Le devoir, 14 octobre 1995, Cahier D
LE DEVOIR Le feuilleton Page D3 Essais québécois Page D4 Littérature québécoise Page D5 Littérature canadienne Page D6 Essais étrangers Page D8 Grille télé du week-end Page Dll Agenda culturel Page D12 ?Des Plaines au syndrome référendaire GILLES LESAGE LE DEVOIR Autant qu’il y a 15 ans, sinon davantage, l’approche du référendum québécois donne lieu à la publication d’une pléthore d’essais, de pamphlets et de documents de toutes sortes.Il est bien difficile, dans cette masse disparate, de séparer le bon grain de l’ivraie, de discerner les arguments qui alimentent le débat plutôt que le fatras des discours partisans.Le sens de la continuité et du relatif (pour reprendre le beau titre de Jules-Pascal Venne et Henry Milner) a rarement le dessus sur l’absolutisme et le sectarisme.A chacun de trouver son pain et son miçl dans cette gangue.A cet égard, Le Syndrome des Plaines dAbraham est exemplaire, rafraîchissant même.Eric Schwimmer n’est pas un constitutionnaliste ou un expert patenté de nos sempiternels débats existentiels, mais un anthropologue d’origine hollandaise qui a fait carrière à travers le monde et vient de prendre sa retraite après 20 ans d’enseignement à l’Université Uval.L’objet de sa petite «ethnographie» du référendum par un «nouveau Québécois», écrit-il modestement en avant-propos, vise à aider le lecteur à se faire une idée d’ensemble de cet événement fatidique.L’ambiguïté fondamentale La première partie de cet ouvrage met le Québec en parallèle avec d’autres pays qui ont obtenu leur souveraineté ou qui n’y sont pas parvenus.Dans la deuxième, l’examen porte sur le Québec et sur son ambiguïté fondamentale.Les chapitres sur les minorités et le Québec dans le monde ajoutent à cette ambiguïté: ils montrent que l’ouverture sur le monde, vivement désirée par les Québécois, est néanmoins perçue comme difficile à vivre, ainsi que l’auteur et Michel Chartier l’ont constaté sur le terrain, en Mauricie.Cette ambiguïté a produit le «syndrome» auquel le titre fait allusion.Les symptômes de la pathologie qui nous affecte et nous divise sont nombreux et persistent autour de trois idées: celle de la défaite des plaines d’Abraham; celle du songe voulant que le Canada reconnaîtra au Québec le statut de société distincte au sein de la confédération; celle de l’affirmation — exprimée par le texte Option Québec de René Lévesque — voulant que le Québec soit prêt à chercher cette reconnaissance sur le plan international si elle lui est refusée par le Canada.M.Schwimmer ne cache pas ses couleurs.Il veut aider la campagne pour le OUI et démystifier la rhétorique du débat référendaire.Il souligne combien l’évolution vers la souveraineté sera ardue et risque même de n’avoir jamais lieu si le NON l’emporte le 30 septembre.«L’un des enseignements de ce livre est que la souveraineté comme état d’esprit ne sera acquise que lentement, avant, mais aussi après, la déclaration formelle, et que la victoire du OUI au référendum ne saurait être qu’une étape dans le processus de libération.» Hollandais errant, ainsi qu’il se qualifie lui-même, l’ethnologue traite longuement de la minorisation dans le monde, chez lui d’abord, puis en Indonésie et en Nouvelle-Zélande, puis en Mélanésie.Des Maoris et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, il est passé il y a vingt ans au cas québécois, tentant d’expliquer comment le Québec et le Canada ensemble, en complicité, ont créé la confusion inextricable qu’on connaît Peut-on en finir avec les plaines d’Abraham?Les minorités nationales qui luttent pour leur indépendance ont toujours le sentiment d’être «paterni-sées» (parce que minorisées) dans leur propre pays, témoigne M.Schwimmer.Cette minorisation prend parfois des formes extrêmes.Dans d’autres cas — tel celui du Québec — la minorisation prend une forme plus feutrée, mais le sens d’infériorité collective n’en est pas moins étouffant Les observations de l’auteur, VOIR PAGE D 2 : LES PLAINES I, E D E V O I II .1.K S S A M EDI I 1 E T D I M A N C 11 E O (' T O R It E !) ,j Subvertir Deux femmes.Une c h a m b r e .H ô t Une ville a r % tard, R i m o w * >*/ .""— a naissance u s qu i a u x d e n t s m / mm vy-W .ti i - h• t N '•'TP*.Vv ?•>"' m m I M / ¦m&x .e-nt Wi * é a l é aci multiplien t PHOTO JACQUES GRENIER I.E DEVOIR transgresser! Avec Baroque d'aube, Nicole Brossard en est déjà à son trentième livre DANIELLE LAURIN C’était à Paris, place Saint-Michel, le 25 juin exactement.La date et le lieu importent peu si ce n’est que c’était avant que la première bombe extrémiste de l’été n’explose à deux pas de là.C’était un dimanche tranquille.L’été s’annonçait beau.Sur la terrasse ensoleillée, en face de moi, Nicole Brossard buvait un café crème, fumait des Craven A, s’animait.Et je lui en voulais.Je venais de lire, en feuilles détachées, son trentième livre à venir, un roman.C’était ailleurs, c’était l’été, c’était dimanche.Et je crois bien que la terre s’était arrêtée de tourner.Je venais de lire Baroque d’aube, et je n’en étais pas revenue.Je n’en suis toujours pas revenue d’ailleurs aujourd’hui, trois mois, trois semaines et un jour plus tard.Je relis, relis et relis certains passages, les premières pages surtout Je reviens toujours au début «D’abord l’aube.Puis la femme avait joui.» Pourquoi?Pourquoi avoir laissé en plan ensuite cette sublime histoire de cul crue, coulante, juteuse, majestueuse?Pourquoi avoir abandonné ce mystérieux personnage, La Sixtine?Je vous en veux Nicole Brossard.Voilà, c’est dit.«Et bien oui, moi aussi j’aurais aimé connaître davantage cette femme, La Sixtine.Mais je me vois comme une exploratrice dans l’écriture, non comme un témoin.J’ai «Il y a chez moi la féministe, la lesbienne, mais quand • ni l'une ni l'autre ne trouve les mots, c'est la poète qui fait le travail.» voulu garder uniquement l’intensité, la densité de cette rencontre, et sa dimension incongrue, comme un bijou précieux.Je n’ai pas voulu poursuivre la relation, c’est le cas de le dire, afin de connaître l’autre.Je n’ai gardé que la passion.» Nicole Brossard continuait à parler, comme si rien n’était.«Je n’ai pas cherché non plus dans Baroque d’aube à faire advenir des questions féministes dans le texte, les ayant soulevées dans d’autres textes.» Je voyais ses livres défiler dans ma tête: Le Centre blanc, L’Amer, Le Sens apparent, Picture theory.Autant de livres clés, livres-référence dans l’histoire du féminisme et de la modernité au Québec.«Il y a avec Baroque d’aube un temps de repos.J’ai tenu pour acquis que les personnages féminins allaient exister dans le monde avec une certaine autonomie.Il y a quelque chose qui n’est pas débattu dans Baroque d’aube.Il n’était absolument pas question pour moi de relancer des problématiques pour lesquelles j’avais trouvé un certain nombre de réponses, qu’elles soient positives ou inquiétantes.Parce qu’il y a des réponses inquiétantes: j’ai constaté qu’une des difficultés du féminisme c’est que les femmes continuent à maintenir le focus sur les femmes.» Celle qui a tourné avec Luce Guilbault, au milieu des années 70, Some American Feminists avant de co-fonder le journal féministe Les Têtes de pioches et de collaborer à La Nef des sorcières présenté au TNM, cette battante qui aujourd’hui encore, à 52 ans, parcours le monde pour livrer conférences et lectures, s’inquiétait pour l’heure du peu de progrès réalisé depuis les belles années du féminisme.«Trente ans de féminisme, ce n’est rien.Il y a eu beaucoup de livres, essai, fiction, c’est vrai, mais les livres sont vite oubliés.Les jeunes femmes aujourd’hui vivent encore dans l’illusion de l’égalité.Ou bien il faudra relire des textes, ou bien on en écrira d’autres, pour relancer cet enthousiasme et cette solidarité qui étaient évidents dans les années 70 et qu’on a payés très cher.Chaque avancée, chaque audace verbale, les femmes les payaient intérieurement: culpabilité, double contrainte.Mais il fallait ces audaces verbales ou d’écriture, ces formules audacieuses pour faire avancer les choses.» Subvertir, transgresser.Cela traverse l’écriture de Nicole Brossard depuis 30 ans, depuis la parution de son premier recueil de poésie, Aube à la saison, alors qu’il n’était pas encore question, à proprement parler, de considérations proprement féministes dans ses textes.«Il y a chez moi la féministe, la lesbienne, mais quand ni l’une ni l’autre ne trouve les mots, c’est la poète qui fait le travail.C’est le poétique qui permet le passage entre la pensée et l’émotion.Je ne veux pas écrire des textes qui vont de soi.Je veux que dans mes textes, il y ait à la fois une émotion et une réflexion.» Je voulais savoir.Le fait d’être une féministe VOIR PAGE D 2 : BROSSARD Ml I.K I) K V OU».I.V.S S A M K I) I I I K T I» I M A N C II K I 5 O (' T O I» I» K I » i» 5 LES PLAINES On n’est jamais prêt pour la «grande histoire» SU1TK DE LA PAGE I) 1 effectuées au cœur de l’été préréférendaire, confirment que la tête parle plus que le cœur dans les discussions, que les sentiments restent cachés.«Quand la campagne battra son plein, i! se peut bien que le discours devienne moins cérébral, plus fougueux, écrit-il.Pour le moment, je pense que les sentiments refoulés sont souvent ceux qu’on ressent envers le Père», envers un régime «paternaliste» qu’on n’ose pas dénigrer ouvertement.(Depuis une semaine, la passion charismatique de Lucien Bouchard, «un grand artiste du rêve», a quelque peu bouleversé la vase marécageuse.) Faisant écho aux sentiments de ses interlocuteurs mauriciens, dont les tenants de la mythique troisième voie — sorte d’autominorisation — de Jean Allaire et Mario Dumont, M.Schwimmer explique que tous les grands bouleversements, la genèse de tous les Etats-nations, ont comporté une part de rêve.«Dans les trois cas que j’ai décrits en détail dans la première partie de ce livre — les Pays-Bas, l’Indonésie, la Papoua-sie-Nouvelle-Guinée — ce sont des rêveurs qui ont fondé les Etats en question, avec des ressources humaines et matérielles beaucoup moindres que celles dont nous dis- Krir Schwimmer je Syndrome dés naines ’Abraham posons maintenant au Québec.Inévitablement, un Etat qui n’existe pas encore n’est qu’un rêve dans l’esprit de ceux qui veulent le faire naître.» «Le problème du Québec, poursuit l’ethnologue, est donc d’en finir avec une guerre qui dure depuis presque quatre siècles.Une guerre devenue si habituelle que les «Anglais» l’ont oubliée.Les Québécois qui préconisent la troisième voie ne l’ont pas oubliée mais espèrent, pour leur part, que les «Anglais» seront prêts à faire la paix, donc prêts à les laisser s’engager sur la voie de leur avenir.Sans représailles.Sans sanctions économiques ou territoriales.» En conclusion, M.Schwimmer n’est pas convaincu que le référendum de 1995 soit celui de la dernière chance.Il croit par contre que la majorité anglophone serrera la vis au mouvement souverainiste québécois si le NON l’emporte.«Si le OUI l’emporte, nous entrerons dans, “la grande histoire”, celle des Etats.La “grande histoire” a toujours été un peu bizarre.Elle se fait en dehors de notre conscience.On n’est jamais prêt pour elle.» LE SYNDROME DES PLAINES D'ABRAHAM Eric Schwimmer avec la collaboration de Michel Chartier Boréal, 1995,210 pages, 24,95 $ V R, E S BROSSARD L’écriture comme une aube SUITE DE LA PAGE I) 1 lesbienne, c’était un choix politique?«Je n’arrive pas à comprendre qu’on puisse politiser sa sexualité.Mais l’hétérosexualité, vous savez, c’est politique, c’est une politique courante, que l’on ne voit pas.A partir d’une sexualité, d’un amour pour d’autres femmes, ça met en branle toute une série d emotions qui donnent de bonnes idées justement.Avoir du désir pour une femme, ça déplace l’imaginaire, et ça le renouvelle, ça peut le renouveler.Ça déplace la valeur des mots, le sens des mots.Mais je ne pense pas qu’on puisse politiser la jouissance.Il n’y,a pas de mots autour de ça.» A la fin de Baroque d’aube, ces deux questions: «Qu’allons-nous chercher dans le silence d’autrui, les yeux alléchés par la proximité et les comparaisons qui font tourbillon de vaste moi?Qu’allons-nous chercher là dans le réflexe du rapprochement?» Elle parlait de l’écriture comme d’une aube, d’un recommencement, Nicole Brassard Baroque d’aube PHOTO JACQUES GRENIER «J’ai en moi cette idée que chaque livre doit être nouveau, doit m’amener toujours un peu plus loin, doit me faire découvrir des dimensions autres, sur la société, sur les autres, sur moi-même, sur la langue aussi bien sûr», explique Nicole Brossard.d’un espace ouvert.Ouvert comme la mer, ouvert comme le désert.Ouvert sur la vie, sur la lumière aussi.«J’ai en moi cette idée que chaque livre doit être nouveau, doit m’amener toujours un peu plus loin, doit me faire découvrir des dimensions autres, sur la société, sur les autres, sur moi-même, sur la langue aussi bien sûr.Des personnages comme La Sixtine par exemple, m’obligent à repenser le monde, à travers une passion, un désir, et me redonnent un élan pour d’autres textes, d’autres questionnements.» Elle parlait de l’écriture comme ce qui permet de rester en état d’espoir sur le monde.Malgré la violence des villes.Malgré les charniers, encore aujourd’hui, est-ce possible.Malgré la pauvreté.Elle aurait pu ajouter: malgré les bombes qui tuent place Saint-Michel ou ailleurs.Et malgré les passions laissées en plan.RENAUD Une nouvelle grande librairie au Centre-ville! 20 000 p.c.de LIVRES, REVUES, DISQUES COMPACTS et CASSETTES VIDÉO.* * ¦ - • .• ‘ ' .?RENAUD-BRAY, 359, rue Ste-Catherine ouest (coin Bleury), à 2 pas du Spectrum • Tél.: 289-8681 E S S A Ktfchd S-uro-lhnimi I Un nuage d’incertitude GILLES LESAGE LE DEVOIR MANIFESTE DES INTELLECTUELS POUR LA SOUVERAINETÉ SUIVI DE DOUZE ESSAIS SUR L'AVENIR DU QUÉBEC Sous la direction de Michel Sarra-Boumet Fides, 1995,286 pages LE CANADA ANGLAIS El IA SOUVERAINETÉ DU QUÉBEC Deux cents leaders d'opinion se prononcent Michel Sarra-Boumet, vlb éditeur, 1995,222 pages, 24,95 $ LP avenir de la société québécoi-i se — république ou non — est plus que jamais enveloppé d’un nuage d’incertitude, écrit le sociologue Guy Rocher, en préface du Manifeste des intellectuels pour la souveraineté, suivi de Douze Essais sur l’avenir du Québec.Incertitude sur la décision collective qui sera prise à l’occasion du référendum où nous serons appelés à dire ce que nous voulons être.Incertitude également sur le type de société que nous voudrons dessiner pour l’avenir.On entend en effet bien des voix inquiètes affirmer, plus à tort qu’à raison à mon avis, que le concept d’un Québec souverain manque de contenu, qu’il nous jette dans l’abîme d’un inconnu noir de menaces, tant et si bien qu’un tel climat est favorable aux pires prophéties et aux conjectures et prévisions les plus pessimistes.» Ce n’est certes pas le cas des dix-huit rédacteurs des douze essais qui, sous la direction de Michel Sarra-Boumet, proclament leur foi souverainiste.A chacun ses raisons et sa vérité, sa voix et son ton, dans la «ligne du risque» de Pierre Vade-boncœur.Ils sont encore plus nombreux les intellectuels — jusqu’à 500, disait-on cette semaine — à avoir signé le manifeste qui a été rendu public au début de juillet et fait valoir huit arguments en faveur de la souveraineté.Si le préfacier, par exemple, a opté depuis longtemps pour le OUI, c’est principalement pour l’intégration des immigrants et réfugiés que reçoit et recevra le Québec.François Rocher et le directeur du collectif opinent, quant à eux, qu’un OUI mettrait fin à plusieurs siècles d’inégalité entre les sociétés française et anglaise au Canada; que le rêve québécois d’un partenariat binational avec le Canada anglais deviendrait réalisable; et que le statut du Québec correspondrait à la vision qu’ont les Québécois de la nature de leur société: une nation égale aux autres nations.Des témoignages qui méritent réflexion, tel celui des professeurs Milner et Venne (naguère compagnons de route de Pierre Marc Johnson): pour eux, la tradition démocratique québécoise serait garante du caractère tolérant du processus d’intégration à l’identité québécoise, facteur de cohésion.Et celui de Mona-Josée Gagnon, pour qui un Québec souverain pourrait faire le choix de la solidarité plutôt que celui de l’entrepre-neurship, et sonner le glas d’une pensée politique dont l’usage du cliché est le pain bénit.Entre le bluff et le statu quo Historien et politologue, M.Sama-Boumet a été conseiller politique au cabinet de Lucien Bouchard après l’élection de 1993.Chercheur à l’ENAP et professeur à l’Université d’Ottawa, il vient de publier également Le Canada anglais et la souveraineté du Québec — Deux cents leaders d’opinion se prononcent.Il a scruté à la loupe plus de mille coupures de presse, ainsi qu’une centaine d’ouvrages et de rapports.Il en résulte des instantanés fort intéressants des «partenaires canadiens» avec lesquels le Québec est condamné à discuter et à vivre, quoi qu’il arrive.Prévoir l’imprévisible, suggère l’auteur dans une intro-duction substantielle et significative de l’évolution de l’élite