera du lundi 9 au vendredi 13, à 1 lh, une série de cinq émissions, La Crise d’octobre vécue de l’intérieur.Nous entendrons notamment Paul Rose et Bernard Lortie, de la cellule Chénier, Jacques Lanctôt, de la cellule Libération, l’avocat Robert Lemieux, et Claire Rose, sœur de Paul, qui avait 11 ans en 1970.La série permettra de mieux mettre en perspective cette page de notre histoire.Le beau monde des avocats Le jour du verdict sur O.J.Simpson, la chaîne ABC présentait le troisième épisode de Murder One, sur les hauts et les bas d’une enquête sur le meurtre d’une jeune prostituée.Un avocat d’un grand bureau y tient le rôle principal.Mardi, nous avons vu deux jeunes avocats du dit bureau qui venaient de remporter une victoire en faisant libérer un joueur compulsif ayant la mauvaise habitude de voler les vieilles dames pour assouvir son rice.En sortant du palais de justice un vieil homme dont la femme est morte d’angoisse après avoir été volée crache au visage des avocats, en leur rappelant que leur client est une crapule.Plus tard, les jeunes avocats discutent du cas en s’interrogeant sur leurs responsabilités.L’avocat vedette de l’émission, qui les entend, les enjoint de ne pas perdre leur temps à discuter d’enjeux moraux.Qu’il est loin le temps où Perry Mason défendait envers et contre tous des accusés accablés mais innocents, au nom d’un idéal de justice.L’image que la télé nous présente aujourd’hui du milieu des avocats en est une où l’innocence des clients ne compte pas.Que la victoire, par tous les moyens.La série est intéressante justement parce qu’elle permet de voir, même à travers une fiction, les nouveaux héros de la société.-> ».« VOYAGE DU COUronneMEnt DE MICHEL MARC BOUCHARD MISE EN SCÈNE DE RENÉ RICHARD CYR Un spectacle magnifique, touchant, drôle et marquant! SRC René Homier Roy Une présentation ?9^ BANQUE *|ll LAURENTIENNE avec RÉMY GIRARD • MARC BÉLAND • HUGOL1N CHEVRETTE • MONIQUE LEYRAC • GÉRARD POIRIER • ROBERT LALONDE • BENOIT GOUIN • ROXANNE BOULIANNE • LORRAINE CÔTÉ Un spectacle royal! Michel Marc Bouchard, un de nos meilleurs auteurs contemporains.Un cadeau.Une belle création à voir absolument! TÉLÉ-MÉTROPOLE Bon Dimanche Une grande fresque.Un spectacle nécessaire au Québec comme jamais.LA PRESSE C'est un «must»! À ne pas manquer: une grande pièce.CBP Bonjour Une pièce remarquable! CBF Montréal Express • Marie-France Duquette • Manon • Caroline Stephenson • Henri Pardo • Martin-David Peters • ikor Claude Goyette • costumes François St-Aubin • éclairages Denis Guérette • bande sonore Robert Caux • accessoires Philippe Pointard • assistance à la mise en scène Geneviève Lagacé • régie Lou Arteau DU I O AU 21 OCTOBRE • RÉSERVATIONS: 987-69 1 9 THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE Salle Pierre-Mercure Centre Pierre-Péladeau 300, boul.de Maisonneuve Est, métro Berri Du mardi au vendredi 20h, samedi 16h et 21 h • Info-groupes: 866-8180 • Admission 790-1245 • Tarif réduit 30 minutes avant le spectacle: 20$ comptant.• En coproduction avec le Théâtre du Trident SCfGL 105,7 fm I î octobre soirée H3ïïim«T"" IMBDIACOMI SUITE DE LA PAGE B 2 si sa vie en dépend, quand les moteurs sont rouges, quand l’avion s’envole sous la pression, quand son existence se confond avec le tournage, quand la tête lui tourne.«Un film est pour moi un acte de folie incompréhensible.» Et paradoxalement, parce que le succès naît souvent de l’effort solitaire, d’une sorte d’ascèse qui se joue loin des trompettes de la gloire, Jean-Paul Rappeneau se révèle l’être le plus simpie du monde.Il se décrit comme un cinéaste qui carbure au frisson, dirige une équipe presque au radar.Mais son souci du détaiî, ce qu’il appelle sa maniaquerie, est légendaire.Ses paysans captés dans les champs comme dans L'Angelus de Millet furent choisis un par un, leurs chapeaux soigneusement usés par la sueur, les instruments agricoles authentiques.«Je voulais que le XIXe siècle vous saute à la figure.» Rappeneau, au départ grand lecteur et amoureux de l’œuvre de Giono, avait mis ce livre fétiche de sa jeunesse au rayon supérieur de sa bibliothèque.«Des années plus tard, je suis allé à la recherche des émotions perdues», explique-t-il.Intrépide entreprise.• Pari tenu À croire qu’un mauvais sort avait plané sur l’adaptation cinématographique du roman de Jean Giono.L’écrivain provençal rêvait de voir porter son Hussard sur le toit à l’écran, projet jugé infaisable parce que trop cher, parce que réclamant une armada de figurants en costumes du XIXe siècle, parce qu’aucun acteur n’était jugé digne ou capable de jouer le bel Angelo, le hussard invincible qui nargue le choléra.Parce que créer un film à grand spectacle sur la mort n’est pas nécessairement vendeur.Et allez mettre en scène aujourd’hui une histoire d’amour sans attouchements.En 40 ans, des dizaines de cinéastes s’y sont cogné le nez, de Luis Bunuel à René Clément, en passant par Frédéric Rossif et Giono lui-même.