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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1995-10-10, Collections de BAnQ.

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0 ?FONDÉ EN 19 1 T o r o il I h I.K M A Kl) I I 0 O C T 0 K K K I i) !) ô M O N T R K A I.2 3 5 ?I.X .\ X V I PERSPECTIVES De résistance et de culture Les nouvelles sont passées inaperçues dans le tumulte référendaire, mais elles demeurent néanmoins troublantes.À une semaine d’intervalle, l’Ontario et l’Alberta ont annoncé des mesures qui compromettent sérieusement le financement des arts et de la culture dans ces provinces.La semaine dernière, le gouvernement ontarien décrétait une coupe de 10 % dans le budget de 42,6 millions de son Conseil des arts.Dans le cas de l’Alberta c’est plus insidieux, la province de Ralph «cow-boy» Klein étudie la possibilité d’abolir la Foundation for the Arts et de soumettre les 16 millions attribués aux arts au bon vouloir des commissions locales des loteries! Prenez un numéro.Ma rio Cloutier En preux chevaliers nouvellement investis d’une divine mission, réduire le déficit américain de 180 milliards de dollars américains, les leaders républicains au Congrès ont découvert dernièrement le pot aux roses et décidé de couper dans le gras, 620 millions, en mettant fin au NEA (National Endowment for the Arts) et en sabrant férocement les budgets du NEH (National Endowment for the Humanities) et de PBS, la télévision publique.Ces programmes seraient des nids de sédition et d’éléments marxistes, selon les disciples de Newt Gingrich.Chez nos voisins du sud, il est clair que l’on coupe pour des raisons idéologiques et non pas économiques.Selon le magazine Time, les arts à but non lucratif génèrent plus d’un million d’emplois et une activité économique de l’ordre de 37 milliards, tout en rapportant plus de trois milliards en impôts de toutes sortes au trésor américain.La droite reproche donc à la culture de s’adresser à l’élite, alors, qu’en fait, sa volonté de disposer unilatéralement du soutien aux arts relève elle-même d’un mépris souverain du peuple américain et de son intérêt pour la chose culturelle.Le discours est encore moins subtil de ce côté-ci de la fr ontière.La nouvelle ministre ontarienne de la Citoyenneté, de la Culture et du Loisir, Marilyn Mushins-ki, déclarait la semaine dernière au Globe and Mail que, pour le gouvernement, la meilleure façon d’aider les arts n’était pas de continuer à «signer des chèques en blanc».Quelques jours plus tard, le Conseil des arts ontarien apprenait, lors d’un appel téléphonique, qu’il devra rembourser au Trésor une somme de 4,2 millions lors de l’année en cours.TV Ontario serait également visée par ces mesures rétroactives.Pourtant, en Colombie-Britannique, le premier mi- tpo nrcmnktnpn nistre néo-démocrate Michael ia;» organisme» Harcour{ annonçait en mai dernier un nouveau programme, Cul-tureworks, qui fait passer le budget alloué aux arts de 12 à 16 millions.Il déclarait alors: «Plus de 47 000 personnes travaillent dans le secteur culturel qui crée deux fois plus d’emplois que n’importe quel autre.Pendant que certains coupent, mon but est de continuer de miser sur nos points forts et d’investir dans notre qualité de vie.» Juste à côté, en Alberta, ce concept de qualité de vie prend de tout autres proportions.Là-bas, un comité de révision des loteries vient de suggérer au gouvernement de Ralph Klein d’abolir la Foundation for the Arts et de refondre le budget de 16 millions dans celui des Fonds de loterie (plus de 500 millions) qui seront distribués aux commissions locales des loteries.Les arts tirés au sort! Il semblerait toutefois, selon la présidente de la Conférence canadienne des arts, Jan Miller, que le ministre responsable du dossier culturel, Gary Marr, serait en désaccord avec cette mesure.Mme Miller est également d’avis que le Québec représente un oasis culturel dans le désert canadien.Elle craint cependant que les lendemains du référendum soient loins d’être chantants pour les arts au Québec.