anglophone, entre 1990 — échec de Meech — et 1995.Pour avoir une idée claire de l’attitude du Canada anglais face à la souveraineté du Québec, conclut-il avec raison, il faut se pencher sur ce qui a été dit avant le bluff qui caractérise inévitablement la présente campagne.La bibliographie, le who’s who et la chronologie, bien faits, sont des outils de travail précieux.Les deux ouvrages de M.Sarra-Boumet collent bien à l’actualité brûlante, avec des références jusqu’à la fin de l’été.Ce sont donc des sources d’information vive, avec quelques scories inévitables, telles des erreurs de dates ou de noms, et quelques impropriétés.4 3 A M K I) I I 4 K T l> I M A \ ( Il E I A 0 (' T II It K K I H II A I) I.K I) K V II I It .I.K S HP' I, I V R E S AIM LE FEÜ I LLET 0N L’Achéron est un ruisseau ROBERT LÉVESQUE ?IA LANGUE MATERNELLE Vassilis Alexakis Fayard, 393 pages Melina Mercouri, que Zeus ait son âme, écrit dans ses mémoires (Je suis née grecque, au Livre de poche) que «naître grec constitue à la fois un privilège et une malédiction».Cette fille du maire d’Athènes a eu sa part de privilèges, y compris celui du génie des actrices volcaniques (qui ensevelit le talent de qui l’approche, y compris celui de ce pauvre Jules Dassin), et sa part de malédiction quand, le 21 avril 1967, des colonels ont pris le pouvoir dans le vieux pays des dieux.Vous rappelez-vous des noms de ces colonels, qui étaient trois, comme les petits cochons?C’est drôle comme on oublie les noms des salauds sans envergure, eussent-ils usurpé un pouvoir durant sept ans, pratiqué la torture et forcé à l’exil quelques célébrités.Eh bien leurs noms je vous les ai retrouvés — ce n’est pas Vassilis Alexakis qui nous les refile dans son magnifique ouvrage ironique et désabusé sur sa mère, sa langue et l’Athènes corrompue de maintenant — et je vous les livre, comme en voix-o#dansZ: Georges Papadopoulos, le plus connu, soigné pour désordres mentaux, plus anticommuniste que MacCarthy dans les années 50, et c’était le boss', Stylia-nos Pattakos, un puritain, qui entrait à genoux dans les églises, et fit interdire la minijupe et la barbe; on ne sait rien de particulier de Nicolas Makarezos qui n’a pas eu droit aux dictionnaires.On me pardonnera cet impromptu sur l’air des colonels puisqu’il s’agit ici de parler de la Grèce, en particulier d’Athènes, cette ville natale que revisite l’écrivain et journaliste Vassilis Alexakis quelques mois après la mort de sa mère et à l’approche de la cinquantaine, lui qui, moins célèbre que les Mercouri et Théodorakis, a fui ce régime militaire en 1968, et a vécu en France depuis plus de 25 ans où il a abandonné peu à peu sa «langue maternelle», sauf pour les coups de fil à sa mère, faisant dans une langue étrangère (celle de Diderot) son nid de romancier.Mais revisite-t-il Athènes, vient-il s’y réinstaller, y passe-t-il comme •une ombre à la manière du personnage de Tanner à Lisbonne (Dans la ville blanche), et qu’y cherche-t-il, arrivé sans billet de retour, il ne le sait pas vraiment le double de Vassilis Alexakis qui a pour nom Pavlos Nicolaïdis, dessinateur humoriste, petit Daumier salarié des gazettes de Paris, célibataire, aimant les femmes à petit feu, tristounet et observateur perspicace de son temps.Son métier de caricaturiste, déformation professionnelle, le mène à tout voir depuis les angles noirs, sous de méchants éclairages, à choisir le détail qui résume le pire, PHOTO FRED A.REED Vassilis Alexakis, photographié à Montréal en 1986.la petite bête, le point faible, ou le défaut.En revoyant des copains casés, son père qui ne répond plus au téléphone, des anciennes flammes en combustion lente, en retrouvant des cafés sauvés de la détérioration galopante de la ville, le revenant a du mal à retrouver son histoire, ses marques, et même, devant ce qu’il voit, un quelconque intérêt qui serait sincère; il n’ose dévisager une ville dont l’image en lui s’était estompée et qui lui semble maintenant assez pitoyable.Il marche la tête baissée et connaît mieux les trottoirs, envahis de briques, de sable et de poussière de marbre, que les immeubles élevés et les arbres malades.Il reluque les caniveaux, les détritus, les fenêtres en sous-sol où il aperçoit des personnes âgées en pyjamas délavés «qui regardent vers la rue avec une sorte d’espoir».Vassilis Alexakis écrit: «En me promenant dans les rues d’Athènes je crois entendre continuellement la conversation à voix basse d’un entrepreneur et d’un fonctionnaire ministériel.Chaq .e immeuble atteste à sa manière que le fonctionnaire a fini par céder.» Se promenant sans but à la surface des choses, et prenant des taxis, il entendra la rumeur de la ville — le chœur dont le chauffeur de taxi est le coryphée d’aujourd’hui — qui parle de la médiocrité des dirigeants du pays, des hommes politiques qui ne pensent qu’à l’argent (le régime socialiste corrompu de Papandreou, premier ministre décati que sa femme, Mimi, mène par le bout du pouvoir), de la presse sous contrôle d’industriels, de la révélation intéressée des scandales, de la crise morale du pays (on pense à l’Italie) et de la jungle qui s’étend dans l’anarchie immobilière de la ville, comme l’herbe pousse dans les craquelures des colonnes du Parthénon.Ce retour au pays est un retour à la langue, Pavlos Nicolaïdis qui dessine sans recours aux mots, qui parle français, va peu à peu réapprendre sa langue maternelle (Vassilis Alexakis a écrit ce roman en grec pour se réapproprier la langue de sa mère, La Nuit des PRINCES CHARMANTS de MICHEL TREMBLAY Voilà donc réunis encore une fois les ingrédients du succès.» Anne-Marie Voisard, Le Soleil « Tremblay possède une sacrée maîtrise de l’écriture, qui a peu d’équivalent ici.» Mario Roy, La Presse « Un style plein de brio, époustouflant de drôlerie, revigorant.» Marie-Odile Dupé, Politis LEMEAC •lu Ifilémllnt iPaHjtfnrd'Jiiii avant de traduire en français) et revenir à la question linguistique grecque, déjà agaçante dans sa jeunesse où circulait plus que l’originale une version porno de L’Iliade: «La langue étant le cordon ombilical qui nous reliait à nos ancêtres, la principale preuve que nous descendions bien d’eux, il importait que ce lien soit renforcé, qu’il soit rendu évident.Nous devions non seulement apprendre le grec ancien, mais renoncer de surcroît au grec moderne.La langue que nous parlions était considérée comme vulgaire.Peut-être estimait-on qu’elle ne contenait pas assez de mots anciens.» Et de la langue à la culture: «Nous avons été élevés dans la certitude qu’aucun texte de qualité ne pouvait s’écrire dans le grec que nous parlions»; «Nous jugeons les œuvres en fonction de leur ressemblance avec celles du passé.Des réalisations médiocres sont déclarées estimables parce qu’elles ont la politesse de ne pas contester la tradition.Il y a une certaine servilité dans notre attitude i.h < aux œuv i es du passe, qui leur fait du tort, qui les trahit.» L'exilé revenant découvre l'impossibilité grecque d’oublier un passé écrasant.Et un soir un vieil écrivain rangé mais sage lui dira, enivré de résiné, que «les dieux sentaient bons».11 regrettera de ne l'avoir pas su plus tôt.Dans la ville grise Pavlos Nicolaïdis a un bleu à fâme, et c’est la mort de sa mère, à laquelle il ne fait d’abord qu’allusion, du bout des mots, sans la nommer, alors que l’on se rendra compte que c’est non seu-lement le but du voyage en aller simple mais le vrai sujet du livre.Il ira au cimetière, qui jouxte un terrain de football, mais beaucoup plus tard, car c’est avant tout un Parisien errant dans la ville enlaidie de son .enfance, mélancolique et sagace, un vieux gamin qui s’est mis dans la tête de résoudre une énigme, énigme irrésolue que le temps a rendu indéchiffrable.Que veut dire le E, qui est l’epsilon de l’alphabet grec, lettre isolée inscrite pas loin du «Connais-toi toi-même» à l’entrée du temple d’Apollon à Delphes, où officiait la Pythie.?Du vieux professeur érudit au chauffeur de taxi volubile, d’une brique d’archéologie au Traité de Plutarque sur le E de Delphes, des bibliothèques aux albums d’histoire, et dans le jeu continu de retrouver le plus de mots de sa langue maternelle qui commencent par cet epsilon, il rentrera bredouille de son enquête obsessive et impossible.La Pythie ne boucane plus de nos jours et n’officie plus pour donner la réponse des dieux aux questions des hommes.Seul le mot ellipsi, qui veut dire le manque, et que quelqu’un aura prononcé aux funérailles de sa mère, lui apportera la clé de son énigme.Ce roman d'Alexakis, dans lequel on verra que l’Achéron n’est plus qu’un ruisseau, est le plus magnifique ouvrage littéraire de la rentrée.C’est un livre gai et espiègle dans lequel on trouvera, derrière le vagabondage d’un humoriste engagé, le plus délicat pèlerinage d’un fils au pays de sa mère.On lit rarement un travail de deuil aussi léger et aussi noble.E C RJ T S n E S G ES P 0 E S Écrits des Forges Éditeur international de poésie depuis 1971 a le très grand plaisir de vous inviter ' au lancement des cassettes sonores suivantes de poésie: Thérèse Renaud Yolande Vïllemaire Refus Global La montée des anges des livres suivants de poésie: Pascale Des Rosiers Thérèse Renaud La nuit se cherche dans les regards La mer en soi in Lèvres urbaines no 26 et du livre des gagnant (e)s des Prix Piché de Poésie-Le Sortilège-1995 Poèmes du lendemain TV Anick Arsenault Finaliste Sabine Blais Linda Bonin Micheline Boucher Bianca Boulanger Jacques Bouthilette Dominique Gaucher Lauréate Normand D.Génois Nathalie Hurtubise Marie-Claude Julien Marie-A ndrée Poirier Finaliste Le lancement aura lieu lundi, le 16 octobre 1995 de 17h00 à 19h00, aux Terrasses St-Sulpice, 1680, St-Denis (métro Berri-UQAM), Montréal.Veuillez considérer cette publicité au même titre que notre lettre habituelle d ’invitation personnelle.LIVRES D’ART Un beau coup de main APPRÉCIER L'ŒUVRE D'ART, UN GUIDE Francine Girard Les Éditions de l'homme 191 pages, 24,95 $ JENNIFER C O U ËL L E C> est tout de même étonnant de constater que l’art (visuel), plusieurs fois millénaire, présent chez tous les peuples de tous les temps, puisse encore aujourd’hui profiter d’un ouvrage qui répond aux questions «Qu’est-ce que l’art?», «A quoi sert-il?».Le siècle que nous achevons est marqué, entre autres, par une succession fulgurante de mouvements artistiques et une quantité phénoménale d’artistes, dont des centaines de célébrités.11 a vu pousser des musées et galeries comme des champignons sous la pluie, il a fait de l’art (contemporain) une chic aventure internationale, il lui a même déniché une place à l’université, au même titre que les programmes de marketing et de science politique.Et pourtant, c’est ce même siècle qui a fait preuve de la plus grande méconnaissance et incompréhension des arts visuels.A l’image d’un monde de plus en plus diversifié et de moins en moins prévisible, l’art, semble-t-il, a besoin d’un coup de main.Et Francine Girard y voit.«L’art, écrit-elle, n’est pas un accessoire superflu comme cette décoration au sommet d’un gâteau de noces [.], depuis toujours, il est intimement lié aux impératifs inéluctables de la destinée humaine.» • Publié aux Editions de l’homme, le dernier-né de cette écrivaine historienne de l’art qui enseigne «au collège» (on aimerait bien savoir lequel) depuis 1969 s’attaque courageusement, avec une évidente pas-* sion, à un sujet glissant où la dis»» tinction entre réalité objective et subjective est guettée de près par la relativité.Rédigé dans un langage accessible, à souhait personnel, ce guide illustré de Francine Girard discute de l’art et son univers dans un tour d’horizon qui en balaie large.De l’art ancien aux créations ac-’ tuelles, de réflexions à caractère» philosophique sur le pourquoi de> l’art à des considérations sur le marché de l’art, en passant par le travail de l’artiste, l’analyse formel* le d’œuvres, des suggestions pour apprendre à voir, reconnaître et apJ précier une œuvre d’art et quelques.données fondamentales sur l'histoire de l'art, ce livre informé ne manquera pas d’éclairer ceux qui, devant l’art, demeurent interdits de questions.On appréciera notamment la capacité de synthèse de l’auteur qui a divisé ses neuf chapitres en une série de résumés succincts, et l’approche directe et pédagogique qui; à la fois, démystifie le sujet .et enrichit le savoir du lecteur.A soulh» gner également, la qualité et la dil versité, tant stylistique qu’histoF rique, des quelque quarante reprô* ductions couleur.Une seule réseri ve: l’insistance «baba cool» sur la comparaison entre l’art et la jouissance, entre l’art et faire l’amour, i entre l’art et l’orgasme.Outre Ce trop-plein d’extase qui ponctue ici et là les pages de cet ouvrage.Apprécier l’œuvre d’art est un outil pratique et intelligent pour qui veut dé-( couvrir et fréquenter les arts Vi-1 Marie-Claire Blais «Avec Soifs, Marie-Claire Blais, : la plus américaine de nos romancières,.: nous donne de cette force qui rend son œuvre universelle.» m* L’œuvre romanesque de Marie-Claire Blais est publiée dans la collection «Boréal compact» Raymond Bertin, Voir S Boréal *8 ¦PH ^4 Qui m’aime me lisle.: > * I, K I) K V 0 I K I.K S U I A M K I) I I) I M A N C II K (I C T 0 H It K I il II 5 IVRES E S S A I S B E C 0 S L’indépendance en contexte CANADA: LA VOIE MÉDIANE Donald G.Unilian, Gordon Robertson et Roger Tassé, Québec/Amérique, 195 pages Les Canadiens français n’ont pas d’opinions, ils n’ont que des sentiments», avait un jour rétorqué.Wilfrid Laurier à ceux qui lui reprochaient de ne pasprendre en compte les revendications de ses compatriotes, unç boutade qu’a reprise en son temps Pierre Trudeau.A entendre les arguments de l’actuel campagne référendaire, on serait porté à leur donner raison.Les politiciens — les cyniques diront que c’est leur devoir — préfèrent faire appel à l’émotivité des électeurs qu’à leur capacité de raisonner et de comprendre.Cela paraît particulièrement vrai du côté du NON qui n’a pas le fardeau de la preuve et dont la stratégie semble consister, pour l’essentiel, à démentir et à ridiculiser l’adversaire, bref à réagir.Canada: la voie médiane comble cette lacune et propose une série d’arguments pour le maintien et le renouvellement du pacte confédératif.Des arguments politiques étayés qui ennuieront sans doute les politiciens et leur vision à court terme mais éclaireront peut-être une partie de notre lanterne référendaire.Cet ouvrage, qui paraît simultanément en anglais, est le fruit du travail concerté de trois constitutionnalistes: Donald G.Lenihan est docteur en théorie politique, Gordon Robertson a été le grand conseiller de Lester B.Pearson et Pierre Trudeau en matière de constitution de 1968 à 1979 et Roger Tassé a été sous-ministre de la justice et est l’un des grands mandarins de l’appareil fédéral.Canada: la voie médiane est d’abord un plaidoyer pour le fédéralisme et en ce sens, la place du Québec dans la Confédération n’est qu’un des trois écueils qui menacent le pays.Les deux autres étant l’autonomie autochtone et le régionalisme de l’Ouest.Le souverainiste convaincu qui le lira devra donc accepter d’aborder le problème canadien d’un point de vue plus englobant que celui des rapports entre les deux peuples fondateurs (si deux peuples fondateurs il y eut, ce qui est de moins en moins l’avis du Canada anglais qui estime que la Confédération lut une loi unissant des provinces plutôt qu’un pacte mariant deux peuples).Il devra également accepter que le concept de «souveraineté», dans le contexte mondial de restructuration des économies et des identités nationales, est suranné.Mais commençons par le début.Il était une fois un pays hybride, fondé aux confins du fédéralisme et du libéralisme.Du fédéralisme, ce pays a retenu une manière d’unir des colonies (quatre au départ) tout en préservant leur diversité régionale (les maritimes et les Haut- et Bas-Canada) et leurs différences linguistiques et culturelles (Canadien anglais et Canadiens français).Le pacte confédératif représenta avant tout la subordination de ces différences et divergences au profit d’un Etat fédéral devant promouvoir les intérêts communs des Canadiens.Du libéralisme (au sens politique de démocratie libérale), ce même pays a retenu qu’une nation est une association volontaire d’individus libres et égaux.Mais il a dû choisir dans le cadre général de ce libéralisme la tendance appelée «pluralisme culturel».Au contraire de la tendance classique qui postule l’égalité de tous les citoyens devant la loi ou de la tendance égalitaire selon laquelle l’État, désormais dénommé providence, ne doit pas seulement protéger ces droits individuels mais aussi les promouvoir, ce libéralisme pluraliste admet l’existence de droits collectifs.C’est à ce niveau de l’analyse du pacte confédératif que les Lenihan, Robertson et Tassé se démarquent dé Pierre Trudeau, qui était un ardent admirateur des philosophes R O H K K T SA L E T T I ?des Lumières.On aurait pu craindre en effet que nos constitutionnalistes, pour avoir longtemps travaillé à l’ombre du premier ministre du