«Quand va donc se tourner ce Hussard?», demandait toujours du fond de sa Provence la quasi centenaire Mme Giono.Sa fille Sophie suggéra simplement à Rappeneau: «Changez tout Mon père aurait adoré ça.» Ça l’a libéré.Aujourd’hui, la veuve et Sophie sont conquises par le film, amoureuses d’Angelo.Pari tenu.Il a tout tourné en décors naturels, en cet été 1994, un des plus beaux du siècle en Provence.Une chaleur à crever, des scènes qu’il fallait capter à cinq heures du matin, d’autres à 8h30 pour les besoins de l’éclairage.Rappeneau voulait faire un grand opéra de la nature, avec les herbes, les feuilles, les arbres, le vent, la poussière sur les routes.Il parle du Hussard comme du mariage de la beauté e( de la mort.«La mort en un jardin d’Eden», précise-t-il.«Je ne connais pas d’écrivain de langue française qui ait mieux glorifié la nature que Giono dans ses livres, avec cette sensualité magni- fique, mais terrible, exaltée.Terre de tragédie, la Provence de Giono est pour moi mythique, confesse Rappeneau.Mythique aussi le choléra, aux symptômes réinventés par Giono, recréés à l’écran presque aux couleurs de la peste, mal foudroyant qui frappe tel une balle à l’heure des occupations quotidiennes, mort venue faucher avec sa faux.» Rappeneau a pris des mimes, des danseuses, des acteurs qui travaillaient l’expression corporelle pour camper ces cadavres bleutés, contorsionnés, effrayants, mais magnifiques.Un dresseur de corbeaux, ayant une réserve de 2500 oiseaux, vint ajouter la note hitchcockienne au tableau, les corbeaux mariés aux cadavres.Peur d’échouer Le cinéaste a eu peur d’échouer en des zones indicibles, de réaliser un film de cape et d’épée plqtôt qu’une œuvre de porcelaine.A la suite de Giono, Rappeneau marchait sur une ligne narrative très floue, portait à bout de bras un héros invincible quoique plein de nœuds à l’intérieur de lui-même.Il a dû resserrer l’intrigue, rapprocher les amoureux plus vite que dans le livre.Dès le départ, Rappeneau savait que Binoche serait Pauline de Théus, l’intrépide marquise.«Juliette est comme moi, dit-il.Incapable de mimer l’émotion, elle doit la ressentir.» Il a goûté chez son interprète ce supplément d’âme qui lui tirait des larmes aux visionnements des épreuves de tournage.Binoche et Martinez, qui forment un couple dans la vie depuis un an et demi, sont tombés amoureux sur le plateau du Hussard.«Ce qui vint nourrir l’émotion du film», s’émerveille le cinéaste.La quête d’Angelo fut ardue.Une cinquantaine d’aspirants hussards furent approchés (d’aucuns disent 300, mais Rappeneau le réfute).Olivier Martinez avait pour atouts d’être peu connu, d’autant crédible en «survenant» craché par l’Italie, et il avait aussi ce mélange de naïveté, de susceptibilité et de bravoure, cette part d’enfance et d’idéalisme qui caractérise le personnage.Rappeneau donna à Martinez des livres à lire, Giono bien sûr, mais aussi Dumas, Stendhal, Vigny, Hugo, l’aidant à plonger dans un bain romantique qui nourrissait son personnage.«Il s’est établi un rapport filial entre moi et lui.J’ai des fils de vingt ans, voyez-vous.» Le bel Olivier Martinez a vu sa rie transformée par ce tournage.Le voici sacré vedette de premier plan, il sort avec Juliette Binoche, est devenu pour les besoins de la cause cavalier émérite et fin sabreur, il s’est immergé dans la littérature romantique.Mais l’acteur refuse de se déclarer changé pour autant.«Angelo, ce n’est pas moi.Et je n’ai hélas rien d’un héros», proteste-t-il.Mais il a fait un merveilleux voyage à travers le temps et la Provence, s’est fait adopter par la famille Giono, a compris les règles de la chevalerie et répète à la suite d’Angelo: «C’est la peur qui tue.Si j’avais eu peur, j’aurais refusé le rôle.» I IIIICÂï’Klv UIU! -piïsi¦nte Y MAÎTRES J ANCIENS m Comédie de Thomas Bhknhard .ùditpliUion et mise en scène de Denis Morleiui i \de premier degré empêchent Dead r Presidents de lever.Au Centre Eaton.• Odile Tremblay .» fi >V THE RUN OF THE COUNTRY !t i l ?1/2 De Peter Yates.Dans un sinistre petit village irlandais, Danny, qui vient ; ;de perdre sa mère, se retrouve seul /?avec son père, un homme fruste et Dbrutal.Lejeune homme tombe ; 'amoureux de l’adorable Annagh * "mais l’histoire finira mal.Bref, un pe- f:t mélodrame sympathique et onvenu, dont le réalisateur n’a pas (su renouveler le genre.Au Cinéplex j: Centre-Ville.Francine Laurendeau , UNSTRUNG HEROES ?