«Si le OUI l’emporte, dit-elle, le Bloc québécois ne sera plus là pour défendre les dossiers individuels d’artistes, comme il le fait présentement.Si le NON gagne, rien n’assure que le Québec ne coupera pas lui aussi dans ses budgets, exemplaires à bien des égards, de soutien à la culture.» Une chose est certaine, devant le vent qui souffle à droite et qui vient irrémédiablement du sud et face à l’effondrement de valeurs telles que la qualité de la vie, les organismes culturels ont plus que jamais raison d’être inquiets.Combien de temps encore, le Québec résistera-t-il et gardera-t-il seul le fort de la Culture en Amérique du Nord, petit fortin s’il en est un, assiégé de toutes parts par les omniprésents et omnipotents bistouris du néo-libéralisme?En entrevue au Devoir, il y a quelques semaines, la ministre de la Culture, Louise Beaudoin disait croire plus que jamais que la langue et la culture demeuraient les assises premières de la spécificité du Québec, de son caractère de société distincte.Selon Jan Miller de la CCA, Mme Beaudoin serait sur la bonne voie quand elle dit que son ministère doit prendre le leadership dans la recherche de nouvelles sources de financement pour les arts et la culture.Fonds de solidarité, crédit d’impôt, commandites de prestige.Whatever! Mme Beaudoin avait même promis de mettre la culture à l’ordre du jour du présent débat, mais les pugilistes politiques semblent avoir bien d’autres hommes d’affaires à fouetter actuellement.L’arène référendaire ne supporterait-elle finalement que les combats de coqs de la finance?Où aura lieu le nécessaire débat sur la culture?culturels ont plus que jamais raison d’être inquiets INDEX Agenda.B9 Avis publics.B4 Classées.B8 Culture.BIO Économie.B2 Éditorial.„A10 Le monde.B6 Mots croisés.B8 Les sports.B8 MÉTÉO Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Max: 16 Québec Nuageux avec éclaircies.Max: 16 Détails en B 4 CULTURE Six surprises en trois jours PAGE B 10 FestiVal >1 Jt ôcl r\je LE MONDE Les hostilités risquent de reprendre en Tchétchénie PAGE B 6 L’ENTREVUE Denis Duclos, te découvreur de loups-garous PAGE B 1 Le concept «d’affirmation tranquille» revient hanter Johnson Dévoilant une note secrète du Conseil privé du Canada, Jacques Parizeau somme le chef du PLQ de dire ce qui suivrait un NON au référendum PAUL CAUCHON LE DEVOIR Compton — Jacques Parizeau accuse Daniel Johnson de «duplicité», puisqu’il a caché la véritable position constitutionnelle de son parti, qui consiste à «faire reculer le Québec».Le camp du OUI lançait une véritable bombe hier dans le camp du NON, en diffusant une note secrète du Conseil privé du Canada qui prouverait que le document constitutionnel d’avril dernier issu du PLQ, qui portait sur le concept d’«affirmation tranquille», était un document très avancé et plutôt officiel.A l’époque, Daniel Johnson avait pourtant qualifié ce document d’«ébauche et de brouillon», l’œuvre d’un simple «recherchiste».La divulgation de cette note secrète a amené Jacques Parizeau hier à sommer Daniel Johnson de «nous dire ce qui suivrait un NON au référendum.Qu’est-ce qui nous pend au bout du nez?Jusqu’à maintenant, on pensait que les libéraux fédéraux et provinciaux n’avaient pas de position constitutionnelle.C’est clair maintenant, ils en ont une: faire reculer le Québec».La note secrète du Conseil privé révèle en effet que le comité constitutionnel du Parti libéral du Québec suggérait de renouveler le fédéralisme en concluant des ententes administratives avec le fédéral, «notamment dans des domaines liés à l’identité culturelle et à la spécificité VOIR PAGE A 12: JOHNSON ¦ «C’est le résumé d’un document que j’ai mis aux poubelles», répond Daniel Johnson (page A 4) ; «rcu PHOTO JACQUES GRENIER «Ma nomination comme négociateur en chef après un OUI au référendum, a affirme M.Bouchard de passage hier à Montréal, avait déjà été évoluée au mois d'août.C'est important de le dire maintenant parce que les gens veulent savoir ce qui va arriver apres le référendum.» «C’est lui le chef.Moi, j’exécute» Bouchard nie prendre la place de Parizeau MARIO CLOUTIER SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Lucien Bouchard ne prendra pas la place de Jacques Parizeau à la tête des forces du OUI.Interviewé hier par Michel Lacombe lors du Midi Quinze, l’émission de Radio-Canada, M.Bouchard a été catégorique quant à son rôle dans la campagne et à celui de M.Parizeau.