Canada, ne reconduisent simplement sa vision de la réalité nationale.Or, leur hypothèse, c’est que si le Canada doit survivre, il doit trouver un équilibre entre les droits individuels et les droits collectifs.Ils rejoignent ainsi un courant de la philosophie moderne qui conteste la tradition rationaliste européenne et auquel adhèrent des penseurs comme Charles Taylor et Northrop Frye.Pour ce courant, les traits qui définissent la «personne humaine» incluent l'appartenance à une ou des communautés, de sorte qu’il est illusoire de penser distinguer clairement et en tout temps Inhumanité essentielle» de l’individu (ses droits) de son appartenance à une histoire culturelle (son identité).Les droits, concluent sur ce point les auteurs, doivent être contextualisés.Mais cette contextualisation des droits (protégés par la Charte canadienne de Trudeau) ne conduit pas pour autant à une reconnaissance des revendications autonomistes du Québec.Elle vise à souligner la nécessité d’une «métavision» du fédéralisme qui rallierait tous les Canadiens.Les auteurs soutiennent ici que seul un large effort de consensus politique peut sauver le Canada et qu’il y va de l’intérêt de tous les Canadiens, y compris des Québécois et des Premières Nations, de chercher des compromis.Seuls quelques pays — la Suisse, l’Australie, les États-Unis et la République fédérale allemande — réunissent la tradition du fédéralisme et celle de la démocratie libérale et ils s’en portent très bien.On peut présumer qu’ils supporteront même mieux que d’autres les bouleversements économiques et politiques qui secouent la planète.Pour Lenihan, Robertson et Tassé, le discours souverainiste est coincé entre deux nationalismes, l’un foncièrement ethnique, typique de l’idéologie de survivance qui a eu cours pratiquement jusqu’à la Révolution tranquille, l’autre lai'c et, moderne, fondé sur les droits individuels et promu par l’État.S’il veut intégrer les immigrants non francophones qui composent une part toujours plus grande de son paysage culturel, le Québec doit rompre définitivement avec le premier type de nationalisme et donner au terme «communauté» un sens nouveau et pluriel.La base du caractère distinctif du Québec n’est plus l’ethnie mais la langue,(et la culture qui y est rattachée).Et rien n’indique qu’un État québécois souverain serait mieux placé pour régler les problèmes de l’intégration des immigrants et de la survivance de la langue française qu’un État provincial dans une confédération.Concrètement, les auteurs sont opposés au transfert massif de pouvoirs constitutionnels au Québec.Ils sont par contre pour la reconnaissance de la société distincte du Québec et pour une interprétation de la Charte qui tiendrait compte de ses intérêts linguistiques et culturels particuliers.Mais le défi canadien est plus large et la question du Québec, légitime jusqu’à un certain point, ne peut être réglé indépendamment de celles des Premières Nations et du manque de représentativité de l’Ouest.L’indépendance est une notion qui doit être contextualisée.LA VOIE MEDIANE Dodd G.Ltnibia c Gordon Roberson RoftiTisst QU t B E.C IA M É « (QUE Éditions Libre Expression 2016, rue Saint-Hubert Montréal H2L 3Z5 Un roman à saveur «Bogart» imprégné de l’atmosphère des années 1930.Un roman qui met en relief la longue tradition des sociétés secrètes au Québec.Au coeur de l’intrigue: une jeune fille de vingt ans, volontaire et intrépide, qui imagine le plus audacieux des stratagèmes afin de devenir journaliste au plus prestigieux des quotidiens montréalais.L’IMPOSTURE: un roman haletant qui .unit avec bonheur, histoire et fiction! L'Imposture de Pauline Vincent 359 pages, 24,95 $ LA VITRINE I)U LIVRE P IM A Mil IA SÊCESSIOn [îïïlii El l'Ail m EMU DUftANII larron a liiMimi IA SÉCESSION DU QUÉBEC ET L’AVENIR DU CANADA Robert A.Young Traduction et adaptation de Pierre R.Desrosiers Les Presses de l’université Laval, 1995,261 pages L’auteur, un professeur de sciences politiques à l’université Western, en Ontario, postule d’entrée de jeu la sécession du Québec réalisée de façon pacifique.Les premiers chapitres consistent en des portraits du Québec et du Canada au lendemain d’un OUI.Suit une étude comparative des sécessions réalisées pacifiquement de par le monde, avec un accent particulier sur celle de la Tchécoslovaquie.La politique fiction, reprenant de plus belle dans les chapitres suivants, parle de l’allure et des résultats des futures négociations.Une analyse ambitieuse d’un auteur qui ose y aller de prédictions alors que le pays nage en pleine incertitude.Alan Freeman Patrick Grady QUÉBEC CANADA ©oes ENJEUX DE LA DIVISION S QUÉBEC CANADA: LES ENJEUX DE LA DIVISION Alan Freeman et Patrick Grady Traduit de l’anglais par Gérard Boulad Hurtubise HMH, 243 pages Une approche semblable au précédent.Ici aussi un OUI sert de point de départ à un essai évoquant les questions telles que les frontières, l’économie, la défense, la citoyenneté, le passeport, le bilinguisme, les droits des autochtones.Les deux auteurs, l’un journaliste au Globe and Mail, l’autre, économiste, ne négligent aucun détail, allant même jusqu’à se préoccuper de l’avenir du contrat obtenu par Canadair pour l’entretien des chasseurs CF-18.Le livre ayant d’abord été écrit en anglais à l’intention des Canadiens du reste du pays, inutile de sourciller à la lecture des «séparatistes» et d’une conclusion intitulé: «Gardons notre foi dans le Canada».LE QUÉBEC.UNE NATION OPPRIMÉE François Moreau Vents d’Ouest, 1995,181 pages C'est à titre posthume que ixirait chez Vents d'ouest un esta) de François Moreau qui a milité jusqu’à sa mort en 1993 pour l’indépendance du Québec et le socialisme.L’auteur (art de la Conquête pour tracer la genèse de ce pays devenu une prison de peuples, bâtie sur la domination et l'humiliation», source d’un désir d emancipation.Four appuyei cette thèse, l’auteur y va des episodes sombres de l’histoire du Québec, répond.sur le ton du soit dit en passant» aux critiques adressées aux na-tionalistes et reprend enfin les thèmes de minorité linguistiques, de droits collectifs et individuels et de nationalisme.Canada Quebec Robert Bothwell CANADA AND QUEBEC: ONE COUNTRY, TWO HISTORIES Robert Bothwell UBC Press, 269 pages Ce livre prend la forme d’une série d’entrevues radiophoniques réalisées à Toronto avec divers leaders d’opinion des deux solitudes parmi lesquels Lise Bissonnette, Ovide Mercredi, Sharon Carstairs et Jean Charest.Y sont abordées les sources de l’antagonisme Canada-Québec: les rébellions de 1837-1838, la conscription, le débat linguistique et les nombreux faux pas constitutionnels.NI OUI NI NON Jean du Pays Préface de Jean Allaire Hurtubise HMH 185 pages Jean du Pays, c’est le pseudonyme d’un juge qui, «en exil judiciaire», a décidé malgré ses fonctions qui le bâillonnent en principe de la parole publique de se prononcer sur son sujet préféré: la souveraineté du Québec.Dans sa préface, Jean Allaire donne quelques indices permettant d’identifier l’auteur anonyme qui a quitté en 1967 le Parti libéral du Québec pour suivre René Lévesque.Une plume vive et un humour fin risquent cependant de démasquer rapidement Jean du Pays auprès de ses confrères d’armes, ceux avec qui il a milité en marge de la vie officielle.Jamais Jean du Pays ne tombera dans la technicalité, préférant anecdotes et corespondances avec Pierre Vade-boncœur à l’aridité des concepts juridiques.LE PAYS RA PAILLÉ: MORCEAUX CHOISIS SUR LA QUESTION DU QUÉBEC Jean du Pays Préface de Jean-Roch Boivin Les Éditions Flora, 169 pages Décidément, il en avait long à raconter, ce juge muselé! Trop, dit-il au début du livre, pour se limiter à un seul ouvrage.Dans celui-ci, Jean du Pays s’efface cependant derrière un «rapaillage» de textes divers Le Dr Chaoulli accuse 1 B du système de santé vrais respons; Jacques Chaoulli, M.D.La Santés au Quebec Les vrais responsables On farm* de* hôpitaux en faisant croire qu'on favorise les soins à domicile.Devant ces patients qui dérangent le système: la conspiration du silence Devant tous cos mensonges, io Dr Chaoulli brise la loi du silence.le 3 mai 199$, un enfant étouffe à la maison.L'ambulance tarde.La mère (Lynda Theriault) appelle la clinique et réclame un médecin à domicile.Impossible, b salle d'attente est bondée ! L'enfant meurt.DISPONIBLE CHEZ VOTRE LIBRAIRE O L I T I Q U K écrits par des poètes, des sociologues, des politicologues, des économistes parmi lesquels Gérald Godin, Pierre Perreault et René Lévesque.Une petite mine de citations parfois juteuses, des entrevues de fond et, en guise de conclusion, la déclaration de souveraineté —vous savez, celle qui parle de moisson dans les champs de l’histoire, de cette terre qui bat en français.L’IMPACT RÉFÉRENDAIRE Sous la direction de Guy Lachapelle, Pierre P.Tremblay et John E.Trent Presses de l’université du Québec, 416 pages Fraîchement sorti des presses, cet ouvrage laisse présager l’un des tours d’horizon les plus complets en ce sens qu'il ne prend pas comme point de départ un scénario particulier mais propose une analyse des causes économiques, démographiques, culturelles, structurelles et politiques qui ont façonné le difficile voisinage entre le Québec et le Canada.LES PROPOS «D'UN PUR COTON»: ESSAI SUR LA PROBLÉMATIQUE CANADIENNE Henry Mintzberg Québec/Amérique collection Société dossiers documents 95 pages Comme le décrit l'auteur dans sa préface, Les Propos d’un pur coton se veut un manifeste personnel et polémique plutôt qu'un article scientifique.Il y a bien quelques pointes d'humour ici et là, quelques habiles jeux de mots, mais peut-on trouver quelque chose de vraiment hilarant à la problématique canadienne?UNE NATION PEUT-ELLE SE DONNER UNE CONSTITUTION DE SON CHOIX! Sous la direction de Michel Seymour, Fides, 304 pages Aussi fébrile et enflammé que puisse être le débat, les considérations philosophiques jouent un rôle essentiel dans le débat actuel.Publié dans un numéro spécial de la revue Philosophiques, cet ouvrage veut répondre à des questions qui ont intéressé les penseurs de tous temps: qu’est-ce-qu’une nation?Des chercheurs des départements de sciences politiques et de philosophie d’universités canadiennes apportent des éléments de réponse.LE MAL CANADIEN, ESSAI DE DIAGNOSTIC ET ESQUISSE D’UHE THÉRAPIE André Burelle, Fides, 246 pages André Burelle, un ancien conseiller des gouvernements Trudeau et Mul-roney, suggère, advenant un NON, de ne pas se cramponner au statu quo mais plutôt d’amorcer la réconciliation par la signature d’un pacte administratif sur l’union économique et sociale.Cette entente devra être respectueuse du droit à la différence des partenaires de la fédération.Autres titres en vrac: ¦ Des comptes à rendre: le Canada anglais et le Québec, de la conquête à l’accord de Charlottetown, John F.Conway, traduit de l'anglais par Pierre R.Desrosiers, VLB Editeur, «Études québécoises», 1995, 287 pages ¦ Référendum: 74 clejs pour un OUI ou pour un NON: François Huot préface de Gilles Lesage, éditions Mégaron, 96 pages ¦ Trente Lettres pour un OUI, Stan-ké, 171 pages U Je me souverain.Les Intouchables, 1995,158 pages ¦ Le Duel constitutionnel Québec/Canada, Léon Dion, 1995, Boréal, 380 pages ¦ Le Rêve de la terre promise—Les Coûts de l’indépendance, Marcel Côté, Stanké, 272 pages Louise Leduc I.K I) K V U VITRINE DU LIVRE I) E I» OCDE l'ISLAH Paul Balta te Monde/Marabout, 220pages.Voici le livre idéal pour quiconque désire s’initier à l’Islam \\, c clarté et concision, le journaliste Paul Balta adopte une perspective historique pour dresser un portrait captivant de cette grande religion comptant plus d’un milliard d’adeptes.A l’aide de tableaux, de cartes et de plusieurs encadrés, l’auteur s’arrête autant à la culture qu’à la religion islamique, avant de donner un aperçu des diverses formes d’islamisme et de conclure par un texte sur les rapports que les musulmans entretiennent actuellement avec l’Occident.SOTOS Philippe Djian Folio, 490 pages.Depuis quelques années, l’étoile de Philippe Djian a drôlement pâlie au firmament de la littérature française.Fini le temps où on s’extasiait devant l’écriture «à l’américaine» de ce jeune prodige visiblement nourri à la prose traduite d’Henry Miller.Qu’à cela ne tienne, la mode s’est estompée mais Djian a pris du métier et du souffle.Sotos, son septième roman, en témoigne.L’intrigue se déroule dans le sud de l’Espagne, met en scène trois hommes d’âge divers et est construite comme une corrida.C’est macho à souhait et ça devrait plaire aux amateurs du genre.Quant aux autres, c’est-à-dire c,eux qui ne lisent plus Djian depuis Echine ou Crocodiles, ils y retrouveront une écriture plus substantielle, mais toujours encline au tape-à-l’œil.MON ANTONIA Willa Cather Traduit de l’américain par Robert Ruard Rivages Poches, 332pages.Publié en 1918, c’est-à-dire quatre ans avant L’Un des nôtres, qui allait valoir à Willa Cather le prix Pulitzer, Mon Antonia est un livre tout à fait remarquable.C’est un roman d’une grande subtilité, d’une beauté franche et pure, dans lequel grouillent les familles d’immigrés européens qui viennent coloniser les plaines du Nebraska, à la fin du XIX' siècle.Il s’agit de l’un des grands textes des débuts de la littérature américaine, que Robert Ruard a traduit avec élégance.Un livre extrêmement sensuel, qui sent le foin et la pluie et qui constitue une parfaite introduction à l’œuvre de l’auteur de La Mort et l’Archevêque.CE QU'IL FAUT FAIRE POUR NE PLUS ÊTRE ÉCRIVAIN Cyril Connoly Traduit de l’anglais par Alain Delahaye te Livre de poche, Biblio, 350pages.Cyril Connoly est une sorte de phénomène dans le paysage littéraire britannique.Il n’a écrit qu’un seul roman, Marée basse, publié en 1936, avant de se consacrer à un recueil d’essais mordants, Ce qu’il faut faire pour ne plus être écrivain.Cet ouvrage, pain en 1938 dans la langue de Shakespeare, n’avait jamais été édité intégralement en français.On s’y amuse beaucoup, à la condition qu’on s’intéresse un tant soit peu à la problématique du dandysme littéraire et à des figures comme T.S.Eliot, Virginia Woolf et Aldous Huxley.A quelques endroits, Connoly lance des observations qui sont restées d’actualité, comme celle-ci: «Ce qui tue la renommée littéraire, c’est l’inflation.La publicité, le bouche à oreille et l’enthousiasme qu’un livre engendre impliquent une réaction contre lui.» LES JÉSUITES 1.tes conquérants 2.tes revenants Jean Lacouture Seuil, Points, 620 pages et 685 pages.Si l’auteur de ces briques était quelqu’un d’autre, on pourrait peut-être dire que c’est l’œuvre d’une vie.Mais, avec Jean Lacouture, déjà biographe de De Gaulle, de Léon Blum, de Nasser et de Pierre Mendès France, il n’en est rien.En effet, le prolifique historien a publié, en 1991, soit deux ans après avoir consacré un ouvrage à l’égyptologue Jean-François Champollion, cette «multibiographie» sur cet immense sujet qu’est l’histoire des Jésuites.Dans un premier temps, il a couvert la période allant de la fondation de l’ordre par Ignace de Loyola en 1540 à sa suppression par le pape Clément XIV en 1773.Dans un deuxième temps, il a poursuivi son travail en abordant la renaissance de 1814 jusqu’à nos jours.JE VIEILLIS BIEN Berroyer te Serpent à plumes, 237pages.Vedette médiatique en France mais peu connu au Québec, Jackie Berroyer a collaboré à Charlie Hebdo et à Libération.Personnage aux multiples talents, Berroyer a signé en 1983 un roman, Je vieillis bien, qui est en fait une sorte de longue chronique amusée de la vie d’un intellectuel qui se demande à quoi ça peut bien servir d’être un peu moins con que les autres.Le motif apparaissant sur la couverture du livre est une peau de vache, ce qui lui sied bien.Marcel Jean I It .I.K S S A M K I) I I I K T l> I M A N < Il K I 3 O < T O H l< K I !