\£De Diane Keaton.Premier film de : fiction de l’ex-actrice fétiche de Woo-;dy Allen, scénarisé par Richard La-gravenese, l’auteur du magique bridges of Madison County, cette chronique familiale ne manque pas de charme et certaines scènes sont i savamment orchestrées pour émouvoir.Keaton dirige bien ses comé-, diens mais elle ne possède pas encore l’assurance nécessaire pour imprégner le film de sa touche véritablement personnelle, j ; Bernard Boulad LE CONFESSIONNAL ?Premier film de l’homme de théâtre Robert Lepage, voici une œuvre (complexe à paliers multiples.Elle joue sur deux époques toujours en-; «trecroisées.Québec en 1952 à l'heu-; *re où Hitchcock tournait I Confess et ; -la même ville en 1989 où deux ! hommes partent en quête de leurs ) racines.Recherche du père, des se-' crets religieux que le passé recèle, le :• film est un hommage à Québec.T Prouesse technique dans l’art dont ! coulissent les deux époques, la factu-* re demeure un peu froide et cérébra-j'-ie.Mais Lepage cinéaste affûte ses Larmes.Berri.Carrefour Laval.» Odile Tremblay Dartsla de, Ion {faiori/ JULIETTE BINOCHE OLIVIER MARTINEZ ALLIANCE 375-3277 Le regard d’Ulysse PARISIEN .8663855 480SleCalherineO ?V.ORIGINALE AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS IV.ORIGINALE AVEC I SOUS-TITRES ANGLAIS ".UNE HEUREUSE SURPRISE ET UN EXCELLENT DIVERTISSEMENT; - La Journal de Montréal a.MARC MESSIER EST D’UN DRÔLE!!! IL N'Y A PAS UNE SCÈNE OÙ IL NE NOUS FAIT PAS RIRE À MOINS QUE CE SOIT POUR NOUS FAIRE PLEURER.À VOIR." -TQS Le grand Journal ".COMME DE FUNÈS, STEVE MARTIN OU MEUNIER, pp MESSIER A UNE REELLE PRÉSENCE A L'ECRAN." Im -Voir ".LE SPHINX EST ÉMAILLÉ DE DIALOGUES SAVOUREUX ET DE REBONDISSEMENTS INATTENDUS.SERGE THÉRIAULT EST FANTASTIQUE." - Le Lundi ".LE SPHINX EST UNE RÉUSSITE.UN FILM QUI NOUS ATTEINT." • CIBL "MARC MESSIER REMARQUABLE, CÉLINE BONNIER EXQUISE.À VOIR!." - Franco Nuovo, Bon Dimanche "DIALOGUES EXTRAORDINAIRES.MARC MESSIER FORMIDABLE!" - Suzanne Lévesque, Bon Dimanche CLAUDIO IUCA MiSllin MARC MESSIER CÉLINE BONNIER serge THÉRIAULT Un film de LOUIS SAIA LE SPHINX PLUS oux PARISIEN - ANGRIGNON - VERSAILLES et CENTRE LAVAL précédé du coud métroge: TELE ACTI/UN l£KP» 'PAUSE CAFÉ’ de Bernard Bergeron.CENTRE LAVAL «M-7776 1600leCorbasier *0 6 tænzauULJ 1 BH f IITgiHiITLIUFMfi'M 1 -.j,,.ÜUI r; rnutiiiiiiJ | i il —il i VERSAILLES 353-7880 Place Versailles it O & TERREBONNE™ 1071 Chemin du Coteau ?6.PLAZAREPENTIGNY 657-6452 inMMaa|a*kn*t| * O.DRUMMONDVIUE «MW Capitol ?Pas joyeuse la vie 1HE RUN OF THE COUNTRY De Peter Yates, avec Albert Finney, Matt Keeslar, Victoria Smurfit, Anthony Bn>phy.Scénario: Shane Connaughton, d’après son roman.Images: Mike Southon.Montage: Paul Hodgson.Musique: Cynthia Millar.Irlande-Grande-Bretagne, 1995.Ih49.Au Cinéplex Centre-Ville.FRANCINE LAURENDEAU Dans un sinistre petit patelin situé tout près de la frontière qui sépare l’Irlande en deux, un jeune homme, Danny, vient de perdre sa mère, une femme chaleureuse et attentive dont il se sentait très proche.Danny est sensible, affectueux, romantique.Tout le contraire de son [ère, policier de son métier, un homme fruste et coléreux, qui considère son garçon comme un bon à rien.Comme, en plus, c’est l’été — l’école est donc finie —, il s’attend à ce que Danny, qui est son fils unique, s’occupe du ménage et de la cuisine, bref à ce qu’il remplace sa mère au foyer.Iœ jeune homme se révolte et va alors se réfugier chez son copain Prunty dont la maison est sale mais la famille accueillante.Et au cours des semaines qui viennent, ce sera l’initiation à la vie.Pas joyeuse tous les jours, la vie.Premières bagarres, premières beuveries.Ce n’est pas son style, il ne participe pas à ces manifestations «viriles».Premières amours aussi.Danny s’éprend de la douce Annagh, comme lui romanesque et sensible à la poésie.Mais rappelez-vous, je vous ai parlé au début d’un patelin sinistre, un de ces patelins où l’étroitesse d’esprit finit toujours par ga- gner.Tout le village complotera pour éloigner Annagh et punir cruellement son malheureux amant.Qui comprendra bientôt que s’il veut survivre et devenir lui-même, il doit partir vers la ville.Tous les éléments du plus touchant des mélodrames sont là.La maman douce qui vient de mourir, laissant son fils seul devant un père rigide et brutal.Di dureté du milieu paysan.La proximité et la menace d’une guerre larvée.lx*s préjugés re-ligieux.I.a fille pure qui tombe enceinte et qui est maudite par ses parents.Ht on en finit par se demander comment le pauvre Danny, si démuni, va bien pouvoir se débrouiller seul à Dublin.Peter Yates est le réalisateur de nombreux films psychologiquement efficaces et menés rondement, comme The Dresser, Suspect, The House on Carrol Street et bien d’autres.Son