«Il demeure le primer inter pares, le premier intervenant, a-t-il dit en parlant du premier ministre québécois.Moi, j’exécute tous les mandats qu’on me confie.» Samedi, Jacques Parizeau avait annoncé à 1500 partisans réunis à l’Université de Montréal que Lucien Bouchard serait le chef négociateur du Québec advenant un OUI au référendum.Hier, le quotidien Globe and Mail concluait, selon des sources non identifiées, que M.Parizeau aurait remis les rênes du camp du OUI au leader du Bloc québécois en raison de la grogne grandissante dans VOIR PAGE A 12: BOUCHARD ¦ Parizeau affirme être le chef du OUI.A 9 ¦ De la poudre aux yeux, dit Paul Martin en commentant la nomination de Bouchard.A 9 ¦ «Si on se sépare, on perd Bagotville», déclare Daniel Johnson à Chicoutimi.A 4 Le livre québécois a enfin pignon sur rue à Paris CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS Combien de fois le Québécois de passage à Paris a-t-il fait cette expérience?Boulevard Saint-Germain ou Saint-Michel, il s’amuse à faire l’inventaire des auteurs québécois en librairie.Les bonnes années, il trouve bien un Anne Hébert ou un Réjean Ducharme perdu dans l’amoncellement des nouveautés.Mais le reste du temps, rien.Quant aux auteurs qui n’ont pas d’éditeur français, autant demander un recueil de poésies serbo-croates du 161' siècle traduit en espéranto.Le voyageur québécois en mal du pays pourra donc se consoler.La Librairie du Québec, inaugurée hier en présence de plus de 300 personnes dont plusieurs personnalités du livre et de l’édition québécoise.la Librairie du Québec est la première et la seule vitrine parisienne entièrement consacrée au livre québécois.Impossible de rater le «Québec» bleu et blanc qui dépasse de la façade, rue Gay-Lus-sac, en face de l’Institut océanographique.Depuis un mois, son directeur, Robert Beauchamp, s’affaire à aménager 150 mètres carrés qui rassembleront bientôt 8000 titres (20 % de ce qui est disponible au Québec), 500 disques et une centaine de magazines et de journaux (dont Le Devoir).Il promet d’offrir toutes les nouveautés québécoises deux ou trois semaines seulement après leur parution.Une petite galerie au sous-sol exposera même des artistes du Québec.«Il était temps que le livre québécois ait sa vitrine à Paris.Il y a une soixantaine d’éditeurs québécois présents en France, mais leurs livres ne sont pas visibles», dit Robert Beau-champ qui a roulé sa bosse dans la plupart des grandes librairies de Montréal.En quatre mois, il a déniché ce local, occupé auparavant par une librairie protestante, et franchi avec courage les obstacles administratifs, une spécialité bien française.Il a fallu bloquer six mois de loyer dans un compte bancaire (en dépôt), obtenir tous les permis et rencontrer sept fois les représentants de France Télécom (la compagnie de téléphone).Après quatre visites, les fonctionnaires de la ville ont conclu que le bleu de l’enseigne n’était pas tout à fait de la teinte réglementaire.«Je sais maintenant pourquoi tant de jeunes Français veulent immigrer au Québec», dit-il.Jamais Paris, qui possède pourtant un éventail impressionnant de librairies spécialisées, n’a eu de lieu exclusivement consacré au livre québécois.Dans les années 70, une boutique de la rue du Cherche Midi vendait bien quelques publications perdues au milieu de disques de Ti-Blanc Richard et d’objets folkloriques.Sur la petite rue de la Parche-minerie, une petite librairie, Abbey Bookshop, propose un éventail de publications canadiennes.Mais il est souvent difficile d’y trouver les nouveautés québécoises.Il y a pourtant entre 5000 et 6000 Québécois à Paris, sans compter ceux qui sont de passage.Créée à l’initiative d’une société spécialisée dans la diffusion du livre québécois à l’étran- Depuis un mois, Robert Beauchamp s’affaire à aménager 150 mètres carrés qui rassembleront 8000 titres, 500 disques et une centaine de magazines et de journaux VOIR PAGE A 12: LIVRE L’ONU et l’OTAN haussent le ton Le cessez-le-feu promis en Bosnie achoppe sur une question