* 9 S I) r> V R E S Un très grand roman M 1 mm Roman Boréal JACQUES ALLARD ?SOIFS Marie-Claire Blais Éditions du Boréal, 1995,314 pages Ils étaient ici pour se reposer, se détendre, l’un près de l’autre, loin de tout, la fenêtre de leur chambre s’ouvrait sur la mer des Caraïbes, une mer bleue tranquille, presque sans ciel dans les reflets du soleil puissant, le juge avait dû maintenir son verdict de culpabilité avant son départ, mais ce n’était pas cette juste sentence qui inquiétait sa femme, pensait-il.Ainsi commence le plus récent roman de Marie-Claire Blais, son dix-huitième, son meilleur et sans doute le plus riche, le plus impressionnant tableau d’époque que j’aie lu depuis longtemps.Une sorte de murale où se juxtaposent, pour finalement se fondre sous le soleil du Sud, les scènes sensuelles et inquiètes du monde qui est le nôtre, où l’on a peine à distinguer le commencement de la fin, le plaisir de la souffrance, la vie de la mort.Une murale?La figure reste encore trop simple, quoi qu’elle illustre bien, à première vue, ce qui se donne comme un massif romanesque: tout le récit tient en un seul paragraphe de plus de 300 pages.Le modèle se trouve plutôt dans une symphonie concertante où se succéderaient et se relanceraient une bonne douzaine de solistes regroupés par couples, amis, familles, religions, sociétés ou gangs, dans une île au bord du golfe du Mexique.On devinera le défi lancé au lecteur à qui on demanderait de résumer l’histoire où se côtoient une centaine de récits sans frontières visibles.Les premières lignes ouvrent la fenêtre du ciel et de la mer vus par Claude et Renata, gens de droit, par elle surtout, convalescente à qui la cigarette vient de faire perdre un poumon et qui refume.Elle, la femme mariée qui court vers le casino et les jeunes hommes, tout en disant sa soif de justice pour les Noirs, les femmes et autres déshérités, sa répulsion pour la peine de mort, son amour pour «ce monde, un magnifique jardin, fragmenté, brisé» mais qui est le sien.La fenêtre et la course dans la ville-jardin ouvrent ainsi une narration torrentueuse, obsessive et obsédante, véritable flux faulknérien d’images et de réflexions, graves et gaies, menée par une narration à la troisième personne où surgit la parole intime.Voici bientôt, sur la plage, les enfants que leur père, Jeremy, le pasteur noir, appelle pour la prière.Volent-ils des fruits dans le jardin de Jacques, le professeur qui arrivera sous peu pour finir ses jours, sidéen qui n’aura pas le temps d’achever son étude de la Métamorphose?N’est-il pas devenu lui-même «le gros insecte vagissant» de Kafka?Cette femme qui l’a amené de l’aéroport, n’était-ce pas l’annonciatrice de la mort en ce jardin d’odeurs?Est-il prêt à entrer dans la vallée des Orchidées dont parle le pasteur?Et Tanjou, l’étudiant pakistanais dont il est amoureux?Que faire de l’amour qui fait mourir?Et le défilé des hommes et des fleurs et des vagues continue.La musique et la littérature et la peinture s’étalent comme autant de recours à la prière, si difficile pour les intellectuels, si naturelle pour les exploités.Dieu répond-il?Que faire de sa froideur?Que faire des guerres du Golfe et de Sarajevo?Du Ku Klux Klan et autres Cavaliers de l’Apocalypse, Mauvais Nègres et petits PHOTO ARCHIVES Marie-Claire Blais Blancs?Des violeurs et des tueurs?Des vents mauvais qui s’acharnent sur les réfugiés de la mer?Du glas qui tinte en ce jardin?Ne reste-t-il que Mozart et sa céleste musique?Sa joyeuse messe en do mineur?L’air d'Orphée et Eurydice chanté par Maria Callas?La jeune fille et la mort de Schubert, le «Christ au mont des Oliviers», l’oratorio de Beethoven?Dans «cette nuit déserte, peuplée de quelques halètements de plaisir», la musique est un recours, dit sans cesse le récit qui se termine avec les voix unies de Samuel, l’enfant privilégié (dont le nom rappelle toutefois Dachau), et de Vénus la petite pute noire: «ô que ma joie demeure, ô que ma joie demeure».Car la vie est là qui fête.Vincent ne vient-il pas de naître?Le fait que le roman se termine sur ce chant, avec le point de vue d’Esther (grand-mère de 75 ans) qui a trouvé l’image apaisante de sa mort à venir dans «l’envol oblique du héron» dit assez la réconciliation proposée ici.Là se donne sans nul doute la réponse à la «creuse sensation de soif», leitmotiv du puissant réalisme poétique à l’oeuvre.En cela, le chant ne se détache pas du très grand livre qui en est la réalisation.Voilà donc à nouveau le roman de l’artiste, si présent parmi nous depuis quelques années, mais que n’a jamais cessé d’écrire Marie-Claire Blais.On peut en voir ici l’exemple le plus ambitieux et le plus beau.S’étonnera-t-on de voir la narration évoquer La Divine Comédie?Après un silence romanesque de 10 ans, l’auteur a modestement, généreusement, écrit celle de notre temps.MICHEL SARRA-BOURNET Le Canada anglais et la souveraineté du Québec Deux cents leaders d’opinion se prononcent Plus le jour du référendum approche, plus nous sommes inondés de déclarations ou alarmistes ou conciliantes, dans le but de faire triompher les idées véhiculées par le camp du Non.L'auteur a scruté à la loupe plus de mille coupures de presse ainsi qu'une centaine d'ouvrages, d'articles et de rapports provenant de partout au Canada.Il résulte de sa recherche un portrait des individus susceptibles d'intervenir dans le débat et dans les négociations qui suivront.Voici donc le livre qui explique pourquoi ILS vont négocier! jailli Conway JOHN F.CONWAY Des comptes à rendre L-e Canada anglais et le Québec, de la Conquête à l’accord de Charlottetown Voici un livre étonnant qui, en moins de 300 pages, jette un éclairage nouveau sur l'histoire du Québec et du Canada et sur les grands événements qui ont secoué les deux nations depuis la défaite de 1760.Le sociologue Conway, de l'Université de Regina, conclut: Pour éviter la séparation, il faudrait que le Canada anglais reconnaisse ses torts et les injustices qu'il a commises à l'égard de la nation québécoise et qu’il paye ses dettes envers l'histoire! Préfacé par Guy Rocher.éaiViur MARC-FRANÇOIS BERNIER Les planqués Le journalisme victime des journalistes Voici un livre qui plaide abondamment pour une meilleure information journalistique et qui entend redorer le blason de la profession.Tous les corps professionnels ou presque sont soumis à un code de déontologie, sauf le journalisme qui se prétend pourtant un des piliers de la démocratie.Preuves à l'appui, l'auteur dénonce ceux qui, minoritaires au sein de sa profession, entachent l'image du journalisme, pour tenter de retrouver la confiance du grand public.DES ESSAIS ENGAGES vlb éditeur oe'la grande littérature (jhanipigny CONTES LES PLUS CELEBRES Valisotte do 4 albulms 9t 8 contes pour enfants \ .Éd Aurau COUCOU ! Éd Hurtubise HMH OU EST CHARLIE?Le formidable livre-jeu • Le livre-jeu sauvage Éd.Grand LE ROBERT JUNIOR ILLUSTRE Éd.Le Robert î cn\s .¦ John Gt A S S C Cf I Amfoiitcd by Micnitri Gm.rowtlct la littérature!), et se traîner à contrecœur à sa table à écrire pour essayer d’y raconter ses bamboches.de la veille! Ces mémoires, John Glassco ne irv écrira, en réalité, que H«w les an un s (K).Mais si le jeune homme cynique, amoral, pénétrant qu’il fut sur les bords de la Seine savait déjà tout, trente ans après, il n’a pas vieilli d’une ligne.Memoirs of Montparnasse est traversé par un goût des plaisirs immédiats qui vous saoûle littéralement.C’est l’apologie de la légèreté, celle qui reste quand tout a lâché, quand la bulle de champagne a tourné au vinaigre, celle qui ne s'acquiert qu’à force d’une immense sagesse.Comparé à lui, le brave citoyen et fidèle mari Morley Callaghan a l’air d’un bon toutou penaud, lour-?daud et tellement province! Mais voilà: Glassco ne sera jamais qu’un poète d’une honnête notoriété quand Callaghan est un romancier (et l’une des rares success story de la littérature torontoise).Il apporte, dans ses souvenirs, une humanité et une habileté de construction romanesques auxquelles Glassco ne peut prétendre.Et puis Morley et son épouse y forment un jeune couple épatant That Summer in Paris ne parle pas beaucoup de Paris, cependant.Son véritable personnage central est Hemingway.Ernest et son ascendant sur Morley, qu’il a connu à Toronto, alors qu’ils travaillaient dans le même journal et dont il fut le premier à encourager les rêves littéraires.Ernest et son besoin d’être le héros, le plus fort, le plus grand.Ernest et son dégoût inexplicable de Scott Fitzgerald qui, lui, ferait n’importe quoi pour s’en faire aimer.C’est une histoire d’amitiés viriles, de machisme effréné, d’estime et d’envie littéraires.Elle culmine sur un presque rien, un match de boxe où Callaghan donne une morflée à Hemingway à cause d’une maladresse de Scott.Le jeu subtil des blessures d’orgueil, des humiliations, des sentiments est alors tissé comme de la dentelle.Le sport et la violence n’ont rien à y voir.C’est une histoire sur les faux durs, et les vrais créateurs.Sur l’importance d’un mot qui blesse et l’infinie portée d’une lettre qu’on n’a pas écrite.Sur l’écriture, finalement.Cet été-là, dans Paris, Hemingway finissait L’Adieu aux armes, Scott Fitzgerald commençait Tendre est la nuit.Glassco comme Callaghan décrivent, avec force figures célèbres et anecdotes savoureuses, une bruyante communauté qui se fréquentait, se jalousait, se tapait des dîners et vivait en vase clos, bien à l’abri de l’autochtone, du vrai parigot.Tous étaient venus là comme on va-t-à Lourdes parce que, croyaient-ils, l’air de Paris donnait du génie — ou l’absinthe, l’illusion d’en avoir.Et parce que le franc ne valait rien.La Crise de 29 dispersa bien vite tous ces moineaux-dollars migrateurs, autant les bûcheurs de la plume qui peuplaient les jours de Callaghan que les noceurs des nuits de Glassco.Ne resta plus que John Glassco lui-même, qui ne s’arracha à son Montparnasse que contraint par la pauvreté et la tuberculose, plusieurs mois après.Comme quoi les plus légers ne sont pas toujours les plus inconstants.DICTIONNAIRE VISUEL POUR 10US Gallimard Jeunesse, 638 pages Le Dictionnaire visuel des éditions Québec-Amérique s’évertuait à nommer tous les objets qui nous entourent.Celui de Gallimard les met en pièces pour mieux en identifier les composantes.A «fauteuil», par exemple, on ne présente pas les différents types de sièges rembourrés, on en fait éclater un en rtulle morceaux et on donne un nom à la moindre mortaise qui le fait tenir debout.Si dans le dictionnaire québécois, l’art occupait quelques maigres pages sous la rubrique «loisir de création», il a par contre toute sa place dans celui de Gallimard.L’architecture, la peinture, la sculpture sont traités aux petits oignons et ce, dans une perspective historique, La plupart des mécanismes, d’ailleurs, sont aussi présentés en fonction de leur évolution technique: de la locomotive à vapeur au TGV, des premiers monoplans aux avions supersoniques.Fresque tout le livre est illustré par des photographies d’une précision fabuleuse.Bref, cet ouvrage complète plus qu’il ne recoupe le dictionnaire québécois.MUJNAK ASSASSINÉ Alain Surget, Livre de poche jeunesse, Senior,157 pages Mujnak, un village de pêcheurs d’Ouzbékistan, se trouve maintenant à 90 kilomètres de la mer, devant un désert de sel.Sous le régime soviétique, le cours des deux rivières qui alimentaient cette mer intérieure a été dévié pour irriguer les plantations de coton, plus rentables que la pêche et les conserveries.Les enfants des anciens pêcheurs n’ont jamais vu la moindre vague de la mer d’Aral.Gengis et Djazia, deux adolescents, sont prêts à tout pour faire revenir les flots dans leur région dévastée par la pollution et la sécheresse.Gengis ira jusqu’à l’ONU pour plaider la cause de son peuple qui meurt à petit feu.Une histoire d’horreur à la limite de la science-fiction, et pourtant une histoire vraie, remplie d’espoir.NON, JE N’AI PAS PEUR! NON, NON Libuse et Josef Palecek Éditions Nord-Sud Petit Tigre a peur de tout.Il est tellement poule mouillée que les grands tigres, forts et courageux, décident de lui retirer ses rayures.Mais voilà que la maman de Petit Tigre tombe malade.Surmontant sa frayeur par amour pour elle, il part en pleine nuit, sous la tempête, chercher de l’aide.Il reviendra avec le docteur au petit matin, fier d’avoir surmonté cette épreuve et plus fort que jamais.Les grands tigres, admira-tifs, lui rendront bien sûr ses rayures.Un album touchant aux illustrations vives, à la fois simples et ornementées, qui rappellent l’art traditionnel de certains pays d’Europe de l’Est.WM wsw 1 UU- Mujnak assassiné Alain Surget VERONIQUE ANÎOINI TiA'aia BIS'ART BI2.VK1 DES ARTISTES FACE À FACE IW.SIff BIS’ART xw.sia BIS'ART, DES ARTISTES FACE À FACE Véronique Antoine Castrrman Voilà un petit livre d’art inusité, qui traite de la citation de chef-d’œuvres anciens dans les œuvres modernes et contemporaines.Une ingénieuse mise en page permet au lecteur de comparer les sérigraphies de Warhol à la Mona Lisa de Vinci, les Amolfini de Van Eyck à ceux de Botero, le pape Innocent X de Velasquez et celui de Bacon.Cette mise en parallèle d'œuvres célèbres permet à l’auteur d’expliquer clairement, quoique brièvement, la démarche particulière de chacun des artistes.Une façon originale de s’initier à l’histoire de l'art pour les plus de huit ans.MONSIEUR GOUTTE-AU-NEZ Lionel Koechlin Seuil Jeunesse, 35 pages Monsieur Goutte-au-nez, sous-titré «le roman d’un morveux», n’est pas un livre très appétissant.En effet, son héros est affublé d’un défaut aussi écœurant qu’incurable: de la morve s’écoule en permanence de ses narines.Mais M.Goutte-au-nez ne se laisse pas abattre pour autant.Il apprend tout jeune à tirer parti de son handicap.L’expérience aidant, il parvient à imiter le son d’une fusée, la complainte d’un phoque, le bruit d’un orage ou celui d’un robinet simplement en soufflant dans un mouchoir.Sa vocation est donc toute tracée: il sera artiste comique.Dans les coulisses d’un théâtre, il fera la rencontre d’une superbe danseuse, Mademoiselle Postillon, dont il gagnera le cœur, pour le meilleur et pour le pire.Des illustrations simples, voire enfantines, colorent ce dra-muscule humain qui se termine par un happy end humide.Préparez vos mouchoirs.Carole Tremblay Lfant K Jowl TVWfk NON Je n’ai pas peur! NON NON BICTIONMAIRE VISUEL I^ APOUB TOUS frgQ GAlUMAftO JEUNESSE rr LITTERATURE JEUNESSE La licorne: le secret commercial le mieux gardé ) s n n LE NARVAL Sur les chemins de la licorne Texte et photographies de Fred Bruemmer Adapté de l’anglais par Gabriel Racle Héritage, 1995,144 pages, 39,95 $ (pour tous) GISÈLE DESROCHES TA ans les temps anciens, on ''U croyait qu’il existait une correspondance entre la terre et la mer, et que les animaux de la terre avaient leur contrepartie dans la mer.Ce ne fut dont pas une surprise lorsqu’une licorne de mer fut découverte.» Pendant des siècles, chasseurs et marchands ont soigneusement entretenu la légende de la licorne.Longtemps considérée comme un animal fabuleux aux pouvoirs extraordinaires, la licorne a revêtu différents aspects selon qu’elle venait de Chine ou d’Europe.Pelage cinq couleurs ou blanc immaculé, petite ou plus imposante comme dans les récits de Marco Polo (qui a vraisemblablement aperçu un rhinocéros de Sumatra), on l’a représentée avec un corps de cerf ou de cheval sur maintes tapisseries, la tête surmontée d’une corne frontale de trois à quatre mètres de long.On disait que cette corne magique guérissait toutes les maladies, de la fièvre à la peste.Les princes en étaient également friands car elle possédait, dit-on, le pouvoir de déceler et de neutraliser tout poison.En Chine, l’apparition subite d’une licorne prédisait la naissance d’un grand et juste souverain.C’est ainsi que la naissance de Confucius fut annoncée.Le commerce extrêmement lucratif des cornes de licorne existait déjà du temps des Vikings, mais au XVIP siècle, on observe une recrudescence étonnante, quand un marchand hollandais apporta au Japon une collection de curiosités comprenant une défense de narval du Grœnland.Les Japonais furent si Les samedis feus de Mille Feuilles un concours LE DEVOIR/H jeune&S?* JONAS DANS L’ASCENSEUR Texte: Hélène Bilodeau Illustrations: Daniel Dumont Un grand voyageur, ce Jonas! Pas besoin de bateau, d’avion ou de fusée: l’ascenseur lui suffit.Bien malgré lui, car après tout, la seule chose que désire Jonas, c’est de rentrer à la maison.Mais comment faire quand on est coincé dans un ascenseur détraqué qui s’entête à nous trimballer chez toutes sortes de personnages extravagants?Qui va aider Jonas à échapper à Gontran de Gontrailles, à madame Papillon, à la brosse du professeur Savon, à la seringue du docteur Tétanos et au redoutable harpon du capitaine du même nom?piment détraqué’o” J°™: «t appuyé ?J nas O - -A -X y V.