scénario est vraisemblable, tout comme ses personnages.Sa distribution est irréprochable et ses jeunes héros sont sympathiques.La musique fait de son mieux pour créer l’émotion.Mais malgré ma bonne volonté, je n’ai pas pu m’intéresser vraiment à cette histoire.Pourquoi?Peut-être parce que pour renouveler un genre aussi traditionnel et des situations aussi classiques, il aurait fallu ici ou là un dé-veloppement dérangeant, une audace narrative, une invention de la mise en scène, bref, il aurait fallu que l’imagination soit plus souvent au pouvoir dans ce film où on perçoit dans chaque séquence l’application et le métier d’un tâcheron.Mais pas l’inspiration d’un créateur.PHOTO JONATHAN HESSION Matt Keeslar et Victoria Smurfit dans The Run of the Country.SOURCK ALLIANCE Olivier Martinez et Juliette Binoche dans Le Hussard sur le toit.Deux heures de pur bonheur LE HUSSARD SUR LE TOU Réal.: Jean-Paul Rappeneau.Scénario: Jean-Paul Rappeneau, Nina Compa-neez et Jean-Claude Carrière, d’après le roman de Jean Giono.Images: Thierry Arbogast.Musique: Jean-Claude Petit.Avec Olivier Martinez, Juliette Binoche, François Cluzet, Gérard Depardieu, Jean Yanne, Pierre Arditi.135 minutes.Complexe Desjardins.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Il n’y avait que ce petit bruit de vertèbre, très craquant malgré le bruit de pas assourdi par la poussière et un silence si total que la présence des grands arbres muets devenait presque irréelle.» Comment rendre en images la magie si poétique de la prose de Jean Giono?Anti-cinématographique, Le Hussard sur le toit?Plusieurs l’ont cru.Combien d’admirateurs de Giono désespéraient de le voir porté à l’écran, après des dizaines de tentatives avortées?Ça prenait un Jean-Paul Rappeneau, celui qui sut relever le défi de Cyrano pour vaincre Le Hussard et recréer ses sortilèges dans la splendeur de la Provence ensoleillée.On savait déjà que cette superproduction française fracassait tous les records: film le plus cher du cinéma français (50 millions de dollars), ici celui pour lequel un de nos distributeurs (Alliance Vivafilm) a déboursé le plus haut montant jamais versé pour une production française (près de 300 000 $).Saut sans filet qui devra se rentabiliser ou gare! Mais le spectateur découvre au-delà des défis financiers, un film qui envoûte, émeut et parfois éblouit.Deux heures et quart qu’on ne verra jamais filer, arrimés au destin de ce hussard, tel un demi-dieu de l’antiquité faisant corps avec son cheval pour narguer la mort, s’incliner devant l’amour et devenir homme, le temps d’un livre, le temps d’un film.Rappeneau n’est pas cinéaste à rater son coup.Son Hussard est un bouquet de réussites: beauté des dé- cors cette Provence poétisée par Giono, à sa suite presque mythifiée, réinventée, glorifiée à travers des images superbes, parfois évoquant des tableaux de maîtres.Très forte distribution aussi: non seulement pour les deux figures centrales — le bel Angelo campé avec fougue et candeur par Olivier Martinez et Pauline de Théus par une Juliette Binoche mûrie et habitée — mais aussi par de remarquables et prestigieux rôles secondaires.On lève son chapeau à Jean Yanne sublime dans la peau du colporteur, à François Cluzet en médecin héroïque, à Depardieu en commissaire fou.Rappelons que Le Hussard sur le toit, plutôt qu’un récit pourvu d’une ligne narrative traditionnelle, constitue le voyage initiatique d’un jeune hussard d’origine italienne qui en 1832 traverse la Provence dévorée par le choléra, rencontrant des lâches et des héros, des paysans en mal de boucs émissaires, des mourants et des cadavres à la pelle, dans une atmosphère de guerre civile générée par ce mal balayant les vivants pour les livrer aux corbeaux voraces.Son courage le rend invulnérable au choléra, mais son manque d’expérience amoureuse est le tendon d’Achille du héros lequel grandira au contact de Pauline, sa compagne de route et du sentiment (ardent mais chaste) qu’elle lui inspire.Rappeneau dut prendre des libertés avec le roman de Giono, faire intervenir plus tôt la rencontre Pauline-Angelo, mettre l’accent sur l’intrigue amoureuse, modifier la fin pour y glisser une note d’espoir; cédant à une simplification qui s’imposait sans doute au cinéma.Mais le défi principal de l’adaptation consistait à montrer l’évolution intérieure du hussard sans l’appui de dialogues explicites, à travers les postures, les regards de l’acteur qui gagne en profondeur, en douleur au fil du film et nous convainc totalement de sa réalité.Comme lui et Binoche nous convainquent sans le soutien de la gestuelle amoureuse des baisers et des caresses, d’une passion mutuelle.Le non-dit triomphe ici.Au-delà de la figure centrale d’Angelo, il