de.gaz Le cessez-le-feu qui devait entrer en vigueur hier et mettre un terme aux hostilités en Bosnie a achoppé sur une question.de gaz.Les livraisons de gaz naturel russe dont les autorités de Sarajevo avaient fait une condition sine qua non de la trêve n’avaient toujours pas repris hier dans la capitale bosniaque.Mais en dernière heure, Moscou a annoncé que le gaz était arrivé en Hongrie et allait parvenir à Sarajevo sous peu.Sarajevo (AFP) — L’ONU et l’OTAN ont haussé le ton hier en lançant un raid aérien contre les Serbes de Bosnie, à l’approche d’un cessez-le-feu repoussé à l’avance par le gouvernement bosniaque après des bombardements meurtriers des Serbes contre des civils et des casques bleus.Le raid a été mené par six avions de l’Alliance qui ont lâché dix bombes guidées au laser et tiré quatre missiles contre un bunker de contrôle et de commandement serbe bosniaque de la région de Tuzla (nord-est), qui a été détruit selon le commandement sud de l’OTAN à Naples.Cette réplique de l’OTAN a notamment été provoquée par la mort d’un Casque bleu norvégien de 39 ans dans des bombardements ayant délibérément visé la base des Nations unies à Tuzla, avait indiqué l’ONU.En dépit de ces attaques, le chef des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, a assuré que ses forces «respecteront strictement et rigoureusement le cessez-le-feu» qui devait entrer en vigueur aujourd’hui à QOhOl heure locale.«Nous considérons toujours que les Etats-Unis se I portent garants de la paix et qu’ils prendront en compte VOIR PAGE A 12: BOSNIE LES ACTUALITÉS Trois biologistes décrochent le Nobel de médecine PAGE A 2 /I » 1 v B 10 I.E I) K V 0 I R .I.K M A It I) I I U 0 C T 0 It It K I II II 5 DANSE Moitié plein ou moitié vide VALÉRIE LEHMANN Moitié plein ou moitié vide: les spectateurs du FIND ont tous dû faire ce choix dilificile.Les deux programmes de «nouvelle danse» offerts aux Montréalais hier au FIND n’offraient aucune alternative que celle de se poser cette fameuse question.D’une part, le spectacle de 19 heures était composé de deux fois deux pièces de consistances nettement dissemblables, d’autre part, l’œuvre présentée à 21 heures, se dirigeait cahin-caha, tantôt sur le chemin de la réussite, tantôt sur la voie de garage.Au MAC, là où les deux chorégraphes canadiens Ruth Canfield et Learie McNicolls se partageaient l’avant-soirée, la chose était même évidente: le verre était vraiment à moité vide.Autant le duo Standing et le double solo Balance de Canfield ont apporté de sensualité et de poésie, autant le solo Chasing the dragon trilogy et le quartet Dancing with the ghosts de McNicolls ont amené de tiédeur et de vétusté.Standing met merveilleusement en scène un duo charnel de danse-contact d’une qualité-irréprochable.Les interprètes savent ne jamais se quitter, ne jamais refuser le poids de l’autre ou la légèreté de l’air.Chasing the dragon trilogy et Dancing with the ghosts sont, eux, bâtis d’une même danse moderne de style Paul Taylor années 70, désuète , et sans grand éclat, parfois même si kitsch qu’elle verse dans le ridicule.•Honnêtement, pour ce qui est de l’œuvre de théâtre-danse du Belge Alain Platel et de sa compagnie Les Ballets B.de.la C., présentée au Monument national, les choses ne pas si simples.Bonjour, madame, comment allez-vous, il fait beau, il va sans doute pleuvoir etcetera (c’est le titre de la pièce, inspiré d’une réplique de Marguerite Duras) est à la fois un spectacle intelligent et factice, subtil et sans nuance, dérisoire et essentiel.Ici, le verre est à moité plein pour certains spectateurs, à moitié vide pour d’autres, parce que, déjà, dans le traitement du thème de Bonjour madame, il y a question.La pièce se veut une fresque qui dépeint «les grandeurs et les misères» rencontrées dans la vraie vie par chacun des dix protagonistes masculins en lice; et le décor renvoie aux Amants du Pont Neuf, (moins les amants et plus huit clochards).Qui peut saisir la profondeur de ce choix scénographique?Mystère.Là-dessus, cet autre paradoxe: de Bonjour, madame émerge un discours éminemment socioculturel,-politically correct, s’il vous plait- alors que le sujet se veut