__ Poste ta réponse avant le 5 novembre 1995 et cours la chance de gagner un des dix exemplaires de Jonas dans l'ascenseur, de la collection Libellule, y Inscris ton nom, ton âge, ton adresse complète et le numéro du jeu.Les dix - f gagnants seront choisis au hasard parmi les bonnes réponses, le 9 novembre _J yf 1995 à midi.Les règlements détaillés du concours sont disponibles au siège social des éditions Héritage.Les Éditions Héritage inc.Concours LE DEVOIR/éditions Héritage 300, rue Arran, Saint-Lambert (Québec) J4R 1K5 enchantés de se procurer une véritable corne de licorne, que l’heureux marchand prit sa retraite, riche pour le restant de ses jours.Presque tous les objets au monde que l’on dit faits d’une corne de licorne: collection des Habsbourg, trésor impérial de Vienne, trésor des doges de Venise, trône des rois du Danemark, vestibule du Palais de Korinkaku au Japon, tous ces trésors inestimables sont en vérité des défenses de narval.La confusion de la légende a été entretenue par le peu de connaissances que nous avions de cet uniforme marin et par l’éloignement de son habitant.Quand on sait qu’une de ces défenses torsadées pouvait se vendre jusqu’à 10 fois son poids en or, on comprend que les marchands aient été peu disposés à révéler leurs sources et qu’ils aient cherché à protéger leur secret.La licorne des contes de fées doit ainsi son existence tenace à l’insaisissable narval.Dans un livre documentaire spectaculaire pour une production québécoise (grand format, papier glacé et photos couleur), cet infatigable voyageur de l’Arctique et photographe mondialement reconnu qu’est Fred Bruemmer, nous propose un itinérai-; re fascinant sur les chemins de la licorne.Ayant effectué de minutieuses recherches, parcouru lui-même les1 chemins des caravanes et réalisé des photos extraordinaires sur les banquises du Grand Nord, il nous livre ici un travail remarquable destiné à toute la famille puisque que chacun y trouvera, à sa mesure, matière à satisfaire sa curiosité.Traduit par Gabriel Racle, l’ouvrage nous fait découvrir, en plus des mythes et légendes entourant la licorne, les modes de migration du narval, sa physiologie (sa corne est en réalité une dent), ses prédateurs, l’accouplement et le soin des petits, les méthodes de chasse de cet animal mystérieux.De nombreuses anecdotes,, légendes et témoignages d’Inuis, ainsi que la relation d’expériences personnelles donnent au texte un attrait indéniable.C’est ainsi que l’on apprend qu’un marchand japonais a récemment visité le village de Pond Inlet.Il a acheté non seulement des défenses entières de narval mais aussi des morceaux cassés, car au Japon, encore aujourd’hui, on fait des remèdes merveilleux avec ces cornes.Un index et une abondante bibliographie complètent l’ouvrage.21-22 OCTOBRE / .X COLLOQUE DE PSYCHANALYSE / QUI A PEUR DE JACQUES LACAN?Samedi M.Lévêque: Vérité de la parole J.Forest: De la douleur à la souffrance O.Clain: Lacan, Hégel .et l’imaginaire R.M.Bergeron: Les enfants nous parlent G.R.Saint-Arnaud: Lacan et la religion Dimanche P.Lafrenière: Retour à Freud K.Jbeili: Le corps chez Lacan G.Pelland: L’inconscient de Freud à Lacan Cl.Lévesque: Lacan et la philosophie J.P.Gilson: Ce que Lacan apporte de neuf 3200.JEAN BRILLANT, salle B2245, de 9H30-18H30 • Renseignements 279-2709 —r— I ) l< > , » «4 ACHÈTE P ET VEND AU MEILLEUR PRIX 1 Œ 369-1 St-Denis, Montréal CHOIX ET QUALITÉ 713 Mont-Royai Est.Mtl Métro Sherbrooke 843-1913 Métro Mont-Royal 523-6389 L K U K V OIK.I.K S S A M KOI II K T I) I M A K I’ Il K I 5 O 0 T O II II K I II II 5 La L I V R E S - P E T I T S B 0 N II E l! R S pauvreté des uns GILLES A K C II A M H A I) L T ?FONTAM ARA lgnazio Silone.Roman traduit de l’italien par Jean-Paul Samson et Michèle Causse.Préface de Maurice Nadeau.Collection «Les cahiers rouges», 285 pages.On a souvent reproché à lgnazio Silone des convictions politiques qui entacheraient la pureté de son univers romanesque.Il a adhéré au socialisme puis au parti communiste italien dont il devint l’un des trois responsables.D’être de gauche n’était pas bien porté dans l’Italie de Mussolini.On lui faisait également grief d’une écriture trop proche du langage parlé.Pour nous qui le lisons en traduction, n’est donc discernable qu’un prosélytisme indéniable, que porte cependant une générosité du cœur tout aussi évidente.Silone a écrit Fontamara en Suisse où il a dû se réfugier à la suite de voyages en URSS.Le roman paru en allemand a un grand succès partout dans le monde, sauf évidemment en Italie.L’auteur ne retrouvera sa patrie qu’en 1945.Faulkner estime alors qu’il est le plus grand écrivain vivant.Fontamara raconte l’Italie fasciste.Dans un petit village des Abruzzes, depuis toujours condamné à la misère la plus sordide, arrive l’Entrepreneur.Ce dernier, potentat exemplaire, entend réduire les cafoni (nom donné en dérision aux paysans) à la famine en détournant le ruisseau qui irrigue leurs terres à son seul profit.A Fontama- ra, on n’a pas l’habitude de la rébellion.On courbe l’échi-ne volontiers.La soumission s’est transmise tout aussi régulièrement que la gêne matérielle.Pourtant, il y aura insurrection.Eue se terminera par la mort de nombreux Fontamarais.L’oppression a triomphé.Silone décrit avec compassion le destin de petites gens.Il nous montre les cafoni dans leur vérité, qui est celle de tout être humain, grandeurs et petitesses réunies.Ils sont incultes, analphabètes.D’être miséreux ne les empêche pas d'être mesquins entre eux.Ils sont exploités par les possédants, ridiculisés par les populations avoisinantes.Ils ont une foi aveugle envers les gens du savoir et pourtant, ils se défient des émissaires envoyés par Rome.S’ils sont toujours bernés, c’est qu’à la question: «Que faire?», ils ne savent jamais que répondre.Mais il y a plus que la peinture attentive et minutieuse d’une société.Il ne faut pas oublier — la lecture du roman nous en empêcherait de toute manière — que Silo-m i iii id ses débuts de romancier et qu’il avait auparavant mené une vie politique active.S’il se découvre incapable de répondre de façon certaine à la question essentielle — que faire en cas d’oppression des pauvres par les riches — il sait analyser la situation.Silone démontre, par exemple, que l’oppression n'est possible que si elle est soutenue par des membres de la communauté opprimée.«Mais une catégorie spéciale de pauvres types, sans terre, sans métier.trop lâches pour se révolter contre les riches et les autorités, préfèrent les servir pour obtenir la permission de voler et d’opprimer les pauvres, cafoni, métayers, petits?propriétaires.Quand on les rencontrait en plein jour dans la rue, ils étaient humbles et obséquieux: de nuit et en groupe, ils étaient mauvais, traîtres, malfaisants».C’est Berardo, instigateur de la résistance au fascisme, qui a raison: «Si seulement je gagnais ma vie à la sueur de mon front.En réalité je gagne surtout le pain de ceux qui ne travaillent pas.» Quand je pense à ma grand-mère qui était ouvrière dans une filature à dix ans, je ne réfléchis pas autrement.Vous, pas?Quant aux amis des oppresseurs, j’en connais bien quelques-uns.Pas vous?LETTRES FRANCOPHONES Le malentendu amoureux LE PREMIER AMOUR EST TOUJOURS LE DERNIER Tahar Ben Jelloun nouvelles, Seuil, 1995,200 pages POÉSIE COMPLÈTE Tahar Ben Jelloun 1966-1995, Seuil, 1995,573 pages LISE GAUVIN On lira avec plaisir les nouvelles de Tahar Ben Jelloun, des nouvelles qui, de multiples façons, disent la difficulté d’aimer.La nouvelle est, par définition, un genre qui exploite ce qui déraille, ce qui dévie, ce qui pourrait avoir lieu mais n’advient pas à cause d’un grain de sable dans l’engrenage, d’une erreur d’aiguillage.Elle s’alimente à l’inachevé, à l’inaccompli.A la différence du roman, elle peut se contenter d’un déroulement minimal, et devenir à l’occasion méditation, projet, avancée dans l’imaginaire.On trouve un peu tout cela dans Le premier amour est toujours le dernier, recueil de Tahar Ben Jelloun qui regroupe des récits publiés au cours des 20 dernières années et aussi quelques inédits.L’amour dont il est question dans ces pages est celui qui devient objet de tous les malentendus.«Dans mon pays, confie l’auteur, il y a quelque chose de brisé dans les relations entre l’homme et la femme.» Cette brisure et ces malentendus sont décrits sur plusieurs tons: celui de la nostalgie dans la nouvelle éponyme, de l’ironie dans la description de vacanciers («Le Mirage»), de la douleur et de l’angoisse («L’Autre»), de l’observation détachée («L’Amour à Paris»), On y lit aussi la critique d’un monde dans lequel certains émirs se servent de leur puissance pour poursuivre les femmes de leur vengeance («L’Amour fou»).Les lecteurs pourront y voir des clins d’œil aux textes antérieurs, telle cette phrase: «Je peins pour ne pas avoir de visage».Ou encore un rappel de certains personnages, comme celui de l’écrivain public.Aux familiers des textes de l’écrivain, le recueil offre une sorte de synthèse thématique.Aux autres, il peut servir d’introduction à une œuvre déjà importante — rappelons que l’auteur a reçu le prix Goncourt en 1987 pour Im Nuit sacrée — qui, de plus en plus manifestement, choisit de décrire l’univers contemporain.Presqu’en même temps-que les nouvelles paraissent, chez le même éditeur, Poésie complète (1966-1995) de Ben Jelloun.À travers ces textes se lit la colère, le désespoir, la tendresse.La véhémence du «Discours du chameau», écrit en 1976, a gardé LIBRAIRIE HERMÈS 1120, ave.laurier ouest annee ¦ outremont, montréal tel.: 27T5669 télec.: 274-5660 aujourd’hui toute sa force.Mais à l’indignation s’ajoute la désillusion, l’auto-analyse.J’ai retenu cette touchante «Lettre à mon double» dans laquelle il est question d’«un petit homme qui se promène dans Paris en se réclamant de [son] identité».A celui-là il avoue: «Que celui qui dit être moi sache que je compte lui confier, en plus du nom propre, quelques-unes de mes désillusions et surtout une pratique un peu plus folle (lu rire et du semblant!» A côté des poèmes proprement dits, le recueil donne à lire des textes de réflexion.En voici un qui me paraît particulièrement juste, portant sur les relations de l’écrivain avec sa langue: «Ces images arrivent dans le désordre.Elles me parviennent de loin, me parlent la langue de la mère, l’arabe dialectal truffé de symboles.Cette langue qui se parle mais ne s’écrit pas est l’étoffe chaude de ma mémoire.Elle me couvre et me nourrit.» Mais il ajoute aussitôt, commentant l’assertion à savoir que les écrivains maghrébins seraient condamnés à n’écrire que des autobiographies: «On devient écrivain lorsque la maison (.) nous pousse vers les territoires du présent, terres étrangères, patrie des mots et des images.» Quelle belle définition du métier d’écrire! L’amour en question dans ces pages est celui qui devient objet de tous les malentendus Le plus grand ténor mozartien de l'après-guerre nous fait partager en toute simplicité ses connaissances sur le chant, mûries au cours d’une longue carrière et de plusieurs années d’ensèignemenf.DU BEI CANTO Léopold S i mon eau L'Art DU BEL CANTO Léopold Boréal Qui m aime me lise Christophe Faure » - La Chaouïa # n million de pieds-noirs s accrochaient à l’idée que jamais la France n’abandonnerait l’Algérie.Pourtant, le 13 décembre 1960, l’armée française tire sur ses propres enfants.Un roman qui raconte de l’intérieur l’Algérie d’hier.Pour mieux comprendre l’Algérie d’aujourd’hui.vr: tv Maryse Rouy ;*roiiun- ont) Vie courtoise Maryse Rouy QUÉBEC/AMÉRIQUE Azalaïs aryse Rouy raconte " 1V1 simplement, avec un plaisir communicatif, un Moyen-Age vraiment historique [.] Une œuvre complexe, vivante, capable r:v i d’entraîner dans son cours plusieurs types de lecteurs.» Gilles Marcotte, L’actualité T! /D O 1 J/i my \v i .4 ¦i’H n** Marc Dcgiyso Le Navire QUÉBEC/AMÉRIQUE j MarcDegryse Le Navire I d’Acoma ?i s • La traversée des Etats-Unis comme si on y était, i ¦ comme devant un écran.On j f * perçoit même les odeurs.Par I l’auteur d’Erick, l’Amérique, C ¦’ , I finaliste au prix Molson et au ; Grand Prix de la Ville de *¦ f .• * Montréal en 1993.Une écri- \ i ture assurée, dense et lyrique.& QUÉBEC/AMÉRIQUE o oc i i i * 4 t A M K I) I II K T I) I M A N C II K I .1 II C T 0 H It E I II II 5 I.K I) K \ U I II ¦ I.K S - ESSAIS ÉTRANGERS HISTOIRE L’économie est humaine ANTOINE R O B I T A I L L E ?VOYAGE DANS LE TEMPS ÉCONOMIQUE John Kenneth Galbraith Seuil, 1995,284 pages AU-DELÀ DU PROFIT Alain Mamou-Mani, 232pages John Kenneth Galbraith est passé maître dans l’art d’écrire, dans un domaine complexe comme l’économie, des œuvres de synthèse.Livres dont la caractéristique principale est d’être accessibles, parce qu’écrits dans un langage clair, simple.Ses livres, surtout les derniers, sont, au surplus, toujours pimentés par de nombreuses pointes d’un humour très narquois envers les nantis, les puissants, les satisfaits et autres hommes d’affaires.Ce qui lui donne des airs de vieux gauchiste franchement sympathique et nous change des livres d’économie et de management où les auteurs lèchent les bottes et portent aux nues les «glorieux chevaliers du monde des affaires».(Ces derniers sont souvent des «escrocs», tranche Galbraith, à propos de ceux à qui il reproche de voir «une vertu sociale dans une résistance, apparemment de principe, à l’impôt et à l’État envahisseur»).Le dernier Galbraith, A Journey through Economie Time (en traduction au Seuil) ne fait pas exception à la règle.Et il est d’autant plus intéressant que Galbraith y exploite son avantage le plus évident sur tous ceux qui écrivent sur la chose économique: l’âge.A 87 ans, Galbraith est des plus autorisés à faire une rétrospective sur ce siècle.Et comme le sous-titre de son livre l’exprime clairement, il s’agit d’un «témoignage de première main».Le Voyage dans le temps économique de Galbraith traverse le siècle.Un siècle dont l’auteur a étudié les principaux soubresauts, au fur et à mesure qu’ils se produisaient.Un siècle qu’il a vécu, aussi, en tant qu’acteur économique.Puisqu’il a participé à la mise en place du New Deal de Roosevelt.Puisqu’il a rédigé des discours pour certains politiciens américains importants (tous keynésiens), dont Kennedy.Puisqu’il a livré son enseignement à Harvard et qu’il a tâté de la carrière diplomatique aux Indes.ClinmP^ne ord.28,95 Séance de signature le samedi 14 oct.de14h à16h au 371 Laurier Ouest Cfiampigny * À prix spécial la journée de la signature seulement avec ANDREE CHAMPAGNE auteur de Champagne pour tout le monde! Stankg line histoire économique Son livre ne vise pas la démonstration d’une thèse*.11 procède plutôt en sens inverse, de façon empirique, se soumettant à la logique de la chronologie.Galbraith y souligne et interprète les faits qu'il considère comme marquants.Chaque époque visitée a sa caractéristique.Pour la Première Guerre mondiale, c’est la fin du fondement foncier du pouvoir.Pour les années qui précèdent et mènent à 1929, c'est l’encouragement et l’installation de l’euphorie spéculative.Il s'attarde ensuite sur la longue dépression qui a suivi le krach.Galbraith y voit que, contrairement à ce que croyaient les économistes classiques (ses adversaires), l’économie capitaliste peut retrouver un équilibre tout en conservant dans le sous-emploi une grande partie de la force de travail.Pour casser ce cercle vicieux, Galbraith démontre qu’il n'y avait (et qu’il n’y a toujours pas) d’autres recours que les solutions keynésiennes: interventions de l’État pour stimuler l’économie, au risque de faire se gonfler la dette publique.• Galbraith rappelle ensuite que la Seconde Guerre constitua une manne inespérée pour les pays, comme les États-Unis, qui y entraient en disposant d’une grande quantité de, chômeurs.La guerre fut pour les États-Unis une occasion en or de se refaire économiquement.Hasard total que le New Deal n’aurait peut-être pas réussi de façon aussi éclatante.Bien sûr, Galbraith se cite, rappelle ses thèses essentielles.Mais jamais sent-on qu’il radote.Au contraire, il nous montre que c’est l’histoire économique qui radote.Qui se reproduit constamment.En fait, Galbraith nous rappelle à quel point l’économie, tout comme l’erreur, est humaine.Comme les humains, elle connaît des cycles.Des phases d’euphorie et de profonde déprime.«Dans la vie économique, écrit-il, bien des choses dépendent de l’humeur.Quand l’humeur est à l’optimisme, les individus dépensent, les entreprises investissent et le résultat est une économie en croissance.» L’économie est mue, au reste, par le moteur insatiable des intérêts, de la cupidité.Il faut, pour modérer cette spirale aveugle, autodestructrice et profondément inégalitaire, l’intervention d’un acteur impartial, fonc-tipnnant selon une autre logique: l’État.C’est la leçon que Galbraith a tiré du grand krash de 1929.Une leçon keynésienne qu’il répète fièrement à notre époque où Keynes est en disgrâce.Une leçon keynésienne grâce à laquelle il interprète d’une façon tout à fait inédite de nombreux faits économiques.Le regard qu’il porte sur la dernière décennie en est un exemple important.Reagan?Aux yeux de Galbraith, le président américain était une sorte de M.Jourdain: il appliquait Keynes sans qu’il ne le sût! Au- SOURCE HARVARD UNIVERSITY m John Kenneth Galbraith cun président, nous dit Galbraith, n’a autant utilisé le levier du déficit pour stimuler l’économie.Et ça a fonctionné!, montre notre auteur, chiffres à l’appui.Le hic, c’est que Reagan a été un piètre élève de Keynes.Alors que ce dernier recommandait l’augmentation du déficit en période de récession, Reagan a fait se boursoufler le déficit en pleine croissance économique.Alors que Keynes proposait qu’on augmente les taxes pour réduire le déficit en période de croissance économique, Reagan les a baissées effrontément, au profit des riches.Enfin, Voyage dans le temps économique est empreint d’un je-ne-sais-quoi qui nous donne une vision globale de la chose économique.Un élément fondamental qui procure une sensation satisfaisante de recul.Il est fondé sur quelque chose que j’ai du mal à définir, mais qui s’apparente au produit d’une réflexion mûrie tranquillement, qui se livre tout en nuances.C’est, je crois, de la sagesse qu’il s’agit.Au-delà du profit Au reste, ceux qui, comme Galbraith, mais aussi comme le Groupe de Lisbonne, refissent de réduire leur vision de l’économique à la perspective néo-libérale apprécieront sans doute l’effort d’Alain Mamou-Mani.Dans Au-delà du profit, cet auteur, fondateur du mensuel Décision environnement, tente de «réconcilier Woodstock et Wall Street» c’est-à-dire de faire intervenir des critères éthiques dans les décisions économiques.Mamou-Mani semble plus optimiste que Galbraith.Un sentiment qu’il fonde sur plusieurs réalisations américaines et européennes où, écrit-il «l’entreprise se moralise, le salarié est associé à la marche de son entreprise, le consommateur aspire à consommer “moral”, le citoyen réffite les élus corrompus, l’actionnaire privilégie les sociétés prévoyantes à long terme».