y a la mort.Mort collective, aux mille visages bleuis, aux membres tordus, aux yeux révulsés dont il fallait créer l’imagerie et qui est rendue avec une grande force d’expression et une cruelle beauté, par des mimes, des danseurs ou de simples mannequins de paille contorsionnés.La présence animale est capitale aussi, ces corbeaux gavés de lambeaux de cadavres qui disent la mort autant que les corps humains jonchant le parcours du choléra.Capitale aussi la Provence gorgée de soleil, aux paysages magnifiques, aux montagnes mythiques, avec ces paysans dans les champs qui semblent tirés d’un tableau de Millet.La qualité de la reconstitution d’époque, à travers chaque détail des costumes, chaque tuile des toits accentue le réalisme de l’ensemble.Certains auront tendance à comparer ce Hussard à Cyrano, le dernier Rappeneau si brillamment adapté de la pièce de Rostand.Mais le personnage de Cyrano, hâbleur, coloré, double, était plus porteur d’un point de vue dramatique.Alors que Le Hussard, dans sa fluidité même, constituait un défi plus grand, une entreprise cinématographique casse-gueule.Le cinéaste a relevé le gant avec brio, panache et ce je ne sais quoi de plus qui relève de l’intangible, de la sensibilité et de la profondeur.HUSSARD SUR TOIT L'EPOPEE PROVENÇALE DE JEAN-PAUL RAPPENEAU ra d'après l'œuvre de JEAN GIONO .WS i É*terj 1UA! i «Ml TÏÏU lIMJL rTffH MAISON DU CINEMA 566-8782 pnlrTu*****™ U < T II II It K I il II j Il I M A I II K Il K V I) I II A M K Il I Visages de l’héroïsme au quotidien Caméras d’Amérique latine s’installe au Cinéma ONF de la rue Saint-Denis dès dimanche CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR Un acteur accompli, Ulises Dumont, vedette du plus récent film d’Eduardo Calcagno, El Censor, pense qu’il y a un censeur dans chaque Argentin! Cette formule-choc a frappé les festivaliers de Biarritz qui vivaient récemment à l’heure du ciné et des cultures d’Amérique latine, mais il ne viendra à personne l’idée de coller l’étiquette de censeurs aux mères de la Plaza de Mayo qui ont tant fait pour que soient jugés les responsables militaires de tant de disparitions et d’assassinats! Hebe de Bonafini, l’une de ces mères, est une porte-parole articulée du courant qui tend à combattre la langue de bois de la classe politique qui, elle, s’accommode plutôt de demi-mensonges, de ruses ou de timides enquêtes dès qu’elle sent en péril son pouvoir.Il faut voir Que sabe nadie, l’un des 51 documentaires et clips retenus par SUCO pour la troisième édition de Caméras d’Amérique latine, à compter du dimanche 8 octobre au Cinéma ONF de la rue Saint-Denis, à Montréal, pour se rendre compte de l’héroïsme quotidien déployé par ceux et celles qui résistent à l’arbitraire.Autre exemple de courage: Cholo Soy («Je suis Indien»), du Péruvien Juan Galindo, un clip tout court où Luis Abanto Morales chante un texte interdit parce que jugé «raciste» dans les années 70; il s’agit plutôt du blues des laissés-pour-compte, de ceux qui souffrent de discrimination et d’injustice face aux nantis et qui revendiquent d’être traités avec dignité par les Blancs et les mestizos.Documentaires pas objectifs pour deux centavos?Calmement, on nous présente 51 témoignages et analyses visant à contrer la propagande officielle.Cinq titres projetés demain (8 octobre) mettent ainsi à mal le pouvoir mexicain et les penseurs de l’ALENA (Association de libre-échange nord-américain).Lancé en mai dernier, Le Nouvel Habit de l’empereur (ONF) — production Iolande Cadrin-Rossignol, scénario de Magnus Isaccsson — explique la mort d’une papetière de Trois-Rivières et sa résurrection (l’ex-PFCP deviendra la TRIPAP) dans un contexte où la course à l’emploi serait un «nouveau rideau de fer» entre travailleurs du Sud et du Nord.Isaccsson livre lui-même ses réflexions, il organise un voyage de travailleurs canadiens et américains dans la zone des maquiladoras, se glisse parmi des hommes d’affaires calculant les avantages d’investir au Mexique où, selon un conseiller mexicain, la théorie veut que les syndicats soient autonomes et qu’il y ait un salaire minimum (4,50 $ par jour).En pratique, les syndicats inféodés au pouvoir, par le biais de la CTM (Confédération des travailleurs du Mexique), n’hésiteront pas à se comporter en caïds dès que percera un désir d’émancipation chez les travailleurs de Ford ou de Modelo (brasserie).Autres titres dus, cette fois, au réseau de «contre-ipforma-tion» 6 de Julio, à Mexico: A contre-courant, La Guerre du Chiapas et 7b-dos somos Marcos.Les statistiques abondent sur la rareté des médecins dans les zones de pauvreté, sur le déficit de logements et sur les maladies liées à la malnutrition mais, toujours, on nous