marginal, par essence même.Encore cet autre contradiction: certaines scènes de gesticulations sont parfaitement significatives, renvoient avec originalité à des milliers de sens communs, comme le solo des puces, et puis d’autres séquences sont plates comme une limande et déplacées, comme celle de la femme à la motocyclette, qui plaque soudain dans le décor un personnage archi-faux.Il eut mieux valu appeler cette pièce «Les hauts et les bas du quart monde», le spectacle en eut été mieux compris et le verre bien plus plein pour tous.THÉÂTRE Yves Jacques sur la scène de Chaillot à Paris II jouera dans L’Importance d’être constant d’Oscar Wilde.CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR A PARIS Le comédien québécois Yves Jacques, qui fait carrière depuis deux ans à Paris, fera cet hiver ses premiers pas au théâtre français.Il tiendra l’un des premiers rôles dans L’Importance d’être constant, du dramaturge britannique Oscar Wilde, qui sera présenté à partir du 6 janvier 1996 au Théâtre national de Chaillot, l’une des principales scènes parisiennes.Mise en scène par Jérôme Savary, la pièce est une transposition frivole des démêlés que l’auteur britannique, accusé d’homosexualité, avait à cette époque avec la justice.Mettant en scène un personnage poursuivi pour dettes, elle se veut une peinture acerbe de la société victorienne qui a emprisonné et ainsi ruiné la carrière d’Oscar Wilde.Yves Jacques y tiendra l’un des principaux rôles, celui d’un théologien.Ses compagnons de scène seront le Britannique Rupert Everett, connu pour ses rôles au cinéma, et les Français Samuel Labarthe et Maria Pacôme.Après avoir joué dans plusieurs films et téléséries françaises, Yves Jacques attendait depuis longtemps un rôle au théâtre français.Il était notamment passé à deux doigts de jouer, toujours avec Jérôme Savary, dans la comédie musicale Cabaret, montée l’hiver dernier, et Cyrano de Bergerac qui n’a finalement pas pris l’affiche.Rencontré hier à l’inauguration de la Librairie du Québec à Paris, Yves Jacques ne cachait pas sa joie de fouler les.planches d’un théâtre où le comédien québécois Guy Provost avait interprété plusieurs rôles à l’époque de son fondateur Jean Vilar.Jérôme Savary, qui dirige le Théâtre national de Chaillot, est l’un des metteurs en scène les plus actifs et les plus polyvalents de la scène parisienne.Il s’est fait remarquer l’an dernier avec une production surprenante de Mère Courage, de Bertolt Brecht, et avait collaboré avec Luc Plamondon à la création de la comédie musicale La Légende de Jimmy.Yves Jacques ne chôme pas en Europe.Le film qu’il a tourné l’an dernier sur la vie du savant Alfred Nobel vient de sortir en Suède.Il sera sur les écrans parisiens en décembre de l’an prochain, date anniversaire de la mort du fondateur du célèbre prix.Festival français consacré à La Havane Le festival est annulé faute de Cubains Nantes (Reuter) — Le festival Les Allumées consacré à La Havane, qui devait se tenir à Nantes du 16 au 21 octobre, a été annulé hier en raison d’un différend entre les organisateurs et les autorités cubaines sur le volet politique de la manifestation.Faute d’avoir pu obtenir l’annulation de débats portant sur les droits de l'homme et la démocratie dans le pays, le vice-ministre de la Culture de Cuba, Carlos Marti, a fait savoir par ¦courrier à la mairie de Nantes que les quelque 300 artistes qui devaient 'faire le déplacement dans la capitale des Pays de Loire ne recevraient pas leur lettre de sortie de l’île.A l’ambassade de Cuba, à Paris, une porte-parole du service de presse a expliqué que le programme final ne correspondait pas aux accords conclus entre le ministère de la Cul-'ture de La Havane et les organisateurs nantais du festival.«Cuba ne viendra pas au festival parce que le programme n’est pas conforme aux accords», a-t-elle dit «Au départ, il s’agissait d’un programme strictement culturel.Après, les organisateurs y ont joint un autre programme, politique.Cuba est prêt à discuter avec n’importe qui, mais le festival est une manifestation culturelle, pas politique», a-t-elle ajouté.Le maire socialiste de Nantes, Jean-Marc Ayrault, a dit regretter la décision cubaine, mais a estimé que les débats étaient «au cœur même de l’âme du festival».