«Utopie ou réalité?» s’interroge Mamou-Mani.«Voyons, l’économie est humaine», répondrait sûrement Galbraith.Québec, un pays à portée de main ! Publication de 616 pages, 14,95$ Pourquoi l'indépendance ?• Mépris de la constitution • Finances publiques • Invasion fédérale • Génocide des francophones • Négociation impossible L’Action 1259, rue Berri, bur.320 Montréal • H2L 4C7 NATIOJNTALE (514) 845-8533 Entre thérapie collective et exutoire, le Québec est-il une société normale ?BULLETIN D’HISTOIRE POLITIQUE Association québécoise d’histoire politique AQHP/Septentrion vol.3, n' 1, automne 1994; n“ 2 hiver 1995; n° 3/4, printemps-été 1995 GILLES LESAGE LE DEVOIR Maintenir que le Québec était une société rétrograde et dirigée par les prêtres, dans laquelle l’Etat ne faisait rien, les hommes d’affaires francophones étaient presque inexistants, et les conflits de classes s’effaçaient virtuellement au profit des batailles ethniques et linguistiques, était clairement une distorsion de la réalité.«Néanmoins, il nous apparaît maintenant raisonnable de vérifier si le pendule a basculé trop loin dans l’autre direction.En cherchant à présenter le Québec corçime semblable aux autres sociétés occidentales, est-ce que les révisionnistes n’ont pas trop porté attention aux facteurs structurels à l’exclusion des valeurs qui ne peuvent pas toujours être facilement reliées au contexte économique et social?» Telle est la grave question que le professeur Ronald Rudin, de l’Université Concordia, soulève dans un bulletin récent de l’AQHP.Sous le titre La quête d’une société normale: critique de la réinterprétation de l’histoire du Québec, il s’en prend, gentiment, aux tenants de la récente approche révisionniste en histoire.Le Québec francophone fut plus rural que les révisionnistes ne sont prêts à l’admettre, écrit-il par exemple.Aussi, il fut plus catholique qu’ils ne le prétendent.En plus de rejeter l’importance de l’agriculturisme et du messianisme, les historiens révisionnistes ont aussi refusé l’influence de la troisième «pensée dominante» de (Michel) Brunet, l’anti-étatisme.L’historien Rudin signale que les révisionnistes, en quête de «normalité» pour le Québec en Amérique du Nord, sont à leur tour remis en question par des plus jeunes.Il en conclut: «D’une manière plus globale, sans faire passer le Québec pour bizarre, les postrévisionnistes pourraient en arriver à faire face à une histoire qui comporte des épisodes de xénophobie, l’avènement relativement lent d’une société moderne et urbaine, la présence d’une influence considérable du clergé, et une certaine réticence à,consentir un pouvoir substantiel à l’État.» Ce n’est là qu’un exemple, parmi d’autres, des débats que cette jeune association, créée il y a trois ans à peine, soulève et alimente parmi les professeurs et chercheurs d’histoire politique québécoise.Par diverses activités — des colloques, des causeries, un bulletin qui a pris rapidement l’ampleur de volumes de 200 à 400 pages, trois à quatre fois l’an — l’AQHP a déjà une place de choix comme lieu de discussion et de réflexion sur de grands enjeux.Ainsi, au terme d’un colloque sur le rôle des intellectuels, le professeur Robert Comeau, du département d’histoire de l’UQAM, fondateur et principal animateur de l’AQHP, rompt des lances avec des conférenciers.On a repris, dit-il, l’affirmation largement répandue que la période du duplessisme aurait été noircie par les baby-boomers de la génération lyrique pour mieux célébrer les succès de leur «Révolution tranquille».«Cet aspect du discours révisionniste actuel nous amène à occulter ce passé conservateur, et à ne pas expliquer la faiblesse de la pensée libérale et laïciste.En fait, il ne s’agit là que d’un élément de la nouvelle interprétation révisionniste de l’histoire québécoise.» Avec d’autres, le professeur Comeau plaide pour que, «sans vouloir établir un esprit de procès ni stigmatiser les erreurs du passé par “rectitude politique”, mais simplement pour comprendre ce passé québécois», on ouvre des dossiers, notamment celui de la participation des Canadiens français à la Deuxième Guerre mondiale.Par milliers, ils ont participé à ce qu’il est convenu d’appeler une des plus grandes guerres de libération de tous les temps.Pourtant, les livres d’histoire en parlent très peu et rares sont les études francophones sérieuses sur le sujet.C’est ce silence que les animateurs de l’AQHP ont interrogé par le moyend’un colloque international, en octobre dernier, et qui fait l’objet du Bulletin printemps-été 1995.Blessure de guerre On souligne que la société québécoise ne resta pas imperméable aux idéologies européennes qui remettaient en cause le libéralisme économique et la démocratie libérale.Parmi les élites francophones, un courant corporatiste, autonomiste ou séparatiste, fut séduit par les idées de Salazar, Franco et Mussolini.Les Québécois étaient par ailleurs partagés entre de Gaulle et Pétain (que Le Devoir appuyait, par exemple).La société québécoise n’était pas monolithique, note M.Comeau.On a beaucoup parlé des clérico-nationalistes, mais l’analyse des intellectuels libéraux reste à faire, ajoute-t-il.Celle d’André Laurendeau, par exemple.Jean-François Nadeau conclut une brève esquisse en estimant que l’ancien rédacteur en chef du quotidien Le Devoir semble avoir choisi «de conserver une part de noirceur sur cette période d’errance PHOTO ARCHIVES .• .*> André Laurendeau collective que fut la crise de la conscription».«Bien des choses restent à êtrè découvertes et à être écrites à propos de ces douloureux moments de notre histoire», écrit pour sa part Fabrice Mosseray.On ne peut comprendre l’attitudé des Canadiens français durant la guerre, écrit le professeur Comeau', si l’on ne tient pas compte de deux caractéristiques de la société québécoise de l’époque: d’une part, l’oppression nationale exacerbée par la crise et, d’autre part, l’idéologie cléri-co-nationaliste qui y est encore très présente.Deux réalité?incontournables: l’influence de l’Église et son projet de société réactionnaire (le corporatisme), et la négation de l’oppression de la nation canadienne-française expliquent que le nationalisme blessé ait été attiré par les régimes fascistes.Il estime qu’il faut évoquer cette dérive sans condamnation, mais avec le souci de comprendre et d’expliquer.«Le risque de dérive est toujours présent, dit-il.Mais la reconnaissance de son identité pour un peuple est un besoin légitime.La reconnaissance de la clause de la “société distincte” n’était pas un caprice.La nier ne l’a fait que s’exacerber, non disparaître.» Pour exorciser quelque peu ce qu’ils qualifient d’oublis, de trous de mémoire ou d’amnésie collective, plusieurs citent le mot célèbre de Voltaire: on doit des égards aux vivants; on ne doit aux morts que la vérité.L’engagement des Canadiens français dans l’armée canadienne est, pour nous, une véritable blessure de guerre, écrit Béatrice Richard.«Secret de famille honteux, cette plaie ne se résorbera pas tant que nous ne l’aurons pas nettoyée, c’est-à-dire tant que nous n’en aurons pas fait un objet d’étude et d’analyse scientifique à part entière.Comme le dit si bien Jacques Le Goff: “La mémoire, où puise l’histoire qui l’alimente à son tour, ne cherche à sauver le passé que pour servir au présent et à l’avenir.Faisons en sorte que la mémoire collective serve à la libération et non à l’asservissement de l’homme.”» L’oubli: thérapie collective ou exutoire traditionnel?se demande enfin Paul-André Comeau, président de la Commission d’accès à l’information.Il reste encore, à la rubrique 1939-1945, de nombreuses pages blanches.Ainsi, de thérapie en exutoire, le Québec se ménagerait des zones de silence, des plages d’oubli.«Une société peut-elle se permettre de ne jamais dégager des leçons de ses drames et de ses succès?Car une chose est désormais claire, ajoute l’ancien rédacteur en chef de ce journal.Il n’est plus possible de participer au remords angoissé d’André Laurendeau, toujours lui: “J’ai parfois senti jusqu’à suffocation l’amère solitude des miens dans le monde.”» Signalons par ailleurs que les Éditions Québec/Amérique viennent de publier La Démocratie en veilleuse — Rapport des censeurs 1939-1945, de Paul-André Comeau, Claude Beauregard et Edwidge Munn.Le Devoir en fera prochainement la recension.D’autre part, le n" 1 du volume 4 (automne 1995) du Bulletin d’histoire politique vient tout juste de paraître, toujours en collaboration avec Septentrion.II porte sur Québec: une capitale et son histoire, le pouvoir de la ville et la ville du pouvoir, selon un titre évocateur de Gilles Gallichan.Les historiens répliquent à des mises en cause des numéros précédents concernant la «nouvelle histoire» du Québec.Moins volumineux que les précédents — les festins trimestriels ont des coûts élevés! — cet ouvrage n’en confirme pas moins la très grande utilité, voire la nécessité, d’un outil de réflexion fort précieux.A suivre de près, donc, pour une quatrième année, les activités et publications de l’AQHP.EST-S EL 1ER S LIBRAIRIE PANTOUTE ROMANS QUÉBÉCOIS 1.LA NUIT DES PRINCES CHARMANTS, Michel Tremblay - éd.Leméac/Actes Sud 2.SOIFS, Marie-Claire Blais - éd.Boréal 3.UNLESS, Hélène Monetle - éd.Boréal 4.NEGAO ET DORALICE, Sergio Kokis - éd.XYZ ?r ESSAIS QUÉBÉCOIS 1.SECRETS DE FAMILLE, J,Y Soucy avec Annelte, Cécile et Yvonne Dionne - éd.Libre Expression l.ROBERT LEPAGE, QUELQUES ZONES DE LIBERTÉ, Rémy Chares! - éd.L’instant même 3.LE SYNDROME DES PLAINES D’ABRAHAM, Éric Schwimmer/Michel Chartier - éd.Boréal «r ROMANS ÉTRANGERS 1.LA MÉMOIRE DES PIERRES, Carol Shields - éd.Flammarion 2.SMILLA OU L’AMOUR DE LA NEIGE, Peter Hoeg - éd.Seuil 3.LA FOLLE ALLURE, Christian Bobin - éd.Gallimard 4.HIER, Agota Kristof - éd.Seuil «r ESSAIS ÉTRANGERS 1.ŒUVRES, Cioran - éd.Gallimard (coll.Quarto) 2.LES LEÇONS DE VIE DE LA PROPHÉTIE DES ANDES, James Redfield el Carol Adrienne - éd.Robert Laffont 3.DE LA DIGNITÉ HUMAINE, Thomas De Koninck - éd.PUF 4T LIVRE JEUNESSE 1.CYRUS, L’ENCYCLOPÉDIE QUI RACONTE (T.1-2-3-4), Christiane Duchesne et Carmen Marois - éd.Québec/Amérique 4P' LIVRES PRATIQUES 1.LE QUÉBEC, collectif - éd.Gallimard (guides) 2.COMME AU CHÂTEAU, Jean Soulard - éd.Jean Souiard 4P' COUP DE COEUR 1.CE QUI FUI SANS LUMIÈRE SUIVI DE DÉBUT ET FIN DE LA NEIGE, Yves Bonnefoy -éd.Poésie/Gallimard 1100 rue Saint-Jean.Québec (0c.) GIR 155.Téléphone: (418) 694-9748 Télécopieur: (418) 694-0209 Par diverses activités, FAQHP a déjà une place de choix comme lieu de discussion et de réflexion sur de grands enjeux 1.K I) E V 0 I H , E E S S A M EDI II E T D I M A X C II E I ft S A/ .* ^ * HQ U O' PAULE DES RIVIÈRES SPECTACLE DE RAYMOND DEVOS, À L’OLYMPIA, EN 1994 Radio-Canada, 19h VIVEMENT DIMANCHE L’histoire et les succès de la comédie romantique américaine.Radio-Québec, 20h SALLE D'URGENCE Version française de ER.Les hauts et les bas de la vie d’une salle d’urgence.TQS, 20h BOUILLON DE CULTURE C’est un bouillon très français ce soir que nous sert Pivot: Laurent Fabius, Henry Chapier, Marcel Jullian et Guy Sorman partagent le plateau avec l’animateur.TV5, 20h 30 L'ÉVÉNEMENT Stéphan Bureau donne la parole aux réformistes.Près-ton Manning puis Stephen Harper expliquent les positions constitutionnelles de leur parti.TVA, 22h * * BHËËB ® GDiB GDCzDO dDOOIŒD CD Sous la couverture (15:59) La Course destination monde Le Téléjournal Découverte (18:15) Raymond Devos à l'Olympia Les Beaux Dimanches/ André Mathieu, musicien (20:01) Les Beaux Dimanches/ Certains Cris avec Margie Gillis (21:25) Référendum '95 Nouvelles du sport Cinéma/ LOULOU (1) avec Louise Brooks, Fritz Karnter OŒl© 0O© coal a® (40) Automag plus Vins et Fromages Quand le coeur attend / Début Le TVA Drôle de vidéo J.E.Cinéma/LA POSTIÈRE (4) avec Chloé Sainte-Marie, Nicolas François Rives L'Événement Le TVA & le T Loteries (23:44 Complètemen (23:50) VA Sports / )/ marteau (3® (32(24) (30) @6) Cinéma/FRO CHARLIE AU POMMES DE GGY ET 3AYS DES PIN (5) (16:00) KCTV - Kid Cam Television L'Étalon noir Pignon sur rue Le Grand Requin blanc Vivement dimanche! / Cent ans de cinéma américain.Plaisir de lire (21:05) Cinéma / L'HOMME SUR LES QUAIS (4) avec Jennifer Zubar, Toto Bissainthe (21:35) Les Maîtres de la danse (23:20) CD El 131) 03 (35) (4® Pub Pas si bête que ça! Le Grand Journal seaQuest, gardien des océans Sonia Benezra / Stéphane Rousseau, Julie Masse, “Bass is Base” Salle d'urgence Cinéma / STAR TREK IV: TERRE INCONNUE (4) avec William Shatner, Leonard Nimoy Le Grand Journal (23:24) OO 3D Horse Racing Street Cents Magical World of Disney Road to Avon lea George Fox k.d.lang CBC News Venture (22:25)/ Nation's (22:55) Sunday Night CBC News Black Fly (23:37) 330® CD Cinéma (15:00) Maybe.Time Boy Meets.Newsline Home.Cafe Funniest Home Videos (sous réserves) The New Adventures of Superman (s.r.) Cinéma /CITY SLICKERS (4) avec Billy Crystal, Daniel Stern (possibilité de baseball) Home Videos CTV News Nightline Grace Under.Puise Destiny (16:00) Automag Plus FT Fashion TV Puise Travel, Travel CE Cl® (22) World Gymna sties Championships (16:00) News ABC News Funniest Home Videos The New Adventures of Superman Cinéma/CITY SLICKERS (4) avec Billy Crystal, Daniel Stern News/Sports News ABC News Pub Star Trek CE C 8 J Football NFL / Cowboys - Chargers (16:00) 60 Minutes Cybill Almost Perfect Minisérie / Dazzle (1/2) News/Seinfeld Outer.(23:45) News Time.(23:35) ICinéma / MEMPHIS avec C.Shepherd (16:00) CBS News News CE (3® Pub (16:00) NBC News Brotherly Love (s.r.) Minor Adjustement (s-r) Mad About You (s.r.) NewsRadio (s.r.) Cinéma/THE DISTINGUISHED.(5) (possibilité de baseball) Single Guy (s.r.) NewsRadio (s.r.) Sightings News 10 Extra (23:35) ED Hz) World Review Firing Line VT this Week All Creatures Great and Small Wild America Naturescene Nature Masterpiece Theatre / The Great Kandinsky Renaiscence: Edna St.Vincent Mystery! Burt Wolf's Victory Garden First Edition Ghostwriter Hour All Creatures.Mailbag (19:52) Marsalis on Music Amazing Grace with Bill Moyers Cinéma / THE YEAR OF LIVING.(3) (22:25) rrr.—¦—— rz 33 ED Tales of.Bugs Bunny & Tweety Show News Sportsline 60 Minutes Mad About.The Simpsons Married.with Children Dinosaurs: Tal le of an Egg Global News |Sports Lost.(16:00) Sing Me Story Pumped! Heartbeat Private Life of Plants (2/6) Heartbeat Backward Glance Allan Gregg Human Edge SIN) Eel Golf / Invitation Las Vegas NFL Primetime Boxing / Larry Holmes - Ed Donaldson | Boxing / Tommy Hearns - Earl Butler Sportsdesk Baseball / Braves - Reds (sous réserves) Monde du.Culturisme.Sports 30 Semaine au.(SD Monde (15:30) Journal suisse Visions / Gour.L'École des fans Journal FR2 7 sur 7 [Bouillon de culture Tell./ Météo Journal beige Visions.Savoir.(23:15) fCF) Ma sorcière.petite peste Covington.Animalement Max Glick Marshall et.Salty (MS M.Vidéo (13:00) Flashback Fax Box-office David Bowie Musique vidéo ¦ ¦ » 1 (MM) VideoF.(13:30) ClipTrip Golden Age of Rock N'Roll Mojo Working Spotlight Combat des clips MuchEast MuchWest Mojo Working — Spotlight HD Magie.(14:55) Sherlock, flic.(16:45) Le Journal (18:05) Coups de feu sur Broadway L'Appel du devoir (21:40) Vrai Mensonge (23:15) ISS) Cinéma (15:30) Fudge Doug Rupert Small Talk Family Ties Madison Whose Line.| Must Be Mad! | The Hit List YTV News Dog House The Intrepids (WD Jeux safari Miroir, Miroir Watatatow (TÂL0 Billy Madison (17:30) (19:30) (21:30) Pulp Fiction (19:00) (22:00) Boys on the Side (21:00) (23 :30) (ROD Rédacteurs.Aujourd'hui Le Choix des jeunes (4/6) Marchés int.Monde ce soir Griffe Reportages / Nuba: guerre.Le Téléjournal | Scully RDI Option éducation Le Référendum aujourd'hui CB Hollywood (1600) Sous le regarc I de Dieu Objectif aventure Têtes d'affiche: Sacha Guitry Viva: la révolution.(5/6) Jazz / Bix et Terence Blanchard Cinéma / LES LUMIÈRES.(5) CINÉMA AU PETIT ÉCRAN *CITY SLICKERS (4) E.-U.1991.Comédie dramatique de R.Underwood avec Billy Crystal, Daniel Stem et Bruno Kirby.En guise de vacances, trois citadins entreprennent de convoyer du bétail dans l’Ouest en tant que cowboys.CTV 21h00 STAR TREK VI: TERRE INCONNUE (4) (Star Trek VI: The Un- ; discovered Country) E.-U.