renvoie à des,foules défilant à Mexico ou dans l’Etat de Tabasco pour dénoncer les fraudes électorales et les violations des droits.Pour un régime désireux de conserver une bonne image aux yeux des investisseurs, souligne-t-on, les rapports d’Americas Watch (en anglais) pèsent plus lourd que ce que Rosario Ibarra exposa en espagnol dans son propre pays.Remarquable aussi, un documentaire sous-titré en anglais: Shattered Dreams.Inévitables pivots des exposés: l’armée zapatiste (EZLN) et son porte-parole, le sous-commandant Marcos, qui vient tout juste de refaire surface après plus de six mois de silence, proposant un dialogue mais pas avec le gouvernement, dont «on ne peut attendre que mensonges, trahison et supercherie».Pour faire court, disons que les documents retenus nous apprennent à nous méfier de l’idéologie qui a cours et qui tend à établir que les droits et le respect de la personne s’érigent maintenant en «obstacles à l’épanouissement des marchés».Cette fournée de documents sur les Amériques s’étale sur douze dimanches consécutifs (alternant entre le cinéma ONF et le minuscule vidéothéâtre) grâce à l’apport de SUCO (514- 982 6622), de l’ONF et de l’ACDI.La problématique de la terre, au Brésil, celle de la justice au Salvador ou de la voie démocratique au Nicaragua et en Colombie sont des thèmes récurrents de ces journées qui nous laissent songeurs quant à la possibilité de tenir des élections propres, respectueuses des aspirations de la majorité.jPBBBSa Guy Thauvette Sylvie Legault Reynald Bouchard Manuel Àfanguiz Françoise Graton collaboration au scénario et dialogues ÏKNISK BOUCHER musique André \ - Duchesnes "Les frères « Gagné sont les vrais gardiens de la flamme dircinéma indépendant au Québec." in.Serge Losique tyï.D G.du F F.M mar.àflti: productions cocagne & cinéma libre présentent un film de Jean Gagné et Serge.Gagné des 11MOLÏMES images surréalistes, "riches et fascinantes., un suspens d'art et d'éssai étonnant* jtÿ.'.U.» .- ' .V • ’.Francine Grimaldi Wï**' * 1 StnyiC€*eTFItUNCI JE* - TeteMm Canada - «de » cinema toépenrfa» (Oftf i Le Consol des arts de Canada Gouvernement du Quebec (programme crMl dlmpots) Gestion FJ 81 B.l.mc C I B L 1015 Courez la chance de devenir les invités du DEVOIR a une représentation du film au Cinéma Parallèle e faisant parvenir ce coupon directement au distributeur a redresse suivante: Cinéma Libre, 4067 boul.St-Laurent.bureau 403, Montréal.Québec.H2W 1Y7 No.de téléphone:________________________________________________________________________ 35 chanceux seront rejoints directement par téléphone poor faire partie de la liste dlnvités é une projection.Les invitations données seront valables pour deu» personnes Nom: CINÉMA SHOWGIRLS «il "If * SOURCE NOUVEAU FESTIVAL DU CINEMA Rüdiger Vogler dans Lisbonne Story, de Wim Wenders.?De Paul Verhoeven.Racoleuse et pu-tassière.cette nouvelle mouture du duo Eszterhas-Verhoeven (Basic Instinct), mêlant sexe et célébrité, se déroule dans le décor scintillant des hôtels-casinos de lits Vegas où une lutte acharnée entre deux danseuses à gogo tournera au vinaigre.Vulgaire, mal jouée, sans rythme, cette prétendue fable sur la rançon de la gloire s’écrase lamentablement dès le premier quart d’heure.Et ça dure 131 minutes! Bernard Boulad MOONLIGHT AND VALENTINO ?1/2 De David Anspaugh, d’après le scénario autobiographique d’Ellen Simon.lit vie d’une jeune femme après la mort accidentelle de son mari et le rôle de ses trois amies dans cette période de crise.Un film touchant et drôle, tissé de fines observations, interprété par des actrices fines et désarmantes.Place Alexis-Nihon, Iiicordaire.Francine Laurendeau TO DIE FOR PATRICK GOYETTE KRISTIN DE PARIS A TOKYO ET DE LONDRES A MONTREAL LE PUBLIC ET LA CRITIQUE SONT CONQUIS ! PAVILLON DES ARTS DE STE-ADÈLE V ANIMÂT RK.T A GAGNER Philippe Béha, Thérèse Laçasse et Solle Martineau 1364, chemin Stc-Margucrite 1 (sortie 69 Je l’autoroute des Laurent ides) r I I) K V 0 I It I.K S I*: s s De Spina; Josquin Des Frez: motet Illibata Dei Virgo Nutrix.Vie Clerk’s Group, dir.: Edward Wickham.ASV CD GAU 143 Et voici le deuxième prix.Sans blague, les fleurs pleuvent sur la série Gaudeamus en ce moment.Avec raison.Oh, que j’aime la musique de Ockeghern! Ici encore, le propos est sérieux comme il sied à la musique liturgique.Cependant, que de plaisir n’a-t-on pas, en entrant dans ces arcanes réfléchis et sobres, à suivre un discours musical qui veut tant glorifier le Seigneur qu'élever l’âme en lui offrant ce qui se fait de mieux.U*s artistes, 'nie Clerk’s Group, sous la direction d’Edward Wickham, sont irréprochables.Il manque peut-être un peu de rondeur et de puissance à mon goût, les sopranos ont une voix