«Les Allumées, c’est un lieu de culture et la culture, c’est aussi l’occasion d’échanger des points de vue sur l’avenir des peuples», a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse.«On ne pouvait pas sacrifier ce concept de liberté, ce concept de confrontation libre des points de vue sous prétexte que cela dérange des pouvoirs politiques», a ajouté Jean-Marc Ayrault.«Nous sommes fidèles à un principe simple: la liberté d’expression doit prévaloir dans le respect des opinions.C’est un principe démocratique essentiel.» Le festival des Allumés, intitulé cette année «Ultima», devait être la sixième et dernière manifestation du genre.Son principe consiste chaque année en une série de six nuits de festivités dans tous les domaines culturels autour d’artistes venus d’un pays étranger.CULTURE PHOTO DIRK BLEICKER Avec Travelogue I, oh! surprise!, le «Pop Art dance» est entré sur la scène du FIND, samedi et dimanche.Six surprises en trois jours EN BREF ?OCTOBRE PRIMÉ Blois (France) (AFP) — La Salamandre d’or, décernée par le public du cinquième festival du cinéma québécois de Blois, a été remise, dimanche, au cinéaste Pierre Falar-deau pour son film Octobre qui évoque l’enlèvement du ministre du Travail québécois en octobre 1970, annonce un communiqué.Le long métrage de Pierre Falar-deau, primé parmi les onze qui concouraient du 4 au 8 octobre, retrace le huis-clos de quatre militants du Front de libération du Québec (FLQ) entre le 10 octobre 1970, jour où ils enlèvent le ministre du Travail et de l’Immigration québécois, et le moment où son cadavre est découvert dans le coffre d’une voiture, une semaine plus tard.Cinéaste engagé pour un Québec indépendant, Pierre Falardeau, avec son film, s’inscrit dans l’actualité de son pays alors que les Québécois doivent s’exprimer, lors d’un référendum le 30 octobre prochain, sur la souveraineté de leur province par rapport au Canada.-?- VALÉRIE LEHMANN Surprise, surprises.De vendredi à dimanche, le Festival international de nouvelle danse a offert aux Montréalais six surprises chorégraphiques.Deux créateurs québécois, un couple d’artistes français, une Néerlandaise et une troupe allemande étaient aux commandes de ces six spectacles, aussi bigarrés qu’intrigants.D’abord Angelika Oei-la-Rotterda-moise a donné le ton en présentant vendredi à Tangente sa nouvelle création composée à Montréal en collaboration avec sept danseurs locaux.Tel qu’annoncé par le FIND, on attendait de cette artiste une œuvre multimédia originale et crue, construite à partir d’éléments visuels et gestuels d’ici.En guise de surprise, la jeune femme a livré un Dépôts lapidaires déconcertant, peu riche de recherches en danse et en arts visuels, qui traite de délinquance sans le vouloir.Dans les Dépôts, sur fond de vagues noires et blanches, ne se déroulent que des corps à corps acharnés, engagés par des adolescents échoués sur une grève, représentée par deux tables (basse et haute: les marées?).Quelques passages de la pièce miment l’épuisement ou la passion, sur le ton de la violence ordinaire.Comme la bande sonore est un collage peu innovant de toutes les musiques du monde, l’ensemble devient vite conventionnel.Le cas Edouard Lock est un peu semblable.Le fameux fondateur des La la la Human steps a offert aux festivaliers vendredi et samedi soir Stéphane l’humour une nouvelle œuvre pas vraiment enthousiasmante.La muse cachée d’Edouard n’a pas réussi à prendre le devant de la scène.Ainsi, 2 — 2 comme Pas de deux ou jeune et vieux — est saisissant par instants mais pas assez intense pour embraser les âmes.On apprécie le jeu baroque des clavecins, on regarde avec curiosité les images de Louise Lecavalier maquillée en vieille dame qui mange, on sympathise avec la danse enlevée, altière et dynamique que sait parfaitement chorégraphier le Québécois et puis.on attend.Un somptueux quatuor d’hommes a le malheur de n’être programmé qu’à la soixantième minute.Un magnifique duo masculin se voit trop vite ravir l’affiche par une présence féminine, de celles qui envahissent la pièce.Certes, il