> 1991.Science-fiction de N.! Meyer avec William Shat- ; ner, Leonard Nimoy et De- ¦ Forest Kelley.Tenus res- ; ponsables de la mort d’un chancelier, le capitaine et le docteur d’un vaisseau spatial sont condamnés à l’exil sur une planète de gla ce.TQS 21h L'HOMME SUR LES QUAIS (4) Fr.1993.Drame de R.Peck avec Jennifer Zubar, Toto Bissainthe et Patrick Rameau.Dans un petit vil- ! loge d’Haïti, un tonton macoute persécute les membres de la famille d’un policier qui s’est opposé à lui.RQ 21h30 LOULOU (1) Ail.1928.Drame de G.W.Pabst avec Louise Brooks, Fritz Kamter et Franz Lederer.La déchéance d’une jeune femme trop belle.SRC 23h20 -w _ (1) Chef-d'œuvre (2) Excellent* (3) Très bon (4) Bon (5) Passa^flf% (6) Médiocre (T) Minable. "t*> I) | 2 I.K I) K V « I H .I.K S S A M K I) I I | K T |) | M A N C II K I S ü (’ T (» H II K I 1» » {AGENDA CULTUREL CINÉMA BÏRRI: 1280, rue St-Denis (288-2115) — Sept 13h, 16h, 19h, 21h40 — Le couvre-lit à l’américaine 13h30, 16h, 19h, 21H25 — Le confessionnal 12h30, 14h45,17h, 19h15, 21 h30 — Assassins 13h15, 16h, 19h, 21 h45 — Babe t?h30, 14h30, 16h30 — Le ciel sourit à Henrietta 19h, 21h15, mer.jeu, 21h30 CARREFOUR DU NORD: 900.bd Grignon Le hussard sur le toll 19h, 21h30.sam.dim.13h, ¦féh, 19h, 21h30 — Assassins 19h, 21h30.sam.dim.13h, 16h, 19h, 21h30 — Jade 19h, 21h30, sam.dim.13h, 16h, 19h, 21h30 — Sept 19h, 21h30, sam, dim.13h, 16h, 19h, 21h30 — Liste noire 21h30 — Une équipe sans pareille 19h, sam.dim.13h, 15h, 17h — La lettre écarlate 19h, 21 h30, sam.dim.13h, 16h, 19h, 21h30 CARREFOUR LAVAL: 2330.Le Carrefour (688-3684) — La cérémonie sam.dim.mar.mer.13h20, 16h05, 19h05, 21 h15.ven.lun.jeu.19h05, 21 h15 — Le Conlessionnal sam.dim.mar.mer.13h05, 15h20.17h20, 19h30, 21h45, ven.lun.jeu.19h30, 21 h45 — Strange Days sàm.dim.mar.mer.13h, 15h50,18h50, 21 h35, ven.lun.jeu.18h50, 21h35 — Seven sam.dim.mar.mer.13h15,16h, 19h, 21h35, ven.lun.jeu.19h, 21h35 — Seven sam.dim.mar.mer.13h, 15h45, 18h50, 21h25, ven.lun.jeu.18h50, 21h25 — Le hussard sur le toit sam.dim.mar.mer.13h10,15h50,18h45, 21h30, ven.lun.jeu.18h45,21h30 CENTRE EATON: 705, Ste-Catherine 0.(985-5730) — Jade 12h35,14h45,17h, 19h30, 21h50 — Assassins 12h30, 15h30, 18h30, 21h30 -Showgirls 12h45, 15h45, 18h40, 21h25, sam.24h — Dead Presidents 13h, 15h50, 18h45, 21 h45, sam.24h10 — Jade 13h15, 16h,'l9h, 21h05, sam.23h30 — Big Green 13h25,16h25, 18h50 —Assassins 21 h, sam.23h45 CINÉMA ANGRIGN0N: Carrefour Angrignon — La lettre écarlate 19h10, 22h, ven.sam.dim.mar.mer.13h25, 16h10 — Pocahontas ven.sam.dim.mar.mer.13h15,15h — Le Sphinx 19h20, 21 h45, ven.sam.dim.mar.mer.16h50 — Scarlet Letter 19h05,21h55, ven.sam dim.mar.mer.13h20,16h05 — Liste noire 19h30, 21h35, ven.sam.dim.mar.mer.13h10, 15h10, 17h10 —- Jade 19h20,21h25, ven.sam.dim.mar.mer.14h20,16h30 — Dangerous Mind 21 h30 — Le Btg Green: Une équipe sans pareille 19h25, ven.sam.dim.mar.mer.14h15, 16h35 — Dead Presidents 19h10, 21 h40, ven.sam.dim.mar.mer.13h55, 16h25 — Big Green 19h15, ven.sam.dim.mar.mer.14h, 16h20 — Showgirls 21h20 — Assassins 19h, 21h50, ven.sam.dim.mar.mer.13h40,16h20 — Jade 19h15, 21h20, ven.sam.dim.mar.mer.14h30,16h40 CINÉMA BOUCHERVILLE: 20, bd de Mortagne, Boucherville — Sept sam.dim.mar.mer.13h35, 16h15, 19h15, 21 h40, lun.jeu.ven.19h15, 21h40 — Le hussard sur le toit sam.dim.mar.mer.13h30, 16h20, 19h, 21 h40, lun.jeu.ven.19h, 21 h40 — Assassins sam.dim.mar.mer.13h40, 16h10, 19h, 21h30, lun.jeu.ven.19h, 21 h30 — L’enfant d’eau 19h10, 21 h20 — Babe sam.dim.mar.mer.13h30, 15h15, 17h10, lun.jeu.ven.aucune représentation — Confessionnal sam.dim.mar.mer.13h30, 15h35, 17h40, 19h45, 21 h45, lun.jeu.ven.19h45, 21h45 — Le couvre-lit à l’américaine sam.dim.mar.mer.13h45, 16h15, 19h15, 21h35, lun.jeu.ven.19h15, 21 h35 CINÉMA D0RVAL: 260, Dorval (631-8586) — Bad Boys 19h, 21 h45, sam.dim.14h15, 16h45 — Pocahontas 19h10, sam.dim.14h, 15h40,17h20 — Nine Months 21 hi5 — Johnny Mnemonic 19h20, 21h35, sam.dim.14h30, 16h50 — The Net 19h05, ven.dim.lun.mar.mer.jeu.19h05, 21h25 — Rocky Horror Picture sam.21 h20 — Swan Princess sam.dim.14h10,16h10 CINÉMA GREENFIELD PARK: 519, Taschereau (671-6129) — Strange Days 19h, 21 h45, sam.dim.14h — Dead Presidents 19h10, 21 h35, sam.dim.14h15 — Jade 19h20, 21 h25, sam.dim.14h30 CINÉMA LAVAL: 1600, Le Corbusier (688-7776) — Jade 13h20,15h25, 17h25, 19h30, 21h40 — Jade 13h10,15h10,17h10,19h15, 21h25 — Le Sphinx 18h50, 21h15, sam.dim.14h05, 16h30 — Dead Presidents 13h40,16h10,19h05, 21h35 — Scarlet Letter 13h15, 16h, 18h45, 21h30 — Big Green 13h25, 15h40, 19h — Showgirls 21 h05 — Liste noire 19h05, 21 h, sam.dim.13h10, 15h, 16h50 — Mentalité dangereuse 19h20, 21 h35, sam.dim.13h50, 16h15 — Assassins 13h20,16h, 18h40,21h25 — La lettre écarlate 13h25, 16h, 18h45, 21 h30 — Dangerous Mind 21h15 — Le Big Green: Une équipe sans pareille 13h35, 15h45, 18h30 — Pocahontas sam.dim.13h15, 15h10, 17h — Assassins 20h CINÉMA STE-THÉRÈSE: 300, rue Sicard — Une équipe sans pareille 19h, sam.dim.13h, 15h, 17h, 19h — Le confessionnal 21 h, ven.sam.23h — Sept 18h45, 21 h15, sam.dim.13h10,15h40, 18h45, 21 h25, ven.sam.23h40 — Assassins 19h, 21 h35, sam.dim.13h, 15h40, 19h, 21h35, ven.sam.23h55 — Liste noire 19h05, 21 h20, sam.dim.13h10, 15h, 17h, 19h05, 21 h20 — Jade 19h15, 21h10, sam.dim.13h15, 15h15, 17h15, 19h15, 21 h10, ven.sam.23h05 — Le hussard sur le toit 18h50, 21 h30, sam.dim.13h15, 16h, 18h50, 21 h30, ven.sam.24h — Le couvre-lit à l’américaine 19h05, 21 h20, sam.dim.13h05, 15h30, 19h05, 21h20, ven.sam.23h30 — La lettre écarlate 18h55, 21h30, sam.dim.13h05,15h45,18h55,21h30 CINÉPLEX CENTRE-VILLE: 2001, rue Université (849-3456) — Ulysse’s Gaze 17h, 20h30, sam.dim.13h, 17h, 20h30 — Smoke 19h, 21h15 — Au secours du petit panda 15h, 17h, sam.dim.13h, 15h, 17h — Il Postino 15h45, 19h, 21h30, sam.dim.13h15, 15h45, 19h, 21h30 — Le ballon blanc 15h15,17h15,19h15, 21 h15, sam.dim.13h15,15h15,17h15,19h15, 21h15 — Une équipe sans pareille 15h15,17h10,19h10, sam.dim.13h10, 15h15,17h10, 19h10 — Devil in a Blue Dress 21h30 — Brothers McMullen 15h15, 17h20,19h25, 21 h30, sam.dim.13h05, 15h15, 17h20,19h25, 21h30 — Mentalité dangereuse 15h05, 17h10, 19h15, 21h20, sam.dim.13h, 15h05, 17h10, 19h15, 21 h20 — Assassins 16h, 18h45, 21 h25, sam.dim.13h15.16h.18h45, 21 h25 — Desperado 15h45,19h20, 21h30, sam.dim.13h30,15h45,19h20, 21h30 COMPLEXE DESJARDINS: (288-3141) — La cérémonie 13h30, 16h, 19h, 21h25 — Le hussard sur le toit 13h, 15h50,18h45, 21 h30 — L’enfant d’eau 13h45, 16h15, 19h10, 21 h30 — Le facteur 13h55,16h15,19h, 21 h15 CRÉMAZIE: 8610, St-Denis (388-4210) — Assassins 19h, 21h35, sam.dirn.13h30, 16h15, 19h,21h35 DAUPHIN: 2396, Beaubien — La lettre écarlate 18h55, 21h30, sam.dim.13h45, 16H20, 18h55, 21 h30 — Sept 19h10, 21h40, sam.dim.14h05, 16h30,19h10,21h40 OÉCARIE: 6900, bd Décarie (849-3456) — Dangerous Mind 19h, 21h15.sam.dim.14h15, 16h30,19h, 21h15 — Showgirls 20h, sam.dim.14h, 17h, 20h ÉGYPTIEN: 1455, Peel (843-3112) — Blue in the Face 13H30, 15h30, 17h30, 19h30, 21h30 — Le conlessionnal 14h, 16h30, 19h, 21 h15, lun.mer.14h, 16h30,21h30 — Usual Suspects 14h, 16h30,19h, 21h15 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE: 185, Hymus (697-8095) — Dangerous Mind 19h25, 21h40, sam.dim.mar.14h15, 16h40 — Jade 19h10, 21h25, sam.dim mar.14h35,16h50 — Scarlet Letter 19h, 21h55, sam.dim.mar.13h05,16h — Dead Presidents 19h15, 22h, sam.dim.mar.13h35, 16h10 — Big Green 19h20, sam.dim.mar.14h, 16h20 — Showgirls 21h30 — Magic In the Water sam.dim.mar.14h 10 — Braveheart 20h, sam.dim.mar.16h30 — Assassins 19h05,21 h50.sam.dim.mar.13IU0.16h05 FAUBOURG STE-CATHERINE: 1616, Ste-Catherine Ouest — Seven 13h30,16h15,19h, 21h40 — To Die For 13h15, 16h, 19h15, 21h30 — How to Make an American Quilt 13h40, 16h25.19h, 21h25 — Seven 13h, 15h45,18h45,21h15, mer, 13h, 15h45,21 h15, jeu.13h, 15h45,21h30 GALERIES UVAL: 1545, Le Corbusier (849-3456) — How to Make an American Quilt ven.lun.jeu.19h05, 21h40.sam.dim.mar.mer.14h, 16h30, 19h05, 21h40 — Assassins ven.lun.jeu.18h50, 21h30, sam.dim.mar.mer.13h15,16h, 18h50, 21h30 —To Die For ven.lun.jeu.19h20,21h35, sam.dim.mar.mer.12h50,15h, 17h05,19h20, 21h35 — Sept ven.lun.jeu.19h, 21h35, sam.dim.mar.mer.13h30, 16h15,19h, 21 h35 — Devil in a Blue Dress ven.lun.jeu.21h15, sam.dim.mar.mer.16h30, 21h15 — Moonlight & Valentino ven.lun.jeu.19h, sam.dim.mar.mer.14h10, 19h — Babe ven.lun.jeu.aucune représentation, sam.dim.mar.mer.12h55, 14h50, 16h45 - Apollo 13 18h40, 21h20 -L’enfant d’eau ven.lun.jeu.19h10, 21h25, sam.dim.mar.mer.14h05, 16h50, 19h10, 21 h25 — Le couvre-lit à l’américaine ven.lun.jeu.19h10, 21 h40, sam.dim.mar.mer.14h05, 16h35, 19h10,21h40 LANGELIER: 7305, Langelier (255-5482) — Kombat mortel 19h15, sam.dim.13h, 15h05, 17h10 — A Wong Foo, merci pour tout 21h20, sam.dim.19h10, 21 h20, ven.sam.23h25 — Drôles de combines 18h50, 21h25, sam.dim.16h30, 19h, 21 h30, ven.sam.23h55 — Au secours du petit panda sam.dim.13h, 14h45 — Le confessionnal 19h, 21 h05, sam.dim.13h, 15h, 17h, 19h, 21h05, ven.sam.23h05 — Le hussard sur le toit 18h50, 21 h30, sam.dim.13h15, 16h, 18h50, 21h30, ven.sam.24h — Sept 18h45, 21 h15, sam.dim.13h10, 15h40, 18h45, 21 h15, ven.sam.23h40 — Assassins 19h, 21 h35, sam.dim.13h, 15h40,19h, 21h35, ven.sam.23h55 LAVAL 2000: 3195, St-Martin 0.(687-5207) — Assassins 19h, 21h35, sam.dim.13h45, 16h15, 19h, 21 h35 — Sept 19h, 21 h30, sam.dim.13h30,16h, 19h, 21h30 LOEW’S: 954, Ste-Catherine O.(861-7437) — Scarlet Letter 12h50, 15h20, 18h15, 21h, sam.23h50 — Feast of July 12h30, 16h, 18h40, 21 h15, sam.23h45 — Jeffrey 12h40, 14h55, 17h15.19h30.21 h45, sam.23h55 — A Month by the Lake 12h55,14h55,17h, 19h05, 21h25, sam.24h — Dangerous Mind 12h20, 14h30, 16h40, 19h, 21 h20, sam.23h30 PALACE: 698, Ste-Catherine O.(866-6991) — The Net 13h40,16h10, 19h10, 21h25 — Under Siege 2 13h45, 15h45, 17h45, 19h45, 21h50 — Pocahontas 13Ü50,15h40,17h30,19h20, 21h15 — Lord of Illusions 13h35, 16h, 19h, 21 h30 — Nine Months 14h, 16h20,19h15, 21h20 — Pulp Fiction 14h10,17h20, 20h30 PARISIEN: 480 Ste-Catherine 0.(866-3856) — Le regard d’Ulysse 13h, 16h30, 20h — La haine 12h15, 14h30,16h50,19h15, 21 hi 5 — Adultère mode d’emploi 12h30, 14h35, 16h45, 19h10, 21h20 — Jade 12h45,15h, 17h15,19h30, 21h45 — Le Sphinx 13h45,16h15,18h50, 21h30 — La lettre écarlate 12h55, 16h, 19h, 21h50 — Liste noire 12h50,14h55,17h, 19h05,21 h PLACE ALEXIS NIHON: (935-4246) — Strange Days 13h, 15h50, 18h45, 21h35 — Devin in a Blue Dress 13h05, 15h15, 17h20, 19h30, 21h40 — Moonlight & Valentino 16h; 21h40 — Clockers 13h20,19h, jeu.13h20 PLACE LONGUEUIL: 825, St-Laurent 0.(679-7451) — Sept 19h, 21 h35, sam.dim.13h30, 16h05, 19h, 21 h35 — Assassins 19h, 21 h40, sam.dim.13h35,16h10,19h, 21h40 PLAZA CÔTE DES NEIGES: 6700, Côte-des-Neiges — To Die For ven.lun.jeu.19h05, 21 h20, sam.dim.mar.mer.13h45, 16h05, 19h05, 21 h20 — Dead Presidents ven.lun.jeu.19h, 21 h35, sam.dim.mar.mer.13h40, 16h15, 19h, 21 h35 — Usual Suspects I9h05,21 h25 — Babe sam.dim.mar.mer.13h30, 15h20, 17h10 — Blue in the Face ven.lun.jeu.19h15, 21 hi 5, sam.dim.mar.mer.13h30, 15h25, 17h20, 19h15, 21h15 — Strange Days ven.lun.jeu.19h, 21h40, sam.dim.mar.mer.13h30, 16h20, 19h, 21 h40 — Seven ven.lun.jeu.19h, 21 h30, sam.dim.mar.mer.13h45, 16h20, 19h, 21 h30 — Assassins ven.lun.jeu.19h, 21 h35, sam.dim.mar.mer.13h40,16h15,19h, 21 h35 POINTE-CLAIRE: 6341, Transcanadienne (630-7286) — Strange Days ven.lun.jeu.20h30, sam.dim.mar.mer.14h, 17h10, 20h30 — Babe sam.dim.mar.mer.13h40,15h40, 17h40 — Strange Days 20h30 — How to Make in American Quilt ven.lun.jeu.19h, 21h30, sam.dim.mar.mer.13h30, 16h, 19h, 21 h30 — Seven ven.lun.jeu.19h05, 21 h35, sam.dim.mar.mer.13h45, 16h20,19h05, 21 h35 — To Die For ven.lun.jeu.19h, 21 h25, sam.dim.mar.mer.14h, 16h30, 19h, 21 h25 — Devil in a Blue Dress ven.lun.jeu.19h15, 21h20, sam.dim.mar.mer.13h50, 16h10,19h15, 21 h20 TERREBONNE: (849-3456) — Jade 19h15, 21h10, sam.dim.13h15, 15h15, 17h15, 19h15, 21 h10, ven.sam.23h05 — La lettre écarlate 18h55, 21 h30, sam.dim.13h05, 15h45, 18h55, 21h30, ven.sam.24h — Assassins 19h, 21 h35, sam.dim.13h, 15h40, 19h, 21 h35, ven.sam.23h55 — Le couvre-lit à l’américaine 19h05, 21 h20, sam.dim.13h05, 15h20, 19h05, 21h20, ven.sam.23h30 — Le confessionnal 21 h, ven.sam.23h — Une équipe sans pareille 19h, sam.dim.13h, 15h, 17h, 19h — Sept 18h45, 21h15, sam.dim.13h10, 15h40, 18h45, 21h15, ven.sam.23h40 — Le hussard sur le toit 18h50, 21 h30, sam.dim.13h15, 16h, 18h50, 21h30, ven.sam.24h — Liste noire 19h05, 21h, sam.dim.13h10, 15h, 17h, 19h05, 21h20, ven.sam.23h25 VERSAILLES: 7275, Sherbrooke E.(353-7880) — La lettre écarlate 19h20, 22h, ven.sam.dim.mar.mer.14h, 16h40 — Jade 19h10, 21h30, ven.sam.dim.mar.mer.14h30, 16h40 — Assassins 19h15, 21h55, ven.sam.dim.mar.mer.14h, 16h35 — Le Sphinx 21 h40, ven.sam.dim.mar.mer.16h30 — To Die For 19h05, ven.sam.dim.mar.mer.14h10 — Seven 19h, 21h50, ven.sam.dim.mar.mer.14h15, 16h45 — Liste noire 19h30,21h25, ven.sam.dim.mar.mer.14h30,16h50 À QUÉBEC ?CINÉMA STE-FOY: — Le Sphinx 19h25, 21h40, sam.dim.13h30, 16h — To Die For 19h15, 21h30, sam.dim.13h45,16h10 — Le couvre-lit à l’américaine 19h, 21 h20, sam.dim.13h15, 15h45 GALERIES CAPITALE: (628-2455) — Mentalité dangereuse 21h30 — Le Big Green: Une équipe sans pareille 13h, 15h10, 17h10, 19h20 — Sept 13h10, 16h, 19h05, 21h45 — Assassins 13h, 15h50, 19h, 21 h50 — Jade 13h10, 15h15, 17h 15, 19h 15.21 h25 — La lettre écarlate 13h20,16h, 18H55, 21 h35 — Liste noire 14h50, 16h55,19h10,21h20 — Pocahontas 13h15 PLACE CHAREST: - Sept 13h30, 16h15, 19h, 21 h40 — Le couvre-lll à l’américaine 13h45, 16h35, 19h, 21h30 — Une équipe sans pareille 14h, 16h30 — Liste noire 19h, 21h15 — Assassins 13h20, 16h10, 19h, 21 h40 — Suspects de convenance 14h15,16h50,19h25, 21 h45 — La lettre écarlate 13h15, 15h55, 18h45, 21h35 — Le confessionnal 13h, 15h15, 17h25,19h45,22h — Le hussard sur le toit 13h, 15h50,18h40,21h30 JCI N H M A RÉPERTOIRE ?CINÉMA ONF: 1564, St-Denis (496-6895) - Salle 1 - Jusqu'au 15 octobre: Thân dans la guerre Invisible / Pourquoi?18h30, 20H30 - Salle 2 -Jusqu'au 14 octobre: Armand Frappler: Pasteur, mon violon, ma mère et moi / L'empire des lumières 18h45, 20h45 — Le 15 octobre: Caméras d'Amérique latine 13h, 15h — Armand Frappier: Pasteur, mon violon, ma mère et moi / L’empire des lumières 18h45,20h45 CINÉMA PARALLÈLE: 3726.bd St-Laurent (843-4725) — Du 12 octobre au 1er novembre: Lisbonne Story, W.Wenders 16h30,19h — La folie des crinolines.J.Gagné et S.Gagné 21h15 CONSERVATOIRE 0'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: 1400, de Maisonneuve Ouest (848-3878) — sam.The Grifters 19h — Dangerous Liaisons 21h15 — dim.Quai des Orfèvres 19h — Les diaboliques 21h IMAX: Vieux-Port de Montréal, angle de la Commune et St-Laurent, quai King-Edward (496-IMAX) — Du 22 septembre au 12 mai: Les ailes du courage / Alrica: Le Serengeti (en français) mar.10h15, 12h15, 14h15, 16h15, 19h, mer.10h15, 14h15, 19h, 21h, jeu.10h15, 12h15, 16h15, 21h, ven.12h15,14h15,16h15,19h, 23h, sam.10h 15, 14h15, 16h15, 19h, 23h, dim.12h15,14h15,16h15,21h; (en anglais) mar.21h, mer.12h15,16h15, jeu.14h15,19h, ven.10h15, 21 h, sam.12h15,21 h, dim.10h15, 19h — Antartica et Les feux du Koweit jeu.dim.21 h30; en anglais mar.21h30 — Titanica lun.mer.sam.21h30; en anglais: ven.21 h30 GOETHE INSTITUT: 418, Sherbrooke Est (499-0159) ATELIERS GALERIES ?ARTEFACT INTERNATIONAL: 102, Laurier Ouest (278-6575) — Jusqu’au 15 octobre: «Héritage africain - Du profane au sacré» LA CENTRALE GALERIE POWERHOUSE: 279, Sherbrooke Ouest, espace 311D (844-3489) — Du 14 octobre au 12 novembre: Ingrid Bachmann et Barbara Layne, «Lignes de faille: Mesure, distance et lieu.Un lien entre Montréal et Los Angeles», arts médiatiques CENTRE DES ARTS CONTEMPORAINS DU QUÉBEC À MONTRÉAL: 4247 rue St-Dominique (842-4300) — Du 18 octobre au 11 novembre: Sept chefs-d’oeuvre et d’autres pièces plus anciennes de Alain Buscarlet CENTRE D’EXPOSITION DE BAIE-SAINT-PAUL: 23, Ambroise-Fafard, Baie-Saint-Paul (418-435-3681) — Du 30 septembre au 30 janvier 1996: rétrospective en hommage à Stanley Cosgrove CENTRE D'EXPOSITION CIRCA ART CÉRAMIQUE CONTEMPORAIN: 372, Ste-Catherine Ouest, local 444 (393-8248) — Jusqu’au 4 novembre: «Aire» de Jocelyn Lupien CENTRE D’EXPOSITION DE R0UYN-N0RAN0A: 425, bd du Collège, Rouyn-Noranda — Jusqu’au 22 octobre: exposition Collection Lavalin — Corpus 1,1939-1965 CENTRE D'EXPOSITION DU VIEUX-PALAIS: 185, du Palais, St-Jérôme (514-432-7171) — Jusqu'au 22 octobre: «Apparences», oeuvres textiles de Sylvie Sainte-Marie, Barbara Hunt, Josée Fafard et Deborah Salac-Ashforth CENTRE INTERCULTUREL STRATHEARN: 3680, Jeanne-Mance (982-1812) — Du 21 septembre au 29 octobre: «La sovversiva normalité dello sguardo» (La subversive normalité du regard) CENTRE INTERNATIONAL D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: 314, Sherbrooke Est (288-0811) — Du 28 septembre au 26 novembre: «Consonance» d’Irene F.Whittome, oeuvres 1990-1995 CENTRE DE PHOTOGRAPHIES ACTUELLES DAZIBAO: 279.Sherbrooke Ouest, espace 311C (845-0063) — Jusqu'au 15 octobre, dans le cadre de l'exposition «De la lumière», oeuvres de Christopher Bucklow et de David Hazel dare darE: 279, Sherbrooke Ouest, espace 311B (844-8327) — Du 14 octobre au 12 novembre: Karen Michelsen et Dianna Frid, textiles/SImographes ÉDIFICE BELG0: 372, Ste-Catherine Ouest, local 524 — Du 1er au 31 octobre: «Les Muses» de Liliane Clément ESPACE 502: 372.Ste-Catherine Ouest, local 502 (393-9969) — Du 7 au 28 octobre: «Blue Republic» GALERIE ART ACTUEL: 75, St-Antoine, Trois-Rivières (819-373-1980) — Du 6 au 29 octobre: «Big foot et les petits souliers vernis» d'Alain Fleurent