qui me semble un peu trop blanche dans les aigus, mais j’oublie vite tout cela tant on donne de vie à une musique trop souvent rendue de manière ennuyeuse.On est intéressé par les belles oppositions de blocs sonores ou polyphoniques, la netteté de l’articulation des lignes, la clarté dans le contrepoint et la précision dans les syncopes et les ' t*ts.Quand, en plus, c’est joliment présenté, de quoi peut-on se plaindre?Il faut cependant être plus que curieux pour apprécier ce disque.Une bonne dose d’intérêt dans ce genre de répertoire est essentielle, sinon l’indifférence guette.L’intellectualisme du compositeur est en cause — et ce n’est pas un défaut, loin de là.Il faut cependant être prêt à faire un peu plus d’efforts que pour écouter une ouverture de Verdi ou une valse de Strauss.Des efforts bien récompensés.GERSHWIN SONGBOOK George Gershwin: mélodies et extraits de comédies musicales arrangés pour piano à quatre mains par Guy Campion.Analekta AN 2 9255 Après la messe, la guinguette du dimanche.Voilà ce que nous offre le duo Campion-Vachon avec son dernier enregistrement: une toute petite heure de coquinerie et de légèreté, de moments séduisants et câlins, de détente avec classe et style.Du velours, du velours et encore du velours, Dieu que cela fait du bien.Imaginez Oh, Lady, Be Good au piano à quatre mains devant un feu de foyer en dansant collé collé, et vous aurez une idee des frissons que procure ce disque sans prétention.mais o combien réussi et sé (luisant.Essayez aussi Vie Mau I Imvh, ou encore I’ve Got Rhythm, sinon Summertime.Impossible de résister au charme de la musique ni au chic des interprètes.Les transcriptions de Guy Campion sont merveilleuses, intégrant à l’écriture pour piano lisztienne et raveliennne les sonorités si particulières des pianolas.Un pur délice, un peu rétro, mais avec goût et finesse.Le duo Campion-Vachon ne déçoit jamais tout au long de l’écoute.Mélodie et contre-chant toujours bien présents, sans forcer les sons, basse ronde, aigu jamais percutant.J’aurais aimé qu’il puisse bénéficier d’une meilleure prise de son.Le piano est assez loin et malheureusement étouffé, c’est dommage; avec une technique d’enregistrement un peu plus soignée et une présentation un peu moins bâclée (comme dans les plus mauvais jours d’Ana-lekta, il faut le déplorer), le disque ferait un malheur.Pour tout le plaisir qu’il m’a apporté, je le souhaite quand même.\Gershwin 3 ! *• Y* ¦ écoutez L ADI F F É R EN CE SRC # Radio FM A LA CHAÎNE CULTURELLE FM DE RADIO-CANADA SAMEDI 7 OCTOBRE 6 h 04 LA GRANDE FUGUE Musique, calendrier des événements et des émissions musicales du week-end.Une émission de Gilles Dupuis.to h RAYON MUSIQUE Nouveautés du disque, littérature, découvertes et nouvelles tendances du monde musical.Anim.Francine Moreau.Réal.Michèle Vaudry.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 DES MUSIQUES EN MÉMOIRE Extraits d’un récital de chant traditionnel breton donné par Dcncz Prigent à la Maison de la culture Frontenac de Montréal le 9 novembre 1994.Anim.Elizabeth Gagnon.Réal.Lorraine Chalifoux.13 h 30 L'OPÉRA DU SAMEDI Lodo'iska de Cherubini.Distr.Susan Patterson, Marie-Noclle De Callatay, Jean-Luc Vîala, Donald Linker et Philippe Fourcade, Grand Choeur et Orchestre de chambre de la Radio néerlandaise, dir.Frans Brüggen.Anim.Jean Deschamps.Réal.Maureen Frawley.17 h TRIBUNE DE L'ORGUE Vincent Braucr, à l’orgue de l’église Saint-Pascal-de-Kamouraska.Musique polonaise.Anim.Normand Séguin.Real.Jacques Boucher.18 h RADIOJOURNAL 18 11 10 LE PETIT CHEMIN Musique classique, chansons, jazz, folklore, poésie et extraits de pièces de théâtre.Une émission de Jean Deschamps.20 h HISTOIRE DE L'ÉLECTROACOUSTIQUE Historique de l’un des courants musicaux majeurs de noire siècle.Une émission de Georges Nicholson.Collai).Mario Gauthier.21 h 30 CORRESPONDANCES Actualités culturelles de France, de Suisse, de Belgique et du Canada.Anim.Danielle Laurin.Réal.André Corriveau.22 h JAZZ SUR LE VIF les femmes et te jazz.Concert de Dec Dec Bridgewater enregistré lors du Festival international de jazz de Montréal 1994.Anim.Francine-Moreau.Réal.Alain de Grosbois.Réal.-coord.Daniel Vaclion.23 h LE NAVIRE « NIGHT » Des lieux, des sons, des musiques, des mots, des gens.Explorations, créations, diffusions, mais surtout, une volonté d’etre à l’écoute, de naviguer, nuit après nuit, dans des espaces inouïs.Réal.Hélène Prévost et Mario Gauthier.0 h 04 LE CLUB DE MINUIT Un pianiste vous convie à partager scs émotions et scs états d’âme parses commentaires et les musiques qu’il joue |xnir vous.Réal.Cubaine Picard et Claire Bourque.lu programmation de mot est composée d émissions originales produites par ta Radio AM et d émissions du FM présentées en reprise.DIMANCHE 8 OCTOBRE 6 h 04 LA GRANDE FUGUE 10 h CARTE BLANCHE Musiques sublimes cl commentaires captivants.Une émission de Georges Nicholson.