y a plus que 1 dans ce 2, mais seulement 1 et demi traverse le plateau, car monsieur Lock ne semble pas encore avoir pris parti pour une version scénique aussi forte que la version cinématographique qu’il propose.En ce qui concerne le travail de la compagnie française l’Esquisse, dévoilé pour la première fois à Montréal, vendredi et samedi, avec Welcome to paradise, un duo d’amour, puis dimanche avec L’Effraction du silence, un ballet post-néo-guerrier, la surprise se nomme plutôt malaise ou déconvenue.L’esprit chorégraphique qui anime Régis Obadia et Joëlle Bouvier est basé entièrement sur le jeu cinématographique.Qu’il s’agisse, dans les œuvres, de scènes d’angoisse ou de romance, la scénographie passe donc avant le jeu gestuel qui se veut brillant artifice théâtral.Résultat: la chorégraphie est si fragile.qu’il est difficile de rester accroché à cet univers d’esquisses.Par le plus grand des hasards, le travail de la compagnie Sasha Waltz and guests est d’une nature totalement différente.Avec Travelogue I, oh! surprise!, le «Pop Art dance» est entré sur la scène du FIND, samedi et dimanche.Gaieté, sourire et détournement de sens à tous les étages, voilà ce que proposait l’excellente pièce de théâtre-danse de Sasha Waltz, où trois filles et deux garçons vivent les aventures dures, folles et drôles de la cohabitation en appartement.Une scénographie soignée, des éclairages très étudiés, une bande sonore de blues-jazz bien agréable, des acteurs-danseurs convaincants, une danse enjouée et ingénieuse; que demander de plus que ces cinquante miputes de pétillement?A noter que la petite Tammy Forsythe, seule jeune chorégraphe locale à être programmée dans le FIND ne s’est pas trop mal débrouillée de sa difficile tâche de rendre le 23 heures attrayant.Son spectacle noir de danse athlétique déglinguée, présenté en première vendredi soir, a bien de l’allure, malgré ses airs juvéniles de lapin de Pâques.Ladite surprise-party se joue ce soir encore au Monument National.Festival c)ar\j;e Rousseau, l’idole de a négligé la rigolade TRENTE ANS D'ÉTUDES FRANÇAISES Fondée en 1965, le revue Études Françaises fête son trentième anni- ! versaire en invitant le grand public à une table ronde qui réunira: Jacques! Brault (Montréal), Antoine Compagnon (New York), Françoise Gaillard (Paris), Edouard Glissant (Martinique) et Jean Larose (Montréal) autour du thème Les Agents doubles ou la relation écrivains-tique.La rencontre aura lieu le 13 octobre à l’université de Montréal et sera sujvie de la remise du prix de la revue Études Françaises et de la francophonie, ainsi que du lancement du numéro spécial Trentième anniver-saire/Hommage à Georges-André Vachon.Le nouveau prix de la revue, est la relance d’un prix prestigieux attribué pour la première fois en 1968.Dans le passé, cette récompense est venue souligner le travail d’écrivains comme Gaston Miron, Jean-Yves Soucy et Makombo Bam-boté.La revue a cm bon de le faire renaître à l’occasion de son trentième anniversaire, tout en le réorientant.Sous son nouveau nom, le prix couronnera un essai inédit d’environ 150 pages écrit par un auteur francophone.UN GARÇON POUR DEMI MOORE?Los Angeles (AP) — Mère de trois enfants, Demi Moore veut un autre enfant.«Un garçon serait agréable, et j’aime l’idée d’avoir quatre enfants, comme ça il n’y a pas d’enfant au milieu», a déclaré l’actrice dans le cadre de l’émission de télévision Extra.Demi Moore et son mari Bruce Willis sont les parents de trois filles — Rumer Glenn, 7 ans, Scout La-Rue, 4 ans et Tallulah Belle, 19 mois.