GALERIE AXE NÉO-7: 205, Montcalm, Hull (819-771-2122) — Du 8 octobre au 5 novembre: «Consensu», sculpture cinétique de Robert Saucier (galerie #1) et «Chantier en déconstruction #362» de Yves Gendreau (galerie #2 et extérieur du bâtiment) GALERIE DU CEHTRE-ART C0NTEMPURAIN: 250, St-Laurent, Saint-Lambert (672-4772) — Du 4 au 22 octobre, dans le cadre de l’exposition «Textiles sismographes», oeuvres de Annie Martin GALERIE CLARK: 1591, Clark,’2e étage (288-4972) — Du 5 au 29 octobre: oeuvres de Marion Coutts et de Yann Giguère GALERIE ESPACE VERRE: 1200, Mill (933-6849) — Du 3 octobre au 1er décembre: «Feu sacré», 20 artistes/artisans verriers des promotions 1989 et 1992-1993-1994-1995 du Centre des Métiers du Verre du Québec GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN: 1434, Sherbrooke Ouest (849-3637) — Oeuvres de Riopelle, P.V.Beaulieu, Bellefleur, Lemieux, Jones, Gamache, Tanobe, Le Sauteur, Perreault et autres GALERIE LIEU OUEST: 372, Ste-Catherine Ouest, local 523 (393-7255) — Du 7 octobre au 11 novembre: «Composite & Opposite», tableaux récents de Thomas Renix GALERIE MICHEL-ANGE: 430, Bonsecours, Vieux-Montréal (875-8281) — Jusqu’au 22 octobre: Oeuvres de Michel Leroux et Marc Poissant GALERIE MONTCALM: 25, Laurier, Hull (819-595-7488) — Jusqu'au 29 octobre: «Un peintre dans le siècle», rétrospective de l'oeuvre de Louis Muhlstock GALERIE PINK: 1456, Notre-Dame Ouest (935-9851) — Jusqu’au 15 octobre: Dave Hogg - 20 Maison de l'oiseau, sculptures — Du 18 octobre au 12 novembre: huiles sur toiles d'Alice Zwarts GALERIE TORT-MAURICE: 8420 boul.Lacordaire (328-8585) — Du 12 octobre au 5 novembre: «La double nature», objets picturaux d’Hélène Belzile GALERIE ROCHEFORT: 350, St-Paul Ouest (284-1774) —Jusqu’au 21 octobre: Ludger Gerdes GALERIE SÉQUENCE: 272 ave du Séminaire, Chicoutimi (418-543-2744) — Jusqu'au 29 octobre: «Les roses» (d'après Rainer Maria Rilke), oeuvres de Denis Lessard GALERIE DE L’UQAM: 1400 rue Berri, Salle J-R120 — Du 20 octobre au 11 novembre: Oeuvres de Réal Calder, Julianna Joos, Claude Béland et Huguette Miron, du mardi au samedi de 12h à 18h GALERIE VERTICALE: 1871, bd Industriel, Laval (975-1188) — Jusqu’au 15 octobre: «Attitude» de Francine Messier et «Fasci-Notion» de Anne Onyme GALERIE DE LA VILLE: 12001 de Salaberry (684-1010, poste 298) — Jusqu'au 15 octobre: «Courrants sous-jacents», oeuvres de plusieurs artistes HALL DES ARTS DE BR0SSARD: 2001, bd Rome, Brossard — Jusqu’au 20 octobre: «Le Voyeur Vu», huile sur toile de François Lemay MAISON DES ARTS DE LAVAL: 1395, bd de la Concorde Ouest, Laval (662-4442) — Du 29 septembre au 15 octobre: «Résonances intercités 1995» MAISON DES ARTS DE ST-CALIXTE: 6160, route 335, St-Calixte (514-222-1507) — Jusqu’au 15 octobre: «Du Refus global à l'Art global», rétrospective des oeuvres de Nathalie Labrecque MAISON DE LA CULTURE D’AMOS: 222, 1ère Avenue Est (819-732-6070) — Jusqu’au 22 octobre: «Causeffet», sculptures de Céline Laflamme MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEIGES: 5290, ch.de la Côte-des-Neiges (872-6889) — Du 5 octobre au 5 novembre: «La merle pasa a la puerta» de Giuseppe Fiore, peintre MAISON DE LA CULTURE DE GATINEAU: 355 boul.de la Gappe (819-243-2580) — Du 24 septembre au 29 octobre: «L'énigme du sourire de Mona Usa», oeuvres de Suzanne Giroux MAISON DE LA CULTURE N0TRE-DAME-0E-GRÂCE: 3755 rue Botrel (angle chemin de la Côte-Saint-Antoine) — Du 13 octobre au 19 novembre: •Les dérives du fil», oeuvres de Micheline Couture, Carole Gauron, Louise Jamet, Lise Nantel et Jean-Luc Turbide, mar.mer.de 13h à 20h, jeu.de 13h à 18h, ven.sam, dim.de 13h à 17h SALLE D'ANIMATION DE LA BIBLIOTHÈQUE D’ANJOU: 7500, av.Concourt, Anjou 493-8211) — Dès le 27 septembre: oeuvres récentes de Claude Charlebois SK0L: 279, Sherbrooke Ouest, espace 31 IA (842-4021) — Du 14 octobre au 12 novembre: «Red Reflection», oeuvres du Japonais Yasufumi Takahashi Association des galeries d'art contemporain (Montréal) GALERIE D’ARTS CONTEMPORAINS: 2122, Crescent (844-6711) — Du 5 octobre au 4 novembre: «Choix d'oeuvres témoins de leur temps 1950-1995», rétrospective des oeuvres de Fernand Leduc GALERIE CHRISTIANE CHASSAY: 372, Ste-Catherine Ouest, local 418 (875-0071) — Du 7 octobre au 11 novembre: oeuvres de Richard Purdy et de Carmelo Arnoldin — Du 14 octobre au 7 novembre: Oeuvres de Richard Purdy & Carmelo Arnoldin GALERIE ELENA LEE: 1428, Sherbrooke Ouest (844-6009) — Du 10 au 31 octobre: «3X Sculpture» de Susan Edgerley, Carole Pilon et Astri Reusch GALERIE ÉRIC DEVLIN: 460, Ste-Catherine Ouest, espace 403 (866-6272) — Du 26 septembre au 28 octobre: «Triade», sculpture-vidéo d'Ariane Thézé et «Des chevaux et des jours» de François Vincent GALERIE ESTAMPE PLUS: 49, St-Pierre, Québec (418-694-1303) — Du 15 octobre au 16 novembre: «Des poissons, des esprits et des rêves», peinture d'Elène Gamache GALERIE GRAFF: 963, Rachel Est (526-2616) — Du 5 octobre au 4 novembre: «Salles des maquettes.Salles des études.», oeuvres récentes de Raymond Lavoie GALERIE LA GUILDE GRAPHIQUE: 9, St-Paul Ouest (844-3438) — Jusqu’au 15 octobre: Mireille Morency-Lay, Richard Lacroix, Tobie Steinhouse - Oeuvres sur papier, gravures originales — Du 16 octobre au 16 novembre: Eun Jung Lee, Anaït Abramian et Simone et Henri Jean GALERIE L’AUTRE ÉQUIVOQUE: 333, Cumberland, Ottawa (613-789-7145) — Du 13 au 26 octobre: peinture de Paule Lagacé GALERIE LILIAN RODRIGUEZ: 3886, St-Hubert (281-8556) — Du 18 au 31 octobre: Museo Carrillo Gil, Mexico, Juan Schneider Oeuvre «in situ», Ginette Déziel, oeuvres sur papier GALERIE MADELEINE LACERTE: 1, Côte Dinan, Québec (418-692-1566) — Jusqu’au 22 octobre: tapisseries de Marcel Marois GALERIE RIVERIN-ARLOGOS: 197, Chemin du Lac d'Argent, Eastman (297-4646) — Du 14 octobre au 15 novembre: Mimi Castonguay, Arthur Friedman, Johanne Marois et Peter S.Calvert GALERIE SIMON BLAIS: 4521, Clark, local 100 (849-1165) — Ou 11 octobre au 25 novembre: oeuvres sur papier de Marcelle Ferron, rétrospective 1950-1995 GALERIE TROIS POINTS: 372, Ste-Catherine Ouest, local 520 (866-8008) — Du 7 octobre au 4 novembre: oeuvres de Michèle Assal GALERIE YVES LEROUX: 5505, bd St-Laurent, local 4136 (495-1860) — Galerie fermée jusqu’au 24 octobre WADDINGTON & GORCE INC.: 2155, Mackay (847-1112) — Du 14 octobre au 2 novembre: Oeuvres récentes de Peter Aitkens MUSÉES BIODÔME DE MONTRÉAL: 4777, av.Pierre-de-Coubertin (868-3000) — Exposition permanente — Du 14 septembre au 19 novembre: «Exposition Posthume (1932-1992), oeuvres de Clément Normand CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE: 1920, Baile (939-7000) — Jusqu’au 15 octobre: «Parcours de photographes visiteurs au Québec: Sipprell, Moser, Volkerding et Kawamata» — Jusqu'au 29 octobre: «Popularisation de l'architecture aux États-Unis» — Du 11 octobre au 14 janvier 1996: «Architectes de l’image: les photographes à l’âge héroïque des grands travaux» CENTRE D’EXPOSITION DE MONT-LAURIER: 385, du Pont, Mont-Laurier (819-623-2441) — Du 1er octobre au 12 novembre: oeuvres de la collection de la Banque nationale du Canada CENTRE D’EXPOSITION DE ROUYN-NORANDA: 425, boul.du Collège, Rouyn-Noranda (819-762-6600) — Jusqu'au 22 octobre: «À la une du Devoir: une société en évolution» CENTRE D'HISTOIRE DE MONTRÉAL: 335, place d’Youville, Vieux-Montréal (872-3207) — «Les grands magasins à rayons, cathédrales de la modernité» CENTRE MUSÉOGRAPHIQUE DE L’UNIVERSITÉ LAVAL: Pavillon Louis-Jacques-Casault, Cité universitaire, Québec (418-656-711 1) — Expositions permanentes sur les origines et l'évolution de l'univers, de la Terre, de la vie et de l'homme.CHÂTEAU RAMEZAY: 280, Notre-Dame Est (381-9386) — Collection permanente.Boiseries françaises du 18e siècle.Art amérindien du 16e au 20e siècle.— Exposition «Signe des temps» COSMODÔME: 2150, Autoroute des Laurentides, Laval (978-3600) — Musée interactif consacré à la vulgarisation des sciences et technologies reliées à la conquête de l'espace — Fusées, satellites, météorite de St-Robert, planètes et marche sur la lune — «La route des étoiles», spectacle multimédia conçu et réalisé par Michel Lemieux et Victor Pilon — Venez voir de près une roche lunaire rapportée par l'équipage d'Apollo 15, un vrai morceau de Lune et une des météorites tombée à St-Robert ÉC0MUSÉUM: 21125, ch.Ste-Marie, Ste-Anne-de-Bellevue (457-9449) — Centre d'observation de la faune québécoise MAISON DE VLB (Victor Lévy-Beaulieu): Trois-Pistoles (418-851-6852) — Un musée vivant dans les décors de L'Héritage et de Montréal P.O., une galerie d’art, une maison d'éditions, un magasin d'antiquité, un resto-bar végétarien.et Le Bonheur Total, un vaudecampagne de VLB au Caveau-Théâtre.MARCHÉ BONSECOURS: 350, St-Paul Est, Vieux-Montréal (861-0999 ou 1-800-841-0999) — «Plein vol», exposition internationale sur l'aviation MUSÉE DE L’AMÉRIQUE FRANÇAISE: 9, de l’Université, Québec (418-692-2813) — Jusqu'au 15 octobre: «Félix Leclerc ou l'aventure» — Exposition permanente: «Souvenirs d'Égypte».MUSÉE ARMAND-FRAPPIER: 531, bd des Prairies.Laval (686-5641) — Initiation au monde de l'infiniment petit.En cours: l’exposition «Tuberculose et BCG» MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: 185, Ste-Catherine Ouest (847-6212) — Du mar.au ven.: murale interactive (sur réservation seulement: 847-6253) — Ateliers de création Pratt & Whitney Canada: jusqu'au 29 octobre «Laura» — Jusqu'au 29 octobre: «Premiers dons 1964-1965» et «Les dons 1989-1994», «Instants photographiques», et «30 ans d’événements publics au musée» — Jusqu'au 12 novembre: «Parcelles en fusion» MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT: 615 ave Sainte-Croix (747-8892) — Jusqu'à la fin janvier «Les petites maisons de guerre» MUSÉE DU BAS-ST-LAURENT: 300, St-Pierre, Rivière-du-Loup (418-862-7547) — Jusqu'au 28 janvier 1996: «Abstractions faites» MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379.Sherbrooke Ouest (285-1600) — Collection permanente: «Arts décoratifs et art européen du Xlle au XIXe siècle» et «Art précolombien, art Inuit, art canadien et arts décoratifs canadiens» — Ateliers Dimanches Esso à 13h, 14h, 15h et 16h: Initiation à l'ouvrage de la gravure — Concert-brunch du dimanche à 12h: l'Ensemble Clavivent interprète des oeuvres de Fauré et de Debussy.— Du 21 septembre au 8 janvier 1996: Installations et vidéogrammes signés par Paul Wong — Jusqu'au 15 octobre: «Beauté mobile», «Arrêt Carrefour» et «Paradis perdus: l'Europe symboliste» MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANADA: 380, promenade Sussex, Ottawa (613- 990-1985) — Jusqu'au 15 octobre: «L'estampe à Cape Dorset.Les techniques de la gravure sur pierre et du pochoir» — Jusqu'au 29 octobre: «Rituels et transformations.Photographies 1977-1994» — Jusqu'au 13 novembre: «La dévastation de la guerre».David Milne: aquarelles de la Première Guerre mondiale — Du 13 octobre au 31 décembre: «Le Groupe des Sept: modernité et nationalisme dans les années 1920» — D'octobre à janvier: «Le Groupe des Sept» — Jusqu'au 7 janvier: Paul Wong.«Un homme en puissance» MUSÉE BON PASTEUR: 14, Couillard, Vieux-Québec (418-694-0243) — Histoire du Bon-Pasteur de Québec — Histoire sociale de Québec au XIXe siècle —Art pictural MUSÉE CANADIEN DES CIVILISATIONS: 100 rue Laurier, Hull (819-776-7000) - Jusqu’au 29 octobre: «Hommage à la nature - Le paysagisme dans les kimonos d’art d’Itchiku Kubota» — Jusqu'au 29 octobre: «Vestiges des Mayas»; «Le coeur du ciel» et «La pyramide maya» — Jusqu'au 7 janvier: salon de Recherche William E.Taylor, archéologue — Jusqu'au 2 février: «La poterie et la porcelaine du XIXe siècle au Canada» — Jusqu'au 3 mars: «Isumavut ou l’expression artistique de neuf femmes de Cape Dorset» — Jusqu'au 3 juin: «Vivre au Canada à l'époque de Champlain» — Jusqu'au 16 février 1997: «Les paradis du monde», l'art populaire du Québec — Jusqu’au 13 avril 1997: «Souvenirs du Canada» MUSÉE DE CHARLEVOIX: 1, ch.du Havre, Pointeau-Pic (418-665-4411) — Jusqu'au 29 octobre: «Mais qui est donc Marcel Baril?», rétrospective de l’oeuvre du peintre Marcel Baril MUSÉE DE LA CIVILISATION: 85 Dalhousie, Québec (418-643-2158) — Expositions permanentes: «Mémoires», «Objets de civilisation», «La barque», «Collection chinoise des Jésuites» — Expositions temporaires — Jusqu’au 15 octobre: «Les hommes de fer d’Autriche impériale: art, armes et armures» — Du 18 octobre au 2 septembre 1996: «Je vous entends chanter» — Jusqu'au 14 janvier: «La nuit» — Jusqu’au 7 avril: Belles et anciennes poupées de cire, poupées de son, poupées de porcelaine ou de chiffon — Du 10 octobre au 11 avril: «La quête de la sécurité alimentaire par les différentes populations du globe.Est-ce qu’on mange?Qu'est-ce qu’on mangera?» — Jusqu’au 12 janvier 1997: «Jamais plus comme avant: le Québec de 1945 à 1960» MUSÉE J.ARMAND BOMBARDIER: 1001, av.J.A.Bombardier, Valcourt (514-532-5300) — Jusqu’au 22 octobre: «L’espace découverte: le monde à déjeuner» exposition sur l'alimentation dans le monde en développement MUSÉE JUSTE POUR RIRE: 2111, bd St-Laurent (845-4000) — À compter du 26 juillet: «Dialogue dans le noir».MUSÉE DE LACHINE: 110, ch.LaSalle, Lachine (634-3471, poste 346) — Jusqu’au 17 décembre: «Mise en situation», «Au bord de l’eau» et «Coup d’oeil dans la réserve» MUSÉE McCORD: 690, Sherbrooke Ouest (398-7100) — Musée d’histoire canadienne — Visites guidées les mardis et jeudis à 14h — Jusqu'à la fin octobre: «L’Art Déco au coeur du centre-ville», série de visites à pied — Expositions permanentes: «La famille McCord: une vision passionnée»; «Les Premières nations du Canada»; «Question de goût: arts décoratifs et beaux-arts au McCord»; sélection tirée des archives photographiques de William Notman — Du 6 octobre au 8 septembre 1996: «Délires Déco: un art déco de vivre» — Jusqu'en novembre: «L'invisible se révèle: cent ans de rayons X» — Jusqu’au 7 avril: «Wathahine: photographies de femmes autochtones» de Nancy Ackerman MUSÉE MARCIL: 349, Riverside, St-Lambert (671-3098/465-3357) — Du 13 septembre au 29 octobre: «Miniatures Textiles», art contemporain du Japon MUSÉE PIERRE-BOUCHER: 858 Laviolette, Trois-Rivières (819-376-4459) — Du 15 octobre au 13 novembre: Oeuvres de Ronald Labelle, artiste-verrier — Atelier de transition Fusion II regroupant 7 artistes-verriers — Les acquisitions récentes du musée, une sélection d’oeuvres sur papier MUSÉE POINTE-À-CALLIÈRE: 350, Place Royale (872-9150) — Musée d’archéologie et d'histoire de Montréal, site historique — Vestiges, collection permanente d’artefacts, spectacle multimédia et animation — Les dim.de 13h à 17h: «Découverte de l'archéologie» pour les enfants et leurs parents — Jusqu’au 7 janvier : «Vitrines, histoires d’étalage» MUSÉE DU QUÉBEC: 1, av.Wolfe-Montcalm, Québec (418-643-2150) — Le 15 octobre à 13h30 et à 15h: animation théâtrale «Paroles d'images»— Jusqu'au 19 novembre: «Latitude: 51° 27’ 50" - Longitude: 57° 16’ 12"» — Jusqu'en 1996: «Passions pour l’art du Québec» — Jusqu’au 11 février: «Imagerie d'Épinal» — Jusqu’au 14 avril: «La dynamique des formes.Arts décoratifs et design» — Jusqu’au 26 mai: «Dragons et mystères: Le Château d'Arthur» MUSÉE DES RELIGIONS: 900, bd Louis-Fréchette, Nicolet (819-293-6148) — Jusqu’au 28 janvier: «Voix et pas», sculptures de Violette Dionne MUSÉE STEWART: Vieux fort, îles Ste-Hélène, 20, chemin Tour de l'île (861-6701) — Jusqu’au printemps: «Images de la beauté: l'allégorie féminine dans les cartes anciennes» MUSÉE UPLANDS: 50.Park, Lennoxville (819-564-0409) — À partir du 17 mai: «Un voyage dé 6000 ans.L'archéologie à Lennoxville» PLANÉTARIUM: 1000, St-Jacques Ouest (872-4530) — Du 13 au 31 octobre: «Halloween» — Jusqu’au 26 novembre: «Collisions» — Jusqu’au 7 janvier: «Les météorites: messagères de l’espace» VILLA BAGATELLE: 1243, ch.St-Louis.Sillery (418-688-8074) — Jusqu’au 29 octobre: «L'amour: objets» ecus «O» .w- ¦ ' Reseau FM Stereo ' .Une collaboration de Réses Jjpardins ¦'M DEVOUT ' ; .Hommage à Gabriel Fauré 20 novembre 1995,20 H || Sylviane Deferne, piano l'eT 7r/' ,;Tc-:v.l'Ensemble Proteus L'excellente pianiste ’.Sylviane Deferne se joint à Tf; l'Ensemble Proteus, formation de musique de chambre dont le haut Û calibre est reconnu à ['unanimité, j Fauré/ Sonate pour violon et piano, ûp.13, n° 1; , ¦ Barcarolle pour piano, n° 1; ; Barcarolle pour piano, op 5; .flêgie, pour violoncelle et piano, op.24; ¦ Papillon, pour violoncelle et piano, op.71; Quatuor pour piano et cordes, n° 1 Salle Pierre-Mercure Ce n t re Pierre- Pé la clean 300, boul: de Maisonneuve Est Métro Berri-UQAM Billets: 987-6919 Réseau Admission : 790-1246 Gouvernement du Québec ' Ministère de la Culture et des Communications Jours de tombée de l’Agenda culturel; galeries et musées, le mercredi matin avant le samedi de la parution; musique, danse, théâtre, variétés, à surveiller, le 10e jour avant la parution.Adresser à Agenda culturel, LE DEVOIR, adresse postale du journal ou par télécopieur: 985-3390.L’espace et l’intérêt général sont des critères inéluctables.\ „ ) ' * f
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