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 LA GRANDE SCÈNE DU DIMANCHE En direct du Studio I ï de la Maison de Radio-Canada à Montréal.Michel Vais s’entretient avec quatre artistes sur le rôle des arts dans la réforme de l’éducation.Inv.Louiscllc Dussault, du Conseil québécois du théâtre; Martine Époque, du regroupement québécois de la danse; Anne Marie Messier, du Conseil québécois de la musique; François Monière, de l’Association québécoise des éducateurs et éducatrices spécialisés en arts plastiques.Réal.Line Melodic.13 h 30 CONCERT DIMANCHE Mare-André II.mutin, p.Quatuor Arthur-LcBlanc ; Sonate en mi bém.min.de Dukas; Quintette op.57 de Chostakovitch.Anim.Carole St-Cyr.Réal.Brigitte Lavoie.Réal.-coord.Michèle Vaudry.15 h LE TEMPS PERDU.l'enfance.Promenade littéraire sur le thème de l'enfance à travers les oeuvres de Thomas Bernhard, Peter Bichsel, Régine Delambcl, Paul Fournel, Peter Handkc, Jean-Noël Pancrazi, Botlio Strauss et Christa Wolf.Une émission de Stéphane Lépine.16 h 30 L'HISTOIRE AUJOURD'HUI Un retour dans le passé pour mieux comprendre le présent.Un arricre-plan historique des grandes questions d’actualité.Anim.Mario Proulx.Réal.Pierre Lambert.17 h 30 LES VOIX DU MONDE Chant choral, cantates, messes, motets.Une émission de Claire Bourque.18 H RADIOJOURNAL 18 h 10 INVITATION AU CHÂTEAU Musiques variées.Anim.Normand Latour.Réal.André Massicotte.19 h LES JEUNES ARTISTES Bridget MacRae, vie., Michel Franck, p.: Sonate en ré min.de Debussy; Improvisation de Prévost; Sonate op.102 il” 2 de Beethoven.- Jennifer Lee, p.: Sonatine viennoise n“ 5 K.439b de Mozart; Mini-Suite n” I de W'uensch; Trois Rondos sur des airs populaires de Bartok.Anim.Mario Paquet.Réal.-coord.Michèle Palry.20 h LE LIEU COMMUN ET LE DÉJÀ VU Anthropologie de la vie moderne.Réflexions sur notre époque.Anim, Serge Bouchard et Bernard Arcand.Réal.François Isnierl.21 h RADIOS D'EUROPE Farté français (5e de 10).Beyrouth : ville arabophone où se côtoient 17 communautés.Les Libanais instruits parlent souvent, en plus de l’arabe, le français et l’anglais.Le choix de la langue correspond aussi à des classes sociales.Ainsi, le français est pratiqué dans les milieux aisés.Prod.Radio Suisse romande.Mise en ondes : Hélène Savoie.22 h JAZZ SUR LE VIF lesfemmesetlejazz.Concert d’Ernestinc Anderson enregistré lors du Festival international de jazz de Montréal 1994.23 h LE NAVIRE « NIGHT » 0 h 04 ÉMERGENCES Magazine des nouvelles spiritualités.Anim.Richard Cummings.Réal.Claude Cubaines.LUNDI 9 OCTOBRE 6 h 07 LES PORTES DU MATIN À votre réveil, une voix, un rire, une musique.et c’est parti pour la journée! Météo, calendriers culturels régionaux et radiojournaux ponctuent ce rendez-vous musical quotidien.Anim.Carole Tralian.Réal.Diane Malieux.Le succès de la semaine du 25 au 29 septembre : Sonates n“ 23 et 33 de Dominico Scarlatti interprétées au piano parVouri Egorov.Étiquette : Canal Grande CG 9216 9 Fi QUI ÊTES-VOUS?Gilles Archambault s'entretient avec André Brochu, auteur de Delà, lauréat du Grand Prix de la poésie de la Fondation Les Forges (I" de 2).Réal.-coord.André Major.9 h 30 LA MUSIQUE TOUT SIMPLEMENT Musique variée.Anim.Michel Ferland.Choix musical : Marie-Paule Beaulieu.Il h LA CRISE D'OCTOBRE VÉCUE DE L'INTÉRIEUR Ceux qui ont vécu de l’intérieur la crise d’octobre 1970 racontent ce qui s’est passé (1" de 5).la crise se prépare.Le premier F.L.Q., de 1963 à 1965.Celui de I965à 1967.Les attentais de 1968 à 1970.Les principaux acteurs : la cellule Chénier et la cellule Libération.La maison du pêcheur à Gaspé.La décision de faire renaître le F.L.Q.Les principales activités préliminaires : le vol et la fraude pour le financement, les armes et la dynamite.ILa Murray Hill.Le complot pour enlever le consul d’Israël.Un coup dur : la perquisition au chalet de Prévost.La prison du peuple à Sainte-Anne-de-La-Rochelle.Inv.Paul Rose, Claire Rose, Bernard Lortie, Jacques Lanctôt et Robert Lemieux.Musique originale composée et interprétée par Claude Lamothe.Recli.int.et anim.François Baby.Réal.Jean Gagnon.12 Fi RADIOJOURNAL 12 h 10 LA MUSIQUE TOUT SIMPLEMENT Anim.Michel Ferland.12 Fi 45 LA CORDE SENSIBLE Les choix des auditeurs cl quelquefois des émissions devant public.Anim.André Vigeant.Réal.Laurent Major.14 h LES FEUX DE LA RAMPE Les Boréades : Francis Colpron, fi., Hélène Plouffe, vl., Susie Napper, viole de gambe et vie., Marie Bouchard, dv.-.Sonate XI en ré min.de Schmelzer; Prélude en la min.de Shenk; Sonate du Rosaire
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