«Mes filles insistent pour que j’aie un garçon», a ajouté la comédienne au cours de l’entrevue qui sera diffusée aujourd’hui.SYLVAIN CORMIER euestion: une pièce pyrotechnique fait-elle rire?En soi, non.C’est tout le problème du nouveau spec-e de l’humoriste-idole Stéphane Rousseau, dont la première médiatique avait lieu au Saint-Denis à la fin de la semaine dernière.Jamais je n’ai vu un spectacle d’humour où tant de moyens sont déployés pour si peu de rigolade.C’est peut-être parce que les midinettes au balcon crient quand l’idole se brasse le popotin: pourquoi faire rire quand on fait hurler?C’est peut-être parce qu’il sait pertinemment que le matériel est quelque peu déficient et qu’il doit éblouir coûte que coûte (à force d’artifices qu’aucun spectacle de rock d’ici ne pourrait se payer).Ou alors croit-il tout simplement que ce mélange d’effets spéciaux, d’imitations, de dessins, de chorégraphies et de numéros comiques traditionnels est véritablement formidable.Peu importe l’intention: le résultat n’est généralement pas drôle.De fait, il est plutôt risible.Le gaillard n’est pourtant pas sans talent.Parrainé à ses débuts par Roméo Pérusse, il a appris à la meilleure école du one-liner qui soit, la vieille, celle qui permet à un Don Rickies de faire crouler les auditoires à quatre-vingts printemps passés.Quand il cause, ou lorsqu’il prend le public à partie, Rousseau est vif, habile, un brin salé, carrément drôle.Son laïus d’acceptation de trophée par un anglais qui baragouine le français est un tour de force strictement langagier qui en dit long sur le potentiel de l’humoriste.Seulement voilà, les stand-ups sont pour la plupart confinés au rôle de faire-valoir.Ainsi, les quelques bonnes flèches à l’endroit des gourous (proférées par le personnage de Paul-la-tapette, «membre de la secte de la gougoune dorée») ne servent qu’à préparer un pastiche à grand déploiement de Michael Jackson (avec chorale, costume, chorégraphie et le toutime), techniquement impressionnant mais parfaitement creux au plan comique.Idem pour l’ambitieuse reconstitution du décor de Mask fie film de Jim Carrey), pure indulgence à grands frais.Alors que Rousseau utilise d’excellents concepts interactifs pour présenter ses imitations (il dessine de splendides caricatures-minute que le public cherche à identifier, ou propose des extraits de chansons que l’on doit deviner), il les gâche par des rendus approximatifs (son Barry White sonnait comme Ray Charles), des pastiches sans contenu (alors qu’il aurait fallu exagérer, exacerber, bref, parodier) ou des choix sans intérêt: qui veut entendre Michael Bolton ou Boyz II Men, les vrais comme ceux qu’incarne Rousseau?Qui se rappelle suffisamment de la voix de Harry Nilsson pour qu’une reprise à’Everybody’s Talkin’ (chanson-thème du film Macadam Cowboy) fasse mouche?Comment croire, après Elvis Gratton, ?OLIE «Tes OLINES - «ut Thüuvclle Sylvie l.egault teyiuild Itmicltnrri \Manuel Aamguiz Skmi;oisf Uralon Æibarahon au sc&nario et dialogues Denise Moucher nwsnjoc André uehesnes AU CINEMA ONF* issi m si-Dems à 181)30 & 201)30 COMÉDIE MUSICALE SUR L’ÉMIGRATION Stockholm (Reuter) — Bjom Ul-vaeus et Benny Andersson, anciens membres du groupe pop Abba, ont reçu les louanges de la critique pour leur nouvelle comédie musicale Kristina fran Duvemala qui a pris l’affiche ce week-end.«fis ont créé une excellente comédie musicale suédoise dont les thèmes abordent les grandes questions de notre époque», écrit Martin Nystrom du quotidien Dagens Nyheter, en comparant la musique d’Andersson à celle de Schubert.Cette comédie musicale est tirée d’un roman de Vilhelm Moberg racontant l’histoire de millions de Suédois qui ont échappé à la pauvreté en émigrant en Amérique au tournant du siècle.SOURCE COMMUNICATIONS PAPINEAU-COUTURE Stéphane Rousseau et son personnage fétiche, Mme Jigger.qu’un Elvis-Bibendum en jumpsuit dont le ceinturon éclate décrochera les mâchoires?Le retour efficace de personnages éprouvés fie voisin à bedaine réjouie, Mme Jigger), quelques voix honnêtement reproduites (Bruce Springsteen, Térez Moncalm, Don Henley avec les Eagles, Richard Séguin, Laurence Jalbert), une heureuse trouvaille 0’anglais récipiendaire) et d’occasionnels onediners percutants permettent à peine au spectacle de ne pas sombrer Rousseau, qui signe pour la première fois les textes d’un spectacle entier, devra comprendre que la valeur d’un humoriste tient aussi à la qualité constante de son matériel, et que la poudre aux yeux ne fait pas rire: à la longue, elle irrite.DRÔLE Stéphane Rousseau, au Saint-Denis 1, jusqu’au 22octobre;supplémentaires du 8 au 12 et du 22 au 26 novembre; 20h.PRODUCTIONS COCAGNE'.CINEMA LIBREprésenlent .Irèri> «acné D1C
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